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Conduite à tenir devant un trouble de la conduction :

Notes de cours :
Bloc infra-hissien : bloc de branche bilateral et en même temps

Ce qui determine ou non la survenue de symptômes : degre de bradycardie et presence ou non d'asystolie

BAV I asymptomatique

BAV III rarement asymptomatique, s'il est asymptomatique c'est surtout dans les BAV à QRS fns +++

BAV II peut être symptomatique mais donne rarement de syncope (sauf haut degre).

L'asystolie est une defnition electrique : absence d'activite electrique ventriculaire


à faire la diference avec les troubles du rythme où là il y a dissociation electro-mecanique

Signes fonctionnels :
1- Syncope :
Mecanismes de la syncope dans le BAV : asystolie et torsade de pointe
C'est une syncope à l'emporte pièce (sans cause declenchante)

Accidents d'Adams-Stockes : syncopes repetitives dues à un BAV

2- Lipothymie : sensation de perte de connaissance imminente sans perte de connaissance vraie

Lipothymie et syncopes : diference de severite de l'hypoxie, due à la duree de l'asystolie


Lipothymie et syncopes ont la même valeur pronostic

3- Dyspnee d'efort : car le foyer d'echappement ne peut pas augmenter sa frequence


Le debit est sufsant au repos car la bradycardie augmente la diastole et donc il y a augmentation du VES

4- Declin cognitif : perte de memoire, perte des facultes intellectuelles. Dg dif avec l'Alzheimer surtout que le BAV
touche les personnes âges. C'est reversible

Examen physique :
- Pouls lent et peut être ample
- On peut trouver une HTA systolique isolee, reversible
- Soufe systolique d'hyper-debit (B2 conserve dans les soufe fonctionnels, assourdi dans le RAo organique)
- Contraction en echo : bruit de la contraction auriculaire. S'il survient en même temps que la contraction ventriculaire,
ils peuvent s'additionner et donner un bruit de canon
- Dissociation radio-jugulaire : traduction clinique de la dissociation auriculo-ventriculaire electrique

Étiologies :
1- Causes aiguës : le plus souvent reversibles
- IDM :
• par infarctus anterieur : induisant une ischemie des branches (car artères septales de l'IVA). Ça donne un BAV
infra-Hissien : QRS large. Il est plus dangereux. Même s'il y a echec à la revascularisation, il n'y a passage à la
chronicite que dans 10% des cas car il y a double vascularisation (IVP) ;
• par infarctus inferieur :
▪ si c'est un BAV precoce, il est dû à une hyperstimulation vagale. Car la paroi inferieure du ventricule
gauche est particulièrement riche en aferences vagales. C'est donc un BAV à QRS fn ;
▪ si c'est un BAV tardif, il est dû à une ischemie du nœud AV (BAV à QRS fn), car il est vascularise par
une branche de la coronaire droite.
Dans les deux cas, il est reversible dans 100% des cas.

R! Un BAV peut masquer un IDM, on doit donc doser les Troponines devant tout BAV complet à QRS large recent (qu'il
y ait ou non douleur thoracique).

- Iatrogène : IC bradycardisants, digitaliques, β-bloquants. Les anti-arythmiques de classe I, l'amyodarone, les


antidepresseurs tri-cycliques. Remplacement valvulaire aortique ou mitral (ça peut être reversible au bout de 2 à 3
semaines ou non), myotomie ou alcoolisation en cas de CMH obstructive (c'est souvent irreversible), l'ablation par radio-
frequence
- Troubles hydro-electrolytiques : hyperkaliemie
R! Toujours demander un ionogramme devant un BAV

- Infectieuse : abcès du septum (souvent irreversible), myocardite infectieuse (diphterie, rickettsiose...)

- Infammatoire : RAA (tout le temps reversible), myocardite infammatoire

2- Causes chroniques : le plus souvent irreversibles


- Degenerative : maladie de Lenegre et maladie de..., ça concerne surtout le sujet âge, il peut y avoir une composante
familiale. C'est la cause chronique la plus frequente, c'est la cause retenue si on trouve pas une autre cause.
- Rao : extension des calcifcations de la maladie de Monckeberg vers le septum.
- BAV congenital : de cause maternelle, auto-immune (+++ LED), il reste longtemps asymptomatique

Conduite à tenir :
Devant le BAV complet, on lève d'abord l'urgence :
- Soit on perfuse de l'isoprenaline (sympathomimetique qui agit surtout la frequence et l'excitabilite) en IV avec seringue
electrique. L'efet chronotrope accelère le foyer d'echappement, l'efet bathmotrope le renforce
- Soit on place une sonde de stimulation cardiaque. Meilleurs resultats que l'isoprenaline. Sur l'ECG on voit des spikes
regulièrement espaces accompagnes de QRS larges = rythme electro-stimule (ou electro entraine)

R! Dobutamine agit surtout sur la contraction, Dopamine surtout sur la vasoconstriction

Si c'est un BAV à QRS fns non syncopal, on donne de l'isoprenaline. Si c'est un BAV à QRS larges, surtout s'il est
syncopal, on donne fait une sonde de stimulation.

BAV I on fait rien

Tout BAV III de cause irreversible necessite une implantation de pacemaker, symptomatique ou pas, QRS fn ou large !

BAV II Mobitz II on implante symptomatique ou pas (car repute evolutif)


BAV II Mobitz I on implante s'il est symptomatique uniquement

Les BSA (II et III) on les implante uniquement s'ils sont symptomatiques, BSA I non
Les BSA on met un pacemaker double chambre car il est à risque de faire un BAV