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(Traduction) « Animaux de compagnie » : les 

problèmes inhérents à la domestication 


Original : ​https://www.abolitionistapproach.com/pets-the-inherent-problems-of-domestication/

Dans la pratique, le système consistant à posséder des « animaux de compagnie » n’est absolument pas

cohérent avec une théorie sensée des droits des animaux. Les « animaux de compagnie » sont des propriétés et,

en tant que tels, la valeur qu’on leur accorde dépend finalement de ce que leurs « propriétaires » en décident.

Mais vous pourriez demander : « Et si c’était possible ? Si, de manière hypothétique, nous changions le statut

légal des chiens et des chats de sorte qu’ils ne soient plus des propriétés et acquièrent un statut proche de celui

des enfants humains, continuer la reproduction des chiens et des chats (ou d’autres non-humains) et détenir

des « animaux de compagnie » serait-il dès lors moralement justifiable ? »

Ma réponse à cette question purement hypothétique est « non ». Nous ne pouvons justifier la perpétuation de

la domestication dans l’objectif d’avoir des « animaux de compagnie ».

Les animaux domestiqués dépendent de nous pour tout ce qui est important dans leurs vies : quand et si ils

vont manger ou boire, quand et où ils vont dormir ou se soulager, s’ils obtiendront de l’affection ou s’ils feront

de l’exercice, etc. Bien qu’on puisse dire la même chose concernant les enfants humains, la majorité d’entre eux

deviennent, une fois adultes, des êtres indépendants et autonomes.

Les animaux domestiques ne font pas réellement partie de notre monde, ni du monde des non-humains. Ils

sont pour toujours dans un enfer de vulnérabilité, dépendant de nous en toute chose et en danger dans un

environnement qu’ils ne comprennent pas vraiment. Nous les avons élevés afin qu’ils soient conciliants et

serviles, qu’ils soient dotés de caractéristiques qui sont réellement dangereuses pour eux mais plaisantes pour

nous. Nous pouvons les rendre heureux dans un sens, mais cette relation ne peut jamais être « naturelle » ou «

normale ». Ils ne font pas partie de notre monde et y sont coincés, indépendamment de la façon dont nous les

traitons.

Nous ne pouvons justifier un tel système, quand bien même il serait très différent de la situation actuelle. Ma

compagne et moi vivons avec cinq chiens sauvés, dont certains souffraient de problèmes de santé lorsque nous

les avons adoptés. Nous les aimons beaucoup et nous efforçons de leur procurer les meilleurs soins et

traitements. (Et avant que quelqu’un pose la question, nous sommes végans tous les sept !) Vous ne trouveriez

probablement pas sur cette planète deux autres personnes aimant plus que nous vivre avec les chiens.

Et nous encourageons toute personne à adopter ou accueillir autant d’animaux (de n’importe quelle espèce)

qu’elle le peut de façon responsable.

Mais s’il n’y avait plus que deux chiens dans l’univers et qu’il ne tenait qu’à nous de décider s’ils pourraient se

reproduire afin que nous puissions continuer à vivre avec des chiens, et même si nous pouvions garantir que
tous ces chiens auraient un foyer aussi aimant que le nôtre, nous n’hésiterions pas une seconde à mettre fin au

système de possession d’« animaux de compagnie ».

Nous considérons les chiens avec qui nous vivons comme des sortes de réfugiés, et bien que nous appréciions

prendre soin d’eux, il est clair que les humains n’ont pas le droit de continuer à faire naître ces créatures dans

un monde auquel ils ne sont tout simplement pas adaptés.

Je comprends qu’un grand nombre de gens soient déconcertés par mon argumentation sur les problèmes

inhérents à la domestication. Mais c’est parce que nous vivons dans un monde où nous tuons et mangeons 56

milliards d’animaux par an (sans compter les poissons), et où notre meilleure « justification » d’un tel acte est

que nous apprécions le goût de la chair animale et des produits d’origine animale. La plupart d’entre vous qui

lisez ces lignes ne sont probablement pas végans. Aussi longtemps que vous penserez qu’il est acceptable de

tuer et de manger les animaux, l’argument le plus abstrait concernant leur domestication en vue de les

exploiter en tant qu’ « animaux de compagnie » n’est certainement pas en mesure de faire écho en vous. J’en

suis c​onscient.

Par conséquent, prenez quelques minutes pour lire certains des nombreux autres essais de ce site qui parlent

du véganisme, tels que : « ​Pourquoi le véganisme doit être la base du mouvement​ » . (

http://fr.abolitionistapproach.com/2011/03/08/pourquoi-le-veganisme-doit-etre-la-base/​ )

Ensuite, reconsidérer la question des « animaux de compagnie ». J’en discute également dans deux podcasts :

Commentaire n° 2 : « Animaux de compagnie »

http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/12/les-animaux-de-compagnie/​ et ​Commentaire n° 4 : suite d’ «

Animaux de compagnie » : « Les chats non végétaliens »​.

http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/17/suite-du-commentaire-%C2%AB-animaux-de-compagnie-%C

2%BB-les-chats-non-vegetaliens/