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Machines hydrauliques

1ére année GIND et G3EI

Par Mr. Ahmed Khouya

Année 2014-
2014-2015
Fiche technique : Energie hydraulique

Chapitre 1 : Machines Hydrauliques

Principes théoriques
Systèmes hydrauliques
Turbomachines de compression : Pompes
Etude des circuits de transmission de puissance :
• Vérins, moteur hydraulique,……
• Limiteur de pression
• Réducteur de pression
• Réservoir
• Distributeurs,….
1. Notions sur les fluides
industriels
Fluide parfait et réel

☛ Un fluide parfait est un fluide constitué de molécules


dont le mouvement relatif n’engendre pas des
frottements.

☛ Un fluide réel est caractérisé par le phénomène de


frottement entre les molécules. La consommation
d’énergie se produit lors de l’écoulement du fluide.

Le fluide réel est visqueux


Fluide parfait et réel

☛ Les fluides liquides sont présents dans les installations


pour leurs incompressibilités.

☛ Un gaz sous pression peut exploser, un liquide se détend


rapidement.

☛ Le mouvement avec un liquide est plus régulier qu’avec


un gaz.

☛ Les liquides se dilatent : Augmentation de volume dû à


l’augmentation de la température.
Fluides hydrauliques

☛ Les fluides hydrauliques sont les agents de transmission


du mouvement et de la force.

☛ Ils doivent également assurer la lubrification des organes


en mouvement.

☛ Outre cela, ils doivent aussi être adaptés aux conditions


d’utilisation et être compatible avec les éléments du circuit
(matériaux des appareils, joints…).
Fluides hydrauliques

☛ Les principales missions d'un fluide hydraulique sont :

Transmission de la puissance

Lubrification, graissage des composants

Protection contre la corrosion

Transfert de chaleur du système au réservoir

Transport des impuretés


Fluides hydrauliques
☛ C’est pour ces différentes raisons que l’eau, pourtant
économique, n’est pas utilisée :

o elle n’a pas de pouvoir de lubrification,


o elle facilite la corrosion,
o elle s’évapore au-delà de 100 °C,
o elle congèle à 0 °C.

☛ Les huiles possèdent, à des degrés plus ou moins


grands, des propriétés intéressantes.

☛ Les fluides hydrauliques se divisent en trois grandes


familles :
1) Les huiles minérales
2) les fluides difficilement inflammables
3) Les fluides biodégradables
Quelques caractéristiques des fluides
hydrauliques

La viscosité

La résistivité aux agents oxydant

Le point éclair ou point d’inflammabilité

Le point de feu ou point de combustion

Le point d’écoulement

La résistance a la formation de mousse


Viscosité
☛ C’est la résistance qu’offre le fluide à l’écoulement (au
glissement laminaire de deux couches liquides adjacentes
l’une par rapport à l’autre). Son contraire c’est la fluidité.

☛ L’huile s’écoulant difficilement est très visqueuse (grande


viscosité) et inversement, l’huile s’écoulant facilement est peu
visqueuse (petite viscosité).
Viscosité
☛ Viscosité dynamique
- La Viscosité dynamique µ d’un liquide est mesurée dans
l’ expérience de Couette.

- l’unité de mesure est le Pascal-seconde (Pa.S )

☛ Viscosité cinématique
ρ
ʋ = µ /ρ

- l’unité de mesure de la viscosité cinématique ʋ

est m2 /S

- en pratique on utilise le « Stokes » St, 1St = cm2 /S


Choix de la viscosité

☛ Une viscosité trop élevée :


o accroît les frottements dans le fluide ;
o entraine une augmentation de la résistance à l’écoulement ;
o entraîne une montée de la température du fluide;
o entraine un accroissement des pertes de charges ;
o et une augmentation de la puissance consommée.

☛ Une viscosité trop faible accroît les fuites internes ou


externes dans les appareils ce qui diminue le rendement et
accélère l’usure des pièces mobiles.
Variation de la viscosité avec la température

Viscosité
cinématique
☛ La viscosité d’une huile :
augmente avec la pression,

diminue avec la température.


Indice de viscosité Vi pour les fluides industrielles

☛ Cet indice est fondamental dans le domaine de


l'hydraulique industrielle. Il s'agit en effet d'un indice qui prend
en compte la variation de la viscosité en fonction de la
température

°F :degré Fahrenheit
Indice de viscosité Vi pour les fluides hydrauliques

☛ L'huile de série L est une huile asphaltique ayant une


variation de viscosité importante avec la température et à
laquelle on attribue un indice 0.

☛ L'huile de série H est une huile paraffinique ayant une


faible variation de viscosité avec la température et à laquelle
on attribue un indice 100.

☛ L'indice de viscosité Vi est calculé à la température de


100°F (38°C) tandis que les deux huiles de référence ont une
viscosité à 210 °F (99 °C) identique :

L −U
Vi = × 100
L−H
Indice de viscosité Vi pour les fluides hydrauliques

☛ Pour les huiles hydrauliques , l’indice de viscosité se situe


entre 90 et 200.

Indice de viscosité
Engins travaux public 140 - 180
( fonctionnement en extérieur)

Installation fixes en local 90 - 110


couvert
Huiles minérales
☛ Les huiles minérales sont des mélanges d’hydrocarbures
☛ L'huile minérale est obtenue par transformation chimique
du pétrole.
Désignation des huiles minérales

☛ La désignation d’une huile suit la norme ISO ASTM

☛ Il s'agit d'une classe de viscosité, on aura donc une valeur


mini et une valeur maxi autour de la valeur nominale. Il existe
7 classes : 15 ; 22 ; 32 ; 46 ; 68 ; 100 et 150.

viscosité cinématique ν en mm2/s à


40 °C
Désignation des huiles minérales

☛ Pour chaque classe il existe 5 catégories allant de la


plus simple à la plus élaborée :

1. HH : Huile minérale brute


2. HL : HH + pouvoir anti-rouille + pouvoir anti-oxydation
3. HM : HL + pouvoir anti-usure
4. HV : HM + viscosité élevée
5. HG : HM + anti-stick-lip (broutement)
Désignation des huiles minérales

Exemple de fiche technique pour lubrifiants


Nom/raison sociale : FRANCE DIRECT LUBRIFIANTS

Nom : Huile Minérale : grades 32 / 46 / 68 / 100 / 150


Compressibilité et Dilatation des fluides
☛ Pour les calculs de puissance et de travail dans le domaine
hydrostatique le fluide utilisé est considéré comme incompressible.

☛ Le coefficient de compressibilité est noté β et est défini par :

β = 1 ∆V Pour les huiles minérales 60.10-11 ≤ β ≤80.10-11


V ∆P
☛ On parle également de module de compressibilité du fluide Ef, il est
défini par :
1
Ef = 1250 MPa.10-11< Ef <1700 MPa
β

☛ Le coefficient volumique de dilatation thermique :

α = − 1 ∆V Pour les huiles minérales on a : α =0,7.10-3 °C-1


V ∆T
Régime d’écoulement
Régime d’écoulement
☛ Le paramètre qui permet de déterminer le type
d'écoulement est le nombre sans dimension appelé nombre
de Reynolds : Avec :
Vm = vitesse moyenne débitante en ( m /s) ;
Re =
V m .D
=
ρ .V m .D µ = viscosité dynamique du fluide en (Pl) ;
υ µ = masse volumique du fluide en (m3 /s);
D = diamètre (m)
Pertes de charge
☛ La chute de pression ∆P entre l’entrée et la sortie d’un
organe hydraulique (conduite, distributeur,…) est appelée «
perte de charge »

Entrée Pe Sortie Ps

∆P = Ps - Pe

☛ On distingue :
o Les pertes de charge systématiques, dues à la viscosité du

fluide.

o Les pertes de charge singulières, dues à la géométrie de la

conduite (présence de coudes, étranglement,…. ).


Pertes de charges linéaires :
☛ Appelées aussi pertes de charges régulières ou
systématiques , elles sont dues à la perte d’énergie
nécessaire pour vaincre les forces de frottement internes.

☛ L’expérience montre que la perte de charge dans un tube


est :

o Proportionnelle à la longueur L du tube ;


o Inversement proportionnelle au diamètre D du tube ;
o Proportionnelle au carré de la vitesse moyenne Vm du fluide;
o Proportionnelle à un coefficient sans dimension noté λ

V m2 V m2 L V m2
Jl = λ.
L
. ∆ Pl = λ .
L
.ρ ∆H l = λ. .
D 2 D 2 D 2g
Unités: (J/kg) (Pa) (m)
Pertes de charges singulières
☛ Appelées aussi pertes de charges localisées , elles sont
dues aux formes des tuyaux ( raccords , coudes , robinets ,…)
et aux variations brusques de sections et de direction.

V m2 V m2 V m2
Js =ξ. ∆ Ps = ξ .ρ ∆H l = ξ .
2 2 2g

En joule /kg En Pascal En mètre de fluide

☛ noté aussi K = coefficient de perte de charge localisée


sans dimension = f ( formes , diamètres …) . Il est donné
sous forme d’abaques, de tableaux ou de relations
empiriques :
Pertes de charges singulières :
Pertes de charges totales :
☛ Pertes de charges totales dans un circuit hydraulique :

C’est la somme des pertes de charges linéaires et des


pertes de charges singulières dans tout le circuit.
Résistance hydraulique
☛ La résistance hydraulique est une grandeur caractérisant
une conduite et permettant de calculer la perte de
charge (ces deux notions sont distinctes) subie par
un fluide s'écoulant dans la conduite :
∆P
Rh =
Q

Q est le débit volumique du fluide,


∆P la différence de pression amont-avale dans la conduite.
Résistance hydraulique
Exemple : Cas d'un écoulement de Poiseuille

R : le rayon de la conduite,
L : la longueur ,
µ : la viscosité dynamique du liquide.
2. Machines hydrauliques
Classification et Définitions
Machines hydrauliques : Définitions
☛ On désigne par « machine hydraulique », toute machine qui
utilise un liquide pour engendrer (recevoir ou donner ) un travail
dit de «transvasement ».

☛ Le travail de transvasement Wtr dans un écoulement


incompressible entre deux points 1 et 2 a pour valeur :
Machines hydrauliques : Définitions

☛ Ainsi selon , l’importance de chacun des trois termes , on


aura les aspects suivants :

Les termes ∆Ecinétique et ∆Epotentielle.pesanteur sont


prépondérants :

Aspect dynamique ( Convertisseurs , Coupleurs – Pompes


centrifuges et turbines ).

Le terme ∆Epotentielle.pression est prépondérant :

Aspect hydrostatique ( Pompes , moteurs et vérins


hydrauliques )
Machines hydrauliques: Classification

☛ Une turbomachine est un ensemble mécanique dont le


rôle est d’assurer un échange d’énergie entre un fluide en
écoulement et un rotor animé d’un mouvement de rotation
généralement uniforme autour de son axe.

☛ Selon le sens de l’échange d’énergie, la turbomachine est


dite :
génératrice lorsqu’elle communique de l’énergie au fluide ;
réceptrice lorsqu’elle en reçoit de celui-ci.
Machines hydrauliques: Classification

☛ Une turbomachine doit nécessairement être accouplée à


une autre machine jouant le rôle de :

Moteur dans le cas des turbomachines génératrices


(moteur électrique, moteur Diesel,…) ;

Machine entraînée dans le cas des turbomachines


réceptrices (dynamo, alternateur, ..).
Machines hydrauliques: Classification

☛ Les turbomachines génératrices sont aussi appelées


turbomachines de compression car leur apport d’énergie au
fluide s’accompagne d’une augmentation de sa pression.

☛ Les turbomachine réceptrices sont aussi appelés


turbomachines de détente car leur emprunt d’énergie est
associé à une diminution de pression (exemple :turbine) .
Machines hydrauliques: Classification

☛ Les turbomachines de compression se subdivisent en :

Pompes, dans lesquelles le fluide en mouvement est


liquide, et donc incompressible ;

Ventilateurs, dans lesquels le fluide gazeux se comporte


de manière incompressible c’est-à-dire que sa variation de
volume massique au cours de la traversée de la machine est
négligeable

Les compresseurs et soufflantes dans lesquelles la


compressibilité du fluide gazeux ne peut être négligée.
Importance des Machines hydrauliques
☛ Application quotidienne dans plusieurs secteurs
d’activités, 6 domaines principaux d’application:

Les transports

L’industrie

L’habitat

Production d’énergie électrique

Extraction et traitement des hydrocarbures

Traitement et distribution d’eau


Domaines d'application des machines hydrauliques
Machine -outil : presses à découper, presses à emboutir,
commande d'avance et de transmission de mouvements, ...

Engins de travaux public : pelleteuse, niveleuse, chargeuse,…

Machines agricoles : tracteur, moissonneuse-batteuse,…

Manutention : chariot élévateur, monte-charge, …


Avantages et inconvénients des systèmes hydrauliques

☛ Avantages
La transmission de forces et de couples élevés
Une grande souplesse d'utilisation
Une très bonne régulation de la vitesse des actionneurs (
fluide incompressible)
☛ Inconvénients
Risques d'accident dus à des pressions élevées
Fuites et pertes de charge
Risques d'incendie, l'huile est particulièrement inflammable
Technologie coûteuse (composants chers, maintenance
préventive ).
3. Circuits de transmissions
hydraulique et pneumatique
Transmission hydraulique et pneumatique
☛ Pendant une transmission de puissance hydraulique la nature de
l’énergie peut être changée ou non au cours du transfert :
La nature de la puissance mécanique reste inchangée
Exemples:
- Liens flexibles ( transmission par poulies, courroies, chaînes);
- Transmission par engrenages;
- Transmission par embrayage;
- etc.
Transmissions hydraulique et pneumatique

La nature de la puissance mécanique change :


-1) P Méca-----> P Elec -----> P Méca
- 2) P Méca-----> P Pneu-----> P Méca
- 3) P Méca-----> P Hyd -----> P Méca

Exemples:
o Presse hydraulique
o Production de l’énergie hydroélectrique
o Vérins hydraulique et pneumatique
Chaine d’énergie

ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE

• Moteur • Pompe • Distributeur • Moteur ou • Récepteur


thermique … vérin
ou • tuyauterie hydraulique
électrique

C P P’ C’ ou F
w Q Q’ w’ ou v
Les composants d’un circuit hydraulique

☛ Un circuit hydraulique est composé de plusieurs parties:


génère la puissance hydraulique(pompe) ;
distribue la puissance (distributeur) ;
utilise la puissance (actionneur : vérin, moteur ) ;
régule la puissance et protège le circuit ;
conditionne le fluide (filtre, réservoir, échangeur
thermique, ) ;
transporte le fluide (conduite) ;
stocke l’énergie ( accumulateur) ;
fournit la puissance mécanique en entrée.
Schématisation normalisée

☛ Le schéma est un moyen de donner une représentation


simple et compréhensible du fonctionnement d’une
installation hydraulique (conception, utilisation,
maintenance);

☛ Chaque composant a une représentation symbolique


normalisée ‘’norme ISO 1219’’.
Autour du réservoir
Autour du groupe de pompage
Autour de la distribution
Autour des actionneurs

vérin simple effet à vérin double effet avec


rappel par ressort amortisseur arrière réglable
Les types des circuits hydrauliques

☛ Circuits ouverts, caractérisés par :


Une pompe qui aspire l’huile directement dans le

réservoir,

Un récepteur qui peut être un moteur hydraulique ou un

vérin.
Ex :Circuit ouvert

vérin

accumulateur
distributeur

pression réglable

clapet moteur

filtre
pompe

réservoir
Commentaire circuit ouvert

☛ Le schéma présente un circuit hydraulique simple :Une


pompe à cylindrée constante, aspire l’huile de réservoir pour

la refouler dans l’installation.

☛ Dans la position centrale du distributeur, l’huile circule de


la pompe vers le réservoir.

☛ A un déplacement vers la droite ou vers la gauche du


distributeur, correspond respectivement une translation vers

la droite ou vers la gauche de la tige du vérin.


Les types des circuits hydrauliques : circuits fermés
☛ Circuits fermés, caractérisés par :

l’huile en retour du moteur est dirigée directement vers la

pompe, Sans passer par le réservoir

Un récepteur qui est nécessairement un moteur hydraulique.


Pompes
plan
1. Classification des pompes
2. Pompes volumétrique
3. Principe de fonctionnement des pompes volumétriques
4. Pompes centrifuges
5. Principe de fonctionnement des turbopompes
6. Dimensionnement des pompes
7. Point de fonctionnement des pompes
8. Couplage des pompes
9. Cavitation et coup de bélier dans les pompes
10. Loi de similitude
1. Classification des Pompes
☛ Les pompes peuvent être classées en deux grandes
catégories :

Les pompes volumétriques qui comprennent les pompes


alternatives et les pompes rotatives

Les turbopompes qui comprennent les pompes


centrifuges, les pompes Hélico centrifuges et les pompes
hélices.
1. Classification des Pompes

☛ Les pompes centrifuges : le mouvement du liquide


résulte de l’accroissement d’énergie qui lui est
communiqué par la force centrifuge.

☛ Les pompes volumétriques : l’écoulement résulte de


la variation d’une capacité occupée par le liquide.
2. Les pompes volumétriques
2.Les pompes volumétriques
☛ Les pompes volumétriques déplacent à chaque cycle une
quantité constante de liquide.

☛ Certaines pompes volumétriques sont dites « rotatives »


(cylindrée et vitesse de rotation fixent le débit pompé).

☛ D'autres sont dites « alternatives » car font appel au


mouvement alterné d'un piston ou d'une membrane
(cylindrée et course fixent alors le débit pompé).

Débit = f (vitesse de rotation, course du piston)


2.1 Types de pompes volumétriques

☛ On distingue cinq types de pompes, les plus répandues

en industrie :
• les pompes à palettes,
• les pompes à engrenages,
• les pompes à vis,
• les pompes à éléments tubulaires déformable.
• les pompes à pistons (axiaux, radiaux ),
2.1.1 Pompes à engrenages : Engrenages Extérieurs

☛ Éléments communs : corps de pompe contenant ensemble


tournant (deux rotors) et déterminant le «volume pompant ».

☛ Deux roues :
1 - orifice d’admission ou alimentation
2 - le boîtier
3 - orifice de refoulement
1 menant, 4 - pignon à denture extérieure droite
1 menée cavités pompantes (denture rectifiée)
= entre dents
2.1.1 Pompes à engrenages : Engrenages Extérieurs
☛Caractéristiques et utilisation :
Des pressions au refoulement de l’ordre de 5 à 30 bars
Les débits peuvent atteindre 300m3/h
La hauteur manométrique maximale est de 50 à 200 mCE
Adaptation pour les produits autolubrifiants et alimentaires.

☛Avantages :
Débit régulier
Pas de clapets nécessaires
Marche de la pompe réversible

☛Inconvénients :
La présence de traces de solide ayant pour effet
d’accélérer l’usure mécanique des pignons et de diminuer
l’étanchéité entre le corps de pompe et les dents.
2.1.2 Pompes à engrenages : Engrenages Internes
☛ Le pignon interne entraîne le pignon «fou» interne qui
tourne plus vite. Mêmes applications que les pompes à
engrenages extérieurs.
2.1.2 Pompes à engrenages : Engrenages Internes
☛ Domaine d’utilisation :
Les pressions au refoulement sont de 20 à 60 bars.
Le débit est de 500 m3/h.
Elles sont utilisées notamment pour les produits pétroliers et
les produits alimentaires.

☛ Avantages :
Passage de particules solides, de produits abrasifs et de
boues
Débit régulier
Marche de la pompe réversible

☛ Inconvénients :
Pas de marche à sec de la pompe
Maintenance assez difficile et coûteuse
2.1.3 Les pompes à palettes

☛ Une pompe à palettes est une pompe rotative dont


le rotor est muni de plusieurs lames qui coulissent
radialement et assurent le transport du fluide pompé.

☛ Elle est constituée par un corps en fonte à l'intérieur


duquel se trouve un stator et un rotor en acier qui tourne
tangentiellement au stator.

☛ Les palettes sont maintenues en contact avec les parois du


stator par un jeu de ressorts et à la force centrifuge.
2.1.3 Les pompes à palettes
☛ Caractéristiques et utilisation :
des débits allant jusqu'à 1000m3/h
des pressions au refoulement de 4 à 8 bars.

☛ Domaines d'application : Automobile, Alimentation


de gazole, Matériel de travaux publics ; Machines à injection
plastique.
☛ Avantages :
Débit régulier
Marche réversible de la pompe

☛ Inconvénients :
Usure du corps par frottement des palettes
Difficile pour le pompage des produits visqueux
2.1.4 Pompes à lobes

Fonctionnement :
Deux rotors tournent sans se toucher
Particularités:
Bonne tenue à l’abrasion
Inefficace pour des fluides peu visqueux
Utilisations: Chimie, alimentaire
2.1.5 Les pompes à pistons radiaux
☛ Les pompes à pistons radiaux sont des pompes
volumétriques à débit constant ou variable, travaillant
couramment à des pressions supérieures à plusieurs
centaines de bars.

Gamme de pression : de 0 à 650 bars


1 : Le boisseau fixe 2 : bloc cylindre
3 : la couronne extérieure 4 : la course des pistons
Gamme de débit : de 0 à 1000 L/min
5 : les alésages.
( e ) :le desaxsage,
2.1.5 Les pompes à pistons radiaux
Avantages de la pompe :

Utilisable à haute pression (jusqu’à 650 bars environ)


Pompe réversible
Pompe réglable et modulable
Pompe à faible niveau de bruit
Rendement élevé

Applications :

Equipements hydrauliques courants


Presses et cisailles
Lubrification / alimentation
Matériel agricole
2.1.6 Pompes volumétriques alternatives : pompe à
piston à membrane
Clapet de refoulement

Clapet d’aspiration Membrane

Piston

Débit discontinu

Présence de fréquence « coup de


bélier » dû aux variations de pression
2.1.6 Pompes volumétriques alternatives : pompe à
piston à membrane

☛ Domaine d’utilisation
Débits relativement faibles
Pressions au refoulement allant jusqu'à 300 bars.

☛ Applications dans :
Le dosage fin de produits chimiques
L'injection de carburant pour les véhicules automobiles

☛ Avantages :
Réglage facile de la course du piston et de sa fréquence.

☛ Inconvénients:
La pompe n’acceptent que des viscosités faibles.
3. Pompes volumétriques : Principe
de fonctionnement
3. Pompes volumétriques : Principe de
fonctionnement

☛ La pompe volumétrique transforme l’énergie mécanique

transmise par un moteur (électrique, thermique,…) en

énergie hydraulique destinée à la mise en mouvement d’un

récepteur ( moteur hydraulique, vérin,…).


3. Pompes volumétriques : Principe de
fonctionnement

☛ La puissance mécanique Pm est souvent délivrée par

un moteur tournant à une vitesse angulaire constante w et

délivrant un couple C

☛ La puissance hydraulique Ph se manifeste par la mise


en circulation d’un liquide dans une conduite, à une

pression p, et avec un débit Q.


3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes
Q réel
ps

w
Pm = C. w Ph = Q réel. ∆p
C = Q réel.(ps- pe)

- C (N.m)
- w (rad/s)
- Q réel (m3/s)
- pe , ps (Pa) pe
3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ La cylindrée :
La cylindrée (Cy) d’une pompe volumétrique est le volume

de fluide refoulé pendant un tour de l’arbre d’entrainement.

Q = Cy.N

- Cy (m3/tr) : cylindrée
- N(tr/min) : fréquence de rotation de l’arbre
- Q(m3/s) : débit aspiré à la pompe
3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ le rendement volumétrique de la pompe dépend de:

La compressibilité du fluide

Les fuites internes : pertes inévitables à l’intérieure de la

pompe (elles participent à la lubrification)

Ces deux événements contribuent à la baisse du rendement

volumétrique des pompes.


3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement volumétrique ƞv est donnée par :


Q réel Q réel Q réel
ƞv = = =
Q th Cy.N Qfuites + Q réel

• Q réel : le débit réel de la pompe

• Q th : le débit théorique de la pompe = Qréel + Q fuites


3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement volumétrique ƞv varie avec la technologie

des pompes et aussi en fonction de certains paramètres :


la pression de fonctionnement
la température
l’usure
la fréquence de rotation
la viscosité du fluide
70% ≤ƞv≤ 98%
3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

• Le rendement mécanique ƞm

• la puissance fournie à l’arbre de la pompe sert à obtenir

une pression ps > pe .

• Vu les pertes d’origine mécaniques (dans les différentes

liaisons mécaniques) et hydrauliques une partie de la

puissance est perdue sous forme d’abaissement de la

pression en sortie de la pompe -----> ps < ps théorique


3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

Le rendement mécanique tient compte des pertes

mécaniques :
Frottement mécanique dans les paliers
Frottement du disque (rotor) et le liquide

ps - pe ∆p
Ƞm = =
ps th - pe ∆p + ∆ppertes

• 75% ≤ ƞm≤ 90%


3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement global de la pompe ƞg

Ph
Ƞg = = ƞm ☓ƞv
Pm
• 50 % ≤ ƞg≤ 89%
3. Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

Ph = ƞg . Pm Ph = Q réel .(ps - pe)

= ƞv .Cy. N.(ps - pe)


= ƞg . C. w
π).(ps - pe)
= ƞv .Cy. (w/ 2π
πN
w = 2π

ƞv .Cy. (ps - pe)


Le couple (N.m) : C =
π ƞg

☛ C’est le couple à appliquer à l’arbre d’entrainement pour
élever la pression du fluide de pe à ps avec une pompe de
cylindrée Cy , de ηv et ƞg connus
4. Pompes Centrifuges
4.1 Types de pompes centrifuges
☛ Une pompe centrifuge est une machine rotative qui pompe
un liquide en le forçant au travers d’une roue à aube ou
d'une hélice appelée impulseur ;
☛ Par l’effet de la rotation de l’impulseur, le fluide pompé est
aspiré axialement dans la pompe puis accéléré radialement, et
enfin refoulé tangentiellement.
Pompes hélico centrifuges :

Pompes Radiales Pompe turbines multi


Pompes axiales
centrifuges : étages:
Evolution de l'énergie cinétique et de la pression de l'eau au cours de la
traversée des trois constituants principaux d'une pompe centrifuge
Energie

Energie potentielle
(pression)

Energie cinétique

Pression atmosphérique

œillard roue à aube collecteur


4.2 Pompes Centrifuges : Description / Fonctionnement
☛ Chaque pompe se compose de deux éléments principaux :

une roue: impose au fluide un mouvement (rotation,


translation,…)
un corps de pompe: dirige le liquide vers la roue et l’en
éloigne à nouveau sous une haute pression
4.2 Pompes Centrifuges : Description / Fonctionnement

T1 : conduite d’aspiration sert à amener le fluide à l’entrée de


la pompe (bride B1) ;

T2 : conduite de refoulement , fixée à la pompe par la bride B2

R : roue ou rotor porte les


aubages mobiles M appelés
encore aubes, pales ou
ailettes et tourne à vitesse
angulaire constante autour
de l’axe OO′.
4.2 Pompes Centrifuges : Description / Fonctionnement

☛ Le fluide est aspiré à travers le conduit d’entrée,


généralement convergent, de façon à assurer une répartition
homogène des vitesses à l’entrée C des canaux mobiles.

☛ Les pales exercent des efforts


de pression sur le fluide, qui se
traduisent par l’existence d’une
surpression sur la face menant et
d’une dépression dans la face
menée.
4.2 Pompes Centrifuges : Description / Fonctionnement
☛ Le travail des forces de pression exige un apport
permanent d’énergie mécanique par l’arbre A. il y a transfert
d’énergie entre l’arbre et le fluide ;

☛ L’énergie mécanique fournie par l’arbre au fluide pendant


la traversée des canaux mobiles se manifeste par un
accroissement, d’une part, de la pression du fluide et, d’autre
part, de son énergie cinétique;
4.3 Pompes Centrifuges : Domaine d’utilisation

☛ Le domaine d’utilisation des machines centrifuges est


extrêmement vaste et couvre les extrêmes suivants :

Débits : de 0,001 à 60 m3/s

Hauteurs de 1 à 5000 m

Vitesses de rotation de 1000 à 30000 tr/min

Le rendement est de l'ordre de 60 à 70 %


4.3 Pompes Centrifuges : Domaine d’utilisation

☛ Ce sont les pompes les plus utilisées dans le domaine


industriel à cause de la large gamme d'utilisation qu'elles
peuvent couvrir, de leur simplicité et de leur faible coût.

☛ Inconvénients :
Utilisation de liquides visqueux : la pompe centrifuge
nécessaire serait énorme par rapport aux débits possibles.
Utilisation de liquides "susceptibles" c'est-à-dire ne
supportant pas la très forte agitation dans la pompe (liquides
alimentaires tels que le vin, le lait et la bière).
5.Principe de fonctionnement des
pompes centrifuges
Principe de fonctionnement d’une pompe

☛ Décomposition du mouvement du fluide :


Mouvement Mouvement + Mouvement
absolu = d’entraînement relatif

Tangente à l’aube Tangente à la circonférence


Principe de fonctionnement d’une pompe

α : angle formé par les vitesses

β : angle formé par les vitesses

☛ Particularités :
β = constante pour une roue, dépend de sa construction
α = variable fonction de Q et de la vitesse de rotation n
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge
☛ But : Exprimer l’énergie mise en jeu par la pompe et
transmise au fluide

Hypothèse : Pompe idéale

o Pertes d’énergie nulles


o Ecoulement à filets liquides

Triangle des vitesses : Entrée - Sortie


Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Vitesses d’entraînement

n : vitesse de rotation de la roue en tr/s

☛ Deuxième décomposition de la vitesse absolue

radiale pour une roue radiale


axiale pour une roue axiale

v2m = v2 . sin(α2)
v2u = v2 . cos(α2)
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Théorème d’Euler (résultante des forces agissant sur le


fluide :
La résultante suivant l’axe r : R r = q m (V rs − V re )

La résultante suivant l’axe u : R g = q m (V gs − V ge )

La résultante suivant l’axe z : R z = q m (V zs − V ze )

☛ Moment de la résultante des forces par


rapport à z : C = q m ( rs .V gs − re .V ge )
C = ρ .Q .( rs .V gs − re .V ge )
☛ Puissance théorique :
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Pompe idéale :
Hth : hauteur d’élévation théorique créée par la pompe

d’où :

Hth ne tient pas compte des pertes de charge

☛ Pour une pompe, H : hauteur réelle

H < Hth
H = Hth - pertes de charge
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

Autre expression de la relation d’Euler

(1) : Augmentation de l’énergie cinétique


(2) : Augmentation de l’énergie de pression

Nécessité de transformer le gain


d’énergie cinétique en énergie de
pression
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge
☛ Puissance maximale
Pthé = ρ . Q . [u2 . v2 . cos(α2) - u1 . v1 . cos(α1)]

La puissance est maximale si v1u = 0

Pthé = ρ . Q . u2 . v2 . cos(α2)
Hthé = u2 . v2 . cos(α2)/g

☛ Pour que Hthé soit maximale, il faut :


augmenter u2
ou diminuer α2
Caractéristiques théoriques
☛ Courbe caractéristiques : H – Q , P – Q , η - Q
Relation entre Hth et Q

V2m : vitesse méridienne vitesse débitante

Q = 2 . π . r2 . b2 . v2m

v2m = (u2 – v2u) tgβ2


Caractéristiques théoriques

Q =π . D2 . b2 . {u2 - v2 . cos(α2)} .tgβ2

si v1u = 0 Hthé = u2 . v2 . cos(α2)/g

 H th 
Q = π .D 2 .b2 .tg β 2 . u 2 − g . 
 u2 

D’où la relation Hth – Q :

 Q . cotg( β 2 ) 
u 2 . u 2 − . 
π .D 2 .b2 
H th = 
g

☛ Pour une vitesse de rotation donnée n = Cte d’où u2 = Cte


☛ La courbe Hth = f(Q) est une droite Pente dépend de β2
Caractéristiques théoriques
Caractéristiques théoriques

Relation entre Pth et Q


 Q 2 .u 2 
 
Pth = ρ . g . Q . Hth Pth = ρ . u 2 .Q − 
 2 π .D 2 .b2 .tg β 2 
 

Théoriquement : β2 > 90°


est plus intéressante
Pratiquement : β2 < 90° .
roue plus économique
rendement élevé
très utilisée

15° < β2 < 35°


Valeurs pratiques : 15° < β1 < 50°