Vous êtes sur la page 1sur 28

À l’aide du diagramme psychrométrique présentée ci-dessous répondez aux

questions suivantes :

G
I

J E F
C A B

D K

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1. Que représente un point sur l’axe des X?
Température sèche
2. Que représenté un point sur l’axe des Y?
Humidité absolue (H)
3. Que représente chaque point du diagramme?
Les paramètres thermodynamiques de l’air à une certaine température et à la p
atmosphérique
4. Que représentent les lignes courbes?
Courbe de saturation + courbes d’humidité relative constante
5. Que représentent les points situés sous la ligne de saturation?

L’air non saturé

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


6. Que représente les points situés au-dessus et à gauche de la ligne de saturation?
liquide
7. Le point A est placé sur le diagramme en connaissant deux valeurs mesurables.
Lesquelles?
Température sèche et H
8. Quelle information obtient-on au point B?
Humidité absolue - H
9. Le point C est un prolongement du point A. Quel paramètre doit rester constant
lors de ce refroidissement?
Humidité absolue _H
10. Quelles informations obtient-on aux points C et D?
C = point de rosée
D = température sèche
C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna
11. Le point E est un prolongement du point A. Quel paramètre doit rester
constant lors de ce refroidissement? Quelle information obtient-on à ce point?
L’enthalpie - refroidissement adiabatique – le TD à enthalpie constante
12. Le point E est obtenu comme un prolongement du point F. Quelle information
lit-on en E?
le TD à humidité absolue constante
13. Quelle est la transformation impliquée lors du transfert A-G?
Humidification (augmentation de H) à Tsèche = constante
14. Quelles informations obtient-on aux points G et I?
G –t sèche
I – humidité absolue
15. Quelles informations obtient-on aux points J et K?
J enthalpie; K volume massique de l’air
C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna
L’utilisation du diagramme psychrométrique (unités anglaises)

L’air entrant dans un humidificateur a les caractéristiques suivantes: une température de 80 °F et


un point de rosée de 59 °F. Déterminez à l’aide du diagramme psychrométrique :
a) L’humidité relative
b) L’humidité absolue
c) La température du thermomètre sec
d) La température du thermomètre humide
e) L’enthalpie
f) Le volume massique de l’air

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


Questions de vérification

 Quelle est la différence entre un gaz et la vapeur?


 Quelle est la différence entre l’air sec et l’air atmosphérique?
 Qu’entend-on par « pression de vapeur »?
 Quelle est la différence entre l’humidité absolue et l’humidité relative?
 Peut-on obtenir de l’air saturé à partir de l’air non saturé sans ajouter de
l’humidité? De quelle manière?
 Qu’entend-on par point de rosée?
 Dans quelles circonstances la température du thermomètre sec est-elle égale à la
température du thermomètre humide? Sinon la température du thermomètre sec est-
elle plus grande ou plus faible que celle du thermomètre humide?

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


Questions de vérification

 Vous portez des verres. Dans quelle situation vos verres s’embueront-ils l’hiver:
lorsque vous entrez dans une maison ou lorsque vous en sortez? Pourquoi?
 Presque tous les matins d’hiver, dans les pays nordiques, il faut dégager le pare-
brise de l’automobile couvert de givre. D’où provient ce givre? Supposez qu’il n’a
ni neigé ni plu la nuit précédente.
 À quel endroit, sur le diagramme psychrométrique, la température du
thermomètre sec, celle du thermomètre humide et le point de rosée sont-ils
identiques?

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


Système gaz-
gaz-liquide
 Implique transfert de matière entre une phase liquide pure et un gaz insoluble dans
le liquide
 Le transfert de matière influence le transfert de chaleur
 Le cas le plus simple- le liquide ne contient qu’un seul composant (pas de gradient de
concentration)
 Système air-eau – buts industriels :
a) Refroidissement de l’eau
b) Humidification de l’air
c) Déshumidification de l’air
 Le refroidissement de l’eau – dans une tour de refroidissement
Liquide chaud + gaz froid
 L’humidification –déshumidification –adiabatique - Chambre à jets
Humidification: Gaz chaud non saturé + liquide froid
Déshumidification: Gaz chaud saturé + liquide froid
C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna
1.3. Humidification adiabatique
 Consiste à pulvériser finement l’eau (à l’aide d’air
comprimé) dans l’air sans apport d’énergie thermique
 L’objectif: refroidir ou humidifier l’air
 L’eau pulvérisée s’évapore en contact avec l’air non
saturé
 Pas d’apport de chaleur puisque la chaleur nécessaire à l’évaporation de l’eau est
prise sur l’air
 Diminution de la température de l’air et augmentation de HR
 L’enthalpie totale de l’air humide reste la même
(h perdue par l’air = hgagnée par l’eau )
 h constante = humidification isenthalpique = adiabatique
 Dans le cas limite, l’air humidifié devient saturé
 Diagramme psychrométrique – droites de h constante

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


Mécanisme d’interaction liquide-gaz
Humidification adiabatique (cas le plus simple)

 Mécanisme qui suit les droites de refroidissement


adiabatique (diagramme P.)
 Ordonnée –T , h et H; Abscisse – distance
perpendiculaire à l’interface
 L’eau (plus froide que le gaz) est atomisée dans un
gaz chaud insaturé
 Transfert de l’eau vers l’air
 L’humidité augmente est se rapproche de l’humidité
de saturation
 La T eau = constante
 Énergie libérée par l’eau et énergie captée par
l’air sont =0
 La chaleur sensible air = la chaleur latente air

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Chambre à jets
Humidification adiabatique industrielle
Gaz chaud non saturé + liquide froid atomisé
Température de l’eau reste constante
Le gaz peut être refroidi ou humidifié sans nécessairement atteindre la saturation

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Saturation adiabatique H1,, HR1, T1 H2,, HR2 = 100%, T2

Obtenue si écoulement en régime permanent d’air


humide
T1 est connue, H1 = inconnue
Conduite adiabatique dans lequel se trouve un
réservoir d’eau liquide
H2O s’évapore et se mélange à l’air
L’humidité dans l’air croît durant l’évolution et sa température diminue (une partie de la
chaleur latente d’évaporation de l’eau provient de l’air)
Si le conduit est suffisamment long, l’air devient sature à la T2
T2 = température de saturation adiabatique
H2O d’appoint (à T2) est ajoutée dans le conduit pour compenser le taux d’évaporation

Bilan massique
m& AS = débit massique d ' air sec (kgAS / h)
Air sec m& AS 1 = m& AS 2 = m& AS m& V 1 = débit massique de vapeur à l ' état 1 (kgvapeur / h)
L' eau m& V 1 + m& ev = m& V 2 m& ev = débit massique de l ' eau qui s' évapore (kgH 2O / h)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
La masse de la vapeur peut être exprimée en fonction de l’humidité absolue:

m& v = m& AS H (1.16)

On introduit (1.16) dans l’équation de bilan massique de l’eau et on obtient:

m& AS ⋅ H1 + m& ev = m& AS H 2


(1.17)
m& ev = m& AS ( H 2 − H1 )

Eentrée = Esortie
Bilan énergétique (1.18)
m& AS ⋅ h1 + m& ev ⋅ hev = m& AS h2

La substitution de 1.17 en 1.18,conduit à:

m& AS ⋅ h1 + m& AS ⋅ ( H 2 − H1 ) ⋅ hev = m& AS h2 (1.19)

Simplification par le débit d’air sec h1 + ( H 2 − H1 ) ⋅ hev = h2 (1.20)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
On exprime h1 et h2 à l’aide de l’expression:
(C PT1 + H1hV ) + ( H 2 − H1 ) ⋅ hev = (C PT2 + H 2 hV )

H2 est l’humidité à la saturation, donc elle peut être exprimée à l’aide de la relation
(1.8) –cours1:
PS
H 2 = H S = 0,622 (1.22)
P2 − PS

Le calcul de H2 permettra de calculer par la suite H1, à l’aide de la relation:

CP (T2 − T1 ) + H 2 hev
H1 = (1.21)
hV − hev

La chaleur latente de vaporisation de l’eau (hev) est donnée par l’équation :

hev = λ = 2495,280 − 2,346T (1.23)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Table 1.3 Variables de la vapeur d’eau saturée

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Chauffage avec humidification

 Évolution 1-2 = séchage = humidité constante (H1 = H2)


 Évolution 2-3 = humidification = humidité augmente H 3 f H 2
 T3 < T2 (l’air cede une partie de chaleur pour vaporiser l’eau)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Soit une système de conditionnement d’air qui admet de l’air provenant de l’extérieur à 10 °C
avec une humidité relative de 30 % et un débit volumique de 45 m3/min. Le système est conçu
pour décharger l’air à l’intérieur à 25 °C avec une humidité relative de 60 %. L’air extérieur est
premièrement porté à 22 °C dans la section chauffée du conduit, puis de la vapeur d’eau chaude
est ajoutée à l’écoulement dans la section humidifiée. Déterminez:
a) La chaleur transmise dans la section chauffée
b) Le débit massique de vapeur ajoutée dans la section humidifiée. Supposez que l’écoulement
demeure à 100 kPa.

Variable thermodynamique: Cp (air) = 1,005 kJ/kgK


kJ/kgK

Section chauffage (1-


(1-2)
Bilan massique de l’air sec
m& AS1 = m& AS 2 = m& AS
Bilan massique d’eau
m& AS1 ⋅ H1 = m& AS 2 H 2
H 1= H 2

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
Eentrée = Esortie
Bilan énergétique Q& entrée + m& AS h1 = m& AS h2
Q& entrée= m& ( h − h )
AS 2 1

& AS
1) Calcul m
PV
H R (%) = ⋅100 PS (10 °C) = 1,2281 kPa (table 1.1. –cours 1)
PS

PV1= 0,368 kPa PAS


AS11= 99
99,,632 kPa
m AS
PASVAS = ⋅ R ⋅ TAS
M AS
=V’
VAS
= 0,815 m 3 AS / kgAS
m AS

V&1 m3 1 kg kg
m& AS = = 45 ⋅ = 55, 2
V' min 0,815 m3 min

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.3. Humidification adiabatique
2) Calcul de h1 et h2

h1 = CpT1 + H1hv1 Cp (air) = 1,005 kJ/kgK


h2 = CpT2 + H 2 hv 2

PV 1
H1= H2 H1 = 0,6207 = 0,0023kgeau / kgAS
PAS1

hv1 et hv2 = enthalpie de la vapeur d’eau à saturation (table 1.3 dernière colonne)

hv1(10 ° C) = 2519,2 kJ/kg


hv2(22 ° C) = 2541,1 kJ/kg

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


h1 = 15,8kJ / kgAS
h2 = 28,0kJ / kgAS

Q& entrée = m& AS (h2 − h1 ) = 55,2(28 − 15,8) = 673kJ / min

Q& entrée = 673 kJ / min

Section 2 - humidification

Bilan massique d’eau mAS 2 ⋅ H 2 + mH 2 O = mAS 3 H 3


& & &
m& H 2 O = m& AS ( H 3− H 2 )

PV
H R (%) = ⋅100
PS PV 3
H 3 = 0,6207
P − PV 3
PS (25 °C) = 3,1698 kPa (table 1.1.)
PV3= 1,90 kPa H3= 0,01206 kg H2O/kg AS

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


m& H 2O = m& AS ( H 3− H 2 ) = 55,2(0,01206 − 0,0023) =
= 0,539kgH 2O / min

m& H 2 O = 0,539 kg H 2O / min

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.4. Tour de refroidissement
Tour de refroidissement humide = refroidissement atmosphérique)
• Échangeur thermique – utilisé pour dissiper des lourdes charges
calorifiques dans l’atmosphère
• Composante importante en industrie
• Hauteur – peut dépasser 100 m; forme hyperboloïde
• Matériau de construction: béton
• Remplissage: anneaux ou billes de plastique ou verre
• Contact direct entre l’eau chaude et l’air ambiant
• Son efficacité dépend de la surface de contact

•l'eau est diffusée en gouttelettes dans un courant d'air qui


• Augmenter la surface de contact traverse la tour

•Les tours en béton ont une hauteur considérable (souvent


dépasse 100 m) et une forme hyperboloïde

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.4. Tour de refroidissement

• L’air est aspiré par un ventilateur (pénètre par le bas et


ressort au sommet – circulation naturelle ou forcée)
• L’eau chaude est pulvérisée au sommet de la tour
• Les gouttelettes en tombant sont refroidies par l’air ascendant
• Une petite quantité d’eau s’évapore
• L’air ascendant se réchauffe et se charge d’humidité
• L’eau refroidie (entre 5 et 10 C de moins que la température
d’entrée) est récupérée dans un bassin et réutilisée
• Type particulier de colonne garnie
• L’air arrive par goulottes et descend en cascade sur des grillages
• milieu propice au développement et à la dissémination par les aérosols de la bactérie Legionella
qui provoque la maladie du légionnaire

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.4. Tour de refroidissement
Humidification: Haut d’une tour de refroidissement
Objectif: refroidir l’eau ou humidifier l’air

Haut
Bas

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.5. Colonne garnie
Schéma de l’opération dans une tour garnie

 Transfert de masse par « brassage » de la portion


turbulente
 Diffusion moléculaire à l’interface de la goutte d’eau
et de la bulle d’air
 La vapeur d’eau se diffuse dans la bulle d’air
 Plus la colonne est large, plus est elle adiabatique
 Application en environnement (CO2 solution)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.5. Colonne garnie

masse(AH)sortie - masse(AH)entrée = ?

masse(AS)sortie= masse(AS)entrée

masse(eau)sortie = masse(eau)entrée

Taux de transfert = débit massique/h

mVsortie H entrée =
mVentrée (1.24)
H sortie = m AS
m AS
(1.25)
mVsortie =m AS ⋅H sortie mVentré e =m AS ⋅H entrée

b. Débit massique d’eau transféré à l’air

m& H 2O = m& AS ( H sortie − H entr ) (1.26)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.5. Colonne garnie

Équation du taux de transfert dans une colonne garnie

Na air = K g a( Pi − Pg ) SZ

Naair = taux de transfert de l ' eau dans l ' air (moles / h)


K g = coefficient de transfert (cons tan t le long de la colonne) (moles / h ⋅ m 2 ⋅ kPa )
a = surface de contact par unité de volume (m 2 / m 3 ) − difficile à évaleur
Pi = pression partielle de l ' eau à l ' int erface(kPa) − pression de vapeur
saturée à Tmoyenne(tables )
Pg = pression partielle de l ' eau dans l ' air (kPa)
S = sec tion transversale de la colonne (m 2 )
Z = hauteur de garnissage (m)

Similaire à une équation de transfert de chaleur laquelle contient un coefficient de transfert

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna


1.4. Humidification dans une colonne garnie à
contre-courant
Coefficient de transfert dépend de:
1. Des propriétés physico-chimiques des 2 composants en présence
2. Caractéristiques de l’équipement utilisé
3. Conditions de l’écoulement
4. Doit être positif – la différence de pressions partielles doit être écrite pour être +
Problèmes:
1. Le coefficient de transfert de matière doit être évalué
2. La surface normale au transfert a n’est pas toujours connue
3. Le taux de transfert de matière n’est pas constant le long de l’appareil(différence de
pression variable) –il faudrait intégrer l’équation pour évaluer la performance de
l’équipement entier)
4. La valeur de la pression partielle du composant transféré à l’interface est difficile
à évaluer – on suppose qu’il n’y a a pas de résistance au transfert et que la phase
gazeuse est en équilibre avec la phase liquide à l’interface –
P(interface du liquide) = p(vapeur à Tliquide)

C.2 - 2012 OPÉRATIONS FONDAMENTALES III – C.Tibirna

Vous aimerez peut-être aussi