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Université Hassan II-Aïn Chock

Faculté des Sciences Juridiques,


Economiques et Sociales
Casablanca

LICENCE PROFESSIONNELLE
TECHNIQUES BANCAIRES ET FINANCIERES

Module
Opérations de Caisse et de Crédit

A. EL MOUSSELLY
elmousselly@gmail.com

ANNEE UNIVERSITAIRE 2018-2019


Sommaire

Chapitre I......................................................................................................................................................... 3
Introduction au système bancaire marocain ................................................................. 3
Chapitre II ........................................................................................................................................................ 8
Les opérations et services proposés en agence ............................................................. 8
Chapitres III...................................................................................................................................................14
Les crédits pour les entreprises .........................................................................................14
Chapitre IV.....................................................................................................................................................25
Le risque de crédit bancaire et les garanties................................................................25
Chapitre V ......................................................................................................................................................28
Montage d’un dossier de crédit d’investissement.......................................................28
Chapitre VI.....................................................................................................................................................30
Les cautions bancaires..........................................................................................................30
Chapitre VII ...................................................................................................................................................33
Organisation d’une agence bancaire ...............................................................................33
Exercices.........................................................................................................................................................40
Glossaire des termes bancaires.............................................................................................................42

elmousselly@gmail.com
© Octobre 2018

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Chapitre I

Introduction au système bancaire marocain

Les banques, en particulier, et le secteur des établissements de crédit et organismes assimilés, en


général, jouent un rôle clé dans l’économie marocaine et peuvent être considérés comme des
moteurs du développement du pays en leur qualité de principale source de financement de
l’économie et par conséquent de croissance et de création d’emplois.
Le secteur banquier marocain a connu plusieurs réformes depuis l’indépendance. Ces réformes
étaient articulées autour d’un ensemble de lois impactant le système financier (Bourse, marché
des capitaux, titrisation, produits participatifs, etc.), traduisent la volonté de modernisation et de
régulation du secteur en vue de faire face aux enjeux nationaux de croissance économique et de
développement, et de répondre aux exigences de bonne gouvernance et de gestion des risques.

1 - Loi bancaire
Le cadre actuel de la réglementation bancaire au Maroc est fixé par la loi bancaire n°103-12 du
24 décembre 2014.
La loi comporte 196 articles dont les principaux axes peuvent être résumés comme suit:
‐ Définition de l’activité bancaire (Etablissement de crédit et Organismes assimilés) ;
‐ Fixation des règles générales de fonctionnement des banques (Comptables, prudentielles et
de contrôle);
‐ Définition de la compétence des différentes institutions de tutelle et de surveillance ;
‐ Définition des nouvelles dispositions relatives aux associations de micro-crédit et banques
offshore, lesquelles, tout en restant régies par leurs textes spécifiques, seront soumises aux
dispositions de la loi bancaire relatives à l’octroi et au retrait d’agrément, à la
réglementation prudentielle et comptable et au régime des sanctions ;
‐ Introduction du statut d’établissements de paiement habilités à effectuer des opérations de
paiement et englobant les sociétés de transfert de fonds régies par la loi en vigueur, et le
développement de dispositions relatives à la définition des conglomérats financiers et à leur
surveillance ;
‐ Définition du cadre légal et réglementaire pour l’encadrement de l’activité de
commercialisation des produits et services de banques participatives dans le secteur
bancaire marocain ;
‐ Instruction du cadre de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises
systémiques et l’introduction de nouvelles règles de gouvernance du secteur bancaire;
‐ Mise en conformité de la loi bancaire avec d’autres textes législatifs par sa mise en
adéquation avec la loi sur la protection du consommateur, celles de lutte contre le
blanchiment et sur la concurrence, et celle relative à la protection des données privées ;
‐ Mise en place de passerelles entre Bank Al Maghrib et le Conseil de la Concurrence qui
pourrait émettre des avis concernant les situations de fusions relatives aux établissements
de crédit ;
‐ Définition des possibilités pour les autorités monétaires, d’assurer par des mesures
appropriées, la protection du déposant, la défense de la monnaie et de faciliter le
développement de l’économie.

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2 - Rappel historique
Certains événements ont marqué l’histoire bancaire au Maroc, nous citons quelques un :

‐ Ouverture des premiers guichets bancaires au Maroc durant de la deuxième moitié du 19 ème
siècle.

‐ Institution de la banque d’Etat : Acte d'Algésiras (1906) - par 12 pays européens, les USA
et le Maroc.

‐ Protectorat français en 1912 : Implantation des filiales de grandes banques commerciales


européennes.

‐ Premier texte en 1943, suite à la promulgation du dahir du 31 mars relatif à la


réglementation et à l'organisation de la profession bancaire.

‐ Institution de la Banque du Maroc par le dahir n° 1-59-233 du 30 juin 1959 pour se


substituer à la Banque d'Etat du Maroc (l'émission de la monnaie fiduciaire, la mission de
veiller à la stabilité de la monnaie et de s'assurer du bon fonctionnement du système
bancaire).

‐ Création des Organismes Financiers Spécialisés et à la restructuration de certaines


institutions bancaires existantes (objectifs de développement et aux besoins de financement
spécifiques à des secteurs économiques jugés prioritaires).

‐ La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire


marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1-67-66 du 21 avril 1967 : loi
relative à la profession bancaire et au crédit.

‐ Aux termes du dahir du 2 mars 1973, modifié par celui du 7 mai, ont été réputées
marocaines les sociétés ayant leur siège au Maroc et répondant à certains critères (capital,
conseil d’administration et Président doivent être marocains). En application de ce texte, le
décret du 8 mai 1973 a placé les banques dans la liste des activités qui doivent être
"marocanisées" au plus tard le 31 mai 1975.

‐ Les Organismes Financiers Spécialisés étaient au nombre de 6 établissements : BNDE, CCG,


CDG, CIH, CMM et CNCA.

‐ En 1993, réforme du système bancaire marocain : Dahir portant loi n° 1-93-147 du 15


moharrem 1414 (Loi bancaire du 06 juillet 1993) relatif à l'exercice de l'activité des
établissements de crédit et de leur contrôle.

‐ En 2006, une autre réforme du système bancaire : Loi n°34-03 relative aux établissements
de crédit et organismes assimilés (loi du 14 février 2006), couronne les efforts déployés
depuis plusieurs années, par les autorités monétaires, en vue de doter le Maroc d’un
dispositif de supervision bancaire au diapason des standards internationaux. Le nouveau
cadre législatif et réglementaire s’inscrit, en effet, dans la droite ligne des normes édictées
en la matière par le Comité de Bâle.

‐ En 2014, la dernière réforme du système bancaire : Loi n°103-12 relative aux


établissements de crédit et organismes assimilés promulguée par le dahir n° 1-14-193 du
1er rabii I 1436 (24 décembre 2014), appelée "Loi bancaire". Cette réforme a été introduite
suite aux différents événements et changements qu’ont connus le monde et le Maroc. Parmi
ces changements, on peut citer la crise mondiale, le risque systémique, Bâle III, …

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3 - Notion d’établissement de crédit
D’après l’article 11 de la loi : « Sont considérés comme établissements de crédit, les personnes
morales qui exercent leur activité au Maroc, quels que soient le lieu de leur siège social, la nationalité
des apporteurs de leur capital social ou de leur dotation ou celle de leurs dirigeants et qui effectuent,
à titre de profession habituelle, une ou plusieurs des activités suivantes :

- la réception de fonds du public ;


- les opérations de crédit ;
- la mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou leur gestion».

4 - Les opérations effectuées par les Ets de Crédit

4.1 - Les fonds reçus du public


Selon l’article 2, « Sont considérés comme fonds reçus du public les fonds qu’une personne recueille
de tiers sous forme de dépôt ou autrement, avec le droit d’en disposer pour son propre compte, à
charge pour elle de les restituer.
Sont assimilés aux fonds reçus du public :
‐ les fonds déposés en compte à vue, avec ou sans préavis, même si le solde du compte peut
devenir débiteur ;
‐ les fonds déposés avec un terme ou devant être restitués après un préavis ;
‐ les fonds versés par un déposant avec stipulation d’une affectation spéciale, si l’entreprise qui
a reçu le dépôt ne le conserve pas en l’état, à l’exception des fonds versés auprès des sociétés
légalement habilitées à constituer et gérer un portefeuille de valeurs mobilières ;
‐ les fonds dont la réception donne lieu à la délivrance, par le dépositaire, d’un bon de caisse ou
de tout billet portant intérêt ou non ».

4.2 - Opérations de crédit


Selon l’article 3 : Constitue une opération de crédit tout acte, à titre onéreux, par lequel une
personne :
‐ met ou s’oblige à mettre des fonds à la disposition d’une autre personne, à charge pour
celle-ci de les rembourser ;
‐ ou prend, dans l’intérêt d’une autre personne, un engagement par signature sous forme
d’aval, de cautionnement ou de toute autre garantie.
Sont assimilées à des opérations de crédit :
‐ les opérations de crédit-bail et de location avec option d’achat et assimilées (Article
4) ;
‐ les opérations d’affacturage (Article 5) :
‐ les opérations de vente à réméré d’effets et de valeurs mobilières et les opérations de
pension telles que prévues par la législation en vigueur.

4.3 – Les moyens de paiement


Sont considérés comme moyens de paiement, tous les instruments qui, quelque soit le support ou
le procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer des fonds.
Constitue également un moyen de paiement la monnaie électronique, définie comme étant toute
valeur monétaire représentant une créance sur l'émetteur, qui est :
‐ stockée sur un support électronique;

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Loi bancaire n° 103-12 du 24 décembre 2014
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‐ émise contre la remise de fonds d'un montant dont la valeur n'est pas inférieure à la valeur
monétaire émise ;
‐ acceptée comme moyen de paiement par des tiers autres que l'émetteur de la monnaie
électronique.

4.4 - Autres opérations


Les établissements de crédit peuvent aussi effectuer, sous réserve du respect des dispositions
législatives et réglementaires applicables en la matière, les opérations ci-après :
1. les services d’investissement (visés à l’article 8 de la loi bancaire) ;
2. les opérations de change ;
3. les opérations sur or, métaux précieux et pièces de monnaie ;
4. la présentation au public des opérations d’assurance de personnes, d’assistance,
d’assurance-crédit et toute opération d’assurance, conformément à la législation en
vigueur;
5. les opérations de location de biens mobiliers ou immobiliers, pour les établissements qui
effectuent, à titre habituel, des opérations de crédit-bail.

5 – Les différents établissements de crédit


L’article 10 énumère les deux types d’établissements de crédit à savoir : les banques et les
sociétés de financement.
L’article 11 cite que sont considérés comme organismes assimilés aux établissements de crédit au
sens de la présente loi, les établissements de paiement, les associations de micro crédit, les
banques offshore, les conglomérats financiers, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et la Caisse
Centrale de Garantie (CCG).
Selon l’Article 12, les banques peuvent exercer toutes les activités visées aux articles premier, 7 et
16 de la loi et sont seules habilitées à recevoir du public des fonds à vue ou d’un terme égal ou
inférieur à deux ans.
Selon l’Article 13, ….. les sociétés de financement ne peuvent exercer, parmi les activités visées aux
articles premier et aux paragraphes 2 à 5 de l’article 7 de la loi, que celles prévues dans les
décisions d’agrément qui les concernent ou éventuellement, dans les dispositions législatives ou
réglementaires qui leur sont propres.

6 - Structure du système bancaire2

Le nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés est de 86, réparti comme suit :

 Banques : 24 banques (dont 5 participatives)


 Sociétés de financement : 32
 Banques offshore : 6
 Associations de micro-crédit : 13
 Sociétés intermédiaires en matière de transfert de fonds : 9
 Autres établissements : 2 (CDG et CCG)

Le réseau bancaire comporte au Maroc : 6,288 agences bancaires (soit un guichet pour 5.450
habitants) et 7.025 guichets automatiques bancaires. A l’étranger, il y a 1.405 agences bancaires.

 Le taux de bancarisation est de 64%

2 BAM - Rapport sur la supervision bancaire – 31-12-2017


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 L’effectif des établissements de crédit et organismes assimilés : 54.651 personnes.

Les 19 banques classiques au Maroc sont :


Al Barid Bank, Arab Bank, AWB, BMCE Bank for Africa, BMCI,
Banque Centrale Populaire, CAM, CDG Capital, CDM, CFG Bank, CIH,
Citi Bank, SG, UMB,
Bank Al Amal, FEC, Mediafinance,
Sabadell et la CAXIA.

Les 05 banques participatives sont :

1. UMNIA BANK,
2. BANK AL YOUSR,
3. BANK ASSAFA,
4. AL AKHDAR BANK et
5. BTI Bank (Bank Al-Tamweel Wa Al-Inma)

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Chapitre II

Les opérations et services proposés en agence

Introduction :
A la différence des services du siège de la banque, une agence bancaire est un lieu ouvert au public
permettant aux clients de procéder à des opérations bancaires.
Ces opérations sont assurées auprès des guichetiers et des conseillers de clientèle. Selon les
établissements et les organisations, les appellations en usage peuvent varier : chargés de clientèle,
conseillers commerciaux, exploitants, etc.
Le développement des transactions par réseaux télématiques, des distributeurs de billets et plus
généralement ce qu'on appelle la banque à distance, amène à diminuer les effectifs de caissiers et
rend les guichetiers polyvalents. C'est ainsi qu'au niveau des locaux, l'installation des machines
self-service, et d'espaces d'entretiens-clients (banque assise) conduit progressivement à la
disparition des "guichets" ou comptoirs".
1. Traitement des opérations de guichet
- Les opérations d’encaissement :
 Versement en numéraire ou espèces :
Le versement d’espèce est défini comme un dépôt en numéraire effectué en vue d’alimenter en
dirhams un compte de chèque ou un compte sur carnet ou un compte courant.
Ce versement peut s’effectuer sur place, c’est à dire, à l’agence où est tenu le compte ou s’effectuer
en déplacé, c’est à dire dans une autre agence de la même banque. Le versement peut être effectué
par le propriétaire du compte ou par une tiers personne.
Cette opération permet de recevoir des espèces d’un client, ou d’un tiers, l’agent ou guichetier doit
avant l’enregistrement de l’opération reconnaitre les espèces à la vue du client, les compter (à la
main ou à la machine) et contrôler la conformité entre la somme déclarée et le montant reçu.
Il demande le numéro du compte, enregistre l’opération sur le système, imprime le bordereau du
versement espèce, le signe, met le cachet de l’agence et le donne au client.
Quand il s’agit d’un versement par un tiers ou un versement déplacé, l’agent doit demander la CIN
de la personne qui remet les fonds. Il doit enregistrer le nom, le prénom et la CIN de cette
personne.
 Certification d’un chèque :
La certification est une garantie de paiement dont bénéficie le porteur du chèque de la part du
banquier qui est tenu de bloquer la provision du chèque jusqu’au terme du délai de présentation
qui est de 8 jours.
Tout chèque peut être certifié à condition que sa provision existe à la disposition du tireur. Dans
ce cas, la banque tirée certifie le chèque sous sa propre responsabilité. Une provision doit être
obligatoirement constituée sur le compte certification chèque.
Concrètement, tout client de la banque souhaitant un chèque certifié peut en faire la demande à sa
banque. Il signe son chèque et le donne à sa banque pour certification.
La banque débite le montant de son compte et met la somme sur un compte interne (pendant 8
jours). Passé ce délai, la banque crédite le client du montant débité.

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 Emission d’un chèque de banque :
Un chèque de banque est un chèque bancaire particulier, dont le principal avantage est d'assurer
au créancier, sous certaines réserves, le paiement de la somme due.
Concrètement, tout client de la banque ou de passage souhaitant un chèque de banque peut en
faire la demande à un établissement bancaire. La somme demandée peut être régler par espèce ou
par débit du compte bancaire du client, pour le créditer sur un compte interne de l'établissement
bancaire.
Un chèque débitant ce compte interne sera alors émis par la banque, assurant au bénéficiaire du
chèque un paiement de ce dernier, sauf si la banque émettrice fait faillite ou si le chèque de
banque est opposé (volé, perdu, falsifié, écrit sous contrainte).
 Emission d’une mise à disposition :
Il s’agit d’un transfert d’argent au niveau du Maroc ordonné par une personne physique en faveur
d’une tierce personne, l’émission d’une MAD nécessite des informations sur le bénéficiaire et
donne lieu à une clé à communiquer à l’agence destinataire pour effectuer le règlement.
 Encaissement des cotisations de la CNSS par la banque
Lorsqu’une entreprise cliente ou pas de la banque se présente à son agence pour payer ces
cotisations CNSS par espèce le guichetier doit comptabiliser l’opération et remplir le bordereau de
CNSS et mettre son visa et le cachet de l’agence.et à la fin de la journée le guichetier doit envoyer le
bordereau de CNSS au service portefeuille.
 Vente des devises étrangères :
Opération qui consiste en la vente des billets de banque étrangers aux voyageurs, résidents ou
non-résidents, contre les dirhams.
- Les opérations de décaissement
 Retrait d’espèces :
Cette opération est caractérisée par des sorties de fonds. Quand le retrait n’est pas effectué par le
titulaire du compte, on demande au bénéficiaire sa CIN. On distingue les retraits sur place et les
retraits déplacés :
 Retrait sur place sur compte de chèque en DH:
Le retrait sur place sur compte de chèque en DH est un prélèvement par chèque effectué par le
titulaire du compte (tireur), par son mandataire (tierce personne autorisée par un pouvoir donné
par le titulaire à utiliser le compte) ou par une tierce personne au sein où est tenu le compte.
Le guichetier doit vérifier la conformité du chèque aux dispositions du code de commerce. Il doit
faire la vérification (toilettage) nécessaire (mentions obligatoires + oppositions) et inscrire au dos
du chèque les informations du bénéficiaire.
Si la provision existe, il demande au client d’endosser le chèque et le paye.
 Retrait hors place sur un compte sur chèque (retrait déplacé) :
Le retrait hors place sur un retrait par chèque effectué par le titulaire du compte (tireur) et ce
dans une agence autre que celle qui gère le compte.
Le retrait ainsi défini est effectué hors de l’agence où est tenu le compte, au moyen d’un chèque
extrait du chéquier du client, et ce, au seul profit du titulaire du compte ou de son mandataire.
Cette opération génère des commissions car on demande des renseignements auprès de l’agence
où est ouvert le compte (tout dépend des systèmes d’information des banques).
- Si le montant est inférieur ou égale à 5 .000 DH le chèque est payable sur le champ après
vérification de la signature, l’identité de l’émetteur et la provision du compte. La banque
récupère des commissions de retrait déplacé.

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- Si le montant dépasse les 5.000 DH il y’a lieu de bloquer la provision auprès de l’agence
gestionnaire, et de récupérer les frais de fax.
 Retrait sur place sur un compte sur carnet :
Lorsque le client désire retirer une somme d’argent sur son compte sur carnet, il doit présenter
son livret et sa pièce d’identité au guichetier qui procède à la saisie de l’opération et la mise à jour
du carnet. Le montant minimum de retrait est de 100 DH.
Dans certaine banque, on n’utilise plus les livrets CSC. La banque délivre une carte pour ce genre
de compte. Le client ne peut plus se présenter à son agence mais effectue ses retraits aux GAB.
 Retrait hors place sur un compte sur carnet
Cette opération est relative à un retrait effectué auprès d’une agence autre que celle qui gère le
compte, si le montant dépasse 1.000 DH l’opération nécessite un blocage auprès de l’agence
gestionnaire (carte bancaire au GAB).
 Règlement d’un chèque certifié et d’un chèque de banque par espèce
Lorsqu’un bénéficiaire d’un chèque certifié ou d’un chèque de banque se présente à l’agence pour
règlement, le guichetier doit vérifier la régularité du chèque, les signatures et le délai de
certification et de chèque de banque ainsi que l’identité du bénéficiaire avant de procéder au
paiement de chèque.
 Règlement d’une mise à disposition
Lorsqu’un bénéficiaire d’un MAD se présente à l’agence pour règlement, le guichetier doit lui
demander le numéro de la MAD (clé transmise par le bénéficiaire) et sa CIN. Le règlement de la
MAD se fait par bordereau de RMD qui porte la signature du guichetier et du bénéficiaire ainsi que
celle du chef de caisse.
 Règlement des prestations payées par la CNSS
Lorsqu’un assuré de la CNSS non bancarisé se présente à l’agence bancaire pour lui régler des
prestations payées par la CNSS. Le guichetier doit contrôler et vérifier la date du bordereau de
CNSS et la carte d’affiliation à la CNSS (parfois la CIN).
Ensuite il remplit le bordereau en mettant le nom et le prénom de l’assuré, la date du jour et sa
signature et le cachet de l’agence bancaire. Le guichetier doit donner un reçu de paiement à
l’assuré.
 Achat de des devises étrangères :
Les banques sont autorisées dans les conditions fixées par Bank Al-Maghrib à acheter, contre
dirhams, des billets de banque étrangers aux personnes physiques et morales résidentes ou non
résidentes. Les banques sont tenues d’établir un bordereau de change pour chaque opération
traitée avec la clientèle.
 Approvisionnement des fonds :
Chaque jour le guichetier procède à plusieurs opérations d’encaissement et de décaissement. Ceci
nécessite la gestion des entrées et des sorties des fonds. L’agence est tenue de mettre à la
disposition du caissier les fonds nécessaires et vérifier la régularité et l’exactitude des opérations
d’arrêtés de la caisse.
En cas du besoin d’approvisionnement, le chef de caisse envoie un appel de fonds à la caisse
centrale.
 Arrêté de caisse :
Chaque jour, le guichetier est tenu d’effectuer un arrêté de caisse. Après la fermeture des guichets,
chaque guichetier procède au comptage de son encaisse et doit également arrêter les pièces de
caisse dont il dispose. Ensuite il doit inscrire sur sa feuille d’arrêté provisoire le montant de son

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encaisse détaillée par coupure qu’il transmet aussitôt, dûment signée au chef de caisse chargé de
l’arrêté des caisses.
L’arrêté de caisse s’effectue par l’édition de l’état d’arrêté des guichets (après confrontation avec
les existences annoncées par les différents guichets), de l’arrêté comptable et de la situation de
l’encaisse.
La situation de l’encaisse est établie automatiquement par l’édition d’un état qui fait ressortir, par
nature, système dénominations et types (’encaisse des billets de banque et l’encaisse des pièces de
monnaie y compris les pièces mutilés).

2. Remises de chèques

Un client peut remettre à sa banque des chèques à encaisser à sa place. Au lieu de se déplacer à
une autre banque, il donne les chèques à son agence pour être payé par compensation.
Le guichetier renseigne sur son système les chèques remis par le client et lui imprime un
bordereau de remise de chèque indiquant le nom du tiré, le montant du chèque et la banque
émettrice.
Les chèques sont rassemblés, scannés, et leur image est transférée à la chambre de compensation,
qui se charge de débiter et de créditer les établissements concernés.

3. Traitement de la compensation

La compensation consiste à apurer les montants dus à des échanges de chèques ou autres valeurs
entre les banques. Les banques se réunissaient à BAM et procédaient à ses échanges de valeurs
(villes bancables).
Depuis 8 juin 2007, la dématérialisation des échanges de chèques est effective. BAM a rendu
opérationnelle la dématérialisation des chèques sur tout le territoire national. Cette réalisation
permet l’échange des chèques par transfert des images scannées des valeurs entre les membres
via le Système Interbancaire Marocain de Téléchargement (SIMT). Les échanges par ce système se
fait entre Bank Al-Maghrib, les banques et la Trésorerie Générale du Royaume.
Cette dématérialisation des chèques se traduit par la réduction du délai de règlement
interbancaire des chèques à J+2. Et ce, quel que soit le lieu d’émission et de paiement de la valeur.
La compensation des chèques s’effectue au niveau national et sans échange physique. La notion de
chèque hors place n’existe plus avec la généralisation du traitement électronique des chèques par
l’ensemble des guichets bancaires et la centralisation des télé-compensations et du règlement par
SIMT.
Chaque matin, l’agence bancaire reçoit un fichier des chèques reçus par compensation (SIMT). Le
Responsable de cette tâche doit visualiser les chèques. Il affiche les images des chèques recto
verso et vérifie les conditions de fond et de forme (comme s’il s’agit de paiement au guichet). Il
doit prendre une décision : payer ou rejeter les chèques.
Il édite ensuite les états des chèques payés et des chèques rejetés à garder et/ou à soumettre au
Chef d’agence pour autre décision (forçage par exemple).

4. La banque en ligne

La Banque en ligne Désigne l'ensemble des services bancaires assurés par voie électronique
("electronic banking") et donc par Internet : consultation de comptes, virements, achats de
produits financiers, etc.
Apparues au début des années 2000, grâce au développement des technologies de l’information,
les banques en ligne sont des établissements offrant des services bancaires, par l’intermédiaire
d’une plate-forme accessible par Internet. Donnant la possibilité d’effectuer l’ensemble des
opérations nécessaires à la bonne gestion d’un compte bancaire depuis un ordinateur, ces
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enseignes présentent un certain nombre d’avantages par rapport aux banques plus
traditionnelles.

4.1 - Produits et services de la banque en ligne.

Passer à sa banque pour consulter son compte ou effectuer des opérations bancaires devient de
moins en moins pratique aujourd’hui, surtout quand le client, salarié notamment, ne dispose pas
d’une grande flexibilité dans ses horaires ou n’est pas proche de son agence. Même si c’est le cas,
l’afflux des clients sur les guichets des agences et l’encombrement qui en résulte se traduit par des
dizaines de minutes d’attente rien que pour pouvoir parler à son banquier.
Conscientes de ces contraintes que vivent leurs clients, les banques marocaines ont toutes mis en
place depuis des années déjà ce qu’on appelle «la banque à distance», concept généralement
matérialisé à travers les sites de banques en ligne.
Au même titre qu'une banque traditionnelle comme nous le concevons habituellement, une
banque à distance offre divers services afin de nous permettre de gérer au mieux un patrimoine
financier qui a été confié à ce type d'établissement. Il faut d'ores et déjà distinguer deux catégories
distinctes, entre les services liés aux particuliers et les services utilisables uniquement par les
professionnels.
Cette segmentation conduit à voir de quelle manière le compte au sein d'une banque en ligne sera
gérée, soit une utilisation personnelle et privée, soit une utilisation professionnelle.
En ce qui concerne les services aux particuliers, il s'agit avant tout des produits de base d'une
banque pour les opérations courantes. En d'autres termes, la banque en ligne permettra à tout
souscripteur de consulter ses différents comptes (dépôt, épargne, crédit permanent,...), tant pour
le solde actuel que pour l'historique de gestion.
Chaque banque met désormais à la disposition de ces clients des services en ligne. Consultation de
comptes, édition de RIB ou encore demandes de virement font aujourd'hui parti des nombreuses
offres proposées. La banque en ligne propose les mêmes services qu'une banque classique tel que
la gestion des comptes, les services boursiers, …
4.1.1 - Gestion des comptes :
 La consultation de comptes et de crédits : Les comptes personnel, courants ou épargnes
sont détaillés opérations par opérations. Le principe est identique au relevé de compte
envoyé par voie postale. Vous obtenez ainsi depuis n'importe quel ordinateur vos soldes et
les paiements en cours. Même disponibilité de services pour vos crédits en cours :
mensualités, historique, taux… Cela vous évite un RDV avec votre conseiller pour une
simple consultation. La consultation est toujours gratuite, une fois que vous avez accédé au
site.
 La commande de chéquiers : Vous pouvez commander votre chéquier et savoir quand
est- ce il faut venir en agence pour le récupérer. Les délais sont les mêmes que pour une
commande en agence. Toutes les banques proposant ce service ne le facture pas. C'est une
prestation gratuite.
 Les virements : Cette opération est réalisable très facilement. Durant la consultation des
comptes, il est possible de virer une somme d'argent, de compte à compte en interne. Il
vous est demandé de choisir le compte à débiter, celui à créditer, le montant du virement,
ainsi que la date de valeur, à savoir à débit immédiat ou différé.
 L'édition de RIB : En raison des nombreuses demandes de RIB, par divers organismes et
administrations, dans le but de mettre en place des prélèvements ou virements
automatiques, les banques ont choisi de vous faciliter son obtention. Ce document est
disponible en ligne et téléchargeable sous plusieurs formats, gratuitement, sur tous les
sites bancaires.

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 Le changement d'adresse : Très pratique en cas de déménagement ou changement de
situation familiale, afin que le suivi des relevés bancaires ou chéquiers soit bien effectué.
C'est une prestation gratuite pour toutes les enseignes.
 Autres services : crédit, simulation...
Des simulations de prêts consommation ou immobilier sont disponible sur le site et
permettent de comparer les produits offerts par les banques.
Ils permettent de faire le choix selon les priorités du client. Tout est personnalisé, en
fonction des besoins et situations du client. Les simulations que l'on retrouve en ligne sont
disponibles sans frais :
Les crédits consommation (achat de voiture, décalage de trésorerie, …).
Les crédits immobiliers : achat d'un appartement, terrain ou d'une maison.
4.1. 2- Les services boursiers :
 La gestion et personnalisation de portefeuille : On peut faire le point sur son
portefeuille boursier : actions et obligations sont souvent détaillés par catégories. Au jour
le jour, on peut consulter l'historique des opérations et suivre ses plus-values. Ce service
n'est pas facturé par les banques, à l'image de la consultation de comptes.
 La passation d'ordre : On peut acheter ou vendre des actions cotées en Bourse. Le
carnet d'ordres est un moyen de vérification des ordres passés. C'est un gain de temps
incomparable. La procédure est très simple à utiliser. Tout est indiqué au fur et à mesure
des opérations. La gestion des ordres boursiers peuvent s'effectuer de manière gratuite.
 Des informations boursières en continu et un lexique spécialisé : Toute l'actualité du
marché boursier et des sociétés est disponible : variations des indices, les cours des
valeurs cotées en Bourse…. Les sites proposent cette valeur ajoutée gratuitement.
4.1.3 - Autres services : crédit, simulation...
Des simulations de prêts consommation ou immobilier sont disponible sur le site et permettent de
comparer les produits offerts par les banques. Ils permettent de faire le choix selon les priorités
du client. Tout est personnalisé, en fonction des besoins et situations du client. Les simulations
que l'on retrouve en ligne sont disponibles sans frais :
 Les crédits consommation (achat de voiture, décalage de trésorerie, …)
 Les crédits immobiliers : achat d'un appartement, terrain ou d'une maison
4.2 – Le service SMS
La banque offre pour ses clients un service d’information par SMS sur son téléphone portable. Elle
l’informe de toute opération (débit ou crédit) passée dans son compte au-dessus d’un certain
montant (généralement >1.000 DH).

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Chapitres III

Les crédits pour les entreprises

Au courant de la vie d’une entreprise, elle est confrontée à des besoins de fonds pour soit pour
augmenter sa production soit pour financer son cycle d’exploitation.
L’entreprise a, d’une part, besoin de capitaux destinés à lui permettre de s’agrandir, se développer
et de renouveler son outil de production. Ces investissements s’imposent pour produire plus, de
suivre le progrès de la technologie, d’innover et de dégager des gains de productivité.
Et d’autre part, durant son activité courante, elle a besoin de capitaux pour combler les décalages
de décaissements et de rentrées de fonds, accorder des délais de paiement à ses clients, payer à
temps ses fournisseurs, payer son personnel, …
Dans les deux cas, l’entreprise cherche des moyens de financement qui lui permettent de combler
ce déficit. Ces moyens de financements peuvent, suivant les cas et l’objet, être obtenus en interne
ou en externe, via le système financier ou le système bancaire.
On distingue les crédits de fonctionnement et les crédits d’investissement

A - Les crédits de fonctionnement


Appelés aussi crédits d’exploitation, ils sont accordés aux entreprises pour faire face à des besoins
temporaires de capitaux et éviter un déroulement anormal de l’activité.
Ces crédits ont pour objet :
- De combler l’insuffisance du fond de roulement de l’entreprise suite aux besoins de
financement engendrés par l’exploitation, notamment par le fait des crédits accordés aux
clients, des stocks constitués ;
- De pallier certains décalages dans le temps entre les recettes et les dépenses de
l’entreprise.
1 - Les crédits de la trésorerie

1.1 - La facilité de caisse

La facilité de caisse est un concours bancaire qui permet aux entreprises de pallier un décalage de
courte durée qui peut se produire à un certain moment dans la trésorerie de l’entreprise. Il est mis
à la disposition d’une entreprise dont les besoins en fond de roulement dépassent les possibilités
du fond de roulement et ne peuvent être couverts par un crédit spécifique.

Une facilité de caisse s’obtient en communiquant au banquier les prévisions des besoins établies,
selon les cas, sur les jours, les semaines ou les mois à venir si les mêmes besoins apparaissent à
intervalles réguliers (souvent en fin de mois).
Le fonctionnement de la facilité de caisse est identique à celui d’une avance en compte pour les
particuliers : le client utilisera les moyens de paiement dont dispose habituellement pour effectuer
ses règlements et le solde de son compte courant devient débiteur.
Tout débit du client donne droit au calcul des intérêts après établissement d’une échelle
d’intérêts. Ces derniers viennent au débit du compte du client.

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Schéma d’opérations de facilité de caisse

Crédit par caisse

Schéma d’opérations de facilité de caisse


Solde créditeur

+ 20.000

+ 10.000
Jan Fév Mars Avr Mai Ju
0
Mois de l’année

- 10.000

- 20.000
     
Solde débiteur

Facilités de caisse

* Plafond de la facilité de caisse


Le montant maximum théorique correspondra au besoin exprimé, il est souvent fonction du
chiffre d’affaires. Il n’excède généralement pas un mois de chiffre d’affaires ou à défaut un mois de
son mouvement-crédit

1.2 - Le découvert

La notion de découvert est fort imprécise. Les entreprises utilisent généralement ce mot en
pensant à une aide bancaire par caisse, plus ou moins longue, sans faire de distinction ni dans le
temps ni dans l’objet entre facilité et découvert.
Il faut revenir au bilan et aux besoins de l’entreprise pour essayer de cerner le problème ; le
découvert est un palliatif venant compléter un fonds de roulement temporairement insuffisant :
mais en aucun cas il ne saurait apporter une aide structurelle, donc permanente, à la trésorerie ni
combler de simple écarts passagers.

Schéma d’un découvert

Crédits par caisse


Schéma représentant les mouvements au compte
d’une entreprise bénéficiant d’un découvert

Solde créditeur

+ 20.000

+ 10.000

Janvier février mars avril mai juin juil Mois de l’année


0

- 10.000

- 20.000
Période d’utilisation
Solde débiteur

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* Les autres formes du découvert
Il existe, outre le découvert classique, plusieurs formes du découvert.
a- Le crédit relais : Lié à une opération ponctuelle hors exploitation, le crédit relais est destiné à
permettre à l’entreprise d’anticiper une rentrée de fonds à provenir soit de la cession d’un bien
(immeuble ou fonds de commerce) soit d’une opération financière (augmentation de capital,
emprunt obligataire, …). Les rentrées escomptées dans un délai proche sont retardées soit par des
formalités, soit par des délais de réalisation.
b- Le crédit immédiat : Appelé aussi avance sur chèque ou chèque risqué, il répond aux mêmes
modalités que l’EPC sauf pour la durée, le support de l’opération et la rémunération du banquier.
(Sous bonne date de valeur).
c- Le crédit de préfinancement : C’est un crédit qui permet aux entreprises de faire face aux
dépenses qui sont engendrées par le financement préalable de commandes ou de marchés de
travaux importants (phase préparatoire des exportations)
d- Le crédit spot : Ce type de crédit porte sur des montants relativement importants. Il est
généralement utilisé par de grandes entreprises. Il permet de couvrir leurs besoins de trésorerie
sur des périodes très courtes.
e- Le crédit de campagne : C’est une avance consentie par la banque pour répondre à un besoin
déterminé généré par le caractère saisonnier de l’activité de l’entreprise.
Une entreprise exerçant une activité saisonnière, a des besoins de trésorerie irréguliers et plus
importants à certaines époques de son cycle d’exploitation (agriculture, élevage, conserverie, …) et
des rentrées de fonds dans un laps de temps court.

2.1- Escompte du papier Commercial :

Opération de crédit par laquelle le banquier met à la disposition de son client, le montant des
effets remis sans attendre leur échéance. Le recouvrement des effets, qui lui sont cédés en plein
propriété, doit normalement procurer au banquier escompteur le remboursement de son avance.
Principales caractéristiques :
Les effets sont escomptés « sauf bonne fin » (Remboursés par le cédant s’il y a des impayés)
- C’est un crédit de mobilisation pour le client.
- Offre pour le banquier les garanties du droit cambiaire
- Responsabilité solidaire de tous les signataires

2.2- Affacturage ou factoring

L’affacturage est défini par l’article 5 de la loi bancaire du 24 décembre 2014 comme étant « la
convention par laquelle un établissement de crédit s'engage à recouvrer et à mobiliser des
créances commerciales, soit en acquérant lesdites créances, soit en se portant mandataire du
créancier avec, dans ce dernier cas, une garantie de bonne fin ».

Les services rendus par le factoring


Le factoring permet d’effectuer 3 activités :
* Gestion des créances clients
Le factor peut assurer :
- L’enregistrement des factures et leur comptabilisation ;
- Le suivi des encaissements et la relance des clients en cas de retard de paiement ;
- Le recouvrement du contentieux s’il y a lieu ;
- L’information périodique de l’entreprise adhérente sur la gestion qu’il assure.

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* Gestion des créances clients
Le factor procède à une sélection de la clientèle de son futur adhérent qu’il est prêt à garantir. Des
enquêtes s’imposent sur la qualité des signataires. En cas d’acceptation, la garantie couvre 100%
les factures sélectionnées.

* Financement des factures


Les factures remises à la société de factoring sont non seulement garanties mais peuvent, à tout
moment, en fonction des besoins de l’entreprise cédante, faire l’objet d’un financement. Ce
financement peut atteindre 90% de la somme des factures en question.

2.3 - la mobilisation de créances nées à l’étranger :


a- MCNE en dirhams :
Elle finance la phase commerciale des exportations, et permet aux exportateurs de mobiliser leurs
créances à court terme sur l’étranger dont l’échéance maximum intervient moins de 180 jours
après l’expédition de la marchandise.
L’avance en dirham est matérialisée par un billet à ordre souscrit par l’exportateur à l’ordre de sa
propre banque.
b- MCNCE en devise :
Toujours grâce aux lignes de crédit accordées par les correspondants aux banques marocains, les
exportateurs peuvent avoir une avance en devises.
La MCNE en devises permet aux exportateurs d’accéder au marché international des capitaux où
les conditions de coût sont plus avantageuses, aussi la mobilisation en devises permet d’anticiper
le rapatriement du produit de la créance et éviter des retards de paiement.

3 - Les crédits de financements de stocks

3.1- L’avance sur marchandises (ASM)

Elle permet de mettre à la disposition des entreprises industrielles ou commerciales des fonds
jugés nécessaires pour le financement des stocks. Cette ligne de crédit est déterminée selon la
nature de la marchandise.
L’ASM peut être sans dépossession où le débiteur peut disposer de la marchandise pour la
transformer. Elle peut aussi être avec dépossession où il doit y avoir le nantissement des
marchandises en gage en faveur de la banque. De ce fait, le banquier doit recueillir un état mensuel
des stocks, et visiter les locaux de l’entreprise pour s’assurer de l’existence effective des stocks.
Par ailleurs, une clause d’arrosage doit être prise en compte dans le contrat pour se prémunir
contre la perte de valeur des marchandises. A ne pas négliger la délégation de l’assurance incendie
qui doit être revue, au cas où le stock s’apprécierait.
Les garanties de L’A.S.M.
- Le nantissement des marchandises sur lesquelles portent les avances mêmes, ce gage
s’accompagne généralement de la dépossession du client. Dans certains cas biens
déterminés ; l’emprunteur n’est pas dépossédé des produits ou matières gagés (Entreprise
industrielle).
- Faire souscrire au client une assurance que l’on pourra faire déléguer à notre profit dans
les délais légaux.
- L’avance doit laisser une marge de sécurité entre 20 et 30% (clause d’arrosage).

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4 – Recours au Marché monétaire : Billets de Trésorerie

Dans le cadre de l’ouverture du marché monétaire aux agents non financiers, un marché des titres
de créances négociables (TCN) fut créé par la loi N°35/94 du 26 janvier 1995.
Les billets de Trésorerie sont des titres émis par toute personne morale autre qu’un
établissement financier. Ils ont été créés afin d’aider à développer une plus ample souplesse pour
le financement des entreprises.
- Émetteurs : sociétés par action, coopératives, établissements publics à caractère non
financier, personnes morales de droit marocain, autres que les établissements de crédit
disposant de fonds propres de 5.000.000 Dhs, ayant 3 années d’existence au moins et des
bilans certifiés par un commissaire aux comptes, pour les sociétés par actions et les
coopératives, ou un expert-comptable, pour les établissements publics.
- Maturités : de 10 jours à 1 an
- Nominal unitaire : 100.000DH
- Taux d’intérêts : librement déterminés mais fixes
- Placements et négociation : Banques, Sociétés de gestion, CDG
- Souscripteurs : personne physique ou morale résidente ou non résidente.
- Garantie : établissements de crédits habilités à délivrer des garanties, personnes morales
habilitées à émettre des Billets de Trésorerie.
- Domiciliation : obligatoire, auprès des banques, lesquelles doivent s’assurer préalablement
du respect des conditions d’émissions.

B - Les crédits d’investissement


La réalisation d’un investissement (achat de véhicule ou d’une machine, construction d’un atelier,
acquisition d’un fonds de commerce, …), se fait par la cherche d’un moyen de financement.
Ce choix des moyens se fait après étude du dossier d’investissement (projet) ainsi que les formules
les plus appropriées.
Généralement, le financement se fait par :
- Autofinancement (qui est très rare),
- Financement par les actionnaires (augmentation du capital ou apport en compte courant),
- Recours au système financier,
- Recours au système bancaire.
1 – Etude et prise de connaissance du projet

Tout investissement commence par une étude de projet. Cette étude comporte la prise de
connaissance de l’entreprise, de ses dirigeants (le client) et du projet (l’objet financé).

L’étude du projet est effectuée par l’entreprise, plus spécialement par son Directeur Financier. Le
diagnostic financier et humain de l’entreprise est fait par le banquier. Ce dernier refait, aussi,
l’étude du projet ainsi que le plan de financement.

Cette étude se termine soit par l’acceptation du dossier et du choix du moyen de financement soit
par refus qui donnera lieu à une modification des caractéristiques du projet.

1.2 – Connaissance du client

La connaissance du client (dirigeants) s’opère à travers l’étude de sa personnalité, de sa moralité


et de son expérience ainsi que sa surface financière (fortune personnelle).

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- Personnalité et moralité du client : Elles sont dégagées par le client lors des
conversations et les visites effectuées par le banquier et les indications recueillies auprès
des tiers (banques confrères, acheteurs, fournisseurs, …). Ces renseignements servent
d’indicateurs sur la moralité du client (sérieux, honnêteté, …) ainsi que sur son respect des
engagements pris et des promesses données.
- Expérience et aptitude techniques : Le sérieux et l’honnêteté ne suffisent pas, il faut
aussi que le client soit compétent. Le client doit avoir une connaissance approfondie de son
métier. En cas de défaillance dans un domaine, il doit être clairvoyant pour s’entourer de
cadres et de techniciens compétents.
- Surface financière du client (patrimoine) : Cette surface procure au banquier un
apaisement du moment qu’elle présente une garantie au projet.
1.3 – Connaissance et étude du projet
Avant même de prendre la décision d’investir, l’entreprise aura essayé de déterminer au travers
d’une étude commerciale, technique et financière :
- L’impact de l’investissement projeté sur son chiffre d’affaires et sur sa rentabilité future ;
- Le coût précis de l’opération ;
- La façon dont elle envisage son financement.
La connaissance et l’étude du projet doivent refléter le bien fondé du projet (nécessité et
débouchés) et faire ressortir les effets attendus de l’investissement : accroissement et
amélioration de la production, augmentation des possibilités de commercialisation, …
Le chargé du projet doit établir un plan de financement (un tableau de synthèse) qui récapitule
d’une part l’ensemble des ressources financières dont l’entreprise pourra disposer et d’autre part,
l’ensemble des emplois durables prévus.
Ce plan de financement servira de base (simulations) pour dégager le montant adéquat de
l’investissement, le mode de financement et la durée du crédit.
Le banquier doit se méfier avant tout de l’optimisme des chiffres qui lui sont fournis et il essaiera
toujours d’envisager son intervention dans une hypothèse basse.
1.4 – Proposition et choix du mode de financement
Une fois du dossier client terminée, le crédit est justifié et un accord de principe est donné,
commence alors les simulations et les modifications du plan de financement. Généralement, on
établit plusieurs plans, chacun avec son mode de financement. Parfois plusieurs modes de
financement s’appliquent à un seul investissement.
L’adaptation du crédit aux besoins réels de l’entreprise concerne à la fois sa forme, son importance
et ses modalités de remboursement.
Les différents modes de financement, détaillés ci-après, répondent chacune à une catégorie de
besoins bien déterminé.
- Les cessions d’actifs (titres de placement, matériels, locaux, terrain, …) apportent un
appoint financier appréciable quand elles s’opèrent dans des projets de modernisation ou
de renouvellement de biens d’équipement.
- L’excédent du fonds de roulement de l’entreprise : Quand celui-ci est supérieur aux
besoins d’exploitation (qui donne un excédent de la trésorerie), l’entreprise peut en
prélever pour réaliser des investissements. Un mauvais prélèvement peut engendrer des
difficultés de trésorerie.

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2 – Le recours aux actionnaires
L’intervention des associés se fait soit par une augmentation du capital ou un apport en compte
courant.
* L’augmentation du capital par apport en numéraire est un procédé qui est couramment utilisé
en matière de financement des investissements. Il permet à la société de renforcer ses moyens
financiers propres, de s’assurer d’une autonomie financière, d’équilibrer son ratio d’endettement
(possibilités d’emprunt) ;
* L’apport en compte courant peut être assimilé à un prêt des associés à l’entreprise. C’est une
aide financière de courte durée car les fonds sont à vue et sont récupérables par les intéressées à
tout moment.

3 – Le recours au marché financier


Le recours au marché financier par l’émission de valeurs mobilières (actions et obligations) revêt
un caractère très important dans la mesure où ce moyen procure les fonds nécessaires à la
couverture des emplois à long terme.
Les modalités de recours au financement par voie d’APE peuvent prendre les deux aspects
suivants :
- L’augmentation de capital par émission d’actions dans le public est régie par le AMMC et
exige le respect d’une multitude de règles (AGE, convocations, calcul de la prime
d’émission, …) ;
- L’émission d’un emprunt obligataire est elle aussi, régie par des règles très sévères
(AMMC, loi SA, AGE, préparation de dossier, syndicat de placement …).

* Cas de la titrisation :
Opération de financement par laquelle la banque octroi un crédit hypothécaire au client en
contrepartie d’une garantie obligatoirement immobilière et d’une échéance qui dépasse 10 ans
après duquel elle cède la créances en la devisant en titre et en les émettant dans le marché des
titres de créances négociables.

4 – Le financement par le système bancaire


Sujet à une attention particulière de l’Etat, le financement de l’investissement ne saurait être
seulement assuré par les ressources internes des entreprises (autofinancement) et le marché
financier.
Les besoins de financement sont en effet tels que sans l’appui de l’appareil bancaire, ils ne
pourraient être satisfaits. C’est pourquoi celui-ci s’efforce de trouver des formules appropriés en
distribuant une gamme sans cesse élargie de concours à moyen et long terme et en innovant, par
rapport au schéma classique, avec le crédit-bail et la location financière.

4.1 – Les crédits à M & LT bancaires


Un crédit à moyen terme ou long terme est un crédit amortissable sur quelques années
respectivement de 3 à 7 ans et 8 à 15 ans, destiné à parfaire le financement d’un investissement et
consenti par une banque ou un organisme spécialisé.
Le montant d’un crédit d’investissement est déterminé en fonction de divers paramètres :
- Pour le CMT, limite souvent ses interventions à 50 ou 70 % du programme selon qu’il
agisse d’une création ou d’une extension ;
- Pour un MLT le pourcentage d’intervention est de 60 à 65 %.

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* Les crédits d’équipement à C & MT sont accordés aussi bien par les banques que les sociétés
de financement spécialisées dans ce concours.
Ces crédits favorisent les financements d’équipements et même de matériels roulants
professionnels susceptibles d’être amortis sur une période n’excédant pas généralement 5 ans.
Les remboursements sont généralement mensuels. Le bénéficiaire souscrit une chaine d’effets ou
encore approuve un plan d’amortissement en signant un document correspondant d’avis de
prélèvement.

* Les crédits d’investissement à M & LT en faveurs des entreprises (CMTL bancaire) : Ils ont
pour objet de promouvoir les crédits d’investissement des entreprises et la réalisation de leurs
projets de création, d’extension et de modernisation.
Ces crédits sont destinés aux entreprises des biens et des services destinés au marché local ou à
l’export et dont le programme d’investissement est potentiellement viable.
La durée du crédit varie entre 7 et 12 ans et le quantum de financement peut aller de 70 à 80 %
suivant le programme d’investissement (10 MDH).
Une partie du crédit est garantie par la CCG (<=50 %). Le reste par les suretés usuelles demandées
par les banques (hypothèque de titre foncier, nantissement de fonds de commerce, caution, …).

* Les crédits d’investissement à M & LT / PME (CMTL PME) : Ils ont pour objet de financer
pour les PME, les projets d’investissement de création ou de première installation (PME jeunes
entrepreneurs), création d’entreprise par de jeunes diplômés marocains (MOUKAWALATI jeunes
diplômés) ou des projets d’investissement dans le domaine des industries culturelles.
La durée du crédit varie entre 7 et 12 ans et le quantum de financement peut aller de 80 à 90 %
suivant le programme d’investissement. Le montant du crédit varie suivant la destination.
Une partie du crédit est garantie par la CCG (<=85 %). Le reste par les suretés usuelles demandées
par les banques (hypothèque de titre foncier, nantissement de fonds de commerce, caution, …).

4.1 – Les crédits d’investissement spécialisés


Les crédits d’investissement spécialisés sont réservés à certains secteurs d’activité, à des régions
ou encore à des objets spécifiques.
Ces crédits sont octroyés par certains anciens OFS (BNDE, CIH, CCG, CAM disparus ou devenus des
banques) et aussi par certains organismes publics ou banques (Dar Addamane, BAA, BP, …).
Aussi, nous trouvons des lignes de crédits octroyés par les organismes extérieurs (Banque
mondiale, BAD, Fonds Koweitien, …) et des lignes accordées par les banques marocaines.

* Le financement d’investissements agricoles (CMTL CAM) : Ils ont pour objet de financer les
projets d’investissement agricole et forestiers, la pêche côtière, …
Peuvent recourir à ce mode de financement les Coopératives de la Réforme Agraire, groupement,
entreprises, sociétés et exploitants agricoles, …
La durée du crédit est < 7 ans et le quantum de financement peut aller de 70 à 90 % du coût
d’investissement.

* Le financement des secteurs immobiliers, hôtelier et touristique : Ces crédits ont été
longtemps assurés par le CIH. L’incitation des banques est venue depuis les années 80 par
l’instauration du coefficient d’emploi obligatoire en crédit de logements (disparus en 1994).
Ensuite, il ya eu a prise en conscience des banques de ce marché porteur que ce soit pour
l’hôtellerie ou le tourisme.

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Pour les prêts habitats, également, nous remarquerons l’intérêt des banques pour les différents
secteurs (haut et moyen gamme). Puis il a été suivi par la signature avec la CCG pour les prêts
habitats conventionnés (FOGALEF, FOGALOGE, FOGARIM, …).

5 – Le financement par les sociétés de leasing (Crédit-bail)


Le crédit-bail ou leasing peut se définir comme une location d’un bien à usage professionnelle avec
promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’expiration du contrat, au profit du locataire pour un
prix convenu à l’origine.
Le contrat est passé pour une durée fondée normalement sur la durée de vie économique du bien
considéré.
Les loyers versés à la société de crédit-bail comprennent l’amortissement des capitaux mis en
œuvre et le coût d’intermédiation (frais financiers, frais de gestion, marge bénéficiaire, …).
L’opération de crédit-bail met, en principe, trois parties en présence :
 L’entreprise (le preneur) qui choisit chez un fournisseur donné un bien dont elle a
besoin et dont elle aura la charge de l’entretien ;
 Le fournisseur qui reçoit de la société de crédit-bail la commande et le règlement du bien
(après accord du preneur) ;
 La société du crédit-bail (le bailleur) qui loue à l’entreprise le bien dont elle est
propriétaire.
On distingue traditionnellement deux grandes sortes de crédit bail, crédit-bail mobilier et
immobilier auxquels, nous pouvons y ajouter la location financière.

5.1 – Le Crédit-bail mobilier


Le crédit-bail peut se définir comme toute opération de location de biens d'équipement, de
matériel ou d'outillage qui, quelle que soit sa qualification, donne au locataire la possibilité
d'acquérir, à une date fixée avec le propriétaire, tout ou partie des biens loués, moyennant un prix
convenu tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers.
L’assiette de financement peut atteindre les 100 % de la valeur TTC de l’équipement.
La durée de l’opération est basée sur la durée d’amortissement autorisée par la réglementation
fiscale.
Au dénouement du contrat, trois solutions sont envisageables :
 L’entreprise lève l’option d’achat et acquiert le bien à sa valeur résiduelle fixée au départ ;
 Elle demande la poursuite de l’opération et négocie avec le crédit-bailleur des loyers
réduits en fonction de la valeur résiduelle du bien ;
 Elle restitue le bien au crédit-bailleur qui doit trouver un acquéreur sur le marché ou peut
faire un accord de reprise par le fournisseur.

5.2 – Le Crédit-bail immobilier


Le crédit-bail immobilier est une opération de location de biens immobiliers à usage
professionnel, achetés par le propriétaire ou construits pour son compte, qui, quelle que soit sa
qualification, permet au locataire de devenir propriétaire de tout ou partie des biens loués au plus
tard à l'expiration du bail.

Il s’applique aux biens immobiliers de type professionnel, y compris les terrains dont le poids peut
être très fort en valeurs relatives. Il concerne aussi bien la construction d’immeubles neufs que
l’acquisition d’immeubles anciens.

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L’assiette de financement peut atteindre les 100 % de l’actif. Elle peut être inférieure si
l’entreprise bénéficie d’aide ou de subventions.

La durée du contrat est en général comprise entre 15 et 20 ans.

5.3 – La location financière


Alternative fréquente au crédit-bail mobilier, la location financière est un contrat de location de
longue durée de caractère irrévocable.
Le contrat ne bénéficie pas d’une option d’achat. Cette absence d’option d’achat constitue la
différence essentielle avec le crédit-bail mobilier.
Pour le bailleur, la sortie de l’opération peut s’envisager de 4 façons :
- La location est prolongée au profit du locataire, soit tacitement, soit contractuellement ;
- La cession du matériel est négociée entre le bailleur et le locataire à l’issue du contrat de
location et seulement à cette issue ;
- Un tiers, fournisseur ou autre, s’est engagé à acheter le matériel au terme de la période de
location pour une valeur convenu à l’avance ;
- Enfin, le matériel est restitué au bailleur et celui-ci doit trouver, si possible, un locataire ou
un acheteur autre que le locataire initial.

C - Le coût de financement à court terme :


Le coût des crédits à court terme dépend de trois éléments à savoir :
 Le taux d’intérêt de référence ;
 Les commissions bancaires ;
 Les jours de valeur.

1. Le taux d’intérêt :
Les taux des crédits à court terme sont des taux variables en fonction d’un taux de référence
auquel les banques ajoutent une majoration. Le taux directeur est la référence en matière de crédit
à court terme.
Le Taux Directeur est un taux fixé par les banques centrales. Il est périodiquement révisé pour
tenir compte des variations du taux du marché monétaire auquel il s’adapte avec une certaine
inertie plus particulièrement à la baisse.

2. Les commissions bancaires


Les différents types de commissions prélevées par les banques constituent également un élément
non négligeable du coût des crédits à court terme.

2.1 - La commission de mouvement


Elle vise à taxer les écritures passées par la banque chaque fois que le compte mouvemente.
Certaines opérations en sont exonérés : frais, agios, virements de compte, à compte dans la même
banque, ou virement d’équilibrage dans une autre banque.

2.2 - La commission d’endos


Elle s’applique aux crédits utilisables par mobilisation d’effets commerciaux ou financiers.

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A ces commissions les banques ajoutent également des frais en rémunération des services rendus
comme par exemple l’encaissement des effets de commerce, d’envoi à l’acceptation, propagation
des faits, ...

2.3 - La commission de forfait


Les banques proposent de substituer à la condition bancaire standard, à la commission de
mouvement et du plus fort découvert, un forfait payable généralement trimestriellement avec les
intérêts débiteurs.

2.3. Les jours de valeur :


Les fonds sont effectivement mis à disposition, ou sont prélevé avec un décalage par rapport à la
date à laquelle l’opération a été effectuée. C’est à partir de la date de valeur que les soldes
débiteurs et créditeurs sont calculés et que les agios sont décomptés.
Les banques justifient l’application des jours de valeur par les délais de manipulation et de
circulation des fonds. Pourtant, les progrès réalisé en matière de traitement des opérations et
transfère bancaire grâce à l’informatique ne se sont pas véritablement répercuté au niveau des
dates de valeur…

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Chapitre IV

Le risque de crédit bancaire et les garanties

La banque commerciale travaille avec des fonds emprunté. Elle fait face à des échéances de
remboursement. Elle doit donc veiller à ne prêter son argent qu'à des entreprises solvables,
capables d'honorer, à date, les échéances de remboursement.

Définition de crédit

Faire un crédit c'est donner librement la disposition effective et immédiate d'un bien réel ou d'un
pouvoir d'achat contre la promesse que le même bien, ou un bien équivalent, sera restitué dans un
certain délai, le plus souvent avec rémunération du service rendu et du danger couru danger de
perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce service.
Cette définition met en exergue :

- Les trois supports de crédit : le temps, promesse et la confiance,


- La contrepartie de l'acte de crédit : la rémunération du service rendu et du danger
couru,
- Le risque lié à l'opération du crédit : le risque de perte partielle ou totale.

I - Le risque de crédit d'investissement

Le risque est la notion inséparable de crédit, il n'y a pas totalement de crédits exempt de risque
quelle que soit les garanties accordées. Il existe deux sortes de risques de crédit :

- Le risque de non remboursement.


- Le risque d'illiquidité.

1. Le risque d'insolvabilité

Ce risque est appelé « le risque de non-paiement » de non remboursement partielle ou totale. Ce


risque inhérent à toute opération de crédit et le banquier doit nécessairement l'évaluer, avant de
décider d'accorder un crédit en matière d'investissement.

Le risque d'insolvabilité subvient par :

a- Le risque individuel

C'est un risque particulier à l'entreprise. Ce risque est fonction de :

- la situation financière industrielle ou commerciale de l'entreprise.


- la nature de l'opération à financier, de sa durée et son montant.

Il mesure aussi la compétence technique des dirigeants de l'entreprise et à leur moralité.

Dans les entreprises, les capitaux, les associés sont responsables de la part équivalente à leurs
apports, contrairement aux entreprises de personnes en associés sont engagés solidairement
devant la signature de risque.

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b- Le Risque sectoriel

Appelé aussi « risque professionnel » ou « risque corporatif ». il est lié à la branche d'activité. Il
réside essentiellement dans les changements qui peuvent se produire dans les conditions
d'exploitation commerciale ou industrielle d'une activité donnée suite à des événements précis.

Ce risque menace les banques qui sont trop engagés financièrement dans un secteur d'activité
donné. Il suffit que ce secteur soit durement frappé par une forte crise pour que les banques
connaissent des graves difficultés.

Le risque sectoriel dépend donc :

- Des ruptures dans l'approvisionnement en matière première.


- De la nature de certaines activités.
- De l'instabilité du marché.
- De la part de la technologie utilisée.

Ce risque est lié à des crises économiques et politiques (embargo, changement, de régime
économique, guerre,...) ou lié à des événements naturels tel que : la sécheresse, les épidémies, les
inondations,... qui peuvent causer les préjudices importants aux entreprises.

c- Le Risque de retard

Aussi appelé le risque d'illiquidité, pour faire face à ce genre de risque, le banquier doit faire face à
ses propres échéances et par conséquent compte sur des rentrées pour équilibrer sa trésorerie.

2. La prise des garanties

Pour améliorer la sécurité de ces engagements, et surtout pour se couvrir du risque de non
remboursement que le banquier recueille des garanties, mais il est important de préciser que la
décision ne repose nullement par sur les garanties autrement dit ces garanties est un accessoire
de projets et non pas un préalable.

Les garanties en sûreté prise par le banquier doivent correspondre au type de crédit octroyé.

2.1. Les garanties réelles

La garantie réelle est un engagement d'une entreprise mise à la disposition de sa banque sous
forme d'un bien mobilier ou immobilier. On distingue deux formes de garanties réelles :

a- Le nantissement

Appelé aussi « les sûretés mobilières réelles ». Le nantissement peut être définie comme tant un
contrat réel de garanties, par lequel le débiteur remet à un créancier pour sûreté de sa dette, la
possession effective d'un bien (mobilier) le bien ainsi remis.

Il s'agit essentiellement de : nantissement d'équipement, nantissement du marché, de


marchandise de fonds de commerce, des véhicules,...etc.

b- L'hypothèque ou « sûreté réelle » immobilière.

L'hypothèque est une garantie coûteuse comparativement au nantissement, elle et solliciter en


couverture de crédit d'investissement. Elle peut être définie comme étant « un droit réel dont est
grevé un bien immobilier au profil d'un créancier pour garantir le paiement de sa créance ».
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2.2. Les garanties personnelles

Appelé aussi « sûreté personnelle ». Ces garanties constituées par l'engagement d'une ou plusieurs
personnes de rembourser le créancier en cas de défaillance du débiteur principal. Ces garanties se
réalisent sous les formes juridiques de cautionnement et de l'aval.

a- Le cautionnement : c'est le « contrat par lequel une personne appelée caution promet au
créancier d'une obligation d'y satisfaire si le débiteur ne le remplie pas lui-même.

b- L'aval : c'est un engagement donné sur la lettre de change ou par acte séparé par une personne
appelée « avaliste », avaliseur ou donneur d'aval en vue de garantie et l'exécution contractée par
des débiteurs de la lettre.

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Chapitre V

Montage d’un dossier de crédit d’investissement

Le dossier de crédit consiste l'une des cartes maîtresses qui permettre au banquier de mieux
situer et de connaître son client.

A cet effet, ce dossier doit porter un maximum de renseignements relatifs au client (promoteur)
ainsi qu'à son projet. Ces renseignements peuvent e présenter sous forme de documents, pièces,
bilans... etc., qui se regroupent en :

1- La demande de crédit d'investissement :

Une demande sou forme manuscrite, signée par une personne habilitée à engager l'entreprise ou,
la personne morale -dont il est responsable- dans l'opération de crédit. Cette demande doit
résumer l'affaire à financer d'une manière très précise.

2- Documents administratifs juridiques :

Ces documents se regroupent en :

- Une copie légalisée des statuts pour les personnes morales ;


- La délibération des associés autorisant le gérant à contacter des emprunts bancaires ;
- Une copie légalisée du registre de commerce ou toute autre autorisation à l’agrément
d'exercer ;
- Copie légalisée du journal d’annonces légales qui est un document juridique qui enregistre
toutes les opérations relatives au foncier ;
- Une copie légalisée du titre de propriété, acte administratif ou bail de location du terrain
et/ou du local d'exploitation ;
- Délibération du conseil d'administration autorisant l'investissement (pour les entreprises
publiques économiques).

3- Documents comptables et fiscaux

On résume ces documents dans ce qui suit :

- Les bilans définitifs et les tableaux de comptes de résultats (TCR), ainsi que leurs annexes
réglementaires des trois derniers exercices ;
- Bilans et TCR prévisionnels, étalés sur la durée du crédit sollicité, qui doivent être signés
par un responsable habilité ;
- Pour les sociétés de capitaux, les bilans doivent être accompagnés du rapport du
commissaire aux comptes -qui est un expert chargé de contrôler les comptes des sociétés-
et la réalisation ou la décision de l'assemblée des actionnaires ;
- Pour les entreprises en démarrage, elles doivent présenter des bilans d'ouverture et des
bilans prévisionnels ;
- Situation comptable (bilan, TCR) pour les demandes introduites après le 30 juin ;

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- Un plan de production et un plan de charges ;
- Pièces fiscales et parafiscales récentes (moins de 5 mois) et déclaration d'existence pour
les entreprises n'ayant pas encore exercé.

4- Documents économiques et financiers :

Ils comportent :

- Une note sur l'opportunité du projet ;


- La structure des coûts ;
- La structure de financement ;
- La nature des crédits ;
- Factures pro forma aux contrats commerciaux récents pour les équipements à acquérir ;
- Etat descriptif et estimatif des travaux de génie civil et de bâtiments restant à réaliser
établi par un bureau d'architecture agrée ;

5- Documents techniques :

Les documents techniques sont généralement relatifs au foncier et à l'infrastructure d'entreprise,


on les résume en :
- Permis de construction en cours de validation ;
- Plan de masse et de situation de projet (situation géographique) ;
- Plan d'architecture et de charpente ;
- Etude géologique du site et l'autorisation de concession délivrée par l'autorité compétente
pour les projets de carrière ;
- Analyse de la qualité de gisement pour les projets de matériaux de construction et autres.

6- Documents à établir par le banquier :


Pour compléter le dossier de demande de documents concernant le projet à financer, ces
documents influencent vivement la décision du banquier.
6-1- Le compte rendu de la visite sur le site de l'entreprise :
S'il s'agit d'une première demande de crédit pour l'entreprise auprès de la banque, autrement dit
s'il s'agit d'un nouveau client de la banque, une visite sur son site doit être effectuée par le
directeur de l'agence de la banque ou -dans son absence- par ses collaborateurs.
Dans le cas où il s'agit d'un ancien client de la banque et la dernière visite est recommandée. Même
si la dernière visite remonte à moins de 6 mois et si l'entreprise a effectué des modifications où
elle a introduit des nouveaux éléments dans cet intervalle, une nouvelle visite intervient.
La visite sur le site constitue une pièce importante dans la constitution du dossier de demande de
crédit.
6-2- Le compte rendu de la conversation avec le client :
Il donne un ensemble d'informations complémentaires que peut donner le client lors de sa
discussion avec le banquier. Comme il informe la hiérarchie de l'administration bancaire sur les
délais des engagements des clients.
6-3- La fiche entreprise :
La fiche entreprise correspond à une pièce d'identité économique de l'entreprise, elle regroupe
toutes les caractéristiques de cette dernière. Elle doit être soigneusement établie et régulièrement
manualisée à chaque renouvellement de crédit.

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Chapitre VI

Les cautions bancaires

1 – Cautions administratives
Ce sont les différentes cautions exigées par les administrations lorsqu’elles confient l’exécution de
marchés à des entreprises privées.
Ces cautions sont délivrées par les banques pour permettre aux soumissionnaires et aux titulaires
de marchés publics de ne pas verser, en espèces, les cautionnements prévus par les cahiers de
charge.
Les cautions administratives sont au nombre de quatre :
 Caution provisoire ou pour adjudication
 Caution définitive ou de bonne exécution
 Caution pour retenue de garantie
 Caution pour restitution d’acomptes
Les modes de passation des marchés :
 Sur appel d’offres : l’appel d’offres peut être ouvert ou restreint.
L’appel d’offres est dit ouvert lorsque tout candidat peut obtenir le dossier de consultation
et présenter sa candidature.
L’appel d’offres est restreint lorsque seuls peuvent remettre des offres les candidats que le
maître d’ouvrage a décidé de consulter.
L’appel d’offres est au rabais lorsque l’estimation de la prestation est faite par
l’administration et qu’il reste à déterminer un pourcentage de rabais ou de majoration par
le soumissionnaire.
L’appel d’offres est sur offre de prix lorsque l’administration indique la nature et
l’importance des travaux, fournitures ou prestations à réaliser en laissant le soin au
soumissionnaire d’en fixer lui-même les prix et d’en arrêter le montant.
L’appel d’offres est dit avec présélection lorsque seuls sont autorisés à présenter des
offres, après avis d’une commission d’admission, les candidats retenus pour
soumissionner.
 Sur concours : lorsque des motifs d’ordre technique, esthétique ou financier justifient des
recherches particulières, il peut être passé un marché après concours. Le concours peut
porter soit sur l’établissement d’un projet, soit sur l’exécution d’un projet. préalablement
établi soit à la fois sur l’établissement d’un projet et son exécution.
La séance d’ouverture des enveloppes contenant les projets des concurrents est publique.
Les projets sont ensuite évalués à huis clos par le jury, lequel désigne au maître d’ouvrage
le concurrent classé premier.
 Ou par procédure négociée : lorsque le maître d’ouvrage engage librement les discussions
avec le ou les candidats de son choix et attribue le marché au candidat qu’il a retenu dans
les conditions fixées.
Les cautions sollicitées par l’administration sont les suivantes :
1. Caution provisoire : elle permet à un entrepreneur ou à un fournisseur de soumissionner
à un marché public en garantissant l’engagement de ne pas revenir sur sa décision au cas
où le marché lui serait attribué. L’administration restitue les cautions provisoires aux
soumissionnaires dont les offres n’ont pas été retenues et demande parallèlement au
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titulaire du marché de remplacer le cautionnement provisoire par un cautionnement
définitif. La caution provisoire représente généralement 1,5% du montant du marché.
2. Caution définitive : appelée aussi caution de bonne exécution ou caution de bonne fin,
elle est affectée à la garantie des engagements contractuels de l’adjudicataire jusqu’à la
réception définitive des travaux par l’administration. Cette caution doit être constituée à
concurrence de3% du montant initial du marché dans les 20 jours qui suivent la
notification de l’approbation.
3. Caution pour retenue de garantie : complémentaire à la caution définitive, cette caution
est destinée à remplacer les prélèvements ou retenues qu’opère l’administration en vue
de se prémunir contre une mauvaise exécution des obligations du titulaire du marché
comme par exemple les défauts éventuels que peuvent cacher les travaux effectués.
Les cautions pour retenue de garantie sont libérées à l’expiration d’un délai de 3 mois
suivant la date de réception définitive des travaux.
4. Caution pour restitution d’avances ou d’acomptes : elle est délivrée pour garantir au
maître d’ouvrage le remboursement des avances ou des acomptes qu’il consent à un
titulaire de marché en vue de lui faciliter le financement des travaux ou prestations de
services.
Les cautions administratives soulagent considérablement la trésorerie des entreprises
qui ont l’habitude de contracter des marchés publics ; elles leur évitent notamment
d’immobiliser des fonds importants sur de longues périodes.
Ces opérations de crédits par signature comportent des risques non négligeables pour les
banques, cautions solidaires, tenues de verser les montants garantis au maître d’ouvrage si le
client adjudicataire ne satisfait pas ou satisfait mal à ses obligations contractuelles.
Aussi, n’est-il pas étonnant que les banquiers soient exigeants en ce qui concerne :
 La personnalité et la moralité de leur client
 Son expérience ainsi que les moyens et aptitudes techniques
 Les capacités et moyens financiers dont il dispose pour faire face aux dépenses que
nécessitera l’exécution des travaux, fournitures ou services
 Sa surface financière.
2 - Cautions douanières
2.1- Cautions qui différent le paiement des droits de douane
 Crédit d’enlèvement : permet à l’importateur de retirer sa marchandise
immédiatement s’il présente à la douane une soumission cautionnée c'est-à-dire un
engagement bilatéral souscrit par lui et sa banque par lequel il s’engage à régler les
droits de douane dans un délai de 30 jours.
 Obligations cautionnées : permettent à l’importateur de différer le règlement de ses
droits de 60 jours voire de 90 jours. Elles peuvent intervenir directement ou succéder
à un crédit d’enlèvement. Pour chaque importateur, l’administration autorise un
plafond d’obligations cautionnées. Celles-ci se matérialisent par des billets à ordre
souscrits par l’importateur et avalisés par sa banque. A l’échéance, c’est la banque qui
paye directement le montant de l’obligation cautionnée auprès du Trésor.
 Cautions transit : c’est un régime qui permet le transport d’une marchandise d’un
bureau de douane à un autre bureau en suspension des droits de douane au sein d’un
même pays.
 Caution entrepôt de stockage : ces cautions permettent à la clientèle d’entreposer des
marchandises dans des établissements soumis au contrôle de la douane. Deux
catégories d’entrepôt sont distinguées :
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o Entrepôt public qui répond à des besoins généraux
o Entrepôt privé (appelé aussi entrepôt banal ou particulier)
1.2 - Cautions qui évitent le paiement des droits de douane
 Admission temporaire (AT) : s’applique aux marchandises importées destinées à être
transformées ou à recevoir un complément d’ouvraison avant d’être réexportées ou
constituées en entrepôt de douane. Ces marchandises sont des matières premières ou
produits semi ouvrés.
 Importation temporaire (IT) : permet l’importation et le séjour au Maroc temporaire
de marchandises et produits finis destinés à :
 Etre exposées (foires et expositions)
 Servir de modèle
 Etre remplis ou servir d’emballage à l’exportation
 Etre exploitées temporairement (films et enregistrements cinématogra-
phiques, grues et machines-outils pour chantiers…)
La durée de validité de ces cautions est de :
 2 ans pour les emballages vides
 1 an pour les emballages pleins
 6 mois pour les autres produits
 Exportation temporaire (ET) : elle permet la sortie des marchandises devant séjourner
ou être utilisées à l’étranger. La durée maximum est de 6 mois (foires, expositions,
compétitions, objets personnels…).
 Trafic de perfectionnement (TP) : tous les produits d’origine marocaine peuvent être
exportés temporairement afin de recevoir à l’étranger des transformations. Le retour
de ces produits doit s’effectuer au même bureau de douane que celui de leur sortie et
ce dans un délai maximum de 1 an. A leur retour sur le territoire, les produits ainsi
transformés sont soumis au paiement des droits et taxes uniquement sur la base de
leur valeur ajoutée.

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Chapitre VII

Organisation d’une agence bancaire

Les agences sont organisées autour d’un Front Office :

‐ Guichet (guichet payeur ou Remise de chèque)


‐ Commercial (Chargé de compte, Chargé de la clientèle, …)

et d’un Back Office (Chef de Caisse et agents administratifs). L’ensemble est sous les ordres d’un
Chef d’agence.
La tendance est de rendre disponible le maximum de personnel pour rester au contact du client .
Les plus importantes comprennent un back office, un chef de caisse ou un administratif traitant
diverses opérations administratives.
L'agence est placée sous l'autorité d'un Chef d'agence (ou Directeur), lui-même dépendant d'un
Directeur de réseau d'agences (succursale, régions, ...) ou d'un Directeur de marché. Les agences
importantes peuvent avoir des antennes localement décentralisées, permanentes ou temporaires,
n'assurant que les services courants. Une organisation par "groupes d'agences" avec une agence
principale et des agences secondaires peut aussi être mise en place.
Spécialisation et rôle commercial
Les agences peuvent être plus ou moins spécialisées selon l'activité ou le marché :
 agence dédiée à la clientèle de particuliers
 agence dédiée à la clientèle d'entreprises (Centre d’affaire).
Certaines agences agissent ainsi comme de mini banques d'entreprises ou banques privées.
Apparaissent aussi des agences virtuelles basées sur le téléphone et l'Internet.
1 - Chargée d’accueil
C’est la première personne que l’on rencontre dans une agence bancaire. C’est un généraliste dont
la mission principale est d’accueillir la clientèle et répondre à ses attentes. Elle vend aussi des
produits et des services de base. En fonction du besoin du client, il le dirige vers le service adapté
de la banque.
1.1 - Les missions
Sa mission principale est bien sûr d’accueillir les clients dans l’agence et prend en charge certaines
tâches quotidiennes telles que :

- Information sur la position du compte


- Edition des extraits bancaires
- Standardiste qui prend en charge tous les appels téléphoniques et qui les redirigent aux
personnes concernées
- Délivrance des cartes guichets et des chéquiers
- Informe les clients pour retour d’impayés
- Traite les bordereaux de la CNSS
- Appelle les clients en dépassement en rouge pour alimentation de leur compte
- Emission et réception des fax
- Prend en charge notamment les changements d’adresse

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- Comme elle assure un relais commercial et participe au développement commercial à
travers la vente de moyens de paiement, de services de banque à distance et de livrets
d’épargne. Pour les produits et services plus complexes, il oriente les clients vers les autres
commerciaux de l’agence
- Relais de l’activité de l’agence, il organise des rendez-vous pour les conseillers et leur
transmet les informations qu’il a recueillies, notamment lors de l’accueil.
1.2 - Les compétences et les qualités
Un chargé d’accueil est d’abord un commercial. Le sens de l’accueil, un goût affirmé pour la vente
sont ses principales qualités. Un bon relationnel et une écoute active permettent au chargé
d’accueil d’être réactif. Une bonne organisation et une grande rigueur sont également nécessaires
à sa réussite.
2 - Le Chargé de clientèle
2.1 - Mission :
Le chargé de clientèle doit développer, gérer et fidéliser son portefeuille de clients à qui il vend
des produits et/ou des services bancaires ou financiers. Il doit également comprendre les besoins
de ses clients afin de leur proposer des solutions selon leurs capacités financières.
2.2 - Rôle :
Le chargé de clientèle doit
- développer et fidéliser sa clientèle : particuliers, professionnels (artisans, commerçants, ...)
et PME/PMI ;
- Prospecter et informer la clientèle : prospecter et contacter la cible définie, mettre en place
des actions commerciales, commercialiser les produits et services bancaires ;
- Gérer les dossiers : suivre les comptes, proposer de nouveaux produits plus adaptés,
traiter les contentieux ;
- Suivre les valeurs et les performances des produits financiers ;
- Recevoir les clients.
Le chargé de clientèle travaille dans une agence bancaire. Il est responsable du suivi des comptes
d'un certain nombre de clients de la banque. Il rencontre un client dans plusieurs types de
situations. Lorsque ce dernier, par exemple, désire faire un investissement, un placement ou un
achat important. Il négocie et accorde un crédit en précisant les conditions de remboursement. Il
doit vérifier que l'emprunteur pourra rembourser, c'est à dire, qu'il est " solvable ".
Il prépare et suit le dossier. Si la somme empruntée est importante la décision est prise, après
présentation du dossier par le chargé de clientèle, par la direction de la banque elle-même.
Lorsque les comptes du client sont bien approvisionnés, le chargé de clientèle lui propose des
placements. C'est un technicien qui connaît parfaitement les produits financiers, les avantages qui
s'y rattachent et les services de la banque. C'est aussi un commercial qui doit fidéliser sa clientèle
et trouver de nouveaux clients pour la banque. Après 2 ou 3 années d'expérience, il peut conseiller
des entreprises : petites ou moyennes, commerces, etc. Il étudie leurs besoins sur place en
collaboration avec les responsables de l'établissement et leur propose des formules de
financement.
Le chargé de clientèle effectue surtout un travail de bureau. Mais il est appelé également à
effectuer de nombreux déplacements pour visiter sa clientèle. Les horaires peuvent donc
être irréguliers. Il est autonome, organise ses journées pour fixer des rendez-vous avec les
clients.
Il doit cependant poursuivre des objectifs commerciaux. Il est contrôlé sur les résultats obtenus.
Selon la taille de la banque, il peut travailler dans des services spécialisés par type de clientèle ou
de produits financiers.
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Le chargé de clientèle banque conseille les clients sur les produits bancaires simples. C’est un
commercial qui doit analyser la situation financière de chaque client et lui proposer les produits
bancaires ou d’assurance adaptés à ses besoins. Il doit atteindre des objectifs commerciaux sur le
nombre de comptes ouverts, sur le montant des sommes entrées dans son agence, sur le nombre
de nouveaux clients... Ces objectifs de vente peuvent être individuels (par chargé de clientèle) ou
collectifs (un objectif unique par agence).
Le chargé de clientèle « particuliers » est responsable d’un portefeuille de clients. Il doit fidéliser
sa clientèle.
Le chargé de clientèle « professionnels » gère des comptes de commerçants, d’artisans, de
professions libérales, d’entrepreneurs individuels et de PME pouvant atteindre quelques millions
de DH.
2.3 - Qualités & compétences
Il est commercial, donc il doit être chaleureux, rassurant et avoir un bon relationnel. Il doit être à
l’écoute pour comprendre les difficultés financières et pouvoir apporter des solutions. La sécurité
est le mot d’ordre du chargé de clientèle banque. Des règles précises sont à respecter à chaque
instant pour éviter les fraudes et usurpations d’identité.
3 - Chargé de relation
3.1 - Mission :
Etre responsable d'un portefeuille de clients exclusivement composé de professionnels et
d'entreprises dont il est l'interlocuteur et le conseiller privilégié.
3.2 - Principales activités :
Le chargé de relation est chargé de commercialiser des produits financiers très divers auprès
d'une clientèle de professionnels. Il prend en charge des artisans, des commerçants, des
professions libérales, et des PME.
Les tâches principales d'un chargé relation sont les suivantes :
 Gérer son portefeuille de clients: Il doit leur proposer des produits financiers qui
correspondent à leurs besoins. Il a des objectifs annuels de vente révisés régulièrement.
 Conseille ses clients: le chargé de relation doit pouvoir répondre aux attentes de ses clients.
Avant d'être un vendeur, il est avant tout quelqu'un qui conseille ses clients en fonction de
leurs besoins et de leurs attentes. Proposer le bon produit à la bonne entreprise est le
meilleur moyen de la fidéliser.
 Evaluer les risques: avant de proposer des prêts ou des possibilités de découverts, il est
nécessaire d'évaluer les risques encourus par l'entreprise et par la banque. Dans ce cadre,
un chargé de relation doit être capable d'examiner précisément la situation financière de
son interlocuteur à travers ses résultats financiers, la nature de son commerce ou encore
son patrimoine.
 Prospecter: il doit trouver de nouveaux clients afin d'augmenter son chiffre d'affaires et
d'atteindre ses objectifs. Il doit connaître parfaitement le tissu économique local. - Evaluer la
situation financière des entreprises de son fonds de commerce et procéder à l'analyse des
risques.
 Suivre l'évolution des engagements et détecter les besoins spécifiques de ses clients.
 Analyser le marché potentiel des PME de son secteur et prospecter les sociétés non clientes :
le chargé de relation doit rechercher de nouveaux clients et leur vendre des produits
bancaires (placements boursiers, comptes épargne, prêts, crédits, assurances vie…). Son
action commerciale est fondée sur la réalisation d’objectifs annuels révisés périodiquement.
Ainsi, il doit atteindre des volumes très précis également en termes de gestion de comptes
en ligne.

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 Pièce maîtresse de la stratégie commerciale des banques vis-à-vis des entreprises, le chargé
de relation est en contact permanent avec presque tous les services internes de la banque
mais également avec de nombreux intervenants externes.
 En interne, il met en relation la clientèle avec sa hiérarchie, mais également avec les back-
offices, la direction des engagements pour renouvellement de dossiers, autorisations
exceptionnelles… et les services spécialisés du réseau et du siège.
 A l’extérieur, il est en relation avec les clients, les prospects bien sûr, mais aussi avec de
nombreux organismes spécialisés de crédit et de garanties.
3.3 - Nature du travail
Gérer les dossiers : Il suit au quotidien les comptes de ses clients et prend contact avec eux quand
un incident se produit. Il s'informe sur les changements qui ont pu se produire dans leur vie et qui
expliqueraient leurs difficultés financières. Il traite les éventuels litiges et négocie, le cas échéant,
des réaménagements de contrats.
Fidéliser les clients : Il informe et conseille ses clients en fonction de leurs besoins, mais aussi de
leur situation économique. Il les aide à monter des dossiers de demande de crédit, négocie avec
eux des autorisations de découvert, leur indique les meilleurs placements à effectuer... Objectif :
fidéliser les clients à la banque.
Élargir le portefeuille : Doté d'un grand sens commercial, il prospecte en permanence de nouveaux
clients et cherche à leur vendre les produits et les services proposés par son établissement.
Persuasif, il développe des argumentaires, relance ses interlocuteurs, met en avant les offres
promotionnelles liées à une première souscription.
3.4 - Conditions de travail :
En agence, Le chargé de clientèle exerce son métier dans un bureau où il accueille ses clients, le
plus souvent sur rendez-vous. Un ordinateur et un téléphone sont à sa disposition pour surveiller
les mouvements de fonds ou joindre les clients. Il peut aussi les contacter pour leur proposer un
nouveau produit susceptible de les intéresser.
Chez les clients, le chargé de relation qui a en charge un portefeuille de professionnels (artisans,
commerçants, professions libérales) ou d'industriels est amené à se déplacer dans les entreprises
pour rencontrer leurs clients en fonction de leurs disponibilités. Les horaires de travail peuvent
alors être irréguliers.
Des connaissances variées : Connaissant parfaitement les produits financiers et suivants avec
attention l'évolution des marchés, il joue un rôle d'expert auprès des professionnels. Face à une
entreprise, il doit faire appel à ses connaissances juridiques et fiscales et être capable d'évaluer les
risques liés à telle ou telle opération.
Pour réussir sa mission le chargé de relation doit nécessairement être doté des qualités suivantes:
bonnes facultés de jugement, rigueur, sens commercial, capacités d’autonomie et de décision.
3.5 - Compétences techniques de base

 Collecter des informations financières sur les clients à l'aide d'outils informatiques,
Minitel, documentation interne.
 Prospecter une clientèle connue ou potentielle par téléphone, par des visites ou au guichet.
 Placer et vendre des produits et services financiers.
 Octroyer des crédits de sa compétence ou les présenter à son responsable.
 Actualiser le fichier informatique clients.
 Créer le contact avec le client.
 Déceler les besoins du client et proposer une solution adaptée.
 Argumenter les placements proposés (compréhension de la situation économique).
 Mener un entretien de vente jusqu'à son terme.
 Organiser son temps et ses activités (suivi de la clientèle).

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4 - Le Chef d’agence
Le Chef d’agence est un manager car il est à la fois un financier, un commercial, un animateur
d’équipe et un gestionnaire. Il est à la tête d’une petite équipe avec laquelle il développe l’activité
de l’agence dans son secteur géographique. Ce poste est en expansion du fait de la politique de
développement des grandes banques et tend à être un passage obligé pour évoluer dans ce
secteur.
4.1 - Description des tâches :
Le Chef d’agence prend part à la définition des objectifs de la banque pour laquelle il travaille (le
siège central). Son but est d'accroître le volume, la qualité et la rentabilité de l'ensemble des
prestations de l'agence en veillant constamment à la maîtrise des risques.
Le Chef d’agence a la responsabilité globale de l’activité de l’agence bancaire. Il doit remplir des
objectifs et appliquer des politiques définies par sa direction. Il supervise et contrôle l’activité
commerciale des chargés de clientèle qui composent son équipe. Il a également la responsabilité
d’un portefeuille de clients professionnels ou de particuliers et participe pour une grande part à
l’activité de l’agence. Il organise son activité et celle de ses collaborateurs.
Dynamisme, pragmatisme, capacité d'encadrement, d'animation et rigueur administrative sont
des atouts nécessaires pour réussir dans cette fonction. C’est un poste qui demande un grand
investissement personnel.
4.2 - Missions d’un Chef d’agence
Il est d’abord responsable de la bonne application de la stratégie commerciale de la banque. Il
relaie la politique définie par le siège auprès de sa force de vente – les conseillers- en veillant à ce
que tout le monde atteigne ses objectifs. Il pilote des équipes qui peuvent compter de 3 à 20
personnes. Il doit contrôler quotidiennement, grâce à des tableaux de bord, les risques pris par
son agence. Il peut aussi devoir gérer les dossiers des clients les plus importants de l’agence.
- Animer une équipe :
Au quotidien, le Chef élabore les plannings et répartit les tâches entre les membres de son équipe.
Il instaure des conditions de travail propices à une bonne communication et à un accueil serein de
la clientèle. Il motive ses troupes en utilisant tous les moyens à sa disposition : formations, primes,
promotions...
- Promouvoir l'image de l'agence :
Il supervise les actions promotionnelles et publicitaires, rencontre les acteurs économiques locaux
(patrons, commerçants, responsables d'association, élus des collectivités locales...). En général, il
prend lui-même en charge un portefeuille d'entreprises et de professionnels.
- Veiller à l'équilibre financier :
Il s'assure de la rentabilité des opérations menées au sein de son agence. Il veille, notamment, à ce
que les engagements financiers pris par les chargés de clientèle ne fassent pas courir trop de
risques à la banque. Il suit au jour le jour la comptabilité interne et guette le moindre dérapage. Il
se porte également garant du respect de la réglementation bancaire en vigueur.
4.3 - Conditions de travail
- Surtout dans un bureau
La majeure partie du temps, le Chef est présent dans les locaux de son agence. Il lui arrive
toutefois de se déplacer pour rendre visite à des clients importants (des chefs d'entreprise, par
exemple).
- Avec plus ou moins d'autonomie
Un Chef d'agence doit respecter les objectifs financiers et commerciaux qui ont été définis, au
préalable, avec la direction générale. Avant d'octroyer un crédit d'un montant élevé à une

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entreprise, il en réfère à sa hiérarchie. Il doit cependant se montrer capable de prendre des
initiatives, par exemple, pour imaginer des actions commerciales innovantes.
- Sans compter son temps
Le travail d'un Chef ne s'arrête pas à la fermeture de l'agence. Ses fonctions de représentation, la
nécessité de tout contrôler et ses déplacements à l'extérieur peuvent rendre ses horaires
extensibles. Une très grande disponibilité est donc indispensable pour exercer ce métier.
4.4 - Vie professionnelle
- Savoir attendre
Le poste de Chef d'agence constitue rarement un premier emploi et vient, en général, couronner
plusieurs années d'expérience dans le secteur bancaire. Un jeune diplômé peut se voir confier une
petite agence à condition d'avoir un peu « tourné », autrement dit après avoir effectué plusieurs
mois de stage dans différentes agences.
- Des réseaux qui s'étendent
Le métier a de beaux jours devant lui car, pour répondre aux besoins de leurs clients, les banques
misent sur la proximité et resserrent toujours plus le maillage de leurs agences sur le territoire.
- Une mobilité payante
Pour un Chef, les évolutions peuvent revêtir diverses formes : prise en charge d'une agence plus
importante, accès à un poste de Directeur régional ou de chef de service au siège... Qu'elle soit
géographique ou fonctionnelle, la mobilité joue un rôle essentiel pour dynamiser une carrière.
5 - Guichetier payeur :
Autre appellation : Caissier
5.1 - Missions
Le guichetier travaille en banque et s’occupe de toutes les opérations de caisse. Le guichetier a
pour missions de :
- Vérifier les transactions bancaires
- Informer les clients
- Se charger des opérations de caisse : chèques, retraits, dépôts etc.
- Mettre en avant les produits bancaires
- Répondre à des objectifs commerciaux
- Rendre des comptes à la direction
5.2 - Environnement
Le guichetier exerce au sein d’une agence bancaire. Ses horaires sont réguliers. Il travaille à
l’accueil des agences bancaires. Le guichetier peut être amené à se déplacer pour assurer le service
d’accueil à la clientèle auprès d’autres succursales de la banque. De plus, le guichetier pourra
travailler le samedi et suivre ainsi le rythme de travail des banques de réseaux.
Le guichetier est en relation constante avec la clientèle. Il doit être en mesure de conseiller et de
faciliter les opérations courantes. Pour se faire, il possède le sens :
- de la diplomatie
- de l’accueil
- de l’organisation
- de la communication et du contact
Le guichetier doit faire preuve de rigueur, de patience et d’une capacité d’adaptation confirmée.
Il peut évoluer vers le métier de Chef de caisse et ainsi encadrer une équipe chargée de l’accueil et
des opérations de caisse ou accéder à des postes de conseiller clientèle ou chargé de compte.

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6 - Chef de caisse
Le chef de caisse occupe un poste stratégique dans l’organisation globale de l’agence, il est en
relation d’échange avec l’intérieur et l’extérieur de l’agence.
1 - Tâches du chef de caisse
Elles sont au nombre de trois :
- Tâches quotidiennes, courantes et communes à tous les chefs de caisse quelque soit la taille
de l’agence.
- Tâches événementielles et d’ordres ponctuels.
- Tâches périodiques.
2 - Les tâches quotidiennes du chef de caisse
- Retrait de la cassette de sauvegarde veille.
- Ouverture de la journée.
- Ouverture des caisses.
- Traitement des courriers reçu et à envoyer.
- Traitement des suspens et réclamation clients.
- Préparation aux arrêtés des caisses.
- Activation de l’alarme.
- Arrêté de la journée.
3 - tâches ponctuelles du chef de caisse
- Gestion de chéquier.
- Gestion du stock d’impayés
- Gestion de dossier de succession
- Certification de chèque
- Emission d’un chèque de banque
- Régularisation des incidents de paiements
- Opposition sur moyen de paiement
- Contrôle inopiné des caisses.
- Préparation et envoi des fonds à la caisse centrale.
- Suivi des virements et prélèvement.
- traitement des réclamations de la clientèle.
- Gestion GAB (alimentation, contrôle, arrêté et entretien).

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Exercices
Compte sur carnet

Exercice 1 :
Monsieur MOUHSSINE possède un compte sur carnet ouvert le 06/03/N, avec un montant de
20.000 DH. Durant les 3 mois suivants, il effectue les opérations suivantes :

Date opération Libellé Montant


25/03/N Versement 3.000,00
02/04/N Retrait 2.000,00
05/04/N Retrait 5.000,00
22/04/N Versement 6.000,00
10/05/N Versement 2.000,00
05/06/N Retrait 4.000,00

Le taux appliqué est de 3% et la retenue à la source est de 30%.

1. Calculez le rendement de ce compte au 06/06/N ? (détaillez chaque opération)


2. Donnez le montant comptable et le montant réel au 12/05/N.
3. Calculez le montant qu’il faut placer dans un compte DAT pour avoir le même
rendement avec les mêmes conditions et la même durée (3 mois) ?

Exercice 2 :
Monsieur NADIF a ouvert un compte sur carnet le 02/04/N, avec un montant de 30.000 DH.
Pour alimenter ce compte, il a signé un ordre de virement permanant de 1.500 DH, le 28 de
chaque mois.
Il a effectué les opérations suivantes :

Date opération Libellé Montant


25/04/N Versement 2.000,00
02/05/N Retrait 5.000,00
05/05/N Versement 4.000,00
22/05/N Retrait 6.000,00
02/06/N Versement 2.000,00
15/06/N Retrait 3.000,00

Le taux appliqué est de 3% et la retenue à la source est de 30%.

1. Calculez le rendement de ce compte au 30/06/N (détaillez chaque opération)


2. Calculez le montant qu’il faut placer dans un compte DAT pour avoir le même
rendement avec les mêmes conditions et la même période du 02/04 au 30/06/N.

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Exercice 3 (Examen 2014-2015) :
Monsieur MAROUANE ouvre un compte sur carnet le 06/06/2014, avec un montant de
40.000 DH. Pour alimenter ce compte, il a signé un ordre de virement permanant de 1.000
DH, le 28 de chaque mois.

Durant les mois suivants, il effectue les opérations suivantes :

Date opération Libellé Montant

17/06/2014 Retrait 1.000,00


23/06/2014 Versement 2.000,00
07/07/2014 Versement 1.000,00
12/08/2014 Retrait 2.000,00
12/08/2014 Versement 4.000,00
23/09/2014 Versement 2.000,00
11/10/2014 Retrait 3.000,00
22/10/2014 Versement 4.000,00

Le taux appliqué est de 2,75%.


1. Calculez le rendement de ce compte au 31/10/2014 ? (détaillez chaque opération)
2. Donnez le montant comptable et le montant réel au 31/07/2014.
3. Calculez le montant qu’il faut placer dans un compte DAT pour avoir le même
rendement avec les mêmes conditions au 31/10/2014 (du 01/06/2014 au
31/10/2014 soit 5 mois) ?
4. Calculez le rendement uniquement par les virements permanents.

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Glossaire des termes bancaires
Accréditif de valeur et des délais de disponibilité des
Ordre donné par un banquier à une ou plusieurs sommes à encaisser.
de ses succursales ou à une autre banque,
d'exécuter pour le compte d'un client des Autorisation de découvert
opérations de banque déterminées. Accord donné par la banque permettant de
bénéficier d’un découvert d’un montant
Action maximum déterminé et remboursable selon des
Titre de propriété représentant une fraction du modalités convenues d’avance, notamment dans
capital de l'entreprise. Il confère un certain la convention de compte de dépôt ou dans un
nombre de droits pour celui qui le possède, contrat.
notamment celui de recevoir une partie des
bénéfices réalisés par l'entreprise (les Autorisation de prélèvement
dividendes) et de participer aux assemblées Autorisation (mandat) que le client donne à sa
générales. banque de payer, par le débit de son compte, les
avis de prélèvement qui seront présentés par une
Affacturage ou factoring société ou un organisme.
Transfert, par voie de subrogation
conventionnelle, de créances commerciales d'une Avenant
entreprise à un organisme (le factor ou Acte écrit, constatant l'accord de toutes les
affactureur) chargé, moyennant rémunération, de parties et modifiant les termes ou venant en
les recouvrer et d'en assurer la bonne fin. complément des dispositions d'un contrat.

Agios Avis aux Tiers Détenteurs (ATD)


Intérêts débiteurs perçus par la banque, Procédure administrative (sous forme d’une
généralement à l’occasion d’un découvert en saisie-attribution) permettant à la direction
compte, calculés en fonction de la somme, de la générale des Impôts et au Trésor public de faire
durée et du taux d’intérêt du découvert et bloquer, puis de se faire attribuer une somme qui
auxquels s’ajoutent les frais et commissions. lui est due au titre des impôts.

Amortissement d'un crédit Avis de prélèvement


Remboursement planifié en une ou plusieurs fois Opération par laquelle une banque, qui en a reçu
d'un emprunt. Selon le type de prêt, il peut être mandat de son client, paie certains créanciers et
étalé dans le temps ou effectué en une seule fois à débite le compte de ce client.
échéance du crédit.
Banque
Approvisionnement Catégorie d’établissements de crédit autorisée
Opération par laquelle le solde d'un compte par la loi à réaliser toutes les opérations de
créditeur est augmenté, et celui d'un compte banque. Les opérations de banque comprennent
débiteur est diminué, notamment par un la collecte des fonds auprès du public, la
versement d'espèces, un virement reçu, une réalisation d’opérations de crédit et la gestion des
remise de chèque à encaisser ou d'effet à moyens de paiement.
recouvrer, sous réserve, le cas échéant, des dates
de caisse peut être soit nominatif, soit au porteur
Billet de trésorerie (bon anonyme).
Titre de créance négociable représentatif d'un
placement à terme de gros montant effectué Bon du trésor
auprès d'une entreprise. Titre à court ou moyen terme qui est émis par le
Trésor Public et qui représente une créance sur
Bon de caisse l'État. Son taux d'intérêt est progressif et dépend
Placement à terme par lequel l'épargnant, en de la durée de la conservation du bon.
contrepartie d'un dépôt effectué auprès de sa
banque, reçoit un bon représentatif de sa créance. Capacité juridique
Sur ce document, la banque reconnaît sa dette et Droit d’effectuer seul des opérations, par exemple
s'engage à rembourser le capital et les intérêts à emprunter.
une date donnée au déposant ou à tout
bénéficiaire désigné par le souscripteur. Un Bon

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Capitalisation Chèque non barré et/ou endossable
Opération qui consiste à intégrer à un capital, les Aujourd’hui, la grande majorité de chèques sont
intérêts qu’il a produit pendant une période prébarrés et non endossables.
déterminée. C’est sur ce nouveau capital que
seront calculés les intérêts de la période suivante Chèque sans provision
et ainsi de suite. Chèque tiré sur un compte dont le solde est
insuffisant, lors de la présentation du chèque,
Capitalisation boursière pour en permettre le paiement. L’émetteur se voit
Valeur boursière de la part du capital de la société interdire d’émettre des chèques jusqu’à ce qu’il
coté en Bourse (capital flottant). Elle est égale au régularise sa situation. Cette mesure vise à
cours de l’action multiplié par le nombre protéger les bénéficiaires de chèque. L’émission
d’actions en circulation. d’un chèque sans provision entraîne des frais: des
pénalités à payer au Trésor Public et des frais
Carte bancaire bancaires.
Moyen de paiement prenant la forme d’une carte
émise par un établissement de crédit et Clôture de compte
permettant à son titulaire, conformément au Opération consistant à fermer le compte détenu
contrat passé avec sa banque, d’effectuer des auprès de la banque. Un compte peut être fermé
paiements et/ou des retraits. Des services sans fournir de motifs. La clôture du compte est
connexes peuvent y être associés (assurance, une opération gratuite. Les modalités de clôture
assistance…). sont précisées dans la convention de compte.

Carte à Débit Différé Commission


Carte de paiement permettant à son titulaire de Somme perçue par la banque en rémunération
régler des achats dont les montants sont débités des services rendus à son client.
sur le compte, à une date convenue, généralement
en fin de mois. Elle permet également d’effectuer Compensation
des retraits qui sont débités au jour le jour sur le Échange des opérations entre les banques et
compte. calcul des soldes agrégés des établissements
participant aux échanges.
Carte à Débit Immédiat
Carte de paiement permettant à son titulaire de Compte indivis
régler des achats et/ou d’effectuer des retraits Compte collectif ouvert au nom de plusieurs
dont les montants sont généralement débités sur personnes. L’accord et la signature de tous les
le compte au jour le jour. cotitulaires sont nécessaires pour réaliser les
Caution opérations sur le compte.
Engagement donné par une personne à l’égard
d’un créancier de s’acquitter d’une obligation si le Compte à terme
débiteur ne s’y satisfait pas lui-même. Compte où les fonds sont bloqués pendant une
certaine période convenue contre une
Chèque rémunération prévue au départ.
Le chèque est un écrit qu’une personne appelée le
« tireur », détentrice d’un compte en banque, Compte à vue
remet à une autre personne, appelée « Compte dont le solde peut être retiré par le client
bénéficiaire », pour payer un achat, une dette ou à tout moment, sans qu’il ait à avertir sa banque
effectuer un don. au préalable.

Chèque barré Compte bloqué


Chèque qui ne peut être payé que par remise sur Compte dont le solde créditeur est rendu
un compte bancaire. indisponible, par exemple suite à un décès ou à
une saisie. Le compte à terme a la particularité
Chèque certifié d’être bloqué dès l’origine par convention.
Chèque dont le paiement est garanti par la
banque durant un certain délai. Ce type de chèque Compte collectif
est désormais remplacé par le chèque de banque. Compte ouvert au nom de plusieurs personnes.
Dans un compte indivis, les cotitulaires font
Chèque de banque fonctionner ensemble le compte. Dans un compte
Chèque émis par la banque et dont la provision joint, chaque cotitulaire peut le faire fonctionner
est garantie. seul.
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Compte de dépôt remboursements peuvent être fixes ou varier
Ou compte chèque. Compte bancaire servant à selon des clauses de révision clairement définies.
enregistrer les encaissements et les
décaissements réalisés par le banquier pour le Crédit Documentaire
compte de son client. Il permet également la Engagement pris par la banque d’un importateur
délivrance et l’utilisation d’un carnet de chèque. de garantir à l’exportateur le paiement de
marchandises contre la remise de documents
Compte courant attestant de l’expédition et de la qualité des
Compte ouvert entre le client et son banquier, qui marchandises prévues au contrat. Le crédit
conviennent de faire entrer toutes leurs créances documentaire peut être révocable ou irrévocable,
et dettes réciproques de manière à ce qu’elles notifié ou confirmé.
soient réglées immédiatement par leur fusion
dans un solde disponible dans certaines Crédit immobilier
conditions, mais non exigibles avant la clôture du Crédit destiné à financer l’acquisition d’un
compte. Ce compte se confond souvent dans la logement, d’un terrain ou des travaux de
pratique avec le compte de dépôt. Généralement, rénovation ou d’aménagement.
on parle de compte-courant lorsque le client est
un commerçant ou une personne morale. Crédit in fine
Crédit dont le capital se rembourse en une seule
Compte joint fois à l’échéance. Les intérêts sont généralement
Compte ouvert au nom de plusieurs personnes. payés périodiquement sur la durée du prêt.
Ce compte permet à chacun des titulaires de le
faire fonctionner seul, exactement comme s’il en Crédit non affecté
était l’unique titulaire. Chaque co-titulaire est Ou prêt personnel. Crédit dont les fonds peuvent
personnellement responsable des découverts être utilisés à la convenance de l’emprunteur.
éventuels, même s’ils ne sont pas de son fait.
Crédit relais
Compte titres Crédit accordé par une entreprise bancaire dans
Compte enregistrant les titres déposés par leur l’attente d’une rentrée d’argent. Ce prêt est
titulaire, particulier ou entreprise, auprès d’un remboursable en une fois dès la réalisation de la
établissement de crédit ou une société de bourse. vente.
Convention de compte Date de valeur
Contrat écrit et signé entre une banque et son Date de référence qui sert au calcul des intérêts
client. Il précise les conditions dans lesquelles créditeurs ou débiteurs.
fonctionne le compte (ouverture, clôture, moyens
de paiement fournis, frais, médiation,…), ainsi que Débit
les droits et les obligations de chacune des deux Opération comptable qui diminue le solde du
parties. Toute ouverture d’un compte de dépôt à compte, par exemple à la suite de l’émission d’un
une entreprise donne lieu obligatoirement à la chèque, du paiement d’un prélèvement ou d’un
signature d’une convention de compte de dépôt. TIP, d’un retrait d’espèces, de l’exécution d’un
virement ou d’un paiement par carte.
Cotation
Action d’établir et de publier le cours d’un Débiteur (nom)
instrument financier, d’une devise, d’un client, Personne qui doit une somme d’argent. On parle
d’une marchandise, etc... également de « payeur ».

Crédit affecté Décaissement


Crédit permettant de financer un bien ou un Opération bancaire consistant à mettre des fonds
service déterminé. Les deux contrats, le prêt et à disposition d’un client.
l’achat du bien ou du service, sont étroitement
liés. Le contrat de crédit peut ainsi être annulé si Découvert du compte
l’achat du bien ou du service ne se réalise pas. Position d’un compte de dépôt lorsque son solde
est négatif. Cette situation peut avoir été
Crédit amortissable contractualisée (autorisation de découvert)
Prêt dont le montant, la durée et les préalablement ou non par le banquier
remboursements périodiques (amortissement du
capital et intérêts) sont déterminés lors de sa
mise en place, selon un échéancier. Les

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Dépassement Encours
Fait d’aller au-delà de la limite autorisée : Montant global représentatif du solde, existant à
découvert au-delà du plafond autorisé ou un moment donné, d’opérations ou de produits
dépassement du plafond de paiement et/ou de généralement de même nature
retrait d’espèces par carte.

Dépôt à terme Endossement


Dépôt rémunéré d’un montant contractuel avec Appelé aussi endos. Opération par laquelle une
une échéance et un taux déterminés. personne (l’endosseur) transmet la propriété
d’un titre à une autre personne (l’endossataire),
Dépôt à vue par inscription au dos de ce titre des coordonnées
Dépôt sur un compte à vue, par exemple le du bénéficiaire et d’une signature de l’endosseur.
compte de dépôt. L’endossement peut porter, par exemple, sur une
lettre de change.
Devise
Monnaie de tout pays étranger. Engagement par signature
Aussi appelé Crédit de signature. Garantie
Différé d’amortissement (cautionnement, aval…) donnée par une banque à
Période pendant laquelle l’emprunteur ne son client. Cette garantie permet au client
rembourse aucun capital. Il ne paie que les d’obtenir un crédit auprès d’un tiers.
intérêts du prêt. Les cotisations d’assurances sont L’engagement donne lieu à la perception d’une
généralement perçues pendant la période de commission d’engagement.
différé d’amortissement.
Entreprise d’investissement
Différé total Personne morale dont la profession principale est
Période pendant laquelle l’emprunteur ne de fournir des services d’investissement :
rembourse ni capital ni intérêts. Les intérêts sont réception et transmission d’ordres, négociation
ajoutés au capital restant dû. Seules les d’instruments financiers, gestion de portefeuille,
cotisations d’assurances sont généralement prise ferme et placement d’instruments financiers
perçues pendant la période de différé total. (actions, obligations, actions de SICAV, parts de
fonds communs…). Elles doivent être agréées
Dividende pour pouvoir exercer leur activité.
Revenu perçu par le détenteur d’une action et
correspondant à la part du bénéfice réalisé Escompte
qu’une société distribue chaque année à ses Forme de crédit à court terme par laquelle un
actionnaires. Il peut être versé en espèces ou bien banquier achète un effet de commerce avant son
en actions. échéance et en verse à son porteur le montant
diminué des intérêts et des commissions.
Droit au compte
Toute personne domiciliée au Maroc, dépourvue Facilité de caisse
d’un compte de dépôt, et qui s’est vue refuser Crédit de court terme accordé par un banquier
l’ouverture d’un compte de dépôt par une pour permettre à une entreprise de faire face à
banque, a le droit de demander à BAM de ses besoins de trésorerie, notamment au moment
désigner un établissement bancaire pour des échéances de fin de mois. Il est aussi appelé
bénéficier d’un compte de dépôt et du service crédit de calendrier.
bancaire de base gratuit associé au droit au
compte. La banque, qui refuse d’ouvrir un compte Fonds propres
à un particulier, peut lui proposer d’effectuer à sa Sommes investies par les propriétaires d’une
place les démarches auprès de BAM pour entreprise par opposition à ses ressources
bénéficier du droit au compte. Une convention de extérieurs.
compte doit être signée. Frais de tenue de compte
Frais perçus par la banque ou l’établissement de
Effet de commerce paiement pour la gestion du compte.
Titre négociable qui donne droit au paiement
d’une somme d’argent à court terme. La lettre de GAB
change (traite), le billet à ordre et le warrant sont Automate permettant à un client de retirer des
des effets de commerce. billets de banque, de faire des opérations
bancaires (consultation du solde de son compte,
commande des chéquiers, etc…) voire extra-
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bancaires (recharges téléphoniques, paiement de Dans le cas d’un placement, il s’agit d’intérêts
la facture téléphonique, etc.…) au moyen d’une versés à l’échéance du placement.
carte et de son code confidentiel.
Intérêts conventionnels
Garantie Intérêts calculés sur la base d’un taux fixé par les
Engagement donné ou reçu pour assurer le parties lors d’un contrat.
paiement d’une dette ou créance. On distingue les
garanties personnelles comme le cautionnement Intérêts courus
et les garanties réelles comme l’hypothèque. Fraction des intérêts acquis mais dont le
règlement n’est pas encore exigible. Ce calcul est
Garantie personnelle notamment effectué pour déterminer la valeur
Elle engage le patrimoine personnel de celui qui a instantanée d’une obligation en fonction de la
accepté de régler la dette du débiteur dans le cas date de détachement du coupon.
de défaillance de celui-ci.
Intérêts créditeurs
Garantie réelle Intérêts réglés aux clients qui bénéficient d’un
Elle engage un bien déterminé sur lequel pourra produit de placement bancaire.
se faire payer le créancier en cas de défaillance de
son débiteur. Cela peut être un gage sur un bien Intérêts débiteurs
mobilier ou une hypothèque sur un bien Ou agios. Intérêts payés par une personne dont le
immobilier. compte présente un solde débiteur.

Gestion d’actifs Leasing


Activité de la banque recouvrant les métiers de la Ou crédit-bail. Contrat de location d’un bien
gestion privée et collective des fonds déposés par mobilier ou immobilier avec une promesse de
la clientèle, des OPCVM notamment. vente à la fin du contrat à un prix fixé à l’avance.

Hypothèque Lettre de change


Garantie donnée à un organisme de crédit sur un Ou traite. Effet de commerce par lequel une
bien immobilier et sur lequel il doit se faire payer personne ordonne à son débiteur de verser, à une
date indiquée, une somme déterminée à lui-
en cas de défaillance du débiteur.
même ou à une autre personne désignée.
IBAN (International Bank Account Number)
Lettre de Change Relevé (LCR)
Norme internationale d’identification des
Lettre de change informatisée constituant à la fois
comptes bancaires. L’IBAN garantit
un moyen de paiement dématérialisé et un
l’identification de chaque compte bancaire de la
instrument de mobilisation pour les entreprises à
clientèle. Il est composé du code pays où est
la recherche de trésorerie. S’apparente à un
localisé le compte, de la clé de contrôle et de
prélèvement accepté au coup par coup par le
l’identifiant national du compte.
débiteur. L’informatisation de la lettre de change
évite les nombreuses et coûteuses manipulations
Incident de paiement
de la lettre de change papier.
Non-paiement par la banque d’une opération au
débit du compte (chèque, prélèvement,
Lettre de Crédit stand by
amortissement de prêt, …), du fait d’un découvert
Document garantissant les obligations d’un
non autorisé, ou d’un dépassement du découvert
acheteur de payer des marchandises ou des
autorisé par exemple. L’incident peut donner lieu
services. Elle consiste en l’engagement
à une interdiction temporaire de cette opération
irrévocable d’une banque d’indemniser son
de la part du débiteur.
bénéficiaire lorsque le donneur d’ordre s’avère
défaillant. Les lettres de crédit stand-by sont
Indexation
utilisables contre la remise de certains
Action de lier la variation d’une valeur
documents. Le vendeur ne réalisera le contrat que
(obligation, rente...) à la variation d’une autre
lorsqu’il aura reçu notification de l’émission de sa
valeur servant de référence.
garantie de paiement au travers de la lettre de
crédit stand-by. Cette notification lui parviendra
Intérêt à terme échu
soit de la banque émettrice, soit d’une seconde
Dans le cas d’un prêt, il s’agit d’intérêts payables
banque, située dans son pays et jouant le même
lors du remboursement des fonds empruntés.
rôle que dans le cadre du crédit documentaire.
Une fois les marchandises prêtes, elles sont
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expédiées vers l’acheteur. Si le paiement accord, les formalités nécessaires pour que les
n’intervient cependant pas, alors la lettre de prélèvements et virements réguliers reçus soient
crédit stand-by est alors mise en jeu. Le vendeur présentés sur le nouveau compte. Il s’agit du
impayé fait appel de la garantie, sous forme d’une service d’aide à la mobilité bancaire.
demande signée par lui et certifiant que
l’acheteur n’a pas rempli ses obligations de Montant total dû
paiement. Dans le cadre d’un crédit à la consommation, ce
montant représente la somme du montant total
Liquidation judiciaire du crédit et du coût total du crédit.
Procédure légale applicable à une entreprise en
faillite. Les biens sont vendus pour payer les Moyen de paiement
créanciers. La liquidation judiciaire du Instrument qui, quel que soit le support ou le
bénéficiaire d’un chèque constitue un cas procédé technique utilisé, permet à une personne
d’opposition (comme le redressement judiciaire) de transférer des fonds. Les principaux moyens
pour l’émetteur du chèque. de paiement sont la carte, le chèque, le virement,
etc.
Liquidités
Ensemble des actifs disponibles immédiatement, Nantissement
qu’il s’agisse d’actifs détenus par une entreprise Ou gage. Contrat par lequel un débiteur affecte au
ou par un particulier profit de son créancier (sa banque) un objet
mobilier (marchandises, valeurs mobilières,
Main levée
créances) en garantie du paiement de sa dette
Document par lequel une personne qui a fait
procéder à saisie-attribution, à une inscription
Obligation
hypothécaire, à une mesure conservatoire ou à
Valeur mobilière émise en contrepartie d’un prêt
une mesure d’exécution portant sur des biens de
consenti par un souscripteur à l’émetteur :
son adversaire, déclare y renoncer, généralement
société, État, collectivités locales… Il existe
après avoir été payée par le débiteur poursuivi.
différents types d’obligations, mais elles ont une
caractéristique commune : le versement d’un
Mandataire social
intérêt ou coupon (le plus souvent annuel) et le
Personne chargée d’administrer ou de
remboursement du capital à l’échéance.
représenter une société.
OPCVM
Marché monétaire
Société ayant pour objet de gérer les fonds
Marché sur lequel les agents économiques
confiés par ses actionnaires en les investissant en
négocient entre eux leurs besoins et leurs
particulier sous forme de valeurs mobilières.
excédents de capitaux à court et moyen terme. Il
Cette appellation recouvre les sociétés
comprend le marché interbancaire réservé aux
d’investissement à capital variable (SICAV), les
établissements de crédit et le marché de Titres de
fonds communs de placement (FCP), les fonds
Créances Négociables ouvert à tous les agents
communs de créances (FCC) et les sociétés civiles
économiques
de placement immobilier (SCPI).
Médiateur bancaire
Opération de change
Personne désignée par chaque établissement de
Conversion d’une monnaie nationale en monnaie
crédit pour examiner et chercher des solutions
d’un autre pays. Cette opération peut porter sur
aux litiges entre un client et sa banque. Il peut
un mouvement en compte, comme le virement ou
être saisi par tout client non professionnel qui
s’effectuer en espèces. Dans ce dernier cas, on
rencontre des difficultés au sujet des services
parle alors de change manuel.
fournis ou de l’exécution des contrats. Avant de
saisir le médiateur, il faut avoir adressé une
Opposition
réclamation à son agence ainsi qu’au service
Ordre donné à la banque de ne pas payer un
Clientèle
chèque, un effet ou un avis de prélèvement. En
matière de chèque, on ne peut faire opposition
Mobilité bancaire
qu’en cas de perte ou de vol du chèque,
En cas de changement de banque, on ne parle pas
d’utilisation frauduleuse de celui-ci ou enfin de
d’un transfert de compte mais d’une clôture de
redressement ou de liquidation judiciaire. La
l’ancien compte et d’une ouverture d’un nouveau
compte. A partir de 2016, la nouvelle banque banque doit refuser toute opposition pour un
pourra effectuer à la place du client et avec son

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autre motif. Une opposition faussement justifiée Rachat de crédit
est pénalement sanctionnée. Opération consistant à regrouper en un seul
crédit plusieurs prêts existants, de durées et de
Ordre de virement taux d’intérêts différents. Le nouveau crédit se
Instruction (mandat) donnée à la banque par le caractérise par un taux d’intérêt généralement
débiteur de débiter un compte pour créditer celui inférieur à celui des crédits rachetés et par une
du bénéficiaire. durée plus longue. Le montant des mensualités
est donc diminué. On parle également de
Paiement à terme regroupement, de restructuration ou de
Paiement effectué à une date déterminée, consolidation de crédits.
postérieure à la signature d’un acte, qui permet
de laisser au débiteur un délai pour régler sa Recouvrement à l’amiable
dette au créancier. Procédure de premier niveau demandée par un
créancier à l’encontre de son débiteur pour se
Personne morale faire payer. Si la procédure n’aboutit pas, le
Société, groupement ou association auxquelles la créancier peut demander un recouvrement
loi reconnaît une personnalité juridique distincte judiciaire.
de celle de ses membres.
Recouvrement judiciaire
Placement Action en justice dont le but est d’obtenir un
Argent investi dans une société, un produit jugement condamnant le débiteur à rembourser
bancaire ou d’assurance, un bien, etc., en vue d’en sa dette à son créancier.
tirer profit.
Rééchelonnement
Prélèvement Opération par laquelle les conditions de
Moyen de paiement par lequel le paiement est remboursement initiales du ou des prêts sont
réalisé à l’initiative du créancier. Le débiteur doit modifiées : réaménagement du taux et/ou de la
avoir préalablement donné son accord au durée de remboursement.
créancier et à sa banque ou son établissement de
paiement. Relevé de compte
Le prélèvement est généralement utilisé pour les Le relevé est un document récapitulant les
paiements fréquents et réguliers. opérations enregistrées sur le compte d’un client
pendant une période déterminée, généralement
Prime mensuelle.
Somme versée par un assuré à une compagnie
d’assurance dans les conditions définies au Remboursement par anticipation
contrat. Possibilité pour le client de rembourser
partiellement ou totalement un crédit avant la fin
Procuration à un tiers prévue du contrat.
Acte par lequel une personne (le mandant) donne
à une autre personne (le mandataire) le pouvoir Retrait
d’agir pour son compte et en son nom pour Opération par laquelle un client retire de son
réaliser – tout ou partie – des opérations sur son compte, soit à un automate (GAB), soit au guichet
compte. de sa banque une certaine somme en espèces

Provision RIB (Relevé d’Identité Bancaire)


Somme ou autorisation de découvert suffisante Document permettant en France d’identifier les
sur un compte bancaire pour permettre le coordonnées du compte d’un client. Le RIB
comporte le code de la banque, le code de la ville,
règlement des opérations en cours : paiement des
le code du compte, le numéro de compte et les 2
chèques émis, paiements des factures de carte, clés de contrôle. Le RIB se trouve généralement
prélèvements … etc. sur le relevé de compte et/ou dans le chéquier.
(voir également le code IBAN). Le RIB peut être
Quote-part communiqué par le client à tous ses débiteurs ou
Dans un bien indivis, fraction représentant une créanciers pour permettre la réalisation
part de propriété. d’opérations (virements, prélèvements, TIP…) sur
son compte.

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Risque de change
Risque encouru par le propriétaire d’un bien, SWIFT (Organisation)
d’une créance ou d’une dette, lorsque son Ou Society For Worldwide Interbank Financial
montant est exprimé en devises, du fait de la Telecommunications. Coopérative de droit belge
dépréciation d’une monnaie par rapport à une créée en 1977, à l’origine par et pour les banques,
pour développer et exploiter un réseau
autre.
international de télécommunication afin
Saisie-arrêt d’échanger des informations standardisées par
Opposition par laquelle un créancier retient les des applications informatiques. Le réseau SWIFT
sommes ou effets revenant à son débiteur est utilisé, à fin 2002, par 9672 utilisateurs dont
directement sur con compte, (ex Trésor Public). 2217 actionnaires.

SWIFT (Réseau)
Secret « bancaire » (Secret professionnel)
Réseau mondial de télécommunication du secteur
Relevant du secret professionnel, le secret «
bancaire » est l’obligation légale, pour la banque financier lancé en 1977. Hautement sécurisé,
et ses collaborateurs, de ne révéler aucune disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il
information concernant ses clients à un tiers. Le assure les services de transmission de messages
secret peut être levé dans certaines conditions normalisés entre les différents acteurs du monde
très strictes à la demande de certaines autorités de la finance.
administratives ou judiciaires.
Tableau d’amortissement
Services de banque à distance Tableau indiquant le montant dû par
Ensemble de services rendus par la banque l’emprunteur à chaque échéance du crédit en
disposant ou non d’agence ou de lieu d’accueil de détaillant la répartition du remboursement entre
la clientèle et utilisant les nouvelles technologies : le capital, les intérêts, la prime relative aux
(Internet, téléphone…) pour réaliser à distance – assurances (lorsque celles-ci sont obligatoires) et
tout ou partie – des opérations sur le compte le capital restant dû après chaque échéance.
bancaire.
On parle également de banque en ligne. Tacite reconduction
Continuation d’un contrat au-delà du terme
SICAV : Société d’Investissement à Capital prévu, à défaut d’objection des parties.
Variable
La SICAV est une OPCVM qui prend la forme d’une Taux effectif global (TEG)
société anonyme, dont l’objectif principal est la Taux d’intérêt annuel qui intègre l’ensemble des
gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières. La frais liés à un crédit (frais de dossier, de
SICAV émet des actions au fur et à mesure des garantie… etc), que ceux-ci soient prélevés au
demandes de souscription et peut assurer elle- profit de la banque ou par d’autres organismes
même la gestion de son portefeuille ou bien (notaires, Trésor public, assurances…).
confier, sous sa responsabilité, cette fonction soit
à une société de gestion, soit à un gestionnaire Taux d’intérêt
habilité. Pourcentage annuel du capital que rapporte une
somme placée ou, que coûte une somme
Solde du compte empruntée.
Différence entre la somme des opérations au
débit et au crédit d’un compte depuis son Taux de Base Bancaire
ouverture. Le solde est dit créditeur (positif) Taux servant de référence à une banque pour
lorsque le total de ses crédits excède celui de ses certains crédits. Selon les conditions de chaque
débits, et débiteur (négatif) dans le cas contraire. crédit (montant, durée, risques encourus), ce taux
de référence sera plus ou moins majoré pour
Souscription obtenir le taux d’intérêt consenti. Chaque banque
Fait par lequel une personne adhère à un contrat, fixe librement son taux de base en fonction du
à un produit, etc. coût moyen de ses ressources, de ses moyens de
refinancement et des contingences
Surendettement réglementaires auxquelles elle est soumise.
Situation dans laquelle une personne ou un
ménage, se trouve dans l’impossibilité manifeste Taux fixe
de faire face à ses charges et à ses dettes Taux dont le montant reste inchangé pendant
courantes non professionnelles (loyer, factures toute la durée d’un prêt.
d’électricité, remboursement de prêts…).
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Taux nominal Trésorerie
Taux de base qui sert au calcul des intérêts sur un Montant des disponibilités à vue dans un compte
prêt ou sur un placement. L’incidence des autres bancaire.
éléments (assurance, frais de dossier… etc.)
s’ajoute au taux nominal pour obtenir le TEG. Valeur liquidative
La valeur liquidative est la valorisation des parts
Taux minimum garanti d’un portefeuille de valeurs mobilières.
Taux de rémunération d’un placement fixé par
avance dans certains contrats. Versement
Opération bancaire de dépôt de fonds sur un
Taux variable compte-courant, un compte épargne, etc.
Taux appliqué à un prêt et ajusté en fonction de la
variation d’un index de référence dans les Virement
conditions prévues dans le contrat d’origine. Instruction (mandat) donnée par le débiteur à sa
banque de débiter son compte pour créditer celui
Télécompensation du bénéficiaire.
Opération qui vise à mettre à jour les comptes
bancaires après des virements ou prélèvement Warrant
sur un compte. Elle s’effectue grâce à un réseau 1. À l’origine, il s’agit d’un titre qui représente un
interbancaire dédié. droit de propriété (récépissés) d’un stock de
marchandise et dont on peut détacher une partie
Tiré (warrant) de façon à obtenir une avance auprès
Lorsqu’il s’agit d’un chèque, la banque tirée est la d’une banque à hauteur de la valeur du stock
banque qui détient le compte sur lequel le chèque (warrant pétrolier, warrant agricole…)
est émis et qui doit le payer. 2. Nommé aussi bon d’option, le warrant est un
produit semblable dans son principe à une option,
Titre
mais il est juridiquement une valeur mobilière
Document écrit ou inscription en compte
cotée au comptant sur un marché réglementé. Il
représentant un droit. Il désigne notamment les
valeurs mobilières. ne peut pas être vendu à découvert et il permet
d’acheter (Call warrant) ou de vendre (Put
Transfert de compte warrant) une certaine quantité (quotité) (action,
Opération qui consiste à déplacer le compte d’une obligation, indice, devises, etc.) à un prix fixé (le
agence d’un établissement vers une autre agence prix d’exercice) jusqu’à une date déterminée
du même établissement. (l’échéance). Les warrants sont généralement
émis par des banques.

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Bibliographie

‐ La Banque et l’Entreprise de Gérard ROUYER et Alain CHOINEL (Edition : La revue


Banque)
‐ La Loi bancaire n° 103-12 du 24 décembre 2014
‐ Les techniques bancaires : en 52 fiches de Philippe Monnier, Sandrine Mahier-
Lefrançois (Edition Dunod)
‐ Les techniques de banque de crédit et de Commerce Extérieur au Maroc de Mohamed
Azzedine BERRADA – (Edition : SECEA)
‐ L’essentiel des techniques bancaires de Jean-Marc BEGUIB et Arnaud BERNARD –
(Edition : L’Organisation - Groupe Eyrolles)
‐ Le Rapport sur la supervision bancaire de Bank Al Maghrib – 31-12-2017
‐ Principes de technique bancaire de Luc Bernet-Rollande (Edition Dunod)

Webographie

‐ Ministère de l'économie et des finances : www.finances.gov.ma


‐ BANK AL-MAGHRIB : www.bkam.ma
‐ AMMC : Autorité Marocaine du Marché de Capitaux : www.ammc.ma
‐ Office des Changes : www.oc.gov.ma
‐ Banque Populaire du Maroc : www.gbp.ma
‐ Attijariwafa bank : www.attijariwafabank.com
‐ Banque Marocaine du Commerce Extérieur for africa : www.bmcebank.ma
‐ Banque de France : www.banque-france.fr

elmousselly@gmail.com
©Octobre 2018

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Centres d'intérêt liés