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Parfois le futur n'est pas certain, mais nous pouvons avoir l'intention ou le souhait de faire

quelque chose.

Par rapport aux vacances, souvent nous ne pouvons pas savoir si notre projet va se réaliser. Nous
pouvons dire Cet été je vais en Inde si nous sommes vraiment sûrs que nous allons réaliser ce
voyage.
Mais s'il existe la possibilité qu'il ne se réalise pas, alors nous devons nuancer nos intentions
avec des formules telles que :

 J'ai décidé de + infinitif : J'ai décidé de partir en Chine.


 Penser, espérer + infinitif : J'espère prendre mes vacances en mai.
 Avoir l'intention de + infinitif : J'ai l'intention de visiter les États-Unis.

Dans ces cas, les intentions sont assez fortes.

Par contre, parfois nous avons seulement le souhait de faire quelque chose ; c'est un désir
plutôt qu' une intention réelle. Nous pouvons dire alors :

 J'aimerais beaucoup + infinitif : J'aimerais beaucoup faire le tour du monde.


 Ça me plairait de+ infinitif : Ça me plairait de visiter les châteaux de la Loire.
 J'ai envie de + infinitif : J'ai envie de partir en vacances avec toi.
 Je voudrais + infinitif : Je voudrais passer quelque temps en Asie.

Si le souhait concerne un autre, nous pouvons dire:

 J'aimerais que + subjonctif : J'aimerais que tu viennes au Maroc.


 Je voudrais que + subjonctif : Je voudrais qu'il fasse bon.
 J'aurais envie que + subjonctif : J'aurais envie que tu ne sois pas là.
 Ça me plairait que + subjonctif : Ça me plairait qu'il visite l'Angleterre.

Finalement, pour dire ce que nous voulons faire, nous pourrons utiliser le verbe vouloir :

 Je veux partir à six heures (= je veux partir, même si le travail n'est pas terminé)
 Je voudrais partir à six heures (= si le travail est terminé, je vais partir. C'est plus poli)

Exprimer des souhaits, des regrets

Observation

(Conversation dans la cuisine ou ailleurs…)

— Si seulement je pouvais partir en Italie chez ma correspondante !


— J’espère que tu iras avec ta classe ?
— Malheureusement, je n’ai pas de très bons résultats ce trimestre.
— C’est regrettable. Il est à souhaiter que tu t’améliores ! J’aurais dû aller le prof.
— Hélas, si seulement mon frère m’aidait !
— À mon grand regret, moi, je ne peux rien pour toi.

Questions

1• Qui sont les personnes en présence ? Caractérisez leur âge, leur statut, les rapports qui
les unissent.
2• Que devinez-vous de la situation de communication ?

3• Relevez d’une part, les expressions du souhait, d’autre part, celles du regret.

Leçon

Pour exprimer un souhait :

Je souhaite (vivement) que + subjonctif.


Je souhaite + infinitif
Tout ce que je souhaite, c’est que + subjonctif.
Il est à souhaiter que + subjonctif.
J’espère que + indicatif.
Il est à espérer que + indicatif.
On peut + infinitif.
Il faudrait + infinitif./ Il faudrait que + subjonctif.
J’ai bon espoir que + indicatif.
Je garde l’espoir que + indicatif.
Je compte bien que + indicatif. futur/+ infinitif.
Pourvu que + subjonctif.
(Ah !) Si seulement + imparfait de indicatif
Puisse-t-il + infinitif.
Si je pouvais + infinitif.
Si j’étais…
Je voudrais (bien) (tellement)
J’aimerais (tant) (bien)

— Pour exprimer le souhait, il existe des formules toutes faites que l’on emploie dans
certaines circonstances :
• Je vous souhaite une bonne année, un bon anniversaire, de bonnes vacances
• Tous mes vœux de bonheur
• Bon anniversaire ! • Amusez-vous bien !
• Bonne fête ! • Bon appétit !• Bon voyage ! • Bonne route !• Bon courage !• Meilleure
santé !

Pour exprimer un regret :

Je regrette que + subjonctif.


Je regrette de + infinitif.
Je regrette + nom
À mon grand regret,
Il est regrettable que + subjonctif.
Il est (bien) dommage que +
Quel dommage que + subjonctif.
Dommage !…
Malheureusement…
Hélas !…
Si seulement…
Pourquoi n’est-il pas…
Je m’en veux de + infinitif/que + subjonctif.
Qu’est-ce que c’est bête… J’aurais dû + infinitif.
Si j’avais su… J’aurais pu…
Si j’avais imaginé — que c’était ça — ça Que n’ai-je pas + infinitif.

Exercices :

1. Quels souhaits formulez-vous pour l’an 2020 : • pour votre famille • pour votre
meilleur (e) ami • pour vous-même ?

2. En employant des formules variées, vous adressez à quelqu’un des souhaits


— pour sa fête — pour son anniversaire — pour le premier janvier — pour la naissance
d’un enfant — à l’occasion d’une hospitalisation.

3. Exprimez le regret :
— vous ne pouvez pas vous rendre à une invitation
— vous ne pouvez pas acheter les mêmes chaussures de sport que votre copain
— vous ne pouvez pas garder le chien de la voisine pendant les vacances.
— vous ne voulez pas prêter le dernier CD de Stomy à votre grand frère.

4. Improvisez à deux une situation au cours de laquelle sera prononcée une des phrases
suivantes, au choix :
— Si je pouvais sécher ce cours !
— Pourvu que je ne sois pas interrogée !
— Quand est-ce qu’ils vont enfin partir !
— Pourvu qu’elle ne me voie pas !
— S’ils pouvaient enfin me rembourser !

5. Improvisez une des deux situations suivantes :


• Deux jeunes sur une moto, sans casque, sont arrêtés par un agent. Les casques sont dans
le porte-bagages.
• Dans le train, une dame très distraite, accompagnée d’un bébé, d’un chien, et très
encombrée de bagages a oublié de composter son billet. Arrive le contrôleur. Dans un
second temps, un voyageur s’interpose.

Résumé

Pour exprimer le souhait ou le regret, on dispose d’un certain nombre de formules


toutes faites, adaptées à certaines circonstances bien précises.
Quand on exprime le souhait ou le regret avec une subordonnée complétive, le verbe
de celle-ci est le plus souvent au subjonctif.

5/2 Locutoire, illocutoire et perlocutoire

J. L. Austin introduit dans une conférence nommée « Quand dire, c’est faire », la distinction
entre trois sortes d’actes :

 l’acte locutoire ou acte de dire quelque chose.


 l’acte illocutoire ou acte effectué en disant quelque chose.
 l’acte perlocutoire ou acte effectué par le fait de dire quelque chose.
Par exemple, quand l’enseignant dit « alors aujourd’hui nous sommes quel jour », il effectue un
acte locutoire dans la mesure où il combine des sons et des mots, auxquels vient s’associer un
certain contenu sémantique (identifiable au contenu propositionnel). Il effectue aussi un acte
illocutoire de question dans la mesure où cette suite a pour but avoué d’obtenir du destinataire
une certaine information. Il effectue enfin un acte perlocutoire si cette énonciation sert des fins
plus lointaines et cachées, comme embarrasser l’interlocuteur, ou lui manifester de l’intérêt.
Selon J. R. Searle, si l’on considère la notion d’acte illocutoire, il faut aussi considérer les
conséquences, les effets que de tels actes ont sur les actions, les pensées ou les croyances des
auditeurs. Mais, d’après C. Kerbrat-Orecchioni, nous pouvons aussi considérer que l’acte
perlocutoire réside déjà dans l’énoncé sous la forme d’effets voulus ou prétendus.

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