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do cu e nt s p r

cu e nt s p rs o
m n es t p er on n
e o um e t e st e

en t e t e so n l
do u e nt s p rs
cu e nt s p rs on
m n es t p er on ne
C d c m n e tp

Cours préparé par : M. ALIANE Abd-Ennour


e
CHAPITRE I : TURBINES AXIALES

t e o n l
s

e
I.1 Introduction
C d c m n e

e
Ce chapitre introduit les turbines axiales à gaz. L’industrie des turbines à gaz occupe une place spéciale dans l’économie
t

mondiale et ses applications s’étendent de la génération d’électricité dans les centrales thermiques à l’industrie des
C d c m n

turboréacteurs d’aviation en passant par l’entrainement des compresseurs centrifuges des pipelines pour le transport

e
intercontinental du gaz naturel et la génération de puissance dans les plateformes de forage.
t

s
n
Il expose le formalisme mathématique permettant de calculer et de décrire l’écoulement à travers les étages à réaction
t

de la turbine en reliant les angles d’écoulement au degré de réaction (degree of reaction), au coefficient d’écoulement
(flow coefficient) et au coefficient de charge blade-loading coefficient).
t
e

Les turbines axiales sont conçues de façon à ce que la vitesse axiale reste constante. Puisque le gaz se détend à travers
la turbine, l’espace annulaire doit augmenter d’étage en étage.
e
I.2 Analyse d’un étage de turbine
t
e

s
Considérons un étage de turbine comme celui illustré sur la figure I.1 consistant en un stator suivi par un rotor. On y
représente l’entrée de l’étage (état 1), la sortie du stator qui est également l’entrée du rotor (état 2) et finalement la sortie

r
e
du rotor (état 3). Pour un étage considéré d’une turbine multi-étagée, l’amplitude et la direction de la vitesse à l’entrée
du stator sont les mêmes que celles à la sortie du rotor. Evidemment, ce n’est pas le cas pour la pression, la température
u

et la densité qui changent à travers l’étage et d’étage en étage.


e U

U
u

Va3

p
V2

Vu2
w2

Vu3
ROTOR

V3
3
3
o

2
STATOR

w3

U
m
Va2
Va1
o
1

s
t
V1

Figure I.1 : Diagramme de vitesse d’un étage de turbine axiale

Le travail délivré par l’étage de la turbine peut être évalué par la relation d’Euler :
e

w= U ( Vu2 − Vu3 )= U ( Wu2 − Wu3 )


m

(I.1)
c

Pour ce cas, l’angle de la vitesse absolue est négatif à l’entrée du stator. La déflection d’un rotor est la différence des
e

vitesses Vu2 − Vu3 = W u2 − W u3 . Elle peut être mesurée aussi par le braquage β2 − β3 alors que le braquage dans le stator
e

est égal à α 2 − α1 . Plus large est le braquage dans le rotor, plus important sera le travail généré. Une valeur typique de
ce braquage est de 70°. Pour réaliser un large braquage dans le rotor, le stator doit faire tourner l’écoulement dans le
sens opposé de sa direction initiale dans la direction de rotation ; la vitesse de l’écoulement se trouve augmentée (gain
d’énergie cinétique).
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e
Comme l’enthalpie totale reste constante à travers le stator :

t e o n l
V12 V2
s
h1 + =h 2 + 2

e
(I.2)
2 2
C d c m n e
L’augmentation de l’énergie cinétique conduit à une chute de l’enthalpie statique :

e
V2 2 V12
h1 − h 2 = − (I.3)
2 2
t
C d c m n

Cette équation peut être écrite sous la forme :

e
( u1 − u 2 ) + ( p1 v1 − p2 v 2=)
t 1
(
V2 2 − V12 ) (I.4)

s
2

n
t

L’augmentation de l’énergie cinétique provient de la conversion de l’énergie interne et de la différence de travail exercé
en poussant le fluide dans le passage inetraube. Cette équation peut être écrite sous forme différentielle pour un élément
de parcours dl :
t du d ( pv ) 1 dV 2
e

dV
− − = = V (I.5)
dl dl 2 dl dl
e
Cette équation montre qu’une chute d’énergie interne augmente l’énergie cinétique ainsi que le fait le travail exercé.
Pour un gaz parfait :
t
e

du = C v dT 

s
du Cv 1 4
⇔ = = = 3 , pour =
γ
d ( pv ) = rdT  d ( pv ) r γ −1 3

r
e
L’énergie interne contribue de façon plus significative à augmenter l’énergie cinétique que ne le fait le travail net exercé.
Lors de son passage dans le rotor, le gaz est orienté vers l’axe réduisant ainsi son énergie cinétique acquise dans le
u

stator. Le travail réalisé dans tout l’étage est égal à :


1
( )
e
w = h 02 − h 03 = h 2 − h 3 + V2 2 − V32 (I.6)
2
Ou :
u

p
w = ( u 2 − u 3 ) + ( p 2 v 2 − p3 v 3 ) +
1
2
(V2 2 − V32 ) (I.7)

EXEMPLE I.1
o

ENONCE
4 J
Considérer l’écoulement des gaz de combustion dont=
γ =, r 287 à travers un étage de turbine de façon à
m

3 kg .K
ce que α1 =α 3 =−14.4°. La température totale d’entrée est T01 = 1200 K . La vitesse axiale est constante est égale :
m
Va = 280 . L’écoulement quitte le stator avec un angle α= 57.7° . Le rayon moyen du rotor tournant à
o

2
s
s
t

tr
20 000 est égal à rm = 17 cm .
m

min
Déterminer :
a) Le travail effectué (w) et la chute de température totale ∆T0 à travers l’étage ;
b) Les angles d’écoulement relatif à l’entrée et la sortie du rotor β2 et β3 ;
e

c) Calculer la contribution de l’énergie interne et le travail de l’écoulement à l’augmentation de l’énergie


m

cinétique dans le stator ;


c

d) Calculer la contribution de l’énergie interne, le travail de l’écoulement et l’énergie cinétique à la


génération du travail dans le rotor.
e

a) Solution
e

a) Travail effectué et chute de température totale


Les chaleurs spécifiques à pression et à volume constants :

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e
γr 4 287  J  r 287  J 
=
Cp = = 1148  =, C v = = 861  
γ −1 3 1  kg .K  γ −1 1  kg .K 

t e o n l
s
3 3

e
La vitesse d’entrainement U :
2 πN 2 π × 20000 m 
U= ωrm = rm = × 0.17 =
C d c m n e
356  
60 60 s

e
Le travail réalisé par l’étage :
 kJ 
w= U ( Vu2 − Vu3 )= 356 ( 442.9 + 71.9 )= 183.3   ← w
 kg 
t
C d c m n

La chute de température totale à travers l’étage :

e
b) Angles d’écoulement relatif à l’entrée et la sortie du rotor β 2 et β 3 ;
t

s
A la sortie du stator :

n
m 
t

= α 2 280 tan ( 57.=


Vu2 Va tan= 7° ) 442.9  
s
m 
V2 = Va + Vu2 = 280 + 442.9 = 524  
2 2 2 2

s
t
e

La composante tangentielle de la vitesse relative quittant le stator :

m 
Wu2 = Vu2 − U = 442.9 − 356 = 86.9  
s
e
 Wu2  −1  86.9 
β
= tan−1  =  tan  =  17.2° ← β2
t  Wa = Va 
e

2
 280 

s
A la sortie du rotor :

r
m 
e
Vu3 =Va tan α 3 =280 tan ( −14.4° ) =−71.9  
s
m 
V3= Vu3 + Va = 71.9 + 280 = 289.1  
2 2 2 2

s
u

La composante tangentielle de la vitesse relative quittant le stator :


e
m 
Wu3 = Vu3 − U = −71.9 − 356 = −427.9  
s
W   −427.9 
u

β3 = tan−1  u3  = tan−1   = −56.8° ← β3

p
 Wa   280 

c) Contribution de ∆u et ∆(pv) à l’augmentation de l’énergie cinétique dans le stator


La température statique à l’entrée du stator :
o

1 V12 1 298.12
T1 =
T01 − =
1200 − 1163.6 [ K ]
=
2 Cp 2 1148
m

La température statique à la sortie du stator (entrée du rotor) :

1 V2 2 1 524 2
T2 =
T01 − =
1200 − 1080.4 [ K ]
=
o

2 Cp 2 1148
s
t
m

Par conséquent,

 kJ 
∆u12= u1 − u 2= C v ( T1 − T2 )= 0.861 × (1163.6 − 1080.4 )= 71.6   ← ∆u12
 kg 
 kJ 
e

∆ ( pv=
)12 p1v1 − p2=
v 2 r ( T1 − T=
2) 0.287 × (1163.6 − 1080.=
4 ) 23.9   ← ∆ ( pv )12
 kg 
m
c

L’augmentation de l’énergie cinétique étant :


 kJ 
∆ ( EC
= )12
1 2 1 2 1
V2 − =V1 ( )
.12 95.5   ← ∆ ( EC )12
524 2 − 289=
e

2 2 2  kg 
e

d) Contribution de ∆u, ∆(pv) et ∆(EC) à la génération du travail

T=
03 T02 − ∆T=
0 7 1040.3 [ K ]
1200 − 159.=
V32 289.12
T3 =T03 − =1040.3 − =1003.9 [ K ]
2C p 2 × 1148

3
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e
Ainsi,

t e o n l
 kJ 
∆u 23= u 2 − u 3= C v ( T2 − T3 =
) 0.861 × (1080.4 − 1003.9=) 65.8   ← ∆u12
s

e
 kg 
 kJ 
C d c m n e
∆ ( pv=
)23 p2 v 2 − p3=
v 3 r ( T2 − T
=3) 0.287 × (1080.4 − 1003=
.9 ) 21.9   ← ∆ ( pv )12
 kg 

e
 kJ 
∆ ( EC=
)23
1 2 1 2 1
V2 − =V3 ( )
.12 95.5   ← ∆ ( EC )23
524 2 − 289=
t

2 2 2  kg 
C d c m n

Vérifions :
 kJ 

e
w = ∆ ( EC )23 + ∆u23 + ∆ ( pv )23 = 95.5 + 65.8 + 21.9 = 183.2  
t  kg 

s
n
t

I.3 Coefficient d’écoulement. Coefficient de charge. Degré de réaction


t
e

Le travail réalisé par l’étage est donné par l’équation I.1. Il peut être formulé autrement par :
=w UVa ( tan α 2 − tan
= α 3 ) UVa ( tan β2 − tan β3 ) (I.8)
e
Va w
Notons par φ =t le coefficient d’écoulement et par ψ = 2 le coefficient de chargement de l’étage (il peut être
e

U U

s
désigné par coefficient de travail). En divisant l’équation I.9 par U 2 , on obtient :

r
ψ = φ ( tan α 2 − tan α 3 )
e
(I.9)

En plus de φ et ψ , une troisième quantité adimensionnelle importante est le degré de réaction :


u

h2 − h3 ( h1 − h 3 ) − ( h 1 − h 2 ) h1 − h 2
R= = = 1− (I.10)
h1 − h 3 h1 − h 3 h1 − h 3
e
Il est à constater que dans le rotor, la rothalpie se conserve :
u

p
W2 2 W2
h2 + =h3 + 3
2 2
Ou
o

h2 − =
h3
1
2
(W32 − W2 2 )
m

Ainsi, si W 2 = W 3 la réaction est nulle. A travers le stator, on peut écrire :

( )
o

1
h1 − h= V2 2 − V12
s
2
2
t
m

Il est à constater aussi que :


V2 2 =+
Vu2 2 Va 2 et V12 =+
Vu12 Va 2
1
( 1 2
) ( )
e

h1 =
− h2 Vu2 2 − V
=u1
2
Va tan2 α 2 − tan2 α1
2 2
m

Pour un étage normal, V1 = V3 alors : w =h 01 − h 03 =h1 − h 3 et l’équation I.10 devient :


c

( )
e

1 Va 2 tan α 2 − tan α 3
2 2
h1 − h 2 1 φ2
R == 1− = 1− = − tan2 α 2 − tan2 α 3 ( )
e

1
h1 − h 3 ψ 2 ψ
t

2 U2

1 φ2
R = 1−
2 ψ
(
tan2 α 2 − tan2 α 3 ) I.11

4
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e
En utilisant l’équation I.9, I.11 devient :

t e o n l
1
R = 1 − φ ( tan α 2 + tan α 3 )
s
I.12

e
2
En éliminant α2 en utilisant I.9 :
C d c m n e

e
ψ 2 (1 − R− φ tan α 3 )
= I.13

Cette équation montre que la diminution de la réaction augmente le chargement. Une faible réaction signifie que la chute
t

de pression à travers le rotor est également faible, mais un chargement important est le résultat d’une large déflection.
C d c m n

L’écoulement quitte le stator avec une grande vitesse avec un large angle α2. L’énergie cinétique ainsi requise est

e
convertie en travail sur les aubes du rotor. Ensuite, l’écoulement est dirigé vers l’axe ou même avec une valeur négative
de α3. t

s
n
t

Les équations I.9 et I.12 peuvent être formulées de la façon suivante :


ψ
tan α 2 − tan α 3 = I.14
φ
t
e

2 − 2R
tan α 2 + tan α 3 = I.15
φ
e
Ou :

t ψ
e

1− R +

s
tan α 2 = 2
φ
I.16

r
ψ
e
1− R −
tan α 3 = 2
φ
u

Ces équations sont utilisées par les concepteurs expérimentés en turbomachines en choisissant des valeurs du coefficient
d’écoulement, du coefficient de chargement et du degré de réaction avant de déterminer les angles d’écoulement.
e
Toutefois, ces équations sont valables pour un étage normal.
Des relations similaires peuvent être obtenues pour les angles d’écoulement relatif. L’équation d’Euler des
turbomachines peut être écrite sous la forme :
u

p
=w U ( Wu2 − W
=u3 ) UVa ( tan β2 − tan β3 )

Qui devient après division par U2 :


ψ = φ ( tan β2 − tan β3 )
o

I.17

h2 − h3
m

Sachant que le degré de réaction est exprimé par : R =


h1 − h 3
o

1 2 1 2
La conservation d’enthalpie totale de l’écoulement relatif dans le rotor : h 2 − h= W3 − W2 ;
s
3
t

2 2
m

Or : W2 2 =+
Wu2 2 Wa 2 et W12 =+
Wu12 Wa 2

Donc : h 2 =
− h3
1 1
Wu32 − W= 2 1 2
( )
Va tan2 β3 − tan2 β2 Pour un étage normal : h1 − h 3 = h 01 − h 03 = w = U 2 ψ
e

u2
2 2 2
m

En substituant dans la définition du degré de réaction :


c

(
Va 2 tan β3 − tan β2
2 2
) φ2
=R =
ou R (
tan2 β3 − tan2 β2 )
e

2 U2ψ 2ψ
e

En substituant ψ de l’équation I.17 :


φ
R =−
2
( tan β3 + tan β2 )

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EXEMPLE I.2

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e
ENONCE

t e o n l
4 J
Les gaz de combustion dont=
γ =
s
, r 287 s’écoulent à travers un étage de turbine avec φ =0.80 comme

e
3 kg .K
valeur de conception du coefficient d’écoulement et ψ =1.7 pour le coefficient de chargement. L’étage est assumé
C d c m n e
normal, α1 =α 3 =−21.2°. La température totale d’entrée est T01 = 1200 K . La vitesse absolue des gaz quittant le

e
stator est 463 m/s et le rendement isentropique est 0.89.
Déterminer :
t

a) Les angles d’écoulement de l’étage et le taux de braquage du stator et du rotor ;


b) Le travail réalisé par l’étage et la chute de la température totale ;
C d c m n

c) Le taux de dépression statique à travers l’étage.

e
t
SOLUTION

s
n
a) Angles d’écoulement et taux de braquage
t

Les chaleurs spécifiques à pression et à volume constants :


γr 4 287  J  r 287  J 
=
Cp = = 1148  =
, C v = = 861  
γ −1 3 1  kgK  γ −1 1  kgK 
t
e

3 3
On a :
ψ
ψ = 2 (1 − R − φ tan α 3 ) ⇔ R = 1 − − φ tan α 3 = 1 − 0.85 − tan ( −21.2° ) = 0.46
2
e
Il en découle :
ψ
t 1− R +
e

s
tan=α2 = 2 1.737 →= α 2 60.08° ← α 2
φ
ψ
−R +

r
e
tan β3 = 2 = −1.638 → β = −58.59° ← β
φ
3 3

 ψ
−R − 
u

tan= β2  2
= 0.487 →= β2 25.97° ← β2
φ
Les taux de braquage :
e
α 2 −=α 3 81.27° ← α 2 − α 3 , β2 −=
β3 84.57° ← β2 − β3

b) Travail réalisé et chute de température totale


u

p
La vitesse axiale :
m 
=
Va V2 cos= α 2 463 tan ( 60.08
= ° ) 231  
s
La vitesse de l’aube :
o

Va 231 m 
=
U = = 288.7  
φ 0.8 s
m

Ainsi, le travail est :


 kJ 
w= ψU 2 = 1.7 × 288.72 =141.7   ← w
 kg 
o

La chute de température totale :


s
= 123.4 [ K ] ← ∆T0
w 141.7
t

∆T=0 =
C p 1.148
m

Le travail isentropique wus :


w 141.7  KJ 
ws =∆T0 = = =
159.2   ← w s
ηs 0.89  kg 
e

c) Taux de dépression statique à travers l’étage


m
c

La température statique à l’entrée de l’étage :

V12 247.82
T1 =T01 − =1200 − =1173.3 [ K ]
e

2C p 2 × 1148
e

Puisque l’écoulement est isentropique, on peut écrire :


γ 4/3
p1  T1  γ−1  1173.3  1/ 3
= =  =
 1200  0.9139
p 01  T01   

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e
La température totale à la sortie de l’étage :

t e o n l
= 1076.6 [ K ]
w 141.7
s
T03 = T01 − = 1200 −

e
Cp 1.148
C d c m n e
La vitesse à la sortie :

e
Va 231 m 
=V3 = = 247.8  
cos α 3 cos ( −21.2° ) s
t

La température statique à la sortie de l’étage :


C d c m n

V32 247.82
T3 =T03 − =1076.6 − =1049.8 [ K ]

e
2C p 2 × 1148
t

s
n
Similairement :
t

γ
p3  T3  γ−1  1049.8 
4

= =  =
 1076.6 
0.9043
p 03  T03  
t
e

La température totale au point final isentropique :

ws
= 1061.3 [ K ]
159.2
T03s = T01 − = 1200 −
Cp 1.148
e
Ainsi, le rapport de pressions totales à travers l’étage :
t
e

s
γ
p 01  T01  γ−1  1200 
4

= =  =
 1061 .3 
1.635
p 03  T03s  

r
e
Et le rapport de pressions statiques à travers l’étage :

p1 p1 p 01 p 03 0.9138 × 1.635 p
= = = 1.652 ← 1
u

p3 p01 p03 p3 0.9043 p3

On aboutit à :
e
ψ
tan β2 − tan β3 = I.18
φ
u

p
−2R
tan β2 + tan β3 = I.19
φ
Ce qui donne :
o

ψ
R−
m

tan β2 =− 2
φ
I.20
ψ
R+
o

tan β3 =− 2
s
t

φ
m

I.3.1 Etage à 50%


Dans un étage à 50 %, la chute d’enthalpie statique est la même dans le stator que dans le rotor. Pour un tel étage, les
équations I.16 et I.20 devient :
e

1− ψ 1+ ψ
m

=
tan α 3 tan α 2
= I .21
c

2φ 2φ
e

1− ψ 1+ ψ
tan β2 =− tan β3 =− I .21
e

2φ 2φ
t

Ou
tan α3 =
− tan β2 tan α 2 =
− tan β3 I.22

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e o um e t e st e

en t e t e so n l
do u e nt s p rs
cu e nt s p rs on
m n es t p er on ne
C d c m n e tp

Cours préparé par : M. ALIANE Abd-Ennour


e

t e o n l
s

e
C d c m n e

e
t
C d c m n

e
t

s
n
t

Figure I.2 : Aubage à une réaction de 50 %

Ces équations sont satisfaites si α 3 = −β2 et α 2 = −β3 ce qui


= donne W 3 V= et W 2 V3 .
t 2
e

Le diagramme de vitesses d’une telle situation est illustré par la figure I.2. Il est clair que l’indice 1 réfère à la sortie du
rotor. Le diagramme de vitesses d’un étage à 50 % de réaction est symétrique. La vitesse d’entrainement est prise comme
e
une unité pour pouvoir illustrer les différents paramètres à savoir ψ et φ.
t
e

EXEMPLE I.3

s
ENONCE
4
Les gaz de combustion dont=
γ =, r 287 J ( kgK ) s’écoulent à travers un étage de turbine axiale de 50% de

r
e
3
réaction et d’un rendement global de 0.91 et de φ = 0.80 comme valeur de conception du coefficient d’écoulement.
L’écoulement entre au stator avec un angle α1 =−14 ° et la vitesse axiale est de 240 m/s. La température totale
u

d’entrée est T01 = 1200 K .


Déterminer :
e
a) Les angles d’écoulement de l’étage et le taux de braquage du stator et du rotor ;
b) Le travail réalisé par l’étage et la chute de la température totale.
SOLUTION
u

p
a) Angles d’écoulement et taux de braquage
Les chaleurs spécifiques à pression et à volume constants :
γr 4 287  J  r 287  J 
=
Cp = = 1148  =, C v = = 861  
γ −1 3 1  kg .K  γ −1 1  kg .K 
o

3 3
On a :
ψ = 2 (1 − R − φ tan α 3 ) ⇔ ψ = 1 − 2φ tan α 3 = 1 − 2 × 0.8 × tan ( −14° ) = 1.40
m

Il en découle :
1 ψ
1− +
2 2= 1 + ψ= 1 + 1.4= 1.5 → α= 56.3° ← α
o

tan α=
φ 2φ 2 × 0.8
2 2 2
s
t

β3 = −α 2 = −56.3° ← β3 β2 = −α 3 = 14° ← β2
m

Les taux de braquage :


α 2 − α 3 = β2 − β3 = 70.3° ← α 2 − α 3 = β2 − β3

b) Travail réalisé et chute de température totale


e

La vitesse de l’aube :
m

Va 240 m 
c

=
U = = 300  
φ 0.8 s
Ainsi, le travail est :
e

 kJ 
e

w=
ψU 2 =
1.4 × 300 2 =
125.9   ← w
t

 kg 
La chute de température totale :
= 109.7 [ K ] ← ∆T0
w 125.9
∆T=0 =
C p 1.148

8
do cu e nt s p r
cu e nt s p rs o
m n es t p er on n
e o um e t e st e

en t e t e so n l
do u e nt s p rs
cu e nt s p rs on
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e
I.3.1 Etage à 0 %

t e o n l
Considérons un étage à R = 0 %. L’équation I.20 devient :
s

e
tan β3 =− tan β2 ⇒ β3 =−β2 I.23
C d c m n e

e
t
C d c m n

e
t

s
n
t

t Figure I.3 : Aubage à une réaction de 0 %


e

Pour une vitesse axiale constante, il découle que : W2 = W3 Ce qui implique que les aubes du rotor sont symétriques.
Pour le cas illustré sur la figure I.3 (une entrée axiale α3 = 0), le coefficient de chargement se réduit à : ψ =2
e
t
e

s
EXEMPLE I.4
ENONCE

r
e
Un étage normal avec R = 0 fonctionne avec une entrée axiale. La tuyère opère un braquage de 64°.
Déterminer :
a) Le coefficient d’écoulement ;
u

b) La vitesse absolue à la sortie de la tuyère si Va = 240 m/s ;


c) Le travail réalisé par l’étage et la chute de la température totale (Cp = 1148 J/ (kg).
SOLUTION
e
a) Coefficient d’écoulement
R= 0 , ψ= 2 et α=
3 0
u

α 2 − α 3= 64°

p
ψ
1− R +
tan α 2= 2 = 2 ⇒ φ= 2
= 0.9755 ← φ
φ φ tan α 2
o

b) Vitesse absolue à la sortie du stator


La vitesse V2 :
m

Va 240 m 
=V2 = = 547 , 5   ← V2
cos α 2 cos 64° s

c) Travail réalisé et chute de température totale


o

s
t

Ainsi, le travail est :


m

Va 240 m 
=
U = = 246  
φ 0.9755 s
 kJ 
w=
ψU 2 =
2 × 246 2 =
121.1   ← w
 kg 
e

La chute de température totale :


m

= 105.5 [ K ] ← ∆T0
w 121.1
∆T= =
c

0
C p 1.148
e
e

9
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e
I.4 Représentation thermodynamique sur le diagramme de Mollier

t e o n l
s

e
Un diagramme de Mollier est illustré par figure I.4 montrant les différents changements qui ont lieu dans un étage de
turbine et ce en tenant compte des irréversibilités. A travers les tuyères (stator), l’état du gaz passe de 1 à 2 et la pression
C d c m n e
statique chute de p1 à p2. Dans le rotor, la pression statique passe de p2 à p3.

e
01
p
t

02
C d c m n

p
h

e 1
t
p
01

l
,re

s
03

n
02

p
l
,re
t

02
p
V12

2
p
02 rel
2 03 rel
V22
t 1
e

2
1
W 22

03
2

3
p
W 23
e
2
2s 03 2
t V 23
e

s
2
03 s

r
03 ss
e
3

3s
u

3ss
s
e
Figure I.4 : Représentation des états thermodynamiques dans un étage de turbine axiale

Notons que sur ce diagramme, on peut constater la constance de l’enthalpie totale dans le stator et la constance de la
u

p
rothalpie dans le rotor.

Pour cet étage, on définit l’efficacité isentropique totale (total-to-total efficiency) de l’étage :
o

travail net h 01 − h 03
=ηtt = (I.24)
travail idéal h 01 − h 03ss
m

De même, on définit l’efficacité isentropique statique (total-to-static efficiency) :


h − h 03
o

ηts =
= 01 (I.25)
s
h 01 − h 3ss
t
m
e

m
c

e
e

10
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e
CHAPITRE II : ETUDE DES TUYERES

t e o n l
s

e
Dans ce chapitre, l’écoulement des fluides compressibles à travers les tuyères est discuté. Dans une première étape, les
relations isentropiques sont développées et appliquées à des tuyères convergentes et convergentes-divergentes.
C d c m n e

e
II.1 Nombre de Mach et vitesse du son
t

Considérons un fluide stationnaire, à travers lequel, une onde faible de pression (une onde de son) voyage à une vitesse
C d c m n

(a) comme illustré sur la figure II.1. En passant par une section donnée, cette onde de pression provoque des

e
changements thermodynamiques différentiels par rapport à ceux initiaux (p+∆p, ρ+∆ρ) et un léger changement en
vitesse ∆V.
t

s
n
t

Il est très utile de passer du cas stationnaire (A) où l’onde se déplace à la vitesse (a) au cas mobile (B) où un observateur
se déplaçant à cette même vitesse.
t
e

e
t
e

rs
e
Figure II.1 : Dessin illustrant une onde faible de pression
(a) Observateur stationnaire (b) Observateur se déplaçant avec l’onde (c) Volume de contrôle de l’onde
u

Le bilan massique à travers l’onde peut être formulé par :


e
ρaS = ( ρ + ∆ρ )( a − ∆V ) S (II.1)

ou
u

p
∆ρ
∆V =a (II.2)
ρ

Le théorème de la conservation de la quantité de mouvement donne :


o


( p + ∆p ) S − pS =m ( a − ( a − ∆V ) ) ⇔ S∆p =ρSa∆V ⇔ ∆p =ρa∆V
m

En combinant ce résultat avec l’équation II.2, on obtient :


∆p
o

a2 = (II.3)
s
∆ρ
t
m

L’onde de pression étant faible, le processus peut être considéré comme isentropique. Sous forme différentielle,
l’équation II.3 peut être écrite sous forme :

 ∂p 
e

a=   (II.4)
 ∂ρ s
m
c

La quantité (a) est dite vitesse du son ou célérité du son. Pour un processus isentropique d’un gaz parfait décrit par
e

p
l’équation = Cte, la vitesse du son se formule par :
e

ργ
t

p
a= γ = γrT (II.5)
ρ

11
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e
La vitesse du son dépend de la nature du gaz à travers la constante r et des conditions thermodynamiques notamment la
température T. Le tableau II.1 donne la valeur de la vitesse du son pour quelques gaz à 0° C.

t e o n l
s

e
Gaz Masse molaire Cp Vitesse du son à
γ= 0°C
Cv
C d c m n e

e
Air 28.960 1.404 331
Argon (Ar) 39.940 1.667 308
Dioxyde de Carbone 44.010 1.300 258
t

Fréon 12 (CCl2F2) 120.900 1.139 146


C d c m n

Hélium (He) 4.003 1.667 970

e
t
Hydrogène (H2) 2.016 1.407 1270

s
n
Xénon (Xe) 131.300 1.667 170
t

Tableau II.1 : Vitesse du son dans quelques gaz à 0 °C

Les effets de la compressibilité deviennent importants avec l’augmentation de la vitesse de l’écoulement. Dans ce qui
t
e

suit une attention particulière sera allouée au fait que ce n’est pas la hausse de la vitesse qui induit l’importance des
effets de la compressibilité mais plutôt le rapport de cette vitesse à celle du son qui en sera déterminant. Ce rapport est
e
connu sous le nom de nombre de Mach.

t Vitesse de l' écoulement V


= =
e

M (II.5)

s
Célérité du son a

r
Tel que V est la vitesse du fluide au point considéré et a la vitesse locale du son.
e
Si l’écoulement est dit subsonique.
Si V < a, M < 1 , l’écoulement est dit sonique ou critique.
u

Si V > a, M > 1 , l’écoulement est dit supersonique.


e
Si V  a, M  1 , l’écoulement est dit hypersonique.
u

p
EXEMPLE II.1
ENONCE
Un avi on est c apabl e de v ol er à un nombr e de Mac h de 0. 91 au ni veau
de l a mer . Tr ouv er l a v i t es se max i mal e que peut at t ei ndr e c et avi on
o

si l ’ ai r au ni veau de l a mer es t à une t empér at ur e de :

a) 5 °C.
m

b) 45 °C
SOLUTION
La vi t es se du s on es t donnée par :
o

s
T = 5 °C → V = M γr T = 0. 91 1. 4 × 287 × 278 = 304   ← V
t

m
m

s 

325   ← V
m
T= 45 °C → V = M γr T = 0. 91 1. 4 × 287 × 318 =
s 
e

II.1.1 Relations du nombre de Mach


m

Pour un gaz parfait avec des chaleurs spécifiques constantes l’enthalpie totale est définie par :
c

V2
h 0= h +
e

2
e

ou :

V2 γ −1 2  γ −1 2 
T0 =+
T =+
T V =
T 1 + M 
2C p 2 γr  2 

12
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e o um e t e st e

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e
d ' où

γ −1 2

t e o n l
T0
= 1+
s
M (II.6)

e
T 2
C d c m n e
Les rapports de pression et de densité sont donnés par :

e
γ γ
p 0  T0  γ −1  γ − 1 2  γ −1
=   = 1 + M  (II.7)
t

p T   2 
C d c m n

1 1
ρ0  T0  γ −1  γ − 1 2  γ −1

e
=   = 1 +
t M  (II.8)
ρ T   2 

s
n
t

EXEMPLE II.2
ENONCE
t A un cer t ai n poi nt d’ un écoul ement d’ ai r , l a pr essi on st at i que est mesur ée p = 2. 4 bar
e

et l a pr essi on de st agnat i on est p0 = 3 bar . La t empér at ur e t ot al e est T0 = 468 K.


Cal cul er l e nombr e de Mach et l e débi t par uni t é de sur f ace.
SOLUTION
e
La t empér at ur e st at i que peut êt r e dét er mi née :
t
e

s
γ −1 1
p  γ  2. 4  3. 5
=T =
T0   486=
  439. 1 [ K] ← T
 p0   3 

r
e
Le nombr e de Mach peut êt r e dét er mi né :

T0 γ −1 2 2  T0  2  468 − 1  =0. 574 ← M


=1 + M ⇒ M= − 1 =
u

  
T 2 γ − 1 T  1. 4 − 1  439. 1 

La vi t esse de l ’ écoul ement peut êt r e dét er mi née :


e
V = M γr T = 0. 574 1. 4 × 287 × 439. 1 = 420   ← V
m
s 
u

p
La masse vol umi que :

2. 4 105
1. 904  3  ← V
p kg
=
ρ = =
rT 287 × 439. 1 m 
o

Le débi t masse par uni t é de sur f ace :


m

• •

=ρV =1. 904 × 241 =458. 9 


m kg  m

s ⋅ m 
2
S S
o

s
t
m

EXEMPLE II.3
ENONCE
Lor s de l ’ éval uat i on des per f or mances d’ un avi on, l a not i on d’ at mosphèr e st andar d est
e

souvent i nt r odui t e. Les condi t i ons r égnant dans cet t e at mosphèr e sont censées
r epr ésent er des condi t i ons moyennes dans l ’ at mosphèr e. Par exempl e aux USA, l a
m

t empér at ur e dans l ’ at mosphèr e st andar d est déf i ni e en f onct i on de l ’ al t i t ude ℎ par :


c

0 ≤ h < 11019    
m →=T 288. 16 − 0. 0065h  [ K ]
e

h ≥ 11019 m      → T =
216. 66 K
e

Les vi t esses de cr oi si èr e et l es al t i t udes de vol t ypi ques pour t r oi s avi ons commer ci aux
sont :
TYPE Vi t esse de croi si ère [ km/ h] Al t i t ude [ m]
Dash 8 500 4750

13
do cu e nt s p r
cu e nt s p rs o
m n es t p er on n
e o um e t e st e

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do u e nt s p rs
cu e nt s p rs on
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Boei ng 747 978 9150

e
Concor de 2340 16600

t e o n l
s

e
Tr ouver l es nombr es de Mach de ces t r oi s avi ons en assumant ces condi t i ons de cr oi si èr e.
Ut i l i ser l es condi t i ons d’ at mosphèr e st andar d.
C d c m n e

e
SOLUTION
Dash 8 :
t

km m
=V =
500 138. 9
C d c m n

h s

e
=
h →=
4750 m  T 288. 16 − 0. 0065 × 4750
= 258. 4  K
t m

s
a= 1. 4 × 287 × 258. 4 = 322. 0

n
s
t

V 138. 9
=
M = = 0. 431
a 322

Boei ng 747
t
e

km m
=V =
978 271. 7
h s

=
h →=
9150 m  T 288. 16 − 0. 0065 × 9150
= 228. 4  K
e
m
a= 1. 4 × 287 × 228. 4 = 303. 0
t s
e

s
V 271. 7
=
M = = 0. 879
a 303

r
Concor de
e
km m
=V =
2340 650
h s
u

=h 16600 m =
→ T 216. 66 K
m
a= 1. 4 × 287 × 216. 66 =
e
295
s
V 650
=
M = = 2. 204
a 295
u

p
Le Concor de est un avi on de
t r anspor t super soni que. Ce f ut l ’ un
des deux seul s avi ons de l i gne
super soni ques à avoi r ét é pr odui t s,
l ’ aut r e ét ant l e Tupol ev Tu- 144
o

sovi ét i que par f oi s sur nommé


Concor dski en r ai son de sa
r essembl ance avec Concor de.
m

La vi t esse de cr oi si èr e du Concor de
est de Mach 2, 02 à une al t i t ude
var i ant de 16 à 18 000 mèt r es. I l
o

est dot é d’ une ai l e del t a modi f i ée


s
( ai l e di t e « got hi que ») et de
t

mot eur s à post combust i on


m

dével oppés d’ abor d pour le


bombar di er br i t anni que Avr o
Vul can. I l f ut aussi l e pr emi er avi on ci vi l à êt r e équi pé de commandes de vol él ect r i ques, pr écédant
ai nsi l es Ai r bus.
e

Les vol s commer ci aux ont commencé en 1976 et se sont t er mi nés 27 ans pl us t ar d en 2003. Pr emi er s
vol s commer ci aux avec Br i t i sh Ai r ways et Ai r Fr ance au- dessus de l ’ océan At l ant i que l e
m

21 j anvi er 1976, der ni er s vol s du 31 mai pour Ai r Fr ance et du 24 oct obr e 2003 pour Br i t i sh Ai r ways,
c

avec l e 26 novembr e de l a même année, l e vol de l a « r et r ai t e ». Mai s comme l e di t si bi en Jean-


Cyr i l Spi net t a, pr ési dent d’ Ai r Fr ance : « Le Concor de ne s’ ar r êt er a pas vr ai ment car i l ne sor t i r a
j amai s de l ’ i magi nai r e des hommes ». Le Concor de r est e un symbol e de l ’ aér onaut i que. [ WIKI PEDI A]
e
e

II.2 Ecoulement isentropique avec changement de section

14
do cu e nt s p r
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e
Considérons un écoulement isentropique unidimensionnel de gaz dans une tuyère convergente-divergente comme
illustré par la figure II.2

t e o n l
s

e
C d c m n e

e
t
C d c m n

e
t

s
n
t

Figure II.2 : Tuyère convergente-divergente

Le débit massique du gaz traversant la tuyère :


t
e


m = ρSV

Soit sous forme différentielle :


e
dρ dS dV
+ + =
0
t ρ
e

S V

s
L’enthalpie totale étant :

r
e
V2
h 0= h +
2
u

La différenciation donne :
dh = −VdV
e
Le principe de la conservation de l’énergie :
u

dp
dq =Tds =dh − vdp =0 ⇔ dh − =0

p
ρ
En combinant avec le résultat précédent :
dp dp
o

=
−VdV ⇔ VdV + =
0
ρ ρ
m

dp dρ dρ dρ
VdV + =
0 ⇔ VdV + a 2 =
0 ⇔ a2 =
−VdV
dρ ρ ρ ρ
o

En remplaçant dans l’équation de continuité :


s
t

(M ) dV
m

dS
2
−1 = (II.9)
V S
Cette équation montre que pour un écoulement subsonique (M < 1), une augmentation de section entraine une
e

décélération. Par contre, pour un écoulement supersonique (M > 1), une augmentation de section entraine une
m

accélération.
c

Dans un écoulement accéléré (dV > 1), l’équation II.9 montre qu’au niveau du col où (dS = 0), l’écoulement est critique
e

ou sonique. Pour continuer l’accélération de l’écoulement à une vitesse supersonique, la section de la tuyère doit
e

augmenter après le col. Une telle tuyère est dite tuyère de Laval. Les hypothèses menant à un tel résultat exigent que
t

l’écoulement soit stationnaire, unidimensionnel et isentropique.


V
La multiplication de l’équation d’Euler par le facteur donne :
p

15
do cu e nt s p r
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m n es t p er on ne
C d c m n e tp V dp 

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e
V2 V dp dp V 2 dV V 2 dV dV
VdV +  = 0 ⇔ dV + = 0⇔ = −ρ = −γ = −γM 2
p ρ ρ p p V

t e o n l
p p p V V
γ
s
ρ

e
C d c m n e
dp dV
= −γM 2 (II.10)

e
p V

Cette équation montre qu’un changement fractionnel de pression induit un changement fractionnel de vitesse dépend du
t

carré du nombre de Mach.


C d c m n

V
La multiplication de l’équation de l’énergie par le facteur donne :

e
T
t

s
n
V 2 dV V 2 dV
V
{ VdV + C p dT} = 0 ⇔
dT
=− = − ( γ − 1) = − ( γ − 1) M 2
dV
t

T T Cp T V γrT V V

dT dV
t = − ( γ − 1) M 2 (II.11)
e

T V
De même, un changement fractionnel de température induit par un changement fractionnel de vitesse dépend du carré
du nombre de Mach.
e
D’après l’équation d’état :
t
e

s
 dp 
p 1 + 
p p + dp  p 
= =

r
ρT ( ρ + dρ )( T + dT )
e
 dρ   dT 
ρ 1 +  T 1 +
 ρ   T 
0
u

dp  dρ   dT  dρ dT dT dρ dp dρ dT
1+ = 1 +  1 +  =+
1 + + ⇔ = +
p  ρ  T  ρ T T ρ p ρ T
e
dV dρ dV dρ dV
−γM 2 = + − ( γ − 1) M 2 ⇔ = −M 2
V ρ V ρ V
u

p
dρ dV
= −M 2 (II.12)
ρ V
o

Un changement fractionnel de densité induit par un changement fractionnel de vitesse est proportionnel au carré du
nombre de Mach.
m

II.2.1 Conditions d’arrêt


Dans un écoulement isentropique, les conditions sont associées au point où la vitesse de l’écoulement est nulle. Par
o

s
exemple dans un réservoir de grandes dimensions où la vitesse est pratiquement nulle, et à partir duquel, une tuyère est
t

alimentée. On peut considérer que les conditions qui y règnent, sont des conditions d’arrêt ou de stagnation ou
m

génératrices.

Si l’on applique les équations de l’écoulement unidimensionnel isentropique et en associant l’indice 0 aux conditions
e

d’arrêt, on peut écrire :


m
c

e
e

16
do cu e nt s p r
cu e nt s p rs o
m n es t p er on n
e o um e t e st e

en t e t e so n l
do u e nt s p rs
cu e nt s p rs on
m n es t p er on ne
C d c m n e tp γ −1 2

Cours préparé par : M. ALIANE Abd-Ennour


e
T0
= 1+ M
T 2

t e o n l
s
γ

e
γ
p 0  T0  γ −1  γ − 1 2  γ −1
=   = 1 + M 
 
C d c m n e
p T  2

e
1 1
ρ0  T0  γ −1  γ − 1 2  γ −1
=   = 1 + M 
ρ T   2 
t
C d c m n

e
t
II.2.2 Paramètres critiques

s
n
t

Si l’écoulement se décélère ou s’accélère isentropiquement jusqu’à atteindre un état critique caractérisé par un nombre
de Mach unité, les conditions qui règnent dans ce dernier cas sont dites conditions critiques. Ces conditions sont dénotées
par un indice astérisque. En utilisant les équations (3.12), (3.13) et (3.14) et en assignant à 𝑀𝑀2 la valeur1.
t
e

𝑇𝑇∗ 2 𝛾𝛾−1
𝑇𝑇
= 𝛾𝛾+1 + 𝛾𝛾+1 𝑀𝑀2 (3.16)

𝛾𝛾−1
e
𝑝𝑝∗ 2 𝛾𝛾−1 2 𝛾𝛾
= � + 𝑀𝑀 � (3.17)
𝑝𝑝 𝛾𝛾+1 𝛾𝛾+1
t
e

s
1
𝜌𝜌∗ 2 𝛾𝛾−1 𝛾𝛾−1
= �𝛾𝛾+1 + 𝛾𝛾+1 𝑀𝑀2 � (3.18)

r
𝜌𝜌
e
1
𝑎𝑎∗ 2 𝛾𝛾−1 2 2
= � + 𝑀𝑀 � (3.19)
u

𝑎𝑎 𝛾𝛾+1 𝛾𝛾+1
e
Les relations qui existent entre les conditions d’arrêt et les conditions critiques peuvent être générées en affectant à 𝑀𝑀
dans ces dernières équations une valeur nulle, ainsi :
u

p
𝑇𝑇∗ 2
= (3.16)
𝑇𝑇0 𝛾𝛾+1

𝛾𝛾−1
o

𝑝𝑝∗ 2 𝛾𝛾
𝑝𝑝0
= �𝛾𝛾+1� (3.17)
m

A une condition critique (sonique) notée avec un indice astérisque (*) pour laquelle (M = 1), les équations II.6 – II.8
o

pour l’air (γ = 1.4) se réduisent à :


s
t

T* 2
m

= = 0.8333 (II.10)
T γ +1
γ
p*  2  γ −1
= =
e

 0.5283 (II.11)
p0  γ + 1 
m
c

1
ρ*  2  γ −1
= =  0.6339 (II.12)
e

ρ0  γ + 1 
e

17