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A Mesdames et Messieurs les Président et Conseillers

De la Cour d’Appel de Bamako

CONCLUSIONS D’APPEL

POUR :
Mesdames Fofana Siga, Nansa, toutes Coulibaly, ménagères de nationalité
malienne domiciliées à Badialan III Bamako, Madame Coulibaly Sira
Magassa, agent commercial de nationalité malienne domiciliée à Doumanzana
rue 71 porte 261 et Mademoiselle Aminata Fofana Coulibaly, élève de
nationalité malienne domiciliée à Badialan III.
APPELANTES
Représentées par M. Coulibaly Lamine, juriste de nationalité malienne et
domicilié à Doumanzana, rue 361 porte 71, Bamako.
CONTRE :
SONEF – SARL
INTIMEE
Avant pour Avocat :
Maître Soyata Maiga, avocat à la Cour

Les consorts Siga, Nansa toutes Coulibaly, Sira magassa et Mademoiselle


Aminata Fofana sont appelantes du jugement N° 734 rendu par le Tribunal de
Commerce de Bamako du 23 novembre 2016, en toutes ses dispositions, ayant
rendu la décision suivante :
« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière commerciale et en
premier ressort ;
En la forme : Reçoit les requérantes en leur action ;
Au fond, La déclare comme étant mal fondée et les déboute ;
Met les dépens à leur charge ».

I –RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCEDURE


0 Les faits
Attendu que le Groupe SONEF Transport Voyageurs S.A.R.L est, de par sa
forme et la nature de ses activités une société commerciale.
Attendu que mesdames Fofana Siga, Nansa, toutes Coulibaly, mademoiselle
Aminata Fofana Coulibaly et madame Coulibaly Sira Magassa ont acheté
chacune, le 23 mars 2016 un billet de transport à 6.000 francs l’unité avec le
Groupe SONEF Transports Voyageurs S.A.R.L sise à Badialan sur la route de
Kati, pour Dalibéra (région de Kayes). Là-bas, une voiture venue de Kayes les
attendait pour Séféto (localité située à une soixantaine de kilomètres) où elles
devaient se rendre afin de participer à la cérémonie traditionnelle appelée
« circoncision », le 24 mars 2016.
Que le départ leur a été notifié sur les billets et par le guichetier de la Société
pour le lendemain 24 mars à trois (03) heures du matin.
Qu’elles se sont présentées à ladite compagnie avec bagages et enfants, le 24
mars 2016 à deux (02) heures du matin, soit une (01) heure avant le départ
prévu.
Qu’aux environs de 03 heures demi, le car est arrivé, avec à bord de nombreux
passagers qui ont certainement embarqué au siège de la SONEF à Niamakoro,
derrière le fleuve.
Quelques instants plus tard, sans procéder au moindre enregistrement de
personnes et de bagages, le fameux chef d’escale, s’immobilisa à la porte de
devant du car, une liste dans ses mains, procéda à un appel succinct et sélectif.
Que mécontents et déboussolés, leurs noms n’ayant pas été appelés, beaucoup
de passagers, parmi lesquels figurent les demanderesses exigèrent en vain, au
responsable de la compagnie, une explication.
Qu’elles ont dû attendre l’intervention de Maître, Mamadou Namakoro Diallo,
huissier de justice, pour enfin entendre la première et tant attendue explication
par rapport aux faits.

1 La procédure
Les consorts ont ainsi sollicité du tribunal de Commerce de Bamako, la
condamnation de l’intimée, à titre principal, au remboursement de la
somme de deux cent quarante-neuf mille (249.000) francs CFA représentant
les frais de location de la voiture 4X4 (175.000), le prix de quatre (4) tickets de
voyage (24.000), les frais de taxi (20.000) et, un million (1.000.000) de francs
CFA, à titre des dommages et intérêts.
La défenderesse, par le truchement de leur conseil a soulevé l’irrecevabilité et,
au-delà, le rejet pur et simple de la demande comme mal fondée :
Le Tribunal de Commerce, suivant le jugement n°734 du 23 novembre 2016,
déboutes les demanderesses en leur action ;
Par acte d’appel N°86 (BIS), en date du 20 juin 2017, les requérantes, par le
truchement de leur représentant, Monsieur Coulibaly Lamine, interjettent appel
devant la Cour d’Appel de Bamako ;

II- DISCUSSIONS
La décision rendue par le Tribunal de Commerce de Bamako devra être infirmée
en ce qu’elle a dit l’action des demanderesses irrecevable comme mal fondée
(A)
Au vu de l’argumentaire qui sera développée, la Cour d’appel des céans
constatera l’inexécution du contrat de transport (B) et accueillera les appelantes
en leur demande de réclamation de sommes et réparation de préjudice (C).

0 Sur l’infirmation du jugement entrepris

Dans les motifs de sa décision, le tribunal de Commerce de Bamako a considéré


que l’action engagée par les appelantes était mal fondée.
Pour parvenir à cette appréciation, les juges ont considéré que l’inexécution
n’est pas imputable au défendeur, sinon aux requérantes qui avaient des
nombreux bagages dépassant largement la franchise autorisée pour chaque
voyageur :
« Mais attendu que contrairement développés par les requérantes le défendeur
s’est exécuté de ses obligations contractuelles en mettant à leur disposition le
véhicule devant assurer leur transport ; que selon les dispositions de l’article 262
du RGO ‘celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit en prouver
l’existence’ ; que leur non embarquement n’est pas imputable à la défenderesse ;
qu’aucune pièce versée au dossier ne justifie cela ; que car les nombreux
bagages qu’elles avaient, dépassaient largement la franchise autorisée pour
chaque voyageur… »
Le tribunal ajoute que « attendu que les moyens évoqués par les requérantes ne
sont point constants ; que selon l’article 9 du CPCCS « il incombe à chaque
partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa
prétention » ; qu’au vu de tout ce qui précède et en application des dispositions
susvisées ; qu’il échet de déclarer mal fondée l’action des requérantes et les
débouter »
Que c’est ainsi que les juges de la première instance, se fondant sur
argumentaires et prétentions exclusivement rapportés par le défendeur (la sonef)
et dénués par conséquent de toute valeur probante, ont tranché ;
Qu’en se fondant, mots à par mots, sur les allégations infondées de la
SONEF : « … que leur non embarquement n’est pas imputable à la
défenderesse ; qu’aucune pièce versée au dossier ne justifie cela ; que car les
nombreux bagages qu’elles avaient, dépassaient largement la franchise
autorisée pour chaque voyageur… », le tribunal de Commerce prive ainsi sa
décision de base légale ;
Que sans la moindre preuve, le tribunal s’est prêté aux jeux de la SONEF en
arguant que les nombreux bagages qu’avaient les demanderesses dépassaient
largement la franchise la franchise autorisée, sans dire en quoi consistait
réellement cette franchise ;
Que les demanderesses se sont prévalues d’une inexécution contractuelle que
réfute la SONEF en arguant, la moindre preuve que leurs bagages dépassaient ;
Qu’en effet, En effet, le Tribunal ne motive nullement en quoi
En effet, le Tribunal ne motive nullement en quoi le report…..
Et rien ne permet de démontrer qu’il a eu depassement de la frachise
autorisée pour chaque voyageur le vote aurait été inverse.
Dès lors, juger qu’une société est de mauvaise foi alors qu’elle fait reporter
l’échéance de l’emprunt obligataire pour des raisons financières est
totalement injustifié…

En effet, il est notoire que si la société

Qu’interpellée par rapport à ce refus, madame Awa Touré, guichetière et


responsable de la compagnie présente sur place, après avoir appelé par téléphone
le chef d’escale, un certain Idrissa Traoré, a répondu que ce sont leurs bagages
qui n’ont pas eu place, que c’est pour cela qu’elles n’ont pas été embarquées
dans le car.
Qu’en aucun moment, ni la responsable de la compagnie présente sur place, ni le
fameux chef d’escale joint au téléphone, n’ont affirmé que les requérantes n’ont
pas été admises dans le car pour dépassement de bagages.
Que les allégations infondées selon lesquelles les bagages des requérantes
dépassaient la « proportion raisonnable » sont postérieures aux faits et ne
sauraient être qu’une mise en scène maladroite pour éluder toute responsabilité.
Attendu que SONEF SARL se borne uniquement à affirmer que les bagages des
requérantes avaient dépassé la proportion raisonnable, proportion tolérée, la
franchise tolérée pour chaque voyageur, certaine quantité, sans dire en quoi
consistent –elles. Jusqu’à preuve de contraire, les requérantes ignorent tout sur
cette prétendue proportion raisonnable, sur cette prétendue proportion tolérée,
sur cette prétendue franchise tolérée pour chaque voyageur.
Eu égard à tous ces éléments, la Cour ne pourra qu’infirmer la décision du
Tribunal, lequel a dit nulle la 3ème résolution de l’assemblée générales des
obligataires « IH 5% - juillet 94 » tenue le 29 décembre 2011 et condamné la
société L'IMMOBILIERE HOTELIERE à rembourser les obligations
détenues par les consorts PANEL.
Ces derniers seront donc déboutés de leurs demandes.
Dès lors la Cour ne pourra que confirmer le jugement en ce qu’il a
requalifié le CDD en CDI
sur le fondement des dispositions des articles L122-3-13 du CT.

D’ailleurs elles n’avaient pas à en soucier, vu que les leurs bagages guère une
telle caractéristique
Que conformément aux deux photographies conformes au constat du 24 mars
2016, il ressort clairement, contrairement aux allégations fallacieuses et
absurdes de la défenderesse, que les bagages des requérantes ne dépassaient
aucunement pas.
Que pour mieux éclairer la religion du tribunal, une description de deux
clichées, cette fois-ci, tirées en couleur (cf. photos jointes au dossier), permet
réfuter les allégations fourbes et infondées selon lesquelles les demanderesses
avaient des chargements de bagages « dignes d’un véritable déménagement ».

1 Sur l’inexécution contractuelle imputable à l’intimée


2 Sur le bien-fondé de la demande

Attendu que l’article 77 du Régime Général des Obligations dispose que : « Les
conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites.
Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour
les causes que la loi autorise. Elles doivent être exécutées de bonne foi. »
Que le Groupe SONEF Transports Voyageurs S.A.R.L a manifestement violé les
dispositions de l’article ci-dessus.
Que ce manquement aux obligations contractuelles leur a causé d’énormes
préjudices qu’elles se voient contraintes de demander réparation.
Attendu que dans une obligation de résultat, le débiteur de l’obligation est ténu
d’atteindre le résultat prévu au contrat. Si ce résultat n’est pas atteint, le débiteur
est présumé fautif et le créancier de l’obligation n’aura pas à prouver la faute.
Qu’en l’espèce le Groupe SONEF avait promis un résultat précis (amener les
requérantes à bon port, saines et sauves et, dans le délai imparti) et, le seul fait
de l’avoir pas obtenu constitue l’inexécution du contrat et engage sa
responsabilité contractuelle.
Que l’article 113 du Régime Général des Obligations précité dispose que : « La
responsabilité emporte obligation de réparer le préjudice résultant soit de
l’inexécution d’un contrat soit de la violation du devoir général de ne causer
aucun dommage à autrui. »
Que mieux, l’article 132 du Régime Général des Obligations du même code
dispose que : « La responsabilité du débiteur de l’obligation de résultat est
engagée lorsque le résultat n’est pas atteint, à moins qu’il n’établisse que
l’inexécution de l’obligation est due à la force majeure ou au fait du tiers
présentant les caractères de la force majeure. »

Pour fonder une telle motivation, le Tribunal indique que :

C’est d’ailleurs ce qui était expliqué une nouvelle fois lors de l’Assemblée
Générale du 29 décembre 2011 où il est indiqué
Le Tribunal ne pouvait dès lors valablement juger que SOCIF avait opéré avec
L’IMMOBILIERE HOTELIERE un « montage frauduleux » s’en entendre ses
explications.
En effet, le Tribunal ne motive nullement en quoi le report de la date de
remboursement de l’emprunt au 31 décembre 2021 est contraire à l’intérêt social
de SOCIF.

.
Aucun élément ne vient démontrer un quelconque montage frauduleux.
Aucun élément ne vient démontrer un vote étranger à l’intérêt social de SOCIF.
////
En statuant ainsi, le juge civil
D’ailleurs, il ressort
A tort les premiers juges ont rejeté la demande de DE WEE concernant ses
heures
supplémentaires.
Il ressort des faits de la cause que Mlle DE WEE travaillait au-delà de la
durée prévue
par son contrat de travail et qu’ainsi elle effectuait régulièrement des
heures
supplémentaires.
Or considérant les dispositions de l’article L 212-5 CT et de la jurisprudence, ces
heures
supplémentaires effectuées devaient donner lieu à majoration légale de 25 %.
Peu importe,
contrairement à ce qu’expose le CPH, que des repos compensateurs contractuels
ait été
accordés puisque l’obligation légale prévoit un paiement de majoration.
C)

PAR CES MOTIFS

Il est demandé à la Cour d’Appel de BAMAKO de :


En la forme : recevoir l’appel
Au fond la déclarer bien fondée, y faisant droit ;
Statuant à nouveau :
INFIRMER le jugement du Tribunal de Commerce de Bamako du 23
novembre 2016, en toutes ses dispositions ;
CONDAMNER LA SONEF, à titre principal, au remboursement de la
somme de deux cent quarante-neuf mille (249.000) francs CFA représentant
les frais de location de la voiture 4X4 (175.000), le prix de quatre (4) tickets de
voyage (24.000), les frais de taxi (20.000) et, un million (1.000.000) de francs
LA CONDAMNER AUX ENTIERS DEPENS.
SOUS TOUTES RESERVES