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Trop de Flash sur l’autoroute

du Net
Ce bougre de Tristant Nitot le sait bien, il
ne faut pas provoquer notre groupe de
traducteurs Framalang sous peine de les voir
se plier en quatre pour rester fidèle à leur
réputation.

Ainsi mardi dernier, on pouvait lire sur son blog, dans un


énième (et toujours pertinent) billet En vrac, le lien et le
commentaire suivant : « Quand vous voyez Flash (un éclair)
mettez vous à couvert. Mon petit doigt me dit que c’est un bon
candidat pour la traduction par les infatigables bénévoles de
Framalang ! »

Et la machine se mit en branle, pour un résultat que nous vous


proposons ci-dessous.

Mais au fait, de quoi s’agit-il sur le fond ? Du fameux format


Flash d’Adobe dont l’association « propriétaire +
incontournable » n’est pas sans poser problème. L’auteur fait
état de la situation et se demande comment en sortir en
évoquant des solutions endogènes (pousser Adobe à « libérer »
son format) et exogènes (s’en détourner et mettre au point nos
propres alternatives).

Pour vous en donner une idée, voici la dernière phrase de


l’article : « Tant qu’Adobe n’aura pas rendu le Flash plus
accessible, ses utilisateurs n’auront pas d’autre choix que de
se jeter dans la gueule du loup en espérant qu’il n’aura pas
faim. »
Ce n’est qu’un volet de la problématique mais notons cependant

que, pour ce qui concerne la vidéo en streaming Flash[1], les


choses devraient évoluer positivement sous les coups de

boutoir du HTML 5 (et sa balise vidéo), de Firefox 3.5[2] et du


format Ogg Theora poussé par des poids-lourds comme Wikipédia
et Dailymotion.

Si vous voyez du Flash, planquez-vous !


When you see Flash, Duck and Cover

29 mai 2009 – A High School Student’s Views on Software


Freedom
(Traduction Framalang : Goofy, Daria et Don Rico)

La meilleure chose à faire si l’on veut continuer à enfermer


Internet dans des restrictions barbelées d’interdictions,
c’est d’utiliser Adobe Flash tel qu’il existe aujourd’hui.
Internet a été conçu pour qu’un réseau ouvert et sans limites
puisse partager des informations. Pourtant, on l’utilise de
nos jours dans un but diamétralement opposé : pour interrompre
cet immense flot d’informations. Beaucoup de gens ne
considèrent pas le Flash comme un problème, et ne perçoivent
pas Adobe comme un dictateur nuisible. En réalité, le Flash
est le pire goulot d’étranglement qui menace l’efficacité
d’Internet, tout comme l’immense diversité des langues parlées
dans le monde entier est le pire goulot d’étranglement du
réseau social planétaire. Un changement de stratégie
commerciale d’Adobe en ce qui concerne le Flash est la seule
façon de transformer ce bridage inutile du potentiel de la
communauté connectée à Internet, pour en faire une véritable
technologie innovante et favorable aux synergies.

Certains n’ont peut-être pas remarqué à quelles restrictions


nous sommes confrontés au quotidien. L’une d’elles est due à
des logiciels comme le Flash. Dans le seul secteur de la
vidéo, le Flash est la méthode numéro un qu’on utilise pour
contrôler l’accès à la « propriété intellectuelle ». Et
pourtant, le Flash ne se contente pas de limiter les contenus
vidéo. À la différence du HTML et du Javascript, qui sont
enregistrés sous un format lisible par un être humain, les
fichiers en Flash sont dans un format que seuls les
ordinateurs savent lire, si bien que personne ne peut savoir
exactement ce que fabriquent ces fichiers dans nos
ordinateurs. Pour cette raison, tout le monde peut limiter
l’accès au contenu des fichiers eux-mêmes, ou encore injecter
des virus et autres codes malveillants grâce à l’utilisation
du Flash Player.

Ce qui est contraignant au plus haut point, toutefois, c’est


que les consommateurs sont obligés d’utiliser le logiciel
distribué par Adobe s’ils veulent profiter pleinement des
fichiers en Flash. C’est un problème crucial, parce qu’avec un
taux de pénétration du marché de 99%, Adobe peut faire tout ce
qui lui plaît. Adobe Flash est installé sur plus d’ordinateurs
que Windows de Microsoft, ce qui lui confère naturellement un
énorme pouvoir. Notre dépendance à Flash Player est telle
qu’Adobe pourrait d’un jour à l’autre décider de désactiver
toutes les installations de Flash Player tant que
l’utilisateur n’aura pas versé une rançon de 40$. Si jamais
Adobe venait à manquer d’argent, ce serait un moyen pratique
et sans souci de gagner gros, en considérant que la plupart
des gens finiraient par payer la note pour avoir accès aux
jeux, aux vidéos, et une myriade d’autres services en ligne
que nous considérons souvent comme allant de soi. Et ce n’est
pourtant que la partie émergée de l’iceberg. Adobe pourrait
bloquer les logiciels concurrents, espionner les usagers, ou
encore se servir d’un « back door » (un accès secret) pour
permettre à ses employés de prendre le contrôle à distance de
n’importe quel ordinateur. Avec le gigantesque parc installé
dont il dispose, Adobe pourrait techniquement faire ce que bon
lui semble de votre ordinateur.

Des bénévoles dévoués ont commencé à développer des solutions


alternatives en passant par la rétro-ingénierie, avec des
projets comme « Gnash » et « swfdec», mais il est encore
impossible de les mener à leur terme en raison du refus de
coopération d’Adobe. Adobe a lancé le projet « Open Screen »
pour se donner l’air de promouvoir le choix des plateformes et
apaiser les craintes à l’égard du contrôle obsessionnel de sa
part, alors qu’en réalité il s’agit simplement de récupérer le
savoir-faire déjà acquis par des techniques de rétro-
ingénierie existantes. Seul bénéfice du projet Open Screen :
Adobe s’est engagé à ne poursuivre pénalement aucun projet
alternatif au Flash, bien que cet engagement, en réalité, ne
fasse qu’affirmer le contrôle démesuré qu’exerce Adobe sur la
plateforme. Récemment, Adobe a envoyé une mise en demeure à
SourceForge, une entreprise qui héberge des projets développés
de façon collaborative, à propos d’un projet appelé
« rtmpdump ». Ce dernier procurait aux utilisateurs lambda les
fonctionnalités du Flash qui n’étaient auparavant disponibles
qu’avec le lecteur Flash d’Adobe. En dépit des déclarations
d’Adobe sur la transparence et la neutralité, SourceForge a
été contraint de retirer le projet rtmpdump de son site,
confirmant une fois de plus l’énorme pouvoir dont dispose
Adobe.

Un autre problème que pose le format Flash est sa dépendance à


des logiciels brevetés par de multiples sociétés. Ces brevets
rendent vaines les promesses d’Adobe, puisque d’autres
sociétés ont elles aussi le pouvoir de mener des poursuites si
leurs droits sont violés. La loi sur les brevets a été créée
pour encourager l’innovation, mais quand les ordinateurs sont
entrés en scène, les entreprises y ont vu une occasion de
tirer bénéfice du vide juridique qui permettait aux logiciels
d’être placés sous licence. Finalement, essayer de breveter
autant de concepts élémentaires que possible est alors devenu
une stratégie commerciale, et toute entreprise qui ne suivait
pas cette stratégie s’exposait à des poursuites judiciaires.
Les brevets logiciels ont porté sur tout, depuis les tests en
ligne jusqu’aux fenêtres pop-up en passant par les hyperliens
et les barres de progression. Comme vous l’imaginez
facilement, pratiquement tous les logiciels informatiques sont
couverts par de multiples brevets détenus par diverses
sociétés. Les plus grandes entreprises mettent en commun leurs
brevets et s’entendent pour ne pas se faire de procès
mutuellement, en échange d’un accès aux brevets des autres
entreprises. C’est ainsi qu’Adobe ne peut être poursuivi pour
l’utilisation de certains composants du Flash, alors que tous
les autres risquent des poursuites s’ils utilisent ces mêmes
composants.

Dans la mesure où les consommateurs sont dans l’impossibilité


d’utiliser un quelconque lecteur de Flash autre que celui
d’Adobe, on pourrait s’attendre à ce que le lecteur officiel
soit d’excellente qualité, non ? Des études ont prouvé tout le
contraire. Non seulement le Flash comporte un nombre élevé de
failles de sécurité, mais il ralentit aussi les ordinateurs de
façon significative, particulièrement ceux qui utilisent
d’autres systèmes d’exploitation que Windows. Le Flash
consomme en moyenne 50 à 80 % des ressources système sous Mac
OSX. La principale cause de plantage du navigateur Mozilla
Firefox, selon les rapports de envoyés par les utilisateurs,
est le plugin Flash. Cependant, l’efficacité peut être mesurée
autrement que par la performance. Les utilisateurs de Flash
soucieux de réduire leur bilan carbone risquent d’être
mécontents d’apprendre à quel point le Flash plombe leur
consommation énergétique. Le Flash, et particulièrement dans
les bannières publicitaires, provoque une surconsommation
d’énergie pour l’ordinateur. Rien qu’en désactivant le Flash
on économise autant d’énergie qu’en éteignant une ampoule
électrique.

La solution la plus rationnelle de ce problème serait qu’Adobe


permette de lire, modifier et distribuer le code, de sorte que
les programmeurs puissent comprendre comment développer en
Flash. Cette stratégie aurait de multiples avantages, non
seulement pour les consommateurs et l’entreprise Adobe, mais
aussi pour la société tout entière. Dans un même mouvement,
les consommateurs auraient le plaisir de bénéficier d’une
meilleure navigation, et Adobe ferait autant de profits que
possible. Chacun de ces intérêts particuliers y trouverait son
compte.

Si Adobe autorisait la modification et la distribution sans


restriction de sa plateforme, les consommateurs en tireraient
un grand bénéfice. Ils n’auraient plus à se soucier de ce qui
pourrait se passer si Adobe essayait d’abuser de son pouvoir
de contrôle sur eux, parce que tout le monde serait capable de
modifier le Flash pour désactiver les fonctions indésirables.
Si les choses se passaient ainsi, Adobe y perdrait à coup sûr
sa réputation détestable. Si cela devait arriver aujourd’hui,
cependant, il est possible que personne ne le découvrirait. On
a pu le constater dans des projets comme celui du noyau
Linux : ceux qui peuvent modifier un logiciel le feront pour
leur intérêt personnel. Les entreprises feront naturellement
avancer les choses pour contribuer au développement
collaboratif du logiciel seulement lorsque ce sera utile à
leurs propres produits. Une multitude de sociétés dépendent du
Flash, et sont donc à même d’aider au développement du lecteur
de Flash pour le plus grand bien de tous. La vitesse est
importante pour tout le monde, en particulier pour les
entreprises prospères qui veulent que leurs employés soient
les plus productifs possible. Comme on l’a vu avec le noyau
Linux, les problèmes de stabilité et de sécurité sont réglés à
une vitesse incroyable dans le monde du logiciel développé de
façon collaborative.

C’est Adobe qui serait le plus grand bénéficiaire s’il ouvrait


le code du Flash. La stratégie commerciale d’Adobe en ce qui
concerne le Flash consiste à développer une énorme quantité de
technologies gravitant autour du Flash, puis de vendre à prix
d’or un logiciel de création vidéo en Flash. La plupart de ces
technologies ont un code ouvert pour inciter à l’usage et
séduire ceux qui aiment le logiciel modifiable et
distribuable. Malheureusement pour Adobe, elles n’ont pas
réussi à gagner une part du marché cible parce que le produit
dont elles dépendent, le Flash, ne permet ni modification ni
redistribution. L’autre source de revenus d’Adobe découlant du
Flash consiste à vendre des licences du lecteur de Flash pour
les plateformes embarquées, comme dans les téléphone mobiles.
Alors qu’il est logique d’espérer une manne financière venant
des grandes entreprises lorsqu’on les autorise à utiliser le
lecteur Flash, des problèmes surviennent quand ces entreprises
choisissent de ne pas payer la licence. Le cas du iPhone en
donne une remarquable illustration. Le manque de coopération
des entreprises finit par faire perdre le contrôle du marché à
Adobe, parce qu’il limite l’accès des utilisateurs potentiels
au logiciel. En exploitant son énorme cœur de cible (tous les
utilisateurs connectés à Internet) le Flash a le potentiel
d’un authentique standard. Dans ce cas, Adobe détiendrait la
clé de la création de contenus pour ce standard avec son
produit phare : « Adobe Creative Suite 4 ». La seule façon
pour une entreprise d’augmenter ses parts de marché, c’est
d’autoriser l’accès public et la modification d’un logiciel
aux autres sociétés, afin qu’elles l’aident à le développer.
Par exemple, le Flash pourrait être amélioré par des sociétés
qui conçoivent des moteurs de recherche, le contenu pourrait
être plus facilement indexé, au profit de toutes les sociétés
impliquées qui pourraient aller vers d’autres standardisations
encore.

Il existe d’autres solutions possibles à ce problème, mais


elles ne sont guère élégantes ni efficaces. Il est possible
par exemple que certains activistes dévoués à la cause lancent
un nouveau projet de logiciel qui remplacerait le Flash. Il
aurait des fonctionnalités comparables, mais serait
incompatible avec les scripts Flash déjà existants. Bien
qu’apprécié de beaucoup, ce type de projet n’avancerait que
très lentement, par rapport à ce que nous pouvons espérer des
technologies modernes en ligne. Cela constituerait aussi un
nouveau casse-tête pour le consommateur, en l’obligeant à
installer un énième plugin pour son navigateur. Finalement,
cette solution détournerait du temps de développement de
projets alternatifs tels que Gnash et swfdec, qui deviennent
de plus en plus nécessaires, et rendrait impossible le
parcours dans la jungle des scripts en Flash déjà existants.

Une autre solution, encore moins crédible, serait que les


consommateurs cessent tous ensemble d’utiliser le Flash. Les
problèmes liés à cette solution sont cependant évidents. Avant
tout il est quasi impossible de provoquer une prise de
conscience en faveur d’une cause, en particulier quand celle-
ci est difficile à comprendre. De plus, le Flash est devenu
tellement inhérent aux habitudes de navigation de tant
d’usagers du Web qu’ils ne pourront tout simplement pas
« l’abandonner ». Tellement de choses dépendent de lui, comme
les sites de partage vidéo, de matériel pédagogique, de jeux
et tant d’autres domaines encore, que seuls les utilisateurs
les plus fanatiques seraient capables de résister à la
pression. Cette solution serait bien plus efficace comme
technique de protestation pour convaincre Adobe d’autoriser
les modifications que comme une solution par elle-même.

Comme vous le voyez, le Flash n’était au départ qu’une sorte


d’insecte légèrement pénible, mais avec le temps il est devenu
le monstre que l’on connaît aujourd’hui. Adobe exerce un
pouvoir de contrôle excessif sur le logiciel. À cause de ce
contrôle, les contenus disponibles sur Internet ne sont pas
réellement accessibles à tous, et les utilisateurs n’ont
d’autre choix que de se soumettre à Adobe. Cette situation
entraîne aussi un grand nombre de problèmes qu’Adobe ne
cherche pas à résoudre, tant que les résoudre ne lui permet
pas d’accroître ses parts de marché. En autorisant les
modifications et la redistribution du Flash, Adobe, tout comme
les consommateurs, serait bénéficiaires de la synergie qui se
mettrait en place. Personne ne peut construire un gratte-ciel
tout seul. Tant qu’Adobe n’aura pas rendu le Flash plus
accessible, ses utilisateurs n’auront pas d’autre choix que de
se jeter dans la gueule du loup en espérant qu’il n’aura pas
faim.

Notes
[1] Crédit photo : Garryknight (Creative Commons By-Sa)

[2] Concernant Firefox 3.5 et la balise vidéo permettant de


lire nativement le format Ogg, on pourra parcourir les billets
suivants : Building the world we want, not the one we have,
Quand Mozilla participe à la libération de la vidéo et Démo
Firefox 3.5 : le Rich Media collaboratif.

Quand Microsoft sabote


Firefox avec une extension
non désirée !
Microsoft côté scène, cela donne cette affligeante publicité.
Mais côté coulisses c’est moins reluisant.

En effet, ceux qui sous Windows ont depuis février dernier mis
à jour leur framework .NET (version 3.5 Service Pack 1), ont
eut la très très désagréable surprise de constater qu’une
extension de plus apparaissait désormais dans leur navigateur
Firefox ! (cf copie d’écran ci-dessous)

Et ils l’ont fait d’autant plus volontiers que Windows Update


les invite à le faire, et que cette mise à jour était jugée
par Microsoft importante (critique même) du point de vue de
la… sécurité !

Or la procédure normale c’est de laisser à l’utilisateur le


choix volontaire d’installer telle ou telle extension et
jamais ô grand jamais de l’installer automatiquement à l’insu
de son plein gré ! Et pour couronner le tout, on ne peut pas
la désinstaller ! (la touche Uninstall est grisée)

On vous explique cependant sur Annoyances.org comment


bidouiller la base de registres pour arriver néanmoins à
bouter cette scandaleuse extension hors de votre navigateur
préféré. Madame Michu appréciera la simplicité de
l’opération ! De plus, le site prend soin d’ajouter la chose
suivante :

This update adds to Firefox one of the most dangerous


vulnerabilities present in all versions of Internet Explorer:
the ability for websites to easily and quietly install
software on your PC.

Je précise qu’à l’heure qu’il est je ne sais pas ce que fait


concrètement cette extension, mais à la limite je m’en fous.

Bonjour la sécurité et bonjour la déontologie !

Franchement le bon moment pour envisager une migration


GNU/Linux non ?
Microsoft installe une extension Firefox
sans le consentement de l’utilisateur
Microsoft Installs Firefox Add-ons Sans User Consent

Michael Klurfeld – 30 mai 2009 – TechGeist


(Traduction Framalang : Olivier)

Chez Techgeist on apprécie pas trop quand les logiciels


interfèrent avec d’autres logiciels sans demander la
permission. Et C’est pire encore quand c’est le système
d’exploitation qui s’en mêle.

Du coup on est bien remonté contre Microsoft là. En effet, en


déployant un service pack pour le framework .Net, une mise à
jour jugée critique et proposée automatiquement par Windows
Update, Microsoft prend aussi la liberté d’installer le .Net
Framework Assistant, une extension pour Firefox.

Tout d’abord, honte à vous Microsoft de vous en prendre à


Firefox. Le simple fait de s’en prendre à n’importe quel
logiciel est déjà un fait grave en soi, mais se débrouiller
pour dégrader un navigateur, un marché sur lequel Microsoft
perd peu à peu pied, est clairement un coup sous la ceinture.
Ne disposant pas de tous les éléments, je ne peux pas me
prononcer sur les intentions de Microsoft. Mais par contre,
les logiciels qui s’installent en douce, sans la permission de
l’utilisateur, j’appelle cela des logiciels malveillants.

Mais ce n’est pas tout. Non seulement avec cette extension


Firefox hérite de vulnérabilités propres à Internet Explorer,
mais la désinstaller relève du parcours du combattant. Vous
pouvez la désactiver d’un clic. Mais malheureusement le bouton
Désinstaller est grisé et inactif. Le seul moyen que j’ai
trouvé pour m’en débarrasser est de modifier la base de
registre (voici un guide des étapes à suivre).

Vraiment, Microsoft ? C’est ça que vous appelez jouer


gentiment pour se faire apprécier des petits enfants ?

Firefox lorgne-t-il du côté


de Facebook et
réciproquement ?
Navigateurs et réseaux sociaux vont-
ils à l’avenir tant et si bien se
rapprocher l’un de l’autre qu’on
finira par les confondre ?

C’est l’hypothèse émise par Marshall Kirkpatrick qui n’hésite


pas à mettre Firefox et Facebook en concurrence, en observant
attentivemet les évolutions et innovations récentes de ces

deux figures emblématiques du Web[1].

Firefox pourrait bien être un sérieux


concurrent pour Facebook
Firefox Could Be the Real Facebook Challenger

Marshall Kirkpatrick – 5 mai 2009 – ReadWriteWeb


(Traduction Framalang : Goofy, Poupoul2, Tyah)

Firefox ne comptabilise pas le nombre de ses utilisateurs,


mais Asa Dotzler, le responsable chargé du développement de la
communauté Mozilla, a déclaré aujourd’hui que la Fondation
estime à 270 millions le nombre d’usagers du navigateur. C’est
35% de plus que le nombre d’utilisateurs enregistrés sur
Facebook (200 millions) et presque trois fois plus que le
nombre de gens qui se connectent, selon Facebook, chaque jour
sur ce réseau social (100 millions).

Pourquoi comparer le nombre d’utilisateurs d’un navigateur et


d’un réseau social ? Parce que tout porte à croire que les
deux technologies vont converger à court terme. Voici pourquoi
nous pensons que Firefox devrait être le concurrent le plus
sérieux de Facebook.

Ces estimations chiffrées pour Firefox sont bien prudentes.


Lee Mathew de DownloadSquad estime que le véritable nombre
d’utilisateurs de Firefox pourrait être plus proche de 340
millions. C’est trois fois et demie plus que le nombre
revendiqué par Facebook de gens connectés quotidiennement à
son réseau.

Ce ne sont pourtant pas des choses si différentes

Sans pouvoir être sûrs qu’il a raison de prédire que Google


l’emportera sur Firefox, nous trouvons que Jeremiah Owyang de
Forrester propose une perspective très convaincante sur
l’avenir des navigateurs et des réseaux sociaux dans son
excellent rapport sur le Futur du Web social.

«… pour tenter d’étendre la diffusion de son nouveau


navigateur, Chrome, nous nous attendons à ce que Google adopte
OpenId et ses connexions associées pour son navigateur ; on
peut compter sur Firefox et finalement sur Internet Explorer
pour copier cette fonctionnalité. Facebook et Myspace vont
probablement élaborer aussi des systèmes pour permettre à
leurs utilisateurs de naviguer sur le Web depuis une session
Facebook, en conservant le réseau social. Ces passerelles ne
seront pas parfaites, mais elles permettront aux réseaux
sociaux de coloniser des communautés et d’autres secteurs du
Web, en étendant leur champ de découverte à d’autres sites,
grâce à leur identifiant partagé. Résultat, d’ici deux ans,
les identités nomades seront partout présentes en ligne,
lorsque le système sera arrivé à maturité. »

Il est logique de déduire de cette analyse que la frontière


entre navigateurs et réseaux sociaux sera de plus en plus
mince, et que ces deux sortes de logiciels vont très
probablement entrer en compétition.

Le navigateur comme réseau social, le réseau


social comme navigateur
Dans quelques mois et non dans quelques années, le navigateur
Firefox aura vraisemblablement une allure très très
différente. La Fondation doit se dépêcher d’innover plus
encore qu’on ne peut l’imaginer, maintenant que sa principale
source de revenus (Google) a lancé son propre navigateur.
Firefox tout comme Facebook doivent sûrement déjà travailler
dur à imaginer de nouveaux modèles générateurs de ressources
publicitaires – ils en sont tous deux dépendants, mais aucun
ne peut les considérer comme garanties.

Il y a trois semaines nous avons écrit un billet sur les


projets de la Fondation pour qu’on puisse utiliser les lignes
de commande d’Ubiquity dans la barre d’adresse. Ce qui
signifie que vos applications seront accessibles et gérables
depuis votre navigateur.

Si Facebook tend à se comporter de plus en plus comme un


système d’exploitation avec sa plateforme d’applications,
c’est aussi le cas pour Firefox – qui a en outre l’avantage de
donner accès aux applications sur le bureau, sur le Web, et
via des RIA (NdT : Rich Internet Application). Facebook a
lancé sa propre interface Web la semaine dernière et nous
serions prêts à parier qu’il ressemblera de plus en plus à un
navigateur dans un futur proche, mais Firefox a une énorme
avance dans ce domaine.

Facebook dispose déjà de pages de cadres pour les liens


partagés via le site, ce qui maintient la navigation dans la
sphère de Facebook. il n’est pas difficile d’imaginer une
barre de recherche placée dans ce cadre.

Dans le billet consacré à Ubiquity, nous avons aussi mentionné


les expérimentations de l’équipe chargée de l’ergonomie de
Firefox. Il s’agirait de remplacer les onglets par une
interface qui ressemble beaucoup à celle de iTunes.

Exactement comme le fait iTunes avec les listes de lecture,


c’est-à-dire en organisant le contenu par type et catégorie,
Firefox peut commencer à offrir d’autres façons d’organiser
des informations que l’on consomme passivement en naviguant.
Il y a deux semaines nous parlions des propositions du
responsable du design chez Firefox, Alex Faaborg : comment
capturer les évènements, la localisation et d’autres
informations de microformat et les fournir en coordination
avec d’autres applications comme Google Earth et le
calendrier.

Est-ce que Facebook aimerait tirer profit des données qu’il


collecte pendant que vous parcourez le Web dans tous les
sens ? N’ayez aucun doute là-dessus, c’est bien un des
objectifs cachés derrière le célèbre Facebook Connect. Cette
fonctionnalité exige que les utilisateurs donnent à Facebook
leur permission à chaque fois qu’ils souhaitent connecter ce
réseau social avec la poignée de pages qui supportent ce
système d’identification. Firefox a un avantage important sur
ce point, car il dispose de facto de l’autorisation de ses
utilisateurs pour interagir avec les données de toutes les
pages que nous parcourons avec le navigateur. Facebook ne va
pas tarder à vouloir en faire autant.

Firefox tel que le conçoit Faaborg est un concurrent en pole


position en termes d’identification comme de nomadisme des
données (tout à fait comme le prédisait Owyang plus haut).
Tout ce qu’il reste à faire à Firefox c’est d’offrir une
messagerie entre ses utilisateurs et un fil de nouvelles
branché sur toutes leurs activités déjà existantes sur leur
réseau social. Firefox pourrait utiliser Facebook Connect,
pour commencer. Comment Facebook pourrait-il rivaliser avec un
logiciel social qui permet de démultiplier les identités
virtuelles (vos collègues/amis percevant différentes facettes
de vous-même) et de s’affranchir des limites bien nettes des
réseaux sociaux ordinaires ? Voilà des approches que Facebook
devrait sans doute bientôt adopter lui aussi.

Pour couronner le tout, Firefox se bat férocement sur le front


du mobile. C’est un secteur sur lequel Facebook a déjà une
sérieuse option. Ce sera bientôt un champ de bataille crucial
pour les deux entreprises.

Un autre énorme avantage de Facebook est d’avoir une équipe


dont les compétences en conception de logiciel foncièrement
social ne sont plus à prouver. C’est moins le cas pour
Firefox, dont les développeurs et l’écosystème de
développement prennent appui sur le navigateur comme outil
personnel.

Pensez-y deux minutes, pourtant. Ajoutez la messagerie, des


profils publics et des flux d’activités à Firefox et on peut
imaginer que la mayonnaise prenne – aucun problème. Firefox
pourrait parvenir, ou non, à diffuser ce genre d’idées auprès
de tous ses usagers, mais ses chances sont plutôt bonnes, et
le navigateur devenu réseau social a davantage d’utilisateurs
actifs que le réseau social qui se mue en navigateur.

Notes
[1] Crédit photo : Ed Yourdon (Creative Commons By-Sa)
Démo Firefox 3.5 : le Rich
Media collaboratif
La sortie de Firefox 3.5 approche à
grands pas. Les nouveautés au rendez-
vous seront nombreuses (TraceMonkey,
Canvas, CSS3, etc). Parmi ces
dernières, on notera le fait de
pouvoir afficher des vidéos
directement dans le navigateur, sans
avoir besoin d’utiliser de plugins
propriétaires comme Flash. Bref, plein de bonnes nouvelles en
perspective.

Là où cela devient encore plus intéressant, c’est lorsque l’on


commence à mixer ces technologies. Ainsi, l’ami Paul Rouget
avait déjà démontré qu’on pouvait mixer la vidéo avec
Javascript (cobaye : Delphine), avec Canvas (cobaye :
William), avec CSS3 (cobaye : Tristan). N’hésitez pas à
télécharger Firefox 3.1/3.5 (actuellement en bêta) pour tester
par vous même ces innovations qui, et c’est une excellente
nouvelle pour le logiciel libre, reposent entièrement sur des
technologies et des standards ouverts.

La dernière démo de Paul (cobaye : lui-même), bien planquée au


fond de son dossier de geek, m’a enthousiasmée.

Il s’agit tout simplement de rajouter des sous-titres sur une


vidéo. Techniquement, la démo parait moins impressionnante que
les autres, mais elle permet de donner un caractère concret à
ce qui relevait jusqu’à présent de la prouesse technologique.

D’abord, ces sous titres sont lus depuis un fichier texte on


ne peut plus basique (Paul a retenu le format ouvert de sous-
titres SRT, mais il aurait pu en choisir un autre), traités en
Javascript, et affichés par dessus la vidéo. Les sous-titres
ne sont pas incrustés, mais bien affichés au-dessus de la
vidéo, tout en restant synchronisés avec celle-ci !

Ensuite, les sous-titres peuvent utiliser le HTML+CSS. Cela


signifie qu’on peut y intégrer la police de son choix, des
images, des liens hypertextes, etc. juste en modifiant le
contenu (HTML) ou les CSS (mise en forme).

Enfin, puisqu’il s’agit de fichiers textes, on a besoin que


d’une seule vidéo (sans sous-titres) et on peut donc passer
d’une langue à l’autre à l’autre sans avoir besoin de
recharger la vidéo (ni d’y réincruster les sous-titres, ce
sont les amateurs de fansubs qui vont être contents). : Je
vous laisse voir la démonstration originale (Firefox 3.1
obligatoire), ou regarder la vidéo ci-dessous.

—> La vidéo au format webm

Les perspectives de ces « vidéos enrichies » me semblent


vraiment intéressantes. Parmi celles-ci, les esprits chagrins
me citeront la possibilité d’insérer de la publicité
dynamiques avec images et liens (y a un business les gars,
foncez !), mais aussi un accès plus simple et plus ouvert a
des technologies jusque là complexes ou lourdes à mettre en
oeuvre.

Par exemple, dans l’éducation, la question du Rich Media est


récurrente depuis des années, mais le SMIL n’a jamais vraiment
perçé (même dans sa version 2). Là, il sera vraiment très
simple de synchroniser une vidéo (de l’enseignant, par
exemple) associée à des documents (graphiques, par exemple),
le tout éventuellement sous-titré ou avec une explication avec
texte et liens hypertextes sous la vidéo.

Enfin, en se basant sur des standards ouverts, Mozilla ouvre


aussi la porte au travail communautaire. Ainsi, dans la
démonstration ci-dessus, je termine par un exemple de sous-
titrage collaboratif. En effet, si le fichier texte contenant
les sous-titres est dans un fichier local, alors ce dernier
pourrait très bien se trouver dans un wiki distant ! J’ai donc
modifié (très) légèrement l’exemple de Paul Rouget, en

pointant vers une page de wiki[1]. Lorsque cette dernière est


modifiée, les sous-titres le sont immédiatement. Par
conséquent, et sans avoir de boule de cristal, je pense que
l’on tient là un excellent moyen d’avoir des sous-titres
pouvant être créés, modifiés, corrigés ou traduits par des
non-informaticiens ou non-vidéastes. Parmi les premiers à en
profiter, on pourra sans doute compter sur Wikipedia, dont le
projet Commons contient déjà de nombreuses vidéos libres
prêtes à être intégrée dans Firefox 3.5 (ou tout autre
navigateur implémentant ces standards ouverts).

Firefox, à vous d’inventer le web qui va avec !

Paul, je te devais déjà une Chouffe, tu viens de doubler ton


score

Notes
[1] Au lieu d’un fichier .srt, j’ai utilisé un petit fichier
PHP qui va lire le contenu de la page du Wiki, élimine le
superflu pour ne garder que la partie sous-titre.

S’accommoder ou renoncer à
Internet Explorer ?
Ce dessin de Martin Vidberg illustre bien la situation
actuelle des navigateurs. En effet si Internet Explorer ne
s’était pas retrouvé d’office dans tous les ordinateurs sous
Windows (obligeant toute substitution à un acte engagé de
téléchargement), nous n’en serions pas là.

Non, ce n’est pas forcément en cliquant sur le gros E bleu de


mon bureau que je vais accéder au réseau. Et oui, commençons
(avant de voir plus loin) par éradiquer ce cancer du Net que
constitue la version 6 du navigateur de Microsoft, qui fit
perdre tant de temps et d’argent aux créateurs de sites web du
monde entier.

Vous trouverez ci-dessous le témoignage d’un webdesigner, qui


ne souhaite plus se faire de cheveux blancs, et qui,
constatant la poussée salutaire de la concurrence, a décidé
désormais de passer outre et d’ignorer IE.

Et si c’était au tour des utilisateurs de s’adapter, en


prenant 5 minutes de leur temps pour installer une
alternative ?

Internet Explorer : un casse-tête pour


les designers Web
Internet Explorer Is To Web Standards What Ebonics Is To
Standard English

Chris Berry – 18 avril 2009 – Blog


(Traduction Framalang : Balzane, Goofy et Olivier)

Chaque fois que je m’engage dans un nouveau projet de design


de site Web, je constate l’impact négatif de Microsoft
Internet Explorer. Comme je l’ai déjà dit, je ne réponds pas
au cliché du casseur de Microsoft typique, et j’estime que
l’augmentation constante de la productivité durant les 20
dernières années est pour une grande part à mettre au crédit
de l’universalité de leur système d’exploitation et des
logiciels Office. Ceux qui se souviennent de l’époque qui a
précédé MS-DOS et Microsoft Office se rappelleront l’absence
totale de standard qui rendait virtuellement impossible
l’échange de documents avec quiconque n’utilisait pas le même
système que vous. Je maintiens que leur monopole dans ce
domaine a produit des effets bénéfiques pour tous.

À l’inverse, leur domination sur le marché des navigateurs Web


a eu un impact manifestement négatif. Bill Gates reconnaît
volontiers que son manque de flair vis-à-vis du développement
d’Internet au début des années 90 fut l’une de ses plus
grandes erreurs stratégiques. Pour compenser son arrivée
relativement tardive sur ce secteur, la société a utilisé sa
position monopolistique sur les systèmes d’exploitation pour
modeler l’évolution d’Internet selon sa propre volonté. En
l’absence de standard universellement accepté à l’origine,
Microsoft a développé un navigateur qui tentait d’imposer au
Web un fonctionnement identique à celui de n’importe quel
autre produit Microsoft. Près de 15 ans plus tard, malgré le
développement de standards Web largement reconnus, Microsoft
n’a pas encore complètement abandonné cette approche.
Aujourd’hui, Internet Explorer reste aux standards Web ce que
le langage SMS est à l’orthographe.

La fourniture systématique des premières versions d’Internet


Explorer avec le système d’exploitation Windows a assuré à
Microsoft une acceptation quasi universelle de son produit,
malgré ses limitations manifestes. Suivant les statistiques
auxquelles vous vous fiez, de 2002 à 2004 Internet Explorer
représentait entre 85 et 95 % de l’ensemble du trafic web. En
conséquence, les webdesigners n’avaient pas d’autre solution
que d’adapter leurs sites aux comportements propres aux
navigateurs Microsoft.

Depuis 1994, le Worldwide Web Consortium (W3C) a travaillé à


la mise en place de standards Web universellement reconnus et
à empêcher de nouvelles implémentations de technologies
propriétaires. Selon leur site Web :

Pour que le Web atteigne son plein potentiel, les


technologies Web les plus fondamentales doivent être
compatibles entre elles et fonctionner avec n’importe quel
matériel et logiciel utilisé pour accéder au Web. Cet
objectif est appelé au W3C « l’interopérabilité du Web ». En
publiant des standards ouverts (non propriétaires) pour les
langages et les protocoles du Web, le W3C ambitionne d’éviter
la fragmentation du marché et la balkanisation du Web.

Bien que Microsoft soit membre du W3C, ils ont continué à


proposer des produits qui ne remplissent que partiellement cet
objectif capital.

Fort heureusement, la domination d’Internet Explorer sur le


marché des navigateurs a considérablement diminué ces
dernières années, et des navigateurs respectueux des standards
comme Mozilla Firefox bénéficient d’une adoption large et
rapide. Là encore les statistiques présentent des écarts
considérables, mais selon les chiffres du W3C Schools, Firefox
représente maintenant 46,5 % du trafic Web, à comparer aux
43,5 % que représentent les différentes versions d’Internet
Explorer : IE6, IE7 et le dernier sorti IE8. Les utilisateurs
avancés disposent maintenant d’un large choix de navigateurs
respectueux des standards et, cumulés, Firefox, Google Chrome,
Opera et Safari représentent maintenant 56,1% des navigateurs
Web. Un pas de géant dans la bonne direction.

Hélas, 17 % des utilisateurs du Web font toujours confiance à


Internet Explorer 6, un navigateur datant d’octobre 2001.
Combien d’entre nous portent encore les mêmes vêtements ou
regardent les mêmes émissions télés qu’il y a huit ans ? C’est
l’année où on a découvert Loft Story et le Maillon Faible. Ces
émissions sont apparues, puis ont disparu, mais IE6 lui est
toujours parmi nous aujourd’hui. En matière d’espérance de
vie, nos années passent encore plus vite pour un logiciel que
pour un chien, mais pour diverses raisons IE6 refuse de
mourir.

À l’exception des webdesigners et des experts en sécurité, la


plupart des gens ne sont pas conscients des limitations
importantes d’IE6 ou plus récemment d’IE7. Ils ne comprennent
pas combien d’heures et de ressources sont gaspillées avant
qu’un site au rendu parfait sous un navigateur conforme aux
standards fonctionne aussi sous Internet Explorer. Jusqu’à
récemment, bricoler avec les limitations de ces navigateurs
était considéré comme un mal nécessaire et peu de designers
acceptaient de publier un site si son affichage dans ces
navigateurs imparfaits et obsolètes conduisait à une mise en
page dégradée.

Compte tenu de la part de marché grandissante des navigateurs


respectueux des standards, quelques designers hardis font
évoluer leurs habitudes. Cela n’a aucun sens de passer
d’innombrables heures à inventer des bidouilles inélégantes et
des solutions de rechange disgracieuses pour s’adapter à des
utilisateurs qui se cramponnent obstinément à une technologie
obsolète. D’un point de vue commercial, il peut être difficile
de résister à un client qui insiste pour que son site soit
rétrocompatible avec une technologie préhistorique, mais il
faut au moins le rendre conscient des coûts supplémentaires
importants induits par son exigence.

Selon l’avis de certains, les designers passent autant de


temps à obtenir un rendu correct d’un site dans IE qu’à créer
le design original. Ceci constitue clairement un gâchis de
temps et d’énergie phénoménal et représente une charge
financière énorme dont les clients ont rarement conscience. Il
faudrait au minimum leur expliquer ouvertement qu’assurer la
rétrocompatibilité de leur site avec des navigateurs obsolètes
reviendra sensiblement plus cher que la création d’un site
conforme aux standards. Tant que les clients ne seront pas au
courant que leurs exigences impliquent un tarif très élevé,
les utilisateurs d’IE resteront inconscients des problèmes
qu’ils causent.

Refuser purement et simplement de prendre en charge les


navigateurs non conforme serait plus facile, mais cela ne
constitue pas une solution réaliste. Nous pouvons agir pour
sensibiliser les internautes néophytes à la nature et à
l’étendue des problèmes qu’ils causent. Après avoir créé ce
nouveau thème pour mon site, j’ai décidé de ne faire aucune
modification pour les utilisateurs d’Internet Explorer. Si
vous visitez ce site avec un navigateur respectueux des
standards, son rendu sera exactement celui voulu. Si vous
utilisez Internet Explorer, la mise en page sera dégradée. Les
utilisateurs d’IE7 constateront entre autres qu’en arrière-
plan les images et les couleurs ne sont pas assorties, que les
boîtes de commentaires ne sont pas alignées avec la marge
gauche. Si vous survolez les numéros de pages en bas de
l’écran dans IE, vous allez probablement voir leur position
sauter de 15 ou 20 pixels. Si vous regardez la page d’accueil
ou l’une des pages d’archives, vous allez remarquer des
espaces vides supplémentaires entre chaque extrait des
billets. Ce sont juste quelques-uns des défauts que j’ai
constatés jusqu’ici avec IE7, et je ne me suis même pas
préoccupé d’afficher le site dans IE6. Je suppose que c’est
bien pire.

Si vous voulez contribuer à débarrasser le monde des


navigateurs non respectueux des standards, vous pouvez
afficher le logo Bring Down IE6 (NdT : Meurs, IE6 !).
Procurez-vous le vôtre dès aujourd’hui sur Bring Down IE6.com.

Aux développeurs de logiciels


libres l’État de New York
reconnaissant
Dans un billet précédent nous évoquions une
éventuelle journée commémorative rendant
hommage aux développeurs de logiciels libres
à qui nous devons tant.

Voilà que l’État de New York [ 1 ] , qui s’avoue lui-même


utilisateur pleinement satisfait de logiciels libres, propose
une déduction fiscale pour les développeurs individuels (qui
ne codent pas sur le temps de travail en entreprise). Les
sommes en jeu ne sont mirifiques mais cette initiative n’en
possède pas moins une belle portée symbolique, d’autant qu’à
notre connaissance c’est la première du genre.
Une manière simple, pratique et… élégante pour une institution
publique de témoigner de sa gratitude en incitant par là-même
les développeurs à poursuivre leur si précieux travail.

New York : déduction d’impôts pour les


développeurs Open Source ?
New York: Tax break for open source developers?

Djwm – 8 mars 2009 – Heise Media


(Traduction Framalang : Goofy)

Un projet de loi de l’assemblée de l’État de New York propose


de donner aux développeurs Open Source la possibilité de
déduire de leurs impôts 20 pour cent de leurs dépenses de
développement, jusqu’à un plafond de 200 $.

Le résumé du projet de loi explique que l’Assemblée de New


York a considérablement réduit ses dépenses en utilisant des
logiciels Open Source tels que « Mozilla pour la messagerie,
Firefox pour la navigation sur le Web et WebCal pour les
agendas électroniques ».

Selon les dépositaires du projet de loi, une quantité notable


de logiciels Open Source sont développés par des bénévoles
isolés, chez eux, et – contrairement aux entreprises et aux
développeurs qui sont leur propre patron – ils ne bénéficient
pas de déductions fiscales pour leurs coûts de développement.
Le projet de loi envisage d’y remédier en donnant une
incitation au développement de l’Open Source. Le crédit
d’impôt proposé s’appliquera seulement aux dépenses
personnelles, telles que les frais d’hébergement sur un
serveur, les achats de matériels ou la formation.

Notes
[1] Crédit photo : Oquendo (Creative Commons By)
Plus de 100 vidéos autour du
Libre avec Framatube et
Blip.tv
Framatube, contraction pas forcément
heureuse mais en tout cas signifiante
de Framasoft et YouTube, a récemment
franchi le cap symbolique des 100
vidéos (104 pour être précis), presque
toutes en français ou sous-titrées,
offrant par là-même un catalogue
« spécialisé » qui pourra être utile à toute personne
souhaitant s’informer et diffuser la « culture » et « l’état
d’esprit » du logiciel libre, pris au sens large (et nébuleux)
du terme.

Bien que toujours considéré en version bêta, nous le faisons


aujourd’hui « sortir de l’ombre » pour vous le présenter plus

en détail[1].

En version courte et flash


Si vous êtes un lecteur ou un webmaster pressé, et que le
format flash ne vous fait pas peur, vous pouvez tout de suite
visiter cette page pour avoir l’occasion de toutes les
visionner d’un coup à même notre lecteur embarqué (dont vous
obtiendrez le code pour en faire de même sur votre propre site
si d’aventure vous le souhaitiez). Vous pouvez également
sauter tout notre « inutile verbiage » pour accéder
directement à une petite sélection bien sentie de ce que l’on
pourrait tout aussi improprement qualifier de « Web TV du
Libre » du réseau Framasoft.
Mais, comme nous le verrons ci-après, il est aussi possible
(et conseillé) de se rendre sur notre compte hébergé par
blip.tv.

Le choix blip.tv
À l’origine il s’agissait de stocker et d’archiver les vidéos
présentées sur le Framablog. On avait commencé par les
héberger sur nos propres serveurs mais par souci de charge (et
d’économie de moyens) on a préféré externaliser le service en
ouvrant donc un compte sur la plate-forme blip.tv.

Soit dit en passant ce point de départ explique également le


caractère quelque peu éclectique de la sélection. Il n’y a pas
eu volonté méthodique de référencer toutes les vidéos évoquant
le logiciel libre francophone. Cela s’est fait petit à petit
en fonction des sujets mis en ligne sur le blog.

Toujours est-il que pourquoi blip.tv et non pas YouTube ou


Dailymotion ?

Pour plusieurs raisons à cela.

Blip.tv reconnait et sait convertir le format libre Ogg


Theora, on peut donc uploader directement dans ce
format.
Au delà du streaming en flash, blip.tv propose
explicitement le téléchargement, non seulement au format
flash (.flv) mais aussi au format d’origine, donc pour
ce qui nous concerne le Ogg. Ceci permet aux visiteurs
qui ne possèdent pas le plugin flash de ne pas être
pénalisés.
Blip.tv fait mention explicite de la licence des vidéos
(lorsque l’on met en ligne une vidéo, il est en effet
proposé un champ spécifique où figure par exemple toute
la panoplie des Creative Commons).

À ma connaissance, tout ceci est absent des YouTube et autres


Dailymotion. Même si l’un (voir ce billet) comme l’autre (site
en Ogg dédié au projet OLPC) ont fait quelques progrès
récemment. Le plus choquant restant l’absence de mention des
licences qu’il aurait été facile d’inclure mais qui aurait
alors posé quelques cas de conscience aux utilisateurs, quitte
à ce qu’ils choisissent finalement de ne pas uploader la vidéo
(ceci expliquant donc cela et aboutissant au fait qu’on trouve
un nombre hallucinant de vidéos diffusées illégalement sur ces
plate-formes).

Et puis il y a aussi tout ce qui tourne autour de quelque


chose que l’on pourrait appeler la confiance. Les « Termes de
services » contractés en vous inscrivant à la plate-forme sont
plutôt clairs chez blip.tv (voir plus bas) et plutôt confus
chez les autres (et je ne vous parle même pas des affres
actuelles des utilisateurs, quelque part un peu naïfs, de
Facebook). YouTube a ainsi récemment, et sans crier gare, fait
apparaitre un moteur de recherche interne à même son lecteur
embarqué (quand on passe la souris dessus, c’est très pénible
à l’usage). Cela reste gentillet mais que se passera-t-il si
un jour ils décident de mettre quelques secondes de pub au
démarrage ? Ce sera assurément le pactole avec toutes les
vidéos YouTube qui traînent sur des millions de blogs (et,
même si ce n’est pas très « courtois » ce genre de petites
manipulations doit être certainement prévues dans le « contrat
que personne ne lit »). J’ajoute que sur blip.tv, on ne vient
pas nous dire « Essayez YouTube dans un autre navigateur Web,
téléchargez Google Chrome ».

Sur blip.tv, on lit plutôt ceci :

Nous croyons que le fruit de votre dur travail doit vous


appartenir. Quand vous mettez en ligne sur blip.tv vous nous
donnez le droit de distribuer votre vidéo tant que vous ne
choisissez pas de la supprimer de notre système. Vous n’avez
à nous céder aucun droit d’exclusivité, et nous ne vendrons
pas votre œuvre, ni ne ferons de la publicité pour celle-ci
sans votre autorisation expresse.
Mais surtout cela :

Nous sommes des adeptes convaincus des licences copyleft,


telle que Creative Commons les propose. Nous incitons tout le
monde à examiner les licences Creative Commons et à les
adopter. Chaque vidéo publiée sous licence copyleft enrichit
la création collective de façon significative.

Nous vivons à une époque que les historiens qualifieront de


démocratisation de l’expression. Tandis qu’autrefois la
production et la diffusion des médias étaient concentrées en
quelques mains, maintenant elles sont partout : chacun peut
proposer un spectacle, une ressource éducative, une
expertise. Les contraintes traditionnelles imposées par les
coûts de production élevés et la distribution restreinte
n’existent plus : maintenant n’importe qui disposant d’une
caméra et d’un ordinateur peut produire du contenu vidéo, la
seule contrainte est celle qu’imposent les limites de la
créativité humaine. Les utilisateurs de blip.tv ont démontré
que de telles limites n’existaient pas.

Nous pensons que la libération des moyens de production est


une des des choses les plus importantes qui soit arrivée dans
l’histoire récente. Elle permet à tout le monde de créer la
prochaine comédie géniale, de partager la réalité de la vie
quotidienne par-delà les différences culturelles, d’échanger
des points de vue politiques et des ressources éducatives.
C’est une très bonne chose, et nous nous consacrons à élargir
encore cette démocratisation d’une façon qui respecte
toujours les droits à la propriété intellectuelle, sur une
plateforme où chacun puisse se sentir à l’aise.

Nous sommes pour une nouvelle économie de l’abondance. Il


n’est plus dans l’intérêt de quiconque de mettre des chaînes
aux médias, de les attacher à un site Web particulier, ou
d’être pieds et poings liés à des métadonnées. Nous ne
construisons pas un jardin entouré de murailles, nous
travaillons activement à faire tomber les murailles pour
permettre la libération et le partage ouvert des médias et
des contenus des médias sur le Web.

À comparer avec la philosophie générale de la prochaine loi


« Internet et Création »…

Merci pour eux donc. J’aurais pu aussi évoquer le fait qu’avec


blip.tv vous pouvez dans le même mouvement uploader chez eux
mais aussi sur le beau projet qu’est Internet Archive, mais,
bon, j’arrête là, on pourrait croire que je suis un VRP de
blip.tv

Framatube chez blipt.tv : petit mode d’emploi


illustré
Comme cela a été mentionné plus haut, vous pouvez lire les
vidéos ou les embarquer via notre lecteur flash disponible sur
cette page. Mais se rendre directement sur notre compte
blip.tv et y feuilleter le catalogue offre plus d’informations
et d’options.

Voici comment se présente une page vidéo sur notre compte


blip.tv. Il s’agit en l’occurrence du récent clip Firefox in
Motion (découvert of course chez Tristan Nitot).
On notera que l’on peut donc embarquer les vidéos une par une
plutôt que la « télévision » entière.

Simple et pratique. Sans oublier que vous pouvez vous abonner


au flux Framatube de différentes façons :

Flux Framatube RSS classique


Flux Framatube pour le lecteur libre Miro
Flux Framatube pour (aïe, pas taper) iTunes

Firefox 3.1 et sa nouvelle balise vidéo


Nous avons évoqué la prochaine version de Firefox, que nous
attendons en version stable avec impatience, dans deux récents
billets : Quand Mozilla participe à la libération de la vidéo
et Building the world we want, not the one we have.

Retenons que nous pourrons alors lire les vidéos au format Ogg
directement dans Firefox sans avoir besoin du moindre plugin.
Il suffira, pour le webmaster, d’insérer quelque chose qui
ressemblera, en version minimaliste, au code (en HTML 5)
suivant :

<video> <source
src="http://framasoft.blip.tv/ma-super-video.ogg"></source>
</video>

(Pour de plus amples informations lire par exemple ce billet


de Laurent Jouanneau)

Autrement dit, toutes « nos » vidéos disponibles au format Ogg


sur blip.tv pourront être reprises directement par les autres
sites, sans passer par la case flash et sans nécessiter de
téléchargement pour le visiteur sous Firefox 3.1. Plutôt
intéressant non ! Imaginez-vous par exemple, muni de votre
Framakey et sa version portable de Firefox 3.1, montrant à
votre assistance médusée quelques vidéos issues de Framatube
se lançant directement depuis la navigateur, ça peut faire son
petit effet…

Intérêt de Framatube
Outre l’avantage pour ce blog, et par extension pour tout le
réseau de sites et de projets Framasoft, de proposer des
vidéos qui ne tirent pas sur ses serveurs (mais sur celui de
blip.tv), il n’est pas forcément inintéressant d’avoir ainsi
centralisé de nombreuses ressources vidéos francophones autour
du logiciel libre (ressources que nous comptons bien continuer
à mettre à jour, voir plus bas le paragraphe qui invite à y
participer avec nous).

Le visiteur y trouvera matière à s’informer et se tenir


au courant de l’actualité francophone en la matière
(s’abonner au flux RSS peut être alors judicieux).
Le webmaster y puisera les vidéos de son choix dans le
format de son choix et participera ainsi à la diffusion
du contenu de Framatube, c’est-à-dire « le logiciel
libre et son état d’esprit ».
Le « conférencier » y cherchera quelques ressources pour
une intervention publique (pris au sens large, ça peut
être tout aussi bien un éducateur, un associatif sur un
stand, un atelier de LUG, un cinéma indépendant, etc.).

Il y aurait également un intérêt « sociologique », mais je


marche sur des œufs là, en frisant la condescendance. Mon
sentiment de prof, c’est que l’on se retrouve avec toute une
catégorie d’internautes, appelons-la « génération YouTube »,
qui lisent peu (ou en tout cas vite et surtout pas trop long)
mais consomment beaucoup de vidéos. Les mêmes, en gros, qui
passaient beaucoup de temps devant la télévision avant
l’avènement d’Internet. Il y a peut-être moyen ici d’arriver à
les toucher pour leur proposer ponctuellement autre chose que
les clips people et autres vidéogagueries à la chauffeur de
buzz pour les sensibiliser à « nos » problématiques de
libertés numériques (qui finissent par devenir des libertés
tout court).

Une petite sélection


Vous trouverez la liste de toutes les vidéos, non seulement
dans le player mais surtout sur notre compte blip.tv.

Dans la mesure où certaines vidéos n’ont pas pu, faute de


temps, être présentées ici, dans la mesure où certains
lecteurs du Framablog sont de nouveaux lecteurs (bienvenus,
l’abonnement au flux RSS fait office de carte de fidélité),
nous vous en proposons ci-dessous une petite sélection, bien
entendu non exhaustive, puisque comme cela a été dit nous
dépassons désormais la centaine.

Qu’il me soit permis de remercier vivement au passage le


travail de JosephK qui aura patiemment converti la quasi-
totalité des vidéos au format Ogg.

Conférences « ça, c’est du lourd ! »

Michel Serres – La révolution culturelle et cognitive


engendrée par les nouvelles technologies
Thierry Stœhr – Et les formats ouvœrts
Benjamin Bayart – Internet libre ou Minitel 2.0 ? Vous
ne l’avez pas encore vue ?
Richard Stallman – Parce qu’il faut bien en avoir vue au
moins une !
Eben Moglen – Le logiciel et la communauté (ma préférée,
vous ne l’avez pas encore vue ?)
Tim Morley – Espéranto et logiciel libre

Politique (ou apparenté)

[Obama et l’Open
Source|http://framatube.org/media/cnn-obama-et-lopensour
ce – Le modèle bottom-up et la référence au livre La
cathédrale et le bazar
Citation de Jacques Attali – Révélatrice ?
Michel Rocard – À propos de Ségolène et… des logiciels
libres !
Jérôme Relinger – PC et adjoint au Maire du 13e
arrondissement de Paris
François Bayrou – Sa pertinente et éloquente vision des
deux mondes

Communauté

Ubuntu – Christophe Sauthier, président de l’association


francophone
Linux à Perpignan – Un exemple exemplaire de diffusion
territoriale du logiciel libre

Free Culture

Curt Smith et les Creative Commons – Shout, shout, let


it all out
Lessazo – De la musique sous licence Art Libre
A Fair(y) Use Tale – Détournement de Disney
Festival Diffuz 2006 – On attend la suite avec
impatience
Trusted Computing – La confiance n’est toujours pas là
Musique et Creative Commons – Toujours d’actualité en
ces temps troubles d’Hadopi

Éducation

Les Creative Commons… – …expliquées à ma fille (ou à mon


oncle )
Stallman et éducation – Obligatoire à l’école ?
Estrémadure et Linux – Un reportage Euronews sur une
région pionnière
Logiciels libres et éducation – Par Jean-Pierre
Archambault (la première d’une série de 8 vidéos)

Vu à la télé

Le Québec contre Microsoft – Un reportage de Radio


Canada
Le Libre à Bamako – Un reportage France 24
Eee PC sous Linux – Le « test Jeanne-Marie » chez SVM TV
Solutions Linux 2008 – Un reportage LCI
OpenStreetMap – Un reportage France 3 Grenoble
OpenOffice.org – Dans l’émission On n’est pas que des
parents sur France 5
Vista et vente liée – Un reportage France 2
Vista mais aussi Linux – Un reportage de la RTBF
La gendarmerie française et OpenOffice.org – Reportage
de Sia Conseil

Pause publicitaire

Gerard Klein parraine le XO – De la pub pour la bonne


cause
Pub Linux – Pingouins volants – Un joli détournement de
la BBC
Fermez vos fenêtres ! – Une pub Extrem-Network
Fausse pub Linux – Peut-être la plus drôle !
Pub IBM Linux 2 – Du grand art marketing
Pub IBM Linux 1 – Idem
Les inclassables

Video Marta sur GNU/Linux – En italien dans le texte


Bravitude – Un inconscient chinois chez Microsoft
Paola – Etienne et moi – Séquence famille avec le groupe
de ma sœur
Le syndrome Bayrou – Que celui… lui jette la première
pierre
Eric S. Raymond – Le cauchemar dure et c’est tant
mieux !

Framasofteries

Pyg contre l’Empire – Mais qui se sent morveux ?


Framabook by aKa – Présentation télé du projet Framabook
aux RMLL 2008
La Framakey by Pyg – Présentation et évolution future
(et prometteuse) du projet
Pyg et Frédéric Couchet – Une intervention conjointe
APRIL Framasoft

Voilà, c’est déjà pas mal ! Et n’oubliez pas bien entendu de


vous rendre régulièrement sur les sites qui non plus diffusent
mais directement produisent des vidéos. Je pense par exemple
au dépôt de l’APRIL, à Kassandre, Ralamax ou encore Lprod (à
compléter dans les commentaires).

Participer au projet Framatube


Si vous trouvez ce projet un tant soit peu pertinent et utile,
vous êtes cordialement invité à vous joindre à nous. Nous
sommes toujours en sous-effectif chronique (et toujours
contents de faire de nouvelles rencontres). Pour ce faire il
suffit de nous envoyer un message.

Ce ne sont pas les besoins qui manquent en effet. Il


conviendrait d’abord d’améliorer les descriptions souvent trop
succinctes des vidéos (il manque ainsi presque
systématiquement pour le moment la mention de la source) mais
également d’exercer un travail de veille pour évaluer les
vidéos « candidates », sans oublier les éventuelles tâches
techniques de conversion, montage, etc.

Merci de votre attention, de votre éventuelle participation et


n’hésitez pas à nous proposer, dans les commentaires, des
vidéos non référencées susceptibles de venir grossir le rang
de notre canal (quitte à ce qu’elles ne soient pas en français
mais tellement intéressantes que ça vaille le coup de
déclencher la « procédure Framalang » de transcription,
traduction, sous-titrage).

Notes
[1] Crédit photo : La cola de mi perro (Creative Commons By)

Le jour où le Web refusa le


navigateur Internet Explorer
6
Mon titre est un peu accrocheur et
inexact mais il témoigne d’un
mouvement d’origine norvégienne de
ras-le-bol généralisé vis-à-vis
d’Internet Explorer 6, le navigateur
de Microsoft véritable cauchemar
vivant de tout webmaster un tant soit
peu respectueux des standards.

Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! C’est ce


que sont un peu en train de se dire un certain nombre de gros
sites norvégiens qui invitent les visiteurs malencontreusement
restés sur cette version de ce navigateur à soit passer à la
version 7 (bien), soit envisager d’autres alternatives telles

Firefox, Safari et Opera (mieux)[1].

Des sites norvégiens déclarent la guerre


à IE 6
Norwegian Websites Declare War on IE 6

Michael Calore – 19 février – Wired Blog


(Traduction Framalang : Simon Descarpentries)

Plusieurs importants sites web norvégiens ont lancé une


campagne de sensibilisation en direction des utilisateurs de
Microsoft Internet Explorer 6, les encourageant à mettre à
jour leur navigateur obsolète.

À l’origine de cette action, on trouve Finn.no, un site web


semblable à eBay, apparemment le plus gros site de vente et
d’achat d’occasions en Norvège, Finn étant le norvégien de
« trouver » (NdT: « Find » et anglais). Un peu plus tôt cette
semaine, Finn.no posta un avertissement sur son site à
l’intention des visiteurs utilisant IE6. La bannière, affichée
à droite, les presse d’abandonner IE6 et de passer à la
version suivante, Internet Explorer 7.

Bon nombre d’autres sites, tels que l’influent journal


hightech Digi.no ont rejoint la campagne, mais en élargissant
le terrain de jeu à d’autres navigateurs, suggérant aux
utilisateurs de passer soit à IE7 soit à une autre alternative
comme Firefox, Safari ou, bien sûr le navigateur norvégien
Opera.

Le phénomène est en train de s’étendre à d’autres pays.

Des sites en Suède, en Indonésie et en Australie se joignent


au mouvement. Le blogueur norvégien Peter Haza fait le
décompte des participants, et un wiki international, appelé
« IE6 – DO NOT WANT » (NdT : On n’en veut pas !) a été mis en
place pour garder la trace des actions navi-cides (tueuses de
navigateur). Il y a également un groupe sur Facebook.

Même Microsoft supporte la campagne. Le site norvégien


d’actualité « Teknisk Ukeblad » rapportait mercredi les
paroles suivantes d’Alveberg Isabella de Microsoft Norvège :
« Nous espérons bien sûr que nos utilisateurs nous suivent
avec Internet Explorer 7 ».

IE6, sorti en 2001, est le fléau des programmeurs web, des


designers, et des équipes de support de service web. Le
navigateur est bourré de bizarreries (NdT : non respect des
standards) qui le rendent incapable d’interpréter les pages de
la même manière que les autres navigateurs, et les webmestres
doivent donc toujours prévoir des exceptions pour s’adresser
aux utilisateurs d’IE6.

La plupart d’entre eux souhaiteraient simplement que ce


navigateur disparaisse, les libérant ainsi de son support. Les
chiffres varient d’un pays à l’autre, mais il reste entre 10%
et 20% d’internautes utilisant IE6 de par le monde, certains
par méconnaissance d’un meilleur navigateur, d’autres parce
que le logiciel leur est imposé par leur entreprise. Finn.no
note que 17% de ses utilisateurs utilisent IE6. De telles
proportions sont trop importantes à l’heure actuelle pour être
ignorées par les concepteurs de site web.

Cette protestation anti-IE6 se joue dans l’ombre de l’examen


de Microsoft par la commission européenne à la concurrence. La
commission, stimulée en décembre 2007 par la plainte d’Opera
Software, s’interroge sur les pratiques de Microsoft
consistant à livrer IE pré-installé avec Windows sur les
ordinateurs de bureau. La commission est en train de statuer
sur l’opportunité de forcer Microsoft et ses revendeurs
européens à offrir aux utilisateurs le choix d’installer un ou
plusieurs navigateurs, lors du premier démarrage d’une machine
fraîchement achetée.

Notes
[1] Crédit illustration : Schmorgluck (Creative Commons By-Sa)

Quand Mozilla participe à la


libération de la vidéo
Et si les vidéos en streaming Flash et
le casse-tête actuel des formats
(.mov, .wmv, .mpeg, .avi…) ne
constituaient qu’une parenthèse dans
l’histoire du multimédia numérique ?

Nous n’en sommes pas encore là (loin de là), mais merci à


Mozilla, en pleine cohérence avec son manifeste, de contribuer
grandement à tenter d’améliorer une situation qui évoluera
d’autant plus favorablement que nous, utilisateurs, serons

nombreux à lui emboiter le pas[1].

Et quelle satisfaction de voir Mozilla, Wikipédia et Xiph.org


(Ogg Theora/Vorbis) s’associer pour construire le monde que
nous voulons et non celui que nous avons !

Pourquoi libérer la vidéo ?


Why open video?

Christopher Blizzard – 26 janvier 2009


(Traduction FrenchMozilla : Goofy)

Chacun se rend bien compte que le Web ouvert devient de plus


en plus important dans nos relations avec les autres. Nos
applications, nos conversations et nos échanges tendent à se
passer en ligne, et Mozilla se trouve de plus en plus au cœur
même de ce phénomène, bien placée pour définir à la fois la
technologie sous-jacente et la pratique des usagers du Web.
C’est un rôle crucial, et c’est l’une des raisons pour
lesquelles il est important de nous comporter comme une
entreprise à but non-lucratif en pleine conscience de notre
mission et de notre impact.

En prenant un peu de recul, on se rend compte que l’arrivée du


Web ouvert comme plateforme technologique est un phénomène
dont l’histoire donne peu d’exemples. L’imprimerie nous a
permis de reproduire les connaissances facilement et à bas
prix. La télévision et la radio ont abaissé le coût de
diffusion des médias. Le Web a fait disparaître la
centralisation par de grands médias de masse, et chacun peut
maintenant produire et diffuser. Les coûts de reproduction, de
diffusion et d’interactivité par des commentaires sont devenus
presque négligeables.

Je pense quant à moi que c’est possible grâce aux choix


technologiques qui ont été faits dès les premières années de
l’évolution du Web. Des formats lisibles par l’être humain,
des applications simples fournies avec leur code source et la
possibilité pour chacun de publier et de créer. Il n’existait
pas en ces temps reculés de tours d’ivoire ni de développeurs
professionnels, aussi le processus de création devait-il être
simple. La technologie du Web exigeait d’avoir une forme
d’esprit très orientée vers la technique, mais vous n’aviez
pas besoin d’un long apprentissage pour vous lancer. Si l’on
ajoute à ça le principe du bout en bout avec Internet, et le
fait que le premier venu pouvait installer un serveur ou un
client, cela signifie que le Web n’a pas pris son envol grâce
au soutien de grands acteurs, mais est devenu une immense
ressource partagée, fondée sur les petits efforts de milliers
d’individus.

Il en est résulté une explosion générale de créativité et


d’investissements, depuis les simples particuliers jusqu’aux
plus grandes entreprises. Chacun peut avoir une impact et
chacun peut influencer la technologie du Web. Car quiconque
parle la lingua franca (NdT : un langage de communication,
comme le latin autrefois, ou l’anglais basique aujourd’hui) du
Web peut construire ses propres outils sans demander la
permission, vous pouvez trouver des outils pour faire
absolument tout vous voulez. C’est véritablement une place de
marché très animée.

Mais il existe une exception notable : la vidéo sur le Web.


Bien que les vidéos soient disponibles en ligne sur des sites
comme Youtube, elles ne bénéficient pas des caractéristiques
d’accessibilité au plus grand nombre qui ont assuré au Web sa
vitalité et sa diffusion. Et ça se voit. La centralisation a
entraîné quelques problèmes intéressants dont les symptômes
sont la censure après des violations de DMCA et la
concentration excessive du public sur un petit nombre de sites
qui ont les capacités et la technologie nécessaires pour
héberger des vidéos. Je crois que des problèmes comme ceux que
nous voyons autour de YouTube sont l’indice d’un problème bien
plus important, celui de l’absence de déconcentration comme de
compétition dans les technologies vidéos — ce qui est très
éloigné de tout ce qui existe sur le Web d’aujourd’hui.

Selon moi il existe deux choses qui peuvent aider à mener


cette décentralisation :

Il devrait être facile de comprendre comment passer d’un


format de document lisible par un ordinateur à un
contenu tel qu’il est présenté à l’utilisateur. Par
exemple, convertir un fichier HTML en document, un
fichier JPEG en image sur l’écran, ou pouvoir utiliser
le protocole HTTP pour télécharger un fichier.
Il doit être possible d’implémenter et de distribuer
cette technologie sans avoir à demander l’autorisation
ou la licence de quiconque. En termes concrets cela veut
dire qu’elle doit être disponible sans avoir à payer de
droits et sans documentation accablante.

Dans le monde de la vidéo, on trouve des formats qui


remplissent la première condition : certains formats sont bien
documentés, identifiés et même largement répandus. Mais bien
trop souvent ils sont soumis à des droits à payer à l’unité,
ou de lourds tributs dès le départ, si bien que la création de
contenus sous ces formats (pour les coder) est souvent chère
au point d’être prohibitive pour tous, si ce n’est pour des
firmes aux poches bien lestées et des startups les mieux
dorées sur tranche. Et il existe bien peu de formats vidéo qui
remplissent la seconde condition. Ce n’est pas ce genre de
décentralisation qui profite au Web. Ce serait plutôt
l’inverse.

Nous voilà donc dans cette histoire au moment où Mozilla joue


son rôle : voici ce que nous allons faire.

Dans Firefox 3.1, nous ajoutons la prise en charge


native du conteneur OGG avec les codecs audio et vidéo
Vorbis et Theora, pour la balise <video>. Il s’agit
d’une des rares associations de formats qui remplisse
les deux conditions ci-dessus. Ce ne sont pas des
formats parfaits, mais ils sont certainement d’une
qualité amplement suffisante pour l’usage de la vidéo
sur Internet de nos jours. Et ils vont aller en
s’améliorant.
Nous assurons également le développement de la vidéo
ouverte avec une subvention de 100 000 dollars qui sera
gérée par la fondation Wikimedia pour soutenir et
développer Theora. Vous pouvez espérer voir sortir de
grandes choses de ce financement. Et ce travail finira
par profiter tout autant à Firefox.
Encore une chose que nous pouvons accomplir : donner
pleinement droit de cité à la vidéo sur le Web. Cela
signifie que nous pouvons faire des choses avec la vidéo
et la faire interagir avec d’autres types de contenus
(SVG, Canvas, HTML) comme il était impossible de le
faire jusqu’à présent. Nous espérons qu’en libérant la
vidéo du carcan imposé par les plugins pour qu’elle
puisse jouer en harmonie avec le reste, nous pourrons
lancer une nouvelle vague de créativité autour de la
vidéo. J’en dirai plus long dans un autre billet.

Nous n’espérons pas qu’en faisant cela nous allons tout


changer du jour au lendemain. Loin de là — les changements de
cet ordre prennent du temps. Mais nous pouvons certainement
jouer notre rôle, du moins rendre possible le développement de
ce genre de phénomènes. Nous voulons voir émerger un marché de
la vidéo comme nous l’avons vu émerger pour le Web. Telle est
notre contribution pour lancer le mouvement.

Notes
[1] Crédit photo : Theilr (Creative Commons By-Sa)

VoD : l’interopérabilité
selon TF1
Ce billet d’humeur aurait pu
s’intituler « TF1 Vision : parcours du
combattant », ou « TF1 Vision /
Microsoft, descente aux enfers d’un
candide linuxien », et pour développer
je vais vous conter les déboires que
m’a valu mon addiction aux séries TV.

Plantons le décor. Je n’ai pas la télé et je ne regarde que


des DVDs, notamment des séries. Parmi ces séries, il y a LOST,
et récemment, j’ai découvert que la saison 5 était disponible
sur TF1 Vision, le site de vidéo à la demande (ou VoD) de TF1.
Enthousiaste, je me voyais déjà passer quelques soirées à me
repaître de vidéos. C’était sans compter sur les efforts
[1]
conjugués de TF1 et de Microsoft pour me mettre des bâtons
dans les roues…

L’autre soir, donc, je m’installe derrière mon PC dans l’idée


de télécharger deux épisodes de LOST. Le site de TF1 Vision
passe bien sous Ubuntu Hardy, malgré une architecture truffée
d’éléments en Flash, et l’inscription au service se déroule
sans accroc. Mais lorsqu’on arrive sur la page de
téléchargement, ça se gâte.

Un assistant de vérification de compatibilité m’annonce que


mon système d’exploitation n’est pas pris en charge :

1. Système d’exloitation : Votre système d’exploitation est


incompatible avec notre service. Nos contenus sont
accessibles sous Windows XP uniquement.
2. Navigateur Internet
3. Lecteur vidéo
4. Activation des cookies
Qu’ils n’aient pas pensé à GNU/Linux ne m’étonne guère, mais
qu’en est-il de Mac, qui est quand même en train de tailler de
sérieuses croupières à Microsoft ? Le service commercial de
TF1 devrait se tenir au courant de l’actualité informatique :
Apple avait atteint début 2008 les 4% de part de marché en
France et bénéficie depuis d’une progression fulgurante,
GNU/Linux reste marginal mais connaît un succès croissant, et
arrive en bonne place sur les mini-PC. Étrange de se couper
ainsi de dizaines de milliers de clients potentiels…

Ayant gardé une partition sous XP au cas où l’on me confierait


une traduction nécessitant un programme n’existant que pour
Windows, je reboote et retourne sur le site de TF1 Vision. De
retour sur la page de téléchargement, je clique sur le teaser
de la saison 5 de LOST, pour un essai gratuit (pas fou, non
plus…).

Ce qui donne alors :

1. Système d’exloitation : OK
2. Navigateur Internet : Votre navigateur Internet est
incompatible avec notre service. Nos contenus sont
accessibles avec Internet Exporer 6.0 ou plus.
3. Lecteur vidéo
4. Activation des cookies
Firefox n’est pas pris en charge. Apparemment, Safari, Chrome
et Opera non plus. Pour TF1, c’est IE ou rien. Là encore, les
concepteurs du site et les types du service commercial sont en
retard de quelques années. Ignorent-ils que Firefox représente
25% de parts de marché en France, que Safari et Opera
représentent malgré tout un nombre non négligeable
d’utilisateurs ?

Désirant pousser le vice jusqu’au bout, je ferme Firefox et


ouvre Internet Explorer 7. Encore une fois, ça coince :

1. Système d’exloitation : OK
2. Navigateur Internet : OK
3. Lecteur vidéo : La version de votre lecteur vidéo est
incompatible avec notre service. Nos contenus sont
accessibles avec Windows Media 10 ou plus.
4. Activation des cookies
N’en ayant pas l’utilité, je n’avais pas installé WMP version
11. Bien entendu, nulle mention d’un autre lecteur, même
propriétaire. Il est pourtant loin le temps où Windows Media
Player régnait sur le marché des lecteurs multimédia.
Quicktime, ne serait que pour le streaming, ou VLC et
Miro,comptent un bon paquet d’utilisateurs.

En tant qu’utilisateur de Linux, et même en tant qu’ancien


utilisateur de Windows XP, je suis révolté qu’on ne me laisse
aucun choix pour les programmes à utiliser. Comble de
malchance, un bug de Windows Media Player m’a empêché de voir
le fichier téléchargé à grand peine.

Avouez que l’on fait mieux comme expérience utilisateur.


Certes, je n’attendais pas de TF1 qu’elle publie ses vidéos au
format Ogg et sous licence Creative Commons, mais en arriver à
un tel point de mépris de l’interopérabilité est attérant.
Pour une entreprise commerciale, se couper d’une part
grandissante des consommateurs est par ailleurs une stratégie
pour le moins singulière. Mais TF1 n’est hélas pas la seule,
de nombreux sites ou plateformes de téléchargement ne
respectant pas les standards et l’interopérabilité, Apple et
iTunes en tête.

Comment faire lorsqu’on est utilisateur de Linux, que l’on


utilise Firefox ou Epiphany pour l’Internet et Totem ou VLC
pour le multimédia ? Lorsqu’on est utilisateur de Mac et qu’on
utilise Safari et Quicktime, sans parler de logiciels libres ?
Et même lorsqu’on est sous Windows mais qu’on préfère surfer
avec Firefox ou Opera, et lire ses fichiers vidéo avec VLC ou
Miro ?

A-t-on alors d’autre choix que l’abstinence ou le


téléchargement illégal lorsqu’on est utilisateur de Linux ? En
ce qui me concerne, j’ai une furieuse envie d’installer eMule
ou d’aller traîner sur The Pirate Bay… Les entreprises privées
qui sont les premières à diaboliser le téléchargement illégal
devraient peut-être d’abord faire sauter les verrous (au lieu
d’en rajouter, on a vu la pirouette qu’a dû exécuter Apple
face à l’ineptie et à l’impopularité des DRM) qui empêchent
bon nombre d’entre nous d’accéder à leurs services.

Notes
[1] Crédit photo : J (Creative Commons By-Sa)