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Weekend héroïque

Quittons un peu la réalité le temps d’un weekend !


Mélodie nous emmène retrouver les héros de cinéma, de séries, de jeux vidéo avec lesquels elle a
grandi.
A Marseille, c’était le Hero Festival, pour les petits et surtout pour les petits devenus grands.
Transcription
M:Mélodie / Al : Alexia / A Anne / El : Elora / L : Laetitia / N : Nely / Ad : Adèle
A : Je voudrais savoir un peu si vous avez fait des choses incroyables ce weekend ?
M : Donc salut à tous ! Donc samedi, je suis allée au Hero Festival, donc qui se situe à Marseille. C’est
une espèce de rassemblement de mangas, de bande dessinée et de tous ceux qui aiment les jeux
vidéos.
A : Ah bon ! Mais vous connaissez ça, vous, tout le monde, là ?
Toutes : Non, pas du tout.
L: J’en ai jamais entendu parler.
M : En plus, je crois que c’est une ancienne intervenante (1) de l’IUT qui a… qui a mis en place (2) tout
ça.
A : Ah bon ?
M : Ouais, ouais.
Al : Super !
M : Franchement, c’était sympa. Il y avait pas mal de monde (3), ça fait trois ou quatre ans que c’est en
place.
A : Vous y étiez déjà allée avant ?
M : J’y étais allée déjà l’année dernière, ouais. Et il y a pas mal de personnes qui sont connues. Là, il y
avait un acteur donc de Game of Thrones. Il y avait aussi un acteur qui avait joué dans… Je sais plus !
(4)
A : On va pas pouvoir vous aider parce qu’on n’y connaît rien.
M : Je sais plus ! Il y avait pas mal de Youtubeurs, il y avait… On pouvait essayer toutes sortes de
consoles de jeux vidéo, des anciennes, des Sega, ce genre de choses. Il y avait pas mal de
conférences aussi. C’était vachement (5) intéressant. C’était en même temps culturel, en même temps
on pouvait jouer.
A : Mais c’était tout le weekend ?
M : Ouais, c’était samedi et dimanche.
A : D’accord, vous avez passé les deux jours là-bas ?
M : Non, que samedi parce que oui, c’est grand mais bon…
A : Vous aviez du boulot (6) ?
M : Oui, oui. Bon, là, ça allait (7) parce qu’on avait vendredi qui était férié.
A : Ah oui !
M : Parce que c’est le 11 novembre (8). Voilà, après, il y avait beaucoup de monde, c’était sympa.
A : Et alors, qu’est-ce qu’on fait toute la journée ? Qu’est-ce que vous avez fait ? Racontez-nous un
peu, le matin ou….je sais pas. Vous êtes arrivée, vous avez fait quoi alors ?
M : Alors, le matin, on a… j’ai fait un petit peu le tour (9) des stands, regardé les différents…
N : … activités.
M : Oui, voilà, toutes les activités, toutes les personnes qui étaient différentes, les personnalités et
compagnie (10). Donc ensuite, j’ai mangé à un restaurant japonais.
A : Ah ! C’était bon ?
M : Oui, c’était bon. C’est la première fois que je mangeais réellement asiatique parce que chinois, j’ai
l’habitude mais pas japonais (11), donc c’était vraiment bon. Et ensuite, l’après-midi, j’étais plutôt
concentrée sur le… tout ce qui était consoles. J’ai testé plein de consoles, de jeux vidéo, des jeux vidéo
vachement anciens et des nouveautés aussi avec les casques de réalité virtuelle, tout ça (12), et c’était
vraiment sympa. Bon moi, ça m’a donné un peu le tournis (13) mais c’était vraiment cool.
A : Mais vous saviez qu’elle était passionnée comme ça ?
Toutes : Non !
E : Non, pas du tout.
Al : Tu es allée avec qui ?
M : Avec mon copain.
A : C’est lui… Lui aussi, il est passionné ?
M : Pas tellement non, non, non.
A : Ah, c’est vous qui l’emmenez ?
M : Oui, Je suis une fille et j’adore les jeux vidéo, j’aime bien. Et voilà.
A : Il est très amoureux, il vous suit partout alors !
M : C’est ça.
Al : Tu as de la chance ! Et tu étais déguisée ?
M : Non, mais j’avais mis un t-shirt avec Mario dessus, voilà.
A : Pourquoi ? Il faut se déguiser, normalement ?
M : Normalement, ouais.
Ad : On peut se déguiser en fait. Il y en a qui viennent déguisés en Spiderman .
Al : Ouais, cosplay et tout.
M : Il y avait des trucs vraiment sympas (14). Il y avait un gars qui s‘était déguisé en Goldorak. Je sais
pas si vous connaissez, mais c’était un truc… C’est impressionnant, tout en mousse, enfin, il était
immense sur des échasses (15). Il y en avait qui étaient déguisés en Choubaka, il y avait toute la
catégorie Star Wars, enfin, c’était vraiment impressionnant, quoi !
A : Ah oui ! Et alors, il y a beaucoup de monde ?
M : Oui, il y avait vraiment beaucoup de monde, je crois qu’ils attendaient 40 000 personnes pour le
weekend.
A : Elora, vous avez une question ?
E : Oui. Tu as pu approcher un peu les héros, les personnes connues ?
M : Non, Non, Non, très honnêtement parce que c’était 25 euros. Enfin, c’était pas tellement pour le prix
(16), c’était surtout qu’il fallait attendre deux… entre deux et trois heures, juste pour avoir un
autographe. Mais bon, c’est sympa, mais bon, ça fait un peu… c’est franchement très long, quoi !
A : Oui, oui.
N : T’inquiète !(17) Tu auras mon autographe (18)!
M : Ah, j’aurai ton autographe, ça va !
A : Nous aussi, on peut vous donner nos autographes !
Al : Gratuits en plus ! Et les conférences, c’était sur quoi ?
M : Il y avait sur tout ce qui était génériques (19), celui qui avait… enfin, il y avait la voix de… parce que
j’aime bien le Roi Lion, donc c’était la voix de Simba, bon, sauf que c’était il y a vingt ans, du coup, le
garçon avait sept ans à l’époque, il en a trente ans (20) maintenant, donc c’est plus du tout Simba !
A : C’est Simba adulte.
M : Il y avait les chanteurs, de tout ce qui était générique de Dragon Ball Z, tout ça,. Il y avait des
conférences de youtubeurs avec… je sais pas si vous connaissez, le Rire Jaune. Ouais, il est
vachement connu et voilà.
A : L’an prochain, vous savez où vous allez à la même époque ! (21)
Al : On y va toutes ensemble et on se déguise.
Ad : Moi, je voulais y aller et j’avais fait… j’ai fait un concours pour gagner des places, mais bon, j’ai
pas eu de places !
A : Bon, la prochaine fois !
Ad : Oui, oui.
A : Bon bah maintenant, c’est lundi, il faut se remettre au travail, il faut y aller, quitter les héros et
retomber dans la réalité.
M : C’est ça, oui !
Des explications :
1. une intervenante / un intervenant : à l’IUT, les cours sont donnés par des professeurs et par des
professionnels qui travaillent en entreprise. Ils interviennent à l’IUT pendant un certain nombre de
séances et partagent leur expérience de terrain avec les étudiants.
2. Mettre en place quelque chose (un événement, une formation, etc.) : créer et organiser cet
événement ou cette formation.
3. Pas mal de monde : cela signifie qu’il y avait beaucoup de monde en fait. (On emploie cette
expression à l’oral)
4. Je ne sais plus = j’ai oublié.
5. Vachement = très ( oral uniquement et familier)
6. du boulot : du travail (familier)
7. ça allait : il n’y avait pas de problème. Mélodie veut dire que comme le weekend était plus long que
d’habitude, ce n’était pas compliqué de caser le travail pour l’IUT et cette journée entière au festival.
8. le 11 novembre : c’est un jour férié en France, qui commémore la signature de l’armistice en 1918 et
marque la fin de la première guerre mondiale.
9. Faire le tour de quelque chose : aller partout, tout visiter
10. et compagnie : cette expression familière joue le même rôle que etc.
11. manger chinois / japonais : en France, il y a beaucoup de restaurants chinois parce que
beaucoup de Chinois sont installés en France et il y a assez peu de restaurants japonais. (Mais pour
les Français, souvent, il n’y a pas de différences entre la cuisine chinoise, vietnamienne, thaïlandaise.)
12. tout ça : une autre façon familière de dire etc.
13. donner le tournis : comme il y avait énormément de choses à voir et tester, à la fin, on est un peu
saturé, submergé, on a le tournis, c’est-à-dire qu’on a la tête qui tourne. (on peut dire ça au sens propre
ou au sens figuré)
14. Des trucs vraiment sympas : des choses vraiment intéressantes, bien à faire. (familier)
15. des échasses : ce sont des morceaux de bois sur lesquels on monte pour être plus grand et avec
lesquels on marche.
16. Ce n’était pas trop pour le prix = ce n’était pas à cause du prix.
17. T’inquiète ! = Ne t’inquiète pas. (Très familier, uniquement à l’oral).
18. Un autographe : c’est la signature d’une personne connue, qu’elle fait sur un T.shirt, un livre, une
photo, etc., pour ses fans.
19. le générique d’un film : c’est la liste de tous ceux qui ont participé au film et aussi la musique
spécifique du début ou de la fin d’une série par exemple.
20. Il en a 30 ans : normalement, il faut dire simplement Il en a trente. (enremplace ans). A l’oral, on
mêle souvent les différentes structures, donc ici : Il a 30 ans / Il en a 30.
21. à la même époque : au même moment de l’année
Et vous ?
– Avez-vous vos héros comme Mélodie ?
– Jouez-vous aux jeux vidéo ? Régulièrement ou de temps en temps ?
Et pour aller voir qui est derrière Le Rire Jaune dont parle Mélodie, c’est ici.
Plein d’humour. (Mais ils parlent vite !)
Ils ont choisi leur nom pour le jeu de mots basé sur l’expression Rire jaune:
– Rire jaune, c’est rire d’une blague qu’on vous fait mais en ne trouvant pas ça drôle du tout en fait.
Vous ne voulez pas montrer que ça ne vous plait pas vraiment mais ça se voit quand même !
– Ce sont deux jeunes humoristes français d’origine chinoise par leurs parents, d’où l’adjectif jaune.
Au secours !
Pendant leurs études à l’IUT, les étudiants sont tous responsables d’un projet, qu’ils doivent mener à
bien en équipe. (France Bienvenue est un des projets de notre département.) Mais il y en a beaucoup
d’autres, très différents les uns des autres. Il y en a pour tous les goûts et toutes les compétences.
Voici aujourd’hui une petite conversation enregistrée il y a quelque temps avec Baptiste et Joey. Ce
jour-là, installés dans le couloir du département, ils étaient préposés à la vente de gâteaux, de bonbons
et de boissons, afin de récolter les fonds nécessaires à la réussite de leur projet.
Transcription
B : Baptiste / J : Joey / A : Anne
A : Bonjour. Alors, bah je vois que vous avez des bonnes choses, là. Donc il y a quoi à vendre ?
B : Alors nous avons des paquets Haribo, des crêpes, des muffins, des Kinder.
A : Ouais.
B : Donc voilà, c’est pour le projet Secourisme.
A : Oui, alors, qu’est-ce que c’est, ce projet, donc ?
B : Alors, ça consiste à faire passer le projet Secouriste et Civique de niveau 1 (1), qui est très apprécié
dans les entreprises et donc, ça permet aux étudiants de passer ce diplôme gratuitement, au lieu de 60
euros.
A : Ah, c’est ça. Normalement, c’est…, oui, ça coûte un petit peu cher quand même. Mais on apprend
quoi ? Les premiers gestes ? C’est ça ?
J : Bah oui, les premiers gestes, toutes les positions de sécurité qu’il faut appliquer en cas de…
A : D’accident, enfin, oui…
J : D’accident, voilà, et de… Entraînement sur des mannequins et voilà, après…
A : D’accord. Vous savez faire, vous ?
J : On l’avait fait à la Journée d’appel (2), et justement, après, il y a beaucoup de… beaucoup qui
oublient. Après, ça permet de remémorer (3) aussi comment on fait.
A : Oui, parce que c’est vrai que vous les jeunes, maintenant, vous faites ça systématiquement
pendant la Journée d’Appel. Moi, j’ai jamais fait, hein, évidemment ! Je sais pas du tout et même en
tant que prof, quoi, c’est un peu… enfin, on est en contact avec… enfin, avec du public, quoi, donc ça
pourrait être nécessaire.
B : Oui, voilà.
A : Donc… Oui, oui, d’accord. Et alors, comment ça va se passer ? Il y a… Il faut un peu de temps
quand même.
J : Pour le faire, bah ça se fait sur… sur deux demi-journées, on le fait, d’environ quatre heures.
A : Ah ouais, c’est long quand même !
J : Oui, c’est long, c’est sûr que bah justement, c’est…
A : C’est intense.
J : C’est intense. Bah du coup, ça fait huit heures en tout, comparé justement au… à la Journée
d’Appel où ça dure même pas une heure, quoi, du coup…
A : Ah oui !
J : C’est vraiment intensif et approfondi, donc ça permet pas mal de retenir de choses, quoi. Donc voilà.
A : D’accord. Et qui est-ce qui…
B : C’est en fonction des étudiants.
A : Oui ?
B : C’est en fonction des étudiants, c’est soit les premières années (4) qui ont le lundi après-midi de
libre, donc pour eux, ce sera le lundi après-midi. Et pour les secondes années, ce sera le jeudi après-
midi.
A : D’accord, mais quatre heures, quoi.
B : Quatre heures.
A : Et c’est un groupe de combien ? Enfin, il faut pas dépasser combien… je sais pas ?
B : Alors, on a une limite de cinquante personnes, à inscrire.
A : Ah quand même !
J : Donc deux groupes de vingt-cinq environ.
A : Ah oui, d’accord. Et qui est-ce qui vient faire ça, alors ? C’est les pompiers ? C’est quoi ?
B : La Croix Blanche. C’est une association de secouristes français.
A : D’accord. Et vous, vous avez déjà… enfin, vous avez fait donc avec la Journée d’Appel ?
B : Moi, je l’ai pas fait la Journée d’Appel, mais je l’ai faite avec le Service Militaire, le service militaire si
on peut appeler ça comme ça.
A : Ah oui, c’est vrai. Oui, oui.
B : Donc…
A : Vous êtes dans une voie un peu plus spéciale (5), donc vous savez faire.
B : C’est ça.
A : Vous avez déjà eu à vous servir de ces gestes ?
B : Une fois. Une fois, quand j’étais… parce que je suis animateur (6) à Allauch, donc…
A : Avec les enfants ?
B : Une fois, on a eu un cas un peu… un peu grave. Donc il y avait que moi qui savais à peu près
comment faire ça, donc…
A : Ça doit faire peur, ça !
B : C’est intense sur le coup parce qu’on sait que… qu’il y a une responsabilité derrière. Donc après,
c’est…
A : C’était quoi ? Un enfant ? Enfin, il est…
B : C’était un enfant, oui, de… de dix ans. Il devait avoir dix ans.
A : Et alors, il est tombé ? Ou…
B : Il a fait un… Il a fait un malaise (7).
A : Ah oui !
B : Donc du coup,bon, moi, j’ai dû faire ça et j’ai dit à un de mes collègues d’appeler la… les pompiers
et la police.
A : Oui, en attendant les secours. Dis-donc ! (8) Et il y avait que vous qui saviez faire ça ?
B : Il y avait que moi qui étais là et qui savais faire ça. Mais on n’était que trois, donc les deux autres ne
s’y connaissaient pas (9) vraiment.
A : Oui. Oui, oui. Il faut pas paniquer, hein, en tout cas !
B : Faut essayer de pas paniquer, ouais.
A : Oui, oui. D’accord. Bon, bah c’est bien. Alors, bah je vais vous prendre… Alors donc là, vous avez
besoin en fait de financer le projet ? Pourquoi ?
B : C’est ça, parce qu’on a réussi à avoir une certaine somme déjà…
J : Une subvention. (10)
B : On est passé en commission (11) au FSDIE. Et ensuite, donc là, on… on va combler (12)…
A : Et c’est pour quoi ? C’est pour que ce soit gratuit, pour les étudiants ou… ?
B : Voilà, c’est pour…
A : Enfin… ou qu’ils aient à payer le moins possible ?
J : C’est ça.
B : C’est pour ça, oui.
A : D’accord. Et vous avez déjà beaucoup d’inscrits ?
B : On doit en avoir une dizaine pour le moment. Parce qu’on a quelques dossiers incomplets aussi. Il
faudra qu’on contacte les personnes pour leur dire de… de ramener les documents qui manquent.
A : D’accord. Est-ce que je peux m’isncrire, moi ?
J : Bien sûr.
A : Vous prenez les profs cette année ou pas ? L’an dernier, je crois qu’ils les prenaient. Mais…
B : Je pense que… vu qu’on n’a pas beaucoup d’inscrits, enfin…comparé à la limite, je pense qu’ils
voudront… qu’ils vont aussi ouvrir aux professeurs. D’ailleurs, on a un gars (13) de la maintenance qui
a voulu s’inscrire. Bon, lui, je sais pas si ça va le faire (14) mais bon, on a inscrit son nom quand même.
A : D’accord. Bah écoutez, moi, si il y a de la place, si je prends la place de personne…
J : Bah vous avez la fiche, là, comme vous voyez.
A : Je veux bien, ouais. Je vais faire ça.
J : Prenez une fiche, si vous voulez.
A : Bon, bah je vais remplir la fiche.
B : Il y a juste un chèque de caution (15) à ramener et c’est bon.
A : Je vous la redonnerai. Oui ? Et puis, bah je vais prendre… Moi, je vais prendre trois crêpes.
B : Trois crêpes ?
A : Oui, mais comme ça, juste comme ça. Sans rien.
J : Sans rien ? A l’intérieur ?
A :Oui, sans rien. Oui, je sais que ça suprend toujours mais…
J : D’accord. Vous les faites vous-même chez vous, c’est ça, après.
A : Non, non, non, non ! Mais moi, d’abord, je les aime comme ça, sans rien.
B : D’accord.
A : Puis comme je vais remporter, là, oui, pour un de mes fils, si je mets du Nutella (16) et tout… On le
mettra à la maison, ça sera plus facile.
B : D’accord, très bien. Je vous la mets dans un sopalin (17) aussi ou…
A : Ouais, voilà, je sais pas, vous avez un petit…
B : On a du sopalin.
A : Oui, voilà, parce que moi, après, je peux le ranger dans un petit…dans mon sac, là, il y a pas de…
J : D’accord.
A : Donc vous m’en mettez trois, puis voilà. Et puis peut-être… Ouais, c’est mauvais (18), ça ! Des
fraises !
J : Des fraises Tagada.
(Coucou, Anne)
A : Les horribles (19) fraises tagada. Comment résister ?
J : C’est addictif.
A : Complètement ! Vous aimez ça ?
J : Ah oui ! J’adore !
A : D’accord. Bon bah, je vais prendre ça. Donc ça fait combien (20), alors ? Trois crêpes et…
J : Trois crêpes, trois euros.
B : Quatre euros cinquante.
J : Et un bonbon, un euro cinquante le paquet.
A : D’accord. 4€50. J’ai que… J’ai pas de monnaie (21). J’ai dix euros. Ça vous embête ? (22)
B : On vous rend la monnaie.
A : Vous avez la monnaie ?
B : Tu l’as mis où, le… ?
A : Bah merci bien.
J : Il y a pas de quoi. (23)
Quelques explications :
1. le PSC1 : Il s’agit d’une formation qui donne un certificat de secourisme. Ce sigle signifie Prévention
et Secours Civiques de Niveau 1. C’est une formation pratique avec des mises en situation pour
acquérir les bons réflexes et les bons gestes dans des situations d’urgence, en attendant les secours.
2. La Journée d’Appel : il n’y a plus de service militaire obligatoire en France. Tous les jeunes, un peu
avant 18 ans en général, doivent passer une journée dans un centre militaire, où ils passent des tests,
font une courte formation aux premiers secours et on leur fait une présentation des carrières dans
l’Armée.
3. Remémorer : il faut dire « se remémorer », synonyme de se rappeler.
4. Les premières années : c’est comme ça qu’on désigne l’ensemble des étudiants de 1ère année. On
ne fait pas la liaison, alors que si c’est vraiment une expression de temps, on la fait, par exemple dans :
Il a passé se premières années en Italie.
5. Une voie un peu spéciale : Baptiste est réserviste et suit des entraînements militaires réguliers. En
cas de guerre, il serait appelé au combat.
6. Un animateur (féminin : une animatrice) : son métier consiste à s’occuper des enfants et des ados
dans des centres de vacances par exemple.
7. Faire un malaise : on peut dire aussi : Il a eu un malaise. Cela signifie qu’il a perdu connaissance,
qu’il s’est senti très mal.
8. Dis-donc ! : c’est une exclamation.
9. S’y connaître : savoir faire quelque chose dans un domaine précis.
10. Une subvention : une aide financière de l’Etat, ou d’une ville par exemple, qui aide un projet
particulier.
11. Passer en commission : le dossier est étudié par un groupe de personnes qui prennent ensemble
une décision, ici pour attribuer de l’argent à certains projets.
12. Combler : il veut dire « combler la différence », car la subvention ne couvre pas la totalité du coût
de la formation.
13. Un gars : un homme (familier)
14. je ne sais pas si ça va le faire : si ça va marcher. (familier)
15. un chèque de caution : c’est un chèque qui sera encaissé si la personne qui s’inscrit ne vient pas
au dernier moment.
16. Le Nutella : c’est une pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes.
17. Du sopalin : à l’origine, c’est le nom d’une marque de papier essuie-tout. C’est devenu un mot
qu’on utilise même si l’essuie-tout n’est pas de cette marque.
18. C’est mauvais : mauvais pour la ligne, et pas très sain à manger à cause du sucre, des colorants,
des conservateurs, etc.
19. horribles : elles sont horribles par leur composition et parce que quand on commence, on ne peut
plus s’arrêter d’en manger. Mais c’est bon !
20. Ça fait combien ?: c’est une manière de demander le prix, notamment quand il faut additionner le
prix de plusieurs produits.
21. Je n’ai pas de monnaie : cela signifie qu’on ne peut pas faire l’appoint, qu’on est obligé de donner
davantage (un billet) et il faudra donc que le vendeur nous rende la monnaie.
22. Ça vous embête ? = Est-ce un problème ?
23. Y a pas de quoi : on peut dire aussi : De rien. Ou bien : Je vous en prie. (qui est plus soutenu)

La force des mots


Vous vous en souvenez peut-être, lorsque Shainesse nous avait parlé de son goût pour la poésie, cela
nous avait donné envie d’en lire. Alors voici un de ces poèmes qui nous parle tout particulièrement et
que Nawal a eu envie de dire.
À mon frère blanc, poème de Léopold Sedar Senghor.
Tout d’abord un petit mot : nous avons choisi ce poème parce qu’il nous semble important en cette
période de rappeler que malgré nos différences, qu’elles soient physiques, culturelles ou d’opinions,
nous sommes tous des être humains et que de ce fait, nous nous devons le respect et considération ;
c’est parce que nous sommes tous égaux qu’aucune personne ne devrait avoir un droit de vie ou de
mort sur une autre personne.
Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.
Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.
Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

Bientôt là
Mais de qui s’agit-il ? Qui sera bientôt là ?
Le bébé qu’Estelle attend, avec beaucoup de grâce et de sérénité.
Estelle est dans son neuvième mois de grossesse. C’est donc pour très bientôt. Jolie façon de terminer
l’année 2012 !
Transcription
E : Estelle / A : Anne
A : Bonsoir Estelle. Ça va ?
E : Bonsoir. Ça va, oui.
A : Tu es en forme, alors ?
E : Oui.
A : Toujours là !
E : Oui, toujours. Encore (1), oui.
A : Donc si je pose la question, c’est parce qu’en fait, tu attends un heureux événement (2), pour très
bientôt.
E : Oui, dans trois semaines, un petit garçon qui devrait arriver.
A : Ah, tu sais !
E : Oui.
A : Vous avez demandé à savoir dès le début, avec ton mari, ou… ?
E : Oui, c’était une envie qu’on avait tous les deux.
A : C’est plus simple pour le prénom ?
E : Non, parce que le prénom n’est toujours pas choisi !
A : C’est vrai ?
E : C’est plus simple pour la décoration de la chambre, pour acheter les vêtements. Mais le prénom, on
n’est toujours pas décidés, non.
A : Mais pourquoi ? Vous êtes pas d’accord, ou… ?
E : Si, on est d’accord sur trois prénoms mais on n’arrive pas à en choisir un. Donc…
A : Mais comment vous allez faire ?
E : … on ira à la maternité (3) avec notre petite liste et…
A : En le voyant, ça va être…
E : … j’espère que… qu’en le voyant, on aura le déclic (4).
A : D’accord. Bon et sinon tu es en pleine forme ?
E: oui.
A: Donc tu as arrêté de travailler, là, il y a quelque temps quand même.
E: J’ai arrêté de travailler il y a un mois.
A : Oui. C’est bien ?
E : Oui. Mais du coup, oui, j’en profite bien. J’ai encore la forme (5) donc je peux continuer à faire un
peu de sport.
A : Bah oui, c’est ça, hein. Tu es toujours au sport, fidèle au poste (6) !
E: Oui.
A: Comment ça va se passer alors ce… l’accouchement ? Tu as… Tu vas à l’hôpital, dans une
clinique ?
E : C’est l’hôpital public, un hôpital de…de Marseille qui s’appelle La Conception. Et comment ça va se
passer ? Bah j’espère que ça se passera bien.
A : Non, mais je veux dire, c’est… Tu y vas quand tu… quand le bébé sera prêt à arriver ? Ou c’est
programmé, avec une péridurale ?
E : Non, non, non. Pas du tout. Non, non.
A : Tu auras une péridurale quand même ?
E : Quand le bébé sera prêt, si je la demande, j’ai la possibilité d’en avoir une. Mais c’est pas
obligatoire.
A : Non, parce que des fois, il y a des endroits où pour leur convenance à eux, il fallait programmer et
tout. C’était un peu nul (7)!
E : Ah non, pas de convenance. C’est le bébé qui choisira !
A : Bon, et alors, le papa, il est prêt aussi ?
E : On est prêts ! Tous les deux, on est prêts. Il y a la valise.
A : Oui, oui. Enfin bon, c’est pas pareil. Lui, il doit être impatient, non ? Parce que toi, tu l’as avec toi,
ton bébé ! Mais pour un papa, je trouve que c’est… c’est long aussi.
E : Oui, c’est long, mais bon, c’est confortable aussi parce que une fois qu’il sera là, ce sera peut-être
plus fatigant pour lui !
A : Oui, oui.
E : Pour l’instant, c’est moi qui ai le…
A : Oui, le fardeau ?
E : Le fardeau. Oui, enfin (8)…
A : Et tu as des projets d’allaitement ou… ? Comment tu veux faire ?
E : J’aimerais bien allaiter, oui, si c’est possible, oui.
A : Et bah je suppose que tout le monde attend avec beaucoup d’impatience. C’est le… Dans ta
famille, c’est le premier petit-enfant ou… ?
E : Tout le monde… Premier petit-enfant de mon côté, du côté de mon mari aussi, donc, oui, tout le
monde est très impatient. Ça fera un beau cadeau de Noël.
A : Alors, c’est quoi, la date ? Parce que ça approche de Noël, ça !
E : Oui, entre Noël et le Jour de l’An (9).
A : Ah ! Super cadeau ! Bon bah écoute, je te remercie. Porte-toi bien et puis, bah on attend…. le
prénom !
E : Oui, je vous tiendrai au courant (10).
A : D’accord. Merci Estelle.
Quelques explications :
1. Bonsoir : il était 19h15 au moment de cette petite conversation. Donc c’est plus naturel de
dire Bonsoir au lieu de Bonjour à cette heure-là. Mais Bonjour est possible. Le problème, c’est de
savoir à partir de quand on dit Bonsoir ! Disons vers 18 heures…
2. toujours / encore : ici, ces deux adverbes sont presque synonymes et indiquent que la situation n’a
pas changé. Mais « encore » apporte la nuance que c’est un peu surprenant, un peu inattendu.
Effectivement, Estelle est presque au bout de sa grossesse. Pourtant, elle n’a jamais arrêté les activités
physiques qu’elle faisait avant (gym et danse), ce qui n’est pas le cas de toutes les femmes enceintes à
plus de 8 mois de grossesse.
3. Attendre un heureux événement : c’est la phrase cliché pour dire qu’une femme attend un bébé,
qu’elle est enceinte.
4. Une maternité : c’est le lieu où on accouche. (Mais la maternité, c’est aussi, le fait d’être mère.)
5. avoir le déclic : réussir enfin à prendre une décision, sentir d’un coup quelle est la bonne solution.
6. Avoir la forme : aller parfaitement bien. C’est comme être en forme / en pleine forme.
7. Fidèle au poste : c’est une expression pour indiquer que la personne est toujours là, qu’elle n’est
jamais absente.
8. Nul : pas bien du tout (familier)
9. le fardeau : le poids. Mais comme ce mot est plutôt péjoratif, Estelle nuance un peu en disant « oui,
enfin… », en sous-entendant que bien sûr, ce bébé commence à prendre beaucoup de place et que
c’est parfois fatigant, mais c’est un poids positif, pas un réel fardeau !
10. Le Jour de l’An : c’est le nom qu’on donne au 1er janvier. On dit aussi le Nouvel An. Par
exemple : Qu’est-ce que vous faites pour le Jour de l’An / pour le Nouvel An ?(C’est différent de la
nouvelle année, qui désigne toute l’année à venir.)
11. Tenir quelqu’un au courant : l’informer de quelque chose qui va se produire, lui donner des
nouvelles, lui raconter comment la situation évolue. On emploie cette expression également avec le
verbe être : Je suis au courant / Je ne suis pas au courant = je sais parce qu’on m’a prévenu / je ne
sais pas (parce que personne ne m’a informé).
Et chez vous ?
– Est-ce que les femmes ont le choix de leur accouchement: sous péridurale ou sans ?
– Si vous êtes déjà parents, connaissiez-vous le sexe de votre bébé avant sa naissance ?
– Voici quelques-uns des prénoms masculins les plus donnés cette année en France: Lucas,
Mathis, Nathan, Mathéo, Noah, Nolan, Léo, Hugo, Louis, Enzo. Et chez vous, quelle est la
tendance ?

Jeune électeur
Dimanche 22 avril: premier tour des élections présidentielles.
45 millions d’électeurs.
Dix candidats. Sept hommes et trois femmes.
Il n’en restera que deux le soir à 20 heures au moment de l’annonce des premiers résultats.
Pas un jour sans entendre parler de ce scrutin depuis des semaines.
Pas un jour ou presque sans sondage d’opinion.
Un nouveau quinquennat avec un président de gauche ou de droite ?
En attendant le verdict du premier tour puis celui du second tour le 6 mai, voici Enzo, ses convictions
de jeune citoyen et ses questions de jeune électeur.
Transcription:
E: Enzo / A: Anne
A: Alors, bonjour Enzo.
E: Bonjour.
A: Donc dimanche, là, c’est… C’est le début des vacances pour nous (1). Mais c’est aussi un jour
important.
E: Oui, en effet. Il y a le premier tour des élections présidentielles.
A: Oui. Et donc, vous allez aller voter.
E: Oui, je vais aller voter, comme tout bon citoyen doit le faire, normalement.
A: Oui, mais il paraît qu’il y a beaucoup de jeunes quand même qui s’abstiennent ou qui… qui savent
vraiment pas pour qui voter.
E: Ouais, mais je pense que si les jeunes s’abstiennent beaucoup, c’est parce que ils arrivent pas à se
reconnaître dans cette campagne. Il y a pas de candidats peut-être qui favorisent assez les jeunes.
A: Oui, c’est ça ? Ouais, par rapport aux thèmes, alors, c’est ça… De quoi vous aimeriez qu’ils parlent
en fait par rapport à… à ce que… Parce que vous dites, on se reconnaît pas, mais…
E: Concrètement, qu’ils proposent vraiment des solutions pour les jeunes parce qu’on remarque que de
plus en plus, même malgré les diplômes, on a… les jeunes, ils sont en manque de travail (2). Donc il
faudrait qu’ils proposent des solutions vis-à-vis de ça.
A: Oui, oui. Et là, il y en a pas trop qui vous paraissent…
E: Pour l’instant, on entend plus par rapport aux retraites, ou… ou par rapport à la dette, surtout par
rapport à la dette, à la crise qui est un gros problème actuel en France.
A: Oui, oui, oui. Et là, comment vous faites, alors ? Vous avez suivi la campagne ? Comment…? Vous
avez écouté… ?
E: Moi, j’ai… Je suis la campagne. Je… J’essaie de regarder tous les soirs le journal télévisé.
A: Ah oui.
E: Parce que ils… Chaque jour, maintenant, il y a un nouveau candidat qui… qui passe. Hier soir par
exemple, c’était Marine Le Pen. Et demain, je crois que c’est François Hollande. Donc au moins, ils…
ils nous montrent leur programme. Et moi, ça me permet de mieux les connaître aussi.
A: Oui, oui. Donc par la télé, vous vous renseignez comme ça. Sinon, il y a d’autres moyens aussi qui
vous ont… ?
E: Les journaux… et internet.
A: Vous lisez sur internet. Mais quoi, sur les sites des partis ou… ?
E: Non.
A: Les infos (3)?
E: Ouais, voilà. Sur les sites, par exemple Le Monde ou le… les grands journaux, les grands
quotidiens.
A: Par exemple, vous êtes pas allé, je sais pas, à un meeting (4), une réunion ?
E: Non, j’ai su que il y avait… dimanche, il y a eu Jean-Luc Mélenchon, je crois, à Marseille.
A: Oui, c’est ça. A Marseille, oui.
E: Non, j’ai pas eu l’occasion d’y aller.
A: Et… Bon, vous avez déjà voté ? Avant ?
E: Oui, j’ai déjà voté deux fois, aux… pour les Législatives (5).
A: Donc, oui, c’est ça, vous avez un peu plus… Vous avez plus de 18 ans, donc…
E: Oui, exact.
A: Parce que vous avez des copains, là, tout ça, ça doit être la première fois qu’ils votent en fait. Et…
Bah vous avez changé d’opinion par rapport à la dernière fois où vous avez voté ou…?
E: Bah, je pense que pour les législatives et les présidentielles, c’est vraiment pas forcément les
mêmes opinions parce que c’est pas la même envergure… enfin, moi, personnellement, parce que
pour les législatives, ça serait plus au niveau de notre commune, département qu’il faut faire quelque
chose, alors que pour les présidentielles, ce sera grand… enfin, c’est pour la France. Donc je pense
que les gens, ils ont pas forcément la même opinion pour les législatives et pour les présidentielles.
Donc moi, mon choix, non, il est pas encore vraiment arrêté encore, pour l’instant.
A: C’est vrai ? Là, vous avez pas encore tout à fait décidé ?
E: Non. D’abord il y a… Parce que en fait, j’ai découvert il y a pas longtemps qu’il y avait un nouveau
candidat, que je connaissais pas du tout.
A: Oui, en tout, il y en a dix. Alors, oui.
E: Parce qu’on parle… La télé, les médias, ils nous bourrent le crâne (6) surtout avec Marine… Marine
Le Pen, François Hollande, Nicolas Sarkozy, François Bayrou. Et je trouve que les petits, ils sont peut-
être pas assez valorisés par rapport à eux. On parle pas…
A: C’est ce qu’ils disent en tout cas. Enfin maintenant, normalement, ils ont le même temps de parole,
là, jusqu’à la… jusqu’à l’élection.
E: Le Conseil de l’Audiovisuel, oui.
A: Mais c’est vrai qu’avant, avant ces… enfin la semaine, là, maintenant, quoi, c’était… oui, finalement,
c’était à ceux qui avaient peut-être le plus de moyens…
E: Voilà, c’est ça.
A: … ou qui étaient le plus médiatisés.
E: Même j’ai… Il y a pas longtemps, j’ai reçu les… tous les… les tracts (7) des candidats avec leur
programme détaillé.
A: Ouais, les professions de foi (8), là, c’est ça. Vous avez eu (9), vous, déjà ?
E: Ouais. ET…
A: Ah bon ! Moi pas encore !
E: Parce que j’habite à Pélissanne, c’est peut-être pour ça.
A: Bah ouais, nous, ça a pas encore été distribué à Marseille !
E: Et donc j’ai vu qu’il y avait Philippe Poutou et il y en a un candidat, je me souviens plus. Enfin, c’était
les seuls qui avaient imprimé sur du papier journal, alors que les autres, ils avaient tous fait sur du
papier glacé (10), tout propre et tout. Donc déjà, on… on voit la différence rien qu’à ce niveau-là, quoi.
A: Donc vous allez éplucher (11) tout ça et puis bien regarder et…
E: Voilà, pour arrêter mon choix et essayer de faire le meilleur choix possible.
A: Et par exemple, bon, vous votez d’une certaine façon, mais est-ce que vous êtes influencé, je sais
pas, moi, par votre famille, ou… ?
E: Je pense, quelque part (12).
A: Oui, quand même. On n’échappe pas tout à fait à sa famille.
E: Il y a toujours une influence des… des parents, surtout quand on est jeune et qu’on commence à
peine à (13) s’intéresser à la politique. On demande souvent l’avis de nos parents, qu’est-ce qu’ils en
pensent ou qu’est-ce qu’ils feraient, et forcément, le… l’avis des parents… enfin pour moi,
personnellement, ils influent quand même un peu sur mes choix.
A: Oui, oui, oui. Et là, donc, vous allez voter au premier tour.
E: Oui.
A: Vous allez voter au deuxième (14) ?
E: Oui, aussi.
A: Parce qu’il y a des gens qui votent pas au deuxième tour. Ils le savent, d’avance.
E: Non, moi je…
A: Parce qu’ils se disent: « Je suis sûr que mon candidat, il sera pas au deuxième tour, donc… »
E: Moi, je pense que c’est important de voter même aux deux tours, même si on vote blanc (15), il faut
quand même y aller. C’est important de… de montrer qu’on a été présent au moins au vote électoral,
parce que ça représente quand même… c’est pour la France et c’est important.
A: Alors, comment vous allez suivre les résultats, par exemple ? Vous allez les suivre, le soir même,
enfin, en direct ?
E: Oui, oui. Peut-être pas en direct parce que je sais pas si j’aurai la télé là où je serai.
A: Ah oui.
E: Mais je vais me renseigner, je vais me tenir au courant, ça c’est sûr parce que c’est… c’est vraiment
important, hein.
A: Oui, oui, vous voulez savoir rapidement ce que ça donne (16).
E: Ah oui !
A: Vous avez entendu un peu, là, la polémique, là, sur le fait que, bon, si… ça peut passer sur internet
dès 18 heures ?
E: Non, j’ai pas entendu ça.
A: Parce que normalement, les résultats, c’est pas avant 20 heures, les premières estimations, parce
que les bureaux dans les grandes villes ferment à ce moment-là. Mais à 18 heures, c’est fermé déjà
dans les petits bureaux, donc ils ont déjà commencé à dépouiller (17) et tout.
E: Les estimations.
A: Ouais. Et en France, donc c’est interdit de donner… enfin quelque renseignement que ce soit à ce
moment-là. Mais par exemple, en Belgique ou autre, ils peuvent déjà faire passer l’information et
comme il y a internet maintenant, il y a des gens qui disent: « Oui, mais ça va influencer les Français
qui n’ont pas encore voté à 18 heures, etc… »
E: Je pense pas, parce que après, ceux qui ont pas encore voté, c’est pas forcément ceux qui ont pas
leurs idées encore arrêtées. C’est peut-être qu’ils ont pas eu le temps d’aller voter dans la journée ou
que…
A: Oui, c’est ça, ouais.
E: Comme c’est un dimanche (18) aussi, que c’est le début des vacances, peut-être qu’ils… si…
A: Oui, ça tombe pas très bien (19), hein.
E: Voilà, ils ont des sorties avec les enfants ou quoi, donc… Enfin je pense pas forcément que ça peut
influencer le vote des gens.
A: Oui, oui. Moi non plus mais bon, c’est… Apparemment, ils en parlent, en disant que c’est un peu un
problème, etc… que ça pourrait influencer, dans un sens ou dans l’autre. Et vous donc, en tant que
jeune, quoi, c’est beaucoup les problèmes d’emploi, tout ça, qui vous intéressent.
E: Oui, c’est surtout ça, ça me fait peur. C’est surtout ça qui fait peur parce que c’est… On se pose de
plus en plus de questions, nous les jeunes: est-ce que… Jusqu’à quel âge on va travailler, est-ce qu’on
aura… Est-ce que on va avoir la po[…] la possibilité de travailler aussi, assez rapidement après avoir
eu notre diplôme.
A: Il faut qu’ils répondent à tout ça, les…
E: Faut espérer !
A: … les candidats.
E: Oui, c’est ça.
A: D’accord. Bah, je vous remercie. Votez bien ! Et puis, bah, on suivra les résultats. Merci beaucoup.
E: De rien.
Des explications:
1. les vacances pour nous: il y a trois zones différentes pour les vacances de printemps. Donc toute
la France n’est pas en vacances en même temps. Il y a un décalage d’une ou deux semaines, selon
l’endroit où on habite.
2. ils sont en manque de travail: ce n’est pas parfait comme expression ici. On pourrait dire par
exemple: il manque des emplois pour les jeunes.
3. les infos: abréviation de informations.
4. un meeting: ce mot anglais désigne pour nous une réunion politique organisée par un parti.
5. les Législatives: ce sont les élections qui permettent de choisir les députés qui siègent à
l’Assemblée Nationale. Elles ont lieu tous les 5 ans.
6. bourrer le crâne de quelqu’un: parler presque exclusivement d’un même sujet en adoptant un point
de vue pas très objectif. On parle dans ce cas de bourrage de crâne. On dit que c’est du bourrage de
crâne.
7. un tract: une feuille que les partis politiques distribuent dans la rue notamment, pour faire campagne
sur leurs idées.
8. une profession de foi: c’est le document officiel de chaque candidat distribué à tous les électeurs
dans leur boîte aux lettres un peu avant l’élection. On reçoit toutes les professions de foi en même
temps dans une même enveloppe pour respecter l’égalité entre tous les candidats.
9. vous avez eu, vous, déjà ? : ce n’est pas très correct comme phrase ! Il faudrait dire par
exemple: Vous avez eu ça, vous, déjà ? / Vous les avez eues, vous, déjà ?
10. du papier glacé: un papier de haute qualité, brillant, et donc plus cher que des papiers plus
ordinaires.
11. éplucher un document: le lire et l’étudier en détail.
12. quelque part = d’une certaine façon.
13. commencer à peine à faire quelque chose: être vraiment juste au début, à peine au début de
cette activité.
14. le deuxième tour (ou second tour): il a lieu deux semaines après le premier tour. Il ne restera
que les deux candidats qui auront obtenu le plus de voix au premier tour.
15. voter blanc: c’est ne voter pour aucun des candidats mais déposer quand même son enveloppe
dans l’urne. Mais ces votes blancs ne sont pas comptabilisés.
16. savoir ce que ça donne: savoir quel est le résultat.
17. dépouiller: sortir les bulletins de vote des enveloppes et compter les voix obtenues par chaque
candidat. On parle donc du dépouillement, qui est effectué par les citoyens qui le souhaitent, de façon
très réglementée.
18. c’est un dimanche: toutes les élections ont lieu le dimanche en France. Dans les DOM-TOM, c’est
un jour plus tôt mais leurs résultats ne sont annoncés qu’en même temps que tous les autres résultats
de la métropole.
19. ça ne tombe pas très bien: ce n’est pas une très bonne date. Cette année, selon les zones de
vacances, c’est au début, au milieu ou à la fin des vacances de printemps. Donc certains électeurs ont
donné procuration à des proches pour voter à leur place.
Comment cela se passe-t-il dans votre pays ?
– Quel jour de la semaine vote-t-on chez vous ? En France, c’est le dimanche pour que les gens
soient disponibles (sauf dans les départements et territoires d’outre-mer, qui votent dès le
samedi).
– Avez-vous à choisir parmi autant de candidats ?
– En France, il y a une plus forte abstention chez les jeunes – les 18-25 ans – aujourd’hui. Est-ce
le cas chez vous ?
– Vos convictions politiques sont-elles les mêmes depuis toujours ?
– Y a-t-il des opinions politiques opposées dans votre famille ?
La plus belle
En France, des couples, avec ou sans enfants, choisissent de ne pas se marier. D’autres célèbrent leur
union sans tralala*. Et d’autres décident de faire de cette journée un moment mémorable, avec une
vraie cérémonie. Alors dans ce cas bien sûr, le choix de la robe de la mariée est une des étapes très
importante dans les préparatifs ! Voici donc la fin de la conversation avec Ambre qui se marie bientôt et
a tout organisé.

Transcription:
J: Julie / A: Ambre
A : La robe de mariée, je l’ai… je l’ai commandée en juillet.
J : Mais ça, c’était pas quelque chose… Enfin c’est quand même quelque chose de super particulier (1)
parce qu’on dit toujours dans un mariage, c’est la mariée qui doit être la plus belle, mais il n’y a pas
ta… ta mère et tes sœurs qui t’ont fait une surprise là-dessus ?
A : Oui, ils m’ont… Pour la robe de mariée ?
J : Ouais.
A : Oui oui ! Ils m’ont fait la surprise. Ils m’ont emmenée chercher ma robe de mariée. Bon, on en avait
parlé mais on l’avait pas vraiment fait. Au final, ils m’ont emmenée chercher ma robe de mariée en
juillet et… Puis on a fait toutes les boutiques (2). Ça tombait bien (3) parce que si tu veux, juillet, c’est
le… c’est la période des soldes (4) aussi. Il faut savoir qu’une robe de mariée…
J : Ça coûte cher aussi !
A : C’est soldé aussi !
J : Ah ça, c’est intéressant !
A : Mais pas tous les magasins. Mais j’en ai … Enfin ça a été un super beau jour parce qu’on a fait les
soldes (5) en même temps ! On a… on a pris… On a fait un premier magasin qui était super sympa !
J’ai… j’ai craqué sur (6) une robe mais bon, pas plus que ça (7)… Puis on en a fait un deuxième. Les
gens n’étaient pas du tout accueillants donc ça donne pas envie d’acheter.
J : Ah oui, ça refroidit (8) de suite (9)!
A : Elles (10) disaient: « Oui…j’en peux plus (11), j’en ai marre (12)… Bon, il y a du monde… Bon,
allez, tenez, tenez (13), habillez-vous ! ». Alors que le magasin d’avant, presque elles t’habillaient (14)
et elles te déshabillaient, ça te gênait, quoi ! Elles t’habillaient, elles te déshabillaient carrément et elles:
« Tenez ! », vraiment comme…
J : Ouais.
A : Et au final, on a fini par un troisième magasin et j’ai craqué sur une robe. Puis j’en ai pleuré et
tout…et je savais que c’était la bonne !
J : C’est bon ? Ça y est ?
A : Ça y est ! (15) J’ai donné un acompte aussi pour ça et je ferai les essais qu’en mai.
J : Ah oui ! Non mais ça, de toute façon…
A : Les essais, je les ferai qu’en mai et elle m’a dit de pas regarder la robe, si tu veux, pour plus que…
parce que si je regarde trop cette robe, j’aurai plus la magie ! Et c’est vrai qu’en effet, au début,
j’avais… j’avais une photo. J’avais demandé à ma sœur : « Envoie-moi la photo » et tout. Je la
regardais et je commençais à me dire: « Elle est pas si terrible, elle est pas si terrible (16) ! »
J : Oui, mais tu as eu un coup de cœur (17) dessus !
A : Voilà ! Mais bon, là, je l’ai effacée, la photo, je la regarde plus. Comme ça…
J : Mais tu verras, de toute façon, une robe de mariée, c’est toujours magique !
A : Ouais. Oh oui, c’est clair ! (18)
Quelques explications:
1. super particulier: très particulier (familier)
2. faire toutes les boutiques: aller dans tous les magasins
3. ça tombait bien: c’était le bon moment.
4. les soldes: c’est la période où les magasins baissent les prix pour se débarrasser de leur stock.
5. On a fait les soldes: On dit qu’on fait les soldes quand on cherche à faire des achats intéressants
ces jours-là.
6. craquer sur quelque chose: être totalement séduit par quelque chose. On peut dire aussi: craquer
pour quelque chose.
7. pas plus que ça: pas totalement quand même.
8. ça refroidit: ça diminue votre enthousiasme, votre envie.
9. de suite = tout de suite / immédiatement
10. elles : Ambre parlent des vendeuses dans ce magasin.
11. j’en peux plus: je suis vraiment fatigué, j’en ai assez. (familier)
12. en avoir marre: en avoir assez (familier)
13. tenez: c’est ce qu’on dit quand on tend quelque chose à quelqu’un pour qu’il le prenne. ( A
quelqu’un qu’on tutoie, on dit « Tiens« .)
14. presque elles t’habillaient: commencer une phrase par « presque » n’est pas correct. Mais on
l’entend tout le temps dans le sud de la France. Il faut dire: Elles t’habillaient presque.
15. ça y est: c’est fait.
16. elle n’est pas si terrible: elle n’est pas si belle que ça finalement.
17. avoir un coup de coeur pour quelque chose: trouver que quelque chose qu’on voit pour la
première fois est vraiment bien.
18. c’est clair: c’est vrai, c’est sûr.
* sans tralala: très simplement.

Enfin le plus beau jour de sa vie !


Ambre a déjà de quoi être comblée: un mari et une petite fille, une grande famille, beaucoup d’amis, un
beau métier. Et pourtant, il lui manquait quelque chose ! Comme tous les couples en France, elle s’est
mariée à la mairie. Mais elle n’avait pas pu faire alors la grande fête qu’elle imaginait pour son mariage.
Elle a donc décidé que 2011 serait l’année où elle allait enfin célébrer l’événement dans les règles !
Julie lui a posé toutes les questions sur l’organisation du jour J.

Transcription:
J: Julie / A: Ambre
J : Bonjour Ambre.
A : Bonjour Julie.
J : Alors, je sais que pour toi l’année 2011, c’est une année importante parce que tu vas te marier.
A : Hm !
J : Mais par contre, je vois que tu as déjà une bague à l’annulaire gauche. Donc je pense que vous
avez déjà officialisé ça, avec Pierre.
A : Oui, en effet, on s’est mariés le 18 Août 2007. On s’est mariés parce que on venait d’avoir la petite
(1) et on voulait avoir le même nom de famille. Pour nous, ça fait plus fa[…]… enfin, ça faisait plus
famille d’avoir le même nom, et il m’a demandée en mariage pour mon anniversaire en me disant:
« Dans un mois, on se marie. »
J : Ah !
A : Donc du coup, on a fait la chose très rapidement. C’est… On n’avait pas les sous (2). J’étais dans
mes études d’infirmière, on avait un bébé à gérer et on voulait… on voulait absolument se marier. Donc
du coup, on a fait la chose rapidement. Le mois d’après… ouais, deux mois après, on s’est mariés. Et
là, ça a mis un peu plus de temps que prévu. Et il y avait que mes frères et sœurs, enfin sa… et ses
sœurs, les grands parents, les… et les parents. C’est tout. Et les témoins.(3)
J : Vous avez fait ça où ?
A : On a fait ça à la mairie d’Eyguières (4) et puis après on a fait ça chez mes parents.
J : D’accord.
A : En simple comité (5).
J : Donc là, vous passez à l’église (6) si j’ai bien compris ?
A : Là, il est prévu qu’on passe à l’église. Bon, on a voulu le faire… Moi j’avais toujours voulu passer à
l’église… Des coutumes (7), hein, peut-être. Et mon grand père qui n’est plus là aurait tellement voulu
me voir à l’église aussi. Donc je ne suis pas plus pratiquante (8), je ne suis pas du tout pratiquante,
hein, mais c’est…
J : Non, mais ça vous tenait à cœur (9) !
A : Oui, voilà. Ça nous tenait à cœur et on avait toujours dit qu’on le referait plus tard pour… pour avoir
tous les gens qu’on aime autour. Pas que la famille, quoi !
J : D’accord. Donc là, c’est la grosse fête, ce que vous allez faire ?
A : Là, c’est la grosse fête !
J : D’accord. Alors maintenant, vous en êtes à peu près à… à quoi ? Sept mois, sept mois et demi du
mariage, tu m’as dit ?
A : Oui !
J : Alors, où est-ce que ça en est sur tout ce qui est préparatifs, invités, salle ?
A : Alors, sur tous les préparatifs, déjà, je me suis débrouillée (10) toute seule…
J : Ah mince !(11)
A : Parce que Pierre, il a…. Il s’est pas intéressé du tout… je lui ai reproché déjà ! Il s’est pas du tout
intéressé au sujet. On a décidé de se marier début janvier 2010. Et dès là, enfin j’ai commencé à voir
pour les salles et tout. La salle, on a pu la… la réserver que le 1er mai… qu’à partir du 1er mai. Donc la
salle est réservée. A partir de ce moment-là aussi, j’ai déjà réservé… La salle est réservée à Lamanon.
Elle nous a été prêtée parce qu’on est pompiers à Lamanon, donc ils ont accepté de nous la louer. Et
après, j’ai réservé la paëlla, j’ai trouvé quelqu’un pas cher pour faire la paëlla.
J : Oui parce que là, vous, vous avez combien de… d’invités en tout ?
A : Normalement, on est 200 au repas et on est à peu près 300 au vin d’honneur (12).
J : Ah oui ! Ça fait quand même un… un sacré budget, quoi !
A : Ouais ! Mais bon, c’est… c’était important pour nous ! Après, on préfère faire un truc (13) si tu veux
simple, on fait pas le resto (14) ni rien mais…
J : Non mais ça, c’est chacun qui voit (15) de toute façon !
A : Mais voilà, on fait un truc vraiment simple pour avoir tous les gens qu’on aime autour !
J : C’est un choix de toute façon !
A : Parce que si on mettait un truc, un gros budget où tu t’en tires pour 100 euros (16) par tête (17), eh
ben tu…
J : C’est infaisable !
A : Tu… tu peux pas avoir ces gens-là autour de toi ! Donc du coup, la salle a été réservée, j’ai réservé
la paëlla que j’ai eue pour peu cher.
J : Oui.
A : Bon j’ai vu, j’ai… j’ai comparé et tout ! L’apéro (18), on avait prévu de le faire nous, maman, avec
des Tupperware tout préparés et tout.
J : Ouah ! Ça demande de l’organisation tout ça, quand même !
A : Et puis au final (19), j’ai trouvé quelqu’un qui prenait 2,50€ par tête. Et en fait, tu… Il te prépare tout
sur des plateaux décorés !Donc du coup…
J : C’est pas plus mal (20) finalement !
A : Comme ça ma mère, elle se prend pas la tête (21) et nous, on se prend pas la tête.
J : Ça passe tellement vite !
A : Après, je voulais embaucher des serveurs, serveuses. Au final, la caserne nous prête la caserne
(22) pour faire le vin d’honneur à la caserne. Ça fait que (23) c’est les pompiers qui vont nous faire le
service.
J : Oh super ! En uniforme et tout ?
A : En… en… Pas en uniforme mais ils se mettent tous en costard (24) et…
J : Oh, c’est sympa !
A : Et chemise blanche.
(A suivre…)
Quelques explications:
1. la petite: façon familière de parler de leur fille, d’une enfant.On peut l’utliser au masculin bien sûr:
Chut ! Le petit dort !
2. les sous: l’argent (familier)
3. les témoins: chacun des mariés a un témoin pendant la cérémonie du mariage, à la mairie, comme
à l’église.
4. à la mairie: chaque ville a sa mairie. C’est là que sont célébrés les mariages. C’est ce qu’on appelle
le mariage civil, qui est le seul valable juridiquement. On dit familièrement qu’on passe devant
Monsieur le Maire.
5. en simple comité: l’expression normale, c’est « en petit comité« , pour indiquer que c’était une
cérémonie très simple avec peu d’invités.
6. passer à l’église: les couples qui le souhaitent peuvent ensuite faire une cérémonie à l’église.
7. des coutumes: la religion dominante de la France est historiquement la religon catholique. Mais le
pays est devenu très laïque, donc beaucoup de gens se marient à l’église juste par tradition. C’est la
coutume.
8. être pratiquant: être catholique et aller régulièrement à l’église, suivre les rites de la religion.
9. ça vous tenait à coeur: c’était important pour vous.
10. se débrouiller: s’organiser, faire ce qu’il y a à faire.
11. Ah mince !: Julie trouve que ce n’est pas très bien qu’Ambre ait à faire tout toute seule. On peut
dire aussi : Ah zut ! ( Les deux exclamations sont familières, mais pas vulgaires.)
12. le vin d’honneur: c’est avant le repas lui-même. C’est un apéritif, avec des choses à manger. On y
invite tous les amis, les connaissances.
13. un truc: quelque chose (familier)
14. le resto: le restaurant (familier)
15. c’est chacun qui voit: chacun décide et organise comme il le veut. (familier)
16. s’en tirer pour 100€: avoir à payer 100€ (familier)
17. par tête: par personne
18. un apéro: un apéritif (on sert des boissons avec des petites choses à manger, avant le repas.)
19. au final: finalement (Cette expression est devenue très à la mode.)
20. c’est pas plus mal: c’est une bonne chose, c’est aussi bien en fin de compte.
21. se prendre la tête: se faire du souci parce qu’on a quelque chose de compliqué à faire. (familier).
22. la caserne: c’est là où sont basés les pompiers ( ou des militaires)
23. ça fait que… : donc, par conséquent ( familier)
24. un costard: un costume (familier)
Lendemain de spectacle
Ecouter des chanteurs ou des groupes sur son lecteur MP3, c’est bien. Mais aller les voir en concert,
c’est encore mieux ! Ambiance et spectacle garantis avec certains. C’est ce que raconte Séverine dans
cette petite conversation, encore sous le charme de sa soirée.
Transcription (S: Séverine / A: Anne )
A : Bon alors, Séverine, ça va ? Tu as l’air un peu fatiguée aujourd’hui.
S : Ouais, j’ai la migraine (1). C’est… ça a été l’enfer. Mais en fait, c’est parce que je pense que je me
suis couchée tard hier soir.
A : Ah bon ! Mais c’est pas sérieux, ça !
S : Non, pas sérieux du tout. Mais j’étais au concert de Bénabar. Je me suis éclatée (2) comme une
petite folle. On aurait dit une gamine de 17 ans !
A : C’est vrai ?
S : Ah, c’était vraiment génial (3)! Et alors…
A : D’accord.Tu l’avais déjà vu sur scène ?
S : Non, jamais. C’était la première fois. Et en plus, complètement imprévu. Alors moi j’adore quand
c’est imprévu, parce que la veille…
A : Oui ? Mais comment tu as eu des places ?
S : Alors ma sœur, elle m’apppelle. Elle me fait (4) : « Oui, tu es pas d’après-midi (5) cette semaine ? »
Alors je lui dis : « Non, non, non. C’est bon. Juste vendredi mais… »
Elle me dit : « Non, parce que demain, j’ai deux places pour aller voir Bénabar » et elle me dit : «
Comme on n’a pas fait de cadeau à Gaby », mon mari, elle me dit : « C’était l’occasion », elle dit. « On
t’offre les deux paces. »
A : Ah, c’est super !
S : Parce qu’en fait, elle avait une copine qui était malade, la pauvre.
A : D’accord.
S : Et elle me dit : « Elle est couchée, elle peut pas y aller. » Donc elle me dit : « Si vous, ça vous
intéresse, eh ben, on vous fait cadeau des places » et… Donc du coup, voilà, allez, trouve une nounou
(6) pour garder les gamins (7).
A : Au dernier moment.
S : Au dernier moment.
A : Et là, il y avait la motivation.
S : Oui !
A : D’accord. Et alors, c’était bien ? Il paraît qu’il est super sur scène.
S : Sur scène ? Génial ! Vraiment, il est fabuleux. Il est hyper dynamique, très… beaucoup d’humour.
Ah vraiment !
A : Oui, puis c’est un super musicien.
S : Voilà, super musicien et ses musiciens, ils sont super aussi.
A : Oui oui, c’est ça.
S : Ah vraiment !
A : C’est un beau spectacle.
S : Ah ouais ! Je me suis régalée… régalée. On était dans la fosse, là, comme…
A : Moi j’aurais voulu y aller. Puis j’ai raté… Enfin il faut s’y prendre (8)…
S : Ouais, vachement (9) à l’avance.
A : Faut réserver tout de suite et puis j’ai raté le moment et tout. Mais lui, c’est franchement un des gars
que j’aimerais voir sur scène.
S : Ah ouais. Franchement, il est… il est super. Je me suis régalée comme une gamine, à sauter,
danser…
A : Et alors, c’est… C’est quoi le public ? Il y a tous les âges ou pas ?
S : Eh ben, tous les âges. Beaucoup de notre…enfin de ma géné(ration)… Enfin, je sais pas…
A : De ton âge, dirons-nous !
S : Non, mais ouais, je vais dire, allez, entre 35 et 50 ans. Mais il y avait des jeunes aussi, hein, des
jeunes de 20 ans.
A : Mais il a des beaux textes, hein. C’est…
S : Ah ouais. Enfin moi j’aime, hein. Ça me plaît et…
A : A chaque fois,c’est une histoire.
S : Voilà, à chaque fois, c’est une histoire. Vraiment c’est… Non, c’est vraiment sympa (10), très bien.
Je me suis régalée.
A : C’était une bonne soirée.
S : Du coup (11), du coup, je me suis dit parce qu’il y avait… il y avait certaines chansons queje
connaissais pas, parce que moi en fait, je l’ai découvert avec les… son album, pas le dernier mais celui
d’avant, en fait.
A : Ah oui.
S : Avec « Quatre… », enfin… « Quatre murs un toit ».
A : Oui, oui. Elle est belle, celle-là.
S : Et… Ouais. Et du coup donc j’ai acheté… Je l’avais acheté, l’album. J’ai acheté le suivant. Mais en
fait, je crois qu’il en a fait d’autres avant…Plein d’autres et…
A : Oui, oui, il y en a plein.
S : Et que je connaissais pas et ça m’a donné envie d’aller les acheter, quoi.
A : Oui. Il y en a vraiment des très, très belles.
S : Ah ouais, franchement, il y en avait qui étaient super belles (12), hein ! Donc du coup, je l’ai encore
mieux découvert, quoi.
A : Bah oui.
Quelques détails :
1. avoir la migraine : avoir mal à la tête.
2. s’éclater : s’amuser énormément, prendre beaucoup de plaisir à faire quelque chose. (familier)
3. génial : super, vraiment bien
4. elle me fait : elle me dit. (familier)
5. être d’après-midi : travailler l’après-midi et donc finir tard le soir. Et la semaine suivante, on est du
matin par exemple.
6. une nounou : une femme qui garde les enfants (familier)
7. un gamin : un enfant (familier)
8. il faut s’y prendre à l’avance : il faut faire ce qui est nécessaire très tôt. Si on s’y prend trop tard, on
rate l’occasion.
9. vachement : très (familier)
10. c’est sympa : c’est bien. Sympa est l’abréviation de « symptahique », qu’on emploie souvent à
propos de quelqu’un. Mais on l’utlise aussi pour parler de choses : c’est un film sympa.
11. du coup : donc (très courant à l’oral)
12. super belles : très belles (familier)
Et on se retrouve aussi sur France Bienvenue2 si vous voulez entendre encore du français
comme on le parle… et une chanson de Bénabar.
Vive les mariés !
Avec les beaux jours reviennent les mariages! A la mairie obligatoirement, à l’église souvent. Robes
blanches, smokings, klaxons dans les rues le samedi, c’est la saison!
Petite conversation avec Julie qui évoque le mariage d’une de ses cousines.

Transcription:
A : Alors Julie, est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu le mariage de… de votre cousine ?
J : Bah en fait, ça s’est fait dans le sud, à Marseille. Et elle, elle habite déjà à Bordeaux. Donc elle a fait
pas mal de préparatifs de chez elle. En plus, c’était assez compliqué puisque son mari était… faisait
son école de Gendarmerie (1). Donc pendant un an presque, il était pas là. Ça a été assez compliqué.
A : C’est elle qui a dû organiser…
J : Ouais, un peu…
A : … beaucoup de choses.
J : Un peu… Un peu tout. Puis en plus, la distance faisant, c’était pas forcément facile.
A : Oui. Et pourquoi elle voulait se marier à Marseille ?
J : Bah parce qu’en fait, lui, il a été muté (2) à… à Bordeaux et toute la famille est à Marseille. Et puis,
c’était…
A : Ah, d’accord.
J : C’était son origine. Et … Et donc c’est vrai que ça a été pas mal de boulot (3). Enfin on a tous mis la
main à la pâte (4) dans les semaines qui approchaient, pour préparer la… la salle et tout le tralala (5).
A : Il y avait combien de personnes en tout, comme invités?
J : On était 80. Mais ça fait… ça fait quand même pas mal de choses. Et puis…
A : Oui, oui, oui. Bah, 80 personnes, il faut assurer ! (6)
J : Oui, c’est ça. En fait, 12 juillet, on s’était dit : « Mais ce sera magnifique comme temps. » Le matin, il
a fait une averse, mais c’était affolant !
A : Ah, on dit : « Mariage pluvieux, mariage heureux ».
J : C’est vrai. Mais en pleine journée, il faisait très très beau, très très chaud. On est sorti de la Mairie,
un vent à… à décorner les bœufs (7). Et l’apéritif devait se faire dehors, donc déjà, tout est parti par
terre. Donc…
A : Ah oui, le vent ici, c’est terrible, hein.
J : Voilà. Mais c’était quand même… c’était la très jolie cérémonie, enfin, la belle robe blanche. Lui qui
était en… en costume de gendarme, très officiel qui en jette pas mal (8). Enfin, l’eglise, la mairie,
enfin…
A : D’accord oui. Il sont allés à l’église et puis ensuite, il y avait le mariage civil, quoi enfin…
J : Oui, voilà. Et… et après avec la soirée qui s’ensuivait derrière.
A : Et après alors, vous vous souvenez un peu, je sais pas du… du menu, du repas ? C’était
comment ? C’était un repas assis ou les gens se servaient ?
J : C’était… En fait, c’était les gens qui venaient nous servir à table. On était par… par tables rondes.
On était une douzaine. Et donc les gens venaient nous servir. Enfin… C’était bon mais c’était pas non
plus extraordinaire. En fait, on avait été un peu déçu par le traiteur (9).
A : Ah oui.
J : Enfin, c’est embêtant de se dire parfois qu’on cherche pendant deux ans quelque chose de génial
pour que le jour-même, on soit déçu.
A : … le résultat soit pas tout à fait à la hauteur. (10)
J : Ouais.
A : Et en dessert par exemple, c’était quoi ?
J : Bah c’était la… la pièce montée qui devait ressembler à… à une île, parce que leur thème de
mariage, c’était les voyages. Et finalement, c’était une pièce montée qui ressemblait pas du tout à une
île ! C’était…c’était plein de choux (11).
A : D’accord ! Un tas de choux ?
J : Ouais. Enfin… C’est un peu bizarre.
A : D’accord. Bon. Et qu’est-ce qu’ils ont eu comme cadeaux ?
J : Je sais qu’ils devaient partir en…en voyage de noces à la Réunion et… en fait, ils avaient fait une
boîte et quasiment tous les fonds leur ont payé le… le voyage en fait.
A : D’accord.
J : Et après quelques cadeaux d’à côté parce que, enfin… Moi, personnellement, j’aime pas donner
que du financier parce que bon, c’était quelqu’un qui était très proche et…
A : Oui, oui, on a envie de faire… d’avoir une petite attention…
J : Puis je voulais quelque chose qui reste et pas quelque chose qui passe… A : Un voyage.
A : D’accord. Bon, et vous, vous avez envie de vous marier aussi ?
J : Oh oui, ça serait bien mais je me dis que c’est beaucoup de stress et beaucoup d’argent en fait pour
juste une seule journée et… enfin…
A : Oui, c’est beaucoup d’organisation et…
J : Et puis parfois, c’est pas mal de disputes pour rien du tout aussi.
A : C’est vrai ?
J : « Tu devrais faire comme ça. » « Non, ça ne me plaît pas. » « Oui, mais tu devrais. » « Oui, mais
non, ça ne me plaît pas ». Oh !
A : Oui, d’accord, c’est des sujets de discussion dans la famille.
J : Les grandes traditions, oh beurk ! (12)
A : Bon donc, bah pour le moment, vous avez encore le temps.
J : Oh oui, largement !
A : D’accord. Bah merci Julie.
J : Y a pas de quoi. (13)
Quelques explications :
1. l’école de gendarmerie : on y forme les futurs gendarmes, qui sont chargés du maintien de l’ordre en
France.
2. être muté : être nommé sur un autre poste, dans une autre ville.
3. ça a été pas mal de boulot : ça a été pas mal de travail. (familier)
4. mettre la main à la pâte : apporter son aide, participer à l’organisation de quelque chose. (famillier)
5. et tout le tralala : tout le luxe. Ici, toutes les traditions, tout le cérémonial, et tout ce qui s’ensuit.
(familier)
6. Il faut assurer : il faut être à la hauteur, être très organisé, pour réussir.
7. un vent à décorner les bœufs : un vent très fort. (familier)
8. en jeter : impressionner les gens.
9. un traiteur : Il prépare les repas et les sert dans le lieu qui a été choisi par ses clients.
10. être à la hauteur : répondre aux attentes.
11. des choux : des choux à la crème. Une pièce montée, dessert traditionnel des mariages en France,
est faite de plein de petits choux à la crème.
12. Beurk ! (ou Berk !) : onomatopée pour exprimer le dégoût.
TELECHARGER LA CONVERSATION : Le mariage – France Bienvenue
Et pour parler encore mariage et pièce montée, vous pouvez allez regarder la bande annonce
d’un film français sur le sujet.
C’est sur l’autre blog de France Bienvenue, avec encore du français, à travers des mots écrits et
dits, des enregistrements transcrits, des petits détails sur le français comme on le parle et
l’écrit, des photos…
A bientôt!
Alerte à la grippe A
L’hiver approche. Mais cette année, la grippe s’est déjà installée. Comme dans beaucoup d’autres
pays, les Français ont été informés sur ce qu’il fallait faire pour essayer de limiter l’épidémie. Gaël,
Thomas, Quentin et Anne donnent leurs impressions sur ce qui se passe.
TRANSCRIPTION
A : Anne / Q : Quentin / G : Gaël / T : Thomas
A : Alors bonjour à tous. Ça va ? Tout le monde est là aujourd’hui ? Tout le monde est en forme ? (1)
T/G/Q : Oui.
A : Quel enthousiasme ! Pas de malades dans vos groupes ?
T : Euh si, (il) y a eu (2) des malades dans notre groupe et même une prof.
G : Une prof…
A : Ah oui ?
T : Hmm.
A : Mais quoi ? Malade de… la grippe ?
T : De la grippe A, oui.
A : De la grippe A… Et on est sûr que c’est la grippe A ?
T : Oui, elle a été absente une semaine et elle nous a dit que c’était ça.
A : D’accord, d’accord… Bon et euh… qu’est ce que vous en pensez, vous ? Parce que, là, (il) y a eu
combien de malades dans votre groupe ?
T : Y en a eu trois, je crois.
A : Trois ? Ouais, ça fait pas mal quand même ! (3)
T : Ouais.
Q : Je pense que dans les médias, ils en font un peu trop (4) sur la grippe A, ils ont vraiment pas mal
parlé de ça pendant plusieurs semaines et…y a pas forcément…
A : Et là, c’est un peu moins maintenant, je trouve.
Q : Y a pas forcément… autant de…
G : …de cas que les médias pensaient.
A : Oui, c’est vrai mais bon, est ce que… Non c’est sûr, mais on a eu plein de campagnes de pub et
tout là, euh… je sais pas, vous avez entendu tout à la radio, à la télé ? Qu’est ce que vous avez retenu
de tout ça ?
G : Ben, c’était juste…c’était surtout pour nous faire peur, pour nous faire prendre conscience de faire
attention à notre hygiène.
A : Mmm.Ça a changé quelque chose pour vous ? Dans vos habitudes ?
Q : Bah, on fait peut-être plus attention… à se laver les mains plus régulièrement… quand on rentre
chez soi, tout ça.
A : Oui oui.
Q : Mais globalement, on change pas…
T : …On change pas totalement nos habitudes.
A : Ouais, par exemple, bah je sais pas, on dit que ça se propage quand même par contact assez
direct, alors comment vous faites pour dire bonjour à vos copains et à vos copines là, maintenant ?
T : On se fait la bise.
A : Vous continuez à faire la bise ?
Q : On continue, oui.
A: Ouais ? Et vous connaissez des gens qui refusent maintenant de faire la bise ?
T : Moi personnellement, non.
G : Moi non plus.
A : Parce que moi j’en connais, hein, y a des gens qui maintenant, bon, disent : « Non non, écoute, il
vaut mieux éviter » etc… Et y compris même se serrer la main.
Q : Ah ouais?
A : Ouais, ouais, moi j’ai été étonnée mais… bon, c’est vrai qu’autour de nous y a pas encore des
tonnes de (5) gens malades.
Q : Ouais, à mon avis, va (6) falloir attendre l’hiver pour qu’ il y ait vraiment beaucoup plus de cas…
A : Oui.
Q : …Et arriver à un niveau de pandémie.
T : Il paraît que c’est dans les DOM-TOM (7)… y a beaucoup de cas.
A : Dans les DOM-TOM, ouais ?
G : Ouais, bah moi, j’ai mes parents qui habitent dans les DOM-TOM et ils me racontent que y en plein
qui se baladent (8) avec des masques sur le visage.
A : Ah ouais ? Nous, on l’a pas encore ça, quand même, les masques. Mais où ça dans les DOM-
TOM ? Parce que c’est…Il y en a… y a plusieurs endroits quand même.
G : Bah partout en général mais moi, ils parlent à l’ile de la Réunion.
A : Oui mais c’est où ? Ah d’accord, à la Réunion, d’accord.
G : Et comme y a plusieurs autres maladies donc…
A : Mais là-bas, c’est l’hiver ?
G : Non, là, c’est l’été.
A : La Réunion, c’est l’été ?!
G : Ouais.
A : Ah oui oui ! Pardon… Non, c’est le printemps, quoi, en fait.
G : Non mais à la Réunion, y a (9) que l’hiver et l’été donc…
A : D’accord, bon, parfait. Et donc y a plein de malades ?
G : Ouais.
A : Et vos parents ?
G : Bah ma mère, elle a eu la grippe donc… son médecin lui… lui a dit de porter un masque pendant
une semaine, elle portait un masque pour se balader dans la rue.
A : Pour pas (10) contaminer les autres.
G : Voilà.
A : Bon ben, on verra, hein, si… il faut qu’on ait tous un masque, on sera… on sera beau !
Quelques explications :
1. être en forme : être en bonne santé et plein d’énergie.
2. y a eu : normalement, cette expression commence par « il ». Mais à l’oral, très souvent, on ne
prononce pas ce petit mot… C’est le cas plusieurs fois dans cette conversation. Mais n’écrivez jamais
ça !
3. ça fait pas mal : c’est un peu moins fort que « ça fait beaucoup ». Il y a quand même un nombre
significatif de cas.
4. en faire un peu trop : exagérer.
5. des tonnes de = beaucoup ( style familier, oral. )
6. va falloir = il va falloir… Il manque « Il » là aussi, à l’oral uniquement.
7. Les DOM-TOM : les Départements et Territoires d’Outre Mer. ( Par exemple, la Martinique, la
Guadeloupe, la Réunion, Mayotte,etc… )
8. se balader : se promener. ( ici, style familier, oral )
9. y a que = il n’y a que… = il y a seulement
10. pour pas = pour ne pas. C’est à l’oral qu’on oublie « ne ». On l’écrit toujours.
De Marseille au Sénégal
Il ne suffit pas de suivre les cours et de passer les examens pour obtenir son diplôme à l’IUT. Il faut
aussi mener à bien un projet en équipe tout au long de la deuxième année. Il y a toutes sortes de
projets possibles. Kadija nous parle de celui qui l’a conduite avec une douzaine d’autres étudiants au
coeur du Sénégal.
TRANSCRIPTION
K : Kadija / A : Anne
A : Bonjour Kadija. Alors…
K : Bonjour Madame Ghanassia.
A : Oui. Est-ce que vous pouvez un peu nous raconter, parce que là, vous rentrez du Sénégal. Mais
c’était pas des vacances.
K : Non, c’était pas des vacances. Bon tout d’abord, je suis Kadija Machach. Je suis étudiante à
l’Institut Universitaire de Technologie de Marseille. Et on avait en deuxième année un projet d’études
(1), notamment le projet humanitaire, c’est de partir dans un pays en sous-développement. Nous, nous
avons choisi le Sénégal… et de leur apporter notre aide. Ça a été en plusieurs parties. Tout d’abord,
rechercher une association qui a un projet et qui est sur place, notamment au Sénégal. La recherche
des fonds, de partenaires.
A : Oui, parce qu’il fallait de l’argent pour quoi ? Pour financer déjà le voyage, tout bêtement (2), pour
aller là-bas, quoi.
K : Ouais. Parce que le voyage se composait en différentes parties: nos billets d’avion, le chantier, le
transport, l’alimentation, l’eau qui a été un budget extraordinaire parce qu’il faut savoir…
A : L’eau ?
K : Ouais, parce qu’on buvait à raison de cinq litres par personne par jour.
A : Ah, d’accord.
K : Donc c’était conséquent.
A : Et il faut avoir de quoi l’acheter.
K :Voilà. Parce qu’il faisait… On a eu droit à (3) quarante-cinq degrés ( 45° ) à l’ombre, là-bas, durant
notre séjour. Donc il fallait énormément d’eau.
A : Même pour des Marseillais, c’était dur ?
K : Ouais, énormément, c’était vachement dur (4)! Et… Et aussi le transport, parce qu’on était sur
Tambasocé. C’est un village qui est à côté de Tambacounda. Tambacounda est à douze à treize heures
de… C’est six cents kilomètres de Dakar, la capitale.
A: Oui, oui.
K : Et donc on faisait des navettes en taxi. Et donc il y avait un budget sur ça. Et après, il y a eu le
déroulement du départ… récolté des… parce qu’on a ramené… On n’a pas parlé là dans la soutenance
(5)… on a ramené des vêtements pour les petits, des jouets, des cahiers, tout ça (6), des habits
usagés…
A : Tout ce qu’il fallait rassembler avant.
K : Voilà. Et après on est partis et…
A : Vous êtes restés combien de temps alors?
K : Vingt-six jours. 26 jours.
A : D’accord. Et vous aviez, oui, un projet particulier à réaliser là-bas.
K : Voilà, c’était en fait la rénovation des cases du village artisanal de Tambacounda. C’est un centre
artisanal, avec des… des… des maisons atypiques (7), avec des toits en paille et tout ça…
A : Et alors, qu’est-ce qu’il fallait faire ?
K : Bah, il fallait étaler à même le sol (8) des… des… des bottes de paille qu’on allait chercher dans les
champs.
A : Il fallait que vous coupiez ?
K : Non, il fallait… il fallait… Elles étaient déjà coupées. Il fallait les étaler et les tresser avec du… de…
du fil de fer… à même le sol…
A : Pour mettre sur…
K : Pour mettre sur les toits. On les enroulait, on faisait des petites bottes et après, un professionnel les
mettait sur les toits. On a fait ça pendant à peu près une… une semaine, voire presque deux semaines,
ça. Et après, on a poncé les murs, on a rebouché avec du… du plâtre. On a peint l’intérieur avec de la
peinture blanche, de la chaux, et l’extérieur : de la peinture jaune. Pareil, ponçage et (combler)… Il
fallait combler les trous, pareil.
A : D’accord. Et donc ça, c’était vraiment du… boulot (9) difficile quand même.
K: Ouais, c’est du boulot difficile, à savoir (10) qu’on travaillait du lundi au samedi de huit heures à
treize heures, voire (11) des fois un peu plus. ( oui, oui, oui ) Selon les besoins du… du… du chantier.
Mais ça allait… ça allait assez vite, à savoir que en l’espace de trois ou quatre jours, il y avait cinq
cases de faites. Comme on devait faire onze cases, donc ça avançait bien.
A : D’accord.
K : Ça avançait très bien. Et après, on a fait des petites fêtes, de bienvenue, des moments où on était
vraiment en complicité avec les personnes, avec les… On distribuait du thé, par exemple pendant le
travail, on buvait, on faisait des pauses. Et après on a découvert le Sénégal, l’île de Marlodge, tout ça,
voilà.
Le site du projet :
http://humagea.e-monsite.com/accueil.html
Quelques détails :
1. un projet d’études : tous les étudiants doivent mener à bien un projet tutoré en équipe pendant la
2ème année. Il y a plusieurs projets réalisés par différentes équipes avec l’aide des enseignants. ( La
création et le développement de France Bienvenue était un de ces projets. Il sera repris en septembre
par une nouvelle équipe. )
2. tout bêtement = tout simplement. ( expression familière )
3. on a eu droit à 45° : il a fait 45°. Kadija veut insister sur le fait que la température est montée aussi
haut et qu’il a fallu s’y adapter. Il n’y avait pas le choix !
4. vachement dur = très dur. ( expression très familière, à réserver à l’oral )
5. la soutenance : après la réalisation du projet, les étudiants doivent présenter leur travail oralement
devant un jury et ils sont évalués sur le projet lui-même ainsi que sur cette présentation qu’on appelle la
soutenance.
6. tout ça = etc… ( très oral )
7. atypiques : c’est le contraire : Kadija voulait dire « typiques ».
8. à même le sol : directement sur le sol.
9. du boulot = du travail ( terme familier, oral )
10. à savoir = c’est-à-dire que… Cette expression sert à donner des précisions.
11. voire = et même. ( Les étudiants pouvaient travailler 13 heures par jour, et même plus parfois. )
Neige à Marseille ! Incroyable !
Voir la neige à Marseille, on peut le dire, c’est plutôt rare ! Mais cette année 2009 fut presque
exceptionnelle ! Ce ne sont pas seulement un ou deux centimètres qui sont tombés ! Non ! C’est un
évènement qui n’était plus arrivé depuis près de 20 ans !
Et chez vous, neige-t-il souvent ?
TRANSCRIPTION
Lola : Alors les filles, la neige à Marseille ! 15 cm de neige ! C’est du jamais vu !
Marion : Non ! Bon quand même pas 15 cm mais c’est vrai que ça dépendait aussi un peu du
quartier…dans Marseille. Bon, après, que ce soit à proximité de Marseille ou dans Marseille même,
mais c’est vrai que c’est quand même quelque chose d’assez surprenant et d’assez rare dans le sud
comme ça, au bord de la mer…c’était assez… vraiment ! C’était surprenant. On peut dire ça !
Lola : Ouais ! Incroyable ! Mathilde….Dis-nous ce que tu en a pensé, c’était beau ! C’était beau ? !
Mathilde : Ah oui ! C’était magnifique ! Surtout qu’on n’a pas l’habitude d’avoir la neige à Marseille,
c’était assez exceptionnel. Les Marseillais ont profité.
Marion : Les Marseillais ont skié.
Mathilde : Voilà, ils ont skié sur les routes de Marseille qui sont assez pentues !
Marion : Et tu habites où, Mathilde, toi, dans Marseille ?
Mathilde : Moi, j’habite à la Valentine et il y avait énormément de neige !
( Il n’ ) y avait plus aucune voiture qui pouvait circuler !
Louise : Vous êtes sorties prendre des photos un petit peu ?
Mathilde : Ah oui, je suis sortie prendre des photos, faire des bonhommes de neige !
Marion : Et moi, je me suis rendue en cours … ce jour même, donc ça a été génial puisque je suis
rentrée à pied chez moi par la suite, puisque comme l’a dit Mathilde, il n’y avait plus de possibilité de…
transport, plus de moyens de transport. On est resté bloqué. Tout était coupé.
Mathilde :….C’était la grosse panique, parce que comme on n’a pas l’habitude… on n’a pas l’habitude
à Marseille d’avoir la neige, du coup, tout était bloqué et les gens étaient très paniqués.
Marion : Les gens étaient…voilà, il y a eu beaucoup de panique aussi parce que, voilà ( il n’) y a pas
eu de moyens…
Louise : Bon, bien voilà pour la journée de panique à Marseille sous la neige, journée assez
exceptionnelle, on doit le reconnaître !