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MATERIELS ET EQUIPEMENTS DE CHANTIER

PLAN D’INSTALLATION DE CHANTIER

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sommaire

LES MOYENS DE LEVAGES - LES GRUES DE CHANTIER.........................................................................3


1- LES PRINCIPAUX MOYENS DE LEVAGE SUR LES CHANTIERS.........................................................3
2- LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES D'UNE GRUE...................................................................5
3- CRITÈRES DE CHOIX GRUE À TOUR - GRUE À MONTAGE RAPIDE................................................8
4- L'IMPLANTATION DE LA GRUE............................................................................................9
5 - LA HAUTEUR SOUS CROCHET............................................................................................... 12
6- LA CAPACITÉ DE LEVAGE................................................................................................. 14
7- LES AUTRES CARACTÉRISTIQUES D’UNE GRUES......................................................................16
8- VOIE DE GRUES ET MASSIFS DE SCELLEMENT.......................................................................17
9- ELÉMENTS DE SÉCURITÉ..................................................................................................18
10 - POIDS ESTIMATIFS DES ELEMENTS À LEVER.......................................................................22
LE POSTE DE BÉTONNAGE.........................................................................................................23
1- MODE DE FABRICATION DE BÉTON.....................................................................................23
2- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UNE CENTRALE..................................................................24
3- CRITÈRES DE CHOIX ENTRE BÉTON BPE ET BÉTON CHANTIER...................................................26
4- IMPLANTATION D’UNE CENTRALE À BÉTON CHANTIER..............................................................27
5- ELÉMENTS DE COUT.......................................................................................................28
LES CANTONNEMENTS DE CHANTIER............................................................................................ 29
1- GÉNÉRALITÉS...............................................................................................................29
2- OBLIGATIONS EN MATIÈRE DE LOCAUX PROVISOIRES..............................................................30
3- DÉTERMINATION DES ÉQUIPEMENTS ( CHANTIERS > 4 MOIS ).................................................32
4- CAS DES OPÉRATIONS DE COURTE DURÉE ( < 4 MOIS )..........................................................34
LES RÉSEAUX DE CHANTIER....................................................................................................... 35
1- PROTECTION DES RÉSEAUX EXISTANTS ..............................................................................35
2- RÉSEAUX DE CHANTIER.................................................................................................. 37
INSTALLATIONS DE CHANTIER COMPLÉMENTAIRES...........................................................................42
LES ACCÈS - VOIRIES - CLÔTURES DE CHANTIER – AIRES DE STOCKAGE - DÉCHETS................................42
1- ACCÈS DE CHANTIER ET VOIRIES PROVISOIRES......................................................................42
2- AIRES DE LAVAGE DES VÉHICULES......................................................................................43
3- CLÔTURES DE CHANTIER................................................................................................. 44
4- AIRES DE TRAVAIL ET DE PREFABRICATION..........................................................................45
5- AIRES DE STOCKAGES.....................................................................................................45
7- Panneau de Chantier....................................................................................................47

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LES MOYENS DE LEVAGES - LES GRUES DE CHANTIER

1- LES PRINCIPAUX MOYENS DE LEVAGE SUR LES CHANTIERS


 Grues à tour ( à mat fixe et rotation du haut ) fixes ou sur voies de roulement.
 Grues à montage rapide GMR ou Grues à tour à montage rapide GTMR ( à rotation du bas)
fixes ou sur voies de roulement.
 Grues mobiles sur châssis ( à roues ou sur chenilles ) ou sur camion porteur, à flèche
télescopique ou à flèche treillis.
On peut également citer, dans certains cas particuliers :
 Les treuils et palans
 Les ascenseurs monte-charge et élévateurs de matériaux
 Les élévateurs de chantier
Grue à tour Grue à montage rapide GMR

Grues mobiles

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Autres moyens de levage

Elévateurs
de chantier

2- LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES D'UNE GRUE


Les critères de choix d'une grue sont, par ordre d'importance :

 La longueur de flèche nécessaire pour couvrir l’ouvrage

 La puissance de levage de la grue, fonction de :

 La longueur de la flèche, afin de survoler l'ensemble de l’ouvrage


 La charge maximum que peut soulever la grue le long de son mat
 La charge maximum en bout de flèche
 L’emprise au sol ou l'écartement des appuis

 Le prix de revient à la journée d'utilisation

 Le coût de montage, du démontage et des transports aller et retour

 Les caractéristiques techniques d'utilisation ( hauteur, vitesse des mouvements, accessoires,… )

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GRUE A TOUR

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GRUE A TOUR A MONTAGE RAPIDE

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3 - CRITÈRES DE CHOIX GRUE À TOUR - GRUE À MONTAGE RAPIDE
Les grues à tour et les grues à montage rapide ont chacune des avantages.

GRUES A TOUR

Les grues à tour, plus simples de conception, coûtent moins cher en amortissement ou en location.
Par contre, le montage, le démontage et le transport ( 3 à 5 semi-remorques ) est plus élevé. En effet,
le temps de main d’œuvre de montage-démontage par éléments est plus important et il est nécessaire
d’avoir recours à une grue automotrice pour les deux phases ( il faudra prévoir l’emplacement
nécessaire au positionnement de ces grues automotrices ). Il faut compter deux jours en moyenne par
opération.

GRUES A MONTAGE RAPIDE

Les grues à montage rapide, comme leur nom


l’indique, sont plus rapides à mettre en place ( de
l’ordre d’une demi-journée ). Elles ne nécessitent en
principe aucun moyen de levage complémentaire, car
elles arrivent sur le chantier repliées sur elle-même et
il suffit donc de les « déplier ».

De ce fait, les grues à montage rapide seront plus


intéressantes pour des opérations de courte durée.

Les grues à montage rapide nécessitent une zone plus


importante pour les opération de dépliement et de
repliement ( voir ci-dessous schéma de dépliement ).
Elles sont donc difficiles à mettre en œuvre sur les site
exigus. Il pourra être nécessaire de prévoir un
montage sur voie de grue, afin de pouvoir, une fois
l’ouvrage construit, la reculer suffisamment pour
bénéficier de la place nécessaire au repliement. On
sera souvent amené à la positionner parallèlement à
l’ouvrage pour le repliement.

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4- L'IMPLANTATION DE LA GRUE

o Détermination de l’implantation des grues


L’implantation d’une grue est liée à des contraintes de terrain, de voie de roulement, d’alimentation électrique,
et bien sur la forme de l’ouvrage.

La position de la grue dépendra, en fonction du plan de masse :


 Des zones d’installation de chantier mise à disposition des entreprises, en tenant éventuellement
compte de l’évolution dans le temps
 Des mouvements de terrains naturels et après terrassement
 Des matériels et matériaux à approvisionner
 De la nature du terrain ( le sol sur lequel est positionné la grue devra être suffisamment résistant et
une étude de sol sera le plus souvent indispensable, ainsi qu’une étude particulières des fondations de
la voie de roulement )

En tenant compte de ces données, il faudra ensuite étudier les caractéristiques géométrique de l’ouvrage ou
ensembles d’ouvrages ( hauteur, largeur, longueur ).

Il conviendra également de tracer les circuits et accès pour les approvisionnements de matériaux et matériels
de façon à faciliter les circulations sur le chantier, mais surtout de façon que la grue puisse saisir et déposer en
toute sécurité toute charge nécessaire.

Enfin, il faudra tenir compte des zones d’interdiction de survol des charges ( propriétés voisines, routes,… ) et
les matérialiser sur le plan.

o Détermination du nombre de grues


Le nombre de grues à mettre en place est déterminé dans un premier temps en fonction du plan de charge
global, compte tenu des cadences prévisionnelles ou optimisées ( on estime en général qu’une grue peut
desservir un équipe de 15 à 20 ouvriers ).

Elle dépend ensuite des contraintes géométriques liées au site et à l’ouvrage.

o Détermination de la longueur de flèche


L’ensemble de ces éléments permet de déterminer la longueur de flèche nécessaire. Cette longueur
de flèche représente la distance horizontale entre l’axe de rotation de la grue et l’axe vertical du
crochet de levage, exprimée en mètres.

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o Schémas types d’installation de grues

Ouvrages d’une largeur


inférieure à 40 mètres

Ouvrages en forme de L
Ouvrages d’une largeur
supérieure à 40 mètres

Ouvrages en forme de U Ouvrages de hauteur


supérieure à 40.00 m

Ouvrages en forme de T

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Implantation du
poste de levage

Source : guide WEKA

Critères de manutention

Source : guide WEKA

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5- LA HAUTEUR SOUS CROCHET

La hauteur sous crochet représente la


distance verticale entre le niveau du sol
d’assise et le dessous du crochet à vide
remonté au maximum.

Hsc = H0 + 2m + H1 + H2

Ho = hauteur maxi de l’ouvrage à


construire (ou des ouvrages environnants
sous la flèche)

2 ml = Hauteur de sécurité
(correspondant à la hauteur d’un homme)

H1 = Hauteur de l’élément le plus haut à


manutentionner

H2 = Hauteur des élingues ou de


l’appareil de levage (palonnier)

o Accessoires de levage ( hauteur H2 )

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Palonnier pour prédalles de
grande dimension

Elingues : Angle d’écartement des brins :


Plus l’angle formé par les deux brins est important, plus les contraintes dans les élingues sont
importantes. L’angle permettra de déterminer la hauteur H2.

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6- LA CAPACITÉ DE LEVAGE

o Détermination de la capacité de levage

La capacité de levage se vérifie à partir :

 du poids des éléments à lever (fonction des techniques de fabrication adoptées),


 de leur emplacement (stockage et mise en place)
 du poids des accessoires de levage (élingues, palonniers, …)
 de la valeur admissible à une portée donnée, indiquée sur les abaques ou courbes de charge
fournies par la fiche technique de la grue.

(nota : en fonctionnement, il est préférable de lever des charges ne dépassant pas 75 % de la charge
maximale)

La capacité de levage est fonction également du type de chariot de levage équipant la grue :

- Chariot simple mouflage (2 brins), plus léger


et permettant une capacité plus importante en bout de
flèche

- Chariot double mouflage (utilisable en 2 ou 4 brins) plus lourd et donc pénalisant en charge
maxi en bout de flèche, mais permettant des capacités plus importantes au fur et à mesure que l’on se
rapproche du fût de la grue. La charge maxi est le double qu’avec un chariot simple moufle.

Il s’agit en fait du même chariot, mais


utilisable des deux façons suivant les
besoins, et connectable depuis la
cabine de commande.

Utilisation 2 brins ( SM ) Utilisation 4 brins ( DM )

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o Exemple d’utilisation du tableau de charge

Pour une longueur de flèche Pour une longueur de flèche de


de 45 mètres équipée en 45 mètres équipée en DOUBLE
simple mouflage : mouflage :
SM SM DM
Charge maxi 3.00 t 6.00 t
de 14.70 à 28.00 m à 14.70 m
Charge maxi à
20,00 m de portée
3.00 t 4.20 t
Charge maxi à
26,60 m de portée
3.00 t 3.00 t
Charge maxi à
37,00 m de portée
2.20 t 2.00 t
Charge maxi à
45,00 m de portée
1.70 t 1.50 t

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7- LES AUTRES CARACTÉRISTIQUES D’UNE GRUES

o Vitesses de travail des éléments

L’exemple de tableau ci-dessus indique un certain nombre de caractéristiques qui peuvent avoir une
incidence sur le choix de la grue
Une grue travaille suivant 4 mouvements principaux :
 Levage
 Distribution ( avancement du chariot le long de la flèche )
 Orientation
 Translation ( sur une voie de grue )

On constate par exemple que la vitesse de levage avec un chariot simple moufle est 2 fois plus rapide (
que ce soit en vitesse lente, moyenne ou rapide ) qu’avec un double moufle.

Ces facteurs peuvent avoir une grande influence sur le rendement de travail de la grue, et donc sur les
cadences de chantier.

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o Emprise au sol et Charges transmise au sol

La fiche technique indique également des éléments indispensables à l’implantation de la grue.


Emprise au sol, selon la version choisie : cette emprise devra être compatible avec les possibilités du
site

Charge transmise au sol : ces informations pourront être transmise au bureau d’étude en charge de
la vérification de la portance du sol et/ou du calcul des fondations de la grue. Cet aspect n’est surtout
pas à négliger, afin d’évité tout risque de renversement dû à l’instabilité du sol ou à des fondations
sous-dimensionnées.

8- VOIE DE GRUES ET MASSIFS DE SCELLEMENT

 Voies de grues
Sa nature dépend des paramètres suivants :
Du type d’engin retenu : la fiche technique indique l’écartement
des rails et l’action de contact par boggie en fonction de la hauteur
d’utilisation.
Du type de voie : longrine béton ou blochets
Des caractéristiques physiques et mécaniques du sol d’assise , la
fondation devant être traitée au même titre que celle d’un ouvrage définitif
( étude de sol et étude de fondation )
La voie doit être munie de dispositifs permettant l’arrêt de l’engin en fin de
voie ( buttoirs de voie élastiques ) et doit être correctement mise à la terre.

 Massifs de scellement

Quand le châssis est fixe, le mât est boulonné sur quatre pieds scellés dans un massif en béton armé.

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9- ELÉMENTS DE SÉCURITÉ

o Sécurités liées au positionnement de la grue


Une distance de sécurité de 0.60 m doit être prévue entre la grue et une partie quelconque du
bâtiment.
Une distance de 2.00 m en tous sens doit exister entre les éléments de la grue et tout obstacle fixe ou
mobile ( une autre grue par exemple )

Des règles particulières sont à respecter vis à vis des lignes électriques à proximité de la grue
( distance de sécurité )

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o Sécurités liées aux interférences de plusieurs grues

La législation française impose un contrôle stricte des interférences entre grues.


Des dispositifs installés sur chaque grue aident les conducteurs à gérer les interférences. Ils permettent
de choisir entre :
 L’arrêt automatique à l’entrée de la zone interdite à la grue la plus haute
 L’accès alternatif ou séquentiel d’une des deux grues dans la zone d’interférence
 La gestion en mode poursuite et en temps réel de la position du câble de la grue la plus
haute par rapport à un obstacle fixe ou par rapport à la flèche ou la contre-flèche d’une grue
survolée.
Une distance de 2.00 m en tous sens doit exister entre les éléments de la grue et tout obstacle fixe ou
mobile ( une autre grue par exemple )

o Sécurités liées aux renversements dus au vent


La réglementation impose la mise en place d’anémomètre, qui interviendront sur les commandes de la
grue afin d’interdire certain mouvements ou l’utilisation totale en cas de dépassement des conditions
maximum de vent.
Dans certains cas de positionnement particulier, il peut être nécessaire de faire procéder à une étude
des vents par un bureau d’étude spécialisé, notamment en cas de risques de création de tourbillons
localisés ou de « couloir » d’accélération provoqué par la configuration des lieux ou la position des
bâtiments voisins.
( recommandation R 373 de la CNAM : Mesures à mettre en œuvre pour assurer la stabilité des grues à
tour soumises à l’effet du vent )

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o Sécurités liées à l’utilisation de la grue elle-même

Un décret du 2/12/98 précise les mesures complémentaires à celles figurant dans le code du travail,
applicables à l’utilisation des engins de levage et aux équipements de travail mobile.

En outre, ce décret impose la délivrance d’une autorisation de conduite une fois que le conducteur a
reçu la formation adéquate et que son employeur s’est assuré de son aptitude à la conduite en sécurité
de l’engin de levage ( Recommandations CNAM R372, 377 et 383 ).

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o Autorisations - Contrôles et vérifications

 Autorisation

Suivant les réglementations locales, il est nécessaire d’obtenir de la mairie une autorisation de montage
de grue. C’est le cas également dans certains sites tels qu’à proximité des aéroports. Les
réglementations peuvent imposer certaines contraintes ( hauteur maximum, couleurs, signalisation
particulières…)

De même, suivant l’encombrement de la grue, le transport sur route nécessite une demande
d’autorisation au service de la Direction des routes.

 Contrôles et vérifications

Des contrôles obligatoires sont prévus après le montage de la grue. Ce montage peut être effectué par
le service matériel de l’entreprise, par un service de location extérieur ou par le service montage du
constructeur.

Un organisme agrée doit effectué des essais et rédiger un procès verbal :

Essais statiques : ils consistent à mesurer les déformations de la flèche, du mât de la voie de
roulement pour une charge égale à 1.25 fois la charge maxi, sans la mouvoir, pendant 1 heure.

Essais dynamiques : ils consistent à contrôler le fonctionnement des mouvements et des dispositifs
de sécurité pour une charge de 1.10 fois la charge maxi, en déplaçant la charge à toute les positions
quelle peut occuper.

Ces contrôles sont à réaliser lors de toute nouvelle opération de montage, et au moins une fois par an
pour une grue fixe ou restant en place plus d’un an.

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10 - MASSE ESTIMATIVES de quelques elements à lever

Unité POIDS UNITAIRE ( KG )


Béton frais M3 2 400
Benne à béton 1.00m3 vide U 350
Benne à béton 0.50m3 vide 300
Benne à béton 1.00m3 pleine U 2 750
Benne à béton 0.50m3 pleine U 1 500

Elingue 2 brins U 70
Elingue 4 brins U 120
Palonnier écarteur pour banches U 200
Palonnier pour prédalles U 400
Fourche à palettes U 170 à 230

Banche métallique équipée M2 150 KG/M2


Banche 2.50*2.50 simple U 940 env
Banche 2.50*2.50 double avec compas ENS 2 000
Banches assemblées (2*2.50) 5.00*2.50 ht simple ENS 1 880
Passerelle console pignons entraxe supports 2.00 U 700
Passerelle console pignons entraxe supports 3.00 U 850
Passerelle console pignons entraxe supports 2.00 + 2.00 U 1100
Passerelle console pignons entraxe supports 2.00 + 3.00 U 1350

Elément béton durci ( poutre, éléments préfas,…) M3 2 500


Prédalle ep 6 M2 150
Escalier préfa volée droite 16 marches U 3 200
Escalier préfa volée droite ( à la marche ) U( marche ) 200
Escalier préfa circulaire sans paillasse 16 marches 3x 3 U 2 600
Escalier préfa circulaire avec paillasse 16 marches 3x 3 U 4 500
U

Palette agglomérés creux 20*20*50 (60 u / 18 kg )) U 1 100


Palette agglos pleins allégés 20*20*50 ( 60 u / 31 kg) U 1 860
Palette ciment ( 42 sacs de 35 kg ) U 1 500

RAPPEL : 1 KG = 10 Newtons = 1 daN

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LE POSTE DE BÉTONNAGE

1- Mode de fabrication de béton


Le béton peut être :

fabriqué sur chantier ( BFC ) suivant la quantité à produire, par des bétonnières à cuve
basculante, des bétonnières à cuve fixe avec inversion de
marche, ou par une centrale à béton
Fabriqué en usine et livré prés Livré par des camions toupies
à l’emploi ( BPE )

Fig. 3 - Centrale à béton


silo à ciment
benne de la grue
malaxeur
granulats
rayons raclants à godets

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2- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UNE CENTRALE

Les centrales de chantier peuvent avoir une production horaire de béton variant de 6 à 40 m3/heure,
suivant la capacité de la centrale.
Le volume de la cuve peut varier de 0.400 à 1.300 m3, quantité de béton produite à chaque cycle.

Les centrales à béton fonctionne suivant un cycle de fabrication, dont la durée est un critère de choix
important.
1 Chargement des granulats dans une trémie de pesage
2 Transport par tapis d’alimentation dans la cuve
3 Chargement du ciment dans un trémie de pesage et transfert dans la cuve par vis sans
fin
4 Chargement en eau
5 Malaxage
6 Vidage

Dans l’exemple ci-dessus ( centrale IMER BTK1008 ), la


durée du cycle est de 135 secondes, soit un peut plus de 2
minutes pour fabriquer une gâchée.
On constate que les cycles se chevauchent : pendant la
phase de malaxage, la centrale commence le chargement
du cycle suivant.

Certaines centrales peuvent être programmées pour


fonctionner de façon autonome. Il suffit de définir sur un
tableau de programmation les dosages des constituants et
le nombre de cycle.
Le fait par le grutier de poser la benne à béton dans panier
porte béton déclenche automatiquement la mise en route
du cycle suivant. Elles peuvent aussi être commandées
manuellement.

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3- CRITÈRES DE CHOIX ENTRE BÉTON BPE ET BÉTON CHANTIER

Le choix entre un béton prêt à l’emploi ( BPE ) ou un béton fabriqué sur chantier ( BFC ) dépend des
critères suivants :
 Le volume total à produire
 La durée du chantier
 La production journalière ( moyenne et de pointe )
 L’espace disponible sur le chantier
 Les disponibilités en matériels de l’entreprise
 La proximité d’une centrale de BPE du chantier

Excepter pour les chantiers où l’emploi du BPE s’impose ( faible quantité, manque de place disponible ),
c’est l’analyse du coût de revient qui permettra de déterminer le choix entre du béton prêt à l’emploi et
du béton fabriqué sur chantier.

La fabrication de béton sur chantier impose une aire d’implantation pour le matériel de bétonnage, une
aire de stockage des granulats et du ciment, une surface de réception du béton fabriqué, une
alimentation en eau et énergie électrique.

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4- IMPLANTATION D’UNE CENTRALE À BÉTON CHANTIER

Une centrale à béton est composé des éléments suivants :


 La centrale elle même, posée sur un radier en béton. Les dimensions sont fournies
par la fiche fabricant.
 Un ou plusieurs silos de stockage du ciment. Souvent positionnés au dessus de la
centrale, ceux-ci sont approvisionnés par camion-citerne avec du ciment en vrac.
 Le stockage des granulats. Les granulats sont stockés en étoile sur une aire préparée.
Ils sont chargés par des bras raclants équipés de godets ( 1 ou plusieurs rayons
suivant le type de centrale). Il est possible de stocker jusqu’à 4 granulats différents
avec une centrale courante. Lorsque la place sur chantier est réduite, il est parfois
possible de stocker les granulats dans des silos. Pour les centrales les plus
importantes, le stockage peut s’effectuer dans des aires séparées par des murs ou
dans des trémies en ligne.
 Eventuellement une zone de stockage des bidons ou containers de stockage des
adjuvants
 Un branchement d’eau et d’énergie électrique

Lors de l’implantation de la centrale, on veillera particulièrement :


Aux accès et aux zones de manœuvre des camions d’approvisionnement
A la visibilité permanente de la sortie de cuve par le grutier
A prévoir les opérations de démontage et de repliement ( zone suffisante et accès )

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5- ELÉMENTS DE COUT

Pour effectuer un comparatif de coût de revient, il convient de prendre en compte les éléments
suivant :

o béton fabriqué sur chantier


Le coût du M3 de béton fabriqué sera fonction de frais fixes et des frais proportionnels au nombre de
M3 fabriqués :
Frais fixes ( indépendants de la quantité à produire ):
Réalisation des infrastructures ( dalle support, bac de décantation )
Installation et montage
Démontage et repliement
Branchement et raccordement en eau et électricité
Location d’une grue mobile ( montage et démontage )
Transport aller et retour
Location ou amortissement interne
Contrôle de l’installation électrique
Frais d’étude de composition du béton
Frais d’entretien
Frais proportionnels à la quantité à produire :
Matériaux ( granulats, ciment, eau, adjuvants )
Consommation en énergie électrique
Temps passé par le conducteur de la centrale, main d’œuvre de fabrication
Frais de confection d’éprouvettes de contrôle de résistance et d’essais par laboratoire

o béton prêt à l’emploi BPE


Le coût de M3 de béton livré sur chantier est négocié auprès du fournisseur. Le coût total est
directement proportionnel au volume livré.
Attention : le prix du M3 de béton est souvent fourni pour un camion complet. Des commandes par
camions incomplets pour des petites quantités peuvent entraîner des plus values pour transport
incomplet.

Une étude précise permettra de déterminer le seuil de rentabilité entre les deux options. On estime
généralement que ce seuil de rentabilité conduisant au choix d’une centrale à béton par rapport au BPE
se situe entre 1000 à 2000 M3. Ce choix devra de toute façon être validé par une étude précise, les
critères et les éléments de coût pouvant être très variables d’un chantier à l’autre.

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LES CANTONNEMENTS DE CHANTIER

1- Généralités

Suivant l’importance d l’opération, des locaux provisoires doivent être installés sur
les chantier pour
 Assurer au personnel un minimum de confort et d’hygiène durant les
travaux
 Accueillir les réunions de chantier et les visiteurs extérieurs ( fournisseurs,
…)
 Permettre le stockage et le rangement du petit matériel

On positionnera ces locaux à proximité immédiate d’un accès piéton ( si possible


distinct de l’accès des véhicules ) et en dehors de l’aire de balayage de la grue.

Ces locaux devront respecter la réglementation définie par le Code du Travail, et


notamment le Décret du 8-01-65 modifié par décret du 6-05-95 ( articles 186 à
217 ) et le décret du 1-10-87.

L’amélioration des conditions de travail est une préoccupation de notre société. Il


est indispensable que sur les chantiers, de la même façon que dans les sites
industriels, les ouvriers puissent changer de vêtements, prendre des repas chauds,
assurer leur propreté corporelle, utiliser des lieux d’aisance, faire soigner
immédiatement une blessure bénigne

Les équipements nécessaires :

 Bureau de chantier
 Salle de réunion
 Vestiaires
 Réfectoires
 Locaux sanitaires
 Magasins de stockage
 Locaux divers ( gardiennage, infirmerie, …)

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2 - OBLIGATIONS EN MATIÈRE DE LOCAUX PROVISOIRES

Il faudra tenir compte des contraintes définies dans les pièces du marché ( CCAG, Plan Général de
Coordination, Plan prévisionnel d’installation). Ces contraintes peuvent définir de façon impérative :
 La localisation de la zone cantonnement et son évolution au fur et à mesure de
l’avancement des travaux,
 Le nombre de locaux par catégorie suivant l’évolution prévisible en effectifs
 La durée d’utilisation

De plus en plus, les locaux pourront être communs aux différents corps d’états, entraînant une
gestion rigoureuse par celui qui aura la charge de la mise en place et de l’entretien.

Les accès à ces locaux devront rester libres et entretenus, correctement drainés et éclairés.
On fera en sorte que l’accès soit le plus direct possible depuis la voie publique.

o Types de locaux provisoires

Les locaux provisoires seront le plus souvent constitués de bungalow préfabriqués de type ALGECO,
équipé suivant leur destination. Ces modules, de dimensions variables, sont approvisionnés par
camions et mis en place sur une aire préparée.
Les modules préfabriqués peuvent être assemblés par jumelage et/ou superposés si besoin sur des
chantiers exigus.

Dimensions courantes

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3 - DÉTERMINATION DES ÉQUIPEMENTS ( CHANTIERS > 4 MOIS )

Tous les locaux ( sauf magasin de stockage ) seront équipés en électricité, éclairage et chauffage.
IL peut être demandé dans les pièces du marché ( CCAP, PGC ) à l’entreprise principale de prévoir
dans son offre la mise à disposition de ces locaux pour l’ensemble du personnel de toutes les
entreprises. Le Coordonnateur de Sécurité transmettra à l’entreprise les informations nécessaires
pour prévoir ces locaux en nombre suffisant.

o Bureau de chantier – Salles de réunions

Un bureau de chantier et une salle de


réunion sont mis en place dés l’ouverture
de chantier.
Prévoir le mobilier ( tables, chaises,
tableaux d’affichages,… ) et les
équipements en électricité, chauffage,
téléphone.
Un poste téléphonique sera accessible en
permanence pour les secours.

un bureau de chantier 4.40 ou 6.20


( pour chef de chantier et conducteur de travaux)
Un bureau maîtrise d’œuvre Si demandé
( sur les chantiers importants ) Surface suivant pièces marché
Une salle de réunion Surface suivant pièces marché
Bungalow double 6.20 x 4.80

o Sanitaires

Pour tout chantier, quelle que soit la durée et


l’effectif, des équipements sanitaires sont
obligatoires. L’eau doit être à température
réglable.
( l’équipement pourra être allégé pour des
chantiers inférieurs à 4 mois – voir tableau ci
avant )

Sanitaires 1 WC et un urinoir pour 20 - 1 lavabo ( ou rampe ) pour 10

Il existe des modules sanitaires équipés ( voir ci dessus ). Il faudra en plus prévoir l’alimentation
en eau et les évacuations des eaux usées au réseau. Dans le cas ou il est impossible de mettre en
place une évacuation des EU, ou pourra utiliser des WC chimiques autonomes, ou bien installer,
après autorisation, une fosse toute eaux autonome

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o Vestiaires

Le local vestiaire sera équipé d’armoires à


double compartiment en métal et d’un
siège par salarié.

vestiaire Bungalow simple 6.21 x 2.44 pour 10 salariés

o Réfectoires

Le réfectoire sera équipé de tables et


chaises, d’un chauffe gamelle ou cuisinière
ou micro ondes, d’un réfrigérateur, et d’un
robinet d’eau fraîche pour 10 salariés.

réfectoire Bungalow simple 6.21 x 2.44 pour 10 salariés


( possibilité de prise de repas en alternance )

o Locaux divers

 MAGASIN
Les magasins de stockage se présentent
souvent sous la forme de container type SNCF
( 2.40 x 5.00 ) ou des roulottes tractées. Il est
important de prévoir la place nécessaire aux magasins des autres corps d’état, notamment de
certains lots techniques ( électricité, plomberie chauffage, …).

 INFIRMERIE
Un poste de secours est conseillé dés que la durée des travaux est supérieure à 4 mois ( lit de
repos, couverture, brancard,…)
Une infirmerie est obligatoire pour tout chantier dont l’effectif atteint 200 salariés, avec un
infirmier de 200 à 800 salarié et un infirmier supplémentaire par tranche de 600 salariés.

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4 - CAS DES OPÉRATIONS DE COURTE DURÉE ( < 4 MOIS )

Les obligations sont allégées, mais


un minimum de confort et d’hygiène
doit être assuré.

IL est alors possible d’utiliser des


véhicules spécialement aménagés à
cet effet.

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LES RÉSEAUX DE CHANTIER

PROTECTION DES RÉSEAUX EXISTANTS - DICT

L’ouvrage à réaliser peut être situé sur d’éventuels réseaux existants enterrés. Il faudra donc adresser une
déclaration d’Intention de commencement de travaux aux services suivants : STEG, TELECOM, SONEDE,
concessionnaire réseau gaz, mairie, … Au vu de cette déclaration, les services concernés informe l’entreprise sur
la présence éventuelle de réseaux et sur leur localisation.

RÉSEAUX DE CHANTIER

o Réseaux électriques
Pour les chantiers moyens et importants, le branchement est réalisé à partir d'un poste de transformation EDF,
après demande auprès du concessionnaire. Généralement, le chantier peut être desservi par EDF et le
branchement peut se faire soit en basse tension ( 200 V / 380V ), soit en moyenne tension grâce à un
transformateur particulier.
En cas d'absence de réseau STEG à proximité, il faudra alors prévoir une alimentation par groupes électrogènes
fixes ou mobiles.

La puissance à installer conditionne le type d'installation. La structure du réseau électrique est définie en fonction
des types de matériels à alimenter et des puissances nécessaires.

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o Alimentation en eau
Le chantier doit être raccordé à un réseau de distribution d'eau potable.
L'alimentation en eau doit être réalisée par des canalisations enterrées ( protégées par un grillage avertisseur
bleu et hors gel ) d'au moins 40 mm de diamètre. Des robinets d'arrêt et de purge ( en cas de risque de gel )
seront disposés à chaque arrivée.
Doivent être desservies ;
 Les baraquements ( WC, douches, réfectoires,…)
 Les postes de travail de fabrication, aires de préfabrication, aires de lavage, postes d'eau en pied de
bâtiment et éventuellement dans les étages ).
En cas d'impossibilité de branchement ( réseau éloigné ), il est possible, après accord du Directeur
Départemental du travail, d'alimenter le chantier par des citernes conformes à la réglementation.

o Evacuation des eaux usées


L'évacuation des eaux usées pourra se faire de 3 façons différentes :
 Par raccordement au réseau d'eaux usées ( solution à privilégier si un tel réseau existe ).Il faudra
néanmoins prévoir des bacs de décantation avant le rejet des eaux usées industrielles ( eaux de lavage,
centrale à béton ). Penser à vérifier s'il s'agit de réseau unitaire ou séparatif.
 Par fosse toutes eaux avec bacs dégraisseurs et plateau absorbant. Elle nécessite des soins importants et
on sera souvent amené à prévoir des travaux d'enlèvement en fin de chantier, sauf si on envisage que
l'installation restera en place. Il reste cependant à solutionner le rejet des eaux de lavage.
 Par fosse étanche, qui devra alors être vidangée régulièrement et enlevée en fin de chantier.

En tout état de cause, il faudra se renseigner sur les réglementations et obligations locales et obtenir les
autorisations nécessaires.

o Téléphone

Une demande de branchement de téléphone sera nécessaire, au moins pour un poste d'appel des secours.

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INSTALLATIONS DE CHANTIER COMPLÉMENTAIRES
LES ACCÈS - VOIRIES - CLÔTURES DE CHANTIER – AIRES DE STOCKAGE -
DÉCHETS

ACCÈS DE CHANTIER ET VOIRIES PROVISOIRES

Il appartient souvent à l'entreprise de Gros Œuvre de réaliser l'accès et les voies de circulations à
l'intérieur du chantier. Celles-ci doivent être carrossables pour permettre l'installation du chantier et la
desserte des ouvrages à réaliser.
Pour la réalisation de ces voies, il faudra prévoir :
 Un busage de fossé pour l'accès si nécessaire
 Un décapage de la terre végétale
 Un drainage d'évacuation des eaux de ruissellement
 Une forme en tout-venant
 Un système d'arrosage éventuel pour éviter les poussières en saison sèche.
Dans la mesure du possible, il est intéressant de faire réaliser, par le Maître d'ouvrage, dés l'ouverture
du chantier, les couches de forme des voies définitives. Il faudra alors prévoir une remise en état en fin
de chantier.
Largeur minimum : 3.00 m à 4.00 m pour passage d'un camion
6.00 m pour passage de deux camions simultanément.
On prévoira, dans la mesure du possible, pour des
raisons de sécurité,
 Un accès séparé pour les piétons ( salariés et
visiteurs ), indépendant de celui des véhicules
 Une entrée et une sortie distincte, avec
signalisation imposant un sens de circulation
 Une signalisation interne ( sens de circulation,
stationnement,…)
 Des zones de stationnement pour
déchargement des camions de livraisons et
camions toupies ( si on utilise du BPE )
accessibles par la grue et visibles du grutier.
 Une zone de stationnement pour les véhicules
légers ( fourgons ) des intervenants et de
l'encadrement, si possible en dehors de
l'emprise de la grue.
 Si la place le permet, un parking spécifique et
matérialisé pour les véhicules des salariés
intervenants sur le chantier ( dans le cas
contraire, il faudra vérifier les possibilités de
stationnement en dehors du chantier )

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Dimensions de véhicules

AIRES DE LAVAGE DES VÉHICULES

Il conviendra de prévoir une aire de lavage et de débourbage des camions et véhicules sortant du
chantier, essentiellement en saison humide pour les travaux de terrassement.
Des voiries correctement conçues et entretenues pendant la durée des travaux permettront de
minimiser les risques et les coûts.

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CLÔTURES DE CHANTIER

La clôture de chantier matérialise souvent la prise de possession du terrain par l'entreprise.


Le cloturage de terrain, d'une hauteur de 2 à 2.50 m, a une fonction principale : interdire l'accès au
chantier aux personnes non autorisées
 éviter les vols
 empêcher la pénétration de personnes étrangères au chantier et qui pourraient se blesser
Dans presque toutes les grandes villes de France, les clôtures de chantiers et palissades sont
réglementées par arrêté préfectoral ou municipal. Si un tel arrêté n'existe pas, les services techniques
des mairies peuvent préciser aux entreprises les caractéristiques des clôtures habituellement installées.

La clôture peut être réalisée :


 En grillage ou treillis soudés
 En planches jointives ou non, en contreplaqué, avec ou sans grillage anti-graffiti.
 En panneaux métalliques ( plaques nervurées de bardage )
 fixés sur poteaux ( bois, métal ) ancrés dans le sol
 En panneaux de clôture galvanisés préfabriqués posés sur plots béton.

Panneau treillis soudé


galvanisé tridimensionnel

L = 3.50 m x Ht 2.00 m

Assemblage en pied par


bloc de béton

Il faudra prévoir également un portail fermant à clef ( largeur minimum 4.00 m ), s'ouvrant de
préférence vers l'intérieur.
On prévoira également des pictogrammes "Chantier Interdit au Public" et "Port du Casque Obligatoire".

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AIRES DE TRAVAIL ET DE PREFABRICATION

Selon le type de chantier et les modes constructifs définis par l'entreprise, on peut disposer :

 D'un atelier de menuiserie, avec stockage du bois et des panneaux de contreplaqué


Prévoir une zone d'environ 80 m2

 D'un poste de ferraillage pour fabrication des cages d'armatures. Il faut prévoir la zone de
stockage (à partir de barres droites de longueur de 10 à 15 m ), la zone de fabrication et la
zone de stockage des éléments fabriqués.
Prévoir une zone d'environ 60 m2 + 40 m2 pour stockage produits finis

 D'un poste de préfabrication foraine des éléments béton ( poutres, prédalles,…) . La dimension
peut être très variable suivant les choix techniques de l'entreprise, nécessitant une étude
précise.

Il faudra prévoir également les alimentation nécessaires au fonctionnement de ces postes ( eau,
électricité ) .

AIRES DE STOCKAGES

Il faudra prévoir les zones de stockage pour :


 Les terres végétales et les terres réutilisées pour les remblaiements.
 Les matériaux constitutifs du béton dans le cas d'une centrale sur le chantier : parc à
granulats ( graviers et sable ), silos à ciment.
 Les armatures : éléments façonnés ou assemblés ( cages d'armatures et treillis soudés ) . On
prévoira suffisamment de place pour éviter de superposer les treillis soudés de type différent.
( Dimension des panneaux : 2.40 x 6.00 ) .
 Les éléments préfabriqués ou semi-préfabriqués ( palettes d'agglomérés ou briques,
prédalles, poutres, escaliers,…). Pour les prédalles, il faudra prévoir au moins deux fois la
surface de la plus grande prédalle.
 Une ou plusieurs aires d'assemblage, d'entretien et de dépôt des matériels ( coffrages-outils,
banches, matériel d'étaiement, passerelles de travail,…).
 Les matériaux des sous-traitants ( éléments d'étanchéité, menuiseries, etc…)

Ces quatre dernières surfaces doivent impérativement être accessibles par la grue et visibles du grutier.
Pour ces aires, il faudra prévoir au moins un décapage et éventuellement un empierrement et un
drainage.

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PANNEAU DE CHANTIER

Il est d'usage de faire figurer sur un panneau les coordonnées des


divers intervenants du chantier : maître d'ouvrage, maître d'œuvre,
économiste, bureaux d'études, contrôleur technique, coordonnateur
SPS, entreprises, etc…) ansi que les informations liées au projet
( permis de construire, surfaces,…)
Dans certains cas, il est demandé que les logos du maître d'ouvrage
soit apposé sur ce panneaux, ce qui peut entraîner un surcoût non
négligeable ( à prendre en compte ) .

Publicité du permis de construire.


Le panneau indique le nom, la raison ou la dénomination sociale du
bénéficiaire, la date et le numéro du permis, la nature des travaux, et, s'il
y a lieu, la superficie du terrain, la superficie de plancher, la hauteur de la
construction par rapport au sol naturel et l'adresse de la mairie où le
dossier peut être consulté.
Ces renseignements doivent demeurer lisibles de la voie publique pendant
toute la durée du chantier.

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