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Analyse 3 :

Pr. Hicham MAHDIOUI

| Ecole Nationale des Sciences Appliquées|-S3 - (2014-2015)


C HAPITRE 4

Chapitre : Applications et
Applications linéaies continues
4.1. A PPLICATIONS C ONTINUES
D ÉFINITION
Soient (E, d) et (F , δ) deux espaces métrique.
(a)-On dit qu’une application f : E → F est continue au point a ∈ E
si

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀u ∈ E : d(u, a) ≤ η ⇒ δ(f (u), f (a)) ≤ ε.

Ce qui peut se lire :


f (u) est aussi près qu’On veut de f (a) dès que u est
suffisamment proche de a.

(b)-On dit qu’une application f : E → F est continue sur E si :

∀u ∈ E, ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀v ∈ E : d(u, v ) ≤ η ⇒ δ(f (u), f (v )) ≤ ε.

La définiton (a) peut immédiatement s’écrire :

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀u ∈ E : u ∈ B(a, η) ⇒ f (u) ∈ B(f (a), ε).


Dans les espace métriques, on a la chance de pouvoir travailler avec
les suites ; on a l’important :
Dans les espace métriques, on a la chance de pouvoir travailler avec
les suites ; on a l’important :

T HÉORÈME
Soient (E, d) et (F , δ) deux espaces métrique et une application
f : E → F.
( I ) Si f est continue au point a ∈ E :
pour toute suite (un )n convergente dans (E, d) telle
que lim (un ) = a, la suite des images par f : (f (un ))n
n→∞
est convergente aussi dans (F , δ) telle que
lim (f (un )) = f (a).
n→∞
( II ) Réciproquement, si pour toute suite (un )n d’éléments
de E telle que limn→∞ (un ) existe dans (E, d) et si la
suite des images par f : (f (un ))n est convergente dans
(F , δ), Alors f est continue au point a.

Remarque importante :
La négation de (i) est rès souvent utilisée pour démontrer
qu’une application n’est continue en un point
E XEMPLE :

Par Exemple : Soit la fonction f :IR 2 → IR définie par :


st 2
pour (s, t) 6= (0, 0)


 2
f (s, t) = s + t4


 f (0, 0) = 0
   
1 1 1 1
On a , →n→∞ (0, 0) et f , →n→∞ 0,
n n   n n
1 1
mais par contre 2
, →n→∞ (0, 0). ! ! !
 n n
1 1 1
Alors que f , →n→∞ . Donc f n’est pas continue en (0, 0).
n2 n 2
E XEMPLES : S OIT LES EXEMPLES SUIVANTS DES APPLICATIONS
CONTINUES :

1. Soit (E, d) un espace métrique, et soit u ∈ E fixé. La fonction


f : E → IR définie pour tout x ∈ E par :

f (x, u) = d(x, u)

est continue en tout point a ∈ E. En effet : nous allons démontrer


que
lim (un ) = a ⇒ lim d(un , u) = d(a, u).
n→∞ n→∞

On a pour limn→∞ (un ) = a :

∀ε réel > 0, ∃ N ∈ IN, ∀n ∈ IN, : n ≥ N ⇒ d(un , a) ≤ ε.

en d’autre termes, en utilisant l’inégalité triangulaire seconde :

|f (un ) − f (a)| = |d(un , u) − d(a, u)| ≤ d(un , a) ≤ η = ε.


2. Soit (E, k · k) un e.v.n. Les applications suivantes sont toutes
continues de leurs domaine de définition :
( I ) E → R, u 7→ kuk, car |kuk − kak| ≤ ku − ak = d(u, a),
on prend η = ε.
( II ) E → E, u 7→ λ.u où λ ∈ IK \0 est fixé, car :

kλ.u − λ.ak = |λ|.ku − ak = |λ|.d(u, a);


ε
On prend η = .
|λ|
( III ) IK → E, λ 7→ λ.u0 où u0 ∈ E\θ est fixé, car :

kλ.u0 − µ.u0 k = ku0 k.|λ − µ|;


ε
On prend η = .
ku0 k
P ROPOSITION (FONDAMENTALE)
Soient (E, d), (F , δ) et (G, θ) des espaces métriques, et soient les
applications f : E → F , g : F → G.
Si f est continue en a ∈ E, et si g est continue en b = f (a) ∈ F , alors
l’application composée h = gof est continue en a.

P ROPOSITION :[O PÉRATIONS SUR LES FONCTIONS


RÉELLES ET CONTINUITÉ ]
Soit (E, d) un espace métrique et soient f , g : E → IR des fonctions
continues sur E.
Les fonctions suivantes sont toutes continues :
(I) f +g [∀u ∈ E : (f + g)(u) = f (u) + g(u)],
( II ) λ.f (λ ∈ R) [∀u ∈ E : (λ.f )(u) = λ.f (u)],
( III ) f .g [∀u ∈ E : (f .g)(u) = f (u).g(u)],
( IV ) |f | [∀u ∈ E : |f |(u) = |f (u)|].
D ÉFINITION :[Continuité uniforme]
Soient (E, k · kE ) et (F , k · kF ) deux espaces vectoriels normés, dE et
dF la distance associée respectivement à k · kE et k · kF . On dit qu’une
application f : E → F est continue uniformément si et seulement si :

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀(u, v ) ∈ E 2 : dE (u, v ) ≤ η ⇒ dF (f (u), f (v )) ≤ ε.

P ROPOSITION : [Caractérisation par les suites]


Soit f : (E, dE ) → (F , δF ) une application continue uniformément
sur E, on a
Pour toute suites (un )n et (vn )n dans E telles que :
lim dE (un , vn ) = 0
n→∞

Alors lim δF (f (un ), f (vn )) = 0.


n→∞
R EMARQUE ET C OMMENTAIRE :
I La proposition précédente est très utile sous sa forme
contraposée, pour prouver qu’une application n’est pas
uniformément continue.
I On retiendra surtout le fait qu’une application
f : (E, dE ) → (F , δF ) Lipschitzienne est uniformément
continue.
I Afortiori : toute application contractante sur E est uniformément
continue.
E XEMPLES :[M ÉTHODE PRATIQUE ]

(1) Sur l’espace vectoriel (IR, | · |), la fonction

f : IR → IR ∗
n’est pas uniformément continue.
t 7→ t 2

En effet : considérons les suites Sn = n et


1
Tn = n + (n ∈ IN ∗ ).
n
1 1
On a |Tn − Sn | = |n − (n + )| = → 0;
n n
1
tandis que |f (Tn ) − f (Sn )| = |Tn2 − Sn2 | = 2 + 2 → 2;
n
donc f n’est pas continue uniformément.
(2) Soit la fonction g définie par :

g: ]0, 1] → IR
1
t 7→
t
g est continue sur ]0, 1] mais pas uniformément
continue. En effet, prenons les suites

1 1
T = et Sn = .
n n+1
1
On a |Tn − Sn | = → 0;
n(n + 1)
tandis que |g(Tn ) − g(Sn )| = |n − (n + 1)| = 1 → 1.
P ROPOSITION
Si f est continue uniformément sur E, alors f est continue sur E.

P ROPOSITION
Soient (E, d), (F , δ) et (G, θ) des espaces métriques, et soient les
applications f : E → F , g : F → G.
Si f est continue uniformément sur E, et si g est continue
uniformément en F , et que f (E) ⊂ F , alors l’application composée
h = gof est continue uniformément sur E.
4.2. A PPLICATIONS LINÉAIRES CONTINUES

La notion d’applications linéaires continues sur les e.v.n est


fondamentale pour l’étude du calcul différentiel. Dans le cas des
espaces Rn ou Cn les applications linéaires sont exprimées par des
matrices dans les bases canoniques et sont ainsi automatiquement
continues. Dans le cas général des e.v.n la continuite n’est plus
automatique.
Soient (E, k · kE ) et (F , k · kF ) deux espaces vectoriels
normés., sur le même corps des scalaires : IK=IR ou
bien IK=C
D ÉFINITION
Soit f une application de E dans F . On dit que f est linéaire si pour
tout (x, y ) ∈ E 2 et tout (λ, µ) ∈ R2 on a

f (λ.x + µ.y ) = λ.f (x) + µ.f (y ).

Si de plus f est bijective, on dit que f est un isomorphisme.

D ÉFINITION
Soient (E, k · kE ) et (F , k · kF ) deux espaces vectoriels normés.
On dit qu’une application linéaire u : E → F est continue en x0 ∈ E
si pour tout ε > 0, ∃η > 0 tels que

kx − x0 kE ≤ η ⇒ ku(x) − u(x0 )kF ≤ ε

On dit que f est continue sur E, si elle est continue en tout point de E.
La linéairité de u permet de ramener sa continuité en un point
quelconque en la continuité en 0.
Notations :
On notera L(E, F ) l’espace vectoriel des applications linéaires de
E à valeurs dans F .

On notera L(E, F ) le sous-ensemble de L(E, F ), constitué par


toutes les applications A ∈ L(E, F )
qui sont continues sur E entier.

On écrit souvent Au au lieu de A(u).


On abrégera L(E, E) en L(E)

Lensemble L(E, K ) s’appelle le dual topologique de E, et on le


notera E : c’est l’espace constitué par toutes les applications ! ! !
T HÉORÈME (FONDAMENTAL)
Soient (E, k · kE ) et (F , k · kF ) deux espaces vectoriels normés. Soit f
une application linéaire de E dans F . les propositions suivantes sont
équivalentes.
1. f est continue en tout points de E.
2. f est continue en 0.
3. f est bornée sur la boule unité fermée de E.
4. Il existe M > 0 tel que :

∀x ∈ E : kf (x)kF ≤ MkxkE ;
P REUVE : O N A LES IMPLICATIONS SUIVANTES :

(1) =⇒ (2) évident.


(2) =⇒ (3) On suppose que f est continue en 0, donc pour ε = 1, il
existe η > 0 tel que :

kxk ≤ η ⇒ kf (x)k ≤ 1, (x ∈ E).

Si x ∈ B(0, 1), alors kη.xk ≤ η. Donc kf (η.x)k ≤ 1, par


suite on a
1
kf (x)k ≤ .
η
1
Donc f est bornée par sur la boule unité fermée de
η
E.
(3) =⇒ (4) On suppose que f est bornée sur B(0, 1). Donc il existe
M > 0 tel que pour tout x ∈ B(0, 1) on a kf (x)k ≤ M.
x
Soit maintenant x ∈ E\{0}, alors ∈ B(0, 1), donc
  kxk
x
kf k ≤ M. On en déduit que kf (x)k ≤ Mkxk
kxk
pour tout x ∈ E.
(4) =⇒ (1) On suppose que’il existe M > 0 tel que kf (x)k ≤ Mkxk
(x ∈ E) . Donc f est Lipshitzienne de rapport M et par
suite f est continue sur E.
R EMARQUE [M ÉTHODE PRATIQUE ] :
Lorsqu’on cherche à démontrer qu’une application linéaire f est
continue, on majore kf (u)k en cherchant à faire apparaître la
constante M > 0 tel que :
kf (u)k ≤ M.kuk pour tout u ∈ E.
i.e qu’on utilise le critère le plus pratique et le plus rapide suivant :

Il existe M > 0 tel que kf (u)k ≤ Mkuk (∀u ∈ E) .

On ne revient jamais à la définition générale de la


continuité.
R EMARQUE [M ÉTHODE PRATIQUE ] :
Lorsqu’on cherche à démontrer qu’une application linéaire f est
continue, on majore kf (u)k en cherchant à faire apparaître la
constante M > 0 tel que :
kf (u)k ≤ M.kuk pour tout u ∈ E.
i.e qu’on utilise le critère le plus pratique et le plus rapide suivant :

Il existe M > 0 tel que kf (u)k ≤ Mkuk (∀u ∈ E) .

On ne revient jamais à la définition générale de la


continuité.

[M ÉTHODE PRATIQUE ] :
Pour montrer qu’une application linéaire f est n’est pas continue, Il
suffit de trouver une suite (xn )n telle que la suite
 
kf (xn )kF
n’est pas bornée
kxn kE
E XEMPLES : [M ÉTHODE PRATIQUE ] :

E XP -1 Soit E = C∞ ([a, b], R) muni de la norme


kf k∞ = max |f (t)|.
a≤t≤b
Soit s ∈ [a, b] fixé, on considère la fome linéaire sur E
suivante :
δs = f (s).
δs est une application linéaire, appelé mesure de
Dirac au point s, ou fonctionnelle d’évaluation en s,
ou charge ponctuelle en s.
δs est une application linéaire continue.
en effet, en utilisant le critère (4) du Théorème (), on a

∀f ∈ E : |δs (f )| = |f (s)| ≤ max |f (t)| = kf k∞ .


a≤t≤b

Dans (4) du Théorème (??), M = 1 convient, et donc δs


est continue sur E.
E XP -2 Soit F = C1 ([a, b], R) muni de la norme
Z b
kf k1 = |f (t)|. Considèrons la fome linéaire δs sur F .
a
δs n’est pas continue sur F . En effet : Supposons
qu’elle le soit, donc il existe m ≥ 0 tel que

|δs (f )| ≤ m.kf k1 , pour tout f ∈ F .

Pour s ∈ [a, b] et n suffisamment grand, considèrons la


suite des fonctions suivante :

1


 0, si a≤t ≤s−

 n
1 1

fn (t) = 1, si s − ≤ t ≤ s +
 n n
1


 0, si s + ≤ t ≤ b

n
On aurait pour tout n :

1 1 m
|δs (fn )| = |fn (s)| = 1 ≤ m.kfn k = m.[(s+ )−(s− )] = .
n n 2n
D’où en faisant n → ∞ : 1 ≤ 0, une contradiction ! !
D ÉFINITION : [Norme naturelle de L(E, F )]
Soit L(E, F ) l’ensemble de toutes les applications linéaires
continues de (E, k · kE ) dans (F , k · kF ).
Pour tout f ∈ L(E, F ), On définit la norme naturelle de L(E, F ) par :
 
kf (u)kF
kf kL(E,F ) := sup / u ∈ E, u 6= 0 .
kukE
On a les égalités suivante :

kf kL(E,F ) = sup kf (u)kF = sup kf (u)kF = sup kf (u)kF


u∈E, kuk<1 u∈E, kuk=1 u∈E, kuk≤1

1
= × sup kf (u)kF pour tout ρ > 0
ρ u∈E, kuk≤ρ

kf (u)kF
= sup
u∈E, kuk6=0 kukE

= inf {m réel ≥ 0 / ∀u ∈ E : kf (u)kF ≤ m.kukE }

alors (L(E, F ), k · kL(E,F ) ) est un espace vectoriel normé.


Notations :

Dans la suite, l’espace vectoriel L(E, F ) est toujours supposé muni de


la norme naturelle.
Pour tout f ∈ L(E, F ) on note tout simplement : kf k = kf kL(E,F )

kf k = sup kf (x)k = sup kf (x)k.


kxk≤1 kxk=1

On définit ainsi une norme sur L(E, F ). C’est la norme canonique de


L(E, F ).

[M ÉTHODE PRATIQUE : I NÉGALITÉ FONDAMENTALE ]


Puisque kf k = inf {m réel ≥ 0 / ∀u ∈ E : kf (u)kF ≤ m.kukE } et
comme la borne inférieure est le plus grand des minorants, on a
l’inégalité fondamentale suivante :

∀u ∈ E : kf (u)kF ≤ kf kL(E,F ) × kukE


[M ÉTHODE PRATIQUE POUR CALCULER LA NORME NATURELLE ]
Pour Calculer la norme kf kL(E,F ) on suit les étapes suivantes :
kf (u)kF
E TAPE -1 On majore le rapport R(x) = par une
kukE
constante M ≥ 0 (La plus petite possible ! !) qui ne
dépend pas de u. Cela montre que :

kf kL(E,F ) ≤ M

E TAPE -2 On cherche si une des situations suivantes est


vérifiée :
I S’il existe u0 ∈ E tel que R(u0 ) = M alors
kf kL(E,F ) = M.
I S’il existe une suite (un )n ∈ E telle que
lim R(un ) = M, alors

kf kL(E,F ) = M.

E TAPE -3 Si on n’arrive pas à vérifier l’étape 2, il se peut que la


majoration de l’étape 1 ne soit pas assez fine
On recommence à l’étape 1 en essayant d’obtenir un
majorant M 0 < M puis on passe à l’étape 2
E XEMPLES :[M ÉTHODE PRATIQUE POUR CALCULER LA NORME NA

Soit E = C∞ ([a, b], R). on pose pour f ∈ E :


Z b
ϕ(f ) = f (t)dt.
a

La linéarité de l’intégrale implique que : ϕ ∈ L(E, IR). On a pour tout


f ∈E : Z Z
b b
|ϕ(f )| = f (t)dt ≤ |f (t)|dt

a a

 Z b
≤ max |f (t)| 1dt
a≤t≤b a

≤ (b − a)kf k∞
D’où |ϕ(f )| ≤ (b − a)kf k∞ (∗) donc ϕ est une
application linéaire continue de norme kϕk ≤ (b − a).
D’autre part, considèrons la fonction suivante :

1, si a ≤ t ≤ b
1I(t) =
0, si non

donc
Z
b
kϕk = sup kϕ(f )kF ≥ |ϕ(1I)| = dt = (b − a)

f ∈E, kf k=1 a

par conséquent, on en déduit que kϕk = (b − a).


C ONCLUSION PRATIQUE :

Soient E et F des e.v.n sur IK = IR ou C et soit f ∈ L(E, F ).


I Pour prouver que f est continue, on essaie de prouver qu’il
existe un réel m ≥ 0 tel que :

kf (u)kF ≤ m.kukE , pour tout u ∈ E.

On revient jamais à la définition de la continuité d’une application


quelconque ! !
I Pour prouver le contraire, que f est discontinue, on essaiera de
trouver une suite (un )n de E telle que kun k = 1 (ou ≤ 1) et telle
que lim kf (un )k = ∞.
n→∞
P ROPOSITION
Soient E, F et G trois espaces vectoriels normés et soient
f ∈ L(E, F ) et g ∈ L(F , G). Alors g ◦ f : E → G, la composée de f et
de g, est une application linéaire continue de E dans G . De plus

kg ◦ f k ≤ kgkkf k.

Preuve : Laissée à titre d’exercice.

T HÉPRÈME
Si F est un espace de Banach alors L(E, F ) est aussi un espace de
Banach.
Preuve : Laissée à titre d’exercice.
4.3. A PPLICATION ISOMORPHISME

La notion d’isomorphisme entre espaces de Banach joue un rôle trés


important du fait qu’un isomorphisme transmet les propriétés
topologiques et vectorielles.

D ÉFINITION
Une application u : E → F est un isomorphisme si
( A ) u est linéaire continue de E dans F .
( B ) Il existe g ∈ L(F , E) telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF .

D ÉFINITION
Soient N1 et N2 deux normes sur E. On dit que les normes N1 et N2
sont équivalentes si l’identité de (E, N1 ) → (E, N2 ) est un
isomorphisme.
T HÉORÈME
Toutes les normes sur Kn , (n ∈ N∗ ) sont équivalentes.

C OROLLAIRE
Soit E est un e.v.n sur K. Toute application linéaire bijective de Rn à
valeurs dans E est un isomorphisme.
L EMME
Soit (E, k.k) un e.v.n. Tous sous-espace vectoriel F de dimension
finie de E est complet et fermé dans E.

Preuve : Soit F un sous-espace vectoriel de E de dimension n. On


sait que (F , k.k) est isomorphe à (Rn , k.k2 ). Puisque (Rn , k.k2 ) est
complet, alors (F , k.k) est aussi complet.
Montrons que F est fermé dans E. Soit x ∈ F . Donc il existe une
suite (xk )k d’éléments de F qui converge vers x dans E. En
particulier la suite (xk )k est de Cauchy dans F , F étant complet donc
la suite (xk )k converge dans F . On en déduit que x ∈ F . Donc F est
fermé dans E.