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Texto 1

1. Un souvenir qu'on va chérir

Ce matin, nous sommes tous arrivés à l'école bien contents, parce qu'on
va prendre une photo de la classe qui sera pour nous un souvenir que nous
allons chérir toute notre vie, comme nous l'a dit la maîtresse. Elle nous a dit
aussi de venir bien propres et bien coiffés.

C'est avec plein de brillantine sur la tête que je suis entré dans la cour de
récréation. Tous les copains étaient déjà là et la maîtresse était en train de
gronder Geoffroy qui était venu habillé en martien. Geoffroy a un papa très riche
qui lui achète tous les jouets qu'il veut. Geoffroy disait à la maîtresse qu'il voulait
absolument être photographié en martien et que sinon il s'en irait.

Le photographe était là, aussi, avec son appareil et la maîtresse lui a dit
qu'il fallait faire vite, sinon, nous allions rater notre cours d'arithmétique. Agnan,
qui est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse, a dit que ce serait
dommage de ne pas avoir arithmétique, parce qu'il aimait ça et qu'il avait bien fait
tous ses problèmes. Eudes, un copain qui est très fort, voulait donner un coup de
poing sur le nez d'Agnan, mais Agnan a des lunettes et on ne peut pas taper sur
lui aussi souvent qu'on le voudrait. La maîtresse s'est mise à crier que nous
étions insupportables et que si ça continuait il n'y aurait pas de photo et qu'on
irait en classe. Le photographe, alors, a dit : « Allons, allons, allons, du calme, du
calme. Je sais comment il faut parler aux enfants, tout va se passer très bien. »

Le photographe a décidé que nous devions nous mettre sur trois rangs; le
premier rang assis par terre, le deuxième, debout autour de la maîtresse qui
serait assise sur une chaise et le troisième, debout sur des caisses. Il a vraiment
des bonnes idées, le photographe.

Les caisses, on est allés les chercher dans la cave de l'école. On a bien
rigolé, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de lumière dans la cave et Rufus s'était
mis un vieux sac sur la tête et il criait : « Hou! Je suis le fantôme. » Et puis, on a
vu arriver la maîtresse. Elle n'avait pas l'air contente, alors nous sommes vite
partis avec les caisses. Le seul qui est resté, c'est Rufus. Avec son sac, il ne
voyait pas ce qui se passait et il a continué à crier : « Hou! Je suis le fantôme »,
et c'est la maîtresse qui lui a enlevé le sac. Il a été drôlement étonné, Rufus.

De retour dans la cour, la maîtresse a lâché l'oreille de Rufus et elle s'est


frappé le front avec la main. « Mais vous êtes tout noirs », elle a dit. C'était vrai,
en faisant les guignols dans la cave, on s'était un peu salis. La maîtresse n'était
pas contente, mais le photographe lui a dit que ce n'était pas grave, on avait le
temps de se laver pendant que lui disposait les caisses et la chaise pour la
photo. A part Agnan, le seul qui avait la figure propre, c'était Geoffroy, parce qu'il
avait la tête dans son casque de martien, qui ressemble à un bocal. « Vous
voyez, a dit Geoffroy à la maîtresse, s'ils étaient venus tous habillés comme moi,
il n'y aurait pas d'histoires. » J'ai vu que la maîtresse avait bien envie de tirer les
oreilles de Geoffroy, mais il n'y avait pas de prise sur le bocal. C'est une combine
épatante, ce costume de martien!

Nous sommes revenus après nous être lavés et peignés. On était bien un
peu mouillés, mais le photographe a dit que ça ne faisait rien, que sur la photo ça
ne se verrait pas.

« Bon, nous a dit le photographe, vous voulez faire plaisir à votre


maîtresse? » Nous avons répondu que oui, parce que nous l'aimons bien la
maîtresse, elle est drôlement gentille quand nous ne la mettons pas en colère. «
Alors, a dit le photo- graphe, vous allez sagement prendre vos places pour la
photo. Les plus grands sur les caisses, les moyens debout, les petits assis. »
Nous on y est allés et le photographe était en train d'expliquer à la maîtresse
qu'on obtenait tout des enfants quand on était patient, mais la maîtresse n'a pas
pu l'écouter jusqu'au bout. Elle a dû nous séparer, parce que nous voulions être
tous sur les caisses.

« II y a un seul grand ici, c'est moi! » criait Eudes et il poussait ceux qui
voulaient monter sur les caisses. Comme Geoffroy insistait, Eudes lui a donné un
coup de poing sur le bocal et il s'est fait très mal. On a dû se mettre à plusieurs
pour enlever le bocal de Geoffroy qui s'était coincé.
La maîtresse a dit qu'elle nous donnait un dernier avertissement,
après ce serait l'arithmétique, alors, on s'est dit qu'il fallait se tenir tranquilles
et on a commencé à s'installer. Geoffroy s'est approché du photographe : «
C'est quoi, votre appareil? » il a demandé. Le photographe a souri et il a dit :
« C'est une boîte d'où va sortir un petit oiseau, bonhomme. — Il est vieux
votre engin, a dit Geoffroy, mon papa il m'en a donné un avec para-soleil,
objectif à courte focale, téléobjectif, et, bien sûr, des écrans... » Le
photographe a paru surpris, il a cessé de sourire et il a dit à Geoffroy de
retourner à sa place. « Est-ce que vous avez au moins une cellule
photoélectrique? » a demandé Geoffroy. « Pour la dernière fois, retourne à ta
place ! » a crié le photographe qui, tout d'un coup, avait l'air très nerveux.

On s'est installés. Moi, j'étais assis par terre, a côté d'Alceste. Alceste,
c'est mon copain qui est très gros et qui mange tout le temps. Il était en train
de mordre dans une tartine de confiture et le photographe lui a dit de cesser
de manger, mais Alceste a répondu qu'il fallait bien qu'il se nourrisse. «
Lâche cette tartine ! » a crié la maîtresse qui était assise juste derrière
Alceste. Ça l'a tellement surpris, Alceste, qu'il a laissé tomber la tartine sur sa
chemise. « C'est gagné », a dit Alceste, en essayant de racler la confiture
avec son pain. La maîtresse a dit qu'il n'y avait plus qu'une chose à faire,
c'était de mettre Alceste au dernier rang pour qu'on ne voie pas la tache sur
sa chemise. « Eudes, a dit la maîtresse, laissez votre place à votre
camarade. — Ce n'est pas mon camarade, a répondu Eudes, il n'aura pas
ma place et il n'a qu'à se mettre de dos à la photo, comme ça on ne verra
pas la tache, ni sa grosse figure. » La maîtresse s'est fâchée et elle a donné
comme punition à Eudes la conjugaison du verbe : « Je ne dois pas refuser
de céder ma place à un camarade qui a renversé sur sa chemise une tartine
de confiture. » Eudes n'a rien dit, il est des- cendu de sa caisse et il est venu
vers le premier rang, tandis qu'Alceste allait vers le dernier rang. Ça a fait un
peu de désordre, surtout quand Eudes a croisé Alceste et lui a donné un
coup de poing sur le nez. Alceste a voulu donner un coup de pied à Eudes,
mais Eudes a esquivé, il est très agile, et c'est Agnan qui a reçu le pied,
heureusement, là où il n'a pas de lunettes. Ça ne l'a pas empêché, Agnan, de
se mettre à pleurer et à hurler qu'il ne voyait plus, que personne ne l'aimait et
qu'il vou- lait mourir. La maîtresse l'a consolé, l'a mouché, l'a repeigné et a
puni Alceste, il doit écrire cent fois : « Je ne dois pas battre un camarade qui
ne me cherche pas noise et qui porte des lunettes. » « C'est bien fait », a dit
Agnan. Alors, la maîtresse lui a donné des lignes à faire, à lui aussi. Agnan, il
a été tellement étonné qu'il n'a même pas pleuré. La maîtresse a commencé
à les distribuer drôlement, les punitions, on avait tous des tas de lignes à
faire et finalement, la maîtresse nous a dit : « Maintenant, vous allez vous
décider à vous tenir tranquilles. Si vous êtes très gentils, je lèverai toutes les
punitions. Alors, vous allez bien prendre la pose, faire un joli sourire et le
monsieur va nous prendre une belle photographie! » Comme nous ne
voulions pas faire de la peine à la maîtresse, on a obéi. Nous avons tous
souri et on a pris la pose.

Mais, pour le souvenir que nous allions chérir toute notre vie, c'est raté,
parce qu'on s'est aperçu que le photographe n'était plus là. Il était parti, sans
rien dire.
Texto 2
Vivre et travailler en France, confidences d’expats
Nous avons la chance d’avoir une équipe internationale avec 12 nationalités
différentes et des bureaux dans 4 pays. Amy, Caroline, William, Fhenon, Ruben et
Goretti viennent tous d’un autre pays ou ont la double nationalité. Aujourd’hui, ils
vivent à Nantes et travaillent pour iAdvize. Nous leur avons demandé de partager
leur histoire et leurs réflexions sur la vie en France en tant qu’étranger ! Les
avantages et les réalités.
Amy d’Irlande
D’où viens-tu ? Parle-nous un peu de l’endroit où tu as grandi.
Je suis née à Cork dans le comté de Cork. Nous aimons voir Cork comme la vraie
capitale de l’Irlande. C’est une ville connue pour avoir sa propre langue et un sens
de l’humour très particulier. Cork est une petite ville mais elle a beaucoup de
charme et possède une culture dont nous sommes très fiers. Beaucoup de cultures
différentes s’y retrouvent ce qui en fait une ville très historique et artistique. Cork
est devenue l’une des plus grandes villes Tech d’Irlande : Apple a décidé d’y
installer son siège européen et Dell, EMC VmWare y sont également présents, ce
qui offre de grandes opportunités pour la ville.
Comment t’es-tu retrouvée à Nantes?
J’ai suivi un garçon ici ! Mon petit ami a vécu pendant 7 ans entre l’Angleterre et
l’Irlande mais après un certain temps, il voulait rentrer en France ! Je n’étais pas
surexcitée à l’idée d’emménager en France mais nous avions plusieurs options à
considérer : Paris représentait une belle opportunité pour moi au vu du grand
nombre d’entreprises internationales qui y sont présentes mais je n’étais pas très
enthousiaste à l’idée de vivre dans cette ville. Puis, Nantes nous est apparue
comme une bonne option car des amis s’y réinstallaient et j’ai commencé à plus
m’intéresser à la ville. Je suis tombée amoureuse de son ambiance et m’y voilà un
an plus tard…
Qu’est-ce qu’il te manque le plus ?
LA NOURRITURE !!! La nourriture que j’avais l’habitude de manger là-bas me
manque et ce manque se manifeste pour quiconque part loin chez soi. La tradition
familiale chez moi c’était les rôtis du dimanche ! Tous les dimanches, ma mère
avait l’habitude de faire tout un buffet d’où la bonne viande rouge commence à me
manquer sérieusement ! Mais j’ai la chance de recevoir des colis de chez moi avec
des sauces, du chocolat et, bien évidemment, du thé irlandais. Même mon petit ami
attend ces paquets avec impatience parce que je pense qu’il a appris à aimer
certaines spécialités d’Irlande.

Quelles sont les plus grosses différences culturelles que tu as pu observer entre la
France et ton pays d’origine ?
Cela fait presqu’un an que je vis à Nantes et je tente encore de m’adapter à la
culture française, ce qui n’est pas facile tous les jours. Peu importe l’endroit où
vous allez vivre, vous ferez forcément face à des différences culturelles. Pour moi,
l’une des plus grosses différences est l’ouverture d’esprit. En Irlande, les gens sont
toujours très accueillants et ouverts à l’idée de rencontrer de nouvelles personnes,
que ce soit au bureau, dans un bar ou lors d’un événement et ils feront toujours un
effort pour bien vous accueillir. Au contraire, il me semble falloir du temps pour que
les Français n’aient rien qu’une conversation avec vous et ce n’est pas forcément
dû à la barrière de la langue. Au début c’était bizarre pour moi de me sentir “à
l’écart”, mais on s’y habitue et les Français qu’on rencontre et apprend à connaître
sont géniaux. La vie “nocturne” en France est également très très très différente de
celle en Irlande et elle est même presque trop relaxante avec l’étape quasi-
obligatoire de manger avant de sortir ! En Irlande, je sortais essentiellement pour
boire quelques verres, danser, ce genre de choses. En France, c’est plutôt
mangeons pendant 4 heures, buvons puis dansons, et c’est cette différence à
laquelle je mets le plus de temps à m’adapter.
Caroline d’Allemagne (et un peu de Vendée)
D’où viens-tu ? Parle-nous un peu de l’endroit où tu as grandi.
J’ai grandi en Allemagne. Pour être plus précise : en Bavière près de Munich.
Comment t’es-tu retrouvée à Nantes ?
Ma mère étant française, j’ai passé tous mes étés sur la côte Atlantique en Vendée.
Après mes études j’avais envie de vivre en France pour exploiter cette partie de
mon identité. Et comme souvent, l’amour a joué un rôle dans la décision.
Qu’est-ce que tu aimes dans le fait de vivre à Nantes?
Je n’habite pas directement à Nantes, mais j’adore vivre en France et surtout près
de l’Atlantique. Je passe chaque instant libre à la mer et pouvoir avoir les pieds
dans l’eau en regardant le coucher de soleil sur la mer après le travail, c’est le
bonheur !
Qu’est-ce qui te manque le plus d’Allemagne ?
L’hiver, c’est la neige qui me manque et sinon bien sûr ma famille et mes amis.
Quelles sont les plus grosses différences culturelles que tu as pu observer entre la
France et ton pays d’origine ?
Il y a surtout une grande différence dans tout ce qui concerne la nourriture. En
France, le repas a un rôle très important. Puis on prend souvent entrée – plat –
fromage – dessert. En Allemagne, cette tradition est beaucoup moins répandue.
D’ailleurs en Allemagne, « l’apéro » n’existe pas… C’est pourtant inimaginable pour
certainsfFrançais ;). J’ai aussi l’impression qu’en France, on « râle » plus facilement.
Au début, j’ai trouvé ça inquiétant, mais avec le temps j’ai compris la différence
entre se plaindre vraiment et râler.
Ce qui me surprend souvent, ce sont les idées reçues des français envers les
allemands et vice-versa. Il y a tellement de préjugés… C’est un peu dommage.
D’ailleurs rassurez-vous, je n’ai jamais porté de chaussettes avec des sandales et je
ne réserve pas ma chaise longue avec une serviette de plage à 6 heures du matin ;-
).
En quoi l’expérience de travailler dans une entreprise française est-elle différente
de tes autres expériences professionnelles ?
La manière de travailler est très différente, mais je garde ces différents aspects
dans mon travail. En France, la réunion commence à 9 h 05 ; en Allemagne à 8 h
59. Mais ce n’est qu’un exemple et j’ai surtout remarqué que cela varie beaucoup
entre les personnes.
Une grande différence sont les horaires. En Allemagne, on a entre 45 et 60 minutes
de pause le midi, ici on a 2 heures de pause pour pouvoir prendre entrée-plat-
dessert au restaurant ! D’ailleurs il y a aussi beaucoup de choses qui n’existent pas
en Allemagne à ma connaissance comme les tickets restaurants ou la nourriture
gratuite au lieu de travail. En Allemagne, on est généralement aux 40 heures par
semaine alors qu’en France on est aux 35 heures. Puis il n’y a pas de RTTs !
William des Etats Unis (et un peu de Paris)
D’où viens-tu ? Parle nous un peu de l’endroit où tu as grandi.
Je suis originaire de Paris. Je suis né là-bas et j’ai vécu dans la ville de l’amour la
plupart de mon enfance jusqu’à mes 14 ans. Puis, j’ai décidé de saisir une
opportunité unique et d’aller vivre dans un autre pays, avec une culture
foncièrement différente : les Etats-Unis d’Amérique. J’ai grandi dans l’état de la
Caroline du Sud où je suis allé au lycée puis à l’université.
Comment t’es-tu retrouvé à Nantes ? :-)
Je suis arrivé à Nantes complètement par hasard. Cela faisait quelques mois que
j’habitais à Paris depuis mon retour des Etats-Unis et j’ai décidé que je ne voulais
pas travailler là-bas étant donné que je n’aimais pas ce mode de vie. Une grande
partie de ma famille vit à Paris alors j’ai décidé de vivre dans une ville qui n’était
pas loin pour pouvoir leur rendre visite plusieurs fois par an.
Qu’est-ce que tu aimes dans le fait de vivre à Nantes?
Selon moi, ce qui est génial à Nantes, c’est que c’est une ville adaptée à la
circulation à vélo. J’adore habiter à 15 minutes de mon travail et pouvoir y aller à
vélo tous les jours. C’est vraiment agréable. Je déteste la pluie qui peut vous
tomber dessus pendant plusieurs semaines mais quand le soleil revient, il y a de
jolis endroits à visiter près de la ville pour se reposer et profiter de sa journée. C’est
aussi cool qu’il y ait de bons bars pour sortir en ville.
Qu’est-ce qui te manque le plus des States ?

Clairement, ce qui me manque le plus des Etats-Unis, ce sont les gens. Je pense
n’avoir jamais vu des personnes aussi sympathiques que là-bas. Tout le monde est
toujours souriant, passe du bon temps et ne se plaint jamais. Ils sont également
très attentionnés, vous offrent toujours de l’aide si vous en avez besoin et ils sont
très optimistes. J’ai toujours eu l’impression qu’il n’y a pas de limites là-bas étant
donné que tout le monde vous encourage à poursuivre vos rêves.
Quelles sont les plus grosses différences culturelles que tu as pu observer entre la
France et ton pays d’origine ?
Par où commencer ? Je dirais que l’une des plus grosses différences est la culture
du sport. Je me rappelle qu’on allait “tailgating” avant les matchs de football
américain pour passer du bon temps. “Tailgating”, c’est ce que tout le monde fait
avant un événement sportif et qui consiste à boire de la bière, beaucoup manger et
jouer à différents jeux avec ses proches. La France est connue pour avoir de la
nourriture raffinée et passer beaucoup de temps à table. Je dirais qu’en Amérique,
ils passent moins de temps à manger parce qu’ils préfèrent passer plus de temps à
regarder toutes sortes de sports à la télé et dans les bars.
En quoi l’expérience de travailler dans une entreprise française est-elle différente
de tes autres expériences professionnelles ?
J’ai l’impression qu’iAdvize n’est pas une entreprise typiquement française. Notre
startup est inspirée par le modèle américain, donc il est possible de trouver des
ressemblances avec une entreprise américaine. Il est très difficile pour moi de
comparer vu que mes expériences précédentes n’ont absolument rien à voir les
unes avec les autres.
Fhenon du Mexique
Qu’est-ce que tu aimes dans le fait de vivre à Nantes?
Nantes a les côtés positifs d’une grande ville et les côtés positifs d’une petite ville.
D’une part, on retrouve une grande diversité d’événements culturels tout au long de
l’année. Ils sont accessibles à tous les portefeuilles et il y en a pour tous les goûts.
D’autre part, les gens sont souriants, calmes et c’est plutôt facile de connaître des
gens. Sans oublier qu’on n’a pas besoin de passer trois quarts d’heure dans le
métro pour aller d’un endroit à un autre.
Qu’est ce qui te manque le plus du Mexique ?
Ce qui me manque le plus du Mexique, c’est la bouffe et les gens. Les Mexicains
sont très joyeux et très solidaires. Je trouve qu’en France, on retrouve plus le
chacun pour soi et bien sûr, il faut râler au moins une fois par jour.
Quelles sont les plus grosses différences culturelles que tu as pu observer entre la
France et ton pays d’origine ?
Une énorme différence entre les français et les mexicains, c’est le contact
physique. Au Mexique je sers dans mes bras mes amis à chaque fois que je les vois,
on se fait la bise à chaque fois qu’on se croise même si c’est plusieurs fois par jour.
Au contraire des français, le toucher est très utilisé pour communiquer.
Ruben d’Allemagne
Je m’appelle Ruben. De par mon nom, certains pourraient penser que je suis
Espagnol. En me voyant cependant, la plupart des gens peuvent deviner que je
viens du Nord de l’Allemagne. Et je viens effectivement d’Hambourg. Après le lycée,
j’ai décidé d’aller étudier au Royaume-Uni car je pensais que Londres pourrait
élargir mes horizons sur beaucoup d’aspects. Après quatre ans, j’ai décidé de
poursuivre ma route dans la capitale allemande étant donné que je m’étais éloigné
de chez moi depuis quelques années déjà.
Berlin est une ville excitante et non réglementée qui vous promet une totale liberté.
Elle invite les jeunes gens du monde entier à découvrir une vaste diversité culturelle
et une sublime vie nocturne. Berlin a sa propre dynamique et sa propre culture.
Après quatre ans d’amusement sans fin, ma petite amie et moi avons décidé de
nous lancer dans une nouvelle aventure. Nous avons pensé à emménager en Israël,
aux Pays-Bas ou en France.
Quand j’ai eu l’occasion de travailler pour iAdvize à Nantes, j’ai su instantanément
où je voulais aller. Un très bon ami à moi qui passe plusieurs mois par an à Nantes
m’avait déjà parlé de la splendeur de cet endroit.
Traditionnellement parlant, Nantes est une ville riche. Elle a une histoire
intéressante, possède un centre historique magnifique et offre de vastes activités
de loisir grâce à sa proximité avec l’Océan Atlantique. Nantes est une ville idéale
pour ceux qui veulent bénéficier d’un bon niveau de vie, avec des dépenses
courantes raisonnables et de bonnes opportunités de travail pour les natifs comme
pour les internationaux. C’est toujours une bonne ville avec de grandes ambitions et
dont les habitants vivent en harmonie avec les valeurs culturelles traditionnelles et
leur modernisation.
Être un employé à iAdvize, c’est associer l’aspect ludique de travailler pour une
jeune startup Tech avec les excellentes opportunités de carrière qui découlent du
fait de travailler pour un éditeur de logiciel établi. iAdvize est dans sa phase
d’internationalisation. Sa culture d’entreprise mixe la culture française avec des
influences européennes et un peu californiennes :)
Les jeunes talents de cette startup ambitieuse donnent le meilleur d’eux-mêmes
pour atteindre les objectifs communs. C’est pourquoi, jusqu’ici, travailler pour une
entreprise française s’est révélé très positif pour moi. Ayant un père bavarois, je
peux vous dire que les Français sont très organisés et assidus dans le cadre du
travail. Ils ont une bonne compréhension de la hiérarchie et ne manquent jamais
d’encourager le partage de connaissances entre pôles.
Goretti d’Espagne
D’où viens-tu ? Parle-nous un peu de l’endroit où tu as grandi.

Je suis de Tenerife (Espagne), une des Îles Canaries. Avant d’arriver en France, j’ai
vécu toute ma vie avec ma famille (mes parents, ma sœur et mes deux chiens)
dans une ville de 4000 personnes où tout le monde se connait, où les enfants
jouent dans la rue (de moins en moins) et où il y a un bus qui n’arrive que toutes les
deux heures. Chez moi, c’est plutôt dans la montagne, mais l’avantage de vivre
dans une île est que les distances sont très courtes donc j’avais la plage à 10
minutes en voiture. El Teide (volcan actif parmi les plus grandes montages d’Europe
avec 3718 mètres) se trouve à Tenerife et, avec ses origines volcaniques, le sable
de nos plages est blanc, mais aussi noir. Il y a en moyenne 3 jours de pluie par mois
(en hiver et en automne) et la température moyenne minimum en hiver est de 17º
C.
Comment t’es-tu retrouvée à Nantes ?
Je suis venue en France en octobre 2014 pour faire un Service Volontaire Européen
(SVE) à Redon. Quand j’étais à Redon, je suis venue plusieurs fois à Nantes et je
suis tombée amoureuse de la ville. Quand le moment de repartir chez moi est
arrivé, en voyant les conditions économiques en Espagne dus à la crise, je n’avais
plus de doute : je devais rester en France !
Qu’est-ce que tu aimes dans le fait de vivre à Nantes?
Nantes est une ville où il y a toujours des choses à faire. Il y a beaucoup d’activités
au niveau culturel, c’est une ville qui bouge beaucoup et où il est possible de se
déplacer facilement à pied et en transports publics. En plus, elle n’est pas très loin
d’autres grandes villes comme Paris ou Bordeaux.
Qu’est ce qui te manque de Tenerife ?
Ma famille, mes amis et mes chiens (ça c’est évident). Mais aussi voir l’océan tout
le temps et le soleil. La nourriture de ma mère, aller dîner dehors pour moins de 15
€ ou la fête « à l’espagnol ».
Quelles sont les plus grosses différences culturelles que tu as pu observer entre la
France et ton pays d’origine ?
Quand les espagnols parlent, ils crient. Maintenant, quand je rentre en Espagne, ça
me dérange énormément ^^. Depuis que je suis là, j’ai baissé aussi mon ton de la
voix. Les français se plaignent pour tout, et tout le temps… Depuis deux ans ici, je
râle aussi pour n’importe quoi ^^. Les français luttent pour leurs droits, ils sont très
courageux et cet esprit « révolutionnaire » manque un peu chez les espagnols.
Les horaires : c’était vraiment difficile de m’adapter tout au début à manger à midi
ou à 20 heures. Je m’énerve chaque fois que je me rends compte que les magasins
ferment à 19h, même la plupart des supermarchés !
Les françaises n’expriment pas trop leurs émotions, je trouve. Ils n’aiment pas “se
disputer” et parfois il le faut pour résoudre des problèmes. Des jeunes de 25-30
ans sont déjà mariés et avec des enfants. En Espagne, à cet âge-là, on est encore
chez nos parents ! Nous pensons que les espagnols sommes les plus ouverts du
monde. Par contre depuis que je suis en France, j’avoue que les français sont très
ouverts pour rencontrer des gens et pour les intégrer, plus que les espagnols.
Exemple : dans les groupes d’amis en Espagne, c’est vraiment difficile d’intégrer
quelqu’un de nouveau. Nous sommes assez fermés. Par contre, ici en France, les
gens sont vraiment ouverts d’esprit et ils n’ont pas de mal à accueillir quelqu’un
nouveau. Dans un premier temps, les espagnols peuvent être plus sympas et plus
chaleureux mais pas après.
Nous sommes « disfrutones » (on aime bien profiter de la vie). Il peut y avoir
beaucoup de problèmes dans la vie ou dans la société en général, mais donnez-
nous une bière et une terrasse en face de la mer et tous les problèmes « vont
disparaitre ». De manière générale, les gens en Espagne sont heureux. Tu vois ça
dans la rue. C’est des gens souriants, ils sourient aux autres quand ils sont dans la
file d’attente dans le supermarché, dans les transports publics ou simplement
quand tu les croises dans la rue. Les espagnols (surtout les femmes) sont plus
naturels, plus spontanés et avec moins de complexes que les français. En France
on croit dans le potentiel des gens, on pense qu’ils sont force de proposition, on les
écoute et on valorise l’entreprenariat.
Si vous voulez rejoindre notre équipe internationale à Nantes, Madrid, Londres ou
Düsseldorf, regardez nos offres !
Texto 3
Salut chers amis, merci de me rejoindre pour cette nouvelle vidéo de Français
Authentique et aujourd’hui, je vais droit au but, je vais directement à l’objectif.
On va parler de quatre expressions qui ont le mot « vache ». Une vache, je
pense que tu le sais, c’est un animal comme celui-ci ; c’est la femme du
taureau, c’est l’animal qui donne du lait, à qui on vole le lait, on va dire, c’est un
animal. Et souvent, on utilise les animaux pour des expressions qui n’ont
absolument rien à voir avec l’animal et c’est ça qui est marrant. J’en ai choisi
quatre pour notre amie la vache et la première, c’est « oh la vache ! ».

« Oh la vache », c’est familier. Tom nous l’a dit dans l’introduction et il a 100 %
raison. C’est familier, c’est une expression familière, il ne faut pas l’utiliser avec
tout le monde, mais si tu entends « oh la vache », ça veut dire que tu es étonné
de quelque chose, tu as un choc vis-à-vis de quelque chose. Par exemple, il y a
un ami qui vient devant chez toi avec une grosse voiture, une Ferrari et tu fais
: « Oh la vache ! Elle est belle, ta voiture ! » Donc, ça montre un étonnement,
un choc, c’est positif, on peut l’utiliser de façon positive.

On peut aussi l’utiliser de façon négative. Imagine que tu fais un sport, tu fais
du foot, tu prends un coup quelque part et tu fais : « Oh la vache, ça fait mal ! »
Là, c’est négatif. Oh la vache, encore une fois, c’est un étonnement, un choc,
quelque chose qui te fais un choc. Ça amplifie quelque chose. Ta voiture, elle
est très belle. J’amplifie en disant « oh la vache ». Tu m’as fait très mal.
J’amplifie en disant « oh la vache ». Ça amplifie un étonnement ou un choc.

Deuxième expression avec « vache », c’est « t’es vache ; tu es vache ». On


peut raccourcir en disant « t’es vache ! » Si on dit à quelqu’un « t’es vache ; tu
es vache », ça veut dire « tu n’es pas sympa » Encore une fois, c’est familier,
attention ! Ça veut dire « tu n’es pas sympa, tu n’es pas gentil, tu es méchant. »
Pourtant, c’est gentil, une vache ; mais quand on dit « t’es vache » à quelqu’un,
ça veut dire « t’es méchant, t’es pas sympa. » Par exemple, imagine qu’il y a
deux enfants qui ont un petit bout de pain et il y a un enfant qui le mange et
l’autre qui regarde et qui dit : « Tu peux me donner un petit bout ? » Et l’enfant
dit « non ». L’autre enfant dit : « Oh, t’es vache ! » Ça veut dire « t’es pas
sympa, t’es méchant ; pourquoi tu ne me donnes pas un petit bout de pain
? » Ça veut dire « tu n’es pas sympa, t’es vache »

Imagine – cette fois pas chez les enfants, on va aller chez les adolescents – tu
as une fille de 17 ans qui dit à un garçon de 17 ans : « Toi, t’es pas beau. » Et
le garçon de 17 ans lui dit : « Oh, t’es vache ! » Ça veut dire « t’es pas sympa,
t’es méchante ». « T’es vache », ça veut dire « t’es pas sympa ».

Troisième expression : « Tu as mangé une vache enragée ». On l’entend un


peu moins souvent, celle-là, que les deux premières ; les deux premières sont
très répandues. « Tu as mangé une vache enragée », c’est un peu moins
courant. « Enragé », ça veut dire « qui a la rage » et la rage, c’est une maladie.
Et quand on dit à quelqu’un « tu as mangé une vache enragée », ça veut dire «
il y a une vache, elle a la rage et tu manges la vache, donc, tu vas devenir
enragé aussi, tu vas devenir quelqu’un qui a la rage, quelqu’un qui est très
énervé, quelqu’un qui est de mauvaise humeur. » C’est ça que ça veut dire. Tu
as mangé une vache enragée, ça veut dire « tu es énervé, tu es de mauvaise
humeur. » Par exemple, à la maison, tu rentres du travail et ta femme est
énervée et tu ne sais pas pourquoi. Toi, tu rentres tranquillement et elle, elle te
crie dessus, tu vois qu’elle est énervée. Tu dis : « Hé, t’as mangé de la vache
enragée ou quoi ? » Ce n’est pas sympa de dire ça et si on dit ça à quelqu’un
d’énervé, ça va l’énerver encore plus, mais ça veut dire : « Tu es de mauvaise
humeur, tu es énervé, tu as mangé de la vache enragée. »

Tu peux aussi entendre quelqu’un qui dit à son collègue de travail : « Hey, je ne
sais pas ce qu’il a, le chef, aujourd’hui, mais il a vraiment mangé de la vache
enragée. » Ça veut dire qu’il est très énervé, il est de mauvaise humeur.

Quatrième et dernière expression avec le mot « vache », c’est « une vache à


lait ». Quand on utilise cette expression, ça veut dire que quelqu’un est exploité.
On l’entend beaucoup dans le contexte des manifestations en France avec les
gilets jaunes. Une vache à lait. Déjà, une vache, on l’exploite complètement. Ça
veut dire qu’on l’enferme quelque part, on lui prend son lait, on en prend le plus
possible, on l’exploite, on l’utilise. Et si des gens disent : « Nous, nous sommes
des vaches à lait. », ça veut dire que ces personnes ont l’impression d’être
utilisées, d’être exploitées par les autres. Et souvent, c’est une métaphore
qu’utilisent les ouvriers pour dire qu’ils sont exploités par leur patron, pour dire
qu’ils travaillent beaucoup, ils travaillent dur et ils touchent peu d’argent de la
part de leur patron. Ils disent : « On est des vaches à lait. », c’est-à-dire : « On
est comme des vaches et les vaches, on les exploite pour leur lait. Nous, on
nous exploite pour notre travail. » Bien sûr, c’est leur avis, que je ne partage
pas, mais bon, on ne va pas faire de la politique dans ce podcast, mais voilà ce
que veut dire « vache à lait ». Quand quelqu’un dit : « Nous sommes des
vaches à lait », ça veut dire « on nous exploite, on nous utilise, on cherche à
avoir des avantages sans nous rémunérer pour ça. »

Un petit bonus qui me vient : l’adverbe « vachement ». Là, c’était des


expressions avec le mot « vache », mais on a l’adverbe « vachement ». Je
rappelle qu’un adverbe, c’est un mot qu’on utilise près d’un adjectif, d’un verbe
ou d’un autre adverbe pour modifier ou préciser le sens. Quand on a
l’adverbe « vachement », ça veut dire beaucoup. Par exemple, si je dis : « Elle
est vachement belle. », ça veut dire « elle est très belle, elle est vachement
belle. » Si je dis : « Il fait vachement chaud. », ça veut dire « il fait très très
chaud. » Si je dis « il est vachement grand », ce monsieur là-bas, ça veut dire «
il est très très grand. » Donc, l’adverbe « vachement », ça veut dire « très très,
beaucoup ». Ça augmente un nom.
Texto 4

Où passer un hiver au chaud en Europe


?
Vous n’aimez pas le froid ? Vous recherchez le pays le plus chaud en hiver en
Europe ? Découvrez 8 endroits où passer un hiver au chaud en Europe.

1. Italie

Des villes de la renaissance, des lacs et des montagnes magnifiques… L’Italie


abrite 50 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, plus que tout autre
pays du monde. Par ailleurs, le pays abrite de magnifiques plages. Que vous
alliez en Sardaigne (Capo testa), en Sicile (Cala Rossa), en Ligurie (Cinque
Terre) ou encore dans la région méconnue des Abruzzes (Spiagga di Colonia),
le nombre d’endroits où vous pouvez passer des vacances de rêves au soleil
ne manque pas en Italie. Profitez de votre voyage en Italie pour visiter
Catanzaro, une charmante ville. Si ce n’est pas la ville la plus chaude d’Europe
en hiver, il y fait tout de même jusqu’à 14° en janvier.

2. Bosnie-Herzégovine

Bien que la Bosnie demeure un pays méconnu, elle n’en demeure pas moins
fort intéressante. Vous pourrez découvrir de magnifiques villes historiques,
telles Mostar – connue pour son point éponyme classé au patrimoine mondial
de l’UNESCO – ou encore le pont Mehmed Pacha Sokolović. La Bosnie est
également un pays où la nature est exceptionnelle. Vous pourrez observer de
nombreux oiseaux dans le parc de Hutovo Blato ou encore – si vous avez de la
chance – des ours bruns à Blidinje. Enfin, le pays dispose d’une petite station
balnéaire – Néum – où les températures atteignent régulièrement 15°C, même
au plus froid de l’hiver. De quoi passer de très belles vacances au soleil sans
vous ruiner : le coût de la vie est 2,5 fois plus bas qu’en France ! Voilà donc un
pays chaud en hiver en Europe à découvrir impérativement.

3. Albanie

Tout comme la Bosnie, l’Albanie est un pays relativement méconnu. Pourtant


ce pays ne manque pas d’atouts. D’une part, le site abrite de nombreux sites
archéologiques tels l’ancienne cité Grecque d’Apolonnia. Le pays abrite
également de nombreux charmants parcs naturels. Ainsi, dans le parc de la
vallée de Valbona, vous pourrez faire du trekking ou du ski dans un paysage
enchanteur et également découvrir de nombreuses grottes. Le pays abrite
également de beaux châteaux – comme les châteaux de Rozafa et de Kruje –
ainsi que de nombreuses plages où les températures demeurent clémentes
même en hiver. Bref, le pays est extrêmement joli et bon marché, que
demander de plus ?
4. Croatie

Située dans le sud de la Croatie, la côte Dalmate, c’est un peu comme la Côte
d’Azur en bien mieux : 5 800 km de côtes (Côte d’Azur : 687), plus de 1000 îles
toutes plus jolies les unes que les autres et un coût de la vie pas forcément
donné, mais qui demeure raisonnable – comptez 15€ un menu dans un
restaurant en bord de plage en haute saison. Outre la côte Dalmate, la Croatie
dispose de nombreux [parcs naturels](http://www.encroatie.com/guide-
touristique/parcs-nationaux/) – tels les lacs de Plitvice ou encore les
magnifiques chutes d’eau de la Krka – ainsi que de nombreux lieux historiques :
vieux-centre de Dubvronik, muraille de Ston ou encore le palais de Dioclétien à
Split. Bon voyage dans un pays chaud en hiver en Europe.

5. Grèce

Berceau de la démocratie, la Grèce est un pays absolument fascinant. Si vous


aimez l’histoire, vous pourrez visiter de nombreux bâtiments chargés d’histoire
aux quatre coins du pays, tels que le palais de Knossos (Crète), les ruines de
Délos (Cyclades), Delphes ou encore le Parthénon d’Athènes pour n’en citer
que quelques-uns.

La Grèce c’est également plus de 9 000 îles et près de 15 000 km de côtes. Les
plus connues d’entre elles sont sans doute Corfou, la Crète ou encore Santorin
– une île réputée pour ses maisons au toit bleu accrochées sur les falaises de
la caldeira d’un volcan aujourd’hui englouti. Ne manquez pas non plus de faire
un tour à Mykonos. Cette île est réputée pour ses moulins, son pélican, et sa
vie nocturne. Si vous recherchez la ville la plus chaude d’Europe en hiver,
sachez que le record à Athènes est de 24° en février, ça laisse songeur.

6. Espagne

Vous avez envie de vacances au soleil sans vous ruiner et cherchez un pays
chaud en hiver en Europe ? L’Espagne demeure une valeur sûre. En effet, ce
pays abrite de [belles plages](http://www.skyscanner.fr/actualites/top-10-des-
plus-belles-plages-d-espagne) ainsi que de nombreuses villes d’histoire – telles
que Tolède. En tout, le pays abrite 44 sites classés au patrimoine mondial de
l’UNESCO – soit 5 de plus qu’en France ! Enfin, l’Espagne est un pays où il fait
bon vivre : la nourriture est délicieuse (vive les tapas) et la vie nocturne y est
intense, notamment dans les villes jeunes que sont Granada (Grenade) et
Barcelone.

7. Malte

En janvier, il fait rarement moins de 12° à Malte. Ici, oubliez gants et écharpes,
vous allez pouvoir profiter pleinement d’un hiver dans des conditions optimales.
Certes, à moins d’être courageux, il sera difficile de se baigner. Pour autant,
Malte est un pays qui se découvre, dehors et dedans. Ces températures
clémentes seront parfaites pour faire une randonnée pour aller découvrir la tour
Sainte-Agathe de Mellieha ou pour admirer les Lignes de Victoria que l’on
nomme également la Grande muraille de Malte. Amateur de culture, de
nombreux temples et musées sont à votre disposition, du Musée national
d’archéologie au temple de Mnajdra en passant le Musée maritime.

8. Monténégro

Situé entre la Bosnie et l’Albanie, le Monténégro est une destination


intéressante à visiter si vous recherchez un pays chaud en hiver en Europe.
Vous pourrez passer quelques jours dans la paisible ville balnéaire de Kotor,
admirer la nature à Biogradska gora ou encore visiter des sites historiques
comme Stećak ou encore le monastère d’Ostrog, construit sur le flanc d’une
falaise.
Texto 5

Madame - la critique du film


L'argument : Anne (Toni Collette) et Bob (Harvey Keitel), un couple
d’Américains fortunés récemment installé à Paris, s’apprête à donner un grand
dîner, et convie douze invités triés sur le volet, réunissant la haute société
anglaise, française et américaine. Mais lorsqu’Anne réalise qu’un treizième
couvert est posé pour Steven, le fils du premier mariage de Bob, elle panique :
pour cet événement mondain, hors de question de provoquer le mauvais sort !
Elle demande à Maria (Rossy de Palma), sa domestique, d’enfiler une robe et
de se faire passer pour une riche amie espagnole. Maria se retrouve assise à
côté de David, un expert en art issu de la noblesse britannique. Aussi quand,
sous le charme de Maria, il la recontacte le lendemain, révéler sa véritable
identité est impossible. Une romance commence, qui va faire trembler les
valeurs élitistes et le mariage d’Anne. A moins que cette dernière n’arrive à
l’étouffer…
Notre avis : Placé sous le signe de la comédie d’esprit, écrite pour donner libre
cours à la beauté du verbe, à l’instar des comédies de Woody Allen, auquel on
pense forcément beaucoup, Madame est un étrange melting-pot.

On citera, en vrac, une réalisatrice française (Amanda Sthers, auteure de Je


vais te manquer), une star espagnole au tempérament de feu, utilisée à contre-
emploi (Rossy de Palma), puisqu’elle joue une domestique serviable et discrète
au service d’un couple de bourgeois américains ronflants interprétés par Harvey
Keitel et la comédienne Australienne Toni Colette.

On citera aussi le fils décadent à l’accent so british à la Hugh Grant, joué par le
fougueux Tom Hugues... Ils sont tous réunis pour un dîner entre grands de ce
monde, dans les apparences du moins, un bien joli moment d’hypocrisie
collective, propice aux vacheries et quiproquos, se déroulant dans la haute
société parisienne...

Pas de doute, Madame ne parlera pas à tous les publics et souffre d’ailleurs
souvent des influences plurielles. A la comédie du verbe, l’on ajoutera le genre
léger du cinéma de badinage, tinté de farce cabotine digne d’un café-théâtre
guindé. Le film évoque aussi le drame social sur le cruel rapport des classes où
la vraie "Madame" n’est pas celle que l’on croit. La scène finale, belle, pleine
d’émotion tend à contredire le ton général du film.

Perdu dans les interstices du cinéma d’intentions, Madame hésite beaucoup. La


peinture d’une société par couche sociale n’épargne pas les stéréotypes : la
gentille bonne à tout faire, un peu grasse, est la marionnette sans saveur d’une
farce manichéenne incapable de vivre la vie (l’on ne mange pas trop, l’on ne
boit pas trop...), où sa gentillesse sert de contrepoids à l’hypocrisie de la famille
de yankees, huppée, sarcastique et superficielle...
On s’amuse un peu de la situation et notamment l’on est curieux de voir
comment va se débrouiller cette domestique de nature innocente, contrainte de
s’improviser à la dernière minute en 14e invitée d’un dîner d’élite pour éviter à
sa patronne de Madame, de subir l’affront d’un repas à 13, superstition oblige.
Pour les acteurs on tient le coup jusqu’au bout, mais l’intérêt n’est que trop
limité.
Texto 6

Des potes idéals

Quand Pierre Niney, entouré de quatre potes, décide d’endosser le rôle du


comique, on le suit bien volontiers dans cette belle histoire d’amitié.
Entrain et rigolade assurés.

Résumé : Cinq amis d’enfance rêvent depuis toujours d’habiter en colocation. Lorsque
l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée
n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié
du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire
aux autres et d’assumer sa part en se mettant à vendre de l’herbe. Mais n’est pas
dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner
vers la seule famille qu’il lui reste : ses amis !
Notre avis : Ils ne sont plus vraiment des ados mais ne semblent pas vraiment
pressés de devenir des adultes. Alors, pour continuer à vivre en bande, quoi de mieux
que de vivre à cinq dans le même appartement. Après avoir travaillé avec Pierre Niney
sur la série de Canal+ Casting et après la réalisation d’un court métrage (qu’il a financé
grâce à des petits boulots comme dans le film), Igor Gotesman se lance dans le grand
bain du cinéma. A la fois réalisateur et comédien, il fait preuve d’un talent certain.
S’inspirant des films de Cédric Klapisch, saupoudrant d’une dose de trash à la Judd
Apatow et fignolant à la sauce Friends, il restitue avec justesse l’esprit potache et la vie
brouillonne de nos adulescents.
Le pivot de cette bande de joyeux drilles c’est Pierre Niney qui, après nous avoir régalé
de rôles graves, incarne avec la même aisance ce jeune homme débonnaire. Mais le
plus attachant est sans aucun doute Thimothée : son langage verlan amélioré et sa
vivacité font mouche à tous les coups. Tel un gamin malicieux, il abuse de l’humour
« pipi-caca » mais il le fait avec tant de naïveté et de fraîcheur qu’il évite la vulgarité.
Avec Vadim l’hypocondriaque, Nestor le discret amateur de femmes et Julia le garçon
manqué au langage plus que direct, ils forment une bande équilibrée à la complicité
crédible (François Civil, Pierre Niney et Igor Gotesman sont amis dans la vie et ça voit
à l’écran.) Les interventions fugaces mais percutantes de Fanny Ardant et Pascal
Demolon en consommateurs de drogue déjantés accompagnent de manière grandiose
les facéties de cette équipe de dingues.
C) StudioCanal
Certes, le scénario est parfois un peu convenu et les gags souvent prévisibles. Si cette
histoire de trafic de drogue est totalement loufoque, ce n’est que pour permettre aux
vannes de fuser, aux dialogues de s’enchaîner sur un rythme qui ne faiblit jamais. La
mise en scène est efficace. Belle idée que ces images accélérées qui renforcent
encore l’impression de vivacité qui se dégage du film. L’appartement peint dans les
tons de gris et bleus donnerait envie à n’importe quelle bande de jeunes gens
désargentés de s’y installer. Igor Gosteman explique qu’il a beaucoup insisté pour
filmer en Scope et encore bien plus pour utiliser une « tower cam », grue qui monte et
tourne en même temps, faisant de ce lieu vaste et accueillant un havre de paix pour
ces insoumis en perpétuelle action. Une manière de rappeler que malgré leurs excès
et leurs délires, ils ont parfois besoin de s’interroger sur ce qu’ils sont, devenant ainsi
fragiles et humains. Enfin, une musique décapante accompagne fort à propos ce film à
l’énergie indomptable qui donne vraiment la pêche. On attend avec impatience la suite
des aventures de ces personnages auxquels l’on s’est sérieusement attaché.