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COLLECTION
DES

MÉDECINS GRECS ET LATINS


PUBLIÉE,

SOUS LES AUSPICES DU MINISTERE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE,

CONFORMÉMENT AU PLAN APPROUVÉ PAU L’ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES


ET PAR L’ACADÉMIE DE MEDECINE,

PAR LE D" CH. DAREMBERG,


PnOPESSEüR À LA FACULTÉ DE MEDECINE DE PARIS,
BIBLIOTHÉCAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE MAZARINE ,

BIBLIOTHÉCAIRE HONORAIRE DE L’ACADEMIE DE MEDECINE ,

MEMBRE CORRESPONDANT DE L’ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES DE MUNICH.


À PARIS,

CHEZ J. B. BAILLIÈRE et FILS,


RUE HAUTEFEUILLE , a” 19;

A Londres, chez Baillière, Tindall and Gox;

A Madrid, chci C. Bailly-Iîallliére, 10, plazu Santa Ana.

«
œUVRES
DE

TEXTE COLLATIONNÉ SUR LES MANUSCRITS,

TRADUIT POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANÇAIS,

AVEC UNE INTRODUCTION.

PUBLICATION COMMENCÉE

PAR LE ir CH. DAREMBERC,


CONTINUÉE ET TERMINEE

PAR CIL ÉMILE RUELLE,


RIBLIOTHÉCAIRE À LA BIBLIOTHEQUE SAINTE - GENEVIEVE.

PARIS.
IMPRIMÉ PAR AUTORISATION DU GOUVERNEMENT

A L’IMPRIMERIE NATIONALE.

M DCGC LXXrX.
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PREFACE

M. Ch. Daremberg écrivait en i85i, dans les premières


pages des Œuvres (TOribase publiées par lui avec M. Bussema-
ker : a La publication de Rufus suivra de près celle du pre-
mier volume d’Oribase ^ . »

Une série de circonstances dont le détail serait inutile a

mis obstacle à la réalisation de cette promesse, soit avant, soit

depuis la mort de M. Daremberg, et c’est seulement dans le

courant de iByy qu’il a été possible de songer à terminer la

publication de Rufus, poussée par le savant médecin-philo-


logue jusqu’à la page 2 46 de ce volume. Ce n’est pas à dire

que M. Daremberg soit resté entièrement étranger à la prépa-


ration de ce qui vient ensuite. Sans considérer ce que son

continuateur pourrait gagner ou perdre à ne pas fixer sa part

de responsabilité ,
il nous répugnerait à tous égards de laisser

cette question dans le vague.


MM. J.-B. Baillière et fils nous ont mis entre les mains
ïapparatus de notre regrettable ami où nous avons trouvé
, la

^ Dès 1 84 2 , L. Ideler annonçait l’in- M. Littré, rédacteur de ces Instruc-


tention de commencer le tome III de tions, s’exprimait ainsi; «Rufus sera
ses Scriptores medici minores par les aussi un objet tout particulier de l’at-

écrits de Rufus. (T. Prœf., p. v.)


II, tention de M. Daremberg qui depuis ,
,

Dans les «Instructions de l’Académie longtemps, amasse les matériaux né-


des inscriptions et belles-lettres rela- cessaires à une nouvelle et complète édi-
tives à la nouvelle mission de M. Da- tion de cet auteur.» [Arcli. des missions
remberg en Allemagne et en Italie,» scient, et litt., t. III , i853, p. 4‘î4.)
1 UUFUS D’ÉPHÈSE.
majeure partie tics textes qui restaient à publier, ainsi que
(les collations de manuscrits non encore utilisées. Les traduc-
tions françaises de ces textes sont notre œuvre. En l’accom-
plissant, nous avons eu, le plus souvent, à établir le texte

grec que notre prédécesseur avait simplement transcrit ou


fait transcrire en y joignant des collations. Il n’avait laissé que
des indications très-sommaires sur les manuscrits consultés
par lui ou pour lui. Quant à la notice sur la vie et les œuvres
de Rufus, annoncée dans le cours de la partie qu’il a impri-
mée lui-meme, rien des matériaux qui ont pu être réunis par

ses soins dans cette vue ne figurait parmi ceux de ses papiers

qui nous ont été remis.


Il nous eût été complètement impossible de songer à ter-

miner cette publication ,


si nous n’avions eu lieu de compter
sur la haute direction et les conseils d’un savant académicien
failli et le maître de M. Dareniberg, le traducteur d’Hippo-
crate. M. E. Littré nous a soutenu et guidé dans cette tâche.
Il a certes plus que nous -même bien mérité de Rufus. Pour
féconomie générale du travail, nous nous sommes, autant
que possible ,
conformé au" a Plan de la collection » exposé
par M. Ch. Daremherg en tête des Œuvres (VOrihase, et nous
avons souvent recouru, chemin faisant, aux conseils et aux
indications de M. Eni. Egger, dont fohligeance n’a d’égale

que son érudition si variée.

I.

RUFUS D’ÉPHÈSE.

Bien que Rufus ait été célèbre dans fantiquité, on ne sait

rien ou presque rien de sa vie. L’auteur du Kilâb el-Hokama


ouvrage de biographie médicale écrit en arahe, et plus tard

Grégoire Ahulfaradje [Histor. dynast. , p. 5p, édit. Pocock),


font fait contemporain de Platon. Jean Tzetzès le présente
PRÉFACE. in

dans ses Chiliades (VI, xliv, vers 3oo) comme ayant étt le mé-
decin de la reine Cléopâtre ^ L’opinion à laquelle s’est arrêtée

la critique le place avec Suidas sur la limite du f et du


ir siècle de notre ère, au temps de l’empereur Trajan. Galien,
né lui-même l’an i3i, compte Rufus parmi les vscoTSpoi. [De
atra bile, chap. i.) Il faut noter que Damocrate, qui a écrit

sous Tibère, le cite déjà comme une autorité. On a dit que


les écrits de ce médecin ne fournissaient aucune donnée sur
sa vie. Toutefois, d’après un passage de son traité De rinterro-

gatoire des malades (ci-après, p. 196), il fit un voyage et peut-


être même un séjour de quelque durée en Égypte. M. Darem-
berg exprimait, en 1 8 yo ,
f opinion que Rufus a résidé à Rome
(Histoire des sciences médicales, t. I, p. 190); mais nous igno-
rons sur quelles données.
On peut ,
en outre se ,
faire une idée de son caractère moral
de sa valeur scientifique et littéraire. Quoi qu’en ait dit G.
Abulfaradje, qui paraît avoir confondu Rufus avec un autre
médecin de l’antiquité, Galien se range à l’avis de son devan-
cier plus souvent qu’il ne le réfute. Les écrits de Rufus font
voir en lui un esprit généralement droit, inspiré par la philo-

sophie aristotélique, cherchant à donner la raison des faits et

des prescriptions. Il distingue avec une grande précision les va-

riétés de chaque maladie, en détaille avec soin le traitement,

et ne se départ jamais d’une méthode rigoureuse. M. Darem-


herg fa déjà dit ailleurs: d’après Haller, Rufus est le premier
qui ait décrit le chiasma des nerfs optiques. Il reconnaissait

deux ordres de nerfs, ceux de mouvement et ceux de senti-


ment. Ackermann (dans la Bibliotliècjae grecque de Fahricius,
édit. Harles, t. IV, p. 71 5) a porté, sur le style de Rufus, ce

jugement auquel on souscrira : u Dictione utitur attica ,


sim-

'
Probablement pour l’avoir confondu avec Dioscoride, dont Suidas a écrit:
KAsoTrarpot avvïjv.
RUFUS D’ÉPHÈSE.
plici ,
gravi ,
concisa ,
et brevitate omni verborum pompa or-

natiore. » Un de ses éditeurs, Clinch, l’avait déjà loué pour la

netteté et la simplicité de son style. (P. xvii.) Frédéric Düb-


ner écrivait à M. Daremberg : «J’ai toujours regardé Rufus
comme un écrivain sérieux, très-bon et fort intéressant, même
pour les dviarpoi tels que moi : son style a un cachet à lui ,
ce
que l’on ne peut pas dire d’un grand nombre. » (Lettre iné-

dite du 28 juillet 1859.)


On voit par ses écrits qu’il était à la fois praticien et profes-

seur. 11 étudia l’anatomie sur le singe. Il se fît un nom dans


la botanique médicale. Haller a fait ressortir son mérite en
botanique, en anatomie et en thérapeutique L S’il faut en

croire Galien, Rufus connaissait à fond les livres hippocra-


tiques^. Il fit faire plus d’un pas à la science et à la pratique.
Ainsi Clinch remarque que, sur la question du contenu des
veines et des artères ,
la doctrine d’Erasistrate ,
renversée par
Galien, avait été déjà fortement ébranlée par Rufus d’Epbèse,
qui établissait la présence et du sang et du pneuma dans les

artères aussi bien que dans les veines. (Voir plus loin, p. 1 83 .)
Le même éditeur signale aussi ce fait que Rufus paraît avoir

reconnu dans ,
la cavité de l’utérus certains vaisseaux dont
,
la

connaissance avait échappé à ses devanciers. (Voir p. iSq.)


Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir M. Daremberg, dans son

1 Voir Haller, B/6/. hot.,t. I, S 48 , avait commenté les Aphorismes, le livre


p. 107; Bibl. anat., t. I,S 53 , p. 78; des Epidémies, le I*'' livre des Prorrhe-
et Bihl. med. pract., t. I,S 53 ,p. 172. iiques, le traité des Humeurs. C’est là
2 Galien, Traité sur ses propres oa- tout ce que nous savons de ses com-
vracjes, t. IV, p. 370 , ed. Basil. M. Littré mentaires sur les écrits hippocratiques.
{Œuvres d'Hippocrate, t. I, p. io 4 a )
Galien dit que Rufus s’elForçait tou-
dit O Nous ne savons pas au juste
: jours de conserver les vieilles leçons du
quels sont les écrits hippocratiques que texte. {Gai., t. V, p. 188, edit. Basil.)
Rufus avait commentés. Galien, qui On voit, par quelques lignes que Galien
seul nous donne quelques renseigne- a conservées du Commentaire de Rufus
ments sur ce sujet, nous prouve, par sur le livre des Prorrhétiijiies, que le

les citations qu’il rapporte, ([ue Rnfus médecin d’Bpll^sc estimait peu les Ira-
PRÉFACE. V

Histoire des sciences médicales (résumé de ses leçons publié en


1870 ), s’exprimer ainsi (t. I, p. 10 ) : a Si l’on avait soigneu-

sement consulté les archives de la médecine on aurait depuis


,

longtemps trouvé dans Rufus, dans Soranus, dans Hé-


liodore et dans Galien, la torsion des artères; dans Hérophile
et dans Rufus, toute une théorie des mouvements du pouls,
mouvements qu’on apprécie aujourd’hui à l’aide d’instruments

ingénieux. »

La sculpture antique ne nous a pas laissé la représentation

de la figure de Rufus; mais un manuscrit de Dioscoride


remontant au vf siècle L conservé à Vienne et décrit par
Lambécius ,
renferme des dessins reproduits en partie par ce
bibliographe [Biblioth. Cæsar.,t. II, p. 566), par J. P. Bellori
(ad calcem Illastr. philosophoram ,
pcet. ,
rhetor. rom., i685,

in-folio), et par Gronovius [Thésaurus antiq. græc., t. III,

tab. CCCC). Deux de ces dessins représentent ,


l’un ,
Chiron Ma- ,

chaon Pamphile Xénocrate Niger, Héraclide (deTarente?)


, , , et

Mantias, l’autre, Galien, Cratevas, Apollonius (de Cittium?),


Andréas, Dioscoride, Nicandre et Rufus. La ressemblance de
notre auteur, bien que le dessin soit treize fois séculaire,
n’est guère plus certaine pour nous que celle du centaure-
médecin qui commence cette curieuse galerie^.

Le récent ouvrage d’histoire médicale du docteur Lucien


Leclerc^ renferme les informations suivantes sur la place

vaux de Zeuxis : «Zeuxis, dit-il, s’il « mènes les plus utiles.» (Gai., ibid:]
« faut aussi en faire mention ,
qui fuit Rufus voulait qu’on lût urines rendues
«ordinairement la raison, en donne ici avec douleur, ovpa cnhova.-n
«une preuve, car, rencontrant une er-
^
Si, du moins, est exact le calcul
« reur, il l’a conservée; il veut qu’on iu- que fait Lamhécius sur l’âge de ce pré-
«terprëte (il s’agit d’un passage du cieux manuscrit.
«F' livre Des Prorrhéliques) urine cuite ^ Voir ce que dit M. Littré (
Œuvres
« oZpa 'séTiova ,
comme signifiant urine complètes d’ Hippocrate t. I, p. 43) sur
« purulente et épaisse ,
chose fâcheuse ;
la représentation sculpturale du méde-
«ne sachant pas que la coction des cin de Cos.
«urines est comptée parmi les phcno- ^ Histoire de la médecine arabe. Ex-
VI UUFUS D’ÉPHÈSE.
occupée par Rufus d’Ephèse dans le mouvemenl scientifique

qui s’est produit chez les Arabes au xf siècle (t. I, p. 289


et suiv.) :

((Rufus, dit Ebn Abi Ossaïbiah ,


naquit à Ephèse et fut le
premier médecin de son temps b Galien l’a cité et en faisait

grand cas. Le Filirist n’est pas plus explicite, et le Küâb el-

Hohama, suivi par fauteur des Dynasties, le fait contempo-


rain de Platon, etc. On croit généralement que Rufus vivait

au commencement du second siècle. )>

Suit la liste des écrits de Rufus donnée par Ebn Abi, dont
nous avons tiré parti plus loin (p. xxxvi).
« Si les biographes arabes ne nous fournissent aucun ren-
seignement sur les traductions de Rufus ,
il n’en est pas moins
incontestable que ses ouvrages ont été traduits en arabe. Nous
en avons la preuve dans les nombreuses citations que nous
rencontrons dans Sérapion, dans Mésué, dans le Continent de
Rbazès et dans les Simples d’Ebn el-Beïtbar^. »

posé complet des traductions du (jrec; les a rappelé que le nom de Rufus est
sciences en Orient, leur transmission à quekpiefois produit sous la forme liu-
l’Occident par les traductions latines. finus , notamment dans Rbazès. 2“ (Ins-

Paris, E. Leroux, 1876. 2 vol. gr. criptions from tombs , etc. , n° 7 )


: Tom-
in-8“. beau et autel élevés à la mémoire d’un
^ Ebn Abi dans un autre endroit Marcus Pomponius Boron, médecin,
appelle notre auteur « le grand Rufus ,
» ami d’Auguste et d’ülpia Niké, sa
comme l’avait fait Oribase [Euporistes, femme. Dernières lignes aopou :

I, Préambule). Hi^SovTai 70 avvéSpiov oî èv ÈÇéacp (it:6

M. Paul Foucart nous a donné le


^
TOU MotiCTe/oü îarpoi, oh xcidiepcüaciTnv
conseil de compulser l’ouvrage de J. T. eh xXripov M. A. K. Il semble résulter
Wood [Discoveries at Ephesus, etç. ), de ce texte qu’il existait à Ephèse sous ,

mais nous y avons cherché vainement la domination romaine (comme plus


quelque insaiption portant la mention anciennement à Smyrne), une sorte de
(le notre médecin épbésien. Deux textes centre médical ce qui expliquerait la
,

épigraphiques publiés par Wood mé- pluralité des médecins célèbres origi-
ritent toutefois de nous arrêter un ins- naires de celte cité; mentionnons entre
tant : 1° (Inscriptions from the great autres Daphnus (un des deipnosophistes
théâtre, n“ 11) : ^idpnos Avprihos Poü- d’Alhénée), Soranus, Magnus, Méné-
ÇsTvos ÀXe^avSpevs nal ÈOéaios nal Pd- crate.
èios (sic). Cette inscription nous Le nom de Rufus se rencontre dans
PRÉFACE. Vil

Nous ne pouvons mieux faire, pour exposer synoptique-


ment l’œuvre conservée de Rufus et l’économie de la présente
édition ,
que de reproduire ,
avec des détails et des notes com-
plémentaires, la notice que M. Gb. Daremberg a consacrée à

cet auteur dans son Plan de la collection des médecins grecs et

latins. (OEuvres d’Oribase, t. I, p. xxiii.)

Ce que nous connaissons de Rufus d’Eplièse consiste en fragments

qui se trouvent dans divers autres médecins grecs et arabes, surtout dans
Oribase, dans Aétius \ dans Paul d’Egine et dans Rbazès, et en véri-
tables traités malheureusement trop peu nombreux:.
Des trois ouvrages de Rufus qui sont arrivés jusqu’à nous, Fun traite

des maladies de la vessie et des reins, l’autre du nom qu’ont reçu les diverses

parties du corps, le troisième de la goutte^.

De Matthæi a publié le premier traité avec plus de deux: cents lacunes,

d’après deux manuscrits, l’un de Moscou, l’autre d’Augsbourg Je suis


parvenu à combler toutes ces lacunes, soit par la collation de sept autres
manuscrits soit par la comparaison du texte original avec les fragments
qui font actuellement partie de la Collection médicale et de la Synopsis
d’ Oribase, de la Tétrahiblos d’Aétius et de V Encyclopédie de Paul d’Egine.

Stobée [E(jlo(jœ physicœ, § 48), en tête Cette restriction n’a pas empêché M. Da-
d’un fragment, De voce, mais ce mor- remberg de comprendre dans la présente
ceau pourrait être attribué, sous toutes publication ce traité, Ilepi a(pvyp.ô5v,

réserves d’ailleurs, au Rufus auteur dont l’authenticité ne nous paraît pas


d’un traité De musica, plutôt qu’au mé- inadmissible. (Voir plus loin p. xxvii.) ,

decin d’Epbèse. Par contre, M. Daremberg ne parle pas


Galien, dans son traité De composi- du traité Des médicaments purgatifs, qui
lione medicain. sec. /oca, mentionne, en d’ailleurs figure dans la Collection medi-

passant un remède employé avec succès


,
cale d' Oribase. (Liv. VII, ch. XXVI.)

contre la goutte par un médecin qu’il ^ V oir plus loin la notice de ces ma-
nomme ^Hvios VovÇ/os, mais il s’agit nuscrits. (c. É. R.)
ici probablement d’un homonyme de ^ Deux de Paris, un du Vatican, un
notre Rufus. (Galien, t. XIII p. 85o éd.
,
, de la Bibliothèque barberine à Rome,
Chartier ; t. XIII , p. i oio , éd. Kühn. ) un d’ Oxford, un de Middlehill (ces trois
^ Ajoutons : dans Alexandre de derniers étaient inconnus) ,
enfin un de
Tralles. (c. É. r.) Leyde, dont je dois la collation à mon
^ « Il est fort douteux que le traité ami M. Ermerins, de Groningue.
Du pouls, Ilepi aÇivypœv, attribué à Piu- «Les manuscrits d’Oxford, de Micl-
fus, et que j’ai publié en i84G, soit dlehiil, d’Augsbourg et de Paris, pro-
réellement de cet auteur. » (dxremüerg.) viennent tous d’un même original et
VIII RUFUS D’ÉPHÈSE.
J’ai eu soin de collationner tous ces fragments sur les meilleurs manus-
crits d’Oribase, d’Aétius et'de Paul ^
Le texte du traité Du nom des parties a été publié d’abord par Gou-
pyl (i554)‘et reproduit ensuite avec4outes les fautes par Clincli { 1726 ).
J’ai collationné ce texte sur plus de dix manuscrits. Le plus important
est sans contredit celui de la collection de Nicétas, qui se trouve à Flo-
rence. Je dois la collation du manuscrit de Turin à mon ami M. Maury,
sous-bibliotbécaire à l’Institut^. Des gloses en partie inédites, faites aux

dépens d’un ouvrage de Soranus analogue à celui de Rufus , et que j’ai

copiées dans un manuscrit du Vatican, ajouteront un nouvel intérêt au


traité de Rufus.
Le traité De podagra n’est connu qu’en latin; il a été publié pour la

première fois par M. Littré dans la Revue de philologie (t. I, i845,


p. 229 et suiv.). Il existe aussi dans Rhazès des fragments de ce traité qui
pourront servir cà corriger, pour quelques passages , le texte donné par
M. Littré.

La collection des fragments de Rüfus, déjà connus ou découverts par


moi, est très-considérable. M. Munck l’enrichira de plusieurs morceaux
tirés d’ouvrages arabes ou persans ,

sont mutilés aux mêmes endroits.» 228); mais il serait peu utile de don-
(Autre note de M. Daremberg retrouvée ner une simple reproduction de cette
dans ses papiers.) portion de Y Onomasticon que M. Da-
^ Le Mai découvrit
cardinal Angelo remberg aurait sans doute commentée
quelques nouveaux fragments du Traité avec une autorité toute spéciale , et d’ail-

de la vessie, et les a publiés en i 83 i leurs les rapprochements seront faciles,


dans le tome IV de ses Classici auclo- les bonnes éditions de Pollux n’étant
res. (c. £. R.) pas rares. (Voir, plus loin, p. xxix.)
2 Aujourd’hui directeur général des Le nom d’Hypatus doit être rayé de
Archives nationales. (
c. É. r.
)
la liste des anciens médecins grecs.
M. Daremberg continuait ainsi « A
^ : C’est par suite d’une singulière confu-
Rufus je joindrai la partie anatomique sion qu’il y figure. Le texte qu’on lui
de Y Onomasticon de Pollux (
1 . II , ch. iii- attribue a été retrouvé parmi les opus-
V, S 2 2 - 235 ), Hypatus, et d’autres opus- cules de Michel Psellus, qui portait,
cules sur le même sujet. » comme on le sait, le titre honorifique
En ce qui regarde Pollüx , nous de vTraTos tcùv Ç>iXoa 6 (poûv. M. Constan-
sommes loin de contester l’intérêt qu’il tin Sathas , l’auteur de cette découverte
peut y avoir à rapprocher ses chapitres à peine entrevue par Lambecius (VII,
sur les parties du corps humain des 297), a réédité ce morceau et raconté
textes de Rufus relatifs au même sujet tout au long la série de méprises aux-
(voir Haupt, Pollux und Rufus Eplic- quelles il a donné lieu, dans la savante
sius, duos Hermès 1869, t. III, p. 2 2 4 - introduction placée en tête des Mélanges
PRÉFACE. IX

Après avoir réuni et résumé à peu près tout ce que l’on

sait sur les traités conservés en tout ou partiellement et pu-


bliés dans cette édition ,
nous énumérerons les autres portions
de son œuvre. On aura d’abord sous les yeux la nomenclature
dressée par Ackermann (n”® i à 2y)^; ensuite une liste sup-
plémentaire formée avant nous d’après les historiens ou mé-
decins arabes (iF® 28 à 78) puis un second et dernier sup-

plément renfermera les titres des écrits non encore signalés

dont l’indication nous aura été procurée par les compilations


d’Oribase et surtout de Rhazès (n®® 7 4 à 102). Quant à la
question de savoir si les titres relevés dans cette triple nomen-
clature désignent un traité proprement dit ou un simple cha-
pitre , nous avons dû souvent renoncer à la résoudre. La plu-
part des éléments dont fensemble constitue la liste raisonnée
des écrits de Rufus, qui se lira plus loin, ont été puisés dans
de grandes compilations médicales formées par les Grecs et,‘
plus tard ,
par les Arabes. En voici les titres :

1. GâVien, Œuvres diverses^.

2. Oribase, Collections médicales; Synopsis; Euporistes. -

inédits de Psellus. (Voir sa collection ’cueil, t. II, p. 548. Cp. Fabriciiis, Bi-
tl’anecclota intitulée : Bibliotheca grœca bliotheca grœca, anc. éd. t. X, p. 477
medii œvi, t. V, 1876, Maisonneuve, et 484 t. XII, p. 781,
; éd. Harles, t.XII,
p. LT.) Sa réédition nous dispense d'in- p. i 35 ; et C. Sathas, /. c.)

sérer le prétendu Hypatus dans le pré- ^ La bibliographie de Rufus d’E-


sent volume; mais nous publierons phèse, par J. Gbr. G. Ackermann, mé-
(Appendice, section vi) un texte inédit decin et professeur d’Alldorf à la fin
intitulé ÙvoficiTOTroiia Trjs tou dv6pd>i:ou du XVIII® siècle, figure dans la Biblio-

Çvcreœs, tiré d’un codex du Vatican par ,


thèque grecque de Fabricius, édition
M. Daremberg. Gp. (
Archives des missions Harles, t. IV, p. 714-721.
scientifiques et littéraires, t. III, i 852 ,
^ Wenricli, De auctorum Grœcorum
p. 5 ; cp. aussi un petit poème grec de G. versionibus et commentarils sjriacis, ara-
Sanginatius comte palatin du xv® siècle
,
bicis etc., commentatio, etc. Lipsiæ,
sur les parties du corps humain publié
,
1842. — D' L. Leclerc, Histoire de la
pour la première fois, par M. Darem- médecine arabe.
berg, dans les Archives des missions, ^ Galien n’a cité textuellement qu’un
t. III, p. 1-16. — Voir aussi, même re^ seul passage de Rufus. Nous croyons
X nUFUS D’ÉPHÈSE.
3. Aétius crAiDida» Synopsis médicale.

4. Alexandre de Tralles, Tliérapeati(jues.

5. Paul d’Egine, Traité de médecine.


6. Traité anonyme grec sur les fièvres.

y. Rhazès, Continent.
8. Ibn el Beïthar, Traité des simples.

Nous reviendrons sur ces textes et sur les fragments que


nous aurons à leur emprunter. Qu’il nous suffise d’observer

dès à présent que ces emprunts sont au nombre de plus de


cinq cents.

11 .

ÉCRITS CONSERVÉS.

1. MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE.

En livre mutilé à la fin.

Manuscrits :

1 . Leyde. Fonds Vossius, ci-devant à la Bodléienne. (Catalog. inss.

Angl. et Hib. t. partie, n° 2182 .)

2 . Leyde. Bibliotli. de fUniversité. (P. Sgb du catalogue.)


3. Augsbourg. Aujourd’hui à Munich sous le n” 46g.
Extrait de la notice de Maltbæi : Cod. Augustanus. In caialogo llæs-
chelii notatur num. CXl, p. 54. In Reiseri, p. 63, nuiu. 77 In eo con-
.

tinentur liæc ;

a. Galeni expositio IV libroruni Hippocratis, Ilepi hicÛTijs sttI rœv


ô^écüv voarj^LÔLTWV., fol. i-5o.

h. Ejusd. ÉpwT 77 fjtaTa icLT^iui)? Téyyrjs, fol. 5i-55.


c. Ejusd. Ilspi TYjs TCJvàTrXœv (papfidjceov âurapecüs, a I. Vlll, ad tinem

1. XI, fol. 56-i3i.


d. Ejusd. T/ra? §er Tca^a/peir, fol. i32-i37.

néanmoins, tout compte fait, devoir rc- Il en est de même d’Alexandre de


produire les endroits de ses écrits où Tralles. (Voir ci-après, p. xliv.)
il a mentionné le médecin d’Ephèse.
PRÉFACE. XI

e. Pov(^ov {xovo^i^Xov ter. Ç>ap(ÂàKœv nadctpTiKœv fol. 137-147, qui


liber tolus legitur etiam in ccd. mosq. Oribasii [Collection médicale. Vil,
26.)

f.
Ejusd. n. T6üî^ èv nvfylei xai vs(ppois 'üyaOœv, fol. i 48 -i 6 o.
Ejusd. fragmentum fortasse ex libello ter. àÇ>pohi<7 icûv, fol. 16 1-
g. ,

1 65 (Voir plus
.
loin ,
p. xvi.)

Primus libellus Riifi scriptus est in cliarta bonibyc. sec. XIV. Reliqua
ejusd. scripta sunt in cbartis vulgaribus, sec. XV.
M. Daremberg avait obtenu le prêt de ce manuscrit. Il en a fait une
description détaillée et multiple à laquelle nous emprunterons textuelle-
ment ou en substance les parties qui ne feront pas double emploi avec
la notice précédente.
(=ude Mattliæi) Galeni, etc. (voir ci-dessus). Ecriture fine et ré-

gulière.
2° (= b) La main est plus mauvaise que la précédente, mais de la
même époque. (T. XIX, p. 35o-377, Xülm.) Texte peu différent de
fimprimé.
3 ° (omis par Mattliæi) fol. 55 v°. FccXrjvov wepi èrrjaioov ncnpwv ws écrit

htopia1dcrdcu[sic?) : diro UXstàbcov Zvcrscos ëcos 'zspo tcûv ^eipsptvœv. —


Au bas du folio : uai d(ppohi(jicc tccüty} hicLiTYf y^prjcrdpsvos • Kxjcra.'S . .

Xpàvcp (?).

4 “ (^c) fol. 56 Une autre main, du xiii® siècle, belle et régulière.


.

Fragments du traité de Galien, rs. airA. (papp. Je les ai collationnés en


partie sur l’édition de Bâle. Titres à la marge.
5® (—d) Même écriture.

6® (=e) Rufus, Médicaments purgatifs. Le texte du manuscrit s’arrête

avec le mot 'zsvebpovos. [OEiiv. d’Orih., t. II, p. 129, 1 . I.) [Il reprend
plus loin.]

7° (=/) Rufus, Maladies des reins et de la vessie. Autre papier et autre

main.
Les raccommodages sont antérieurs à la reliure, mais non les déchi-

rures. Après le fol. 160 vient le fol. 161 [—erv delà pagination grecque,
premier mot elphTisicu), qui doit être placé après le fol. i64; puis
doivent venir les fol. 161 , 162, i 63 ,
i 65 La déchirure
. et autres ava-

ries des fol. 160 et i64 se correspondent; celles de i64 et 161 se cor-
respondent moins, en sorte qu’il pourrait bien y avoir eu un feuillet in-
termédiaire; celles de i 63 et i 65 se correspondent assez bien. La pagi-
nation en cbilfres arabes est antérieure au collage des feuillets déchires.
xn RUFUS D’ÉPHÈSE.
4. Middlehill. N“ i536, olim Meemi. 281, xv* siècle'. Notice de ce
ms. par M. Daremberg, dans les Archives des Missions, t. III, p. 3o :

«Papier in-folio, xv® siècle.

« Contenu : 1
® PovÇov È(p£(Tiov fiovoSt^os. Ti'vas %sT xadaipstv, xolI

'zsoiois xadapTYiplois , xal 'Zffôre ... Le cod. Pliillippicus ne contient que


la partie fournie par le cod. Aug. (et publiée par de Mattbæi, p. 3-6o).
La collation que j’ai faite m’a donné la certitude qu’il ne diffère pas du
ms. d’Augsbourg lorsque le texte est intégral, mais il comble les la-

cunes qui existent dans le cod. August. Le plus souvent, le ras. de Mos-
cou remplit aussi ces lacunes, mais ses restitutions ne concordent pas
toujours avec celles de mon manuscrit. » Puis renvoi à la notice des mss.
contenant ce morceau de Rufus dans les OEuvres d’Oribase (t. II, p. v).

« 2” noAvSeüHODS ôvop.a.fj'hnôùv et immédiatement au-dessous :

É^eo-/ot> ôvop.a(7iai tôôv toO avOpcoirov poptcov. J’ai collationné ce ms.


sur l’édition de Clincli. Il n’offre que de très-rares et de très-petites dif-

férences; il a été relu et corrigé avec soin par le copiste.


« 3° ToO avTOv 'zsepl rcov èv xvalei xai ve(ppoTs 'vsadœv. Le ms. ne diffère

pas de ceux dont j’ai parlé plus haut. (Voyez cod. Laud. 58, [Archives,
t. II, p. 486] S 10). Je l'ai néanmoins collationné avec le plus grand soin
sur le texte de Mattbæi. »

5. Oxford. Bibl. Bodl. fonds Laud. n“ 58, nunc 5q. Cod. Bodl. 708.
Description détaillée avec morceaux inédits, par M. Daremberg, dans
les Archives des Missions, t. II, p. 486. Extrait concernant Rufus.
10° [Maladies de la vessie et des reins.) Cette copie du traité de
Rufus, la plus ancienne après le ms. prototype d’Augsbourg (actuelle-
ment là Munich) était tout à fait inconnue. Elle n’est pas même indicpiée

dans le Catalogus mss. Angliæ et Hiberniæ. »

Editions et ti'adactions :

1 . Piuji Ephesii De vesicœ reniimque morhis. De pargantibus medicamentis.


De partihus corporis hiimani. Sorani de utero et muliebri piidendo Ex biblioth.
reg. Parisiis, ap. Adr. Turnebum typogr, reg. i554, in-8° (édition due
aux soins de Jacques Goupyl. et contenant quelques variantes recueillies
dans les divers manuscrits du Roi).
2. Autre édition citée par Haller [Bibl. anatom. t. I, p. 79) d’après le
catalogue d’Astruc [Paris] i556, in-8“, mise en doute par Ackermann.

Voir plus bas, p. xxxiv, note 3.


PRÉFACE. XIII

3 . Edition grecqne-latine : Rufi Eph. De ves. ren.q. morhis. De pur-


(jantih. medicam. De partib. corp. hum. Nunc iterum typis mandavit Gu-
lielm. Clincli, qui et dissert, de auclore ejusq. scriptis ,
una cum commen-
tariolo de usu idoneo vesicantium in morbis curandis adjecit. Londini,
1726 ,
in- 4 °.

4. Traduction latine, dans le volume intitulé : Aretæl lihri VIII Ruji


Eph. de hominis partihus lihri III , Juiiio Paulo Crasso interprète. Access,
quæ Crassus non vertit : Aretæi aliquot capita, Rufi liber De vesicæ ac
ren. ajfectibus. Ejusd. De médicament, purgant. Parisiis, ap. Guil. More-

lium, i 554 in-12. La traduction des Maladies de la


,
vessie et des Purga-

tifs est attribuée tantôt à Goupyl tantôt à G. Morel. ,

5 . Même traduction dans le recueil d’Henri Estienne, Artis medicæ


principes. Paris, i 56 y, in-fol.

6. Edition. Rufi Ephesii . . . opéra et fragmenta græce, post ediliones


Parisinam i 554 8 , ,
et Londinensem 1726, 4 no vis accessionibus qua- -

druplo auctiora ex codd. Mosquensi^ et Augustano edidit et notationes


subjecit Gbristianus Fridericus de Mattbæi. Mosquæ, 1806, in-8“.

7. La présente édition du Traité des maladies des reins et de la vessie

commence notre volume (p. i- 63 ). On trouvera dans l’Appendice (sec-


tion i) le peu de notes critiques relatives à ce traité que nous avons pu
recueillir dans les papiers de M. Daremberg. Voici la signification des
sigles employés dans sa recension:

A, ms. d’Augsbourg, actuellement à Munich, sous le n^Abq^.


B, ms. de Rome (cod. Barberin.) inconnu jusqu’ici.

D. conj. conjecture de Dübner.


E. conj. conjecture d’Ermerins.
G, édition de Goupyl.

^ Extrait de la notice du ms« de Margunii, Cytherorum episcopi. Post


Moscou (Matthæl, p. xviii) «Codex ty-
: hujus obitum pervenit in bibliothecam
pograpbei synodalis in-foi. num. xxv. monasterii Iberorum montis Athus.
Continet Oribasii collectaneorum libres Inde cum aliis pluribus (avis aux philo-
priores XV. Ex hoc codice multa ac nota- logues-paléographes) ex mandate Alexii
bilia Rufi fragmenta subjeci post fragm. MichaelidisRossorum imperatoris Pétri ,

a Paulo Ægineta servata. Mirabilia fata Magni Parentis, emtus, hue Mosquam
babuit hic codex ac multa per dissitis- translatus est. » — On voit que le ms.
simos locos itinera fecit. Primo fuit in de Moscou n’a servi à Matthæi que par
l)ibliotheca Jo. Rapt. Pvasarii, deinde les extraits de Riifus conservés dans Ori-
translatus est in bibliothecam Maximi base.
XIV UUFUi> D’ÉPHÈSE.
L, ms. de Leyde (xvP siècle) n° 9 du fonds Vossius.
M, ms. de Middleliill (xvP siècle).

Ma, lecture de Mattliæi.

O ,
ms. d’Oxford (Bodléienne).
P, ms. de Paris, 11° 2281 (xvif siècle).

Q, ms. de Paris, n° 2288, in- 4 °(xv® siècle). S’arrête aux premières


pages. Type de l’éd. Goupyl.
V, ms. du Vatican, collalionné par Dietz et revu par M. Daremberg
pour les passages importants.

Ptapports entre les divers manuscrits. (Note inédite de M. Daremberg.)


«Dans riiistoire des manuscrits du Traité de Bufus sur les maladies des
reins et de la vessie, il
y a d’abord un fait certain, c’est que le ms. d’Angs-
bourg (A) est celui d’où dérivent directement ou indirectement tous les

manuscrits connus jusqu’à présent, puisque c’est A qui est mutilé et que
tous les autres le sont aux mêmes endroits que lui, à cette exception
près que, dans ces derniers, il
y a moins de lacunes que dans A. (Voir
ci-dessous.) Il s’agit de savoir si tous les manuscrits que nous connaissons
proviennent directement de A ou si une de ces copies a servi à en repro-
duire d’autres.
« Comme le manuscrit d’Augsbourg tombait en pourriture, ses copies,
si elles eussent été faites toutes sur le manuscrit, attesteraient des dégra-
dations successives ; mais il n’en est rien, et, d’un autre côté, les manus-
crits se ressembleraient tous pour les leçons , tandis qu’il y a entre eux
diverses familles, bien que tous les membres de ces familles dérivent

médiatement du manuscrit d’Augsbourg.


« Les mss. 0 et V paraissent avoir été copiés directement. BVLP viennent
de la même souche. —
Omission par tous les manuscrits du 'zuepi àÇ>po-
Certains se ressemblent plus entre eux qu’ils ne ressemblent au
ms. d’Augsbourg. L’identité de la reproduction des lacunes est une
preuve qu’ils ont tous été copiés les uns sur les autres, et la diversité des
leçons dans l’intérieur du texte ne montre aucune particularité dans les

manuscrits. La copie des mss. a été Dite avant la reliure, puisqu’on n’y

voit pas les traces de désordre qui sont dans l’édition de Mattliæi; et

d’ailleurs ils renferment des mots qui ne sont plus dans le manuscrit
depuis qu’il est retrouvé; et depuis, il n’a rien perdu ou n’a pu que
perdre très-peu. Aucune copie n’a été faite sur ce ms. après sa restau-


Ou plutôt (lu zsspi craTvp«a(Tfxo*j. Voir ci-dessus, p. xi.
PRÉFACE. XV

ration, car elles contiennent des mots qui sont tellement cachés derrière
le papier collé, quilest impossible de les voir et que ce papier n’a jamais
été décollé. (Une seule exception, x, 29, Ôrccv èKTré(7 );j.) Quand Matthæi
a fait sa copie, le ms. était collé, et il n’a pas pris la peine de voir à tra-

vers le papier et de soulever légèrement ce voile qui lui aurait permis

de lire quelques mots. Le collage n’est fait qu’au verso , en sorte que les

mss. ne contiennent partiellement ou en totalité que les lacunes du


verso, tandis qu’ils ne donnent, pour le recto, que ce qu’on y lit sans dif-
ficulté. Les vers se sont mis dans ce ms., même depuis qu’il est réparé,
car les papiers restaurateurs en sont percés.
«Il n’y a que P et L qui présentent des variantes isolées, suivies. OM
marchent toujours ensemble ou ces deux manuscrits et V plus particuliè-

rement avec A. PL peuvent avoir été faits sur une copie commune ou
l’un sur l’autre; Oet M, sur une copie commune, mais non sur la même
que P et L.

En résumé il me semble que P et L proviennent d’une même copie


« ,

secondaire; P a pu être copié sur L. Quant aux mss. OM, ils n’ont que
des rapports éloignés avec A d’une part et PL de l’autre. Ils ne sont
pas non plus uniformes d’une manière constante ; ils ont donc été copiés
isolément sur une même ou sur deux copies secondaires. Il n’y a pas
assez de rapports entre ces quatre manuscrits pour qu’on puisse admettre
qu'ils ont été exécutés d’après la même coj)ie secondaire et que les chan-
gements soient le fait d’un copiste. De leur côté, O M n’ont pas de rap-
ports assez constants pour provenir d’une seule copie. PLOM diffèrent

généralement de A. Je remarque aussi que M est le manuscrit avec


lequel PL ont le plus d’analogie, mais on ne saurait en tirer rien pour
en conclure une dérivation de l’un ou de l’autre.

« Il est très-probable qu’il existe ou qu’il s’est perdu d’autres copies


que celles que nous avons, qui furent primitivement faites sur A et sur

lesquelles ont été faits O et M. Pour les lacunes qui ne sont pas parti-
culières à PL, ces deux manuscrits s’accordent en général avec OM.
Quant à V, il a beaucoup plus de rapports avec A quant au nombre des ,

lacunes, d’où je suis tenté de croire que V a été copié sur A, et que les

autres manuscrits proviennent d’une copie faite sur A ,


et qu’ainsi beau-
coup de variantes seraient introduites par cette transmission secondaire
ou même tertiaire h

^
Nous donnerons sommairement les nous a conduit un nouvel examen des
résultats à peu près conformes auxquels variantes. 1° Tous les manuscrits con-
XVI RUFUS D’ÉPHÈSE.
«Les titres des chapitres, vu le désordre qui règne dans les feuillets

de A, me paraissent avoir été primitivement introduits de la marge dans


le texte par celui qui a copié ce manuscrit sur l’original non mutilé.
Dans les autres, ce désordre avait été corrigé par le seul instinct des
copistes.

«Depuis la page 8 [de notre édition] jusqu’à la fin, le manuscrit


d’Augsbourg offreun très grand nombre de lacunes représentées, dans
mon texte ,
par des crochets. Toutes ces lacunes sont maintenant com-
blées. Quand la restitution totale ou partielle vient des manuscrits que
j’ai collationnés, je l’indique de la manière suivante dans les variantes :

[. .
.] codd.; quand c’est par Aétius : Aet., avec le renvoi au cha-
pitre, à la page et à la ligne; quand c’est par conjecture :[•..] par conj.
Toutes les fois que les débris de texte conservés par le manuscrit d’Augs-
bourg correspondent exactement aux mots ou parties de mots que sup-
posent les autres manuscrits ou Aélius, j’ai soin de l’indiquer, et, quand
les manuscrits ne sont pas d’accord, je ne me contente pas de marquer
la lacune par des crochets j’indique ,
les différentes leçons des manus-
crits en donnant les mots ou parties de mots qui précèdent ou qui suivent
la lacune, afin qu’on juge de celle que j’ai adoptée. Le système d’indica-

tion des variantes est le même que celui qui a été suivi dans f édition
d’Oribase. (Voy. Plan de la collection, en tête du i" volume des Œuvres
d’Orihase, p. xlv.) »

On trouvera un fragment de ce traité dans les Extraits de Rliazès,


fol. 207, 242.

IL — Sur le Satyriasis et la Gonorrhée.

Il existe un fragment de cet opuscule dans le manuscrit


d’Augsbourg. Matthæi l’a publié et nous le rééditons avec tra- ,

duction française de M. Daremberg, à la suite du Traité des

suites proviennent directement ou in- qui est résumée dans le tableau suivant :

directement de A ; O ,
directement ; A
aucun des manuscrits consultés ne pro-
.

vient deO même indirectement M peut


, ;
O
I

M
1

L
venir de A V de M et Q de V L vient
, , ;

indirectement de A; de L dérivent B,
peut-être avec un intermédiaire et P I
B P
immédiatement. De là une généalogie Q (c. É.R.)
PRÉFACE. XVII

maladies des reins et de la vessie, sans autre secours que ce,,

même manuscrit. Matthæi suppose que ce texte .ne fait qu’un


avec le Ilepi à<ppoSicr(rj)v {Rüf. Ephes. opuscala, p. i5i),'dont

Oribase nous a conservé un fragment [Coll. méd. VI, 38);


mais 'il est probable que le Ilep} à(ppoSi(Ttœv doit plutôt être

rattaché aux livres concernant le réginie d’autant plus qu’Ori- ,

base ,
s’il faut en croire les copies de son texte ,
a rappelé lui-

même ce rapport : xoà tvv Siahriv,

. - Le livre XI d’Aétiüs. ; : .
.
;

On sait que, sur les seize livres qui composent la Synopsis

d’Aétius, les huit premiers ont seuls été publiés dans le texte

grec. Les analogies du livre XI de cette compilation avec les

écrits de Rufus relatifs aux affections des reins et de la vessie

au satyriasis et à la gonorrhée, ont amené M. Daremberg à


placer à la suite de ces textes les chapitres de ce même livre

mêmes questions. On verra plus loin (p. lu)


qui traitent des
comment M. Daremberg lui-même nous a fourni les moyens
de compléter la publication du livre XI de la Synopsis [Appen-
dice, section III) et quel parti nous avons tiré des collations
recueillies par notre prédécesseur postérieurement à la publi-

cation partielle de ce livre.

M. Bussemaker, qui s’est occupé d’Aétius pour M. Darem-


berg, avait transcrit non-seulement le livre XI, mais en outre,
pour lui aussi, le XVP livre, dont la copie ne se trouve pas
parmi les papiers qui nous ont été communiqués.

Manuscrits consultés et éditions L


Manuscrits :

A, Paris, 2196, xf siècle. M. Daremberg en a fait photograpliier le


recto du fol. i48.

^ Voir Fabric. B. Gr., anc. édit. vol. VIII, p. 3i8. Labbe, Bihl. mss., p, 212.
Lambec. Bibl. cæsar., t. VJ ,
p. 102.

B
XVIII RUFUS D’ÉPHÈSE.
B, Paris, 2191.
C, Paris, 2ig3. Prototype des textes publiés dans ce volume.
M, Middlebill, i534. «Exécuté par une main inintelligente.» (dar.)

O, Oxford Bodl. canonic. 109 , ms. du xv® siècle, sur papier in-4°.

P, Paris, i883. « Grande analogie avec B; probablement copié sur d. »

(dar.).

U, Vienne, cod. médical vi.

V, Vienne, cod. médical xii.

X, Paris, ms. Mynas. (Bibliothèque nationale, n°* 63o, 63 1, 632 du


suppl. grec.) 3 vol. écrits au xi° siècle et contenant les seize livres
d’Aétius.

Y, Venise, 291, xv® siècle.


Z, Venise, 696, xv® siècle.

a, Florence, plut, lxxv, 2.

h Florence, plut, lxxv, 10.


c, Florence, plut, lxxv, 18.
d, Florence, plut, lxxv, 21,

Editions et traductions :

Ed. grecque des huit premiers livres, ex Asulani et Aldi officina. Venet.
i534,in-fol.
Trad. latine des livres VIII à XIII, d’après un manuscrit grec, par
Janus Cornarius.
;
complétée des seize livres, par J. B. Montanus, Basil. Froben.
i535, in-fol.

latine complète, par Janus Cornarius. Francof. i54i, in-fol.

latine complète, revue sur deux manuscrits, sur Gai. et Paul


d’Ég. ,
Basil. i 542 ,
in-fol.

latine complète, réimprimée, Basil. i54q, in-fol.

latine de J. Cornarius, comprise par Henri Estienne dans sa col-

lection des principaux médecins, Genève, i56y, in-fol.

Ed. grecque (seulement), Lyon, 1649, in-fol.

grecque (seulement), Lyon, i56o, in-12, avec «Scholia» de


Hugo Solerius «ad II primos libros. »

M. Daremberg avait réuni quelques notes pour expliquer


les rapports du livre XI d’Aétius avec le traité de Rufus sur
PRÉFACE. XIX

les maladies de la vessie. Nous reproduisons ci-après la plupart

de celles qui se sont retrouvées dans ses papiers.

«... Dans le chapitre sur la phlegmonie des reins, on trouve, en


comparant le texte de Rufus avec celui d’Aétius, toute la différence d’un
style original à celui d’un compilateur, et cette seule circonstance est

déjà à considérer pour la question qui nous occupe. Rufus est précis, il

compte les mots, ne disserte que sur ce qui suffit à l’expression de l'idée

ou du fait, tandis qu’Aétius délaye cette pensée, etc. Quelquefois même


on reconnaît à peine le texte original. Cependant on voit bien que c’est
Rufus que le compilateur a eu sous les yeux mais nous allons voir tout ;

à l’heure qu’Aétius change d’auteur sans avertir, et que peut-être il

intercale lui-même ses propres opinions. 4

« D’abord ,
nous ne retrouvons pas dans Rufus , ,
la première phrase
du chapitre. Quant à la seconde, je n’oserais pas affirmer quelle soit

empruntée à Rufus, et que ce soit le commentaire de ces seuls mots:


ôlvvri éysi viro tov ksvswvos. Dans la troisième, Aétius a retranché
quelques détails anatomiques qui lui étaient inutiles , et il ajoute la men-
tion de l’engourdissement des jambes, qui se trouve dit un peu plus bas
d’une autre façon dans Rufus. — Voici maintenant des exemples d’addi-
tions [et de changements de mots moins ordinaires en ceux qui sont le

plus habituellement employés]. Je souligne ce membre de phrase ypv- :

X,sTat. . .
(dans ce volume, p. 3, 1. 12 ). Ce qui suit dans Rufus manque

dans Aétius; mais, de son côté, Aétius a une phrase qui ne se trouve
pas dans Rufus ,
et qu’il a sans doute prise ailleurs. Donc je conclus que
les chapitres sont inscrits sous le nom de celui qui a le plus fourni. —
Voici une nouvelle phrase semblable à celle que je viens de citer : S-epa-
Tievsiv 3-sppw. Mais, à côté de cette phrase empruntée à Rufus, avec
quelques modifications à'côté desquelles se retrouve le texte, en voici
une qui est la même au fond, mais toute différente pour la rédaction ,
et

beaucoup moins précise, bien qu’Aétius paraisse avoir eu l’intention

d’abréger. Dans cru devoir y ajouter, nous


les explications qu’Aétius a

voyons seulement que quelques médecins donnaient des purgatifs tandis ,

que Rufus dit cela d’une façon plus générale.

«On remarquera aussi que A, le plus ancien manuscrit, se rapproche


le plus de ce texte (d’Aétius), ce qui prouve que le copiste renchérit sur
Aétius lui-même pour modifier les textes originaux , et que c’est une rai-
XX RUFUS D’ÉPHÈSE.
son de pins pour croire que nous possédons le texte original puisque
,

c’est d’Aétius que A copie le plus.

III. — Médicaments purgatifs.


Simple fragment où manqrient le commencement et la fin.

Ce morceau ne figure pas seulement dans la collection mé-


dicale d’Oribase (VII, 26). Il en existe des copies isolées dans
les manuscrits ci-après :

1. Leyde. Fonds de Vossius, n° 9. (Voir ci-dessus.)


2. Leyde. Ms. de l’ Uni ver si té. [Id.)

3 . Augsbourg, aujourd’hui à Munich. (Id.)

4. Florence. Cod. 7 plut. lxxv. Bandini, t. III, p. 162. (Voir plus


loin, p. 23 .)
5 . Paris, n° 2261.

6. Middlelîill, n° i 536 .
(V^oir ci-dessus.)

'7. Moscou. Cod. typograpliei synodalis. (Id.)

Editions et traductions.

1. Ed. incomplète de Goupyl, chezTurnèbe, i 554 (Voir


-
ci-dessus.)

2. Ed. de i 556 douteuse.


,
(Id.)

3 . Ed. gr. lat. , 1726, incomplète (Id.)

4. Trad lat., i 554 - (Id.)

5 . Même trad. lat., 1567. (I^-)


6. Ed. complétée de Matthæi, 1806, in-8“.
7. Ruli 'Ephesii de medicamentis purgantibus fragmentum e cod.
parisin. descriptum. » Edidit Car. Goltlob Rûhn. Fasc. I, II, Progr.
acad., Lipsiæ. i 83 i, in- 4 °.

8. La dernière édition de ce morceau est comprise dans les Œuvres


d’Orihase, t. II, p. 45 Le texte y est traduit en français pour la
90 à i .

première fois. Nous nous sommes borné à donner l’analyse du fragment,


comme nous l’avons fait de tous ceux que nous avons empruntés aux com-
pilations d’Oribase.

IV. Du NOM DES PARTIES DU CORPS HUMAIN.

D’après Ackermann (Fabric., BihL gr., édit. Harl., t. IV,

p. 71 5 ), le livre I" (texte dont notre édition fait un traité


PRÉFACE. XXI

spécial) aurait eu deux rédactions. La seconde serait le livre

de Clinch ,
devenu pour nous un abrégé du traité précité.

M. Daremberg a supprimé toute classification des morceaux


relatifs à l’anatomie. Voici un tableau comparé de la dispo-
sition adoptée dans l’édition de Clinch et dans celle-ci :

ÉDITION CLINCH. ÉDITION DAREMBERG.

P. 22 45- . É(p. Ilepi P. 133-167. Rufusd’Éphèse, Dii

orofjt. TMv ToO OLvdp. (Jioptœv. (Dans nom des parties du corps. (Texte
la traduction latine Cl. ajoute ; li- correspondant exactement à celui
ber I.) que renferme la collection de Nicé-
tas, § 386 .)
P. 46-52. Toti avTOv ôvop.a<Tiô)v P. 233 - 236 . Même titre que
t 6ûv Karà âvdpwT^ov Cl. (Trad. lat. : féd. Clinch.
Alter liber I.)

P. 53 - 65 T.. a. ôvop.a(7t0t)v ê '. P. 168-185. Traité anonyme (at-

tribué à Rufus). I. Anatomie des


parties du corps \
P. 66-71. P. É(p. àvOpL(X(TlMV T. P. 186-194. II. Des os. (Collec-

X. âvOp. oorlécûv y'. tion de Nicétas, § 687.)

La disposition adoptée par M. Daremberg nous porte à ex-

primer une opinion qu’il avait peut-être dans l’esprit, mais


dont nulle trace ne se retrouve dans ses papiers : c’est que le

traité du nom des parties da corps et celui des os n’ont figuré


isolément dans les manuscrits qu’après avoir pris place dans
la collection de Nicétas, dont l’archétype présumé, conservé à
Florence, fera f objet de l’article suivant. En effet, ce manus-
crit date du xif siècle, ou même de la fin du xF, et partant

est le plus ancien monument paléographique où f on rencontre

^ Texte tantôt abrégé, tantôt com- pour la première fois (grec-latin) dans
piété par Oribase, Coll, méd., 1. XXV, l’ancienne édition de Fabricius [Bihl.
ch. I. Cp. Daremberg, drc/tiüe^ des mis- gr., t. XII, p. 786-91 1
). Cf. Meletius,
sions, t. III, p. 26. Voir aussi le traité De natura liominis, éd. (iramer [Anecd.
de Théophile le Protospathaire (vu® s.) Oxon., t. III). »

Sur la structure du corps humain, publié


XXII UUFUS Ü’ÉPHÈSE.
ces deux textes. Cette hypothèse, qui n’a rien d’exagéré, ren-
drait fort suspecte l’authenticité des morceaux publiés par
Clinch, pages li6 à 65. Ces deux textes ne sont probablement
qu’une paraphrase byzantine d’un Syméon Seth, d’un Micliel

Psellus ou de quelque autre compilateur polygraphe du même


temps.
Manuscrits connus :

1. Florence. Plut, lxxiv, n" 7. Manuscrit probablement original de


la fameuse collection de textes médicaux formée, à la fin du xi® siècle,

par le médecin Nicétas sur demande des empereurs grecs Constantin


la

Ducas, Michel son fils ou Alexis Comnène.


Bandini, dans son Catalogue des manuscrits grecs de la Lauren-
tienne , a donné une description détaillée de celui-ci ,
l’un des plus im-

portants de cette riche bibliothèque. (T. En 1679,


III, col. ôS-qS.)
Gaspar Bartholin le reçut en communication des mains d’Antoine Ma-
gliabeccbi, alors bibliothécaire des ducs de Toscane, et a exprimé en
termes enthousiastes l’admiration que lui causa l’examen du « codex
Laurentianus. » [De Tibiis, p. 349-35o.) Antoine Coccbi en a publié
quelques parties inédites, sous le titre suivant: Græcorum cliirurgici

Jibri; Sorani unus de Jracturarum signis; Oribasii duo de fracturis et de


luxatis e collectione Nicetæ (= livres XLVI et XLVII de la Collection mé-
dicale)^ Florentiæ, 1764, in-fol. Nous avons relevé les articles suivants

dans la notice de Bandini :

189 Tô ÏTnroKpdrovs ^àdpov. E libris Rufi, Scamnum Hippocratis.


§ :

Fol. 173-178. Premiers mois Ô B’Ctvpa.a'icôTOLTOs ÏTTTroxpâTrjs derniers


;

mots : Èv oXicrdri p-drcov 'ZJpayp.areia. (Voir dans le présent volume,


page 3o5, l’analyse du morceau correspondant d’Oribase, Coll, méd.,
XLix, 26 et suiv. ,
et les notes placées à la suite.) Ce texte a été traduit en

latin par Vidius. [Chirurgia, Paris, i544i in-fol.)

§ 229: Même titre que pour le § 189, mais attribué dans Nicétas,
avec le groupe des §§ 200-235, à Apollonius de Ciltium. (Publié par
Dietz, Scliolia in Hippocralem et Galenum, t. I, p. 33-4 1>)
§ 386 : Pov(pov È(pe(7 tov ôvopLOLCjlcu rwv xarà âvdpcjirov, fol. 276.
$ 387 : ToO avrov 'crspt ôcrlœv, fol. 283 b.

2. Ms. de Paris, 2247. f-opi® du Codex Laurentianus faite sous Fran-


çois 1*', et offerte à ce prince par le cardinal Nie. Rodulfi. (Voir Dielz,
PRÉFACE. #>
XXIII

l. c., vol. I, p. VIII.) Ms. noté P clans la recension d’Oribase (t. IV,

p. iv).

3. Ms. de Paris 2248, autre copie de la collection de Nicétas, datant


aussi du xvi® siècle. (Dietz, l. c., p. x.)

4. Berne, n° 45 Q, fol. 28 a-28a. Ms. utilisé, dit Fabricius (B. Gr.,

anc* éd. ,
t. III, p. io 3 ), par Martinus Bogdanus, qui entreprit une édi-
tion grecque-latine de ce texte. (Bartholin. Centur. IV, Medic. Epist.,

p. 37; cf. Malthæi, éd. de Rufus, p. xv; Sinner, Catalog. codd. in biblioth.

Bern., p. 58 g ;
Hagen, Catalog. codd. biblioth. Bongarsianæ, 1875,
n” 45 g.)
5 Rome. Codex Ottob. 235
.
^ (Montfaucon, t. I, p. 186).
6. Milan. Ackermann cite deux manuscrits ambrosiens d’après

Montfaucon, t. 1 ,
p. 5o4 - Nous donnons la collation de î*un d’eux
(T. i 4i )
à l’Appendice (section v) ^

7. 8, 9, 10. Paris. Ancien fonds Colbert n°" 3i6 i, 8162, 3 i 63 (au-


jourd’hui n°* 2261, 2262, 2263).
11. Turin. (Montf. ,
l. II, p. i 4 oi.) Voir aussi Catalog. codd. gr. bibl.

Taiir., p. 4 5 i .

12. Escurial. Ms. 0. 1 .


2 (n° 177 du catalogue de M. Miller). En
1871, dans le cours d’une mission littéraire en Espagne, nous avons
iranscrit un feuillet de ce manuscrit à la demande de M. Daremberg.
La collation n’a donné, nous a-t-il dit, qu’un résultat sans importance.
Notre copie ne s’est pas retrouvée dans ses papiers.
1 3 . Paris. Ancien fonds Colbert n° 5 o 68 (Montf., .
t. II, p. 1011.)
1 4 . Ms. de Guill. Pellicier, évêque de Montpellier. «Nunc, dit Mont-
faucon (1739), in bibliotheca episcopatus. » (T. II, p. 1199.)

1 5 . Ms. du Président de Mesmes, in- 4 ”. (Montf., t. II, p. 1827.)


16. Londres Brit. Mus. Cod. Burneiensis XCIV, 4 xvi® ;
siècle, in-fol.

papier. (Daremberg, Archives des Missions, t. III, p. 87.)


17. Londres. Société de médecine. Ms. d’Arétée contenant, d’une
main plus récente. Les noms des parties, de Rufus. (Daremberg, Archives
des Missions, t. III, p. 43 .) «Peu de différence avec les éditions. »

18. Ms. de Rome. Fonds Colonna n° 12. Voir, sur le contenu de ce

* M. Daremberg n’a pas vu ce ma- sur papier in-4°. Une main qui n’est
nuscrit, mais il a obtenu de M. Albert pas celle de M. Daremberg (c’est pro-
Jahn une copie que ce philologue en bablement celle de M. Ermerins) a
avait faite. écrit, en marge des collations: «sans
- C’est une copie du xvi® siècle , écrite valeur. »
XXIV KUFUS D’ÉPHÈSE.
manuscrit la notice qui précède les scliolies que M. Daremberg en a ti-

rées sur le traité de Rufus (ci-après p. 207),

19. Ms. de Paris n° 2220.


20. Ms.de Paris n” 2 i 5 i. (Ms. noté A dans le t. lll des Œuvres
(VOribase, p. x.)

21. Ms. de Rome, Vaticane, n° 291.

22. Vienne, Cod. philosopli. 3 o 3 .


23 . Ms. de Paris n° 232 1. (Ms. noté E dans Oribase, /. c.)

Editions :

1. Ed. de Turnèbe. Voir ci-dessus, 1 ,


1.

2. Ed. de i 556 (douteuse).


3 . Ed. de 1726. Voir ci-dessus.
4. Traduction latine de Junius Paulus Crassus : « Aretæi libri VII et

Rufi Epbesii de corp. hum. appellalionibus libri III latinitate donati. »

Veneliis, apud Juntas, i 552 ,gr. in- 4 °.

5 . Même traduction dans le recueil précité d’Henri Estienne.


6. Rull Epbesii, De corporis humani appellationibus libri Ires, la-

tine. Dans la collection intitulée : Medici antiqui Grœci, Basileæ, ex


off. Pétri Perna, i 58 i, in- 4 °* (Révision de la traduction publiée en
i 552 .)
Nous citerons encore, d’après Hoffmann [Bibliograph. Lexic.) :

«Epitome Rufi libri de corpore humano, latine adjectis appellationi-

bus græcis. » Dans le Dictionarium mediciim d’Henri Estienne. Paris , 1 564 ,

in- 8 ”, p. 528-548.
7. A ces publications se rattache celle d’André Vesale, ayant pour
titre : Anatoniia , addita iiunc postremo etiam antiquorum anatome, dans
laquelle figure un appendice ainsi désigné : üniversa antiquorum anatome
tam ossium quam partium externarum : ex Rufo Ephesio medico antiquis-

simo, tribus tahellis explicata per Fahium Paulinum , etc. Venetiis apud Jo.
Antonium et Jacobum de Franciscis, i 6o4 , in-fol.

8. Dans notre édition, le texte a été revu par M. Daremberg sur un


grand nombre de manuscrits. Toutefois plusieurs d’entre eux ne furent
collationnés par lui ou pour lui qu’après fimpression du traité. Nous
avons placé ces collations dans l’Appendice, section v.

Sigles.

A, ms. de Milan, bibliothèque Anibroisienne. T i 4 i-


PRÉFACE. XXV

'
B, ms. de Londres, British Muséum, fonds Burney, XGIV, 4 -

Col. ms. de Rome, bibliothèque du Vatican, fonds Colonna n" 12.

Cl. Édition de Clincb.


F, ms. de Paris 2261 (ms. B dans le tome III des Œuvres d'Orihase,

p. X.)

F\ms. de Paris 2262 (ms. C, ihid.).

F^, ms. de Paris 2268 (ms. D, ihid.). Corrigé sur l’édition princeps.
L, ms. de Florence, lxxiv, 7.

N, ms. de Paris 2247.


N\ms. de Paris 2248.

O ,
ms. de Rome, bibliothèque du Vatican, fonds Ottoboni, 235 .

P, ms. de Paris 2220.

R, ms. de Paris 2i5i.


T, ms. de Turin.
V, ms. de Rome, Valicane, 291.
W, ms. de Vienne, Cod. philosoph. 3 o 3 .

X , ms. de Berne.

Note inédite de M. Daremherg.


«Le plus ancien manuscrit est celui de Florence (collection Nicétas).
Le plus ordinairement j’ai suivi ce manuscrit. Toutes les fois que je me
contente de mettre au bas la leçon du texte de Clinch, c’est que la leçon
de mon texte vient de L. Dans le cas contraire, j’indique la source où j’ai
puisé ma correction. —
Quand il y a des dissemblances entre L et nos
copies de la collection de Nicétas N et N\ je findique. J’ai négligé les
autres manuscrits comme n’ayant nulle valeur et nulle autorité, puisqu’ils

procèdent tous de mon prototype ou qu’ils appartiennent à la mauvaise


,

famille. »

(Pour mémoire.) Chirurgica. Ackermann, fautivement, con-


sidère à part et mentionne sous cette rubrique les textes de

Rufus compris dans la collection de Nicétas. Ce sont évidem-


ment les paragraphes 189, 386 et 887 de cette colleetion,

ceux-là mêmes que nous venons de citer.

M. Daremberg, par des motifs à lui seul connus, a placé


les textes V et VI, dont nous allons parler, avant f« Abrégé des
traités anatomiques » et les « Scholies sur le traité du nom des
XXVI RUFUS D’ÉPHÈSE.
parties du corps. » ïi convient de mentionner dès à présent
ces deux morceaux, qui se rattachent directement au texte IV.
Cet abrégé figure dans l’édition de Clinch, pages 46 - 52 ,

il est présenté simplement comme un ouvrage de Rufus. Le
nouvel éditeur y voit avec une grande vraisemblance une sy-
nopsis des notions contenues dans le traité proprement dit

qui porte le même titre. Il a indiqué tous les rapprochements


possibles entre ce traité et le texte résumé. Quant aux scholies,

elles sont précédées d’observations assez complètes pour que


nous n’ayons pas à nous y arrêter ici.

V. INTERROGATOIRE DES MALADES. îoLTplKà èpCôTrjpara , Vx' .

Ce texte est publié ici pour- la première fois. La traduction


française est de M. Daremberg.

Manuscrits :

Vienne (Catalogue de Nessel, part. III, p. 22), cod. viii, olim 19.
Ms. rapporté d’Orient par Minoïde Mynas et conservé à la Bibliothèque
nationale sous le n° 687 du supplément grec, fol. 65 v°.
Sigles : V=^ms. de Vienne. —
M = ms. de Mynas.

Nous n avons pas à discuter l’attribution de l'Interrogatoire

des malades à Rufus, laquelle repose uniquement sur la sus-

cription des manuscrits. On peut dire seulement que cet


opuscule est de tout point digne de notre auteur. C’est une
application très-intéressante de la méthode dogmatique ou ra-

tionnelle exposée depuis par Galien L

^ Notamment dans le passage qui plus malade; de plus, elle prescrit au


suit : médecin de connaître d’avance la nature
« La secte , dit Galien , qui procède des airs , des eaux et des lieux ,
du genre
par le raisonnement ordonne d’étudier de vie, des aliments, des boissons et
la nature du corps que l’on veut traiter des habitudes pour trouver la cause de
,

et la puissance de toutes les causes à toutes les maladies ,


la vertu des médi*
l’action desquelles l’homme étant exposé caments , et pour devenir capable de cal-

tous les jours devient mieux portant ou culer, à l’aide de comparaison et de rai-
PRÉFACE. XXVI

VI. — Traité sur le pouls attrirué à Rufus.


Nous n’ajouterons guère ici aux observations dont M. Da-
remberg a fait précéder et suivre son édition princeps de
18/16, et que nous reproduisons avec ses additions manuscrites
et quelques notes qui nous sont personnelles A Un seul point

doit nous demander quelques développements.


On pourra s’étonner que M. Daremberg admette le Traité da
pouls dans son édition des OEuvrcs de Rufus après avoir fait les

plus expresses réserves sur son authenticité^. Pour notre part,

après avoir examiné de près le texte en question au point de


vue philologique, et relu attentivement toute fannotation déjà
publiée ou inédite de M. Daremberg nous sommes disposé
,
à

tenir grand compte de fattribution que les copistes en ont


faite à Rufus d’Ephèse. Voici nos principaux motifs :

M. Daremberg, dans sa note 2/1 his^, semble avoir péremp-


toirement établi que ce texte a été rédigé dans la période
comprise entre fan 5 o avant fère chrétienne et fépoque de
Galien. Partant de ce premier point, qui nous permet de consi-
dérer la rédaction de la Synopsis comme contemporaine de
Rufus, on est amené à chercher dans la doctrine du rédacteur
et dans son langage technique des éléments de comparaison

sonnement, queis effets produira contre


,
malade , c’est surtout par le pouls qu’il
une certaine espèce de cause ,
un moyen faut s’efforcer d’arriver au diagnostic,
de traitement doué d’une certaine pro- ainsi qu’il est écrit dans mes livres sur
priété déterminée, etc. » (
Des sectes, aux le pouls. Après le pouls, on arrivera
étudiants, chap. iii Méthode des dog-
; au diagnostic par les autres signes.
matiques. Traduction de M. Daremberg.)
D’autre part, Galien s’exprime ainsi ^ Voir l’Appendice, section VIII.

dans sa Tliérapeutuiue à Glaucon, I, ii ;


^ Édition de i846, p. 3. OEiivres
«Nous nous efforçons, comme tu sais, d’Oribase, i85i, t. I (Plan de la col-
d’indiquer nous -même la cause antécé- lection des médecins grecs et latins )
dente sans attendre les renseignements p. XXIII.
du malade. . . .Si les passions de l’âme ^ Dans la présente édition, p. 635,
persistent encore pendant l’examen du note sur la page 226 ,
1 . 10 .
XXVIII RÜFÜS D’EPHESE.
avec celui du médecin d’Éphèse. Or nous voyons celui-ci, dans
un texte que personne ne songe à lui contester, le Traité du
nom des parties, présenter le cœur comme t^v dp)(^rjv tov o-vpiî-

^£iv (voir plus loin, p. i 55 ,


1 . 12). Il dit encore (J. c.p. 180,

1. 1 /i) : (I C*est dans les artères que le pouls se produit, et c est


à travers les artères que le pneuma, chassé avec force par le

cœur, se répand dans tout l’organisme, u On reconnaît ici la

théorie du médecin alexandrin Hérophile, légèrement modifiée


par Erasistrate. L’auteur du Traité sur le pouls dit à son tour

(/. c. p. 228, 1.
9) : «Il arrive donc que le cœur, exactement
rempli par le pneuma qu’il a attiré du poumon, se porte sur

les côtés et s’éloigne notablement du sternum ;


quand il re-

tombe sur lui -même et que, se vidant, il revient k sa forme


naturelle, il se rapproche vivement du sternum, le frappe;
par conséquent, c’est en s’affaissant qu’il produit le pouls, n Ce
rapprochement était au moins cà signaler L
Il
y a plus. L’auteur du ttrepl a(pvypù)v renvoie sis tvv dvaTOpirjv

ceux qui voudront examiner plus à fond la question des mou-


vements du cœur (Le. p. 222 1 . 1 1). Il y a deux façons d’in-

terpréter ce renvoi. M. Daremberg a donné à ce mot, dva-


TO(JLv\ la signification de « science anatomique. » N’y a-t-il pas
plutôt, dans ce passage, la mention d’un traité d'anatomie,

composé par le médecin même qui fait le renvoi? A dire le

vrai, ce renvoi, une fois admis, nous paraît se rapporter par-


faitement au texte, intitulé par M. Daremberg Anatomie des

parties du corps, que Clincb attribue à Rufus, d’autant plus que


la doctrine n’a rien de contradictoire dans l’un et l’autre texte.
Quant à l’authenticité de cette Anatomie, tout en admettant

^ Cf. Pollux, sur le cœur (


Onom. II, na^^oüvTai xotXiar ri (lèv ère' aptcrlepâ tsol-

ch. IV, S 216): ...77 KOLpëia xÔXttovs '/^VTépaœs'ZSVsvfiaros oîiaaâÇsois - êv


ê^ovaa ai'pcnos t£ xaï 'îSvevp.aTos , S>v to XsTz'lorépa p.èv érri pel^ovos ëè eCpv-
fièv ènnépiiei ëi' dpTujpiùv, to ëè txva- yœpias, d(p’ rjs oi tov aïpoiTos o^stoî <pé-

TépTiet ëtà (pXe€ô5 v. S 217. 0 < ëè xôXxot povTai. Voir la page suivante.
PRÉFACE. XXIX

que ce livre a pu subir une transformation byzantine, un nou-


veau rapprochement de textes tend à la rendre incontestable.
Dès les premiers mots de ce morceau, fauteur rappelle qu’il

vient de terminer la nomenclature des parties externes appa-

rentes de f organisme humain, et annonce qu’il va maintenant


parler de ses parties intérieures. La connexité des deux textes

anatomiques est donc déjà bien visible, et cependant Rufus


lui a donné un caractère encore plus manifeste dès le début
du premier, lorsqu’il s’est exprimé dans les termes suivants
(/. c. p. 1 34 ,
1 .
9) : « Si vous regardez cet esclave et si vous
écoutez ce que je vais dire, vous mettrez d’abord en votre
mémoire le nom des parties apparentes; ensuite, disséquant
l’un des animaux qui ressemblent le plus à l’homme (le singe)
je tâcherai de fixer dans votre esprit la nomenclature des par-
ties internes.» Il
y a là, ce nous semble, comme un pro-
gramme qui, pour être rempli, exige la réunion en un traité

unique de deux opuscules, dont fun est déjà jugé authen-


tique L Cela admis, on arriverait à ces conclusions :

Le Traité du pouls est du même auteur que ï Anatomie;


2° U Anatomie est de Rufus; donc, etc.

La question du vocabulaire a été traitée par M. Daremberg


lui-même. Une remarque ingénieuse fa conduit, comme on le

verra dans sa note préliminaire (p. 612), à rapprocher ce texte


du temps où notre auteur a écrit. Nous ajouterons que vérifi-

cation faite dans le Thésaurus d’Henri Estienne, la langue em-

^ L’édition de Pollux donnée en 1706 partium corporis humani transtulit nos-


par Lederlin et Hemsterhuis rapporte ter, ut monet Casaubon (IX, in Atken.
cette observation de Jungermann sur les xiii). » Orla nomenclature du grammai-

emprunts faits à Rufus par l’auteur de rien grec ne présente pas moins d’ana-
{' Onomasticon dans le cours de son logies avec l’Anatomie « attribuée à Ru-
II® livre, l’homme physique
consacré à : fus » qu’avec le Traité cliinom des parties
«In hune suum secundum totum fere da corps ; nouvel argument en faveur de
Rufi Ephesii lihrum de appellatione la connexité qui relie les deux textes.
XXX RLFUS D’ÉPHÈSE.
ployée dans le Traité du pouls ne renferme pas un seul mot
qui le fasse descendre plus bas que Plutarque.

Manuscrits , éditions, traductions.

Le Iraité Uepi cr(pv'ypiù)v ne se trouve que dans deux inss. :

1. Ms. de Florence (notice d’après Bandini) ,


plut, lxxv, n“ 7, codex
sur papier in-fol. du xiv® siècle, exécuté par Johannicius et contenant:
I-III, fol. 1. Aétius, livres XIII-XVI.

IV, fol. 2i4, Synopsis de pulsihus. Bandini traduit les mots, to yàp
o-évrayfxa ovk oîysv, par « opus enim non liabebat; » ce qui doit signifier

«car [le ms. prototype] ne possédait pas le traité [lui-même], ne contenait

que la Synopsis, l’abrégé’. »

Bandini rappelle la vieille traduction latine de cette Synopsis, publiée

par René Chartier {Œuvres d’Hippocrate et de Galien, t. VIII, p. 33 o),


traduction que nous croyons du xii® siècle,

V, fol. 217. Galeni, Thas hsT xadaipsiv.


VI, fol. 219. Ek TOU Poutou Tsep'niOLdapTrjpiœv. Premiers mots comme
dans Oribase (p. 90, 1. 4 ); derniers mots •
oùhsvos èheijdrjcnxv (p. i 3 o,

1.7).
VII-VIII, fol. 124. Fragments d’Antylle.
IX. fol. 226 è. Fragment du médecin Sévère.
X. Galeni, Ilepi èdœv.
2. Ms. de Paris, 11° 2193, xiv® siècle. Codex ayant appartenu à Fran-

çois Asulanus.

Sigles : G= ms. de Florence. — i- P = ms. de Paris. —G= traduction


latine contenue dans le Galien de Chartier.

Le texte du ITepl a(pvyfxcov a été collationné sur le ms. de


Florence par M. Pietro del Furia, postérieurement à l’édition
de 1846.
Par des motifs que M. Daremberg eût seul été capable
d’expliquer, le présent volume contient, à la suite du Traité

sur le pouls ,
un abrégé de celui qui concerne les parties du corps
humain. Dans l’impossibilité où nous sommes de pénétrer ces

‘ Je propose une autre interprélalion p. 61 3 ,


note 2 de la p. 612.
PRÉFACE. XXXI

motifs, nous eussions volontiers pîacé cet abrégé immédiate™

ment à la suite du traité proprement dit, si la feuille d’im-

pression contenant les premières pages du Traité sur le pouls

n’avait été tirée du vivant de notre regrettable prédécesseur.

Le texte de cet abrégé, qui figure déjà dans les éditions de


Turnèbe et de Clincb ,
a été collationné par M. Daremberg
sur le manuscrit déjà cité de Londres (sigle B) et, posté-

rieurement à l’impression, sur une copie conservée à Berne


(fonds de Bongars), n^’ àSp (sigle X).

Après cet abrégé viennent les scbolies relatives au Traité

de Rufus sur le nom. des parties du corps ,


scbolies dont le texte

a été trouvé par M. Daremberg dans deux manuscrits, l’un


du Vatican, l’autre de Florence, et sur lesquelles il s’est suffi-

samment expliqué. Des emprunts d’une certaine importance


faits à divers écrits étymologiques, notamment aux complé-
ments inédits du Magnum etymologicum y
publiés par M. Emm.
Miller (Mélanges de littérature grecque) y
terminent la portion
de ce volume préparée pour l’impression par le savant dont
nous avions à continuer l’œuvre.

VIL — Traité de la goutte.


Afin de ne pas démembrer le travail de M. Littré sur ce
texte, travailque nous reproduisons en y joignant une tra-
duction française nous renvoyons simplement à son Intro-
,

duction. Quelques détails sommaires suffiront ici.

Ce traité de Bufus ne nous est connu que par une vieille

traduction latine renfermée dans un manuscrit de notre biblio-

thèque nationale L copie qui remonte au vu® ou viii® siècle.

L’attribution du texte à notre auteur est confirmée par la

^ Autrefois, n®62i du supplément parM. Aug. Molinier, OEnrmd’Ori&asr,


latin ; aujourd’hui, n° 102 33 de l’ancien t. V, p. v.

fonds. Voir la description de ce ms.


XXXII RUFUS D’ÉPHÈSE.
transcription des chapitres xxx et xxxi qu’en a faite Aétius

(XII, oM et 25), et par quelques fragments cités dans la Col-


lection médicale d’Oribase et dans le Continent de Rhazès h

Cette traduction latine offre un grand intérêt, au point de.

vue de l’histoire, de la médecine et de la linguistique. Elle

se recommande au moins autant à ceux qui étudient les mo-


numents encore si peu nombreux de la basse latinité qu’aux
personnes dont les recherches restent limitées dans le domaine
médical.
D’accord avec l’éminent éditeur du De podagra, nous avons
mieux aimé maintenir la rédaction de l’édition primitive et
rejeter les formes barbares au bas des pages que de les faire ren-
trer dans le texte, ce qui, d’après les notes laissées par M. Da-

remberg, semblait être dans ses intentions. Les linguistes dis-

tingueront tout aussi bien ces formes ainsi groupées, et les

lecteurs d’un autre ordre goûteront mieux la teneur d’un


texte médical ramené à une forme moins éloignée du latin

ordinaire.

RÉCAPITULATION DES ECRITS CONSERVES, AVEC RENVOIS AUX CITATIONS


CONNUES OU PRÉSUMÉES.

1. Maladies des reins et de la vessie. [Orih., Synopsis, IX.xxv,


xxviii ; Aét., XI passim; Alexandre de Tralles VIII passim; Paul d’Egine
,
,
,

III, XLV; Rhazès, fol. 207, 208, 212, 242 , 260, 252 , 254 , 256.)
IL Satyriasis et gonorrhée. (Cp. Aét. XI, vers la fin.)

III. Médicaments purgatifs. (Orib., Coll méd. , VII, xxvi.)


IV. Parties du corps humain. (Orib., Coll, méd., XXV, i.)

V. Interrogatoire des malades.


VI. Traité sur le pouls.

' Le passage d’Oribase nous donne (fol. i4i, 19b, 276, 284). 11 en fait

probablement le titre grec de ce traité ; aussi une section du livre de la niéde-


Ilepl Twr Kaià apQpa. voGr\pâiœv. Le ’
cine populaire ad , f. 206,
traducteur latin de Rbazès l’intitule 289,290). — Cp. Fabricius, RifefiotA.

généralement : De dolore articaloriini ijr., t. XI, p. 4i7,éd. HaH., notej.

l
PRÉFACE. XXXllI

VU. Traité DE LA GOUTTE. (Orib. Coll méd., VIII, xlvii Aét. XII, 24 .

25 ; RIi., fol. i 4 i, 195, 206, 275, 284, 289,290, 292, 296.)

III

AUTRES ÉCRITS MENTIONNÉS DANS LES AUTEURS ET PERDUS OU CONSERVÉS


EN FRAGMENTS.

Liste d’ Ackermann^

D’après Suidas.

1* Du régime 5 livres^. (Orib. passim Aéi.passim Rb., fol. 91 , i 48 ,

167, 420; cp. fol. 482 ; t. II, fol. 2, 5 , 11, 17, 22, 24, 26,
32 38 39, 42, 43, 44 47, 48
, , , , 49, 5 o.)
2. Du régime des navigateurs, 1 1.

3 . Du traitement des blessures , 1 1.

4 *. De la blessure {alias des douleurs) désarticulations, 1 1. (Rh.,


fol. i 4 i, 206 284.)
5 *. Des fies, 1 1.

6*. De l’ancienne médecine ^ 1 1. (Rh., fol. 269.)


7*. Du lait (alias de l’usage du lait), 1 1. (Orib., Coll, méd., II, xli

Synopsis, IV, xl; Aét., II, lxxxvi, xciii; Rh., fol. 38 ,


1 48 483 , ,

485 ; t. II, i 4 .)
8*. Du vin, il.® (Orib. passim Rh. fol. 483 485 , ; t. II, fol. 60.)

9*. Du miel. (Orib., Coll méd., II, lxiii’.)

D’après divers auteurs ;

10. Thérapeutiques. (Gai., Prœf. ad l. VII, De simpl. medicam.facult.)


11*. De la mélancolie, 2 1. (Gaï. De Atra bile, VII; Aét., III, cxv; VI,

'
Voir cl-dessus p. vin. portant le même titre, véritable «dis-
- L’astérisque désigne les écrits dont cours de la méthode » du père de la
quelques parties nous sont parvenues médecine grecque. Sur l’authenticité
et figurent, par conséquent, soit dans de cet opuscule, voir Littré, Œuvres
les Œuvres d’Oribase soit dans le pré- d’ Hippocrate t. I, p. 298-320.
sent volume. ® Présenté par Oribase comme situé
^ Cp. dans la collection hippocra- vers le milieu du 1 . V du Régime.
tique (éd. Littré, t. VI) le traité por- ® Présenté par Oribase comme ex-
tant le même titre, notamment le 1. 1 , trait du 1 . II du Régime, livre consacré
ch. 11 (p. 469). aux boissons.
^ C’est là peut-être un commentaire ’ Présenté par Oribase comme extrait
de Rufus sur l’opuscule d’Hippocrate du 1 . II du Régime (boissons) , vers la fin.

c
XXXIV RUFUS D’ÉPHÈSE.
IX, x;Rh., loi. 7 i4, i6, iio, 116, 120, i 4i , i 44 , i46, i 53 ,

i 54 , 24 g, 38 1, 422, 424, 43 y, 45 o, 45 1 , 478, 483


12*. De l’acte vénérien. (Orib., Coll méd., VI, xxxviii^; Livres incer-

tains, Synopsis, 1 ,
xvi ; Rh., fol. 274, 276, 277, 279.)
i 3 *. De la peste. (Orib., Synopsis, VI, xxv; Aét. III, viii; xcv; Paul
d’Egine. .
.)

i 4 . Sur la médecine, et Collections médicales (à l’Escurial, d’après


Monfaucon, Biblioth., t. I, p. 628, et Casiri, Cod. Bihlioth. scor.

arah). Titre donné, sans doute arbitrairement, dans quelque ma-


nuscrit, à une réunion d’écrits médicaux attribués à Rufus.

i 5 *. Du régime des enfants. (Rh., fol. 58 72, 78.) Doit


,
être une partie

de l’article 1 ci-dessus.

16. Médicaments populaires, alias Médecine pour le peuple. (Rh.


fol. 28,34, 35 4 o, 4 i , , 42 , 44 , 5i , 55 , 67, 66 , 72 , 76, 77,
187, 206, 23 o, 244, 25 i, 262, 274; 275, 882,479,482,
483 , 485 , 5 oi, 5o2; t. II, fol. 61 \)
17*. Maladies des yeux. (Rh. fol. 48 .)
18*. Contre la morsure d’un chien enragé. (Aét., VI, xxiv^Paul, V, iii;

Rh. fol. 4 g 5 .)
^ Les papiers laissés par M. Darem- régime à suivre entre l’enfance et la vieil-

berg contiennent le texte et la traduc- lesse (I, 2 ); — Du régime à suivre sui-


tion française du passage d’Ebn Abi vant les différentes saisons (I, lo); —
Ossaïbiab où se trouve la liste des écrits Des rapports sexuels (I, i 3 ); — Que le

de Rufus ( voir plus loin ,


p. xxxvi ). On y lait nuit aux dents (
1 , 62).
lit, à propos du traité de la Mélancolie: On trouve dans le Voyage de Hollande
« le meilleur ouvrage de Rufus en deux , de Diderot, t. X\ 1 I, p. 429 éd. de Gar-
parties. » nier frères, la mention d’un ms. grec
2 Présenté par Oribase comme ex- in-folio de 3 o feuillets environ, acheté
traitdu Régime. Voir dans nos fragments aux Jésuites par Meerman fils, de La
de Rufus le n° 1 6 et la note. Haye, et intitulé Ruf Ephesii de morbis
^ Oribase, dans le préambule de ses populai'ibiis. D’après les renseignements
Euporistes, dit que Rufus avait écrit un que M. Campbell, administrateur en
traité de médecine Upos iSiStas, et, : chef de la bibliothèque royale de La
d’autre part, annonce qu’il fera dans Haye, a bien voulu me communiquer,
sou ouvrage de fréquents emprunts à avec un empressement dont je me plais

ce médecin. Or il n’a spécifié que deux à le remercier publiquement, ce ma-


fois, dans ses Euporistes, les emprunts nuscrit ne porte pas le titre précité, et
qu’il lui a faits. Nous sommes porté à n’est autre que le codex meermanien
conjecturer qu’il a rédigé en majeure 2 3 1 , acquis par sir Thomas Phillips et
partie , d’après notre auteur, les articles décrit ci-dessus (p. xii).
de cet ouvrage intitulés : De la ma- ^ Dans quelques mss. d’Aétius ce ,

nière d’élever des errants (I , i


) ;
— Du morceau est attribué non pas à Rufus
PRÉFACE. XXXV

19. Poésie. (Citée par Gai., Compos. medicam. sec. loc. I, i.)

20. Poëme en vers hexamètres sur les plantes, en 4 livres. (Gai., Prœf.

in l. VI, De simpl. medicam. facult.^.)

21*. Du glaucome et delà cataracte. (Orib., Syn., VIII, xlix; Paul, III,

XXIII. Cp. l’art. 17 ci-dessus.)


22.De la préparation des aliments. (Orib., IV, ii ;
Aét., III, cviii ^.)

23 De . l’eau ou Des eaux. (Orib., Coll, méd., V, iii; Aét., III, 16 \)

24. Des instruments usités dans l’art médical. (Orib...)

25 . Sur la santé*.

26*. Des lavements. (Orib., Coll, méd., VllI, xxiv; Syn., I, xix; Aét.,

III, cLix; Rb., fol. i 4 y, i 54 , 2o5, 216


27*. Commentaires sur Hippocrate notamment :

a, sur les Humeurs;


b, sur les Épidémies (Gai. in VI 1. Epidem. § 3i ,
t, IX, p. 4i4
éd. Ch.);

c, sur le I” livre des Prorrhétiques ;

d, sur les Aphorismes au moins 5 livres. (Rb., foi. i 38 4791


,

485 ’.)

mais à Posidonius. Voir dans les frag- trait du 1. I du Régime, vers la fin.
ments le n° 76. ^ Partie du 1 II du Régime (bois-
.

^ Voir F ahriciüs, Biblioth. cjr., anc. sons), d’après Oribase.


édit.,t. Il, p. 63 o, et t. IH,p, io 3 . ^ Ouvrage de Galien attribué à Ru- ,

Un scholiaste d’Oribase mentionne le fiis par Rbazès.


1 . III tc5v tov PovÇfov ^ozaLvucuv. (
Œxivr. ^ Ce livre a été traduit en bébreu et
d’Orib., t. II, p. 744, 1.
9.) M. Darem- plus tard en latin , d’après la version
berg, dans une courte biographie de arabe de Honein. Rbazès dans ,
le Con-
Rufus, s’est exprimé ainsi en 1867 : tinent, dit à plusieurs reprises que l’ou-
«Il (Rufus) avait écrit un poëme sur vrage , attribué à Galien , est plutôt de
la médecine dont il reste c|uelques Rufus. Cp. Luc. Leclerc, Hist. de la

fragments dans fédition de Dioscoride médecine arabe, 1.


, p. 1 49.
^
des Aides. » ( Dictionn. d’kist. de Dezobry Voir ci-dessus, p. iv, note 2.

et Bacbelel. )
Nous nous proposons de ’ On lit dans Étienne d’ Athènes,

revenir sur cette assertion et de recber- préambule de son commentaire sur les

cber si le poëme en question ,


publié de Aphorismes (Dietz, Schol. in Hippocr.
nouveau par Fabricius (t. Il)
,
peut être t. II, p. 2 38 ) : Oti yvéaiov limoxpcirovs
en effet de Rufus. Il en a été donné une To avyypocfifxoc éftapTvprjcrctv Povipos ts
3 ® édition à peu près définitive par C. F. xaï PovÇiïvos [alias,haS 7vos^ xat 2fiopa-
Lehrs dans les Bucolici et Didactici de vos xaï xai Ta}.rjvàs. . Quant i\

la Biblioiheca qræca de Firmin Didot, la division des Aphorismes, Étienne


i85i. s’exprime ainsi; «Soranus a partagé
- Présenté par Oribase comme ex- l’ouvrage en 3 parties ,
Rufus en 4 ,
Ga-

G.
XXXVI RUFUS D’ÉPHÈSE.

Premier supplément à la liste d’Ackermann.

D’après les historiens arabes '


:

28. Traité en 4o livres ou chapitres ^


29. De l’hydrophobie. (Cp. l’article 17.)

3 o*. De l’ictère et de la bile ou Du choléra^ (Aétius X, xvii).


3 i*. De la diminution des chairs (entraînement?) \
32 *. Des soins adonner en l’absence du médecin (Rh., fol. 4 o, 52, 80,
‘-)
9
33 De l’enrouement ^
.

34. De la médecine hippocratique. (Rb., loi. 276.)


35 De la stérilité®.
.

36 *. De la conservation delà santé. Cp. l’article 25 .


(Rb., fol. 483 .)

37*. De l’épilepsie. (Aét., VI, xiv, xvii.)

38 *. Des fièvres, au moins 11 livres’. (Rb., fol. 895.)

39*. De la pleurésie et de la pneumonie. (Rb., fol. 98, 101.)


4 0. Des opérations faites dans les hôpitaux.

4 1. Delà distinction [?] [ferq) ou du hoquet [fouâq]^.


42*. Des vierges ou du régime des jeunes filles. (Orib., Livres incer-

tains, 2.)

lien ,
que nous suivons, en 7 » (p. 289). ^ Sans doute le même traité dont
Peut-être faut-il corriger : « Rufus en Rbazès rapporte quatre passages en l’in-

5 . » titulant: De cxtcnuando pinguem f. 229,


^ Particulièrement d’après Ebn Abi 274, 275*, t. II, fol. 27.

Ossaïbiah, auteur d’une biographie ® La traduction ms. de l’angine. :

médicale au xiii® siècle. Nous suivons ® On lit dans une scholie d’Oribase
ici Wenrich [De auctorum grœcorum [Œuvres complètes, t. II
,
p. 68 1 : taléov
versionibus et commentariis syriacis etc., ou ô Poü(pOi èv iœ [sic) «M4 xvïaxopé-
p. 2 2 1 et suiv.) ,
et surtout le L. Le- vcûv Qrepai:elas » povo^i^Xcù -crépi éTrixvij-

clerc (
Hist. de la médecine arabe , t. I ceccs idée <Pn<jiv '
Saai Sè àv xvovaai
p.289 et suiv.). xaQaipCSviai , ô êrt xat tovto ylverai Stà
2 Mentionné dans la nomenclature 'zsoXvitX'édeiav afparos, xat èTiixviaxov-
d’Ebn Abi. Nous donnons ce titre d’a- Tat ’
al Sè xat àT:oÇ>deipov<7iv.

près l’ouvrage du D' Leclerc. La tra- ’ Il faut sans doute rattacher à cet
duction manuscrite précitée de cette ouvrage le fragment relatif à la fièvre
nomenclature donne : a Le livre des quintane. (Voir Appendice, section vu,
quarante, en une partie.» Wenrich p.609.) Cp. ci-après, p. 848 Aét., V, ,

omet cet article. 88, 84 ,

^ Cp. dans Rbazès les citations em- * Trad. ms. Sur la boisson des ac-
:

pruntées au Liber jlegmaticoriim 80 4. couchées (?).


PRÉFACE. XXXVIl

43. Des marisques (?)

44- Du régime à suivre en voyage.


45. De la fétidité de la bouche.
46*. Des vomissements ^ (Orib., Coll., VIII, xxi; Synopsis, I, xviii,

Aét. , III, cxix.)

4y. Des médicaments toxiques.


48. De l’usage des remèdes pendant les repas

4q. Des tumeurs indurées.


5o*. De la mémoire. (Aét., VI, xxiii; Rb., fol. 1,9, 19.)
51. De la suppuration.

52. Des blessures


53. Du régime des vieillards.

54. Des préceptes des médecins ^


55. De la parturition.

56. Des luxations®.


57. De la suppression des règles.
58. Des maladies chroniques suivant Hippocrate.
5g. Des classes de médicaments’.
60". De l’éducation des enfants. (Orib., Liv. incert., 12, i3, i4, 20.)
61. Du vertige.
62*. De l’urine®. (Rb., fol. 497-)

63. Du vin dit d’une nuit(?)®.

64- Des fluxions du poumon.


65. Des affections chroniques du foie.

66. De la suppression de la respiration.


67*. De l’achat des esclaves. (Rb., fol. 67.)

^ Trad. ms. : Des figuiers [sc. fies). ® Peut-être le Ilepi ôXtardrjlidTCûv au-
(Cp. l’art. 5.) quel Rufus renvoie lui-même. (Orib.,
^ Ouvrage dédié à un ami nommé Coll., XLIX, XXXII et XXXV.) — Cp.
Potamonianus. t. IV, p. 432 , 1. 3, et la sebolie, p. 54o,
^ Trad. ms.: De futilité de prendre 1 . 6 .

beaucoup de remèdes dans les repas ’ Trad. ms. : Des degrés des médi-
de noce. caments. (Cp. Œuvres d'Oribase, t. II,
^ Trad. ms. : Un traité sur les plaies. p. 6o3 ét suiv.)
(Cp. l’art. 3.) « Cp. dans Rufus Maladies des reins
,

® Trad. ms. Recommandations aux


: et de la vessie, p. 22 - 28 , le passage où
médecins. Il faut peut-être voir une par- il annonce l’intention de traiter ce su-
tie de cet ouvrage dans le morceau jet.

conservé sous le titre d'interrogatoire ® Trad. ms. : Sur le médicament ap-


des malades. (Écrits conservés, art. V.) pelé Bounya{^).
\XXVIII RUFÜS D’ÉPHÈSE.
68*. Du traitement d’un enianl épileptique \ (Rli., fol. 4 i -)

69*. Du régime des femmes enceintes. (Orib. Coll., Liv. incert. , 3 .)


70. De l’indigestion.

71*. De la rue. (Rb., fol. 211.)


72*. De l’iléus. (Rli., loi. 207, 21 5 .)
73*. De la sueur ^ (Rb., fol. 438 .)

Second supplément à la liste d’ Ackermann.

D’après divers auteurs ^


;

74*- Liste des poisons. (Cp. l’art. 47.)

75. De fbypocondrie.
76*. Des évacuations. (Aét. , 111, clx; Rh. ,
fol. 44q, 45o.)

77*. Sur le jeûne (ou la diète). (Rb’.i fol. 483 .)


78*. Sur les laxatifs. (Rh., fol. 485 .)
79*. Livre du complément et de la fin (?). (Rh. ,
fol. 91, 496.)
80*. De l’alimentation des enfants. (Cp. l’art. 60. Rh. ,
fol. 91, 498*.)
81*. Des salaisons. (Rh., fol. 5 oi.)

82*. De l’alimentation. (Cp. l’art. 22. Rli., t. II, fol. 1, 4 -)


83 *. Traité des chymes (=humeurs?). (Rh. , t. II, fol. i 4 .)
84 *. Des bains. (Rh., fol. 167, 170, 171, 444 486 492.)
, ,

85 *. De l’air et du climat. (Rli., fol. 192.)


86*. Sur les découvertes médicales. [De medicinis inventis, fol. 67, 5o2,
5 o 3 .)
87*. Du régime des femmes. (Cp. l’art. 69. Rh. , fol. i 33 .)
88*. De la suppuration ayant lieu à la poitrine (= phthisie ?). (Rh.
fol. 93.)
89*. Exposition [médicale], au moins six livres. (Rh., fol 438 : citation

du livre VI, cli. iv.)

90*. Sur le moyen de diagnostiquer les affections chroniques (en grec :

rà Twv ^povcMv 'Z!f<x 0 ojvcopixôv^). (Orih., t. IV, p. 63 .)


Trad.^ms. : Du traitement des en- ^ Titre signalé par un scholiaste d’O-
fants épileptiques. ribase comme celui d’un ouvrage dont
^ La trad. ms. ajoute dernier chapitre serait morceau
Traité sur : le le

femboiisme (?) melæna(?). 'oept èXeÇavTtâaeojs rapporté par le


^ Nous avons formé cette compilateur. [Collect. médic., XLV,
dernière 1.

liste d’après Rhazès, Oribase, etc. ch. xxiii; cf. Œuvres d’Oribase, W,
^ Rhazès, fol. 91, place [cet article p. 529.)
dans le livre V [du Régime].
PRÉFACE. XXXIX

91*. Traité des affections externes. Plusieurs scliolies d’Oribase rat-


tachent à ce traité en un seul livre [ixovà^i^Xos) : a, le frag-
ment 'zsepi èpvcrnrsXdTûJv (Orib., t. III, p. 655 ; cp. p. 689. Cp.

ci-dessous les articles 95 et suivants); 6, le fragment 'zrepi yay-


yXtov [ibid., t. IV, p. i 5 ;
cp. p. 527), et c, le fragment 'üsepi

Xoipclohovs êXxovs (t. IV, p. 517; cp. p. 54 l)^


92. Entretiens sur la médecine. Cité par un scholiaste d’Oribase. (Orib.,

t. III, p. 686.)

93*. Du bubon. (Orib., Coll, XLIV, xvii; LI, xli.)


94*. Des ulcères. (Orib., Coll, XLIV, xx.)

95*. De l’érésipèle. (Orib., Coll, XLIV, xxviii. Cp. l’art. 91, a.)

96*. Des ganglions. (Orib., Coll, XLV, 8.)

97*. Des affections cancéreuses. (Orib., Coll, XLV, xi , xxviii.)

98*. Dépôts et substitutions. (Orib., Coll, XLV, xxx.)


99*. Banc d’Hippocrate ^ (Orib., Coll, XLIX, xxvi.)
100*. Des spasmes; du tétanos. (Aét. VI, xxxviii.)

101*. Des affections du côlon. (Alex, de Tr. ,


IX, i, dans nos fragments,
n“ 111.)
102*. Des épidémies (Rb., fol. 499-) — Cp. le n“ 27^

Nous essayerons de grouper les divers écrits de Riifus, de


façon à rapprocher des ouvrages proprement dits certains
cliapitres qu’une tradition assez incertaine en a pu détacher
pour former des traités spéciaux. Ce travail fournira quelques
données pour une classification plus précise.

Généralités. Articles 89, 10, 6, 86, i 4 , 16, 54 ; V, 90, 91, 92 ,


98.
Explication des écrits hippocratiques. Art. 34 , 27, 77, 58 .

Régime ET hygiène. 1, 53 , 87, 69, 42, i 5 , 60, 80, 44 , 2, 67,


25 , 36 , 85 ,
32 , 82, 22, 48 77, 28,7, 8, 9, 63
, , 9, 5 , 43 , 81, 84 ,

12, 26, 76, 78, 79, 3 1, 83 , 73, 62 57, 70,45, 12.


Maladies spéciales. 5 o, 38 , i 3 , 18, 28, 87, 68, 61, 11, 3 o, 46 ,

^ Nous sommes tenté tl’y com- ^ Cp. la collection de Nicétas (men-


prendre le fragment sur les pâles cou- lionnée ci-dessus, p. xxii) , §S 189-
leurs et les taches livides (Orib. ,
Syn- 198.
op5t5, III, Lxxxviii ) ,
et la recette pour ^ Peut-être le commentaire sur
enlever les rides (fâid., III, CLXviii , et les Epidémies d’Hippocrale. (Cp. l’ar-

Aét. , VIII, vi). ticle276.)


XL RUFUS D’ÉPHÈSE.
76, 72; I, II, V, 17, 21, 33 , 55 , 35 , 89, 5 i, 84 , 88, 66, 4 i, 65 ,

4, 5, 93, 94, 95, 96 ,


97, 100, 101, 102.
Chirurgie et anatomie. IV, VI (Apocryphe?), 3, 4o, 56, 3, 52,
4, 24 99 ,
.

Pharmacopée. 59, III, 20, 19, 71, 47, 74 -

IV.

FRAGMENTS DE REFUS.

On a vu plus haut (p. ixj les noms des auteurs auxquels


est due la conservation de très-nombreux fragments des ou-
vrages laissés par Rufus et perdus pour nous. De plus, la

nomenclature de ses écrits (p. xxxii) a déjà donné au lecteur


l’occasion de faire la part de contribution apportée par cha-

cun de ces auteurs ^ Nous allons maintenant les passer rapi-


dement en revue.

I. — Fragments extraits de Galien.

Moins d’un siècle après Rufus, Galien, en plusieurs en-


droits de son œuvre immense ,
a fait mention de son devan-
cier, auquel il n’a pas ménagé les éloges. On nous dispensera
sans doute d’aborder la bibliographie même la plus sommaire
de cette œuvre. Qu’il nous suffise de dire que, pour le texte,

nous suivons, à moins d’avis spécial, le texte adopté dans

l’édition de Kühn ,
et que la traduction française nous est
propre. On sait que fédition princeps de Galien date de chez
les Aide (i 525 ,
in-fol.), et que la première gréco-latine est

celle de René Chartier, professeur de l’École de médecine de


Paris (i 3 volumes in-folio portant la date de 1679). Tout en
souscrivant aux critiques sérieuses, portées sur cette édition
par Ackermann dans , sa Notice littéraire sur Galien et par


Récapitulation des fragments : Ga- Paul d’Egine, 112-117; Rhazès, 1 18-
lien, n°’ 1-6; Oribase, 7-55; Aétius, /194; Ibn el-Beïthar, ^gb-SoS.
56 - 8 1 ; Alexandre de Tralles, 82-1 1 1 ;
^ Fabricius, BihI. (jr. , éd. Harl. ,t. V,
PRÉFACE. XLI

M. Daremberg, il faut reconnaître avec eux l’utilité et la diffi-

culté de cette vaste publication, qui n’a pas été mise hors

d’usage par celle du professeur Ch. G. Kühn, ainsi qu’on serait


porté à le croire.
L’édition de Kühn commence la collection gréco-latine inti-

tulée Medicorum Græcorum opéra quæ exstant, dont elle com-


®
prend les vingt premiers tomes ,
en vingt-deux volumes in- 8

(Lipsiæ, 1821-1833). A dire le vrai, pes deux grands monu-


ments de la philologie médicale, qui ne s’excluent pas, sont
loin d’avoir donné la dernière expression de la critique sur le
médecin de Pergame. Telle était l’opinion de M. Daremberg.

IL — Fragments extraits d’Oribase.

Oribase ,
médecin et ami de l’empereur Julien ,
avait com-
posé sous le titre d’Iarpixai owaycoyoLi ,
Collections médicales,

un recueil en soixante-dix livres ^ uniquement formé d’extraits

textuels de trente et un médecins et chirurgiens grecs les plus


renommés, entre autres Rufus d’Ephèse et Galien. Tout ce
que l’on connaît de cette compilation a pris place dans l’é-

dition générale de Bussemaker et Daremberg. Sont encore


inconnus les livres XVI à XX, XXIII, XXVI à XLIII et LU à
LXX; toutefois une partie de ces livres, renfermée dans un
manuscrit de Paris (n° kli 6 du supplément grec, xiF siècle), a
été signalée, en i 846 par M.
,
E. Littré, qui en publia dès lors
une portion 2, et reproduite complètement dans le tome IV
des Œuvres d'Orihase avec d’autres parties empruntées à nos

p. 377-500. Notice reproduite, avec ad- ^ Fragments complémentaires du li-

ditions et modifications, en tête des vre XLIV et autres fragments de livres

Œuvres de Galien, éd. de Kühn, t. I, inconnus [Revue de philologie, t. II, i 846 -

p. XVII-CCLXIV. 1847). Lf. OEuvres d’Oribase, t. IV,


^ Paul d’Égine [Prœfatio) la nomme Préface, p. vi et suiv.
È^SoyLrjKovTdSiSXos.
xLii RUFUS D’ÉPHÈSE.
manuscrits 2287, i 883 ,
etc., et au Codex medicas XVI de
Vienne.
Deux autres ouvrages d’Oribase étaient demeurés inédits,

et l’on n’en avait imprimé qu’une traduction latine : ce sont


la Synopsis f
en neuf livres, réduction des Collections médicales,
et le Recueil des remèdes faciles à préparer, Eviropiarla, en quatre
livres. Ces deux textes remplissent le tome V des Œuvres
d'Oribase, qui a paru peu de temps après la mort de M. Da-
rembergb
Nous avons pensé qu’il était superflu de reproduire le texte

et la traduction des fragments de Rufus conservés dans les

divers ouvrages d’Oribase. Nous nous contentons d’en rap-

porter les titres et d’en donner une analyse sommaire. Il sera

facile, pour plus ample informé, de recourir à f édition des


OE livres d’Oribase.
MM. Bussemaker et Daremberg parlent d’une règle d’après

laquelle « tout chapitre sans nom d’auteur provient toujours


de la même source que celui qui le précède immédiatement. »

[Œuvres d’ Oribase t. III, p. 694.) Un peu plus loin (p. 698),


ils invoquent cette règle, mais M. Daremberg n’en a pas tenu
compte lorsqu’il a relevé et transcrit, dans les deux premiers
volumes de l’Oribase les extraits attribués à Rufus. Nous avons
fait de même, sauf dans certains cas signalés en leur lieu.
Goccbi et Dietz ,
dans leurs emprunts à la compilation chirur-

^ Voir, sur Oi’ibase, sa vie, ses ou- eum veterum auctorum verba excer|>ere
vrages et tes auteurs cités dans ses com- quin de suorum numéro multa accu-
du tome VI et der-
pilations, la préface dat. » [Adversaria, liv. XXXI, ch. ii

nier de Œuvres, mis en état et


ses col. 1766.) Signalons eu passant un
publié par M. Auguste Molinier. — opuscule dont M. Daremberg ne paraît
Sur la valeur des fragments d’écrivains pas avoir connu l’existence : Osann (Fr.),
médicaux contenus dans Oribase, nous De loco Ruji Ephesii medici apud Oriba-
citerons cette l'emarque de Gaspard sium [sc. Synopsis, VI, xxv] servato,
Barth ; « Oribasius ... de quo scriptore sive De pesta Ubvca dispulatio. Gissæ,
illud memorare utile videlur, perrnro i 833 in-8°.
,
PRÉFACE. XLIII

gicale de Nicétas, ont suivi ia règle précitée. En ce qui con-

cerne Oribase ,
nous laissons à d’autres le soin de préciser ces

attributions, qui d’ailleurs garderont toujours un caractère hy-


pothétique A

III. — Fragments extraits d’Aétiüs.

La compilation d’Aétius intitulée «Synopsis des ouvrages


d’Oribase, de Galien, d’Archigène, de Rufus et autres méde-
cins célèbres ,
» et divisée en quatre TeTpa^têAoi est encore iné-

dite en grande partie. Les huit premiers livres ont seuls été
imprimés (Aide, i534 ,
in-fol.). Nous publions le XP^. Quel-
ques fragments des livres IX à XVI ont été donnés en grec à
diverses époques^. L’ouvrage entier a été traduit complète-
ment en latin par J. Cornarius (i5/n, in-fol, ). Les fragments
de notre auteur extraits d’Aétius sont encore les seules parties

de la Synopsis qui auront été traduites en français.


Nous empruntons deux morceaux à la seconde moitié de
cet ouvrage, restée inédite Le texte en a été transcrit et

constitué par le continuateur d’après deux manuscrits de


Paris, les n®* i883 (= P) et 63 i du supplément grec (=X).
Ce dernier manuscrit, rapporté d’Orient et complété avec
d’autres exemplaires par Minoïde Mynas, est une copie excel-

^
Il suffit qu’un copiste distrait oublie et Engelmann, Bibliotheca scriptorum
d’inscrire le nom de l’auteur cité à la classicorum verbo Aetius. — Cp. Œu-
suite de la rubrique d’un chapitre pour ,
vres d’Oribase, t. I, p. xxxvii. Pour les

qu’il
y ait fausse attribution. Quelque- détails bibliographiques et paléogra-
fois l’attribution varie avec les manus- phiques, voir plus haut, p. xvit.
crits. Le vrai critérium consiste dans Voir, sur un ms. partiel d’Aétius con-
l’examen comparé du contexte, du servé à Venise, nos additions et correc-
style, du vocabulaire, etc. Cp. — Vil- tionssur les pages 323 et suiv.
loison , Anecdot. gr. t. II, p. 98 ,
fine. Conrad Gesner, dans sa Biblio-
^

^ Voir ci-dessus, II, ii, p. xvii. thèque universelle (Art. Rufüs) a relevé
^ Voir Choulant, Handbuch fur die les titres des principaux fragments de
kunde der àlten Medicin, p. i35,
Bücliet notre auteur, cités dans la compilation
le Lexujue bibliographique d’IIolfmann d’Aétius.
XLIV RUFUS D’ÉPHÈSE.
lente faite au xi® siècle, qui offre de continuelles ressemblances

avec celle qui a servi de texte à la traduction latine de Janus


Corn a ri us b

IV. Fragments extraits d’Alexandre de Tralles.

Aétius précède de peu Alexandre de Tralles, qui le cite, et


qui florissait à Rome vers la fin du règne de Justinien. Il parle
dans ses écrits de son séjour en Gaule et en Espagne. M. Da-
remberg a extrait de ses Thérapeutiques en douze livres, non
pas à proprement parler des fragments de Rufus, mais plutôt
quelques chapitres utiles à rapprocher des textes de cet auteur
qui nous sont parvenus. Nous y avons ajouté le chapitre du
livre XII relatif au diagnostic de la fièvre quotidienne, mor-

ceau qui contient l’unique passage d’Alexandre où notre auteur


soit nommé. Les autres chapitres que nous rapportons font
partie des livres VIII et IX : ils concernent les maladies des
reins et de la vessie, ainsi que celles des organes sexuels.

Manuscrits consultés.

Ms. de Paris 2202 = A, volume qui a appartenu au savant médecin


anglais Thomas Linacer.
Ms. de Paris 2201 =B.
Ms. de Paris 2200 =C, copie que n’avait pas consultée M. Darem-
berg et qui nous a fourni une division de l’ouvrage en chapitres
plus admissible que celle des éditions et des traductions latines.

Editions et traductions.

Édition grecque exécutée par Jacques GoupyP d’après deux mss.


de notre Bibliothèque nationale. Paris, Rob. Estienne , i 548 ,

*
Du reste, le manuscrit mis en preuve qu’il a existé, au moins partiel-
usage par Coruarius ne peut provenir lement une double rédaction de
,
la Syn-
d’un dérivé de X. Ce traducteur donne opsis d’ Aétius. V.p. SaS et les Additions.
une phrase omise dans ce ms. Voir, 2 Nous relèverons ici un passage de
dansle présent volume, le fragm. 80, la Bibliothèque grecque (XII, ^97), où
S 5 Le fragment 61 nous apporte la
.
Fabricius impute fautivement une er-
PRÉFACE. Xï.V

in-fol. Cette belle édition contient, comme plusieurs manuscrits

d’Alexandre ,
le traité de Rhazès De pestilentia traduit de l’arabe en
grec.

Traductions :

Latine (d’après l’arabe) en iii livres. Lyon, i 5 o4 , in 4 "^; Pavie,


i 52 o,in- 8 ". — Venise, 1622, in-fol.

Latine d’Alb. Torino. (C’est plutôt une paraphrase) Bâle, i 533 , in-

fol. — Trad. lat. en v livres, Bâle, i 54 i, in-fol.

Latine de J. Gontier d’Andernacb. Argentorati in-8° ;


— Lyon, i 56 o,
in-12. Reproduite dans la collection d’Henri Estienne Artis medicæ ,

Principes. Genève, 1567, in-fol. t. II. Cum notis Jo. Molinæi. Lyon,
1676, in-12.
Edition grecque -latine (avec la trad. de Gontier) «Castigavit J. Gou-
pyl ex mel. cod. Bâle, i 556 ,
in-8°. »

Traduction française du livre XI par Seb. Collin, Poitiers, 1567, in- 4 °.


Alexandri Trall. Opéra latine versa, éd. d’Alb. de Haller (dans sa col-

lection intitulée Art. med. Principes, t. VI, Lausanne, 1769-1787,


in- 8°.

Lettre d’Alexandre de Tralles à Théodore sar les Helminthes , etc., non


comprise dans les Œuvres de ce médecin, reproduite pour la qua-
trième fois par Fabricius [Bïbliotli. gr\ XII, p. 602), et depuis,
par Ideler (Physici et medici gr. minores, t. I, i 84 i, in-8'’^)

V. Fragments extraits de Paul d’Égine.

Le chirurgien Paul d’Égine était très-renommé dans la se-

conde moitié du viC siècle. L’archevêque arabe Grégoire Abul-


faradje prétend qu’on le désignait sous le nom de \ accoucheur
Sa compilation médicale, dont il dit lui-même que c’est le

reur au savant Goupyl. Celui-ci déclare non l’auteur édité par lui qui a profité
dans sa dédicace aux professeurs de des écrits de Paul.
l’Ecole de médecine de Paris, que ^ Cette traduction n’est pas complète.
Galien et Paul d’Egine lui ont été Elle se termine avec le texte d’Alexandre
d’un grand secours pour établir le relatif au marasme (
1. XII, p. 2 25 de
texte d’Alexandre, le premier en ce l’édition grecque de Goupyl).
qu’ Alexandre le cite, et Paul, en ce 2 Une édition grecque - allemande
qu’il cite Alexandre. C’est Goupyl et d’Alexandre de Tralles vient de paraître
xLvi UUFUS Ü’ÉPHÈSE.
plus souvent un abrégé des Collections d’Oribase, se divise en

sept livres.
M. René Briau a fait précéder son travail sur le livre VI, qui
constitue un véritable manuel chirurgical \ d’une introduction
sur la vie et les écrits de Paul d’Egine. Il nous paraît avoir
péremptoirement établi que Paul florissait vers l’an 600, et

qu’il avait fait ses études de médecine à l’école d’Alexandrie.


Les assertions relatives aux autres circonstances de sa vie sont,

pour M. Briau, presque toutes conjecturales.

Manuscrits consultés'.

A, ms. de Paris 220b. Contient des scliolies et des gloses interli-

néaires.

B, ms. de Paris 2206.


C, ms. de Paris 2217.
D, ms. de Paris 2292.
E, ms. de Paris 2207. Contient des gloses et des spécimens de tra-

duction latine.
F, ms. de Paris 2210.
G, ms. de Paris 2209.
H, ms. de Paris 2208. Porte à la marge des indications de cliapilres

et des recettes d’une date postérieure.


J , ms. de Paris 2211.
K, ms. de Paris 2 oà']-

à Vienne. (Voir aux Additions sur la thologie externe des anciens. » Kous
page 389.) espérons qu’il n’y a pas ab.solument re-
^ Chirurijie de Paul d’Égine, texte noncé.
grec restitué et collationné sur tous les - Les sigles adoptés par M. Darem-
manuscrits de la Bibliothèque impériale remberg pour les manuscrits de Paris
etc., avec une traduction française en sont les mêmes que ceux de M. Briau,
regard, etc. Paris, V. Masson, i855, qui a fait suivre son InUoduction d’une
in-8“. — Il est regrettable que le savant notice de ces manuscrits. La seule dif-

bibliothécaire de l’Académie de méde- férence, etnous l’avons fait disparaître


cine n’ait pu donner suite à l'intention portait sur le ras. 22 1 = J, que notre
exprimée dans sa préface de faire le prédécesseur siglait I. De plus M. Briau ,

même travail pour les livres IV et V n’a pas mentionné S {


= m.s. de Paris
qui « renferment véritablement la pa- i883).
PRÉFACE. XLVII

L, ms. de Paris 2212.


M, ms. de Paris 2192.
N, ms. de Paris 2218.
O ,
ms. de Paris 22 4 -

P, ms. de Paris 2216.


Q, ms. de Rome (Vatican) fonds de la reine de Suède, n“ 176, fol.

101 v°.

R, ms. de Paris 2204.


S, ms. de Paris i 883 .

T, ms. de Paris 338 du supplément.


6 ^
ms. de Rome (Vatican) 296, fol. i 52 xvi® ; siècle.

V, ms. de Rome (Vatican) 298, fol. 680.


X, ms. de Paris 494 du supplément,
ms. de Florence, plut, lxxiv, n° 2.

ms. de Florence, plut, lxxiv, n° 27.

i//, ms. de Florence, plut, lxxiv, n° 21.


Voici l’appréciation que M. Daremberg a faite de ces manuscrits ;

nous la reproduisons textuellement. Bonne forme : D, H, J, K, R. —


Copies médiocres: E. F, M, N, 0 X. — Copies mauvaises G, L , : , P.
— Manuscrits généralement semblables aux A, B, C, T, éditions : 6 ^.

Editions et tradactions.
9

Editions :

^
Grecque (seulement), éd. Aid. et And. Asulan. socer. 1828, in-fol.

Grecque aMelior. » Basil, ex off. And. Cratandri, i 538 ,in-fol. cura


Hieronymi Gemusæi d’après un ms. communiqué par, le médecin hellé-

niste Jean Ruel, et, accessoirement, d’après d’autres mss.

Traductions :

Latine d’Albert Torinus (moins le livre VI) Bâle, i 532 ,


in- 4 “.

Latine d’Albert Torinus, complète, i 534 ,in- 4 ‘’-

‘ M. Briau a exprimé les mêmes lexicologie de Paul d’Egine peuvent


opinions (p. 79). Ce savant n’a pas être levées à l’aide du texte et des va-
examiné les manuscrits conservés à riantes que donne son édition de ce
l’étranger; mais il présume, du moins livre (p. 3).
en ce qui concerne VI (dans
le livre ^ L’édition Aldine n’a guère plus de
lequel d’ailleurs ne figure aucun frag- valeur que la transcription d’un ma-
rnent de Rufus), que la plupart des nuscrit médiocre,
difficultés [provenant seulement de la
xLvm RUFUS D’ÉPHÈSE.
Latine d’Albert Torinus, complète, i546, in-8“. Jo. Oporinus.
Latine d’Albert Torinus, complète, i555, in-8®. Jo. Oporinus.
Latine de Gontier d’Andernacb, Paris, Simon Colineus i532, , in-fol.

Latine de Gontier d’Andernach, Cologne, i534, in-fol.

Latine de Gontier d’Andernacb, Cologne, i546.


Latine de Gontier d’Andernach avec notes de , J. Goupil Lyon, , 1 55 1
in-8®.

Latine de Gontier d’Andernach, avec notes de J. Goupil, Lyon, i563


in-8“.

Latine de Gontier d’Andernach, avec notes de J. Goupil, Lyon, 1589,


in-8“.

Latine de Janus Cornarius, Bâle, Hervag, i556, in-fol.

Latine de Janus Cornarius pul3liée en ,


1 56y, par Henri Estienne dans ,

ses Medicæ artis principes, p. 344.


Française du livre VT (Chirurgie), par Pierre Tolet, Lyon, i53g,
in- 12.

Française (Nouvelle) de ce même livre; avec le texte en regard, par


M. René Briau. Paris, i855, in-8“.

VI. — Fragments extraits de Rhazès.


Mohammed Abou Beker ibn Zacaria er Rhazi [alias Ar-
rhazi), écrivain médical du Rborassan auquel on a donné
le nom de sa ville natale Rhay, Rhazès ou Rhazi, puis, plus
communément, Rhazès, a composé, vers le milieu du
X® siècle, et dédié à un Al-Mansor, prince indépendant du

califat de Bagdad, un traité ou plutôt une vaste compilation


intitulée el Hawi (le ((contenant» ou «continent,» en latin
continens), dont la Bibliothèque nationale possède une belle
copie, mais incomplète^ (mss. arabes, n“ ioo5 du supplé-
ment). C’est une réunion de matériaux d’un grand travail
laissé inachevé par Rhazès et que ses disciples ont recueilh,
augmenté et fort mal coordonné

M. le D' Leclerc dit


^
qu’il en existe du Haauy [alias Hawy), sous le nom
une copie plus complète à l’Escurial. de Continens, une traduction latine qui
^ Au XIII* siècle, Ferraguth faisait a été plusieurs fois imprimée en deux
PRÉFACE. xux

Le département des imprimés de notre Bibliothèque na-


tionale possède une traduction latine du Continent Rasis con- :

tinens, imprimée à Venise en i 5 og, 2 vol. in-fol. ^


M. Da-
remberg en a fait extraire tous les fragments de Rufus qui
sont au nombre de trois cent soixante-dix-sept^.

Rbazès, autant que nous pouvons en juger par finterpréta-


tion de son vieux traducteur latin ne s’est pas astreint à co-
pier in extenso notre auteur. Il est facile de voir, par certains
rapprochements à notre portée, qu’il laissait de côté des
membres de phrase, même des paragraphes entiers, dans le

cours d’un morceau donné

VIL — Fragments extraits d’Ibn el-Beïthar.

((Ebn el-Beïthar, écrit M. L. Leclerc, notre seul guide dans


ce que nous avons à dire de ce médecin arabe ou plutôt per-
san^, est le plus grand botaniste de l’Orient, n Né, vers la fin

du xiF siècle, à Malaga, il mourut à Damas en 12/18. Il s’ap-

pelait, de son vrai nom, Dhya Eddin Abou Mohammed Abd

volumes in-folio (L. Leclerc, Médecine jDassant, a relevé, dans le Continent de


arabe, t. I, p. 346 ). Le traité de Rha- Rbazès, en groupes séparés, non seu-
zès, De Pestilentia, traduit eu latin par lement les citations de notre auteur,
Laurent Valla (Placentiæ, idgS, in- 4'’), mais en outre , , celles des médecins An-
a été mis en français par Fr. Paulet, tyllus, Philagrius, Timée, Museia (?f. 1 .

Histoire de la petite vérole. Cp. ci-dessus Musa), Apollonius, Archigène, Érasis-


p. XLV. trate Pbilumène etc.
, ,

^ L’édition princeps est intitulée ^ Fl. Pharaon, art, Rhazès, dans le


Hawi seu continens Brescia 1 4 86 2 voî.
( , , Biographie générale. Voir, sur Rhazès,
in-fol.).Dans le cours d’une mission Fabricius, Bibl. gr., ancienne édition,
philologique à Venise dont nous avons t. XIII, p. 46 verbo Abu-Becar
, et sur-
été chargé, en 1878 ,
par le Ministre de tout les chapitres consacrés à Rhazès,
l’Instruction publique, M. Bardoux, par le D’' L. Leclerc , dans son Histoire
nous avons pu mettre à profit une autre de la médecine arabe, t. P*', p, 269-276
traduction latine de Rhazès, publiée à et p. 336-354.
Venise en i 5 o6 , in-fol., par Bonetus ^ Voir nos fragments 283 et 284.
Locatellus. Ce volume nous a fourni ® Histoire de la médecine arabe, t, II,

quelques bonnes leçons. |


3. 226-287.
® M. Daremberg, pour le dire en

U
L KUFÜS D’ÉPHÈSE.
Allah ben Ahmed, dit Ennabaty (le botaniste). Ebn el-Beithar

signifie « le fils du. vétérinaire. » Il dut séjourner tour à tour à


Séville, à Tunis, à Constantine, à Tripoli, à Barca, sur les

côtes de l’Asie Mineure, à Alexandrie, etc. Ses principaux ou-


vrages sont le Traité des simples (Djami el-Mouffridat) ,
com-
pilation où Rufiis est cité une trentaine de fois, et le Traité

ou Livre suffisant (Mor'ny). Ce n’est autre chose qu’un «mé-


morial de thérapeutique. » (L. Leclerc, /. c.

M. Daremberg avait demandé à M. le D" Leclerc une tra-

duction française des fragments de Rufus compris dans le

Djami el-Mouffridat ou Recueil des simples du médecin bota-


nisle Ibn el-Beithar. M. le D' Leclerc a bien voulu nous com-
muniquer en bonnes feuilles la traduction d’Ibn el-Beithar
qu’il publie dans les Notices et extraits des manuscrits^. C’est

donc son œuvre proprement dite que nous insérons dans cette

édition de Rufus; seulement, comme nous avons voulu n’y


faire entrer que les citations d’Ibn el-Beïthar comprises dans
la partie de cette traduction publiée jusqu’à ce jour, il nous
a fallu rejeter ces fragments dans l’Appendice (section X) à

cause des retards apportés dans l’impression du Traité des


simples. Du reste, ce déplacement est purement matériel ,
et le

numérotage des fragments de Beïtbar continue la série unique


commencée avec ceux de Galien.
Nous terminerons cette revue des auteurs qui nous four-
nissent des fragments de Rufus en rappelant simplement deux
médecins du moyen âge auxquels Rufus n’était pas inconnu.

VIII. — Fragments extraits de Sylvaticds et de Valescüs.

Matthieu Sylvaticus de Mantoue ,


qui vivait à Salerne en
129-7, ^ laissé un grand dictionnaire de médecine intitulé

‘ T. XXIII et XXV, part, jusqu’à la p. 96. V. la note à la lin de ces fragments.


PRÉFACE. L

Pandectœ medicinæ ou Liber cihalis et medicinalis Pandectoriim


dédié à Robert, roi de Sicile, en i 336 ,
ouvrage qui eut plu-
sieurs éditions (Bologne, ilxjli; Naples, même date; Venise,

1478, i48o, 1489; Turin, 1.S26, in-foL). Fabricius dit et

prouve qu’il savait très-imparfaitement le grec [Bibliotli. græca,


t. XIII, p. 324 ). Rufus est compris parmi les auteurs qu’il a
cités; mais Fabricius, qui a dressé la liste de ces auteurs, n’a
pas indiqué le lieu des citations.
Valescus Tarentinus ou de Tarenta, disciple de Bernard
Forestier et médecin à Montpellier en i382, puis à la cour
de Charles VI, a cité plusieurs fois Rufus, notamment le

purgatif (( lepà Rufi, » dans son Pliiloniiim, ouvrage de pratique


pharmaceutique et de chirurgie, publié à Venise en i 52 i, à

Lyon en i 56 o, in-8^ etc. Fabricius [Bihliotb. græca, t. XIII,

p. 444 )
nous indique les citations de Rufus d’après l’édition

de Francfort 1 Sgp ,
in- 4 °, bien y en ait une plus récente,
qu’il

même ville, 1686, in- 4 °. (Voirie Philonium, p. 3 676 et ,

577-)
En terminant cette révision des auteurs auxquels on doit
les nombreux fragments de Rufus, nous avons à présenter
une observation ou plutôt un avertissement sur l’authenticité

qu’il
y aurait lieu d’attribuer ou de contester à ces fragments.
Premièrement il est moralement certain que la section qu’ils

forment dans le présent volume renferme plusieurs textes qui


ne sont pas et ne peuvent pas être de Rufus. Telles seront, par
exemple, quelques parties indéterminables des morceaux qui,
dans Oribase Aétius , ,
etc., sont indiqués comme étant tirés com-
munément et de Rufus et d’une autre autorité médicale. De
plus, le rapprochement de quelques fragments reproduits par
deux compilateurs sur un sujet donné fera voir des différences

de rédaction qui prouvent que, croyant ou pouvant croire que


nous possédons l’œuvre de Rufus, nous n’avons parfois que
LH RUFÜ5 D’ÉPHÈSE.
sa pensée revêtue d’une expression propre au compilateur qui
nous l’a transmise. Nous avons touché ailleurs (p. xlii) la ques-

tion des attributions énoncées implicitement d’après la rubrique

placée en tête d’une série, de, chapitres provenant peut-être


d’une même source, attributions essentiellement hypothé-
tiques ,
qui réclameraient une étude toute spéciale. Enfin il

existe, nous l’avons dit, un certain désaccord entre les attri-

hutions indiquées par les divers manuscrits des compilateurs.


Comment reconnaître celles qui méritent créance? Nous de-
vions faire ces réserves pour fixer les idées sur la valeur
toute relative que nous donnons au terme de « fragments de
Rufus. »

. y.
APPENDICE^
» r
\'
Section I. Noies sur le traité des maladies des reins èi de la

vessie, — M. Daremberg, dans la partie de ce volume im-


primée par ses soins a ,
visé plusieurs fois par anticipation
le commentaire qu’il avait projeté sur ce traité. Nous avons
essayé de le constituer avec les matériaux retrouvés sous diffé-

rents chefs, dans les papiers de notre prédécesseur. On nous


pardonnera ce que doit avoir d’incomplet un travail exécuté

dans ces conditions. Les citations de textes inédits ont été re-

vues sur le manuscrit de Paris 2198.

Section II. Notes et nouvelles variantes relatives au livre XI


d'Aétius, — Nous avons reproduit deux notes préliminaires où
le savant éditeur expose l’usage qu’il a fait des manuscrits et
donne son opinion sur leur valeur. Puis viennent les collations
des manuscrits de Florence, consultés postérieurement à l’im-


Voir l’avis place eu tctc de l’Appendice. — * Noiaimnent p. 22 , 3i et 61.
PRÉFACE. LUI

pression du texte d’Aétiiis. Nous avons eu à coordonner ces


collations. )

Section III. — Vient ensuite le complément du livre XI


d’Aétius. M. Bussemaker avait exécuté une copie des chapitres
de ce livre qui n’avaient pas un rapport direct avec les textes

connus de Rufus, et que, pour cette raison, M. Daremberg


n’avait pas cru devoir, dans le principe, insérer à la suite du
traité de notre auteur. Mais le soin que M. Daremberg a pris

de mettre un renvoi dans son Apparatus à chacun des endroits


où doivent être placés les fragments complémentaires, rend
manifeste fintention qu’il avait de les publier, pour donner le

livre XI dans son entier. Cette copie, faite sur X, manuscrit


rapporté d’Orient par Minoïde Mynas ,
a été collationnée sur

le ms. d (cod. laurent. plut, lxxv, n° 2 1), et (par nous), sur G


(ms. de Paris si’qS). Il sera donc facile de reconstituer le
livre XI de la Synopsis d’Aétius. Nous ne mentionnons que les

variantes offrant quelque détail particulier.

Section IV. Extraits inédits des Ephodes d'Aboa Djafar traduits


en grec. — M. Daremberg avait donné déjà quelques parties

des Ephodes ou Viaticam (en arabe, Zad el- Maçafir), dans le

t. II des Archives des Missions scientijigaes et littéraires b Les


fragments que nous éditons se rattachent à notre publi-
cation, le premier par la mention du nom de Rufus et les

autres par la communauté des sujets traités. Le texte de ces


extraits a été transcrit en partie par M. Daremberg sur le

ms. 2 2^9 de Paris (décrit Archives, p. àp?.), partie pour lui

^ Voir, dans les Archives p. 490-5 27, cain. Cp. dans le même recueil , 3 * série
l’étude approfondie que M. Daremberg a l. II , nos deux rapports sur une mission
consacrée aux Ép/io(/cs, dont il retire la philologique en Espagne, notamment
traduction en grec à Consiantin l’Afri- le S 87 du deuxième rapport.
LIV RUFUS D’ÉPHÈSE.
sur le ms. 708 de la Bodléienne. Nous l’avons constitué en
ayant sous les yeux le ms. 2 2 3 g.

Section V. Variantes nouvelles et autres notes relatives au

traité du Nom des parties du corps. — Ici comme ailleurs nous


n’avons retenu, dans les collations de M. Daremberg, que les

leçons qui pouvaient avoir d’autres causes que l’ignorance ou


l’inadvertance des copistes.

Section VI. Premier texte anonyme inédit. Dénominations de


la nature de ï homme. — Dès 1 852 M. Daremberg
,
signalait ce

texte inédit dans les Archives des missions (t. m, p. 5 ). Il l’a

tiré d’un ms. du Vatican (fonds palatin, n” 3o2 ,


fol. 84 r°),

puis collationné sur une copie du fonds Golonna, 11° 12. Ce


court morceau offre quelques analogies avec un texte publié

par M. Constantin Satbas dans f introduction du t. V de sa


Bihliotheca græca medii éci’Cp.Lii, et mérite d’être rapproché

du Traité du nom des parties de Ihomme.

Section VII. Second texte anonyme inédit sur les variétés de

fièvres. — M. Daremberg a fait copier dans le ms. de Paris

2260 un traité anonyme (omis au catalogue imprimé) sur les


variétés de fièvres, traité dans lequel se rencontre un court
fragment de Rufus. Ce manuscrit, de j^lus de 4 00 feuillets,

écrit sur papier au xv^" siècle, renferme un grand nombre de


textes sur les fièvres, sur les urines, sur le pouls, etc., placés

sous les noms d’Hippocrate, Galien, Etienne, Théophile,


Actuarius, Avicenne, Siméon, Dioscoride, enfin le traité Ilepi
de Jean Chrysostonie. Nous publions en partie , le Traité

des fièvres ,
en faveur du fragment de Rufus que nous lui devons
et aussi par cette considération qu’il ne manque pas d’un cer-
tain intérêt pour fliistoire du traitement des fièvres. C’est une
PRÉFACE. Lv

sorte de commentaire sur le traité de Galien portant le même


titre.

La Laurencienne ,
à Florence, possède le même texte

(plut. Lxxiv, cocl. 1 i) dans un manuscrit du xyf siècle L

Section VIII. Synopsis ou Traité abrégé sur le pouls. Notice


préliminaire et commentaire. — Nous avons eu dans les mains
un exemplaire de 846 annoté par le savant édi-
l’édition de i

teur et préparé vraisemblablement pour le volume que nous


publions. Nous nous sommes borné le plus souvent à raccor-

der le travail ancien avec les modifications portées sur cet


exemplaire. On a vu plus haut notre opinion sur l’authenticité

de la Synopsis

Section IX. Fragment de Paul d’Egine relatif aux maladies


des reins et de la vessie. — Ce morceau continue le texte pu-
blié parmi les fragments de Rufus sous le n° i i
y
(pages 442-

44 7). Il s’est retrouvé après coup dans une seconde copie du


chapitre faite pour M. Daremberg, indépendamment des ma-
tériaux réunis en vue de la présente publication. Nous le don-
nons pour être rapproché des notions analogues énoncées dans
notre auteur.

Section X. Fragments de Rafiis extraits d’Ibn el-Beïthar.


— Voir ci-dessus, p. xlix.

Telle est, dans son ensemble, notre édition de Rufus

^ Extrait de Bandini, t. III, col. 99, sæculi XIII, initio ac fine miitiius, ve-
plat. Lxxiv, cod. 11, VII, p. i 5o h : tustate valde consumtus ac scriptoris
Ilept SiaÇopas 'tsvpzjôSv, De dijf'erentia manum non satis peritam redolens.
febriiim. Anonymus tractatus. Incipit : Constat foliis scriptis 2^2.
SwoTToi; H. T. A. Desinit : . . . èv 2 Page XXVII. — Nous avons cru de-
ois êiaÇiopai rc5 v 'zsvpeTcov ... — Codex voir mettre Sjnopsis au féminin, comme
græcus bombycinus ms. in-8° minori, on l'a fait dans les Œuvres d'Orihase.
Lvi RUFUS D’ÉPHÈSE.
d’Éplièse. En résumé, nous pouvons dire que l’on n’a pas

laissé sans usage une seule des remarques ou des recherches


dues à l’éditeur proprement dit de cet auteur; heureux si nous
avons réussi à faire moins regretter que la multiplicité des
travaux entrepris par M. Daremberg, puis une mort préma-
turée, ne lui aient pas permis d’acheve?' cette œuvre de res-

tauration, à laquelle il eût apporté plus de compétence que


nous. Notre zèle, du moins, a fait ce qu’il a pu pour y sup-
pléer.

Ch.-Ém. ruelle.

Septembre 1879.
POr<I>OÏ TOY E-PESIOY
nEPi

TON EN NE<DP0I2 KAI KY2TEI nA0ON


[nPOOlMiON.]
Ms. 148 r®. Matth. 61.

Ôo-a 'crept toÙ$ ve(ppoù$ kol) Jcvaltv voa-rfp-ctTOL yi'yvsT(ii,xoLTà


I

é'xaa-lov yparpM, xa\ cbs yiyvcoa-xsiv avTa Xp^y S-spaTTSvsiv.

02 To I
fJièv Srj avpLTtoiv èv vsÇpoîs ov 'sscLvv b^eiai voaroi ylyvoviou *
3-a-
voLTwSeis ye pivv ovx ^o-(tov ^ éiépwOi • xcà yâp é'Xxrj xat êpLirvrl-

paTOL avTOv ava-ldvTOL 'usoXkovç èv XP^^V ànixTSivoLv * ènû Kcà ô

(pXeyprj vavTes oî ve(ppoi ô^uvcüœi pèv Tt xa\ psil^ovoûs, ov pvv ovSè


avTv V vSœos Gvviciyvvzi •
cû Sè xaioL Kvaliv (pXeypovai b^vrepov

REFUS D’ÉPHÈSE.
TRAITÉ
DES MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE.

PRÉAMBULE.

1 Je décrirai chacune en particulier les maladies qui attaquent les reins


2 et la vesssie, et je dirai comment il faut les reconnaître et les traiter. En
général ,
il ne survient pas aux reins de maladies aiguës
y a ;
toutefois il

dans ces organes des maladies qui ne sont pas moins mortelles que celles
des autres parties car les ulcères et les suppurations qui
;
s’y forment font
à la longue, mourir beaucoup de monde; ainsi, lorsque les reins sont

enflammés, on éprouve de violentes douleurs; cependant la maladie elle-

même n’en a pas une marche plus rapide quant aux inflammations de la
;

Préamb. 1. 2 . yiyv. A, et ainsi presq. 7. TavT>j conj. D. — Ib. a/ êè «.t.A. ]2n-


touj .
;
yiv. cet. codd. —3 .Sé BLP. — Ib. [leiwaai oti ai Ç^eypoval hoctoc hvctIiv o^-
£1$ ve(ppovsBP . — 6. pévToi BLMPV. Tepcu A. — Ib. G^vTspcu B P Ma e conj.

I
2 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms 148
. r ®. Matth 62-63.
.

xa\ ydp ovpov oLTroXvÇôfivott tovtois éTOifJLOTspov ,


xai isvpé^ai, xai

‘Zffapa(ppovï](70Li ,
xot) êfjLscrat trroXXa ts xai ocxpara, Ô^vTspai Sè xaà 3

al âXkou xaTa kvc/Uv voaroi * xa\ y dp ÈTrixaipoTepov to yœpiov, xa)


svOvs «710 'SSaiSwv vocreîv sWio-piévov, èv c5 Sr) yuakicrla al d^sîai vq<toi

5 yiyvQviai *
to Se xa^d ve(ppovç yépovcri (àôlaXov ^ véois (7V(xGaivei *

Sid ToSs xa) pialaxcoTepov èxeivwv êcrh'v. ïlai^ra Sè^ xa) t« tôîî^ vs- 4

(ppôûv, xai Ta Tris


|
xvalews ovx evyLSTayeipiala, xa\ p-oXiG-la oaa c.3

eXxri èv av7oXs yiyvsTai * èiuppéov ydp avveyœs to ovpov Sdxvet t£

dpLay xa) eîs d)TSiXds îévai xcoXvsi * cos Su) ToictvTa ovra 'cspoayo-

10 peveiv y^pi) xa) îdcrOai.

a [kérios, iç'). ITep: Ç>Xeyuovfjs ve(ppœv.

Ka)Sv evQev aupLetot ve(pp(ov (pXsypiOvrjs’ oSvvrj èyet otto lovs xe- l

vessie ,
elles sont plus aigués ;
car les malades sont plus disposés aux sup-

pressions d’urine, à la fièvre, au délire, aux vomissements de matières


abondantes et non mélangées. Les autres affections de la vessie sont éga- 3

lement plus aigués-, cette partie est, en effet, fort importante (partie vi-

tale); de plus, elle devient ordinairement malade dès l’enfance; or c’est

là une circonstance qui favorise spécialement l’acuité des maladies; les

vieillards sont plus exposés aux maladies des reins que les jeunes gens;
c’est pour cela que les maladies des reins sont moins violentes. Toutes 4
les maladies des reins et de la vessie ne sont pas faciles à traiter, sur-

tout quand il s’agit d’ulcères qui se forment dans l’une ou l’autre par-
tie; car l’iirine, en coulant incessamment, les irrite et en même temps
les empêcbe d’arriver à cicatrisation; il faut porter le pronostic en con-

séquence, et agir d’après ces données.

X. DE l’iNFLAMMATIOX DES REIXS.

Voici à quels signes on reconnaît l’inflammation des reins : la douleur 1

2. 'zsepiÇ>p. A. — Ib. Kai o^vt. xaï ai 'spoaay. A — lo. Se7 xat BP. — Ch. i,

BP. — 3 Tî)v xüo-7 ti; P. Voy. notes.


. — 6. tit. II. <p}.ey. vs<pp. ex em.; '^r^iieîa ve-
fiaXancÔTepov ex em. ; ^aXaxciirepoi codd. (Ppœv ÇXsyfiovijs A texte ;
IIcos y^pri Sta-

ël edd. ;
Tct Sè... fiaXaxœTspa conj. E. yiyvclioxeiv ve^pôSv ÇXeyfiovâ^ A marg.
— Ib. étal BGLMMaO (à lamarge) — ii. êvdev ALM OQV; évQa G Ma
PQ\. — 8. éXxûSï} conj. Ma. —
Ib. ex em.; èvrevOev BP texte; êvdev B
ylvoviai O. — 9. oùTtXâs A. — 9-10, marge, èvBévSe P id. — Ib. ôSvvvv O.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i. 3
Ms. 148 V®. Matth. 63-64.

vsGJvas ,
xa) ovts bpOovcrBat SvvavTou ,
oi/ts fSaSi^etv •
xai rjv Te

V® vv Te aXXos tis osiapios a-VfiTrécrr} ,


d^voipLoo^ovcri ,
xcà ên\

yoL(/lépa fjièv xXivopisvoi ovx àvéypvTOLty vnltot Sè dvéypvTou piéveiv

2 xsTvtoli ydp 'cspos to7s xsvsœaiv oî vs(ppoi, IIaî^T< Sè tw ovtcos aX-

3 yovvTi ev(popcüTepov xstfiévM dTpspu'lsiv. Ilep} fxsv Tas xXlaeiç 5

70 icLV'Tct isdo-yovG-iv ’ Ta Ss âXkoL Strfxovdiv ol ^6voi, âvw pt,svy (xé-

64 y^pi [
rl'îTOL'TOs' xa^à ydp [ieyd\r]v ÇXéËa xotvcovovcriv avzœ, xcà
yiSXkov ei à Se^ios (pXsy(xaivoi * }ca\ ydp toi xoù êyyvTépco cûtos

êali Tov TOTTctTOs, xcà -^^avei tou Xo^ou* o Se dpic/Jspos TffpoacoTspco

xcà xcLtci)' dXXoi Sè tsovoi {xéypi xvc/lsœs xcà aiSoi'ov xonépypvTcti 10

xol) ou TOt (Tvveyeis y


dXXd SiecTTraa-piévoi [iciXtcrloL eîs baCpvv rs xcà

4 îaryict xcà ^Tpov évcreiovcriv, ’^vysTai Sè avTOÎs Toi dxpccy fxdXXov Sè

xvijpLca xcà TSoSeSyXcài ovpovai avveyfis xcà êTrmSvcoSy xaixaTo, dp-

occupe les flancs on ne peut ni se tenir droit ni marçjjer


; , ; si Ton éternue
ou si l’on éprouve quelque autre secousse on pousse des gémissements , ;

on ne peut se coucher sur le ventre mais ,


on peut se tenir sur le dos , car
2 les reins sont situés dans les flancs. Chez tout individu atteint de cette ma-
ladie la position qui procure le plus
, de calme est le décubitus [dorsal] dans
3 l’immobilité. Voilà ce qu’on éprouve par rapport au décubitus; du reste,

les douleurs s’étendent, d’une part, en haut jusqu’au foie car ; les reins sont
en communication avec lui par une grande veine (v. cave inf.), surtout

si c’est le rein droit qui est enflammé ; il est, en effet, plus près du foie

et touche aa lobe, tandis que le rein gauche est situé plus en avant et

en bas ;
d’autre part, elles descendent jusqu’à la vessie et aux organes
génitaux; cette dernière espèce de douleur, qui retentit particulièrement
sur les lombes, les hanches et le pubis, n’est pas continue, mais inter-
4 mittente. Les extrémités se refroidissent, surtout les jambes et les pieds;
les malades urinent continuellement et péniblement; au début, les urines

2. C7 t/V 7recrrj A et (jvvnéasi en corr.; BP. — 'y.Tàrfxe/.conj.Ma. — 8.(pXey[i0ii-

'zséari GOQV. — 3. Ti\v yctol . BP. — vei BGLMPV. — Ib. ya'p to; conj. Ma ;

Ib. iju; 1 ioi —èè dvéy^. om. P. Ib. êé onj. ydp t; codd. — g. Awé’o? A. — 1 1. dcAAot

L. — xeveœvas O. —
4 . 'Toùs Ib. tw ov- Sè èan. O. — Ib. [idXiala êè eis o<jÇ>vv

7C0Sex em.; codd. toiovtco et edd.; to<ov- LP. — 12. hpov et ainsi touj. A. —
rus Ma — 4 dXyovvri
conj. -
5 . ex em.; Ib. rà axpa ex em.; Ta dupea codd.; rà
codd.
flèAyoufxéi'fiü edd. ~ et 5 . x'Xdaeis djipa G et Ma qui conjecture rdupsa.
k HUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 149 r°. Matth. 64-C5.

yàs fièv XeTtlà Hcà vSaTCoSri * 7Spo'LOvcn)s Sè Trjç (pXeyfÀOvtjs y êpvSpS-

TSpa. Ôrav Si ye eh toSs dCpUcovTai , XsnlvvovTai (xèv îcry^ict xal 5

yXovTo), àxpaTealspa Sè Tàa-KeXrj yiyvezai * to 7$ Sè xoà è^eirvrjcrciv

ol veCppoi' Kcà Toi ye tzroXXa tovicov ovtcü Te’Xevza' àXXà 'urept ptèv

5 TGüv êpL7Tvri(jLà[TCov OLVTiKCL eiprlaeTOLi. — |


Ta? Sè (pXeypLovàs B-epa-

Treveiv uSe’ KonaxXtveiv ptèv ws (icxXolkcotoltol ,


xctï ahov Ttjv 'zspwTr\v

àTréyeiv' ov {i^v eh âhrav al Xip.ayy^iai toiÎtois (7V{i(pépov(7iv y ^irep

Ta7s dXXais (pXeyp.ova75 y dXXd ti koÏ 'cspoaap'ïéov y (^vXaGdov'ia

Toù$ I
'SfvpeToùsy OTTY} T£ yaXôûGi y
xa\ O'K'p ê'iuTeivovGiv * ov^èv ydp i40

10 ai>Tor? TOGOVTOv dyaOov ai dantaiy oaov xaxov al ctTro 'lœv ov-

pcüv dxpoLTCOv yevo[iév(jûv Srj^eis. Atanav Sè xaià dpyà? y.kv Xeirloïs 7

po(prjyLaGiy xa\ tsotw y vSaTi * pLeXtxparov Sè (itj 'uspoGCpépeiVy èdv pLrf

GOi Soxrj êni ovpr)GLv rjSrj 'ZSpoTpé'Jveiv y


o èyd) xaTadpyàç ovx èTraivôJy

sont ténues et .aqueuses, mais l’inflammation faisant des progrès, elles


deviennent plus rouges. Quand on est arrivé à ce point, les hanches et les 5

fesses maigrissent, les jambes deviennent plus faibles; chez quelques-

uns se déclare alors la suppuration des reins, ce qui est, dans le plus
grand nombre de cas, la terminaison de l’inflammation; mais je vais trai-

ter bientôt de la suppuration des reins (chap. 2). Il faut traiter l’in- 6
flammation de la manière suivante : coucher les malades le plus molle-
ment possible ,
suspendre la nourriture le premier jour ; l’abstinence
absolue prolongée ne convient cependant pas dans cette espèce d’in-
flammation comme dans les autres ; il faut ,
au contraire ,
donner quel-
que chose, prenant en considération le redoublement ou la rémission
de la fièvre; car le bienfait qui résulte de l’abstinence ne compense pas
tout le dommage causé par l’irritation que produiraient des urines sans
mélange. Au début, on prend pour nourriture de la bouillie légère, et 7
pour boisson de l’eau; ne donnez pas du mélicrat, à moins que vous ne
croyiez le moment venu de pousser aux urines, ce que je ne conseille
pas de faire au début, avant que la maladie, qui entretient la douleur,

2. Kai ôVay < 5^ ye P. — Ib. etsToyeO. jepa O texte; -Kwiaia marge. — 7.


— 5. T«5 èè Ç>Aey|ix.] 0epa7r. (pXeypo- (rvfiÇ>épovTa{ BLP. —9 . re om. BP. —
firjs A texte; II<î5? y^piif B-epaTreveiv ve- 10 . àcrniou ex em. (voy. Aêt. et notes);
vppô»y (pXeyfxov^v marg. — 6. paXanco- ànoaniai codd. et edd, — i3. ^oxe^BP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i. 5
Ms. 149 r®. Matth. 65-66.

c 7 a(pâi$ bSvvcts 'csédcrecrBcii * tots Sè xcù 'usdvv (ptjfjit ^s7v to7s

8 ovprjTiKO^s xctOou'psiv» — Ei Sè Kcà v yaalvp xsvœdijvou ^éono, aXkr]v


[xèv xévcocTiv yir]SepLlcLv (jLïiyoLvdo-Oou ,
Ô7to7ou câ dito (pappLotHcov ê^ev-

66 pyjvTOLi * KkvŒp.dL'Tiov Ss 3sp\fJLbv sviivou, V [ictkdyjnv èv vSûLTi é^rj-

(70LS, V 'ktvov aneppLOL) v (Sovxspas' Tovicov tiv) vTroxXvleiv p.eTOL 5



éXai'ov, xaï tovtov to Ixavov 'sfpoa-pLiaycov 'nsXrjQos Sk êviévou [xrj

9 '!ffoXv, &}$ [JLV TOV$ VsÇ>poijS Tflt 'ZffXvpCOpLOLTOL TOU SVTSpOV, ICTTeX-

Sova-rjs Sè Trjs yaalpos, si fxèv êvSiSoiï] b 'a6vo$, epiov 'ZUSpiTiOsh

èv kvkXco dvoLTrotvsiv é'TUTsyycov èXaicp S-sppLÔj * ovx diro TpoTTOv Sè (tvvy)-


^ricrBou T^ èXaiCf) tou t£ 'nsrjydvov, xcà Tfjs àXBcLiaSy xa\ tou dvriBoVy 10

10 Kcti Tris dpTS(JLiai'as. — O^vrepov Sè 'üsovovvtojv (pXé^ct kcltol dyxwvoL

T£iÀV£iv • £i Sè xoù â? tÏ vTToX£i7rono rrjç (pX£ypL0VY}5 ,


xaTûLTrXda-

ne soit manifestement arrivée à coction ; c’est alors 'qu’il convient tout


8 à fait, suivant moi, de mondifier par les diurétiques. — S’il est op-
10 portun de relâcher aussi le ventre, il ne faut recourir à aucune des
évacuations qu’on procure à l’aide de médicaments pris par la bouche ;

mais on administrera un lavement chaud avec de l’eau dans laquelle on


aura fait bouillir soit de la mauve ,
soit de la graine de lin ,
ou du fe-

nugrec dans l’un ou ; l’autre cas on ajoutera au lavement de l’huile en


proportion convenable; on n’injectera pas une grande quantité de
9 liquide, de peur que l’intestin rempli ne pèse sur les reins. Après avoir
relâché le ventre, si la douleur cède, on fera reposer le malade après
avoir entouré [les lombes] d’un morceau de laine trempé dans l’huile

chaude ;
il n’est pas hors de propos d’avoir fait bouillir dans l’huile de
la rue, de la guimauve, de l’aneth, ou de l’armoise. — Les douleurs
étant plus vives ,
il convient d’ouvrir la veine du pli du coude ; s’il reste

encore de l’inflammation on appliquera des cataplasmes d’abord avec de , ,

1 . TOTS §é ex em.; tots codd. et edd. en interl. et Q. — BP g. dTiàTpoTTov


— 1 -2 . to7s ovp. om. BP. — 2 . E< Sè — g-io. (7vv£i^rj(70ou BGLMOPQV;
7iai] Tlspi K'kvo'lYipos A texte. — 3. pâ Gvv£-<l>£7a6at Ma. — ù^vT£pov] ii.
èè piav A; id. p.34 , 1. 6 . — 4. xHtypaii Ilept Ç>X£§oTop7as A — texte. 12 . vtco-

G Ma (qui a imprimé KlriapaTi] OQV; X£iitoiTo Aët. ;


vTioX£l'Koi codd. et edd.
HXvGpd'iiov A (manifestement) BP ML. — 12 et p. 6 1. 1 . eirtirAao-para xaTa-
— 4-5. r?\|/rf(7 a 5 (sic) A; e^/rfcas P. — 6 .
,

T:Xâaa£iv codd. et edd.; £tut:X. est un


TOVTOV ex em.; tovtco cod. et edd. — Ib. titre marg. passé, dans le texte. Voy.
TSpoaplyoov BP. — 8 .
£/] êv P; t«, et p. 7 , 1. 3 et 7 .
6 1\UFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 149 v°. Matth. 66-07.

(TBiv, Ta iièv zfpcoTOL àXevpoj èv fxeXixpaTCf} é(p 6 ôj, v tw Xi'vov (rnéppLaTi,

STrena Sè xcà Tris •^ap.a.ini'ïvos pu'aystv, xai tov 'ZSoXi'ov, xa) d^po-

t6vov Sè pLLayeiv, xcà Tfj$ fSpvcovi'oLs , xoà tov TSriycLvov, xcà à^iv- 67
|

6 tov, xa\ xzvTOLvpiov , xcà dpTZiiKjicLS , xcà Trjs yap.cti'^pvos twv Ç>vX-

5 Xck)t>, xcà TOV àcrcLpov, xcà Trjs crypivov tov dvQovs' xoà tots {xtixeTi

èv tS> p.€kixpcLTOô xcLTCL’nXcLcrp.Ci.Tci sxpstv dXXd ^ èv yXvxs'i, v o'ivw

p.^Xiyjpy>' {xtayeiv Ss xoà tov dXsvpov TOvSe fxèv pLsprj TeWapa, tôÎî;

Sé Tivos eiprjpiévcov
|
(pappLoixcov p.épr] Svo ’
îayypoTépw Se (3ovX6fxevos 149 v

yprjcrOou, xcà tsXîov ti, xoà xr)pov[v prjTtvrjs] ^rjpds 'uspocrp.icryeiv

10 xexopLfÀévrjs. AyoïObv Se xaà Th tov ^pva-linTov xcLTctiiXoLcrpLct *


ècTi Sè 1

TÔSe' yaX^OLvrjs, 7tcà pr)Tivr]s TSpeËivOivvs , xoà T[roXi'ov, xoà opo^ivov

dXevpov bXxcà êxdcrlov TSevTrjxovTOL, î'ptSos ^rjpds oXxai TpidxovTci,


xrjpoJTrjs svcoSovs xotvXv pu'a, dXevpov Tsvpivov yoivixos dzlixiis ts-

la farine ordinaire délayée dans du mélicrat bouillant ou avec de la farine ,

de graine de lin ;
plus tard on mélangera à la farine de Tivetle, du poliiim

ou de l’aurone, et aussi de la bryone, de la rue, de l’absintbe, de la cen-


taurée ,
de l’armoise ,
des feuilles de germandrée lucide , de cabaret du ,

jonc odorant dans ce cas on ne cuira pas ces cataplasmes dans du méli-
; ,

crat, mais dans du vin d’un goût sucré, ou dans du vin mielleux; on unit
quatre parties de cette farine à deux parties des médicaments énumérés ;

si on veut rendre les cataplasmes plus actifs, on augmente la dose de


ces médicaments et on y ajoute de la cire ou de la résine sècbe et broyée.
Le cataplasme de Chrysippe est également bon ;
en voici la composition ; 1

galbanum ,
térébenthine de Cliios ,
polium ,
farine d’ers ,
de chaque
5o drachmes; iris sec, 3o drachmes ;
cérat de bonne odeur, unecotyle;
farine de froment le quart d’une cbénice attique
, ;
cuire le tout dans du vin

1. fl Tij5 X/vov cnrépfxixu ex em.; v tï?- kyadov HvvOeais tov xaTaitXâcxpaTos


Xlv(f) CTTT. (t^ AjVûi) P) codd. et edd. Voy. TOV Xp,
]

A à la marge. — 12. dXevpov


Aët. et les notes. phyeiv om. BLP.— 2. ôXxds A BL V. — Ib. ipiS. ôXxaî Tplctx.

Cela vient sans doute de ce que ce mot ex em.;/p<^. |r?p. èpoLyjLo.] Téaactpes codd.
est à moitié effacé dans A. — 5. ax^ivov et edd. Après ce mot AB L P Q ont la va-
xai TOV BP. ^
— 6. dcÀAa fj E;
èv ex em. riante suivante : Èv aAAw* <p. i. (|. om.
dXXa jiai èv codd. et edd. — xvpov
9. [17 A. ) ÔXxds [ôXxat Q ,
^pa;^p3:/ P) TpidiiovTa
pj7T.] kvpôis ex em.; «7?pov |r?pa5 codd. ^TpidxovTOLs A) dans V
;
cette variante se
et edd. Voy. les notes. — Ib. 'cspoapiyeiv trouve après dXevpov ôXnai. Goupyl ne
A B P. — 10. Ksxoppévoit BLP. — Ib. fa pas.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i. 7
Ms. 149 v“. Matth. 67-68-69.

68 TapTor • TaCra èv yXvKst KOLTaiüXdia-G-eiv , tov$ (xèv vs(ppniKOVÿ


|

12 è^oTcidOevy ^ovs Sk koliol Kv<j1tv ^ovovvtols spLTrpoa-dev, E/ Se puij

X0L70t7r'kûL(7aopiévw 'tffpaùvotTO v o^vvrj, (Tifcvots 'UîpocrGaXXsiv Trj ts âXXrj

ô(r(pvï, Koà v%o 70VÇ Kevsœvctç, àTVOŒyjx^&iv t£ 7ia\ à(péXKSiv tou

aïfÀ(XTO$‘ STTStTa (JiToyyotç Tffvpiav, ncà ds B-epp-bv èyKoBi^etv , a-uvrj-

^rjpévcjv ys tm uSolti Tijs ts prjKOôvos, Kcà Tris àvQepiSos^ Kcà tou

13 xoiXdpou y
Koà Trjs crypi'vov. HpoTSpov Sè xcà xuo-hv TsXripouvTo.

14 éXai'ov Kcà üSaTOs TSapaKXi'vsiv , kol) TaXXct Xmapws TSvpiav. EttÎ

Sè TOUTOis xrjpcjTàs xcà paXdypctTa êinT tOévou y


t^s psv xvpcoTàs Stà
KUTpivou èXcLioVy [)?] poSlvov Koà îplvou pvpovy Ta Sè paXdypoiTay

1^1 ocot Ta svcoSéal aTa . — Sè tous oSvvouSy Tsivsiv (pocppaxct toiolSs'

pctpdOpov cTTtéppoLTOs oËoXovs SvOy xai Xi^avojTiSos o^oXbv y xaï cri-

d’un goût sucré, et appliquer le cataplasme en arrière pour les ma-


12 ladies des reins, en avant pour celles de la vessie. Si la douleur n’est

pas diminuée par les cataplasmes, poser des ventouses sur les lombes et
aussi sur les flancs ,
les scarifler et tirer du sang puis ;
faire des fomenta-
tions avec des éponges ,
donner au malade un bain de siège chaud dans
lequel on aura fait bouillir du pavot, de la camomille, du roseau et du
13 jonc odorants. Avant d’en venir là ,
on se sert d’une vessie remplie d’huile

et d’eau qu’on place le long du dos ; du reste ,


les fomentations doivent
14 être onctueuses. On applique, en outre, du cérat et des malagmes; le cé-

rat doit être fait avec de l’iiuile cyprine (huile d’alcanna ) ,


avec de l’huile
parfumée aux roses ou à l’iris ;
les malagmes doivent avoir l’odeur la plus

15 agréable possible. — Contre les douleurs on prendra les médicaments


composés suivants : semence de fenouil, 2 oboles; armarinte, 1 obole;

2. ToOs èè... è'(x7rp. se lit dans Q après QV; et une lettre grattée, peut-

î7 ôèvvr) \. 3 . Goupyl a le texte vulg. — être un s, A. — Après ce mot il


y en a
Ib. prf om, P. — 3 . Dans A na-va de deux petits égal, grattés; le premier est
HaTairX. est ajouté par la main qui a écrit illisible ;
le second estsTrt (^tc). Peut-être
les titres marg. — Ib. 'zsvpia aiHvas TSpoa- avait- on écrit primitivement èiu-nX-ep.

SdXXsiv codd.; 'srvptav (tikvols 'TspoaëdX- — 8. èXacov om. O. — 10. [^] ex em. ;

Xcov G Ma. ïlvpîa, est un titre marg. passé om. codd. et edd. 11. Èv 3 è 'raïs—
dans le texte et se rapport, à la ligne 7. oSvv.] npos 'rsepioSvvcas jSor?0rfpaTa A
Voy. Aët. et p. 5 ,
1 . 12. — 4 - vitoayd- text. cet. codd. et edd. BP ont 'zsspio-

ieiv BP. — 6. ye ex cm.; t£ A G Al Ma O êvviav. — 1 2 et p. 8 ,


1 . 1 . ô^oXoïis .... .

QV ; BL P. — 7. KÙaliv ex em. (voy. aTrépparos om. G et Q. — Ib. o€oXoï,


Aêt. ); Kvolias GLMAJaO; KÛalios BP Kat BP.
8 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 150 r°. Matlh. 69-70.

xvoL> (TTrépfxaTOS xSxxovs eïxocri, xcà ottov (xrj^covoç, 17 'nrdvaxos Trjs

T^pctxXsias TpiCüËoXov |
tv$ piZvSy x-oà pLsXiXcüTOv (3 pa)(yy xs^pias t£ 150

xa) xcoSvas 'sseCpœyp.évnç yjfxid^oXov • /SéXnov [Ji] xal crlvpctxos

VfÀico^oXoVy xoà (reXi'vov 6(tov to7$ Tpta) SaxTVAois, xctt ottol? p.mw-
5 vos G(TOV OpoËoV' TOüTCül' SXaOrla Tpl^CüV d)S XeiOTCtTOL, xcà XepOLVVVCüV

iv yXvxsH [
î7 eV] vSaTt, SiSovat 'zsivsiv * avTi'xcL yàp d)(peXtjcret ,
si o^ù

Sitj y xat V 7TV 0 S e^si tov dvOpconov, Ôtolv Sè xatpbs ÇoLvfj , tots xcà 10

to7s ovprjTtxo 7s xaOou'peiv, — |Tà Sè ovpvTixà scrlco TctSs" àxépov ts


pi%a xcà yotpLOLiTUTvs y xcà xcto-lcty xcti fj-ijovy xdï xivvctpLCopLOv y xcà

10 'zsôXiovy xdï 'sss'vpocréXivovy xdi dypoodlts' 'volotol (Jlsv s’<i^siv èv vSctTiy

xcà p.s'và oïvov ïj (ÀsXixpoLTOv 'üsivsiv. É(T0/£ir <^£ 'ïwv T£ ^oiXacTcriwv 18

èyivœv y
xdi Xctyjxvcov tov fxapddpovy xdi tov aeXivoVy xdi tov Solv-

semences de concombres, 20 graines ; suc de pavots ou de racine d’o-


popanax, 3 oboles; un peu de mélilot; résine de cèdre et têtes de pavots
torréfiées, 1/2 obole; mieux vaut encore y ajouter: styrax, 1/2 obole;
céleri ,
une pincée de trois doigts opium gros comme un ers broyer le ;
,
;

tout le plus exactement possible, délayer dans du vin d’un goût sucré ou
dans de l’eau, et donner à boire; en effet, le malade éprouvera aussitôt

du soulagement, si la douleur est vive, et le sommeil le gagnera. Quand


on jugera le temps opportun, on mondifiera au moyen des diurétiques. 16
— Les diurétiques sont : la racine de faux acore, l’ivette, la fausse can- 17
nelle, le cistre, la cannelle, le polium, le persil, le chiendent; on fait

cuire ces plantes dans l’eau, et on boit cette décoction avec du vin ou
du mélicrat. Parmi les animaux marins on mange des hérissons de mer, 18
,

et, parmi les légumes verts, du fenouil, de l’aclie, du daucus de Crète,

1. ji6xko\)s'\ o^oXôs O. — 2-3. xeêptas XetoiaTov B LP. — 6. [t| £i»] ex em.


T£ xaj xœSvas 'zseÇ>. 7ip.tù}§. ex em. xe- Voy. Aêl. — 6-7. et ôÿi etrj ex em.;
Spia.5 Sè xai xcoêvas ^xoSi'as O)
;

'TseÇoii'yp. £< ô^vvei GOMQV ^ o^vvei A B L P. —


(/CT£(pu7fz. B P) vp.i(I}^oXov B M O P V; 7-8. TOT£ xai Toîs] toTs xai toTs P.
;


xeêpias xai xcûëeias 'aeÇicoy. vpicëS- G 8. Ta êè ovp.] OCpvuxôv A texte. —
{qui a Sè xai) MaQ; xai xepSpiëas Sè Ib. dxopovs P. — 9. ^ xivâp. P. — 11.
xXrixwSvas 'cse(pcoy. rjptcù [sic; it. xat avant psTci effacé par l’immidité dans
1
4) A.
— 3 . ^éXjiov [^È] Kai ex em.; ^éX-
.

A;Ma l’a mis par conj.; il en est de


Tiov xai AL P Ma qui met ^cXtiov entre
; même des syll. Xas, 1 . 11, 774^., p. 9,
parenlli.; jSÉ/Twr om. cet. codd. — S. 1 . 1 ,
et de Ta, 1 . 2. — • Ib. te om. P.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 2 . 9
Ms. 150 r“. Matlh. 70-71.

xov, xol\ Tris pa(pavi'So5 oti kcIWictIol xcà crtxvov é(pÔ0 Vy

xa) Ta àypia, TSoivTCL' èiï) ovpr)(Tiv yàp xaXcjs TSpoTpéitsi, fxdXiala

19 Sè ol crlaC^vXïvoiy xcà Ta xprjôpLOL, xcà oï arxdvSixes. Ka< oùpct Seî

TSpocrSéysŒOcu toÏs ToiovTOts tsoWcL ts xcà TSciyéoL, xcà virocrl dosis

xaXàs êypvTCL *
xcà p.éXi(rlct tovto xptvei tvv v6ctov • al Sè vSoltûj- 5

Sets xcà xctOcLpcà xa\ StoL(pctvQÎs ovprj'creis SvŒxpncoTspou,

71 |3' [kérios, trj').\ Ilepl hioLTrvrjcrâvrœv vs(^pœv.

1 [lèv ovv (pXeyyLOvàs wSe âv tis B-epctitevoi xcikXic/la * ^cjoiç

Skêp.'ïïvoi ol veÇpoi yiyvovTcu, rjSrj fxév ti xa\ è^oyxeï Tffspè tovs xs~

vewvoLS, oLToip xcà xavpioi îayvpov ivealiv èv to7s ve(ppo7s, xcà ovpovcri

TSvppà xcà âxpoLTCL, xcà ai oSvvai ovxeTi [xèv ôÇeTa/ siaiv^ chs TSpo- 10

du raifort cuit le mieux possible, des concombres cuits, et toutes les

plantes qui viennent dans les champs ; elles poussent bien aux urines ;

mais ce sont surtout la carotte, le fenouil de mer et l’aiguillette, qui


19 jouissent de cette propriété. On doit, dans ce cas (c’est-à-dire après que

l’injlammation est arrivée à coction), s’attendre à voir s’échapper des urines

abondantes ,
épaisses ,
et qui présentent de beaux dépôts; ce sont surtout
ces urines qui jugent la maladie; les urines aqueuses, pures, transpa-

rentes jugent plus difficilement.


,

2. TRAITEMENT DES REINS QÜI SUPPURENT.

l On traitera très-bien de cette manière les reins enflammés; mais,


quand ils suppurent ,
il se forme tout d’abord une tumeur dans les flancs ;

puis les malades éprouvent une grande ardeur dans la région des reins ,

ils rendent des urines rousses et sans mélange; les douleurs ne sont
plus aussi aiguës quelles l’étaient d’abord ; elles sont gravatives etpulsa-

1 . éypcofxévrjs P. — 3 crndSiKes
. BP. — 8. {xévTot BP. — Ib. ê^oyxoï Ma ex em.
Ib. oZpa êsî G (ex em.?)QV; oZpcc Sé (mais à tort) P; è^oyxeï cet. codd. et
rel. codd. et Ma. Voy. not. — Ch. 2, tit. edd. — 9. èv est à moitié effacé par fliu-
Ilepi SiccTivr}(rdvTûi)v v£<Ppœv ex em. (voy. midité dans A ;
c’est sans doute sur l’au-
Aët.); ÊfiTTüTjfjtaTwy xai Ç/Xsypovcûv Q-e- torité de G que Ma introduit ce mot,
paxeia codd. texte et edd. Srjfxeîa e/x- que donnent, du reste, tous les autres
'
7Ttir?(xaT 05 A marge. — 7. OrspaueZei L. — manuscrits. — 10. zsvpd AB.
10 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 150 V». Matth. 71-72.

aOev, fSoLpvTepat Sè Kcà (T(pv^ov(7ai ,


Kcà oi 'SfvpeTOe ov xaôsalôjTes,

aXAà 'srenXavrip.évoi yiyvovTcti Kcà (ppixojSeï?. Tgvtoi? prjyvvTou Ta 2

lièv 'OToXXà sTTi kvœUv • Kcà è(jTiv


|
avTn twv prf^scov r) KpoLTi'(7lrj •
'nrorè iso

fÀ-nV Kcà STt) ivTSpQV prjyVVTOLl , TŒVT^ KOpv(pCû(70LVT05 TOV èimvrlp.cctos


72
5 Kcù (joLirévios,
|
Upa^ayopas Sè ë(pYj
^
Kcù to ovpov Trjs é'Spas 3

iSsTv aTTOHpivofxevov, Koà (Stcovou pièv tovtov Etï) ScoSekcl, ov {lév-voi ei-

SévoLi ,
ei Koà ptSTa^v ê^i'cü *
'zspooL'izsXSeîv yàp , jcat ov^èv hi 'zsvOécrOou

ij&lspov. AXXots Sè en) rà ê^O) pv'yvvTcti 'urape^iov lov Kevewva, tv 4

'üsX'npovŒOat àvdyKtj iffvov ts xcà ovpov, xdï avrov [léveiv , XP^^V


10 Sk l3ioL(7dpLev(x eU tïjv êSpav rixeiv ,
xcà tolvt^ lévai ê^co, Toî? Sé 5

TK71V ov^è priyvvcrOoLi èÔéXst êx twv v£Ç>pcov, àXXà ocvtov (xévsi


X?^~
vQv 'üsoXvv , S(j1e âv v Siaxavcr^ç , v dXXov TpoTTOv àTrocrlopLVcr^?. Pa- 6

tives, la fièvre n’est pas régulière, mais errative et accompagnée de fris-

sons. Ces collections purulentes se rompent le plus souvent dans la 2

vessie, et ce mode de rupture est de tous le meilleur; quelquefois elles


se vident dans l’intestin ,
la collection se formant en pointe dans cette
partie et se pourrissant. Praxagore raconte avoir vu un homme qui ren- 3
dait les urines par l’anus et qui vécut ainsi douze ans; il ajoute qu’il ne
sait pas si ce malade vécut encore après ce temps car il s’en alla et lui n’en , ,

entendit plus parler. Chez d’autres ,


la rupture s’opère extérieurement; le 4
contenu s’avance au delà des cavités iliaques qui se remplissent nécessai- ,

rement de pus et d’urine ; ces matières y séjournent mais , ,


forcées, avec le
temps, de se faire jour à travers le siège, elles s’échappent par cette voie. 5
Chez d’autres enfin ,
la rupture ne veut pas se produire; le pus reste long-
temps dans les reins jusqu’à ce que le cautère, ou quelque autre moyen
vienne lui ouvrir une issue. Quand les collections se font jour dans la 0

1 . «a/ avant oî à moitié effacé dans A ;


pourquoi ils ont fait ce changement
om. cet. codd. et edd. — 2. (ppiKclûêeis A adopté par Ma. — Ib. 3 . perà toUto
|
eirj

(ou <?p<7.); il n’y a plus que la trace de [ëTv L) SœS. [SéS(A}xa P) BLP. — 7.
ces 4 1. Dans l’interl. on voit un p. Peut- 'doidéadat AMQV. — 8. éact) A. — 9.
être avait-on corrigé rpop. ou xpvp. ou Blanc entre xai et avTov dans A ;
xai récos
Spvp. BLMP ont lu êpvpcoSeis ou êpip. ;
avTov conj. D. — Ib. pévei ex cm. E;
Ma a lu piydûSets, sans doute d’après G; péveiv codd. et edd. — 12. SiaxavoTjs . .

piyâSeis cet. codd. — 5 Sé. om. BP. — 6. dnoa'lopœcxyis ex em.; Siaxavav


dizoxpivôfievov A manif. Je ne sais où dTzoolop'Jûaei codd. Voy. p. 11, 1 . 7. —
les mss. et les édit, ont pris èxxptv. ou Ib. drcocr'} opûari G Ma.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 2. 11
Ms. 150 vo. Matth. 72-73.

yévTOL S7TI Kva-liv, tol (xèv ‘ZffpœTa (ju^Sttuol ts xoù alfJLaTœSv ov-

povaiVy Sa-TTsp ex nvos xcà é'cépov TopLtjs êpLirvrlptoLTOs ,


sTcetTct xonà
7 Xoyov TMv éXxœv. E/ ptèv t« êXxrj 'Zffovripsvono , oïa xoù £7T< toÎs

73 àXXoïs êXxea-i crt]TTO(xévois , 'usoXkd ts xcà Sva-oa-pLct, xcà |


TSsXtoL, xcà

fjLV^coSrj ,
xoLi TivcL xcà crapxict TSctpci,p.r{xii)
,
ôno'ta, Ivss àiïépyovTou * 5

sî Ss yprjc/là st'v Ta ëXxrj ,


xcà to tsvov Xsvxov , xcà ôfXctXbv^ xcà

8 âvocrpiov, xcà oXi'yov âTrspysTcti. H:; Sé crot Soxip b veCppbs si$ tsvov

T psTTScrOai, S6 ^y} Sk tol$ eiprjpiévois aripisi'ois ) cjupms'KOLivsiv ts co$

Tay^icrla, xcà prj^i'v riva ovtco {n)yoLvaa‘dar tol yàp tsoXXol stt}

9 xvo-hv TpsTtsTOLi. Jlvpiav TS ovv cTVvsyws TOÏç cnrôyyotSy xcà xoltol- 10

TiXda-asiv àXsvpcp xpidivcp p.STOL crvxœv à(pS’^riyLOLTOs* tol Ss crvxa èv

pLsXixpocTCf) 37 oïvcf) svf'Sir *


àyoLdov Sè xcà OLVTWV Tœv (Tvxcüv (xtcrysiv

XsoLi'vovTOLy xcà à-igiivOlov Ss x6p,t]v xo^pavTa sfÀ^dXXsLv, xcà yctfxsXaiots

vessie, on urine des matières d’abord mêlées de pus et sanguinolentes,

comme à la suite de l’ouverture d’un abcès ordinaire puis des matières en ,

7 rapport avec l’ulcère. S’il est malin, on rend, comme dans les autres ul-

cères accompagnés de pourriture ,


des matières abondantes d’une odeur
fétide, livides et muqueuses, quelquefois aussi des morceaux de chair
longs, semblables à des fibres ; si l’ulcère est, au contraire, de bonne
8 nature, il s’écoule un pus blanc, lié, sans odeur et peu abondant. S’il

vous semble que le rein tourne à la suppuration, et vous le reconnaîtrez à


l’aide des signes énumérés plus haut, amenez , le plus tôt possible, la col-
lection à maturité, et procurez-en ainsi la rupture, car le plus souvent le

9 pus se dirige du côté de la vessie. Faites en conséquence des fomentations


continuelles avec des éponges, mettez des cataplasmes de farine d’orge
bouillie avec une décoction de figues dans du mélicrat ou dans du vin; il

est bon aussi de mélanger les figues elles-mêmes en les broyant, et d’ajou-

ter des sommités d’absinthe et à' olivier nain pilées ,


de l’iris tamisé et de

1 . [u^oTiva ex em. E; [xi^ôtcoio. BL; codd. et Ma (sans avertir). — lo. oZv


^v^oTtoia cet. codd. et edd. Voyez les A; om. cet. codd. et edd. Voy. Aëtius.
notes. — 3. Et ^èv rct sAwt?.] ôpa oTa — Ih.anôyyoïs] 'crovot? ABLMOPQ V.
sjixpivovTai luv êXxôûv 'zsovrjpôSv üvtcov G, suivi par Ma, a cliangé ce mot en
A marge. — 4. oeavT^. B. — 5. ÙTrep^oy- (jTioyyoïs et avec raison. Voy. Aët. —
Tat O. — 6. et èè ;^pwcr7a] Opa et )(^pv(y'là 12 . Sé om. BLV. — i3. xcd ;i^a|xeA.

etr? A marge. — 8. ^d|et A; cet. om. B.


12 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 151 r». Malth. 73-74-75.

xoà ipiv creo'riarfxévrjv y xoà f3pvœvtas T-nv pi%av TOLVTa Sè àpLot pièv

crvfÀTrécraei ,
apLO, Sè eVi ovpriaiv oiysi. AeT Sè xa\ Trjv ovprjo-iv spe- 10

6i%eiv, S(7T£ xoà STTiTTiveiv 'Tcov ovpv\Ti\x.cov xsXsvsiv crvp.(p£p£l • ém-


Tri^sioTaTOv Sè to tvs oiyvov a7T£pp.ct êv oivw v (xe'kixpoLTcp 'ssivo-

5 (xsvovy xoà V Tov vdpOrixoç p/^a, xcà àyyovcroL, xoà to âpov, xoà ev

Tt excL&lov, xoà £1 Svo xoà Tpi'oL (7VfX[jLi^0Li5. — KyoiOov Sè xoà TO^e* Il

opiyctvov xoà Solvxov ocrov yplvixoLy xoà 'if/£vSoSiX'ïÔLp.vov ocrov ypi-

Vixa èpêclXkoûV £ÎS olvov £VOûSyJ \£VX 0 V, à7lO'ïl9£(TBoLl' OTaV xpf .

^YiSy HVCtOovs réacTOLpots, xoà x£poLaas 'Zffpos vSaTOs Svo, xoà


10 hl 'ZffïjyOLVOV (pvXXcOV 005 X£lOTOLTCüV (Àl^OiS SpOiy^fX^V pu'aVy SlSoVOLl 'üsi-

v£iv' TOOTO 'sruor xoà oùpct -sroXXa. E/ M aoi Ta<5'e 'zsoiovvri 12

(xrjSèv fxaXXov ptjyvvono to £[À7rvri(xay xoà inioxXv^£iv xXv<7\piOÏs Spi- 75

fX£(jiv. Oi Sè xXvŒfÀOi £Îo‘iv' éXX£^épov Te è.i:b^p£yp.OL toi» fiéXotvosy 13

la racine de bryone; ces substances, en même temps qu elles poussent


aux urines mûrissent ,
les collections. Il faut certainement activer l’émis- 1

sion de l’urine aussi convient-il ensuite de faire boire des diurétiques ce


; ;

qu’il
y a de plus convenable, c’est la semence de gattilier dans du vin
ou du mélicrat, la racine de férule, la buglosse, le gouet, soit qu’on
prenne une seule de ces substances ,
soit qu’on en mélange deux ou
trois ensemble. — Voici encore une bonne recette : origan et daucus 1

de Crète, 1 chénice; dictame bâtard, 1 cbénice jeter le tout dans du vin


;

blanc de bonne odeur, et mettre cette liqueur en réserve; quand on


veut s’en servir, on en prend 4 cyatbes qu’on mélange à 2 cyatbes
d’éau ; on y ajoute une drachme de feuilles de rue bien broyées et l’on

donne à boire; cette boisson fait couler le pus et procure d’abondantes


urines. Si, malgré ces moyens, la collection ne se vidait pas davantage, 12
on donnera des lavements âcres. Ces lavements sont composés avec une 13
infusion d’ellébore noir ,
de raifort ,
d’ail ,
de coloquinte ,
préalable-

2. avy.T:é<7GSiv BL. — Ib. ây.a èè xai filmai B; L. — Ib. kyadov Sè


ew’BP. — Ib. dysiv BLMOPQ. — 3 . xol(] Ovpt)Tixà pnyvvvTaTas (XTrocyldaets A
Dans A les trois prem. syll. de oCpnj- in texlu; ce titre est répété à la marge.
T<«ôîy ont été enlevées par riiumidité et — 7. Çioivixa ABLOQV; it. même
la colle; Ma les a rétablies, sans doute ligne. — 10. Spaypvv [sic) A. — 12.
d’après G. — Ib. xe)^£veiv avpÇiépsi ex pr^Sé BL. — i 3 . 0< Sè xA.] KAytrfzaTa
cm. G Ma; .xeAeuoi (-e< B) <TvpÇ>ép£iv pvyvvvTcc ras i-Koaldacis A marge. —
codd. — G. £Î om. B LP. — Ib. acp- Ib. re om. P.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE 2 . 13
Ms. 151 r°. Matth. 75-70.

xa\ poiC^oLviSoç ,
Koà crKOpoScov, xol) aixvcoviaç' (3pé)(^siv Sè év aXfxp

37 SV ^-aXd(7(7Yi y
il SV o^si ,
xa) (juxpbv sXaiov fxi^oiVTOL rov bXiaOripov

slvai, TOVTOis xXvlsiv' xsXsvsiv Ss OTi 'üsXs'tcrlov y^pôvov xolts-^siv

14 zsoXXoLXts y dp ptjyvusi to spLTrvripia, xcà sppcûroLi. Xpy? (xsvTOt sTt

xol\ to7s cTTToyyoïs 'csvpiav xcà to7s xoLTOLTiXdcTpLCtaiv ,


scos 'usdad t£ 5

15 Xcü(pYfo-rj 37 bSvvv y
ücà to 'ssvov svpovv ysvrjToti, — AiSovat Ss xcà

'ïcüv ovprjTixciüv xctOctpTnplcüv Xoyi^opisvov 'zspos to sXxos * si fxsv

svïiBss sïri, arjpi-ou'vovcri ts oi 'ZffvpSTOi xai ol 'ZSovoi S7rixov(pi%ovTS5

70 Jcdï Ta SV to7s ovpois Xs7a xcà Xeo;^a| xcà olvog^lol iovTcty xcà ov-

pyjcTSis SV7TSTÔJS èmspyJ)\LSvciLi' si Sr/ toiolvtol si'r]


,
Tœv 'sspaorspcov 10

'&pOO-Ç>SpSlV OÎOVy TO T£ TOI» (71XVOV (T7TSp(À0L fJlSTd pLsXlTOS y Xcà TÔJV

(poivixcüv TO dÇs'rptjfJLOty xdi Iptv fjLSToi [isXiTOSy xcà aÔTo [to] p.sXr

îayypo'zspov Ss xaBoiipsiv (3ovX6{xsvos y àSidvTOV ts a(p£\f/37|aa (xsTà fxs-

ment macérés dans de l’eau salée, ou dans de l’eau de mer, ou dans du


vinaigre on y versera un peu d’huile pour que le liquide pénètre plus
;

facilement, et on administre le lavement, en engageant le malade à le


garder le plus longtemps possible ; la collection se rompt souvent et le

1 malade guérit. On doit encore faire des fomentations avec des éponges

et des cataplasmes ,
afin que la douleur disparaisse entièrement et que
1 le pus coule facilement. — Il faut aussi donner des diurétiques qui mon-
difient et purgent, en se guidant sur la nature de l’ulcère: la modéra-
tion de la fièvre et des douleurs ,
la présence de matières liées ,
blan-
ches et sans odeur dans les urines, enfin la facilité de la miction,
indiquent que l’ulcère est de bonne nature ; s’il en est ainsi, on adminis-
trera des diurétiques assez doux :
par exemple ,
des semences de con-
combres avec du miel, une décoction de dattes, de firis avec du miel
et le miel pur ; si l’on veut purger plus fortement, on se sert, soit d’une
décoction de capillaire dans du mélicrat ou dans de f eau ,
soit d’une

1 . êé om. BP. — 2 . V èv 3-aA. ex em. ddpTt [sic) 'vspos TOC ëXxn A marge. — Ib.

(voy. Aët.); na\ èv 3-aA, codd. etedd. êé om. LP. — Ib. xai om. O, — 8. cr/fx.

5. é'cos ex em.; ms codd. et edd. — 6. Xm- Sè ohe Tsvp. Ma — 10 BGLQ;


conj. .

<Prfo-37 GMa ex em.;A<w(pï (Te; ABLMOQV. 7 Ma conserve avec raison donné par A Sjj

— Ib. àiSàvai Sè Ktxi] Ovprjrixà éXxMv et par les autres mss. — ex 1 2 .


[to] Aët. ;

HaôapTripia A texte; OvprjuKà éXxMv xa- om. codd. et edd.


14 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 151 V». Matth. 76-77.

Xixpdrov[v]v^oLTOSf\Hcù yfjùËdvriv [xeToi xapvou jjpaxXscjTtxoC, xai 151 >

pr]Ttvrjv T£ppuv9i'vY]v Sicnri^OLS èv vSolti, sÎtol ^tolv xoLTOLO-ltj To vScop,

îj9rfc7ci$ KO.) Kspdaaç peXDipctTcp, v oïvco, oüt&j Si^ov * Taura yàv 'apoç
Ta £vy) 9 sale pet 'lêov é\-H.êôv, — ïlpos Sè Toi 'ZirovriporepoL lejyypo'iépwv 16

5 <5'eT K(à £v^o9zv , Kcà £^w9ev' ivSo9£v [xèv ovv, oo-a ts zspoç Tas

prj'^eiç rjSv eiprjTcti <7vp.(pépeiv ,


xoà xv\puvov to ctWioiUKOv (isToi oï- 77

vov yXvxéos, Kcà 'ssrfyavov ftsToi {àsXitos xoà oïvov, xoà xdypvos (jlstol

7Spct(70v (77réppi0L7OS SV oïvcx) àitctkS) • £^œ9sv Sè bpo^Cüv dXsvpois


xotTa7rXd(7(7Siv é(p9ots èv oïvep xoà [léXni, xoà poSois ^ripo7s jasTa

10 (paxijs Tp/\f^as xoà piéXtTOS, xa) (xvpTOis fierd. tivos tovtojv é(p9o7s’

Tas yàp o-rjoTsSovoLS tôjv éXxôov àneysi tolCto, ts xoà ocra TOiavTa

dXXa, xaTai7Xd(7p.acriv bcr(^vv t£ xa\ xeveœvaç bXovs 'urzpiXapËdvov-


Tas. Aya9bv Sè xa) èviévat lœv Svcrevrepixcov ti (pappLctxcov y si stti 17

dilution aqueuse de galbanum ou de térébenthine de Cliios avec des

noisettes; quand on a laissé déposer, on passe et on mélange avec du


mélicrat ou du vin , et on donne à boire : voilà ce qui convient pour
les ulcères de bonne nature. — Pour les ulcères de mauvaise nature ,
il 16

convient d’employer, à l’intérieur et à l’extérieur, des moyens plus éner-


giques ; à l’intérieur on emploie les remèdes déjà indiqués pour opérer
la rupture des collections purulentes, et, de plus, du cumin d’Ethiopie
avec du vin d’un goût sucré ,
de la rue avec du miel ou du vin de , l’ar-

marinte avec des semences de poireau dans du vin mou; à l’extérieur


on appliquera des cataplasmes composés ,
soit de farine d’ers cuite dans
du vin ou du miel, soit de roses sèches broyées avec des lentilles et du
miel, soit de baies de myrte cuites avec quelqu’un de ces liquides; ces
cataplasmes, et tout autre analogue, placés tout autour des îombes et sur
les flancs
,
préviennent, en effet ,
la pourriture. 11 est bon aussi d’employer

1. [^] ex em. ;
om. codd. et edd. — Tzeias arjTrofiévcüv éÀxcSv A marge. — 7.
Ib. ^/aX§dvov BL. — Ib. fterà xapvov ndy^vos K .
— 8. dXsvpovB. — 9. t<ZBox)s
r\paxX. ex em.; xai tov ripccxX. codd. et B. — Ib. otvep] otxcp B. — Ib. fzeAtAB;
edd. — Après rjpaKX. AMOQ ont : Év —
pveXi L. 9-10. pôSovs ^ipovç... pvp-
dXXcp- psTa xopiov i7pa«A.; BLPV : Èy tovs ê(pdovs B. — 1 1. èTzé)(^ei BGM
dXX(p‘ xeti TOV Hop. rip . — 2. TpnTivriv P MaOPQ. — Ib. xctî om. BP. — 12 .

— — 12-
-,

TpiT. Q; TiTivvv B. 3 . ovTù)s A; om. dXXa om. BL. — Ib. ts om. P.


B, — 4. IIpos Sè Ta] ÉTriTrAao-paTa tyrj- i3. zrepiXapêdvscrBai BP; 'srepiXap.Sd-
Ttopévœv éXxcov A texte; Méôo^oç .9-epa- vovra conj, E. — i3. dvtévai BMP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 2. 15
Ms. 152 r®. Matth. 77-78.

18 (xeî^ov vé[JLOiTO. E/ Sè én) 'üsovov xcà (pXeyyLCtaicts to 'ffvov s^cü Siol-

SiSovou (JLV SvvanOy'vTTOKXvlsiv yyXoîs 'zs1 la-dvris XsttI oÜs , xoà yd-

XoLKTi, xat TctXXa yXida-^aa-i ^vpiav , xcà eh vScop xadlleiv S-spfxov

ovTco yàp fxdXtcrIa âv viïéXQoi' ei Se vtïo 'zsdyovs èvhyono, (xapd-

78 Opov rè â|(p£\(/i7 |ua 'su'veiv, xcà creXlvov, xcà yoLyLanrhvos , xcà dipiv- 5

19 Oi'ov, xcà opiydvQV' TOLVTa {lèv Seî 'zsotejv d)Se, — Msja Sk ,


yctXct

Tsiveiv Œvv [ÀéXiTi, rà p.ev 'uspdû'ioL oveiov v tnTreiOv' iirpo? yàp 't^v

xd6ûtp(7iv T6JV éXxôijv (7V(JL(pépei • OTOLV Sè p,r}xeTi KaOaipecrOaLi Séojv-

TOLiy dXXd TO [Jièv 'zsvov vntri bXiyov, al Se «tto ovpœv Srj^eis

dp-ËXvvcovTai , XPV^V ° dv9poonos 'zsiaivea-Qai ,


'ï6i:e iSStj to jSoeiov 10

ydXa 'Zgpoa(pépeiv , xaï fxdXXov [to] Trjs ol6s‘ zsax^T^pov y dp xai


152 r° ^(jorov Sêax^pV'^tJcov * 'usXijQos Sè ^poaCpépeiv xa\ SSo, xdï Tpeïsy
I

en lavement quelqu’un des remèdes contre la dyssenterie lorsque la pour-

18 riture fait des progrès. Si ,


en cas de douleur et d’inflammation le pus ne ,

pouvait pas sortir, on donnerait des lavements avec de la crème légère


de ptisane et avec du lait; on fomenterait, du reste, avec des topiques

tièdes ,
et on ferait asseoir les malades dans l’eau chaude, car ce sont sur-
tout ces moyens qui procurent l’écoulement du pus; s’il était retenu à
cause de son épaisseur, on ferait boire une décoction de fenouil, de céleri

19 d’ivette, d’absinthe ,
ou d’origan ;
c’est ainsi qu’on emploiera ces remèdes.
— Ensuite il faut boire du lait avec du miel d’abord du
,
lait d’ànesse
ou de jument; car ces deux espèces favorisent la mondification des ul-
cères ;
mais ,
quand il n’est plus nécessaire de mondifier, que le pus est

peu abondant, que l’irritation produite par les urines s’émousse, que le
malade a besoin d’être engraissé, on lui donne du lait de vache, et sur-

tout du lait de brebis : car ce dernier est plus épais et passe moins faci-

lement par les selles que l’autre; quant à la quantité, on administrera

2. SvvaiTo ex em.; Svvyitou AB; êv- BP. — 10. dii^XvvœvTcu G Ma ex em.;


voLTOLi GLMMaOPV. — Ib. d[xëXvvovTai codd. — Ib. XP'^^V
— 3. j^AiacTfzaTi B. — 4 - oüTiW 5 AGL G Ma; XP'jisi codd. — Ib. 'zsiéveadai B.

MQ; Ma a corrigé en out« sans avert. — 11. [to] ex em. ;


om. codd. — Ib.
— Ib. vTcéXOoi G et Ma ex em. ;
ù'né'kBr) oiôs ex em. G Ma ; vos codd. — Ib. y dp
cocld. — Ib. aTTO B. — 4 - 5 . {lapàQov A; om. BP. — 12. 'zsXrjQos et 'zsp de 7spo<7 Ç>.
it. p. 29, 1 . 8. — 6. Merà èè yâXa] Ilepl sont presque entièrement enlevés par
ydXoL 7CTOs A texte et marge. — 9. Ciriri G les vers dans A Ma a sans doute restitué
;

Ma ex em.; Civioi ALMOQV; ei <csioi ces mots d’après G.


16 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms, 152 r®. Matth. 78-79.

xa) ëri 'zs'keiovç xotvXolç. Ka) crniov eùBiis {irjSkv aXXo Xafx^aveiv, 20
S<JTe âv ToSs X 0LT 0L 7rs(p 9 Yi * 70 Sè VTtO’/WprjCJCtV 70V yClkctX70S , 70V70

xa\ 7 ÔJV êiXkoûv ekxwv 7 wv eï(70) xaXkicrlov


|
(pdpfxoLxov, 7 o 7$ 7 S yjxXs-
*
TTOts îywp(TtV SV{JL£vé(7lct70V ,
XOÙ 7CtyV dvCL7pé(pOV tÔ (TCü/!jUX, fJi(xXt(j1 OL

5 Sè èv vo(TripLCL(Ti (jvv 7 r)X 7 ixo‘tç 67 e Ss7 7 Cty^i(Tl a, eU sve^i'oLv xoL 7 ctŒlrj-

crat 70V OLvOpcoTTOV Sale, eî xcà 7 fj aXX^ Sicthri tsiclivois 70v ve-

(ppi7ixov, ovx av dfÂOLp7dvois, Xp^ oùv xa7ax£i'fxevov (xaXaxSs ara- 21

7 pt^eiv 7 e èiri éxdcrl^ vfxépoL, xa) 7 pé(peiv xol7ol dpyàs p.èv ydXax 7 i,
Ss etprj70Li, xcà po(prf(xoL(jt ‘z/hadvris , xaï dpLvXiois, xcà 7 S tsXv7S

10 dXevpM èv ydXoLX7i é(p6S, xa) Î7pioi$ xa7a0pvn1œv eU ^copLov opviÔos

XtTTapbv, xa) e7vei 7 S 7 e àno 7œv Sypœv, xa) [tw] dirh 7œv SoXtywv,
xa) 7ÛJ ctTrà 7Sv dpoêofv, TSpoaTïoyXvxaiveiv 70vs 7e opoËovs , xa)
av70vs xa7a av70vs è^pcov, r} xa) av/apLia-ycuv 7iv) 7Sv eîpr)p.évo)v ber-

deux ,
trois, ou plusieurs cotyles. Pour nourriture on ne doit prendre d’a- 20

bord que du lait, du moins aussi longtemps qu’on le digère; ce lait est

également le meilleur remède des ulcères intérieurs ,


quand il provoque
des déjections alvines; il est propice pour les suppurations rebelles, et il

restaure promptement ; il convient surtout dans les maladies coUiquatives


lorsqu’il faut ramener très-vite le malade à l’embonpoint; de sorte que, si

on veut engraisser un néphrétique par les moyens précédents et par le


reste du régime, on ne s’égarera pas. On doit, en conséquence, chaque 21
jour, frictionner doucement le malade pendant qu’il est couché, le nour-
rir au début avec du lait ,
comme il a été dit avec des bouillies d’orge
,

d’amidon et de farine lavée cuite dans du lait , avec des massepins écrasés
dans du jus gras de volaille ,
avec de la purée de gesses à fleurs jaunes,
de haricots ou d’ers ; on adoucit d’abord l’ers , on le fait cuire seul , ou

1. eu 0 t>î à peu près effacé dans A. ve(ppix6v B et toujours ainsi. — g. dpv-


Même remarque pour la dern. syll. d’tÎTro- Xiovs B. —Dans A le x de yd'kixti
10.
^cùprjaav, 1. 2, et pour Çxx de (^apfxaxor, est ajouté par une main plus récente.
1 . 3 . — Ib. dTioXapêdveiv BLP; om. A. — Ib. kpiovs B. — Ib. ei Kœpôv O. —
— 2. To Sè ]
'S.ijpeîci}<Tai 611 to 11 - 12 . êjvei t<5 t£ xoil [tw] duo
ydXct Ha'c tôSv dXXcov éXxùSv tû5 v etaco xal ts5 ditô ex em.; hv)i rare xa.1

xdXhalov — Sè
Ç>dpfiaxov A marge. 5 . d-xo xai Ta ditô codd. et edd. —
iv om. O. —
Tay^iala,avvexu- Ib. 12. 'rspOGCLTi. A. Ib. 'ZSpOOiT!. Sè TOVS
xoTs BP. — G Ma. — 6. '7siati>£ts 6-7. ôp. conj. Ma. — 1 3 . «arà auToés om. O.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 2 . 17
Ms. 152 v°. Matth. 79-80-81.

2^2 7rp/(wr. — |
Kcl)(jxvcl Sè èTinriSeict to7s issapovcrt (xald^rj , Koù XaTTOL-

Sov, KOI (3 Xi'tov, Kcà âvSpo[-)(vri ,


kou daizapayos , kol) koXokvvQï) ,

xal é(pObs (71KV05, na) B-piSotTii'vt] é(pdr{ ’


ojyibv Sk ovSkv (Tvp.(pép£i

23 èdOteiv, Tolvtol Sk Kcà tïjv yctcrlépoL ’ncrvyij vTrdyei, Kcà Ta? tùûv ov-

24 pct)v Sïj^sts dpLêXvvst. UpoiovTOS Se tov ypovov, Koà 'sseiravp.évwv 5

sis leXos TMv '&vpeT6üv, dvaTpe(popLSvov ts tov oyKOv, Kcà to7s xpéaari

25 Se7 crni^eiv . — Kpea Se èiictivâ) èç TtjvSe t^v voaov, èpl(po)v Koà dpvœv
xoù yoi'pcov, Kcà dTTCtXovs opviQcts ,
xaï iyfivœv tol TseTpoua é(p9à,

xcà pivoLÇy xcà Xeio^diovs^ xcù vdpxas, xcà to toiovtov yévos tôjv <7£-

°2^6 'XdyjMV. — [E/ Si Tivos xdï Tpayrip-cuTOs TSpocrSéono èv pLaxpd vodcp, 10

îa-yjdSoûv p.kv dneyeiv TSoXép.icu y dp to7s êXxsaiv


* * (poivixctç Sk TSpocr-

(pépeiv, xa\ xctpvcov Tœv TSovTixwVy xdï xcovcov, xdi dcrloL(pi'Sos , xdi

dpLvySaXa (ppvycjv SiSovou pierd fxéXiTOS’ olvov Sè Tslveiv p.eXiyp6v‘

22 bien on le mêle avec quelqu’un des légumes susdits. — Les légumes


verts convenables en pareil cas sont la mauve, la patience, la blette,

le pourpier ,
l’asperge ,
la courge ,
le concombre cuit ,
la laitue cuite ;

23 il ne faut rien manger de cru. Ces aliments relâchent aussi doucement


24 le ventre et émoussent l’irritation produite par les urines. Plus tard,
quand la fièvre a tout à fait cessé, que le corps prend de l’embonpoint,
25 il faut aussi donner à manger de la viande. — Je recommande contre
cette maladie les viandes de chevreau ,
d’agneau , de cochon de lait ,
les

poulets jeunes ,
les poissons rocheux cuits les rhinobates la raie lisse les, , ,

26 torpilles, en un mot tous les poissons luisants [pîagiostomes). — Si la ma-


ladie est longue et que le malade demande quelques friandises ,
on lui

défendra les figues sèches ,


car elles sont contraires aux ulcères ,
mais on
lui accordera des dattes, des noisettes, des pignons doux, des raisins
secs , des amandes rôties avec du miel ,
et on lui fera boire du vin miel-

1. Aa;^ava] ITept Xâ^dvœv A texte et Srjp. S'il aï la^dSes 'csoXép.tai to7s SXxeai.
marge. — 5. 'zspoïûv A; 'apoïovros cet. — Ib. Dans A,<to de 'uipoaSéono , èv, et

codd.etedd. — 5-6. 'aeitavp. eh ex em.; fza de panpS. sont rongés par les vers.
'asTiavp,. Sé sis codd. — 6. tê] ABP. C’est sans doute d’après G que Ma a res-
— 7. Kpéa Je] Ilepi :cpeôov A texte et titué ces mots. — 11. ixas de Çioîvixas ,

marge. — Ib. eh L. — 9. piyas [sic] et Je' sont eifacés maint, dans A. — i3.
B. — 9-10. <JeXdyJJùv^^ Xa^dvcov BP. — pv'y de dpv'ySaXa est effacé maint, dans
1 0. E/ Je iivoç] Ilepi xpayï]pd'iœv A texte A. — Ib. Dans A il ne reste plus que le
cl marge; au-dessous égal, à la rnai’ge :
sigle de ov pour oivov, et peXi.
18 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 152 v“. Matth. 81-82.
Sè <x7ré-)(^eiv xa\ zravTos dXfxvpov kol) 'ssop.a'vos kcÙ aniov *

Ta [ikv oùv 'üspoa-dpy.oLTa tcov veÇ>p:Tixâ}v TOiaSe. H Sè ctXXrj StaiTOL, 27

'zspos T(X? Ttivrfaeis fziyTS éTrnroXv, /ar/TS Tci’^éoûs âyeiv '


ovSè
[ ]

yàp STspœ ëXnsi ovSev) kIvy](tis av(ji(pépeiy 'sroXv ys fx-^v pLÔtXXov

5 to7s koltol veCppœv sXxeaiv. AXXà àipep.ovv'ia dvotx.opu'leiv èv eCna- 28

Oeigt 'icsda-y^ Tp/xf/eo-/ ts ds XmapcoTciTais , kol) XovTpoïs, ko.) crKSTcy^.

— jTà? Ss viïoyiyvop.évoLS 'zsXn)(7yL0V0LS oLpnécrei ko.) 'ssvpia ^rjpàxsvœ- 29

(JOLI, Kcù epLeros' kcItco Sè ov y^pv p.aXd(jG-eiv , 'UjXrjv oaa éir) riptépoL

TCOV TlVl eîpYjpLSVCOV (BpCOpOLTCOV. O? (Xrj <7(p6Spa TOiXoUTZCOpo'îvTO to7$ 30

10 ê(xéT 0 iSy (jLr}T£ dyav spLTrXrlo-as xéXsve è^sfxeîv , kol) tcov êpLSTtjpi'cov

(TlTl'cOV TSpOCjdpOLS' TCVJTCL êcrl l TOL Tsiovcx kol) yXvKSOLy kol) oi CTlïep-

poLTi'ou aïKvoi • si Sè put) TssapsXsv ,


to (jiréppLOL olvtcov TSTpip.p.évov

pLSToi péXiTOs, kol) âXsvpov é(p6bv, kol) TSopLct ècr) tovtqis yXvKv kol)

leux; il devra s’abstenir de vinaigre et de tout aliment ou boisson salés:

voilà pour les aliments des néphrétiques. Quant au reste du régime, il 27


importe de ne faire faire des mouvements ni fréquents , ni rapides ; car
les mouvements ne conviennent à aucune espèce d’ulcère, et beaucoup
moins encore à ceux des reins. Il faut réconforter le malade en lui pro- 28
curant le repos et tout lé bien-être possible; on joint à cela des frictions

très-grasses , des bains et un abri convenable. — Des fomentations sècbes 29

(
hains d'air chaud) et un vomitif suffiront pour évacuer une surabondance
accidentelle d’humeurs mais on ne doit pas relâcher
; le ventre ,
si ce
n’est par les aliments journaliers dont je viens de parler. Afin que les 30
vomissements ne fatiguent pas trop ne surchargez pas l’estomac aupa- ,

ravant et prescrivez des substances qui facilitent le vomissement; ces


substances sont les matières grasses et douces, ainsi que les pastèques;
si on n’a point de pastèques ,
on y supplée avec leurs pépins broyés dans
du miel, ou avec de la farine cuite; on administrera par-dessus une bois-

1. êé et àde à7ré;^etvclfacésdansA. — très-pâle dans A. — 'j.Tàs §è VTioyiyv.)


Ib.dAfxupou] KatfAiîpou BLM.- 2 .ouref- — Éfxerjxa A texte; Ilepi é(iSTi}iœv marge,
face maint. dansA. — 3.DansA,unmot — ^-S.lrjpaKer.om.B. — 9 .^pi7 fi.MOet
gratté peut-être entre
(X£v) Ma exconj. — Ib.Kai wspâ
-crpd? et rets; conj. E ;

Ma. —
(

lac. entre 'tspos [sic] et rds conj.D. —


Ib. tu- Llspr^cjÇ). Sé 10-1 1. j\Ia tient,

vva. [pire] ETT/ir. ex em.; mais pour suspects,


7uv. o-up(^ép£t à tort, EpTrAïferas et

STtiTi. codd. et edd. — 6 BL; . <5è — t£ est 'cspoaàpas 1 1 . -cr/ora] •wAfi/ora BP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 2. 19
Ms. 153 r". Matth. 82-83-84.

^g
3
Ov fJLOvov Sè 'us^os l
'nr'krjo-fjiovàs êTïouvco tovs ê(xéTovs , dXXa,

fXOl SoKZt ToXçJLïfo'OLS 715 3-aiÂlVOL è^S^sTiV 70i-)(p âv Koà sXk05 èv vz-

32 (ppo7s, Kcà dXXrjv tivol èvOévSz Xvcrat jSXd^tjv. Otolv Sè eh ToSe sXdrj,

Sale pai'leiv Svvacrdcu Koù dvé)(^eaSoti Jiivovpisvos rà p.èv •TffpœTa

vav)(^^ T£ Koù bXi'yoL na\ èv îaoivéScp Tsepnvoi^e'îv *


aldaeis Sk Kcà 5

Sp6[iov5 Kcà 7Sr]Sï](Tet5 Kcà è^aTTivai'ovs sTriKv-^eis (pvXctaaecrôai *

STTSiTa Sè xard oaov sTrtSi'Scoai pSptrj ts Ka\ eveZia, Kœrd ToaovTO T0Ï5

33 TS TSspiiraTois , na) toIs dXXots 'üsovois TSpoaliOevai. Ta eïSr] tSv


dXXojv TSovcüv saTiv, dvoLTcdXou ts yeipwv, xcà Tpl-^/eis koltol tsoXXy\v

34 r\avyjictv' Siana, p.sv rj^e tSv ve(ppniKœv. — E/ Sè Tirpos tol 10

TpdiToiTO TO êpLTTvrjpLa, oîSs'l ts (xdXXov èvTOLvOa, Ka\ Trj yeip) kqltol-

35 (potvéalepovy [xal\ oi|/£i yi'yvsTai.TovT]\ov5 Siexouov oî ^ffaXaio) ^

31 son douce et abondante. Je ne recommande pas les vomissements seule-


ment contre la surabondance d’humeurs mais ; il me semble que celui qui
ne craindrait pas de vomir fréquemment ferait bientôt disparaître les ul-

32 cères des reins, ou toute autre affection de ces organes. Lorsqu’on entre
en convalescence et qu’on est en état de supporter le mouvement, on
fera d’abord des promenades modérées de peu de durée dans un endroit
uni; on évitera de se tenir longtemps debout, de faire des courses, des
sauts ou de brusques flexions; et, au fur et à mesure que reviendront
l’embonpoint et les forces ,
on augmentera les promenades et les autres

33 exercices. Les espèces de ces autres exercices sont élever les bras et faire
des frictions avec beaucoup de douceur : tel est le régime des népbré-
34 tiques, — - Si le pus tourne au dehors ,
la partie se gonfle et devient plus

35 appréciable au toucher et à îa vue. Les anciens portaient le feu où se

1 . Scf<l/tXés est manifeste dans A; 7icti B-epct-neia A marge. — Ib.


Ady Ma (sans avertir et prob. d’après G) rd om. B. — 11. oïSs 7 ts ex em.; et SsÏTai

cet. — Od
codd. Ib. fxdyoy] Swfx, oti ô GQ; odJeîVai O; o/^eïrai cet. codd. Ma.-
êpsToç Tsdvra rà èv veÇ>po 7s TsdOy] w<psXs 7 11-12. jictTotÇiavéal epov....ovs Ala; Karct-
A marge. — 2. ToXptjtyavjoLs B-ap. B. — (pavéarspov [pov presque effacé) xcf.ï [lac.

A;
3. Xvcrai Ma. — Avcrat 5 èv . om APV. 1 2-1 4 lett.] tovs A; }caTaÇ>avé<y1epov....
— P
7. svs^ia Ala par et conj. ;
edral/a rod? cet. codd. On voit les traces de xat
cet.codd. edd. — et Ib. Toaovrov BL à la fin du fol. 162 v°; sur le fol. 1 53 r°,

O. — BP. —
9. TSaXai 10. Et Sè TSpos] au bord de la déchirure on aperçoit les
SîîfietWat oTav TSpos xà è'|ct> xpctTurj to débris d’un t avant oüs. Voy. Aët. ‘

* Voyez i’^ucrassement placé en tête de ce volume , sur la manière dont j’ai indiqué et comblé les
lacunes du ras. de Munich.
20 KüFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 153 r‘. Matth. 84-85.

(X 7 T£xopv(povTO fxdXicrla, Ta Sè [s^jcrj co$ tmv koivcov ]t!X xoXXa iôovTO'

ov fxvv SIS aVrar è^vytd^STO dX[/.a ti éavpiyy'^ovTO tov £/<xovs. Ed- 36


pvœSï)s Se O (jiKsXo? ,
xcà l7T7ro[«pdTr7? vtzC^ctIclvto kol\ TeyLveiv

Tovs ve(Ppnixov$ , Sale TffapexeXevov^TO tov Xi&jiœvra, ve(ppov xcà

epLTzvov TOLVTYi ,
TéfxvovTOL iddOoLt , ^ 0,771(71 e7v
\
[lèv ovx ëx^, TaXXa 85

ye ovTi (xyaOÇ t^v Tsyrriv • avTos fxévTOi ou (priy.i tsw eTriTo'kp.ficTai'

TlVl TOlOUTCf)' STTe) XCtl TW T£(JiVOVTl TOV S-WpOtXO. êv TïJ ÇOiVaSt v6(7ù)

zrapà Tas é^yaTas 'srXevpàs xa\ SiaTiTpdvTi etaw xaXws tsotz


àiré^ri ,
tov tsuov TauTt) vTîe^eXOovTOs Serre rb dvw ë/jcos eTTi^tipav-

formait la pointe ; ils traitaient la plaie comme les ulcères profonds ordi-

naires; ils n’obtenaient pas la cicatrisation complète, mais une partie du


trajet restait fistuleuse. Euryode de Sicile et Hippocrate [Affect, internes, 36
S i4, i5, 17, t. VII, p. 202 et suiv.) savaient aussi opérer par incision les né-
phrétiques ; ils traitaient donc de cette façon ceux qui avaient du pus ou des
calculs dans les reins ;
je ne refuse pas mon assentiment à cette méthode ;

c’est, il est vrai, une bonne chose, eu égard à l’art; j’affirme cependant
que je n’ai jamais osé employer ce moyen; je sais que, dans la phtliisie

(empyème), l’incision du thorax au niveau des dernières côtes, et péné-


trant dans l’intérieur de la poitrine, a produit quelquefois de bons ré-
sultats par l’écoulement du pus, d’où résulte le dessèchement de l’ulcère

1 . ixTzexopvtpovTo ex em. ; ctTrexopv- codd. Les copistes ont pris pour un t les
Ç>ov. codd. et edd. Ici G et Q. — Ib.
fin. débris évidents du 6 qui, dans A, pré-
T(X Sè [lac. \2-1h 1
.]
Ta xoTXa, Ma A et les cède lùovTa. To des mss. est une conjec-
autres mss. excepté B et P qui ont rà Sè ture, ou se trouvait sur une languette
Ta xolXa sans signe de lac. Yoy. Aët. de la marge de fonds; 'srapexéAey^ conj.
— 2. «A.... oüTO Ma; ctAAà tovto Ma. — 5. d...alE7v A; !’< est effacé;

BLMOPV ;
<xA
[
lac. 10-12 1
.]
yoUro A. mais je crois voir les débris d’un 7;

On lit distinct. yoZio, et on voit les dé- après l’ct; àTZKj'JeTv Ma; àvTi~eTv ou dv-
bris du second y. Aa des autres mss. est Temeîv cet. codd. — 6. ye] ^e B. —
une conj. ou devait se trouver sur la Ib. avTOs ex em.; avTov codd.; êuavrov
marge de fonds. — 2-3. EvpvooSrjs] \ oy. conj Ma.
. — 7 rivi toioStci) A B L
. MOP ;

notes. — Ib. 3 aixshxos Ma, sans don- Tivî T(5 ToiO’jTCf} Ma ; t. to toioZto V ;

ner la leçon de A, qui est celle des au- entre tivi et ToiovTcp il
y a dans A la trace
tres mss. — Ib. Ititto [lac. 8-9 1
.]
alavTo d’un T qui paraît avoir été surmonté
MaAMO\ ;
î-mro. . . aCrô BP; Î7r7ro... deÆ; E conj. tivi tTSv toio’jtoûv — Ib.

avTo L. — 4. Aeüoy lôovTa Ma; Xevov ÇdlVCcSv MO. 9. TûiaVTÏI B. Ib. TO

[lac. 4 à 5 l.] 6 <ô5 vTaA; AetîoyTo....Tjâ)j/Ta TOV dvcû BP.


MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 3. 21
Ms. 153 r“. Matth. 85-86.

37 Siivou, Kaî i<jws èv toT? ècryjxTOiç appaycrlri^acri xcà toioutov ti toX-

fJLYJTSOV • OTIOV yS (JL^V KOÀ OtXXcüV îot(JL(XTCOV SœIiV SUTTOpeiV , OÙ Xp^


éK6v7cts êvTOLvÔa Ta è^evplaKZiv.

y' [kéuos, s', s'). IIsp^ Xidicbwwv ve<^pœv.

J
A/i9o< èv to7s vs(ppo7$ yivovTOLi zrcüpiStois ptotXicrla 6fioioi * yl-

86 yvovTOLt Sè S7rsi\7a oSvvai vsCppcjVy koù sttI ovpoiç^ rà p.sv 'ssoXXà 5

Xsnioîs xol) v^aTOjSecTtv, èali Sè ots Kcà ên) p.éXoL(7i, tcou êpv9po7s

2 Jcoù 'sfaysa-tv. TouTriTiav ye pt^v pteXoLivai aî ovprfaeis Xvovcri 'r^v v6-

(70V '
Xvovai Sè K(ù àXXou, ai KaOdpcjeiç t£ sîcji fxdXXov ^ SYiXcoaets,

7ffXï]v 7COV b^sicov Kcà 'usvpe'ïwSwv vocjoôv* èv è)ceivaiç Sh àypVTTviaç

xa) (pXeypLOvàs mzXâyyywv ^ xa) a-Traa-piovs , xa\ 'zsapaCppoavvas , xa\ 10

37 siégeant à la partie intérieure. Dans les maladies extrêmes il est peut-

être permis de faire de pareilles tentatives mais quand on peut soulager


;
,

avec d’autres moyens, il ne faut pas recourir volontiers aux remèdes


extrêmes.

3. SUR LES CALCULS DES REINS.

1 11 se forme dans les reins des calculs qui ressemblent particulière-


ment aux pierres poreuses ;
il survient alors des douleurs à la région des
reins, et, le plus souvent, on rend des urines ténues et aqueuses, mais

2 quelquefois aussi, noires ou rouges et épaisses. En général, les urines


noires jugent la maladie; d’autres urines jugent aussi; mais elles sont
plutôt détersives que séméiologiques ,
excepté dans les maladies aiguës
accompagnées de fièvre; dans les affections qui nous occupent, elles an-
noncent l’insomnie, les inflammations viscérales, les spasmes, le délire

1 . Kai icrus'] rà êayjx'ca vocrrf- qui en note met sic, propose •uswpoèiotç
fxara ai êayarai Q-epaireTai eh dxpiSeîav et ajoute: «quod tamen non memini
xpaiialai [Hipp. Apk. I, 6 A marge. «legere;» mais A porte manifest. 'tsw-

3. èxôvrœs
]

B PL. — Ch. 3, tit. IIep< piêiois. Voy. aussi le chap. i3. —


hOiœvTC/Jv ve(ppô5v ex em.; ïlepî XiBtd- 5. -croAAa] xaXd P. —
7 . pé)^aivat om. O.
(Teœs veÇipœv A à la marge. ÂAAt? veÇ>pT- —8 . AüOüo-< êé conj, E; A. T£ codd. et
Tis se trouve à la fois en titre et au com- edd. — Ib. T£ (et ainsi toujours) eîai A;
menc. du chap. dans les mss. (A com- êè eîai BL; 7 e eîai conj. E. —9 . o^eicov
pris) et dans Ma. — h. 'zscopooSioisMà ex em. ;
ô^écov codd. Ma.
22 RUFUS D’ÉPHÈSE.
,
153 V». Matth. 86-87.

3-araTOL/s 'csé^TTOVfjiv. Ho-Trep yapxà aXka uiéyct ^ioi(pépei, ko.) sis to 3

HOLxhv, KOÙ sis TO (XyCtBov, SpOL TS Kcà -nXlTlict, Ka\ (pV(TlS GWyLOL'ÏOS, Kcà

èlancL, ovTù) yp^ kol) t^ep) tcIjv ovpœv TspooSoKav Ta yàp * piéXoLvoL,

T<w (xèv ‘TSpso-ËvTT^ j


KOI (pSivOTTWpQV , Kcà ysLpLWvos , Ka\ [o?Tf?] ysyovs

5 fjLsXdvœv yvpiôjVy î)(j(70v ^sivd\ êaliv


*
-zffpbs Sé ti kou CneKCpépoi ’twv 87

XviïYia-dvTœv âv^ sî {Jlv àTtépyoïTO' tw Ss vsw, kcÙ vpos, Kcà os^is

vypOTSpcüv ê<rTi yypiôüv, rovTœ yaXsTrœTSpoL. — |


T))r p.èv ovv stt) tqÏs 4
*^^

ovpois Tsyyriv, à^iav ys oûœolv tw /a[Tpÿ tTraî^Tos] p.5Xkov yiyvwcjKS-

(jQai, ypd'ipù) valspov. — AtOtœŒt [xai bSvvou sk Sia\a1rjp-dTCüv '


5

10 ^Tav [^è] 'Zffovrfcrri to xcoXov' êaTi Sè tooto koiXiol rj \k(1'zw' ij

et la mort. Comme la saison, l’âge, la nature du corps et le régime, 3


modifient beaucoup, clans le bon ou dans le mauvais sens, le pronostic

tiré des autres signes ,


de même il faut s’attendre que les influences sem-
blables agiront sur les urines; car des urines noires chez un vieillard,

en automne ou en hiver, et si l’individu est atrabiliaire , ne sont pas


très-funestes ; même elles pourront entraîner avec elles quelque partie des
matières qui nuiraient au corps, si elles n’étaient pas évacuées; mais,
chez un individu jeune, au printemps, et si le sujet est plilegmatique,

les urines noires sont plus fâcheuses. — Je traiterai plus tard de l’art ^

d’interroger les urines ,


art plus digne que tout autre d’être connu du
médecin. — Les individus qui sont affectés de calculs rénaux ont aussi 5
des douleurs qui reviennent à intervalles; lorsqu’on souffre du colon

1. wcnrep yâp conj. E; wcTrep ys Ma (qui conj. /arps? 'îsavTos p. ) ;


iolt. [lac.

codd.; a)o-7rep êé conj. Ma. 3 — . 8-9 1


.] p. A. a^ est en transp. derrière
conj. Ma; Sé codd. — Ib. Tà yàp pé- le papier collé; lonpcç p. cet. codd.
Àava] Ôpa 'zsepi tôov peXdvcov oiSpcov A à qui ont ici plus qu’il ne reste dans A.
la marge. — 4. «ai yéy. Ma (qui conj. — 9. Sè [lac. 10-12 1
.] alrjpdrcov A Ma
6a7 is ou yéy. BLiMOPV ;
el Tis'j;xai oalts MOV; Ss... a'IopâToov BLP. \ oy. notes.
dans A il y a les débris de Salis, en par- — 10. [oé] ex em.; om. codd. et Ma.
tie disparu par la mouillure et l’usure. — 10-p. 28, 1. 1. KoiXict 77[lac. 10-11 1.]

— 5 . peXavcav om. P. — Ib. vizenÇiépot TTi A Ma; Koihaxov... èni cet. codd. e de
conj. Ma; vTtoiÇiépei codd. — 6. et pv èüi estune conjecture des copistes, ou
dXXcos ànépyono conj. Ma; eî pri ircctpy. marge de fond sur une
se trouvait à la
BP. — 'j.Tiiv pèv oùv] Ilepi XidictJVTcov languette que le temps a fait dispa-
veÇpüv A texte , Ma et les autres manus- raître; HoihanSv vient sans doute de
crits en titre. — 8. ye ex em.; Sé M Ma ce que le copiste a pris 17 de A pour un

qui , sans en avertir, a changé te de A X et n’a pas fait attention à l’accent de


suivi parLOV;om. BP. — Ib. ia....p. HoiXta. Voy. notes.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 3. 23
Ms. 153 v“. Matth. 87-88.

'SfV£V[Àa(7 i , ^ anlois ànéirlois, xct) ctWcos y^vyèv, t6t£ qVv

Ç> v[(7ai' TS xcà Sicty(Ojprl(T£t^, xa) êpsvyfÀo) dvaSpoL(x6vTes eXucav

Tov zsovov, aT[ap xcà XiOidxriv ov\pri(T£is 'ZiroXXoS xoti 'zsa.yéosy 'üsojpt-

6 Siùûv (TvvaT^eXOovTœv. Ta [ptèv ovv tzroXXa] ôivSpes xarot vsÇ>povs

88 \Xi9tcij(Jiv* yvvoLxes Sk ^xtcrla' S(p9rj ye fx‘nv xcà yvv^ ^ap.p.tct 5

ovpovcTûLy V (xèv aTTO vsÇpcoVy ’n Sè avro xvcrlecoç' sctti Sè TctvTais ov

(pavXv 'ZSOLvv V vocros' cvts yàp crlpotyyovpi'a, ovts 'zsqvoi i(iy\jpo\

7 îypvcnv. Khiov Sé' oi yàp ovprjTrjpes evpvTSpoi Trj yvvoux), œaTrep

xcà Ta àXkcL evSov trrpos Sè xcà xaTàsv9v zssÇiuxckti , püfxei t£ (ju-

xpoTSpoi' sÎŒtv' ai Sè àXXai tôov ve(ppwv voœoi ovSè ylyvovrai -rois 10

^rfX£a^l TOUTTiTrav, 'üsXy)v ocra xoivoûvia twv valepœv • rdy^a ptèv

(c’est-à-dire du ventre inférieur), ou par des gaz, ou pour avoir mangé


des aliments d’une digestion difficile, ou pour avoir causé d’une autre
façon le refroidissement de l’inteslin, alors des vents, des déjections
alvines, des éructations qui remontent, dissipent la douleur ;
mais, dans
le cas de calcul des reins ,
la douleur est emportée par des urines abon-
0 dantes et épaisses avec sortie de petites pierres. Ce sont le plus souvent
les hommesqui sont alfectés de calculs aux reins; les femmes y sont
très-peu exposées; cependant on a vu des femmes rendre des graviers ve-

nant soit des reins, soit de la vessie; chez elles la maladie n’est pas très-
dangereuse, car elle n’est accompagnée ni de strangurie, ni de fortes

7 douleurs. La cause en est que les femmes ont l’urètre , comme les

autres parties internes, plus large que les hommes; de plus, cet organe
est droit et offre moins de longueur; en général, les femmes ne sont
pas sujettes aux autres maladies des reins ,
excepté par sympathie avec
l’utérus; encore les règles en font-elles peut-être justice; autre raison,

1. aXXoïs BMPV. — 2. (pv Kcti Ma; Tct fzèv (ftéy en transp.).. .'WoAAà (à
èpevy. Ma; (pvaou ts (cra/ ts en transp.) peine visible) ay<5 pe? A; Tà fzèv ouy-woAAà
[lac. 8-9 1 .] na'i êp. ALMOV (qui a av(Jp. cet. codd. Depuis la première co-
ëpeypov) ;
(pCaai ts xat èpeyfioi B P, sans pie ,
oZv a disparu dans A. — 5 yvvaTxes
.

lac. —3 . ar priasis Ma; drap xal ^é] Opa oti v Xidiaais èrâ rœv yvvaixôûv
(dp xai en transp.) [lac. 7-8 1 .] prfcr. k ov -zsdvv (pavXn èali A marge. — Ib. xai
BLMOPV; B et P ont pijcraç au lieu om. LP. —
7. 'isdvv (potvXri BLPV.

de prjtreis. — 3 -à.. zsapiêtcùv A; 'zscoptêtcov Ib. ydp om. V. —
8. xaréyovat conj.
cet. codd.; 'Z3 apiSe7v Ma, qui a mal lu Ma. —
9. 'zspos Sè xcnd evQv BP.

ou mal imprimé. — 4. Tà dvSpes 1 1. forte doais, id est voaon Ma.
:
24 RUFÜS D’ÉPHÈSE.
Ms, 153 v°. Malth. 88-89-90.

xa\ aï xaddpcreis xcoXvovcrtv' to Sè St] p.éyi(jlov' dTaXatTrcopozepop

y dp èv 'lo'îç à(ppoSicriois 'ïôôv dvSpôjv dTïaWMovcnv sî Sé ti xa\

STspov èTUKaXei'rai rd veÇpnixd, xa) aï tcjv (xi^ecov orvvTaa-eis. Ôcrots 8

fxèv ovv pLet^ovs eveicri


|
XiBoi ,
bSûvas re h^das 'srapéy^ovcri xa) crlpay- 89

5 yovpi'as' ov y dp eîcriv aï xotXiai 70Îs veÇ>poïs evpe7ai, dXXd aurai


Te pixpoTspai, xa) 6 ve(ppbs Ctto alepsoTrjTos oùx âv Siac/lair),

ücTTTep 77 xvœIis. OùpouvTal ye oùtoi pdXkov 77 oï èv ty} xûalet' 0

xa) ydp Tl xa) ïItIouç yivovrai xa) paXSandrepoi * dre oùv tsoXv-

y^povioi bvTeSy oXyeivoTaroi pév sîcri toÏç ve(ppo'ÏÇy xa) Sid rœv ov-

10 pnTïjpoüv îovTeÇy xa) aùOis brav eîs rh aiSo'iov èpeiacoaiv. IloXXoi Sè 10

xa) aJpa d’ïïoûprfŒav ùtïo ^las tou Xi'Sou, xa) êvdpxrjarav prjpous ts xa)

îcry^i'a,xa) rdXXa TSaOt} , ocra stt) to7s eXxecriv eïpVTO,i. Oï Sè oùSé riva 1

bSuvrjv è(jypvy
|
oùSe aipa ouprjcrav, ol$ TSœpoi pèv ou cruvicrlavrai 90

qui est la plus puissante : les femmes accomplissent l’acte vénérien


avec moins de fatigue que les hommes: or, si quelque cause fait naître
plus particulièrement les maladies des reins c’est, sans contredit, la ten- ,

sion qui accompagne le coït. Ceux qui ont des j^ierres volumineuses res- ^

sentent des douleurs aiguës el de la strangurie, car les cavités des reins
ne sont pas amples, mais petites, et le rein, à cause de sa densité, ne
saurait se distendre comme la vessie. On rend , il est vrai ,
plus facilement
les calculs des reins par les urines que ceux de la vessie, car ils sont plus
petits et plus mous; cependant, comme ils descendent lentement, ils cau-
sent des douleurs très-vives dans les reins, lorsqu’ils passent à travers les
uretères, et aussi lorsqu’ils s’enclavent dans le pénis. Beaucoup de ma- 10
lades rendent même du sang par suite de la pression violente qu’exerce le
calcul ; ils ont les cuisses et les hanches engourdies ,
ils sont en proie aussi
à d’autres souffrances dontjl a été parlé à propos des ulcères (chap. 2 ).

Les personnes chez lesquelles il ne se forme pas de calculs mais de ,


1

petits graviers, n’éprouvent ni douleurs ni hématurie; elles ne font pas


i.waiom. B. Ib. àTa/atTrûüpoT,] Ôpa — 8-9. 'ZsoXinrpôvioi Ma et 'zsoXv^pô-

A
Ilepi â(^po^<(T/(yy à la marge. — 2. ydp vioi en conj.; A a >nsoXvy^p. comme les
om. LMOP. — 3 . avvTdaeis ex em.; copies. — 10. aZdis oTav ex em.; oTav
avaT —
acFeis cocld. -y. OvpovvTai^ Srj- aiidis codd. et edd.; otolv eZdvs conj. D.
pe<Wa< oTi oî Kctià vz<Ppoùs Xidoi pSXXov — Ib. aZdis] avrovs BP. — 12. éitaBov
ovpovv'xai ri oî èv nvalei A h la marge, conj. Ma. — 1 3 a’jvhl avro conj.
. Ma E.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 3. 25
Ms. 154 r“. Matth. 90-91.

154 r° yl^a(À(xi'a Sè XsTnd * ovSè fxéyoL 's^pa'yfÂOL[\7svovTai oiJ]TOf ,


ovSè vo-

(7 s 7v oïovraiy àVe ovx. oSvvcopLSvoi ’ ypv ii-nSsvoç \oLp.eks7v * Ka) yàp


12 Tÿ] oLTToSsUvvTOLi 'ZSctvTa SeivoTspoL. — SspctTrsvsiv OÙV ypTJ

Tovs tolSs 'iffa.\a-ypvTa$ p^a)] Ta? ovprfasis tcov 'kiSoov, Ka\ Ta? bSv-

voLS, to7? t£ SioL Tov 'urt][yàLvov dno^p^eypLaai , Kcà Kcncnr'kddcjovTOLS 5

akevpw B-ep(JLiv(p è[vrj^rifJ‘'£vq)\ y\vKs7' filayeiv Sè iw àXevpy zrsv-

xeSdvov Tas p/?a? [d>$ 'keioT\dioLÇ xa) fxoLvSpayopov (pXoïov, xcà (xrl-

KOûvct, xa\ vo(7XvdpiOv cnréppLay xa) àvdepu'^as Ta? svwSeiç, |


Ayaôbv

grande attention à elles et ne pensent pas être malades puisqu’elles n’ont


,

pas de douleurs ;
cependant ne négligez rien ;
car, à la longue tous ,
les

12 accidents s’aggravent. — Il faut traiter ceux qui éprouvent les symptômes


précédemment énumérés ,
ceux qui rendent des pierres avec les urines
et ceux qui ressentent des douleurs , avec des infusions de rue et avec
des cataplasmes de farine de lupin cuite dans du vin d’un goût sucré on ;

mêle à la farine de la racine de fenouil de porc bien broyée , de l’écorce


de mandragore du pavot, des graines de jusquiame
,
et de la camomille
13 odorante. Il est également bon de mettre des cataplasmes de pain cuit

1 . ovSév A Ma. — Ib. -©payfxa 7 ot XiSiûvTUtv vs(ppwv S-epaTtelas B LP. —4 .

Ma, (qui conjecture 'Tspayyiix 'Tsa.péa-^ov Tsd [lac. 8-9 1 .] Tas AMa; Tsday^ovTa?..

ovTot) ;
'zspdypa [au bas du fol. i 53 v°, Tas cet. codd. —4 - 5 xoù
. (lac.) Tas oêvv.

puis après lac. de 8-9 1. sur le fol. 1 54 r”] P. Mais le texte paraît complet; il n’y a

TOI A (il n’y a que les débris du t); aucun signe de lacune dans A. — 5 .

Tspdypa... 01 (ol'BO) BLMO V;'srpâyfza TST] O.... dypaai Ma; tsv [lac. 7-8 1 .]

oî sans lac. P. Voy. notes. — 2-3. prj- €péypaai (il n’y a que les débris du ë et
Sevos ;^pdvû)Ma; ptjSevos [lac. 10- du P que Ma a pris pour un o, ey est

11 1
.] w yp. A; puSevos dpeÀelv xal yàp très-manifeste) A; tsv êpdypcKji

T(p yjp. cet. codd pr]Sevos dpeÀrjacu


;
(oA<- BLMOP;'®r7...... èpcr^pds V. — 6-7.

ycjpsTv) oTi Tœypôvcp {rtvyàp y^pôvœ) conj. dX. ^-eppœ è [lac. 4-6 1.] yXvxsT' pia-
Ma. Comme les mss. remplissent les yeiv §è TCp dXeopcp 'tsevxeêdvov AMa
lac. de la 2® ligne, le commenc. de la 3 ®, MOV (?); dX. Q-sppô) êxl svxeSdvov BL
et rien des autres ,
et qu’il en est à peu (qui n’a pas êxi) P sans lac. Voy. Aët.
près de même pour le v®, il faut suppo- — 7. Tctis pilais drcus MaBLMO
ser qu’un lambeau a disparu dans A de- PV ;
TOUS pilais (
une lettre à moitié
puis les premières copies. — 3 . dnoSeî- effacée; je crois voir les débris d’un co

xvvrai exem. Ma, BMOPV; à7ro<5e/«vi;y- de forme allongée avec un ,


trait au-des-

rai AL. —
Ib. SeivÔTepa. ; vtcov sus) (T X TaTats (il n’y a plus que
veÇipcôv A Ma. On lit QepctTieia Ài- les débris du premier r) A. Voy. Aët.

: :

6 i'J}vtù)v ve<Pp'2 v à la marge de A ;


Seivo- Le contexte réclame tols plias Xeio-
repa. H. hdiuvTœv ve<^pwyMOV; S. IT. TaTas.
26 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 154 r“. Matth. 91-92.

Sè Kcà âpTOv è'^ovTOL SV y'kvKs'î xœicniXdcTCTeiv, yi&Xkov fxèv bar(piiv

xa) xsveœvoLÇ* ov ovSk xvcrUv xcà ^Tpov xdxiov, 'ssvxvol Sè dXXo

xa\ dXko éni(pépsiv 'srph [n] sïvat to 'srpoüTOV si Sè pL^,S-sp-

fxda-pLaTi' y s s^wBsv STépcp (TXSTzdlsiv, œ$ «aT<x\}/J;)^r7 Taf. TLoXXoTs 14

5 pèv S:n ès TO oCpriOnvou tov XtBov ijpxsas TavTa povot • crû Sè âXXà
xa) tSv ovpriTixœv ‘zapoTroTi^s, to pvov, xa\ to dxopovy xoù t^v

âypoôohv, xcà Trjs vdpSov to d(ps->prjpaf xcà too xaXdpov, xcà tov

àpsoG-sXi'vov , xa) virspixov CFCvippcL, xa) Xi^avcoTiSoty xoù dcrapov, xai

\x6xxov, ^ (3ûLn1ov(7i Ta (poivixà psrà Xsvxo'iov cmsppcLTo$, xcà 92

10 OLcr(poSskov d(ps>l^r]pct, psrd crsXivov cmsppctTOç y xoù tsLtvos


TÔôv (pvXXcvv. — npoo-(p£pe<i^ Sè xat oaa ^pvirlsiv tovs Xi'Sovs Sv- 15

voLTai * S(j1i Sè (710V TS xoù dSicLVTOVy xcà jSSsXXioVy xoù dXxvoviovy

clans du vin d’un goût sucré, surtout sur les lombes et sur les flancs;
il n’est pas mauvais non plus de les appliquer sur la région de la vessie
et sur le pubis ;
mais il faut remplacer fréquemment un cataplasme par
un autre avant que le dernier mis ne se soit refroidi ; sinon ,
on recouvre
le topique avec une enveloppe chaude afin que le refroidissement n’ait
pas lieu. Chez beaucoup de malades ces moyens ont suffi ,
il est vrai , 1 4
pour expulser les calculs; mais je conseille de faire prendre aussi des
diurétiques, tels que le cistre, le faux acore, le chiendent, la décoction
de nard ou de roseau odorant, les semences du séséli annuel et de mil-
lepertuis, l’armarinte, le cabaret, les excroissances de chêne qui ser-

vent à teindre en pourpre [kermès végétal) avec des semences de giro-


flée, la décoction de racines d’asphodèle avec des semences de céleri
et avec des feuilles de pin. — On administrera aussi tout ce qui peut 1 5

briser la pierre, c’est-à-dire, la berle, le capillaire, le bdellium, l’al-

i.ëy^avTo. Ma. — 3 . STTjÇi. 'spïv [r)] 60V om. L. — Ib. p6v!x] (JLéya BP. — 7.
ex em. ; èmÇ>. 'apiv 4'. codd. y compris TO d(pé\pvpix conj. Ma; tov AM
A. Ma dit : èTrt(pep. Tspivrf «e conject. O; TOU d(p£yf/yjpciTOS BLPV. — 8. daa-
« dedi ; fere enim evanuerant ; » mais le pov Kai om. Ma. — 9. w ^dalovai ^la qui
ms. est ici parfaitement lisible. Entre conjecture Sv d^ovcri \ mais A porte
Tffptv et i|/üxP- il
y a un petit blanc qui très-manifestement w ^dulovai, comme,
tient peut-être la place de — 4. Iré- du reste ,
tous les autres mss. — 11.
pci)s A Ma ; érép^ cet. codd.— 4 - 5 . EToA- IIpoo-(^£peti; 5 é] A'iQœv
< Q-pvnItxdA texte
^o7sfiév]Ovpï]TtHct A marge. — 5. tov A/- et marge.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 3. 27
Ms. 154 v“, Matth. 92-93.

)ioù âyvos, 7ta\ Trjç o^sias fJLVpaivr]? 17 <7(xvpvot ts Kcà Trjs

Sd(pvï]s V pttoty Koà 'ZffaXiOvpov airépiia' zîoXXaKis yâp vtto ptsys-

Bovs èvicryopLSvoi ,
eh tov ecryotTOv kIvSvvov dyovŒi , Trj rs Tœv tso-

v(jûv b^vTtjTi, Kcà ovK swv'TSs TO oûpov vTToy^copsïv.


j
0/(^a Sé TlVl

Ta (JLSv âXka Sis^eXBovTa, tgv Xi'Bov, où 'üSoXv Sè èa-coTepco ccxpov tov 5

aîSoi'ov ép.(ppaysv7ix, xoà oXiyou êSérjcrsv oLTroXécrOou tov otvOpcoTrov

TOUS Svaovpiaus ’
àXXà t^ aisvfi XoiQ'Si olol Te êyevopLeOoL ê^sXxva-ou

17 aÙTovÆi Sè pun ovTcos ê^sXKV(Tai oiôv T£ ^v,TépiV£iv SieXoyilopLedaTO-

154 v° pivv TffotpapLïixrj âvcoBev * tov yâp^ oùpVTrjpct ^ ottov ptr) pteydXrj dvdyxtjy

où y^ptj T£pL\v£iv "


avpiyyovTOLi yotp cos sjTTiTravy xoà valepov tolvt‘^ 10

18 VTTeKJiv. — ÈvBvpLeTaBai Se [stt) toXs ve(ppovs XiBi^cn xoà tovto ’ eî

cyonium, le gattilier, la racine de houx frelon, la myrrhe, la racine de


laurier, les semences d’argalou; car souvent le calcul, arrêté dans sa
route, à cause de son volume, met le malade dans le plus extrême dan-
ger par l’acuité des douleurs et par l’impossibilité de rendre les urines.
16 J’ai connu un individu chez qui un calcul passa bien du reste, mais s’ar-

rêta non loin de l’extrémité du pénis; peu s’en fallut que la dysurie ne
17 le fît mourir; mais je parvins à l’extraire avec la pince étroite. Si je

n’avais pas pu réussir de cette façon, j’aurais été d’avis de faire une in-

cision le long du pénis, à sa partie supérieure; mais il ne faut pas divi-

ser l’urètre sans nécessité pressante, puisqu’il se forme le plus souvent


18 des fistules qui continuent à livrer passage à l’urine. — On doit encore,

pour les reins calculeux, faire attention aux circonstances suivantes : si

3 . TOV êa^. HivSvvov LM Ma (sans 1 .] Tiinav A; Tépvsiv STr/Trav cet. codd.


avertir) O; tô è'crj^. nivSvvœv ABPV. — £ était sur une languette à lamarge
4. Tivt ex em. (voy. Aët.); Ttvot, codd. et de fonds. Voy. Aët. — 10. Taor^ om.
edd. — 5. èamépcü conj. Ma; èacbrepov LMOPV. 11. — èvdvp. êè cri

B; i(jôûTépov cet. codd. — 7. pStSeï Ma holI Ma; êvdvp. Sè ê [ê en transp.) [lac.


qui dit que ce mot est corrompu; Aa- 10-12 1 .] ai (1 peu distinct.) Kcti A; èv-
se lit dans A comme dans les co- dvpetadai xai LMO ;
èvdvpeïadcu jcat

pies. — Ib. oïov T£ BP. — 8. oîov à moi- sans lac. BP V. — 1 1 et p. 28, 1. 1. si

tié effacé dans A. — 8-9. Après ropijv pèv yàp xslpLSvot Ma; très-petite
une ou deux lettres grattées dans A. — lac.dans A ,
par suite d’usure et de grat-
10. Té(i TïinoLv Ma (qui conj. toütt/- tage; St fièv yàp avyKsipevoi [-psvov
Ttav) ; Tépveiv (eiven transp.) [lac. 10-12 BP) codd.; &yKS7cXsiap.évoi E conj.
28 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 154 V*. Matth. 93-04.

[xèv yàp [cTvyl^Kei'iÀevoi elsv oi Xi'Ooi xct) [to oûpov êireyoïevy yp^ ara-]

(pépeiv xaTa[x]Au(7 arTa ts cos puxXiala Kcti... tôov [otî....] Sè ep£r[....

...] êpLTZsÇvXdydoLi to ts tzrXsî'or ^^[oTor xa) Ta oop»7 Ti]xà, |


aXAà 04

to7$ yXtdcrpictcri àviévcu, xoà xevovv Triv \ycLa]épOL KXv(r](JLaTi ,


œs p-v

5 'Uué^ojvTou oî ovprjTïjpss. Kai èvOévSs 6 [tolv êxTréa-^^ b Xi'Oos, ydXa 19

bveiov SiSovai 'usivziv' si Sè pv , 'Itïttsiov, si Sè p^ , aïy[siov xs]p(xv-

vvcüv péXni, Kcà tolXXol yprialorspov Sianav œç sv to7s sXxs(7 tv'

avTat psv 'Zirspi Ta? ovpriasi? tcov XlScov al ^spairs 7ai, To Ss psiè. 20

TOOTO slpyjasiai , biiws ar xa\ to crvpTrav ol vs(ppo\ prj XiBiœcnv .

les pierres agglomérées [à l’entrée du canal] empêchent le cours des

urines, il faut les repousser en haut par des injections répétées-, si, au

contraire elles sont enclavées dans les uretères


, , il faut éviter les boissons

abondantes et les diurétiques , mais recourir aux fomentations et relâ-

cher le ventre par un lavement, pour que les uretères ne soient pas
comprimés. Lorsque la pierre est tombée, on donne à boire du lait d’â- 19
nesse ou de jument, ou celui de chèvre mélangé avec du miel, à défaut
des deux premiers; du reste, on prescrira un régime convenable, comme
pour les ulcères ;
tel est le traitement de ceux qui rendent des pierres
avec les urines. On va dire maintenant les moyens d’empêcher com- 20

1-2. TO Oépeiv xara. . . . Xd^avTcc fjLXTi Ma; Tvv yaa [yacr en transp.) [lac.

TeœsMa;To (puis débris de la ligature a. 7-8 b] fiaT< A; le reste est enlevé; ya-
[lac. 10-12 b] cpépetv xaTaxXv^avTa (le o- 7 épa (ixTi codd. \oy. Aët. — 5.
second x est à moitié effacé) Te œs A; TSté^œvTxi ex em.; TSiélov.TXi A Ma MO;
TO xoLTaxXvcravTci t£
(
om. OV) ws TSiélovTxç BL ;
TSié^ovTes P. — Ib. o
BLMOPV. L’omission de (pépeiv vient O XiOos Ma; ot. (il n’y a que les débris
peut-être de ce que ce mot est assez peu du T et de l’esprit qui surmontait l’o)

distinct dans A. — 2-3. tüv Sè [lac. 5-7 b] ô Xid. A (il me semble voir
èpet . . . . êpneÇi. Ma ; jœv ov (v en transp.) dans les lambeaux très-ramollis du pa-
[lac. 9-10 b] o( (ou w sur le bord de la pier les débris d’un x); o o Xîd.
marge ext.) <5è êpeî S <5? (entre ces LMOV; a' o Xid. BP. Voy. Aët.
deux lettres très-peu distinctes on voit
, ,
— 6-7. aiy pavvvcùv Ma, qui
e ou e<, le tout usé et gratté) efZTr. A; tcSv avait aussi conj. la restitution; aïyeiov
ov... ép7re(pvXâ^9ai codd. Voy. les notes. (le sigle de ov esta moitié effacé) xe-
— 3. TS XX MaMOV; tso (o en pavvvœv (on ne voit plus que le bas de
transp.) [lac. 9-10 b] xâ A ; tsot. . . . xai xe) A; atyeiov xepxvvvoov cet. codd. —
B (
Tso seul.) L P. Voyez Aët. — 4. Tr\v. .
9. prj om. BP.
MALADIES DES KEINS ET DE LA VESSIE, 3. 29
Ms. 154 v“. Matth. 94-95-96,

21 Meyia-lov Sè Tfjs S-spotTretas ^


(xeTpiÔTï]? crhov xoù ai Sè

'SfXrja-piova] xa\ aire-^iai ov fiévov 'ffapo^vvovŒi Tnv voaovy àXkà xa)

STrdyovTai *
'üSoXkoi yovv stt) TavTats ovpvo-av B-o^epas Te vnocrld-

Gsis xa) \pafjLfÀCoSsis * Sio <5'>) 'urapaxeXsvop.ai xat épLetv airb Ssi'ttvov

95 'üioXkdxiç y xa\ 70v |


oiil^ivOi'ov Tsivziv B-apuvà^ xai xa) (pappia- 5

xsuSrjvai xoltco ,
xa) GtTia aîpaÎGÔai «tto c^v ovrs 'ZffXyjGfxova) ,
oüTe

22 aTTS-tf^i'ai SGOVTai, HapaxeXevofxat Sè xa) to7s ovpr)7ixots xaSalpeaOai,

70 pLsv ên) vpiépa éG6i'ov7a ^avxov Te é(p9bvy xa) pidpadpovy xa) îtttco-

GsXivov, xa) aoyyov xa) GXoXvptov, xa) yXyjywva, xa) xaXapu'vOrjVy

xa) 7MV 3-aXaGGi'cov èyivo'us Te xai a1 popL^ovs , xa) xapxi'vovs Te xa) 10

90 oLGlaxovs, xa) Ta ogI paxoSsppia' 7sdv7a |


7ama pièv toc e7T< vpLspa*

Stà TffXei'ovos Sè tjpvyyi'ov Te d(p£\prjpta Tsiveiv xa) yapianri7vo$, xa)

SixIdpLvov, xa) 'usoXioVy xa) 7pi^oXov piivs, xa) xvptivov àypiov, xai

21 plétement les reins de devenir calculeux. — Le moyen par excellence,


c’est la modération dans les aliments et la bonne coction [digestion)-^

la plénitude et la crudité non-seulement augmentent la maladie, mais


la produisent; car beaucoup d’individus, après des excès, rendent des
urines troubles, chargées de dépôts et de graviers: aussi je prescris
de vomir fréquemment après le repas, de boire souvent une infusion
de sommités d’absinthe, de prendre quelquefois des médicaments pur-
gatifs, et d’user, pour nourriture, d’aliments qui n’engendrent ni la plé-

22 nitude ni les crudités. Je prescris aussi de mondifier avec des diuré-


tiques, c’est-à-dire de manger chaque jour du daucus de Crète cuit, du
fenouil, du maceron, du laiteron, des cardousses, du pouliot, de la ca-

laminthe; et, parmi les animaux de mer, des hérissons, des strombes,
des crabes , des homards et des coquillages ; on doit manger journelle-
ment de tous ces mets; de temps en temps on boira de la décoction de
panicaut, d’ivette, de dictame, de polium, de racine de trïhulus, de
cumin sauvage et des plantes dont j’ai dit qu’elles peuvent briser les

i. Meyialov èé\ Upo(pvXoLXTiKà î'vct (irj codd. et Ma. — 8. re om. Ma; très-dis-
hdiœmv oî vsQpot A texte et marge. — tinct dans A comme dans les autres mss.
3. èTTi Tairas BP. — 5. 'zslveiv Q-aptvà — 9.aovyxovMa, qui propose avyyov
TSoXXâxis O; mais 'ZSoXX. glose de 3-a- ou aàyxov. A. à cràyxov ii.raom. O. . —
pivciy est souligné comme devant être — 12. dÇ>é à peu près effacé dans A par
effacé. — Ib, xai après tsots om. cet. une mouillure de la marge interne.
30 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 155 r«. Matth. 96-97.

a B-pvnIetv roiis 'kiBovç eïpvTOLi. Xp») Sè xai t 6 vSoüp, ts eh t^v 23


ak'k'nv Si'anav, xaï èv w iol (pdppLOtxa
|
[eWxf^£Ta< XenISv ts] eivou xoà 155

yXvKVKcà KCiOciLpov^'zè. Sè 'sroToipLta xoù XipivouoL [àTroSoxiiioLo-léov' x]oli

yoip ovx èvovTas Xi'dovs 'nroirlaeiev âv' xoà ^ov oivov XsttIov ts [slvai ,

5 xaï yXvxvv] xoà Xsvxov •


ovpvTix.o$ yâp p.aXXov tov fxéXavos xa)

al pv(pvoü [ts xoà tzrap^eo?]. To re avpLnoLV eh eve^tav ctyeiv tov âv- 24

OpcüTiov TOLis TaXoLiTTCoptais [avpLpLaTpoijs ypcopLevos, xoà àvcLTpi^wv to

T£ âXXo aœixoi, xoà TYjv ba(pvv, [tot£ pièv] ^tipoiepov, Toiè Sè Xi-

TrapcoTepov, TSoiè Sè èv ÇapfÀaxois , rfi Tpvy), xoà tw viTpM, xoà Tfj

JO xiaaripei.'^vp.(pépei Sè xoà tw àpaevixw y^piîaQai, ovirep Tpôiiov ai 25


"
yvva'ixés eîaiv eiOicryiévai y
xoà Ta âXXa ovto) tsoiY'iv cô$ èv toU 9

pierres. 11 faut, du reste, que l’eau employée pour le régime ordinaire, 23


ou dans laquelle on fait cuire les médicaments, soit douce, ténue et

pure; on évitera les eaux de fleuves et de lacs, car elles produiraient la


pierre, s’il n’en existait pas; le vin doit être léger, blanc, et avoir un
goût sucré; ces qualités le rendent, en effet, plus diurétique que le >dn
noir, très-âpre et épais. En général , il importe de donner de l’embon- 24
point au malade par des exercices modérés et par des frictions sur tout
le corps ,
spécialement sur les lombes ; ces frictions seront tantôt sèches

tantôt grasses ,
tantôt faites avec des médicaments tels que la lie de vin
la soude brute et la pierre ponce. Il convient aussi de se servir de sulfure 25
d’arsenic comme les femmes ont l’babitude de le faire ; du reste ,
il faut

1. S-pü7r7ei A MOV; Ma conj. 3-pv- 9-10 1


.]
TO TS A Ma et cet. codd. — y.
Tilsiv donné par B LP. — Ib. etpriTcu à to. 7s ex em.; jds codd. — Ib. taXamod-
moitié effacé A. — 2. (pappaxa el- plas ^ XP- BLMaP V; TaAa*7ra)p/ais
vai Ma (qui conj. -crpocrSepeTat ou piaye- [lac. 7-8 1.] un débris de la lettre w,
T(tt) BLMOPV; pâppaxa (xa à moitié puis sy^p. A; TaXamcoplais XP^P*
effacé) [lac. 10-12 1. écrit, fine pour le

MO. Voy. Aët. — 8. oGpvv — InpoT.
commenc. de cette page] è èïvcu A. TOTS 5s
< XiTiap. 'US. Sè èv Ç. Ma ; oapiiv
3 XipvaïoL
. a/ Ma Codd.; Xip.va. 7a [lac. [2 1
.]
TS [2-3 1
.] IrîpoT. T. Sè XiTsap. 'US.

10-12 1 .] xa/ (débris du x) A. —4 -


5 ts
. Sè èv p. A. Cette lac. est au bas de la
[ ]
xa/ Ma; ts [lac. 9-1 1
.] ù (
1. yXv- déchirure; il n’y a plus que les débris
xvv) xa/A; TS slvai xa/ LMOV; de TS ;
le reste a disparu depuis les co-
TS elvai xat Xevxôv sans lac. BP. slvai, pies; oapiiv 'USOTè pèv ^rip. 'usorè Sè èv
qui a disparu dans A, a été pris sans <^app. cet. codd. — 9. ipvyia LMOV;
doute sur une languette de la marge Tvpia BP yi à moitié effacé dans A. —
de fonds. Voy. Aët. — 6, a 1 pv^vov [lac. 1 1. oÙTa)
;

ex em. Ma; ovtwç codd.


MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 4- 31
Ms. 155 r°, Matth. 97.

20 -^povlots sWi'(7(Às6ay Kcà éXké^opov 'usivetv, E/ Sk èiri tovtois zrav-

o-aiTO V v6(JO$, avyyvpda-jcet.

§' [kérios, i^'). Ilep; anXi^pias vs(ppœi*.

1
Ùa-ai Sè axXvpoTrjTes XOLTOL ve(ppovç yiyvovicti yO^vvaç ptèv oÔksti

'üsapéypvcn ,
Soxet Ss auTots, SuTrep sx tmv xsvscovôûv xpiyLctcrQoLl [t/],

xoà vapxœSeis {à£v siai rà ioryt'ot, àxp0LT£7s kè a-xeXcûv, ovpovcii t£ 5

bXiyct, Tv'v T£ âXXrjv ë^iv to 7$ vSaTOvpiévois plolXkjIol èoixacnv' oi

Sé Ttvss xa\ (Ta(pwç vSaTOvvToit èv ypôvco, oîa xcà cluo tmv olXXoûv

2 iTTrXayyvMv crxXrjpvvofjiévcûv. Tovtovs dnaXvveiv xrjpwTcus , xcà [iol-

XotypLOLCTi, xoà Tpiypsari, xcà 'u^vpidp.acTiy xcà ovprjTixà 'cspoa-(pépeiv,

3 xcà yotcrlépoL vttoxXv^siv. tlXTriSss Sè êvrevOev, xoà ids XLvrjcreis 10

7œv crxeXôov éTravsXdsTv^ xoà (xv vSoLTOoSrjvoLi.

agir comme c’est l’ordinaire dans les maladies chroniques, et boire de


2ü l’ellébore. Si toutefois la maladie ne cède pas à ces moyens, on vieillira

avec elle.

4. DE LA DÜRETÉ DES REINS.

1 Les tumeurs dures qui se forment dans les reins ne causent point
de douleurs mais ;
il semble aux malades que quelque chose leur pend
des flnncs; ils ont les hanches engourdies et les jambes faibles; ils

urinent peu ; du reste


,
par leur apparence extérieure ,
ils ressemblent
surtout aux bydropiques; quelques-uns même deviennent manifeste-
ment hydropiques avec le temps ,
ainsi que cela arrive à la suite des

2 tumeurs rénitentes qui se développent dans les autres viscères. On


ramollira ces tumeurs par des cérats ,
des malagmes , des frictions , des
fomentations; on donnera des diurétiques et on administrera des clys-
3 tères. Il y a lieu d’espérer qu’à l’aide de ces moyens les mouvements
des jambes reviendront et que les malades ne tomberont pas dans l’hy-
dropisie.

2 . (Tvv'yrjpâcrKei A. — Ch. 4. Le tit. Orib. Syn. — 5. eiGi 'zàLÎG^la ex em.;


est le même dans le texte et à la marge daiv layioiv codd. et Ma. Voy. Aët. —
de A. — 4. [ti] ex em. Voy. Aët. et Ib. gksXoîv conj. E. — 6. o<] et O.
32 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 155 v“. Matth. 98.

S (kérios, Ilept aïfxoLTOS ovprjaews. 98


[

Éali Sè Koà iiSe v vodos vz^pwv' ov Svvavzai rà oùpa rj6e7v, 1

ctXXà evpvTspoi ovres, y^jxkwat ri Koà tov aiptaros ex Trjs (pXeQs,

xat aXXaf 'tffax^TVTa$ * Mars et xoLTOLa-laOeiv Ciroal aaeis ts xoà èm-


Trdyovs civcoOev ïayeiv B-aXaa-a-iM 'srvevfiovi pLaXiala épL(pepe7s * ovtcû

5 Sè xat eïxa^s KXeo(pavTOS b KAeopt^poTOü. Xle(pBévT05 Sè tov (titi'ov 2

Te xcà TsapeXBovTos eU tolç (pXéËas , ovpe7Tcu o7ro7a ei'pinoLi * veapov

Sè ht ovTOS ,
xadoLpà xcà dvvnéarloLTOL xa\ XeXvfxéva xcà CSarcoSt] *

ah tov Sé‘ où y dp zsco [ofc] ^éSeviai Ta criTia |


tw 'ctotw, ohe ripLaTCo- iS5

5. DE L’HÉMATÜRIE.

C’est encore une maladie qui vient des reins que la suivante : les reins I

ne peuvent plus sécréter l’urine ; leurs canaux étant devenus trop larges,
ils laissent échapper une partie du sang qui leur vient de la veine [cave],
et d’autres substances épaisses ; aussi, lorsque les urines sont reposées, il

y a des dépôts, et, à la partie supérieure, il surnage des flocons qu’on peut
très-bien comparer à des poumons marins [méduses?)-, Cléophante, fils

de Cléombrote, s’est aussi servi de cette comparaison. Quand la nour- 2


riture a subi la coction et qu’elle est parvenue dans les veines ,
on rend
des urines telles que nous venons de les décrire ; mais quand
,
les aliments
ne sont pas encore digérés ,
les urines sont pures ,
sans dépôts et aqueuses
tenant les matières en dissolution ; et la raison ,
c’est qu’ alors les aliments
ne sont pas encore mélangés à la boisson et qu’ils ne sont pas encore

Ch. 5, tit. II. aï[x. KOLÏ ovp. BP. — xa-ïctalaBeir} (va oZpa s. ent.) v-noGl daeis

\. Sé om. P. — Ib. voaos v£<ppuiv ABL ye hyeiv conj. E. Voy. notes et Aëtius.
PV. Ma, qui ajoute t&jv ainsi que MO, — 4. oî/tû) Ma ex em. mais sans aver-
n’a pas averti qu’il manque dans A. — tir que A porte oéiws comme du , ,
reste
Ib. oü ex em. Ma; oCv [sic) A; où cet. les autres mss. — 5. l^\s6(pav7os) Voy.
codd. — Ib. êvvccTat V. — 3. ta-yy-vt)- notes.— Ib. ciriov ex em. Ma; gîtov
-tas BP. — 3-4. oTtocfl à<jeis te xcti êiu- codd. — 6 . te] BLP. — Ib. ovpri-
Tidyovs ex em. ;
vTiôa'l acrts te holî vnctyov- Tai BP. — 7 . xal avant XeXvfiéva est à
<jav A Ma ; vrcoalaaU [-et$ L P) te xai [xai moitié effacé dans A. — 8 . 'zsco SéSœ-
om. B) üTrayoucTas cet. codd. (V marge; 70.1 Ma; 7S0) ovTS êéS. A très - distincte-
vTzdyovaav texte); xcvtaGlaQe'maav tÎTro- ment, ainsi que les autres mss. —8 -p.
alaaeis te xolï v-noLvdyoïsv dvcodev conj. 33, 1. 1 ,
^fiûtTû)Ta< AMa; tîvcotoi cet.
Ma; 'aayùrmas vitdyovotv dvœOev ùç si codd.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 5. 33
Ms. 155 V®. Mattb. 98-99.

TOU, To (Xèv slSo$ I


TOV \^dS0V$ TOIOVTO '
TS0\v0V(Tl Sk OvSsV, ^ ^pOL)(V

TifotvTs)^MS '
oi Sè Koù pixovs èn] [txTs Siovprfo-ea-iv] * XsTrlvvovTai ys p.^v

4 OLVOL ypovov tsxvtzs KOLi (xdlXov 6[croi$ alpLa TuleTov ovp£'iTXL\. — Tou-

tou? KOLTOL àpyOLÇ aTpSpiSÏv T£ CrvyL(pépSl Kcà (TlT{[oi (jJv(pOVTOL, Kx\

6ï\voi {léXoLveç, Koà Tœv ovprjTiKœv dneysa-dai, Ka\ \a\yveicts' 3

Tsivziv ^è] Ta toôv aîfxoppayiôjv (pdippLaKOLf |aa'Ai[<r7a TSohjy6vov\ yv-

Xbv, xa\ TpxydxoLvSûLV sv oivw (Se^psypévrjv, xoù (7vpL(pVTOv tvs [p/-

^ni\TO à(pev(/»7f^a* èTrniOévou Sè xoà jfl b(j(pm s^coOev toL Tffpbs toÙs

[po0?] xoù jàs Tff1v(7£l$ TOV ai(ÀOLTOS ^ HOÙ OŒCt ^VpOTÏJTl GVVTZL-

3 transformés en sang. La forme de la maladie est celle-ci : les malades


ne souffrent pas ou très-peu; quelques-uns se sentent soulagés après avoir
uriné; tous maigrissent avec le temjps, surtout ceux qui rendent une grande
4 quantité de sang. — Il convient, au début, de condamner les malades
au repos, de leur donner des aliments astringents, du vin noir, de pros-
crire les diurétiques et les plaisirs vénériens; on fait boire aussi des remèdes
antibémorragiques ,
surtout le suc de renouée, la gomme adragant ma-
cérée dans du vin , la décoction de racine de consoude ; à l’extérieur on
applique sur les lombes les épithèmes en usage contre le flux de sang

1 . To] Ta BP. — Ib. 70V [lac. 1


- [à-no veÇ>pô)v om. Ma) qui se trouve à la
i 3 l.] vovai A (qui, après tov, a les dé- marge dans A. Dans le texte de ce ms.
bris d’un TT et l’accent de l’a) Ma; tov.... il
y a seulement Sepa-neia, titre primi-
vooovai codd. Voy. Aët. — Ib. <5s om. tivement marginal et évidemment dé-
BLP. — 2 . èitl [lac. 12 - 1 4 1.] Ae 7i 7 . placé par le copiste de A. Voyez les
4 Ma et codd. Voy. Aët. — Ib. Xsiclv- notes. — 6 - 7 paAi. . .
.
^v)^6v Ma; (làXia'l.

VOVTCisV. 2-d. ys (i'^V (TV^lÇlépSl al en transparent et à moitié rongé


om. BP. — 3-4. O Tovtois Ma; 6a
(

[lac. 6-7 1.] yyXôv A ;


pàXiala yyXôv
)

[lac. 1 i-i3 1.] Tovtois A; ocToi... Tov- cet. codd. —


7 7payàxavOoLv ex em.; .

7015 MO; oaoLt ToiÎtois V. Voy. Aët. voy. Orib. Sjn.; 7payà}iavBa A Ma BL
— 4-5. ai7i voi Ma; anta (a en MOV; 7payàxavdv P. — Ib. ^eSpeypé-
transp. et après cela un débris de la vr]v ex em,; ^sSpeypévv codd. 7 8 — - .

ligat. 0 7
-
[lac. 9 - 10 1.] voi A; anla 7fjs TO Ma; TTjfs pt^v^ [pi^vs à moitié
voi cet.
)

codd. Voy. Aët. — 5-6. Aa rongé et en transpar.) to A et cet. codd.


— 0 epa 7re/a Ma ;
Xeiyvei [yvel en transp.) —89 -
. 70V5 poiis xai Ta's ex em. (voy.
[lac. 7-8 1.] ©epa 7ret'a-A ;
Xâyveiv. . . Orib. Syii.] \
7oi>5 '«ai Tas Ma; tous
BP; "kctyvev LV; Xayvei MO, et xaipovs (à moitié corrodé et effacé) «ai
après cela vient dans ces mss. le titre Tas A et cet. codd. — q. 7s'lvaei5'\ tsvzv-

0 £pa 7 T. ai'fxaTOs ovpy)ae(t)s otiro veÇipœv ^eisBP.

3
3a RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 155 V*. Matth. 99-100.

vsiv SvvaTai* fxsTix Sè, dvoLTpé(peiv ë^iv ydlaxTi re f-ir/Ww,

xa) anapiot?, xcà xpéaaiy scos àv xcà Ta yvpLvctŒiOL ijSrj 'sspO(rSéywv~

TOLiy Kcà To (JvpLTtOiV aÔjpLOL c /f lo-yvv dyeiv *


outco yàp kol\ oï ve- loo
[ ] \
,

(ppo\ TO oÎKzîov spyov êTTnsXéaovcTiv oîxstov Si 'usoxi To7i. veCppoU *

5 3iï]6e7v Ta oOpa aTTO toü ai/xaTOf, xot) fxr]T£ alpLaros, pLïjTS

alpLOL aiÎTO, pufiie 'csctyyrriTOL âXXriv p.r)Sepilav 'srotptévai è'Jcü. — 01? 5

Ss KœroL ‘ZUSpiéSovs aipLCLTOç ovpïicris ylyvETOu, 'srpiv fxèv xevœQrjvai

TOU a/pLaros , ^otps7$ xarà bcrCpùv xcà ènojSvvot eîcnv' xsvwôévTss Sè

è7rtxov(pi%ovTai ,
S^irep èn) aîpioppoiSi. Xp^ oùv (pXsËct répiveiv sv

10 dyxôjvi, bXtyov Trj$ TffspiéSov spLirpoaSev. To pièv x£(pdXaiGv TïjsS-e- G

pa7r£toL$ tSSs* Sianav Sk, cü(t1£ pLv TsXrjOcopoLv v7royi'yv£a6a.i, xcà tol

dvœ yvpLvcL^£iv.

chez les femmes, et contre le crachement de sang; enfin tout ce qui peut
contracter les parties par sa qualité sèche; ensuite, par l’usage du lait

de brehis, des céréales et de la viande, on rétablit l’embonpoint, jus-


qu’à ce que les malades puissent supporter les exercices, et on raffermit
ainsi tout le corps; car, de cette façon ,
les reins reprennent leur fonction
propre; or cette fonction consiste à séparer l’urine du sang et à ne
laisser échapper ni ce qui donne la couleur au sang, ni le sang lui-

même, ni quelque autre matière épaisse que ce soit. Ceux qui ont des 5 '{

hématuries périodiques éprouvent ,


avant que le sang s’échappe ,
de la

pesanteur et de la douleur aux lombes; quand le sang est évacué, ils |

se sentent soulagés comme après le flux des hémorroïdes. Il convient 6


donc d’ouvrir la veine du pli du bras un peu avant le flux du sang. |

C’est là le point capital du traitement; quant au régime, on évitera la


^
pléthore et on exercera les parties supérieures. r

X . T£ A et cet. codd. ;
êé Ma sans d'dysiv. Voyez p. 3 o, 1. 6. — 6-7. Ois
avertir. — 2 é'ws ex em.; Ss codd. Ma. Sè xaxà -©ep.] IIws y^pr\ èiayivéaxeiv
— 2-3. 'BpoffSé^covTai ex em.; 'zspoaêé- Toiiç xarà 'ZsepîoSov ovpovvzas aïpa xaï
•/pviai codd.; 'rspoo^éycoOai conj. Ma. Q-epaTi£V£tv A marge. HepioSoi aî'paTOs
—3 . (TWfxa dyeiv Aët. : cœpa ovpT^(T£cùs dans— Ma le texte. 8. conj.
îayiiv dyetv codd. et Ma. Sur la marge axaapoi après mais ce mot
£Î<yiv\ est
de fond , dans A , une petite place complètement — pév ex
inutile. lo.
mouillée où pourrait avoir été ei$\ mais em; codd. Ma. —
pi/\v ©A. 11. dxTle xai
je n’en vois cependant nulle trace. Ma, B. — BLP. —
Ib. 'zsXrfdœpovs 11-12.
en l’absence d’ e/s, propose éy^eiv au lieu xaià âvoi B.
MALADIES DES REINS ET DE LA, VESSIE, 6. 35
Ms.l56r°. Matlh. 100-101.

ç (kéTtos, a') Ilspf happoioLç Tov ovpov.

1 ’Koivï] Sè âXXrj vô(70s viraros xoù (pXsËbs tïjs \


sttI ve(ppovs Tei-

vova-r^s, Kcà olvtcov \ywv\ ve(ppôôVy Kcà zfpoa-STi ovpVTnpcov xa) xv-

alsœs, et xavpia eyoi tov otvOpcoTTOv, xcà St\pa ocTravaloSy xcà 'cslvciov

2 aÙTixoL ovpoirj y
^oà (TVVTnxono to (TwyiCL èn] xv(t1iv, KoiXi'at Se tou-

TOis ^ïipoLi'vovTat, xcà àvŒpw'iés ehi, xcà àTréXXvvTai iv XeTvlvv- 5

g
Bévues, Kaz |
[oTt Xetevrepiav evpov] syyvTaTCo tolvtyjs, Sictppoiav eh
oùpoL ct}v6pLa[(Tav, ov Xeiovpi'av aXA]à vvv ye ovopLa^éa-Oco’ xcà y dp êc/liv *

oïov in XeievTepi'a \xoltol evrepa, TOi]ovSe dXXo xccià xvaltv to elpv-

6. DE LA DIARRHÉE D’ÜRINE.

1 II est une autre maladie commune au foie ,


à la veine qui se dirige vers
les reins (veines émulgentes), aux reins eux-mêmes ,
et, de plus, aux uretères
et à la vessie ; on la reconnaît si le malade éprouve une chaleur brûlante
une soif inextinguible ,
s’il urine aussitôt qu’il a bu et si le corps se dis-
2 sout vers la vessie (diabète). Dans cette affection le ventre est resserré, il

n’y a point de sueur, et, à la longue, on meurt de marasme. Comme


3 on a reconnu que cette maladie ressemble surtout à la lienterie, on l’a

nommée diarrhée d’urine, et non pas liurie; cependant appelons-la de


ce nom; elle e.st, en effet, à la vessie ce qu’est la lienterie aux intestins.

Ch. 6, tit. Koivrj vocros ijTTOLTOs xai (en transp.) èyy. A; xai pav èyy.
ÇXeSôs A. (dans le texte — Tlœs èiayivd)- cet. codd. Voy. les notes. — 7. wvopa
(XKSiv y^pè rov Sta€-éTYiv , xaï ^spaneveiv a Ma; eèvôfia [lac. 9-11 1
.]
Aa A. On
à la marge.) MaOV; ce sont les pre- voit de plus avant Aa, en transparent,
miers mots du texte ; Ilepi ètappoias tov les traces d’un esprit et celles d’un A;
oépov BLP (qui a Siapatas). — i. ve- Svo(xa... dAAa MV; d>v 6 [taaa.v. . . d'AAa

(Ppovs conj. Ma; veÇipoîs codd. — 2. O ;


ôvo[ia dAAa L dvo^a ;
dAAa'

[t&ji;] ex em.; om. codd. —3 . êy^ov LP. B; dvopa dAAa sans lac. P. Voyez les
—4 - ovpeitj et au-dessus ovpoiv A. — notes et Aët. — 8. 17 XeievTspia. 6 vèe
5 . lijpa/vovTaj VMa e conj.; ^pahovTO Ma MO; 4 XsievTspla [lac.' 9-10 1
.]
lovês
cet. codd. — 5-6 . y^STt'lvvBévTts Ma e (< de tôvêe est en transparent) A;
conj. BLMOP V; AeirVwvT/ôévTes A. Atevrep/a naî ovSe B ; v Ae<evTsp/a. .

6. KaJ èyy. Ma; Ka/ [un fol. blanc ôv Sé P. — 8-p. 36 , 1 . 1. elprjfiévov] èÇ)’

non numéroté, puis lac. lo-i i 1.] pav Vfiévov BP.


3.
36 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms, 156 r*. Matth. 102-103,

I
(jLsvov dppcüo-lrjfxoL. Kaî [(7vp.Ëaivet êvOévSe] Scnrep xcà êxTrjsXsisv-

Tspi'as TsXsvTrja-at \rbv ctppcü(r1ov\ OLTtokriCpOévTœv àOpocos 'tôûv oijpwv,

si (XY) TIS é(JLé[TM àv'Zt\<77Tàv sBekOl '


TOVTO yâp TO (JL£yt(j1ov ïapLOL

v6\(7oj 'tclvtyi 'zsi\QV'ïct av^lxa è^eyieiv. liivsiv Sè wç 'i^vypoioLiov xaà 5

5 TotXXa, 7rj Sicth^ \pvypOTSpa yprja-Bou, tgjv t£ 'i\^uy^6vTCOv Xoty^ctvcov

ecrOiovTOL, xat xvxeœva, 'üu'vovtol, xcà Tsltcrdvrjç yyXov poCpovvia'

ovprjTixbv Sè p.r]Skv 'srpocr(pép£iVj OLVTtcnrdv Sè xdï sis îSpMTas’ si

yàp xctXôjs Svvano è^iSpovv , STri^iipalvoLVTo âv cd ovprjo-sis. Api- 0

(tIop Si si SV 'üSiOœ 'zsvpiwio, vnspsyœv dvco Trjv xs(poiXrlv, œs to [isv

10 âXXo (7ojp.ct B-sppLouvï]Tat ,


^vypbv Ss sXxri àspoL' xa\ Ta dXXa, œa-
TTSp XCLVŒOV BspCLTïSVSlV iW GQl TCtyV dSt^pOS ySVYJTai.
I
Tv'v TS

Il arrive que les malades meurent dans la diarrhée d’urine, comme dans 4
la lienterie
,
par la suppression brusque des urines à moins qu’on n’opère ,

une révulsion par un vomissement ; car le souverain remède dans celle

'affection est de vomir aussitôt qu’on a bu. Il faut boire le plus froid pos- 5

sible, et, du reste, user d’un régime froid ; on mangera des herbages
d’une qualité froide, on prendra du cycéoii et de la crème de ptisane;
on ne doit donner aucun diurétique, mais on révulsera par les sueurs;
en effet ,
si on pouvait provoquer des sueurs abondantes , on tarirait la

source des urines. Il est très-bon aussi de donner des bains de vapeur, 0
en ayant soin de laisser la tête à l’air libre ,
afin que le corps s’échauffe
tandis qu’on respire de l’air froid ; du reste ,
il faut traiter comme dans le

cousus J afin que votre malade cesse promptement d’avoir soif. — Faites 7'

i. xctî 7f(5ye (sic) œaT:ep Ma. (voy. (sans lac.) P. — Ib. èBéXoi ex em. ; èBé-
notes); xaî |lac. 8-9 1.] OévSs éa. A. — Xoto codd. — 4. v6 ovTa Ma; v6
2, TeAeuTijcraf [lac, 7-8 1. puis on voit [lac. 5-6 1.] zuôvTtx (on voit les traces

en transparent la partie supérieure de de l’w, il n’y a que la moitié du -cr,

fo et les débris d’un v final] d-TroA. lequel est en transpar. A ;


voerct) 'aiévja
A Ma codd. — 3. èpé aâv Ma; è(ié cet. codd. — 5.
)

t£ ex em.; Sé codd.
[lac. 5-6 b] Tio-Trdy (il n’y a plus que Ma. —
7. dvaa-Tiav BP. — 10. Q-epfiai-
les débris du t) A. Comme le cr et la vono O. — Ib. é'Ax^ BMP Ma ex em.;
moitié du tt en ligature sont, avec t<, é'Axei A LO. — 11. yévnrou ex em.;
derrière le papier collé , Ma a pris pour yévoiTo codd. Ma. — Ib. et p. 87, 1. 1,

un cr la dernière partie du tt. Plus bas Trfy T£ oZv 'ZffdArjt»] KaTauXatypona tov
àmianàv est en deux mots sans accent ,
cTTzXâyyvov èxi tov èiot€i^TOv A marge;
sur ( ; èpé o-Trdi; B L M O V; e’fiè axav ÉTriTrAdo-fjtfltTa texte.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 7. 37
Ils. 156 r». Matth. 103-104.

oùv 'üséX'nv Tov dX(ptTOV (pvpoiaas b^vppoSi'vù) pdaraTiXacrcre to

VTTO')( 6 vSplOV ,
Kcà (pvXkOL (XfJLTréXoV Tptxpas OŒCLkoLy Kcà KOTvXriSova,

8 KCX.I éX^lvr]v, Ka\ àvSpdyy-nv^ xa) ocra, dXXa. IlpOTroTf^e Sè na\ 'zso-

Xvyovov yvXov crvveyws ,xa\ éXévtov èv oïvco piéXavi ,


xa\ c7 vpi(pvTOVy

9 xai (poiviKCov àno^psypLay xa) (xvprcov, xa\ dTrlcov, Karà dp^às Sè 5

10 êv dyxôûvi (pXéëa Tepiveiv. — Ta (xèv oùv vs(ppntxd ovtcüç dv tis

xdXXto-la iœTO.

K' [ÀérioSy xç']. Ilept uvalsws (pXeyfJLOvrjs.

1 Td)v Sè 'srspi xvcrliv voa-yifxaTcov yaXsTrcûTaTOv pièv xa\ B-avaTCo-

104 Séc/laiov écrit (pXeypiOvr/ xvcrlsws’ |


Scris ‘zsvpé'rlovo'l ts b^écos ,

xa\ dypv 7:vova-i ,


xai 'üsapairaioocn ,
xcà èpLOvcn ypXooSr] âxpara, lo

xa] ovpsTv où Svvavrat ,


xat [r?Tpoî^] fxèv ŒxXrjpvvsTat aÙToïs’ b^v-

un cataplasme pour l’hypocondre en délayant de la farine d’orge fine et


légèrement grillée dans du vinaigre et de l’huile de roses ;
broyez des
feuilles nouvelles de vigne, des cotylédons [ombilic de Vénus?], de la

8 pariétaire de Judée, du pourpier et d’autres plantes semblables. Donnez


continuellement à boire du suc de renouée , de l’aunée de,
la consoude
9 dans du vin noir, une macération de dattes , de baies de myrte ou de ,

10 poires. Au début on pratique une saignée au pli du coude. — Voilà la

meilleure manière de traiter les maladies des reins.

7 . DE L’INFLAMMATION DE LA VESSIE.

De toutes les affections de la vessie, la plus dangereuse et la plus mor-


telle ,
c’est l’inflammation ; les malades sont pris d’une fièvre violente
d’insomnie , de délire ,
de vomissements de bile pure ; ils ne peuvent
uriner; la région de l’bypogastre se durcit ;
de vives douleurs envahissent

1 . ô^vppoShcf) ex em. ;
ô'|et «ai poSivcp T^v om. cet. codd.
y compris A.

codd. comme dans Aëtius; ô'Iei poSivcp 9 . 11 faut sans doute lire avec Aëtius;
conj. Ma. —6 . om. O. — 7 . xct)^- èa'liv Yj (pXeypové, et supprimer ;fécr7ect)?.
A«o-7a] pàhala P. -
— Ch. 7 ,
tit. Liâyvœ- — 11 . xaî pév Ma hpov
; (
lis. yjrpov.
mç (pXeypovijs xvalsœs xcà B-epaTreia A A donne toujours hpov) est parfaite-
marge , et ,
dans le texte ,
ce manuscrit ment distinct dans A; cependant Ma a
a le titre donné par toutes les copies et une lac. et conj. 77 xp^js. Les copies ont
que j’ai suivi. —8 . Ilepi rr\v xvaliv B; toutes hpov ou ^Tpov. Voy. Aët.

I
38 KUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 156 V*. Matth. 104-105.

vai Sè i(7)(vpoù 70 ènicjziov ovatv * x^Tpss Sè xcà TSÔSeç ovksti

OLVoi0eppLaivov7ai * (xolXioIol Sè Tffsp) Yj^r]v Koà bXlyov spLirpoa-Oev kol- 156 ^


|

7aXap£\avovcTiv oi tsovoi.^ knto>L7zivzi Stà Toty^scov, si fx-n ovpïfaeiav *

tffoXX[a oùpOL )coù TSayécL kou\ 'csvoûSh] ,


Kai ti 7rj$ (pXeynov^s TSpbs toL

5 ë^cü 7p[a7rstïi y V dvsi'ti v o]Svvrj, ^XéËct TspLvSy sis paKpàv Sè 7spvSy 2

[âXXa àpyp\pivy]i Tijs vbdovy Kcà to7s êTriGpéypotai avvsyfis I

paivs], — Èyl/sa-ôco Sèèv tmsXclic»} 7S’ny\oLvov, Kaïj civr)Qovy xcà v àX- 3 I

6(xia$ p/?a, xa)


|
v xoiXia v7:oxXv^\scrQù) pi^XaxwxXvŒpaTi , xa\ sTistia. 105 I

le pubis; les mains et les pieds ne peuvent pas se réchaulTer; les souf-
frances se font sentir surtout au niveau du pubis et un peu plus bas ;
la
|

mort arrive vite ,


si on ne rend pas une grande quantité d’urines épaisses
et purulentes, si l’inflammation ne se porte pas en partie au dehors,
ou si la douleur ne cède pas. Ouvrez la veine, mais faites-ie au début de 2
la maladie ,
n’attendez pas ses progrès ;
entretenez la chaleur par des
embrocations continuelles. — Faites bouillir dans l’huile de la rue, de 3
l’aneth et de la racine de guimauve; débarrassez le ventre par un clys-

1 . èTciceiov .... vTtlovai Ma (qui conj. TspôaBzToi. Éi|/. Ma; avvsy^œs Q- [lac. 6 -
vMovai) \
èiiheiov Tvnlovai A. Le pre- 7 1.] H^vapoi TspôaSsToi. Ét//. A. Après 8-,

mier T est très-pâle ,


mais certain ;
l’v est qui est très-manifeste ,
il
ya les débris

plus intact; le reste du mot est parfai- d’une autre lettre


,
peut-être le bas d’un
tement lisible; Auttouct/ cet. codd. Voy. p. ; avv. 8-ep. . . xA. Tsp. É\|/. cet. codd.
notes. — 2-3. xaraAafiê [lac. 7-9 1 .] d’où l’on voit que la mutilation de A
Àttoxt. AMa; xaTxXaiiSâvovaiv , oi s’est augmentée depuis les copies. Ma
d-noHT. cet. codd. La marge de fond était n’a pas fait attention que xA. TspôadeToi
donc plus intacte que maint, quand les (lis. sans doute -wpdcrôeTa) est un titre

copies ont été faites. — Ib. k'noH-vsivei dans A, ce que j’avais déjà reconnu
êè Sid conj. E. — 4- -woAA 'avûSri avant d’avoir vu ce ms. Voy. notes. —
Ma; 7-9 1 .] 'zsvuSn A (mais
'ZffoAAà [lac. 7 . Tsriy é.vr]Bov Ma; ©îfya (il n’y a

il n’y a plus guère que l’accent de à); que les débris de la lettre a) [lac. 5-6]
'croAAà 'avcloên cet. codd. — Ib. holî âvr]B. A; TBriyavov xai dvrjB, cet. codd.;
Tîj Tris B LP. — 5 . é^co Tp. [lac. 9- d’où l’on voit que la marge de fond
10 1
.] êvvrj AMaMOV; è'^co Svvrj était mieux conservée au verso qu’au
B LP. Voy. Aët. — Ib. OAéêa ovv t. conj. recto puisque ,
dans la ligne corres-
E. — Ib. (xrf] «a/ LP. — Ib. Tspvs pondante au recto,
,

les copies ne portent


péovs Ma; Téfive [lac. 7-8 1
.] pévt)s que anSv. Voyez Aët. — 8 . iTiixXv^.

(l’abréviation de p.évr]s est certaine par B LP. — Ib. OttoxAü^ Aeuxw Ma;
lacomparaison de plusieurs passages vrroxXv^éaBù} (il n’y a plus dans A que
que j’ai notés dans le ms.) A et cet. codd. les débris de éaBœ) paAaxÔj (ce mot est

Voy. Aët. — 6-7. avvexJ2s xXvapol très-lisible) A et cet. codd.


MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 7, 39
Ms. 156 V». Matth. 105-106.

èviéaSco Tov êTTiËpsyfJLOLTOS sis ro svTspov, cbç Kcà èvBévSs 'usapriyopri-

4 TOLi. AfJLSivov Sè,ei kcÙ pLrlxœvoL a-vvé-^ois tôj èXctiw, xcà eî y^rivos aléap

5 SiOLTrjKœv, v opvidos, éyyéois, 'Eyè xa\ ottov pLrfxœvos TpiTOv vfjtto-

ËoXi'ou fJLSTOL apivpvïjs Kcà xpoxov bXl'you yjpi(Jo.s eU sptov vttsOvxol,

ScTTrep Tovs 'usecTGOvs tous yvvou^), xoà oùtixol pLsv al bSvvai sttolv- 5

(TOLVTOy OLviixoL Sè êxoi(Àr{drj à ctvOpwTzos' Sais piot tiSrj to (pdppLOL-

6 xov xol) sis dXXoLS bSvvoLS àpxs'îv, — Tlvpiav Ss xai xvalsat 3-sppLOv

vSaTOS, xa] dXsvpo) B-spfxS èv fxapavTTOis xoù pdxsaiv rjXaicopisvois,

xa) sis vScûp B-spfxbv xolBi^siv, TSapaxaXovvTa ovps7v èv tS îjSoLTt *

106 ealoô ^s xoà |


d(ps\pTjfjLa Xtvov a7rsp(X0LTOs xoà TtfXscos vScop ,
xolI 10

7 Tl xoà aTTSpfJLdTiov spL^sËXrjaBù) tSv svcoSSv. ITaru p.vv symsipov

tère émollient; injectez ensuite dans l’intestin une partie de la décoc-


4 tion afin de calmer la douleur. Ce qui est encore préférable, c’est de
faire bouillir des têtes de pavots dans l’huile, et de verser dans la dé-

5 coction de la graisse fondue d’oie ou de poule. Quant à moi, j’emploie


le suc de pavots à la dose d’un tiers d’une demi-obole [d’un 6‘ d’ohoïe )
avec de la myrrhe et un peu de safran ;
j’enduis de ce mélange un mor-
ceau de laine que je mets en suppositoire comme les pessaires destinés

aux femmes; les douleurs s’apaisent aussitôt et le malade s’endort


immédiatement; ce moyen m’a réussi très-bien aussi contre les autres

6 espèces de douleurs. — On fomente avec des vessies pleines d’eau


chaude ,
avec des sachets ,
ou avec des morceaux de vieilles étolfes rem-
plis de farine chaude et imbibés d’huile ; on fait aussi asseoir le ma-
lade dans l’eau chaude et on l’engage à uriner dans l’eau ; le liquide

doit être une décoction de graine de lin ou de fenugrec dans laquelle


7 vous jetterez quelques semences odoriférantes. C’est un traitement qui

1. êviéadü) Aët. ; àviéaBu BLMOP; Uvpiav] Iït/p/a< litre A texte. — 7-8. Q-ep-
àvteiaBw A Ma. — Ib. ê(iSpeyyiâ.Tos Ma; pov A; Q-eppô5 Ma qui conj. xvcrlets èv
èiriSpéypaTos A et cet. codd. M. Erme- B-epptp vêari. — 8. papcrhois A et cet.

rins n’a pas indiqué de variante pour codd. Ma, qui a lu papaijTTois, propose
;

L. — 2 . (Tvve-^ovs P, qui a plus bas 1. 3 papovTr. ou papaix. 10. t. üèo)p ex —


èy^éovs et èyyéois en interl. — (

Ib. e/]
)

em. ;
t. to üèctjp codd. Ma. — 11. èp-
eîs LP. — 3.1^] xa/BLP. — Ib. xa< om. Qz^XinGBùi Ma ;
dans A y a de la même
il

P. 3 - 4 . vitioSoXov BMOPV. — 4 - «a/ main, èp et èiii. Les copistes n’ont lu que


dans A est ajouté par une main plus réc. (SsSXrjaBcü. èp. paraît être la vraie leçon.
— Ib. oXtyov BL. — Ib. èpiov A. — y. — Ib. pvv A ; fiév

BLM MaOP V.
40 '
.
RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 157 r«. Maltli. 106-107.

è(rUv' ov yàp SvvaTai v Jcuahs iîtto (p'keyp.OLcrlas Kcà crKXyjpÔTtjTOs

'ZSepKjleXkop.évri êKirép-Treiv to oOpov • xa) âXkov tivol •zsapac/lclv'Ta

'zsiél,eiv tÔ ^Tpov, dXXà pv 'cikéov tov xaipov ,


œs p.r) èx 'usspicrcrov

oSuvij yiyvrjTcti. Kai ea-lt ^iXopirjXov to vorjpLct 'sfpcjTOv, cos êyù) 8

5 olSoL, xcâ ovpr)(j£v b dvOpojTios aiÎTW 'zsoirfcroLVTi o{Itoj 5 . Xpij Sè xa\


|

'Tous cjpous XvasŒi TOV fxïjxcovos èp£a\eîv, xcà tov voc7Xvdp.oVy xcà tov

xavSpayépov, Merà Sè
(
crixvoûvlcp èXctiw ypistv,
|
[xai xripcüTOL$ sttiti]-

Sévoii Sià oîavTTOv xcà xacrlopi'ov TSeiTOirjpéva?. [T>)r Se tov clvXig]xov 1

xctOsaiv àvSp) p,èv ànoSoxipa^o) •


yàp to [êpycoSœs éyxa\6i£-
Sià

10 aSou Tas bSvvas 'nrpOŒTrapo^vvei * yvvai\x\ Se Soxw ovx a\7io TpoTiov

exige un médecin tout à fait expérimenté : en effet ,


la vessie , à cause de
l’inflammation et de l’induration ,
ne peut pas se contracter sur l’urine
et la pousser en avant ; aussi faut-il qu’un des assistants presse au-des-

sus de l’hypogastre ,
mais modérément, afin que la douleur ne soit pas
exaspérée. C’est, à ma connaissance, Philomèle qui le premier a imaginé 8
ce moyen ; son malade urina à l’aide de ce traitement. Pour les cata- 0
plasmes, on ajoutera à de la farine grossière d’orge, du pavot, de la jus-

quiame, ou de la mandragore. Après cela on pratiquera des onctions avec 10


de l’huile de Sicyone, et l’on appliquera aussi des cérats faits avec du
suint et du castoréum. Je ne conseille pas de recourir à la sonde chez les 1

hommes; la difficulté de l’introduction augmente les douleurs; mais il

ne semble pas hors de propos de l’employer chez les femmes chez elles :

1. Ç>Xeyiicnias BL. — 'zsepial. Aët. ;


va<)P. Voy. notes et Aët. — 8. ohvTtov

Tspoal codd. Ma. — 4 yiveiai (r? en ex em écrcrwTroo Ma conj. v (tù) t:ov codd.

• . ; ;

corr.) P. — Ib. Kat éaly) [éali B) <Di- Voy. les notes. Ih.'zse'nornpévas [lac.

XoptÀov TÔ vôarjpa 'zspœrov codd. Ma 8-9 1


.] Kov A Ma et cet. codd.; BP ont.

qui propose êalnae... ©pwTos (Plillo- 'zse-nott] (levas xov sans lacune. Voy. Aët.
mèle est le premier qui ait guéri cette — 9. TÔ [lac. 8-9 1
.] OieaBai AMa et cet.
maladie). Voy. Aët. et notes. — 5 . oil- codd. Voy. Aët. — 10. yvvai [lac. 8-9
zœs A (manifestement) BLMOP; ourca 1.] 7TÔ TpoTTOü AAIa; yvvaixi ovx
Ma sans avertir. —
Ib. Sé om. BP. 6. — àxo Tp. MOV; yvvaixi ovx arpoxov
èpSaXeîv Ma sans avertir et sans doute
(
(sans lacune BLP.) La syllabe xi doit
parconj.) MO; èp^aXwv A et cet. codd. être une conjecture des copistes; car
— 7'8- — Oévcti Ma ;
;i^p/eiv
(
eiv à il ne paraît pas quelle ait pu se trouver
moitié effacé) [lac. 9-10 I.] dévai ALV; sur les débris de la déchirure de ce fo-
TiOévat. BMO(<pii a iitniQé- lio. Voy. Aët, et notes.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 8. 41
Ms. 157 r®. Matth. 107-108.

eivoLi xaOtévai * ^payyç ts yoLp b [ovpVTnp Jioù xa\T 0L £v9v zsb<^vkcv,

12 Sale àvœSvvœTepov SicL')(£i\jpil,£(jQai, — Ta? (xèv] (pXsypLOvàs

pansveiv ovtcjs.

rj' [ksTios, x|'). [k.l\iopp\cLyU àiib kkigIqws.

1 E(t7/ Sè Koà aXkt) voaos o^e'iot êv xvdlei * pri[yvvTai^ Sè (pXi\l^ êv

108 avrfi, xa\ to {àsv ti \


e^co SicLSiSoûcn tov aipLCtzos, to Sé ri xaà elaco 5

2 'üSriyvv'iOLi. IlarTfio? Sk Ta TOiat/ra daœSri , xcà è^piSpovvTct, xcà dxpa

3 ypvy^STOtif xat oûpa éniXoLpL^diveTou. Aià 'ïctyéwv oùv, wairsp èv Ta7s

dXXoLis alpLOppaylaiç y
ko.) STriSva-ai ^pcLy^iovcts ,
'usepi^l pé-^/as ipiov,

V vTToSeo-pu'at y xcà cnrSyyovs 'ZffpoahOévoLi , Ppiywv o^si xcà vSoLTiy

en effet, le canal de l’urètre est court et percé droit, en sorte qu’on

12 peut opérer avec moins de douleur. — Telle est la manière de traiter


les inflammations de la vessie.

8. DE L’HÉMORRAGIE DE LA VESSIE,

1 II est encore une autre maladie aiguë de la vessie : une veine se rompt
dans son intérieur, le sang s’échappe en partie au dehors et se coagule en

2 partie dans la vessie. Nécessairement il


y a de l’agitation des sueurs ,

locales ; les extrémités se refroidissent ;


l’émission des urines est sus-

3 pendue. Dans ce cas , comme dans les autres hémorragies , on doit se

hâter de lier les bras, soit en les entourant avec de la laine, soit avec

i' des sous-bandes, de mettre sur le pubis et sur le périnée des éponges

m 1 . <5
[
lac. 8-9 1.
]
Ta ev 6 ùs A L Ma (
qui o<jTü)s: [lac. 6-7 1 .] ayioi ixo xüct?. A;
conjecture ô ovprjrrip Kaià eCdv) ;
ô Ilepi aîp. des copies vient donc non du
. . . xarà svdvs V ô ô xarâ eùôùs M texte de A, mais de la marge. — 4 .


;

O; oTS svdvs BP sans lac. Voy. Aët. pv Sé Ala qui conj. pvyvvTai.
2. êtax^ei (pA. Ma (qui conjecture Dans A on voit encore les débris de ce
Sia^eiprjaai tocs) ;
èioc^ei [lac. 6-7 1.] pèv mot, que donnent les autres mss. 5 — ..

<^A. A; avant pév il


y a encore le dé- SiaSlêovai B LP. — 6. IlavTa AMaV.
bris du t; Sia^ei ras (lèv ÇA. cet. — Ib. axpea ALMMaP V; âxpia B;
codd. (P sans lacune) Voy. Aët. — lixpa O. Ala conj. âxpoc ou Taxpcc. — 8.
Ch. 8, tit. Ilepl aipoppotyiocs xvcjIscos, 'üSspKj] é^cts conj. Ma. —9 et p. 42 ,
1 . i.

xal Q-spaxetoc marge; dans le texte après üèaTi xai èxiasicù. B.


Ii2 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 157 r». Matth. 108-109-110.

TW STTicrsiCf) xoà TW 'sepivécü ,


xa.) xcnaTr'kda-a-eiv 'üSoXvyovov ts xoà

(3oltovj xa\ poids dvOrj, xcà aéXivov xcà xoptavvov, xaï cryjvoxj Ç>vXXa,

Tovtcüv exa&lov {jlstix 'csdXrjs àX(phov xoLTaTrXda-aeiVy xdï 'zsvxvà 4

d(paipsïvy 'srptv shat yXi\apév. AiSôvai Sè xoà 'alveiv toc twv olI-

5 fxoppayiôjv (pd.pp.axoL, olov tïjs ts tsovtixyjs pl^vs xsxoppévns, xa)

Xct)TOij TopvsvpaTa, xa) yXvxva-i'Svs tov spvûpov xoxxov, xa) pOLpvov


(pvXXcjVyXa) 'SfpopdXov diro^psypa, xa) pv]Ssiov pi%av, xa) xXvpévov,

xa) ’iTTTTOvpiv, xa) xsvTavpi'ov tov psydXov tvv pi%av, xa) Xi^avorrov

(pXoïov, IloXXà Sè xa) dXXa èv tw paxpw ^^^^pVTat * xa) t« 6

10 ys TsXs'ÎŒla avTÔJV, Ta pèv èv Tah tov ^oopaxos Tslvasaiv rjSri et-

pr]Tai, TOVTO Ss xa) èv Tots yvvaixsiois sîprlasTai valepov,

â' (ksTios, x|'). [Ilepi ^p6p€ov èv xvalei. no

Ôaois Sè TSrfyvvTai to oîïpa èv tyj xvctIsi, Ta pèv Tffpôha tssi- i

trempées dans du vinaigre et de l’eau, et d’appliquer des cataplasmes


faits avec de la renouée ,
des ronces des fleurs de grenade
, ,
du céleri , de
la coriandre et des feuilles de lenlisque. On mélange chacune de ces 4
substances avec de la farine fine d’orge grillée, et on renouvelle souvent
les cataplasmes avant qu’ils soient tièdes. On administre aussi, sous 5
forme de boissons, les remèdes antibémorragiques :
par exemple, la ra-

cine du j'Jiapontic pilée, des raclures de lotus, la graine rouge de pi-

voine, des feuilles de nerprun, l’infusion de tamarisc(?), la racine de


liseron à feuilles d’allbée, de soucis des champs, la prèle, la racine de
grande centaurée, l’écorce de l’arbre à encens. Beaucoup d’autres subs- 6
tances ont encore été trouvées dans la suite des siècles ; la plupart ont
été déjà indiquées à propos des crachements de sang, ou le seront plus

tard quand il s’agira des maladies des femmes.

g. DES CAILLOTS DANS LA VESSIE.

Quand le sang se coagule dans la vessie ,


on essayera d’abord de le dis- 1

1. ènuyîù}, zaepivaiœ et 1.
7 fxr?^/oy A tovto 5 é]
< Tût Sé conj. Ma. — Ib. yvvai-
— 3 . 'adXr^s Aët. ;
ctraArjs codd. — 5. xiois AMMaO. — Ch. 9, tit. Ilepi S-pôfi-

<pâpfi. xai oJov codd. ; xai om. Ma E et êov èv xvalei xai 'sô5s y^pi) Xveiv aCrôv A
e conj. — 7. Primit. xXvfjiévov A. — 9- marge, et dans le texte le titre que j’ai
10. è^eipr}jai xai rà 'xsXoîala BP. — 11. conservé. — 12. 'sspStia. om. BP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 9. 43
Ms. 157 V». Matth. 110.

157 V» pSiaOou Sict)(s'ïv atÎTo (papfxdxoïs y tov ts vpuoviov |


SiSovras 'sfi'vsiv,

xai TŸ}s àpTe(j.i(7ias , xoà tov êXi)(^pV(70V [«al tov ôttov tov xvpri]voLÏ'

xovy Kcà Tîj$ xovvlrjSy [xa) œ^/ivOioVy xcà pai\<poLviSoç tov aTTeppLOLTOS,

xcà ^oLTOv ^vXov, xcà \crevT\ov )(vXovy èv o] (ipTvœv excta-lov, [


17
]

2 Xaycoov TSVTiOLÇy v vs^pov, ^ [êpi'(p 0 Vy rj âXXov Tivbs Çwol»]. Merà 5

Sè, el (ÀV XvoiTOy Tepeiv xdTœOsv tov Tffspi'vsovy Sa-[7rep stt) Tfjs Xi~

6i(ioa-r]$^ xvcrlecosy xcà xopiadpevov tovs B-pofx^ovs tol aXX[a éoaitep


TOL aî\poppaytxd Tffstpda-Oai ^epcnreveiv • otolv Sk fxrjxsTi aîpLOppayfi

\ws Ta kX^xr{\ tol svaipLCc.

soudre par les remèdes ; on donnera en conséquence pour boisson de


la scolopendre sagittée, de l’armoise, du bouton d’or, du suc de Cyré-
naïque {silphium), de la conyza, de l’absinthe, de la graine de raifort,
du suc de ronce du suc de ,
bette ; on prépare chacun de ces médica-
ments soit avec du vinaigre ,
soit avec de la présure de lièvre ,
de faon
2 de chevreau, ou d’un autre animal. Si on ne réussit pas par ces moyens
à dissoudre le caillot, il faut inciser le périnée à la partie inférieure,
comme pour les calculs vésicaux; lorsqu’on a retiré le caillot, on es-
sayera ,
du reste , le traitement des hémorragies ;
mais ,
quand il n’y a
plus d’hémorragie, on traite comme les plaies saignantes [ordinaires].

2-3. êh^pij<7oii vaÏKov Ma; par conj. — 5 . TSVTias ex em.; TSnvas


éh^p. xa (en transp.) [lac. 1 - 1 3 h] vaï~ A. TSiTiav cet. codd. et Ma. — 5 -6 . 4
xov A; éhx,p- ncà vaïxov codd. Voy. M£Ta <?£ £Î Ma; 4 è [lac. 1 1-1 3 1.]
les notes et Aët. ainsi que pour les trois Merà èè ei A; après Yè qui est en transp.
lac. suiv. — Ib. Après vdixoxi les mss. et on voit les débris d’une lettre ,
peut-être
Ma ont xcà tou criXÇiiov glose de oxou d’un p; 4 £ (X£Ta Sè £<’ MOV; v

,

Hvp. 3. xovvivs^ • • (paviSos Ma ;


xov6~ £ Sè el BLP — 6-7. dis

Ivs xcà [xai en transp.) [lac. 1 - 1 3 1.] xvalecasMdi'y waie (


t £ en transp.) [lac.

Ç>avtSos A; xov^itjs xoci paÇfixviêos 10-12 1 .] xvcrleœs A; Scjxep xvcr-

codd. pa doit être une conj. des copistes. leœs codd. Voy. Aët. — 7-8. à'AA
^Ib. TOV èxKxxéppaTos B. — 4. xai,.. poppay. Ma (qui conj. dfAAa alpoppay.]\
.. ^£< Ma; xai atv (<t£u en transp.) [lac. dcAAa âs {œs en transp.) [lac. 7-8 1 .] fiop-
n-i3 1.] ^£< ALMO V (qui a «tw) ;
xai pay. A; dAAà cicntep aîpopp, OV
o’£v ëxacriov Aay. BP. Après d'AAa cos aîpop. BLMP, ce dernier
ëxaclov dans A il n’y a point de lacune sans lacune. Voy. Aët. — 8-9. aîpop-
réelle comme l’a figuré Ma mais seu-
, ,
payi) Tà èv. Ma; aîpopp. cos (la

lement un intervalle donné aussi par moitié de l’co est en dehors du papier,
les copies entre ce mot et le suivant. le reste est en transp.) [lac. 5-6 1
.]
rct

Peut-être, dans l’original, cet interv. êvaipa A ;


côs Ta êvaipa LMV ;
cos

contenait-il le mot r( que j’ai restitué Tcè êvaipa (sans lac.) BOP. Voy. Aët.
RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 157 V®. Matth. 110-111.

t (Àértos, [AifJioppayta oltto toO xavAoîi.]

1
Ta? Sè êx Tov xoLvXov oLipLoppayias xcà |
èT:iBep\oi ’i^vxTrfpiov ] ,
xoà 111

ey^VTov Tl Twv sïprjpLévoJv îaTai. E/ [(5's ti twv î(jya\i'pLCov àXXo pèv 2


Stà TOV avXi'(7xov èyyéotSy dXXo Sè xXva-Itjpi eh to evTSpov {léyct,

xoù TOVTO bvlvY](7 i TOLÇ alpoppcty lOLs, Xprj Ss tov avXi'(7xov tol fxèv 3

5 aAXa slvai bno'iôç èaliv, dxpov Sk sy^siv è^rjpTï]fj.évov daxcopLoi,

la' (kéTios, xrf y xO'). Ilepi (pvpoLTWv èv xvcrlei.

Ô(7a Sè (pvpoLTO. èv xvœIsi TseTraiveaSat yp^%si, to (xèv xpctTiaBov 1

1 0. HÉMORRAGIE DD PENIS.

Les topiques froids et les injections, faites avec les substances dont il 1

a été question (chap. 8), guérissent aussi les hémorragies du pénis.

Si vous employez quelqu’un des hémostatiques, faites des injections 2


tantôt avec une sonde dans l’urètre, et tantôt avec un clystere dans le

gros intestin ; c’est ainsi qu’on arrête les hémorragies du pénis. Il faut 3
que la sonde soit, du reste, telle que de coutume; mais on doit adapter
une outre à son extrémité. >

1 1 . DES TÜMEÜRS DANS LA VESSIE.

Pour les tumeurs de la vessie qu’il importe d’amener à coction ,


le 1

Ch. lo, tit. Dans A, après évai{tct piov xal codd. — Ib. xat om. B LP.
(p. 43 ,
1. 9) ,
vient, sans alinéa, T(i? èè — 2. éyyvTov B LP. — Ib. E<
èn TOU xavXov x. r. A. Puis, sans alinéa, i(iœv Ma ; El êé ti à moitié en transp.
entre lâTai et E< on trouve le titre (1. 2 ) ,
: le reste en dehors du papier collé. A;
Aifioppay/a (Atpoppay/a< P) àxd tov (tov hy^atfjLOûv est tout entier lisible ;
un trou
om. P) xauAou, qui, dans les copies, se de ver a fait disparaître seulement
trouve après ëvai(xa, mais que Ma a laissé une partie du a Ej êé ti layaipcov cet.
là où le met 1 e ms. sans s’apercevoir qu’il codd. — 3.
;

èyyéois [lac.] d'AAo B. —


est déplacé. De plus , à la marge de A on 4 Entre ôvtvnai et Tas
. il
y a une rature
lit 110)5 j^p4 Q-epcn:svstv Tas èx tov xav-
:
dans A; Ma suppose une lacune qu’il
Aou al^oppayias. Mais la seconde main remplit par Tspôs. Les copies ont avec
a indiqué que ce titre correspond à Ta? raison^ ôvivrjai Tas sans lacune. — 5.
èk ex TOV X. et non à E< hé ti tôSv <cr^. ôxoTos ex em. ;
ôtio7ov codd. Ma. — Ib.
J’avais déjà fait cette correction avant èa'hv êeï conj. Ma. Voy. Aët. — Ch. 1 1,
d’avoir collationné A. Voyez Aët. — lit. Sepaireia tôôv èv Tij xvalei ÇvfictTeiiv

1 . èTt(9s(i Kal Ma ; èi:ide(i[a ypvxTT? - xai êtdyvcoais A marge; dans le texte il

piov] xai en transp. A; èitiBepa -^vxT-n- donne le titre que j’ai adopté.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, ii. 45
Ms. 157 Matth. 111-112-113,

£7r< dp)(^OfJLévcüv 'ussipoiaBai SictXveiv^ tvot p.in sis spiirvov TpotTrriTai '

.12 ijv Ss piv ^vvrjTai, Slot 'toLyéwv 'Tssiïctivziv ^ ois xoù tous vs(ppovs
I

s(pOLpLSV, Kcà 'USpOdhl ?COLpSo[[J.M ptSTûi àXsVpOVf xcà hpo^cp {ISTOL pLsXl'

TOS, Koà 'srspicrlepcov KOT^pco {xsTà iŒ^dScov, xoà to'is 'ssvpidiiacri ,


xcà

2 7 oh dXkois ëmcLCJiv ws sks'i sïpvTou, Ta tcoAXa (lèv Sin tirepi tov 5

Tpdyjn'^ov rns nvcrlecos sKirvet, Hoà •Tffspt Ttjv é'Spav, xcà TauTj? tov
aTTOTTOLTOV KCüXvSl * èK'ïïVS'l Ss Koà £T£pCüC7£, Tût [ISV KOUrà TO î?TpOV,

3 Ta Ss svOsv V svSsv. Ou )(olXsttov Ss TSKfxoLipsa-doLi (jôpmcwTOL Tri ts

oSvv^, xoù TW ^dpsiy Kcà Tots (r(pvyfxo7sy kol\ y^^rjXaCpwvTOL •


apLoi

y dp (7xXrjp6(7apK0L, xcà s^oyxovvTa, xdï S-sppLOTspa Ta, fisXXovTa 10

4 èx'TVs'tv yivsTai, Ocra fjt£î^ oZv zïaw ps'KSi twv spLTrvrjfxaTwv, siuw

113 KOI prjyvvTai' Ta Ss s^co TSTpapLp.sva, s^co xa\ prjy\vvTaiy Ta fxsv

mieux est d’essayer de les dissoudre dès le début afin qu elles n’arrivent
pas à suppuration mais, ; si on ne peut pas les dissoudre, il faut les amener
promptement à maturité à l’aide des moyens dont j’ai parlé pour les
reins (cli. 3 ,
p. 25 ) ; on peut ajouter du cresson d’Alep avec de la farine,

de l’ers avec du miel ,


de la fiente de pigeon avec des figues sèches ,
des
fomentations ,
et toutes les autres substances dont il a été question dans

2 cet endroit. Le plus souvent, le pus se forme vers le col de la vessie, au-
près du rectum ,
et empêche la sortie des excréments ; il se forme aussi
ailleurs ,
tantôt au niveau du pubis ,
tantôt d’un côté ou de l’autre (
c’est-

3 à-dire à droite ou, à gauche du pubis). Il n’est pas difficile de reconnaître


toute espèce de ces tumeurs par la douleur, la pesanteur, le battement,
et par le toucher ; en effet ,
celles qui doivent suppurer deviennent à la
4 fois dures, tuméfiées, et plus chaudes. Les collections qui se dirigent
vers l’intérieur se rompent aussi à l’intérieur; celles qui se tournent

vers l’extérieur se font jour à l’extérieur ,


les unes par le rectum

1. £7t/ Aët.; èali codd. Ma. —3 . êÇ>ct- conj. E. —4 . xànpcp Ma e conj. et Aët. ;

(lev] intellige; Seïv Q-epAireveiv Ma. — KÔ-npos codd. — Ma, qui dit
6. 'vsapà :

Ib. xapS. 'üspocé’ti B LP. — Ib. dÀetjpov « Hic in codice sigla est quæ 'Tsapd no-

A et cet. codd.; dXsvpcov Ma qui conj. tât. Ea vero similis est siglæ quæ 'zsepi

cèAeupw. Il est évident, par la compa- significat.» Mais A a le sigle de -sep/.


raison d’autres mots qui ,
dans ce traité Les autres mss. ont également 'zsspt. —
finissent en ou que A a ici un sigle peu 9-10. ôt'pa yctp ex em. D; ctAAà y dp codd.
usité de ou, —
,

Ib. opoëùj Aët. ;


Spo^hcp ÀAAà yàp [«ai] Ma et E conj. — 11.
codd. et Ma; dXe^jpuv opo^hcûv xoà (xéA. ë(Tü) B LP.
:iG RUFÜS D’ÉPHÈSE.
Ms. 158 r«. Matth. 113.

'ffpos T)jp é'SpaVf Ta Sè ott^ xai ei\jyz pexf/arra. Ae/và \kïv oZv xcà 5

TaDra [xaî B-avaTï](p6pa] touttittolv * SsivÔTSpd ye p.rjv toc 158


]

pnyvvfJLSvoL • [ai t£ yàp bêvvai] b^eîai ,


xa) Ta skxrj diSia Stà to (xév

Tl crvvsyfiç [ditTefjOat to oOpov aiJT]â>i^, viTpœSes xai dXfxvpbv 6v'

5 ovSè yàp )
si TsXsialov v[t:ioi to oùpovy ^ui»]aTai TJsdŒa xsvoûBrjvai

xvalis, dXkà de) p.év ti èv [aiÎT^ p.évsiy xai] TSpoŒxXûlsi to7s sXxs-

aiv, àsi Sè TsXrlpYjç [ècrTi tov ovpov], ogov p.6vov [^laaloXàs] xa)

(jVG’loXàs eypva-a sis oaov v7T07ri(À7rXa(79ai ts [xa\ xs'\vov(79ai tss-

(pvxsv. Aid TS oûv TOVTO, xa\ OTi vsvpcoSt]$ èaliv, oùx sis dcVa? ys 6

les autres par le point vers lequel elles se sont frayé une route. Ces 5
cas sont, en général, funestes et mortels; les ruptures internes sont

les plus funestes; en effet, les douleurs sont vives et les ulcères sont
1-
éternels à cause du contact incessant des urines, lesquelles sont ni-
treuses et salées ;
car la vessie ,
lors même qu’elle expulse abondamment
10- urines,
les ne peut pas se vider entièrement; il
y reste toujours un peu
de liquide qui baigne les ulcères ; elle est toujours pleine, attendu qu’elle
revient sur elle -même ou quelle se distend uniquement en raison de
son degré de vacuité ou de plénitude. Pour cette raison , et parce que 6
la vessie est nerveuse (fibreuse ) , les ulcères de cet organe ne se guérissent

1. Asivà oZv P. — 2. TauTŒ [lac. [lac. 7-8 1


.] aoà xispoanX. A. Entre xai et
11 1 .] TovTïhav A Ma et cet. codd. ; xspoaxX. y a dans A un blanc d’envi-
il

dans A , avant tovtt. on voit les débris ron 6 lettres qui n’a jamais été rempli
d’une lettre, peut-être d’un a. Voy. et qui tient à un défaut du papier; on
Aët. —3 .
prjyvZfxeva d|e/at Ma (qui voit même que le copiste avait com-
conj. xai oêvvai) et cet. codd.; PV sans mencé le mot 'zspoaxX. Voy. Aët. — 7.
lac. prjyvviievct [lac. 9-1 1 1.] ou d|e<a< (a« dsi êé ex em. ; dst xs codd. Ma. — Ib.
;

est très-lisible ,
mais Ma n’en a pas tenu dv xs xsX^jprjs BP. — Ib. xsX-t^prjs

compte). Voy. Aët. — 3 . diSia ex em.; oGpov. ov. (sic) Ma qui n’a pas fait at-

àeï êiàc codd.; dsi êictpévei, tç3 (TvvsyôSs tention à un débris du sigle ov placé
conj. D. Voy. Aët. — 4 . (Twe^/Ss [lac. au-dessus d’oc-ov; xsXijprjs [lac. 6-7 1 .]

1 1 3 1
.] ûv (uv MOP) A Ma et cet. dcyovp 6 v ov (sic) A; xsX-dpns 6aov
codd. Voy. Aët. — Ib. 'sXs'îa'lov v pôvov cet. codd. Voy. Aët. Ib. — [<
5 /a<r 7 o-

axat Ma; xsX. û [lac. 9-10 1 .] vvaxat (l’ac- AaV] e conj.; om. codd. Ma. — 8. tê...
cent a disparu) A ;
xsX. v . . . êvv. LM0V ;
vovadou Ma; dans A on voit encore les
xsXeïfflov. . . . êvvctxai BP. — 6. pévxoi débris de xal et de xs, et les autres mss.
B L P V. — Ib. pév xt SV xgpoaKX. ont T£ xai xsvovadat — 9. vsvpcSêss AM
Ma et cet. codd. ; P sans lac. ; pév xi iv OV. — Ib. ys om. BLP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, ii. 47
Ms. 158 r». Matth. 113-114.

ùyia.^s'ïCLi Ta èv sXxri *
to Sè 'üSvov ovpsiTOLi mre (xsv v(pai(xov,
'
(xXXoTS Ss (JLv^ô)Ses xa) 'uscuyx)^ xcâ vTTO(7lctcreis Sairsp âXsvpa îypv

114 'üSO'ïh Sè xcà vpLSvia, Xenlà tm |


oi/pw avvoLTiépyeTai * xai Tore S:n o?£<

7 xdxtalovy otvÔts stÙ cn/jiropiévois iXxsŒiv, Kai bSvvœvTcu (xèv de),

(ÀdXialûL Sè dpypp.evoi t£ oùpz'îv ,


xcà d7ro7rav6p.evoi ,
xoà twv 5

ovpoûv dxpOLTwv yiyvopiévœv xcà ovre bpOovp.evoi àvéypvTou, ovre


oTTi^ovv xXiOévTe$ * ovie y dp ai virliai xXi'aeis tovtois pteya ti

ffpocrcjCpeXovaiv , ale rjpzvpt-évr]? zrjs xvalecüs ex tov


‘Z VTpov * xa) ai

zsXaylai Sh zsepippeTce'îs ylyvovzai xvcrlei, xa) ai 'zsprjveis zsié-

8 ^ov(7i zsXéov. Ytto ze oùv zijs dizavcrlov bSvvrjs, xa) vtto zsvpezwv, 10

xa) àypvTTviwv, xa) avvzrf^ecov aTToXXvvzai ,


oi (xèv ovv S-dz1ov, oî

Se (jypXaibzepov, cos âv xa) zd êXxrj fxeyéOovs ze syp , xa) zwv dX~


0 Xcov xaxMv. Ta pt,èv TsdSrj zotdSe zrjs voaov — B-spaiteia Se v avzr)

pas entièrement; mais tantôt on rend, avec les urines, soit du pus sangui-
nolent, soit des matières muqueuses et épaisses avec des dépôts comme
de la farine ;
tantôt des membranes minces s’échappent avec les urines ;

dans ce cas l’urine sent très-mauvais quand elle a baigné les ulcères ac-

7 compagnés de pourriture. Les malades souffrent toujours surtout quand ,

ils commencen'feà uriner ou qu’ils finissent, et que les urines deviennent


sans mélange ; ils ne peuvent se tenir debout ni se coucher de quelque
,

manière que ce soit; en effet, le décubitus dorsal n’est pas non plus
très-avantageux, la vessie étant suspendue au pubis ; le clécubitus latéral

fait retomber sur la vessie les organes voisins , enfin le décubitus sur le
8 ventre entraîne une compression assez forte. Les malades sont emportés
par la douleur, qu’on ne peut calmer par la fièvre
,
par l’insomnie et la
,

consomption ,
les uns plus tôt, les autres plus tard ,
suivant l’étendue et
9 les autres mauvaises qualités de l’ulcère. Tels sont les symptômes de
cette maladie ;
— quant à la thérapeutique ,
elle est la même que pour les

2. —
êaypv Ma; êyov codd. 4. é'A- 7. 07TÎ7 OVV AP. — 8. Sole vpTriyLévrjs

KtGiv om. P. — — Ib. de/] âv P. 5. fxd- codd. Ma conjecture avec raison dre
om. O. —
Aj<r7a. .. dTroTraudjx. âxpa- 6. T^prniiévris . — Ib. tov om. O. — 9. Tse-
E. —
Tei$ ytv6(isvot oilre opd, conj. Ib. ptpsTreïs A TsepiTTSTeTs BLP. — i3. 8-e-
yevopévuv — Ma propose, mais
B. Ib. paTïsla ^é] Hù}5 Q-spaTieijeiv y^prj rèc xarcc

de supprimer
à tort, avant ohe. — xai xvaliv ëXxv A à la marge.
48 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 158 V». Matth. 114-115.

to7s KOLToi veÇpoùs |


eXxecriv' fxéyialov Sè xoLVTavOa al yaXaxTono- ii5

cri'ai, kol) r vttoXoittos y^prjc/l^ Slctna, d)$ fxv Spi[xv to ovpov yiyvo-
[ ?]

fxsvov ScLKVY! T£ Kcà èpsOll,!^ TOL ëXxrj> ïlapriyops7(7dai Sè xcà (papfxot- 10

xots, TOVTO fJièv oivcoOev t6j vTpq) 'SSepi^dXXovTa xtipcorois Sid ts

5 oîavTTOv 'zsXvTOv, Kcà fiovTvpov, xa) ahjpOLXOÇy xoà yrivdov a-léajos,

TOVTO Sè xol) ds Tov ovpriTrjpa èyyéovTa xcà vScop, xcà ydXa, xcù
pÔStVOV I
pLVpOV, S-SpiJLOLlVOVTa,, TOVTO Sè XCÙ ds TO ivTSpOV èy\yioVTa 158

T/licrdvns^ yvXov, xcà [Sovxepav, xoà crixvov aTrépfxoL (jLSTà ^ydXctxTos

Tsdvv Xs7ov], èirtcrld^oûv éxdo-loj tov poSivov. KXiî^eir Sè ov [xp^


10 vttIiov ov ydp TSOLp^idaiv oà xvaleis saco to xXv(ry.a, àVe (j\xXripcà

xcà /3ape7oLt où]a-ai xoà è'Kixdp.zvcLi tS> èvTspo), àXXà èv y6\ya(Ti

ulcères des reins; la diète lactée et, quant au reste, un bon régime cons- ,

tituent le moyen le plus efficace d’éviter la formation d’une urine âcre qui

irrite et exaspère les ulcères. Il faut aussi soulager, à l’aide des médica- 10

ments ,
soit en mettant sur le bas-ventre des cérats faits avec du suint
lavé, du beurre, du styrax, ou de la graisse d’oie ; soit en injectant aussi
dans l’urètre, après les avoir fait chaulfer, de l’eau, du lait, ou de l’huile

parfumée de roses ; soit enfin en administrant des lavements avec de la

crème de ptisane du fenugrec ou des graines de concombre bien broyées


, ,

dans du lait, ayant soin de verser dans cbacun de ces liquides un peu
d’huile parfumée de roses. Ne donnez pas le lavement le malade étant 1

couché sur le dos car ,


la vessie, durcie pesante et reposant sur l’intestin
,
,

2. y_^p-n(/}r\'\ O. — 3. êâxvy^ ts 12 1 .] taaiv A, qui à la fois porte ïaois


conj. Ma; èâHvmai codd. Voy. Aëtius. et le sigle de tv avec un trait sur l’a;

— Ib. èpsdl^ei BLMP. — 7-8. £7 où y^pi) taaiv cet. codd. Voy. Aët.
Ma; èy^é en transp.) [lac. — 10-11. are a caj xat sttix. Ma;
10-12 1
.] yyXôv A; èyy^éovza yvXôv axe ax [x en transp.) [lac. 10-12 1.]

cet. codd. Voy. Aët. — 8. ^ovxépovB crat xaï èxtx. AMV; are ae o-ai xai
LP;jSouTvpoy O. — Ib. CTTréppaTa BLP. èxix. L; aTS ax xcù èxix. O; are
— Ib. fi£Tflé om. BP. — 8-9. perà as èxix. (à la marge la même main
è-nial. Ma ;
(xerct
7 (7 en transp. et ,
après a écrit o-e et <rai B ;
ar£ êirixeip. P.

cette lettre, les traces pâles d’un a) [lac. Voy. Aët. et les notes.
)

— 1 1 et p. 49,
10-11 1 .] è'Kia'l. A; (xerà 7 èmal 1. 1 . 70 ydp Ma; yôvctai [vacn en
LMOV; aTfépfiara 7. èiua'lé^wv sans transp.) [lac. 8-10 1 .] 7ap ALMOV;
lac. BP. Voy. Aët. — 9-10. ou (iic) yovaai xcù ydp sans lac. BP. Voy. les
laaiç Ma ;
ou ^p [y^p en transp. ) [lac. 1 o- notes et Aët.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 12 . 49
Ms. 158 V®. Matth. 115-116.

xXi'veiv Tov avOpcoTTOv * xoù] yàp à(plaloi,vTcti ts olî xvarleis xai

yaXwcn to [^ev^epov èv (TyyjyLcni Toiÿ^e, warls^ avaSé^aa-Oat to

1 2 xXva-pLa. ^vkvol Sk xcà eîs [S-epf/oi^ vScop êyxaôtleiv] * xa) yàp tovto '

'srpaùvsi zàs bSvvas * xoù to7s ypi'afxaŒtv, cos [exsl eïprjTai ]

xoà TaXXa cbcrcwTCOs 'usoieïv. 5

]16 ijS' [kétios, 6 '). [Ilepi Xtdtcbcrifjs xbcrlscos.]


I

1 To:)? Sè Xi'dovs Tovs èv xvalei yevo{iévovs xarà dpx<^s fièv xsei-

pÔLcrOott ÙTie^dyeiv (poLppiàLXOïs * Ta Sè (pdppiaxci écrit 'UfpoLcri'ov ts

(TTrsppia, ,
xa\ linioyLOLpoiOpov p/?a, xa\ dpTspucria, xou dvôsfi'is v

evcoSrjSj xoù dpidpaxos, xoù dypcoc/hs, xoù ocrot 'zspoTSpov zapos tovs

ne permet pas à l’injection de pénétrer ; le malade sera donc placé sur


les genoux; dans cette position la vessie s’éloigne de l’intestin, qui, par
1 ^uite , se relâche , de sorte que le liquide entre facilement. Il faut sou-
2
vent prescrire des bains de siège d’eau chaude, car ces bains calment
les douleurs ,
employer les onctions comme il a été dit , et agir, du reste

conformément aux instructions précédemment données.

12. DES PIERRES DE LA VESSIE.

1 Quand il s’est formé des pierres dans la vessie, on essayera dès ,


le dé-

but de ,
les expulser par des remèdes ; tels sont : la graine de marrube
la racine àe, fenouil de cheval, l’armoise, la camomille odorante, l’origa-

num maru , le chiendent en un mot toutes , ,


les substances indiquées plus

1 . Sè aî B LP. — 2 . TO dvctêé^. ex conj. dedi; charta enim glutine ob-


Ma ; TO êvTsp (puis le sigle de ot>. Un ver ducta est. Ma; dans A on lit éxst sïp
a rongé une partie du p) [lac. 8-iol.]; distinctement; rj est à moitié caché, tck
S dvaêé^. A; to évtepov dvaSé^. OMV; est en transp. — Ch. i 2 ,
tit. Ilepi

évTepov dvaSé^. BP sans lac. Voy. Aët. dicoarjs x^alews ex em,; Ai6iù5vtcùv [XiBcov
— 3. eis. . . Tiai Ma; eis S-eppov v'êco (en tc5v conj. Ma) èv xvalei vTiaywyrf A dans
transp.) [lac. 5-6 1.] Oi^etv (à moitié le texte ,
Ma et les autres mss. en titre.

rongé) une partie du B-


Kcti A. On voit IIco? y^pn Q-epaTTeveiv Xididiaav xû(/hv A
\
de S-sppôv en dehors du papier; il n’y marge. —8 9 - . edooSvs n dvdepïs v

|!
a plus que la moitié de l’w de vS. eîs Sns (ces deux derniers mots sont effacés)
\
Q-eppov üScûp '
. . xaî L M O V; e/V 3-. üêu^p A; j’ai suivi la leçon que Ma approuve,
|.
xoLt ydp sans lac. BP. Voy. Aët. — 4. et que le copiste a méconnue, sans doute

i
'ufapaSvsc Ma; cependant A a 'srpavvei par suite d’une première erreur de trans-
j,
comme les copies. — Ib. éxeï eîprjTai cription.

4
V
50 RUFUS D’ÉPHESE.
Ms. 158 v°. Matth. 116-117-118.

ve(ppov 5 eïpVTai. Mi) |


Swap-évciov Sè ovpridrjvai, Té(xvsiv xdicoOev'

Kcà yàp Sn TOvniTTOLV psyd'koi ts xaï crlepsol èv Tfj xvalet XtÔoi

yi'yvovTOLi ,
vtto wv éXxovTat v xvœIis, xcà Svaovplai syovcri, (xd.-

Xiala fxèvy ei êpei'a-eictv sis tov ovprnrjpa. Èpsi'SovTOLS \ovv\ si S-é- 3

5 Xois Tspvetv, ditôôŒCti (xxÎXIcfxw * toTs aXkois dpxeï ^ dvacrsi-

aai vnliov, v énialpsyl^at svSa v evOcL' ovtcü yàp diroG-aXsuaeTOtt b

XtOos, Koù ovprfcrst b OLvOpconos. OpQioi Sè où 'Tsdvv Svvolvtoli oùpetvy 4

è'Ill(^pd(J(JOV'tOS TOV \lBoV TOV OVpVTVpOL- ^id TS OÙV Tïiv oSvvïiv zué- 5

Isiv I
Ta oLïSo'ïa dvoLyxd^ovrou , xcà dpa ti TspoGœ(ps'koùpsvoi ùt:o tov ii 8

Jü TOiovTOV' ol yàp TSopoi OLTiOKksiovTou TOV oùprjTrjpos , èvTSivopévov

TOV xavXov, ÉTrei Sè sXxovvTac zroXXoïs olI xvaleis vtïo TpayvTïjTOs 6

haut (ch. 3, p. 25) à propos des reins. Quand on ne réussit pas à faire ainsi 2

rendre les calculs, il faut recourir à l’incision du périnée; car, en géné-

ral, il se forme alors dans la vessie des pierres volumineuses et dures qu^

y causent des ulcérations amènent la dysurie surtout si les pierres sont


, ,

enclavées dans l’urètre. Si l’on ne veut pas recourir à l’incision pour 3


les pierres engagées dans l’urètre, on doit les repousser avec la sonde;
quant aux autres calculs (c’est-à-dire ceux qui ne sont pas engagés dans
V urètre), il suffit de soulever par des secousses ou de retourner de côté
et d’autre le malade couché sur le dos; car, de celte façon, la pierre

s’éloigne de l’orifice, et on peut uriner. Quand on se tient droit, il est 4


impossible d’uriner, attendu que la pierre obstrue i’entrée du canal. La 5

douleur force les calculeux à presser le pénis ,


manœuvre qui les soulage ;

car la tension du pénis ferme le canal de l’urètre [et empêche les pierres

de s’y engager]. Chez beaucoup de malades, la vessie s’ulcère à cause 6

1. è^ovpv 6 rjvou conj. Ma. Voy. Aët. — Kai codd. Ma. — 6. ovtcûs A; oütci) cet.

3 . ènï (Sv P. — Ib. éXHoÜTOii ex em. ;


codd. et Ma sans avertir. — Ib. dirotra-
éXKoT TS î7 Ma conj.; èXKvast ri codd. XavariTcu ABLMP; diroaaXevcTei ts ou
— Ib. êtjcrovpiav BP. — Ib. xaTé^ov- irreXevaeTai conj. Ma. — 7. epdioi Ma
aiv conj. Ma. — 4 Pour
. èpelaeiav et sans avert.; opdoî ABLMOP; SpQosY.
ÈpelSovTOLs Ma propose ehpvvcreiciv, ou — 8. èT!i(ppâ(j(jovTos ex em. Ma; èiu-
pvT^areiûLv, ou HaTeppviîcreiav et ÈpeiSov- (ppâaovT. codd. — 0- om. BP. —
Tss. — Ib. Êpe/<5 oi;Te5 BLPV. — Ib. 10. Tschpoi changé en Tsopoi A. — Ib.
[ovv] ex em.; om. codd. — 5. toÎs êè xXeiovTai Ma; ànoxXeiovTai A et les co-
aXXoïs. . . r} conj. D; tovs Sè aXXovs .. pies. — 11. GoXXove BP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, 12 . 51
Ms. 159 r°. Matth. 118-119,

KOI iieyédovs 'twv XiOciOv, v(pou{xd ts ovpov(7i, Kcà 'zirvcoSv ,


Kcà vtï 6-

fxv^oty Kai oSvvcovTai ovtoi 'Tff'kéov tmv aXkcov, xcà ovpovvTSç, nai pun

7 ovpovvies. ()(T0i5 Se Ta [xèv ëXxrj ovttgo yéyovsv, oi Sè Xl9ot ëveio-iv,

Sia,(pOLvri xoà Xeirlà xcà hScLicoSni oùpovaiy xcà yl^otpifxiot avro7$ v(pi-

3 crlarai èv tw oupc*), Kcà bSvvou oupovvTas xctT^[aXa.pLG<xvovcriv. Hapov- 5

Tù)V ys] OÙV TWV <7ï]fJ.StMV TMV dpY]p.évOÔV, SlOLyiVCOO-KSlV Tnv XiÔiœo-av

g
[xvaliv ë^ealiv ]. — |
TpoTro? Sè jijs (jlvXojoscüs toi 6(7[^' ayvpiOLTi'-

70LS Tovj avdpcûTTOV vTvIiov, xdfÂTrl £iv yisv Tovs


( ‘ZffoSots xsXsveiv œs pci-

Xic/la, [oLXXrjXwv Ss Siaalri^cTas ottcüs âv xoà Soxf} dppo^siv, Ka0s7-

vou Tfjç àpidlepois \j(£ipoç tovs So]x1vXgvs '^pocrcoTOLTco Tov àpyov 10

des aspérités et de la grosseur de la pierre ; aussi rendent- ils des urines

sanguinolentes, purulentes ou muqueuses; ils souffrent plus que les

7 autres ,
qu’ils urinent ou qu’ils n’urinent pas. Quand il n’y a pas en-
core d’ulcères, mais seulement des pierres ,
on rend des urines trans-

parentes, ténues, aqueuses, et dans le liquide il se forme un dépôt de

8 graviers ;
des douleurs accompagnent l’émission de l’urine. Quand donc
les signes qui viennent d’être énumérés existent, on peut reconnaître la

9 présence de la pierre dans la vessie. — Voici la manière de sonder :

après avoir couché le malade sur le dos, lui faire fléchir les jambes
le plus possible , et les écarter de la manière qui paraîtra convenable ;

enfoncer les doigts de la main gauche le plus loin qu’on peut dans le

3 . Ôaois ^e] Etws SiayivcloGHeiv èy^oZarjs XiBovs. — 7-8. toio? âvBpcc-


hdiaatv èv hugIsi A marge. — Ib. oC'tw TTov Ma; Toio? [lac. 10-12 L] vBpwxov
B. — 5 . oijpovvra. BLP. — 5-6 . w«t. .. (il n’y a plus que l’esprit et f accent de
oZv Ma (qui conj. xcné^ovm) «ara ;
[lac. a) Toioaêe... tov âvBp. LM (qui a hA<-
1 2-1 4 1.] £ ovv A; HaTOcXapëdivoviTiv... t£ vctvTss à la marge) OV; toi6$ Sè tov
ovv BOP ;
xaTaXap.ë<x ts ovv L ;
xa- âvBp. (sans lac.) BP. Voy. Aët. — 8-9. fxa-

TaXûtp T£ ovv MV. Voy, notes. — 6. Ai(r 7 a[lac. 10-12 bjcra? AMa; pahala...
eipvpévœv (lac.) pvpévwv èiay. O. — 6-7. oxcos BLMOPV. — Ib. xcl'i om. BP. —
Xidiœcrav . . puis le titre Xeip. x.t.X. Ma ;
9-10. xaBiévai Ma sans avertir; xaBeï-
hQiœaav [lac.
.

10-12 L], puis Xeipovp- vai codd. — 10. dpicrlepas [lac. 9-10 L]
yia XiBov A; XidiôScroiv puis Xeip. x.t.X. xTv)^ov$ A Ma; il ne reste plus mainte-
(
en titre
)
sans signe de lac. BLMPV ;
nant qu’un débris de l’a de êaxTvXovs
hdiœaav xZa'hv O. Voy. notes. A la dans A; âpialepas tovs êaxTvXovs
marge de A on lit : Xeipovpyia. cet. codd.

4.
52 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 159 r*. Matth. 119-120.

£7:enoL toÎ? \Sclktv\ois ^ri]'ka(pav Tnv Kvcrhvy aXkov Si iivct 'nsa.pe-

alrjxoTOL 'sué^stv [to ^Tpov, sœs ai^] èvTv^yjs tm 'zswpcp. ÀpxeT Ss 10

xa\ evoL xaBiévai Sdx'zvXov, si îajpS? ts eyureipos eïrjs Ta ToiavTo,


SlOL)(^£lpl'l£tVy xcà ScLXTv'kOVS ZSp0^riX£lÇ êyOlS , xoù 'USOuSlOV p.rjXo'ÏOy

5 xa\ b Xi'dos [xrj 'ssoXv ti p.£t%cov tov pi£Tpi'ov £ir]. Apxe7 Sè xcà avTov II

y£ T fi S£^ia 'SSl£(7CLl TO ^TpOV, Xcà So^st dvOyXo'ï£pOV TOVTOy xat 120


I

TCü voa-oCvTty xcà t<w y.r)Xovyiévco. Act€6{X£vov Sè y^prj tov Xi'ôov xaOéX- 12

x£iv £Îs TOV ovpvTrjpOLy Xd) OTdv èvTOLvOd v'xi^ ,


TQT£ Sïj (xàXXov èyô-

fJL£VOV, 0)5 jW)) £X(pVyO)V o'iyy]TCXl y


T£[ÀV£IV TOpLrjv èiriXOLpCTlOV XdTd
10 TOV Tsepivéov xoù y £Î pièv TSpôy£ip05 £tri y
Trj Xa^fi tov ptay^oLipiov

éx^dXXsiVy Tff£ni£crpL£VQv Sè Trj Xotêfj Tpacytict t£ xcà xafXTTvXtj

dxpoVy CV5 av {xdXi&lct c7vp.(p£poi tw spyco' e/ Sè ^r) y


tw opydivco tÇ
Tffpbs TOi TOldVTd £^£VpVpL£VCf) ypCOfX£V05. T£(JLVO)V Sè y fÀt} £711 fX£7^0V 13

rectum explorer; la vessie avec ces doigts, tandis qu’un aide presse le bas-
ventre jusqu’à ce que vous arriviez sur la pierre. Il suffira d’introduire un 10

doigt dans le rectum ,


si le médecin a l’habitude de cette manœuvre , si

ses doigts sont longs, s’il a affaire à un enfant, enfin si la pierre n’est pas

d’un volume extraordinaire. Le médecin peut lui-même comprimer le II

bas-ventre avec la main droite; cela sera moins gênant pour le malade et

pour l’opérateur. Après avoir saisi la pierre , l’avoir poussée à l’orifice 1

de f urètre où on la maintient ferme afin qu’elle ne s’échappe pas, on


pratique au périnée une incision transversale; si la pierre est à portée,

on f enlève avec manche d’un machaire; mais il faut, pour la pousser,


le

que ce manche soit muni d’aspérités et que l’extrémité en soit recourbée ,

de la façon qui convient le mieux à l’opération ; si elle n’est pas à portée

on â recours à finstrument inventé pour cette circonstance. Ne faites 13

1. toTs [. ..] )^a(pàv Ma (qui conj. Ma. — Ib. èvoyX. LM Ma O. Dans A la

Aa0âv) ;
^oïç [lac. 8-i o 1
.]
Aa(^âv A (il ne première lettre est rongée par les vers ;

reste plus qu’un débris du A) ;


tovs Sock- on peut hésiter entre à ou è. D’après les
TvÀovs i[/r]A. cet. codd. — 2. TSié^eiv débris , je crois qu’il y a a. 8. to'v om. —
[lac. 8-10 1
.] èwiy^. A Ma cet. codd. —
P. Ib. TOTS ex em.; xai Torecodd. Ma.
Dans A on voit, avant èv'vûy^. les débris — Ib. BL P. — 1 0, 'zsepivalov A. —
d’une lettre, peut-être d’un v final. Voy. Ib. etv ex em.; ^ codd. Ma. — 1 1. 'zse-

Aët. — Ib. évTv^^s ex em.; èinvyoïs Tiizapivov conj . Ma D ;


'sssTyoïrjp.évov AM ;

ABLM Ma PV; èv tovtois O. — 4 . 'îffeTToir} ixévov cet. codd. — 12. <TV(i(pépec


wai^/a BMOP V. — 6. tiàv èo^yj conj. BLP. — i 3 p. 53 ,
i. 1. Tépve BLP.
MALADIES DES REINS ET DE LA VeSSIE, i3. 53
Ms. 159 V». Matth. 120-121-122.

jéyLveiv' kivSvvqç yàp, xa\ OLv^rjç xvcriecos Tpœa-at o zsolv^os

14-15 (jlSlXXgv (pvXaKTSov. Sè to[à^v, cüs Ta sfxpLOTa^ lacj.Oou, — Kvtï)

[laèj;] (7a(p£(7l arv Sidyvcocyis xcà S-epaTre/oL tmv év Kvalsi XiOœv, Kcà

oi ye 'zsoXXo) ovtco 'uroiovvTss sTïnvyyjxvovcjiv.

121 ly' (cf. kérios, iV is'). |


ïlcôpof kùo-Isms.

1 Xpjj SèovSsrds ^tIov èyvcoKévm Ka\ ottcos oi '!Sœpoi ctvviœIolvtcu* 5

Kcà yàp 'ffpos T^v é^rjs Sianav crv(xÇ>ép£iy xai ns p.cSo)v tÎjv 7Spo-

(pCLcnv Tris voaov 'usoXXà è^svpyjast KwXvp.aLTOL ms p-vt^ots Kcà vcrls-

2 pov XiOtotaoLi Tïjv kvœIiv, I;£aî^i7 pèv ovv 'urpo(pa(7is ,


xoà et to vScop
iXvv ëypt • dvdyKY] yàp v(picr1ctp£vyiv T'àv îXvv èv Trj Kvcrlei 'üsujyvv-
122
3 dSai' Kcà dpxsï TOVTOis rjÛoCvTas to vScop tsi'vsiv . — F£î;oii^to Sè âv 10
59 V» TSMpOl Kcà dlTO OtXXcOV vSaTCüV KoSapMV I
psv Koà dvVTTOuloLTMVy

pas l’ouverture trop grande, car vous courriez le danger de blesser la


vessie elle-même ;
or c’est ce, qu’il faut éviter par-dessus tout. Quant à

14 l’incision on doit la traiter comme les plaies qu’on panse avec la char-

I
15 pie. — Telle est la meilleure manière de reconnaître et de traiter les
pierres dans la vessie; la plupart des médecins réussissent en suivant

cette méthode.

l3. PJERRES MOLLES DE LA VESSIE.

1 II n’est pas moins important de savoir comment les pierres molles se


forment dans la vessie ; car cette connaissance est nécessaire pour régler le
I

régime consécutif; celui qui sait quelle cause engendre la maladie trou-
2 vera beaucoup de moyens d’en empêcher la production. Une cause im-
portante est l’eau qui contient du limon car ;
le limon se dépose dans la

vessie et s’y concrète nécessairement; il suffit, dans ce cas, de boire de


3 l’eau filtrée. — Les pierres molles peuvent être produites aussi par d’au-

,
très eaux qui sont limpides, sans dépôt, mais plus froides et plus dures

2. fiovrjv codd.; TOfxyjv conj. Ma. — A marge ;


dans le texte on lit le titre que
Ib. £fx(xoTa îaaQcu e conj.; è'fxfxova TtfjLa- j’ai adopté. — 9. ù'Arjv (fcii) BLP. — Ib.

rrdai codd.; é(i(iova rï^^sXsTcjdai conj. Ma. éyoi ou iyri conj. Ma; êyei codd. —
— 3 . ex em.; om. codd. Ma. — Ib. è<pial. BLP. — 10. ^o\i^ovç LP. —
Ch. 1 3 ,
tit. IIws êiayivuiaxeiv toù$ Ib. révotvTO ^è] IIep< 'tsœpcov xvcrleœs A
èv xvc'lei 'Tsœpovç, xai tsSç ^epaneveiv texte en titre.
54 '
RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 159 V». Matth. 122.

^pGTépcov Sè Kcà (TK\vpOTép\oôv TOU KOLipov * TOLVTa ovv yijs à7T>/]-

9r]pt-ct vyovp.ai ^poyporépas elvou tol '5ro[AAà Sià éfX(xvTov 'îffS7rsipa]pLs-

vos. To^s T£ ovpois XsttIoTs koÙ ùoapécjiv où\(7iv eVi toU tsoliœ) fzaXXoi^] 4

V dvSpctŒiv rj vocros ylyvsTou' TffoXXotyri [<5'è eîxoTœs tsIvovœi^ \pv-

5 ypOTSpov V S(j1s Ti\yi\ £7Tf (xeT^ov ï]v^tj[x[svcp SvvolœOou ctppLo^eiv,

To7s\ye [jl^v OLTrénloi? cbpLÔJV àvaSocreis êrr) Kvcrhv [yiyvovTcu y


ai, et

fx/) Si]ovpo7vTo paSi'cüs, TSrfyvvvTai. Hp0(7[crvvepye7 Sè xa) b ovpr{\Tr)p 5

aisvos ù)v * ov yâp SéysTai TSaaav Ttjv v7r6(Tla[(7iv . — Ta (lèv Tex\- 6

qu’il ne convient; je crois, pour 1 avoir observé par moi-même, que ces
eaux sourdent le plus souvent d’une terre froide. La pierre est plus fré- 4
quente avec des urines ténues, aqueuses, et, par conséquent, chez les en-

fants que chez les adultes; car, ainsi qu’il est naturel, les enfants boivent
de l’eau plus froide que ne sauraient la supporter les individus plus avan-
cés en âge; en conséquence, chez les individus qui digèrent mal, il,

s’opère, vers la vessie, des transports de matières crues qui se con-


crètent, si elles ne peuvent s’échapper fapilement avec les urines. Le 5
canal de l’urètre, à cause de son peu de largeur, vient encore en aide : en
effet, sa capacité ne lui permet pas d’admettre tout le dépôt. — Telles 6

1-2. (TTiX-npoTép 0î7,aaMa; anX-rj- éniov peî^ov inv^cLpévov te (7e B) pr\v


porépwv Tov K. [pœv est lisible en de- àTiénlois sans lac. BP. —
6-7. xvcrhv
hors du papier et le reste est en transp.) ovpoîvTo Ma; xvgIiv yiyv (en
[lac. i5-i3 1.] Orjpa AB LM P; (thX. transp. [lac. 8-9 1 .] ovpoîvTo A] xiio-liv

<yov. . . dvpa V ;
tov à. . . 6r^pLa O. — yivwvTOLi ovp. BL AIOP V. — 7. ovpoÏTo
2-3. TSoX pévos Ala; TSoXXà (AAà en MOP. — 7. Tspos Ttjp Ma;
transp. [lac. ii-i3 1.] pévos A et cet. Tspoctvvspyeï [lac. 6-8 1 .] rrjp A. crvv

codd. Dans A, après -©GAAd, il


y a les est très-lisible à côté du papier collé;

débris informes d’une lettre. — 3 . Sé le reste est en transp.; zjpoavvepyeï..


Ma sans avert.; Aa re comme les autres ovprjTijp cet. codd. ;
ovpr? devait se

mss. — 3-4. ov V Ma; ovai (ai en trouver sur une petite languette à la
transp.) [lac. lo-i 2 1.] i? A et cet. codd. marge de fond. — 8 et p. 55 , 1 . 1.

— 4-6 . TSoXXa^rf... ^ vToa'la <p' S)v Siè. S-eppÔTrjTa


ènï fieïlov rjôçrjp repelv ocTreirVotis TS'ijyvvTcii ô Xidos êv xvalei... prf a
Ma; TSoXXa^rj êè eî [Sè sî en transp.) TOV Ma; vt:6(t'J cKxiv [aiv et le reste en
[lac. 10-11 1.] 'l'üX.P* ^ Tl è-nï peï^ov transp.) ; Ovp-nTixà è(p’ wv Sià Q-epa.

nv^npévco [évù) en transp.) [lac. lo-i 1 1.] Tffrjy. 6 X. èv Kvalti Ta pèv Texprf-
TE priv aTténIoii A; TSoXXa^rj Sè... •^vyp. pia A et cet. codd. OvprjTixà èni œv
V «o<t7é Tl [tis 0) éraov pst^ov vv^nps- . . . xialsi litre marg. déplacé dans A
v(X)v . . . TÊ (yE L) pr\v ànéTilois LMO V; doit être reporté entre oalpdxoïç et

TSoXX. (5ê vJ/ü^^poTaTor [-epov B) IIoTE ,


p. 55 ,
1 . 5.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i3. 55
: Ms. 159 V®. Matth. 122-123-124.

I
123 jui7'[p<]a TOL» Tvv \pu^porépav xv(tJiv \iOovs Tpé(p£iv To\iavTa êaliv’
sUoS fJLW Kcà ÙTtO B-eppiOV TtVOS ^rjpCLvSnVOLl 'SfOTS VTTOCrldOptYJV év

xvalei, Scrvrep xoà oïvov Tpvyoty xcà dXXrjv Tivà iXi/v e^co' dXXot

êy&) TSxpLripia, ovk syco sItts'Ïv TfjsSe tïj$ voa-ov, et p.r) dpct tÎjv ypotàv

7 Tûjv zswpi^iwv ' sïxoLcrIai yàp œir'lïjp-évois ocrlpoLKOiS, ïlori oûv 5

(7vp.(pép£i Toh ’^^vypo'vépois ovprjTixo7$ ypria-Oou, xctOdcTrep (ts-

!
Xi'vœ , :coà aixvco , xoà volkIvOov (77rép{xotTi ,
xoù tÔ) àG'Tzctpdyœ

xa) T<p Tov Xevxoiov, xai xpôxov icCiç pi\cas y xoù icovias toTs Ç>vX-

124 Xotfy épLeiv Ts dno Ssi'ttvqv (Tvvsyfis, xcà p.r)Skv 'ssvpwSss 'crpoo’lcpe-

psdOat, O fxéXXsi Triv xvc/liv B-sppLaivsiv Si'anav Sè t^v àXXrjv àiro- 10

— Ônov
!

'

8 vcüTspoLv é^evpi'crxsiv. Sè to y^jvypov xpars't, ovpVTixo7$ (lèv

to7s S-eppoTépois yprJadoLiy ÔTTOÎ’a êaliv rj 7 S Ipts, xoà to aWiomxov


^

sont les preuves qu’une vessie froide engendre la pierre; il est vraisem-

blable aussi que, par suite d’une certaine chaleur, il se forme dans la

vessie un dépôt qui se dessèche , ainsi que cela s’observe, à l’extérieur,

pour la lie de vin ou pour d’autres limons; toutefois, je ne puis don-


ner d’autres signes de cette maladie que la couleur des concrétions;
7 elles ressemblent, en effet, à des vases de terre cuite. On peut donc
employer, dans certains cas, les diurétiques froids, par exemple le cé-

leri, les concombres, la semence de jacinthe, l’asperge, la semence


de giroflée, la racine de safran, les feuilles de violette; on vomira fré-

quemment après les repas; on ne mangera rien d’écbauffant qui puisse


enflammer la vessie ;
du reste ,
le médecin cherchera un régime peu
8 fatigant. — Quand c’est le froid qui l’emporte, on doit recourir aux
diurétiques chauds, tels que l’iris, le cumin d’Ethiopie, le fruit du
1-2. TO avro èaliv einos « Quatuor hæc Ma; T^ pi^ri —
conj. E. 10. o péXXsi E
«vocabula partim ex conjectura dedi» ex em.; & péXXsi codd.; o péXXoi, ou œ
Ma ;
mais A porte Toiaura non to avTO
et péXXotsv conj. Ma. — 11. Dans A Ottoo
et il n’y a que l’i de ToiavTa qui soit un Sè TO yj/v^pov xpare7 vient immédiate-
peu effacé; ravra êcrliv einos BLMO ment après è^evphKstv, avant les mots
PV. — 2. fiév Ala; prfv A et cet. codd. OvpvTtnà B-eppâ v(p’ (eÇ»’ conj. Ma) mv Stà
— Ib. S-epfjtoTÉpoo O. — 3 . [<5 é] ex em. ;
\pv$iv 'zsvyvvTou ô Xidos ,
qui étaient prim.
om. codd. Ma. — •
5Ma . co'a'lïj(ievois un titre marginal lequel déplacé dans
codd. —
, ,

sans avert.; ônlinyL. A et cet. A (mais non dans les copies), coupe par
7. ùolk'ivBcù b. — àa'napâyov B LP.
Ib. conséquent en deux la phrase Onov Sè to
— 8. XevKoiov (TTrsppaTi conj. Ma. — ^vy^pov Kpoireï, ovpmtnolç ^ ainsi que Ma
Ib. raïs pilous ex em. ; Tfjs pi^vs codd. et l’a aussi remarqué. Voy. p. 44 ,
ch. 10.
50 RÜFtiS D’ÉPHÈSE.
Ms. 160 r°. Mattli. 124-125.

XVfXlVOV, KCÙ TtJS j3cLX(jdfXOV b KOLpllOS, Kcà TO XlVvdfLœfÀOV, xai V

xacra-l'oL, Kcà to aKopov, xcù to (àïjov’ aTreypias Sk xoti 'ssXrjo-fxovàs

(psvysiv * vSaToi re 'usrjyaîici. xcà KOLSoLpà éxXéyeaOat , oïvovs xtp-

povs KOÙ eVoSpiOVS’ TCcXctlTrCOpS^V Sè TÔJ 7 c6 \pOLTl 'UrpodvpOTaTOL, xcà


( 125

5 Xov'^£G-Sau fxèv airavicos y^ptecrOcti Sè ‘Zir]vxv<x, xcti tsots xcà ‘zspoç 'ssvp i 60
,

aldvTa [Tpi^ea-doLi. ÙaavTCos xcà ai] ^vy^poXovcjicti (jvp.(^épovcri , 3-sp- 9

(J.a} pè 'nscLV'ïémcLGi xdxialcti. Tvv] Sè yaalépOL év 'zsdcri fxèv to7ç 10

xaTa [xv(t1iv p.r) xive7v, p.dXicr1a, ^è] èv to7s 'usoLpovaiv ei yâp ravT^
vTT^ioi stt} zfoXv, dXfXvpcoTepafj t£ âv al ovpricysis xal p.zio\Jsyiyvoivio.

10 — [ToiaOra pèv oùv stt] T:nv]XtSiÔja-av xvaliv 'nrpayp.aTSvréov, xai 11

Tiva [rœv 'cspos XiQiwvia? vs(Ç>povs] eiprjpiévcov.

baumier, la cannelle ,
la fausse cannelle ,
le faux acore et le cislre ; évi-

ter les réplétions et les crudités , boire des eaux de sources pures ,
des
vins paillets et odoriférants; exercer le corps avec ardeur; se baigner

rarement, faire des onctions fréquentes et se frictionner de temps en


temps devant le feu. De même les bains froids réussissent, les chauds 9
sont très-mauvais. Dans toutes les maladies de la vessie, surtout lorsqu’il 10

y a des calculs, il ne faut pas relâcher le ventre; car,


s’il
y a une évacua-
tion abondante de ce côté, les urines deviennent plus salées et moins
abondantes. — Voilà ce qu’il convient de faire contre les calculs de la ves- 1

sie on recourra aussi à quelques-uns des moyens dont


; il a été parlé
pour les calculs des reins (chap. 3, p. 2 5).

1. TOU |3aA(T. BP. — 5. Xov 9. ü7r. .


. yé Ma; Ott/ (/ est en transp. sur
TsvKvd Ma (qui conj. Xovtxaadai -cruxva) ;
la marge externe recollée aussi) [lac.
Aou [lac. i4-i6 1.] Sè TSVKvâ [Sé en 9-1 1
1.]
ùnepai t£ [sic en transp. Ma n’a

transp.) A (avant <5è il


y a les débris de vu que la moitié du t en dehors du pa-
l’abréviation crôa<
) ;
Aoy êè 'usvKvci pier et il en a fait un 7. Il
y a, avant
LMOV; XovTpoïs )(^prjcr9ai. . . Sè 'tsvKvtx 6), les débris du p) A et cet. codd.; P a
BP. Voy. notes. — G. alàvta \j/v- £7r< pour vTii. — 9-10. ylyvoivTO
X,po^. Ma; alâvTa [lac. i4-i5 1.] Kai AiQiüaav Ma; yiyvotvro [lac. 9-10 l.]i
al (ces deux mots en transp.) y}yvx^p. A Trjv (i TYjv en transp. et avant ï les dé-
et cet. codd. — C-7. S-eppai... êé Ma; bris d’ÈTT. en ligat.) hd. A; ylyvono
.'à-eppai [lac. ii-i3. 1.] cr7<x; Trfv (a7ai «ai Tnv codd. — lo-ii. «a/ riva
Tïjv en transp.) êé A et cet. codd. — 8. eipvpévœv Ma; «a/ Tiva [lac. 8-9 1.] v£-
Jiavà év TOfs Ma; xarà [lac. 9-1 1 1.] Opovs elpvp- (une partie de l’y et le o-de
paha'la <5è (ces deux mots en transp.) veÇipovs sont en dehors du papier; il n’y
év -cols A et cet. codd.; B et M ,
om. U . a que les débris du y) A et cet. codd.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i4. 57
Ms. 160 r». Matth. 125-126.

(kérios Ilept ^p(AJpiœ(TrJ5 Kvcrlecûs.

1
Toiyapovv Kcà ypcüptôjo-ai xva-lsis S(p9t]a-av * [a-rjpLOLivsi] p.ev to7s

T£ ovpois Tpaysias xcà 'usnvpwSsts CttoctI olosis ëypvdi^ xoù to7s

2 xvy](7yLo7s ^ov t£ èiuyadlplov ,


xcà Toy VTpov. Upoïova-a, r? vaaos
xcù é\xo7 Ti)y xvciUvy xcà bSvvôi TsXéov, Sale xcà Ta twv ekxwv

126
o’yi^s^peuo’af âv sîxotcoç. TovTOts fxèv ar](xai'vsi to vocrrjpict’
|
xaOi- 5

crlapiévovs Sè sis S-spaTTSi'av avTOv^ yiyvœaxstv [xèv œs ovx sg9i


4 'TSOLVTfi ido-ipLOv •
'TSsipS.a-Qou ^s 6 [àù)S Ta ^yfaTcè 'aaprjyope7(T6ou, Tôîy

fièv SctxvovTOüv , xcà lovs yvfJLOvs ^pipLVTSpovs xcà àXfxcoSsal épovs àiïo-

SeixvvvTcov xeXsveiv âTrsyscrÔcu' 'zspo(7(pépeiv Se otvovs p.èv yXvxs7s

1 4 . SUR LA PSORIASE DE LA VESSIE.

1 Or donc on a vu aussi la vessie attaquée de psoriase; cette maladie se


révèle par des urines chargées de dépôts hérissés et furfuracés par des dé-
,

2 mangeaisons à l’épigastre et au has-ventre. Quand la maladie fait des pro-


grès, la vessie s’ulcère, les douleurs sont plus grandes; de telle sorte que
les signes que présentent les ulcères se rencontreront naturellement
3 aussi dans cette maladie. Tels sont les symptômes par lesquels se ré-
vèle la psoriase ; quant à ce qui regarde le traitement ,
on doit savoir que
cette maladie ne peut pas être guérie entièrement; toutefois on essayera
4 les moyens qui peuvent la diminuer. C’est ainsi qu’on proscrira les
substances mordicantes et celles qui rendent les humeurs plus âcres et
plus salées, tandis qu’on ordonnera du vin d’un goût sucré, du lait, du

Ch. i4 , tit. Après etpTjjx. (p. 56,1. 1


1)
SiayivcocTxetv yl/coptâcrtv Trjs xvalscos xai
A porte en titre dans le texte : Ilspt ^-eparceveiv . — i . SÇidrjaav pév Ma ;

^'copidûavs x'ualeœsj — puis, après une SÇiOricjav [av marge ext.


en transp. à la

lac. de 7-8 1. on lit <ÿpas Trjs xvfj'Iecos ar]paivei (en transparent; une partie
(copas Trjs en transp. Ma n’a que xv- de £i est en dehors du papier; crrjpaivs-
alecos] Toiyapovv. Évidem. wpas rfjs Tat conj. E.) pév A et cet. codd. — 2.

xvolecos sont les débris d’un second TSVTivcôSesBl?. — 4. àjTS Ma; îO(T7e codd.
litre, dont les copies n’ont pas tenu — 5. cjtjpaivetv conj. E. — 5-6. xadt-
compte. Peut-être faut-il lire f|To< 'tsspi aidpevovs ex em. E; xadialapévois AL
^côpas Trfs xva'lecos. A la marge, on voit M Ma O V ; xaBialâpevos BP. — 8. d}~
en transp. le titre suivant ; Ilàîÿ y^pi^ pvpco^. conj. Ma.
58
'

RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 160 V». Matth. 126-127-128.

xoà ydXct, xa\ opviOos, v êpi'(pov, v dpvbsy xcà to twv (poi-

vUoôv à7r6Ëpeyp.a, xoù ospu'SaXiVy xoà àp.v\iov, xa.) po(prffxoLTOLy xoà

€Tvrj y
xcà îyOCs d.TTctkoG'ctpxovs , é(pOovs (Jvp.'iïOLV'zaLs ,
xcà XcLyjxvœv

ocroL Tas p.ev oCprfasis VTrdysi, Scixvsi Sh rixicrlci,, oiov cil a(py\ivovs

5 T£ é<^0ovs, xa\ xprjBp. 0L, xcà /Ltajpa^pa, xcà hmoaeXivoL , xcà olcttiol- 127

pdyovs, xoà a-txvovs , xa) ocra aXXa* SsT yàp rots ovprjTtxoîs diro-
xaOatpeiv t^v xvc/Uv, âXXa TffpaoTSpov xivSvvos y dp éXxÔjaai to7s
iayvpoTépois, b TSavTos êah xdxtov, AyaBd ovv ovprjTixd xa) oi 5

xapxtvot ,
xa) al TSivvai, xa) al 'koiïdSsSy xa) tov èyivoxj y\ crdp^,
160 V
10 xa) TOV yepcraiov, xa) tov B-aXaacri'ov, xa) oî TéTliyss. |
Ovx dvdp- 6

fxoorlov ovSè (dovxépa é(pB\d fÀSTa p.éXiTOS po(pav * xa) yàp] tovto 128
[

S rj^eis dpL^Xvvsi y xa) si ên) xv[cr'ltv èxTpd'jzoïTO ,


TSpâ\6Tspov Ta7s \J/cü-

pais éal), xa) v TpaydxavBa \ravTo tsoisX' yaipovcn xcà fivpTOov

bouillon de volaille de chevreau ou d’agneau, une macération de dattes


,

de la fleur de farine, de l’amidon, des bouillies, des purées, tous les

poissons à chair molle mais bouillis et parmi les légumes verts ceux qui
, , ,
,

poussent aux urines et qui n’irritent pas; par exemple la carotte cuite, le

fenouil de mer, le fenouil, le maceron, les asperges, les concombres


et autres plantes semblables ; car il faut purger la vessie avec les diuré-
tiques, mais doucement y aurait danger d’ulcérer avec
; il des diurétiques
trop forts ; or rien n’est plus mauvais. Les diurétiques convenables sont :

les crabes, les jambonneaux, les patelles, la chair de hérisson de terre 5


et de mer, et les cigales. On ne doit pas repousser non plus l’usage du 6
fenugrec cuit avec du miel; il émousse l’irritation, et, s’il se rend à la

vessie, il adoucit la psoriase; la gomme adragant produit le même effet;

3. ëTvnv B. — 5. è<pOovs — (sic) Aët.; TOVTOV codd. Ma. — 12 . è-nt xv



xprjôfza (jidpada A.— Ib. hizocré- [lac. i4-i5 1.] ÔTspov A Ma; èitir]

hvov D. — ’j. éXjivaat B LP. — lO- OTspov M (?)


P ;
èiti xvaliv oTcpov
1 . dpfiocr'Jév (sic) B LP. — xovxépa 1 . O; èiu X TSpov L; Dietz n’a pas
B LM. — Ib. é(pd . . TOVTov Ma; indiqué ici les variantes de V è-rl


;

£<^9 (il n’y a plus que l’accent de à) X ÔTepov B. Voy. Aètius. 1 - 1 3.


[lac. i4-i5 1.] TOVTO A; é(pdà x^vpais BL M P. — l3. Tpayâxavda'
TovTov LMOV ; é(p6à tovtov sans la- [lac. 12 - 1 4 1.1 ««< pvpTcov A Ma et cet.
cune B P. Voy. Aêt. — Ib. tovto ex codd.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i5. 59
Ms. 160 V». Matth. 128.

dnôêpsyfxa 'ssivovTSs (xsTà oïv\ov, v furf^cov xvScovi'œv à]7roêpey|Lta, xa)

6)(^vïjSf Kcà dXkv? Tivbs oTtwpoLi \cr%(ÇQVG‘r)s* d)(peket yàp] xvr)(7p.ovs.

7 Tavia fièv oùv [tw 'zsddet ^aprjyopixct’ Se'ï svyypiOTOLTOv tous

SiatTOUs àno(poLtveiv, xoà [yvpivd^ovTas crvfjt]fji£Tpcüs xat TSvpiwvTOis,


Koà èpeîv àvoL y^povov KeXev\ovTcts , xou\ bppois xoLTOLx'kv^ovTas ' el p.v 5

yàp ovTco 'nraprjyoprjŒSTou y


âXXoïs ovx ecrhv,

te' (Aérios kS'). IlapdXviTis xvalecos.

1 É7re< Sè xcà TSOLpoLkveTai v xvalis y Soxeu (xoi y^prjvai xolI TijaSs Tifs

on se trouve également bien d’une infusion de baies de myrte avec du


vin , ou de coings ,
ou de poires ,
ou de tout autre fruit astringent : cela

7 est bon pour les démangeaisons. Ceci n’est qu’un palliatif pour la ma-
ladie; mais il faut, par le régime, donner de très-bonnes humeurs au
malade en l’exerçant modérément, en faisant des fomentations, en pro-
voquant le vomissement de temps en temps, et en donnant des lave-
ments avec du petit-lait : car, si ce traitement ne procure pas de soula-
gement , il ne faut pas en attendre d’un autre.

l5. PARALYSIE DE LA VESSIE.

1 Comme la vessie est quelquefois paralysée, il m’a semblé bon de

1. xai 'TsivovTSs BP. —


Ib. oiv [lac. ex em.; svepuTarov codd. Voy. notes.
10-12 1 .] Tiôëpey. A Ma; oivov... dxo- —4 - xat [. . .ypérpù)$ Ma; xat yv (très-

€pey. codd.; d est s. d. une conj. des distinct. et, après yv, les débris d’un
copistes, car on ne peut supposer ici p) [lac. 8-9 1 .] pérpccs A; xat yap
l’existence d’une languette à la marge pérpus [péccos BP) cet. codd. Voy. Aët.
de fond. Voy. Aët. — 2. o)(^vnv AMa; l. l. 28-24. — 5. xsXaij [lac. 5-6 1 .]

o^vtjs cet. codd. — Ib. oTrèpas (après dpoTs AMa (qui conj. dppoTi?); xeXevov-
ce mot, débris qui paraissent être une Tas xai ôpoïs [opovs P) cet. codd. —
partie de la lig. cl) [lac. 10-12 1.] xvrt Ib. xaTaxXv^ovTas ex em.; xaTaxXv^ovTa
cpoijs AMa et cet. codd. [xpriOpovs P). codd. Ma. — 6 . dXXcos LP. — Ch. 1 5 ,

Voy. Aët. — 3 . tû5 evepùJTcnov Ma ;


tit. Tlôûs y^pii S’taytvoôcxetv 'SSapdXvctv
TW (puis débris de w et de q. q. autres xvc'lectjs xat Q-spa'nevetv A marge; dans
lettr. indéterm.) [lac. 9-10 1
.]
evep. A; le texte le titre que j’ai adopté. — 7.
T(^ -®... evep. codd. — Ib. svx^vpoTocTov èêoxet conj. Ma.
60 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 100 V». Matth. 128-129-130,

voaov s^evps7v iivct laaiv. UoLpaXvsTOU Sè aXXoTS fièv àxpc^Twv


ovTCOv, aXXoTe [^è] bcr(pvo$ * yvvauà Se Koà vcrlepcjv vevap)Cù)pLSvcov ’


drap oùv Kcà olÙtï) p.6vr) 'csapOLkveTou. JlcLŒypvcn Se tciSs to ovpov 3

to7s p.èv ov SvvoLTOLi 'ZSpoywpe7v, el p.r) KoBeTripoL êvei'tjs * to7s Se 'uspo-

5 xwpe7 fjièv, dXkà dvou'a-OriTOv • xclI toÎ? {lev dOpovv èKKpiveicti 'Sfpoï-

Sofjtevois ovSév' to7s Sè de) ald^ei' xai aîSo7ct (xèv ovx èvTsi'veTai

diïô'ïïoiios Sè ovx Er Sè XeirlvvovTai éiri- 4

ydcrlpiov, xcà da-Cpùv, xa) i(TXioL, xcà a-xeXrj' bSvvijv p.èv xœrd xv-
ahv ovx èxovcriv’ ^Tpov Sè, xoà xevsœvcts , xoù ve(ppov$ dXyovŒiv,
10 oh ye Sn Ta oSpa ovx êdéXei v7rox<j^^ps7v, èite) to7s aA|Xoi 5 ‘zsdvia 130

[ra^Ta] dvtxi'a-drjTd èaltv. Ta pièv zsoiQrjp.oiTOL ^otdSe * B-epomeioL Sè 'ssovoi 5

’iœv xdiw 'üsXeiovs ,


x(à Tpéxovri, xoù TSpos ^d aip.d zsopevop.évCf) , xoù

rechercher quelque moyen de guérison contre cette maladie. La vessie se 2

paralyse par suite d’affaiblissement soit des hanches soit des lombes , , , et,

chez les femmes, par suite d’engourdissement de la matrice; cependant


elle se paralyse aussi primitivement. Les malades présentent les s}*mp- 3
tomes suivants : chez les uns l’urine ne peut s’échapper sans l’intromis-
sion du cathéter; chez d’autres elle coule, mais sans que les malades
le sentent; tantôt elle se précipite tout d’un coup sans qu’on le prévoie;

tantôt elle coule continuellement goutte à goutte; le pénis n’entre pas

en érection; les déjections alvines sont involontaires. Avec le temps, le 4


ventre, les lombes, la région des hanches et les jambes maigrissent; il

n’y a point de douleurs à la vessie mais au bas-ventre aux flancs et aux , ,

reins, quand il
y a rétention d’urine; chez les autres toutes les parties

sont insensibles. Telles sont les manifestations de cette maladie; voici la 5


thérapeutique ;
exercer beaucoup les parties inférieures, courir, gravir

2, aXXoxe [^è] 6 (yÇ> 6 os ex em. Ma; <^A- P; ddpéai (àOpocos en marge) B. — 5-


A 3 t£ ôaÇivos codd. — • Ib. yvvai^i conj. 6. 'cspoy\aQr]pévois conj. Ma. — 6. ovk
MaD. — Ib. valepov P; ùtylépov B. om. B. — 7-8. èTiiydal piov AMa; êirl

— Ib. Dans A vevapxwpévwv est récrit yaalpl codd. Les copistes n’ont pas fait

par la première main sur un mot com- attention au sigle, cependant évident,
plètement illisible. — 3 . «a< om. P. de ov et à l’accent placé sur — d. 9.
Ib. avTr?— B. 4. KaQsalripct A; xadsTt}- xsveôSves B. — Ib. veÇ>povs conj. Ma;
p/aBLP. — Ib. èveîns ex em.; èvdelr]s ve<ppoi codd. — 10. ett/ BL — P. 11,
codd. — 4-5 . Tspoyoùpeïv B LP. — 5 . [xaCiTa] ex em.; om. codd. Ma. — Ib.

àOpôav et on Ht en interligne idpovv Sé om. BLP.


MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i5. 61
Ms. 164 r®. Matth. 130-147-148.

dvoLTpi^ovTi yXoviovs, Kcà KOI XaTTOLpas, Kai Siœ aviov, xoù

Sià dXXcûV ctyLSivov Sèy si xoà to ypla-pLa aïï] a-iKVOûviov ts sXaiov,

KOI ïpivov, Kcà Sd(pvivovy xcà xoLcrïopiov puyévTos' 'ZSpoa-co(p£Xs'i Sè

164 r® xai vhpw perà 6 ^ov$ avarpl^eiv |


\^èp£payé(jQcti ts toi)? tSttovs Stà

147 7Xeo;d/i^]|oL» (xvpov, xou xdy^pvï p.Z'và xïjpcoTijs [oio-VTrrip^s 'srpavveiv]. 5

6 Kao-7 opioi^ £15 TS Ta aXXa vo[crr](xoLTa, t^? xvcrlaœs al 'zzrpoo'(p/poiTo]

148 pai'lcOy Kcà ap(pOLV£]^(7lépav 'nfa,pa[)(^£i œÇiaXaioLv tô5 xdpLvovTi, cüo*]ts

[xa}] 'usivaiv tiv\ dpxaïvy xat al 'sfpoxavcocTOts [r-nv yctc/lépci, to

aviapQv sTrjsfTa tovtco xXvlots, xcà al Sid tov ovp)jTiji[po 5 êviai'ns,

les montagnes se frictionner soi-même ou se


,
faire frictionner les fesses

le bas-ventre, les flancs; il est bon de faire ces frictions avec quelque
corps gras ,
par exemple l’buile de Sicyone ,
d’iris ,
de laurier en y mê- ,

lant du castoréum ; les frictions avec de la soude brute et du vinaigre sont


également convenables; on fera des embrocations locales avec de l’huile
parfumée au vin doux ,
et on adoucira avec de l’armarinte combinée au
0 cérat de suint. Le castoréum, employé dans les autres maladies de la
vessie, procure aussi un soulagement considérable et manifeste; il suflit
qu’on le prenne en boisson ou qu’on l’administre en lavement après avoir
,

évacué les intestins, ou enfin qu’on l’injecte par l’urètre dans la vessie.

1. Xditapov B LP. — 4 - 5 . dvaTpiSeiv texte. — 6-7. à'AAa vo (xei^co Ma;


(lac. 18-20I.] ov (ivpov A cet. codd. Ma. aAAa vo [lac. 1 8-20 1 .] to (isilœ (on voit
Après dvoiTpiêeiv [Seiv est à moitié effacé seulem. les débris de to et de (lei) A;
dans A) fol. 1 60 v°, ima pag. viennent : aAAa vo . .
.
fxsi^œ cet. codd. — 7. Après
fol. 161, qui commence par ...Xès ev- è^Çfavsa'lépav une lacune marquée par
piaxsTai (voy. plus loin, p. 67, 1. 2); dans O. — 7-8. 'tsapé ts -cr/-

un fol. blanc; fol. 1 62, qui comm. ...^w- veiv Ma; 'zsapé [lac. 16-18 1 .] ts kolî

pos, xoLÏ ô dno Trjs xpdpSris (voy. p. 72 xat très -lis.) Tsiveiv A et cet. codd.

, [

I. 2); fol. i 63 qui comm.


,
...tov KatTrjs Voy. notes. 8-9. TspoKSvuaaç [lac.
îpièos (voy. p. 76, 1. 1
1) ;
enfin f. i 64 ,
17-19 1 .] siT(t toûtoô a Ma; Tspoxsvw-
ov pijpov, qui est la suite de 160 v°, ce coLç... énsna cet. codd. —9 et p. 62,
dont Ma ne s’est pas aperçu. Voy. not. 1, 1. ovpr]Trj dXXoïs Ma; ovprjTtj

— 5-6 . xvpœTÎjs V à'AAo xa- [lac. i 4-i 5 1


.]
Sè Toïs âXXots (il n’y a
alôpiov Ma; xvpoûTrjs v [lac. i 5 -i 6 1 .] que les débris du t de toÎs, et avant,
AAAo (titre) Kao-7 dpioi; A et cet. ceux de A; ovprjTrjpos... to7$ dXXoïs

codd. (LMOP ont aalopiov). Ce que codd.; pos a1 ai (


1 . 11) et èXXe-
Ma a pris pour une lac. après dXXo n’est ëop. fiéX, (p. 62 1 .
2 )
se trouvaient sur
que le trait qui sépare le titre du un lambeau de la marge de fond.
62 nUFUS D’ÉPHÉSE.
Ms. 164 T\ Matth. 148-149.

Xpv toT?] âXXoïç HXv(7(Jio7s to 7$ i(7)(v pore pois xpt][a9ai • roiavra 7

<5'i] ?iXvcr{ÀCCT(x sait aïKvwvicts re OLTroêpsypict Kcà £XXe[Éopoü p.sXct-

yàp t^v
'
vos'\, Kcà psXavOiov, uct) KSVTavpi'ov •crpo? aïcrôriaiv crv[i-

(pépei. TclÙtol Ss sÎs \isv tïjv sSpav èvisToti ,


tov Sè ovpr^Trjpos ctTre- 8

5 yeiv *
éXKwaoLi yâp mvSvvos. As7 Sè xcà afi é(pSri pvTivri zsvkvol 9

KOLTOLTlXd'Tl SIV TO T£ ^TpOV Xoà Tïjv Oa(pVV SV KVkXùJ , KCÙ 'ÏW VcLtïvX

avvsyjûs B-sppLottvstv, ncà sv S-aXût(7(Tï7 ksXsvsiv vrfysaOctt, Kcà sv

3-spfxo 7s vSaa-i ,
Jtoà to avpLTtoLv SKizvpiav, Ka\ ‘TSo^ip.ct 7SpO(j(pspsiv,

ap.a fjièv S-sp(JL 0ti'vov 7a, âp-a Sè stt) Kvaliv psTTOVTOL, œairsp 70 v ts

10 âyvov TOV KOLpTTov, Kccï TsscLva.KOs Trjs vpaxXsi'cts Tïjv pt^av, xat prfov

I
pi^OLV, Kcà KVpiVOV aWlOTllKOV, Kcà SpTZvXXoV CrTTSppOL, KOU oiiljiv- 149

Ol'ov Kopvv psjà votpSov KsXTixijs. Ayaôo) Sè Kcà spSTOi to (pXsypa 10

On peut user de liquides à injections plus forts ,


je veux parler des décoc- 7

lions de coloquinte, d’ellébore noir, de nigelle, de centaurée; ces subs-


tances conviennent en effet pour rétablir la sensibilité. On peut les donner 8
en lavement, mais on doit s’abstenir de les injecter dans l’urètre, il

y aurait danger de produire des ulcérations. On mettra fréquemment 9


des cataplasmes de résine cuite dont on enveloppera le bas-ventre et les
lombes; on réchauffera continuellement avec de la moutarde; on fera
nager dans la mer et dans de l’eau chaude; en général on pratiquera des
fomentations; on donnera en boisson des substances qui réchauffent et
qui en même temps ont de la tendance à se porter vers la vessie; par
exemple le fruit de gattilier, la racine d’opopanax, la racine de cistre,

le cumin d’Ethiopie, la graine de serpolet, les feuilles d’absinthe avec du


nard celtique. Les vomissements sont également bons, attendu qu’ils 10

1-2. Xpi7 [lac. 8-9 1 .] «AvcrpaTa A Ma; O; êu-nvpiSv BLP. —


Ib. «opta BP. —
^(^prjadai xXvap. cet. codd. — 2. 9. Q-eppctivovTd] Le p de Q-eppalvovra,
T£ om. BLP. — 2-3. èXXe xai Ma; le 7T de xapxàv, le 6 de aîQioizixôv, le v de
éXXeSàpov péXavos xai cet. codd.; èXXe . . vdpSov sont cachés par le papier collé
vos (et les débris de l’a) xaiA. — 3 . xaï à la marge de fond. — 10. to (ncéppa.
pâXiala Q-iorj ! BL P. — 5 Les copies et
. primitiv. O ,
au lieu de toi; xapnov. —
Ma ont eXuvacti. Dans A
y avait éXxci)-
il Ib. pi^a A. — 10-11. xaï prjov pl^av
(Tai, la moitié de l’w est enlevé maint. om. L. — 12. vdpSov Ma et les copies;
' par un ver; èXHcjcrai conj. Ma. — 8. dans A un ver a enlevé le S. — Ib. xat
ovpTzav (TWfjta conj. Ma. — Ib. êxTTvpiov om. BLP — Ib. (pXéypa] aïpa O.
MALADIES DES REINS ET DE LA VESSIE, i5. 63
Ms. 164 r“. Matth. 149-150.

1 1 v'jTe^clyovTes ,
koÙ ol éXke^opiGyLOi, EttÎ Sk 'tous ToioLvrais Ksvcoarsa-i

B-a-^ioLS [xvXov '7s\p[oaci\Xsi(peiv tw VTpc*), nai rfi oa-(puï, Koù (xd-

Xicrla î(7Xvou'vr}Tou ,
Ka) fiSTà KnipoûTïis 'Sjpavveev rd ù^y)KÔ'TOL^ xoù

12 pLaXoLypLOLTOt sTTtTiôsvou evœSr). Ta? Sk àppœ&lovs xvg-Isis, xoù prj Sv-

vapévcLS 10 oûpov stt) isXéov xoLiéyeiv, ioLcrOou xcà yvpvdlovia, xoà 5


10
dvoLipî^oviot, ojcTTsp év ip 'ZffotpaXvcjsi ei'prjiai • Ta Sè ovpYjitxd pr)

150 'nspoo‘\(pépsiVy èiTiOepaicov Sk iôôv aviœv issipdcjQou ^


kou Siatiris

irjs dXXïjs [3-ep](aoT£pa? •


tô» ydp S-eppô) tsclviol êyxpOLii] yivsiai

Sè ypvxpoi^ [aK]poLiéa1 0L 10 V ifi xvalei.

1 1 évacuent le phlegme ;
il en est de même de l’elléborisme. Après ces éva-
cuations on enduira l’hypogastre et les lombes de suc de tbapsie, surtout
si ces parties sont amaigries ;
on rendra aussi les parties gonflées moins
12 douloureuses avec du cérat, et on mettra des malagmes odorants. Quand
la vessie est malade et ne peut pas retenir pendant longtemps les urines
on prescrira pour traitement la gymnastique ,
les frictions comme il a été

dit à propos de la paralysie ;


on évite les diurétiques ; on essayera les

mêmes topiques; quant à l’ensemble du régime, il doit être chaud, car


tout se fortifie par le chaud, et le froid rend la vessie très-faible.

1 . vTie^d-yovTss Ma et les copies ;


mais reste de Svvapévas que Svva dans A ;
le

dans A yov a été mangé par les vers; reste a été rongé par un ver à la marge
peut-être yov est-il une conject. des de fond; Ma a suppléé sans en avertir;
copistes et de Ma. — Ib. xai e’AAeé’op. les copies ont SvvapLévas. — 5 . to en
Ma; xai oî e’AAeê. codd. — Ib. èé om. partie rongé par les vers.— 6 . é’or dans
BP. 2. XsiÇieiv Ma (qui dvoLTpl^ovTa, suppléé par Ma, est en
conjecture ènaXei^pziv ou 'zspoGS'xaXei- transp. — y. 'zsp de 'zspoG(pépsiv en
Çieiv) Q-a\J/ia$
; X, iz
transp. et le sigle transp. A.—8 . aAAco? Ma; a.XXy]ç codd.
de dv en dehors du papier) tt (il n’y a y compris — A. Ib. aAAw? po'vépaç
que les débris)
p [lac. 2 1.] dXeiÇieiv (il n’y Ma âXXr)ç ^epporépaç 3-ep en transp.)

; (

a que les débris de l’d) A; j^üAoi; 'zsccpa- A et cet. codd. comme Ma fa conj.
Xei(p£iv cet. codd. sans doute par con- 9. -^vxpbv pctréalarov Ma; ipv^pov
jecture. — 3. îaxp^ivs’To.i Ma cet. codd.; dxpaTécrl. dxp. en transp. A et cet.
'KyyjDOLi . lorai A r? en transp. ) . — Ib. oîèi- codd.; Ma
(

conject. aussi dxp.


)

— Ib. xv~
HÔrct A. — (

4 pocXdy
. . ara A (a avant t en <r 7 et] Après ce mot, qui se trouve au
transp.) ;
paAayparaMa et cet. codd. — bas du fol. 164 r°, le livre est marqué
Ib. Tàs Ilepl tov py) Svvoifxévov xaré- comme fini dans A, et au v“ vient le
yeiv To oZpov A marge. — 4 - 5 . Il ne traité suivant : Tov avxov x. r. A.
C4 RIJFUS D’EPHÈSE.
Ms. lG4v». Matth. 151-152.

IITOY AYTOY [POY$OY] m


nEPi

[
2 ATYPIA 2 M 0 Y KAI TONOPPOIAS.

PtLvOpùmoç Ti$ ^ 70 clîSoÏov êTrdXXsTO [ 1

]
ehat 70 (7 vu\Ëa 7vov' Sa-irep pè )ta\ 152

]
XoLfÀËdvsi )csfkrj 7 S xa) j3 Xé(p\apa, xoù y/î-

pctç, xcà TSoSaÇy xcà Sax 7 vXovs, IloXXà?] [ikv xoà Tspoayopevaeis 2

è^evpi(TKOv\cn . .0 ]
ex 7 œv 70 iov 7 Wv sae-

aSou. Ka/ 701 (idXXov sîxos sait [. .tto). .et, . . .<Tt]]p.av 7 i- 3

DU MÊME REFUS.
SDK

LE SATYRIASIS ET SUR LA GONORRHÉE.

H y avait un homme dont îe pénis était pris de palpitation ; 1

cela semblait être le même phénomène que


celui qui arrive quelquefois aux lèvres, aux paupières, aux mains, aux
pieds et aux doigts. Les médecins ont trouvé qu’on peut 2
tirer beaucoup de signes pronostics de ce qui arrive dans ce phénomène.
11 est probable que la palpitation a une valeur séméiologique 3

Tit. Toy avTov 'tffept & Ma (qui accent aigu réunis), puis [lac. 18-20 1.]

conjecture Ilepi i^poèiaicov. hvOpoùnàs Àa(x€dvei A. — 3 -4 .

Tis œ K. T. A.) ;
Toy avTov Hepi ccnv- fièv XOU Ma; x,^t^rj ts (sic) xa<
piâcrpov ri (lis. xai) yovoppoias (o-ary- jSAé^apa xai [apa xat en transp.), 3 -
pict(7[xov ri
y O en transp.), 6-8 lettres il- 4 lettres illisibles, puis [lac. 16-17
lisibles, puis [lac. 10-1 2 1
.]
(5 A. — 1-2. A. Voy. notes.—4 . 'zspoayop. ex em.;
ETiaAeTo (sic A; ero est à moitié rongé), Tspoaayop. AMa. — 5 . e’^eyp/o-xoy. . .

9-10 lettres illisibles, puis [lac. i4- ex TÔjy Ma; è|eyp/crxoycr<..o. (crn.o. en
16 1
.]
elvai AMa. — 2-3. dîxrnsp transp.) [lac. 12-16 1
.]
èx rcSv A. —
Xa(i€âvei Ma; wcrTrep êè xat
(
5 è xal en 6. eîxos èali fioLvuxôv Ma; eixos
transp.) 6-8 lettres illisibles (on voit èa1t ( . 7TW. . . et peut-être ei, en transp.)
clans l’intervalle un esprit rude et un [lac. 8-iol.] (xavTtxôv A.
Dü SATVRIASIS ET DE LA GONORRHÉE. 65
Ms. 164 V». Matth. 152-153.

Kov èv TOUS 'nsXv^y^ovoLÏs ytvoyievov , v ots ->^v[y£i'r] to crôofjia' ë}iXv^(Tiv

Ttjs xaTa (pvŒiv Siolttvotjs ^rjXoi, 66sv sikot^cos xoù, twv yuacLv-
yàp
BpcS\7TCt)v xoà TWV TSctpoLTrXvyixwVy Koà TWV pteXayyoXixwv TSpovyeî-

4 \tou. iiV J'i] TOUS b^écTi TSvpeToU xoà b tov VTïoyovSpiov TSctXfxbs TffOtpOL-

xpovar[Tixbv], xcà b twv fxvwv, xa) b twv vevpwv * ov y^p-nalov Sk 5

crrjfX£7ov ovSè al6p.aypv 'sséXX£(7Qai ^ vcrlépav' Tayù yàp éni

fjL£v TW alofxàyw êxXvovTOu xoà àcrwvTou \rsa]jB£i Tivt dpprjTw* èTTi

153 Sè Trj valéptx to7s vcrl£pixo7s âXi'cTxovTOti * S£ivbv Sè xoà xapSioLv


I

X,wp\s Tïjs oîx£i'as xivvja‘£ws àv£v (p6\^ov\, xcà èx7icXrl^£ws , xcà bp-

yrjs tsclXX£o-6ou ,
xcà Tas àpTr]pias TffaXpLW crvpLixiyrj tov crCpvyfibv lo

5 Tsapéy£iv • xa\ yàp TavTa xaxov ti Sy]Xo7, IIep< ptèv Sà twv TSaX-

plus grande, quand elle survlenl dans l’état de plénitude, que lorsque le

corps s’est refroidi ;


elle indique, en effet, un affaiblissement de la perspi-
ration normale; il est donc naturel quelle précède la misanthropie, la

4 paraplégie, la mélancolie. Dans les fièvres aiguës, la palpitation, soit de


riiypocondre, soit des muscles, soit des nerfs, présage du délire; ce n’est
pas non plus un signe favorable que l’orifice de l’estomac ou l’utérus
soient pris de palpitation; en effet, quand c’est l’orifice de l’estomac,
les malades sont sujets à des défaillances, à des angoisses inexprimables;
quand c’est l’utérus, les femmes sont tourmentées par des accès d’hys-
térie; il est également funeste que le cœur, en dehors de son mouve-
ment naturel, soit pris de palpitation, sans qu’il y ait eu crainte, frayeur
subite" ou colère, et que la palpitation se mêle au pouls pour les artères;

5 car ces phénomènes indiquent quelque chose de mauvais. Du reste ,


je dé-

1 . CIV Ma ; t [yetv t en on voit manif. les débris de ovèé. — 7.


transp.) puis [lac. 8-9 1
.]
ci y A. — 2-3. acov'iai. . . . 6ei Ma qui conj. : àcouvicti
£i«oT xai Ma; eixorcos xai (&.'s xa/? ou dTœvTcti èv 'aâQsi\ dans A dcovrou
en transp.), puis 6-8 lettres illisibles, 'zsciOei; mais -cra' est à moitié elfacé.

puis au ,
commencement de la lig. suiv., 9. Dans <p 6 ëov, é’ou est enlevé par un
'zsoùv très-lis. puis xa; A. —3 4 -
. 'spori- ver. — ex em. cvppiyel
10. cvpptyrj ;

ysi Ma; 'zspoinyeita.i. Éy èè loïs


Toïs A Ma. — Dans 11. moitié 'üsapéyziv la
(ra; èv èé est un peu elfacé, mais lis.) du rongé;
'CS est en de même du il est t
A. —4 - 5 'Tsapanpove . xa/ Ma; ^a- de —
TÔiy. 66, 11 et p. 1. 1. 'csaXpôSv

paxpovc'hxov xa/ (T;xo'y un peu effacé, d...cœs Ma qui conj. dxavra. On lit zsciX-
mais lisible) A. — 6. 'tsdXXecdai pœv ctTra.Tîüy ottw? dans ,A; il reste une
yaVépay Ma; dans A, après xsàXXsaBrti^ trace de face, et de l’esprit de o.
m KUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 104 V*. Matth. 153-154.

fÀù)v à\i:dvicov 6]7Tôüs ts yiyvovmi , Kcà ola 'srpourjyLOLivovŒiv éié-

pcoôi eipriasTou' to Ss alSo'tov èTidXXsTO ptèv tÔ) OLvQpWTZw (Tvvsyws,

Ka\ cr(p[6^por (laXicrla] t£ 6 'isaXixbs Trjs a1s(pd[vvs, oirep èaTi [to]

fjLvwSsG'1 arov tov xavXov * 'csotpsi'TTsro Sè xdi 'zsovos dp.a T<p 'sroLXp.œ •

5 êvTSvdsv Sè Koà bp{irî zspo$ â.(ppo\Si'(7ioL crvvé^aivs, xoà tov aîSoiov 154

eviaaiç* xa\ Ô7r[oT£ £7r/]Te/t^o; to zsdQoç, c/lripLcnos ^v, wŒTrep

dvCf)\Sr{\K6TO?
'
[^ze]<^/<5'ot; Sè b 'csovoç xcà eîs to Crroa-lripLa, xoà tov

TSspiveov, [Hr] Sè avTW [XoTTJipà] dfjL(p6TSpa, xcà to ^.[(TysaOai, xcà 6

[to] OLTTsyea-dai twv pu'^ecov * to p.èv y dp àxoXoLcrl OTaTOv avTov aTre-

10 Setxvve, to Sè Ta$ é7rt 9 vpu'(x$ tov àxoXoLŒl oLiveiv i\ytipe,xa\ fxdXXov

crirai ailleurs toutes les espèces de palpitations leur origine , et leur signi-

fication par rapport au pronostic; quant à mon homme, son pénis était

pris d’un battement continuel et violent, qui était surtout prononcé à la

couronne du gland partie ,


la plus musculeuse de tout le membre viril ; la

palpitation était accompagnée de souffrances; il en résultait une excita-


tion aux plaisirs vénériens et l’érection du pénis ;
quand la maladie s’é-

tendait, elle envahissait le pénis ,


comme si cet organe se gonflait; la dou-
leur se répandait aussi jusqu’à la racine du pénis et au périnée. Il était 6

également pénible à cet individu de se livrer au coït et de s’en abstenir :

en effet, le coït le rendait très-licencieux, et l’abstention excitait en lui


des passions déshonnêtes, surtout si ,
de plus, [il gardait la continence?]

2. Dans siprjcrsTai ,
osTai est enlevé pour 2 lettres; les vers n’ont laissé
par un ver. Ma l’a restitué sans avertir. que b — Ib. aoV ... à(xÇ>. Ma qui conj.
— 3 . xaï G<p TS Ma; a<p 6 [lac. oè avTM XvTTnpd àpÇ>ÔTepa. On lit

6*7 1
.
par les vers] ri (sic) A. Il auTw A . TTrjpà dpÇ>. dans A. « de auTw
me semble voir, à la fin de la ligne ,
les est très-lisible; dans XvTirjpd le haut
débris de — a'ia. Ib. [to] ex em.; om. du A et l’ü ont disparu, 7rr?pd est très-

A Ma. — 4-. 'zsâdos Ma ; 'aôvos très- pâle; àp de àp0oT. est à moitié effacé;
dans
lisible — A. 6. évtaais ex em. ;
cependant Ma l’a lu; il a lu aussi ou
ivalaaisAMa. — Ib. ott Tzivoi t 6 deviné tôûv enlevé par les vers avant pl-
Ma; Ô7TOT [lac. 4b] lelvoi to A; d de |eû)y, 1 . 9. — 9. [rd] ex em.; om. AMa.
ôttôt est lisible, mais on ne voit que — Ib. àxoAacr 7 aTa tov A; Ma a corrigé
les débris du t, — 7, âv(t). . . hÔtos sans avertir. — 10. dveïpye conj. Ma.
êtêov Ma; dvœ ê [lac. 2 1
]
kÔjos S — 10 et p. 67, 1. 1. piXXov si (ïf A)
[lac. 1 b] eStSoD A; il ne reste que la Tspos TovTo . . pâ TCt pév Ma. pâ rà pév
jnoitié de l’e. — 8. 'zjeplveov. . . Sé Ma; (voy. p. 81, 1
.

. G) appartiennent au fol.
dans A, entre 'zsep. et 65 déplacé; entre
y a la place r°; ce fol. est
il i le fol.
DU SATYRIASIS ET DE LA GONORRHEE. 67

61
7
r».
Ms. IGl r». Matlh. 154-131-132.

e/ tïrpo 5 TOLÎTO \sti. . . ènr) • • •


— To Se cn:ép\ia tcjv

131 (TaTVpicovTMV xa) yovoppoovvTCüv |


sCpia-xerai. IIcîî? oùv
|

dnb Tù)v SiSv[pLCüv eh to olîSo'Ïov to ciTiépp.oL ep]yeT 0Lt ;


tovto ykp SoxeX

9 yioi xoà Tÿ> Hpo(pAw [aTTOp/aj; wapaja-p^^eTr. Èpi7ré(pvxev eh tov SiSv-

pov (^XeGiov fièv àTTO Tij$ [xoiXris, dpTr}]ptot Sè d'To Tyj$ tsolxsiols *
5

TotvTOL Sè diroa-xtf^GévTa xa) bXt[yov d7ro'\x^pvo‘a,vTa tïjs b(7(pvo$,

Stà TOV TffepiTOvoLi'ov xctTeicTiv eh tov SiSv\jiov • TjpiTOi; Se dyyehv


xoTkov, ovTe dpTïjpi'a, ovTe (pXsif/ * ovTe ydp (r(pv^ei, ovTe ëvatfxov

êa-ltv* duo TOV zsépctTOs dp^apievov tov StSvpiov xoà TSOLpeve\y(Qev^

132 bXov TO (xrjxos, xcà aipLwcrotv avTO fJ-éypt fJ.év tivos dveiai |
TSCLpèi 10

7 pendant un long temps — On constate que le sperme des personnes


8 affectées de satyriasis et de gonorrhée est abondant. Comment donc
le sperme arrive-t-il des testicules au pénis? car il me semble que c’est

9 là aussi ce qui embarrassait Héropbile. Une petite veine [veine sperma-

tique), partant de la veine creuse [veine cave), une artère [artère sper-
matique, voyez notes), partant de l’artère épaisse [aorte), s’implantent
sur le testicule; ces vaisseaux, après leur origine, et s’étant un peu
éloignés des lombes ,
descendent à travers le péritoine vers le testi-

cule; un troisième vaisseau creux [canaux déférents), qui n’est ni une


artère, ni une veine car ,
il ne bat pas et ne contient point de sang, com-
mence à l’extrémité du testicule ,
lui est accolé dans toute sa longueur

i64 et le fol. i65 on doit intercaler les [lac. 4-5 1. puis en transp. av 'sxapa]-

fol. i 6 i à i63. Voy. Introd. en tête du ay/ïv A — 5. «TTo rf/s... pia Ma; à-nb

vol. Les mots qui suivent 'apôs touto, Tfjs [lac. 3-4 1. puis en transp. dp-rn]-
et qui se trouvent au milieu de la dern. pia A. — 6 . oA/. .
.
ycüpvaavTot Ma; oA/-

ligne du fol i 64 ,
sont recouverts d’un [lac. 1-2 1 .
puis en transp. Tio\ycopv-
papier très-épais, à travers lequel je aawa A. — 7 . èibv pnov Ma (il

crois lire ht . . . èTti tw y^pôvcp. Entre ê^i conj. xphov) ;


èièv [lac. 1 1. puis en
et eW il
y a les débris de 3 ou 4 lettres, transp. T\phov A. —8 . re de oure de-
et, après ^povcp, ceux de pa ou de ^a. vant évaipov est derrière le papier collé.
Le fol. i 6 i commence par une lac. de Ma l’a restitué sans avertir. —9 . tsol-

6-7 lettres, puis on lit en transp. mais pevé (sic) oAov Ma; 'zsapeveydèv
avec beaucoup de peine, Jiai tô5v yo- dXov A ;
il ne reste plus que des débris
vopo^vTùov êayf/iXég. Voy. notes. — 3. de v£ ;
la syllabe ydév est aussi extrême-
êtêv. . .y^erai Ma; Siêii [lac. 5-6 1. puis ment pâle. Il en est de même des pre-
en transp. ^oToi» to cr-néppa spjy^STCit A. mières lettres des o lignes suiv. (p. 6 ^,
— 4 . Hpo(p/A(w. . . Ma; HpoO/Aco j. îo-p. 68,1. 10 ).

5 .
08 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 161 i\ Matlh. 132-133.

rïjv àp'TVpioLv X.CU i^v vTzep^àv Sè eh tov 'Gsepiveov ànoKap-


TrleTctt 'ufpos to virocrltipa 70v xavXov ,
Ka\ êfÂ(pvsTcii t<w ovptjTixM

Tsépci), xa[Ta a] xoà oi ^rapaal drat èp(pvovTai. Tovto Sri fxot Soxs7 lo

SiaxofJLi^stv dirb tôjv SiSvpLCov to (jTîépyLCL ,


xa) eivai cnrspixoLTixov *

5 xp£(ÀOL(j1ripoL Sè ov xa[Xor] àvop.d^ecrSat * ov yàp xpép.OLV7cti ol St'Svpoi

aÙTOv [ÀÔiXXév ['Sfsp] il éx Trjç (pXe^oSy [n] t>75 dpTripioLS' xai 'sfcos

avXXotpËdvei TavTOt tôj 'ssctpovTi [Xo]ycü •


xoà yàp ovvoLTiOTépLveTai

7W SiSvpLMy xal èali (T'TTao-p.wSéal oltov • [eav] ovv àp.eXrja-as ns êv

yeipovpyl(Xy (p6^M Trjs àno iwv (pXe^wv aïp.oppoLyl(xs a-Tpiy^ri xcù

10 TOVTOy xivSvvos (TiTOLaOévTa dnoXécrSat • Sale oùx dneoixos xa\ ra7s 133
I

évTcl(j£(ji TÔJv ctiSoiOûv (Tvvepyov eivai, xaï Tr)v 'ssXeialriv êyeiv eh


TO pLia-yecrdat Svvap.iv, eï ye prjv èv to7s Tffepi Ta d(ppoSio‘ia 'ssdOeaiv

en se courbant, remonte jusqu’à un certain point à côté de l’arlère et

de la veine; puis, passant par-dessus, il se tourne vers le périnée, du


côté de la racine du pénis, et s’implante sur le canal de Turètre, là où
s’attachent les paraslates {prostates). Aussi ce vaisseau jne paraît trans- 10
porter le sperme qui vient des testicules et être ,
un vaisseau spermatique ;

(mais il ne convient pas de l’appeler crémaster, car les testicules ne sont


pas suspendus à lui plus qu’à la veine ou à l’artère); il se rattache

donc, jusqu’à un certain point, au sujet qui nous occupe; en effet,

on le coupe en même temps que le testicule, et il est très-exposé au


spasme; si donc, pendant une opération, le chirurgien, dans la crainte
d’une hémorragie, lie ce vaisseau par défaut d’attention, il
y a dan-
ger que le malade ne meure au milieu des convulsions; aussi n’est-il

pas invraisemblable que ce vaisseau contribue à l’érection du pénis ,


et

qu’il joue un grand rôle dans l’acte de la copulation ,


puisque, dans les

sensations causées par les plaisirs de l’amour, il


y a quelque chose qui

3. 'jsàpci} xa[ ]
xal A Ma; dans A, om. A ;
Ma conj. xal. — 7 . TsapôvTi. . .yô5
la trace de lettres a presque disparu; Ma (qui conj. Spyay) je vois dans A les

;

il en est de même pour Xov du mot débris manifestes de Ad. 8 . Ma, qui
xaXôv (1. 5) et pour -crep avant ^ èx conj. èdv devant ovv (
1 . 8 ), n’a pas vu
(
1 . 6 ); il n’y a plus que la queue du p les traces de àv dans A. — 9 . Ma ne
dans 'crep. Ma ne s’est pas aperçu de sait s’il faut lire t<w ou tou, et il con-
l'existence de cette particule.— i. dito jecture Tris. Le ms. porte Tfjs. — Ib.
i'2v A; TÔ ^œv Ma sans avert. — Ib. to (j<piy^r) ex em.; atpl^ai A Ma. — 11 .

avant o-^répfza om. Ma. —6 . [jf] ex em.; ary^eTv Ma; éx,^iv A.


DU SATÏHIASIS ET DE LA GONORRHÉE. (î9
M». 161 V». Matth. 133-134.

1 1 î7 'sfoLpoLXvsTai Tl ^ cHiaLTOLi. To plv èiù Tovs TsapaaloLTOLs âyeiv Ta

TOtoLVTa, ov zsdvTYt (jvvztÔv’ T^xiala yàp vevevpcovTai âXXa Tffd)(ri


Tivd édit crapxwSïj Koù VTïoXevKOL' tw Sè Kcà âXkws tstolvikovs kiv-
^vvov$ èvSiSôvTi, xai [to] 'üsa.poLkuBvvai xoà duoLdOrivou crvyywpBÏv

12 fxdXXov £ 1 x 6 $. Ov (xr/v [oo^è] à(paipovpLCti ovoè t 6jv TffapoLdl oltcov to 5

dvvepyov eU tols pti^sis, dXXd ptoi Soxe7 ri fxèv àpyyi tov cnïépp.aLTOç

r) ysvvtjTixrj iv to7s opysdi ytyveaOou [o5î] èvsïvai eis to olîSo7ov *

I V». Tpo(p>7 (5'e Tis TW cnréppLCLTi olxeia tw èdyjxTws |


TSeiiéCpOou B-opixi) dnb
èxsivwv TriKoyiévr) dvpipLidysddai * ^[<o vyovp,ai\ KOLxe^va, TsXevTav
13 xaTOL â TSpwTOv êxÇ)vsTai to vTToalrjpia- \rov kolvXov\. tivi puxpd 10
134 (paLivsTOLi V zvpvywpioL TOV Xsyopiévov xpe^piaal^pos [oi]a Sovvou

11 tient de la paralysie ou du spasme. On ne comprend pas du tout com-


ment les parastales pourraient produire cet effet, car ces parties ne sont
en aucune façon nerveuses; elles sont, au contraire, d’une substance
épaisse, charnue, blanchâtre; il est bien plus convenable de faire dé-

pendre d’une partie qui peut, du reste, entraîner le tétanos, ces phéno-
12 mènes de paralysie ou de spasme. Je ne veux point priver les parastates

de tout concours dans la copulation toutefois ;


il me semble que le principe
générateur du sperme se trouve dans les (esticules, d’où il résulte que ce
liquide est lancé dans le pénis; mais je suis d’avis qu’une cerlaine nour-
riture, qui suinte des paraslates, et qui ,
vu son état parfait de coction,
convient très-bien au sperme ,
est mêlée à ce liquide; je pense, en con-
séquence, que ces parastates se terminent là où commence la racine du
13 pénis. Si on trouve que la capacité du vaisseau appelé [faussement] cré-

masler est bien petite pour fournir tant de sperme, on se rappellera qu’il

1. Tl om. Ma. — Ib. «Post [lév dele- [<ys — mot douteux] tis (1. 7-8)
«lum Forte excidit y dp aut
stt/. » , sont en partie recouverts par le papier
Ma ; mais eV/ n’est pas effacé. 2 veveij- — . collé. — 8. zsei:é<pdai ex em.; Tsexaiydai
puTou Ma. — 4 .
to ] ex em.; om. A Ma. A Ma. — 9. avp.pl(Tys(ydai S [lac. 5-6 1.]

— 5. « Credo scriptum
[

fuisse ovSé » Ma ;
Hdxziva A Ma ; après le <5 il me semble
A porte manif. ce mot. — 6. dp;^rf écrit voir les débris d’un o ou d’un v. — 10.
deux fois mais marqué
,
la seconde fois xn:6a1y]p.a [peut-être débris d’un <, puis
pour être effacé A. — 7. yiyvecrdai . . . lac. 5-6 1.]. El A Ma. — 11. xpepaalv-
êxsTvai Ma; ylyvecrdou [2-8 1.] èxeîvou pos a Couvai Ma; dans A os a dis-
A; Hat êv9ev èvieadai conj. E. Les mots paru et il
y a , de plus une lac. de 2-31.
,
70 RUFUS lyÉPHÈSE.
Ms. 161 V», Malth. 134-135.

TO(TOVTOv cnrépfiLa, èvOvfxeia-Ocü Kcà ^o èmo lôjv zsapacrl cltojv yovosi-

Sè$ crvfjLfxtyvvfjLsvov. MaXicrla, fjièv oùv 'sraôovTCov iS>v Si^vpLCov, Koà 14

TMv êvTsvOsv 'sreÇ^vKOTCov cnrepfÀOLTiKÔJv dyysi'œv, Ta vocrripLCLTCL yi-

yvoi'ïo âv, OdOVTTSp kcl\ KvpioJTspoL sis To epyov, Kcà STOipLOTepa œhol-

5 arOrjvoLL ts xcà 'SfapaXvSrjvoLi ' (rvyy^aXMTO Sè âv xcà iwv éTépwv Ta

alopLOLTCt, Sais powSéaIspct slvai, Kai Ta (àsv dirb rSv SiSvpLCov z:fXs[ov 1

fièv] aaTvpioLKa ' êpycoSéaIspov Ss îaOrjvoLi ?cai 'srapaXvOsvTa* ônoaa


yovv èx aaTvpKxafJLOv KCLTsaKr^-^sv sis Ta yovoppoïxà, îaBiivoLi Sè ovv

'uroLVTo.Tictaiv èpySSv '


tolvtol Sè âv xaï baCpvv, xcà î^volç, xa\ yXou-

10 Toj)? év tS '^[pocr^l^OLTOLXsTrlvvoLi '


SnrXovv Sè âv xaï âXXcos i35

etri TO yovoppoïxov xaï [yàp] sttÏ TffapaXvaei péoi âv to

aTTs'pfxa, xaï Trjç ^oprjç SiaXsTrlvvOsiarfs [î7 Siahriç TpoTTov

s’y mêle aussi un fluide séminal fourni par les parastates. C’est donc sur- 14

tout quand les testicules elles vaisseaux spermatiques qui en partent sont
affectés, que surviennent les maladies dont nous parlons, puisque ces
parties servent plus qu’aucune autre à la copulation, et qu’elles sont en
même temps plus qu’aucune autre disposées aux spasmes et à la paraly-

sie; il peut arriver aussi que les orifices des autres vaisseaux [artèi'es et

veines spermat.) se relâchent, en sorte qu’ils laissent plus facilement cou-


ler les fluides. C’est surtout des vaisseaux qui sortent du testicule que pro- 1

vient le satyriasis; mais il est plus difficile de guérir, s’il existe en même
temps de la paralysie; en conséquence, tout satyriasis qui se change en
gonorrhée est tout à fait difficile à guérir : cette gonorrhée fait, avec le
temps, maigrir les lomhes et les fesses; on pourrait, de plus, compter
deux espèces de gonorrhée : ou bien le sperme coule par suite de para-

lysie, ou bien la consistance de ce liquide est' diminuée par suite d’un

1. 70ÙV de 'zsapaal. et vo de yovosi- 8. vpi de craTvpiacrpov , aiv de -zsav^d-

Sés à moitié rongés dans A, ont été naaiv et èp de èpycSSrf (1. 9), po<r de
restitués par Ma. Il en est de même 'zspo(7 (1. 10), yâp avant èitl (1. 11),

pour de pour eîs rc 6 sont à moitié effacés dans A par suite


avant êpyov (i. 3 et :i), pour toov et é du mauvais état de la marge de fond.
de éTépcùv (1. 5 ), qui sont à peu près Ma n’a ni pocr, ni y dp. — 10. 'tsoioT xa-
efliicé.s par le mauvais état de la marge TaXex'lvvdfivou conj. Ma. — ii.etrj conj.;
de fond. — 6-7. -srAe. .. Tvpijcd Ma; eis A Ma. — 12. a-opüfs ex em. Ma;
TsXéov fl [a -3 1
.] Tvpihâ k aatvpiaxâ 3-cap77S A. — Ib. èiakex'lvvBeiavs

\

e conj. 11). là z^Xéova êpyœ- Siahrjs Ma; SiaXen'lvvdelaris ^ [1 ou 2 1 .

Séalspri Sè îm. 0 . vsapnt} conj. E. -


indéterm.] Stahrjs A.
DU SATYllIASIS ET DE LA GONORRHÉE. 71
Ms. ICI V®. Malth. 135-136.

Spi[jLVTép(x,s V KOLTOL'^/v')(opiévï]ç * To yoLp -^/v^pov ùSouTot [^Tl] jWa-

MoloL.

1 6 TaîJTOL fxèv odv Stâ to sÇ>s^rjs tou XoyoUy ncù 'ivoL tis to [ŒV(ji7rav'\

Tifep] Tcjv TffaOrifxciTœv ,


yéypoLÇoL' âveLpu Ss rjSr] Tffpos tov âv-

[dpCüTTOvl^, où ë(pï]V TO aîSo'lOV TsdXkscrQoU * TCOU TSpWTOV {lèv OVV TOV- 5

TCüv ^-spoiTTSias êpôj, aneiTOL Sè Koà twv àTVO(7K'^ixp.diTOôv aïs OTTOTapa.

âv KCLTOLGKri’^^y^ ,
OTTap OVV, si Kai Tt âXXo tov gw^ioltos èniGYlp.o)s

17 STtdXXsTO, GvvrjvsyKSv. AXXà av TffpWTOis tovto pLOi SoKsli kg) vvv

136 GVvoiGSiv, TsyLs'iv T'/jv (^Xs^oL ,


xdï Si'oLiTav Tt]v sÇ>s^vs Xsnlrjv TS KO.\
|

ctoivov SiaiTï]6r]vou ,
'ssX’nGyLOvoLS Sa TSapG(pvXd^aGOai , TSOLpaOsojprjGai 10

Sè àe) Kcà Ta? Tris yaGipbs ènnpiGSis si TSpos Ta sIgiovtg yiyvovTai,


Kcà KctQyjpou p.av fxrjSsTroTS ÎGyypœ (papiidKO) , to Sa stt) vfxépa ks-

18 vovv VGvy^rj toU SiaycoprjTucoïs, Api(/Jot Sè tsvtXov, xdï XdTTctOov,

xdï yLaXdyr] y
^où Tris Xivo^cogI iSos oXiyov 'srpbs tovtois yuGySpLsvov,

régime qui est par nature trop âcre eu trop froid; car rien ne rend plus
aqueux que le froid.

16 J’ai donc écrit cela en vue de la suite de mon discours, afin qu’on
connaisse ces maladies dans leur ensemble, et je reviens enfin à mon
homme, dont j’ai dit que le pénis était pris de palpitation; j’exposerai
d’abord la thérapeutique de cette affection [considérée en elle-même],
puis celle des malatlies, quelles qu’elles soient, en lesquelles elle peut
se transformer> ce qui sera également utile, s’il s’agit de quelque autre
17 partie prise de palpitation évidente. 11 me semble d’abord qu’il convient
d’ouvrir la veine et de prescrire ensuite une diète légère, avec absti-
nence de vin; il faut éviter les réplétions; veiller toujours à ce que
les évacuations intestinales soient en rapport avec la quantité des ali-

ments, n’employer jamais un purgatif violent, mais recourir journelle-


18 ment à des évacuants doux. Les meilleurs sont la bette, la patience, la

mauve, auxquels on mélange un peu de mercuriale, afin que ces méclica-

1 . ijScno7 [lac. 2-3 1.] iidXiala A Ma. marge de fond] ou ë<prjv A Ma qui
— 3-4. TO 'aepl Ma (qui conj. conj. dvQpcùTtov. — 11. eîaaiàvTa prim.
(Tvfmotv ) ;
dans A <7v[x. est encore assez A. La main ancienne a corrigé cette
visible à la marge de fond. — 4-5. faute. — Ib. ylyvoivTo M sans avertir ;

zfpos TOV dv [lac. 3-4 1. par usure de la ylyvovTat A.


72 RUFUS D’ÉPHÈSE.
Ms. 162 r“. Matth. 136-137.

ws âv 'üSoptiÀOûTepoL eïrj ,
xcà bpviOapiov HaTotppo(povfÀSvo$
162 r
Hat \B-aika.(TŒLOôv Koyy^apicjjv o] ^cofibs, Kcà b àTih tyjs xpdpË-ni. Oi5 19
I

KOLXiov Sk Koà vnoK\\'ül,eiv oLTtaky xXvcrfjLtxTi' tovs <^è] SpifxvTépovs

x'kvCTfXOVS fxdXXov TÔJV (pOLppiOLKCOV d[7TO(pvXoLXTéov •


ai Sè {À^eTplOl

5 Sictywpyjaeiç Tris yoLo-'lphs, oivsv tov a-vpi(pép£iv Tsdcrri [tî? voctco, xoà

TOL xarja b<r(pvv è7tiKOv(pil,ovaiVy œv Seï TSoXXriv TSpovotctv £y£iv, côs

[|Ui7 T£ 'srXrj'\po7TO y
(xyIts êpsOiXono * kivh)tikol ydp xdi èvTOLTixoL apLCpco

\TavToi\. Ka) tols ovpriTiKOLS SvvctpLSis (pvXaxTéov ovk eicr)


y dp êiri- 20

TrjSsiot, dXXà èpsOialiKai'* otolv yovv (3ovXï]0c!)[JL£v èneyeïpai

0 'Sfpbs d(ppoSl'(7ia VSVOLpKYlKOTOL, TOUS OVprjTtKOUS Svvd(X£(7t y^pcopLsdoL,


137
È7Ti(pép£iv [^s] xa) Tù)v xf^vy^ovTCOv Tfj b(7(pvty dïov alpvy^vov yvXbv, 21
I

menls passent plus facilement; on donne du bouillon de poulel, de co-

quillages marins et de chou. 11 n’est pas trop mauvais non plus d’admi- 19
nistrer des lavements adoucissants mais ;
on doit éviter les lavements âcres
plus encore que les médicaments purgatifs car les évacuations modérées, ;

sans être d’un grand secours à l’ensemble de la maladie, soulagent ce-


pendant les lombes, et il faut avoir grand soin que ces parties ne soient ni
surchargées d’humeurs ni irritées car ces deux états produisent des mou-
, ;

vements [spasmodiques] et l’érection. On doit aussi éviter les diurétiques, 20


car ils ne conviennent pas; ils poussent, au contraire, à la copulation;
en effet, lorsque nous voulons exciter aux ardeurs vénériennes les par-

ties engourdies ,
nous recourons aux médicaments diurétiques. On ap- 21

pliquera aussi des réfrigérants sur les lombes, par exemple, du suc de

2 . Après xai qui finit la dernière xara ex em.;xara'A. —6 -


7 . d)s... poho
ligne du fol. i 6 i, vient un fol. blanc, Ma œs [il ne reste plus que l’accent de

;

puis le fol. 162 . — Ib. xolL. ^wjüd>Ma; fxrjTS, puis 'znAri en transp.] poTro A.
xal [lac. 4-5 1. aiœv 7ioy^apict}v à en -
7 8 . dp<pu... Ka/ Ma; dans A, entre
transp.] ^copôs A. — 3. Haxôv Ma; xd- apÇiù) et Ka/, je vois les débris de xavra
xiov A. — Ib. vTtox..'. êpipurépovs Ala; derrière le papier collé. — 9 . ctAAà. ..

CxoxXv [lac. 4*5 1. ûS x.paTi, puis, en èpsd. Ma; entre a’AAd et èpe6. on voit
dehors du papier collé, rovs êé à moi- dans A les débris de xai derrière le
tié elfacé] SptpvTspovs A. — 4- Ç>oLp- papier collé. — 11 . É 7r< 0 épeu; xai Ma ;

pdxcùv d... étpioi Ma; (pappdxcav d [lac. mais dans A il


y a, à la marge de fond,

5-6 1. ai Sè P en transp.] érpioi A. — 5-6. la place d’une lettre ou de deux; il me


•adcjn)... à otyÇivu Ma; Wcrr? [lac. 4-51. semble voir la trace de Sé. — Ib. <r1pv-
xai xaT en transp.] à Ô(t<Zvv A. — fi.rà Ç>vov A; alpv'xi’ov conj. Ma.
DU SATYIUASIS ET DE LA GONORRHÉE. 73
Ms. 162 r». Matth. 137-138.

V àvSpd’)(yY)5 , V voarxvdfÀOv, ^ Kcovei'ov' i(7)(vpbv Sè tovto, xoà v yirixcov

22 îayvpov, Kcà to OLxbvnov, ^Tiisixij <5'è, \kcÙ 'sso^vyovov to S-ijXv^

xai dSlOLVTOV (pvXXoL TSTptllfxévOt (ÀSTOL V^OLTOS, XûÙ [pd](XVOV (pvXXa,

xoù éX^i'vrj, Kcà Ta tou Tpi^bXov (pvXXct xoà àpvôyXoJo-ŒOv, xcà to

èir) TÔ>r TsXfJidTCov oivOos, Kcà b Xoû'voSy kol) rj icovid’ tovtois xoLTa- 5

yjpiov'ïCL rr)v b(j(pbv àvoL'^/vystv * Ta Sè àiio av'vœv xaTOLTrXdo-fxoLTOL vo-~

70 V êTrnrj^siot
( *
7^P ^OLTaSetcrOai ,
to Ss vToOdXTtei , xâv Tsdvv

23 ^vypà TSpo(jÇ>épr]s. lirjyctvov Sè xcltH rjvTiva (xèv êvvoipiiv ovivtjai,

XaXeTTOv sine'iv *
yàp d'Toptots TSoXXds * sîSévoLi pti^v xcà oipov xcà

138
I
ypicryL(x XvcriTeXécrloLTOv tv to7s 'srapovuiv '
dptëXvvei ydp rds bp- 10

24 fJt.d$ TOU [Li^yZG^CLi ^


sïirepTi xoà àXXo. Kvayxouov xcà tov xav-

Xbv, xaï TOV 'srspivsov tôjv TffpoLOTépcov \pvxTrjpicov xaTaypiew Tivi'

ovivy](ji ydp êyyvTSpov, Sais, et xai Tri? XtO(xpyvpov , xcà yrj$ tïjs

morelle, de pourpier, de jusquiame ou de ciguë; ce dernier médicament,

22 le suc de pavots et Vaconit, sont énergiques. La renoiiée femelle, les feuilles

de capillaire broyées avec de l’eau, sont des médicaments doux; il en


est de même des feuilles de nerprun, de la pariétaire de Judée, des
feuilles de iribolus, du plantain, des fleurs qui viennent sur les mares,
du lotus, de la violette; il convient de refroidir, en frottant les lombes
avec ces substances; les cataplasmes faits avec les mêmes médicaments
sont moins avantageux; car il faut les maintenir avec des bandages, et

23 cela échauffe un peu, bien qu’on les ait appliqués trés-froids. Il est diffi-

cile de dire par quelle vertu la rue procure du soulagement, car c’est une
chose fort embarrassante à expliquer; cependant il faut savoir que, dans

le cas présent, cette plante, administrée en aliment ou en onction, est


24 très-efficace ,
car elle éteint les appétits vénériens plus que toute autre. Il

est aussi nécessaire de pratiquer des onctions avec les réfrigérants doux
sur le pénis et sur le périnée; car on soulage ainsi plus directement; il

serait donc avantageux de se servir, dans une certaine proportion ,


de la

litliarge, de la terre de Cimole ou d’Erétrie et de la céruse, outre les

2. 'ÈiTtieiKy] èk... Xvyov (conj. S-rjAy- les premières lettres des 5 lignes suiv.

yovov) TO Ma; È-msiKri èk 'csoX^- sont aussi très-pâles. — 9. 'tsoXXcts ex


yovov 70 Q-rjXv A; un peu pâle,
tso est em.; 'zsoXXrjs A Ma. — 12. Ttvi ex em.;
— 3. xa<[..] «xyov A Ma. La lac. de 2 1. rl A; om. Ma. sans avert. — 1 3. kcù yrjs

vient de l’usure de la marge de fond; ex em.; yrjs xai A Ma.


Vi RUFUS D’ÉPHÈSE.
. M«. 16-2 v°. Matth. 138-139-
xi(xcoXi'oL$ ,
Kcà Tï]$ spsTpidt^os y Kcà Tov ypifjtvô/ov KOLTOi'^pioii y 'mpos

lois eîprjyiévoiç y xaï êv xoà Svo ixi'crycovy crv(x(p£poi âvy o^ei Sel

Siiévou zsdvutXy V vSoLTiy V oïvcj) yXvKe'ïy i) crtpaiM. To Sè S-spfjLat- 25

vov ovSeva TpSTTOv éniTiiSeiov y ovre to cdSolovy ovts Tijv è(7(pvv '

5 àTzcüBelv yàp Sel to 'ZsXrjpovv Kcà to è'nilpepôp.evovy ehe aîpLOLy ehe


TSvevyLa tovto èc/liVy ehe àp-lpoTepOLy o ?cat Trjv dpy^rjv tcov TiraXpLÔJv

TSctpéyeiv eÎKos * àpiala Sè âv Ctto tôjv yf^vyovTCov ànwOoho. ArjXov Sè 26

xd?c TOV oîSrfpiOLTOs y TOV yeyevri(xévov Tsrept to |


ctlSolovy gti Sel tov
]

eîpvp.évov Tpô'KQv (3on6elvy Sarle xcù eis xoiTÔjvcty [eVi -crXeopas xel-

10 crÔou] xdXXiov Trj$ xXhewç * ov y dp o-vfj.(pépei vnliov dvcLTTOLveçj