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SVT 1ÈREA TOME2

CONTENTS

HOOFSTUK    5

L’immunologie

Objectifs

– dé nir ce qui est propre à un organisme et ce qui lui est étranger,


– identi er les déterminants du soi,
– identi er les cellules responsables et leurs modes d’actions ;
– distinguer les deux modes de médiation (cellulaire et humorale),
– montrer que le système immunitaire peut se dérégler,
– décrire le mode d’action d’un virus

INTRODUCTION
Previous: Le sang et le milieu intérieur
L’introduction s’oppose en permanence à la pénétration ou à l’invasion par un
Increase élément
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étranger en faisant intervenir un certain nombre de cellules appelées cellules
immunitaires. L’immunité est la résistance naturelle ou acquise d’un organisme face à un
agent infectieux (microbe) ou toxique (toxine, venin). L’immunologie est la branche de la
biologie qui étudie les mécanismes de défense de l’organisme contre tout agresseur
externe.

1. LE SOI ET LE NON SOI

1.1. MISE EN ÉVIDENCE

Expérience

Une greffe de peau humaine réalisé entre un donneur A et un receveur B se


vascularise en cinq jours mais au 12è jour, la greffe est rejetée.
Interprétation et conclusion

Le greffon est rejeté. Cela suppose donc que les cellules immunitaires ont reconnu
le greffon comme étant un élément étranger (non soi) et l’ont rejeté.

1.2. DÉFINITIONS

1.2.1. Le soi

C’est l’ensemble des molécules, cellules, tissus et organes qui résultent de la


programmation de la cellule-œuf.

1.2.2. Le non soi

C’est l’ensemble des molécules non codées par le génome (ensemble des gènes)
susceptibles d’être reconnus comme étrangères par l’organisme. Ces molécules ou
antigènes ont deux sources possibles :
– soit elles proviennent de l’extérieur et peuvent être pathogènes ou non,
– soit elles proviennent des propres cellules de l’individu qui ont été modi é (soi
modi é).
Previous: Le sang et le milieu intérieur
1.3. STRUCTURES RESPONSABLES
Ce sont : Increase Font Size
– les groupes sanguins qui sont portés par les cellules anucléées ;
-les marqueurs du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) encore appelés HLA
car observés pour la première fois sur les membranes de leucocytes. Ces molécules qui
sont des protéines membranaires sont les plus impliqués dans la caractérisation du soi
et sont portées par toutes les cellules nucléées de l’organisme.
Les gènes du HLA sont portés par le bras court du chromosome n° 6 et sont
polymorphes. Ainsi, les différentes combinaisons s’exprimant à la surface des cellules
diffèrent d’un individu à l’autre et constituent un caractère de l’identité biologique pour
chaque individu. Les molécules du HLA se regroupent en deux classes :
les molécules HLA de classe 1 qui existent à la surface de toutes les cellules
nucléées,
les molécules HLA de classe 2 principalement localisées sur certains leucocytes.

2. LES SYSTÈMES DE DÉFENSE DE L’ORGANISME

On distingue deux types de système de défense :


la défense naturelle ou non spéci que,
la défense spéci que ou acquise

2.1. LES DÉFENSES NATURELLES OU NON SPÉCIFIQUES

Elle comporte un certain nombre de barrières physiques (peau et cils) et de


barrières biochimiques (acidité de l’estomac, microorganismes des voies génitales
féminins, larmes) qui empêchent la pénétration des agents étrangers. Ces barrières sont
renforcées par un certain nombre de mécanismes après qu’elles soient franchies. Ce
sont entre autres l’in ammation et la phagocytose.
A la suite d’une légère blessure (piqûre provoqué par une épine ou un insecte,
brûlure, morsure, …), il se déclenche une réaction in ammatoire caractérisé par :
– la rougeur et la chaleur dues à la dilatation des capillaires sanguins,
– le gon ement (œdème) due à la convergence du plasma vers les tissus,
– la douleur due à l’excitation des terminaisons nerveuses.
C’est grâce à l’in ammation que les éléments du système immunitaire s’orientent
vers les lieux d’infection pour réaliser la phagocytose.
La phagocytose est assurée par les phagocytes (macrophages, granulocytes et
monocytes). C’estet un
Previous: Le sang mécanisme
le milieu intérieur par lequel les phagocytes ingèrent les particules
antigéniques. Il se forme alors dans le phagocyte des vésicules  : les phagosomes. Ces
phagosomes seront digérés plus tard à l’aide des enzymes contenus dans les lysosomes.
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Les débris seront rejetés plus tard à l’extérieur.

2.2. LA DÉFENSE SPÉCIFIQUE OU ACQUISE

Elle correspond à des mécanismes (sécrétion d’anticorps, intervention des


lymphocytes T) qui ne deviennent ef caces qu’après un contact avec l’antigène. Ce
contact déclenche une réponse toujours complexe d’une part et une mise en mémoire
de contact d’autre part.
Les lymphocytes possèdent la capacité de distinguer le non soi grâce à la présence
des récepteurs membranaires spéci ques. Ce sont des cellules immunocompétentes.
Les récepteurs des lymphocytes B sont des anticorps (immunoglobulines) qui sont des
protéines présentant deux sites de reconnaissance identique des antigènes.
Chaque lymphocyte B exprime à sa surface un grand nombre de récepteurs
spéci ques d’un seul antigène. Il est présent dans l’organisme en quelques milliers
d’exemplaires constituant un clone. L’organisme contient des millions de clone différents
de lymphocyte B et peut donc détecter une collection extraordinairement variée
d’antigènes.
Les récepteurs des lymphocytes B reconnaissent directement le non soi. La
reconnaissance de l’antigène par un clone constitue la sélection clonale.
Les récepteurs des lymphocytes T sont des protéines qui présentent un seul site
de reconnaissance. Ils ne reconnaissent que le soi modi é présenté par des cellules
cancéreuses ou par des phagocytes.
On distingue deux types de réponse spéci que : la réponse spéci que à médiation
humorale et la réponse spéci que à médiation cellulaire.
2.2.1. Réponse spéci que à médiation humorale
Elle a pour support les lymphocytes B (plasmocytes) et consiste en la sécrétion
d’anticorps circulant spéci que de l’antigène reconnu comme non soi. Ce genre de
réponse s’observe dans le cas des maladies comme le tétanos et la diphtérie où
l’organisme est envahi par les toxines.
Le lymphocyte B reconnaît l’antigène grâce à ses sites de reconnaissance : c’est la
sélection clonale. Le lymphocyte B activé se multiplie activement par mitoses et est à
l’origine d’un clone  : c’est la prolifération clonale. Une partie des lymphocytes B se
transforme en plasmocytes  : c’est la différenciation. L’autre partie se transforme en
lymphocytes B mémoires.
Les plasmocytes sécrètent des anticorps qui peuvent précipiter les antigènes
solubles. Il Lesesang
Previous: forme donc intérieur
et le milieu des complexes immuns (complexe anticorps- antigène) qui
seront détectés et phagocytés.
Les lymphocytes B mémoires sont directement activables Increase
lors d’un
Fontsecond
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contact avec cet antigène. Ils sont responsables d’une réponse rapide. C’est sur ce
principe que se base la vaccination.

2.2.2. Réponse spéci que à médiation cellulaire

Elle a support les lymphocytes T. Il existe deux types de lymphocytes : les LT4 et
les LT8. Ces lymphocytes sont capables de reconnaître le soi modi é exposé à la surface
des phagocytes. Après activation, suite à la reconnaissance du soi modi é, les LT4 se
différencient en LT4 sécrétrices d’interleukines d’une part en LT4 mémoires d’autre
part. Les interleukines sont des substances qui activent aussi bien les lymphocytes B que
les lymphocytes T8. Après activation, les LT8 se différencient en LT8 cytotoxiques ou
tueuses. Ils se xent à la cellule infectée et libère des molécules de perforines contenus
dans leur cytoplasme. Ces molécules de perforines entraînent la lyse de la cellule
infectée.

3. DYSFONCTIONNEMENTS DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

  3.1. LES ALLERGIES

Il s’agit d’une réaction exagérée (hypersensibilité) vis-à-vis de certaines


substances normalement inoffensives comme les aliments, les médicaments, les poils, la
poussière, la piqûre de certains insectes… Les réactions allergiques sont diverses  :
vomissements, démangeaisons, toux, oedèmes, ….

3.2. LES MALADIES AUTO-IMMUNES

Il peut arriver que le système immunitaire ne reconnaisse plus comme faisant


partie du soi les cellules de l’organisme. Mais au contraire, le système immunitaire les
considère non soi et les élimine. Les maladies causées par la destruction des cellules de
l’organisme sont dites maladies auto-immunes. C’est l’exemple du diabète juvénile où le
système immunitaire est dirigé contre le pancréas. C’est aussi l’exemple de l’anémie
hémolytique où le système immunitaire est dirigé contre les hématies.

4. Previous:
DÉFICIENCES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE
Le sang et le milieu intérieur
4.1. LA DÉFICIENCE INNÉE Increase Font Size

Le système immunitaire est dé cient lorsqu’il est incapable de se défendre ef cacement


contre un agresseur.
Certains bébés naissent avec un système immunitaire dé cient et doivent être
maintenu dans une enceinte stérile (sans microbe) en attendant une greffe de la moelle
osseuse : ce sont des bébés- bulles.

4.2. LA DÉFICIENCE ACQUISE  : LE SIDA

Le SIDA ou syndrome d’immunodé cience acquise est une infection virale. L’agent
infectieux est le VIH (virus de l’immunodé cience humaine). Le VIH a été découvert en
France en 1983. C’est un rétrovirus (virus à ARN). Ce virus est fragile car ne résiste ni à
la chaleur, ni aux antiseptiques courants. Il est détruit par le milieu acide et ne vit pas
longtemps à l’air libre.
Le SIDA se manifeste en 3 phases :
la phase silencieuse qui peut durer jusqu’à 10 ans et pendant laquelle le sujet ne
présente aucun symptôme. Cette phase est dite asymptomatique.
la phase mineure caractérisée par l’apparition des maladies opportunistes telles
que la tuberculose
la phase majeure caractérisée par le développement de ces maladies pouvant
entraîner la mort des sujets atteints.

La prise en charge des sujets atteints comprend la prise de certains antibiotiques


et des antirétroviraux

LICENSE

L’immunologie Copyright © by Collectif d'enseignants camerounais. All Rights


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