Vous êtes sur la page 1sur 2

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

SESSION 2016

Épreuve de philosophie

SERIE S

Durée : 4 heures Coefficient : 3

L’usage des calculatrices est interdit.

LE CANDIDAT DOIT TRAITER L’UN DES TROIS SUJETS SUIVANTS AU CHOIX.

Dès que le sujet vous est remis, assurez-vous qu’il est complet.
Ce sujet comporte 2 pages, numérotées de 1/2 à 2/2.

16PHSCJA1
Baccalauréat général - Série S - Philosophie 1/2
Session 2016
Sujet n°1

Apprendre à vivre, est-ce apprendre à désirer ?

Sujet n°2

Un monde sans injustice est-il possible ?

Sujet n°3

Expliquer le texte suivant :

Je voudrais […] opposer au relativisme une idée presque toujours confondue avec
celui-ci mais qui lui est pourtant profondément étrangère. J’ai souvent désigné cette
position sous le nom de pluralisme, mais cela n’a pas été sans ambiguïté. C’est
pourquoi je veux ici la qualifier de pluralisme critique. Tandis que le relativisme, qui
ressort d’une tolérance laxiste, conduit au règne de la violence, le pluralisme critique,
lui, peut contribuer à la maîtrise de la violence. Pour ce qui est de la construction du
relativisme et du pluralisme critique, le concept de vérité est d’une importance
décisive. Le relativisme est la position selon laquelle on peut tout affirmer ou presque
tout, et par conséquent rien. Tout est vrai, ou rien ne l’est. La vérité est alors sans
signification. Le pluralisme critique est la position selon laquelle, dans l’intérêt de la
vérité, chaque théorie – tant mieux si elles sont nombreuses – doit entrer en
concurrence avec d’autres. Cette concurrence consiste dans la discussion
rationnelle des théories et leur examen critique. La discussion est rationnelle, cela
signifie que l’enjeu est la vérité des théories en concurrence : la théorie qui semble
se rapprocher le plus de la vérité dans la discussion critique est la meilleure ; et la
meilleure théorie évince les plus mauvaises. L’enjeu est ici la vérité. L’idée d’une
vérité objective et l’idée d’une recherche de la vérité sont ici d’une importance
décisive.

POPPER, Tolérance et responsabilité intellectuelle (1981)

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que


l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont
il est question.

16 PHSCJA1 Baccalauréat général - Série S - Philosophie 2/2


Session 2016