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Informatique

TP n°5 29/11/2004
Installation d'une Debian en réseau Christian Caleca

Objet du TP
Le but de ce TP est de réaliser une installation minimale d'un système GNU/Linux à partir de
la distribution Debian, qui n'a pas la réputation d'être parmi les plus simples à installer.
En réalité, c'est surtout l'austérité du script d'installation qui donne cette impression. Les
seule réelles difficultés sont de savoir correctement partitionner son disque dur et de
disposer déjà de quelques notions de l'organisation d'un tel système.
Nous utiliserons un outil de partitionnement : CFDISK, qui n'est pas le plus complexe, et
nous verrons un minimum de choses concernant l'architecture de GNU/Linux.

Matériel requis
• Un PC avec un disque dur d'au moins 1,5 Go, équipé d'un lecteur de CD ROM
• Le CD ROM d'installation minimale de la Debian.
• Assurez-vous qu’une souris est branchée sur le port PS/2

Travail demandé
Le détail des opérations est consigné dans ce document. Vous aurez à rédiger un rapport
dans lequel vous donnerez vos impressions sur les difficultés rencontrées, ce qui vous
semble obscur dans ce que vous avez fait...

Démarrage de l'installation
1. Vérifiez que l'ordre de démarrage dans votre BIOS est bien toujours A,CDROM,C.
Placez le CD ROM de Debian dans le lecteur et redémarrez.
2. A l'invite "Boot:", tapez
bf24
Ca peut paraître obscur, il s'agit juste d'indiquer quel noyau (kernel) nous souhaitons
installer. "bf24" veut dire que l'on souhaite un kernel 2.4,
3. "Choose the language"
Choisissez FR (français), ce sera plus commode
4. "Choisissez une variété"
Prenez le français français. Les autres le sont aussi, mais certains caractères
spéciaux ne sont pas forcément identiques.
5. Lisez, pour votre culture générale, l'écran "Notes sur cette version", puis continuez.
6. Configurez le clavier,
7. choisissez AZERTY/fr-Latin-1. Si vous en choisissez un autre, certaines touches
risquent de ne pas donner le bon caractère. Nous avons déjà vu ça avec FreeDOS
8. Partitionnez le disque dur.
Ici, il va y avoir un peu de travail.Vous devrez détruire toutes les partitions existantes
et, à la place, en créer trois nouvelles. La première servira à recevoir le système, la
seconde accueillera un répertoire particulier et la dernière servira pour la mémoire
virtuelle (swap). Dans les systèmes GNU/Linux, il est vivement conseillé de créer une

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partition dédiée à cet usage, d'une taille égale au moins au double de la taille de la
mémoire RAM installée.
9. Vous voyez apparaître un écran affichant la liste des disques durs présents sur votre
machine. Normalement, vous n'en avez qu'un seul, et il doit apparaître une ligne de
la forme :
/dev/hda
Sélectionnez cette ligne et continuez.
10. Suit un assez long avertissement sur les limitations de LILO (LInux LOader). Lisez-le
jusqu'au bout (utilisez les flèches haut et bas pour faire défiler tout le texte), notez ce
que vous ne comprendrez pas, même avec les explications données en annexes.
En réalité, votre machine est assez "récente" pour ne pas souffrir des limitations
exposées.
Lorsque vous avez fini la lecture, continuez.
11. Nous utiliserons Reiserfs, donc l'avertissement nous concerne. En annexe, vous
trouverez des explications sur ce qu'est un journal. Continuez.

Partitionnement du disque
1. Vous êtes maintenant dans CFDISK, l'outil de partitionnement qui ressemble au
FDISK de FreeDOS, en plus évolué.
Vous devez voir apparaître toutes les partitions qui existent sur votre disque dur hda.
2. Linux considère les disques de la façon suivante :
a. le disque maître du port IDE principal est hda
b. le disque esclave du port IDE principal est hdb
c. le disque maître du port IDE secondaire est hdc
d. le disque exclave du port IDE secondaire est hdd.
e. Pour un disque donné :
i. les partitions sont numérotées de 1 à 4 pour les partitions principales,
de 5 à n pour les partitions étendues. Si vous créez une partition had4,
vous ne pourrez plus créer de partitions secondaires. C'est la même
limitation due pour le FDISK de FreeDOS, puisqu'elle vient en réalité
des routines du BIOS.
3. Vous devez détruire toutes les partitions existantes.
a. les flèches haut et bas naviguent dans la liste des partitions,
b. les flèches gauche et droite naviguent dans les commandes du menu, en bas
de l'écran.
4. Créez maintenant dans l'espace libre une nouvelle partition primaire de 2 Go (2000
Mbytes) au début du disque. Elle prendra le nom hda1.
5. Créez maintenant dans l'espace libre une nouvelle partition étendue (Logical) de 500
Mbytes. Elle prendra le nome de hda5. Vous auriez tout aussi bien pu créer une
partition primaire, c'est juste pour manipuler une partition étendue que nous avons
agi comme ça.
6. Créez pour finir une partition étendue de 512 Mbytes, pour le « swap ». Elle prendra
le nom « had6 ».

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7. Par défaut, CFDISK assigne aux nouvelles partitions le type "Linux". Ca n'a pas de
réelle importance, sauf pour le swap, qu'il faut bien indiquer comme "swap".
8. Sélectionnez la partition étendue (hda6),
9. dans le menu, choisissez "Type", apparaît alors la liste (impressionnante) des
systèmes de fichiers que CFDISK connaît. Pourtant, il ne les connaît pas tous,
puisque Reiserfs n'est pas dans la liste, mais nous verrons que ce n'est pas grave.
Trouvez l'index de "Linux SWAP" (ce doit être 82), appuyez sur la barre d'espace
pour faire apparaître la fin de la liste et entrez la valeur 82. Faites "Entrée",
10. hda6 est maintenant typée "Linux SWAP".
11. Nous avons fini le partitionnement. Contrairement au FDISK de FreeDOS, pour
l'instant, aucune modification n'a été écrite dans la table des partitions. Pour le faire,
choisissez dans le menu la commande "Write". Confirmez en écrivant textuellement
yes
Vous pouvez maintenant faire "Quit" pour continuer l'installation. Il doit rester un peu
de place sur le disque, c’est volontaire, ça servira pour des manipulations futures.

Formatage des partitions


1. Initialiser et activer une partition d'échange
Le programme doit vous proposer un unique choix : /dev/hda6, puisque c'est la seule
partition marquée "Linux SWAP". N'effectuez pas de vérification des secteurs
défectueux, l'opération est longue, et ce n'est pas utile pour ce que nous aurons à
faire de cette installation.
2. Comme il va y avoir formatage, les données seront perdues, mais on n'a pas le choix,
sinon, l'installation s'arrêtera. Donc, nous continuons,
3. Initialiser une partition Linux
Debian vous donne le choix entre EXT2, EXT3 ou ReiserFS. Choisissez le troisième
choix. Ceci est analogue à ce qu'il se passerait si, dans le monde Microsoft, vous
deviez choisir entre FAT16, FAT32 ou NTFS,
4. Sélectionnez la partition
Vous avez deux partitions possibles : hda1 et hda5 (les deux partitions de type
Linux). Choisissez la plus grande, c’est à dire hda1. Ne recherchez toujours pas les
secteurs défectueux, vous êtes sûr de vouloir le faire,
5. L'opération qui suit est en réalité un formatage de haut niveau, analogue à ce que
ferait la commande FORMAT de FreeDOS,
6. Monter comme système de fichiers racine
Répondez oui, même si pour l'instant, vous ne savez pas exactement ce que ça veut
dire, nous verrons ça en Annexe,
7. Encore…
Revenez sur « initialiser une partition Linux » , pour traiter hda5. Toujours en
ReiserFS, comme vous l’avez fait pour la précédente.
8. Sélectionnez le point de montage pour /dev/hda5
Choisissez la ligne /var

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Copie des fichiers nécessaires au système de base


1. Installer le noyau et les modules des pilotes
Cette opération, bien que nettement plus complexe que sous DOS, correspond à peu
près à une partie de la commande SYS (sauf pour la mise à jour du PL), et à la copie
de fichiers .sys à instancier dans le config.sys, comme pour le CD ROM ou la souris.
2. CDROM Debian trouvé
C'est une chance, sinon, nous aurions été dans le pétrin. Oui, nous continuons avec
le CD ROM, nous n'avons rien d'autre.
3. Configurer les modules des pilotes matériels.
Il faut passer par là, même si nous n'avons rien de spécial à ajouter, en termes de
modules, sur une installation aussi minimaliste. Dans un cas plus général, il peut se
faire que l'on ait à ajouter des modules pour une carte réseau, une carte graphique...
4. Note sur les pilotes chargés.
Linux, en réalité, propose une alternative. Le code nécessaire pour la gestion des
périphériques peut être intégré au noyau (compilé en même temps que le noyau), ou
ajouté sous forme de modules. le noyau que nous utilisons est compilé avec ce qu'il
faut pour piloter bon nombre de périphériques. Ca simplifie l'installation, mais ça
risquera peut-être de poser des problèmes si l'on change plus tard de noyau.
Continuons.
5. Il y a une liste impressionnante de modules, mais ici, nous n'avons besoin d'aucun
d'eux. Choisissez tout de suite la ligne "sortie"
6. Configurer le réseau
Cette fois-ci nous avons le réseau à configurer
o Mettez comme nom de machine, ce qui est écrit sur l’étiquette verte
o Choisissez l’interface eth0, c’est normalement la seule, il n’y a qu’une carte
réseau dans votre machine.,
o Configuration automatique, il y a ce qu’il faut pour ça (à la condition que vous
ayez pensé à connecter votre machine au réseau), Au bout de quelques
instants, vous devez obtenir un message indiquant que le réseau a été
correctement configuré.
7. Installer le système de base
o Le système vous propose plusieurs méthodes possibles, choisissez
« réseau »
o Dans l’URL, indiquez :
ftp://mirdeb.eme.org/debian
ne touchez à aucun autre champ de saisie, soyez d’accord avec ce que vous
avez écrit.
8. L'installateur copie maintenant le kernel et l'ensemble des fichiers nécessaires pour
une installation minimale d'un système GNU/Linux. Ca va être un peu long...

Préparations pour l'amorçage du système


1. Il faut rendre maintenant le système amorçable. Vous avez le choix entre mettre le
"boot loader" dans le MBR ou dans le secteur d'amorçage de la partition racine
(/dev/hda1). Choisissez la première

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2. passez le problème de sécurité de LILO, nous verrons ça plus tard,


3. Créez une disquette d'amorçage de secours, au cas où...
4. réamorcez le système,
5. sortez le CD ROM et la disquette, et réamorcez...

Fin de l'installation
1. Vous devez vous retrouver avec un écran bleu, vous indiquant que l'installation du
système de base est terminé, que vous allez maintenant procéder à quelques
paramétrages de base. Continuez,
2. Mettez votre horloge "hardware" sur GMT.
Un PC dispose d'une horloge interne "hardware", qui continue de tourner même
quand le PC est hors tension, grâce à une pile située sur la carte mère. La même que
celle qui sert à sauvegarder vos paramètres BIOS. GMT, c'est l'heure universelle,
celle du méridien de Greenwich. Mais en local, nous utiliserons l'heure locale, qui a
donc un décalage de +1H en hiver et de +2H en été (merci, les politiques, qui n'ont
parfois rien de mieux à faire que de nous compliquer la vie),
3. Ici, vous choisissez d'abord votre région géographique, l'Europe,
4. puis Paris (la France, c'est Paris, c'est bien connu),
5. Shall I enable MD5 passwords ?
Et comment ! C'est bien plus sûr, donc vous choisissez "Yes",
6. Shall I enable shadow passwords ?
Naturellement. Choisissez "YEs"
7. Enter the passord for root
Root, c'est l'administrateur, celui qui a tous les droits, dieu, quoi.
Les systèmes UNIX sont multi-utilisateurs et tous les utilisateurs n'ont pas les mêmes
droits. Seul root peut tout faire.
Mettez un mot de passe "dur", 8 caractères minimum, avec des majuscules, des
minuscules, des chiffres, voire, des caractères spéciaux (méfiez-vous de ça tout de
même, si pour une raison ou une autre, vous vous retrouvez avec un clavier US,
vous risquez d'être embêté pour entrer le mot de passe).
Pour cette manip, mettez le mot de passe que vous voulez, mais ATTENTION !!!
Notez-le et ne le perdez pas ! Je ne vous le retrouverai pas si vous le perdez et vous
aurez à refaire la manip depuis le début.
Ne vous étonnez pas de ne pas avoir d'écho à l'écran, c'est volontaire, c'est pour
éviter que tout le monde voie ce que vous tapez.
Bien entendu, il faut répéter ce mot de passe, pour être sûr qu'il n'y a pas de faute de
frappe,
8. Shall I create a normal user account now ?
Oui.
9. Mettez comme "username" :
utilisateur,
10. Laissez le nom complet comme il est, il ne sert à rien pour la suite de la manip,
11. Comme mot de passe, mettez ce que vous voulez, et là aussi, ne l’oubliez pas, si
possible…

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12. Shall I remove pcmcia packages ?


Oui. pcmcia, c'est un format d'extensions spécifique aux ordinateurs portables, nous
n'en avons pas besoin ici,
13. Do you want to use PPP connection to install the system ?
Il faudrait répondre oui, si nous disposions d'une connexion de type ADSL ou Câble,
utilisant PPPoE, et que nous voulions continuer l'installation.
Comme pour l'instant, nous n'installons que le minimum et que, de plus, nous n'avons
pas besoin de PPP, on répond "No",
14. APT configuration...
a. Choisissez FTP,
b. Use non-US software ? Yes
c. Use non-free software ? Yes
d. Use contrib.-software ? Yes
e. Select a country : enter informations manually
i. Enter mirror name : mirdeb.eme.org
ii. Enter mirror directory : /debian
iii. Add another apt source ? No
iv. Use security updates for security.debian.org ? Yes

15. Run Tasksel ?


Surtout pas. Il faudrait le faire si nous voulions installer des applications
supplémentaires. Ce n'est pas le cas, nous voulons juste un système minimum pour
l’instant, nous utiliserons tasksel plus tard.
Répondez "No",
16. Run dselect ?
Alors là, surtout pas. Non seulement nous n'en avons pas besoin ici, mais en plus, il y
a des outils bien plus simples qui font la même chose,
17. blabla... Do you want to continue ?
"Yes"
18. Configuring Iptables.
a. Enable the iptables init.d script ? Yes
19. Comme prévu, le système enlève les paquetages relatifs à pcmcia.
Répondez "Yes" à la question posée,

Le serveur de messagerie
Dans un système UNIX, la messagerie est fondamentale, parce que le système alerte
l'administrateur au moyen de messages électroniques (e-mails). Même sur une machine
isolée de tout réseau, le système de messagerie est nécessaire.
Debian installe donc obligatoirement un tel serveur, qu'il faut maintenant configurer.
Choisissez l'option 4 qui correspond à notre cas de figure

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La dernière question posée concerne un problème de sécurité. Les messages sont envoyés
à "root", ou à "postmaster", qui sont des utilisateur qui ont trop de pouvoirs pour se permettre
d'ouvrir une session juste pour aller lire des messages. Donc, le principe est de rediriger ces
messages vers la boîte aux lettres d'un utilisateur normal. Ca tombe bien puisqu'on en a
créé un.
Tapez donc ici :
utilisateur
This is OK ?
"Yes"
Alors "Have fun !"
Voilà. C'est installé le système est prêt à recevoir un utilisateur.

Ouvrir une session


A l'invite "login", tapez :
root
Pour le "Password", essayez de vous rappeler de ce que vous avez mis tout à l'heure, au
moment de la création de ce compte.
Vous êtes maintenant le maître absolu du système. Ca veut dire que vous pouvez aussi
facilement construire votre architecture que la démolir, donc, il convient d’être prudent.

Voir un peu la mémoire de masse


La commande df (disk free) permet de connaître le taux de remplissage de vos partitions :

~# df -h
Filesystem Size Used Avail Use% Mounted on
/dev/hda1 1.9G 439M 1.4G 24% /
/dev/hda5 478M 218M 261M 46% /var
Et notez une chose fondamentale dans les systèmes UNIX :
Lors de l’installation, nous avons créé une partition /dev/hda5, et nous avons demandé à ce
qu’elle soit montée dans le répertoire /var. Nous retrouvons bien ici cette information.
Utilisons maintenant deux commandes de base :

cd /
Pour se positionner à la racine de l’arborescence

ls –l
Pour afficher le contenu du répertoire racine :
/# ls -l
total 51
drwxr-xr-x 2 root root 1856 Nov 29 14:51 bin
drwxr-xr-x 2 root root 424 Nov 29 14:47 boot
drwxr-xr-x 2 root root 48 Nov 29 14:44 cdrom
drwxr-xr-x 9 root root 33688 Nov 29 15:30 dev
drwxr-xr-x 59 root root 3712 Nov 29 15:30 etc
drwxr-xr-x 2 root root 48 Nov 29 14:44 floppy

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drwxrwsr-x 3 root staff 72 Nov 29 14:49 home


drwxr-xr-x 2 root root 48 Nov 29 14:44 initrd
drwxr-xr-x 5 root root 2976 Nov 29 14:58 lib
drwxr-xr-x 2 root root 48 Feb 8 2002 mnt
drwxr-xr-x 2 root root 48 Nov 29 14:44 opt
dr-xr-xr-x 58 root root 0 Nov 29 15:30 proc
drwxr-xr-x 8 root root 600 Nov 29 15:52 root
drwxr-xr-x 2 root root 2528 Nov 29 14:51 sbin
drwxrwxrwt 9 root root 320 Nov 29 15:52 tmp
drwxr-xr-x 13 root root 312 Nov 29 14:58 usr
drwxr-xr-x 14 root root 312 Nov 29 14:44 var
lrwxrwxrwx 1 root root 25 Nov 29 14:23 vmlinuz ->
boot/vmlinuz-2.4.18-bf2.4
Nous n’allons pas entrer dans les détails, mais déjà, les lignes qui commencent par un d
sont des répertoires (directories)
Et nous voyons var comme étant un répertoire, comme les autres, alors que les autres sont
tous sur /dev/hda1. Pourtant, /var est bel et bien sur /dev/hda5.
La notion de « volumes » chère aux systèmes Microsoft n’existe pas ici.
Une seule arborescence rassemble toutes les partitions « montées » sur le système. Il
pourrait aussi bien y avoir des répertoires distants, accessibles par le réseau, qui seraient
intégrés dans cette arborescence. La notion de « voisinage réseau » de Windows n’existe
pas ici.

Installer un outil de gestion de fichiers


Comme nous l’avons vu dans le TP précédent, dont nous avons repris la majeure partie ici,
nous disposons d’un système GNU/Linux minimum. Les commandes en ligne existent pour
gérer les fichiers, mais ne sont pas simples à utiliser, surtout si on ne les connaît pas.
Il existe, heureusement pour les débutants, un petit utilitaire nommé « Midnight
Commander », qui n’est pas installé par défaut, mais que nous allons très simplement
ajouter maintenant.

Les commandes du système « apt »


Les plus attentifs en ont déjà vu le nom dans la procédure d’installation, puisque c’est l’outil
de base, sous Debian, pour gérer les paquetages des divers composants de la distribution. Il
est spécifique à Debian, mais tellement pratique qu’un portage est en cours sur les
distributions Redhat et dérivées (La Fedora, par exemple).
Le paquetage à installer s’appelle : mc. Nous utilisaons l’outil apt-get avec l’option install :

# apt-get install mc
Reading Package Lists... Done
Building Dependency Tree... Done
The following extra packages will be installed:
libglib1.2 libgpmg1 mc-common perl perl-modules
The following NEW packages will be installed:
libglib1.2 libgpmg1 mc mc-common perl perl-modules
0 packages upgraded, 6 newly installed, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 4407kB of archives. After unpacking 16.3MB will be used.
Do you want to continue? [Y/n]

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Oui, nous voulons continuer, mais avant, notez ces quelques points :
• Le système annonce qu’il va en réalité ajouter 5 paquetages supplémentaires :
libglib1.2 libgpmg1 mc-common perl perl-modules. Peu importe pour le moment leur
utilité exacte, ce qu’il faut savoir, c’est qu’ils sont nécessaires au bon fonctionnement
de MidnightCommander. Comme ils ne sont pas présents sur notre installation, il faut
les rajouter.
• Le système nous indique également le volume des fichiers à télécharger, ce sont des
fichiers compressés (4407 KB) et le volume qu’ils occupreont une fois installés (16.3
MB). Utile, lorsque la place est comptée, pour savoir si l’opération est réalisable ou
non.
Mais continuons l’installation :

Get:1 ftp://mirdeb.eme.org stable/main perl-modules 5.6.1-8.7 [1285kB]


Get:2 ftp://mirdeb.eme.org stable/main perl 5.6.1-8.7 [1160kB]
Get:3 ftp://mirdeb.eme.org stable/main libglib1.2 1.2.10-4 [112kB]
Get:4 ftp://mirdeb.eme.org stable/main libgpmg1 1.19.6-12 [45.2kB]
Get:5 ftp://mirdeb.eme.org stable/main mc-common 4.5.55-1.2woody3 [1351kB]
Get:6 ftp://mirdeb.eme.org stable/main mc 4.5.55-1.2woody3 [455kB]
Fetched 4407kB in 15s (290kB/s)
Selecting previously deselected package perl-modules.
(Reading database ... 6027 files and directories currently installed.)
Unpacking perl-modules (from .../perl-modules_5.6.1-8.7_all.deb) ...
Selecting previously deselected package perl.
Unpacking perl (from .../perl_5.6.1-8.7_i386.deb) ...
Selecting previously deselected package libglib1.2.
Unpacking libglib1.2 (from .../libglib1.2_1.2.10-4_i386.deb) ...
Selecting previously deselected package libgpmg1.
Unpacking libgpmg1 (from .../libgpmg1_1.19.6-12_i386.deb) ...
Selecting previously deselected package mc-common.
Unpacking mc-common (from .../mc-common_4.5.55-1.2woody3_i386.deb) ...
Selecting previously deselected package mc.
Unpacking mc (from .../mc_4.5.55-1.2woody3_i386.deb) ...
Setting up libglib1.2 (1.2.10-4) ...

Setting up libgpmg1 (1.19.6-12) ...

Setting up perl-modules (5.6.1-8.7) ...

Setting up perl (5.6.1-8.7) ...

Setting up mc-common (4.5.55-1.2woody3) ...

Setting up mc (4.5.55-1.2woody3) ...

pxp-2001:/var/spool#
Maintenant, nous pouvons utiliser mc . Tapez juste la commande

mc
Il apparaît alors un magnifique gestionnaire de fichiers, en mode texte, comme les
« anciens » en ont connu sous MS DOS, du temps de sa grandeur.

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La configuration de « apt »
Profitons-en pour aller voir de plus près comment apt s’y prend pour trouver la liste des
paquetages disponibles.
Avec mc, remontez dans l’arborescence des répertoires jusqu’à la racine /
Pour remonter, il suffit, avec les flèches haut et bas de déplacer la ligne en surbrillance
jusqu’en haut de la liste, sur la ligne marquée ../ et de faire « return » (ou « enter », ou
« entrée », suivant le clavier)
Le répertoire courant est marqué tout en haut de la fenêtre.
Redescendez alors dans le répertoire /etc
Puis dans le répertoire /apt
Là, vous trouvez un fichier nommé « sources.list ». Vous pointez dessus et appuyez sur F4
(Edit).
MidnightCommander offre en effet un éditeur de texte simple, mais souvent suffisant.
Normalement, vous devez trouver dans ce fichier ces 4 lignes :

deb ftp://mirdeb.eme.org/debian stable main non-free contrib


deb http://non-us.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib non-
free
deb-src http://non-us.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib
non-free

deb http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free


Ces lignes ont été écrites lors de l’installation. La seule que nous avons maîtrisée est la
première. Pour les autres, elles ont été ajoutées automatiquement lorsque nous avons choisi
les options non-us (lignes 2 et 3) et sécurité (dernière ligne).
Le serveur ftp mirdeb.eme.org , comme son nom l’indique, est un serveur local. C’est un
miroir d’un serveur officiel de la distribution Debian, limité aux installations sur plate-forme
Intel 32 bits.
Ce serveur est également miroir des paquetages non-us, nous allons donc modifier la
seconde ligne :
deb http://non-us.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib non-free
comme suit :

deb ftp://mirdeb.eme.org/debian stable main non-free contrib


deb ftp://mirdeb.eme.org/debian-non-US stable/non-US main non-free contrib

#deb http://non-us.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib non-


free
#deb-src http://non-us.debian.org/debian-non-US stable/non-US main contrib
non-free

deb http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free

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Quelques explications
Le # en début de ligne indique qu’il s’agit de commentaires, ce qui signifie que le reste de la
ligne n’est pas pris en compte. Autrement dit, nous avons fait comme si les deux lignes
commençant par un # avaient été supprimées.
Nous avons supprimé la ligne concernant les paquetages binaires et sources pour la partie
« non-US ». Les sources ne nous servent à rien, nous n’avons pas l’intention de compiler
ces sources, puisque les paquetages binaires sont déjà compilés.
La seconde ligne permet d’indiquer deux choses :
• Le serveur est un serveur ftp (et non plus http),
• C’est maintenant notre miroir local et non plus un serveur sur l’internet.
Le système de gestion des paquetages maintient en local (sur votre machine) une base de
données des paquetages présents sur les serveurs sources, les paquetages installés, ceux
qui sont à moitié installés, et d’autres choses encore.
Comme nous avons modifié les serveurs, il faut remettre à jour cette base, en utuilisant la
commande :
Apt-get update

~# apt-get update
Hit http://security.debian.org stable/updates/main Packages
Hit http://security.debian.org stable/updates/main Release
Hit http://security.debian.org stable/updates/contrib Packages
Hit http://security.debian.org stable/updates/contrib Release
Hit http://security.debian.org stable/updates/non-free Packages
Hit http://security.debian.org stable/updates/non-free Release
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/main Packages
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/main Release
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/non-free Packages
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/non-free Release
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/contrib Packages
Hit ftp://mirdeb.eme.org stable/contrib Release
Get:1 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/main Packages [44.5kB]
Get:2 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/main Release [102B]
Get:3 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/non-free Packages [2804B]
Get:4 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/non-free Release [106B]
Get:5 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/contrib Packages [926B]
Get:6 ftp://mirdeb.eme.org stable/non-US/contrib Release [105B]
Fetched 48.6kB in 10s (4729B/s)
Reading Package Lists... Done
Building Dependency Tree... Done
~#
Voilà. Nous ne dépendons plus de l’internet que pour les mises à jour de sécurité. Pour le
reste, nous avons tout ce qu’il faut sur le réseau local.

Installation des couches graphiques


Nous avons un système minimum. Il faut maintenant ajouter ce dont nous avons besoin en
fonction de l’usage que l’on veut faire de notre machine.

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Informatique
TP n°5 29/11/2004
Installation d'une Debian en réseau Christian Caleca

Nous allons ajouter quelque chose de compliqué, tout ce qu’il faut pour fonctionner en mode
graphique.

Installation du serveur X
Le serveur X est la partie logicielle qui permet de faire fonctionner l’écran en mode
graphique. C’est une étape absolument nécessaire.
Pour y parvenir, nous utilisons un outil d’installation qui permet d’ajouter simplement une
suite de paquetages nécessaires pour un résultat donné. Ce n’est pas fin, mais c’est simple.
Cet outil s’appelle « tasksel » et cochez uniquement la première ligne : « X window system»
Utilisez les touches :
• Tabulateur pour déplacer le « focus »
• Flèches haut et bas pour vous déplacer dans la liste (lorsqu’elle a le focus)
• La barre d’espace pour sélectionner ou désélectionner une option
• Return pour valider, après vous être placé sur <finish>
Vous verrez, avec un peu d’entraînement, on y arrive très bien.
Lancez donc tasksel ,

pxp-2001:~# tasksel
Reading Package Lists... Done
Building Dependency Tree... Done
The following extra packages will be installed:
cpp cpp-2.95 lbxproxy libdps1 libfreetype6 libxaw7 menu proxymngr twm x-
window-system-core xbase-clients xdm xfonts-100dpi
xfonts-75dpi xfonts-base xfonts-scalable xfree86-common xfs xfwp
xlibmesa3 xlibs xnest xprt xserver-common xserver-xfree86 xspecs
xterm xutils xvfb
The following NEW packages will be installed:
cpp cpp-2.95 lbxproxy libdps1 libfreetype6 libxaw7 menu proxymngr twm x-
window-system x-window-system-core xbase-clients xdm
xfonts-100dpi xfonts-75dpi xfonts-base xfonts-scalable xfree86-common xfs
xfwp xlibmesa3 xlibs xnest xprt xserver-common
xserver-xfree86 xspecs xterm xutils xvfb
0 packages upgraded, 30 newly installed, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 36.8MB of archives. After unpacking 77.2MB will be used.
Do you want to continue? [Y/n]

Manage X server wrapper configuration file with debconf? Yes

Manage XFree86 4.x server configuration file with debconf? Yes

Select the desired X server driver. Choisissez “ati” dans la liste

Use kernel framebuffer device interface? Yes

Please select the XKB rule set to use. Laissez xfree86

Passez l’écran explicatif (après l’avoir lu), puis :

Please select your keyboard model. Mettez pc105

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Please select your keyboard layout. Mettez fr

Please select your keyboard variant. Remettez fr

Please select your keyboard options. Laissez vide

Please choose your mouse port. Choisissez /dev/psaux

Please choose the entry that best describes your mouse. Si vous avez une
souris à molette, mettez ImPS/2. Si votre souris n’a pas de molette, mettez
PS/2

Is your monitor an LCD device? Mettez no

Please choose a method for selecting your monitor characteristics. On va


faire dans le medium

Please select your monitor's best video mode. Mettez 1024x768 @ 75Hz

Select the video modes you would like the X server to use. Cochez 1024x768,
et laissez les resolutions inférieures cochées aussi

Please select your desired default color depth in bits. Laissez 24

Et voilà pour la configuration du serveur graphique est finie. Le système va pédaler un


moment pour installer tout ça, puis, vous allez reprendre la main sur la console.
Apez maintenant la commande :
startx
Vous devez avoir un magnifique écran gris, avec un curseur au milieu. Avec un peu de
chance, il bouge si vous déplacez la souris
Pas de menus, pas de fenêtres… Bref, parfaitement inutile en l’état.
Tuez le mode graphique en appuyant simultanément sur les touches Ctrl+Alt+BS (flèche
gauche du retour arrière)
Vous revenez en mode texte.

Installation du gestionnaire de fenêtres


Retour sur tasksel, et cochez cette fois ci « desktop environment »
Do you have a postscipt printer ? Yes
Use defoma ? Yes

Do you want FreeType 2 support on Mozilla ? Yes


Please choose your sound daemon’’s dsp wrapper : On n’a pas de carte son, donc none
Après un certain temps au bout duquel on vous re demandera

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Select the desired default display manager : et où vous choisirez encore kdm, il se passera
encore un long moment avent que vous ne récupériez la main, mais avec des messages
d’erreur.
Faites alors des apt-get upgrade, autant de fois que nécessaire pour obtenir finalement :

~# apt-get upgrade
Reading Package Lists... Done
Building Dependency Tree... Done
0 packages upgraded, 0 newly installed, 0 to remove and 0 not upgraded.
Les erreurs rencontrées viennent du fait qu’il y a énormément de paquetages à installer et
que les dépendances (paquetages nécessaires à d’autres) ne sont pas toujours
correctement résolues.
Apt sait gérer ces problèmes et les éliminera, éventuellement en plusieurs passes, comme
nous avons l’exemple ici.

Redémarrage en mode graphique


Il vous suffit maintenant de lancer la commande

Reboot
Vous devriez être en mode graphique.
Une fois votre session ouverte (root pour commencer), un assistant devrait vous aider à
configurer votre environnement graphique principalement en ce qui concerne la localisation.
Oui, mais on n’a pas droit au français, parce que l’installation par défaut n’a pas mis ce qu’il
fallait.
Dans la barre des tâches, en bas à gauche, vous avez l’icône d’un écran avec un coquillage
(Shell), cliquez dessus, pour ouvrir une console texte.
Apt-get install kde-i18n-fr
Puis, toujours dans la barre des tâches, un écran avec un circuit imprimé, c’est le centre de
configuration de KDE.
Cliquez dessus et dans le menu déroulant, développez l’arborescence « look and feel »,
choisissez « country and language » et faites ce qu’il faut pour que tout soit en français, avec
le jeu de caractères iso-8859-1
Apply
Dans le menu K (équivalent du menu démarrer de windows), faites « logout »
Puis réouvrez une session root. Les menus devraient maintenant être écrits en français.
Vous pouvez visiter cet environnement, sans oublier de lire tout de même la fin de ce
document.

Conclusions
Installer un Linux graphique, surtout avec cette distribution, est bien sûr plus complexe que
d'installer un Windows, mais ce n'est pas insurmontable.

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D’autres distributions, comme la Mandrake ou la Fedora permettent une installation


beaucoup plus simple, mais également moins bien maîtrisée par l’utilisateur.

Annexes
APT
APT est donc une suite d’outils propre à Debian qui permet d’installer, de retirer tout
composant du système, en assurant la cohérence des dépendances.
APT utilise une ou plusieurs sources de paquetages (repositories). Dans l’exemple, nous en
avons trois, dont deux sur un serveur local. Nous pourrions en avoir d’avantage.
APT permet de conserver son système à jour avec les mises à jour de sécurité, mais permet
aussi le passage à la version suivante du système, lorsqu’une mise à jour complète de la
distribution est publiée.
Une machine Linux/Debian bien tenue et connectée à l’internet n’a plus jamais besoin de
lecteur de CD ROM pour être gardée à jour. Mieux encore, elle n’a besoin d’être
« rebootée » que lorsque l’on effectue une mise à jour du noyau, ce que nous aurons
l’occasion de réaliser dans un TP futur. Une telle mise à jour, sauf en cas de bug avéré et
corrigé, n’est nécessaire que très rarement.

Les interfaces graphiques


Avec la méthode d’installation choisie, nous en avons installé plusieurs.
Pour vous en convaincre, fermez la session et réouvrez-en une autre, en prenant soin
d’ouvrir la liste déroulante : « Session type ». Essayez :
• Gnome-session,
• Twm (assez déroutante… Pensez que vous avez des boutons sur votre souris)
• Sawfish (non moins déroutante, pensez que vous avez un bouton, sous la molette de
votre souris)
Et nous pourrions en installer bien d’autres encore.
KDE est probablement l’interface qui dépayse le moins les habitués de Windows, et
certainement celle qui consomme le plus de ressources, avec GNOME.

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