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41 états limites ultimes (ELU) : résistance des barres

La figure 29 indique la longueur VÉRIFICATION AUX ELU 7. Déterminer les élancements


de flambement d’une barre réduits de l’élément pour
comprimée pour différentes 1. Déterminer pour l’élément chaque plan
conditions d’appui. considéré, l’effort de λy λz
compression de calcul NEd λy= ; λz =
Il est intéressant de relever à partir de l’analyse λ1 λ1
que le moyen le plus globale de la structure. 8. Sélectionner la courbe
économique pour augmenter de flambement appropriée
la résistance au flambement 2. Sélectionner une section (tableau 12 p. 39) en fonction
d’une barre comprimée est (forme, dimensions de la section transversale
généralement de diminuer A Iy Iz iy iz) et la nuance d’acier
sa longueur de flambement, et une nuance d’acier
en disposant des appuis (S…, fy) 9. Déterminer le facteur
intermédiaires, plutôt que de réduction χ pour chaque
de modifier ses conditions 3. Résistance de l’élément plan de flambement
d’appui. Notons que la force au flambement : (tableau 13 p. 40)
que doit reprendre un appui χ y A fy
intermédiaire pour constituer Nby,Rd = 10. Calculer la résistance
γ M1
un point fixe est très faible : Nb,Rd = de calcul Nb,Rd de l’élément
elle est de l’ordre de 1 % χ z A fy pour chaque plan
Nbz,Rd =
γ M1
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de l’effort de compression de flambement


sollicitant la barre. χy .A.fy
4. Déterminer la longueur Nby,Rd =
Dans le tableau 13 page 40 de flambement Lcr γ M1
on trouve la valeur de χ pour de l’élément pour chaque
l’élancement réduit plan Lcr,y Lcr,z χz .A.fy
Nbz,Rd =
à partir de la courbe de γ M1
flambement concernée. 5. Calculer les élancements
Le calcul de résistance de l’élément 11. Vérification
d’un profil au flambement L cr,y L cr,z NEd ≤ min (Nby,Rd ; Nbz,Rd )
est toujours un calcul de λy = λz =
iy iz
vérification. Il faut donc
choisir un profil. Pour cela, 6. Déterminer l’élancement
on peut rechercher la section d’Euler
que ce profil devrait avoir
s’il était soumis à un effort λ1 = π E
fy
de compression simple.
En multipliant ce résultat pour la nuance d’acier choisie
par 2 ou 3, on est en général (voir tableau 14 p. 40)
tout près du bon choix.

Barre tenue transversalement Barre non tenue transversalement

Lcr
Lcr Lcr

Lcr Lcr

Lcr = 0.5 l 0.7 l 1.0 l 1.0 l 2.0 l ∞

Fig. 29 : Cas limites des conditions d’appui : longueur de flambement d’une barre comprimée
structures métalliques ouvrages simples 42

NEd = 3 500 daN


EXEMPLE 1

Quel profil creux rond doit-on retenir pour supporter une charge ayant une valeur
de calcul (ELU) NEd = 3 500 daN ?
lo = 3 m

Ce profil a une longueur de 3 m et est encastré au sol et articulé en tête.


L’extrémité articulé est tenue dans les deux plans principaux. (fig. 30)
NEd = 3 500 daN
L0 = 3 m

Prédimensionnement
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Fig. 30 Profil creux rond S235 fy = 2 350 daN/cm2

N .γ 3 500 ×1, 0
A = Ed M0 = = 1,49 cm2
fy 2 350

Section probable 3 x 1,49 = 4,47 cm2


On choisit un profil creux ∅ 48,3 x 3,2
A = 4,53 cm2 Iy = Iz = 11,59 cm4 iy = iz = 1,60 cm

Longueur de flambement. Pour une barre encastrée à une extrémité et articulée


et non déplaçable dans les deux plans :
Lcr,y = Lcr,z = 0,7 x 3,0 m = 2,1 m = 210 cm
L cr 210
L’élancement : λy = λz = = = 131
i 1, 60

L’élancement élastique : λ1 = 93,9

λ 131 1, 40
L’élancement réduit : λ = = =
λ 1 93, 9

Pour un profil creux rond fini à chaud, la courbe de flambement est la courbe a
(cf. tableau 12 p. 39).
Facteur de réduction χ (courbe a, , tableau 13 p. 40):

pour = 1,40 χ = 0,4179

Résistance de calcul de l’élément :

χ.A.fy 0, 418 × 4,53 × 2 350


Nb, Rd = = = 4 449 daN
γ M1 1, 0

Vérification NEd = 3 500 daN < Nb,Rd = 4 449 daN


43 états limites ultimes (ELU) : résistance des barres

EXEMPLE 2

Quel profil HEA doit-on retenir pour supporter une charge ayant une valeur
de calcul ELU NEd = 15 000 daN ?

Ce profil a une longueur de 3 m et ses extrémités sont articulées et sans


NEd = 15 000 daN déplacement (fig. 31).

NEd = 15 000 daN


Prédimensionnement
Profil HEA en S235 fy = 2 350 daN/cm2
lo = 3 m

NEd .γ M0 15 000 ×1, 0


A= = = 6,38 cm2
fy 2 350

Section probable : 3 x 6,38 cm2 = 19,14 cm2

On choisit HEA 100 A = 21,2 cm2 Iy = 349 cm4 Iz = 134 cm4


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Fig. 31 iy = 4,06 cm iz = 2,51 cm

Longueur de flambement Lcr,y = Lcr,z = Lcr = 300 cm

300 300
Élancements : λy = = 73,9 ; λZ = = 119,5
4,06 2,51

λ 1 = 93, 9
73,9 119,52
λy = = 0,79 ; λ z = = 1,27
93,9 93,9
,

Courbe de flambement (tableau p. 39) :

= = 0,96 < 1,2 ; acier S235 et tf < 100 mm

Pour l’axe y – y : courbe b


z – z : courbe c

Facteurs de réduction (tableau 13 p. 40)

• par rapport à l’axe y – y : courbe b λ y = 0,79 χy = 0,72

• par rapport à l’axe z – z : courbe c λ z = 1,27 χz = 0,39

Résistance de calcul de l’élément :


χy .A.fy 0,72 × 21, 2 × 2 350
Nby,Rd = = = 35 870 daN
γ M1 1, 0

χz .A.fy 0,39 × 21, 2 × 2 350


Nbz,Rd = = = 19 430 daN
γ M1 1, 0

Et Nb,Rd = Mini (Nby,Rd , Nbz,Rd) = 19 430 daN

Vérification
NEd = 15 000 daN < Nb,Rd = 19 430 daN
structures métalliques ouvrages simples 44

vent

Fig. 32 : Schéma de compression avec flexion

Compression avec On peut remplacer cette Torsion


flexion inégalité par le critère
suivant : Dans une construction,
La figure 32 illustre un cas NEd My,Ed les barres sont rarement
de compression avec flexion : ( ) ( ) soumises à des efforts
A.fy Wel,y .fy
un poteau reçoit une charge + ≤1 de torsion. Cependant,
verticale apportée par la γ M0 γ M0 le cas particulier des poteaux
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toiture et un effort horizontal supportant en tête une


dû au vent. NEd = valeur de calcul enseigne peut se présenter.
Le calcul exact est assez de l’effort normal
délicat et sort du cadre My,Ed = valeur de calcul du Le calcul est ici aussi un peu
de ce guide. moment fléchissant par délicat. Le tableau ci-dessous
Toutefois, une formule rapport à l’axe y-y indique le profil creux rond ou
enveloppe qui place toujours A = aire de la section carré à choisir compte tenu
en sécurité permet de vérifier transversale de la hauteur du poteau.
la résistance d’un profil Wel,y = module élastique par
qui serait soumis à ces rapport à l’axe y-y. Nous n’avons retenu que les
deux efforts sans risque profils creux ronds et carrées
de flambement. car ce sont les profils les plus
aptes, et de très loin, à
Dans le domaine élastique, supporter des efforts de
il convient que la contrainte torsion. C’est donc la solution
longitudinale maximale la plus performante et la plus
(due au moment et à l’effort économique.
normal) satisfasse le critère
suivant :
f
σx,Ed ≤ y
γ M0

Vent = Hauteur Profils creux ronds Profils creux carrés


région 3,
site
normal
Dimensions Flèche Dimensions Flèche
en tête en tête
1,5 m
3m 139,7 x 4 3,55 cm 120 x 4 3,85 cm
1m

4m 168,3 x 3,6 4,92 cm 150 x 4 4,68 cm


hauteur

5m 219,1 x 3,6 4,30 cm 180 x 5 4,45 cm


6m 273 x 3,6 3,96 cm 200 x 5 5,83 cm
45 composants et systèmes structurels

COMPOSANTS ET SYSTÈMES STRUCTURELS


Nous présentons les divers composants de structure :
poutres, poteaux et tirants, en précisant leur rôle
mécanique et les choix possibles pour leur réalisation.

Composants de chargement ; d’où le choix Si le critère prépondérant


structurels de sections en forme de I est économique, on préfèrera
ou de H. Dans ces sections, pour les poutres une section
LES POUTRES avec chargements HEA à une section HEB et
dans le plan de l’âme, pour les mêmes raisons,
Les poutres sont des barres le moment de flexion est on préfèrera une section HEB
à axe horizontal ou faiblement repris essentiellement à une section HEM.
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incliné dans lesquelles par les semelles et l’effort Si le critère prédominant


les sollicitations sont tranchant par l’âme. est la hauteur de section,
essentiellement des moments Sous l’effet du moment que l’on veut la plus faible
de flexion et des efforts de flexion, une semelle possible, on préfèrera
tranchants. Les efforts axiaux est tendue, l’autre est les sections HEM aux HEB et
sont faibles et négligeables. comprimée, et on concentre les sections HEB aux HEA.
Dans la plupart des cas, dans celles-ci le maximum
les poutres sont fléchies par de matière. L’âme qui sert On utilise des HE pour
rapport à l’axe de forte inertie à maintenir l’écartement les poutres soit parce
seul. Mais les pannes entre semelles, ne doit pas qu’on recherche une section
d’une couverture inclinée être trop mince pour ne de hauteur la plus faible
sont soumises à une flexion pas voiler. possible, soit parce que
bi-axiale : il existe alors la section IPE la plus forte
des moments de flexion Profilés laminés IPE et HE est insuffisante, soit enfin
par rapport aux deux axes Pour une même quantité éventuellement parce que
principaux d’inertie. de matière, les poutrelles IPE la poutre dispose de peu
ont une plus grande hauteur d’appuis latéraux au niveau
L’effort tranchant est de section que les HE, et donc de la semelle comprimée
rarement déterminant dans des plus fortes résistance et et risque donc de déverser.
le dimensionnement des rigidité vis-à-vis de la flexion. Une section HE résiste mieux
poutres. Il ne pourra l’être Si le critère prédominant est au déversement qu’une
que lorsque la longueur de économique, on préfèrera section IPE.
poutre est inférieure à cinq les sections IPE aux HE
fois sa hauteur de section. pour réaliser les poutres. Profilés reconstitués
Si le critère prédominant soudés (ou PRS)
Le moment de flexion est est la hauteur de section, Ces sections en forme de I
donc l’effort qui conditionne que l’on veut la plus faible sont obtenues par découpe
le choix de section. Pour possible, on préfèrera et assemblage par soudures
qu’une poutre possède les sections HE aux IPE. de plats qui constituent
une résistance (c’est-à-dire les deux semelles et l’âme.
un module de résistance Par ailleurs, pour une même Avec l’acier S235, le rapport
Wel,y ou Wpl,y ) quantité de matière, hauteur d’âme sur épaisseur
et une rigidité (à savoir une une section HEA possède est en général compris entre
inertie Iy ) suffisantes et une plus grande hauteur 80 et 120, et le rapport
qu’elle soit économique, qu’une section HEB, et donc largeur de semelle sur
il faut que la matière soit de plus fortes résistance et épaisseur entre 18 et 28.
éloignée de l’axe de flexion, rigidité vis-à-vis de la flexion.
axe perpendiculaire au plan
structures métalliques ouvrages simples 46

On utilise des PRS lorsqu’on


veut des poutres ou des
poteaux à section variable
(variations le long de la barre, Fig. 33 : Poutre à treillis à deux membrures parallèles
de la hauteur d’âme ou
de l’épaisseur de semelle)
pour des raisons
architecturales et/ou
économiques. Le surcoût
de fabrication par rapport Fig. 35 : Treillis en N avec diagonales tendues
à l’emploi d’une barre
laminée peut être compensé
par l’économie de matière
réalisée en optimisant
les caractéristiques
dimensionnelles des sections.
Fig. 34 : Types de poutres à treillis (V, N et X de haut en bas)
Poutres alvéolaires
(ou ajourées)
Ces poutres comportent
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des percements circulaires, Les membrures, comme supérieures à celles des


elliptiques, hexagonaux les semelles, reprennent poutres à âme pleine.
ou autres dans l’âme, afin le moment de flexion dans
de répondre à une recherche la poutre, avec traction Diverses dispositions des
de transparence (poutres dans une membrure et barres de treillis sont possibles,
support de verrières…), compression dans l’autre. conduisant à des poutres
ou de permettre le passage Les barres de treillis, comme à treillis en V ou Warren,
de gaines (poutres support l’âme, reprennent l’effort en N, en X,… (fig. 34). Il est
de planchers…). tranchant dans la poutre. préférable, dans une poutre
à treillis en N, que les
Ces percements, effectués Les nœuds d’une poutre diagonales soient disposées
uniquement dans l’âme, à treillis sont les points de telle sorte qu’elles soient
ne réduisent pas de façon d’intersection entre axes tendues sous l’effet des
sensible la résistance et de membrure et de diagonale. charges (fig. 35). Les montants,
la rigidité de la poutre sous plus courts, sont alors
moments de flexion. Il faut Dans les poutres à treillis, comprimés.
cependant veiller à limiter il est essentiel que les
ou éviter ces percements dans charges agissent aux nœuds, Dans toutes ces poutres,
les zones où l’effort tranchant que les appuis soient situés l’angle que font les diagonales
est important c’est-à-dire près aux nœuds et que les axes avec les membrures est en
des appuis et dans les zones des membrures, diagonales général compris entre 40 et
où agissent de fortes charges et montants éventuels 45 degrés.
concentrées. soient concourants.
Lorsqu’une poutre à treillis
Poutres à treillis Dans ces conditions, doit supporter des charges
Les poutres à treillis à deux la seule sollicitation dans perpendiculaires à son plan
membrures sont analogues les membrures et barres ou lorsqu’il n’est pas possible
aux poutres en I : les deux de treillis est un effort de de créer des appuis
semelles sont remplacées par traction ou de compression. s’opposant au déplacement
les deux membrures et l’âme Ces composants, non soumis latéral de la membrure
est remplacée par les barres à une flexion locale, sont comprimée, il est préférable
de treillis, constituées alors très fins et leurs liaisons d’abandonner la poutre
de diagonales inclinées par sont assimilables à des à treillis à deux membrures
rapport aux membrures, et articulations. Les poutres au profit d’une poutre à
éventuellement de montants à treillis offrent un maximum treillis à trois membrures.
perpendiculaires aux de transparence. Cependant,
membrures (fig. 33). à inertie comparable, elles
présentent des flèches
47 composants et systèmes structurels

et des barres bi-articulées


inclinées de stabilisation,
qu’on appelle « butons ».

Les poteaux doivent posséder


une résistance suffisante
pour éviter le phénomène
de flambement. Il faut pour
Fig. 36 : Poutre à traverses de liaison cela que la matière soit
éloignée de l’axe principal
par rapport auquel on
examine le flambement.

Poutres à traverses Poutres caisson et poutres Parfois le flambement est


de liaison tubulaires empêché dans l’une des
Dans les poutres à traverses Les poutres reconstituées directions par des parois
de liaison, encore appelées en caisson sont composées ou autres points fixes mais
poutres « échelle » ou poutres de deux semelles reliées souvent il doit être étudié
« Vierendeel », les membrures par deux âmes soudées dans les deux directions
sont reliées uniquement par (fig. 37). Elles présentent, principales.
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des montants encastrés sur comme les profils tubulaires


ces membrures (fig. 36). carrés, rectangulaires ou Un paramètre déterminant
Il n’y a pas de diagonale, circulaires, une forte rigidité pour la résistance d’un
ou triangulation, comme à la torsion. Les poutres poteau au flambement est
dans les poutres à treillis. tubulaires ou en caisson son élancement, c’est-à-dire
Les membrures et montants trouvent un intérêt lorsque le rapport entre la longueur
subissent donc des flexions les charges sont excentrées, de flambement du poteau
locales, même si toutes les créant des efforts de torsion, et le rayon de giration de
charges agissent aux nœuds, et plutôt pour des ouvrages la section. L’élancement
et leurs sections sont de dimensions importantes le plus fort d’un poteau est
beaucoup plus fortes que (ponts, passerelles…). généralement compris entre
dans les poutres à treillis. 50 et 150.
L’avantage des poutres à
traverses de liaison, par LES POTEAUX Profilés laminés IPE et HE
rapport aux poutres à treillis, Si le poteau ne peut flamber
est de libérer des passages Les poteaux sont des barres que par rapport à l’axe de
plus importants entre dans lesquelles agit un effort forte inertie ou présente
membrures et montants. de compression auquel une longueur de flambement
s’ajoutent bien souvent beaucoup plus forte par
un moment de flexion rapport à cet axe, un profilé
et un effort tranchant. IPE est la solution la plus
Parfois l’effort axial est seul : économique. Si le poteau peut
il en est ainsi des poteaux flamber dans les deux
bi-articulés verticaux, directions avec des longueurs
non soumis à des charges de flambement voisines, un
horizontales, qu’on appelle profilé HEA, éventuellement
poteaux « pendulaires », HEB ou HEM, est préférable.

Fig. 37 : Poutre caisson


structures métalliques ouvrages simples 48

Systèmes structurels
LES PORTIQUES PLANS

Les portiques sont des


systèmes de barres situées
dans un même plan et
capables de résister aux
charges verticales et
horizontales agissant dans
ce plan grâce à des liaisons
encastrées entre barres
et/ou aux appuis. Les charges
Profilés reconstitués LES TIRANTS agissant sur un portique
soudés (ou PRS) provoquent des sollicitations
L’utilisation de PRS est moins Les tirants sont des éléments de flexion, effort axial et effort
fréquente pour les poteaux qui ne sont soumis qu’à tranchant dans une partie
que pour les poutres. des efforts de traction. ou la totalité des barres.
On les rencontre parfois pour Ce sont généralement Les portiques peuvent être
réaliser des poteaux à section des ronds pleins, de diamètre à simple travée ou à travées
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variable, articulés en pied compris entre 10 et 30 mm, multiples et à simple niveau


et encastrés en tête sur des plats rectangulaires, ou multi-étagés (fig. 38).
les poutres. Avec l’acier S235, des cornières et parfois
le rapport hauteur maximale des câbles. Les ronds pleins Dans un portique, certaines
d’âme sur épaisseur d’âme sont plus économiques et liaisons poutre-poutre, poutre-
est de l’ordre de 40. plus faciles d’emploi que poteau et poteau-fondation
les câbles, leurs extrémités peuvent être des articulations,
Poteaux à treillis pouvant être filetées et fixées d’autres des encastrements.
L’utilisation de barres à treillis par boulons.
est moins fréquente pour les Si l’on dispose un nombre
poteaux que pour les poutres. Afin que les tirants soient trop élevé d’articulations,
Lorsqu’on les emploie, immédiatement efficaces pour le système structurel devient
le poteau devant reprendre les charges, sans instable, c’est-à-dire incapable
généralement offrir une rattrapage de jeux, on leur d’équilibrer les charges :
résistance au flambement applique parfois une certaine la structure s’effondre, certains
dans les deux directions, tension initiale lors du déplacements se produisant
on adopte plutôt des poteaux montage. Ceci est en général librement sans que les barres
à trois membrures, réalisé par un ridoir disposé ne se déforment (fig. 39).
éventuellement quatre. sur le tirant dont la rotation Lorsqu’un système structurel
produit un raccourcissement est instable, il le reste même
Poteaux tubulaires du tirant permettant d’établir si on augmente la résistance
Lorsqu’un poteau est soumis cette tension initiale. des barres.
à une compression seule,
avec les mêmes longueurs Diverses dispositions
de flambement dans les deux d’assemblage permettent
directions, la forme idéale de réaliser le type de liaison
de section est un profil creux choisi (articulation ou
carré ou circulaire : il présente encastrement). Pour les
la même résistance au poutres et poteaux à treillis,
flambement dans toutes on est en présence
les directions. d’articulation si les
membrures se rejoignent
(fig. 41) et d’encastrement
dans le cas contraire (fig. 42).
49 composants et systèmes structurels

simple travée double travée simple travée


simple niveau simple niveau multi-étagé

Fig. 39 : Portique instable


Fig. 38 : Divers types de portiques

Les poutres de portique


à simple niveau sont
horizontales (fig. 40-a et 41-a)
Fig. 40 a, b et c : Portiques à 3 articulations ou de forme brisée (fig. 42-a).
On dispose en général
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des renforts, parfois appelés


« jarrets », aux extrémités
de poutres liées aux poteaux
(fig. 42-a) car d’une part,
c’est dans ces sections que
le moment de flexion est
Fig. 41 a, b et c : Portiques à articulations en tête de poteaux encastrés aux appuis le plus élevé et, d’autre part,
en augmentant ainsi la
hauteur de section de poutre
liée au poteau, l’assemblage
est plus économique
à réaliser.

Lorsqu’un portique supporte


Fig. 42 a, b et c : Portiques courants, avec encastrements entre poutres et poteaux une enveloppe légère,
la hauteur de poutre est de
l’ordre de 1/40e de la portée
avec des profilés laminées IPE,
Les portiques et arcs à trois 1/30e de la portée avec
articulations sont stables des PRS et 1/20e de la portée
et isostatiques (fig. 40). avec des poutres à treillis.
Les portiques à simple niveau
avec encastrements en pieds
de poteaux et articulations
aux liaisons poutre-poteau
sont hyperstatiques (fig. 41).
Il est plus fréquent de prévoir
des encastrements aux liaisons
poutre-poteau et des
articulations en pieds de
poteaux (fig. 42). Si on remplace
une articulation entre barres
par un encastrement, le coût
de l’assemblage augmente
mais on réalise une économie
sur la quantité d’acier
nécessaire pour les barres et
le montage est parfois facilité.
structures métalliques ouvrages simples 50

LES SYSTÈMES TRIANGULÉS Deux solutions sont possibles : Nous venons de voir
comment assurer la stabilité
Palées de stabilité • soit choisir pour cette barre d’un ensemble articulé
Des systèmes triangulés tels bc unique un profil capable qui s’écroulerait sans
que représentés à la figure 43, de résister à cet effort la mise en place de barres
constitués de barres de compression avec de contreventement.
assemblées par des flambement. Dans ce cas, Il est également possible
articulations, sont capables le profil creux, rond ou carré, d’obtenir un ensemble
de résister aux charges est particulièrement bien stable par encastrement.
horizontales et verticales adapté pour ce type d’effort.
agissant dans leur plan. ll subira alternativement, L’encastrement peut être
suivant le sens du vent, réalisé en pied, en tête,
La présence de diagonales l’effort de traction et l’effort ou à la fois en pied et
de triangulation permet de compression avec en tête des poteaux.
de réaliser une économie flambement ; Si toutes les charges agissent
de matière par rapport au aux nœuds d’un système
système de type portique, • soit mettre deux barres bc triangulé, les barres le
de mêmes dimensions mais et ad pour réaliser une croix, composant ne sont soumises
dont la stabilité est assurée chaque barre travaillant qu’à des efforts de traction
par des encastrements uniquement à la traction. ou compression.
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et non des triangulations.


Un rectangle (fig. 44) Dans certains cas,
constitué de quatre barres la première solution est
assemblées par des axes la plus économique : moins
à chacun des angles se de matière et réduction
déforme en parallélogramme du nombre d’assemblages.
sous un effort P. En outre, une seule barre
Si cette poussée accompagne de contreventement ne
le déplacement, l’ensemble condamne pas tout
« se couche ». le panneau, laissant Fig. 43 : Systèmes triangulés
la possibilité d’ouvrir une
Pour annuler cette porte par exemple.
déformation, il suffit d’ajouter a c
une barre bc reliant deux Les barres de contreventement P
a’ c’
angles opposés (fig. 45). doivent toujours être fixées
Le rectangle est composé au plus près de l’angle
maintenant de deux triangles formé par les axes neutres
indéformables rendant des profils, et si possible b d
le rectangle également sur le poteau et la traverse. Fig. 44
indéformable. C’est le rôle Dans le cas de la figure 46,
attribué à la barre de la poussée P engendre
contreventement disposée un effort de traction dans
a c
dans le long-pan du bâtiment. la barre de contreventement. P
Dans le cas de notre schéma, Cette force agit sur le poteau
cette barre bc (en trait plein) ab et tend à le fléchir.
subit un effort de traction. Les profils ne sont pas
conçus pour reprendre b d
Si la poussée P change des efforts latéraux de Fig. 45
de sens (cas du vent), ce type. Cette disposition
la barre bc subit un effort nécessite un renforcement
de compression. Cette barre, coûteux. a c
qui a toujours une grande P
longueur relative, va alors
travailler au flambement.

b d
Fig. 46
51 composants et systèmes structurels

A
A

B
Fig. 47 : Barre unique

1 n
m
international.scholarvox.com:RUSTA:959777838:88812440:154.234.139.162:1560698914

Fig. 48 : Croix de Saint-André

détail 1 détail 2 détail 1 détail 2

Fig. 49 : Croix de Saint-André Fig. 50 : Croix de Saint-André

Barre unique (fig. 47) Croix de Saint-André


Le profil creux rond ou carré La forme et la section de
permet, par son excellente la barre déterminent le type
résistance au flambement, de liaison d’extrémité.
de réaliser la palée de (fig. 48, 49 et 50)
stabilité avec une seule barre
qui subira alternativement Portique en K
des efforts de traction et Cette solution réserve
de compression avec un gabarit de passage
flambement. plus important (fig. 51).
C’est bien souvent la solution
la plus économique :
gain de matière et, surtout,
réduction du nombre
d’assemblages.
En outre, une seule barre détail 1
de contreventement ménage
une possibilité d’ouverture
plus importante que la croix
de Saint-André.

détail 2

Fig. 51 : Portique en K
structures métalliques ouvrages simples 52

Contreventements Aux nœuds de ce treillis


horizontaux en toiture viennent s’assembler
Ce type de contreventement les pannes qui ramènent
est nécessaire pour recueillir les efforts longitudinaux
les efforts horizontaux dans (vent, séisme).
une direction x et les reporter
sur les éléments de stabilité Ce contreventement travaille
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dans cette même direction. donc essentiellement comme


Le plus souvent ce une poutre à treillis en flexion
contreventement, dénommé (fig. 52).
« poutre au vent », est
constitué d’un treillis disposé
en toiture entre deux traverses
de portiques et adjacent aux
palées de stabilité verticales
en long-pan.

contreventement
contreventement de toiture
de façade long-pan X

panne

montant

filières

élément de façade

pression du vent

Fig. 52 : Poutre au vent et cheminement des efforts


53 les assemblages

LES ASSEMBLAGES
La caractéristique essentielle des ossatures métalliques
est d’être composée d’éléments élaborés en des lieux
et des instants différents qui sont ensuite assemblés sur
le site de construction. Les liaisons ont ainsi un double rôle :
permettre la construction d’une structure spatiale et assurer
la fiabilité et la stabilité de cette structure.

Principes • respecter pour la réalisation


de l’ensemble les hypothèses
L’assemblage sert à réunir de calcul (articulation,
ensemble deux ou plusieurs encastrement) ;
pièces en assurant la bonne
transmission des efforts. • n’utiliser des renforts
Sans entrer dans les calculs qu’exceptionnellement ;
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de vérification de la résistance
des assemblages, le respect • assurer l’étanchéité de
de quelques règles simples l’assemblage lorsqu’une
et le choix de bonnes possibilité de rétention d’eau
dispositions constructives est probable ou prévoir des
donneront des résultats possibilités d’évacuation ;
satisfaisants.
• réduire le plus possible
Principes essentiels à garder l’assemblage d’éléments de
toujours présents à l’esprit : charpente sur le chantier
(difficultés de mise en œuvre,
• l’assemblage le plus simple intempéries).
est à la fois le plus
économique et le plus efficace ; Il est recommandé d’exécuter
en atelier le plus d’éléments
• respecter la convergence de charpente finis, en tenant
des axes de barre (fig. 53) ; compte toutefois des
impératifs de transport et
de mise en œuvre.

tête de la vis

pièces

A
corps

rondelle

écrou
filetage vis
A coupe A-A

Fig. 53 : Assemblage simple avec convergence des axes de barre Fig. 54 : Terminologie
structures métalliques ouvrages simples 54

Les boulons CARACTÉRISTIQUES CARACTÉRISTIQUES


GÉOMÉTRIQUES MÉCANIQUES DES BOULONS
La désignation d’un boulon
se fait par le diamètre « d » Plusieurs caractéristiques Pour éviter une multiplication
en millimètres de la partie géométriques sont du type de boulons,
non filetée du corps du indispensables à la conception l’Eurocode 3 n’autorise
boulon précédé de la lettre et à la vérification des qu’une série finie de classes
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majuscule « M » (exemple, assemblages boulonnés. mécaniques de boulon. Les


si d = 24 mm, le boulon est Pour les diamètres les plus caractéristiques mécaniques
désigné par M24 (fig. 54). utilisés, les caractéristiques des boulons nécessaires aux
principales sont données calculs sont la limite
dans le tableau 15 ci-dessous. d’élasticité fyb et la résistance
à la traction fub. Chacune des
sept classes autorisées est
désignée par deux nombres
(classe 6.8, par exemple).

Pour une classe X.Y donnée,


fyb est égale à 10 XY et fub à
Tableau 15 100 X, toutes deux exprimées
PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUES en MPa.

Désignation M8 M10 M12 M14 M16 M18 M20 M22 M24 Le tableau 16 donne les
d (mm) 8 10 12 14 16 18 20 22 24 valeurs de fyb et fub pour
d0 (mm) 9 11 13 15 18 20 22 24 26 chaque classe. Il convient
A (mm2) 50,3 78,5 113 154 201 254 314 380 452 d’adopter les valeurs comme
As (mm2) 36,6 58 84,3 115 157 192 245 303 353 valeurs caractéristiques
∅ rondelle (mm) 16 20 24 27 30 34 36 40 44 dans les calculs de
∅ clé (mm) 21 27 31 51 51 51 58 58 58 dimensionnement.
dm (mm) 14 18,3 20,5 23,7 24,58 29,1 32,4 34,5 38,8
Boulons précontraints
d : diamètre de la partie non filetée de la vis Seuls les boulons de classes
d0 : diamètre nominal du trou
A : section nominale du boulon 8.8 et 10.9 peuvent être
As : section résistante de la partie filetée utilisés comme boulons
dm : diamètre moyen entre le cercle circonscrit et le cercle inscrit à la tête du boulon
Nota : en italique, les boulons moins usuels.
précontraints à haute
résistance pour la construction.

Tableau 16
VALEURS NOMINALES DE LIMITE D’ÉLASTICITÉ f yb ET DE RÉSISTANCE
ULTIME À LA TRACTION f ub POUR LES BOULONS

Classe de boulon 4.6 4.8 5.6 5.8 6.8 8.8 10.9


fyb (N/mm2) 240 320 300 400 480 640 900
fub (N/mm2) 400 400 500 500 600 800 1000
55 les assemblages

Tableau 17
CHOIX DU DIAMÈTRE DES BOULONS Dispositions des boulons
Les distances entre les axes
Diamètre Tôles pour Cornières Ailes de U Ailes des boulons (entraxe p) ainsi
du boulon profilés de largeur de hauteur de profilé
d (mm) d’épaisseur d’aile (mm) (mm) en H de
qu’entre les axes des boulons
(mm) dimensions et les bords de la pièce
nominales (mm) (pince e, fig. 55) doivent
8 2 30 être comprises entre certaines
10 3 35 limites pour les raisons
12 4 40-45 80 suivantes :
14 5 50 100 à 130 100 et 120
16 6 60 140 à 160 140 • valeurs minimales, pour
18 7 70 175 et 180 150 et 160 permettre la mise en place
20 8 80-90 200 et 220 180 des boulons et pour éviter
22 10 à 14 100-120 240 à 300 200 à 240 la rupture de la tôle lorsque
24 > 14 > 120 > 240 la pince est trop faible ;

• valeurs maximales, pour


qu’il existe toujours un
contact entre les pièces
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fer plat Choix du diamètre des boulons de l’assemblage (pour limiter


Le choix du diamètre les risques de corrosion)
des boulons dépend et pour éviter de réaliser
des dimensions des éléments des assemblages trop longs.
à assembler (cf. tableau 17
ci-dessus). Le tableau 18 ci-dessous
donne des indications sur
Longueur des tiges des boulons les valeurs usuelles :
L’extrémité du boulon doit au p1 = p2 = 3d
minimum dépasser de deux e1 = 2d
profilé filetages la face externe de e2 = 1,5d
laminé P1
P2 l’écrou. et sur les valeurs minimales
P1 à donner à l’entraxe des
Diamètre des trous boulons et à la pince.
Quel que soit le type de
axes de Pmin boulon, le jeu normal entre On présente aussi les pinces
trusquinage la tige du boulon et le trou longitudinales et transversales
des pièces à assembler, et les entraxes minimum
est le suivant : et maximum donnés par
d ≤ 14 do = d + 1 mm la norme NF EN 1993-1-8
d ≤ 24 do = d + 2 mm dans le tableau 19 page 56 et
Fig. 55 : Désignation des entraxes et des pinces d ≥ 27 do = d + 3 mm l’ensemble des figures 56.
en fonction de la direction de l’effort

Tableau 18
ENTRAXES DES BOULONS ET PINCES

Boulons Valeurs usuelles (mm) Valeurs minimales (mm)


p1, p2 e1 e2 p1, p2 e1 e2
M12 40 25 20 35 20 15
M16 50 35 25 40 25 20
M20 60 40 30 45 30 25
M24 70 50 40 55 35 30
M27 80 55 45 65 40 35
structures métalliques ouvrages simples 56

Tableau 19 (EN 1993-1-8 : 2005)


PINCES LONGITUDINALES ET TRANSVERSALES,
ENTRAXES MINIMUM ET MAXIMUM

Distances et Minimum Maximum 1) 2) 3)


entraxes (fig. 56) Structures réalisées Structures réalisées
en aciers conformes à en aciers conformes
l’EN 10025 à l’exception à l’EN 10025-5
des aciers conformes
à l’EN 10025-5
Acier exposé aux Acier non exposé Acier utilisé
intempéries ou aux intempéries ou sans protection
autres influences autres influences
corrosives corrosives
Pince longitudinale e1 1,2 d0 4t + 40 mm Maximum de :
8t ou 125 mm
Pince transversale e2 1,2 d0 4t + 40 mm Maximum de :
8t ou 125 mm
Distance e3 pour les
trous oblongs 1,5 d0 4)
Distance e4 pour les
trous oblongs 1,5 d0 4)
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Entraxe p1 2,2 d0 Minimum de : Minimum de : Minimum de :


14t ou 200 mm 14t ou 200 mm 14tmin ou 175 mm
Entraxe p1,o Minimum de :
14t ou 200 mm
Entraxe p1,i Minimum de :
28t ou 400 mm
Entraxe p2 5) 2,4 d0 Minimum de : Minimum de : Minimum de :
14t ou 200 mm 14t ou 200 mm 14tmin ou 175 mm

1) Il n’y a pas de valeurs maximales d’entraxe, de pinces les exigences concernant le voilement local pour un élément
longitudinale et transversale, sauf dans les cas suivants : en console dans les barres comprimées, voir l’EN 1993-1-1.
– pour les barres comprimées afin d’éviter le voilement local La pince longitudinale n’est pas affectée par cette exigence.
et prévenir la corrosion dans les barres exposées ; 3) t est l’épaisseur de la pièce attachée extérieure la plus mince.
– pour les barres tendues exposées afin de prévenir la corrosion. 4) Les limites dimensionnelles des trous oblongs sont
2) Il convient de calculer la résistance au voilement local données en 2.8, Normes et Référence : Groupe 7
de la plaque comprimée entre les fixations conformément 5) Pour les rangées de fixation en quinconce, un écartement
à l’EN 1993-1-1 en utilisant 0,6 pi comme longueur minimum entre rangées p2 = 1,2 d0 peut être utilisé,
de flambement. Il est inutile de vérifier le voilement local à condition que la distance minimum, L, entre les deux
entre les fixations si p1lt est inférieur à 9 ε. fixations quelconques soit supérieure ou égale à 2,4 d0,
Il convient que la pince transversale n’excède pas voire figure 56.b.

p1 e1 L P2 ≥ 1,2 d0
L ≥ 2,4 d0
e2
p2 P2
P2

a : symboles pour les entraxes b : symboles pour disposition en quinconce -


des fixations rangées de fixation en quinconce

p1 p1,0
e4
rangée extérieure 1
p2 p1,i
d0
rangée intérieure 2
e3
0,5 d0
p1 ≤ 14 t et ≤ 200 mm p1,0 ≤ 14 t et ≤ 200 mm
p2 ≤ 14 t et ≤ 200 mm p1,i ≤ 28 t et ≤ 400 mm

c : écartement en quinconce – d : écartement en quinconce – e : pinces longitudinale et


dans les barres comprimées dans les barres tendues transversale pour les trous oblongs

fig. 56 : Symboles pour les pinces transversale et longitudinale et pour l’espacement des fixations
57 les assemblages

X Y
Z Fig. 57 : Liaison bout à bout de deux pièces

Transmission c) Enfin, si la sollicitation


des efforts à transmettre est un effort
normal, le profil B subit
EFFORTS AGISSANT DANS une translation suivant xx par
LE PLAN DE L’ASSEMBLAGE rapport à A. Le déplacement
relatif entre la pièce et
Généralités le couvre-joint se traduit
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Considérons la liaison bout par un glissement plan à


à bout de deux pièces A et B l’interface (fig. 60).
dans leur plan (x, z) réalisée
par boulons et deux Ainsi, cet exemple montre
couvre-joints C (fig. 57). que toutes les sollicitations
A C
Les sollicitations à transmettre agissant dans le plan
B
par l’assemblage, pour de l’assemblage se
assurer la continuité de traduisent par un glissement
ces deux pièces, agissent plan entre les pièces et les
Fig. 58 : Déplacement dû dans le plan de l’assemblage. couvre-joints. Pour s’opposer
à un moment fléchissant à ce glissement, donc pour
a) Si la sollicitation est un transmettre les sollicitations,
moment fléchissant porté il apparaît comme nécessaire
par l’axe y-y, le mouvement la création d’un champ de
relatif des deux pièces est contraintes de cisaillement
une rotation autour de l’axe à l’interface de la pièce et
y-y. Le déplacement relatif du couvre-joint.
du couvre-joint par rapport
C
A aux pièces est aussi une
B rotation se traduisant par
un glissement plan sur plan
à l’interface du couvre-joint
Fig. 59 : Déplacement dû et de la pièce (fig. 58).
à un effort tranchant
b) Si la sollicitation à
transmettre de A vers B est
un effort tranchant, le
mouvement relatif des pièces
sera une translation de
direction zz. Le déplacement
du couvre-joint par rapport
aux pièces sera une
C
A
B
rotation se traduisant par
un glissement plan sur plan
entre la pièce et le couvre-
Fig. 60 : Déplacement dû joint (fig. 59).
à un effort normal
structures métalliques ouvrages simples 58

Cisaillement des boulons joint boulonné sections cisaillées


La création du champ de
cisaillement nécessaire à la F F
transmission de l’effort est
obtenue par la résistance
équilibre par cisaillement
au cisaillement des boulons. F/2
Le corps des boulons joue F
un rôle de butée. Ces F/2
assembleurs sont alors
des boulons ordinaires
ou normaux. Fig. 61 : Cisaillement des boulons

Dans l’assemblage de la
figure 61, les boulons sont seulement sur la résistance L’effort F augmentant,
cisaillés selon deux surfaces au cisaillement des boulons les surfaces en contact se
qui peuvent se situer, selon eux-mêmes, mais aussi sur déforment en s’épousant
la longueur du filetage, soit la capacité des pièces de mutuellement. Si les corps
dans la section du corps (de l’assemblage à équilibrer des vis sont suffisamment
la tige) soit dans la section du les pressions diamétrales. résistants, la ruine
filetage. Dans ce dernier cas, n’intervient pas par
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la section à considérer est l’aire Analysons le comportement cisaillement de la vis mais


réduite As, qui correspond à de l’assemblage lorsque par une ovalisation des trous,
la section d’un cylindre l’effort F croît (fig. 63). si la pince est grande, ou
équivalent qui offre la même La position initiale des pièces par arrachement de la pince,
résistance à la rupture que assemblées présente un jeu si elle est petite (fig. 62).
la partie filetée des boulons. entre les boulons et le bord
des trous. Lorsque l’on charge La valeur de la résistance
Pression diamétrale l’assemblage, un glissement à la pression diamétrale est
Les pièces A et B impriment relatif des pièces se produit fonction de la masse
une contrainte de cisaillement et les tiges de la vis viennent de matière des pièces dans
aux boulons. Le boulon jouant en contact avec les bords des laquelle peuvent se diffuser
le rôle de butée produit, trous. La force F dans la pièce les contraintes engendrées
par réaction, une contrainte A se transmet d’abord au par le boulon ; il faut donc
normale sur la surface boulon le long de la surface prévoir des pinces et des
des trous dans les pièces avec A-A et ensuite aux couvre- pas (entraxes des boulons)
lesquelles ils sont en contact. joints supérieur et inférieur suffisamment grands pour
Cette contrainte normale est le long des surfaces B-B’. que la pression diamétrale
appelée pression diamétrale. Les pressions subies par les puisse être équilibrée.
La vérification réglementaire pièces au droit des surfaces
de la résistance des boulons en contact sont les pressions
ordinaire doit alors porter non diamétrales.

joint boulonné pression latérale


sur les tôles
pression latérale F F
e1 e1

équilibre par pression latérale B’


ovalisation des trous LR2 LR2 LR2 F/2 B A

t2
t1 LR1 LR1 LR1 B A
F
B’
arrachement de la pince LR2 LR2 LR2 t2 F/2

Fig. 62 : Pressions diamétrales


dans un assemblage boulonné Fig. 63 : Modes de ruine par pression diamétrale
59 les assemblages

A
EFFORTS AGISSANT
N/2 N/2 Fp
PERPENDICULAIREMENT SUR
N/2 C N/2
LE PLAN DE L’ASSEMBLAGE

B Dans les assemblages


B
N Fp N sollicités en traction comme
par exemple l’attache d’un
Fig. 64 : Transmission d’un effort normal : pièces pincées tirant de la figure 67.a (p. 60),
les forces se transmettent
d’un élément à l’autre
directement par
l’intermédiaire des boulons.
Le frottement : boulons Le boulon précontraint
précontraints engendre une contrainte Pour un boulon ordinaire
La création du champ normale à l’interface des sollicité en traction, la partie
de cisaillement nécessaire pièces de l’assemblage. soumise à la plus forte
à la transmission des efforts Chaque boulon possède une contrainte normale est celle
est obtenue non pas par zone d’action limitée (fig. 66). dont la section est la plus
la résistance au cisaillement faible, c’est-à-dire la section As
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des boulons, mais par La performance mécanique de la partie filetée de la vis.


le frottement des pièces de l’assemblage est liée
de l’assemblage. non seulement aux Pour la liaison poutre-poteau
Considérons le cas de la caractéristiques mécaniques (fig. 68.a), l’effort tranchant V
transmission d’un effort N des boulons eux-mêmes produit un glissement plan
de la pièce C aux pièces A et mais aussi aux dispositions à l’interface platine-semelle.
B. L’effort N pouvant être techniques du montage. Le moment fléchissant M a
transmis est d’autant plus Les paramètres qui gèrent tendance à écarter la platine
grand que les pièces A et B l’efficacité d’un boulon de la semelle du poteau
sont « pincées » par un effort précontraint sont les dans un mouvement
Fp perpendiculaire aux plans suivants : de rotation (fig. 68.b).
de contact et que le – la force de précontrainte ;
frottement entre ces pièces – l’état de surface des pièces Les boulons doivent donc
est important (fig. 64). en contact ; non seulement créer des
– la forme et les dimensions contraintes de cisaillement
La force Fp est obtenue par du trou ; pour s’opposer au glissement,
le serrage des boulons qui – le nombre de plans en mais aussi développer des
ont pour seul rôle de pincer contact. contraintes de traction évitant
les pièces entre elles afin l’écartement platine-semelle
que l’assemblage se réalise du poteau.
par frottement. Dans ce cas,
les boulons utilisés sont L’assemblage platine-poteau
des boulons précontraints (fig. 68) ainsi que l’attache
(fig. 65). d’une diagonale présenté
en fig. 67.b sont des
assemblages où le type de
sollicitations à transmettre
d’un élément à l’autre
provoque cisaillement
et traction simultanés :
on parle d’interaction
N/2
cisaillement-traction.
N

N/2

Fig. 65 : Serrage des pièces par boulons Fig. 66 : Zone d’influence d’un boulon
précontraints précontraint
structures métalliques ouvrages simples 60

soudé

v M
IPE HEB IPE M
F F
a) attache d’un b) attache d’une HEB
tirant diagonale
a) b)

Fig. 67 : Assemblages sollicités à la traction et Fig. 68 : Liaison poutre-poteau


à la traction avec cisaillement

Sur le plan réglementaire, Lorsque le plan de cisaillement Attention ces efforts sont les
la qualité requise pour un passe par la partie filetée du efforts maxima admissibles
boulon est la résistance au boulon : pour un type et un diamètre
cisaillement, ou la résistance A = As, c’est-à-dire l’aire de boulons en fonction de la
à la traction, ou encore de la section résistante direction de l’effort appliqué.
la résistance à l’interaction en traction du boulon.
cisaillement-traction. De plus : Suivent les vérifications pour
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S’ajoute aussi les vérifications – αv = 0,6 pour les classes les pièces assemblées :
pour les pièces assemblées : 4.6, 5.6 et 8.8 pression diamétrale et section
pression diamétrale et section – αv = 0,5 pour les classes nette des pièces de liaison
nette (pour éléments tendus). 4.8, 5.8, 6.8 et 10.9. type platines, goussets,
cornières, etc. qui par leurs
Lorsque le plan de cisaillement dimensions, leur souplesse
CAPACITÉ DES BOULONS passe par la partie lisse (non vont minimiser la capacité
filetée) du boulon : de chaque boulon et donc
Selon les Eurocodes, A = aire de la section brute des attaches dans leur
les résistances de calcul du boulon globalité.
individuelles pour les αv = 0,6
boulons sollicités au Ces conditions, sources
cisaillement ou à la traction Résistance à la traction de réduction de capacité,
(tableau 21 p. 61) sont k 2 .fub .As sont trop nombreuses et trop
Ft,Rd =
les suivantes : γ M2 variées pour être listées dans
Avec k2 = 0,63 pour un boulon cet ouvrage ; le projeteur
Résistance au cisaillement à tête fraisée, sinon = 0,9 doit donc être vigilant quant
par plan de cisaillement à l’utilisation des tableaux
α v .fub .A Cisaillement et traction combinés de capacité.
Fv,Rd =
γ M2 On vérifie :
Fv,Ed Ft,Ed
+ ≤1
Fv,Rd 1,4.Ft,Rd

Tableau 20
VÉRIFICATIONS À EFFECTUER POUR LE DIMENSIONNEMENT DES BOULONS

Boulons Pièces assemblées Assemblage


Cisaillement Traction Interaction Pression Section Non Précontraint
diamétrale nette / brute précontraint

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