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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

Introduction Générale.
L’eau est une ressource vitale pour l’homme .sa survie, sa santé, son
alimentation et la qualité de son environnement en dépendent. Elle l’est
également pour les activités agricoles, industrielles et touristiques. Cependant,
elle subit de nombreuses dégradations causées précisément par le
fonctionnement des sociétés humaines.
L’eutrophisation des eaux de surface (douces et côtières) affecte depuis
quelques décennies tous les bassins sans exception, de la mer baltique à la mer
Méditerranée. Elle rend indispensables des mesures d’urgence pour une gestion
intégrée des milieux aquatiques et la protection des nappes souterraines
s’aggraver sous le double effet de l’augmentation des imperméabilisations et de
la concentration urbaine.
Aussi les politiques nationales et communautaires de l’environnement
sont elle appelées à définir des objectifs de qualité appropriés pour garantir la
protection des milieux et retrouver le bon état des masses d’eau, sans toutefois
interdire tout développement économique. Les sciences et techniques évoluant
plus vite que le droit, les réglementations et les directives, ces objectifs doivent
être constamment améliorés et adaptés aux conditions locales et aux spécificités
des ouvrages d’assainissement.

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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

Introduction.
La croissance démographique du pays durant la dernière décennie a
conduit à des besoins importants en eau potable. Ce qui implique un
accroissement permanent du volume des différents rejets qui doivent être
évacués la plus vite et le plus loin des agglomérations par de collecteurs d’eau
usée et ce pour préserver le milieu centre toute pollution d’eau.

I-1- Définition De L’assainissement :


L’assainissement des agglomérations a pour objet d’assurer
l’évacuation de l’ensemble des eaux usées et des eaux pluviales. Deux
principales priorités sont à prendre en considérations lors de l’élaboration d’une
étude d’assainissement :
 Collecter et évacuer les eaux usées et les eaux pluviales, tout en
évitant les risques d’inondations ou de colmatage des collecteurs
des regards.
 Assurer le rejet de ces eaux dans le milieu récepteur après un
traitement compatible avec les exigences de la santé publique et de
l’environnement.
Ces deux objectifs nécessitent un entretien efficace des systèmes de collecte et
de traitement ainsi que leur maintien en état et leur évacuation sans danger.

I2- Les Dévers Systèmes D’évacuation Des Eaux Usées Et Des


Eaux Pluviales :
Les eaux usées d’origine domestique, industrielle et pluviales peuvent
être évacuées par l’un des systèmes suivants :

I2-1- Système Séparatif :


Il consiste à réserver un réseau pour l’évacuation des eaux usées
domestiques et certain effluent industriel. L’évacuation des eaux pluviales est
assurée par un autre réseau. {Voir figure 01}.

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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

Figure 01 : Système Séparatif.

I2-2- système unitaire :


L’évacuation de l’ensemble des eaux usées et pluviales est assurée par un
seul réseau, généralement pour vu de déversoirs permettant en cas d’orage le
rejet direct (par sur verse) d’une partie des eaux dans le milieu naturel.{voir
figure 02}.

Figure 02 : Système unitaire.

I2-3- système mixte :


On appelle communément système mixte, un réseau constitué suivant les
zones en partie en système unitaire, en unitaire et en partie en système séparatif.

I2-4- système pseudo-séparatif :


Il consiste à l’évacuation des eaux usées d’origine domestique et
industrielle dans une conduite avec une fraction d’eau pluviale provenant
généralement des toitures et des espaces privés. L’autre fraction d’eau pluviale
est évacuée à travers les caniveaux et les ouvrages pluviaux.

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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

Figure 03 : système pseudo-séparatif.

I2-5- système composite :


C’est une variante du système séparatif qui prévoit, grâce à divers
aménagements, une déviation partielle des eaux les plus polluées du réseau
pluvial vers le réseau d’eau usées en vue de leur traitement.

I3- Les systèmes spéciaux :


L’usage de ces systèmes n’est à envisager que dans les cas exceptionnels,
on distingue :

I3-1- système sous pression sur la totalité du parcours :


Le réseau fonctionne en charge de façon permanente sur la totalité du
parcours.

I3-2- système sous dépression :


Le transport de l’effluent s’effectue par mise des canalisations en
dépression.

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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

I4- Les schémas de réseau :


Dans les réseaux d’assainissement, l’écoulement est généralement
gravitaire. Le choix du schéma de réseaux, dépend essentiellement des
paramètres suivants :
 La topographie du terrain.
 L’implantation des canalisations dans le domaine public ou privé.
 L’emplacement de la station d’épuration.
On peut distinguer les schémas suivants :

I4-1- Schéma perpendiculaire :


L’écoulement se fait directement dans le cours d’eau. Ce type de
schéma ne permet pas la concentration des eaux vers l’épuration. Il n’est
guère utilisable que pour les réseaux d’eau pluviale dans les systèmes
séparatifs.
Le schéma perpendiculaire permet un tracé très économique et ne nécessitant
pas de grosses sections.

I4-2- Schéma par déplacement latéral :


Ce schéma permet de transporter les eaux à l’aval de l’agglomération
puisque le tracé oblique du collecteur permet de profiter de la pente du
terrain.

I4-3- Schéma à collecteur transversal oblique :


Contrairement au schéma précèdent, il permet aisément le départ de
l’effluent en aval de l’agglomération.

I4-4- Schéma par zones étagées :


Ce schéma est une transposition du schéma par déplacement latéral,
mais avec une multiplication des collecteurs longitudinaux. Il permet de
décharger le collecteur bas des rapports en provenance du haut de
l’agglomération.

I4-5- Schéma radial :


Ce schéma convient pour les régions plates. Il permet de concentrer
l’effluent en plusieurs points ou il est relevé pour être évacué en un point
éloigné de l’agglomération.

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I4-6- Schéma à centre collecteur :


Ce schéma est utilisé dans le cas des terrains plats pour collecter les
eaux en un point. Des pentes sont données aux collecteurs en variant les
profondeurs des tranchées, par la suite un relevage est nécessaire pour le
transit vers la station d’épuration ou le cours d’eau récepteur.

I5- Origine et quantité des eaux à évacuer :


On distingue les eaux selon leur origine :

I5-1- les eaux ménagères :


Ils trouvent leur origine dans les agglomérations. Ces eaux doivent être
rassemblées de façon hygiénique pour être évacuées par la suite. Elles se
divisent selon leur lieu d’origine à :
 Les eaux de toilettes.
 Les eaux de vaisselle, de lavage, des bains et des douches.
 Les eaux des cours.

I5-2- Les eaux d’infiltration :


Elles sont constituées pour la plus grande partie en eaux souterraines.
Leurs quantités est très difficile à estimer. Elle dépend surtout de l’étanchéité
des canalisations et les joints ou raccords du réseau.

I5-3- les eaux de ruissellement :


Elles comprennent les eaux de pluies et les eaux de lavage. La qualité
de ces eaux dépend essentiellement du caractère de l’agglomération. Dans
l’ensemble, elles sont chargées en produit minéraux (sable) et matières
organiques.

I5-4- les eaux des industries :


Les débits d’eau industrielle varient considérablement avec l’activité et
l’équipement de chaque établissement.
Quand il s’agit d’assainir une zone existante, une enquête auprès de chaque
industrie doit être menée. Cette méthode est la meilleure façon d’estimer la
nature et la quantité des débits rejetés de diverses origines.

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Chapitre I : Etude Générale Sur L’assainissement.

Conclusion :
Notre étude s’est organisée autour du cycle de l’eau dans le bassin
versant de la Vrille. En premier lieu nous avons abordé la question de l’eau
potable, puis celle de l’assainissement des eaux usées, pour terminer par celle de
la gestion du cours d’eau sur laquelle les deux premiers thèmes ont une
influence.

Mais l’agriculture n’est pas la seule pression qui s’exerce sur les eaux
du bassin. L’assainissement des eaux usées entraîne des rejets dans les eaux
superficielles. Pour ce qui est de l’assainissement collectif, les stations
d’épuration du bassin sont plutôt vétustes, mais elles n’entraînent que peu de
pollution en fonctionnement normal. Par contre la qualité moyenne des réseaux
provoque une pollution continue difficile à localiser. Pour ce qui est de
l’assainissement non collectif, il n’est pas encore optimal dans le bassin mais
des améliorations sont en cours grâce à la mission de conseil et de contrôle du
Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC). Par contre le
problème commun de ces deux types de traitement des eaux usées reste la
gestion des boues, question à laquelle il faudra répondre dans un futur proche.