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Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.

C 2ème promotion

C.E.F.F.A.C
(Centre d’études et de formation fiscale d’Afrique centrale)

COURS DE TRAVAUX DE FIN


D’EXERCICE

2ème Promotion 2006 – 2007

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Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion

Par : M. HEBE VINCENT


(Expert comptable)

COMPTABILITE GENERALE: TRAVAUX D’INVENTAIRE

I- INTRODUCTION
A – REDEFINITION DE LA COMPTABILITE GENERALE
C’est un système d’organisation dans lequel un individu appelé comptable se propose :
 D’observer
 D’analyser
 D’enregistrer
 De classer
 De synthétiser pour renseigner
a) Observation
Deux problématiques essentielles se dégagent à cette phase :
- Quoi ?
- Comment ?
1) Quoi ?
Toutes opérations en entreprise sont des faits juridiques et économiques observés par le comptable et
qui se réalise dans son entreprise.
Exemple 1 : Vente de marchandises :
Vente = Accord sur le prix et la chose juriste (comptabilité = algèbre du droit)
Le fait juridique devient économique à partir de la livraison de la marchandise.
Exemple 2 : le paiement de salaire (fait juridique et économique)
Le calcul des salaires est un fait juridique parce que gouverné par des faits juridiques et fiscales (CGI)
La paie de salaire constitue un fait économique.
2) Comment ?
Il observe des faits juridiques et économiques à travers des documents appelés pièces comptables.
Ces pièces comptables peuvent être : un chèque, une facture de vente, un effet de commerce, une facture
d’achat, etc.…
L’observation est faite à partir de la réception de la pièce comptable.
Article 112 AU OHADA: Responsabilité pénale du comptable (OHADA)
b) Analyser.
Deux points caractéristiques se dégagent ici :
- De quoi s’agit-il ?
- Les calculs sont-ils exacts ?
Le comptable identifie la nature de la pièce comptable.
Le rabais est accordé sur des défauts de fabrication
La remise est accordée sur la base de la qualité
La ristourne est accordée sur la base du volume, de la quantité
L’escompte est accordé en cas de paiement anticipé sur le net financier
Fiscalité

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IS IRPP TVA

38,5% BIC BNC RCM RF

La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) s’applique sur le net financier.

Matériel d’emballage  immobilisations  Cpte 243

Emballages Perdus (TVA car prix inclus sur prix marchandises)

Louer (TVA)
Récupérer Prêts (aucune écriture comptable car fondé sur la
confiance) sauf si non retour  facture
Consigner (TVA)

Dû (client est responsable du transport) + TVA


Payé (fournisseur est responsable du transport)
Franco (fournisseur est responsable du transport)
Frais de Transport (PORT) Franco Domicile (fournisseur responsable jusqu’au domicile client.)
CAF (coût- assurance- fret) par avion
FOB (free on board) jusqu’au bord du navire

c) Enregistrer.
Deux problématiques essentielles se dégagent ici :
- Sur quel support ?  système comptable
- Avec quel instrument ?
Enregistrer en comptabilité veut dire consigner une information comptable sur un support.
Un système comptable est un ensemble organique des registres qui permet la tenue d’une comptabilité.
Au total quatre (4) systèmes sont actuellement en usage.

ORIGINES DENOMINATIONS COMPOSANTS


Italie en 1914 Le système du journal unique Journal
 Retard de la comptabilité Grand-livre
 Chemin très long Balance
Degrange Le système du journal grand-livre Journal Grand-livre
(américain) Balance
Journaux auxiliaires
France en 1929 Journal centralisateur
Le système de livres auxiliaires
Grand livre général
Balance générale

Le système centralisateur Journaux auxiliaires


Autre
C’est un perfectionnement, Journal centralisateur
ici la centralisation est périodique. Grand livre général
Balance générale

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NB : le système comportant (le journal, le grand-livre, la balance) s’adresse particulièrement aux PME et
PMI (Petites et Moyennes Entreprises et Petites et Moyennes Industries)
Le système comportant (les journaux auxiliaires et le journal centralisateur) s’adresse aux grandes
entreprises.

Le Plan Comptable est l’instrument a utiliser car le Plan Comptable est au comptable ce que la houe
est au cultivateur.
Le Plan Comptable est un ensemble de règles imposées ou recommandées par les pouvoirs publics
pour la tenue des comptabilités. Un Plan Comptable a force de loi.

B – HISTORIQUE DES PLANS COMPTABLES.

Plan comptable français  Plan OCAM  Plan OHADA

Le Plan Comptable 1947 (1e) mais avant cette date, l’Allemagne fut le tout premier pays européen à
concevoir un plan comptable en 1946 par SHNALENBACH. La France utilise ce plan en 1946 et pour des
raisons d’orgueil, elle conçoit son premier plan en 1947.
Dès 1947, la France impose ce plan à toutes ses colonies dont le Cameroun.
Dix (10) ans après la France conçoit le plan 1957 (PCF 57). Dès cet instant, elle réimpose le plan 57
à ses colonies. La différence entre les deux plans est l’introduction de la comptabilité analytique.
Le Président AHIDJO en 1968 propose aux chefs d’Etats de l’Afrique et Malgache un plan africain.
Une équipe pluridisciplinaire est formée et chargée de concevoir ce plan comptable. Les pays membres ont
financé.
C. PERROCHON et A. PROST débarquent au Cameroun pour assistance à la confection du plan
comptable et sur recommandation de la France.
En 1970 AHIDJO convoque les chefs d’Etats à Yaoundé et les experts présentent le plan comptable
aux chefs d’Etats.
La loi de janvier 1970 abroge le plan 1957 et autorise le plan OCAM. Siège OCAM Yaoundé.
En 1975, les présidents Félix Houphouët B. et AHIDJO créent le plan comptable ivoirien. Tous les
pays de l’Afrique de l’ouest l’adoptent et l’utilisent.
La dissolution du plan OCAM et sa reconduction sous le vocable « Plan Comptable OCAM –
UDEAC) avec siège de l’UDEAC à Bangui.
Janvier 1998 naissance de SYSCOA (Système Comptable Ouest Africain).
A l’occasion du sommet France – Afrique à Libreville en août 1992, la France souffle pour la
première fois le plan OHADA.
En 1995 est publié le projet du droit comptable OHADA. En mai 2000 le SYSCOHADA.

d) Classer.
Deux points se dégagent ici :
- On classe quoi ?
- Et pourquoi ?
On classe les pièces comptables qui viennent de faire l’objet d’un enregistrement. On classe en
respect du droit positif comptable OHADA qui exige dans son article 24 que toute pièce et livre comptable
soit conserver pendant dix (10) ans avant de les détruire.

e)- Synthétiser.
- Synthétiser quoi ?
- Et Comment synthétiser ?
Synthétiser en comptabilité veut dire conclure l’activité comptable. On synthétise les informations
comptables éparpillées dans le cahier (livre) journal. On synthétise dans des tableaux prévus par le plan
comptable de l’entreprise.

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SHEMA DE SYNTHESE DU PLAN OHADA

L’OHADA propose trois systèmes pour la synthèse

DESIGNATIONS TABLEAUX DE SYNTHESE CRITERES

 Compte de Résultat
SYSTEME NORMAL  TAFIRE Chiffre d’Affaires supérieur à
 BILAN 100 000 000 F.CFA
 ANNEXE
 Etat Statistiques spécialisés

 Compte de Résultat Chiffre d’Affaires supérieur à


SYSTEME ALLEGE 30 Millions et inférieur à 100
 BILAN
 ANNEXE Millions de F.CFA

SYSTEME MINIMAL  Compte de Résultat Chiffre d’Affaires inférieur


DE TRESORERIE  BILAN ou égale à 30 Millions de
 Tableau de trésorerie simplifié F.CFA pour le Négoce, les
Artisans : CA 20 millions et
les Prestataires de Services
CA : 10 millions

?
Bilan :
Vous avez réussi à expliquer que vous pouvez retirer 3 000 000 de bénéfice. Fokou lui dit, je vois
que les choses fonctionnent. Tout est au vert, c’est comment ?
Les tableaux comptent pour renseigner le chef de l’entreprise sur son patrimoine.

Annexe :
Apporte les explications supplémentaires aux Tableaux 1, 2 et 3 de la DSF (états financiers)

(E.S.S) Etat Statistique Spécialisé.


Ce sont les graphiques qui montrent l’évolution de certaines entreprises rien qu’en regardant la
courbe ou même sans voir les états financiers, tu peux savoir si l’entreprise croît ou décroît.
Renseigner :
Il faut savoir où on va : est-ce un bénéfice ? Est-ce une perte ?
Le montage de la D.S.F.
Là vous avez fini votre travail. Maintenant commence la phase de renseignement.
Le Commissaire aux Comptes :
Personne chargée de sauvegarder le patrimoine des actionnaires. Il dit au comptable : si tu te comportes
ainsi, tu vas léser les actionnaires. Le commissaire aux comptes évolue avec le comptable jusqu’à la fin.
Expert Comptable :

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L’expert comptable vérifie si la comptabilité est tenue en même ordre que les principes comptables.
Il certifie la D.S.F. Si tous les principes ont été respectés par le comptable. Maintenant, la valeur de la
comptabilité est autre chose. Le comptable peut avoir triché.
Le comptable sort une D.S.F après notification. Après que l’expert comptable ait certifié,
l’administration fiscale dit : venez déclarer vos impôts. L’inspecteur des impôts fait son contrôle fiscal. Est-
ce que la DSF a été certifié ? Oui, procède au contrôle sur pièce. Il liquide les impôts que vous irez reverser.
C’est l’inspecteur des impôts qui s’en rend compte de l’incompétence de l’expert comptable et si

c’est prouvé qu’il a mal fait son travail, on peut lui retirer son agrément. Malheureusement, certains experts
comptables ne font pas bien leur travail.
Les deux s’entendent, on liquide les impôts, le comptable sort la D.S.F après l’impôt. Par la suite, le
chef d’entreprise (conseil d’administration, associés etc.)
Le banquier : Pour octroyer le crédit, le banquier demande les Etats financiers.
Les clients : Ils peuvent aussi demander les Etats financiers
Le personnel : Pour apprécier.
Les fournisseurs :
Quand le comptable se comporte ainsi, on dit qu’il est dans la phase de renseignement :
 Comptable analytique ;
 Comptable prévisionniste (conjoncturiste) qui organise la prévision dans son entreprise.
 Le comptable financier
 Le contrôle de gestion. (c’est un poste très délicat en Afrique.)

TITIRE I GENERALITES.

Nous avons étudiés comment les faits économiques et juridiques concernant la vie de l’entreprise ont été.
Par classement dans les comptes, addition et calcul des soldes.
Il s’agit maintenant de récolter les fruits de ce travail et d’exploiter les données comptables par
synthèse de manière à en tirer les informations capables d’éclairer la gestion de l’entreprise.
Les lois et les règlements obligent les entreprises à arrêter leurs comptes, au moins une fois par an.
C’est ainsi que l’article 3 de l’ordonnance N° 59/61 du 21 novembre 1959 a fixé exercice budgétaire au
Cameroun sur une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante.
L’article 14 du C.G.I. retient cette même date pour la détermination de l’impôt sur les sociétés (IS)
tandis que l’article 16 du même code oblige les redevables à fournir à l’appui de leur déclaration, un certain
nombre de documents élaborés conformément au plan comptable OCAM-UDEAC :
 Tableau des soldes caractéristiques de gestion (T1A – T1B)
 Tableau de passage au solde des comptes patrimoniaux (T2A – T2B)
 Bilan (T3A – T3B)
 Un état détaillé des immobilisations et des amortissements.
 Un état de provision figurant au bilan, avec précision de leur objet
 Un tableau de détermination du résultat fiscal
 Etc. …
Mais il faut dire que depuis mars 2000 les données comptables obéissent aux règles fixées par le
nouveau référentiel comptable OHADA connu sous le nom de : Droit et systèmes comptables OHADA.
Ce nouveau référentiel exige dans son article 7 que les comptabilités des entreprises soient tenues en
années civiles allant du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.
On peut souligner pour regretter que le Cameroun se soit conformé à cette nouvelle exigence
juridique qu’en 2005.

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I - LES BUTS DES OPERATIONS DE FIN D’EXERCICE.

Les travaux de fin d’exercice visent un certain nombre d’objectifs :


1. En ce qui concerne les comptes de gestion, on connaît les charges et les produits enregistrés
pendant l’exercice. Il faut déterminer ce qui se rapporte à l’exercice.
(Une entreprise fonctionne en supportant les charges et en bénéficiant les produits. Durant l’exercice
allant du 1er janvier au 31 décembre, l’entreprise doit supporter ses charges.)

Exemple : charges : 500 000 FCFA de timbres poste


produits : ………………………………………
En fin d’exercice, si les timbres poste sont consommés en totalité, c’est bien une charge à rattacher à
cet exercice. Si par contre il reste 100 000 FCFA de timbres fiscaux, ce sera une charge à rattacher à
l’exercice suivant.
2. En ce qui concerne les stocks, la comptabilité évalue seulement le stock initial. Il faut déterminer le
stock final. En effet, pendant l’exercice, sauf dans le cas peu fréquent de tenue d’un inventaire comptable
permanent, les comptes de stocks n’ont pas été utilisés et les opérations d’achat, de vente etc. ont été
enregistrés sur les comptes de gestion. C’est dans le stock initial qui figure encore au compte de stock et à la
balance avant inventaire. Il faut donc évaluer le stock final. Après les achats, les ventes, les rendues aux
fournisseurs et par les clients. On y parvient grâce à l’inventaire extra comptable (physique).
(du 1er janvier  31 décembre, à la fin de l’exercice, on connaît seulement le stock initial 1/1 il faut
déterminer le stock final en cours d’exercice, vendu par les fournisseurs etc. tout ça souscrit au stock initial.
Il ne reste que le stock final réel.)
Durant l’exercice, il n’a pas été tenu compte de certaine dépréciation qui ne peuvent être constatées au
jour le jour : dépréciation des immobilisations, dépréciation probable de certain biens ou créance, il faut
donc les prendre en compte à la fin de l’exercice.
(L’amortissement est la dépréciation subie par une immobilisation en fonction du temps).

II - LES OPERATIONS EFFECTUEES ET L’ORDRE DE LEUR DEROULEMENT.

Les travaux de fin d’exercice constituent un processus dont les étapes différentes sont les suivantes :
Exemple : vous travaillez ailleurs, Fokou vous recrute chez lui pour trois (3) mois pour faire les
travaux de fin d’exercice. Son comptable ayant passé son temps à passer les écritures comptables n’a pas
tenu compte pour les travaux de fin d’exercice. Je récupère la balance avant inventaire.

1). La balance avant inventaire.


C’est la dernière des balances ordinaires, faites à intervalles réguliers. (Par exemple la dernière
balance du mois de décembre car l’entreprise a généralement 12 balances. Le comptable au cours de
l’exercice enregistre les opérations au journal, puis le reporte au grand livre puis à la balance.)

2). Dès que le comptable me remet la dernière balance, je fais un inventaire extracomptable
(physique) c’est-à-dire palpable ; je vois et je touche. Il dénombre et évalue les éléments existants de l’actif
et du passif. Cette dernière balance, je la parcoure, je fais ce qu’on appelle une descente sur le terrain. Je fais
un recensement du patrimoine de l’entreprise ; je compte toutes les immobilisations de l’entreprise : j’évalue
les stocks, les créances (y’a t- i ; des gens qui nous doivent de l’argent ? si oui prendre en compte. et les
trésoreries (banque et caisse). Regrouper les erreurs constatées lors de cette évaluation et passer les
écritures de correction. Au passif, j’évalue les dettes de l’entreprise : ce que nous devons au banquier, au
fournisseur. Est-ce que les informations de la balance correspondent avec la réalité sur le terrain ? dans le
cas contraire, passer des écritures de correction.

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3). Ecritures de correction.
- Distinction au moyen des comptes de régularisation entre ce qui a
été enregistré pendant l’exercice et ce qui s’y rattache effectivement. (Dans le cas des charges, il reste
100 000 FCFA de timbres poste à renvoyer à l’exercice suivant).
- Correction des comptes de stock à l’aide de l’inventaire
extracomptable. (2 situations dans une balance avant inventaire : Stocks …………….. … = 500 000
FCFA
Inventaire physique : Stocks …………….. … = 490 000 FCFA

Je vois une différence de stock : manquant de stock de 10 000 FCFA. Il peut arriver qu’on se trouve dans
une situation d’excédent de stock. Dans tous les cas, on passe des écritures de régularisation.
- Prise en compte des dépréciations et des pertes (amortissements
et provisions). Dans la balance avant inventaire, les immobilisations, les créances n’ont plus la même
valeur du fait de l’usure pendant l’exercice. Le Code Général des Impôts précise le taux à pratiquer
pour chaque catégorie d’immobilisations. Le CGI est explique aussi quand, comment et pourquoi une
créance peut être provisionné. Durant les contrôles de comptabilité, l’Inspecteur des Impôts est très
regardant par rapport aux dotations aux amortissements et aux provisions car influent sur la base
d’imposition des revenus annuels de l’entreprise.
4). On procède par la suite aux opérations de classement des charges (compte 7) et des produits
(compte 7) pour la détermination du résultat à l’aide des soldes caractéristiques de gestion. (compte de
résultat, TAFIRE et bilan.)
5). L’établissement d’une nouvelle balance dite «balance après inventaire» (c’est-à-dire que la
balance ne contient que les comptes du bilan. Les comptes de charges [classe 6) et produits (classe 7) ayant
été soldé dans le compte de résultat].
6). L’établissement du TAFIRE et du Bilan à partir de la balance après inventaire. (On construit le
TAFIRE à partir des comptes d’actif et de passif) . Après ça on peut faire l’annexe. En amont, nous avons la
balance avant inventaire et en aval, nous avons la balance après inventaire.

III - L’INVENTAIRE EXTRACOMPTABLE.


Bien qu’étant une opération matérielle, il n’est pas une opération comptable. Il a tout simplement pour
objectif, de corriger la comptabilité. Il s’agit de dresser l’inventaire des différents éléments de l’actif et du
passif c’est- à- dire d’établir un relevé estimatif des créances, des dettes et des biens (immeuble, matériel,
numéraire, titres et effets, stocks etc.).
En fait, le dénombrement matériel et physique porte seulement sur les stocks de marchandises
(matières et produits). Les chiffres empiriques ainsi fournis par l’observation directe sont alors confrontés
avec les chiffres théoriques fournis par la comptabilité et ces derniers sont corrigés. Pour favoriser cette
comparaison, on construit un tableau à trois colonnes tel qu’il suit :

SOLDES DONNEES DE BONIS + OU


COMPTABLES L’INVENTAIRE MANQUANT - ELEMENTS

1 000 900 -100 Stock de matières premières

A - DATE ET CRITERE OBLIGATOIRES DE L’INVENTAIRE.


L’inventaire extracomptable est obligatoire :
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- Selon l’ A.U. relatif au Droit des Affaires et au droit des sociétés commerciales, « toute personne
physique ou morale, ayant la qualité de commerçant doit faire tous les ans un inventaire des éléments
d’actif et de passif de son entreprise et arrêté tous ses comptes en vue d’établir son bilan, son TAFIRE et
son compte de résultat. Le bilan et le compte de résultat sont copiés sur le livre d’inventaire ».
- Ces mêmes actes uniformes précisent que le livre d’inventaire est obligatoire. Il est côté et
paraphé comme le livre journal. Il est tenu sans blanc, ni altération d’aucune sorte. L’inventaire est fait
sur un ensemble de documents qui donne une idée exacte de la situation du patrimoine de l’entreprise.
Le livre d’inventaire doit être conservé pendant dix (10) ans (Article 7 de l’Acte Uniforme du Droit
Comptable OHADA. Cette obligation est rappelée par l’A.U D.C OHADA, dans ses articles 19 et 20.

- Enfin, le C.G.I exige en ce qui concerne les inventaires, que les contribuables doivent être en
mesure de communiquer à l’administration les inventaires qu’ils sont tenus d’établir annuellement en
respect (de l’acte uniforme relatif)du dispositif juridique fixé par le droit des sociétés commerciales
OHADA. La date des inventaires est fixée au 31 décembre de chaque année par l’acte uniforme du droit
comptable OHADA.

B - LES OPERATIONS DE RECENSEMENT.


L’entreprise doit procéder au recensement physique des éléments d’actif et du passif existant à la clôture
de l’exercice. Ce travail n’est pas aisé lorsque l’activité de l’entreprise se poursuit pendant les opérations
d’inventaire. On est parfois obligé de fermer les portes pour cause d’inventaire.
L’inventaire doit être préparé et tous les objets, articles et biens sont répertoriés et dénombrés. Au fur et
à mesure de l’inventaire, les quantités reconnues sont reportées sur des états établis à l’avance : des états
d’inventaire. A partir de ces états, le comptable établira des documents récapitulatifs correspondant au
compte : mobilier, installation, aménagement, stock … Il restera ensuite à comparer ces états réels avec les
documents comptables pour avoir une idée des manquants ou des surplus.
NB : les approvisionnements de marchandises, de produits et de biens qui doivent être recensés sont
ceux dont l’entreprise est propriétaire et que l’on a pu dénombrer. Peu importe qu’ils soient stockés à
l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Donnons quelques exemples :
o Un matériel en crédit bail n’appartenant pas à l’entreprise et apparaîtra dans l’inventaire suite
aux recommandations de l’A.U.D.C. OHADA qui exige pour ce genre d’opération un caractère fictif de
propriété.
o Les emballages à rendre reçu des fournisseurs, ne doivent pas figurer dans les stocks recensés
puisque l’entreprise n’en est pas propriétaire. Par contre, les emballages consignés aux clients doivent être
recensés et inclus dans le stock de l’emballage de l’entreprise.
o Il ne faut pas inclure les marchandises pour lesquelles on a reçu une facture, mais dont la
livraison n’a pas été faite (stock en cours de route compte 38…..).
A l’inverse, il faut tenir compte dans l’inventaire des marchandises et biens livrés par le fournisseur,
même si la facture n’est pas encore parvenue (compte 4181…).
On évalue ensuite la valeur des quantités recensées compte tenu des informations dont on dispose.

C - L’EVALUATION DES ELEMENTS D’ACTIF ET DES DETTES.


L’évaluation étant un problème de fond essentiel en comptabilité générale, c’est d’elle que dépend le
résultat. Les règles d’évaluation comprennent des principes généraux qui concernent les éléments d’actif. En
effet, pour éviter une trop grande volatilité des méthodes d’évaluation utilisées par les entreprises, un certain
nombre de principe ont été édictés. Il faut noter que ce n’est pas tant du moment que l’on acquiert un bien
que le problème de son évaluation se pose (on a connaissance de son prix d’achat mais, à l’issue d’une
certaine période d’utilisation dudit bien : il est en partie déprécié et l’on parle d’une perte probable en cas de
cession).
Les principes généraux d’évaluation conduisent à distinguer :
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a) La valeur d’entrée du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Elle correspond à la valeur d’origine
du bien considéré (principe du coût historique)

1). Les immobilisations corporelles et incorporelles.


Elles sont comptabilisées à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise selon les principes
suivants :
o Au coût d’acquisition pour les biens acquis à titre onéreux.
o Au coût de production pour les biens produits par l’entreprise.

o A la valeur vénale pour les biens acquis à titre gratuit.


a) Définition du coût d’acquisition
Le coût d’acquisition représente le coût d’achat plus les frais accessoires d’achat. En d’autres termes,
d’après l’article 37 du droit comptable OHADA pour les biens acquis, on retient la valorisation au coût
direct comprenant :
o Le prix définitif d’achat (hors subvention et escompte) après les remises, rabais et ristournes (RRR)
excepté le cas où les RRR ne peuvent être ventilés.
o Les frais directs d’achat (interne et externe) : droit de douane, taxe non récupérable et les frais
d’assurance.
o Les frais de montage, d’installation et de mise en état d’utilisation.
o Les charges financières (jusqu’à la date d’entrée du bien dans le patrimoine : cas de préfinancement
(si elles sont directement rattachables à l’opération d’achat)
o Les charges internes directes à l’instar des salaires, des amortissements (entretiens, assurances etc.)
pour la période des achats.
b) Définition du coût de production.
C’est la somme du coût d’acquisition des matières premières consommées pour la fabrication du bien, et
les autres coûts engagés par l’entreprise pour amener les biens dans l’état et à l’endroit où il se trouve, c’est-
à-dire les charges directes de production et les charges indirectes.
En d’autres termes et d’après l’article 37 du droit comptable OHADA, ce coût comprend :
o Le coût d’acquisition des matières premières et fournitures ;
o Les charges directes de production (internes ou externes) ;
o Les charges indirectes de production (dans la mesure où l’on peut et raisonnablement les rattacher à
la production) ;
o Les charges financières (jusqu’à la fin du processus de production) ;
o Les pertes, rebus et déchets de caractère inévitable et normal.
Sont donc exclu du calcul du coût de production :
o Les charges d’addition générales ;
o Les charges de sous activités ;
o Les charges commerciales ;
o Le coût de stockage des produits finis (coût hors production) ;
o Les pertes ou gaspillage de caractère accidentel ou anormal.
S’agissant du cas des productions conjointes et indissociables, de plusieurs biens pour un coût global,
l’article 38 de l’AU DC OHADA, recommande que le coût d’entrée de chacun des biens soit déterminé en
ventilant le coût global entre eux, en proportion de la valeur relative qui peut être attribuée à chacun d’eux
dans le coût total du bien dès qu’ils peuvent être individualisés.
c) Définition de la valeur vénale.
C’est le prix présumé qu’accepterait de donner un acquéreur éventuel de l’entreprise dans l’état et le lieu
où se trouve ledit bien. La valeur vénale doit être appréciée en fonction de la situation de l’entreprise.
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NB : les coûts d’acquisitions et de production sont déterminés par la comptabilité analytique, ou à
défaut, par des calculs et évaluations statistiques.

2). Les immobilisations financières et les valeurs mobilières de placement.


Pour ce qui est des immobilisations financières (compte 26…… Titres de participation) l’AU DC OHADA,
recommande qu’elles soient comptabilisées à leurs coûts d’acquisition qui correspond :
o Au coût boursier de l’achat pour les titres côtés.
o A la valeur déterminée par les termes du coût d’acquisition, ou les titres non côtés (valeur d’apport
lors d’une fusion, impôt de brousse etc.)
o Les frais d’acquisition (courtage de commission, droit de mutation, impôt de brousse etc...)
o En ce qui concerne les valeurs mobilières de placement, l’AU DC OHADA recommande qu’elles
soient comptabilisées à leur prix d’achat qui correspond au cours boursier du jour d’achat pour les titres
côtés.
o A la valeur déterminée par les termes du contrat d’acquisition pour les titres non côtés
Les frais d’acquisition par contre, sont exclus du prix d’acquisition. Ils constituent des charges
imputables dans le compte 6311…… frais sur titres

3). Les créances et les dettes.


Elles sont toujours égales au montant du nominal fixé au contrat pour les créances libérées en francs.
Pour les créances et dettes en devise, elles sont comptabilisées pour leur valeur nominale convertie en francs
au cours du jour de l’opération.

4). Les stocks et encours.


Des règles particulières sont prévues pour chaque catégorie de stock.
o Coût d’acquisition (pour les stocks de marchandises, de matières premières et d’approvisionnement)
o Coût de production (éventuellement majoré des frais d’évacuation pour les produits résiduels non
vendables), pour les produits résiduels (déchets, rebus), produits intermédiaires et produits finis.
o Coût de production à la date d’inventaire, pour les produits et travaux en cours.
o Enfin les emballages commerciaux suivent les mêmes règles que les marchandises ou les produits
finis, selon qu’ils ont été achetés ou produits par l’entreprise.

b) La valeur d’inventaire
L’évaluation est faite à la valeur actuelle du bien c’est-à-dire à leur valeur vénale à l’inventaire.

1) Les immobilisations corporelles et incorporelles.


Les moins values constatées entre la valeur actuelle et la valeur d’entrée dans le patrimoine sont pris en
compte de manière suivante :
o Pour les immobilisations dont le potentiel de service attendu s’amoindrit normalement avec
le temps, l’usage, les changements techniques ou tout autre cause, l’entreprise établit un plan
d’amortissement le cas échéant révisable dont l’application permet le calcul de la valeur comptable nette. Si
la valeur actuelle d’une immobilisation est notablement inférieure à cette valeur calculée, il est procédé soit
à la constitution soit d’un amortissement exceptionnel (plan d’amortissement étant modifié en
conséquence), soit d’une provision si la dépréciation n’est pas jugée définitive.
o A l’inverse et par dérogation au principe précédent, l’entreprise peut procéder à la
réévaluation de toutes ses immobilisations corporelles et financières.

2) Les titres de participations.


Qu’ils soient côtés ou non, la valeur d’une participation est sa valeur d’usage qui dépend de l’utilité que
la participation présente pour l’entreprise à condition que leur évolution ne résulte pas des circonstances
11
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
exceptionnelles. Le calcul de la valeur actuelle ou d’usage peut intégrer les éléments suivants : cours de
bourse, rentabilité et perspective, supplément de chiffre d’affaires induis etc.
La comparaison entre la valeur d’origine et la valeur actuelle ainsi calculée peut faire apparaître des
plus ou moins values. Seules les moins values sont prises en considération (principe de prudence) sous
forme de provision pour dépréciation.

3) Les titres immobilisés et les titres de placement

Ils doivent être évalués à leur coût de bourse (cours moyen du dernier mois) pour les titres côtés, ou à
leur valeur actuelle pour les titres non côtés. La comparaison entre valeur d’origine et valeur actuelle peut
faire apparaître des plus ou moins values. Seules les moins values sont pris en considération sous forme de
provision pour dépréciation des titres.
4) Les stocks et encours
A l’inventaire, le système comptable OHADA préconise d’évaluer les stocks de matières premières et
autres approvisionnements au coût de remplacement, c’est-à-dire le prix à l’achat des marchés, majorés des
frais accessoires, habituellement incorporés par l’entreprise au coût d’acquisition.
Concernant les stocks des produits encours, produits finis intermédiaires résiduels et des marchandises,
le système comptable OHADA préconise de les évaluer à la valeur de réalisation nette ; c’est-à-dire le prix
de vente du marché et de l’entreprise, déduction faite de la totalité des frais restant à supporter pour parvenir
à la réalisation définitive des biens. S’ils sont dépréciés, ils font l’objet d’une provision pour dépréciation
des stocks encours

c) La valeur au bilan de clôture (ou à l’arrêter des comptes).


Pour l’arrêté des comptes, la valeur comptable des comptes est déterminée comme suit :
o La valeur d’entrée dans le patrimoine est maintenue dans l’écriture en tant que valeur brute.
o Cette valeur est comparée à la valeur actuelle des biens ;
o Pour les éléments d’actif, les plus values constatées entre valeur actuelle et valeur brute ne sont pas
considérées. Seules les moins values seront considérées: constatation d’un amortissement, si la dépréciation
est jugée définitive ou d’une provision si elle est jugée réversive.
Pour les éléments du passif externe, on tient compte des augmentations ou diminution des valeurs.

Titre II - LA REGULARISATION

I. PRINCIPES DE REGULARISATION.

Avant l’inventaire de fin d’exercice, la valeur des comptes de stock, est celle du précédent inventaire
et correspond au stock initial. De plus, au cours de l’exercice, des prélèvements sur le stock (consommation
pour la production, vente des produits finis)
Ainsi que des reconstitutions des stocks ont lieu.
A la fin de l’exercice et à l’occasion de l’inventaire, il faudra donc :
1) Remplacer les valeurs de stock initial par celle du stock final : l’annulation du stock
initial et la constatation du stock final s’effectue par le biais des variations de stock.
2) Régulariser les provisions pour dépréciation de stock

X Stocks
12
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion

800-
Traduit les consommations

500-
Stock d’alerte

Stock de sécurité

0
Y. Temps

Aux brasseries par exemple, on a un stock maximum de 1000 casiers de bière. Le stock baisse … le
stock d’alerte est de 200 casiers. On dit qu’il faut faire attention au risque de ne plus avoirs de stocks et de
ne pouvoir satisfaire la demande des clients. On doit déjà passer la commande et, en attendant la livraison
de cette commande, il faut avoir un stock de sécurité. Lorsque la commande est livrée, les quantités en stock
augmentent. Le stock de sécurité doit toujours exister car il permet d’éviter la rupture de stock et fidélise les
clients de l’entreprise. La courbe de variation de stock évolue en dent de scie.

Bilan Bilan Bilan


Au 30/06/2000 au 01/07/2000 au 30/06/2001

Stock stock stock


Final initial final
500 000 500 000 400 000

603 = SI – SF
SV = SI + A – SF
SV = 601 +/- 603
601 = A 603 = (SI + SF)

Il faut régulariser les comptes de stocks.


Précisons la signification économique des variations de stock.
1) Variation de stock de matières premières autres approvisionnement et marchandises :
L’exploitation productrice et commerciale de l’entreprise utilise des matières premières, des
approvisionnements et ou des marchandises qui pour l’essentiel sont achetés en cours d’exercice. En outre,
l’entreprise peut utiliser les approvisionnements et les marchandises qui se trouvaient déjà en stock, en
début d’exercice. Cette consommation diminue les stocks, appauvrit le patrimoine de l’entreprise et tend à
réduire le résultat, comme le ferait une charge. Il en résulte donc que :
o Une diminution de stock de matière, d’approvisionnement et de marchandises est assimilée à une
charge (variation de stock positive)
o Une augmentation de stock de matière, d’approvisionnement et de marchandise est assimilée à
réduction de charge (charge apparaissant avec le signe – au compte de résultat : variation de stock négative
[autrement dit, les matières premières, approvisionnements et marchandises ont pour origine une opération
d’achat donc une charge (compte 60). La variation de stock correspondante leur sera rattachée compte 603
et le solde (SI – SF). Qu’il soit positif ou négatif, s’inscrira toujours du côté des charges, dans le compte de
résultat].

13
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
2) Variation de stock des produits finis et encours de production des biens et services.
Le raisonnement est symétrique au précédent. Dans une entreprise, la vente des produits fabriqués est
un produit. Cependant, une partie de la production peut être conservée en stock au lieu d’être vendu.
L’augmentation du stock qui résulte de cette affectation de la production, enrichit le patrimoine de
l’entreprise et tend à accroître le résultat comme le ferait un produit. Ainsi, l’augmentation de stock des
produits finis est assimilée à un produit. Pour des raisons inverses, la diminution du stock des produits finis
est assimilée à une réduction de produits (produits négatifs dans le compte de résultat. Variation de stocks
négative au compte de résultat. [Autrement dit, les produits finis et en cours de production, ont pour
destination, une opération de vente, donc un produit (compte 70). La variation de stock correspondante leur
sera donc rattachée (compte 73). Et le solde (SF- SI) qu’il soit positif ou négatif s’inscrira toujours du côté
des produits].
En résumé :

603 …. charges 730….. produits


SI – SF (parce qu’on commence avec le SI) SF – SI (parce qu’on commence avec le SF)

II. COMPLEMENT

A. INVENTAIRE PERMANENT ET INTERMITTENT

La constatation des stocks en fin d’exercice et leur substitution au stock d’origine se fait généralement
une fois par an à la date de l’inventaire. Il s’agit alors d’un inventaire intermittent qui est la règle dans le
système OHADA. Cependant, le système comptable permet un enregistrement des entrées et des sorties de
stock, au fur et à mesure de leur validation : il s’agit alors d’un inventaire permanent qui est l’exception
dans le droit comptable du système OHADA.
Le schéma de comptabilisation s’établit alors ainsi :

a)- INVENTAIRE PERMANENT

N°Cpte N°Cpte Montant Montant


Débité Crédité Libellés des écritures Débité Crédité
(01/01/2000)
601… Coût des stocks ……… 500 000
4011… Fournisseurs …………. 500 000
Achat de m/ses à crédit
(01/01/2000)
31…. Stocks de ……………………… 500 000
6031… Coût de ……………… 500 000
Stockage de marchandises

b)- INVENTAIRE INTERMITTENT


(01/01/2000)
601… Coût des stocks ……… 500 000
4011… Fournisseurs 500 000
…………..
14
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Achat de m/ses à crédit
PAS D’ECRITURE

c)- INVENTAIRE PERMANENT

6031… (05/01/2000)
Coût de stocks de …………….. 500 000
31… Stock de ………… 500 000
Déstockage de marchandises
(05/01/2000)
4111... Clients ……………………… 600 000
701… Vente de marchandises 600 000
Vente à crédit de marchandises

d)- INVENTAIRE INTERMITTENT

PAS D’ECRITURE
(05/01/2000) 600 000
4111... Clients ………………………
701… Vente de marchandises 600 000
Vente à crédit de marchandises

e)- INVENTAIRE PERMANENT

6031… (31/12/2000)
Coût de stocks de …………….. 5 000
31… Stock de ………… 5 000
Déstockage de marchandises
(Constatation manquant en stock)
(31/12/2000)
31…. Stocks de ……………………… 5 000
6031… Coût de ……………… 5 000
Stockage de marchandises
(ou excédent en stock constaté)
NB : Pas d’écriture de gestion de stock car celui-ci est suivi et géré au jour le jour.

f)- INVENTAIRE INTERMITTENT


(31/12/2000)
6031… Coût de stocks de …………….. 300 000
31… Stock de ………… 300 000
Annulation du stock initial
(31/12/2000)
31…. Stocks de ……………………… 300 000
6031… Coût de ……………… 300 000
Constatation du stock final
(31/12/2000)
6031… Coût de stocks de …………….. 5 000
31… Stock de ………… 5 000
(Constatation manquant en stock)
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Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
(31/12/2000)
31…. Stocks de ……………………… 5 000
6031… Coût de ……………… 5 000
(ou excédent en stock constaté)

B. EVALUATION DES STOCKS

a) Evaluation des entrées en stock.


Cette partie a été développée plus haut.

b) Evaluation des sorties en stock.


La valeur à laquelle il faut faire sortir un élément en stock est beaucoup plus délicate à obtenir. Pour
résoudre ce problème, les plans comptables utilisés en Afrique noire francophone jusqu’à nos jours
proposent différentes solutions :
 la méthode du Coût Unitaire Moyen Pondéré :
o C.U.M.P de la période
o C.U.M.P après chaque entrée d’après le plan OCAM
o C.U.M.P des périodes de stockage.
 La méthode d’épuisement ou financière
o FIFO (First In First Out) = (première entrée, première sortie)
o LIFO (Last In First Out) = (dernière entrée, première sortie).
o NIFO (Next In First Out) = (prochaine entrée, première sortie).

Le système comptable OHADA n’a retenu que (3) trios méthodes : C.U.M.P après chaque entrée.
C.U.M.P des périodes de stockage, qui oblige le gestionnaire de stockage à calculer au préalable :
o La vitesse de rotation de stock :

(Stock Vendu
Avec Stock Vendu = Stock Initial + Stock des Achats – Stock Final
Stock Moyen)
Stock Moyen = (Stock Initial + Stock Final) / 2

o La durée de stockage :

d = 12 / v (12 mois / Vitesse ; d = durée)

c) La variation des stocks et le résultat.


En fin d’exercice, la détermination du résultat net se fait à l’aide d’un état de synthèse : compte de
résultat dans lesquels sont regroupés tous les comptes de gestion (comptes de charges et comptes de
produits)
Les comptes de variations de stock permettent notamment de déterminer :
o La marge brute sur marchandises,
o La marge brute sur matières,
o La valeur ajoutée
(NB : Dans le système OHADA, les entreprises industrielles comme les commerciales doivent dégager une
marge brute.).
16
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion

III. APPLICATION
FIFO
Monsieur FOKOU achète du ciment chez CIMENCAM. Il dit qu’elle est la durée de stockage.
Exemple 5 mois. La marchandise va durée pendant 5 mois dans mon entreprise avant que je vende la
marchandise. Là je calcule le Coût moyen.
Seulement, les méthodes FIFO et du CUMP sont fiscalement autorisées. L’administration fiscale
connaît le FIFO, CUMP après chaque entrée et le CUMP de la période de stockage. Le gestionnaire de stock
qui applique le LIFO ou le NIFO s’attire des ennuis.

C. LES ACHATS NON STOCKES

Ceci fait partie des innovations de l’OHADA en tant que système comptable dans la classification.
1er compte 6 ;
60 Achat (tout ce qu’on peut imaginer qu’on achète dans en entreprise par le compte 60.
601 - Marchandises
602- Matières premières
603- Variation de stock
604- Stock (règles, crayons etc. et aussi tout ce qu’on consomme….)
605- Achat non stocké (électricité, eau, gaz ….. etc.)
Dans les comptes (60…) il faut être très prudent. Les comptes 604… et 605… Autres achats non
stockés enregistrent :
o Les fournitures non stockables (eau, électricité, gaz, …, etc.) immédiatement consommées. La
partie non consommée de cette dernière doit être extraite des charges de l’exercice et inscrites au débit d’un
compte d’actif « 476…… charges constatées d’avance » qui représente une créance (d’avance) sur
l’exercice suivant.
Il s’agit en fait des fournitures d’entretien ou des fournitures de bureau lorsque les achats
correspondant ont été imputés au compte 604……Achats stockés.

Titre III : LES AMORTISSEMENTS

I. NOTION D’AMORTISSEMENT

L’amortissement est la constatation comptable d’un bien du bilan qui se déprécie en fonction du
temps. Les terrains ordinaires ne se déprécient pas cependant, les terrains de carrières subissent une
dépréciation en fonction de son exploitation.
L’amortissement intéresse la fiscalité. Vue sous l’angle juridico comptable, l’amortissement est une
faveur fiscale. Le Code générale des Impôts propose différent taux d’amortissements. Et, l’Administration
Fiscale exige d appliquer tel taux pour telle immobilisation au risque de voir une réintégration des charges
d’amortissements lors de la détermination du résultat fiscal.

A. ORIGINE DES DEPRECIATIONS.


La plupart de ces immobilisations se déprécient avec le temps. Des facteurs temporels, physiques,
techniques et économiques expliquent ces phénomènes :
o L’usure et la détérioration
o Le progrès technique et l’obsolescence
o L’évolution de l’activité économique.

17
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
La constatation de cette dépréciation normale, continue et irréversible se fait au moyen de
l’amortissement.
B. DEFINITION DE L’AMORTISSEMENT
D’après le l’Acte Uniforme du Droit Comptable OHADA, l’amortissement pour dépréciation est : «
la constatation comptable d’un amoindrissement de valeur d’un élément d’actif, résultant de l’usage du
temps, de changement technique ou de toute autre cause » dont les effets ont un caractère irréversible.
Le terme amortissement peut recouvrir plusieurs conceptions à savoir :
o Conception juridico comptable.
L’amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur des immobilisations, se
dépréciant avec le temps. L’amortissement est obligatoire à chaque exercice. Et, le système comptable de la
jurisprudence le confirme tout en précisant que le défaut ou l’insuffisance d’amortissement rend l’inventaire
frauduleux, ce qui est l’un des éléments du délit de distribution des dividendes fictifs.
o Conception économique
L’amortissement est la répartition de la dépense d’achat des immobilisations entre les charges des
exercices successifs.
o Conception financières
L’amortissement est une opération qui a pour but de permettre à l’entreprise le renouvellement de ses
immobilisations.

C. PRINCIPES DE CALCUL DES AMORTISSEMENTS


L’évaluation de la dépréciation que subit une immobilisation amortissable est délicate. En fait, une
évaluation exacte de la dépréciation annuelle d’un bien est quasiment impossible. Les amortissements sont
étroitement réglementés par la législation fiscale. La raison en est simple :
Les amortissements constituant une charge pour l’entreprise, ils vont donc réduire le montant des
bénéfices imposables. C’est ainsi que le système d’amortissement autorisé au Cameroun est l’amortissement
linéaire. Et, le Code Général des Impôts fixe les durées des amortissements.

D. TERMINOLOGIE ET DEFINITION.
Le calcul des amortissements nécessite la connaissance des éléments suivants :
o La durée de vie probable de l’immobilisation
o Le système de calcul (linéaire ou dégressif etc.)
o Le taux d’amortissement pratiqué
o La date d’acquisition ou de création et ou de mise en service de l’immobilisation.
NB : vous pouvez acheter un bien le premier janvier et vous le mettez en service le premier juin de la
même année. C’est à partir du 1er juin que les amortissements seront pris en compte car l’amortissement
cours à partir du jour où le bien a été mis en service.
o Les diverses lois d’amortissements.
Le système d’amortissement officiel au Cameroun étant le système linéaire. En pratique les taux sont
communiqués dans le Code Général des Impôts à l’article 6. Mais pour des raisons éducatives, on est
contraint d’apprendre les autres systèmes : le système d’amortissement dégressif, variable, croissant ou
progressif.

A - L’amortissement linéaire ou constant.


C’est un système très simple et admis par le fisc, et consiste à répartir uniformément sur toute la
partie du bien considéré. En terme de mathématique on a :
A = annuité VO = valeur d’origine t = taux N = durée
(VO X T / 100) (100/N)
18
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Exemple : un bien à amortir a une valeur d’origine de 1 000 000. Sa durée probable est de 10 ans.
t= 100/10 = 10
Les annuités d’amortissement seront
= 1 000 000 x10% = 100 000
Chaque année, le comptable
Nota : le calcul de ce type d’amortissement se fait au prorata temporis.

B - L’amortissement dégressif
a) A taux constant
Cet amortissement dégressif, se caractérise par l’application d’un taux constant à une valeur
dégressive.
1- Domaine d’application.
Il s’applique sur biens d’équipement et les bâtiments dont la durée est supérieure ou égale à trois ans
2- Mécanisme.
On applique un taux d’amortissement invariable, à la valeur initiale puis à la valeur résiduelle du
bien à amortir. Ce taux est obtenu par multiplication du taux de l’amortissement linéaire par un coefficient
légal. Ces coefficient sont : 1,5 ; 2 ; 2,5 suivant que la durée normale d’utilisation du bien est de 3 ou 4 ans,
de 5 ou 6 ans et enfin supérieur à 6 ans. Le point de départ de l’amortissement dégressif, est la date
d’acquisition (prorata temporis).
b) A taux décroissant sur une valeur constante.
Encore appelée système SOFTY « Sun Of the Year Defit » c’est – à- dire somme des chiffres des
années qui se calculent en faisant le pourcentage du numéro d’ordre de l’année considérée, et de la somme
de l’ensemble des années.
Exemple : pour un bien, dont la durée de vie est de 5 ans, on procèdera ainsi : n x (n +1)
2
Et l’amortissement sera :
1ère année : VO x 5/15
2ème année : VO x 4/15
………
5ème année : VO x 1/15

c) Amortissement variable

Il consiste à calculer, la dépréciation du bien, en fonction de son utilisation. Par exemple : la


première année, on pratiquera un amortissement de 25% de la valeur d’achat, la 2 ème année, un
amortissement de 20% de la valeur d’achat etc.…
d) L’amortissement croissant ou progressif
Dans ce type d’amortissement, l’annuité est de plus en plus élevé, au fur et à mesure que l’on se
rapproche de la fin de l’utilisation du bien. C’est le contraire de la méthode SOFTY.

II. COMPTABILISATION DES AMORTISSEMENTS

A. PRINCIPES.
D’un point de vue économique, l’annuité d’amortissement est égale pour un élément d’actif, à la
déprécation qui l’a suivie, au cours d’un exercice.
Théoriquement, le compte d’immobilisation amortissable (classe 2), devrait être crédité du montant
de l’annuité d’amortissement. Cette solution appelée Amortissement direct n’est pas retenue.

19
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
La solution retenue est donc l’amortissement indirect. Il consiste à comptabiliser les amortissements
dans le compte 28 amortissement des immobilisations, au lieu de le comptabiliser dans le compte 24 par
exemple.
Ainsi, lorsqu’un amortissement doit être constaté :
o On débite le compte des charges 68 dotation d’amortissement
o On crédite le compte 28, tout ceci du montant de l’annuité.
Nota : l’amortissement direct, s’il n’est pas retenu pour les comptes de la classe 2, est utilisée, pour
les charges immobilisées (compte 20 de l’OHADA)

B - LES DOTATIONS
En principe, la dotation des amortissements s’effectue à la clôture annuelle des comptes. Cependant,
les entreprises peuvent les constater au fur et à mesure (mensuellement).
En pratiquant le système d’amortissement indirect préconisé par l’OHADA, on doit passer à la fin de
chaque année, l’écriture suivante :

D 68 D 68 C D 28 C
C : 28
X X

C – LES REPRISES D’AMORTISSEMENTS


Il peut arriver que par la suite, les amortissements pratiqués s’avèrent excessifs. On procède alors à
une reprise en passant l’écriture :

D 798 C D 28 C

X X

III. AMORTISSEMENT ET TABLEAU DE SYNTHESE

1 - Les amortissements dans les comptes de résultat


Les soldes des comptes (681) : dotation aux amortissements et 798 reprises d’amortissements,
Sont pris en compte, lors de la détermination du résultat d’exploitation des activités ordinaires.
Les soldes des comptes
o 852, dotation aux amortissements H.AO.
o Compte 862, reprise des amortissements HAO
Sont pris en compte lors de la détermination du résultat HAO.
2 – Les amortissements dans le bilan
a) charges immobilisées
Les amortissements des frais d’établissements, et des charges à repartir n’apparaissent pas au bilan.
Les charges immobilisées s’inscrivent à l’actif du bilan pour leur valeur comptable nette (parce qu’on lui
réserve un amortissement direct).

IV. EXAMEN DU CAS PARTICULIER DES SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT.

Exploitation (don qu’on octroi suite à une pratique d’insuffisance)


Subvention
Equilibre (subvention qu’on bénéficie suite à la survenance des pertes
successive.
Investissement (cette subvention se fait en matériels).

20
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Les subventions sont des aides financières octroyées aux entreprises par l’Etat ou des collectivités
publiques.
L’AU DC OHADA, distingue 3 sortes de subventions
 Subvention d’exploitation (compte 71)
 Subvention d’équilibre (compte 88)
 Subvention d’investissement (compte 14)
Les subventions d’investissement sur lesquels nous insisterons beaucoup plus, sont accordées à
l’entreprise en vue d’acquérir ou de créer des valeurs immobilisées ou de financer des activités à long terme.
Lors de son attribution, elle est considérée comme une ressource de financement apportée par des
pouvoirs publics, et inscrite au crédit d’un compte de ressource durable : « 14 – subvention d’équipement ».
a) L’attribution de la subvention
Le schéma d’écriture est le suivant :

D 24 C D 14 C

1000 1 000

b) Schéma de constatation des amortissements en fin d’exercice

D 6812 C D 284 C

100 100

On suppose que l’amortissement est de 100 et plus haut, la valeur du bien à 1000
c) Régularisation des subventions en fin d’exercice
Les subventions d’investissement doivent être progressivement rapportées au résultat de l’entreprise.
Ainsi, la subvention qui lors de son attribution était une ressource stable sans effet sur le résultat, se
transforme peu à peu en produit qui vient augmenter le résultat ultérieur. Elle se manifeste par l’écriture :

D 14 C D 865 C

100 100

Toutefois, il convient de préciser que le rythme de ce rapport est différent suivant que, la subvention
a servi à financer une immobilisation amortissable ou non.

1 – Subvention ayant financée l’acquisition d’une immobilisation amortissable.


A la clôture de chaque exercice, on rapporte au résultat, une fraction de la subvention
proportionnelle à la dotation de l’exercice, à l’amortissement de l’immobilisation financière (cf. exemple vu
plus haut)
2 – Subvention ayant financée les éléments non amortissables.
Dans ce cas, la subvention sera rapportée au résultat par fraction égale à partir de l’exercice au cours
du quel la subvention a été attribué. Ce rapport s’effectue :
Soit sur une durée fixée par contrat attribuant la subvention pendant laquelle l’entreprise n’a pas le
droit de sceller l’immobilisation ; soit à défaut de clase contractuelle en dix fractions égales.

21
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Titre IV : LES PROVISIONS

Les provisions sont aussi les charges mais qui ont un caractère réversible.

Risque et charges financières (1)


Court terme 499
Provision 019 Long terme 19

Titre de participation
Dépréciation (2) créances douteuses
Titre prélèvement
Stock
Règlementées (3)

Lorsqu’on est en face d’une provision, se demander de quel type de provision il s’agit.
(1) provision qui couvrent les risques incertains dans le temps.
(2) pertes subies par les éléments d’actif du bilan qui ne se déprécient pas en fonction du temps.
 Titre de participation – OCAM 029 OHADA LT – 29
6593
 Stocks OCAM 039 OHADA C.T- ch. Prov (659)
068
 Créances douteuses – OCAM 049 OHADA – CT (659) 6594
OHADA 491
 Titres de placement 059 CT (679) 6795
590
(3) Provisions dotées par l’Etat sur une base de la loi fiscale.
OCAM 13 LT 15.
Par rapport aux amortissements, la provision est la constatation comptable d’un amoindrissement
probable de la valeur du patrimoine de l’entreprise résultant des causes dont les effets ne sont pas jugés
irréversibles.
La constitution des provisions correspond à une décision de gestion et répond au principe de prudence.
Les provisions sont de 3 types :
Les provisions pour risques et charges
Les provisions pour dépréciation
Les provisions règlementées

I. LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

A – GENERALITES
Les provisions pour risques et charges intéressent un élément du passif de l’entreprise : une dette non
encore enregistrée, que des évènements survenus ou en cours, rendent seulement probables.
Il convient de distinguer :
 Les risques et charges probables à plus d’un an pour les quelles on constate une dotation qui
augmentera la CAF (capacité d’autofinancement) de l’entreprise.
 Les risques et les charges probables à moins d’un an, pour lesquels on constate une charge
provisionnée.

B – LES DIFFERENTES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES.


(Avant B) on distingue plusieurs types de provisions pour risque et charges.
 Les provisions pour litiges
22
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 Les provisions pour garanties données au client.
 Les provisions pour perte sur marché à achèvement futur
 Les provisions pour perte de charge
 Les provisions pour charge à repartir sur plusieurs exercices
 Les provisions pour amendes et pénalités
 Les provisions pour retrait obligatoire de personnels.
 Etc. …

a) Provision pour risques à courts termes.


1 – Définition
Il s’agit des provisions pour risques et charges échéant à moins d’un an. C’est le cas notamment des
provisions pour litige, des provisions pour perte de charge etc. …
Lorsque ces provisions portent sur les opérations d’une calamité naturelle, ou d’une restructuration
d’entreprise, elles sont considérées comme des charges provisionnées HAO.
2 – Comptabilisation
Pour constituer une provision de ce type, il faut :

 Débiter un compte de charge provisionnée (659 ; charge provisionnée d’exploitation


679 ; charge provisionnée financière qui concerne les pertes de charge essentiellement ou 839 charges
provisionnées HAO.)
 Créditer un compte de risques provisionné (4991 ; risque provisionné sur opération d’exploitation
4998 ; risque provisionné sur opération HAO.
599 ; risque provisionné à caractère financier

Exemple : donnée d’inventaire au 31 décembre 2000


 Un procès est encours avec un de nos clients qui nous réclame une indemnité de 2 800 000 à payer à
moins d’un an.
 Il faut prévoir le règlement probable en fin Avril d’une amende fiscale de 3 000 000 Frs
Nous allons passer l’écriture :

D 6591 C D 4991 C

5 800 000 5 800 000

Il convient de préciser qu’à la fin de l’exercice qui suit la constatation d’un risque provisionné de
reconsidérer le risque ainsi :
 Si la provision est insuffisante, il faut l’augmenter en comptabilisant une nouvelle charge.
 Si la provision est trop élevée, il convient de reprendre l’excédent. Dans ce cas il faut :
 Débiter un compte de risque provisionnés (4991 ou 4998 ou 599)
 Et créditer un compte de reprise de charge provisionnée (759 ou 779 ou 849)

b) Provisions pour risque à long terme.


1 – Définition
Il s’agit des provisions pour risques et charges échéant à plus d’un an. C’est le cas notamment des
provisions pour pertes sur marchés et achèvements futurs ; des provisions pour pensions et obligations
similaires, des provisions pour renouvellement des immobilisations etc. …
2- comptabilisations
Pour constituer une provision de ce titre, il faut :
 Débiter un compte de dotation aux provisions (691 ou 697 ,854)
23
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
 Et créditer un compte de provision pour risque et charges (19)
A l’inventaire du 31 décembre 200 on constate que :
 De grosses réparation doivent être effectuées pour l’an 2003 : coût probable 10 000 000 à repartir sur
4 ans soit 2 500 000 F/an,
 Qu’un rappel d’impôt sur les résultats antérieurs est probable : 3 000 000 Frs payable à plus d’un an

Pour la première opération : 2 comptes

D 691 C D 1971 C

2 500 000 2 500 000

Les rappels d’impôts sur les résultats de l’exercice antérieur doivent être considérées comme des
charges HAO

D 854 C D 195 C

3 000 000 3 000 000


A la fin de l’exercice qui suit la clôture d’une provision pour risque à plus d’un an, il faut
reconsidérer le risque ou la charge. Ainsi :
 Si la provision est insuffisante, il faut l’augmenter en comptabilisant une nouvelle dotation.
 Si la provision est trop élevée, il convient de reprendre l’excédent (dans les comptes 791 ou 797 ou
864)
Soulignons pour conclure que lorsque le risque ou la charge prévue, se réalise, il convient de :
 Comptabiliser la charge réellement supportée.
 Solder en fin d’exercice la provision en la réintégrant dans les produits.

II - PROVISIONS POUR DEPRECIATION

A – CHAMPS D’APPLICATION
La provision pour dépréciation est la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un
élément d’actif résultant des causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles. Elle constate donc un
appauvrissement de l’entreprise. Mais contrairement aux amortissements, cet appauvrissement n’et pas
irréversible.
Elle concerne notamment :
 Les immobilisations incorporelles, corporelles, ou financières, pour lesquels on comptabilise une «
dotation aux provisions qui influe sur le CAF. »
 L’actif circulant et les éléments de trésorerie (stock, créances sur les clients, titres de placements etc.
…) Pour lesquels on constate « une charge provisionnée ».

B – LES DIFFERENTES PROVISIONS POUR DEPRECIATION.

a) Provision pour dépréciation à long terme.


1. Définition
Il s’agit des provisions qui portent essentiellement sur les immobilisations ou éléments immobilisés
non amortissables :
 Fond commercial et dotation au bail
 Terrains autres que les terrains d’exploitation
 Les titres de participation

24
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Les provisions peuvent concerner exceptionnellement les immobilisations amortissables dont la valeur
actuelle est sensiblement inférieure à la valeur comptable nette. A condition que cette dépréciation fortuite :
 Ne soit pas jugée irréversible ;
 Ait une importance significative
2. Comptabilisation de la provision
Pour constituer une provision pour dépréciation des immobilisations, il faut :
 Débiter un compte de dotation aux provisions (691, ou 697, ou 857)
 Créditer un compte de provision pour dépréciation selon la nature de l’immobilisation (29)

Nota : les dotations aux provisions financières, concernent les titres, les prêts, dépôts et cautionnement
 Les dotations aux provisions HAO concernent les dépréciations probables liées à des restructurations
ou à des catastrophes naturelles.

Exemple : à l’inventaire du 31 décembre 2000, on constate :


 Des terrains de construction A et B, acquis respectivement pour 8 000 000 et 11 000 000 sont
estimés à 10 000 000 et 8 500 000.
 Les titres de participations acquis pour 60 000 000 ont une valeur d’usage de 49 000 000

Calcul de la provision sur le terrain B

D 691 C D 292 C

2 500 000 2 500 000

Provision pour dépréciation de titre.


60 000 000 - 49 000 000 =11 000 000

D 691 C D 691 C

11 000 000 11 000 000

3. Réajustement des provisions en fin d’exercice.


Lorsqu’une provision a été créée lors d’un inventaire, il faut toujours à l’inventaire suivant, réexaminer
la situation des comptes intéressés. On peut distinguer deux cas :
- La provision nécessaire est supérieure à la provision existante.
Dans ce cas, il convient d’ajuster à la hausse l’ancienne provision pour un montant égal à : provision
nécessaire – Provision existante.
- La provision nécessaire est inférieure à la provision existante.
Dans ce cas, il faut procéder à un ajustement à la baisse de l’ancienne provision pour un montant égal :
Provision existante – provision nécessaire.
4. Régularisation au dénouement de l’opération.
Dans ce cas, il faut pratiquer une reprise égale à la totalité et la provision existante pour la solder.
b - Provision existante pour dépréciation à court terme : charge provisionnée
1. Charge provisionnée sur stock.
 Définition

25
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
A la fin de chaque exercice, on procède à l’inventaire des stocks puis à leur évaluation au coût d’achat
ou de production. Il arrive fréquemment que la valeur actuelle des stocks finaux sont inférieures à leur
valeur d’entrée : l’entreprise doit alors constater une dépréciation de stock.
 Comptabilisation de la charge provisionnée
Pour constater la dépréciation probable des stocks, il convient :
- De débiter un compte de charge provisionnée sur stock, (659 ou 839)
- Et créditer un compte de dépréciation de stock (39).
 Régularisation au début de l’exercice suivant.
Les provisions constituées à la fin d’un exercice doivent être régularisées à la fin de l’exercice suivant.
Cette reprise des provisions qui constate une diminution de stock probable, constitue pour l’entreprise un
produit imputable (759 ou 849).

2. Charges provisionnées sur créances


 Définition
La dépréciation des créances clients correspond au montant que l’on risque de ne pas recouvrer sur les
clients en état de cessation de payement ou bien en faillite. Cette perte probable est le plus souvent définie
du pourcentage du montant de créances hors T.V.A
 Comptabilisation des la charge provisionnée.
Avant de constater en comptabilité la dépréciation d’une créance sur un client, il faut transférer le
nominal TTC en :

- Débitant le 416 créances litigieuses ou douteuses. Pour constituer la provision on doit :


- Débiter le compte 659 charges provisionnées d’exportation.
- Et créditer 491 dépréciation des clients ; pour provisionner les créances HAO

On procèdera comme suit : pour les HAO


- On débite 829 charge provisionnée HAO et on crédite 498 (dépréciation des créances HAO).
Nota : les créances totalement irrécouvrables ne font pas l’objet de provision mais doivent être
soldés en :
- Débitant 6511 pertes sur créances clients (montant hors TVA),
443 TVA facturée
- Créditant 4111 client du montant TTC

Exemple : A l’inventaire du 31 décembre 2000, on vous communique que :

- Le client Paul qui vous doit 200 000 (dont 20 000 de TVA est insolvable).
- Le client Jean est en état de cessation de payement. Notre créance est de 360 000 (dont 30 000 F de
TVA la dépréciation probable est égale à 30%).
Première opération (Paul)
D 6511 → 180 000
D 4431 → 20 000
C 4111 → 200 000
Deuxième opération
Base de calcul de la dépréciation :
360 000 – 30 000 = 330 000
Montant (calcul) de la dépréciation
330 000 x 0,3 = 99 000

D 416 C D 4111 C

26
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
360 000 360 000

D 6594 C D 491 C

99 000 99 000

On constate d’abord la créance douteuse ensuite on dote la provision.

 Régularisation au début de l’exercice suivant.


Toute provision pour dépréciation, des créances clients doit être reprise qu’au début de l’exercice
suivant.
2- Charge provisionnée sur titre de placement
 Définition
Les titres de placement (actions, obligations, bons du trésor etc. …) sont représentatifs des créances,
souscrites généralement pour moins de 05 ans. Ils sont acquis et cessibles à tout moment, en vue d’en retirer
un revenu direct ou une plus value.
 Comptabilisation de la charge provisionnée.
La comptabilisation des dépréciations des titres de placement, suit les mêmes règles que celles
concernant les dépréciations de stock.
Pour constater de telle type de provision on :
- Débite 679 Charges provisionnées financières ou 839
- Crédite 570 dépréciation de titre de placement.
Exemple : À l’inventaire du 31 décembre 2000, le porte feuille des titres de placement comprend :
 15 actions I.B.M acquises 80 000 et cotées 60 000
 30 obligations C.G.M acquises au cours 85 000 et cotées 95 000

Provisions à doter
15x (80 000 – 60 000)

D 6795 C D 590 C

300 000 300 000

Au début de l’exercice, il faudra procéder à la reprise des charges provisionnées financières par le
biais du compte 7795.

III LES PROVISIONS REGLEMENTEES


A- PRINCIPE
Ce sont les provisions dont la constitution résulte des dispositions légales, particulières et ne
correspondent pas à l’objet normal d’une provision classique. Elle représente ni une dépréciation, ni un
risque ou une charge probable. Elle bénéficie d’un règlement fiscal propre.
Ces provisions permettent d’alléger le poids de la fiscalité, pesant sur les bénéfices afin de laisser
aux entreprises suffisamment de ressource pour financer leur investissement, leur stock, etc. …
Le mécanisme de ces provisions permet :
a. De réduire le bénéfice imposable
b. De s’assurer que les ressources ainsi libellées soient concernées en vue du
financement des entreprises.

27
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion

B- PRINCIPALES PROVISIONS REGLEMENTEES

On peut distinguer :
Les provisions règlementées relatives aux immobilisations.
Elles regroupent les provisions pour reconstitution des gisements miniers et pétroliers. Et enfin les
provisions pour investissement.
 Provisions réglementées relatives au stock :
Elles regroupent les provisions pour hausse des prix , pour ce cas précis, la loi nous permet de retenir
la hausse que pour sa fraction supérieur à 10% ;provision pour fluctuation de prix .
 Provisions réglementées relatives aux autres éléments de l’actif.
 Provisions spéciales de réévaluation
 Plus value à réinvestir
 Amortissement dérogatoire.

C- COMPTABILISATION
Le principe est le suivant :
On débite le compte 691 et on
On crédite le compte 15 provisions réglementées

D – EXAMEN DES CAS PARTICULIERS DES AMORTISSEMENTS DEROGATOIRES.


La loi fiscale camerounaise permet dans certains cas, d’appliquer les systèmes d’amortissements qui
majorent les dotations des 1ères années. C’est le cas du système dégressif.
En instituant les systèmes d’amortissement dégressif, le législateur permet à l’entreprise,
d’enregistrer les dotations artificiellement élevées. Le bénéfice imposable s’en trouve diminué. La réduction
d’impôt ainsi obtenu des ressources propres qui contribueront au financement des investissements. Ce
mécanisme ressemble à celui des provisions réglementées mais seule la terminologie change : on parle alors
d’amortissement dérogatoire plutôt que de provision qui doivent être logés dans le compte 15.

IV- DISTINCTION ENTRE PROVISION ET CHARGE A PAYER.

Les provisions résultent des provisions et des estimations ; les charges quant à elles, s’entendent de
celles qui révèlent pour l’entreprise, un caractère définitif des dettes certaines.
Exemple : Quittance d’électricité.

Titre V LES CESSIONS

ECRITURES OCAM : 8 écritures.

68 84 53 88 28 63
AC; UO; PC; AT; AA; FC;
88 22 84 84 88 56

I – LES CESSIONS DES TITRE DE PLACEMENT

Le système comptable OHADA, distingue 4 cas de sorties ou cessions d’immobilisations


amortissable :

28
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
c. les mises au rebus
d. La cession
e. L’échange
f. La destruction

Les disparitions d’immobilisations ( VOL) peuvent être également assimilées à des cessions.
Les cessions sont en règlements généralement considérés dans l’ OHADA comme des opérations qui
relèvent d’une restructuration de l’entreprise c'est-à-dire les opérations H.A.O et comptabilisées :
g. 81 valeur comptables des cessions d’immobilisations (VCN)
h. 82 Produits des cessions d’immobilisations
Toutefois l’A.U.D.C OHADA précise que si les cessions d’immobilisations sont courantes, les
comptes 81 et 82 seront remplacés par les comptes :
i. 654 Valeurs comptables des cessions courantes d’immobilisations
j. 754 Produits des cessions courantes d’immobilisations

I – LES CESSIONS DES TITRES DE PLACEMENT

D’après l’AU DC OHADA, le schéma d’écriture est le suivant :


k. pour une vente de titre de placement au comptant
D : 521 D : 521
C : 50 ou D : 67
C : 77 C : 50

Il s’en suit donc que d’après l’AU DC OHADA, les pertes et les gains dégagés sur la cession des
titres de placement sont désormais regardés comme des charge ou des produits financiers.

II – LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS FINANCIERES (Titre De L’amortissement)

D’après l’AU DC OHADA le schéma d’écriture est le suivant :

D : 81 1 000
C : 26

D : 521 1 200
C : 82
On doit veiller à annuler la provision à celle existante.

III LES CESSIONS DES IMMOBILISATIONS NON AMORTISSABLES


Il s’agit ici de la cession des biens tels que terrains, titres, brevet etc.…Leur cession aussi se fait à
travers les comptes 81 et 82
IV – les cessions des immobilisations amortissables
Nous distinguerons :
l. cas de ventes exonérés de TVA
m. Cas des ventes avec versement et récupération de TVA
1 – Ventes (cessions) avec exercice de TVA
Il s’agit essentiellement des cessions suivantes :
n. Cessions d’immobilisations soumises aux droits d’enregistrement :
- Terrains, bâtiments, etc.
- Cessions d’immobilisation ayant parfois l’objet de déduction lors des achats :
- Véhicule de tourisme et meubles meublants.
Lors des cessions il convient de constater en compte :
 La sortie du bien cédé pour sa valeur d’entrée par l’écriture suivante :

29
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
D : 81 VCN de cession d’immobilisation en 654
C : 22 Terrain
C : 23 immeubles
C : 24 Matériels
Constatation de la sortie des biens du patrimoine
 La facture de vente proprement dite par l’écriture :
D : 521 Chèque ou
D : 531 CCP ou
D : 571 caisse ou
D : 4851 A crédit ou
C : 82 (produits de cessions d’immobilisations) ou 754
Constations du prix de cession
 Les frais de cessions éventuels qui se constatent par l’écriture
D : 82 (produits des cessions) ou 754
D : 4454 TVA / frais de cessions
Etat TVA récup S/ serv. Extérieur
C : 571 caisse ou 531 CCP ou 521 Banque
Ou 484 Dettes HAO.
Constations des frais sous cession
 La dotation complémentaire (cette écriture est passée à la date d’inventaire) le schéma
est le suivant :
D : 681 dotations amortissement d’exploitation
C : 28
Dotations complémentaires
N.B Si la cession a lieu avant le 15 N ou abandonne le mois mais après le 15/N on considère le
mois.

Exemple : le 15 Mai 2000 nous vendons un véhicule acquis pour 4 millions de FCFA de FCFA le
02/02/1996. Le prix de vente est fixe à 1.800 000 FCFA. Le règlement est effectué au moyen d’un chèque
postal, le même jour nous remettons une commission de 60 00o FCFa HTVA à un intermédiaire. ce véhicule
a été régulièrement amorti au taux constant de 20%.
T.A.F : comptabiliser cette cession.
Solutions
Durée : 52 mois
1°) dotations complémentaires 4 000 000 x20% = 5/12 = 333 333

D : 6811 333 333


C : 284 333 333
2°) Amortissement totaux pratiqués jusqu’à la date de cession (VCN)
4 000 000 x 20% x 52
T2 = 3 466 667
VCN = 4 000 000 – 3 466 667 = 533 333
D : 81 533 333
D : 284 3 466 667
C : 24 4 000 000
3°) Cession d’actif H.T.V.A
D : 531 1 800 000
C : 82 1 800 000
4°) Frais sur cession
TVA = 60 000 x 0,187= 11 220
D : 82 60 000
D : 4454 11 220
C : 531 71 220
30
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
2 – Cessions avec versement et facturation de TVA
Les cessions d’immobilisations sont assujetties à la TVA. Toutefois, la législation de la TVA précise
que toute cession des biens avant 4 ans doit faire l’objet d’un recouvrement de TVA initialement déduite à
concurrence de 1/5ème par année restante , les fraction d’année étant comptées pour année entière. Si tel est le
cas le reversement de la TVA doit faire l’objet d’une écriture dont le schéma est le suivant :
D : 81
C : 4441 TVA dû
On en déduit que le reversement de la TVA augmente la valeur comptable nette du bien cédé il s’en
suit qu’à l’exception du reversement de TVA , les écritures de cession sont donc identiques à celles qui
constatent la vente d’une immobilisation exonérée de TVA.
Exemple : Reconsidérons l’exercice ci-dessus que le véhicule utilitaire cédé le 2/11/98 .
Comptabiliser cette cession.
Solution :
- 02/02/96 2/11/98 ont a 33 mois
- Amortissement totaux pratiqués jusqu’à la date de cession
4 000 000 x 20 % x 33/12 = 2 200 000
- Dotation complémentaire
- TVA sur frais de cession 60 000 x 0.187 =11 220
- VCN = 4 000 000 – 2 200 000 = 1 800 000
- TVA collectée sur VCN : 1 800 000 x 0,187 = 336 600
- TVA initialement déductible = 4 000 000 x 0,187 = 748 000
TVA reverser au trésor =
748 000 x (5/5 -3/5) = 748 000 x 2/5 = 259 200
1°) Dotation complémentaire
D : 6811
666 667
C 284
2°) Amortissement totaux (VCN) et annulation des amortissements et sortie d’actif
D : 81 1 800 000
D : 284 2 200 000
C : 24 4 000 000
3°) Cession d’actif : constatation
D : 531 2 136 600
C : 82 1 800 000
C : 4431 336 600
4°) Frais sur cession : constatation
D : 82 60 000
D : 4454 11 220
C : 531 71220
5°) Constat TVA dû (à reverser)
D : 81 298 200
C : 4441 299 200
La charge mensuelle est de 299 200 due au non respect de la durée avec cession.

V – EXAMEN AU CAS PARTICULIER D’ECHANGE D’IMMOBILISATIONS


Lorsqu’une entreprise acquiert du matériel neuf, le fournisseur consent parfois à reprendre le matériel
usagé. Cette opération d’échange nécessite la passation d’écritures constatant :
o. L’achat du nouveau matériel qui remplace l’ancienne immobilisation
p. La vente de l’ancien matériel
q. Le règlement d’une soulte ou différence entre le prix d’acquisition du matériel neuf et le prix
de reprise de l’ancien matériel.
r. Le reversement éventuel de la TVA si cette dernière a été déduite lors de l’achat de l’immobilisation
cédé.

31
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
s. La sortie du matériel cédé pour sa valeur d’entrée
t. La dotation complémentaire relative au matériel cédé et celle concernant la matériel
acquis.
u. Le solde des amortissements afférents au matériel repris.
Les 4 derniers articles sont ceux habituellement passés lors des cessions. Seuls les 3 premiers présentent
certaines particularités. Le schéma d’écriture d’ensemble est le suivant :
a) Acquisition du nouveau matériel
D : 24 Matériel
D : 4451 TVA
C : 485 Fournisseurs d’équipement
Constatations achat nouveau matériel
b) Vente de l’ancien matériel
D : 4850
C : 82 ou (754)
C : 4431 TVA collectée (s’il y a lieu)
Constations de la cession du bien
c) Règlement de la soulte
On distingue 2 cas :
v. Si le prix de reprise est inférieure au prix d’achat ( cas général)
D : 481 Fournisseur
C : 4851
C : 521
w. Si le prix de cession est supérieur au prix d’achat
D : 4851
D : 521
x. Si le prix de cession est supérieur au prix d’achat
D : 4851
D : 521
C : 481 Paiement de la soulte

Exemple :
La société UCB vous demande de comptabiliser les factures suivantes :
1° CAMI TOYOTA doit UCB
1 CARINA II HT 10 000 000
TVA 18,7% 1 870 000

TTC 11 870 000

2° UCB doit CAMI TOYOTA


1 COROLLA 3 000 000
La COROLLA a été acquise le 01/074/94 pour 9 000 000 FCFA dont 2 000 000 de TVA non déductible.
Elle a été régulièrement amorti au taux constant de 20%. Le règlement de la soulte est effectué par Chèque
postal le 8/11/98.
La CARINA mise en service le 02/11/98 est amortissable sur 4 ans.

T.A.F Comptabiliser cette cession

Solution :
Total amortissement pratiqué jusqu’à date de l’échange
1/7/94 1/11/98 = 4 ans 4 mois
9 000 000 x 20% x 52/12= 7 800 000

A/ Complémentaire

32
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
9 000 000 x 25% x 10/12 = 1 500 000
Amortissement de la CARINA
1/11/98 31/12/98 = 2 mois
11 870 000 x 100/4 x 2/12 = 494 583

Suite.
La TVA supportée lors de l’acquisition de la Corolla n’a été déduite. Par Conséquent il n’y a pas
reversement de la TVA à effectuer.
Ecriture :
1er Novembre
1/11 D 241 C D 481 C D 485 C D 82 C

11 870 000 11 870 000 300 000 300 000

Constatation de la reprise de la COROLLA.

1/11 D 82 C D 284 C D 245 C

1 200 000 7 800 000 9 000 000

Annulation des amortissements et sortie du matériel.

8/11 D 481 C D 485 C D 531 C

11 870 000 3 000 000 8 870 000

Règlement de la soulte

31/12 D 6813 C D 2845 C

1 500 000 1 500 000

Constatation de la dotation aux amortissements de la TOYOTA COROLLA

D 6813 C D 2845 C

493 583 493 583

Constatation

Examen du cas particulier de destruction, disparition et remise au rebut.

a) cas de mise au rebut


Lorsqu’une immobilisation est retirée du patrimoine de l’entreprise sans contrepartie,Il convient de
constater en compte.
 La dépréciation économique constatée ou l’amortissement complémentaire par l’écriture.

D 6813 C D 2845 C

33
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion

X X

Libellé : constatation des amortissements complémentaire.


 La sortie des immobilisations du patrimoine et annulation des amortissements pratiqués jusqu’au
jour de sa mise au rebut par l’écriture.

D 81 C D 2845 C D 245 C

X X X

Libellé : sortie du matériel et annulation des amortissements

b) cas de destruction ou disparition : l’analyse comptable


L’analyse comptable des immobilisations détruites en générale accidentellement, indépendamment
de son régime d’assurance, on peut distinguer 2 cas :
y. Destruction assimilée à une mise au rebut.
C’est le cas où l’immobilisation n’est pas assurée, ou l’assurance ne couvre pas la destruction, dans ce cas le
schéma d’écriture identique au cas de mis au rebut évoqué plus haut.
z. Destruction assimilée à une cession.
C’est le cas où l’immobilisation est assurée, et l’assurance couvre la destruction. Dans ces cas, après avoir
passé l’écriture, identique à celle de la mise au rebus, on doit constater le montant de l’indemnité
d’assurance reçu ou à recevoir par l’écriture 521 ou 4851 et on crédite 82 le libellé c’est la constatation de
l’indemnité d’assurance perçu ou à percevoir.

VII EXAMEN DU CAS PARTICULIER DES PLUS – VALUES SUR CESSION A REINVESTIR.
La cession d’un bien de l’entreprise peut générer soit une plus value, soit une moins value.
Dans le cas des moins values, elle est fiscalement déductible.
S’agissant du cas des plus values, elle est fiscalement imposable. Toutefois, d’après une disposition
express de la législation fiscale camerounaise, les plus values dégagées sur les cessions des biens, peuvent
être exonérés si l’entreprise prend l’engagement de le réinvestir dans un délai maximum de3 ans (c’est une
mesure visant à encourager les investissement.
Si tel est le cas, la plus value doit être exonérée et par conséquent déduite de la base imposable de
l’exercice en cours. Par le jeu d’écriture :

D C D C
15 (quand on met quelque chose dans X
X 15, c’est une faveur fiscale.)

Cette écriture est conditionnée par :


aa. L’engagement à réinvestir une somme au moins égale à la valeur d’origine du bien plus la plus
value.
Exemple : un bien acquis à 1 000 F et vendu génère une plus value de 500 f, le minimum légal
d’investissement est de :
1 000
1 500
500
bb. Le délai maximum d’investissement est réalisé est de 3 ans.

34
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Si au bout de 3 ans, l’investissement n’est pas réalisé, on réintègre la plus value qu’on impose.
Si par contre, l’investissement est réalisé on réintègre la moitié de la plus value qu’on impose.

CHAPITRE VI :
AJUSTEMENT DES COMPTES D’ACTIF ET PASSIF EXIGIBLE A LEUR
SOLDE REEL :
ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE

I – DEFINITION
A l’occasion des travaux de fin d’exercice, le comptable doit faire coïncider le compte de solde de
situation avec les existants réels. Le procédé le plus fiable est la méthode de l’Etat de rapprochement. Cet
état de rapprochement peut se faire entre :
Le compte client et le compte fournisseur
L’entreprise et le CCP
L’entreprise et ses banques.
Que cet état soit fait entre n’importe quel agent économique,le procédé reste le même et,le plus
régulier étant entre l’entreprise et ses banques. Qu’on appelle régulièrement : Etat de rapprochement
bancaire.

II – FONCTIONNEMENT DES COMPTES RECIPROQUES.


Le principe consiste à comparer le solde du compte banque dans l’entreprise au solde du compte
figurant sur le relevé délivré par la banque.

III- PRINCIPES DE CONSTRUCTION ET DE COMPTABILISATION.


Le rapprochement des soldes se fait dans un tableau dont le modèle est le suivant :

Eléments
Compte Banque dans l’entreprise Compte Entreprise à la banque

D C D C
Solde à rapprocher
Agio 500 000 450 000
50 000

Concordance 450 000 450 000

TOTAUX 500 000 500 000 450 000 450 000

Principe de comptabilisation : on ne comptabilise que les opérations qui concerne l’entreprise et qui
ont dû lui échapper.
35
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Exemple : le 31 décembre 2000, le solde du compte banque dans le livre de l’entreprise s’élève à 12 000
Frs. A cette même date, le relevé bancaire signale un solde de 10 000 Frs. Après enquête, il s’avère que ces
opérations n’ont pas été prises en compte par l’un ou l’autre. D’un virement effectué par le client Paul
auquel l’entreprise n’a pas été informée 500Frs.
cc. D’un chèque N° 54 remis au fournisseur S.G.M en règlement de sa facture. ce dernier ne s’était
pas encore présenté à la banque jusqu’au 31 Décembre 2000 :700 Frs

dd. les frais de tenue de compte pour 1000Frs dont signale le relevé
ee. le règlement d’un effet domicilié pour 2 200Frs auquel l’entreprise n’avait pas été
informé.

Eléments Compte banque dans l’entreprise Compte l’entreprise à la banque

D C D C
12 000 10 000
Solde à rapprocher
500
virement du client
700
Chèque N° 54
1 000
Frais de tenue
2 200
Effet domicilié

9 300 9 300
Concordance 12 500 12 500 10 000 10 000

1) Virement du client

D 521 C D 4111 C

500 500

2)

D 6318 C D 521 C

1 000 1 000

3) Effet domicilié

D 4021 C D 521 C

2200 2 200

36
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
TITRE VII LA REGULARISATION DES COMPTES DE CHARGES ET DE PRODUITS

Dans le courant de l’exercice les charges et les produits sont enregistrés au fur et à mesure de
leur constatation. Ces enregistrements doivent s’effectuer sur justification d’une pièce comptable. En
pratique on comptabilise les charges et les produits à la date où la pièce de base est :
ff. soit créé par l’entreprise (facture client)
gg. soit reçue par l’entreprise (facture fournisseur)
La plupart de ces charges et produits concernent effectivement l’exercice au cours duquel, ils
sont enregistrés. Cependant, il peut exister des décalages dans le temps entre le moment où une opératrice
génératrice de résultat est effectuée et celui où la pièce comptable correspondante a été enregistrée.
A l’inverse, certains produits ou charges ont été enregistrées alors qu’il concerne pou tout ou
partie de l’exercice suivant. En conséquence, conformément au principe de l’indépendance d’exercice, les
compte de charges et produits devront être ajustée de façon à ce qu’ils comprennent toutes les charges et
produits de l’exercice qui se terminent et rien que des produits et charges.
Ces ajustements seront effectués à la clôture de l’exercice lors des opérations d’inventaire.

I - LES CHARGES À PAYER ET LES PRODUITS À RECEVOIR

A – LES CHARGES A PAYER


Elles sont souvent comptabilisées lors de leur règlement ou de la réception de la facture. Il arrive donc
fréquemment que la comptabilité n’en porte pas la trace à la clôture de l’exercice ; la facturation ou le
règlement ne survenant que l’exercice suivant. Lorsque la charge est certaine ( s’il s’agissait d’une charge
probable, il y aurait lieu de constituer une provision sur charge) mais qu’on ne dispose pas de pièce
comptable ( facture) la concernant , il y a lieu de faire apparaître cependant , la charge et la dette dans un
compte « charge à payer ».
Le principe de l’enregistrement est le suivant :
- On débite le compte de charge par nature approprié pour son montant hors taxes.
- On débite le compte de 4455 TVA récupérable sur facture non parvenu de la TVA correspondante.
- On crédite un compte de dette (classe 4) du montant TTC.
A l’ouverture de l’exercice N+1 on doit contre passer l’écriture enregistrée à l’inventaire.
Exemple : une entreprise a reçu au 31 décembre 2001 une livraison de marchandises pour un montant
de 200 000 F HT. La facture est parvenue le 15/01/2002.
TAF régulariser la situation au 31/12/2001.
Solution :
Nous débitons le compte 601 « achat de marchandises et nous débitons le compte 4455 « état TVA
récupérable sur facture non parvenue » de 37 400.
Nous créditons le compte 4081 « fournisseur facture non parvenues » de 237 400
A l’ouverture de l’exercice 2002, il y aura lieu de contre passer l’écriture précédente.
D : 4081 237 400
C : 601 Achat marchandises 200 000
C : 4455 état TVA factures non parvenues 37 400
Le 15/01/2002
D : 601 Achat Marchandises 200 000
D : 4452 TVA sur achat 37 400
C : 4011 Fournisseur 237 400

B - PRODUITS A RECEVOIR
Les produits non encore comptabilisés nécessite également un ajustement au même titre que les
charges, leur régularisation suit un processus symétrique au cas des charges à payer :
- On débite un compte de créance (classe 4) du montant TTC
- On crédite le compte de produit approprié pour le montant HT
37
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
- On crédite le compte 4435 Etat TVA sur facture à établir de la TVA correspondante.
La contre passation lors de l’exercice de N+1, suit le même principe que les C.A.P
Exemple : un transporteur a effectué le 25/12/200, une livraison pour le compte d’un client. La facture
de 600 000 FCFA HT ne sera établie qu’en février 2001.
TAF régulariser la situation au 31/12/2000
Solution
D : 4181 client facture à établir 712 200
C : 7061 services vendus 600 000
C : 4435 TVA sur factures à établir 112 200

C - CAS DES CONGES A PAYER : DETTES PROVISIONNEES ENVERS LE


PERSONNEL
En travaillant DU 1ER Juillet au 31/12 les salariés acquièrent des droits à des congés payés à raison de
1,5 jours par mois de travail effectif. Par exemple si l’exercice est élis au 31/12/2000. Les salariés ont acquis
un droit à congé de 9 jours puis qu’ils ont travaillé 6 mois depuis le 1 er juillet. Les congés ne seront pris
qu’au cours de l’exercice suivant. Le salaire correspondant à ces 9 jours de congés est une charge à payer
due au personnel.
Exemple : le salaire de ces 9 jours de congés s’élèvent à 300 000 FCA pour l’ensemble du personnel et
les charges sociales correspondante s’élèvent à 150 000FCFA.
TAF. Régularisation de la situation au 31/12/2000
Solution :
D : 661 reversement personnel 300 000
C : 4281 dettes provisionnées sur congés à payer 300 000
D : 6641 charges sociales sur rémunération du personnel retenue 150 000
C : 4382 charges sociales sur corps à payer 150 000
Dans le cas exceptionnel où l’entreprise ne pourra déterminer de manière précise les charges sociales,
on peut les inscrire dans un compte de provisions pour charges sociales.

II – LES CHARGES ET LES PRODUITS CONSTATES D’AVANCE

Il arrive souvent qu’une opération soit enregistrée en comptabilité avant que le bien ne soit livré ou
que le service ne soit réalisé. Il s’agira alors d’ajuster en conséquences les comptes de charges et de produits
concernés. Cette opération nécessitera l’utilisation de l’un des comptes de régularisation 476 ou 477.
A – CHARGES CONSTATEES D’AVANCE (476)
Les pièces comptables sont enregistrées avant la clôture de l’exercice alors qu’elles concernent une
livraison ou une prestation de service devant intervenir pour tout ou partie au cours de l’exercice suivant.
Exemple : loyer, prime d’assurance etc.…
Le principe de comptabilisation est le suivant :
On débite le compte 476 Charge comptabilisées d’avance et on crédite le compte de charge concerné
Exemple le 1er /4/2000 on a payé 40 000 FCFA d’abonnement à la revue française de comptabilité
pour un an.
Régulariser cette charge au 31 /12/2000
Solution
Charges comptabilisées d’avance = 40 000 x 3/12 = 10 000
D : 476 Charges constatées d’avance 10 000
C : 6266 documentation générale 10 000
NB : il faut veiller à contre passer ces centre au début de l’exercice suivant.

B – LES PRODUITS CONSTATES D’AVANCE (477)


La problématique et la comptabilisation sont similaires au cas des charges constatées d’avance.
On débite le compte de produits concerné, on crédite le compte 477 produits constatées d’avance.
38
Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Exemple : le 28/12/2000une entreprise a adressé à l’un de ses clients une facture de 200 000 F mais suite à
un incident technique les marchandises ne sont pas encore expédiée au jours de l’inventaire.
TAF : Régulariser la situation au 31/12/2000
D : 701 ventes marchandises 200 000
C : 477 produits constatés d’avance 200 000

III – LES CHARGES À ETALER SUR PLUSIEURS EXERCICES

A – NOTIONS DE CHARGES A ETALER


Il s’agit des charges enregistrées lors d’un exercice quelconque mais reparties sur plusieurs exercices
en raison de leur importance ou en raison des décisions de gestion. L’entreprise va donc en fin d’exercice au
cours duquel elles ont été payés, procéder à leur étalement sur les exercices suivants par le biais de leur
amortissement direct.
Ce procédé est prévu expressément dans le SYCOHA pour les charges suivantes :
- Frais d’acquisition des immobilisations ( frais notaire, D.E, etc.)
- Les frais d’émission des emprunts
- Les frais de pré exploitation ou de préfinancement, d’introduction en bourse ou d’accroissement de
capital.
La durée d’amortissement ou d’étalement est identique à celle des frais d’établissement à savoir 5 ans
au maximum (mode linéaire sans prorata temporis pour le premier.

B – COMPTABILISATION
Les étapes sont les suivantes :
Phase 1 : lors du paiement des charges, celle – ci sont normalement enregistrées au débit des comptes de
charges par nature aux quelles elles correspondent.
Phase 2 : en fin d’exercice, on procède au transfert des charges dans les comptes spéciaux en vue de
préparer leur étalement :
- On débite le compte 202 charges à repartir sur plusieurs exercices
- On crédite le compte 781/787 transfert des charges d’exploitation ou financiers
Phase 3 : on procède ensuite à l’amortissement des charges à repartir :
- On débite le 681
- On crédite le 202
Exemple : l’entreprise MOULET lance au cours de l’exercice 2000 un nouveau produit. En cela elle assure
de même sa campagne publicitaire dont le coût est chiffré à 180 000. Cette charge sera repartie sur 3
exercices. 80 000F en exercice 2000, le solde aux exercices suivant par fraction égale.
TAF : Régulariser la situation au 31/12/2000 et 31/12/2001
Solution :
D : 2077 charges à étaler 100 000
C : 781 transfert charges exploitation 100 000
31/12/2001
D / 6811 Dotations aux amortissements charges d’immobilisations 50 000
C : 2027 Charges à étaler 50 000

IV – REGULARISATION DES CONTRATS DE CREDIT BAIL

L’AU.D.C OHADA sans adopter le principe anglo saxon de la prééminence de la réalité sur le fait
autorise néanmoins de comptabiliser désormais les contrats de crédit bail. Ce qui laisse apparaître une
victoire juridique; d’appropriation gouverné par l’ensemble des écritures suivantes.
D : 245
Dettes de la valeur du contrat
C : 173
Signature
D : 6233
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Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
D : 4454
C : 521
Paiement de la redevance du crédit bail
31/12
A la fin de chaque exercice l’entreprise qui a signé un contrat de crédit bail doit procéder :
- A la régularisation de la dette du crédit bail
- A la dotation des amortissement sur le dit bien.
31/12
D : 173 dettes de crédit bail
D : 6721 intérêt dans loyer crédit bail immobilier
C : 6233 redevance du C.B immobilier
Régularisation des dettes du crédit bail
D : 6813 Dotations amortissement mobilier cop
C : 2845 amortissement matériel transport
Constatation de l’amortissement du bien loué

TITRE VIII ANALYSE DES AUTRES OPERATIONS DE FIN D’EXERCICE

I – REGULARISATION DES DETTES ET CREANCES EN MONNAIE ETRANGERE


L’AUDC OHADA recommande que si une entreprise camerounaise traite avec une entreprise
étrangère, elle doit en respect du principe du nominalisme monétaire, convertir la facture en Fcfa le jour de
la transaction avant de la comptabiliser.
Si plus tard au moment du règlement, on débourse plus de Cfa que prévu, le différentiel doit être
considérée comme une charge financière et logée dans le compte 676. Par contre si on moins de FCFA, il
doit être logé au compte 776. Toutefois l’AU DC OHADA précise ; si à la fin d’un exercice les créances et
les dettes libellées en monnaie étrangères subsiste encore, on doit dégager les écarts de conversion en
comparant les créances et les dettes historique au créances et dettes probables si le différentiel est négatif, il
s’agit d’un écart de conversion actif et en respect du principe de prudence, on doit constituer une provision
pour perte de charge à loyer dans le compte 599. Par contre si le différentiel est positif, il s’agit d’un écart
de conversion passif à loyer dans le compte 479.

II – L’IMPOT SUR LES SOCIETES.


Au Cameroun il existe un acompte IS connu sur le nom de l’Impôt minimum contemporain dont le
taux est 1.1% du CAHT mensuel. Son schéma est le suivant :
D : 441
Paiement acompte IS
C : 521
A la fin de chaque exercice, on doit calculer l’I.S dû par chaque entreprise dont le taux est de 38,5%
applicable sur le bénéfice fiscal définitif (BFD)
Son schéma d’écriture est :

D : 89 IS
Constatation de l’I.S de l’exercice
C : 441
Le solde des 441 nous renseigne sur le trop versé ou le restant dû.

III – LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS AU FRUIT DE L’EXPANSION


C’est une quotte part de bénéfice allant aux membres du personnel d’une entreprise à loger dans le
compte 87. On peut souligner pour regretter que l’OHADA n’ait pas fixé de taux.

IV – L’AFFECTATION DES RESULTATS


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Cours de travaux de fin d’exercice C.E.F.F.A.C 2ème promotion
Suivant l’AU DC OHADA, le schéma de l’ensemble des écritures constatant la détermination et
l’affectation du résultat est le suivant :

D : 13
C : 60 pour solde des comptes de charges
C : 61
C:
C : 69

D : 70
D : 79 pour solde des comptes de charges
C : 13

Si le solde du compte 13 est créditeur (bénéfice) on passe l’écriture :


D : 13
Constatation du bénéfice de l’entreprise
C : 131
Par contre si le solde est débiteur, l’écriture est
D : 139
C : 13
Dans le cas d’un bénéfice, il faudra donc l’affecter dans le compte 1301

D : 131
Pour solde du compte débité
C : 1301
Pour le cas de perte D : 129
Pour solde compte crédité
C : 139
L’écriture constatant l’affectation proprement dite est la suivante :
D : 1301
C : 11 réserves
C : 121 RAN cred
C : 46 acte/ associés
C : 42 PSL

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