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REMERCIMENTS

En témoignage de ma gratitude et de ma profonde reconnaissance, je tiens à


adresser avec honneur l’expression de mes vifs remerciements à toute personne qui
m’a aidé tout au long de mon stage. A ma famille surtout mes très chers parents
qui ont toujours été là pour moi, et qui m’ont donné un magnifique modèle de
labeur et de persévérance.
Je remercie Mme ELHAOUDI Amina ainsi tous les formateurs de la licence
professionnelle BACK OFFICE BANCAIRE pour leurs conseils, remarques
bénéfiques et orientations précieuses qui m’ont permis de bien mener.
Je remercie également tous les autres personnels de la banque populaire sans la
moindre exception pour leurs efforts et leur collaboration durant la période du
stage. Je tiens aussi à remercier très vivement le directeur général de la banque
populaire FES-MEKNES pour l’opportunité qu’il m’a offert de passer mon
stage de PFE
J’adresse mes vifs remerciements à :
Mr. Sehaki Mohammed: Directeur d’Agence.
Mr. Eddabdoubi Moutamadine Farid : Responsable administratif.
Mme. EL-Mellouki Sanae : Chargée de Produits.
Mr. Touzani Oussama : Chargé de Clientèle.
Mme. Mejbar Khaoula : Agent Commerciale (Gestion de la Caisse).
Mr. Antar Mohammed : Agent Commerciale (Gestion de la Caisse).

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Sans oublier de remercier le corps administratif du Succursale ville pour leur fort
soutien ainsi que son directeur Mr BENZAKOUR YOUNESS. Un mot que
j’adresse à toute personne qui m’a soutenue tout au long de mon parcours au sein
de la Banque Populaire FES-MEKNES

A ma famille,
A mes formateurs,
A mes encadrant (au sein de l’agence)

A mes Copains et copines

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Dans le cadre de la formation en Licence Professionnelle Back Office Bancaire
à la Faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales Fes ,les étudiants
sont appelés chaque année universitaire à effectuer un stage complémentaire
afin de confronter les connaissances acquises en théorie avec la pratique ,ce qui
permet d’avoir une bonne occasion pour être en contact réel avec le monde
professionnel et d’acquérir par conséquent une expérience professionnelle sur le
milieu de travail .

Les cautions et les garanties bancaires au niveau du crédit, présentent le thème à


réaliser au niveau de mon stage.

Les crédits bancaires font traditionnellement l’objet d’une distinction entre les
engagements par décaissement, d’une part, et les engagements par signature
d’autre part.

Dans un crédit par décaissement, la banque prête des capitaux .Elle prête sa
propre signature en faisant bénéficier son client du crédit dont elle jouit afin de
faciliter ses relations avec son créancier.

Pour cerner le sujet, ce dernier sera subdivisé en trois chapitres :

Le premier chapitre, présente de manière générale le groupe de banque populaire


(son historique), le deuxième fera l’objet d’une étude sur les cautions et les
garanties au niveau de crédit, ensuite on présentera les tâches effectuées lors de
la période sur laquelle se focalise le troisième chapitre.

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I. HISTORIQUE :

Fondée en 1961 par M. Dahir et dirigée ensuite par l’Etat, la banque


populaire et essentiellement caractérisée par trois phases importantes ; d’abord
la phase de complémentarité allant des années 60 jusqu'à mi 70. Ensuite la
phase de compétitivité qui se situe entre 1968 et 1978. Enfin, la dernière phase
qui représente la Banque Populaire à l’heure actuelle, c’est-à-dire face à la
modification.
Comme toute organisation, la BP a son histoire, là voici traitée et résumée
en tableau :
1926 Le Dahir portant création du modèle organisationnel de la Banque

1961 La refonte du Crédit Populaire du Maroc

1972 Ouverture à l’international, avec la création de la Banque Chaabi du Maroc


(BCDM) à Paris.
1990 Le Groupe crée des filiales métiers spécialisées, afin d’élargir la palette de
services offerts à la clientèle
2000 Réforme du Crédit Populaire du Maroc portant sur :

La valorisation de la dimension régionale des BPR ;

L’élargissement des prérogatives du Comité Directeur.


2004 Introduction en Bourse de la Banque Centrale Populaire

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2008 Prise de contrôle de la Banque d’affaires Upline Group, visant la mise en
place d’un partenariat stratégique dans les métiers de la banque
d’investissement.
2009 Participation minoritaire croisée OCP/BCP, en vue de consolider le
positionnement des deux Groupes sur leurs marchés respectifs

Fusion entre la Fondation Banque Populaire pour le Micro-Crédit et la


Fondation Zakoura Micro-Crédit

Prise de participation majoritaire de 53% dans le capital de Maroc leasing


2010 Concrétisation de la prise de participation de la Banque Centrale Populaire
dans des Banques internationales : British Arab Commercial Bank
(Royaume-Uni), Union des Banques Arabes et Françaises (France) et Arab
Italian Bank (Italie) ;

Obtention de l’Investment Grade, attribué par Standard and Poor’s au


Groupe Banque populaire, rating : « BBB-/A-3avec des perspectives stables
».

La Banque Centrale Populaire consolide les comptes des organismes du


Crédit Populaire du Maroc et de leurs filiales, suite aux amendements de la
loi n° 44-08 modifiant et complétant la loi 12-96 : le Groupe BCP intègre
désormais les Banques Populaires Régionales, en plus de la BCP et de leurs
filiales.

Fusion de la Banque Centrale Populaire et la Banque Populaire de


Casablanca, faisant du nouvel ensemble un important pôle financier sur la
place de Casablanca.

2013 L’obtention du trophée de la meilleure banque de détail d’Afrique décerné


par : L’Africain Banker Awards.

Trophée du meilleur service en ligne au Maroc pour la 2ème année


consécutive, récompensant la solution mobile-banking « Pocket Banks ».

Attribution par l’agence Fitch Ratings de la notation « A- avec des


perspectives stables » à la Fondation Attawfiq Micro-Finance (meilleure
évaluation d’une institution de micro-finance du continent africain).

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2014 Désengagement de l’Etat du capital de la BCP : Dans le cadre de la loi 12-
96, portant réforme du Crédit Populaire du Maroc, l’Etat marocain a cédé le
reliquat de sa part (environ 6,02%) dans la Banque Centrale Populaire au
profit des Banques Populaires Régionales.

Maroc-Chine : Signature de trois conventions : A l’occasion du Forum


économique Maroc-Chine (28 novembre à Pékin), la Banque Populaire a
signé trois importantes conventions, dont l’une porte sur le développement
des échanges commerciaux entre les deux pays, ainsi qu’entre la Chine et
l’Afrique par le canal des filiales subsahariennes du Groupe.

Création de la holding AMIFA : A l’ occasion de la visite royale au Mali, en


Côte d’Ivoire, en Guinée et au Gabon, la Banque Populaire a signé plusieurs
conventions pour le développement de la microfinance dans ces pays. A cet
effet, le Groupe a créé la holding Atlantic Microfinance for Africa (AMIFA)
qui a obtenu le statut CFC.

Trophée du meilleur service en ligne au Maroc remporté, pour la 2ème


année consécutive, par la solution mobile-banking « Pocket Bank »
La Banque Populaire a obtenu, le 7 décembre 2014, le « Trophée Lalla
Hasnaa Littoral Durable ». Celui-ci récompense l’engagement du Groupe en
faveur de l’écologie et de l’environnement, dans le cadre du programme «
plages propres ».

2015 Mise en place d'une nouvelle structure organisationnelle


Trophée « Banque Africaine de l’Année » décerné au Groupe Banque
Centrale Populaire.
Trophée « Inclusion Financière » remporté par la filiale Attawfiq Micro-
Finance.
Le Groupe Banque Centrale Populaire a remporté à cette occasion le trophée
de champion national d’activation des cartes de paiement TPE « Pos Usage
Activation Champion ».

2016 Obtention de l’agrément de BAM pour la création d’une banque


participative
2017 Lancement des activités commerciales de Bank Al Yousr
La Banque Centrale Populaire a remporté, lors de la 8e édition des Morocco
Awards organisée par le ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du
Commerce et des Nouvelles Technologies et l’OMPIC.
Le prix de la Marque qui se développe à l’International.
Le prix du public.

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II. ORGANISATION DU GROUPE BANQUE POPULAIRE :

1. LE COMITÉ DIRECTEUR (CD) :


Le comité directeur est l’instance suprême du Crédit Populaire du Marox
exerçant exclusivement la tutelle sur les différents organismes de CPM.

Le comité directeur comprend :

 Cinq Présidents des Conseils de Surveillance des Banques Populaires


Régionales élus par leurs pairs,
 Cinq représentants du conseil d’Administration de la Banque Centrale
Populaire, nommés par ledit Conseil.
 Le Présidents du Comité Directeur est élu parmi les membres dudit
Comité et sa nomination est ratifiée par le Ministre chargé des Finances.
Sa mission :

 Définit les orientations stratégiques de Groupe.


 Exerce un contrôle administratif, technique et financier sur l’organisation
et la gestion des organismes du CPM,
 Définit et contrôle les règles de fonctionnement communes au Groupe
 Prend toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement des
organismes du CPM et à la sauvegarde de leur équilibre financier.

2. LA BANQUE CENTRALE POPULAIRE (BCP) :


La Banque Centrale Populaire (BCP) est un établissement de crédit, sous forme
de société anonyme à Conseil d’Administration. Elle est cotée en bourse depuis
le 8 juillet 2004.

Sa mission :

La BCP, qui assure un rôle central au sein du Groupe, est investi de deux
missions principales :

 Etablissement de crédit habilité à réaliser toutes les opérations bancaire.


 Organisme centrale bancaire des BPR.

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A ce titre, elle coordonne la politique financière du Groupe, assure le
refinancement des BPR et la gestion de leurs excédents de trésorerie ainsi que
les services d’intérêt commun pour le compte de ses organismes.

3. BANQUES POPULAIRES RÉGIONALES (BPR) :


Les Banques Populaires Régionales (BPR), Banques de proximité, actuellement
au nombre de 8 constituent le socle du Crédit Populaire du Maroc.

Leur mission :

 Etablissements de crédit habilités à effectuer toutes les opérations de


banque dans leurs circonscriptions territoriales respectives, les BPR ont
pour mission de contribuer au développement de leur région par la
diversité des produits qu’elles offrent, le financement de l’investissement
et la bancarisation de l’économie.
 Elles constituent le levier du Crédit Populaire du Maroc dans la collecte
de l’épargne au niveau régional, sa mobilisation et son utilisation dans la
région où elle est collectée.
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Leur organisation :

 Les banques Populaires sont organisées sous la forme coopérative à


capital variable, à Directoire et à Conseil de Surveillance.
 Leur mode d’organisation unique au sein du système bancaire leur permet
d’approcher différemment leurs clients, puisque ces derniers se trouvent
également être les détenteurs du capital, formant ainsi ce que l’on appelle
« le sociétariat ».
 Outre le fait qu’ils bénéficient des différents services bancaires, les clients
sociétaires participent également à la vie sociale de leur banque
(Participation aux Assemblées Générales, possibilité de siéger au Conseil
de Surveillance).

4. LA PRÉSENTATION DE LA BANQUE POPULAIRE FES-MEKNES :


La banque Populaire de FES-MEKNES opère dans un vaste champ d’action
regroupant les villes FES-BOULEMANE-SEFROU-TAOUNATE-MOULAY
YACOUB-TAZA-MEKNES-ELHAJEB-IFRANE-MIDELT-KHENIFRA et
EERACHIDIA. Cet espace territorial dispose d’un fort potentiel dans les
domaines industriel, agricole et touristique. Acteur prédominant sur le marché
bancaire régional, elle intervient dans environ 50% de l’activité d’intermédiation
et accompagne activement les différents plans sectoriels de développement de sa
région.

5. LES SUCCURSALES :
Au vu de son positionnement au sein de la Banque Populaire Régionale (BPR),
en tant que niveau hiérarchique intermédiaire entre un sous-réseau d'agences et
le siège, la succursale apparaît comme un centre d'animation commerciale et
d'appui technique au réseau afin de :
 Rechercher l'amélioration continue de la réactivité commerciale de son
réseau.
 Rehausser et maintenir le niveau de qualité des prestations offertes par le
réseau de distribution.
C'est pour ces raisons que des aménagements sont apportés à l'organisation
actuelle de la succursale, s'inscrivant ainsi dans la continuité des actions de
normalisation, du mode de fonctionnement de la BPR.

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Rattachée hiérarchiquement au président du directoire de la Banque Populaire
FES-TAZA, la succursale Ville à pour principales missions :
 L'appui commercial aux agences relevant de son autorité
 Le pilotage et le management du sous-réseau.
 L'assistance technique au réseau notamment pour l'étude et la mise en
place des crédits.
 Le support aux dites agences dans le recouvrement à l'amiable des
créances en souffrance.
 L'apport de la technicité et les expertises nécessaires dans le cas où l'une
de ses agences n'en dispose pas (cas des dossiers crédits).
La succursale est alors organisée autour :
 D’une entité « animation commerciale ».
 D'une entité « conseil et appui technique au réseau » constitué
d'experts polyvalents (cautions, garanties, bancassurance et
monétique) ; de chargés de recouvrement, et des aspects
administratifs.
 D'une entité back-office.

6. ORGANIGRAMME DE L’AGENCE ESSAADA :


L’agence représente le FRONT OFFICE de la banque Populaire, ou la
relation client et la qualité du service prime sur toute autre considération.
Le personnel de l’agence est répartis comme suit :
 Chef d’agence : définit et négocie les objectifs avec la hiérarchie,
trace un plan d’action commercial agence annuel et mensuel pour
corriger les écarts entre les réalisations et les prévisions, il s’occupe de
l'octroi et de la gestion des dossiers de crédit : « consommation,
habitat», de la gestion de l’agence, du fonds de commerce dont il est
responsable et de l’animation de son équipe en plus de la coordination
avec la succursale et avec la direction régionale...

 Responsable administratif : Est responsable de l’ouverture et de la


fermeture des portes de l’agence , du contrôle des opérations de caisses
et la vérification des encaisses des caisses : Dirhams , GAB et
Devises ,en plus des taches administratifs : Déclarations des incidents
de paiements , leur régularisations et l’établissement des dossiers SCIP
, Gestion des chéquiers , traitement du SIMT ( Système interbancaire

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marocain de télé compensation ) aller et reçue , du RML ( Remise
même localité ) et des remises hors place .
 Chargé de crédits : S’occupe de l’octroi de crédits et des cautions .
 Chargé de produits : Est responsable des demandes et de la
délivrance des cartes guichets automatiques, de la délivrance des
carnets de chèques, de l'ouverture des comptes pour toutes les
catégories de la clientèle : les particuliers et professionnelles, les
MDM, les entreprises les associations et coopératives, responsable des
ventes des produits de la banque : monétique, bancassurances, banque
à distance et les opérations de bourses …etc.

 Agent commercial (Gestion de la caisse) : A pour mission le


change des devises, les versements, les retraits, les mises à disposition,
le service Money Gram et le service Western Union.

7. CONCLUSION :

Après la présentation générale du Crédit Populaire du Maroc, le chapitre


suivant va nous aider à mieux comprendre par ces différents axes : les
cautions et les garanties bancaires au niveau du crédit .

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INTRODUCTION :
Les banques deviennent de plus en plus exigeantes en matière d’octroi de crédit
quant aux critères de rentabilité et de viabilité dans le temps. Ainsi elles tendent
à professionnaliser d’avantage la gestion de leurs crédits. Dans ce contexte, les
systèmes de garantie trouvent leurs places en tant que moyen de faciliter l’accès
aux ressources financières et de partager les risques.

Les cautions bancaires et/ou garanties bancaires délivrées par les établissements
financiers sont classées dans la catégorie des EPS (Engagements Par Signature).

Les cautions bancaires sont des financements sans décaissement de fonds par
lesquels les banques s'engagent à intervenir financièrement en cas de défaillance
de l'entreprise.

Et ce deuxième chapitre va nous servir à mieux comprendre le fonctionnement


des cautions et de garanties bancaires au niveau de crédit.

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I. LES CAUTIONS BANCAIRES :

1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE :

Le cautionnement est l’engagement pris par une personne d’exécuter une


obligation en cas de défaillance du débiteur principal. Il s’agit d’une sûreté 1
personnelle.
Il doit faire l’objet d’un écrit et respecter les formes imposées par le Code Civil2
afin que soit définie précisément l’étendue de l’engagement de la caution.

La caution peut elle-même exiger du débiteur la constitution de garanties réelles


immobilières, d’un dépôt de garantie (gage), la fourniture d’une sous-caution ou
d’un contre-garant.

Il existe deux types de caution : la caution simple et la caution solidaire.

 La caution simple : s’engage à payer les dettes après que le créancier ait
vainement tenté de récupérer les sommes dues auprès du débiteur par
une procédure de saisie mobilière ou sur salaire.
 La caution solidaire : est d’avantage engagée. En cas d’impayés, le
créancier pourra poursuivre le débiteur principal, la caution ou les deux à
la fois. La caution peut être tenue de payer sans même que des poursuites
aient été engagées contre le débiteur principal.

La caution qui a payé la dette est subrogée3 dans tous les droits qu’avait le
créancier contre le débiteur.

La caution dispose ainsi de toutes les actions qui appartenaient au créancier et


qui se rattachaient à cette créance avant le paiement. La forme la plus simple de
constitution de cette sûreté est la caution fournie par une personne physique en
faveur d’une autre.
1 Une sûreté est une garantie accordée à un créancier, qui lui permet d'obtenir paiement de sa créance en cas de défaillance
du débiteur, par affectation d'un bien (sûretés réelles) ou par la garantie apportée par un tiers (sûretés personnelles).

2 Le régime juridique du cautionnement est défini principalement dans les articles 2288 et suivants du Code civil.

3
La subrogation est le transfert des droits du créancier à celui qui a effectué le paiement du au créancier.

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Mais, en raison de la généralisation de la procédure, qui s’applique maintenant à
un grand nombre de situations, de la diversité des solutions à trouver et de
l’importance des engagements à garantir, le cautionnement est devenu une
opération courante pour les banques ou pour des organismes spécialisés créés à
cette fin, comme les sociétés de caution.

Ces dernières sont des établissements de crédit régis par les articles Article
L515-4 et suivants du code monétaire et financier. Certaines sociétés
d’assurance habilitées peuvent également pratiquer le cautionnement.
Concernant le coût des engagements bancaires, celui-ci varie autour de 0,5 à
2,5% notamment en fonction de la nature de l’engagement, de la qualité de
crédit du cautionné et de la durée.

2. FONCTIONNEMENT DU CAUTIONNEMENT BANCAIRE :

Le cautionnement bancaire est un crédit par engagement qui entre dans le cadre
d’une limite de crédit mise à votre disposition. Dans le cas d’un crédit par
engagement, la Banque ne vous prête pas d’argent, mais s’engage pour votre
compte à répondre de votre dette ou de votre engagement.

Le cautionnement bancaire est toujours dépendant (accessoire) d’une dette


juridiquement valable envers votre bénéficiaire.

Si la créance à votre encontre s’avère fondée en droit, la Banque paiera le


cautionnement et vous l’imputera par la suite. Dans la mesure où la Banque
n’est pas contrainte d’honorer le cautionnement au cours de sa durée, elle
l’annulera au terme du contrat de cautionnement ou après remboursement.

La Banque vous facture une commission pour le cautionnement bancaire. Le


montant de la commission applicable au cautionnement bancaire dépend de sa
durée, de votre solvabilité et d’éventuelles garanties.

La limite des crédits d’engagements est résiliable sans délai, à tout moment.
Indépendamment de cela toutefois, les cautionnements déjà établis sont valables
jusqu’à leur terme convenu.

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3. LES DIFFÉRENTES CAUTIONS BANCAIRES :

Il existe une grande diversité de cautions bancaires ; seules les plus courantes
sont énumérées ci-après.

3.1. Les cautions fiscales :


Le débiteur fournit une garantie en vue de fractionner ou de différer le paiement
des sommes dues à l’administration fiscale au titre de la taxe sur la valeur
ajoutée, de droits de douane, de droits d’enregistrement, de droits sur les alcools,
d’impositions contestées… La reconnaissance de dette, souscrite par une
entreprise au profit du Trésor public, et garantie par une caution bancaire, est
une obligation cautionnée.

3.2. Les cautions (administratives) de marché :


Ces cautions répondent aux besoins des professionnels du bâtiment, du second
œuvre, de l’industrie et des travaux publics.
Plusieurs types de caution peuvent être distingués :
 La caution de soumission : Cette caution est indispensable pour
répondre aux appels d’offre des marchés publics ou privés. Elle garantit au
client d’une entreprise, qu’une fois retenue, celle-ci signera le contrat et fournira
toutes les autres cautions requises dans le cadre de l’exécution des travaux dont
elle a la charge .La caution de soumission garantit le sérieux de l’entreprise.
 La caution de Bonne fin : Elle garantit la bonne exécution du
contrat par le maître d’œuvre vis-à-vis du donneur d’ordre.
 La caution de restitution d’acompte : Elle permet au maître
d’œuvre de recevoir un acompte de la part de son donneur d’ordre au démarrage
du chantier pour couvrir les premiers investissements.
 La caution de retenue de garantie : Elle couvre les réserves faites
par le client lors de la réception des travaux, mais aussi les malfaçons qui
pourraient apparaître pendant la période de garantie. Elle permet le paiement de
l’intégralité des travaux réalisés sans retenue de garantie.
 La caution de sous-traitant : Elle garantit le paiement du sous-
traitant qui livre correctement ses travaux en cas de défaillance de l’entreprise
générale.

La loi du 31 décembre 1975 n°75-1334, (art.14) impose aux entreprises du


bâtiment de fournir à leurs sous-traitants une caution personnelle et solidaire.

3.3. Les cautions immobilières :


 La garantie financière d’achèvement : Dans le cadre de la
vente en l’état futur d’achèvement (Articles L.261-1 et suivants le Code de la
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Construction et de l'habitation) et pour les programmes à usage d'habitation
(immeuble collectif ou groupement de maisons), la législation impose aux
promoteurs de fournir une garantie à leurs acquéreurs concernant l’achèvement
de la construction.

 La garantie de remboursement prend la forme :


 soit d’une convention de cautionnement aux termes de laquelle la caution
s’oblige envers l’acquéreur, solidairement avec le vendeur, à payer les
sommes nécessaires à l’achèvement de l’immeuble.
 soit d’une ouverture de crédit par laquelle celui qui l’a consentie s’oblige à
avancer au vendeur ou à payer pour son compte les sommes nécessaires à
l’achèvement de l’immeuble.
Même lorsqu'elle n'est pas légalement obligatoire, une garantie peut s'imposer
à un promoteur de par les exigences :
 soit de son acquéreur. C'est généralement le cas dans les immeubles à usage
de bureaux ou de commerces.
 soit du vendeur du terrain qui, s'il est payé en logements n'abandonnera son
privilège de vendeur que contre l'engagement formel d'un tiers garant, quant à
l'achèvement des locaux à lui remettre.

 La garantie de remboursement d’acompte :


Elle est délivrée au profit du maître d’ouvrage, afin de permettre au
constructeur de percevoir, à la signature du contrat de construction, un acompte.
Elle prend effet dès la signature du contrat et cesse à l'ouverture du chantier.

3.4. Les autres cautions :


 La caution fournisseur :
Elle protège les fournisseurs contre le risque de non-paiement des marchandises
livrées et facturées. Elles se substituent ou complètent un agrément d’assurance-
crédit. Elle facilite la négociation d’un crédit fournisseur et améliore ainsi la
trésorerie d’une entreprise.

 Les cautions professionnelles :


Les professions qui reçoivent des fonds du public requièrent la garantie d’une
caution : agents immobiliers et administrateurs de biens, agences de voyages,
cabinets d’architectes, …

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II. GARANTIES ET CAUTIONNEMENTS PREVUS DANS LES
MARCHES PUBLICS :

Une garantie tout d’abord est un engagement par lequel le contractant assure la
qualité d’un objet vendu l’exécution ou le respect de quelque chose ; on peut la
définir aussi comme un engagement envers un tiers qui vient garantir la bonne
fin d’une opération en cas de défaillance du payeur. Donc il est très important de
prendre des précautions soit à notre vie personnelle ou à notre vie
professionnelle.

1. Cautions bancaires fournies par la banque à ses clients :

La loi qui régit les marchés publics au Maroc ; c’est à dire au moment du
soumissionnement sur un appel d'offre le client dois fournir certaines pièces
parmi lesquelles il y a une caution provisoire (1,5% du montant global du
marché).
Lorsque l’offre est retenue c’est à dire : que le client est moins disant et avant
d'exécuter le marché cette caution provisoire deviendra définitive c’est à dire il
devra revenir à sa banque pour demander une caution défective.
La caution c'est la garantie à perdre s’il n'exécute pas le marché suivant le cahier
de charge qu’il a signé avec l'Etat.
La banque a droit de refuser de donner la caution s’il n'a pas une ligne de crédit
qui stipule le montant des cautions à fournir
Certaines cautions peuvent être exigées dans les documents d'appel d'offres pour
s'assurer que les travaux seront exécutés jusqu'à la fin en cas de défaut du
contractant.

2. Garanties délivrées à la banque par ses clients :

2.1. La garantie du développement des PME et TPE (la garantie


Oseo)
Pour les créateurs d’entreprises, la garantie Oseo constitue un moyen d’accéder
à un crédit bancaire à un moindre coût et plus facilement. En effet, la garantie
Oseo permet aux entrepreneurs d’obtenir plus aisément des prêts auprès de leurs
banques, en garantissant le remboursement d’une partie des emprunts contractés.

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La notion de garantie Oseo a été remplacé par la Banque Publique
d’Investissement (BPI) en juillet 2013, par garantie du développement des PME
et TPE, mais le mécanisme reste le même.
Concrètement, les entrepreneurs désireux d’obtenir un crédit pour financer leur
entreprise s'adressent directement à leur banque qui se retourne alors vers la
Banque Publique d’Investissement pour bénéficier de la garantie offerte par
cette dernière.
Ainsi, la banque, bénéficiaire d’une garantie Oseo, pourra mettre en jeu cette
garantie dès la survenance d’un événement qui l’y autorise, telle que la
défaillance de l’emprunteur ou le redressement ou liquidation judiciaire de la
société.
La garantie Oseo est présentée sur le site internet de la Banque Publique
d’Investissement en ces termes :
« Bpifrance n’intervient pas pour assurer l’entrepreneur contre le risque de
défaillance de son entreprise, mais garantit ses banques pour une partie de
leur perte finale éventuelle sur des opérations de crédit précisément
identifiées. Il ne s’agit pas d’une garantie supplémentaire mais d’un partage
de la perte finale avec la banque. La banque conserve toujours une part de
risque propre dans le crédit .La garantie ne bénéficie qu’à l’établissement
financier. Elle ne peut en aucun cas être invoquée par les tiers, notamment
que la garantie et ses garants personnels, pour contester tout ou partie de leur
dette. »
-Dans le cas d’un prêt assorti d’une garantie Oseo :
 La banque doit informer l’emprunteur sur les conditions de
fonctionnement de cette garantie, en lui faisant savoir notamment que la garantie
Oseo est au profit exclusif de la banque ;
 La banque doit également informer la caution sur le mécanisme de la
garantie Oseo, notamment en lui indiquant qu’en cas d’impayés sa garantie sera
actionnée avant la garantie Oseo ;
 En cas de manquement à cette obligation d’information, la banque peut
être condamnée à payer des dommages et intérêts à l’emprunteur et à la caution ;
 Toutefois, si la caution dispose de connaissances particulières en matière
financière, elle ne pourra pas se prévaloir d’un manquement de la banque à son
obligation d’information.

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2.2. Le nantissement
Contrairement au cautionnement qui est une garantie personnelle, le
nantissement quant à lui est une sureté réelle. C’est-à-dire qu’il est une garantie
ne portant que sur des biens meubles.

Le droit marocain définit le nantissement comme un contrat, par lequel un


débiteur remet un bien meuble incorporel à son créancier pour garantir sa dette
.Appelé aussi « gage », on retrouve dans le code de commerce, l’ensemble de
ses attributs aux articles 336 à 392.
On peut distinguer deux utilisations fréquentes du nantissement :
 Le remboursement d’une dette : Dans ce cas, pour assurer le
remboursement de sa dette, le débiteur procédera au nantissement d’une
partie de son patrimoine mobilier. S’il venait à ne pas honorer sa dette, le
« prêteur » sera alors en droit de demander la vente forcée des biens nantis
sous forme de mise aux enchères. La somme perçue lui sera rétribuée de
la créance.

 Demande de prêt : Dans le cas où un une personne souhaiterait accéder à


un crédit pour financer un projet.
Ici, l’établissement de crédit, le plus souvent la banque, soucieuse de se
protéger, peut demander à l’emprunteur le nantissement d’une partie de
ses biens. Tout comme dans le premier exemple, en cas de défaillance de
celui-ci, la banque acquittera sa dette par la vente des biens nantis.

2.3. L’affectation hypothécaire :


Un bien immobilier peut être utilisé comme garantie de deux manières :

 La caution hypothécaire : Pour laquelle un tiers (personne


physique ou morale) apporte un ou plusieurs biens immobiliers en garantie d'un
crédit :
 La caution hypothécaire peut être apportée par une tierce personne ou par
l'emprunteur lui-même.
 Le bien immobilier est alors hypothéqué et pourra être saisi par l'organisme
prêteur en cas de non-remboursement par l'emprunteur principal.
 Les risques encourus sont limités à la valeur du bien immobilier hypothéqué.
Les autres biens et revenus personnels ne sont donc pas mis en danger.
 La personne qui apporte la caution hypothécaire reçoit un exemplaire de
l'offre de prêt précisant la nature du prêt, son montant, sa durée et son coût
total.
La caution hypothécaire peut servir de garantie pour tous types de crédit.
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L'emprunteur peut alors en général choisir une caution hypothécaire ou un autre
type de garantie.

Cependant la caution hypothécaire demandée lorsque le prêt présente un risque


important.

Dans certains cas, il est nécessaire que la caution hypothécaire soit assurée par
une tierce personne. C'est notamment le cas lorsque l'emprunteur :

 ne dispose d'aucun bien immobilier et que sa situation au moment du prêt


nécessite l'apport d’une garantie hypothécaire.
 est propriétaire d'un bien immobilier en indivision et que les autres
propriétaires ne sont pas d'accord pour la mise en hypothèque du bien.

L'engagement de la caution hypothécaire prend fin dans différentes situations,


que ce soit :
 lorsque le crédit a été remboursé.
 au terme prévu dans le contrat du crédit souscrit.
 au décès de l’emprunteur si le crédit prend fin au décès de celui-ci.
 Au décès de la caution hypothécaire si les termes du crédit prévoient cette
condition ; sinon les héritiers seront tenus d’assurer le rôle de caution
hypothécaire ou de payer.
 L’hypothèque qui est un accord entre le prêteur et
l’emprunteur qui hypothèque un bien immobilier, c’est la forme la
plus connue : Contrairement à la caution hypothécaire, l’hypothèque sous
sa forme la plus connue exige que la caution, donne en garantie un bien réel lui
appartenant, le plus souvent un bien immobilier, mais ici, elle le fait en garantie
de sa propre dette. Il n’y a donc que deux parties, le créancier et le débiteur.
En cas de défaillance de l’emprunteur la banque peut faire le bien immobilier
et le faire vendre aux enchères publiques.

3. Le fonctionnement de la contre-garantie :

3.1. Présentation de la contre-garantie :


La contre-garantie bancaire est un dispositif facilitant l'obtention d'un prêt
bancaire. Il consiste à garantir une partie du risque de la banque par une garantie
prise auprès de sociétés de caution mutuelle ou d'organismes de garantie tels que
(Bpifrance, Siagi, etc.) ;

22
La contre-garantie bancaire ne prend pas la totalité du risque bancaire à sa
charge : elle laisse une part de risque à la banque prêteuse. Cela explique que
cette dernière demande, très souvent, une caution personnelle de l'emprunteur
pour couvrir le risque restant.
Le pourcentage de prise de risque de la contre-garantie varie de 50 à 80 %
maximum (jamais la totalité) du montant du prêt accordé.
La part du prêt est prise en charge par l'organisme de garantie ou la société de
caution mutuelle moyennant le versement d'un intérêt supplémentaire. Celui-ci
est normalement dû par la banque mais il est pratiquement toujours inclus dans
le coût total du prêt.

3.2. Quelques exemples de contre-garanties :


Il existe également des garanties spécifiques ciblant des créateurs d'entreprise
répondant à certains critères d’éligibilité comme :
 Le fonds de garantie à l’initiative des femmes ( FGIF)
Il garantit les prêts accordés par les banques à des femmes dirigeantes
d'entreprise pour couvrir leurs besoins en fonds de roulement et/ou
investissements.
 Le fonds de garantie media pour la production (FGMP)
Il est proposé par l'Institut pour le financement du cinéma et des industries
culturelles (IFCIC) pour apporter une garantie à hauteur de 55 % aux banques,
sociétés de crédit-bail et de capital-risque pour des prêts accordés à des sociétés
de production cinématographiques indépendantes.
 La garantie France Active ( FAG)
Elle a pour objectif de faciliter l'accès au crédit des créateurs d'entreprise
demandeurs d'emploi en situation de précarité économique et celui des
entreprises d'insertion par l'économique.
III. LES AUTRES ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE :

Sous l’appellation « engagements par signature » on désigne une gamme très


variée de la banque accorde aux clients sans mettre de fonds à leur disposition,
mais en engageant sa signature en concours que leur faveur, vis-à-vis des tiers.

1. Les engagements liés au commerce international :


La caution ou garantie est utilisée dans le commerce intérieur ou international
depuis l’antiquité ; C’est une création de la pratique bancaire et commerciale

23
internationale. Elle s’est substituée au dépôt en argent ou en titres,
nécessairement pesant sur la trésorerie des entreprises exportatrices.

Toute garantie bancaire a pour fonction d’assurer le bénéficiaire contre


l’inexécution ou la mauvaise exécution du contrat commercial par le vendeur.
La sûreté dont bénéficie l’importateur résulte de l’engagement d’une banque ou
une compagnie d’assurance ; qui s’oblige irrévocablement à lui payer une
somme d’argent déterminée pour le cas où l’acheteur n’exécuterait pas ses
obligations issues du contrat commercial. Il convient toutefois de noter que le
garant (la banque ou une compagnie d’assurance) est un tiers par rapport à ce
contrat international de vente, de fourniture ou de prestation internationale de
service.

La garantie internationale est donc née de la méfiance ; car toute opération


d’exportation comporte bien évidemment des risques liés au fait que les deux
parties généralement ne se connaissent pas ou ne se connaissent pas
suffisamment. De ce fait, chacun est dans l’incapacité d’évaluer le sérieux de
l’autre partie, ainsi que sa capacité et sa disposition à exécuter toutes ses
obligations contractuelles.

2. Le crédit documentaire :

Le crédit documentaire (communément appelé crédoc ou lettre de crédit L/C) est


une technique de paiement qui permet, par le réseau bancaire, de sécuriser les
opérations de commerce international en répondant aux exigences essentielles
des deux parties :
 Pour le vendeur: la garantie d’être payé s’il se conforme aux stipulations
précisées dans le crédit documentaire (documents à fournir, délais à
respecter,…)
 Pour l’acheteur: la certitude d’être livré dans les délais convenus avec des
produits conformes en qualité et en quantité au contrat conclu

2.1- Définition
Le crédit documentaire est l’engagement d’une banque de payer un montant
déterminé au fournisseur d’une marchandise ou d’une prestation, contre remise,
dans un délai fixé, de documents conformes prouvant que la marchandise a été
expédiée ou la prestation effectuée. Le crédit documentaire est aujourd’hui très
utilisé pour sécuriser les transactions du commerce international.

24
2.2- Les différents types de crédit documentaire
Il existe plusieurs sortes de crédit documentaire :
 le crédit révocable : c'est un crédit pour lequel il n'y a pas de lien
juridique entre la banque émettrice et le bénéficiaire du crédit ;
 le crédit irrévocable : il ne peut pas être modifié sans l’accord de toutes
les parties, il permet de couvrir le risque commercial (insolvabilité du
client) ;
Il existe aussi des crédits documentaires particuliers :

 le crédit revolving : le montant et la durée de ce crédit sont


renouvelés automatiquement ;
 le crédit transférable : le bénéficiaire peut mettre le crédit à la
disposition d'un autre bénéficiaire ;
 le crédit Red Clause : crédit qui comporte une clause autorisant la
banque intermédiaire à faire une avance au bénéficiaire ;

2.3- Les acteurs du crédit documentaire sont les suivants


 Le donneur d'ordre : il s'agit de l'acheteur : c'est lui qui donne les
instructions d'ouverture du crédoc à sa banque
 La banque émettrice : il s'agit de la banque choisie par l'acheteur,
située dans le pays de celui-ci et qui procédera à l'ouverture du crédoc
 La banque NOTIFICATRICE : il s'agit de la banque
correspondante de la banque émettrice dans le pays du vendeur
 Le bénéficiaire : il s'agit du vendeur en faveur duquel le crédoc est
ouvert.
Le circuit du crédit documentaire

25
2.4- Le mécanisme du crédit documentaire

C’est l’acheteur qui demande l'ouverture du crédit documentaire en faveur de


l’exportateur avec une liste des documents exigibles.
La banque émettrice, après avoir examiné la situation de son client
(l'importateur), ouvre le crédit documentaire et le transmet à la banque
NOTIFICATRICE située dans le pays du vendeur pour notification à ce dernier.
L’exportateur est alors en possession d’un engagement de payer émanant d’une
banque. Au moment de l’expédition, l’exportateur collecte tous les documents
convenus et les transmet à la banque désignée contre paiement.

3. Les différents types de garanties bancaires :


Si le crédit documentaire par tradition est une exigence des exportateurs qui
veulent garantir la sécurité de leurs paiements, la garantie bancaire est une
réponse adaptée sinon une contrepartie pour les importateurs.
En effet, en contrepartie d’un paiement effectué l’importateur veut que la chose
qui lui sera livrée soit exempte de tout vice caché ou soit en bonne état.
Par ailleurs, le commerce international connaît d’autres types de garanties en
dehors des garanties traditionnelles ci-dessus. Pour des raisons de fréquence
d’utilisation et de leur intérêt économique, il conviendra de s’arrêter uniquement
à deux garanties.

3.1. Les garanties de découvert local :


Cette garantie doit être apportée par l’exportateur et déposée dans une
banque locale. Cette sûreté permet de rassurer les autorités locales
quant à la capacité de l’exportateur de couvrir tous les frais des
employés et sous-traitants locaux utilisés par le prestataire de service.
Elle permet également de couvrir par ailleurs tout découvert éventuel
auprès des banques locales que ferait l’exportateur lors de l’exécution du
contrat.

3.2. Des garanties de paiement (payement bond) :


Elles sont essentiellement pratiquées en Amérique du Nord .Elles
garantissent que l’entreprise exportatrice paiera les dettes qu’elle aura
contractées, pour l’exécution du marché à l’égard des salariés,
fournisseurs et sous-traitants locaux, et elle garantit les fournisseurs et

26
sous-traitants locaux ,dans le cadre d’un « public works » excédant 2000
USD .

3.3. La performance bond le type Anglo-américain :


La caractéristique des garanties bancaires en Europe, consiste en ce
qu’une banque ou, une compagnie d’assurance, promet de payer à
l’importateur bénéficiaire une somme d’argent déterminée, pour le cas
où l’exportateur n’exécuterait pas ses obligations contractuelles.
Il est cependant possible qu’un garant s’oblige à exécuter comme telle,
la prestation promise par l’exportateur à l’importateur. Dans ce cas
d’espèce, on parle de performance bond de type américain,
généralement délivrée par une compagnie d’assurance spécialisée.
Cette entité est appelée «bonding company» ou «surety company».
Cette compagnie garantit au bénéficiaire qu’il obtiendra effectivement la
bonne exécution de la prestation conformément aux clauses
contractuelles.
Lorsque l’exportateur n’exécute pas son obligation, la «bonding
company» a, en règle générale, le choix entre plusieurs possibilités.
Elle peut inviter le bénéficiaire à choisir un nouveau producteur ou un
nouveau fournisseur. Les dépenses supplémentaires étant à la charge
du garant.
Le garant peut conclure un contrat dit «take-over agreement» avec un
nouveau fournisseur ou un nouveau producteur. La bonding Company
se substitue ainsi à l’importateur, pour les paiements qui seront effectués
en faveur du nouveau producteur. Par ailleurs, elle a droit à tous les
paiements dus par l’importateur ou encore exigibles au titre de du contrat
de vente ou de prestation de service.
Le garant peut conclure directement un contrat en vue de l’exécution ou
de la livraison qui n’ont pas encore été effectuées. Cette exécution se
fait par l’intermédiaire d’un nouveau producteur agrée par l’importateur.
Ces «performance» bond de type Anglo-américain, établissent à la
charge du garant des obligations de livraison, ou de bonne exécution du
contrat commercial. Et le montant correspond de manière générale à la
valeur totale de l’opération contractuelle qu’il faut garantir.

27
4. Conclusion :

Après avoir présenté les cautions bancaires et ses différents types, les
garanties et cautionnement prévus dans les marchés publics, et les
autres engagements par signature
Le chapitre suivant va présenter et décrire les différentes tâches
effectuées lors de mon stage.

28
Durant mon stage au sein de l’agence de la Banque Populaire, j’ai
pu assister à plusieurs taches dans les différents postes que j’ai
occupés.

Le premier axe va concerner le service caisse dans lequel je vais


présenter le front office au niveau d’agence.

Le deuxième axe traite l’ensemble des taches que j’ai effectué au niveau
de mon stage.

Le Troisième axe concerne le rôle du chargé du produit.

Enfin, les autres activités exercées.

CAISSE
Le service caisse rapporte à la banque le moins en termes de produits,
toutefois, il reste l’un des rouages les plus importants dans l’organisation
de la banque.

29
Il comprend le guichet, l’arrière guichet, la saisie et la caisse. Ce service
travaille directement et étroitement avec les clients, c’est ainsi que
l’exécution des opérations de caisse demande une grande discrétion et
un maximum de sécurité.

1. Les opérations rentrantes :

 Versement

C’est un dépôt de fonds effectué par le client lui-même ou par une tierce
personne dans l’agence où est tenu le compte.
Apres s’être assuré du montant d’argent présenté par le client, le
préposé au guichet est tenu de remplir le bordereau de remise
d’espèces en y stipulant :
 Le numéro de compte en faveur de quel le versement est
fait ;
 Le nom de son titulaire ;
 Le montant du versement ;
 Le nom et la signature de la partie versante ;
Apres l’accomplissement de ces formalités, une copie du bordereau est
remise au client en guise de reçu et l’autre est gardée pour le contrôle
comptable.
La caisse est ainsi débitée par le crédit du compte du client.

 Le change manuel : Achats de devises

C'est une opération qui consiste à acheter les devises sous forme de
billets de banque. Ces derniers doivent respecter certaines conditions :
 Apparence de conformité,
 Billets mutilés, scotchés et retirés de la circulation ne sont
pas acceptés.
Les pièces métalliques ne sont pas acceptées.

2. Les opérations sortantes :

 Le transfert ou envois de fonds

30
C’est une procédure qui a pour objectif d'optimiser l'encaisse du siège,
dont inévitablement la réduire. Cette opération permet au siège d'être en
conformité vis-à-vis du plafond couvert par l'assurance-vol.

La procédure peut être schématisée comme suit :

 Définir le montant à transférer


 Compter et conditionner les billets de banque
 Sceller les sacs de transport des fonds
 Solliciter le convoyeur des fonds, dont l'identité doit être bien
identifiée
 Rédiger le formulaire d'envoi

 Les retraits

Les retraits sur compte sont effectués par chèque omnibus ou bordereau
informatique sur le :
 Compte chèque du client,
 Compte épargne,
 Compte étranger en dirhams convertibles,
 Compte interne.
Pour éviter toute cause de problèmes, certaines règles sont à prendre en
consécration :
 S'assurer du numéro du compte de client,
 S'assurer de l'identité du client,
 Reconnaître les espèces à délivrer,
 Faire signer le bordereau par le client, et vérifier l'authenticité de la
signature en la comparant au spécimen détenu,
 Cacheter le document de retrait.

 Les retraits déplacés

Pour les clients détenteurs des comptes dans des agences des autres
villes, ils peuvent retirés des fonds sur n'importe quelle agence
moyennant un chèque signé. Le banquier alors intervient par fax auprès
de l'agence du client à l'aide d’une demande de blocage sur lequel il

31
reporte le N° de chèque, son montant, N° de compte du client et son
nom et sa signature.
Une fois la demande est retenue, le banquier doit authentifier la
signature de l'accord, ainsi que le chiffre de repère, et il passe l'opération
comme celle du simple retrait.

 Le chèque de banque
Il est émis par le banquier sur instructions de son client, la provision
constituée est alors bloquée durant 1 an et 20 jours.

 Les virements
C'est une opération effectuée sur instruction écrite du client, réalisable
par le débit de son compte, soit : en sa faveur, soit en faveur d'une tierce
personne bancarisée.
Le client sollicite un transfert de fonds par débit de son compte au profit
d'un bénéficiaire, à l'aide d'un ordre de virement spécifique appelé CT18.
Sur ce document, le client doit obligatoirement préciser le numéro (24
chiffres) du R.I.B du bénéficiaire, suivi de son N° de compte et sa
signature.

 La gestion du GAB
 Le calcul de l’existence réel de la cassette avant 14h pour la
vérification le lendemain avec le solde comptable.
 L’alimentation du GAB si c’est nécessaire.

Les guichets automatiques du Groupe Banque Populaire offrent


plusieurs services aux clients porteurs des cartes bancaires
(Magnétiques ou à Puces) :
 Demande de solde,
 Retrait d’argent,
 Changement du code confidentiel
 Demande d’un mini relevé,
 Recharges GSM IAM-MEDITEL,
 Règlement factures GSM IAM, INWI
 Demande de chéquier,
 Virement de compte à compte.

32
 règlement facture d’eau et d’électricité

Et prochainement d’autres services seront offerts par le GAB; comme


le dépôt d’argent, les remises de chèques et le Change manuel…

- Enfin l’établissement de la situation de caisse GAB de la journée :


(solde précédent + l’alimentation) – les sorties = solde de la
journée.
- Le lendemain, il faut comparer le solde avec la situation de
l’historique du GAB.
- S’il y a un excèdent ou un déficit, il faut le déclarer et puis détecter
l’origine de la différence s’il s’agit d’un client servi non débiter ou le
contraire.

Remise des
documents
1. Le classement des oppositions de cheque :

Les clients peuvent faire l’opposition de chèque au niveau de leur


banque dans le cas du vol ou de la perte du chèque.
L’opposition se fait par une simple demande du client dans laquelle il
exprime bien sa demande en précisant ses cordonnées et le numéro du
chèque.
Après cette demande la banque (l’agent commercial) ne doit pas payer
le chèque, et il assume toute sa responsabilité devant tout acte contraire.

2. Remise et classement spécimen signature :

33
Lors d’ouverture d’un compte bancaire, l’agent commercial est tenu de
présenter au client une fiche de spécimen signature, dans laquelle le
client va signer, et son signature va être scanné et vérifier lors de toute
opération effectuée par le client.
Le client peut demander la modification de sa signature chose qui
nécessite de lui présenter une nouvelle fiche de spécimen signature.
Ces fiches sont classés au niveau de l’archive par rapport à son radical.

3. Le dossier client :
Lors d’ouverture d’un compte pour un nouveau client, on inscrit sur le
dossier l’ensemble des informations du client, pour qu’on puisse
l’envoyer au niveau du CTN (centre de traitement national).

Le chargé de
compte

Le chargé de compte a pour rôle de :


 D’accueillir le client ;
 D’offrir des conseils au client ;
 D’ouvrir un nouveau compte bancaire ;
 La prise en charge du client ;
 La remise des cartes guichets ;

34
Autres activités

 Non seulement j’ai effectué des taches de responsabilité comme celles


exercées par les employés de la banque mais j’ai aussi effectué des
taches périphériques mais intéressantes en même temps.

 Scannage des spécimens de signature des clients dans un logiciel conçu


spécialement pour cette tâche pour permettre aux agents de vérifier à
chaque opération la conformité de la signature avec celle qui a été
déposée sur le spécimen lors de l’ouverture de son compte.

 Destruction des cartes expirées des cartes oblitérées à la BPR

 Remises des cartes capturées par le guichet et non expirées, aux clients.

 Envoi de documents par Fax aux différentes agence et succursales de la


Banque Populaire du royaume.

 Mise à jour du cours des devises.

35
Durant mon stage, j'ai été souvent amené à exploiter mes
connaissances tant en comptabilité qu'en finance et techniques
bancaires, ce qui a eu le mérite de les affiner et de les rendre ainsi plus
proche de la pratique et m’a permis d’appliquer les notions théoriques
que j’ai acquises au niveau de ma formation : Licence Back office
bancaire.

J’ai pu aussi réaliser mon projet sous le thème les cautions et les
garanties bancaires au niveau du crédit, en parallèle d’observer les
différents services au niveau de l’agence.

Une ambiance professionnelle et décontractée a caractérisé le


déroulement de cette période de stage qui, par une participation forte et
générale aux opérations, m'a facilement favorisé la cohésion avec le
personnel de la banque.

L'adaptation à l'atmosphère du travail et la manière de communiquer


avec les clients sont aussi des atouts majeurs dans ma formation.

Enfin ,il semble intéressant de mettre en évidence les questions


actuelles qui se posent sur l’avenir des banques au Maroc ,de savoir
comment les acteurs économiques vont faire évolués le secteur bancaire
marocain, surtout avec la concurrence acharnée et que chaque banque
essaie d’avoir un avantage concurrentiel .Au centre de cette question se
trouve naturellement le problème de l’amélioration et la qualité des
services au sein de la banque surtout que la modernisation et
l’information joue un rôle important et primordial nos jours .

36
Sommaire
Remerciement ………………………………………………………………3

Introduction générale ………………………………………………………5

Chapitre 1: Présentation Générale du Groupe Banque Populaire ………..6

Historique……………………………………………………………...6

L’organisation du GROUPE BANQUE POPULAIRE ………………..9

Le comité directeur …………………………………………………. .9

La BANQUE CENTRALE POPULAIRE ……………………………..9

La BANQUE POPULAIRE REGIONALE …………………………..10

La présentation de la BANQUE POPULAIRE FES MEKNES…….....11

Les succursales ……………………………………………………....11

Organigramme de l’agence ESSAADA ……………………….…….12

Conclusion ……………………………………………………………13

Chapitre 2 : Les cautions et garanties bancaires au niveau du crédit…….14

Introduction …………………………………………………………..14

Les cautions bancaires ………………………………………………15

Présentation générale ………………………………………………..15

Fonctionnement du cautionnement bancaire……………………….16

37
Les différents cautions bancaires …………………………………...17

Garanties et cautionnement prévues dans les marchés publics ……19

Cautions bancaires fournies par les banques à ses clients …………19

Garanties délivrées à la banque par ses clients ……………………..19

Le fonctionnement de la contre-garantie…………………………….22

Les autres engagements par signatures ………………………………23

Les engagements liées au commerce international………………….23

Le crédit documentaire ………………………………………………24

Les différents types de garanties bancaires …………………………26

Conclusion……………………………………………………………28

Chapitre 3 : Présentation des taches réalisées……………………………29

Caisse …………………………………………………………………29

Remise de documents ………………………………………………..33

Chargé de compte ……………………………………………………34

Autres activités ………………………………………………………35

Conclusion……………………………………………………………36

Sommaire …………………………………………………………….37

38