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LGCIV2043 : Structures en bois

Syllabus d’exercices - Solutions


Maude Archambeau
Pierre Latteur
Version juillet 2017
2
TABLE DES MATIERES

TABLEAUX DE DONNEES ................................................................................................................................ 5

THEME 1 : LE BOIS, LA TEMPERATURE ET L’EAU ............................................................................... 13

THEME 2 : ACTIONS, CAS DE CHARGES, COMBINAISONS DE CAS DE CHARGES ...................... 17

THEME 3 : FLEXION, CALCULS ELU ET ELS .......................................................................................... 20

THEME 4 : FLEXION COMPOSEE ET FLEXION BI-AXIALE, CALCULS ELU ET ELS ................... 29

THEME 5 : FLAMBEMENT ET DEVERSEMENT....................................................................................... 34

THEME 6 : ELEMENTS COURBES EN BLC ............................................................................................... 44

THEME 7 : POUTRES A INERTIE VARIABLE ........................................................................................... 50

THEME 8 : TREILLIS ....................................................................................................................................... 56

THEME 9 : POUTRE SOUS-TENDUE ............................................................................................................ 59

THEME 10 : ARC ............................................................................................................................................... 65

THEME 11 :ASSEMBLAGES........................................................................................................................... 73

THEME 12 : RESISTANCE AU FEU .............................................................................................................. 88

THEME 13 : EXERCICES RECAPITULATIFS .......................................................................................... 100

THEME 14 : EXEMPLES D’EXAMENS....................................................................................................... 113

3
4
TABLEAUX DE DONNEES

Poids volumique apparent :


ρ0 [kN/m³] (bois sec, w=0%)
Peuplier 2,7 … 3,5 … 4,5
Epicéa 3,5 … 4,2 … 5
Douglas 3,2 … 4,7 … 7,3
Pin 4,4 … 5,1 … 5,8
Mélèze 6,1 … 6,4 … 6,7
Hêtre 6,4 … 6,8 … 7,2
Chêne 6 … 7… 7,7

Coefficient de retrait/gonflement :
Coefficient de retrait/gonflement moyen β[%/%]
Tangentiel Radial Longitudinal
Epicéa 0,37 0,19 0,01
Pin 0,32 0,19 0,01
Mélèze 0,44 0,24 0,01
Hêtre 0,38 0,22 0,01
Chêne 0,32 0,19 0,01

Coefficient thermique :
α [mm/mm/°C]
Sens tangentiel 25.10-6 … 60.10-6
Sens radial 15.10-6 … 45.10-6
Sens longitudinal 3.10-6 … 6.10-6

Dimensions usuelles des bois de structure sciés :


Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles
Dimensions non Dimensions rabotées
rabotées [cm] b [mm] h [mm] bh3 (/106) bh² (/106) bh (/103)
[mm4] [mm³] [mm²]
4x15 : 38 150 128,3 0,86 5,70
4x23 : 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 : 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 : 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 : 75 225 854,3 3,80 16,88
10x30 : 100 300 2700,0 9,00 30,00

5
Valeurs caractéristiques prescrites par la NBN EN 338/2016 (bois sciés et ronds) :
Résineux
C18 C22 C24 C27 C30 C35 C40
fm,k 18 22 24 27 30 35 40
ft,o,k 10 13 14,5 16,5 19 22,5 26
ft,90,k 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
[MPa]
fc,o,k 18 20 21 22 24 25 27
fc,90,k 2,2 2,4 2,5 2,5 2,7 2,7 2,8
fv,k 3,4 3,8 4 4 4 4 4
E0,moyen 9000 10000 11000 11500 12000 13000 14000
Eo,k 6000 6700 7400 7700 8000 8700 9400
[MPa]
E90,moyen 300 330 370 380 400 430 470
Gmoyen 560 630 690 720 750 810 880
[kg/m³] ρk 320 340 350 360 380 390 400
ρmoyen 380 410 420 430 460 470 480

Feuillus
D30 D35 D40 D50 D60 D70
fm,k 30 35 40 50 60 70
ft,o,k 18 21 24 30 36 42
ft,90,k 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6
[MPa]
fc,o,k 24 25 27 30 33 36
fc,90,k 5,3 5,4 5,5 6,2 10,5 12
fv,k 3,9 4,1 4,2 4,5 4,8 5
E0,moyen 11000 12000 13000 14000 17000 20000
Eo,k 9200 10100 10900 11800 14300 16800
[MPa]
E90,moyen 730 800 860 930 1130 1330
Gmoyen 690 750 810 880 1060 1250
[kg/m³] ρk 530 540 550 620 700 800
ρmoyen 640 650 660 740 840 960

Valeurs caractéristiques prescrites par la NBN EN 14080 (Bois lamellé-collé homogène) :


BLC homogène
GL20h GL24h GL28h GL32h
fm,k 20 24 28 32
ft,o,k 16 19,2 22,4 25,6
ft,90,k 0,5 0,5 0,5 0,5
[MPa]
fc,o,k 20 24 28 32
fc,90,k 2,5 2,5 2,5 2,5
fv,k 3,5 3,5 3,5 3,5
E0,moyen 8400 11500 12600 14200
Eo,k 7000 9600 10500 11800
[MPa] E90,moyen 300 300 300 300
Gmoyen 650 650 650 650
G0,k 540 540 540 540
ρk 340 383 425 440
[kg/m³]
ρmoyen 370 420 460 490

6
Combinaisons de cas de charges :
 
 Combinaison ELU : 1,35  G j  1,5 Qdom   0,i Qi 
j  i 2 
 
 Combinaison ELS Court Terme : G j   Qdom   0,i Qi 
j  i 2 

 
Combinaison ELS Long Terme : 1 k def  G j
 
  Qdom   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i2  i 1

 
 Combinaison accidentelle :  G j  Ad   1Qdom   2,i Qi 
j  i 2 

Coefficients pour la pondération des charges :


 ψ0, ψ1 et ψ2 pour les bâtiments

7
 kdef
kdef caractérise la propension au fluage et ne dépend que de l’hygrométrie, donc de la classe de service.

Valeurs de kdef (EC5)


Classe de Classe de Classe de
service 1 service 2 service 3
0,6 0,8 2

Coefficients correcteurs pour le dimensionnement :


 kmod
kmod est un coefficient réducteur à appliquer sur les résistances caractéristiques (bois brut et BLC) en fonction
de la classe de service (1, 2 ou 3) et du temps d’application de la charge. Il en résulte une valeur plus petite à
considérer pour les calculs.
Classe de Durée de la charge Exemple Coefficient kmod associé
durée de Classe de Classe de Classe de
charge service 1 service 2 service 3
Permanente >10 ans Poids propre 0,6 0,6 0,5

Long terme 6 mois 10 ans Stockage 0,7 0,7 0,55


Moyen terme 1 semaine 6mois Charges d’exploitation, 0,8 0,8 0,65
neige
Court terme <1 semaine (neige), vent 0,9 0,9 0,7
Instantanée Instantanée (vent), action 1,1 1,1 0,9
accidentelle
L’EC5 (§3.1.3(2)) impose que, pour une combinaison donnée, le kmod à prendre en compte dans le critère de
résistance correspondra à la charge de plus courte durée dans la combinaison.
 m
m est le coefficient de sécurité à appliquer sur le matériau.

Valeurs de γm selon l’EC5


Calcul ELU (combinaisons rares)
Bois massif 1,3
Bois lamellé-collé 1,25
Calcul ELU (combinaisons accidentelles) 1
Calcul ELS 1

 kh
kh est un coefficient favorable pour des petites hauteurs de section. « L’effet volume » consiste à considérer
que, plus un élément est petit, moins il est susceptible d’avoir des défauts. L’EC5 autorise à augmenter fm,k et
ft,0,k pour des éléments dont la section a une hauteur inférieure à 15 cm pour le bois massif et 60 cm pour le
BLC.
0, 2 0, 2
 150   600 
1  kh     1,3 pour le bois massif et 1  kh     1,1 pour le BLC
 h   h 
La pertinence de ce coefficient semble toutefois contestable et nous suggérons de considérer k h=1 dans tous
les cas. En effet en cas de présence de défaut dans un petit élément, son influence peut être catastrophique.
 kvol
Facteur correctif présent dans une ancienne version de l’EC5, disparu aujourd’hui, avec ambiguïté : en traction
perpendiculaire aux fibres, plus le volume contraint est grand, plus la probabilité de trouver des nœuds est
grande, ce qui fragilise l’ensemble.
0, 2
 0,01m3 
kvol    1
 V 
8
 kc,90
Le critère de compression perpendiculaire peut-être rendu moins sévère par l’introduction d’un coefficient kc,90
qui tient compte de différents paramètres : distance avec d’autres charges (l1), zone d’application de la charge
(l), hauteur de la section (h), etc.
1  k c ,90  1,75

 kcr
kcr (cr pour « cracks ») est un coefficient égal à 0,67 pour le bois massif et le BLC, qui tient compte de
l‘existence éventuelle de fissures dans le bois.

 kv (coefficient réducteur pour les poutres entaillées)


 
 
 kn 
kv  min  ;1
   
h   1     0,8
x 1
 2  
  h   
   
hef
Avec  
h
k n  5 pour le bois massif
k n  6,5 pour le BLC
 kc
kc est un coefficient réducteur qui permet de tenir compte de la sensibilité au flambement.
1
kc 
k  k 2  2rel


Avec k  0,5 * 1   c * rel  0,3  rel
2
 où  c  0,2 pour le bois massif
 c  0,1 pour le BLC

 f c , 0,k A
rel  * et   L f *
 E0, k I

 kcrit
kcrit est un coefficient réducteur qui permet de tenir compte de la sensibilité au déversement.
k crit  1 si rel ,m  0,75

k crit  1,56  0,75rel ,m si 0,75  rel ,m  1,4

1
k crit  si 1,4   rel,m
 2
rel , m

 kr
Dans une lamelle de BLC, le cintrage (avant collage et pressage) crée des contraintes qui diminuent les
capacités de flexion, traction, … L’EC5 intègre ce phénomène dans la réduction de la capacité en flexion (pas
en traction ou compression, ce que l’EC5 ne justifie pas) via un coefficient kr :
rin rin
kr  0,76  0,001 si  240
t t
rin
kr  1 si  240
t

9
 kl
Dans la section d’un élément courbe en BLC, les contraintes sont d’autant moins linéaires que la courbure est
grande (R/h petit). La répartition est en réalité hyperbolique avec des contraintes supérieures sur l’intrados,
quel que soit le sens du moment. Pour en tenir compte, l’EC5 majore les contraintes calculées avec M ED/W :
2
h h
k l  1  0,35   0,6 
R R
 kp
Dans la section d’un élément courbe en BLC, le coefficient kp permet de calculer les contraintes de traction
perpendiculaire aux fibres à partir des contraintes de flexion.
h
k p  0,25
R

 kdis
Le coefficient kdis permet d’intégrer la manière dont sont distribuées les contraintes de traction perpendiculaires
aux fibres dans les zones courbes des poutres, que l’inertie soit variable ou non.
k dis  1,4 ou 1,7 selon les cas.

Coefficients correcteur pour le dimensionnement des poutres à inertie variable :


 km,α
Pour tenir compte des contraintes perpendiculaire aux fibres, l’EC5 n’utilise pas les équations d’Hankinson,
mais prescrit plutôt un critère (empirique lui aussi) basé sur la comparaison, sur la face inclinée, de la contrainte
MEd/Wél avec le facteur km,fm,d.
1
k m,  si la face inclinée est comprimée
2 2
 f   f 
1   m,d tan     m,d tan 2  
 1,5 f   f 
 v ,d   c ,90,d 
1
k m,  si la face inclinée est tendue
2 2
 f m ,d   f 
1  tan     m,d tan 2  
 0,75 f   f 
 v ,d   t ,90,d 
 kl
Ce coefficient tient compte de la contrainte de flexion dont la répartition ne répond plus à la loi habituelle
σ=M/W.

k l  1  1,4 tan   5,4 tan 2 

 kp
Le coefficient kp permet de calculer les contraintes de traction perpendiculaires aux fibres à partir des
contraintes de flexion.
k p  0,2 tan 

Assemblages :
 γass
ass est le coefficient partiel de sécurité spécifique aux assemblages, valant 1,3

10
 k90
résineux : 1,35  0,015d

k 90  feuillus : 0,9  0,015d
LVL : 1,3  0,015d

Feu :
 kfi
Le coefficient kfi permet de transformer les valeurs caractéristiques à 5% en valeurs à 20%.
k fi  1,25 pour le bois massif et k fi  1,15 pour le BLC

 Vitesses de combustion β0 et βn

Tableau 3.1 – Valeurs de calcul des vitesses de combustion β0 et βn pour le bois


massif, le LVL, le panneautage bois et les panneaux à la base de bois
β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Bois massif avec une masse volumique 0,65 0,8
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Bois feuillu
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse 0,65 0,7
volumique caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse 0,5 0,55
volumique caractéristique ≥ 450 [kg/m³]

LVL
avec une masse volumique caractéristique ≥ 480 0,65 0,7
[kg/m³]
Panneaux
Panneautage bois 0,9* -
Contreplaqué 1* -
Panneaux à base de bois autres que contreplaqué 0,9* -
*Les épaisseurs s’appliquent pour une masse volumique caractéristique de 450 kg/m³
et une épaisseur de panneau de 20 mm ou plus, voir 3.4.2(8) pour d’autres valeurs
d’épaisseurs et de masse volumique.

11
12
THEME 1 :
LE BOIS, LA TEMPERATURE ET L’EAU

EXERCICE 1.1.
VARIATIONS DIMENSIONNELLES D’UNE PLANCHE DE
PIN
Une planche de pin, dont le taux d’humidité est de 8%, a une épaisseur de 18mm, une largeur de 100mm et une
longueur de 1200mm.

Les conditions climatiques de pose sont les suivantes :


- T° = 15°C.
- Humidité relative de l’air = 70%.
- Taux d’humidité d’équilibre du bois = 13%.

On demande de :
 Calculer les variations dimensionnelles dues à la différence de teneur en eau pour un débit sur dosse.
 Refaire le même calcul pour un débit sur quartier.

1.1.1. Calcul des variations dimensionnelles pour un débit sur dosse

w
L   * *L
100

Coefficient de retrait/gonflement moyen 𝛃 [%/%]


Tangentiel Radial Longitudinal
Epicéa 0,37 0,19 0,01
Pin 0,32 0,19 0,01
Mélèze 0,44 0,24 0,01
Hêtre 0,38 0,22 0,01
Chêne 0,32 0,19 0,01

13
5
Epaisseur : L  0,19 * *18  0,17 [mm ]
100
5
Largeur : L  0,32 * *100  1,6 [mm ]
100
5
Longueur : L  0,01 * *1200  0,6 [mm ]
100

1.1.2. Débit sur quartier


5
Epaisseur : L  0,32 * *18  0,29 [mm ]
100
5
Largeur : L  0,19 * *100  0,95 [mm ]
100
5
Longueur : L  0,01 * *1200  0,6 [mm ]
100

14
EXERCICE 1.2.
VARIATIONS DIMENSIONNELLES D’UN PARQUET EN
CHENE
Un parquet en chêne constitué de lamelles parallèles ayant un taux d’humidité de 10% est placé entre deux murs
espacés de 5m l’un de l’autre.

Valeurs usuelles de w en Belgique à l’intérieur

Eté T° = 20 [°C], φ = 70 % → w = 13% Mise en œuvre du bois


Hiver T° = 20 [°C], φ = 35 % → w = 7% conseillée à w = 10%

On propose de :
 Calculer les variations dimensionnelles saisonnières du parquet.
 En considérant que les joints de dilatation le long des murs ont été oubliés, calculer le soulèvement  du plancher
en faisant l’hypothèse d’une déformée triangulaire.

1.2.1. Calcul des variations dimensionnelles


En été : w=13% en hiver w=7%, soit des écarts de 3% par rapport à la situation de pose.
Les variations de longueur sont donc :
0,19
 Cas 1, pour des lamelles découpées en quartier : ΔL = ∗ 3 ∗ 5000 = 28,5 [mm]
100
0,32
 Cas 2, pour des lamelles découpées en dosse : ΔL = ∗ 3 ∗ 5000 = 48 [mm]
100

1.2.2. Calcul du soulèvement  du plancher

δ
α

L/2

15
 Cas 1 :
La longueur du parquet est de : L = 5000 + 28,5 = 5028,5 [mm]
5000
  arccos  6,1
5028,5
   2514 ,25 * sin 6,1  267 [ mm]

 Cas 2 :
La longueur du parquet est de : L = 5000 + 48 = 5048 [mm]
5000
  arccos  7,91
5048
   2524 * sin 7,91   347 [mm]

Sans joint de dilatation de part et d’autre du parquet, celui-ci se soulève jusqu’à 35 cm !

16
THEME 2 :
ACTIONS, CAS DE CHARGES, COMBINAISONS
DE CAS DE CHARGES

EXERCICE 2.1.
CALCUL DE COMBINAISONS DE CHARGES
La toiture d’un hall sportif est accessible au public et potentiellement soumise aux cas de charges suivants :

Charges permanentes : 1,5 [kN/m2]


Poids propre : 2 [kN/m2]
Charge d’exploitation : 3 [kN/m2]
Vent : 1 [kN/m2]
Neige : 0,5 [kN/m2]

On considère que le hall est une structure fermée et à l’abri des intempéries. La charge d’exploitation sur la toiture
est considérée comme une charge de « Catégorie C » (lieu de réunion).

On propose de :
 Calculer les combinaisons de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT ainsi que la combinaison accidentelle en
cas d’incendie.
 Comparer les valeurs de charges obtenues avec les combinaisons rigoureuses ci-dessus avec les valeurs qui
correspondent aux combinaisons simplifiées suivantes :
 
- A l’ELU : q ELU  1,35  G j   Qi 
 j 
 i 
 
- A l’ELS CT (Court Terme) : q ELS CT    G j   Qi 
 j i 
 
- A l’ELS LT (Long Terme) : q ELS LT  1  k def    G j   Q i 
 j i 

2.1.1. Combinaison de cas de charges


 ELU :

 
q ELU  1,35 Gj
j


 1,5 Q1   0,i Qi 
i 2 

17
Combis Perm. P. propre Exploit. Vent Neige qEd
ELU 1,5 kN/m2 2 kN/m2 3 kN/m2 1 kN/m2 0,5 kN/m2 [kN/m2]
ψ0 =0,7 ψ0 =0,6 ou 0,3* ψ0=0,5 ou 0,3*
Exploit. 1,35*1,5 1,35*2 1 ,5*3 1 ,5*0,6*1 1,5*0,5*0,5 10,5
Vent 1,35*1,5 1,35*2 1 ,5*0,7*3 1 ,5*1 1,5*0,3*0,5 9,60
Neige 1,35*1,5 1,35*2 1 ,5*0,7*3 1 ,5*0,3*1 1,5*0,5 9,08
*0,3 quand une action variable de courte durée accompagne dans une combinaison une autre action variable de courte durée.
La combinaison la plus défavorable à l’ELU correspond à la charge d’exploitation dominante, avec une charge
surfacique pondérée de 10,50 [kN/m2].

 ELS CT :

 
q ELS CT  G
j
j
 i 2

  Q1   0,i Qi 

Combis Perm. P. propre Exploit. Vent Neige qELS,CT


2 2 2 2 2
ELS CT 1,5 kN/m 2 kN/m 3 kN/m 1 kN/m 0,5 kN/m [kN/m2]
ψ0 =0,7 ψ0 =0,6 ou 0,3* ψ0=0,5 ou 0,3*
Exploit. 1*1,5 1*2 1 *3 1 *0,6*1 1*0,5*0,5 7,35
Vent 1*1,5 1*2 1 *0,7*3 1 *1 1*0,3*0,5 6,75
Neige 1*1,5 1*2 1 *0,7*3 1 *0,3*1 1*0,5 6,4
*0,3 quand une action variable de courte durée accompagne dans une combinaison une autre action variable de courte durée.
La combinaison la plus défavorable à l’ELS à court terme correspond à la charge d’exploitation dominante,
avec une charge surfacique pondérée de 7,35 [kN/m2].

 ELS LT :

 

q ELS LT  1  k def  G j 
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i2  i 1

Il s’agit d’une structure fermée et protégée  classe 1  k def  0,6

Combis Perm. P. propre Exploit. Vent Neige qELS,LT


2 2 2 2 2
ELS LT 1,5 kN/m 2 kN/m 3 kN/m 1 kN/m 0,5 kN/m [kN/m2]
ψ0=0,7 ψ0=0,6 ou 0,3* ψ0=0,5 ou 0,3*
ψ2=0,6 ψ2=0 ψ2 =0
Exploit. 1,6*1,5 1,6*2 3+0,6*0,6*3 0,6*1+0,6*0*1 0,5*0,5+0,6*0*0,5 10,53
Vent 1,6*1,5 1,6*2 0,7*3+0,6*0,6*3 1+0,6*0*1 0,3*0,5+0,6*0*0,5 9,93
Neige 1,6*1,5 1,6*2 0,7*3+0,6*0,6*3 0,3*1+0,6*0*1 0,5+0,6*0*0,5 9,58
*0,3 quand une action variable de courte durée accompagne dans une combinaison une autre action variable de courte durée.
La combinaison la plus défavorable à l’ELS à long terme correspond à la charge d’exploitation dominante,
avec une charge surfacique pondérée de 10,53 [kN/m2].

 Combinaison en cas de feu (combinaison accidentelle) :

 
q ACC   G  A   
j
j d 1,1Q1  
i 2
2,i Qi


18
Combis Perm. P. propre Accid. Exploit. Vent Neige qACC
ACC 1,5 kN/m2 2 kN/m2 0 kN/m2 3 kN/m2 1 kN/m2 0,5 kN/m2 [kN/m2]
ψ0 =0,7 ψ0=0,6 ou 0,3* ψ0=0,5 ou 0,3*
ψ2 =0,6 ψ2=0 ψ2=0
Exploit. 1,5 2 0 0,7*3 0*1 0*0,5 5,60
Vent 1,5 2 0 0,6*3 0,2*1 0*0,5 5,50
Neige 1,5 2 0 0,6*3 0*1 0*0,5 5,30
La combinaison la plus défavorable en cas de feu correspond à la charge d’exploitation dominante, avec une
charge surfacique pondérée de 5,6 [kN/m2].

2.1.2. Comparaison avec les combinaisons simplifiées


 
 ELU : 1,35 * 
  Gj   Qi 

 j i 

q ELU  1,35 * 1,5  2  (3  1  0,5)  10,8[kN / m 2 ] (au lieu de 10,5)

 ELS CT : G  Q
j
j
i
i

q ELS CT  1,5  2  (3  1  0,5)  8 [kN / m 2 ] (au lieu de 7,35)

 
 ELS LT : (1  k def )
  G   Q 
j i
 j i 

q ELS LT  (1  0,6) * 1,5  2  (3  1  0,5)  12,8 [kN / m 2 ] (au lieu de 10,53)

Conclusion : les combinaisons simplifiées ne mènent pas à des surdimensionnements trop importants et
peuvent donc être utilisées en avant-projet ou lorsque l’ingénieur est pressé.

19
THEME 3 :
FLEXION, CALCULS ELU ET ELS

EXERCICE 3.1.
DIMENSIONNEMENT D’UN PLANCHER EN BOIS MASSIF
Le plancher de l’étage d’une vieille grange, dont la portée est de 5m, est composé :
- De poutres isostatiques en épicéa C24 d’une largeur b et espacées d’une distance d
- D’un parquet en bois C24 composé de planches d’une section de 20cm x 2,3cm
La grange est considérée comme un ouvrage partiellement protégé des intempéries.

Ce plancher doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 3 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Calculer la distance d entre les poutres principales à partir des combinaisons précédentes avec une limitation
des flèches de L/500 et L/300 respectivement pour le court et long terme.
 Dimensionner les poutres principales à partir des combinaisons ci-dessus avec une limitation des flèches de
L/500 et L/300 respectivement pour le court et long terme.

3.1.1. Combinaisons de cas de charges :


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 0  1,5 * 3  4,5[ kN / m 2 ]

 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  0  3  3[kN / m ] 2


 ELS LT : 1 k def  G

j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Ouvrage partiellement protégé  classe 2  k def  0,8


q ELS LT  (1  0,8) * 0  3  0,8 * 0,3 * 3  3,72 [kN / m 2 ]

20
3.1.2. Distance d entre les poutres principales à partir du…
 Critère de flexion simple

M Ed k f
 m, Ed   f m,d  mod m,k avec  m  1,3 pour le bois massif
Wél m

Tableau défini dans l'EC5 Coefficients kmod associés


Classe de durée de Classe de Classe de Classe de
Durée de la charge Exemple
charge service 1 service 2 service 3
Permanente >10 ans Poids propre 0,6 0,6 0,5
Long terme 6 mois ans Stockage 0,7 0,7 0,55
Charges d'exploitation,
Moyen terme 1 semaine6 mois 0,8 0,8 0,65
neige
Court terme <1 semaine (Neige), vent 0,9 0,9 0,7
Instantanée Instantanée (Vent), action accidentelle 1,1 1,1 0,9

Comme il n’y a qu’une seule charge variable (charge d’exploitation) on prendra k mod  0,8

6 qELU d 2 6 4,5d 2 0,8  24


 m, Ed      f m, d   d ≤ 1521 [mm]
bh 2
8 1000  232
8 1,3

 Critère d’effort tranchant

3VEd k f
 v , Ed   f v ,d  mod v ,k avec k cr  0,67
2k cr A m

3 qELU d 3 4,5d 0,8  4


 v, Ed      f v, d   d ≤ 11239 [mm]
2kcr bh 2 2  0,67 1000  23 2 1,3

 Critère de flèche à court terme (L/500)

5q ELS CT L4 q ELS CT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5q ELS ,CT d 4 3q ELS ,CT d 2 d


On a :    
32E0,moy bh 3 20Gmoy bh 500
53 d 4 33 d 2 d
    d ≤ 826 [mm]
32 11000 1000  23 20  690 1000  23 500
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d = 830 [mm].

 Critère de flèche à long terme (L/300)

5q ELS LT L4 q ELS LT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5  3,72  d 4 3  3,72  d 2 d
    d ≤ 913 [mm]
32 11000 1000  23 20  690 1000  23 300
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d=916 [mm].

Conclusion : c’est donc le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec une distance de 0,83m,
que l’on arrondira à d=0,8m.

21
3.1.3. Dimensionnement des poutres principales à partir du…
 Critère de flexion
La charge ELU à considérer est la suivante : q ELU  0,8 * 4,5  3,6 [kN / m]  3,6 [ N / mm]

6 3,6  5000 2 0,8  24


 m, Ed    f m,d   bh2  4,57.106 [mm3]
bh 2 8 1,3

 Critère d’effort tranchant


3 q d 3 3,6  5000 0,8  4
 v, Ed   Ed    f v ,d   bh  8,19.103 [mm2]
2k cr bh 2 2  0,67  bh 2 1,3

 Critère de flèche à court terme (L/500)


La charge ELS CT à considérer est la suivante : q ELS CT  0,8 * 3  2,4 [kN / m]  2,4 [ N / mm]
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve :
5  2,4  50004 5000
 M    bh3  2130.106 [mm]
32 11000  bh3 500

 Critère de flèche à long terme (L/300)


La charge ELS LT à considérer est la suivante : q ELS LT  0,8 * 3,72  3[kN / m]  3[ N / mm]
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve :
5  3  50004 5000
 M    bh3  1598.106 [mm]
32  11000  bh 3
300

Il faut donc trouver dans le tableau ci-dessous le profilé tel que :


Flèche : bh3  2130.106 [mm4]
Flexion : bh2  4,57.106 [mm3]
Effort tranchant : bh  8,19.103 [mm2]

Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles


Dimensions Dimensions rabotées
non rabotées b h bh3 (/106) bh² (/106) bh (/103)
[cm] [mm] [mm] [mm4] [mm³] [mm²]
4x15 38 150 128,3 0,86 5,7
4x23 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 75 225 854,3 3,8 16,88
10x30 100 300 2700 9 30

Conclusion : les poutres principales sont des 10x30cm, espacées de 80cm l’une de l’autre.

22
EXERCICE 3.2.
DIMENSIONNEMENT DES POUTRES D’UNE PASSERELLE
PIETONNE
Une passerelle de 24m de longueur et de 2m de largeur est composée de deux poutres principales d’une largeur de
20cm chacune, reliées par une série de poutres secondaires et par des barres de contreventement. Chaque poutre
principale est en réalité composée de trois poutres isostatiques placées entre les appuis (voir schéma : 4m/16m/4m).
Les poutres primaires et secondaires sont en BLC de classe GL24h.

Cette passerelle doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 5 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT avec les combinaisons simplifiées.
 Dimensionner la poutre principale de plus grande portée à partir d’un calcul à partir des combinaisons
précédentes avec une limitation des flèches de L/400 et L/250 respectivement pour le court et long terme.
 Calculer la charge de poids propre et vérifier qu’elle pouvait être négligée.

3.2.1. Combinaisons de cas de charges :


Selon l’EC1990, il faut considérer des coefficients ψ0, ψ1 et ψ2 spécifiques pour les combinaisons de charges des
passerelles. Néanmoins, dans cet exercice, nous utiliserons les combinaisons simplifiées (justification au §2.1.2).
 
 ELU : 1,35  G j   Qi 
 j i 
q ELU  1,35 * 0  5  1  0.5  8,78 [kN / m 2 ]
Chaque poutre principale reprend une largeur de tablier de 1m : q ELU  8,78 [kN / m]  8,78 [ N / mm]

23
 ELS CT :  G j   Qi
j i

q ELS CT  0  5  1  0,5  6,5 [kN / m 2 ]


Avec, sur chaque poutre principale, une charge distribuée de : q ELS CT  6,5 [ N / mm]
 
 ELS LT : 1  k def   G j   Qi 
 j i 
Ouvrage non protégé  classe 3  k def  2
q ELS LT  1  2  * 0  5  1  0,5  19,5 [kN / m 2 ]
Avec, sur chaque poutre principale, une charge distribuée de : q ELS LT  19,5 [ N / mm]

3.2.2. Dimensionnement des poutres principales à partir du…


 Critère de flexion simple
L’EC5 imposant que le kmod doit être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ici le vent),
on prendra kmod=0,7.

M Ed k mod f m,k
 m,Ed   f m,d  avec  m  1,25 pour le BLC
Wél m
6 8,78 160002 0,7  24
 m, Ed    f m, d   h  792 [mm]
200h 2 8 1,25

 Critère d’effort tranchant


3 8,78  16000 0,7  3,5
 v ,Ed    f v ,d   h  401 [mm]
2  0,67  200  h 2 1,25

 Critère de flèche à court terme (L/400)

5  6,5  160004 3  6,5  160002 16000


    h  914 [mm]
32  11500  200  h 3 20  650  200  h 400
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on obtient h = 898 [mm]. L’influence de la déformation d’effort
tranchant est donc négligeable.

 Critère de flèche à long terme (L/250)

5  19,5  160004 3  19,5  160002 16000


    h  1138 [mm]
32  11500  200  h 3 20  650  200  h 250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on obtient h = 1107 [mm]. L’influence de la déformation d’effort
tranchant est donc négligeable.

Conclusion : c’est le critère de flèche à long terme qui est dimensionnant avec une hauteur pour la poutre
principale de 1138mm, arrondie à h = 1,15 [m].

3.2.3. Charge due au poids propre


Le poids propre moyen des poutres principales vaut : 4,2 [kN / m 3 ] * 0,2 [m] * 0,9 [m]  0,8 [kN / m]
Si on considère un platelage en bois C24 de 5 cm d’épaisseur, son poids propre est de l’ordre de :
4,2 [kN / m 3 ] *1[m] * 0,05 [m]  0,21 [kN / m] sur chaque poutre principale.
Au total, la charge de poids propre moyenne serait de l’ordre de 1 [kN/m] de poutres, à comparer respectivement
avec les charges ELU et ELS de 8,78, 5,85 et 8,85 [kN/m] prises en considération ci-dessus.

Il faudrait donc en toute rigueur intégrer ce poids propre dans le calcul et refaire celui-ci, ce qui devrait mener à
une augmentation de l’ordre de 10 à 15 [cm].
24
EXERCICE 3.3.
DIMENSIONNEMENT D’UN PLANCHER EN BLC
Le plancher de l’étage d’une maison, dont la portée est de 6m, est composé :
- De poutres isostatiques en BLC GL28h d’une largeur b=15 cm et espacées d’une distance de 60cm
- De panneaux en OSB servant de coffrage pour le béton
- D’une chape de béton de 10cm d’épaisseur

Ce plancher doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 2,5 [kN/m²].
- Chape : poids volumique du béton égal à 25 [kN/m³].
- Poids propre des poutres et de l’OSB : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Calculer la hauteur des poutres à partir des combinaisons précédentes avec une limitation des flèches de L/350
et L/250 respectivement pour le court et long terme.
 Que peut-on faire si on veut diminuer cette hauteur de section ?

3.3.1. Combinaisons de cas de charges :


Poids propre de la chape de béton : 0,1[m] * 25 [kN / m 3 ]  2,5 [kN / m 2 ]

 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 2,5  1,5 * 2,5  7,125 [ kN / m 2 ]
Comme les poutres sont espacées de 60cm, on a : q ELU  0,6 * 7,125  4,275 [kN / m]  4,275 [ N / mm]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  2,5  2,5  5[kN / m ] 2

Comme les poutres sont espacées de 60cm, on a : q ELS CT  0,6 * 5  3[kN / m]  3[ N / mm]


 ELS LT : 1 k def  G 
j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Il s’agit d’un plancher de maison  classe 1  k def  0,6


q ELS LT  (1  0,6) * 2,5  2,5  0,6 * 0,3 * 2,5  6,95 [kN / m 2 ]
Comme les poutres sont espacées de 60cm, on a : q ELS LT  0,6 * 6,95  4,17 [kN / m]  4,17 [ N / mm]

25
3.3.2. Calcul de la hauteur des poutres à partir du…
 Critère de flexion
S’agissant d’une seule charge d’exploitation et en classe de service 1, kmod=0,8.
6 4,275  60002 0,8  28
 m, Ed  2
  f m, d   h  207 [mm]
150h 8 1,25

 Critère d’effort tranchant


3 4,275  6000 0,8  3,5
 v , Ed    fv, d   h  85 [mm]
2  0,67 150  h 2 1,25

 Critère de flèche à court terme (L/350)


5  3  60004 3  3  60002 6000
    h  269 [mm]
32  12600  150  h 20  650  150  h 350
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on obtient h=266 [mm]. L’influence de la déformation d’effort
tranchant est donc négligeable.

 Critère de flèche à long terme (L/250)

5  4,17  6000 4 3  4,17  6000 2 6000


    h  268 [mm]
32  12600  150  h 3 20  650  150  h 250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on obtient h=265 [mm]. L’influence de la déformation d’effort
tranchant est donc négligeable.

Conclusion : c’est le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec une hauteur arrondie à
h=30[cm].

3.3.3. Que peut-on faire si on veut diminuer cette hauteur de section ?


Si on estime que 30cm, c’est trop grand, on peut :
- Diminuer l’entraxe entre les poutres
- Augmenter la largeur b (mais c’est moins efficace du point de vue de la consommation de matière)
- Changer de matériau (poutres en acier)
- Faire collaborer le bois avec la dalle de béton, par exemple avec des tirefonds vissés dans la face supérieure
des poutres, et noyés dans la chape de béton. Cette solution est sans doute la meilleure, bien que son calcul
précis soit délicat.

26
EXERCICE 3.4.
DIMENSIONNEMENT D’UN PREAU
Le préau d’une école est constitué de 7 poutres en porte-à-faux d’une longueur de 5m recouvertes d’un vitrage.
Ces poutres, en BLC GL24h, ont une largeur b = 18cm et sont espacées de 3m l’une de l’autre.

Ce préau reprend les charges suivantes :


- Charges permanentes (y compris verre) : 1,5 [kN/m²].
- Vent : 1 [kN/m²].
- Neige : 0,5 [kN/m²].
- Poids propre des poutres : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Calculer la hauteur des poutres à partir des combinaisons précédentes avec une limitation des flèches de L/250
et L/175 respectivement pour le court et long terme.

3.4.1. Combinaisons de cas de charges :


S’agissant d’un préau, il peut être considéré comme une toiture de catégorie H pour le calcul des coefficients 0
et 2.

 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 *1,5  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  3,75 [kN / m 2 ]
Comme il y a une distance de 3m entre chaque poutre, on a : q ELU  3 * 3,75  11,25 [kN / m]  11,25 [ N / mm]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  2,65 [kN / m 2 ]
Comme il y a une distance de 3m entre chaque poutre, on a : q ELS CT  3 * 2,65  7,95 [kN / m]  7,95 [ N / mm]


 ELS LT : 1 k def  G 
j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Il s’agit d’une structure extérieure partiellement protégée  classe 2  k def  0,8


q ELS LT  (1  0,8) *1,5  (1  0,3 * 0,5)  0,8 * (0 *1  0 * 0,5)  3,85 [kN / m 2 ]
Comme il y a une distance de 3m entre chaque poutre, on a : q ELS LT  3 * 3,85  11,55 [kN / m]  11,55 [ N / mm]

27
3.4.2. Calcul de la hauteur des poutres à partir du…
 Critère de flexion
Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (imposition EC5), on prendra
kmod=0,9 (Court terme + Classe de service 2).
6 11,25  50002 0,9  24
 m, Ed  2
  f m, d   h ≥ 521 [mm]
180h 2 1,25

 Critère d’effort tranchant


3 0,9  3,5
 v, Ed   11,25  5000  f v,d   h ≥ 278 [mm]
2  0,67  180  h 1,25

 Critère de flèche à court terme (L/250)


Critère de flèche pour une poutre en porte-à-faux chargée uniformément si on ne considère que la flèche
due au moment de flexion :

q ELS CT L4
  M    max
8E0,moy I

3  7,95  50004 5000


 M    h  565 [mm]
2 11500 180  h3 250

 Critère de flèche à long terme (L/175)

qELS LT L4
  M    max
8E0,moy I

3 11,55  50004 5000


 M    h  568 [mm]
2 11500 180  h 3
175

C’est donc le critère de flèche qui est dimensionnant avec une hauteur h=0,57[m].

28
THEME 4 :
FLEXION COMPOSEE ET FLEXION BI-AXIALE,
CALCULS ELU ET ELS

EXERCICE 4.1.
DIMENSIONNEMENT DE COLONNES EN FLEXION
COMPOSEE
La structure d’un hall industriel protégé des intempéries est composée de poutres à inertie variable espacées de 5m
et reposant sur des colonnes par le biais de consoles. Les poutres et les colonnes ont une largeur b=26cm et sont
en BLC GL28h.

Les poutres doivent reprendre les charges suivantes :


- Charges permanentes : 1 [kN/m²].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m²].
- Poids propre : négligé.

On propose de :
 Calculer la charge ELU reprise par les colonnes.
 Calculer la surface d’appui minimale de la poutre sur les consoles, et en déduire l’excentricité de la réaction
d’appui de la poutre par rapport à la colonne.
 Dimensionner les colonnes en flexion composée en négligeant l’influence du flambement.

4.1.1. Charge ELU dans les colonnes


 
q ELU  1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi   1,35 * 1  1,5 * 1  0,3 * 0,5  3,08[kN / m 2 ]
j  i2 
Comme les poutres sont espacées de 5m, on a : q ELU  5 * 3,08  15,4 [kN / m]
Chaque colonne reprend donc une charge de console égale à : N Ed  10 *15,4  154 [kN ]

29
4.1.2. Surface d’appui minimale des poutres sur les consoles
 Compression perpendiculaire aux fibres

N Ed k f
 c ,90,d   f c ,90,d  mod c ,90,k avec  m  1,25 pour le BLC
A m

Tableau défini dans l'EC5 Coefficients kmod associés


Classe de durée de Classe de Classe de Classe de
Durée de la charge Exemple
charge service 1 service 2 service 3
Permanente >10 ans Poids propre 0,6 0,6 0,5
Long terme 6 mois ans Stockage 0,7 0,7 0,55
Charges d'exploitation,
Moyen terme 1 semaine6 mois 0,8 0,8 0,65
neige
Court terme <1 semaine (Neige), vent 0,9 0,9 0,7
Instantanée Instantanée (Vent), action accidentelle 1,1 1,1 0,9

Si d est la longueur d’appui des poutres sur les consoles (dont la largeur est prise égale à celle de la poutre, soit
260 mm), le critère de compression perpendiculaire aux fibres s’écrit :
154000 k mod  f c ,90,k 0,9  2,5
 c ,90, Ed     d ≥ 329 [mm]
260 * d m 1,25
La longueur de la console doit donc être de 33 cm au minimum. Nous prendrons 40 cm. Si h définit la hauteur
de la section de la colonne, ceci implique une excentricité de la réaction d’appui par rapport à la fibre moyenne
de la colonne vaut (400/2+h/2) mm.

4.1.3. Dimensionnement des colonnes en flexion composée en négligeant le flambement


 Critère de flexion composée

2 2
  c , 0,d   m,d  N Ed m  m
      M Ed 1 avec  m  1,25 pour le BLC
 f  f m,d  A k mod f c,0,k  Wél k mod f m,k
 c , 0,d  
On considère que la colonne a une largeur de 26 cm comme la poutre, et l’excentricité de la réaction d’appui
de la poutre par rapport à la fibre moyenne de la colonne vaut (400/2+h/2)mm. On a :

1,25  6 154000 * 400 / 2  h 2 1,25


2
 154000
     1  h ≥ 240 [mm]
 260 * h 0,9  28  260 * h 2 0,9  28
Pour cette valeur de h, l’influence respective des deux termes (M et N) est la suivante :
2
 154000 1,25 
- Terme en N :     0,015
 260 * 240 0,9  28 
 400 240 
6  154000 *   
 2 2 

1,25
 0,98
- Terme en M :
260 * 240 2 0,9  28

On arrondira la valeur de 24 cm en considérant finalement une colonne carrée de 26 cm x 26 cm.

On voit que l’influence du terme de compression est négligeable. Toutefois, il pourrait prendre de l’importance
si l’on considère le phénomène du flambement (Voir exercice 5.2).

30
EXERCICE 4.2.
DIMENSIONNEMENT DES PANNES D’UNE CHARPENTE

La charpente d’une grange est composée de fermes en bois massif C24 espacées de 4m. Les colonnes sont
articulées en pied et en tête.

Il s’agit d’un ouvrage partiellement protégé des intempéries qui doit reprendre les charges suivantes :
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m²].
- Charges permanentes (pannes, couvertures…) : 0,6 [kN/m²].
- Poids propre : négligé.
On propose de :
 Décomposer les différentes charges s’appliquant sur les pannes selon les deux axes principaux d’inertie.
 Calculer les combinaisons de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Dimensionner les pannes à partir des combinaisons précédentes avec une limitation des flèches de L/500 et
L/350 respectivement pour le court et long terme.

4.2.1. Décomposition des différentes charges


 Vent
qy = 0,8[m] * 1 [kN/m2] = 0,800 [kN/m]
qz=0

 Neige
La distance horizontale entre deux pannes est de (0,8[m] * cos30°) [m].
La charge verticale de neige sur les pannes est donc de :
0,5 [kN/m2] * (0,8[m] * cos30°) [kN/m].

Les composantes selon y et z de cette charge valent alors :


qy = (0,5 * 0,8 * cos30°) * cos30° = 0,300 [kN/m]
qz=(0,5 * 0,8 * cos30°) * sin30° = 0,173 [kN/m]

31
 Poids propre
qy = (0,6 [kN/m2] * 0,8 [m]) * cos30° = 0,416 [kN/m]
qz= (0,6 [kN/m2] * 0,8 [m]) * sin30° = 0,240 [kN/m]

4.2.2. Combinaisons de cas de charges :

 
 ELU : 1,35 G j  1,5 Q1   0,i Qi 
j  i2 
- Si la charge de vent est dominante :
qy,ELU = 1,35*0,416 + 1,5*(0,8+0,3*0,3) = 1,9 [kN/m]
qz,ELU = 1,35*0,24 + 1,5*(0+0,3*0,173) = 0,4 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELU = 1,35*0,416 + 1,5*(0,3+0,3*0,8) = 1,37 [kN/m]
qz,ELU = 1,35*0,24 + 1,5*(0,173+0,3*0) = 0,584 [kN/m]

 
 ELS CT :  G j   Q1   0,iQi 
j  i2 
- Si la charge de vent est dominante :
qy,ELS CT = 0,416 + (0,8+0,3*0,3) = 1,31 [kN/m]
qz,ELS CT = 0,24 + (0+0,3*0,173) = 0,29 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELS CT = 0,416 + (0,3+0,3*0,8) = 0,96 [kN/m]
qz,ELS CT = 0,24 + (0,173+0,3*0) = 0,413 [kN/m]


 ELS LT : 1  k def  G j
 
  Q1   0,i Qi   kdef  2,i Qi
j  i 2  i1

Il s’agit d’une structure extérieure partiellement protégée  classe 2  k def  0,8


- Si la charge de vent est dominante :
qy,ELS LT = (1+0,8)*0,416 + (0,8+0,3*0,3) + 0,8*(0*0,8+0*0,3) = 1,64 [kN/m]
qz,ELS LT = (1+0,8)*0,24 + (0+0,3*0,173) + 0,8*(0*0+0*0,173) = 0,48 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELS LT = (1+0,8)*0,416 + (0,3+0,3*0,8) + 0,8*(0*0,8+0*0,3) = 1,29 [kN/m]
qz,ELS LT = (1+0,8)*0,24 + (0,173+0,3*0) + 0,8*(0*0+0*0,173) = 0,61 [kN/m]

4.2.3. Dimensionnement des pannes


 Critère de flexion bi-axiale

M y,d M z,d 6 q y , Ed L2 6 qz , Ed L2 k f
    f m, d  mod m, k
Wy ,él Wz , el bh 2
8 hb 2
8 m

Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (imposition EC5), on prendra
kmod=0,9 (Court terme + Classe de service 2).

En considérant le cas qui correspond à la charge de vent est dominante, on a :


6 1,9  40002 6 0,4  L2 0,9  24
2
 2   16,62 MPa
bh 8 hb 8 1,3

32
Pour une section de 7x15cm2, le terme de gauche vaut 21 [MPa] et elle ne convient donc pas.
La section de 8x23cm est la première qui convient, avec :
1,9  40002 0,4  40002 0,9  24
 8,65 MPa   16,62 MPa
6 6

80  230 2
8 230  80 2
8 1,3
On vérifiera que le cas de charge de neige dominante ne mène pas à un résultat différent.

 Critère d’effort tranchant en flexion bi-axiale

2 2
 3V y , Ed   3V  k f
 2
 2
     z , Ed   f v ,d  mod v ,k
   m
y ,d z ,d
 2k cr bh   2k cr bh 

En considérant le cas qui correspond à la charge de vent est dominante, on a :


2 2
3  1,9  4000   0,4  4000  0,9  4
      bh  3,14.103 [mm2]
2  0,67  bh  2   2  1,3
Le critère est largement respecté avec une section 8x23cm2 pour laquelle bh = 16,88.103 [mm2].
On vérifiera que le cas de charge de neige dominante ne mène pas à un résultat différent.

 Critère de flèche en flexion bi-axiale à court terme (L/500)

2 2
 5q y L4 3q y L2   5q z L4 3q z L2 
      2 2
      max
 32 E0,moybh 3 20G0,moybh   32 E0,moy hb 3 20G0,moybh 
y z
   

On considère le cas qui correspond à la charge de vent est dominante. Si on néglige la part de flèche provenant
de l’effort tranchant, on peut réécrire :
2 2
 5q y L4   5q z L4 
   y2   z2        max
 32 E0,moybh   32 E0,moy hb 
3 3
   
Pour une section de 8x23cm2, on a :

2 2
 5 1,31 40004   5  0,29  40004  4000
      10,2   8 mm  Pas OK
 32 11000  80  230   32 11000  230  80 
3 3
500
Pour une section 10x30 cm2, on a :
2 2
 5 1,31 40004   5  0,29  40004  4000
      3,9   8 mm  OK
 32 11000 100  300   32 11000  300 100 
3 3
500
On vérifiera que le cas de charge de neige dominante ne mène pas à un résultat différent.

 Critère de flèche à long terme (L/350)


Pour une section 10x30 cm2, on a :

2 2
 5 1,64  40004   5  0,48  40004  4000
       6,3   11,4 mm  OK
 32 11000 100  300   32 11000  300 100 
3 3
350
On vérifiera que le cas de charge de neige dominante ne mène pas à un résultat différent.

Conclusion : c’est le critère de flèche à long terme qui est dimensionnant avec une section de 10x30cm.

33
THEME 5 :
FLAMBEMENT ET DEVERSEMENT

EXERCICE 5.1.
DIMENSIONNEMENT DES COLONNES D’UNE CHARPENTE
(EN COMPRESSION SIMPLE)

La charpente d’une grange est composée de fermes en bois massif C24 espacées de 4m. Les colonnes sont
articulées en pied et en tête.

Il s’agit d’un ouvrage partiellement protégé des intempéries qui doit reprendre les charges suivantes :
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m²].
- Charges permanentes (pannes, couvertures…) : 0,6 [kN/m²].
- Poids propre : négligé.
On propose de :
 Calculer la charge ELU reprise par les colonnes.
 Dimensionner ces colonnes en négligeant le flambement.
 Dimensionner ces colonnes en considérant le flambement.

5.1.1. Charge ELU dans les colonnes


5 [m]
 Vent : q  1[kN/m 2 ] * 4 [m] * * cos 30  20[kN ]
cos 30

 Neige : q  0,5 [kN/m 2 ] * 4 [m] * 5[m]  10 [kN ]

5 [m]
 Poids propre : q  0,4[kN/m 2 ] * 4 [m] *  13,86 [kN ]
cos 30
 
 N Ed  1,35 G j  1,5 Q1   0,i Q i   1,35 * 13,86  1,5 * 20  0,3 * 10  53,2 [kN ]
j  i2 

34
5.1.2. Dimensionnement des colonnes en négligeant le flambement
 Critère de compression parallèle aux fibres

N Ed k f
 c ,0, Ed   f c ,0,d  mod c ,0,k avec  m  1,3 pour le bois massif
A m

Tableau défini dans l'EC5 Coefficients kmod associés


Classe de durée de Classe de Classe de Classe de
Durée de la charge Exemple
charge service 1 service 2 service 3
Permanente >10 ans Poids propre 0,6 0,6 0,5
Long terme 6 mois ans Stockage 0,7 0,7 0,55
Charges d'exploitation,
Moyen terme 1 semaine6 mois 0,8 0,8 0,65
neige
Court terme <1 semaine (Neige), vent 0,9 0,9 0,7
Instantanée Instantanée (Vent), action accidentelle 1,1 1,1 0,9

Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (imposition EC5), on prendra
kmod=0,9 (Court terme + Classe de service 2).
Si on considère une section carrée pour la colonne :
53200 0,9 * 21
 c , 0,d   f c , 0,d   c = 60,5 [mm]
c2 1,3

5.1.3. Dimensionnement des colonnes en considérant le flambement


 Critère de compression parallèle aux fibres avec flambement :

N Ed k mod f c,0,k 1
 c,0,Ed   k c f c , 0,d  k c avec kc 
A m k  k 2  2rel


k  0,5 1   c rel  0,3  2rel 
 c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

Lf = 2L Lf = L Lf = 0,7L Lf = 0,5L Lf = L

35
Partons arbitrairement d’une section carrée de 10cm x 10cm pour la colonne pour démarrer le processus itératif:
1004
A = 100 2 [mm 2 ] , I   8,33 *106 [mm 4 ] , L f = 6000 [mm ]
12
100 2
  6000 *  207,846
8,33 *10 6
207,846 21
rel   3,524
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 3,524  0,3  3,524 2  7,033 
1
kc   0,076
7,033  7,0332  3,5242
53200 0,9 * 21
  c , 0,d  2
 5,32[ MPa]  k c f c ,0,d  0,076 *  1,11[ MPa]  Pas OK
100 1,3

Si on considère une section carrée de 15cm x 15cm pour la colonne :


150 4
A = 150 2  22500 [mm 2 ] , I   42,19 *10 6 [mm 4 ] , L f = 6000 [mm ]
12
22500 2
  6000 *  138,564
42,19 *10 6

138,564 21
rel   2,35
 7400
 
k  0,5 * 1  0,2 * 2,35  0,3  2,35 2  3,466
1
kc   0,166
3,466  3,466 2  2,35 2

53200 0,9 * 21
  c , 0, d   2,36 [ MPa]  k c f c,0,d  0,166 *  2,42 [ MPa]  OK
150 2 1,3

Conclusion : les colonnes doivent avoir une section minimale de 15x15cm.

36
EXERCICE 5.2.
DIMENSIONNEMENT DE COLONNES EN FLEXION
COMPOSEE
La structure d’un hall industriel protégé des intempéries est composée de poutres à inertie variable espacées de 5m
et reposant sur des colonnes par le biais de consoles. Les poutres et les colonnes ont une largeur b=26cm et sont
en BLC GL28h. La longueur d’appui sur la console est de 40 cm.

Les poutres doivent reprendre les charges suivantes :


- Charges permanentes : 1 [kN/m²].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m²].
- Poids propre : négligé.
On considère que les colonnes sont bi-articulées et qu’elles ont une hauteur de 5m.

On propose de :
 Calculer la charge ELU reprise par chaque colonne.
 Calculer la dimension h de la section des colonnes en flexion composée, en tenant compte du flambement.

5.2.1. Charge ELU dans les colonnes


Voir exercice 4.1. : N Ed  154 [kN ] et M Ed  154  0,4  h  [kNm]

5.2.2. Dimensionnement des colonnes en flexion composée en considérant le flambement


 Critère de flexion composée

 c , 0 ,d  m ,d N Ed m M m
   Ed 1

min kc, y , kc, z f c,o,d f m ,d  
A min kc , y , kc, z k mod f c,o,k Wél k mod f m,k

On part de la section carrée de b=26cm x h=26cm pour les colonnes, trouvée à exercice 4.1 sans considérer le
flambement :
260 4
A = 260 2 [mm 2 ] , I   380,8 *106 [mm 4 ] , L f = 5000 [mm ]
12

260 2
  5000 *  66,62
380,8 *10 6

66,62 28
rel   1,095
 10500
37
k  0,5 * 1  0,1* 1,095  0,3  1,095 2   1,139

1
kc   0,688
1,139  1,139 2  1,0952
 c , 0,d  154000 1,25 6 * 154000 * (400/2 + 260/2) 1,25
  m ,d    1,025  1
min kc, y , kc, z  f c ,o,d 2
f m,d 0,688 * 260 0,9 * 28 2603 0,9 * 28

 Critère légèrement dépassé de 2,5%, ce qui est acceptable, donc OK.

Conclusion : le flambement est peu dimensionnant dans ce cas où le terme de flexion est prépondérant, et
les colonnes peuvent garder leur section minimale de 26x26cm.

38
EXERCICE 5.3.
DIMENSIONNEMENT DES COLONNES D’UNE
PASSERELLE
Une passerelle de 24m de longueur et de 2m de largeur est composée de deux poutres principales d’une largeur de
20cm chacune, reliées par une série de poutres secondaires et par des barres de contreventement. Chaque poutre
principale est en réalité composée de trois poutres isostatiques placées entre les appuis (voir schéma : 4m/16m/4m).
Les colonnes, de section carrée, sont en BLC de classe GL24h.

Cette passerelle doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 5 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].

On propose de :
 Calculer la charge ELU reprise par une colonne.
 Dimensionner les colonnes en négligeant le flambement.
 Dimensionner les colonnes en tenant compte du flambement.

5.3.1. Charge ELU reprise par une colonne


Voir exercice 3.2.
On va considérer un appui simple comme sur le schéma ci-joint.
Charge au niveau de l’appui due à la poutre de 16m de longueur :
N Ed ,1  q ELU * 8  8,78 [kN / m] * 8[m]  70,2[kN ]
Charge au niveau de l’appui due à la poutre de 4m de longueur :
N Ed , 2  q ELU * 2  8,78 [kN / m] * 2[m]  17 ,56 [kN ]

39
5.3.2. Dimensionnement des colonnes en négligeant le flambement
 Critère de compression perpendiculaire aux fibres (surface de contact sur la poutre)

Nd k f
 c ,90,d   f c ,90,d  mod c ,90,k avec  m  1,25 pour le BLC
A m
La poutre repose sur une largeur de 20cm, la longueur minimale d’appui d vaut :
70200 0,7 * 2,5
 c ,90,d   f c ,90,d   d=251 [mm]
200 * d 1,25
A partir du schéma précédent et de la valeur de d, on peut calculer le grand côté de la colonne rectangulaire,
qui vaut =251*2+30= 532 [mm], que l’on arrondira à 53 cm. Dans ce calcul, on considère que les surfaces
d’appui sont identiques pour chaque poutre.

 Critère de flexion composée (surface de contact sur la colonne)


On considère que les colonnes ont une section de 530x200mm et que les charges sont appliquées au centre des
surfaces d’appui. Le bras de levier de chaque réaction par rapport à l’axe moyen de la colonne vaut
e=250/2+30/2=140 [mm]

2 2
  c , 0 ,d   m,d  N Ed m 
      M Ed  m  1 avec  m  1,25 pour le BLC
 f  f  A k f  Wél k mod f m,k
 c , 0 ,d  m ,d  mod c , 0,k 
2
  c , 0, d   m, d  87800 1,25  2 6 * (70200  17560) *140 1,25
       0,004  0,059  1  OK
 f
 c,o, d

 f m, d  200 * 531 0,7 * 24  200 * 5312 0,7 * 24

Il est intéressant de noter que c’est le terme de flexion dû à la dysmétrie des réactions des poutres qui est
prépondérant, et non celui dû à la compression avec prise en compte du flambement.

5.3.3. Dimensionnement des colonnes en considérant le flambement


 Calcul du kc,z (axe faible)
Si on considère une section de 200mm x 532mm pour les colonnes, on a :
530 * 200 3
A = 200 * 532  106400 [mm 2 ] , I z   354,7 *10 6 [mm 4 ] , L f = 4000 [mm ]
12
106400
 z  4000 *  69,28
354,7 *106
69,28 24
 rel, z   1,1
 9600

k z  0,5 * 1  0,1* 1,1  0,3  1,12  1,15 
1
k c, z   0,68
1,15  1,15 2  1,12

 Calcul du kc,y (axe fort)


Si on considère une section carrée de 350mm x 350mm pour les colonnes, on a :
200 * 530 3
A = 200 * 532  106400 [mm 2 ] , I y   2509,5 *10 6 [mm 4 ] , L f = 4000 [mm ]
12
106400
 y  4000 *  26,05
2509,5 *10 6
26,05 24
 rel, y   0,415
 9600

k y  0,5 * 1  0,1* 0,415  0,3  0,415 2  0,592 
40
1
k c, y   0,99
0,592  0,592 2  0,415 2

 Vérification du critère de résistance en flexion composée, avec prise en compte du flambement


 c , 0 ,d 
  m,d  1
min( k c , y , k c , z ) f c,o,d f m ,d

87800 1,25 6 * (70200  17560) * 140 1,25


  0,090  0,058  0,067  1
0,68 * 200 * 532 0,7 * 24 200 * 5322 0,7 * 24
 OK.

Conclusion : la colonne est largement surdimensionnée et c’est le critère de compression perpendiculaire


aux fibres qui est dimensionnant.

41
EXERCICE 5.4.
DIMENSIONNEMENT AU DEVERSEMENT
Une toiture légère et temporaire est composée de poutres sur 2 appuis en bois massif D30 espacées de 80cm l’une
de l’autre et de longueur 7m. Cette toiture se trouve à l’extérieur et est exposée aux intempéries.

Cette toiture n’est soumise qu’à une charge de vent de 1 [kN/m2] qui a tendance à la soulever.

On propose de :
 Calculer la charge ELU reprise par chaque poutre.
 Dimensionner les poutres sans tenir compte du déversement.
 Dimensionner les poutres en tenant compte du déversement.

5.4.1. Charge ELU sur chaque poutre


Cette structure n’est soumise qu’à une charge de vent :
 
q ELU  1,35 G j  1,5 Q1   0,i Qi   1,35 * 0  1,5 *1  1,5 [kN / m 2 ]
j  i2 
Comme les poutres sont espacées de 80cm, on a : q ELU  0,8 *1,5  1,2 [kN / m]  1,2 [ N / mm ]

5.4.2. Dimensionnement des poutres en négligeant le déversement


 Critère de flexion simple

M Ed k f
 m,Ed   f m,d  mod m,k avec  m  1,3 pour le bois massif
Wél m

6 1,2 * 70002 0,7 * 30


 m,Ed   f m ,d   bh 2  2,73 * 10 6 [mm 3 ]
bh 2 8 1,3

Pour répondre à ce critère, on peut utiliser le tableau suivant, qui montre que la section 8cm x 23 cm est
nécessaire :

Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles


Dimensions Dimensions rabotées
non rabotées b h bh3 (/106) bh² (/106) bh (/103)
[cm] [mm] [mm] [mm4] [mm³] [mm²]
4x15 38 150 128,3 0,86 5,7
4x23 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 75 225 854,3 3,8 16,88
10x30 100 300 2700 9 30

42
5.4.3. Dimensionnement des poutres en considérant le déversement
 Critère de déversement

M Ed k mod f m,k
 m ,d   k crit avec k crit  1 si rel,m  0,75
Wél m
k crit  1,56  0,75 * rel ,m si 0,75  rel,m  1,4

1
k crit  si 1,4  rel ,m
 2
rel ,m

f m ,k
et rel 
 m,crit

M y,crit  E 0,k I min G 0,k I tor 0,78b 2 E 0,k


 m,crit   
Wél , y L él Wél , y hL el

Type de poutre Type de chargement lef/la


Sur appuis simples Moment constant 1
Charge répartie constante 0,9
Charge concentrée au milieu de la portée 0,8
Porte à faux Charge répartie constante 0,5
Charge concentrée agissant à l’extrémité libre 0,8
Le rapport entre la longueur efficace lef et la portée l est valable pour une poutre dont les appuis sont limités en
torsion et chargée en son centre de gravité. Si la charge est appliquée sur la fibre comprimée de la poutre, lef doit
être augmenté de 2h et peut être diminué de 0,5h pour une charge appliquée sur la fibre neutre.

On connaît les valeurs de b et h qui satisfont le critère de flexion sans déversement : b=8cm et h=23cm
Vérifions si cette section convient toujours si on tient compte du déversement :
Lef/L = 0,9 (voir tableau ci-dessus : poutre sur 2 appuis avec charge répartie constante. Le facteur 2*230
provient de la phrase en bas de tableau).
0,78 * 80 2 * 9200
 m,crit   29,54[ MPa]
230 * 0,9 * 7000  2 * 230

30
rel   1,008
29,54
k crit  1,56  0,75 *1,008  0,804

6 1,2 * 70002 0,7 * 30


  m ,d  *  10,4[ MPa]  0,804 *  13 [ MPa]  OK
80 * 230 2 8 1,3
Le déversement a donc peu d’influence, ce qui est normal dans ce cas car une section 8x23 est une section peu
élancée.

43
THEME 6 :
ELEMENTS COURBES EN BLC

EXERCICE 6.1.
VERRIERE EN QUART DE CERCLE
Une verrière en quart de cercle de 5m de rayon est soutenue par des poutres courbes bi-articulées. Celles-ci sont
espacées de 2m et sont maintenues latéralement par des éléments secondaires qui empêchent tout déversement
(kcrit=1). Le BLC utilisé a une classe de résistance GL28h et les lamelles ont une épaisseur de 2cm. Il s’agit d’un
ouvrage protégé des intempéries.

Cette verrière doit reprendre les charges suivantes :


- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

A l’aide du logiciel SCIA, le coefficient kc a été calculé numériquement pour une section de dimensions
b=10cm x h=14cm et vaut kc=0,1.

On demande de :
 Dessiner les diagrammes de M, V, N pour chaque cas de charge en notant les valeurs caractéristiques.
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU.
 Vérifier que la section 10x14cm respecte les critères de dimensionnement ELU de l’EC5 définis pour les
éléments courbes.

6.1.1. Levée d’hyperstaticité (méthode des forces), diagrammes des N, V et M

= + + Rh*

44
 Effet de la neige sur la structure isostatique de référence

  0   90

R  R cos   qn ( R  R cos )  qn R cos (1  cos )


2 2
qn R
M ( )  M 0 M 0
2 2 2
q R 1  qn R
V ( )   n sin   qn ( R  R cos  ) sin   qn R sin    cos   V 0 V 
2 2  2
qn R  1  qn R
N ( )   cos   qn ( R  R cos  ) cos   qn R cos     cos   N N 0
2  2  2

Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant

 Effet du vent sur la structure isostatique de référence

  0   90
 
M ( )  qv R  R  R cos  2 R sin 2   0 M 0 M 0
 2
 
V ( )  qv R sin   2qv R sin cos 0 V 0 V 0
2 2

N ( )  qv R cos  2qv R sin 2  qv R N  qv R N  qv R
2

Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant


45
 Effet de la charge unitaire sur la structure isostatique de référence

  0   90
M ( )  R 1  cos   sin   M 0 M 0

V ( )   sin   cos  V 1 V  1

N ( )  sin   cos  N 1 N 1

Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant

 Calcul de l’inconnue hyperstatique Rh


m10 m10 1  /2 R3  /2
110   dl  0 R 2 (1  cos   sin  ) 2 Rd  0 (2  2 cos   2 sin   2 sin  cos  )d
EI EI EI
 /2
R3  cos 2  R3  1 1
 2  2 sin   2 cos   2     2  2   
EI  0 EI  2 2
R3
 (  3)
EI
M 10 m10 1  / 2 qn R 2
 10, F   cos (1  cos ) *  R1  cos  sin Rd
EI 0
dl 
1
EI 2
q R4  /2
 
 n  cos  cos 2  * (1  cos  sin )d
2 EI 0
q R4  / 2

 n   cos  2 cos 2   sin cos  cos3   cos 2  sin d
2 EI 0

 /2
q R4  sin 2 cos 2  3 sin 2 sin 3 cos3  
 n  sin        
2 EI  2 2 4 12 3 0
qn R 4   1 1 1
     2  
2 EI  2 3 2 3
qn R 4
 (  3)
4 EI
M 20 m10
0 * R1  cos  sin Rd  0
1  /2
10, F   dl  0
2
EI EI

On en déduit Rh : 11 * Rh  1, F1  Rh  n


0 0 q R
4

46
 Efforts internes dans la structure hyperstatique

  0   90
2 2
cos (1  cos )  0  n 1  cos  sin 
qn R q R
M ( ) 
2 4 M 0 M 0

qn R 2
4

cos  2 cos 2   1  sin 
1  q R
V ( )  qn R sin   cos   0  n ( sin  cos )
2  4 qn R qn R
V V 
qn R 4 4
 (sin  4 sin cos  cos )
4
 1  q R
N ( )  qn R cos    cos   qv R  n (sin  cos )
 2  4 3q n R qn R
N  qv R N  qv R
 
q R 4 4
 n  cos  4 cos2   sin  qv R
4

6.1.2. Charge ELU


 
q ELU  1,35 G j  
1,5 Q1   0,i Qi 

j  i 2 
Les poutres sont espacées de 2m l’une de l’autre  qv  2 * 1  2[kN / m] et qn  2 * 0,5  1[kN / m]

 Si la charge de vent est dominante : q ELU ,v  1,5 * 2  3[kN / m] et q ELU ,n  1,5 * 0,3 *1  0,45 [kN / m]

Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant

- N est max pour θ= 8° : N max,v 


0,45 * 5000
4
 
 cos 8  4 cos 2 8  sin 8  3 * 5000  16,73[kN ]

0,45 * 5000
- V est max pour θ=0° et θ=90°: Vmax,v   0,56 [kN ]
4

- M est max quand l’effort tranchant est nul : M ( ) 


q ELU ,n R 2
4
cos  2 cos   1  sin 
2

q ELU ,n R
V ( )  (sin  4 sin cos  cos )  V=0 si θ=19,9° ou si θ=70,1°
4

 M max,v 
0,45 * 5000 2
4
 
cos19,9  2 cos 2 19,9  1  sin19,9  0,47 [kNm]

 M max,v 
0,45 * 5000 2
4
 
cos 70,1  2 cos 2 70,1  1  sin 70,1  0,47 [kNm]

47
 Si la charge de neige est dominante : q ELU ,v  1,5 * 0,3 * 2  0,9[kN / m] et q ELU ,n  1,5 *1  1,5[kN / m]

Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant

- N est max pour θ=8° : N max,n 


1,5 * 5000
4
 
 cos 8  4 cos 2 8  sin 8  0,9 * 5000  10,26 [kN ]

1,5 * 5000
- V est max pour θ=0° et θ=90°: Vmax,n   1,88[kN ]
4
- M est max quand l’effort tranchant est nul : V=0 si θ=19,9° ou si θ=70,1°

 M max,n 
1,5 * 5000 2
4
 
cos19,9   2 cos 2 19,9  1  sin19,9  1,6 [kNm]

 M max,n 
1,5 * 5000 2
4
 
cos 70,1  2 cos 2 70,1  1  sin 70,1  1,6 [kNm]

6.1.3. Dimensionnement des arcs à partir d’un calcul à l’ELU


 Critère de flexion composée

1   t , 0,d  c , 0,d   m,d


 ou  1 (kcrit=1 car pas de déversement)
kr  f k c f c ,o , d  k k f
 t ,o , d  r crit m , d

rin
rin
Avec k r  0,76  0,001*  240 si
tt
r
kr  1 si in  240
t
k c  Coefficient difficile à déterminer pour un élément qui n’est plus droit. Effectuer un calcul
numérique (Scia peut fournir sa valeur, dans ce cas 0,1 – voir énoncé)

rin 5000
Les lamelles ont une épaisseur de 2cm : k r  1 car   250  240
t 20
- Si la charge de vent est dominante

Dans la section la plus comprimée (θ=8°) :

M (8) 
0,45 * 5000 2
4
 
cos 8  2 cos 2 8  1  sin 8  0,31[kNm]

 c , 0, d  m,d 16730 1,25 6 * 0,31 *10 6 1,25


    0,59  0,05  1  OK
k c f c ,o , d k r k crit f m,d 100 *140 0,1 * 0,9 * 28 100 *140 2 0,9 * 28

Dans la section la plus fléchie (θ=19,9° ou si θ=70,1°) :

N (19,9) 
0,45 * 5000
4
 
*  cos19,9  4 cos 2 19,9  sin19,9  3 * 5000  16,65[kN ]

 c , 0, d  m,d 16650 1,25 6 * 0,47 *10 6 1,25


    0,59  0,07  1  OK
k c f c,o,d k r k crit f m,d 100 *140 0,1 * 0,9 * 28 100 *140 2 0,9 * 28

48
- Si la charge de neige est dominante

Dans la section la plus comprimée (θ=8 °) :

M (8) 
1,5 * 5000 2
4
 
cos 8  2 cos 2 8  1  sin 8  1,03[kNm]

 c , 0, d  m,d 10260 1,25 6 *1,03 *10 6 1,25


    0,36  0,16  1  OK
k c f c ,o , d k r k crit f m,d 100 *140 0,1 * 0,9 * 28 100 *140 2 0,9 * 28

Dans la section la plus fléchie (θ=19,9° ou si θ=70,1°) :


N (19,9) 
1,5 * 5000
4
 
 cos19,9  4 cos 2 19,9  sin19,9  0,9 * 5000  9,98[kN ]

 c , 0, d  m,d 9980 1,25 6 *1,6 *10 6 1,25


    0,35  0,24  1  OK
k c f c,o,d k r k crit f m,d 100 *140 0,1 * 0,9 * 28 100 *140 2 0,9 * 28

 Critère d’effort tranchant


- Si la charge de vent est dominante

3VEd k f
 v , Ed   f v ,d  mod v ,k avec k cr  0,67
2k cr A m

3 * 560 0,9 * 3,5


 v, Ed   0,09 [ MPa]  f v,d   2,52 [ MPa]  OK
2 * 0,67 *100 *140 1,25

- Si la charge de neige est dominante


3 *1880 0,9 * 3,5
 v, Ed   0,3[ MPa]  f v,d   2,52 [ MPa]  OK
2 * 0,67 *150 * 300 1,25

 Critère de traction perpendiculaire


- Si la charge de vent est dominante
L’intrados est tendu dans la section la plus fléchie pour =70,1°. En effet :
N (70,1) 
0,45 * 5000
4
 
*  cos 70,1  4 cos 2 70,1  sin 70,1  3 * 5000  15,6 [kN ] et V (70 ,1)  0 [kN ]

15600 6 * 0,47 * 106


 (70,1)     1,11  1,44  0,32[ MPa]  de la traction apparait donc bien
100 * 140 100 * 1402
 v ,d k p m,d 3*0 1,25 6 * 0,47 * 106 0,007 * 1,25
   2
 0,03  1  OK
f v ,d k dis k vol f t ,90,d 2 * 0,67 * 100 * 140 0,9 * 3,5 100 * 140 1,4 * 0,67 * 0,9 * 0,5
0, 2
 5  
0, 2
 0,01  2
Avec k p  0,25   0,25
h 140 
  0,007 et k vol      0,01  * 0,1* 0,14 *    0,67
r  5000   V   3 2 
- Si la charge de neige est dominante
L’intrados est tendu dans la section la plus fléchie pour =70,1°. En effet :
N (70,1) 
1,5 * 5000
4
 
 cos 70,1  4 cos 2 70,1  sin 70,1  0,9 * 5000  6,5[kN ] et V (70 ,1)  0 [kN ]

6500 6 * 1,6 * 106


 (70,1)     0,46  4,9  4,4[ MPa]  de la traction apparait donc bien
100 * 140 100 * 1402
 v,d k p  m, d 3*0 1,25 6 * 1,6 * 10 6 0,007 * 1,25
   2
 0,1  1  OK
f v,d k dis k vol f t ,90,d 2 * 0,67 * 100 * 140 0,9 * 3,5 100 * 140 1,4 * 0,62 * 0,9 * 0,5

Une section de 10x14cm est donc suffisante pour un dimensionnement à l’ELU.

49
THEME 7
POUTRES A INERTIE VARIABLE

EXERCICE 7.1.
POUTRE A UNE SEULE PENTE
La structure porteuse d’un hangar agricole est formée de poutres à inertie variable espacées de 4m l’une de l’autre.
Ces poutres sont en BLC de classe de résistance GL32h et ont une largeur de 18cm. Leur portée est de 12m et la
pente de 2 degrés permet à la pluie d’être évacuée.
Il s’agit d’un ouvrage extérieur partiellement protégé des intempéries.

Chaque poutre doit reprendre les charges suivantes :


- Charges permanente : 1 [kN/m2] (couverture, étanchéité…).
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Calculer la hauteur minimale de la poutre au niveau de chaque appui sur base de l’effort tranchant. On fera
l’hypothèse que la contrainte VEd/(bh(x)) est maximale dans la section d’appui de plus petite hauteur ha.
 Vérifier que la géométrie obtenue à partir du calcul de l’effort tranchant aux appuis est telle que les critères de
flexion ELU et ELS sont respectés. La limitation des flèches est de L/400 et L/250 respectivement pour le court
et long terme.

7.1.1. Combinaisons de cas de charges


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 *1  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  3,075[kN / m 2 ])
Chaque poutre reprend les charges sur 4m de largeur : q ELU  4 * 3,075  12,3[kN / m]  12,3[ N / mm]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  1  (1  0,3 * 0,5)  2,15 [kN / m 2 ]
Chaque poutre reprend les charges sur 4m de largeur : q ELS CT  4 * 2,15  8,6[kN / m]  8,6[ N / mm]

50

 ELS LT : 1 k def  G

j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Ouvrage partiellement protégé des intempéries  classe 2  k def  0,8

qELS LT  (1  0,8) *1  (1  0,3 * 0,5)  0,8 * (0 *1  0 * 0,5)  2,95 [kN / m 2 ]


Chaque poutre reprend les charges sur 4m de largeur : q ELS LT  4 * 2,95  11,8[kN / m]  11,8[ N / mm]

7.1.2. Hauteur minimale aux appuis


 Critère d’effort tranchant

3V Ed k mod f v,k
 v, Ed   f v,d  avec k cr  0,67
2k cr A m
3 12,3 *12000 0,9 * 3,5
 v,Ed  *  f v ,d   ha ≥ 364 [mm]
2 * 0,67 *180ha 2 1,25

On choisira une hauteur ha = 40cm pour l’appui inférieur  pente de 2° : hm = 400+12000*tan 2° = 820 [mm]

7.1.3. Calcul de la géométrie à partir du…


 Critère de flexion simple

Pour une poutre à simple décroissance :


M ( x) k f
 m, Ed   k m, mod m,k
Wél m
qx
avec M ( x)  ( L  x)
2
1
k m,  si la face inclinée est comprimée, ce qui est le cas ici
2 2
 f   f 
1   m,d tan     m,d tan 2  
 1,5 f   f 
 v ,d   c ,90,d 

L hm  ha
Pour une poutre à simple décroissance 𝜎 qui est max pour : x et h  ha
h h
1 m 1 m
ha ha

51
Si on considère ha = 400 [mm] et hm = 820 [mm] (valeurs respectant le critère d’effort tranchant aux appuis),
on a :
820  400
h  400  538[mm ]
820
1
400
12000
x  3934[mm]
820
1
400
12,3 * 3934
M( x  3934mm )  (12000  3934)  195 * 106 [ Nmm ]
2
1
Face inclinée comprimée, donc : k m,  2 2
 0,978
 32   32 
1   tan 2    tan 2 2 
 1,5 * 3,5   2,5 
6 * 195 * 106 0,9 * 32
  m, Ed   22,5[ MPa]  0,978 *  25[ MPa]  OK
180 * 5382 1,25
A titre informatif, un calcul de la contrainte à mi portée mène à :
6 12,3 *120002
 m,Ed  *  19,8[ MPa]
180 * 5382 8

 Critère de flèche à court terme (L/400)


En 1ère approximation et pour un avant-projet, on peut utiliser une hauteur de calcul égale à la hauteur moyenne.
5  8,6  120004 3  8,6  120002 12000
  M  V     hmoy = 732 [mm]
32  14200  180h 3moy 20  650  180h moy 400
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve hmoy = 714 [mm].
Cette valeur est supérieure à la valeur moyenne calculée à partir des critères précédents (61 cm).

 Critère de flèche à long terme (L/250)


5  11,8  120004 3  11,8  120002 12000
  M  V     h = 693 [mm]
32  14200  180h moy 20  650  180h moy
3
250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h = 678 [mm].
Cette valeur est également supérieure à la valeur moyenne calculée à partir des critères précédents (61 cm).

Dans ce cas-ci, c’est le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec une hauteur moyenne de
75 cm, ce qui conduit à relever les hauteurs aux appuis d’une valeur de (75-61)=14 cm, ce qui mène à ha =
54 cm et hm = 96cm.

52
EXERCICE 7.2.
GEOMETRIE D’UNE POUTRE A INERTIE VARIABLE
La structure d’un hall industriel est composée de poutres à inertie variable espacées de 5m l’une de l’autre. La
classe de résistance du BLC est GL28h et les poutres ont une largeur de b=20cm.
Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries.

Chaque poutre doit reprendre les charges suivantes (considérées comme verticales) :
- Charges permanentes : 2 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT et l’ELS LT.
 Calculer la hauteur minimale de la poutre au niveau de chaque appui sur base de l’effort tranchant. On fera
l’hypothèse que la contrainte VEd/(bh(x)) est maximale aux appuis.
 Calculer la hauteur minimale de la poutre à mi-portée à partir des combinaisons ci-dessus avec une limitation
des flèches de L/500 et L/350 respectivement pour le court et long terme.

7.2.1. Combinaisons de cas de charges
 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 2  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  4,425 [kN / m 2 ])
Comme les poutres sont espacées de 5m, on a : q ELU  5 * 4,425  22,1[kN / m]  22,1[ N / mm ]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  2 * (1  0,3 * 0,5)  3,15 [kN / m 2 ]
Comme les poutres sont espacées de 5m, on a : q ELS CT  5 * 3,15  15,75 [kN / m]  15,75 [ N / mm]


 ELS LT : 1 k def  G
j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Ouvrage non protégé des intempéries  classe 2  k def  0,8

q ELS LT  (1  0,6) * 2  (1  0,3 * 0,5)  0,6 * (0 * 1  0 * 0,5)  4,35 [kN / m 2 ]


Comme les poutres sont espacées de 5m, on a : q ELS LT  5 * 4,35  21,75 [kN / m]  21,75 [ N / mm]
53
7.2.2. Hauteur minimale aux appuis
 Critère d’effort tranchant
3 22,1* 20000 0,9 * 3,5
 v,Ed  *  f v ,d   ha ≥ 982 [mm]
2 * 0,67 * 200ha 2 1,25
On choisira une hauteur h = 1m aux appuis.

7.2.3. Calcul de la géométrie à partir du…


 Critère de flexion

6 M Ed
Hors de la zone de faîtage :  k m, f m,d
bh 2
qx
Avec M ( x)  ( L  x)
2
1
k m,  si la face inclinée est comprimée
2 2
 f m ,d   f m ,d 
1  tan     tan 2  
 1,5 f   f 
 v ,d   c ,90,d 
Pour une poutre à double décroissance 𝜎 qui est max pour :
hm Lm
 1
Lm ha L
x et h  2ha *
hm 2 Lm hm 2 Lm
 1  1
ha L ha L

On va d’abord considérer que la contrainte de flexion est maximale à mi-travée, ce qui permet d’obtenir une
première estimation de la hauteur à mi travée, en posant km,α,1 = 1, ce qui correspond au cas d’une poutre à
6 22,1* 20000 2 0,9 * 28
inertie constante :  m, Ed   k m,
200h 2 8 1,25

On trouve : h = 1282 [mm].

54
Pour la suite, prenons une certaine marge et considérons hm = 1500 [mm]. On peut maintenant trouver l’abscisse
correspondant à la contrainte max et la hauteur de section correspondante :
1500 10000
 1
10000
x  6666[mm] et h  2 *1000 * 1000 20000  1333[mm]
1500 2 *10000 1500 2 *10000
 1  1
1000 20000 1000 20000
On peut aussi calculer :
1  1500  1000 
k m,   0,96 avec   tan 1    2,86
 28
2
  28 
2
 10000, 
1   tan 2,86    tan 2 2,86 
 1,5 * 3, 2   3 
6 22,1 * 6666 0,9 * 28
  Ed , max * (20000  6666)  16,6 [ MPa]  0,96 *  19,4 [ MPa]  OK
200 *13332 2 1,25

6M Ed
Dans la zone de faîtage : k l  f m ,d avec k l  1  1,4 tan   5,4 tan 2 
bh 2

 2
1  1,4 * hm  1000  5,4 *  hm  1000   * 6 22,1 * 20000  0,9 * 28  hm ≥ 1313 [mm]
2

  10000  
   200hm
10000 2 8 1,25

 OK pour h=1500 mm.

 Critère de traction perpendiculaire

6M Ed
Dans la zone de faîtage : k p  k dis kvol f t ,90,d avec k p  0,2 * tan  ,
bh 2
k dis  1,4
0, 2
 0,01m 3 
kvol    pour le BLC
 V 
0, 2
h  1000 6 22,1* 200002  0,01*109  0,9 * 0,5
0,2 * m *  1, 4 *   *  hm ≥ 1445 [mm]
200hm2  20000 * 200h 
10000 8  m  1,25
 OK pour h=1500 mm.

 Critère de flèche à court terme (L/500)


En 1ère approximation et pour un avant-projet, on peut utiliser une hauteur de calcul égale à la hauteur moyenne.

5  15,75  200004 3  15,75  200002 20000


   M  V     h = 1638 [mm]
32  12600  200h 3 20  650  200h 500
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h = 1575 [mm].

 Critère de flèche à long terme (L/350)

5  21,75  200004 3  21,75  200002 20000


   M  V     h = 1618 [mm]
32  12600  200h 3 20  650  200h 350
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h = 1557 [mm].

Dans ce cas-ci, c’est le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec une hauteur maximale de
1,65m.

55
THEME 8 :
TREILLIS

EXERCICE 8.1.
DIMENSIONNEMENT D’UN TREILLIS
Une passerelle piétonne est formée de deux treillis en bois massif D35 espacés de 2m50 l’un de l’autre. Chaque
treillis est soumis à deux charges de 10kN et à deux charges de 20kN disposées comme sur le schéma ci-dessous :

On considère un kmod = 0,5.

On propose de :
 Calculer les efforts dans chaque barre.
 Calculer le côté de la section carrée de la barre la plus tendue.
 Calculer le côté de la section carrée de la barre la plus comprimée, en négligeant le flambement.
 Calculer le côté de la section carrée de la barre la plus comprimée, en considérant le flambement.
 Que peut-t-on faire pour diminuer la taille des sections des barres comprimées ?

8.1.1. Calcul des efforts dans chaque barre


 Calcul des réactions d’appuis
10  20  20  10
RVA  RVB   30 [kN ]
2
 Méthode des coupes (>0 : traction) :
Coupe 1 :

F V  0  10  F2 *
2
2
0  F2  10 2 [ kN ] (C)

F
2
H  0  F1  F2 * 0  F1  10 [kN ] (T)
2

56
Coupe 2 :

F V 0  F3 *
2
2
 30  10  F3  20 2 [kN ] (C)

F
2
H 0  F1  F3 *  F4  0  F4  10 [kN ] (T)
2

Coupe 3 :

F V  0  F5 *
2
2
 10  20  30  F5  0[kN ]

F
2
H  0  F6  F5 *  F4  0  F6  10 [kN ] (C)
2

8.1.2. Section de la barre la plus tendue


La barre la plus tendue correspond à : F4  10 [kN ] ou F1  10 [kN ] .

 Critère de traction parallèle

N Ed k mod f t ,0,k
 t ,0,Ed   f t , 0, d  avec  m  1,3 pour le bois massif
A m

10000 0,5 * 21
 t ,0,Ed  2
 f t , 0,d   c = 35 [mm]
c 1,3

8.1.3. Section de la barre la plus comprimée, en négligeant le flambement

La barre la plus comprimée correspond à une diagonale avec : F3  20 2  28,3[kN ]

 Critère de compression parallèle

N Ed k mod f c,0,k
 c,0,Ed   f c , 0,d 
A m

28300 0,5 * 25
 c,0,Ed  2
 f c , 0,d   c = 54 [mm]
c 1,3

8.1.4. Section de la barre la plus comprimée, en considérant le flambement


 Critère de compression parallèle

N Ed 1
 c,0,Ed   k c f c,0,d avec kc 
A k  k 2  2rel
 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I
57
Si on considère une section carrée de 10cm x 10cm pour la barre :
1004
A = 100 2 [mm 2 ] , I   8,33 *106 [mm 4 ] , L f = 4243 [mm ]
12
100 2
  4243 *  146,97
8,33 *106
146,97 25
rel   2,327
 10100
 
k  0,5 * 1  0,2 * 2,327  0,3  2,327 2  3,411
1
kc   0,169
3,411  3,4112  2,327 2
28300 0,5 * 25
  c , 0,d   2,83[ MPa]  k c f c,0,d  0,169 *  1,63[ MPa]  Pas OK
100 2 1,3

Si on considère une section carrée de 12cm x 12cm pour la barre :


120 4
A = 120 2 [mm 2 ] , I   17,28 *106 [mm 4 ] , L f = 4243 [mm ]
12
120 2
  4243 *  122,48
17,28 *10 6
122,48 25
rel   1,94
 10100
 
k  0,5 * 1  0,2 * 1,94  0,3  1,94 2  2,545
1
kc   0,238
2,545  2,5452  1,944 2
28300 0,5 * 25
  c , 0, d   1,97[ MPa]  k c f c,0,d  0,238 *  2,29[ MPa]  OK
120 2 1,3

Il faudra une section de 4x4cm pour la barre la plus tendue et une section de 12x12cm pour la barre la plus
comprimée.
Remarque importante : dans le cas présent, c’est une diagonale qui correspond à la barre la plus comprimée. Si
cela avait été une barre horizontale, plus courte, il aurait fallu faire deux calculs : un calcul pour la barre horizontale
la plus comprimée, et un calcul pour la diagonale la plus comprimée. En effet, la sensibilité au flambement dépend
non seulement de l’effort de compression mais aussi de la longueur de la barre. On ne peut donc pas dire à l’avance
laquelle des deux aura la plus grosse section.

8.1.5. Que peut-t-on faire pour diminuer la taille des barres comprimées ?
Dans ce type de treillis, les barres comprimées sont assez inclinées et ont donc une longueur importante. Celle-ci
implique un élancement important ce qui favorise le flambement. C’est pourquoi on privilégiera souvent des treillis
où les barres comprimées sont verticales pour qu’elles soient les plus courtes possibles (Treillis de type Prat par
exemple).

58
THEME 9 :
POUTRE SOUS-TENDUE

EXERCICE 9.1.
DIMENSIONNEMENT D’UNE POUTRE SOUS-TENDUE
La toiture d’un hall industriel est composée de poutres en BLC de classe de résistance GL28h, sous-tendues par
des câbles en acier S235. Elles sont espacées les unes des autres de 5m et sont composées de trois poinçons en
BLC GL28h disposés à équidistance. Le flambement latéral des poutres est empêché par la présence de dispositifs
de contreventement placés dans le plan de la toiture. Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries.

Les charges surfaciques sont les suivantes :


- Charges permanentes : 0,9 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.
En faisant l’hypothèse que les poinçons sont des appuis fixes pour la poutre, on propose de :
 Calculer la combinaison de charge ELU.
 Trouver la forme à donner au câble et la longueur des poinçons latéraux.
 Dimensionner les poinçons de section carrée en négligeant le flambement.
 Dimensionner les poinçons de section carrée en considérant le flambement.
 Dimensionner le câble en acier.
 Si la poutre a une section de 20cm x 50cm, vérifier le dimensionnement à l’ELU.
 Faire une analyse critique des résultats obtenus et de l’hypothèse faite sur la rigidité des poinçons, en modélisant
la poutre sous-tendue sur un logiciel de calcul.

9.1.1. Charges ELU


 
q ELU  1,35G j  
1,5 Q1   0,i Qi   1,35 * 0,9  1,5 * 1  0,3 * 0,5  3[kN / m 2 ]

j  i 2 
Comme il y a une distance de 5m entre chaque poutre, on a : q ELU  5 * 3  15 [kN / m]

59
9.1.2. Forme du câble et longueur des poinçons
 Calcul des réactions d’appuis de la poutre sous-tendue

RVA RVB

q ELU L 15 * 20
RVA  RVB    150 [kN ]
2 2

 Calcul des efforts dans les poinçons et des efforts internes maximaux dans la poutre avec ISSD
On fait l’hypothèse que les poinçons constituent des appuis rigides pour la poutre, qui est alors une poutre
hyperstatique de degré 3 :

On trouve: R1  R5  29,5 [kN ] , R2  R4  85,7 [kN ] et R3  69 ,6 [kN ]

Et les efforts internes maximaux suivants : M Ed ,max, 2 et 4  10 ,05 [kNm ] et VEd ,max, 2 et 4  22 ,77 [kN ]

 Théorème d’analogie avec la poutre (voir cours de mécanique des structures)

Soit un arc ou un câble soumis à un cas de charge quelconque (charges ponctuelles et/ou distribuées) pour
lequel il est funiculaire, avec :
- Rh la réaction d’appui horizontale
- Hx la distance verticale entre un point de l’arc ou du câble et la droite joignant ses appuis
- Mx le moment fléchissant, au même point, d’une poutre isostatique de même portée que l’arc ou que
le câble et supportant les mêmes charges (ponctuelles et/ou réparties)

Mx
Alors on a : H x 
Rh
La forme d’un arc funiculaire ou d’un câble est la même que celle du diagramme des moments
fléchissant d’une poutre de même portée soumise aux mêmes charges.

60
 Forme du funiculaire, longueur des ponçons
Les moments fléchissants dans la poutre valent :
x de 0 à 5m : M ( x)  RVA x  R1 x  120 ,5 x  M 2  602 ,5[ kNm ]

x de 5 à 10m : M ( x)  RVA x  R1 x  R2 ( x  5)  34,8 x  428 ,5  M 3  776 ,5[kNm ]

Si la longueur du poinçon central est de 2m, et puisque Rh est une constante, le théorème d’analogie avec la
poutre permet de trouver la longueur des poinçons latéraux : L  2 * M 2 M 3   2 * 602 ,5 776 ,5  1,552 [m]

 Calcul de la réaction d’appui horizontale et des efforts dans le câble


Equilibre des moments sur la demi-structure de gauche :
M 3  0  150  29,5 *10  RHA * 2  85,7 * 5  R HA  388 ,25 [ kN ]

29,5 kN
RHA

85,7 kN
RVA=150 kN
M=0

On peut en déduire l’effort dans le câble dans chaque tronçon, égal à la réaction horizontale divisée par l’angle
du câble avec l’horizontale :
388,25 388,25
Tronçon 1-2 :  406,5[kN ] et Tronçon 2-3 :  389,8[kN ]
  1,552     2  1,552  
cos  arctan   cos  arctan  
  5    5 

9.1.3. Dimensionnement des poinçons de section carrée en négligeant le flambement


 Critère de compression parallèle

N Ed k mod f c,0,k
 c,0,Ed   f c , 0,d  avec  m  1,25 pour le BLC
A m

L’effort normal maximal repris par les poinçons est de 85,7 [kN]
85700 0,9 * 28
 c,0,Ed  2
 f c , 0, d   c = 65 [mm]
c 1,25

 Critère de compression perpendiculaire (jonction entre le poinçon et la poutre)

N Ed k mod f c,90,k
 c,90,d   f c,90,d 
A m

85700 0,9 * 2,5


 c,90, d  2
 f c,90, d   c = 231 [mm]
c 1,25
Ici, c’est le critère de compression perpendiculaire aux fibres sur la poutre principale qui est dominant et qui
impose une section de poinçon de 23 cm. Afin de réduire cette section, une plaque de répartition métallique
faisant l’interface entre le poinçon et la poutre pourrait être utilisé. On considère que cette solution est
envisagée ici, en limitant la section du poinçon à 20x20 cm, particulièrement adaptée avec la largeur de la
poutre fixée à 20 cm.

61
9.1.4. Dimensionnement des poinçons de section carrée en considérant le flambement
 Critère de compression parallèle

N Ed 1
 c,0,Ed   k c f c , 0,d avec kc 
A k  k 2  2rel

 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,1 pour le BLC

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

Une section carrée de 8 cm de côté suffit :


80 4
A = 80 2 [mm 2 ] , I   3,41*10 6 [mm 4 ] , L f = 1550 [mm ]
12
80 2
  1550 *  67,12
3,41*106
67,12 28
rel   1,1
 10500

k  0,5 * 1  0,1* 1,1  0,3  1,12  1,15
1
kc   0,68
1,15  1,152  1,12
85700 0,9 * 28
  c , 0,d  2
 13,4[ MPa]  k c f c,0,d  0,68 *  13,62[ MPa]  OK
80 1,25
Toutefois, le critère de compression perpendiculaire aux fibres reste dominant et suggère de choisir une section
de 20 cm de côté (voir §9.1.3 ci-dessus).

9.1.5. Dimensionnement du câble en acier


Il s’agit d’un câble en acier S235 et l’effort maximal ELU dans le câble est de 406,5 [kN] (voir §9.1.2).

Af y
N Ed  avec  a  1
a

N Ed *  a 406500
A   1730[mm 2 ]
fy 235

 2 A
Or A   2  47 [mm ]
4 
Le diamètre est important et pourrait être réduit soit en utilisant du S355 (on obtient alors =38 mm sans
réduction de la rigidité), soit des torons dont la limite d’élasticité peut dépasser 1000 MPa (mais dont le
module d’élasticité apparent peut être bien inférieur à 210.000 MPa, et qui aura donc une influence sur la
flèche de la poutre !).

9.1.6. Vérification du dimensionnement de la poutre


 Critère de flexion composée
Le flambement latéral de la poutre est empêché par la présence de dispositifs de contreventement placés dans
le plan de la toiture. Par contre, la sensibilité au flambement vertical, selon l’axe fort, ne peut être empêchée.
La poutre est en flexion composée et le critère de dimensionnement est le suivant :

62
N Ed m M m
 Ed 1
 
A min k c, y , k c,z k mod f c,o, k Wél k mod f m,k

Les efforts maximaux MEd, NEd et VEd dans la poutre ont été trouvés précédemment, en considérant d’une part
le câble (pour le calcul de NEd=RHA) et la poutre sur 5 appuis (pour le calcul de MEd et VEd) :
 N Ed  RHA  388,25[kN ]

M Ed ,max, 2 et 4  10,05 [kNm]

VEd ,max, 2 et 4  22,77 [kN ]

On a :
200 * 5003
A = 200 * 500  10 5 [mm 2 ] , I   2083,3 * 106 [mm 4 ] , L f = 20000 [mm ]
12
105
  20000 *  138,56
2083,3 *106
138,56 28
rel   2,28
 10500

k  0,5 * 1  0,1 * 2,28  0,3  2,28 2  3,19 
1
kc   0,184
3,19  3,192  2,282
 c , 0,d  m,d 388250 1,25 6 *10,05.10 6 1,25
     1,05  0,06  1,11  1
min k c, y , k c, z  f c,o,d f m,d 200 * 500 0,184 * 0,9 * 28 200 * 500 2 0,9 * 28

 Pas OK
 Il faut augmenter la hauteur de la poutre

Si on considère une poutre de 55cm de hauteur, on a :


200 * 5503
A = 200 * 550  11 *10 4 [mm 2 ] , I   2773 *10 6 [mm 4 ] , L f = 20000 [mm ]
12
11*145
  20000 *  125,97
2773 *10 6
125,97 28
rel   2,07
 10500
 
k  0,5 * 1  0,1 * 2,07  0,3  2,07 2  2,73
1
kc   0,22
2,73  2,732  2,07 2
 c , 0,d  m,d 388250 1,25 6 *10,05.10 6 1,25
     0,8  0,05  0,85  1  OK
min k c, y , k c, z  f c ,o,d f m,d 200 * 550 0,22 * 0,9 * 28 200 * 550 2 0,9 * 28

 Critère d’effort tranchant

3VEd kmod f v, k
 v, Ed   f v, d  avec k cr  0,67
2kcr A m

3 * 40300 0,9 * 3,5


 v,Ed   0,9[ MPa]  f v,d   2,52[ MPa]  OK
2 * 0,67 * 200 * 500 1,25

63
9.1.7. Analyse critique des résultats obtenus à partir des différentes hypothèses
Dans la modélisation sur le logiciel utilisé (ici, ISSD), la poutre principale a une section de 20x55cm, les poincons
une section carrée de 20cm de côté (la valuer de leur inertie a été imposée à 0 afin que le logiciel les considère
comme bi-articulés) et le « câble » un diamètre de 48mm.

 Diagramme des efforts normaux

150kN 150kN

29,5kN 85,7kN 69,6kN 85,7kN 29,5kN


Selon nos hypothèses, l’effort normal dans les poinçons latéraux est de R10  R12  85,7 [kN ] alors qu’en
réalité cet effort est R 2  R 4  81,45 [kN ] . De même, l’effort normal dans le poinçon central est de
R 11  69 ,60 [ kN ] avec nos hypothèses et de R 3  66 ,11 [ kN ] dans la réalité.
Un effort normal dans la poutre apparait également. Il reprend la composante horizontale de l’effort dans le
câble. La valeur de calcul avec les hypothèses faites était de 388,25 kN (§9.1.2), alors que la valeur fournie par
le logiciel est de 368,87 kN.

 Moments fléchissants

10,0kNm 12,2kNm 10,0kNm

42,0kNm 48,6kNm 48,6kNm 42,0kNm

40,2kNm 26,8kNm 40,2kNm

28,9kNm 28,9kNm

Les moments maximaux sont respectivement de 48,6 kNm et 40,2 kNm. La différence entre les deux modèles
se marque donc très fort ici, en particulier pour les moments au niveau de l’assemblage avec les ponçons.
Toutefois le modèle approché mène à des moments plus grands qu’en réalité.

 Conclusion
L’hypothèse qui consiste à considérer que les poinçons sont des appuis fixes permet de trouver les efforts dans
les poinçons, et donc la forme funiculaire, ainsi que l’effort normal dans la poutre avec une très bonne précision.
Par contre, le diagramme des moments et la flèche de la poutre sous-tendue ne pourront être obtenus qu’avec
le modèle complet, à l’aide d’un logiciel.
On pourra éventuellement faire une ou deux itérations à partir des efforts dans les poinçons donnés par le
logiciel pour affiner la forme funiculaire (par exemple, recalculer une nouvelle forme avec le théorème
d’analogie avec la poutre en prenant les valeurs d’efforts égales à 81,45 kN et 66,11 kN au lieu de 85,70 kN et
69,60 kN).

64
THEME 10 :
ARC

EXERCICE 10.1.
PASSERELLE PIETONNE EN ARC
Une passerelle piétonne de 2m de largeur et 15m de portée est formée d’un tablier en béton de 15 cm d’épaisseur
suspendu par deux arcs maintenus latéralement. Ces arcs ont une hauteur de 3m, une section de largeur 12cm, sont
rotulés à la clé et aux appuis et sont en BLC GL24h, composé de lamelles d’épaisseur t=30 mm.

Cette passerelle doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 4 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre des arcs : négligé (mais pas celui de la dalle !).
65
On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU.
 Dimensionner les arcs à partir de la combinaison ci-dessus en négligeant le flambement.
 Dimensionner les arcs à partir de la combinaison ci-dessus en considérant le flambement à l’aide de la loi de
Timoshenko.
 Dimensionner les arcs à partir de la combinaison ci-dessus en considérant le flambement à l’aide d’une
détermination numérique du facteur kc.
 A l’aide d’un logiciel, redimensionner les arcs en considérant que la moitié gauche de la charge a disparu, et en
considérant le flambement :

10.1.1. Combinaison ELU


Calcul du poids propre du béton : G  0,15 [m] * 25 [kN / m 3 ]  3,75 [kN / m 2 ])
 
q ELU  1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi   1,35 * 3,75  1,5 * (4  0,6 *1  0,5 * 0,5)  12,34[kN / m 2 ])
j  i2 
Chaque poutre reprend les charges sur 1m de largeur : q ELU  1*12,34  12 ,34 [kN / m]  12,34 [ N / mm]

10.1.2. Dimensionnement des arcs pour une charge uniformément répartie en


négligeant le flambement
L’arc parabolique est le funiculaire d’une charge uniformément répartie. Le moment fléchissant y est nul.

qL qL2
Les réactions aux appuis valent : Rv  et Rh 
2 8H
4H
Et l’équation de la parabole est : y  x( L  x) (repère situé sur un appui)
L2
2
qL2  4H 
L’effort maximal de compression se produit aux appuis de l’arc et vaut : N max  1  
8H  L 
2
L L  4H   4H 
La longueur totale d’un arc parabolique : L arc =    ln     avec   1   
2 4H  L   L 
(Source : Latteur P, « Calculer une structure, de la théorie à l’exemple », P252-254)

66
 Détermination du rayon de courbure de l’arc et du coefficient kr

 rin rin
k r  0,76  0,001* t si
t
 240

k  1 r
si in  240
 r t
rn
r

La détermination du coefficient kr de l’arc nécessite la connaissance du rayon de courbure de l’intrados rin.


S’agissant d’une géométrie parabolique et non circulaire, ce rayon de courbure est variable des naissances à la
clé et sa détermination exacte hasardeuse. Toutefois, vu le caractère relativement élancé de l’arc, il peut être
approximé avec une bonne précision par un arc de cercle, dont le rayon de courbure peut être facilement
évalué :

Equation d’un cercle (3 inconnues a, b, R) : ( x  a )  ( y  b)  R


2 2 2

On connait 3 points du cercle qui correspondent aux appuis et à la clé de l’arc, on a donc 3 équations :
0;0 : a 2  b 2  R 2

7,5;3 : 7,5  a   3  b   R On trouve : a  7,5 ; b  7,875 et R  10 ,875 [m]
2 2 2


15;0 : 15  a   b  R
2 2 2

En faisant l’approximation que le rayon intérieur rin est égal au rayon de la fibre moyenne R de l’arc circulaire :
rin 10875
  362.5  240  k r  1
t 30

67
 Critère de compression parallèle aux fibres si on néglige le flambement

N Ed
 c ,0, Ed   k r f c ,o , d
A

L’effort maximal de compression vaut :


2 2
q ELU L2  4H  12,34 * 150002  4 * 3000 
N max  1    1    148,2[kN ]
8H  L  8 * 3000  15000 
Et le critère devient :
148200 0,7 * 24
 c ,0, Ed   1*  h = 92 [mm]
120h 1,25
Il faudra une section de 12x10cm.

10.1.3. Dimensionnement des arcs pour une charge uniformément répartie en


considérant le flambement à l’aide de la loi de Timoshenko

Selon la théorie de Timoshenko, la charge totale distribuée Fcrit (= qELUL) d’un arc parabolique, au-delà de
laquelle il y a flambement plan, peut s’écrire :
E 0, K I
Fcrit  
L2
Dans cette expression, le paramètre γ dépend uniquement de l’élancement géométrique L/H de l’arc. Ses
valeurs sont reprises dans le diagramme suivant :

Valeurs du paramètre γ en fonction de L/H pour les arcs de section constante à 0, 1, 2 et 3 articulations

Tout comme la formule d’Euler relative aux éléments droits, la formule ci-dessus doit être corrigée :
(Source : Latteur P, « Calculer une structure, de la théorie à l’exemple », P268-270)

L 15
Il s’agit d’un arc à 3 articulations avec un élancement   5    40
H 3
9600 120h 3
E0 , K I
On a : Fcrit  q ELU L  12,34  15000     40 h=221 mm
L2 150002 12
Pour cette section, la contrainte de compression parallèle aux fibres vaut donc :
148200 0,7  24
 c ,0, Ed   5,6 MPa  f c , 0,d  13,4 MPa
120  221 1,25

L’influence du flambement est donc non négligeable.

68
10.1.4. Dimensionnement des arcs pour une charge uniformément répartie en considérant
le flambement à partir d’une détermination numérique de kc
 Effort normal

Le calcul de l’effort normal grâce à la modélisation de la structure dans SCIA donne N max  148 ,06 [kN ] ce qui
est très proche de la valeur obtenue précédemment.

 Critère de compression parallèle aux fibres en considérant le flambement

N Ed
 c ,0, Ed   k c k r f c ,o , d
A
Selon SCIA, la structure ne serait pas stable avec une section de 12x10cm. L’élancement des arcs est trop
important et du flambement apparait.
En effet, pour une section de 12x10cm, SCIA nous donne les valeurs suivantes :
Paramètres de flambement yy zz
Nœuds déplaçables Déplaçable Non-déplaçable
Longueur système L 8,228 m 8,228 m
Coefficient de flambement k 1 1
Longueur de flambement Lcr 8,228 m 8,228 m
Elancement λ 285,01 237,51
Elancement relatif λrel 4,54 3,78
Coefficient de réduction kc 0,05 0,07
Le programme donne un taux de travail de 18,76.

On peut vérifier ces résultats en appliquant l’Eurocode :


 2  2   2  2 
L  4H  L  4H  4 H    15   4*3  15  4 * 3  4*3  
L arc =  1    ln  1      1    ln  1    
2  L  4H  L  L   2   15  4 * 3  15  15 
     
 16,47 [m]

L arc
Comme l’arc est divisé en deux partie bi-articulée : L f   8236 [mm ]
2
On peut donc calculer le coefficient kc :

120 * 1003
A = 12000 [mm 2 ] , I   10 * 106 [mm 4 ] , L f  8236 [mm ]
12
12000
  8236 *  285,3
10 * 106

69
285,3 24
rel   4,54
 9600
 
k  0,5 * 1  0,1* 4,54  0,3  4,54 2  11
1
kc   0,05
11  112  4,54 2
On obtient le même coefficient kc que celui calculé par SCIA.
148060 0,7 * 24
  c ,0, Ed   12,3[ MPa]  0,05 * 1 *  0,67[ MPa]  Pas OK
120 * 100 1,25

Pour une section de 12x28cm, SCIA nous donne les valeurs suivantes :
Paramètres de flambement yy zz
Nœuds déplaçables Déplaçable Non-déplaçable
Longueur système L 8,228 m 8,228 m
Coefficient de flambement k 1 1
Longueur de flambement Lcr 8,228 m 8,228 m
Elancement λ 101,79 237,51
Elancement relatif λrel 1,62 3,78
Coefficient de réduction kc 0,35 0,07
148060 0,7 * 24
  c,0,Ed   4,4 [MPa ]  0,35 *1 *  4,7 [MPa ]  OK
120 * 280 1,25
Selon SCIA, les arcs doivent avoir une section de 12x28cm. L’approche de Timoshenko n’est donc pas
sécuritaire.

10.1.5. Dimensionnement des arcs pour une charge dissymétrique


L’arc n’est plus le funiculaire des charges et des moments apparaissent.
Pour la modélisation dans SCIA, on considère une section de 12x28cm pour les arcs.

 Effort normal

 Moment fléchissant

70
 Effort tranchant

 Critère de flexion composée

 c,0,Ed k
 l m,Ed  1
k c f c ,0,d k r kcrit f m,d

Dans la section la plus comprimée : N ( x  15 m)  89,09 [kN ] et M ( x  15 m)  0[kNm ] (comp. simple)


89090 0,7 * 24
 c , 0 ,d   2,65[ MPa]  f c ,0,d  0,35 *  4,7[ MPa]  OK
120 * 280 1,25
Dans la section la plus fléchie : N ( x  10,5m)  61,82 [kN ] et M ( x  10,5m)  44,82[kNm ]
Selon SCIA : k crit  1
 c , 0,d k l  m ,d 61820 1,25 6 * 44,82 * 106 1 * 1,25
    0,39  2,13  1  Pas OK
k c f c ,o , d k r kcrit f m,d 120 * 280 0,35 * 0,7 * 24 120 * 2802 1 * 1 * 0,7 * 24
2 2
h h  280   280 
Avec kl  1  0,35   0,6   1  0,35 *    0,6  1
R R  10875   10875 

Une section de 12x28cm n’est pas suffisante pour répondre au critère de flexion composée.

Si on choisit une section de 18x35cm, SCIA nous donne les valeurs suivantes :
Paramètres de flambement yy zz
Nœuds déplaçables Déplaçable Non-déplaçable
Longueur système L 8,228 m 8,228 m
Coefficient de flambement k 1 1
Longueur de flambement Lcr 8,228 m 8,228 m
Elancement λ 81,43 190,01
Elancement relatif λrel 1,3 3,02
Coefficient de réduction kc 0,53 0,11
Dans la section la plus fléchie : N ( x  10,5m)  61,82 [kN ] et M ( x  10,5m)  44,82[kNm ]
Selon SCIA : k crit  1 (pas de danger de déversement), donc :
Le programme donne un taux de travail de 1,04, on peut vérifier :
 c , 0 ,d  m ,d 61820 1,25 6 * 44,82 * 106 1,25
    1,05  1  Acceptable
k c f c ,o , d k r kcrit f m,d 180 * 350 0,53 * 0,7 * 24 180 * 3502 1 * 1 * 0,7 * 24

 Critère d’effort tranchant


Selon SCIA : V ( x  7,5m)  26,55 [kN ]

3VEd k f
 v , Ed   f v ,d  mod v ,k avec k cr  0,67
2k cr A m

3 * 26550 0,7 * 3,5


 v , Ed   0,94[ MPa]  f v ,d   1,96[ MPa]  OK
2 * 0,67 * 180 * 350 1,25

71
 Critère de traction perpendiculaire

 v, Ed k p m, Ed h
 1 avec k p  0,25 
f v ,d k dis k vol f t ,90,d r
k dis  1,4
0, 2
 0,01m 3 
k vol   
 V 
L’intrados est tendu dans la section la plus fléchie ( M ( x  10 ,5m)  44 ,82[kNm ] ; N ( x  10,5m)  61,82 [kN ]
et V ( x  10,5m)  0 [kN ] ).
61820 6 * 42,32 * 106
En effet :  ( x  10,5m)     0,98  11,52  10,54[ MPa]  de la traction apparait
180 * 350 180 * 3502
On doit donc vérifier le critère de traction perpendiculaire aux fibres :
 v ,Ed k p m,d 6 * 42,32 * 106 0,008 * 1,25
 0 2
 0,55  1  OK
f v ,d k dis kvol f t ,90,d 180 * 350 1,4 * 0,43 * 0,7 * 0,5

h  350 
Avec k p  0,25   0,25 *    0,008
r  10875  175 
0, 2
 
0, 2
 0,01  2
Et k vol     0,01  * 0,18 * 0,35 * 2 * 8,228    0,43
 V   3 

Une section de 18x35cm est donc finalement nécessaire pour un dimensionnement à l’ELU.

72
THEME 11 :
ASSEMBLAGES

EXERCICE 11.1.
DIMENSIONNEMENT D’UN ASSEMBLAGE BOIS-BETON
Une scène en plein air de 9m de largeur et 6m de profondeur est recouverte d’une toiture dont la charpente est
constituée de poutres en bois massif C24 inclinées d’un angle de 45° et espacées de 1,2m les unes des autres. Ces
poutres reposent sur un mur de béton comme le montre le schéma ci-dessous, par l’intermédiaire d’un matelas en
néoprène qui assure une distribution homogène de la réaction d’appui. Des éléments secondaires et la couverture
empêchent tout flambement dans le plan de la charpente.

d2

d1

Cette couverture doit reprendre les charges suivantes :


- Charges permanentes (par unité de surface oblique) : 0,8 [kN/m2].
- Vent agissant de l’extérieur vers l’intérieur (par unité de surface oblique) : 1 [kN/m2].
- Neige (par unité de surface horizontale) : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.
Note importante : on considère que tous les nœuds sont rotulés.

On propose de :
 Calculer les combinaisons de cas de charges ELU, ELS CT et l’ELS LT.
 Dessiner les diagrammes des efforts normaux, efforts tranchants et moments fléchissants.
 Dimensionner les poutres principales à partir des combinaisons ci-dessus avec une limitation des flèches
obliques ( aux poutres) en milieu des poutres de L/350 et L/250 respectivement pour le court et long terme.
 Dimensionner les appuis.

73
11.1.1. Combinaisons de cas de charges
Dans un premier temps, on peut décomposer les différents cas de charges selon leurs composantes parallèle et
perpendiculaire aux poutres :

 Charges permanentes par mètre linéaire le long de la poutre

qy = 0,8 [kN/m²]*1,2 [m] * cos45° = 0,68 [kN/m]


qz = 0,8 [kN/m²]*1,2 [m] * sin45° = 0,68 [kN/m]

 Vent par mètre linéaire le long de la poutre

qy = 1 [kN/m²]*1,2 [m] = 1,2 [kN/m]


qz = 0 [kN/m]

 Neige par mètre linéaire le long de la poutre

qy = (0,5 [kN/m²]*cos45°) *1,2 [m] * cos45° = 0,3 [kN/m]


qz = (0,5 [kN/m²]*cos45°)*1,2 [m] * sin45° = 0,3 [kN/m]

Les combinaisons de charges s’écrivent donc :


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
- Si la charge de vent est dominante :
qy,ELU = 1,35*0,68 + 1,5*(1,2+0,3*0,3) = 2,85 [kN/m]
qz,ELU = 1,35*0,68 + 1,5*(0+0,3*0,3) = 1,05 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELU = 1,35*0,68 + 1,5*(0,3+0,3*1,2) = 1,91 [kN/m]
qz,ELU = 1,35*0,68 + 1,5*(0,3+0,3*0) = 1,37 [kN/m]
74
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
- Si la charge de vent est dominante :
qy,ELS CT = 0,68 + (1,2+0,3*0,3) = 1,97 [kN/m]
qz,ELS CT = 0,68 + (0+0,3*0,3) = 0,77 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELS CT = 0,68 + (0,3+0,3*1,2) = 1,34 [kN/m]
qz,ELS CT = 0,68 + (0,3+0,3*0) = 0,98 [kN/m]


 ELS LT : 1 k def  G

j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Il s’agit d’une structure extérieure partiellement protégée  classe 2  k def  0,8

- Si la charge de vent est dominante :


qy,ELS LT = (1+0,8)*0,68 + (1,2+0,3*0,3) + 0,8*(0*1,2+0*0,3) = 2,51 [kN/m]
qz,ELS LT = (1+0,8)*0,68 + (0+0,3*0,3) + 0,8*(0*0+0*0,3) = 1,31 [kN/m]
- Si la charge de neige est dominante :
qy,ELS LT = (1+0,8)*0,68 + (0,3+0,3*1,2) + 0,8*(0*1,2+0*0,3) = 1,88 [kN/m]
qz,ELS LT = (1+0,8)*0,68 + (0,3+0,3*0) + 0,8*(0*0+0*0,3) = 1,52 [kN/m]

11.1.2. Diagrammes des N, V et M


 Diagrammes

On vérifiera aisément en faisant un calcul des réactions d’appuis et des coupures internes que les efforts
internes maximaux sont les suivants :

- Efforts normaux
4,5
L étant la longueur de la poutre : L   6,364[m]
cos 45
qy L
N max  q z L 
2
qy L
N min 
2

- Efforts tranchants
qy L
Vmax 
2

- Moments fléchissants
q y L2
M max 
8

75
11.1.3. Dimensionnement des poutres principales
Le kmod doit être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,9.

 Critère de flexion composée au milieu des poutres sans considérer le flambement (M maximum, N
intermédiaire)

2 2
  c ,0, Ed   m,d  N Ed m  m
      M Ed  1 avec  m  1,3 pour le bois massif
 f  
f m,d  A k mod f c ,0,k  Wél k mod f m,k
 c , 0,d  
C’est la combinaison « Vent dominant » qui est la plus défavorable :
2
 1,05 * 6364 2,85 * 6364 
  c,0, Ed   m,d 
2   2
   1,3   6 * 2,85 * 6364 1,3
 2 2 1
 f  f  bh 0,9 * 21  2 0,9 * 24
 c , 0, d  m,d
 
8bh
 
La section de 10x30cm est la première qui convient, avec :
2
 1,05 * 6364 2,85 * 6364 
   2
 1,3   6 * 2,85 * 6364 1,3
2 2  8,1 *10 4  0,58  1  OK
 100 * 300 0,9 * 21  8 *100 * 300 2 0,9 * 24
 
 

 Critère de flexion composée au milieu des poutres en considérant le flambement dans le plan vertical

 c,0,Ed  m,d N Ed m M m
   Ed 1
min( k c, y , k c, z ) f c,0,d f m,d A min( k c, y , k c, z )k mod f c,0,k Wél k mod f m,k
1
avec kc 
k  k 2  2rel
 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

C’est la combinaison « Vent dominant » qui est la plus défavorable.


Si on considère que les poutres sont bi-articulées et ont une section de 10cm x 30cm, on a :
100 * 3003
A = 100 * 300  30000 [mm 2 ] , I   225 *10 6 [mm 4 ] , L f = 6364 [mm ]
12
30000
  6364 *  73,5
225 *10 6
73,5 21
rel   1,25
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 1,25  0,3  1,25 2  1,37 
1
kc   0,52
1,37  1,37 2  1,252
1,05 * 6364 2,85 * 6364

2 2 1,3 6 * 2,85 * 6364 2 1,3
   0,05  0,57  0,62  1  OK
100 * 300 0,52 * 0,9 * 21 8 *100 * 300 2 0,9 * 24

76
 Critère de flexion composée à l’appui des poutres (N maximum, M=0)  critère de compression simple en
considérant le flambement

N Ed k mod f c,0,k
 c,0,Ed   k c f c , 0,d  k c
A m
C’est la combinaison « Vent dominant » qui est la plus défavorable.
Si on considère que les poutres sont bi-articulées et ont une section de 10cm x 30cm, on a :
100 * 3003
A = 100 * 300  30000 [mm 2 ] , I   225 *10 6 [mm 4 ] , L f = 6364 [mm ]
12
30000
  6364 *  73,5
225 *10 6
73,5 21
rel   1,25
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 1,25  0,3  1,25 2  1,37 
1
kc   0,52
1,37  1,37 2  1,252
2,85 * 6364
1,05 * 6364 
2 0,9 * 21
  c , 0,d   0,53[ MPa]  k c f c ,0,d  0,52 *  7,56 [ MPa]  OK
30000 1,3

 Critère d’effort tranchant

3VEd k mod f v ,k
 v, Ed   f v ,d 
2k cr bh m

C’est la combinaison « vent dominant » qui est la plus défavorable :


3 2,85 * 6364 0,9  4
 v, Ed  *  f v ,d   bh = 7,3*103 [mm2]
2  0,67  bh 2 1,3
Le critère est largement respecté avec une section 10x30cm2 pour laquelle bh = 30*103 [mm2].

 Critère de flèche à court terme (L/350)

5qELS CT L4 qELS CT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

Pour la flèche, seule la charge selon l’axe y est à considérer :


5  1,97  6364 4 3  1,97  6364 2 6364
  
32  11000  bh 3 20  690  bh 350
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve bh3  2524.106 [mm]
Le critère est respecté avec une section 10x30cm2 pour laquelle bh3 = 2700*106 [mm3].

 Critère de flèche à long terme (L/250)

5  2,51  6364 4 3  2,51  6364 2 6364


  
32  11000  bh 3 20  690  bh 250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve bh3  2297.106 [mm]
Le critère est respecté avec une section 10x30cm2 pour laquelle bh3 = 2700*106 [mm3].

Une section de 10x30cm sera nécessaire pour répondre aux différents critères de dimensionnement.

77
11.1.4. Dimensionnement des appuis
Ce type d’assemblage ne transmet que des efforts de compression. La vérification de l’assemblage se résume donc
à vérifier le critère de compression en tenant compte de l’angle avec les fibres. Il faut être attentif au fait que dans
ce cas, l’appui est le siège d’un effort normal qui se combine à un effort tranchant. Il faut donc décomposer ces
deux efforts pour obtenir leur résultante, d’une part sur la surface horizontale de l’appui et, d’autre part, sur la
surface verticale de l’appui.

N Ed  f c,90, d 
 c, , Ed   f c, , d   f
A f sin 2
  f cos 2
  c , 0, d
 c , 0, d c ,90, d 
Remarque : l’EC5 introduit dans cette formule un paramètre kc,90 mais on suggère ici de le prendre égal à 1, ce
qui est sécuritaire.

 Vent dominant

La réaction sur la partie verticale de l’appui vaut :

2 2  qy L  2  qy L  2
RH  N Ed  VEd   q z L    
2 2  2  2  2  2
2 2
 qz L  1,05 * 6364 *  4,725[kN ]
2 2
La réaction sur la partie horizontale de l’appui vaut :

2 2  qy L  2  qy L  2
RV  N Ed  VEd   q z L    
2 2  2  2  2  2
2 2 2 2
 qz L  qy L  1,05 * 6364 *  2,85 * 6364 *  17,55[kN ]
2 2 2 2
Au niveau de la surface verticale de l’appui :

RH  f c ,90,d 
 c, , Ed   f c ,1 ,d    f c , 0,d
f 
 c ,0,d sin 1  f c ,90,d cos 1 
2 2
1
b * d2

 0,9 * 2,5 
 
 f c ,1 ,d    * 0,9 * 21  d2 = 15,3 [mm]
4725 1,3
 c , , Ed 
1
100 * d 2  0,9 * 21 2 0,9 * 2,5  1,3
 sin 45  cos 2 45 
 1,3 1,3 

78
Au niveau de la surface horizontale de l’appui :

RV  f c,90,d 
 c, 2 ,Ed   f c, 2 ,d   f
bd 2 f sin 2
  f cos 2
  c , 0, d
 c , 0 , d 2 c , 90, d 2 
 0,9 * 2,5 
 
 f c , 2 ,d    * 0,9 * 21  d1 = 56,7 [mm]
17550 1,3
 c , 
2 , Ed
100 * d1  0,9 * 21 2 0,9 * 2,5  1,3
 sin 45  cos 2 45 
 1,3 1,3 

 Neige dominante
La réaction sur la partie verticale de l’appui vaut :
2 2 2 2
RH  N Ed  VEd  qz L  1,37 * 6364 *  6,165 [kN ]
2 2 2 2
La réaction sur la partie horizontale de l’appui vaut :
2 2 2 2 2 2
RV  N Ed  VEd  qz L  qy L  1,37 * 6364 *  1,91* 6364 *  14,76[kN ]
2 2 2 2 2 2
Au niveau de la surface horizontale de l’appui :
 0,9 * 2,5 
 
 f c ,1 ,d    * 0,9 * 21  d2 = 19,9 [mm]
6165 1,3
 c , , Ed 
1
100 * d 2  0,9 * 21 2 0,9 * 2,5  1,3
 sin 45  cos 2 45 
 1,3 1,3 
Au niveau de la surface verticale de l’appui :
 0,9 * 2,5 
 
  * 0,9 * 21  d1 = 47,7 [mm]
14760 1,3
 c ,   f c , 2 ,d
2 , Ed
100 * d1  0,9 * 21 2 0,9 * 2,5  1,3
 sin 45  cos 45 
2

 1,3 1,3 

Les surfaces d’appuis sont suffisantes pour reprendre la compression oblique.

79
EXERCICE 11.2.
DIMENSIONNEMENT D’UN ASSEMBLAGE A TIGE
Deux éléments en bois C24 sont fixés l’un à l’autre au moyen d’un boulon en acier de type 4.6 et de diamètre
12mm.

On propose de calculer l’effort maximal F qui peut solliciter cet assemblage.

 Portance locale

La portance locale est la valeur caractéristique de la pression maximale perpendiculaire à son axe que peut
exercer une tige sur le bois du trou dans lequel elle se trouve.
Elle se détermine à partir d’un essai normalisé (EN383), et s’obtient à partir de la charge F qui crée une
F
déformation locale verticale de 5 mm : f h,k  5mm
dt

Si la tige est un boulon, on a :


f h , 0, k
f h, ,k  avec f h,0,k  0,082 (1  0,01d )  k
k 90 sin   cos 2 
2

et k 90  0,9  0,015 d pour les feuillus

Dans ce cas, α=0° et f h,0,k  0,082 * 1  0,01d  k  0,082 * 1  0,01 * 12  * 350  25,26 [ MPa ]

 Moment d’écoulement plastique

M y , Rk  0,3 f u ,k d 2,6 avec f u ,k la contrainte ultime de la tige en acier

M y , Rk  0,3 * 400 * 12 2,6  76745 [ Nmm]


80
 Pour ce type d’assemblage, il existe cinq modes de rupture :

1. La tige reste droite et il y a un dépassement de fh,k :

Dans le bois 1 : Fv , Rk ,1  f h,1,k t1d

f h , 2, k
Dans le bois 2 : Fv, Rk , 2  f h, 2,k t 2 d  f h,1,k t 2 d car  
f h,1,k

Dans le bois 1 : Fv , Rk  f h ,1,k t1d  25,26 * 140 * 12  42,44 [kN ]

Dans le bois 2 Fv , Rk  f h , 2,k t 2 d  25,26 * 180 * 12  54,56 [kN ]

2. La tige reste droite et pivote, il y a dépassement de fh,k dans le bois et le bois 2 :

  t 2  2 
1  2 t     3  t 2   t 
Fv, Rk  f h,1,k t1d    2  1  2   2  t    1  2 

1   t1  t1 
     1   t1 

f h , 2, k 54,56
   1,29
f h,1,k 42,44

  180  180  2  2 
1  2  3  180   180 
Fv, Rk  25,26 *140 *12 1,29  21,29 1     1,29    1,291  
1  1,29   140  140    140   140 
   
 23,93[kN ]

81
3. Une rotule plastique dans la tige, apparaissant :

1  4 1  2 M y , Rk 
Soit dans le bois 1 : Fv, Rk  f h,1,k t 2 d  2 2 1       
1  2  f t 2
d 
 h ,1, k 2 

1  4 2   M y , Rk 
Soit dans le bois 2 : Fv, Rk  f h,1,k t1d  2 1       
2  f t 2
d 
 h,1,k 1 

Dans le bois 1 :
 4 *1,29 * 1  2 *1,29 * 97850 
 2 *1,29 1  1,29 
1
Fv, Rk  25,26 *180 *12 2
 1,29  22,9 [kN ]
1  2 *1,29  25,26 *180 *122

Dans le bois 2 :
1  4 *1,29 * 2  1,29 * 97850 
Fv, Rk  25,26 *140 *12  2 *1,29 * 1  1,29   1, 29  15,45[kN ]
2  1,29  25,26 *140 2 *12 

4. Deux rotules plastiques apparaissant dans le boulon en même temps dans le bois 1 et le bois 2 :

M y , Rk f h,1,k d
Fv, Rk  2
1 

1,29 * 76745 * 25,26 *12


Fv, Rk  2  7,24[kN ]
1  1,29
On néglige l’influence favorable du facteur Fax,Rk qui tient compte de l’effet câble dans la tige.

5. Cisaillement de la broche (voir Eurocode 3 : calcul des structures en acier)

0,6 Af u
Fv, Rk 
M2

0,6 *  * 6 2 * 510
Fv, Rk   27,69 [kN ]
1,25

Il y aura rupture de l’assemblage par formation de deux rotules plastiques dans la tige pour F=7,24[kN].
82
EXERCICE 11.3.
DIMENSIONNEMENT D’UN EMBREVEMENT
Une charpente en chêne D40 est composée :
- D’un entrait dont la hauteur est de 25cm et la largeur de 20cm
- De deux montants obliques de section rectangulaire de 8x10cm supportés par une colonne de section carrée
de 20cm de côté.
- De membrures obliques d’une largeur de 10cm.

B
A

Assemblage A Assemblage B

Données complémentaires :
- Afin de simplifier le calcul et pouvoir utiliser les formules habituelles, on considère que la dimension
transversale de la colonne est de 8 cm (comme les montants obliques) et pas 25 cm, ce qui est sécuritaire.
- Ici, les surfaces découpées sont perpendiculaires : =β/2.

On propose de :
 Calculer les dimensions harba, t et v pour l’assemblage A en considérant un effort de 90kN dans la membrure
oblique
 Calculer la valeur maximale F que peut supporter l’assemblage B

83
Décomposition des efforts dans un embrèvement simple :

Dans le cas d’un système arbalétrier/entrait composant une charpente en treillis comme dessiné ci-dessus, 4
critères doivent être respectés :
N arba , Ed cos  N arba , Ed cos 2 
- Critère de compression oblique sur A1 :  c, , Ed    f c, ,d
A1 bt
N arba , Ed sin 
- Critère de compression oblique sur A2 :  c, / 2 , Ed   f c, / 2 ,d
A2
N arba,Ed cos  cos 
- Critère de cisaillement sur le talon :  Ed   f v ,d
bef v
N entrait , Ed
- Critère de traction dans l’entrait (la section est réduite par t) :  t ,0, Ed   f t , 0, d
bhentrait  t 

11.3.1. Dimensionnement de l’assemblage


 Critère de compression oblique sur A1
harba * cos16 * sin 16
t
sin 32
N arba, Ed cos 2   f c ,90,d 
 c, , Ed   f c , ,d    f c , 0,d
f 
 c ,0,d sin   f c ,90,d cos 
2 2
bt 
90000 * cos 2 16 90000 * cos16 * sin 32  8,3  0,9 * 26
 c , , Ed    f c , ,d    *
h * cos16 * sin16 100 * harba * sin16  26 sin 16  8,3 cos 16 
2 2
1,3
100 * arba
sin 32
 harba  107 [mm]

 Critère de compression oblique sur A2


 
 
N arba, Ed sin 
 f c , / 2 ,d   f
f
 c , / 2 , Ed 
c , 90, d
 c , 0,d
harba      
b cos   f c ,0,d sin 2      f c ,90,d cos 2     
sin   2  2 

84
90000 * sin16  8,3  0,9 * 26
    f     *  harba  23 [mm]
 26 sin 74  8,3 cos 74 
2 2
c ,  , Ed harba c ,  , d 1,3
2 100 * cos16 2
sin 32
harba * cos16 * sin16
Si on prend une section de 10x12cm pour l’arbalétrier, on trouve t   60[mm]
sin 32

 Critère de cisaillement sur le talon

 Ed 
N cos  cos 

90000 * cos16cos16  f v ,d 
0,9 * 4,2
 v  286 [mm]
arba, Ed

bef v 100 * v 1,3

 Critère de traction dans l’entrait (la section est réduite par t)


N entrait , Ed  N arba * cos   90000 * cos 32   76324 [ N ]

N entrait , Ed 76324 0,9 * 24


 t ,0, Ed    f t , 0, d   hentrait  106 [mm]
bhentrait  t  100 * hentrait  60 1,3

Pour répondre
- au critère de compression : la section de l’arbalétrier doit être de 10x12cm
- au critère de cisaillement du talon : la longueur v doit être égale à 29cm.
- au critère de traction dans l’entrait : la hauteur de l’entrait doit être de 12cm

11.3.2. Valeur maximale de F


Dans le cas présent, il s’agit de montants obliques s’appuyant sur une
colonne verticale comprimée sur toute sa hauteur, y compris au-dessus de
l’assemblage. De ce fait, le critère de traction dans l’entrait perd son sens.
De plus, le critère de cisaillement dans le talon devient également peu
pertinent pour autant que la colonne se prolonge suffisamment bas en
dessous de l’assemblage. Le critère de compression sur A1 étant toujours
plus sévère que celui sur A2, la vérification d’un tel assemblage sur une
colonne se résume finalement à la vérification du critère de compression
sur A1.

 Critère de compression oblique sur A1


100 * cos16 * sin16
t  50[mm]
sin 32
N arba , Ed cos 2   f c,90,d 
 c, , Ed   f c, ,d   f
f  c , 0, d
 c,0,d sin   f c,90,d cos 
bt 2 2

N arba, Ed cos 2 16  8,3  0,9 * 26
   *  Narba,Ed = 67,05 [kN]
 26 sin 16  8,3 cos 16 
2 2
80 * 50 1,3

 Critère de compression oblique sur A2


 
 
N arba , Ed sin   f f
 c, / 2 , Ed   f c, / 2 ,d  
c , 90 , d

2 2 
c , 0, d
harba 
b cos   f c,0,d sin      f c,90,d cos     
sin   2  2 
N arba, Ed sin16  8,3  0,9 * 26
 f c , / 2 ,d    *  Narba,Ed = 319 [kN]
80 *
100
cos16  26 sin 2
74   8 ,3 cos 2
74  1,3
sin 32

Cet embrèvement peut donc reprendre un effort N=67.05 [kN].

85
EXERCICE 11.4.
DIMENSIONNEMENT D’ASSEMBLAGES METALLIQUES
POUR UNE POUTRE SOUS-TENDUE
On reprend ici l’énoncé de l’exemple 9.1 en considérant que les poinçons ont une section carrée de 20 cm et qu’ils
sont soumis à un effort de compression de, respectivement, 85,7 kN pour les latéraux et 69,6 kN pour le central.
L’effort maximal dans le câble est de 406,5 kN au niveau des extrémités de la poutre :
La toiture d’un hall industriel est composée de poutres en BLC de classe de résistance GL28h qui sont sous-tendues
par des câbles en acier de nuance S235. Elles sont espacées les unes des autres de 5m et sont composées de trois
poinçons en BLC GL28h disposés à équidistance.
Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries.

Les charges surfaciques sont les suivantes :


- Charges permanentes : 0,9 [kN/m2].
- Vent : 1 [kN/m2].
- Neige : 0,5 [kN/m2].
- Poids propre : négligé.

On propose de concevoir et dimensionner :


 L’assemblage entre les poinçons et le câble qui sous-tend la poutre (A).
 L’assemblage entre les extrémités de la poutre horizontale et le câble qui sous-tend la poutre (B).

11.4.1. Assemblage entre les poinçons et le câble qui sous-tend la poutre


L’exercice 9.1 a permis de définir que les poinçons devaient avoir une section carrée de 20cm de côté pour des
efforts de compression ELU valant 85,7 [kN] (latéraux) et 69,6 [kN] (central).

 Solution 1 : assemblage avec un boulon et des plats métalliques

Il faut calculer le diamètre minimal du boulon afin qu’il n’y ait pas de dépassement de la portance locale fh,k.
Poinçon central :
Fv , Rk  f h,1, k t1 d  0,082 * 1  0,01d  k t1 d  0,082 * 1  0,01d * 425 * 200 * d  69600  d ≥ 12 [mm]
Poinçon latéral :
Fv , Rk  f h,1, k t1 d  0,082 * 1  0,01d  k t1 d  0,082 * 1  0,01d * 425 * 200 * d  85700  d ≥ 15 [mm]

86
Il n’y a pas d’autre vérification à effectuer dans le bois, mais il faut vérifier les plats métalliques et le
cisaillement du boulon selon l’Eurocode 3 (pas fait ici)

 Solution 2 : sabot métallique :

En dehors de la vérification des contraintes dans les plats métalliques et du cisaillement des boulons, la seule
vérification à effectuer est celle qui correspond au critère de compression parallèle aux fibres dans les poinçons,
qui a déjà été vérifié dans l’exercice 9.1.

N Ed k mod f c,0,k
 c,0,Ed   f c , 0,d  avec  m  1,25 pour le BLC
A m

85700 0,9 * 28
 c,0,Ed  2
 f c , 0, d   c = 65 [mm] : OK
c 1,25

11.4.2. Assemblage entre la poutre horizontale et le câble qui sous-tend la poutre

Il faut connaître l’angle entre la direction du cable et l’horizontale :


1,55
  tan 1  17,22 𝛼
5
L’effort maximal dans les câbles est de 406,5 [kN].

Ce type d’assemblage ne transmet que des efforts de compression. La vérification de l’assemblage se résume donc
à vérifier le critère de compression en tenant compte de l’angle avec les fibres.

NEd

406500  2,5  0,9 * 28


 c , , Ed   f c ,    *  d ≥ 191 [mm]
200 * d 2 ,d
 28 sin 2
17, 22  2 ,5 cos 2
17, 22  1,25

87
THEME 12 :
RESISTANCE AU FEU

EXERCICE 12.1.
CALCUL DE LA RESISTANCE AU FEU D’UN PLANCHER EN
BLC
On reprend ici l’exercice 3.3, dans lequel les poutres ont été dimensionnées (15x30 cm) :
Le plancher d’une maison, dont la portée est de 6m, est composé :
- De poutres isostatiques en BLC GL28h d’une largeur b et espacées d’une distance de 60cm.
- De panneaux OSB servant de coffrage pour le béton.
- D’une chape de béton de 10cm d’épaisseur.

Ce plancher doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 2,5 [kN/m2].
- Poids du béton : calculé grâce au poids volumique du béton égal à 25 [kN/m3].
- Poids propre des poutres : négligé.
- Poids propre OSB : négligé.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charge accidentelle.
 Vérifier que ces poutres sont au moins R60.
 Calculer leur temps réel de tenue au feu.

12.1.1. Combinaison de charge accidentelle


 
q ACC    
G j   1,1Q1   2,i Qi   2,5  0,5 * 2,5  3,75[kN / m 2 ]

j  i 2 
Les poutres étant espacées de 60cm, on a : q ACC  0,6 * 3,75  2,25 [kN / m]

88
12.1.2. Poutres R60 ?

Epaisseur de réduction : d ef  7   * t req

La vitesse de combustion est donnée dans le tableau 3.1 de l’EC5-1-2 :


β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Bois massif avec une masse volumique caractéristique ≥ 0,65 0,8
290 [kg/m³]
Bois feuillu
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse volumique 0,5 0,55
caractéristique ≥ 450 [kg/m³]
LVL
avec une masse volumique caractéristique ≥ 480 [kg/m³] 0,65 0,7
Panneaux
Panneautage bois 0,9* -
Contreplaqué 1* -
Panneaux à base de bois autres que contreplaqué 0,9* -
*Les épaisseurs s’appliquent pour une masse volumique caractéristique de 450 kg/m³ et une
épaisseur de panneau de 20 mm ou plus, voir 3.4.2(8) pour d’autres valeurs d’épaisseurs et
de masse volumique.

Pour le BLC de résineux, la vitesse de combustion vaut   0,7[mm / min]


d ef = 7 +  * 60 = 7 + 0,7 * 60 = 49 [mm]

La poutre de BLC est recouverte par une dalle en béton armé qui protège la surface supérieure de la poutre du feu.
Seules 3 faces sont donc altérées par le feu. Après 60 minutes d’incendie, la section résiduelle a les dimensions
suivantes :
- Hauteur h = 300-49 = 251 [mm]
- Largeur b = 150-2*49 = 52 [mm]

89
 Critère de flexion

M Ed
 m, Ed   f m,d  k fi f m,k avec k fi  1,15 pour le BLC
Wel

6 q ACC L2 6 2,25 * 60002


 m,Ed  2
  2
  18,5[ MPa] 1,15 * 28  32,2[ MPa]  OK
bh 8 52 * 251 8

 Critère d’effort tranchant

3VEd
 v,Ed   f v ,d  k fi f v,k avec k cr  0,67
2kcr bh
3 q L 3 2,25 * 6000
 v , Ed   ACC   1,2[ MPa] 1,15 * 3,5  4[ MPa]  OK
2 * 0,67 * bh 2 2 * 0,67 * 52 * 251 2

Conclusion : les poutres ont bien une résistance au feu supérieure à R60.

 Calcul du temps réel de résistance au feu

Voyant ci-dessus que le critère de flexion est dominant, on se contente ici de ne considérer que celui-ci :
6 2,25 * 6000 2
  32,2 [MPa ]  d ef  58,8[mm]
(150  2  d ef ) * (300  d ef ) 2 8

58,8 = 7 + 0,7 * t  Les poutres sont R74

90
EXERCICE 12.2.
CALCUL D’UNE COLONNE APPARENTE EN BOIS MASSIF
Une colonne de section carrée de 4 m de hauteur en chêne massif de classe D30 est placée dans le hall d’entrée
intérieur d’un bâtiment de bureaux rez+3. On considère cette colonne comme étant bi-articulée.

Cas 1 Cas 2 Cas 3

Cette colonne doit reprendre une charge axiale composée des parties non pondérées suivantes :
- Exploitation : 100 [kN].
- Charges permanentes : 200 [kN].
- Vent : 30 [kN].
- Neige : 15 [kN].

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et en cas de charge accidentelle.
 Dimensionner cette colonne sans tenir compte du feu et en négligeant le flambement.
 Dimensionner cette colonne sans tenir compte du feu et en considérant le flambement.
 Dimensionner cette colonne, non-protégée, pour treq=60 minutes (R60) et en tenant compte du flambement.
 Dimensionner cette colonne pour atteindre R60 lorsqu’elle est protégée sur ses 4 faces par une couche de
plaques de plâtre de 12 mm d’épaisseur.
 Dimensionner cette colonne pour atteindre R60 lorsqu’elle est protégée sur ses 4 faces par deux couches de
plaques de plâtre de 12 mm d’épaisseur.

12.2.1. Combinaisons de cas de charges :


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 200  1,5 * (100  0,6 * 30  0,5 * 15 )  458 ,25 [kN ]

 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  200  (100  0,6 * 30  0,5 *15)  325 ,5[kN ]


 ELS LT : 1 k def  G j
 
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Ouvrage protégé  classe 1  k def  0,6


q ELS LT  (1  0,6) * 200  100  0,6 * 30  0,5 *15  0,6 * 0,6 *100  0 * 30  0 *15  481,5[kN ]

91
 
 En cas de charge accidentelle : G j  
  1,1Q1   2,i Qi 

j  i 2 
q ACC  200  0,7 * 100  0 * 30  0 * 15   270 [kN ]

On voit que l’effort à prendre en compte en cas d’incendie diminue considérablement, de 458,25kN à 270kN.

12.2.2. Dimensionnement de la colonne sans tenir compte du feu, en négligeant le


flambement
Le kmod doit être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,9.
 Critère de compression parallèle

N Ed k mod f c,0,k
 c,0, Ed   f c , 0, d  avec  m  1,3 pour le bois massif
A m
458250 0,9 * 23
 c,0, Ed  2
 f c , 0, d   c = 170 [mm]
c 1,3

12.2.3. Dimensionnement de la colonne sans tenir compte du feu en considérant le


flambement
 Critère de compression parallèle

N Ed 1
 c,0,Ed   k c f c,0,d avec kc 
A k  k 2  2rel


k  0,5 1   c rel  0,3  2rel  et  c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

Si on considère une section carrée de 20cm x 20cm pour la colonne :

2004
A = 200 2 [mm 2 ] , I   133 *106 [mm 4 ] , L f = 4000 [mm ]
12

2002
  4000 *  69,282
133 *106

69,282 23
rel   1,103
 9200

k  0,5 * 1  0,2 * 1,103  0,3  1,103 2  1,188
1
kc   0,61
1,188  1,1882  1,1032
458250 0,9 * 23
  c , 0, d   11,5 [ MPa]  kc f c,0, d  0,61*  9,71[ MPa]  Pas OK
2002 1,3

92
Si on considère une section carrée de 21cm x 21cm pour la colonne :

2104
A = 210 2 [mm 2 ] , I   162 *106 [mm 4 ] , L f = 4000 [mm ]
12

2002
  4000 *  65,983
162 *106

65,983 23
rel   1,05
 9200

 
k  0,5 * 1  0,2 * 1,05  0,3  1,05 2  1,126
1
kc   0,65
1,126  1,1262  1,052
458250 0,9 * 23
  c , 0, d   10,4 [ MPa]  kc f c,0, d  0,65 *  10,4[ MPa]  OK
2102 1,3

12.2.4. Dimensionnement de la colonne non-protégée pour obtenir R60


 Aspects de réaction au feu
Comme il s’agit d’une colonne isolée et non d’une paroi, elle peut en principe rester telle quelle, non protégée
(Annexe 5/1-5 de l’Arrêté Royal) :
« Un maximum de 10 % de la surface visible de chaque paroi verticale, plafond ou sol n’est pas soumis
aux exigences des tableaux I, II, III et IV pour cette paroi verticale, ce plafond ou ce sol »).
Faisons toutefois l’exercice, pour la forme, de considérer cette colonne au même titre qu’une paroi :
- Le bois est non traité et non protégé, donc de classe de réaction D-s2-d0.
- L’immeuble est un Rez+3, donc d’une hauteur de ±15m, donc classé en tant que « Bâtiment moyen » (BM).
- C’est un immeuble de bureaux, donc les occupants sont « autonomes et vigilants », l’occupation est de type
3.
S’agissant d’un hall d’entrée intérieur, il peut être considéré comme un lieu d’évacuation. Le tableau ci-dessous
de l’arrêté Royal est donc d’application, dans lequel la colonne est assimilée à une « paroi verticale » :

On y voit que la classe de réaction doit être supérieure à C-s2-d2 : il n’y a donc pas de problème concernant
les dégagements de fumée (s2) ou de particules (d2). Par contre, la colonne ne peut donc rester apparente. Elle
nécessite un vernis, une peinture d’imprégnation, ou une protection pour passer du « D » au « C ».

 Aspects REI : profondeur de carbonisation


S’agissant d’une colonne et pas d’une paroi ou d’un plancher, seul l’aspect R est pertinent.
Le calcul de la profondeur de carbonisation se fait à partir de la valeur de n=0,55 [mm/min] dans le tableau
3.1 de l’EC5-1-2 :

93
β0 [mm/min] βn [mm/min]
Bois feuillu
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse 0,5 0,55
volumique caractéristique ≥ 450 [kg/m³]

Calcul de l’épaisseur de carbonisation def après 60 minutes : def = 7+0,55*60 = 40 [mm]


En considérant pour démarrer les dimensions de 21x21 cm obtenues au 12.2.3, les dimensions de la section
résiduelle valent :
(210-2*40) x (210-2*40) = 130[mm] x 130[mm]

 Critère de compression parallèle


Il faut recommencer un calcul au flambement et vérifier le critère suivant :

N Ed
 c,0, Ed   k c k fi f c,0,d avec k fi  1,15 pour le bois massif
A

Pour une colonne de 13x13cm, on a :

1304
A = 130 2 [mm 2 ] , I   23,8 *106 [mm 4 ] , L f = 4000 [mm ]
12

1302
  4000 *  106,59
23,8 *106

106,59 23
rel   1,7
 9200

k  0,5 * 1  0,2 * 1,7  0,3  1,7 2  2,08
1
kc   0,305
2,08  2,082  1,7 2
270000
  c , 0, d   16 [ MPa]  kc f c,0, d  0,31*1,25 * 23  8,78[ MPa]  Pas OK
1302

On en conclut que la résistance au feu R60 n’est pas assurée et que la section de 210mmx210mm calculée sans
tenir compte du feu est insuffisante.

 Tenue au feu réelle de la colonne non protégée :


La colonne a donc une résistance au feu inférieure 60 minutes, qui se calcule comme suit :
Il faut diminuer la valeur de def jusqu’à ce que le critère ci-dessus soit respecté (par exemple avec une feuille
Excel). On trouve une valeur def = 30,1 [mm], ce qui correspond à un temps de (30,1-7)/0,55 = 42 minutes.
Pour def = 30,1 [mm], on atteint un taux de travail de 1 avec NEd = 250 [kN], comme le montre le tableau ci-
dessous. Après 42 minutes de feu, la section efficace est de 150 [mm] de côté.
Données : b (réelle): 210 [mm] b (après feu) : 149,8 [mm]
h (réelle): 210 [mm] h [après feu) : 149,8 [mm]
Calcul feu seulement : def 30,1 [mm]
Résultats : A: 22440 [mm2]
fc,0,k : 23 [Mpa] 4
(Calcul avec feu) Imin : 41962949,6 [mm ]
E0,k 9200 [Mpa]
Lambda : 92,50 [Adim]
fc,0,d : 15,92 [Mpa] lambda,rel : 1,47 [Adim]
Lf : 4000 [mm] k: 1,70 [Adim]
c : 0,2 [Adim] kc : 0,392 [Adim]
NEd (ELU): 458 [kN] Ed : 11,14 [Mpa]
Calcul feu seulement : NEd (FEU): 250 [kN] kckfifc,0,k : 11,26 [Mpa]
Calcul feu seulement : kfi 1,250 [Adim] CRITERE : 0,99 [Adim]

94
 Dimension de la section pour atteindre R60
Le principe consiste à augmenter progressivement les dimensions de la section, en gardant constante la valeur
de def=40 [mm] qui correspond à R60, de manière à obtenir un taux de travail proche de 1. On trouve une
section de 230 [mm] x 230 [mm], avec les valeurs suivantes :
Données : b (réelle): 230 [mm] b (après feu) : 150 [mm]
h (réelle): 230 [mm] h [après feu) : 150 [mm]
Calcul feu seulement : def 40 [mm]
Résultats : A: 22500 [mm2]
fc,0,k : 23 [Mpa] 4
(Calcul avec feu) Imin : 42187500 [mm ]
E0,k 9200 [Mpa]
Lambda : 92,38 [Adim]
fc,0,d : 15,92 [Mpa] lambda,rel : 1,47 [Adim]
Lf : 4000 [mm] k: 1,70 [Adim]
c : 0,2 [Adim] kc : 0,393 [Adim]
NEd (ELU): 458 [kN] Ed : 11,11 [Mpa]
Calcul feu seulement : NEd (FEU): 250 [kN] kckfifc,0,k : 11,29 [Mpa]
Calcul feu seulement : kfi 1,250 [Adim] CRITERE : 0,98 [Adim]

Par la même occasion, les tableaux montrent que la section de 150 [mm] x 150 [mm] est la section de bois non
brulé nécessaire pour reprendre une charge de 250 [kN].

12.2.5. Dimensionnement de la colonne pour atteindre R60 lorsqu’elle est protégée sur
ses 4 faces par une couche de plaques de plâtre de 12 mm d’épaisseur
Le principe est le suivant : on a calculé ci-dessus que la section minimale pour reprendre 250
[kN] est une section de 150 [mm] x 150 [mm]. Le principe consiste donc ici à déterminer quelle
est la profondeur def atteinte au bout de 60 minutes lorsque la section est protégée (sachant que
def=dchar+7). La section nécessaire sera alors la somme de cette valeur avec 150 [mm].
Il faut déterminer :
- Le temps tch de démarrage de la combustion du bois, compte tenu de la présence de la plaque de plâtre.
- Le temps tf de rupture de la plaque de plâtre.
Les valeurs de tch (en [min]), relatives aux panneaux de plâtre, sont données au §3.4.3.3 de l’EC5-1-2, dont voici
un extrait :

On a donc : tch = 2,8*12-14 = 19,6[min]

Le §3.4.3.4 de l’EC5-1-2 précise que pour les plaques de plâtre (de type A et F), on peut prendre tf=tch=19,6 min
(20 min). La combustion du bois démarre donc au moment où la plaque se rompt, soit 20 minutes après le début
de l’incendie. Par ailleurs, on a k3=2.

On peut donc tracer le graphique ci-dessous et en déduire soit graphiquement, soit analytiquement, la valeur de
ta (=39,2 min). Le graphe montre également qu’après 60 minutes, on obtient une profondeur d ef = (33 +7) = 40
mm :

95
70
ddchar,n
char,n
60

n t
50

k3n(t-tf)
40
33 mm
30
25 mm
20

10
ta=39,2 min
60 min
0
0 20 40 60 80 100 120 t
140

On en déduit que la section protégée doit avoir un côté de 150+2x40=230 [mm]…et que le fait de la protéger par
une couche de panneaux de plâtre est donc parfaitement inutile au-delà d’une exigence R40.

12.2.6. Dimensionnement de la colonne pour atteindre R60 lorsqu’elle est protégée sur
ses 4 faces par deux couches de plaques de plâtre de 12 mm d’épaisseur
Le §3.4.3.3 de l’EC5-1-2 précise :

On a donc : tch = tf = 2,8*(1,5*12)-14 = 36,4[min] et par ailleurs, on a encore : k3=2.

 Combinaison en cas de feu (combinaison accidentelle) :


On peut donc tracer le graphique ci-dessous et en déduire qu’après 60 minutes, on obtient une profondeur def =
(25,5+7) = 32,5[mm]. Les dimensions de la section doivent donc être de 150+2*32,5=215 [mm]. La présence de
la double couche de panneaux de plâtre permet donc de passer d’une section de 23x23 [cm] à une section 21,5x21,5
[cm], ce qui n’est pas très efficace.
70
dchar,n
char,n
60

50

40  nt

30
25,5 mm
20
25 mm

10 k3 n(t-tf)
0
60 min
0 20 40 60 80 100 120 t140

96
12.2.7. Conclusion et réflexion

Les dimensions de la colonne sont les suivantes (1er chiffre : dimensions du bois, 2ème chiffre : dimensions totales
en tenant compte des plaques de plâtre):
- Combinaison ELU : 210 mm.
- Combinaison ACC, non protégée : 230 mm.
- Combinaison ACC, protégée avec une couche de plâtre : 230 mm, 254 mm.
- Combinaison ACC, protégée avec deux couches de plâtre : 215 mm, 263 mm.
La conclusion est intéressante, voire interpellante. En effet on voit que, finalement, les plaques de plâtre sont
inutiles et n’apportent pas de diminution des dimensions totales de la colonne.

97
EXERCICE 12.3.
CALCUL AU FEU D’UN ASSEMBLAGE BROCHE POUR
ANGLE DE PORTIQUE
L’angle de portique ci-dessous comporte 10 broches à têtes non dépassantes, assemblant des éléments
poutre/colonne en épicéa de plus de 45 mm d’épaisseur :

On propose de :
 Calculer les surépaisseurs de bois à prévoir afin de garantir une tenue au feu de 30 minutes lorsque les extrémités
des broches ne sont pas protégées
 Vérifier si on peut porter la tenue au feu à 60 minutes à l’aide de bouchons en bois collés

12.3.1. Calcul des surépaisseurs de bois pour une tenue au feu de 30 minutes lorsque les
extrémités des broches ne sont pas protégées.
Le tableau 6.1 de l’EC5-1-2 donne la valeur du temps de tenue des broches dans le cas initial (pas de surépaisseur) :
td,fi = 20 min
Pour obtenir 10 minutes de plus, il faut augmenter les épaisseurs de bois (voir schéma ci-dessous) d’une valeur
de : afi = 1,5βn(treq-td,fi)
Avec la vitesse de combustion n donnée au tableau 3.1 et 0,8 mm/min :

β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois massif avec une masse volumique 0,65 0,8
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]

On obtient : afi = 1,5*0,8*(30-20) = 12 [mm], surépaisseur qu’il faut appliquer au niveau de toutes les flèches du
schéma ci-contre :

98
12.3.2. Vérifier si on peut porter la tenue au feu à 60 minutes à l’aide de bouchons en bois
collés
Extrait du §6.2.1.2 de l’EC5-1-2 :

Il faut remarquer que dans ce cas, l’EC5-1-2 ne prescrit pas de surépaisseur à donner aux éléments de bois, ce qui
est cohérent puisqu’il est précisé en §6.2.1.1.(1) que les espacements, distances de rive et d’extrémités doivent être
conformes aux exigences décrites dans l’EC5-1-1/section 8.
Pour un R60, la longueur des bouchons doit être de : afi = 1,5*0,8*(60-20) = 48 [mm]

99
THEME 13 :
EXERCICES RECAPITULATIFS

EXERCICE 13.1.
CALCUL D’UNE POUTRE APPARENTE DE GRANDE
PORTEE EN BLC (TOITURE DE HALL SPORTIF)
La toiture d’une salle de sport est composée de poutres en BLC GL28h de 25m de portée et de section constante.
La largeur b de la section est fixée à 20cm pour des raisons liées à la production en usine. Les poutres sont espacées
de 4m et le système de fixation de la toiture est tel qu’il empêche tout déversement.

L’appui des poutres est constitué d’un élément métallique fixé dans une poutre transversale en béton :

Les charges surfaciques sont les suivantes : charges permanentes (couverture) : 1 [kN/m2], vent : 1 [kN/m2], neige :
0,5 [kN/m2], poids propre : négligé.
On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et en cas de charge accidentelle.
 Dimensionner les poutres sans tenir compte du feu à partir des combinaisons ci-dessus avec une limitation des
flèches de L/300 et L/200 respectivement pour le court et long terme.
 Vérifier la section obtenue pour trequ=60 minutes (R60) si la poutre n’est pas protégée.
 L’appui métallique étant protégé avec un bloc de bois placé de part et d’autre de la poutre, calculer les
dimensions que doit avoir ce bloc de bois pour assurer un critère R30.

100
13.1.1. Combinaisons de cas de charges :
 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 *1  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  3,075[ kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 4m  q ELU  4 * 3,075  12,3[ kN / m]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  1  (1  0,3 * 0,5)  2,15 [kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ELC CT  4 * 2,15  8,6 [kN / m]


 ELS LT : 1 k def  G j
 
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries  classe 1  k def  0,6

q ELS LT  (1  0,6) *1  1  0,3 * 0,5  0,6 * 0 *1  0 * 0,5  2,75 [kN ]


Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ELC LT  4 * 2,75  11[kN / m]

 
 En cas de charge accidentelle : G j  
  1,1Q1   2,i Qi 

j  i 2 
q ACC  1  0,2 *1  0 * 0,5  1,2 [kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ACC  4 *1,2  4,8[ kN / m]

13.2.2. Dimensionnement de la section des poutres sans tenir compte du feu :


Le kmod doit être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,9.
 Critère de flexion

M Ed k mod f m,k
 m,Ed   f m,d  avec  m  1,25 pour le BLC
Wél m

6 q ELU L2 6 12,3 * 250002 0,9  28


 m, Ed    f m ,d   h ≥ 1196 [mm]
bh 2 8 200 * h 2 8 1,25

 Critère d’effort tranchant

3VEd kmod f v, k
 v, Ed   f v, d  avec k cr  0,67
2kcr A m

3 q ELU L 3 12,3 * 25000 0,9  3,5


 v, Ed    f v ,d   h ≥ 683 [mm]
2k cr bh 2 2  0,67  200 * h 2 1,25
 Critère de flèche à court terme (L/300)

5q ELS CT L4 q ELS CT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5q ELS ,CT d 4 3q ELS ,CT d 2 d


On a :   3
 
32 E0,moybh 20Gmoybh 500

5 * 8,6  250004 3 * 8,6  250002 25000


    h ≥ 1382 [mm]
32  12600 * 200 * h 3 20  650  200  h 300

101
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h = 1357 [mm].

 Critère de flèche à long terme (L/200)

5q ELS LT L4 q ELS LT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5 11 250004 3 11 250002 25000


    h ≥ 1308 [mm]
32 12600  200  h 20  650  200  h 200
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h = 1287 [mm].

La hauteur totale à prévoir pour la poutre est donc de 140cm. En toute rigueur, un dernier calcul tenant
compte du poids propre de la poutre devrait ici être effectué (1,4 [kN/m] de poids propre, ce qui reste faible).

13.1.3. Vérification de la section pour R60, si la poutre n’est pas protégée.


 Aspects de réaction au feu :
Comme il s’agit de quelques poutres espacées et non d’une paroi, elles peuvent en principe rester telles quelles,
non protégées. Faisons toutefois l’exercice, pour la forme, de considérer ces poutres au même titre qu’une
paroi :
- Le bois est non traité et non protégé, donc de classe de réaction D-s2-d0.
- L’immeuble est d’une hauteur de 16m, donc classé en tant que « Bâtiment moyen » (BM),
- C’est une salle de sport dont les occupants occasionnels sont « autonomes et vigilants ». L’occupation est
donc de type 3.
Le local peut être considéré comme une « salle ». Le tableau ci-dessous de l’arrêté Royal est donc
d’application, dans lequel la poutre est assimilée à un système de plafond :

On y voit que la classe de réaction doit être C-s2-d0, ce qui pose un problème puisque le « C » est plus
restrictif que le « D ».
On en déduit que les poutres nécessitent donc un vernis, une peinture d’imprégnation (ou une protection,
ce qui annule l’intérêt esthétique du bois).

 Aspects REI : profondeur de carbonisation


S’agissant de poutres et pas d’une paroi ou d’un plancher, seul l’aspect R est pertinent.
On fera l’hypothèse simplificatrice mais sécuritaire que la poutre n’est pas protégée sur sa surface supérieure
en contact avec la couverture.
Le calcul de la profondeur de carbonisation se fait à partir de la valeur de n=0,7 lue dans le tableau 3.1 de
l’EC5-1-2 (GL28h : ρk = 425[kg/m3]) :

β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]

102
Calcul de la profondeur efficace de bois après 60 minutes : def = 7+0,7*60 = 49 [mm]
Les dimensions de la section résiduelle valent donc :
- b = 200-2*49 = 102 [mm]
- h = 1400-2*49 = 1302 [mm]
Il faut donc recommencer une vérification avec ces nouvelles dimensions et la charge accidentelle de (4,8
[kN/m]) :
 Critère de flexion

M Ed
 m, Ed   k fi f m,k avec k fi  1,15 pour le BLC
Wél

6 q ACC L2 6 4,8 * 250002


 m,Ed  2
 2
 13[ MPa]  1,15 * 28  32,2 [ MPa]  OK
bh 8 102 *1302 8
 Critère d’effort tranchant

3VEd
 v, Ed   k fi f v,k
2k cr A

3 q ACC L 3 4,8 * 25000


 v,Ed    1[ MPa] 1,15 * 3,5  4[ MPa]  OK
2k cr bh 2 2  0,67 102 *1302 2

On en conclut que la résistance au feu des poutres est largement assurée et que la section de
200mmx1400mm calculée sans tenir compte du feu peut être conservée.

13.1.4. Calcul de l’appui pour R30


On doit ici se référer au §6.3 de l’EC5-1-2 qui concerne les assemblages avec plaques métalliques externes : l’acier
est protégé s’il est complètement recouvert y compris sur ses rives avec une épaisseur minimale de protection
valant : afi = 1,5βn (treq-5)
On obtient : afi = 1,5*0,8*(30-5) = 30[mm]
Le schéma ci-dessous illustre une solution avec des blocs de bois qui doivent être travaillés pour couvrir
parfaitement les plats et les têtes de boulons, en veillant à recouvrir partout l’acier d’une épaisseur de 30 [mm].
Les blocs seront fixés à la poutre principale et au béton à l’aide de vis dont les têtes seront protégées par des
bouchons de bois collé, en veillant à respecter les espacements et distances minimales prescrites par l’EC5-1-
1/Section 8 :

Notons qu’une variante possible et ne nécessitant aucune protection serait de prévoir des excroissances en béton
servant de calage latéral des poutres, avec des appuis dépourvus de plaques métalliques :

103
EXERCICE 13.2.
CALCUL D’UNE POUTRE APPARENTE DE FAIBLE PORTEE
EN BOIS MASSIF (PLAFOND D’UNE PIECE D’HABITATION)
La structure du plafond d’une pièce de vie dans un immeuble de logements classé « bâtiment moyen » est
constitué :
- De poutres apparentes en épicéa massif de 5m de portée.
- D’un panneau de bois ayant servi de coffrage à la dalle.
- D’une dalle/chape humide en béton (23 [kN/m3]) de 12cm d’épaisseur (nécessaire pour le passage de certaines
techniques et pour les aspects vibratoires).

Le bois est de classe C24 et les charges à prendre en considération sont les suivantes :
- Charges d’exploitation : 3 [kN/m2].
- Poids propre de la chape.
- Autre charges permanentes (revêtements, techniques…) : 0,5 [kN/m2].
Note importante : On négligera le déversement qui pourrait avoir une influence en cas d’incendie avec la
détérioration du panneau de bois.

On propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et en cas de charge accidentelle.
 Dimensionner les poutres sans tenir compte du feu et à partir des combinaisons ci-dessus, avec une limitation
des flèches de L/400 et L/250 respectivement pour le court et long terme.
 Calculer le temps de résistance au feu pour la section trouvée précédemment.
 Vérifier si un critère R60 peut être obtenu si on prévoit un faux-plafond avec une plaque de plâtre de 15mm
d’épaisseur.
 Vérifier si un critère R60 peut être obtenu si on prévoit un faux-plafond avec deux plaques de plâtre de 15mm
d’épaisseur.

13.2.1. Combinaisons de cas de charges :


Calcul du poids de la chape : Gdalle  0,12[ m] * 23[ kN / m 3 ]  2,76[ kN / m 2 ]

 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 0,5  2,76  1,5 * 3  8,9 [ kN / m 2 ]
Les poutres sont espacées de 60cm  q ELU  0,6 * 8,9  5,34[ kN / m]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  0,5  2,76   3  6,26 [kN / m 2 ]
Les poutres sont espacées de 60cm  q ELC CT  0,6 * 6,26  3,76 [kN / m]

104

 ELS LT : 1  k def  G  
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
 
j
j i2 i 1

Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries  classe 1  k def  0,6

q ELS LT  (1  0,6) * 0,5  2,76   3  0,6 * 0,3 * 3  8,76 [kN ]


Les poutres sont espacées de 60cm  q ELC LT  0,6 * 8,76  5,26 [kN / m]

 
 En cas de charge accidentelle :  G j   1,1Q1   2,i Qi 
j  i 2 
q ACC  0,5  2,76   0,5 * 3  4,76 [kN / m ] 2

Les poutres sont espacées de 60cm  q ACC  0,6 * 4,76  2,86[kN / m]

13.2.2. Dimensionnement des poutres sans tenir compte du feu


Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,8.

 Critère de flexion
6 qELU L2 6 5,34 * 50002 0,9  24
 m,Ed  2
 2  f m ,d   bh2 ≥ 6,78*106 [mm3]
bh 8 bh 8 1,3

 Critère d’effort tranchant


3 q ELU L 3 5,34 * 5000 0,8  4
 v ,Ed    f v ,d   bh ≥ 12,14*103 [mm2]
2kcr bh 2 2  0,67  bh 2 1,3

 Critère de flèche à court terme (L/400)


5 * 3,76  5000 4 3 * 3,76  5000 2 5000
  
32  11000 * bh 3 20  690  bh 400
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve bh3 ≥ 2670*106 [mm4]

 Critère de flèche à long terme (L/250)


5 * 5,26  5000 4 3 * 5,26  5000 2 5000
  
32  11000 * bh 3 20  690  bh 250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve bh3 ≥ 2334*106 [mm4]

Dans le tableau ci-dessous, on voit que c’est la section 10cmx30cm qui convient, le critère de flèche à court terme
étant le plus sévère :
Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles
Dimensions Dimensions rabotées bh3 (/106) bh2 (/106) bh (/103)
non rabotées b [mm] h [mm] [mm4] [mm3] [mm2]
4x15 : 38 150 128,3 0,86 5,70
4x23 : 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 : 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 : 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 : 75 225 854,3 3,80 16,88
10x30 : 100 300 2700,0 9,00 30,00

Notons qu’en principe il faut aussi vérifier que la contrainte maximale  aux fibres au niveau des appuis ne
doit pas être dépassée.

105
13.2.3. Temps de résistance au feu de la section 10x30 cm
 Aspects de réaction au feu
Il s’agit d’éléments en bois isolés et non d’une paroi pleine, donc pas d’aspect de réaction au feu à considérer.

 Aspects REI
S’agissant d’une poutre et pas d’une paroi ou d’un plancher continu, seul l’aspect R est pertinent. On fera
l’hypothèse simplificatrice mais sécuritaire que la poutre n’est pas protégée sur sa surface supérieure en cas
d’incendie car le panneau se détériore.
Le calcul de la profondeur de carbonisation se fait à partir de la valeur de n=0,8 lue dans le tableau 3.1 de
l’EC5-1-2 :

β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois massif avec une masse volumique 0,65 0,8
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]

On désire ici calculer le temps de résistance au feu de la poutre 10x30cm. Le principe est de rechercher la
valeur de def telle que le taux de travail (M et V) sous combinaison accidentelle (2,86 [kN/m]) est égal à 1.
 Critère de flexion

M Ed
 m, Ed   k fi f m,k avec k fi  1,25 pour le bois massif
Wél

6 2,86 * 50002
 m, Ed  1,25 * 24  def = 33 [mm]
100  2d  
ef * 300  2d ef 
2
8

 Critère d’effort tranchant

3VEd
 v, Ed   k fi f v,k
2k cr A

3 q ACC L 3 2,86 * 5000


 v,Ed   1,25 * 4  def = 42,5 [mm]
2k cr bh 2  
2  0,67  100  2d ef * 300  2d ef 2

C’est donc le critère de flexion qui va être dépassé lorsque 33 mm de bois auront disparu autour de la
section.
On a : def = 7+0,8t = 33 [mm]  t = 32 min
La section n’est donc pas capable de résister à un feu plus de 32 minutes.

13.2.4. Tenue au feu avec un faux-plafond constitué d’une plaque de plâtre de 15mm
d’épaisseur

Il faut se référer à l’annexe D de l’EC5-1-2.

106
Il faut déterminer :
- Le temps tf de rupture de la plaque de plâtre.
- Le temps tch de démarrage de la combustion du bois compte tenu de la présence de la plaque de plâtre.
Les valeurs de tf (en [min]) relatives aux panneaux de plâtre en composants de planchers, sont données au §D.4 de
l’EC5-1-2 (Annexe D), dont voici un extrait :

On a donc : tf = 2,8*15-12 = 30 min

Quant aux valeurs de tch (en [min]), elles sont données au §D.3(2) de l’EC5-1-2 (Annexe D), qui distingue :
- La « grande » face de la section en contact avec le la cavité d’air. Dans ce cas : t ch = t f = 30 minutes.
- La petite face en contact avec le plâtre. Dans ce cas : tch = 2,8*15-14 = 28 min.
Cette dernière valeur étant très proche de 30 minutes, on ne commet quasiment pas d’erreur en supposant que pour
toutes les faces : tf = tch = 30 min

On a : k3=2.
Par ailleurs, la valeur de la vitesse de combustion n est donnée au tableau 3.1 et vaut 0,8mm/min :

β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois massif avec une masse volumique 0,65 0,8
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]

On peut donc tracer le graphique ci-dessous et en déduire qu’au bout de 60 minutes, on atteint une profondeur
def = dchar,n + 7 = 36 + 7 = 43 [mm] :
70
ddchar,n
char,n
60
k3n(t-tf)

50

40 36 mm n t

30
25 mm
20

10
60 min
0
0 10 20 30 40 50 60 70 t
80

Les dimensions de la section résiduelle valent donc :


- b = 100-2*43 = 14 [mm]
- h = 300-2*43 = 214 [mm]

 Critère de flexion
En négligeant le poids propre des poutres et le déversement, on obtient :
6 q ACC L2 6 2,86 * 50002
 m,Ed    83,6 [ MPa]  1,25 * 24  30 [ MPa]  Pas OK
bh 2 8 14 * 2142 8

Le panneau de plâtre de 15 mm ne permet donc pas d’atteindre le critère R60.

107
13.2.5. Tenue au feu avec un faux-plafond constitué de deux plaques de plâtre de 15mm
d’épaisseur

On procède de la même manière que ci-dessus, avec quelques modifications dues à la présence de deux plaques
de plâtre et pas une. En effet, pour le calcul du temps de rupture tf de la plaque de plâtre, il faut respecter l’article
suivant (Annexe D., §4(2) :

 15 
On obtient : t f  2,8 * 15    12  51min
 2
Pour les valeurs de tch (en [min]), on distingue de nouveau, comme ci-dessus :
- La « grande » face de la section en contact avec le la cavité d’air. Dans ce cas : t ch = t f = 51 minutes
- La petite face en contact avec le plâtre. Dans ce cas, il faut se référer au §3.4.3.3 avec l’équation : t ch = 2,8 ∗
hp − 14, en veillant à calculer hp selon les articles ci-dessous :

Ne voulant distinguer le type de panneau (A ou F), on prendra le cas le plus défavorable avec :
 15 
tch  2,8 * 15    14  49 min
 2
Cette dernière valeur étant très proche de 51 minutes, on ne commet quasiment pas d’erreur en supposant que,
pour toutes les faces : tf = tch = 50 min
On a encore : k3=2 et  n=0,8 [mm/min]
On peut donc tracer le graphique ci-dessous et en déduire qu’au bout de 60 minutes, on atteint une profondeur
def = 7+dchar,n = 7+16 = 23 [min]

108
70
ddchar,n
char,n
60

50

40
n t k3n(t-tf)
30
25 mm
20
16 mm
10
60 min
0
0 10 20 30 40 50 60 70 t80

Les dimensions de la section résiduelle valent donc :


- b = 100-2*23 = 54 [mm]
- h = 300-2*23 = 254 [mm]

 Critère de flexion
En négligeant le poids propre des poutres et le déversement, on obtient :
6 q ACC L2 6 2,86 * 50002
 m,Ed    15,4 [ MPa]  1,25 * 24  30 [ MPa]  OK
bh 2 8 54 * 2542 8

 Critère d’effort tranchant


3 q ACC L 3 2,86 * 5000
 v,Ed    1,2 [ MPa]  1,25 * 4  5 [ MPa]  OK
2kcr bh 2 2  0,67  54 * 254 2

Un faux-plafond constitué de 2 panneaux de plâtre de 15 mm chacun permet donc d’atteindre (et même de
dépasser largement) le critère R60.

109
EXERCICE 13.3.
CALCUL D’UN PLANCHER PORTEUR EN CLT
La structure du plafond d’une pièce de vie dans un immeuble de logements R+3 est constituée d’un panneau de
CLT de 4m de portée, apparent, de 16cm d’épaisseur (en 5 plis) et recouvert d’une chape en béton de 10cm
d’épaisseur (23 [kN/m3]) :

Le bois est de classe C18 (moy=3,8 kN/m3) et les charges à prendre en considération sont les suivantes :
- Poids propre de la chape.
- Poids propre du CLT.
- Autre charges permanentes (revêtements, finitions, techniques…) : 0,4 [kN/m2].
- Charges d’exploitation : 2 [kN/m2].

En faisant l’hypothèse (très) simplificatrice que le CLT se comporte comme du BLC, on propose de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et en cas de charge accidentelle.
 Vérifier le plancher porteur sans tenir compte du feu et à partir des combinaisons ci-dessus avec une limitation
des flèches de L/500 et L/350 respectivement pour le court et long terme.
 Vérifier si le plancher est au moins R60 en cas d’incendie.

13.3.1. Combinaisons de cas de charges


Poids propre de la chape : Gchape  0,1[ m] * 23[kN / m 3 ]  2,3[kN / m 2 ]
Poids propre du CLT : GCLT  0,16[m] * 3,8[ kN / m 3 ]  0,6 [ kN / m 2 ]
 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 2,3  0,6  0,4   1,5 * 2  7,46[ kN / m 2 ]
En considérant une largeur de panneau CLT de 1 m  q ELU  1* 7,46  7,46[ kN / m]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  2,3  0,6  0,4   2  5 ,3[kN / m 2 ]
En considérant une largeur de panneau CLT de 1 m  q ELC CT  1 * 5,3  5,3[kN / m]


 ELS LT : 1  k def  G  
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
 
j
j i2 i 1

Il s’agit d’un ouvrage protégé des intempéries  classe 1  k def  0,6

q ELS LT  (1  0,6) * 2,3  0,6  0,4  2  0,6 * 0,3 * 2  7,64 [kN ]


En considérant une largeur de panneau CLT de 1 m  q ELC LT  1 * 7,64  7,64 [kN / m]

110
 
 En cas de charge accidentelle :  G j   1,1Q1   2,i Qi 
j  i 2 
q ACC  2,3  0,6  0,4  0,5 * 2  4,3[kN / m 2 ]
En considérant une largeur de panneau CLT de 1 m  q ACC  1 * 4,3  4,3[kN / m]

13.3.2. Vérification du plancher porteur sans tenir compte du feu


Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,8. On fait ici l’hypothèse très simplificatrice que le CLT se comporte
comme du BLC (on ignore donc la présence des lamelles transversales dans les plis 2 et 4).

 Critère de flexion
6 q ELU L2 6 7,46 * 40002 0,8 18
 m, Ed    3,5[ MPa]  f m,d   11,1[ MPa]  OK
bh 2 8 1000 *1602 8 1,3

 Critère d’effort tranchant


3 q ELU L 3 7,46 * 4000 0,8  3,4
 v, Ed    0,2[ MPa]   2,1[ MPa]  OK
2k cr bh 2 2  0,67 1000 *160 2 1,3
Notons qu’en principe il faut aussi vérifier que la contrainte maximale  aux fibres au niveau des appuis ne
doit pas être dépassée.

 Critère de flèche à court terme (L/500)


5 * 5,3  40004 3 * 5,3  40002 4000
   5,9 [mm]   8 [mm]  OK
32  9000 *1000 *160 20  560  1000 *160
3
500

 Critère de flèche à long terme (L/300)


5 * 7,64  40004 3 * 7,64  40002 4000
   8,5 [mm]   11,4 [mm]  OK
32  9000 *1000 *160 20  560  1000 *160
3
350

13.3.3. Comportement du plancher en cas d’incendie


 Aspects de réaction au feu :
Il s’agit d’une paroi :
- Le bois est non traité et non protégé, donc de classe de réaction D-s2-d0.
- L’immeuble est un rez+3, donc classé en tant que « Bâtiment moyen » (BM)
- Les occupants sont « autonomes et dormants ». L’occupation est donc de type 2.
Il s’agit d’une pièce de vie (salon, chambre…) et le tableau ci-dessous de l’arrêté Royal est donc d’application :

On y voit que la classe de réaction doit être E-(non précisé)-d2, et le critère est donc respecté.

111
 Aspects REI :
Le calcul de la profondeur de carbonisation se fait à partir de la valeur de n=0,65 (car il s’agit d’une seule face
soumise au feu) lue dans le tableau 3.1 de l’EC5-1-2 :

β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois massif avec une masse volumique 0,65 0,8
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]

Après 60 minutes, on a : def = 7+0,65*60 = 46 [mm], ce qui correspond à moins de deux plis ayant atteint la
carbonisation.
La hauteur résiduelle du panneau de CLT vaut donc : 160-46 = 114 [mm], mais on pourrait considérer que
seuls les trois plis supérieurs doivent assumer la fonction portante en cas d’incendie, donc sur une épaisseur de
96 [mm] :

160 mm 5 plis de 32 mm

Zone consumée
sur 46 mm

 Critère de flexion
2
6 q ACC L 6 4,3 * 4000 2
 m, Ed    5,6 [MPa ]  1,25 *18  22,5 [MPa ]  OK
bh 2 8 1000 * 96 2 8

 Critère d’effort tranchant


3 q ACC L 3 4,3 * 4000
 v, Ed    0,2 [MPa ]  1,25 * 3,4  4,25 [MPa ]  OK
2k cr bh 2 2  0,67 1000 * 96 2

112
THEME 14 :
EXEMPLES DE QUESTIONS D’EXAMENS

JUIN 2015
La plateforme ci-dessous est composée :
- D’une dalle en béton de dimensions 4m x 3m
- D’une structure supportant cette dalle, constituée de poutres secondaires isostatiques espacées de 60 cm et de
portée 4 m
- De deux poutres primaires AB d’une portée 3 m :
o Simplement appuyées en A, avec une butée horizontale sur le béton
o Supportées en B par des butons bi-articulés BC dédoublés et disposés à 45°
o Ayant une section de largeur b fixée à 16 cm

Les charges sont les suivantes (négliger le poids propre du bois) :


- Charge d’exploitation : 2,5 [kN/m2]
- Neige : 0,5 [kN/m2]
- Vent : 1 [kN/m2]
- Poids propre dalle : 3 [kN/m2]

Pour les calculs ELU, on peut simplifier en prenant un coefficient pondérateur de 1,35 pour toutes les charges.
Considérer kmod=0,9 pour tous les calculs.
Pour les calculs ELS, prendre 0,i>1=0,6, 2,1=0,3 et 2,i>1=0.
Le bois est du BLC GL28h (poutres primaires et butons) et du massif C24 pour les poutres secondaires
La classe de service est 2.

On demande de :
 Faire le schéma statique d’une poutre secondaire en notant les valeurs maximales de MEd et VEd.
 Sur base d’un calcul ELU des poutres secondaires, proposer une section commerciale qui convient. Détailler le
calcul.
 Sur base d’un calcul ELS à long terme des poutres secondaires, proposer une section commerciale qui convient
si la flèche maximale à long terme est limitée à L/250.
 Faire le schéma statique d’un portique ABC (considérer que la charge est uniformément répartie sur AB) en
notant les valeurs maximales de MEd, VEd et NEd.
 Sur base d’un calcul ELU des poutres primaires, proposer une section BLC qui convient (largeur fixée à 16
cm). Détailler les calculs en tenant compte de la flexion composée et du risque de flambement.
 Effectuer les vérifications (ou propositions) nécessaires à l’appui A. Détailler le calcul.
 Sur base d’un calcul ELU des butons BC, proposer une section qui convient pour chacun des deux éléments
constitutifs d’un buton (largeur fixée à 8 cm). Détailler les calculs en tenant compte du risque de flambement.

113
114
14.1.1. Schéma statique d’une poutre secondaire
Il n’y a pas d’effort normal dans les poutres
secondaires.

Diagramme des moments fléchissants :

𝑞𝐿2
Diagramme des efforts tranchants : 𝑞𝐿 8
2

𝑞𝐿

2

14.1.2. Dimensionnement des poutres secondaires sur base d’un calcul ELU
 
 ELU : 1,35
  Gj   Qi 

 j i 
q ELU  1,35 * 3  2.5  1  0.5  9,45 [kN / m 2 ]
Comme les poutres secondaires sont espacées de 60cm, on a : q ELU  0,6 * 9,45  5,67 [kN / m]

 Critère de flexion

M Ed k mod f m,k
 m,Ed   f m,d  avec  m  1,3 pour le bois massif
Wél m

6 q ELU L2 6 5,67 * 40002 0,9  24


 m,Ed  2
 2  f m ,d   bh2 ≥ 4,1*106 [mm3]
bh 8 bh 8 1,3

 Critère d’effort tranchant

3VEd kmod f v, k
 v, Ed   f v, d  avec k cr  0,67
2kcr A m

3 q ELU L 3 5,67 * 4000 0,9  4


 v ,Ed    f v ,d   bh ≥ 9,2*103 [mm2]
2k cr bh 2 2  0,67  bh 2 1,3

Seule la section de 10x30cm répond au critère de flexion :


Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles
Dimensions Dimensions rabotées
non rabotées b h bh3 (/106) bh² (/106) bh (/103)
[cm] [mm] [mm] [mm4] [mm³] [mm²]
4x15 38 150 128,3 0,86 5,7
4x23 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 75 225 854,3 3,8 16,88
10x30 100 300 2700 9 30

115
14.1.3. Dimensionnement des poutres secondaires sur base d’un calcul ELS à long terme
 
 ELS LT : 1  k def   G j   Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i2  i 1

Ouvrage de classe 2  k def  0,8


q ELS LT  1  0,8 * 3  2,5  0,6 *1  0,6 * 0,5  0,8 * 0,3 * 2,5  0 *1  0 * 0,5  9,4[kN / m 2 ]
Comme les poutres secondaires sont espacées de 60cm, on a : q ELS LT  0,6 * 9,28  5,64 [kN / m]

 Critère de flèche à long terme (L/250)

5q ELS LT L4 q ELS LT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5  5,64  4000 4 3  5,64  4000 2 4000


  
32  11000  bh 3 20  690  bh 250
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve bh3 ≥ 1282*106 [mm4]

Seule la section de 10x30cm répond au critère de flexion :


Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles
Dimensions Dimensions rabotées
non rabotées b h bh3 (/106) bh² (/106) bh (/103)
[cm] [mm] [mm] [mm4] [mm³] [mm²]
4x15 38 150 128,3 0,86 5,7
4x23 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 75 225 854,3 3,8 16,88
10x30 100 300 2700 9 30

Les poutres secondaires doivent avoir une section de 10x30cm.

14.1.4. Schéma statique d’un portique ABC


Efforts normaux Efforts tranchants Moments fléchissants
𝑞𝐿
𝑞𝐿
− 2
2
√2𝑞𝐿
− 𝑞𝐿
2
− 𝑞𝐿2
2
8

14.1.5. Dimensionnement des poutres primaires sur base d’un calcul ELU
 
 ELU : 1,35 G j 

Qi 
 
 j i 
Chaque poutre primaire doit reprendre la moitié de la dalle : q ELU  2 * 9,45  18,9 [kN / m]

 Critère de flexion composée en négligeant le flambement

2 2
  c , 0,d   m,d  N Ed m  m
      M Ed 1 avec  m  1,25 pour le BLC
 f  
f m,d  A k mod f c,0,k  Wél k mod f m,k
 c , 0,d  

116
2
 18,9 * 3000 1 1,25  6 18,9 * 30002 1,25
   1  h ≥ 199 [mm]
 2 160h 0,9  28  160h 2 8 0,9  28

 Critère de flexion composée en considérant le flambement

 c,0,Ed  m ,d N Ed m M m
   Ed 1
min( k c , y , k c , z ) f c ,0,d f m ,d A min( k c, y , k c , z )k mod f c ,0,k Wél k mod f m,k
1
avec kc 
k  k 2  2rel
 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,1 pour le BLC

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I
Les poutres sont suffisamment maintenues latéralement que pour négliger le flambement selon l’axe faible.
En partant du résultat obtenu précédemment (16cm x 20cm), on a :
160 * 2003
A = 16 * 200  32000 [mm 2 ] , I   106,6 *10 6 [mm 4 ] , L f = 3000 [mm ]
12
32000
  3000 *  51,96
106,6 *10 6
51,96 28
rel   0,854
 10500

k  0,5 * 1  0,1 * 0,854  0,3  0,854 2  0,892 
1
kc   0,868
0,892  0,892 2  0,854 2

 c , 0, d  m,d 18,9 * 3000 1 1,25 6 18,9 * 3000 2 1,25


     1,04  1
k c f c ,o , d f m,d 2 160 * 200 0,868 * 0,9 * 28 160 * 200 2 8 0,9 * 28

Ce dimensionnement est acceptable mais il sera préférable d’augmenter la section à 16x21cm.

 Critère d’effort tranchant


3 q ELU L 3 18,9 * 3000 0,9  3,5
 v, Ed     f v,d   h ≥ 157 [mm]
2k cr bh 2 2  0,67  160h 2 1,25

Les poutres principales doivent avoir une section de 16x21cm.

14.1.6. Dimensionnement de l’appui A


 Critère de compression perpendiculaire aux fibres

N Ed k mod f c,90,k
 c,90,d   f c,90,d  avec  m  1,25 pour le BLC
A m
q ELU L 18,9 * 3000 0,9 * 2,5
 c,90,d    f c,90,d   d ≥ 98 [mm]
2bd 2 *160 * d 1,25

La surface horizontale d’appui au point A doit être de 16x10 cm.


d

117
 Critère de compression parallèle aux fibres

N Ed k mod f c,0,k
 c , 0, d   f c , 0, d 
A m
q ELU L 18,9 * 3000 0,9 * 28
 c , 0, d    0,84 [ MPa]  f c,0,d   20,16 [ MPa] h
2bh 2 *160 * 210 1,25
 OK

14.1.7. Dimensionnement des butons BC sur base d’un calcul ELU


 Critère de compression parallèle aux fibres en négligeant le flambement

N Ed k mod f c,0,k
 c , 0, d   f c , 0, d 
A m

2q ELU L 1 2 * 18,9 * 3000 1 0,9 * 28


 c , 0 ,d    f c , 0,d   h ≥ 12,4 [mm]
2 2bh 2 2 * 80h 1,25
 Critère de compression parallèle en considérant le flambement

N Ed 1
 c , 0, d   k c f c,0,d avec kc 
A k  k 2  2rel

 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,1 pour le BLC

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

Si on considère une section carrée de 8x8cm pour les butons, on a :


80 4
A = 80 2 [mm 2 ] , I   3,4 *10 6 [mm 4 ] , L f = 4243 [mm ]
12

80 2
  4243 *  183,73
3,4 *10 6

183,73 28
rel   3,02
 10500

k  0,5 * 1  0,1 * 3,02  0,3  3,02 2  5,196 
1
kc   0,106
5,196  5,196 2  3,02 2

2 *18,9 * 3000 0,9 * 28


 c , 0, d  2
 3,13[ MPa]  k c f c,0,d  0,106 *  2,14[ MPa]  Pas OK
2 * 2 * 80 1,25

Si on considère une section de 8x12cm pour les butons, on a :


80 3 *120
A = 80 *120 [mm 2 ] , I   5,12 *10 6 [mm 4 ] , L f = 4243 [mm ]
12

9600
  4243 *  183,73
5,12 *10 6

118
183,73 28
rel   3,02
 10500
 
k  0,5 * 1  0,1 * 3,02  0,3  3,02 2  5,196
1
kc   0,106
5,196  5,196 2  3,02 2
18,9 * 3000 0,9 * 28
 c , 0, d   2,09 [ MPa]  k c f c,0,d  0,106 *  2,14 [ MPa]  OK
2 * 2 * 80 *120 1,25

Les butons doivent avoir une section de 8x12cm.

119
JUIN 2016
La toiture d’une piscine est composée de poutres en épicéa GL28h de 15 m de portée, espacées de 1,9 m et reposant
à chaque extrémité sur la console d’une colonne en béton.

La largeur de production possible pour ces poutres en BLC est de b=18 cm.
Classe de service : 2 (car piscine)
Les charges à considérer sont les suivantes :
- Vent vers le bas : 0,9 [kN/m2]
- Neige : 0,5 [kN/m2]
- Poids propre de la couverture : 0,6 [kN/m2]

On demande de :
 Calculer la charge répartie sur chaque poutre pour les combinaisons suivantes :
 
- ELU [kN/m] : q ELU  1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
 
- ELS CT [kN/m] : q ELS CT   G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 


- ELS LT [kN/m] : q ELS LT  1 k def  G j
 
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i2  i 1

 
- ACC [kN/m] : q ACC   G j   1,1Q1   2,i Qi 
j  i 2 
 Calculer la hauteur de la section sur base du :
- Critère de flexion.
- Critère d’effort tranchant.
- Critère de flèche à court terme (L/400).
- Critère de flèche à long terme (L/200).

120
 Calculer la longueur d’appui nécessaire.
 Calculer la durée de tenue au feu des poutres.
Ensuite, on reprend le même énoncé, mais en considérant cette fois que les colonnes ne sont pas en béton armé
mais en bois massif C18. Sachant que leur section est carrée et leur hauteur de 9m, on demande :
 De calculer l’effort normal dans les colonnes sur base de la combinaison ELU calculée ci-dessus.
 De calculer la section nécessaire si on néglige le feu.
 De vérifier que la section obtenue précédemment permet un R90, et sinon, proposer une autre section (tenir
compte du flambement)

14.2.1. Charge répartie maximale pour chaque type de combinaison :


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 0,6  1,5 * (0,9  0,3 * 0,5)  2,385[ kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ELU  1,9 * 2,385  4,53[ kN / m]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  0,6  (0,9  0,3 * 0,5)  1,65 [kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ELC CT  1,9 * 1,65  3,14 [kN / m]


 ELS LT : 1 k def  G 
j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Classe de service 2  k def  0,8


q ELS LT  (1  0,8) * 0,6  0,9  0,3 * 0,5  0,8 * 0 * 0,9  0 * 0,5  2,13 [kN ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ELC LT  1,9 * 2,13  4,05 [kN / m]

 
 Combinaison accidentelle : G j  
  1,1Q1   2,i Qi 

j  i 2 
q ACC  0,6  0,2 * 0,9  0 * 0,5  0,78 [kN / m 2 ]
Chaque poutre étant espacée de 1,9m  q ACC  1,9 * 0,78  1,48[ kN / m]

14.2.2. Calcul de la hauteur de la section


Le kmod devant être celui de la charge de plus courte durée dans la combinaison (ce qui est discutable mais prescrit
par l’EC5, §3.1.3(2)), on prendra kmod=0,9.

 Critère de flexion

M Ed k mod f m,k
 m,Ed   f m,d  avec  m  1,25 pour le BLC
Wél m

6 qELU L2 6 4,53 *150002 0,9  28


 m,Ed  2
 2
 f m ,d   h ≥ 459 [mm]
bh 8 180 * h 8 1,25

 Critère d’effort tranchant

3VEd kmod f v, k
 v, Ed   f v, d  avec k cr  0,67
2kcr A m

121
3 qELU L 3 4,53 *15000 0,9  3,5
 v,Ed    f v ,d   h ≥ 168 [mm]
2kcr bh 2 2  0,67  180 * h 2 1,25

 Critère de flèche à court terme (L/400)

5q ELS LT L4 q ELS LT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5  3,14  150004 3  3,14  150002 15000


  
32  12600  180 * h 3 20  650  180 * h 400
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h ≥ 664 [mm]

 Critère de flèche à long terme (L/200)

5q ELS LT L4 q ELS LT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5  4,05  150004 3  4,05  150002 15000


  
32  12600  180 * h 3 20  650  180 * h 200
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve h ≥573 [mm]

Conclusion : c’est le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec h = 670 [mm]

14.2.3. Longueur d’appui nécessaire


 Critère de compression perpendiculaire aux fibres

N Ed k mod f c,90,k
 c,90,d   f c,90,d 
A m
q ELU L 4,53 *15000 0,9 * 2,5
 c ,90,d    f c ,90,d   d ≥ 105 [mm]
2bd 2 *180 * d 1,25

14.2.4. Durée de tenue au feu des poutres

 Epaisseur de réduction : d ef  7   * t req

Vitesses de combustion unidimensionnelle, exprimée par le facteur  :


β0 [mm/min] βn [mm/min]
Résineux et hêtre
Bois lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Bois feuillu
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse volumique 0,65 0,7
caractéristique ≥ 290 [kg/m³]
Feuillu massif ou lamellé collé avec une masse volumique 0,5 0,55
caractéristique ≥ 450 [kg/m³]

Dans ce cas-ci, il s’agit de lamellé collé de résineux : d ef  7  0,7 * t req

122
 Critère de flexion

M Ed
 m, Ed   k fi f m,k avec k fi  1,15 pour le BLC
Wél

6 q ACC L2 6 1,48 * 150002


 m, Ed   1,15 * 28
b  2d * h  2d 
ef  ef
2
8  
180  2d ef * 670  2d ef 
2
8

180  2d * 670  2d   7756211 ,2[mm


ef ef
2 3
]

d ef  76 [mm]

d ef  7  0,7 * t req  76  t = 99min

14.2.5. Effort normal dans les colonnes


 ELU :
La charge linéaire s’appliquant sur chaque poutre à l’ELU est : q ELU  4,53[ kN / m]

4,53 *15000
La réaction d’appui d’une poutre isostatique uniformément chargée est : RELU   34[kN ]
2

14.2.6. Section des colonnes si on néglige le feu


 Critère de compression parallèle aux fibres en négligeant le flambement

N Ed k mod f c,0,k
 c , 0, d   f c , 0, d 
A m
R ELU 34000 0,9 *18
 c , 0,d  2
 2
 f c , 0 ,d   c ≥ 51,2 [mm]
c c 1,25
 Critère de compression parallèle en considérant le flambement

N Ed 1
 c , 0, d   k c f c , 0, d avec k c 
A k  k 2  2rel

 
k  0,5 1   c rel  0,3  2rel et  c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I
Si on considère une section carrée de 10x10cm pour la colonne, on a :
1004
A = 100 2 [mm 2 ] , I   8,33 *106 [mm 4 ] , L f  9000 [mm]
12
1002
  9000 *  311,8
8,33 *106
Il s’agit d’un élancement trop important (On évite des élancements supérieurs à 200).
Si on considère une section carrée de 18x18cm pour la colonne, on a :
1704
A = 170 2 [mm 2 ] , I   69,6 * 106 [mm 4 ] , L f  9000 [mm ]
12
180 2
  9000 *  183,4
69,6 * 106

123
183,4 18
 rel   3,2
 6000

k  0,5 * 1  0,2 * 3,2  0,3  3,2 2  5,9 
1
kc   0,09
5,9  5,9 2  3,2 2
R ELU 34000 0,9 * 18
 c , 0 ,d  2
 2
 1,18[MPa ]  0,09 *  1,15[MPa ]  Acceptable car taux de travail = 1,02
c 170 1,3

14.2.7. Vérification des colonnes au feu pour R90


 Epaisseur de réduction
d ef  7   * t req  7  0,7 * 90  70 [mm]

 Critère de compression parallèle en considérant le flambement

N Ed
 c , 0,d   k c k fi f c , 0,d
A

Si on considère une section carrée de 18cm x 18cm pour la colonne, le côté de la section restante sera :
c = 180 – 2*70 = 40 [mm]
40 4
A = 40 2 [mm 2 ] , I   213,3 * 103 [mm 4 ] , L f  9000 [mm ]
12
40 2
  9000 *  779,4
213,3 * 10 3
Il s’agit d’un élancement trop important.
Si on considère une section carrée résistante de 10x10cm pour la colonne, on a :
110 4
A = 110 2 [mm 2 ] , I   12,2 * 10 6 [mm 4 ] , L f = 9000 [mm ]
12
110 2
  9000 *  283,4
12,2 * 10 6
283,4 18
 rel   4,94
 6000

k  0,5 * 1  0,2 * 4,94  0,3  4,94 2  13,2 
1
kc   0,04
13,2  13,2 2  4,94 2
R ELU 11100
 c , 0 ,d    0,92[MPa ]  0,04 * 1,25 * 18  0,9[MPa ]  Acceptable car taux de travail = 1,02
c2 1102
Les colonnes doivent avoir une section carrée de côté c = 110 + 2*70 = 250 [mm]

124
AVRIL 2017
On souhaite transformer une vieille grange en salle de réception en y ajoutant une mezzanine pour augmenter la
surface disponible.
La mezzanine, protégée des intempéries, est composée :
- De poutres simplement posées en A sur une console filante avec une butée horizontale possible contre le
mur, et maintenues en B par des torons en acier suspendus à la charpente supérieure. Ces poutres
isostatiques sont en épicéa C30, d’une largeur b, et espacées d’une distance d
- D’un plancher en bois C24 composé de planches d’une section de 150mm x 25mm

Vue en coupe :

A B

Vue en plan :

Cette mezzanine doit reprendre les charges suivantes :


- Charges d’exploitation : 3 [kN/m2] (catégorie C : lieux de réunion)
- Charges permanentes : 0,8 [kN/m2]
- Poids propre : négligé

125
On demande de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et la combinaison accidentelle
Pour la suite de cet examen, considérer les charges suivantes :
- q ELU  6[kN / m 2 ]
- q ELS CT  4 [kN / m 2 ]

- q ELS LT  5,5 [kN / m 2 ]


- q ACC  3 [kN / m 2 ]
 Faire le schéma statique d’un élément de plancher considéré comme isostatique et posé sur deux poutres
principales, en notant les valeurs maximales de M, V et N exprimées en fonction des paramètres d et q
 Calculer la distance d entre les poutres à partir d’un calcul ELU
 Calculer la distance d entre les poutres à partir d’un calcul ELS à court terme avec une limitation des flèches
de L/500
 Calculer la distance d entre les poutres à partir d’un calcul ELS à long terme avec une limitation des flèches de
L/350
 Faire le schéma statique du système ABC en notant les valeurs maximales de M, V et N écrites en fonction des
paramètres q et L
 Sur base d’une valeur d prise égale à 0,9 mètre, d’un calcul ELU et en négligeant le flambement, proposer une
section commerciale pour les poutres principales
 Sur base d’une valeur d prise égale à 0,9 mètre, d’un calcul ELU et en considérant le flambement, proposer une
section commerciale pour les poutres principales
 Sur base d’un calcul ELS à court terme des poutres principales, proposer une section commerciale qui convient
si la flèche maximale est limitée à L/350
 Sur base d’un calcul ELS à long terme des poutres principales, proposer une section commerciale qui convient
si la flèche maximale est limitée à L/250
 En négligeant le flambement, vérifier qu’une section de 10x30cm est suffisante pour que ces poutres principales
soient R30.On considère le facteur β=0,75
 Calculer la longueur d’appui minimale de chaque poutre en A
 On considère l’assemblage suivant pour la liaison entre une poutre principale et un toron :

l2

 Quelle doit être la longueur l2 pour que les contraintes dans la poutre principale soient acceptables ?

14.3.1. Combinaisons de charges


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 0,8  1,5 * 3  5,58 [kN / m 2 ]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 

126
q ELS CT  0,8  3  3,8 [kN / m 2 ]


 ELS LT : 1 k def  G

j

  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Classe de service 1  k def  0,6


q ELS LT  1  0,6 * 0,8  3  0,6 * 0,6 * 3  5,36 [kN / m 2 ]

 
 Combinaison accidentelle : G j  
  1,1Q1   2,i Qi 

j  i 2 
q ACC  0,8  0,7 * 3  2,9 [kN / m 2 ]

14.3.2. Schéma statique d’un élément de plancher

Il n’y a pas d’effort normal dans le plancher

Diagramme des moments fléchissants :

𝑞𝑑2
Diagramme des efforts tranchants :
𝑞𝑑 8
2

𝑞𝑑

2

14.3.3. Calcul de la distance d entre les poutres à partir d’un calcul ELU.
 Critère de flexion

M Ed k f
 m, Ed   f m, d  mod m, k avec  m  1,3 pour le bois massif
Wél m

6 q ELU d 2 6 6*d 2 0,8  24


 m,Ed  2
 2
 f v ,d   d ≤ 1432 [mm]
bh 8 1000 * 25 8 1,3

 Critère d’effort tranchant

3VEd k f
 v , Ed   f v , d  mod v , k avec k cr  0,67
2kcr A m

3 qELU d 3 6*d 0,8  4


 v ,Ed    f v ,d   d ≤ 9162 [mm]
2kcr bh 2 2  0,67 *1000  25 2 1,3

14.3.4. Calcul de la distance d entre les poutres à l’ELS à court terme ( L/500)

5qELS CT L4 qELS CT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6

5qELS ,CT d 4 3qELS ,CT d 2 d


On a :   3
 
32 E0,moybh 20Gmoybh 500
127
5 4 d 4 3 4  d 2 d
  
32 11000 1000  25 20  690 1000  25 500
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d = 819 [mm].

14.3.5. Calcul de la distance d entre les poutres à l’ELS à long terme (L/350)
5  5,5  d 4 3  5,5  d 2 d
  
32  11000  1000  25 20  690  1000  25 350
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d = 829 [mm].

C’est le critère de flèche à court terme qui est dimensionnant avec une distance d=80cm.

14.3.6. Schéma statique du système ABC


Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
√3𝑞𝐿
3
𝑞𝐿
√3𝑞𝐿 2

6

𝑞𝐿 𝑞𝐿2

2 8
14.3.7. Sur base d’un calcul ELU et en négligeant le flambement, proposer une section
commerciale pour les poutres principales
La charge ELU à considérer est la suivante : q ELU  0,9 * 6  5,4 [kN / m]  5,4 [ N / mm ]

 Critère de flexion composée

2 2
  c , 0, d   m, d  N Ed m  M Ed m
      1
 f  
f m, d  A kmod f c,0, k  Wél kmod f m, k
 c , 0, d  
2
  c ,0, Ed   m,d  5,4 * 5500 1,3 
2

   6 * 5,4 * 55002 1,3


    1
 f  f m,d  2 3 * bh 0,8 * 24  8bh 2 0,8 * 30
 c , 0,d 
La section de 10x30cm est la première qui convient, avec :
2
 5,4 * 5500 1,3  6 * 5,4 * 55002 1,3
   2
 4 * 10 4  0,74  1  OK
 2 3 * 100 * 300 0,8 * 24  8 * 100 * 300 0,8 * 30

 Critère d’effort tranchant


3 qELU L 3 5,4 * 5500 0,8  4
 v ,Ed    f v ,d   bh ≥ 13,5*103 [mm2]
2kcr bh 2 2  0,67 * bh 2 1,3

128
14.3.8. Sur base d’un calcul ELU et en considérant le flambement, proposer une section
commerciale pour les poutres principales
 Critère de flexion composée avec flambement

 c , 0 ,d  m ,d N Ed m M m
   Ed 1
 
min kc, y , kc , z f c,o,d f m ,d  
A min kc , y , kc, z kmod f c,o,k Wél k mod f m,k

1
avec kc 
k  k 2  2rel

k  0,5 1   c rel  0,3  2rel   c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E0, k

A
  Lf
I

Si on considère une section rectangulaire de 10cm x 30cm pour les poutres, on a :


100 * 3003
A = 30000 [mm 2 ] , I   225 *106 [mm 4 ] , L f = 5500 [mm ]
12

30000
  5500 *  63,51
225 *106

63,51 24
rel   1,11
 8000

k  0,5 * 1  0,2 * 1,11  0,3  1,112  1,19 
1
kc   0,61
1,19  1,19 2  1,112

5,4 * 5500 1,3 6 * 5,4 * 55002 1,3


  2
 0,03  0,74  1  OK
2 3 *100 * 300 0,61* 0,8 * 24 8 *100 * 300 0,8 * 30

4.3.9. Sur base d’un calcul ELS à court terme (L/350), proposer une section commerciale
pour les poutres principales
La charge ELS CT à considérer est la suivante : q ELS CT  0,9 * 4  3,6 [kN / m]  3,6 [ N / mm ]
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve :
5  3,6 * 55004 5500
 M    bh3  2730.106 [mm]
32  12000  bh3 350
5  3,6 * 55004 5500
 M   15,88 [mm]   15,71[mm]  Acceptable
32  12000  100 * 300 3
350

14.3.10. Sur base d’un calcul ELS à long terme (L/250), proposer une section commerciale
pour les poutres principales
La charge ELS LT à considérer est la suivante : q ELS LT  0,9 * 5,5  4,95 [kN / m]  4,95 [ N / mm]
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant, on trouve :
5  4,95  55004 5500
 M    bh3  2681.106 [mm]
32  12000  bh3 250

129
14.3.11. Résistance au feu des poutres principales
Valeur de la charge accidentelle : q ACC  0,9 * 3  2,7 [kN / m]  2,7 [ N / mm ]
Valeur de l’épaisseur def : d ef = 7 +  * 30 = 7 + 0,75 * 30 = 29,5 [mm]
Il reste une section dont :
- la hauteur h = 300-2*29,5= 241 [mm]
- la largeur b = 100-2*29,5 = 41 [mm]

 Critère de flexion simple

M Ed
 m, Ed   f m,d  k fi f m,k avec k fi  1,25 pour le bois massif
Wel

6 q ACC L2 6 2,7 * 55002


 m,Ed      25,7 [ MPa]  1,25 * 30  37,5 [ MPa]  OK
bh 2 8 41 * 2412 8

 Critère de flexion composée

 c , 0 ,d  m ,d N Ed 1 M 1
   Ed 1
k fi f c, 0,k k fi f m,k A k fi f c, 0,k Wél k fi f m,k

 c , 0 ,d  m ,d 2,7 * 5500 1 6 * 2,7 * 55002 1


   2
 0,014  0,69  1  OK
f c , 0,d f m ,d 2 3 * 41* 241 1, 25 * 24 8 * 41 * 241 1, 25 * 30

 Critère d’effort tranchant

3VEd
 v ,Ed   f v,d  k fi f v,k avec kcr  0,67
2kcr bh

3 q L 3 2,7 * 5500
 v ,Ed   ACC    1,7 [ MPa]  1,25 * 4  5 [ MPa]  OK
2 * 0,67 * bh 2 2 * 0,67 * 41 * 241 2

Les poutres de 10x30cm ont une résistance au feu de R30.

14.3.12. Calcul de la longueur d’appui minimale de chaque poutre en A.


 Compression perpendiculaire aux fibres

N Ed k mod f c ,90,k
 c,90,d   f c ,90,d 
A m
Si l1 est la longueur d’appui des poutres sur les consoles, le critère de compression perpendiculaire aux fibres
s’écrit :
qELU L 5,4 * 5500 k mod  f c ,90,k 0,8  2,7
 c,90,Ed      l ≥ 89,4 [mm]
2bl1 2 *100 * l m 1,3
La longueur de la console doit donc être de 8cm.

14.3.13. Calcul de la longueur l2


3 3
L’effort dans le câble est de N Ed  qL  * 5,4 * 5500  17,147 [kN ]
3 3
Ce type d’assemblage ne transmet que des efforts de compression. La vérification de l’assemblage se résume donc
à vérifier le critère de compression en tenant compte de l’angle avec les fibres.

130
N Ed  f c,90, d 
 c, , Ed   f c, , d   f
A f sin 2
  f cos 2
  c , 0, d
 c , 0 , d c , 90 , d 

17147  2,7  0,8 * 24


 c ,60,Ed   f c ,60,d    *  l2 ≥ 80 [mm]
 24 sin 60  2,7 cos 60 
2 2
100 * l2 1,3

131
JUIN 2017
Un hangar agricole couvert mais ouvert vers l’extérieur, est composé :
- De poutres treillis en C24 espacées d’une distance d1
- De poutres C27 secondaires isostatiques simplement appuyées sur les poutres treillis, espacées d’une distance
d2, d’une section de 8x23cm
- De colonnes C24 de section carrée

d1

d2

Cette structure doit reprendre les charges suivantes, appliquées en toiture :


- Charges permanentes : 0,8 [kN/m2]
- Vent : 1 [kN/m2]
- Neige : 0,5 [kN/m2]
- Poids propre : négligé

On demande de :
 Calculer la combinaison de charges à l’ELU, l’ELS CT, l’ELS LT et la combinaison accidentelle
Pour la suite de cet examen, considérer les charges suivantes :
- q ELU  3[kN / m 2 ]
- q ELS CT  2 [kN / m ]
2

- q ELS LT  3[kN / m ]
2

- q ACC  1[kN / m 2 ]
 Faire le schéma statique d’une poutre transversale considérée comme isostatique et posée sur deux poutres
treillis, en notant les valeurs maximales de M, V et N exprimées en fonction des paramètres d 1, d2 et q (q étant
la charge pondérée surfacique en kN/m2).
 Calculer, à partir d’un calcul ELU, la longueur maximale que peuvent avoir les poutres transversales, si elles
sont espacées de d2=1,5m.

132
 Calculer, à partir d’un calcul ELS à court terme avec une flèche limitée à d 1/450, la longueur maximale que
peuvent avoir les poutres transversales.

 Calculer, à partir d’un calcul ELS à long terme avec une flèche limitée à d 1/300, la longueur maximale que
peuvent avoir les poutres transversales.
 En considérant que les poutres treillis sont espacées de d1=4m, calculer les efforts normaux dans les barres
suivantes :
- Membrure supérieure la plus chargée
- Membrure inférieure la plus chargée
- Diagonale la plus tendue
- Diagonale la plus comprimée
 Sur base d’un calcul ELU et en négligeant le flambement, calculer les sections des membrures les plus chargées.
 Sur base d’un calcul ELU et en considérant le flambement, calculer les sections des membrures les plus
chargées.
 Citer trois alternatives qui permettraient de diminuer la taille de ces sections.
 Sur base d’un effort maximal de traction pondéré en situation accidentelle de 110 kN, vérifier qu’une section
de 15x15cm est suffisante pour que les membrures tendues soient R45. On considère le facteur β=0,75.
Cette section est-elle suffisante ? Si non, quelle doit être la section a donné aux membrures tendues ?
 Sur base d’un effort maximal de compression pondéré en situation accidentelle de 110 kN et en considérant le
flambement, calculer le temps de résistance au feu du treillis si les éléments comprimés ont une même section
de 20x20cm. On considère le facteur β=0,75.
 Sur base d’une largeur de 15 cm pour la poutre treillis, calculer la longueur d’appui minimale de cette poutre
treillis sur la colonne.
 On considère l’assemblage suivant pour la liaison entre la poutre principale et une membrure tendue.

Quelle doit être la longueur L pour que les contraintes dans la poutre principale soient acceptables ?

14.4.1. Combinaisons de charges


 
 ELU : 1,35 G j 1,5 Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELU  1,35 * 0,8  1,5 * (1  0,3 * 0,5)  2,8[kN / m 2, ]
 
 ELS CT :  G j   Q1   0,i Qi 
j  i 2 
q ELS CT  0,8  1  0,3 * 0,5  1,95 [kN / m 2 ]


 ELS LT : 1 k def  G j
 
  Q1   0,i Qi   k def  2,i Qi
j  i 2  i 1

Classe de service 2  k def  0,8

q ELS LT  1  0,8 * 0,8  1  0,3 * 0,5  0,8 * 0 *1  0 * 0,5  2,59 [kN / m 2 ]

133
 
 Combinaison accidentelle : G j  
  1,1Q1   2,i Qi 

j  i 2 
q ACC  0,8  0,2 *1  0 * 0,5  1[kN / m 2 ]

14.4.2. Schéma statique d’une poutre transversale

Il n’y a pas d’effort normal dans les poutres secondaires

Diagramme des moments fléchissants :

𝑞𝑑2 𝑑1 2
𝑞𝑑2 𝑑1 8
Diagramme des efforts tranchants :
2

𝑞𝑑2 𝑑1

2

14.4.3. Longueur maximale des poutres


transversales
La charge ELU à considérer est la suivante : q ELU  1,5 * 3  4,5[kN / m]  4,5[ N / mm]

 Critère de flexion

M Ed k f
 m,Ed   f m,d  mod m,k avec  m  1,3 pour le bois massif
Wél m

0,9  27
2 2
6 q ELU d1 6 4,5 * d1
 m,Ed  2
 2
 f v ,d   d1 ≤ 4841 [mm]
bh 8 80 * 230 8 1,3

 Critère d’effort tranchant

3VEd k f
 v,Ed   f v,d  mod v ,k avec k cr  0,67
2kcr A m

3 q ELU d1 3 4,5 * d1 0,9  4


 v ,Ed    f v ,d   d1 ≤ 10115 [mm]
2k cr bh 2 2  0,67 * 80  230 2 1,3

14.4.4. Longueur maximale des poutres transversales à l’ELS à court terme (d1/450)
La charge ELS à court terme à considérer est la suivante : q ELU  1,5 * 2  3[kN / m]  3[ N / mm]

5q ELS CT L4 q ELS CT L2 5bh


   M  V     max avec Av 
384E0,moy I 8G0,moy Av 6
4 2
5q ELS ,CT d1 3q ELS ,CT d1 d1
On a :   3
 
32E0,moy bh 20Gmoy bh 450

5 * 3  d1 3  3  d1
4 2
d
   1  d1 ≤ 3686 [mm]
32  11500  80  2303 20  720  80  230 450
134
Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d1 =3758 [mm].

14.4.5. Longueur maximale des poutres transversales à l’ELS à long terme (d1/300)
La charge ELS à long terme à considérer est la suivante : q ELU  1,5 * 3  4,5[kN / m]  4,5[ N / mm]

5  4,5  d1 3  4,5  d1
4 2
d
   1  d1 ≤ 3686 [mm]
32  11500  80  230 20  720  80  230 300
3

Si on néglige la flèche due à l’effort tranchant (second terme ci-dessus), on trouve d1 =3758 [mm].

Les poutres treillis doivent être espacées de 3,6 m.

14.4.6. Calcul des efforts normaux dans le treillis


La charge s’appliquant en chaque nœud : Q  4 * 1.5 * 3  18 [kN ]
La charge s’appliquant sur les nœuds extrêmes : Q 2  9[kN ]
Les réactions verticales aux appuis : Rv  63[kN ]

1er coupe :
2
 FV 0  63  F2 *
2
9  F2  54 2 [kN ]

2
 FH 0  F1  F2 *
2
0  F1  54 [kN ]

2ème coupe :
2
 FV 0  63  F4 *
2
9  F4  54 2 [kN ]

2
 FH 0  F3  F4 *
2
 F5  0 Comme F3  F1  54 [kN ]  F5  108 [kN ]

3ème coupe :
2
 FV 0  F7 *
2
 3 *18  9  63  F7  0[kN ]

 FH  0  F6  F8  0

2 L
M A  0  18 * L  18 * 2 L  18 * 3L  F7
2
* 3L  F8 *
2
 F8  216 [kN ] et F6  216 [kN ]
Vérification dans ISSD :

135
14.4.7. Calcul des sections des membrures les plus chargées sur base d’un calcul ELU et
en négligeant le flambement
 Critère de traction parallèle aux fibres

N Ed k f
 t ,0, Ed   f t ,0,d  mod t ,0,k
A m

216000 0,9 * 14,5


Si on considère une section carrée :  t ,0, Ed  2
 f t , 0,d   c ≥ 147 [mm]
c 1,3

 Critère de compression parallèle au fibres en négligeant le flambement

N Ed k f
 c ,0, Ed   f c ,0,d  mod c , 0,k
A m

216000 0,9 * 21
Si on considère une section carrée :  c ,0, Ed  2
 f c , 0,d   c ≥ 122 [mm]
c 1,3

14.4.8. Calcul des sections des membrures les plus chargées sur base d’un calcul ELU et
en considérant le flambement
 Critère de compression simple en considérant le flambement

N Ed k mod f c,0,k 1
 c,0,Ed   k c f c , 0,d  k c avec kc 
A m k  k 2  2rel


k  0,5 1   c rel  0,3  2rel 
et  c  0,2 pour le bois massif

 f c , 0, k
rel 
 E 0, k

A
  Lf
I

Si on considère que les poutres sont bi-articulées et ont une section de 13cm x 13cm, on a :
130 4
A = 130 2  16900 [mm 2 ] , I   23,8 *10 6 [mm 4 ] , L f = 1500 [mm ]
12
16900
  1500 *  39,97
23,8 *10 6
39,97 21
rel   0,68
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 0,68  0,3  0,68 2  0,77 
1
kc   0,89
0,77  0,77 2  0,68 2
216000 0,9 * 21
  c , 0,d   12,8[ MPa]  k c f c ,0,d  0,89 *  12,9 [ MPa]  OK
16900 1,3

14.4.9. Citer trois alternatives qui permettraient de diminuer la taille de ces sections.
Changer la forme du treillis
Augmenter la résistance du bois ou utiliser du BLC
Diminuer la longueur de flambement
136
14.4.10. Résistance au feu des membrures tendues
Epaisseur d ef = 7 +  * 45 = 7 + 0,75 * 45 = 40,75 [mm]
Il reste une section dont le côté c = 150-2*40,75= 68,5 [mm]

 Critère de traction parallèle aux fibres

N Ed
 t ,0, Ed   k fi f t , 0,k avec k fi  1,25 pour le bois massif
A

110000
 t ,0, Ed   23,4 [ MPa]  1,25 *14,5  18,1[ MPa]  Pas OK
68,5 2
Cette section n’est pas suffisante !
110000
 t ,0, Ed   1,25 *14,5  d ≥ 77,9 [mm]
d2
On trouve une section de côté c = 77,9+2*40,75 = 159,4 [mm]

Une section de 16x16cm a une résistance au feu de R45.

14.4.11. Calcul du temps de résistance au feu du treillis


 Critère de compression parallèle au fibres en négligeant le flambement

N Ed
 c,0, Ed   f c , 0,d  k fi f c , 0,k avec k fi  1,25 pour le bois massif
A

110000
 c ,0, Ed   1,25 * 21  d ≥ 64,7 [mm]
d2

 Critère de compression parallèle au fibres en considérant le flambement

N Ed
 c ,0, Ed   k c k fi f c , 0,k
A

Si on considère que la section résistante est de 9cm x 9cm, on a :


70 4
A = 70 2  4900 [mm 2 ] , I   2 * 106 [mm 4 ] , L f = 1500 [mm ]
12
4900
  1500 *  74,23
2 * 106
74,23 21
rel   1,26
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 1,26  0,3  1,26 2  1,39 
1
kc   0,5
1,39  1,39 2  1,26 2
110000
  c , 0,d   22,5[ MPa]  k c f c ,0,d  0,5 * 1,25 * 21  13,3[ MPa]  Pas OK
4900
Après plusieurs itérations, on trouve :
824
A = 82 2  6724 [mm 2 ] , I   3,77 * 106 [mm 4 ] , L f = 1500 [mm ]
12
6724
  1500 *  63,37
3,77 * 106

137
63,37 21
rel   1,07
 7400

k  0,5 * 1  0,2 * 1,07  0,3  1,07 2  1,15 
1
kc   0,63
1,15  1,152  1,07 2
110000
  c , 0,d   16,4[ MPa]  k c f c ,0,d  0,63 * 1,25 * 21  16,6[ MPa]  OK
6724
200 - 82
Epaisseur d ef = 7 + 0,75 * t et d ef =  59[mm]  t = 69 min
2

Les membrures comprimées de section de 20x20cm ont une résistance au feu de 69min.

14.4.12. Calcul de la longueur d’appui minimale de cette poutre treillis sur la colonne.
 Compression perpendiculaire aux fibres

N Ed k f
 c,90,d   f c,90,d  mod c,90,k
A m

Si l1 est la longueur d’appui des poutres sur les colonnes, le critère de compression perpendiculaire aux fibres
s’écrit :
R h 63000 k mod  f c,90,k 0,9  2,5
 c,90,Ed      l ≥ 243 [mm]
bl1 150 * l m 1,3

La colonne doit avoir une largeur de 25cm.

14.4.13. Calcul de la longueur L

L’effort dans la membrure tendue est de N Ed  50 [kN ]


Ce type d’assemblage ne transmet que des efforts de compression. La vérification de l’assemblage se résume donc
à vérifier le critère de compression en tenant compte de l’angle avec les fibres.

N Ed  f c,90, d 
 c, , Ed   f c, , d   f
A  f sin 2
  f cos 2
  c , 0, d
 c , 0, d c ,90, d 

50000  2,5  0,9 * 21


 c ,60, Ed   f c ,60,d    *  l2 ≥ 108 [mm]
 21sin 45  2,5 cos 45 
2 2
150 * l 2 1,3
138