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Cours de Biologie Végétale pour les TS1

1ère Partie : Biologie des organes morphologiques de la plante

I. Les racines

Une plante est généralement formée de deux parties : une partie aérienne qui se trouve hors du sol et
qui est formée des tiges, des feuilles, des bourgeons, des fleurs et des fruits et une partie souterraine
qui est formée des racines.

La racine est un organe qui se développe généralement dans le sol. C’est un organe qui permet de fixer
la plante dans le sol et de l’alimenter en éléments nutritifs en absorbant l’eau et les éléments minéraux
dans le sol. La racine forme un système ramifié avec des ramifications secondaires, tertiaires,
quaternaires, etc. dans le sol. Ce système ramifié et développé permet à la plante de bien se fixer dans
le sol.
Il existe différents types de racines :
- Racines pivotantes : Ce sont des racines profondes qui permettent de fixer bien la plante dans le sol
et qui vont dans les zones profondes du sol pour chercher l’humidité. Elles sont formées d’une racine
principale pivotante et de racines latérales ramifiées et profondes. Elles peuvent accumuler des
réserves alimentaires comme chez la carotte et le navet.

- Racines fasciculées : Ce sont des racines qui n’ont pas de racine principale et qui sont généralement
peu profondes. Elles occupent les couches superficielles du sol et peuvent s’étendre sur une grande
surface chez les espèces arborescentes.

- Racines adventices : Ce sont des racines qui naissent sur la partie supérieure de la tige. Elles ont pour
rôle de supporter la plante comme chez les espèces de plantes aquatiques et chez le mais.

La structure anatomique d’une racine est formée essentiellement d’un épiderme à poils absorbants,
d’un parenchyme cortical et des tissus conducteurs de la sève : xylème et phloème

II. La tige
La tige représente l’axe de la plante et le support de la partie aérienne de la plante. Elle porte des
ramifications latérales secondaires, tertiaires, quaternaires, etc., des feuilles, des bourgeons, des fleurs
et des fruits. Elle joue un rôle important dans la conduite de la sève brute et élaborée de la plante.
La tige peut être transformée en stolon qui est une tige qui se développe à la surface du sol comme
chez le fraisier ou en rhizome ou tubercule qui est une tige souterraine qui peut accumuler des réserves
alimentaires comme chez la pomme de terre.

La structure anatomique d’une tige est formée essentiellement d’un épiderme à stomates, d’un
parenchyme chlorophyllien et cortical, d’un xylème et d’un phloème.

III. La feuille

La feuille est un organe vert car il contient de la chlorophylle qui joue un rôle important dans le
processus de photosynthèse. Elle est constituée d’un limbe qui lui donne une forme plate en général et
elle est généralement attachée au nœud de la tige par un pétiole. Elle contient également des stipules à
la base du pétiole. Le limbe contient des stomates qui permettent les échanges entre la plante et
l’atmosphère.

Les feuilles peuvent être simples (formées d’un seul limbe) ou composées (formées de plusieurs
limbes)

Leur disposition sur les tiges peut être opposée, alterne ou verticillée.
Elles peuvent être transformées en vrilles comme chez les plantes grimpantes, en écailles ou en épines
comme chez le cactus. Elles peuvent accumuler des réserves alimentaires comme chez l’oignon.
La structure anatomique d’une feuille est formée essentiellement d’un épiderme à stomates, d’un
parenchyme chlorophyllien en abondance et des tissus conducteurs xylème et phloème qui sont
contenus dans les nervures des feuilles.

IV. La fleur et les inflorescences

La fleur est un organe reproducteur de la plante. Elle est formée de pièces florales qui sont : les sépales
(calice), les pétales (corolle), les étamines (androcée) ou organes mâles de la plante et carpelles
(gynécée) ou organes femelles de la plante.

Ces pièces florales peuvent être libres ou soudées, régulières (fleur actinomorphe) ou irrégulières
(fleur zygomorphe). Les pièces florales peuvent être en dessous de l’ovaire (ovaire supère) ou au
dessus de l’ovaire (ovaire infère).
Dans une plante les fleurs peuvent être individuelles (solitaires) ou groupées en plusieurs fleurs pour
former une inflorescence. Chez les plantes à fleurs, il existe plusieurs types d’inflorescences : épi,
grappe, capitule, ombelle, etc.

Certaines inflorescences sont consommées car elles contiennent des réserves alimentaires (chou-fleur).

V. Les fruits

Le fruit est un organe qui résulte du développement de l’ovaire après la fécondation des ovules. Il est
généralement composé d’un épicarpe, d’un mésocarpe (partie qui est consommée) et d’une ou
plusieurs graines ou noyaux. C’est également un organe de reproduction qui est important dans la
propagation et la multiplication des plantes car il contient des graines qui peuvent être utilisées dans le
semis pour produire des jeunes plantules. La plupart des fruits sont comestibles car ils sont riches en
eau et éléments nutritifs.
Il existe différents types de fruits : des fruits charnus qui sont riches en eau (tomate, orange) et des
fruits secs qui contiennent très peu d’eau. Ces fruits sec peuvent être déhiscents (gousse de petit pois)
ou indéhiscents (akène, samare, noisette, etc.)

2ème Partie : Biologie des organes cytologiques de la plante

Introduction :

La biologie des organes cytologiques de la plante étudie la structure et le fonctionnement de la cellule


végétale et des tissus cellulaires végétaux. C’est une science de base de la biologie végétale et de la
physiologie végétale car la cellule est l’unité de base de tout être vivant et l’étude des fonctions
métaboliques d’un être vivant (croissance, développement, photosynthèse, respiration, synthèse des
sucres, etc.) sont en relation étroite avec la structure et le fonctionnement de la cellule.
Dans cette partie du cours nous allons étudier la structure et le fonctionnement de la cellule végétale et
de ses constituants cellulaires, les particularités des cellules végétales, la perméabilité cellulaire et les
échanges cellulaires, la division cellulaire et les principaux tissus cellulaires des végétaux.

Chap. 1 : Structure de la cellule et d’un tissu cellulaire

Pour connaitre la structure d’une cellule et d’un tissu cellulaire et l’ultra-structure des constituants
cellulaires (membrane plasmique, cytoplasme, noyau, vacuole, etc.), on utilise un microscope qui
nous permet d’agrandir les images jusqu’à 600 fois et plus.
La cellule et les constituants cellulaires sont des choses qui sont très minuscules qu’on ne peut
observer qu’au microscope.

I. Le Microscope :

Il existe deux types de microscope : le microscope photonique qui nous permet de faire des
grossissements de l’image jusqu’à 600 fois. Il nous permet d’observer les macro organites cellulaires
(cytoplasme, noyau, vacuole, etc.) et le microscope électronique qui nous permet de faire des
grossissements jusqu’à 100 milles fois et plus. Il nous permet d’observer les petites organites
cellulaires qu’on ne peut pas observer au microscope photonique (mitochondrie, réticulum
endoplasmique, dyctiosome, etc.).

II. L’Objet à observer au microscope photonique :

L’objet à observer doit être minuscule et ne doit pas dépasser 1 mm2 de dimensions. Il est mis sur la
lame avec une goutte du liquide d’observation qui peut être une solution vitale ou un fixateur qui tue
les cellules et fixe les organites cellulaires. Il est ensuite couvert avec une lamelle couvre objet.

III. Méthodologie d’Observation :

On fixe la lame porte objet sur la platine du microscope. On allume la lumière du microscope et on
commence l’observation avec le plus faible objectif. La mise au point de l’image au faible
grossissement se fait avec la vice macro métrique. Après la mise au point de l’image avec le faible
objectif, on passe au moyen objectif et la mise au point de l’image au moyen grossissement se fait
avec la vice micrométrique. Après la mise au point de l’image avec le moyen grossissement, on passe
ou fort grossissement avec le plus grand objectif et la mise au point de l’image se fait toujours avec la
vice micrométrique. Une fois l’image est nette avec le fort grossissement, on commence à dessiner et à
commenter notre observation.

Chapitre 2 : Les Constituants Cellulaires.

I. Les Constituants Majeurs ou Macro organites :

Les constituants majeurs ou macro organites cellulaires sont des organites qui sont observables au
microscope photonique. Ils sont communs aux cellules animales et végétales.

1) Le Cytoplasme et la Membrane plasmique :


Le cytoplasme est un liquide plus ou moins visqueux dans lequel baignent les organites cellulaires.
Il est délimité par la membrane plasmique, qu’on appelle aussi plasmalemme, qui contrôle la
perméabilité cellulaire.
La membrane plasmique est constituée essentiellement de protéines et de lipides. Elle a une épaisseur
de 80 à 100 A° chez les cellules végétales et 60 à 100 A° chez les cellules animales. Elle a une
structure solide qui est formée de 2 lignes denses de protéines (de 25 A° d’épaisseur chacune) qui sont
séparées par un espace de lipides. Les protéines représentent la moitié des constituants membranaires,
les lipides 40% et les glucides en faible quantité avec 8%. Les lipides sont formés d’une double
couche de phospholipides et les protéines constituent la composante la plus importante de la
membrane plasmique car elles assurent des fonctions principales: mécaniques, enzymatiques, etc. Ces
protéines sont formées de deux types :
- les solubles qui peuvent être dissociées sans provoquer la destruction de la membrane plasmique,
elles sont appelées protéines externes ou extrinsèques. Elles représentent 1/3 des protéines
membranaires.
- et les insolubles qui sont fortement liées aux lipides, elles sont appelées protéines internes ou
intrinsèques : elles représentent les 2/3 des protéines membranaires.

2) Le Noyau :
Il est sous forme d’une vésicule, il est présent dans la cellule durant toute sa vie. Il contient un liquide
fluide appelé suc nucléaire ou nucléoplasme qui est entouré d’une enveloppe nucléaire. Le
nucléoplasme contient un ou plusieurs nucléoles qui sont sous forme de petites sphères et de la
chromatine qui est sous forme de filaments fins enchevêtrés appelés chromosomes.
Les chromosomes contiennent des molécules d’ADN (Acide désoxyribonucléique) qui jouent un rôle
important dans l’hérédité qu’ils transmettent d’une génération à l’autre.

Les nucléoles eux contiennent des molécules d’ARN (Acide ribonucléique) qui servent au transfert du
message. L’enveloppe nucléaire est constituée d’une double membrane, une interne et une externe (de
70 à 90 A° d’épaisseur chacune) qui sont séparées par un vide de 200 à 300 A°. Elle contient des pores
qui sont appelés pores nucléaires qui permettent les échanges entre le nucléoplasme et le cytoplasme.
Une molécule d’ADN comprend un enchaînement régulier de 4 Nucléotides. Ils sont groupés sous
forme d’une double hélice qui est formée de deux chaînes qui s’enroulent autour d’un axe et qui sont
associés par leurs bases azotées. Les 4 nucléotides sont : Acide Désoxyadénylique ou Adénine, Acide
Désoxyguanylique ou Guanine, Acide Désoxycytidylique ou Thymine et Acide Désoxymidylique ou
Cytosine.
Chaque nucléotide comprend une molécule d’acide ortho phosphorique PO4H3, une molécule de
sucre en C5 (pentose) et une molécule à base azotée (N associé à des C). L’Adénine (A) est toujours
associée à la Thymine (T) (A-T) et la Guanine (G) est toujours associée à la Cytosine (C) (G-C).
L’ARN a la même structure que l’ADN dont elle diffère par le fait que le Désoxyribose est remplacé
par le Ribose et la Thymine est remplacée par l’Uracile (U).

Les organismes qui ont un vrai noyau (avec une enveloppe nucléaire, un nucléoplasme et 1 ou 2
nucléoles) sont appelés Eucaryotes et ceux qui n’ont pas de vrai noyau comme les bactéries, les virus,
sont appelés des Procaryotes.

3) La Vacuole :
Elle contient un liquide appelé suc vacuolaire qui est formé essentiellement d’eau et de substances qui
proviennent de l’activité cellulaire. Elle est entourée d’une membrane appelée membrane vacuolaire
qui n’est pas visible au microscope photonique. La vacuole est développée chez les cellules végétales
et réduite chez les cellules animales. Chez les graines des végétaux elle se déshydrate et se transforme
en grains de réserve appelés grains d’aleurone.

II. Les Constituants Mineurs ou Micro organites :

Les micros organites cellulaires ne sont pas observables au microscope photonique, elles ne sont
observables qu’au microscope électronique qui a de très forts grossissements (jusqu’à 200 000 X).
La plus part de ces micro organites sont communs aux cellules animales et végétales.

1) Le Réticulum Endoplasmique :
C’est un ensemble de canaux tubulés de temps en temps renflés. Il sert à conduire les protéines et
autres substances entre le cytoplasme et le nucléoplasme. La composition chimique de sa paroi est la
même que celle de la membrane plasmique et de l’enveloppe nucléaire. Il provient de l’invagination
de la membrane plasmique. Il est formé de 2 types: le lisse et les rugueux qui contient des ribosomes.
2) Les Ribosomes :
Ce sont de petits grains sans membrane et qui sont riches en ARN. Ils sont synthétisés par l’ARN du
noyau. Ils ont pour rôle d’attirer les molécules d’ARN qui circulent dans le cytoplasme.

3) Les Mitochondries :
Ce sont des granulations sous forme de bâtonnets, leur diamètre varie de 0,3 à 1,5 µm et leur longueur
ne dépasse pas 30 µm. Elles sont entourées d’une double membrane, une externe et une interne qui
s’invagine pour former ce que l’on appelle des crêtes mitochondriales.

Elles contiennent des protéines, des lipides et de l’ADN qui joue le même rôle que celle du noyau. Les
crêtes contiennent de l’ATP (Adénosine Triphosphate) qui libère l’énergie indispensable à la vie de la
cellule : ATP = ADP (Adénosine phosphate) + E (Énergie). L’énergie libérée sert à la dégradation des
sucres alimentaires et des lipides. C’est ce qui entraîne le phénomène de respiration.

4) L’Appareil de Golgi :
L’appareil de golgi ou Dictyosme est formé de la superposition des saccules golgiennes qui
proviennent des vésicules de formation. Il provient de l’invagination du réticulum endoplasmique.
Son rôle est de stocker et de transporter les produits de sécrétion de la cellule.

5) Les Lysosomes :
Ce sont de petits sacs qui sont partout dans le cytoplasme. Ils contiennent un grand nombre d’enzymes
digestives.
III. Constituants Particuliers aux Cellules Végétales :

1) La Forme des cellules :


Les cellules végétales ont une forme géométrique alors que les animales ont une forme quelconque.

2) La Paroi squelettique :
En plus de la membrane plasmique, on trouve chez les cellules végétales une membrane plus épaisse
que la membrane plasmique et qui est constituée de cellulose qu’on appelle paroi squelettique ou
membrane pectocellulosique. Elle est visible au microscope photonique, tandis que la
membrane plasmique elle n’est pas visible.

3) Les Plastes :
Ce sont des granulations sphériques qui sont observables au microscope photonique. Elles proviennent
des mitochondries transformées. Il existe plusieurs types de plastes :

a) Les Chloroplastes :
Ce sont des plastes qui contiennent de la chlorophylle qui donne la coloration verte aux organes
végétaux qui font la photosynthèse comme les feuilles.
La chlorophylle est contenue dans des plaquettes ou disques qu’on appelle thyllakoides granaires
(elles ont de 0,3 à 1,7 µm de diamètre). Ces thyllakoides granaires sont superposées les unes sur les
autres pour former ce que l’on appelle un granum. Elles sont contenues dans le stroma (qui est la
substance fondamentale du chloroplaste) et sont soutenues par les thyllakoides stromatiques.
Les chloroplastes captent l’énergie solaire et la transforment en ATP pour produire les sucres. Elles
ont donc un rôle qui inverse celui des mitochondries.

b) Les Amyloplastes :
Ce sont des plastes qui contiennent de l’amidon, on les trouve chez les organes souterrains des
végétaux (pomme de terre), chez les graines (haricot) et chez les fruits (tomate). Il existe plusieurs
types de grains d’amidon : les simples, les composés et les semi composés, en plus des corrodés qui
sont digérés par l’amylase.

c) Les Chromoplastes :
Ce sont des plastes qui contiennent des pigments caroténoïdes qui donnent la coloration aux organes
végétaux (fleurs, fruits, graines, etc.). Elles proviennent des chloroplastes transformées. Les trois
principaux pigments sont :
- la Xantophylle qui donne la coloration jaune aux organes végétaux notamment les fleurs.
- le Carotène qui donne la coloration rouge orangé à des organes végétaux, comme la carotte et les
oranges.
- le Lycopène qui donne la coloration rouge à des organes notamment, les fleurs et la tomate.

Chapitre 3 : Composition Chimique et Physico-chimique de la cellule.

I. Composition Chimique :

Les composants chimiques d’une cellule vivante sont :

1) L’Eau :
Elle est très importante dans les activités métaboliques de la cellule. Son contenu peut atteindre
jusqu’à 80% chez les fruits charnus, les racines tubérisées, les bulbes et les tubercules; il est de 10 à
15% chez les granaires sèches. Elle se trouve dans la cellule sous différentes formes :
- eau liée ou de constitution: elle sert à lier entre les molécules (protéines), elle représente 3 à 4% de
l’eau cellulaire.
- eau d’imbibition: ou eau de remplissage, elle constitue le liquide colloïdal de la cellule, elle
représente 20% de l’eau cellulaire.
- eau libre: c’est l’eau qui circule entre les éléments vivants de la cellule, elle représente le reste de
l’eau cellulaire avec 76 à 77%.

2) Les Sels minéraux :


Une cellule vivante est formée d’un certain nombre de sels minéraux qui sont nécessaires à sa vie.
Ces éléments sont : les chlorures (Cl), les Nitrates (N), les phosphates (P), le Potassium (K), le
Calcium (Ca), le Fer (Fe), le Magnésium (Mg), etc.

3°/ Les Matières organiques :


Une cellule vivante est formée de 3 groupes de matières organiques : les glucides, les lipides et les
protéines.

a) Les Glucides :
Ce sont des sucres qui contiennent du C, H et O, avec 2 X plus d’H que d’O. Il y a différents types de
glucides :
- les oses : ce sont des sucres simples comme le glucose, ils sont constitués d’un ose (C6 H12 O6).

- les Diholosides : ce sont des sucres qui sont formés de 2 oses combinés avec élimination d’1 mol.
d’eau (C12 H22 O11). Exemple: saccharose et maltose.

- les Polyholosides : ils sont constitués d’une chaîne d’oses (C6 H10 O5)n, comme l’amidon et la
cellulose.
b) Les Lipides :
Ils sont constitués de matières grasses. Ils sont, comme les glucides, composés du C, H et O avec
moins d’O que les sucres. Les lipides les plus simples sont formés d’une combinaison d’un glycérol
(ou glycérine) et d’un acide gras (unité de base des lipides,il est formé de C, H et O) et une molécule
de lipide simple est formée d’un glycérol et de 3 acides gras.

c) Les Protéines :
Ce sont des matières azotées qui renferment C, H, O et N, avec parfois d’autres éléments comme le S
et le P. Ces éléments (C, H, O, N) sont combinés sous forme d’acides aminés. La combinaison de
quelques acides aminés constitue un peptide et la combinaison de plus qu'une centaine d’acides aminés
constitue une protéine.

II. Composition physico-chimique de la cellule :

La composition physique des constituants cellulaires se présente en différentes formes :


- sous forme de solutions colloïdales: qui sont des solutions sous forme de suc laiteux et qui ne se
cristallisent pas, comme les protéines.
- des cristalloïdes: se sont des solutions qui se cristallisent, comme les sels minéraux et les sucres.
- des suspensions qui sont sous forme de grains solides, comme les grains d’amidon.
- des gouttelettes, qu’on appelle aussi émulsions, comme les gouttelettes de lipides.

Chapitre 4 : Les échanges cellulaires et les réactions chimiques de la cellule

Comme tout être vivant, les cellules se nourrissent en absorbant les molécules, en les transformant et
en rejetant les déchets. Ce qui montre qu’il y a des échanges et des transformations qui se font au
niveau des cellules.
I. Les échanges Cellulaires :

L’entrée des substances dans le cytoplasme et leur sortie montrent qu’il y a des échanges qui se font à
travers la membrane plasmique. Certaines substances, comme l’eau et les solutions dissoutes, passent
à travers la membrane plasmique sans demande d’énergie, c’est ce qu’on appelle transport passif.

D’autres substances, comme les particules solides ou liquides et les ions, exigent de l’énergie pour
traverser la membrane plasmique. C’est ce qu’on appelle transport actif.

1) La Perméabilité cellulaire :
On appelle perméabilité le passage de l’eau et des substances dissoutes à travers une membrane semi-
perméable (ou hémiperméable). La membrane plasmique est dite hémiperméable, car elle se laisse
traversée par certaines substances et pas par d’autres. Par contre, la paroi squelettique a une
perméabilité totale car elle se laisse traversée par toutes les substances qui entrent et qui sortent de la
cellule. Dans la perméabilité de la membrane plasmique, on distingue 3 types de perméabilités :
- Perméabilité Libre: où la membrane se laisse traversée par une substance dans les 2 sens : de
l’intérieur de la cellule vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur. Comme la perméabilité à l’eau.
- Perméabilité Sélective: dans laquelle la membrane se laisse traversée par certaines substances et pas
par d’autres. Comme la perméabilité aux cristalloïdes (NaCl, sucre) et pas aux colloïdes (protéines)
- Perméabilité Orientée: dans laquelle la membrane se laisse traversée par une substance dans un
sens (intérieur vers extérieur ou inverse) et pas dans l’autre sens. Comme la perméabilité au rouge
neutre.
Cependant, la membrane peut aussi ne pas laisser passer une substance dans les deux sens, c’est ce
qu’on appelle Imperméabilité.

2) L’Osmose :
On appelle Osmose, le passage de l’eau à travers la membrane plasmique. Ce phénomène peut
provoquer :
- le gonflement de la vacuole lorsque le milieu intracellulaire est plus concentré (hypertonique) que le
milieu extracellulaire qui est hypotonique. C’est ce qu’on appelle Turgescence.
- la contraction (déshydratation) de la vacuole lorsque le milieu intracellulaire est hypotonique. C’est
ce qu’on appelle Plasmolyse.
En mettant de nouveau la cellule plasmolysée dans un milieu moins concentré, elle se gonfle et revient
à l’état de turgescence. c’est ce qu’on appelle Deplasmolyse.
3) Les échanges de particules et des ions :
a) les échanges de particules :
Pour faire passer une particule (solide ou liquide) à travers la membrane plasmique, cette dernière
s’invagine en renferment la particule avec elle. Cette invagination se détache ensuite de la membrane
et s’ouvre pour délibérer la particule à l’intérieur ou l’extérieur de la cellule. La pénétration de la
particule à l’intérieur de la cellule s’appelle Endocytose et la sortie de la particule de l’intérieur de la
cellule vers l’extérieur s’appelle Exocytose.
Le passage des particules liquides à travers la membrane plasmique s’appelle Pinocytose, et celui des
particules solides s’appelle Phagocytose. L’Entrée des particules liquides à l’intérieur de la cellule
s’appelle Pinocytose Endocytose et celle des particules solides s’appelle Phagocytose Endocytose.
Et la Sortie des particules liquides vers l’extérieur s’appelle Pinocytose Exocytose et celle des
particules solides s’appelle Phagocytose Exocytose.

b) Les Échanges des ions :


Le passage des ions à travers la membrane plasmique se fait par des molécules de protéines qui
fonctionnent comme des pompes métaboliques. Les ions passent à travers la membrane plasmique par
des rotations de ces pompes en entraînant les ions vers l’intérieur ou l’extérieur de la cellule.
Dans un tissu cellulaire, les échanges que nous venons de voir (perméabilité, osmose, échange de
particules et des ions) se font par :
- les membranes plasmiques lorsqu’il s’agit d’échanges entre cellules voisines.
- des enzymes lorsqu’il s’agit d’échanges entre cellules éloignées les unes des autres. Ces enzymes
sont des protéines particulières qu’on appelle hormones. Elles existent dans tout le tissu cellulaire car
elles circulent dans tout l’organisme. Elles exercent des actions de stimulation, de régulation ou
d’inhibition d’une réaction ou d’une substance entre cellules éloignées les unes des autres.

II. Les réactions chimiques de la cellule :

Les réactions chimiques qui se font au niveau des cellules vivantes sont également appelées réactions
métaboliques. Ces réactions chimiques se font par des Diastases qui sont des enzymes complexes dont
une partie est minérale et l’autre partie est organique. Ces diastases jouent le rôle de Catalyseurs
Biologiques qui sont sous forme de clefs biologiques qui sont capables de monter (rassembler) ou de
démonter (ouvrir ou dissocier) les molécules. Et chaque diastase a un rôle spécifique:
- un par exemple rassemble les molécules de saccharose,
- un autre par exemple rassemble les molécules d’ADN,
- un 3ème dissocie les mol. de protéines,
- un 4ème dissocie celles des lipides,
- un 5ème rassemble les mol. de saccharose,
- etc.

Chapitre 5: La division cellulaire.

I. Introduction et Définitions :

Chaque cellule provient d’une cellule mère après sa multiplication ou sa division en cellules filles.
Cette division se fait soit :
- Directement : sans transformations du noyau, c’est ce qu’on appelle Division Directe ou Amitose
dans laquelle la cellule se coupe en deux après étranglement de son noyau et cloisonnement de son
cytoplasme

- ou indirectement après une série de transformations du noyau, c’est ce qu’on appelle Division
indirecte qui aboutit soit :
• à des cellules filles ayant le même nombre de chromosomes que la cellule mère, c’est ce qu’on
appelle Division équationnelle ou Mitose.
• ou à des cellules filles ayant la moitié du nombre de chromosomes que la cellule mère, c’est ce qu’on
appelle Division réductionnelle ou Méiose, elle ne concerne que les cellules reproductrices.
II. La Mitose :

La Mitose se fait en deux étapes: la division du noyau ou Caryocinèse et la division du cytoplasme ou


Cytocinèse.

A. La Caryocinèse :
Un noyau contient de la chromatine sous forme de filaments et sa division se déroule en phases :

1) La Prophase :
Un noyau en prophase se gonfle et sa chromatine se détache en filaments: on dit qu’elle
s’individualise. Les chromosomes commencent à se raccourcir et à s’épaissir et les nucléoles
commencent à disparaître.

2) La Métaphase :
En phase intermédiaire il y a formation de ce qu’on appelle plaque équatoriale et d’un fuseau
achromatique. Les chromosomes prennent des formes en V, J, ., I, et commencent à se dupliquer en 2.

3) L’Anaphase :
A l’anaphase les chromoomes se divisent complètement en 2 chromatides à 2n chromosomes chacun
et chaque chromatide migre (ou remonte) vers l’un des pôles de la cellule. La plaque équatoriale
formée en métaphase va se diviser en 2.

4) La Télophase :
En télophase les chromatides rejoignent complètement les extrémités de la cellule. Chaque pôle de la
cellule va subir les phénomènes inverses de la prophase: Les noyaux vont diminuer de volume, les
chromosomes vont se filamenter et l’enveloppe nucléaire et les nucléoles vont réapparaître. Le fuseau
achromatique et la plaque équatoriale vont disparaître. Le résultat de la télophase est la formation de 2
noyaux fils ayant le même nombre de chromosomes que le noyau mère.
B. La Cytocinèse :
Une fois que les noyaux fils sont formés en télophase de la caryocinèse, la membrane plasmique
commence à s’épaissir et à se diviser au milieu de la cellule pour former 2 cellules filles à 2n
chromosomes chacune et qui vont se séparer l’une de l’autre.Chez les cellules végétales, la paroi
squelettique se forme au moment de l’épaississement et de la division de la membrane plasmique en
caryocinèse. En cytocinèse, les mitochondries, les plastes, les dictyosomes, etc. vont se diviser
également à moitié entre les 2 cellules filles.

C. Facteurs qui influencent la Mitose :


Un grand nombre de facteurs agissent sur la mitose :
- certains facteurs, comme la chaleur et certaines hormones comme les cytokinines et les gibbérellines,
activent la mitose.
- d’autres, comme le froid et les substances poisonnées, la ralentissent.
- et certains autres, comme les matières actives de certains herbicides (les triazines), l’inhibent
complètement.

D. Durée de la Mitose :
La mitose s’effectue en 30mn à 3 heures, selon les espèces et les facteurs qui l’influencent. La
prophase est la phase la plus longue et la métaphase est la phase la plus courte, elle ne dure que 5mn
parfois.

III. La Méiose :

La division réductionnelle réduit le nombre de chromosomes de la cellule mère de 2n à n


chromosomes chez les cellules filles. La Méiose se déroule en 2 divisions successives : une division
réductionnelle ou Méiose I et une division équationnelle ou Méiose II. Et puisque la méiose concerne
les cellules reproductrices, les grains de pollen sont des organes qui sont importants dans la
reproduction des végétaux. Ils sont contenus dans les anthères des étamines et ils sont souvent de
couleur jaune, mais ils peuvent être blanc, rouge, vert, orange, etc. Leur forme peut être sphérique,
ovoïde, pyramidale, etc. et leur dimension varie de 2,5 µm à 200 µm comme chez la courge. Ils sont
souvent isolés et parfois groupés comme chez les mimosas. Et à partir des grains de pollen on peut
reconnaître le nom botanique de l’espèce, l’origine géographique d’un miel et la flore et le climat
d’une étage bioclimatique. C’est ce qu’on appelle Pannéologie ou sciences des grains de pollen.

A. La Méiose I :
La division réductionnelle se déroule également en phases :
1) Prophase I :
La prophase de la Méiose I se déroule en stades :
- Stade leptotène: c’est le stade où les chromosomes sont encore en filaments minces.
- Stade zygotène: c’est le stade d’accouplement des chromosomes. Ces derniers diminuent de
longueur, s’épaississent et se rapprochent les uns à côté des autres.
- Stade pachytène: c’est le stade où les chromosomes continuent à s’épaissir et où ils commencent à se
dupliquer en 2.
- Stade diplotène: c’est le stade du dédoublement des chromosomes. Ces derniers se séparent
complètement en 2.
- Stade chiasmas: c’est le stade d’échange de matériel génétique entre les chromosomes. Il y a
formation de chiasmas qui sont des croisements entre les tétrades des chromosomes

2) Métaphase I :
Comme à la métaphase de la mitose, les chromosomes se mettent en plaque équatoriale et le fuseau
achromatique se forme.

3) Anaphase I :
Comme à l’anaphase de la mitose, les chromosomes migrent vers les pôles du fuseau achromatique.

4) Télophase I :
À la Télophase I, il y a formation de 2 cellules filles avec n chromosomes chacune puisque les 2n
appariés au stade zygotène sont séparés au stade diplotène.

B. La Méiose II :
À la Méiose II qui est une division équationnelle, on aboutit à des cellules filles ayant le même
nombre de chromosomes que la cellule mère. Cette cellule mère est obtenue en Méiose I, elle a n
chromosomes. Et puisque la Méiose II est une division équationnelle, elle a les mêmes phases que
celles de la Mitose qui est aussi une division équationnelle. Mais la prophase de la Méiose II est très
courte ou passe parfois rapidement et inaperçue.

Chapitre 6 : Les Tissus Cellulaires des Végétaux

I. Définition, origine et fonctions d’un tissu cellulaire végétal :

1) Définition et Origine d’un tissu cellulaire végétal :


Un tissu cellulaire végétal est un ensemble de cellules qui sont généralement semblables du point de
vue forme, dimensions et composition chimique. Chez les végétaux, le tissu cellulaire a pour origine le
méristème qui est un tissu de multiplication, après sa différenciation. On le trouve à l’extrémité des
tiges et des racines, il assure la croissance en longueur des tiges et des racines. Le méristème a un
intérêt agricole qui est très important dans la multiplication des plantes. Il est utilisé dans la
multiplication in vitro qui consiste à produire des plants dans un milieu de culture au laboratoire en
grandes quantités et durant toute l’année. Cette technique permet également de produire des plants
résistants aux maladies et à certaines conditions du climat.

2) Fonctions d’un tissu cellulaire végétal :


Les tissus cellulaires des végétaux assurent des fonctions qui sont diverses : protection, nutrition,
conduction, soutien, sécrétion, multiplication cellulaire, etc.

II. Les Principaux Tissus cellulaires des végétaux :

1) L’Épiderme :
C’est un ensemble de cellules qui sont rassemblées en une seule couche autour de l’organe végétatif
(feuille, tige, racine) pour constituer un tissu protecteur. Chez les feuilles et les tiges, l’épiderme est de
temps à autre percé d’orifices ovales appelés Ostioles et chaque ostiole est entouré de 2 cellules
stomatiques pour former ce que l’on appelle un stomate. Ce stomate contient des chloroplastes.
Chez les racines qui ne font pas de photosynthèse, on ne trouve pas de stomates dans l’épiderme mais
des poils absorbants.

2) Le Parenchyme :
C’est un ensemble de cellules vivantes de grande taille et à membrane mince qui contiennent des
chloroplastes. Le parenchyme est un tissu de remplissage et de nutrition. Il est formé de 2 types :
Parenchyme à méats et Parenchyme lacuneux.

3) Le Collenchyme :
C’est un tissu de soutien qui est formé de cellules vivantes à membranes épaisses car elles contiennent
de la cellulose.

4) Le Sclérenchyme :
Le sclérenchyme est également un tissu de soutien qui est formé de cellules mortes à membranes très
épaisses par accumulation de cellulose et de lignine. C’est un tissu dure qu’on trouve par exemple
dans les coques des noix, les noyaux des pêches, des cerises, etc.

5) Le Xylème : (tissu ligneux ou bois)


Le xylème est un tissu conducteur constitué de vaisseaux qui sont sous forme de tubes ou d’anneaux
cylindriques qui conduisent la sève brute ou ascendante. Ces vaisseaux résultent de la mort des
cellules végétales et le renforcement des membranes pectocellulosiques par des épaississements de la
lignine. Ils sont entourés de cellules parenchymateuses vivantes.

On distingue 2 types de bois:


- bois hétéroxylé : qui est formé de vaisseaux et de trachéides. Ces dernières sont des cellules
allongées qui sont munies d’une spirale, d’annelations, de ponctuations ou de clarifications.
- bois homoxylé: qui est formé uniquement de trachéides et pas de vaisseaux, comme le bois des
conifères.

6) Le Phloème ou liber :
Le phloème est également un tissu conducteur. Il conduit la sève élaborée ou descendante par les tubes
criblés. Ces tubes sont entourés par un ensemble de cellules qui n’ont pas de noyaux et qui ont de
grandes vacuoles. Le xylème et le phloème forment ce que l’on appelle un Faisceau Cribro Vasculaire
(FCV).
7) Les Tissus Sécréteurs :
Un tissu sécréteur est un tissu qui secrète une essence avec une odeur particulière comme l’essence de
l’ognon, de la peau des oranges et les essences des conifères et des plantes aromatiques et médicinales.
Il existe plusieurs types de tissus sécréteurs :
- poches sécrétrices entourées de cellules sécrétrices, comme chez la peau des agrumes.

- canaux sécréteurs, comme chez les conifères (pin, sapin, cyprée).

- poils sécréteurs qui sont des cellules soudées les unes au bout des autres, comme chez les
Pélargoniums ou Géraniums.