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Résumé de projet :

Avec ce Modest travail on applique une étude sur le risque électrique et son
impacte sur les personés et les installations électriques et le matériel dans
une entreprise (Établissement hospitalier Batna CHU) et permis surtout de
on rappelle les risques, liés aux défauts d'isolement, pour la sécurité des
personnes et des biens. Il met l'accent sur l'influence du Schéma des Liaisons
à la Terre -SLT- sur la disponibilité de l'énergie électrique. Il présente les trois
SLT définis par la norme CEI 60364 et employés à des degrés différents dans
tous les pays. Chaque SLT, encore appelé « régime du neutre » est examiné
en termes de sûreté (sécurité, maintenabilité et disponibilité)

Introduction :
1. Généralités :

•Dans ces derniers années l’énergie électrique est devenue la plus célèbre
utilisée dans tout nos activité quotidienne et dans tous les secteurs ( maison ,
bureaux , usines , chantiers , ateliers , école , magasines ….. )

•L’énergie électrique, bien qu’utile, est dangereuse pour l’homme. Si un


courant traverse le corps humain, il y a risque de lésions voir de mort. Il est
donc nécessaire de protéger les personnes contre de tels dangers

• L’étude des régimes des neutres permet de mettre en évidence les


précautions à prendre en matière de sécurité devant les risques électriques
encourus.

• Les réseaux de distribution sont caractérisés essentiellement par la nature


du courant et le nombre de conducteurs actifs, ainsi que par la liaison à la
terre ou régimes des neutres.

• Nous allons examiner le fonctionnement des différents régimes des neutres


ainsi que l’utilisation, dans certains cas, des disjoncteurs différentiels.

•Mais cette dernière crée des situations non assuré a la sécurité des
personnes et biens ce qui provoque des risques et de endommages (effets)
des plusieurs niveaux de gravité (Effets thermiques (brûlures) Effets
tétanisants Effets circulatoires et respiratoires)

• donc il faut mettre une démarche de prévention pour obtenir la mieullere


exploitation d’ énergie au bons conditions a supprimassions de n’importe
quelle risque tolérables qui touche a la santé du personne ou fiabilité de
matériels et bien sûre a la disponibilité de production et garder le travail
toujours en façon régulière .

•D’après ces démarches on a la SLT ( schéma Liaisons Terre ) :

Aujourd’hui les 3 SLT, longtemps appelés régimes du neutre tels que définis
par les normes CEI 60364 et NF C 15-100, sont :

_ la mise au neutre -TN-

_ le neutre à la terre -TT-

_ le neutre isolé (ou impédant) -IT-

Ces trois schémas ont une même finalité en terme de protection des
personnes et des biens : la maîtrise des effets des défauts d’isolement. Ils
sont considérés comme équivalents sur le plan de la sécurité des personnes
contre les contacts indirects. Il n’en n’est pas nécessairement de même pour
la sûreté de l’installation électrique BT en ce qui concerne :

_ la disponibilité de l’énergie

_ la maintenance de l’installation

Ces grandeurs, chiffrables, font l’objet d’exigences de plus en plus fortes


dans les usines et les immeubles tertiaires. Par ailleurs, les systèmes de
contrôle-commande des bâtiments -GTB- et de gestion de la distribution
d'énergie électrique -GTE- jouent un rôle de plus en plus important au niveau
de la gestion et de la sûreté. Cette évolution du besoin de sûreté n’est donc
pas sans effet sur le choix du SLT. Il faut rappeler que les considérations de
continuité de service (garder un réseau sain en distribution publique en
déconnectant les abonnés avec un défaut d'isolement) ont joué un rôle lors
de l'émergence des SLT. « CT n°= 172 scheinder »
L’utilisation de l’énergie électrique a pratiquement débuté en 1900.
Aujourd’hui les normes d’installation électrique sont très développées et
traitent tous les aspects importants pour la réalisation d’une installation
correcte. En BT, la norme de référence est la CEI 60364 normalisateurs ont
porté une attention toute particulière aux dispositions à mettre en œuvre
pour assurer la protection des personnes et des biens

Cette préoccupation a conduit à la normalisation de trois Schémas de Liaisons


à la Terre - SLT - encore appelés régimes du neutre. Avant de rappeler ce que
sont ces trois schémas, il est intéressant de faire un petit rappel historique.

2 Historique d’évaluation de l’énergie électrique :

• Au 18e siècle, l'électricité statique produite par le frottement de certains


corps isolants est une distraction « scientifique » qui fait sursauter les
expérimentateurs… dans les salons. Quelques expériences dangereuses
montrent la nature électrique de la foudre. Et en 1780, par hasard, une «
machine électrostatique » fait bouger les pattes d'une grenouille. Galvani
observe la contraction des muscles par l'électricité.

• En 1880, pour transporter l'électricité sur plusieurs kilomètres, la tension


continue quitte le domaine des 100 V (nécessaires au fonctionnement des
lampes à arc) pour monter à 1300 V Les défauts d'isolement provoquent
fuites et courts-circuits. La tension de 100 V CC peut, dit-on, être touchée sans
danger.

• En 1886, première installation de distribution en courant alternatif aux USA


: alternateur12 A/500 V CA et 16 petits transformateurs fournissent le 100 V
alternatif aux premiers abonnés.

• En 1889, c'est la guerre du continu et de l'alternatif en Amérique du Nord :


_ Edison défend le courant continu, décrit les dangers du courant alternatif
pour les personnes et fait des essais sur des chiens et des chevaux

_ Westinghouse est partisan de l'alternatif. Edison propose un duel à


Westinghouse : chacun sera soumis à des tensions identiques de 100, 150,
200 V etc. en courant continu pour Edison et en courant alternatif pour
Westinghouse… ; prédiction : à 200 V CA, Westinghouse sera mort !

Le duel n'eut pas lieu… un télégraphiste monté sur un poteau s'électrocute et


brûle pendant une demi-heure en plein centre de New-York.

• En 1890, Kremler monte sur la chaise électrique et est électrocuté avec… du


courant alternatif.

Ainsi, à la fin du 19e siècle, il était clair pour la communauté technico-


scientifique que le courant électrique était dangereux… pour l'homme, et
l'alternatif plus dangereux que le continu.

Annexe 01 :
Chapitre 01 :
• 1 définitions des termes (Lexique) :
•Energie électrique :

•défaut d’isolement :

• court-circuit :

•surtension :

• L’électrisation : C’est un accident d’origine électrique n’ayant pas entraîné


la mort de la victime.

• L’électrocution : C’est un accident d’origine électrique qui entraîne la mort


de la victime

CEM : Compatibilité Electro Magnétique

CPI : Contrôleur Permanent d’Isolement

CR : protection Court Retard, (protection contre les surintensités de court


circuit par disjoncteur avec déclencheur rapide)

DDR : Dispositif Différentiel Résiduel


DLD : Dispositif de Localisation de Défaut

DPCC : Dispositif de Protection contre les Courts-Circuits (disjoncteurs ou


fusibles)

GTB : Gestion Technique des Bâtiments

GTE : Gestion Technique de la distribution d’Energie électrique

I∆n : seuil de fonctionnement d’un DDR

UL : tension limite conventionnelle (tension de contact maximale admissible)


dite de sécurité

MT/HTA : Moyenne Tension : 1 à 35 kV selon le CENELEC (circulaire du


27.07.92) - Haute Tension de classe A : 1 à 50 kV

ZN : impédance supplémentaire raccordée entre le point neutre d’un réseau


en schéma de liaison à la terre IT et la terre.

ZR : impédance globale d’un réseau par rapport à la terre, composée des


éléments capacitifs C1, C2, C3 et résistifs R1, R2, R3.

1.2 Causes et des défauts d’isolement :


Pour assurer la protection des personnes et la continuité d’exploitation, les
conducteurs et les pièces sous tension d’une installation électrique sont «
isolées » par rapport aux masses reliées à la terre.

L’isolement est réalisé par :

•l’utilisation de matériaux isolants ;

•l’éloignement qui nécessite des distances d’isolement dans les gaz (par
exemple dans l'air) et des lignes de fuite (concernant l'appareillage, par
exemple chemin de contournement d'un isolateur).

Un isolement est caractérisé par des tensions spécifiées qui, conformément


aux

•tension d’isolement (plus grande tension du réseau) ;

•tension de tenue au choc de foudre (onde 1,2 ; 50 µs) ;


• tension de tenue à la fréquence industrielle (2 U + 1 000 V/1mn).

Exemple pour un tableau BT de type PRISMA :

•tension d’isolement : 1 000 V ;

• tension de choc : 12 kV.

Lors de la mise en service d'une installation neuve, réalisée selon les règles de
l'art avec des produits fabriqués selon les normes, le risque de défaut
d’isolement est très faible ; l’installation vieillissant, ce risque augmente. En
effet, celle-ci est l’objet de diverses agressions qui sont à l'origine de défauts
d’isolement, citons à titre d’exemple :

•Durant l’installation :

_ la détérioration mécanique de l’isolant d’un câble

•pendant l’exploitation : v les poussières plus ou moins conductrices,

_ Le vieillissement thermique des isolants dû à une température excessive


ayant pour causes : - le climat,

- un nombre de câbles trop important dans un conduit,

- une armoire mal ventilée,

- les harmoniques

_ Les surintensités...

•les forces électrodynamiques développées lors d’un court-circuit qui


peuvent blesser un câble ou diminuer une distance d’isolement,

• les surtensions de manœuvre, de foudre,

•les surtensions 50 Hz en retour résultant d’un défaut d’isolement en MT.

C’est généralement une combinaison de ces causes primaires qui conduit au


défaut d’isolement. Celui-ci est :

•soit de mode différentiel (entre les conducteurs actifs) et devient un court-


circuit ;
• soit de mode commun (entre conducteurs actifs et masse ou terre), un
courant de défaut - dit de mode commun, ou homopolaire (MT)- circule alors
dans le conducteur de protection (PE) et/ou dans la terre.

Les SLT en BT sont essentiellement concernés par les défauts de mode


commun dont l'occurrence la plus forte se situe au niveau des récepteurs et
des câbles.

1.3 Risques liés au défaut d’isolement :

Un défaut d’isolement, quelle que soit sa cause, présente des risques pour :

•la vie des personnes ;

• la conservation des biens ;

• la disponibilité de l’énergie électrique, tout ceci relevant de la sûreté.

Risque d’électrisation des personnes :

Une personne (ou un animal) soumise à une tension électrique est électrisée.

Selon l'importance de l’électrisation cette personne peut subir :

• une gêne ;

• une contraction musculaire ;

• une brûlure ; c un arrêt cardiaque (c’est l’électrocution)

(cf. fig. 1 )
Protéger l’homme des effets dangereux du courant électrique est prioritaire,

le risque est donc le premier à prendre en compte.

C’est le courant -en valeur et en durée-, traversant le corps humain (en

particulier le cœur), qui est dangereux. En BT la valeur de l’impédance du

corps, (dont une composante importante est la résistance de la peau),

n’évolue pratiquement qu’en fonction de l’environnement (locaux secs et

humides, et locaux mouillés). Pour chacun des cas, une tension de sécurité

(tension de contact maximale admissible pendant au moins 5 s) a été fixée à

50 V,

anciennement dénommée UL (norme CEI 60449). Les normes CEI 60364 §

413.1.1.1 et NF C 15-100 précisent que si la tension de contact (Uc) risque de

dépasser cette tension de 50 V, la durée d'application de la tension de défaut

doit être limitée par l’intervention des dispositifs de protection

(cf. fig. 2 )
Zone 1 : Perception Zone 2 : Forte gêne Zone

Zone 3 : Contractions musculaires Zone 4 : Risque de fibrillation

ventriculaire (arrêt cardiaque)

c2 : Probabilité < 5% c3 : Probabilité u 50 %

Fig. 1 : zones temps/courant des effets du courant alternatif (15 Hz

à 100 Hz) sur les personnes selon la norme CEI 60449-1.


Fig. 2 : durée maximale de maintien de la tension de contact selon

la norme CEI 60364.

« Cahier Technique Schneider Electric n° 172 / p.5 »

• 1.3.1 Risque d’incendie :

Ce risque, lorsqu’il se matérialise, peut avoir des conséquences dramatiques


pour les personnes et les biens. Bon nombre d’incendies ont pour origine un
échauffement important et ponctuel ou un arc électrique provoqué par un
défaut d’isolement. Le risque est d'autant plus important que le courant de
défaut soit élevé. Il est également fonction du degré du risque incendie ou
explosion, des locaux.
•1.3.2 Risque de non disponibilité de l’énergie

La maîtrise de ce risque prend de plus en plus d’importance. En effet si, pour


éliminer le défaut, la partie en défaut est déconnectée automatiquement, il
en résulte :
• un risque pour les personnes, par exemple :
• manque subit d’éclairage,
• mise hors service d’équipements utiles à la sécurité ;
• un risque économique du fait de la perte de production. Ce risque doit être
particulièrement maîtrisé dans les industries à procès pour lesquelles le
redémarrage peut être long et coûteux.
_ De plus, si le courant de défaut est élevé :
•les dégâts, dans l'installation ou dans les récepteurs, peuvent être
importants et augmenter les coûts et les temps de réparation ;
• la circulation de forts courants de défaut en mode commun (entre réseau
et terre) peut également perturber des équipements sensibles, surtout si
ceux-ci font partie d’un système « courants faibles » géographiquement
réparti avec des liaisons galvaniques.
Enfin, à la mise hors tension, l'apparition de surtensions et/ou de
phénomènes de rayonnement électromagnétique peuvent entraîner des
dysfonctionnements, voire des dégradations d’équipements sensibles.
• 1.4 Nature de contact :
• Contacts direct et indirect :
Avant de commencer l'étude des SLT, il est utile de faire un rappel sur
l'électrisation par contacts direct et indirect.
•2.4.1 Contact direct et mesures de protection :
A_ Définition de contact direct :
_ Il s'agit du contact accidentel de personnes avec un conducteur actif (phase
ou neutre) ou une pièce conductrice habituellement sous tension (cf. fig. 3a )
Dans le cas où le risque est très important, la solution triviale consiste à
distribuer l'électricité sous une tension non dangereuse, c'est-à-dire i à la
tension de sécurité. C'est l'emploi de la très basse tension de sécurité (TBTS
ou TBTP). En BT (230/400 V), les mesures de protection consistent à mettre
ces parties actives hors de portée ou à les isoler par l’utilisation d’isolants,
d’enveloppes, de barrières.
B_ Mesures de protection :
_ Une mesure complémentaire contre les contacts directs consiste à utiliser
des Dispositifs Différentiels Résiduels (DDR) disjoncteur différentiel
instantanés à Haute Sensibilité i 30 mA appelés DDR-HS. Le traitement de la
protection contre les contacts directs est totalement indépendant du SLT,
mais cette mesure est nécessaire dans tous les cas d’alimentation de circuits
où la mise en œuvre du SLT en aval n’est pas maîtrisée ; en France le décret
du 14.11.88 et la norme NF C 15-100 § 532-2-6 rend obligatoire cette mesure
au niveau :
• des prises de courant de calibre i 32 A
• dans certains types d’installations (temporaire, de chantier...).

• 1.4.2 Contact indirect, mesures de protection et de


prévention

A_ Définition de contact indirect :


Le contact d’une personne avec des masses métalliques mises
accidentellement sous tension est appelé contact indirect (cf. fig. 3b )
Cette mise sous tension accidentelle résulte d’un défaut d'isolement.
Un courant de défaut circule et provoque une élévation de potentiel entre la
masse du récepteur électrique et la terre : il y a donc apparition d’une tension
de défaut qui est dangereuse si elle est supérieure à la tension UL.

Vis-à-vis de ce risque, les normes d’installation -CEI 60364 au niveau


international, NF C 15-100 au niveau français- (ces normes sont similaires
dans le fond et la forme), ont officialisé trois Schémas des Liaisons à la Terre -
SLT- et définissent les règles d’installation et de protection correspondantes.
«Ct n=°172 scheinder p.6 »

B_ Mesures de protection et de prévention :

Les mesures de protection contre les contacts indirects reposent sur trois
principes fondamentaux :

• la mise à la terre des masses des récepteurs et équipements


électriques :
Pour éviter qu’un défaut d’isolement présente un risque équivalent d’un
contact direct
• l’équipotentialité des masses simultanément accessibles :

L'interconnexion de ces masses contribue efficacement à la réduction de la


tension de contact. Elle se fait par le conducteur de protection (PE) qui relie
les masses des matériels électriques pour l'ensemble d'un bâtiment,
éventuellement complété de liaisons équipotentielles supplémentaires

• la gestion du risque électrique :

- cette gestion est optimisée par la prévention. Par exemple, en mesurant


l’isolement d’un équipement avant sa mise sous tension, ou par la prédiction
de défaut basée sur le suivi sous tension de l’évolution de l’isolement d’une
installation isolée de la terre (schéma IT),
- si le défaut d’isolement se produit et génère une tension de défaut
dangereuse, il faut l’éliminer par déconnexion automatique de la partie de
l’installation où s’est produit le défaut. La façon de supprimer le risque
dépend alors du SLT.

Chapitre 02 : SLT et modes d’emploi

•2.1 Historique de SLT :

Après le grand développement dans la consumation et le besoin de l’énergie


électrique dans le monde industriel et avec l’augmentation d’occurrence de
risques électriques face à les personnes et biens.
Ceux-ci sont le résultat d'une longue évolution guidée par la recherche de la
meilleure protection des personnes.

• De 1880 à 1920, le transport et la distribution de l'électricité se font en «


neutre isolé », les lignes sont nues, mises hors de portée, supportées par des
isolateurs ; aucun point du réseau n'est mis volontairement à la terre. Dans
les habitations, la tension est de 100/110 V CA.
• En 1882, une recommandation de la Société Britannique des Ingénieurs
Télégraphistes et Electriciens, indique que, dans les habitations, si la tension
est > 60 V CA il faut disposer appareillage et conducteurs de telle façon qu'il
n'y ait pas de risque d'électrisation. Pendant toute cette période, les fusibles
fondent et des personnes « sont électrisées » mais, compte-tenu du niveau
de la tension de distribution, il y a peu d'électrocution.
• En 1923, une « norme » relative aux installations électriques « impose » la
mise à la terre des masses :
• carcasses de moteurs fixes et mobiles, susceptibles d'être touchées d'un
endroit non isolé, dans les installations à courant alternatif de tension
supérieure à 150 V,
• appareils électrodomestiques fixes et portatifs d'une puissance
supérieure à 4 kW,
• enveloppes de chauffe-bains électriques installés dans les salles de
bains,
• pièces métalliques situées dans les locaux imprégnés de liquides
conducteurs et qui, par suite de défaut d'isolement, pourraient se trouver
sous tension.
_ La norme ne donne aucune indication sur les conditions de mise à la terre,
sur la valeur de la résistance de la prise de terre et ne prévoit aucun dispositif
de protection. Elle comporte bien quelques règles concernant les coupe-
circuit mais il s'agit seulement de conditions d'installation. Pour éviter la
fusion des fusibles sur double défaut d’isolement, il est vite apparu
souhaitable d'être averti de la présence du premier défaut.

«Mise à la terre du neutre dans un réseau industriel HT, F.


SAUTRIAU,»

• Entre 1962 et 1973 chaque régime du neutre a ses partisans convaincus


dans tous le monde (eu, japon, usa …) . La mise au neutre a le mérite d'être
simple dans son principe ; ce sont les DPCC qui mettent hors tension les
récepteurs (ou abonnés BT) qui ont un défaut d'isolement.
La mise au neutre (schéma) TN est pratiquée dans certains pays en
distribution publique. Son emploi, s'agissant de protection des personnes
contre les contacts indirects, nécessite une maîtrise rigoureuse des
impédances de boucle (quel que soit le point de défaut) pour être certain du
fonctionnement du DPCC qui doit déconnecter la partie en défaut dans les
temps impartis.
La définition de ces temps par les experts de la CEI dans les années 70, en
fonction de l'impédance du corps humain, et des effets pathophysiologiques,
a autorisé son emploi. Il convient de noter que transformer un défaut
d'isolement en court-circuit augmente les risques de détérioration des
matériels et les risques d'incendie. A ce propos, rappelons que la protection
est basée sur l'hypothèse de l'évolution rapide d'un défaut d'isolement vers
l'état de défaut franc entre phase et neutre.

Note : historique de CPI «CT n=° 172 schneider »

Le contrôleur permanent d'isolement (CPI), à trois lampes (en triphasé), est


utilisé jusqu'en 1955. En 1951, les premiers CPI « à tubes », à injection de
courant continu, sont installés dans les mines : l'isolement des phases et du
neutre est contrôlé.
En 1962, sont fabriqués les premiers CPI à transistors (Vigilhom TA) et en
1972 les premiers CPI à injection de courant alternatif basse fréquence

«CT n=° 172 schneider »

• 2.2 La normalisation de SLT :

Selon la norme internationale CEI 60364 définie 03 types de régimes de


neutre dans le monde.( TT , TN , IT )
Un SLT en BT caractérise le mode de raccordement à la terre du secondaire du
transformateur MT/BT et les manières de mettre à la terre les masses de
l’installation.
• La combinaison de ces deux lettres donne trois configurations possibles :
• TT : neutre du transformateur T et masse T,
• TN : neutre du transformateur T et masse N,
• IT : neutre du transformateur I et masse T.

Figure 07 Les modes de raccordement de 03 types de SLT

Note 02 :
Chaque SLT peut s’appliquer à l’ensemble d’une installation électrique BT ;
mais plusieurs SLT peuvent coexister dans une même installation, voir à titre
d’exemple la figure 8.

Figure 08 : exemple de coexistence entre les divers SLT


• Donc il faut que nous définies les trois types selon leur schémas de
raccordement et ces avantages et que on compare entre les 03 types
•2.3 les types de SLT :

• 2.3.1 le régime TN :
A_ Son principe :
•le neutre du transformateur est mis à la terre
•les masses des récepteurs électriques sont reliées au neutre.
Ce type de SLT autorise trois pratiques :
•un seul et même conducteur sert de neutre et de conducteur de protection,
c’est le schéma TN-C
•le neutre et le conducteur de protection sont dissociés, c’est le schéma TN-S
•le mariage de ces deux schémas, appelé TN-C-S lorsque le neutre et le
conducteur de protection sont séparés en aval d’une partie de l’installation
réalisée en TN-C.
A noter que le TN-S ne peut pas être placé en amont du TN-C.

En présence d’un défaut d’isolement, le courant de défaut Id n’est limité que


par l’impédance des câbles de la boucle de défaut (cf. fig. 9) :

Figure 09 : courant et tension de défaut en schéma TN

Uo
Id 
Rph1  Rd  R PE
Pour un départ et dès que Rd ≈ 0 :

0, 8Uo
Id 
Rph1  R PE

En effet, lors d'un court-circuit, il est admis que les impédances en amont du
départ considéré provoquent une chute de tension de l'ordre de 20 % sur la
tension simple Uo , qui est la tension nominale entre phase et terre, d’où le
coefficient de 0,8.
Id induit donc une tension de défaut, par rapport à la terre :
Ud = RPE . Id
Soit :

R PE
Ud  0, 8 Uo
R ph1  R PE

Pour les réseaux 230/400 V, cette tension de l’ordre de Uo/2 (si RPE = Rph) est
dangereuse car supérieure à la tension limite de sécurité, même en milieu sec
(UL = 50 V). Il est alors nécessaire d’assurer une mise hors tension
automatique et immédiate de l’installation ou de la partie de l’installation
(figure 10)

Figure 10 : temps de coupure en schéma TN (selon les normes CEI


60364 tableaux 41 A et 48 A).
Le défaut d’isolement étant similaire à un court-circuit phase-neutre, la
coupure est réalisée par le Dispositif de Protection contre les Courts Circuits -
DPCC- avec un temps maximal de coupure spécifié fonction de UL

B_ Son fonctionnement :
• Pour être sûr que la protection est bien active il faut, quel que soit le lieu
du défaut, que le courant Id soit supérieur au seuil de fonctionnement de la
protection Ia (Id > Ia). Cette condition doit être vérifiée lors de la conception
de l’installation par le calcul des courants de défaut, ceci pour tous les circuits
de la distribution.
• Un même parcours du conducteur de protection -PE- et des conducteurs
actifs facilite ce calcul et est recommandé par la norme (NF C 15-100 § 544-1).
Pour garantir cette condition, une autre approche consiste à imposer une
valeur maximale d'impédance aux boucles de défaut en fonction du type et
du calibre des DPCC choisis (cf. la norme anglaise BS 7671). Une telle
démarche peut conduire à augmenter la section des conducteurs actifs et/ou
de protection.
• Une autre façon de vérifier que le DPCC assurera la protection des
personnes est de calculer la longueur maximale que chaque départ ne devra
pas dépasser pour un seuil de protection Ia donné.
• Pour calculer Id et Lmax , trois méthodes simples peuvent être utilisées (voir
Cahier Technique n° 158 ou le guide NF C 15-105) :
• la méthode des impédances
• la méthode de composition ;
• la méthode conventionnelle (guide NF C 15-105, partie C).
Cette dernière donne l'équation :

0, 8 U o 0, 8 U o 0, 8 U o Sph
Id   
Z R ph  R PE  1  m  L

Pour que la protection assure bien sa fonction, il faut Ia < Id, d’où l’expression
de Lmax, longueur maximale autorisée par la protection ayant pour seuil Ia :

0, 8 U o Sph
Lmax 
 1  m  I a
• Lmax : longueur maximale en m
• Uo : tension simple 230 V pour un réseau triphasé 400 V
• ρ : résistivité à la température de fonctionnement normal
• Ia : courant de coupure automatique :
_ Pour un disjoncteur Ia = Im (Im courant de fonctionnement du déclencheur
magnétique ou court-retard)
_ Pour un fusible, courant tel que le temps total de coupure du fusible
(temps de pré arc + temps d’arc) soit conforme à la norme (cf. fig. 10),

Sph
• m
S PE
«Surtensions et coordination de l'isolement en HT, D. FULCHIRON»

Remarque :
Si la ligne est d'une longueur supérieure à Lmax, il faut soit diminuer Ia, soit
augmenter SPE, soit mettre en œuvre un Dispositif Différentiel Résiduel
(DDR).
•2.3.2 Le régime TT :

A_ Son Principe :

•le neutre du transformateur est mis à la terre


• les masses des récepteurs électriques sont aussi reliées à une prise de terre.

En présence d’un défaut d’isolement, le courant de défaut Id (cf. fig. 11)

Figure 11 .courant et tension de défaut en schéma TT.

Brièvement c’est le régime TT est basé sur limité par les résistances de terre
(si la prise de terre des masses et la prise de terre du neutre ne sont pas
confondues).
Toujours avec l’hypothèse Rd = 0, le courant de défaut est :

Uo
Id 
Ra  Rb
Ce courant de défaut induit une tension de défaut dans la résistance de terre
des utilisations :

U0 Ra
Ud = Ra Id ou Ud 
Ra  Rb
Les résistances de terre étant généralement faibles et de même ordre de
grandeur (≈ 10 Ω), cette tension de l’ordre de Uo/2 est dangereuse
Il est donc obligatoire de prévoir une déconnexion automatique de la partie
de l’installation concernée par le défaut (cf. fig. 12).

Fig. 11 : limite supérieure de la résistance de la prise de terre


des masses à ne pas dépasser en fonction de la sensibilité des
DDR et de la tension limite UL, [I∆n = f(Ra)].
B_ Son fonctionnement :

La protection est assuré par un << DDR >> disjoncteur différentiel : la partie
en défaut est déconnectée dès que le seuil I∆n, du DDR placé en amont, est
dépassé par le courant de défaut, de cette manière I∆n RB  UL.

 UL 
•Le courant de défaut au delà duquel il y a risque  I d0   étant très
 Ra 
largement inférieur aux réglages des dispositifs de protection à maximum de
courant, il est nécessaire de mettre en œuvre, en tête d'installation, au moins
un DDR. Pour améliorer la disponibilité de l'énergie électrique, l'emploi de
plusieurs DDR permet de réaliser une sélectivité ampèremétrique et
chronométrique au déclenchement. Tous ces DDR auront un seuil de courant
assigné I∆n inférieur à Ido.
• La mise hors tension, par intervention des DDR, doit se faire d’après la
norme en moins de 1 s.
A noter que la protection par DDR :
 est indépendante de la longueur des câbles
 autorise plusieurs prises de terre Ra séparées (disposition non
souhaitable car le PE n’est plus une référence de potentiel unique pour
l’ensemble de l’installation).

Schéma TT
• 2.3.3 Le régime IT :
A_ Son principe :

 le neutre du transformateur n’est pas relié à la terre. Il est


théoriquement isolé de la terre. En fait, il est naturellement relié à la
terre par les capacités parasites des câbles du réseau et/ou
volontairement par une impédance de forte valeur d’environ 1 500 Ω
(neutre impédant)
 les masses des récepteurs électriques sont reliées à la terre.

Schéma – IT-

B_ son fonctionnement :
 Si un défaut d’isolement se produit, un faible courant se développe du
fait des capacités parasites du réseau.
La tension de contact développée dans la prise de terre des masses (tout au
plus quelques volts) ne présente pas de danger
 si un deuxième défaut survient sur une autre phase, alors que le
premier n’est pas éliminé. les masses des récepteurs concernés sont
portées au potentiel développé par le courant de défaut dans le
conducteur de protection (PE) qui les relie. Ce sont les DPCC (cas des
masses interconnectées par le PE) ou des DDR (cas des masses ayant des
prises de terre distinctes) qui assurent la protection.

Cette présentation volontairement rapide des différents SLT ne permet


évidemment pas d’aborder tous les cas particuliers d’installation

• 2.4 Les défauts d’isolement dans les installations


électriques BT :
Dans une installation électrique basse tension BT , Il peut y avoir à tout
moment des fuites dues à un mauvais isolement* , c’est le cas par exemple
lorsque un conducteur de phase ou neutre dont l’enveloppe est détériorée ,
entre en contact avec la carcasse ( reliée à la terre ) d’un moteur , un courant
de défaut apparait alors entrainant une élévation du potentiel de la carcasse
du moteur .

• Définition :

Un défaut d’isolement est une liaison accidentelle entre deux points de


potentiel différant, capable d’entrainer la circulation d’un courant de défaut
d’isolement
Les conséquences de défaut d’isolement dépendent du régime
De neutre utilisé dans l’installation ou la partie d’installation concernée.

*isolement : ensemble des qualités acquises par un système du fait de son


isolation
_ Isolation : ensemble des isolants dans la construction d’une machine
• 2.4.1 Nature d’isolement (IT) :
 L’impédance de mode commun :
Tout réseau électrique présente une impédance par rapport à la terre
appelée « impédance de mode commun », qui a pour origine l’isolement des
câbles et des récepteurs du réseau. Elle se compose de la résistance et de la
capacité de fuite entre chaque conducteur actif et la terre.
En basse tension, la résistance de fuite d’un câble neuf est, pour une phase et
par kilomètre, de l’ordre de 10 MΩ, alors que sa capacité uniformément
répartie par rapport à la terre est approximativement de 0,25 µF, soit 12,7 kΩ
à 50 Hz. Il faut d’ailleurs noter qu’en MT et HT cette capacité de fuite est
encore plus importante et doit être impérativement prise en compte lors de
l’étude d’un plan de protection (Cf. Cahier Technique n° 62).
Les récepteurs présentent, eux aussi, une capacité naturelle de fuite,
généralement négligeable.
 Incidence de la capacité répartie en schéma IT :
Dans les installations électriques, d’autres capacités s’ajoutent à celle des
câbles du réseau. Il en est ainsi avec certains récepteurs électroniques qui
sont des générateurs de courants harmoniques HF, notamment lorsqu’ils
utilisent le principe du hacheur (exemples : convertisseurs à modulation de
largeur d’impulsions). Or les normes relatives à la Compatibilité
Electromagnétique - CEM – imposent que ces courants HF soient dérivés à la
terre, d’où la présence de filtres, et donc de condensateurs, entre phases et
masse.
Selon le nombre de ces récepteurs leur contribution à la capacité « de fuite »
du réseau peut devenir significative voire importante.
Des mesures effectuées sur différents réseaux électriques de puissance
montrent que la capacité est très variable d’un réseau à l’autre et se situe
dans une plage de quelques µF à quelques dizaines de µF.
Il se trouve que des capacités trop importantes peuvent remettre en cause
l’intérêt du schéma IT : si, au premier défaut, la valeur de l’impédance du
réseau par rapport à la terre fait que la tension de contact dépasse 50 V la
sécurité des personnes n’est pas assurée. Ce cas est rare puisqu’avec une
prise de terre de 10 Ω il faut que la capacité de fuite à la terre du réseau
excède 70 µF (23 µF par phase si le neutre n’est pas distribué).
Un réseau IT devra donc présenter une capacité limitée par rapport à la terre
et la présence de récepteurs équipés de filtres HF doit être prise en compte à
la conception du réseau.
A_ neutre isolé ou impédant :
Afin d’établir le schéma équivalent d’un tel réseau, voici quelques définitions
et hypothèses :
 le point neutre est isolé ou relié à la terre par une impédance (ZN) de
valeur élevée (généralement de 1 kΩ à 2 kΩ) dont la prise de terre est
équivalente à une résistance (RB)
 les masses des récepteurs sont interconnectées soit totalement, soit par
groupe.
Pour des raisons de CEM (cf. Cahier Technique n° 187), il est recommandé
d’interconnecter toutes les masses d’utilisation d’une même installation et de
les relier à la même prise de terre (résistance RA)
 les prises de terre (RA et RB) sont interconnectées (le plus souvent), ou
indépendantes ;
Note : Deux prises de terre sont estimées indépendantes si elles sont
distantes de plus de 8 m.
 chaque conducteur actif présente, vis à vis de la terre, une impédance
qui se compose d’une résistance et d’une capacité. Le schéma ainsi défini
peut être simplifié en négligeant les résistances par rapport aux
impédances compte tenu de leurs valeurs respectives à 50 Hz.

Schéma équivalent d’un réseau à neutre


isolé ou impédant
•2.4.2 cas de 1 er défaut dans le régime IT :
En conditions normales d’exploitation, la sécurité des personnes est assurée
lorsque la tension de contact est inférieure à 50 V selon la norme CEI 60364
(NF C 15-100). Lorsque cette tension de contact est dépassée, ces mêmes
normes exigent l’ouverture automatique du circuit.
Le sous-chapitre suivant démontre pourquoi l’exploitation d’un réseau avec
un SLT IT permet de ne pas déclencher au premier défaut d’isolement. ( la
disponibilité de service même en cas de 1 er défaut)

A_ calcul du courant dé défaut (Id) :

Dans le cas où un défaut de valeur résistive Rd survient entre la phase 3 et la


terre, un courant de défaut Id circule dans l’impédance du neutre et dans les
capacités C1, C2 et C3.
Avec l’hypothèse que les capacités phase-terre sont équilibrées (C1 = C2 = C3
= C), le courant de défaut a pour valeur :

Us
Id 
Z

Us : tension simple (220 V)


Z : impédance
RA et RB sont négligeable par a port à Z

• La tension de contact UC (tension de contact entre la masse d’un appareil


en défaut et une autre masse ou la terre) se calcule à partir du courant de
défaut Id qui circule dans la résistance de prise de terre RA des masses
d’utilisation si elles ne sont pas interconnectées, sinon RB (seule prise de terre
du réseau) :

UC = RA . Id
Schéma IT dans le 1 er défaut

2.4.2.1 La recherche du 1er défaut d’isolement :

Par recherche du défaut, bien que certains exploitants se contentent d’une


identification du départ en défaut, il est recommandé de déterminer très
précisément l’endroit de ce défaut, blessure d’un câble ou rupture
d’isolement dans un appareil par exemple, pour réparer le plus rapidement
possible.

A_ Recherche par mise hors tension successive des départs :

Cette façon de rechercher les défauts n’est citée que pour mémoire. Elle
consiste à ouvrir successivement les départs en commençant par les départs
principaux. Lors de l’ouverture du départ en défaut, le courant injecté par le
CPI diminue fortement, repassant en dessous du seuil de détection. L’alarme
sonore généralement commandée par le CPI s’interrompt alors, et permet à
distance de connaître le départ défectueux.
Cette procédure qui nécessite d’interrompre l’exploitation sur chaque départ
est contraire à la philosophie d’utilisation du schéma IT qui est la continuité
de service. Bien utilisée par le passé, elle disparaît progressivement avec le
développement des nouveaux systèmes de recherche de défaut qui
permettent une recherche sous tension (sans coupure).
B_ Recherche sous tension :
 Détection du courant de défaut
Comme vu précédemment, le premier défaut d’isolement est parcouru par
un courant Id à la même fréquence que celle du réseau (50 Hz ou 60 Hz)
retournant à la source par les capacités des autres phases saines et par
l’impédance de neutre si elle existe. Une première méthode de recherche
sous tension (sans interrompre la distribution) fut d’employer une pince
ampèremétrique pour mesurer sur chaque départ le courant « de fuite » à la
terre. Le départ en défaut étant celui qui donnait la plus forte valeur.
Cette méthode présente deux inconvénients.
 Elle n’est pas fiable sur des réseaux comportant de nombreux départs
dont certains sont fortement capacitifs (comment distinguer le courant à
la terre d’un départ court en défaut, de celui d’un départ long et
capacitif ?)
 Elle n’est pas applicable sur un réseau ayant peu de fuites capacitives (le
courant de défaut est quasi indécelable).
Pour améliorer la détection du cheminement du courant de défaut (à
fréquence industrielle) avec une pince ampèremétrique, deux artifices ont
été utilisés.
Le premier consistait à augmenter ce courant de défaut en plaçant
momentanément une impédance de faible valeur en parallèle sur le CPI.
Le second visait à distinguer les courants de fuite capacitive du courant de
défaut par la mise en service périodique de l’impédance précédemment citée
au moyen d’un relais batteur (environ 2 Hz).
• Détection d’un courant injecté
Cette méthode exploite un signal sinusoïdal basse fréquence (i 10 Hz) injecté
par un générateur ou un CPI. Le choix d’une fréquence basse pour la
recherche de défaut permet de s’affranchir des capacités de fuite du réseau,
mais cette fréquence ne peut être inférieure à 2,5 Hz car la détection avec un
capteur magnétique devient difficile. La recherche s’effectue avec des
dispositifs sensibles au seul signal injecté, qui peuvent être fixes avec des
tores de détection placés sur tous les départs, ou portables avec une pince
ampèremétrique accordée à la fréquence du signal afin de trouver l’endroit
exact du défaut
Lorsque les dispositifs (générateur, capteurs et récepteur) sont fixes, la
recherche sous tension du défaut peut être rendue automatique dès qu’un
défaut est détecté, avec un ordre émis par le CPI.
•Mesure d’isolement de chaque départ
Les exploitants, dont les besoins en continuité de service augmentent, ne
veulent même plus attendre le premier défaut : ils souhaitent pouvoir
programmer les interventions de maintenance et donc connaître à l’avance le
départ susceptible d’être prochainement affecté par un défaut d’isolement.
Pour cela il est nécessaire de « suivre » l’évolution de l’isolement de chaque
départ et de bien distinguer les composantes (résistive et capacitive) de
l’isolement. Le principe de la démodulation synchrone peut aussi être utilisé
en mesurant, d’une part le courant d’injection circulant dans les départs
(grâce aux capteurs tores), et d’autre part la tension d’injection. Le
développement de cette méthode de recherche est favorisée par l’application
des techniques numériques à la gestion de la distribution électrique (cf.
Cahier Technique n°186) : l’utilisateur peut maintenant surveiller à distance
et en permanence les évolutions de l’isolement des différents départs. La
mise en œuvre de bus numériques permet de centraliser toutes les
informations sur un superviseur, de les afficher, de les consigner et donc de
faire de la maintenance prédictive et éclairée.

2.4.3 Cas du deuxième défaut :


S’il survient un deuxième défaut d’isolement avant que le premier ait été
éliminé, celui-ci se transforme rapidement en court-circuit phase-phase .le
défaut n’est donc plus limité par l’impédance Z mais par les résistances des
deux masses
Les masse sont alors portées à un potentiel dangereux et la valeur du courant
est celle d’un courant de court-circuit
Sllytye s

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