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En ouvrant un compte de dépôt


à la Trésorerie générale

Vous b n ficiez : : øe ¿hó«Øà°ùJ


■ d’un réseau étendu á`©°SGh á`µÑ°T ¯
■ de dépôts rémunérés ó`FGƒØd á`éàæe ºµ©FGOh ¯
■ de fonds sécurisés á`næseƒnD oe º`µdGƒeCG ¯
■ de services bancaires variés : : á`Yƒæàe á`«µæH äÉ`eóN ¯
opérations d’encaissement π«°üëàdG äÉ«∏ªY
opérations de retrait et de AGOC’Gh Öë°ùdG äÉ«∏ªY
paiement á≤∏©àŸG äÉ«∏ª©dG
opérations en devises äÓª©dÉH
information régulière sur les øY º¶àæŸG QÉ©°TE’G
opérations IõéæŸG äÉ«∏ª©dG
Editorial

E suis très heureux de m’adresser à vous aujourd’hui à

J travers cet éditorial du premier numéro de notre revue


interne.
Parmi vous depuis trois mois, je mesure le rôle central que joue
la Trésorerie Générale du Royaume au sein de l’administration
marocaine grâce à ses femmes et ses hommes et à son réseau
présent sur l’ensemble du territoire marocain.
Riche de talents et de compétences, la Trésorerie Générale du
Saïd Ibrahimi, Royaume n’a pas donné la pleine mesure de ses possibilités. En
Trésorier Général du Royaume
tirant le meilleur parti de son potentiel, elle se doit de revenir
rapidement au premier plan.
En mettant le “client” au centre de ses préoccupations, en
donnant la priorité à ses services déconcentrés, en œuvrant pour
une véritable politique sociale, en motivant son personnel, la
Trésorerie Générale du Royaume pourra demain relever les défis
qui l’attendent, et :
• mieux exercer ses missions (recouvrement, exécution des
dépenses, gestion financière et comptable des budgets des
collectivités locales...) ;
• améliorer le service rendu aux clients (déposants, contribuables,
collectivités locales, entreprises...) ;
• alléger les tâches pour les agents et simplifier la vie au citoyen ;
• promouvoir une culture de résultats en mesurant la qualité du
service rendu.
Je souhaite que ces préoccupations se retrouvent dans notre
organisation interne, que nos services déconcentrés soient mieux
structurés et que notre réseau soit valorisé. De même, chacun de
nous doit pouvoir bénéficier d’une formation appropriée et
espérer une évolution de carrière attrayante.
En conjuguant éthique et professionnalisme, exigence structurelle
et épanouissement humain, je suis certain que tous ensemble,
nous pourrons faire de la Trésorerie Générale du Royaume une
administration exemplaire.
A l’aube de l’année 2004, c’est tout ce que je souhaite pour notre
institution, comme je formule des vœux de très bonne et
heureuse année à chacune et à chacun d’entre vous.

Al Khazina n° 1 1 décembre 2003


Sommaire
Editorial

3 L’événement
Nomination de Saïd Ibrahimi au poste de Trésorier
Général du Royaume

4 Actualité
Activités du Trésorier Général du Royaume et du Comité
de Direction
Actualité juridique

6 Au cœur des métiers de la TGR


Nouvelles règles de paiement des marchés de l’Etat
Directeur Les principaux apports de la nouvelle Charte
de publication communale
Saïd Ibrahimi Quelques règles pour sécuriser le visa des dépenses
Responsable de la rédaction publiques
Direction de la Comptabilité
Publique 11 La vie des services
Comité de rédaction Séminaire sur l’accueil des “clients” de la TGR
Mohamed Achiq Gestion des ressources humaines
Mohamed Merzouki
Samia Benmansour Activités des associations
Rachid Baïta
Hamza Belkebir 14 Chronique de gestion publique
Maquette Cas soumis à la TGR
et pré-presse
Activités interministérielles
Diwan 3000, Rabat
Avis de la commission marocaine des marchés
Impression
Imprigéma 16 Reportage
Trésorerie Générale Regard sur le réseau : la circonscription de Chefchaouen
du Royaume
vue autrement
Boulevard Ahmed Cherkaoui
Agdal, Rabat
Tél. : 037 77 07 66 18 Documentation
Fax : 037 77 38 74
E-mail : tgr@tgr.finances.gov.ma Extrait du web : Aperçu sur la théorie normative de
Lawrence Lessig
Dépôt légal : 2003/0145 Lu pour vous : la Gestion des ressources humaines dans le
secteur public
Les articles publiés dans la revue
Al Khazina n’engagent que la
responsabilité de leurs auteurs. 20 Bloc-notes
L’événement

Saïd Ibrahimi
Nouveau Trésorier Général du Royaume
e 10 septembre 2003, Sa Royaume et de dynamiser les Le parcours de

L Majesté le Roi Mohammed


VI nommait Saïd Ibrahimi à
la fonction de Trésorier Général du
actions de modernisation de cette
grande administration, en mettant
l’accent sur l’amélioration des per-
Saïd Ibrahimi
Né en 1956 à Rabat, Saïd Ibrahimi a obtenu
le diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Centrale de
Paris, option économie, en 1981. De 1982 à
Royaume. formances et de la qualité du ser-
1984, il est chercheur en stratégie indus-
vice, l’amélioration des relations trielle et assistant du cours de micro-éco-
Le 15 septembre 2003, Fathallah
avec les partenaires de la T.G.R. et nomie au Laboratoire d’économie de l’Ecole
Oualalou, Ministre des Finances et
le développement du système d’in- Centrale de Paris, où il obtient en 1983 un
de la Privatisation, présidait, au D.E.A. en génie industriel.
formation et de communication.
siège de la Trésorerie Générale du De 1984 à 1986, il
Royaume, la cérémonie d’installa- occupe chez Renault
le poste de chargé
tion du nouveau Trésorier Général d’études stratégiques
du Royaume, en présence de à la direction des
Abdellatif Loudiyi, Secrétaire achats.
Général du Ministère, Mohamed De 1986 à 1990, il tra-
Chafiki, Chef de Cabinet du vaille pour la BNP en
tant que directeur
Ministre, Nourredine Bensouda, d’une agence de 25
Directeur Général des Impôts, personnes à forte
Abdellatif Bennani, Directeur du dominante entre-
prises (4 milliards FF
Budget et des Directeurs de la de remplois) puis, en
Trésorerie Générale du Royaume : 1988, en tant que res-
Mimoun Lmimouni, Directeur de la ponsable de la clien-
tèle des particuliers et
Comptabilité Publique et de la des professionnels d’une succursale cou-
Centralisation, Ahmed Bouriss, De son côté, Saïd Ibrahimi s’est dit
vrant 5 communes de la région parisienne.
Directeur des Opérations Budgé- honoré par la confiance placée
En 1990, Saïd Ibrahimi rejoint le Maroc en
taires et Bancaires, Mohamed en lui par Sa Majesté le Roi qualité de directeur de la clientèle des
Arrach, Chargé de la Gestion des Mohammed VI, que Dieu L’assiste, entreprises à la BMCI. Il occupe, de 1992 à
en le nommant à la fonction de 1995, le poste de directeur central respon-
Ressources et de la Program- sable du réseau d’exploitation et est membre
mation, Houmada Belmokhtar, Trésorier Général du Royaume. du comité de direction générale et admi-
nistrateur des filiales de leasing et de cré-
Trésorier Principal, Khalid Safir, Il a ensuite mis l’accent sur la dis-
dits à la consommation.
Payeur Principal des Rémuné- ponibilité et le professionnalisme En 1995, il intègre la BMAO en tant qu’ad-
rations, ainsi que des Chefs de qu’il a rencontrés chez les femmes ministrateur directeur général jusqu’en
Division de la Trésorerie Générale et les hommes de la T.G.R. et s’est 1997, date à laquelle feu S.M. Hassan II le
du Royaume. dit convaincu que tous les efforts nomme directeur général de la CNCA.
nécessaires seront déployés, que Le 10 septembre 2003, Saïd Ibrahimi est
Au cours de cette cérémonie, nommé par S. M. le Roi Mohammed VI au
ce soit au niveau du management, poste de Trésorier Général du Royaume.
Monsieur le Ministre a félicité Saïd
des gestionnaires ou des agents de Saïd Ibrahimi est membre du Conseil d’ad-
Ibrahimi pour la confiance placée
la T.G.R., pour améliorer les pres- ministration de la Fondation Mohamed V
en lui par Sa Majesté le Roi
tations de cette administration, présidé par S.M. le Roi. Il est également
Mohammed VI, que Dieu L’assiste, membre du Conseil de l’Association pour le
consolider ses relations avec ses
tout en saluant la mémoire de Feu civisme et le développement (AFAQ).
différents partenaires, tout en fai-
Abdelfettah Benmansour. Il a été président de la Fédération des sec-
sant du développement du service teurs bancaire et financier de la CGEM et
Il a ensuite souligné la nécessité de à la clientèle la préoccupation prio- vice-président du GPBM.
poursuivre les réformes entreprises ritaire de la Trésorerie Générale du Saïd Ibrahimi est marié et père de trois
par la Trésorerie Générale du Royaume. ■ enfants.

Al Khazina n° 1 3 décembre 2003


Actualité

ACTIVITES DU TRESORIER GENERAL


ET DU COMITE DE DIRECTION

Réunions avec les Budgétaires et Bancaires. Placé senté par Fuad Siniora, Ministre
responsables des sous le thème central de la ges- des Finances du Liban, au
directions centrales, tion moderne du Trésor public, Directeur Général des Finances
de la TP et de la PPR le Xe colloque a offert l’occasion du Liban, Alain Bifani, au
aux différents participants Directeur Général de la
Dans le cadre de la prise de d’échanger leurs expériences Comptabilité Publique française,
ses nouvelles fonctions, Saïd respectives en matière de Jean Bassères, et à ses collabo-
Ibrahimi, Trésorier Général du réforme de l’Etat et d’impulsion rateurs ainsi qu’à tous ceux qui
Royaume, a tenu en septembre du changement. ont contribué et veillé au bon
2003 des réunions avec les res- déroulement de ce colloque.
Deux séances plénières ont été
ponsables des directions cen- consacrées, les 14 et 16 octobre,
trales de la TGR, de la Trésorerie aux interventions des partici-
Principale et de la Paierie Rencontre avec les
pants sur des thèmes divers et
Principale des Rémunérations. interdépendants :
Trésoriers régionaux,
Ces réunions ont permis aux res- ■
préfectoraux et
la gestion de la trésorerie de
ponsables de la TGR de présen- l’Etat ;
provinciaux
ter les missions, l’organisation et ■
la gestion de la dette publique ;
le plan d’action des structures Saïd Ibrahimi, Trésorier Général

dont ils ont la charge et au les outils modernes de diffu- du Royaume, accompagné de
Trésorier Général de donner ses sion par la valorisation du capi- Mimoun Lmimouni, Directeur de
premières orientations concer- tal humain. la Comptabilité publique et de la
nant les chantiers jugés priori- La contribution du Maroc aux centralisation, Ahmed Bouriss,
taires, dont notamment : la qua- travaux de ce colloque a porté sur Directeur des Opérations Budgé-
lité des produits et prestations une présentation faite par Ahmed taires et Bancaires, Mohamed
fournis aux clients, l’organisa- Bouriss sur le thème : « La gestion Arrach, Chargé de la Gestion des
tion des services et le système de la trésorerie publique au Ressources et de la Program-
d’information de la TGR. Maroc, bilan et perspectives ». mation, Khalid Safir, Payeur
Principal des Rémunérations, a
Les débats et la réflexion des tenu le 24 octobre 2003 à Rabat,
Participation au colloque congressistes sur la gestion une réunion de prise de contact
des services du Trésor moderne du Trésor public ont avec l’ensemble des Trésoriers
été intensifiés et enrichis au sein régionaux, préfectoraux et pro-
Du 14 au 17 octobre 2003 s’est de 4 ateliers de travail portant vinciaux.
tenu à Beyrouth le Xe colloque sur la gestion de la dette et de la
Cette rencontre a été l’occasion
des services du Trésor auquel a trésorerie, les indicateurs de
pour le Trésorier Général du
participé un grand nombre de bonne gestion financière, les
Royaume de s’enquérir des
pays francophones et qui a moyens modernes de paiement,
attentes des services déconcen-
accueilli pour la première fois les l’audit et le contrôle.
trés et de leur exprimer ses
délégués des pays du Moyen-
Les travaux de ce colloque ont orientations en matière d’orga-
Orient et du secteur privé.
été clôturés par une allocution nisation des services, de rela-
Le Maroc y était représenté par de Mimoun Lmimouni, Direc- tions entre l’Administration
Saïd Ibrahimi, Trésorier Général teur de la Comptabilité Publique centrale et les services décon-
du Royaume, accompagné de et de la Centralisation, en sa centrés, de gestion de l’activité
Mimoun Lmimouni, Directeur de qualité de délégué des partici- bancaire, de système d’informa-
la Comptabilité Publique et de la pants, au cours de laquelle il a tion, de gestion des ressources
Centralisation, et de Ahmed exprimé ses vifs remerciements humaines, de formation et de
Bouriss, Directeur des Opérations aux autorités du Liban repré- conditions de travail.

Al Khazina n° 1 4 décembre 2003


Actualité

ACTUALITÉ JURIDIQUE

Code Code – Les OPCVM : la nouvelle loi vise à


du travail de la famille combler certaines lacunes juri-
diques, à répondre aux attentes des
Le nouveau code du travail a été « Lever l’iniquité qui pèse sur les investisseurs et à l’évolution du mar-
publié au Bulletin officiel pour femmes, protéger les droits des ché afin d’élargir leur champ d’ac-
entrer en vigueur en mai 2004. enfants et préserver la dignité de tion. Ainsi, elle classe les OPCVM en
Dans 6 mois, le Maroc entrera l’homme » tels sont les maîtres- fonction de la stratégie d’investis-
ainsi dans l’ère de la flexibilité du mots de la réforme de la sement adoptée et la nature des
marché de l’emploi. Moudouwana dont le souverain actifs, l’élargissement du champ de
a décliné les principales disposi- placement pour englober les bons
Devant les mutations profondes
tions le 10 octobre devant le de crédit et le transfert de leur com-
que connaît la société maro-
Parlement. pétence d’agrément au CDVM.
caine et préoccupés par l’aggra-
De l’avis de la société civile, les – Le CDVM : la loi vise à élargir ses
vation du chômage, les pouvoirs
avancées apportées par ce texte attributions en matière de contrôle,
publics ont été amenés à adop-
constituent un tournant historique d’investigation et de coercition pour
ter cette nouvelle législation
pour le pays. Le code consacre en englober tous les acteurs du marché
devenue indispensable. Après
effet la stabilité de la famille et des capitaux et tous les interve-
examen par la commission de la
donne à l’enfant ses pleins droits nants en valeurs mobilières.
législation de la justice et des
et a réussi une parfaite adéqua- – La Bourse des valeurs : le nouveau
droits de l’homme et après
tion entre les préceptes de la cha- texte vise le renforcement des dis-
amendement, le projet de code
ria et l’évolution que connaît la positions juridiques relatives au mar-
du travail a été adopté par le par-
famille marocaine. Il est cepen- ché des capitaux, grâce au transfert
lement en juillet 2003.
dant souhaitable que les nouvelles au CDVM de certaines attributions et
Ce code constitue un cadre juri- dispositions contenues dans ce activités d’intermédiation, le ren-
dico-institutionnel de la gestion forcement de ses compétences en
projet soient accompagnées de
des relations du travail et parti- matière de contrôle et leur exten-
mesures pratiques et appro-
cipe à l’amélioration de l’envi- sion à d’autres organismes.
priées pour garantir leur effica-
ronnement juridique de l’entre- cité. Par ailleurs, la loi réglemente les
prise. offres publiques en bourse (achat,
Il précise d’abord les droits et les échange, retrait et vente) par des
Marché financier mesures garantissant le respect de
obligations des parties à la rela-
la transparence et la régularité du
tion au travail, il assure ensuite Dans le cadre de la modernisation marché.
un équilibre entre la liberté syn- du marché financier, plusieurs lois – Le dépositaire central : un autre
dicale et la liberté du travail, ont été adoptées pour améliorer le texte de loi a créé un nouveau dépo-
toutes les deux entourées de rendement de la Bourse en la sitaire central et un système géné-
garanties et de responsabilités dotant d’un cadre juridique appro- ral d’inscription de certaines valeurs
dans leur exercice. Il structure, prié. Celui-ci vise à consolider la au compte, l’objectif étant de
enfin, les négociations collec- position et le pouvoir de contrôle moderniser le marché financier par
tives en assurant leur institu- du Conseil Déontologique des l’obligation d’inscrire aux opérations
tionnalisation. Valeurs Mobilières (CDVM), du dépositaire central et la distinc-
Mais ce nouveau texte est-il en moderniser les transactions finan- tion entre les comptes personnels et
mesure de supprimer les rigidi- cières nationales et consacrer la ceux des épargnants.
tés qui ont toujours inhibé les transparence et l’équité dans les Ainsi, cette nouvelle réglementa-
potentialités du marché du tra- transactions des actionnaires. tion devrait instaurer la confiance
vail et de permettre ainsi l’aug- Il s’agit de 6 textes de loi relatifs à la des investisseurs par la mise en
mentation des opportunités en réglementation du marché financier place de garde-fous au fonctionne-
matière de recherche d’emploi ? qui concernent : ment de la société gestionnaire.

Al Khazina n° 1 5 décembre 2003


Au cœur des métiers de la TGR

Marchés de l’État
Les nouvelles règles de paiement
Du projet de décret relatif aux délais de paiement et aux intérêts moratoires
en matière de marchés de l’Etat
Mohammed MERZOUKI
Division de la Réglementation des Collectivités locales

e projet de loi de finances est animée par trois idées motrices, à délai suspendu recommence à courir

L pour l’année 2004 prévoit de


compléter la loi n° 61-99 rela-
tive à la responsabilité des ordonna-
savoir l’instauration de délais de
rigueur de paiement, l’application
automatique d’intérêts moratoires et
pour le reliquat à compter de la date
de réception par l’ordonnateur des
justifications exigées (7).
teurs, des contrôleurs et des comp- l’entrée en vigueur progressive de la Le délai de visa et de règlement qui
tables publics par un article 6 bis qui réforme. est compté à partir de la date de
étend la possibilité de mise en jeu de
réception par le comptable assigna-
la responsabilité des ordonnateurs et 1 Institution pour la première
taire de l’ordonnance ou du mandat
des comptables publics à un domaine fois d’un délai de rigueur de
de paiement peut tout autant être
inédit de leur intervention, celui du paiement de 90 jours de toute
suspendu lorsque les ordonnances
paiement des intérêts moratoires. dépense résultant de l’exécu-
ou les mandats de paiement n’ont pas
Ainsi, après adoption de ce texte, l’or- tion d’un marché passé pour le
satisfait aux contrôles de la validité de
donnateur et le comptable public compte de l’Etat. la créance (8).
pourraient voir leur responsabilité
Ce délai se décompose en un délai de 2 Paiement automatique des
engagée, au cas où le budget de l’un
des organismes publics dont ils assu- 75 jours, imparti à l’ordonnateur pour intérêts moratoires si les
rent l’exécution aura supporté le paie- ordonnancer la dépense et un délai de sommes dues au titre de la dette
ment d’intérêts moratoires pour 15 jours (5), laissé au comptable assi- en principal ne sont pas ordon-
retard de paiement des sommes dues gnataire pour procéder au visa et au nancées et payées au profit du
au titre d’un marché public et lorsque règlement de ladite dépense. titulaire dans le délai de
le retard de paiement incombe per- Le délai d’ordonnancement com- 90 jours.
sonnellement à l’un ou à l’autre (1). mence à courir à compter de la date
de constatation du service fait et Ces intérêts sont dus de plein droit et
Ce nouveau texte vient parfaire une
après présentation à l’ordonnateur sans formalité préalable, c’est-à-dire
réforme importante de la réglemen-
de toutes les pièces justificatives dont sans que le bénéficiaire en fasse la
tation applicable au paiement des
la production est mise à la charge du demande.
marchés publics. Il vise particulière-
ment à lui conférer plus d’efficacité par titulaire du marché. Les modalités de Les intérêts moratoires ne sont toute-
l’incitation des intervenants publics à détermination de la date de consta- fois exigibles que si le marché en cause
respecter les délais d’ordonnance- tation du service fait seront précisées a été visé à l’engagement et approuvé
ment et de paiement des dépenses par un arrêté du ministre des Finances conformément à la réglementation en
résultant de l’exécution des marchés et de la privatisation pris en vigueur et si le retard incombe exclu-
publics, et lui éviter ainsi le sort réservé application de l’article 8 du décret sivement à l’administration.
à la réglementation actuelle (2). précité (6).
Les intérêts ne sont par ailleurs dus
Cette réforme, voulue autant par l’ad- Ledit délai ne peut être suspendu que pour le retard de paiement des
ministration que par ses partenaires qu’une fois, lorsque l’ordonnance- créances résultant de l’exécution
privés (3), est contenue dans le décret ment n’a pu être effectué pour des rai- effective des prestations. Le retard de
n°2-03-703 relatif aux délais de paie- sons imputables au titulaire du mar- paiement des sommes dues à raison
ment et aux intérêts moratoires en ché, notamment pour défaut de des avances consenties n’ouvre pas
matière de marchés de l’Etat (4). Elle production de pièces justificatives. Le droit au bénéfice desdits intérêts.

Al Khazina n° 1 6 décembre 2003


Au cœur des métiers de la TGR

Les intérêts moratoires sont calculés dès le 1er janvier 2004 et pendant une (1er juin 1948) sus-indiqué seront défi-
au taux qui sera déterminé sur la base période transitoire de deux ans, pour nitivement abrogées.
du taux moyen pondéré des bons du certaines catégories de marchés et
trésor à trois mois souscrits par adju- moyennant quelques aménagements (1) L’article 6 bis est plus précisément libellé comme
suit : « La responsabilité de l’ordonnateur peut être
dication au cours du trimestre précé- des règles relatives aux délais d’or- engagée dans le cas où le budget de l’un des orga-
dant le paiement. En cas d’absence donnancement et de paiement. nismes visés à l’article premier ci-dessus, dont il assure
l’exécution, aura supporté le paiement d’intérêts mora-
d’émission par adjudication des bons Ainsi, pendant l’année 2004, les mar- toires pour retard de paiement des sommes dues au
du trésor à trois mois pendant un chés conclus pour un montant initial
titre d’un marché public tel que prévus par la régle-
mentation en vigueur, suite à un retard d’ordonnan-
trimestre donné, il sera fait application égal ou supérieur à deux millions de cement dont il se serait rendu personnellement res-
du taux en vigueur au cours du tri- dirhams peuvent donner lieu à paie-
ponsable. » « La responsabilité du comptable peut
également être engagée au cas où le budget de l’un des
mestre précédent. ment d'intérêts moratoires dans les organismes visés à l’article premier ci-dessus, dont il
assure l’exécution, aura supporté le paiement desdits
Leur ordonnancement a lieu après conditions prévues par le décret n° 2- intérêts moratoires, suite à un retard de paiement dont
chaque paiement de la dette en prin- 03-703 précité. Pendant cette période, il se serait rendu personnellement responsable. »

cipal, dont la date est communiquée le délai maximum de paiement des (2) La réglementation actuelle, constituée principale-
ment du dahir du 1er juin 1948 autorisant le paiement
à l’ordonnateur par le comptable assi- dépenses résultant de l’exécution des- d’intérêts moratoires aux titulaires des marchés de l’Etat
gnataire au plus tard le jour ouvrable dits marchés est fixé à 120 jours, et de l’instruction provisoire du 16 avril 1949 du direc-
teur des Finances fixant les modalités d’application du
qui suit celui du paiement. Les intérêts réparti entre un délai d’ordonnance- dahir précité, n’a jamais réellement été mise en œuvre.
moratoires sont pris en charge par le ment de 90 jours et un délai de visa En effet, bien que le délai prévu pour le paiement des
sommes dues aux titulaires des marchés publics ne fût
budget ayant supporté le paiement et de règlement de 30 jours. pas respecté par les administrations publiques, le
de la dette en principal et reçoivent Au cours de l’année 2005, tous les
retard constaté donna rarement lieu à paiement d’in-
térêts moratoires, faute de demandes formulées en ce
la même imputation budgétaire. Ils marchés conclus pour un montant ini- sens par les bénéficiaires.
peuvent, le cas échéant, être payés par tial égal ou supérieur à un million de (3) La réduction des délais de paiement est une préoc-
prélèvement sur la somme à valoir cupation constante des pouvoirs publics. Le respect des
dirhams pourront donner lieu à paie- délais de paiement et le versement d’intérêts moratoires
que l’ordonnateur aura préalablement ment d’intérêts moratoires selon les en cas de retard de paiement peuvent se révéler des
engagée à cet effet, en sus du mon- instruments efficients – entre autres – pour remédier
règles prévues par le décret n° 2-03- aux dysfonctionnements du processus de gestion des
tant du marché. 703 précité. Le délai maximum de marchés publics, rationaliser et réduire le coût des
achats publics, rétablir la confiance entre organismes
En cas d’indisponibilité ou d'insuffi- paiement des dépenses résultant de publics et partenaires privés… L’application automa-
l’exécution desdits marchés est tique des intérêts moratoires constitue, elle, une reven-
sance de crédits pour le paiement des- dication persistante des professionnels et l’une des
dits intérêts moratoires, l’ordonnateur ramené à 105 jours dont 85 jours pour mesures préconisées pour la mise à niveau de l’admi-
devra mettre en place les crédits néces- l’ordonnancement de ces dépenses et nistration publique.
(4) Ce texte vient d’être publié au Bulletin officiel, mais
saires au paiement des intérêts restant 20 jours pour leurs visa et règlement. il n’est pas encore entré en vigueur. Il ne peut dès lors
dus. Ceux-ci doivent alors être payés, Les marchés d’un montant inférieur être question, ici, que d’en présenter les règles essen-
tielles, à charge d’y revenir ultérieurement pour une
en priorité, dès la mise en place des aux seuils indiqués ci-dessus peu- analyse détaillée de son contenu.
crédits aux rubriques concernées. vent également donner lieu à paie- (5) Ce délai de 15 jours a été institué par modification
du décret portant règlement général de la comptabi-
ment d’intérêts moratoires pendant lité publique et se substitue au délai de 10 jours prévu
3 Entrée en vigueur progres-
cette période transitoire, mais dans dans son article 86.
sive du nouveau dispositif juri- (6) Cet arrêté fixera également les modalités
les conditions définies dans le dahir
dique pour permettre aux admi- d’engagement de la somme à valoir pour le paiement
du 22 rejeb 1367 (1er juin 1948) auto- des intérêts moratoires et celles de la liquidation des-
nistrations publiques de mettre
risant le paiement d’intérêts mora- dits intérêts.
à niveau leurs services tech- (7) La suspension a lieu par l’envoi au titulaire du mar-
toires aux titulaires des marchés de
niques et comptables et être en ché, 15 jours au moins avant l’expiration du délai d’or-
l’Etat. Il en est de même des marchés donnancement, d’une lettre recommandée avec accusé
mesure d’appliquer les nou- de réception lui faisant connaître l’ensemble des motifs
conclus antérieurement au 1er janvier
velles règles dans de bonnes ayant empêché l'ordonnancement. Cette lettre doit pré-
2004. ciser que le délai d’ordonnancement est suspendu jus-
conditions. qu’à la remise par celui-ci, contre récépissé délivré par
A partir de 2006, tous les marchés, l’administration ou au moyen d’une lettre recomman-
dée avec accusé de réception, de la totalité des justifi-
Les dispositions du décret relatif aux quel que soit leur montant, pourront cations qui lui ont été réclamées.
délais de paiement et aux intérêts donner lieu à paiement d’intérêts (8) Là aussi, les rejets itératifs n’étant pas tolérés, la note
moratoires en matière de marchés de moratoires conformément au décret d’observation établie à cet effet par le comptable assi-
gnataire doit faire l’objet d'un seul envoi à l’ordonna-
l’Etat entrent en vigueur le 1er janvier n° 2-03-703 précité. Ce faisant, les dis- teur et comporter tous les motifs du refus de visa et de
2006. Elles s’appliqueront néanmoins positions du dahir du 22 rejeb 1367 paiement de la dépense concernée.

Al Khazina n° 1 7 décembre 2003


Au cœur des métiers de la TGR

La nouvelle charte communale


Ses principaux apports
Mohammed MERZOUKI

a loi n° 78-00 portant charte de conseils d’arrondissement ne dis- même receveur, à compter de l’année

L communale est entrée en


vigueur depuis la proclama-
tion des résultats des élections com-
posant ni de la personnalité morale, ni
de l’autonomie financière et tenant
leurs attributions du conseil de la ville
budgétaire 2004. En attendant, le légis-
lateur a chargé les présidents des nou-
velles communes urbaines créées en
munales du 12 septembre 2003. (6 villes sont concernées : Casablanca, remplacement des communautés
Rabat, Fès, Marrakech, Salé et Tanger). urbaines et des communes urbaines
Cette charte est très riche en innova-
tions touchant les différents aspects de Le conseil d’arrondissement règle les membres d’assurer, jusqu’à la clôture
la gestion des affaires communales. affaires de proximité relevant de son de l’exercice, l’exécution des budgets
Elle mérite qu’on s’y attarde longue- ressort territorial et exerce ses attribu- 2003 des communes urbaines et des
ment pour en analyser les dispositions tions sous le contrôle et la responsa- groupements supprimés, sauf pour les
et en mesurer les implications sur les bilité du conseil communal dont il budgets de la communauté urbaine de
règles applicables aux finances et à la relève. Il ne dispose pas de budget, Rabat et de ses communes urbaines
comptabilité publique des communes, mais d’un compte de dépenses sur membres dont l’exécution est assurée
dans la perspective d’une réforme glo- dotations, alimenté exclusivement par le wali, gouverneur de la préfecture
bale de celles-ci. d’une dotation globale de fonction- de Rabat. Il a également prévu que
nement allouée par le conseil de la l’exécution comptable de chaque bud-
Cependant, en guise d’entrée en get continuera d’être assurée, jusqu’à
matière, nous allons nous contenter ville. L’exécution dudit compte est sou-
mise aux mêmes règles que celles pré- la clôture de la gestion 2003, respecti-
d’une présentation –non commentée– vement par chacun des receveurs com-
des principaux apports de ce texte, vues par les lois et règlements en
vigueur pour le budget de la com- munaux de rattachement (1).
avec la promesse de revenir sur son
contenu, notamment sur les aspects mune. En ce qui concerne la ville de Rabat, il
qui influent directement sur les mis- Les autres moyens de fonctionnement faut rappeler que l’exécutif est partagé
sions des services du Trésor chargés de des conseils d’arrondissement sont entre le président du conseil communal
la gestion financière et comptable des également fournis par le conseil com- et le wali, gouverneur de la préfecture
budgets de ces collectivités. munal de la ville. Sont ainsi affectés de Rabat, qui est chargé notamment de
auprès des conseils d’arrondissement l’exécution du budget, avec obligation
Dans cette première livraison, trois
les fonctionnaires et agents commu- néanmoins de soumettre ses décisions
réformes essentielles ont retenu notre
naux nécessaires à l’exercice des attri- au contreseing du président du conseil
attention : l’institution du système de
butions de ces conseils, tout en conti- communal ; celui-ci ayant en outre la
l’unité de la ville, l’élargissement des
nuant à être gérés par le président du possibilité d’adresser une motion au
compétences des élus et l’assouplis-
conseil communal au vu des proposi- ministre de l’Intérieur et, à défaut de
sement de la tutelle.
tions ou après avis du président des réponse de celui-ci, de saisir le tribunal
conseils d’arrondissement. Sont de administratif, lorsque le président
même mis à la disposition des conseils estime que les décisions prises par le
Le système de l’unité de la d’arrondissement les biens meubles et wali ne sont pas conformes aux délibé-
ville immeubles indispensables au fonc- rations du conseil.
tionnement desdits conseils, qui Pour les méchouars, sièges des palais
Il s’est traduit par la suppression du
demeurent toutefois propriété de la royaux, l’exécutif de ces communes est
régime des communautés urbaines
commune. dévolu aux pachas desdits méchouars
(regroupant les communes d’une
même agglomération urbaine) et par Au plan comptable, les budgets des qui peuvent déléguer partie de leurs
la création d’un seul conseil municipal nouvelles communes et les comptes de attributions à des adjoints. Les délibé-
par ville ; pour les villes de plus de dépenses sur dotations de leurs arron- rations des conseils des méchouars
500 000 habitants, celui-ci est assorti dissements doivent être gérés par le sont approuvées par le ministère de

Al Khazina n° 1 8 décembre 2003


Au cœur des métiers de la TGR

l’Intérieur ou son délégué, quel qu’en ment dans le domaine de la police régionale des comptes compétente
soit l’objet. administrative exercée en matière d’ur- qui sera appelée, suite à une saisine par
banisme, de construction, de lotisse- l’autorité de tutelle, à statuer sur le
ment, d’aménagement du territoire et compte administratif d’une commune
d’environnement et en matière de ges- non voté par le conseil communal.
L’élargissement des compé- tion du personnel communal qui, doré- Le droit de substitution que l’autorité
tences des élus navant, est élargie aux cadres classés administrative locale peut exercer, en
Cet élargissement a profité autant au aux échelles de rémunération n° 10 et vue de prendre certains actes en lieu
conseil communal dans son ensemble plus. et place du président du conseil com-
qu’à son président. Ces compétences Les possibilités de délégation des pou- munal lorsque celui-ci refuse ou s’abs-
ont par ailleurs gagné en précision. voirs du président du conseil ont par tient de les accomplir, est soumis à des
ailleurs été précisées, de sorte que conditions précises, assorties en sus de
Ainsi, le conseil communal dispose
celui-ci est autorisé à déléguer (2) : l’obligation de motiver la substitution.
actuellement de :
• aux vices-présidents et aux fonc- Les délais prévus pour l’exercice de la
Compétences propres qui ont été
tionnaires communaux sa fonction tutelle ont été soit réduits, soit sup-
notamment étendues aux matières primés.
relevant de l’urbanisme, de l’aména- d’officier d’état–civil ;
gement du territoire et de l’environ- • aux vices-présidents, au secrétaire Ont ainsi été réduits :
nement et délimitées avec plus de général et aux chefs de division et de – le délai d’approbation des délibéra-
précision dans le domaine de la ges- service de la commune les actes de tions par le ministre de l’Intérieur de
tion des services publics de proximité légalisation des signatures et de certi- 3 mois à 45 jours et par le wali ou gou-
tels que l’assainissement liquide, le fication de conformité des copies (3) ; verneur de 45 à 30 jours ;
transport, etc., avec consécration des – le délai d’annulation des délibéra-
• au secrétaire général de la commune,
différents modes publics et privés de tions à laquelle a pris part un conseiller
aux chefs de division et de service la
gestion desdits services. communal intéressé de 3 à 2 mois ;
signature pour la gestion administra-
Compétences transférées avec la pos- tive des services de la commune. – le délai de visa du ministre de
sibilité, désormais consacrée par la loi, l’Intérieur des arrêtés à caractère régle-
pour l’Etat de confier, par transfert aux mentaire pris par le président du
communes, certaines compétences conseil, de 45 à 30 jours.
L’assouplissement de la
dans les domaines de l’enseignement Le délai supprimé est celui au terme
(entretien des écoles, formation pro-
tutelle
duquel les délibérations non soumises
fessionnelle, etc.), de la santé (réalisa- Elle s’est essentiellement traduite par à approbation préalable deviennent
tion de dispensaires et centres de l’amélioration des conditions de son exécutoires. Lesdites délibérations sont
soins), de la culture (protection du accomplissement, liées notamment donc exécutoires dans l’immédiat, alors
patrimoine culturel) et de l’environne- aux autorités habilitées à l’exercer et qu’ auparavant leur exécution exigeait
ment (programme de reboisement, aux délais impartis à ces dernières l’écoulement d’un délai de 20 jours.
entretien des parcs naturels, etc.) ; pour se prononcer.
transferts subordonnés à l’allocation (1) Cette solution n’a pas été retenue pour les préfectures nouvel-
Ainsi, la déconcentration au profit des lement créées. Faute d’adoption d’un texte de loi, comme c’était
de moyens financiers et humains.
walis et gouverneurs de l’approbation le cas pour les communes, permettant une dérogation aux règles
relatives aux finances des collectivités locales et de leurs groupe-
Compétences consultatives sous des délibérations du conseil se rap- ments, la gestion des budgets de ces préfectures sera effectuée dans
forme de propositions, suggestions et portant à l’ouverture de nouveaux cré- le cadre d’une opération de transfert des budgets des préfectures
supprimées vers les préfectures créées.
formulation d’avis bénéficiant à l’en- dits, au relèvement de crédits, au vire-
(2) Les règles applicables en matière de délégation des pouvoirs
semble des domaines qui intéressent ment d’article à article, à l’occupation du président aux autres conseillers communaux ont été modifiées.
la commune mais dépassant les limites du domaine public, etc., qui avait aupa- En effet, seuls les adjoints au président peuvent recevoir déléga-
tion de ses pouvoirs, et il est désormais interdit aux conseillers com-
de ses attributions ou de son territoire ravant fait l’objet d’arrêtés du ministre munaux non-membres du bureau d’exercer des fonctions admi-
ou excédant les moyens mis à sa dis- de l’Intérieur, est maintenant consacrée nistratives dans la commune au-delà de leur rôle délibérant au sein
du conseil ou des commissions qui en dépendent.
position. par la loi. (3) L’organisation administrative des communes urbaines et rurales
ainsi que des arrondissements sera mise en place avec l’adoption
Les compétences du président du Depuis l’entrée en vigueur de la nou- prochaine de nouveaux textes relatifs aux normes d’organisation
conseil ont été étendues principale- velle charte communale, c’est la Cour et à l’institution de fonctions supérieures dans ces entités.

Al Khazina n° 1 9 décembre 2003


Au cœur des métiers de la TGR

QUELQUES REGLES PRATIQUES POUR SECURISER LE VISA


DES DEPENSES PUBLIQUES

Le règlement des dépenses publiques est l’une des


Abdelouahid
AHOUARI missions fondamentales de la TGR. Célérité des
Trésorier régional traitements, efficacité des contrôles et sécurisation des
de Fès circuits d’exécution sont les objectifs devant présider à
l’organisation et au fonctionnement de cette activité.
Le présent article revient sur quelques règles pratiques en
Driss JNIFFI matière de sécurité des procédures relatives à l’exécution
Adjoint au Trésorier de la dépense.
régional de Fès

● Contrôle à la réception des crédits – du décret Royal n° 330-66 du 21 avril ● Tri des titres de paiement à conser-
délégués aux sous-ordonnateurs : 1967 et notamment son article 11. ver pour justifier le compte des services
– Vérification de l’assignation – de l’arrêté du ministère de de l’Etat et des OP appuyés du 2e exem-
– Prise en charge informatique l’Economie et des Finances n° 1673-01 plaire du BE à renvoyer aux sous-ordon-
– Classement des ordonnances de du 28 septembre 2001 fixant la nomen- nateurs après visa.
délégation de crédits par service ordon- clature des pièces justificatives des
● Contrôle des BE et des OP corres-
nateur, par budget et compte spécial. recettes et des dépenses de l’Etat.
Ce contrôle permet de décider soit de pondants après visa par inscription au
● Contrôle à la réception des borde- registre de surveillance de la date de
l’acceptation et du visa soit du refus de
reaux d’émission (BE) et des ordres de sortie.
visa motivé.
paiement (OP) correspondants : servir
– Les ordres de paiement acceptés ● Contrôle au moyen des situations
le registre de surveillance des BE et des
sont éventuellement annotés par la périodiques :
OP qui comporte : la date d’arrivée, le
mention d’opposition ou nantissement – Etat de contrôle des bordereaux des
n° BE, le n° OP, la date de sortie.
après consultation du registre ouvert à émissions.
Ce contrôle permet de vérifier le délai
cet effet. – Situation quotidienne détaillée des
réglementaire de visa.
– Les fiches de contrôle des marchés, émissions validées.
● Prise en charge informatique des BE des nantissements et des engagements – Situation mensuelle des chiffres sta-
et des OP par sous-ordonnateur et par annuels sont également annotées. tistiques.
rubrique budgétaire et contrôle au – Les fiches du personnel sont suivies – Situation Programme de lutte contre
moyen de relevés journaliers : l’ab- par application informatique. les effets de la sécheresse.
sence ou l’insuffisance des crédits bud-
● Supervision des opérations de – Situation des dépenses des
gétaires ainsi que les erreurs d’imputa-
contrôle : les BE appuyés des OP sont SEGMA.
tion sont décelées à ce niveau.
remis au Trésorier régional ou à son – Situation récapitulative mensuelle
● Répartition des bordereaux d’émis- Fondé de pouvoirs afin de superviser les des crédits et émissions par sous-ordon-
sion par service chargé du visa et par opérations de contrôle (acceptation et nateur.
agent contrôleur : rejets). – Relevé mensuel des émissions par
– Dépenses du personnel. rubrique budgétaire.
● Validation informatique et contrôle
– Dépenses du matériel par voie de – Situation des émissions (budget
au moyen des relevés journaliers.
marchés publics. général).
– Dépenses de matériel par voie de B.C. ● Comptabilisation des dépenses aux – Situation des crédits et émissions des
et factures. émissions et établissement des fiches comptes spéciaux.
– Dépenses par voie de régies. d’écriture. – Relevé détaillé des crédits délégués.
● Contrôle de la validité des dépenses ● Visa des OP acceptés, concrétisé par – Vérification et visa des situations
exercé par les agents contrôleurs l’apposition de la mention « vu bon à mensuelles des crédits et émissions
conformément aux dispositions : payer ». produites par les sous-ordonnateurs. ■

Al Khazina n° 1 10 décembre 2003


La vie des services

SEMINAIRE SUR L’ACCUEIL DES “CLIENTS” DE LA TGR

Dans le cadre de l’accord de coopé-


ration conclu entre la TGR et le
Conference Board Of Canada
(CBOC), la Direction des Opérations
Budgétaires et Bancaires a organisé,
avec le concours de trois experts
canadiens en matière de formation
et développement, un séminaire
sous forme d’ateliers de réflexion,
de sensibilisation et d’échange sur
la thématique de l’amélioration de Séminaire de Marrakech, 15-16 décembre 2003
l’accueil des “clients” de la TGR.
Ce séminaire a été organisé en Les présentations ont été appuyées Le séminaire organisé à Rabat a été
quatre temps durant le mois de par deux projections vidéo: « les marqué par la visite de Saïd
décembre 2003 : Fès, les 8 et 9 ; regards qui tuent » et « à la décou- Ibrahimi, Trésorier Général du
Rabat, les 11 et 12 ; Marrakech, les verte du futur, les paradigmes ». Royaume, qui s’est entretenu avec
les animateurs et s’est enquis du
15 et 16 et Casablanca, les 18 et 19. Au terme de chaque séminaire les
bon déroulement des travaux. Il a
Les thèmes abordés durant les deux participants ont été invités à élabo-
insisté notamment sur la nécessité
jours qu’a duré chaque séminaire rer des plans d’action pour l’amélio-
de poursuivre les efforts en matière
ont été les suivants : les attentes des ration de l’accueil dans leurs postes
de formation sur l’accueil en vue de
usagers, les bonnes pratiques dans respectifs. Ces plans seront exploités promouvoir une nouvelle culture
les services d’accueil, les entraves à dans le cadre de l’élaboration et la axée sur le service à la clientèle.
l’accueil dans les services décon- mise en œuvre d’une stratégie de
Compte rendu de Bouchra Mohsine,
centrés, les initiatives à entre- l’amélioration de l’accueil que la TGR Chargée du projet de coopération avec
prendre afin d’améliorer l’accueil. envisage de mettre en place. le CBOC

GESTION DES RESSOURCES HUMAINES


Recrutement au siège de la T.G.R. Il s’agit de d’exécution du Trésor, classés à
deux groupes, le 1er composé de l’échelle 6 et plus. Cette session
• Techniciens : un programme 10 cadres titulaires d’un DESA de formation avait pour objec-
de recrutement de 57 techni- en droit public, le second consti- tifs de permettre à la popula-
ciens de 1 er grade, option tué de 4 cadres titulaires d’un tion-cible de :
« comptabilité et gestion » et 13 DESA en économie. – Prendre connaissance de la
techniciens de 1er grade, option réforme et des nouveautés
« informatique » a été transmis apportées par le code de recou-
Formation des ANET
à la Direction des Affaires Admi- vrement des créances publiques.
nistratives et Générales. A cet Un stage de formation a été – Prendre conscience des spéci-
effet, une liste des localités organisé à Rabat, du 20 au ficités des tâches de l’ANET et du
accusant un déficit important 24 octobre 2003, au profit de caractère délicat et déterminant
en ressources humaines a fait 20 agents de notification et de sa fonction quant à son impact
l’objet d’un avis de recrutement d’exécution du Trésor (ANET). sur les performances de recou-
publié dans la presse. Ces stagiaires ont été choisis vrement des créances publiques.
• 14 inspecteurs division- parmi ceux qui exercent ou qui – Se doter des compétences
naires on été recrutés sur titre sont appelés à exercer la fonc- nécessaires pour assurer les
à l’issue d’un entretien effectué tion d’agent de notification et fonctions de l’ANET.

Al Khazina n° 1 11 décembre 2003


La vie des services

Formation des cadres financière et comptable lui per- Départs à la retraite


informaticiens à l’Ecole mettant, d’une part, de mettre en
place des applications-métiers 72 agents de la T.G.R. seront
Nationale du Trésor (Paris)
cohérentes et efficaces et, d’autre admis à la retraite au 31 dé-
Dans le cadre de la réalisation de part, de mieux maîtriser les cembre 2003 ; ils sont répartis
son programme de coopération attentes des gestionnaires et uti- comme suit :
avec la Direction générale de la lisateurs de l’outil informatique – 14 agents relevant des services
comptabilité publique en centraux dont 7 classés aux
France, 12 cadres informaticiens échelles 11 et 12, 5 aux échelles
Formation
de la Trésorerie générale du 8 et 9 et 2 aux échelles 1 à 7.
Royaume se sont rendus à à la langue anglaise
– 58 agents relevant des services
l’Ecole nationale du Trésor à Dans le cadre du plan de for- extérieurs dont 10 classés aux
Paris du 15 septembre au mation transverse du ministère échelles 11 et 12, 8 classés à
24 octobre 2003. Ils y ont béné- des Finances et de la Priva- l’échelle 10, 28 aux échelles 8 et
ficié d’un cycle de formation tisation, 25 cadres de la TGR ont 9 et 12 classés aux échelles 1 à 7.
complémentaire en techniques participé au test de sélection Au total, ces départs concer-
financières et comptables. pour la constitution des groupes neront 17 agents classés aux
L’objectif de ce cycle est de faire de formation à la langue échelles 11 et 12, 8 à l’échelle 10,
bénéficier la population-cible anglaise. 14 d’entre eux ont été 33 aux échelles 8 et 9 et 14 aux
d’un complément de formation retenus. échelles 1 à 7.

ACTIVITÉS DES ASSOCIATIONS

Association des une soirée ar tistique de Association des


fonctionnaires de la TGR divertissement au profit des fonctionnaires de la PPR
enfants des cadres et agents de
A l’occasion du mois sacré de la TGR. L’Association des fonctionnaires
Ramadan, l’Association des de la PPR a organisé, en collabo-
Le 22 octobre 2003, le Trésorier ration avec l’Association des
fonctionnaires de la Trésorerie
Général du Royaume a reçu œuvres sociales des fonctionnaires
Générale du Royaume (AFTGR) les représentants du bureau du Haut-Commissariat au Plan,
a organisé, le 18 novembre 2003 exécutif de l’AFTGR qui lui ont une soirée religieuse à l’occasion
à 20 heures à la salle Ibn Sina, en exposé le programme, les de la Nuit sacrée du Ramadan le
collaboration avec la Fédération objectifs et les modalités samedi 22 novembre 2003 au
Nationale d’Appui des Réformes d’action de l’association. Centre de Documentation et
et d’Initiatives Locales (FNARIL) d’Information Multimedia à Rabat.

Inauguration à Chichaoua
Dans le cadre de la commémoration de la Révolution du Roi et du Peuple,
Abdelmajid Rhomari, Trésorier régional de Marrakech, accompagné du
Gouverneur de la province de Chichaoua, des élus locaux et de quelques
personnalités, a procédé à l’inauguration du nouveau local de la perception
de Chichaoua.
Cet édifice constituera un cadre d’accueil adéquat pour l’ensemble de la
clientèle de la perception de Chichaoua et permettra au personnel de
travailler dans de meilleures conditions. Le nouveau local de la perception de Chichaoua.

Al Khazina n° 1 12 décembre 2003


La vie des services

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION DES COMPTABLES PUBLICS


DE LA TRÉSORERIE GÉNERALE DU ROYAUME

Le mot du bureau représentant les circonscrip- Réunions tenues par le


national de l’ACP tions financières du Royaume : bureau national
trésoriers régionaux, préfecto-
La nomination de M. Saïd Ibrahimi raux, provinciaux, receveurs de Le bureau national a tenu suc-
à la tête de la Trésorerie régions, percepteurs et rece- cessivement des réunions aux
Générale du Royaume a été veurs communaux. mois de juin et juillet et deux
saluée par l’ensemble du per- réunions au mois de septembre
sonnel des services extérieurs et Ont également assisté à cette 2003.
perçue comme un signe de réunion les représentants des
associations : Syndicat National Les thèmes abordés ont porté
renouveau de cette institution. sur les préoccupations des
des Finances, Rabita des ins-
La réorganisation des services pecteurs divisionnaires et admi- comptables publics, dont
extérieurs, la revalorisation du nistrateurs du ministère des notamment :
métier de comptable public, Finances ainsi que d’autres per- – l’assurance du comptable ;
notamment à travers l’octroi sonnalités.
des moyens adéquats créant un – le statut des comptables
cadre sécurisant au regard de sa Après l’adoption des rapports publics ;
lourde responsabilité, sont moral, financier et des amen-
– la réorganisation des postes
autant de chantiers dont dépen- dements aux statuts de l’asso-
comptables ;
dent non seulement le devenir ciation, un nouveau bureau
de ce métier à risque, mais aussi national a été élu à la majorité – le statut interne de l’ACP ;
l’atteinte des objectifs princi- des voix, et sa composition a fait
– l’élaboration d’un code de
paux de la Trésorerie Générale, l’objet d’un communiqué de
déontologie du métier de
tels que l’amélioration des taux presse.
comptable public ;
du recouvrement, le raccourcis-
Composition du bureau – la création de sections régio-
sement des délais d’exécution
national nales de l ‘ACP et la désignation
des dépenses publiques et l’as-
des coordonnateurs.
surance d’un service de qualité. • Président :
Ifriquine Abderahim
Assemblée générale • Vice-présidents :
ordinaire de l’ACP, Taik Abdellah, Nesbane
14 juin 2003 Bouchaib, Oukrid El Hassan,
L’assemblée générale ordinaire Akkach Brahim
de l’Association des Comptables • Secrétaire général :
Publics de la Trésorerie Générale Mesbaoui Najib
Si vous voulez adresser
du Royaume s’est tenue le • Secrétaire général adjoint :
un article ou une com-
14 juin 2003 à la salle des Douali Abdellah munication au comité de
réunions de la Commune rédaction de la revue Al
• Trésorier :
Essokhour Essawdaa. L’ordre du
jour de cet événement a porté
Ben Hamdouch Hamid Khazina, prière de les
sur les points suivants : • Trésorier-adjoint : transmettre par courrier
Falah Hamid électronique à l’adresse
• Rapports moral et financier.
• Membres : suivante :
• Amendements des statuts.
Mme Aït Bassou Yamna
• Election du bureau national. MM. Raghib El Mostafa, tgr@tgr.finances.gov.ma
Ont assisté à cette assemblée Khallouk Abdelmajid et
plus de 130 comptables publics Samih Abderahim.

Al Khazina n° 1 13 décembre 2003


Chronique de gestion publique

CAS SOUMIS
À LA TRÉSORERIE GÉNÉRALE DU ROYAUME

Restitution d’une retenue les trois mois suivant la date de du Trésorier provincial de
de garantie la réception définitive des tra- Larache, accompagnée de ’avis
vaux, à condition qu’à cette date de la Délégation de la Com-
La Trésorerie Générale du le titulaire du marché ait rempli mission européenne qui stipule
Royaume (Direction de la toutes ses obligations vis-à-vis que le retard dans la production
Comptabilité publique) a été du maître d’ouvrage. de la police d’assurance est sans
saisie par le Ministère Délégué incident sur l’exécution du mar-
chargé de l’Habitat et de Police ché et ne saurait de ce fait
l’Urbanisme au sujet du refus de d’assurance constituer un motif de rejet.
restitution par le Trésorier pro-
vincial de Khémisset de la rete- La DCP a été également saisie Dans sa réponse, La Division
nue de garantie afférente à un par le Ministère de l’Education des Affaires juridiques a rappelé
marché passé par la Délégation Nationale et de la Jeunesse que conformément à l’article
provinciale dudit ministère. Ce (MENJ) à propos d’un rejet, 12.3 du CGC de l’Union euro-
refus a été motivé par la pres- par le Trésorier Provincial de péenne, la police d’assurance
cription quadriennale de cette Larache, des dossiers de paie- doit être contractée dans les
retenue de garantie qui court à ment afférents à des marchés 20 jours qui suivent la signature
partir de la date du dernier man- passés par la Délégation pro- du marché et non dans les
datement, lequel remonte à vinciale du MENJ et financés 20 jours qui suivent la notifica-
1995. par l’Union européenne pour tion de l’ordre de service de
motif que la police d’assurance commencer les travaux, comme
Dans sa réponse, la Division des n’a pas été produite dans les
cela a été fait.
Affaires juridiques a rappelé que délais prescrits par le Cahier
concernant le point de départ Général des Charges de l’Union En conséquence, le comptable
de la prescription quadriennale, européenne (CGC). Ledit minis- ne peut procéder au paiement
il convient de retenir la date tère a adressé à la Trésorerie des dépenses afférentes à ce
fixée par l’alinéa 2 de l’article 16 Générale du Royaume sa marché au risque de voir sa res-
du CCAG-Travaux, à savoir dans requête d’intervention auprès ponsabilité engagée.

ACTIVITÉS
INTERMINISTÉRIELLES

Comité national de mise tion du comité, à la discussion Il a fait procéder à la distribution


à niveau et à l’adoption de sa nouvelle d’une matrice donnant le bilan
structure de travail ainsi qu’à la exhaustif des mesures retenues,
Le Comité national de mise à désignation des présidents de mises en œuvre ou qui le seront
niveau s’est réuni le 13 octobre pôles. prochainement.
2003 sous la présidence du
S’agissant du bilan, le ministre D’autre part, la nouvelle struc-
ministre des Affaires écono-
des Affaires économiques, des ture du CNMM comprendra les
miques, des Affaires générales
Affaires générales et de la Mise pôles suivants :
et de la mise à niveau de l’éco-
à niveau de l’économie a signalé • rationalisation de l’action pu-
nomie.
que l’essentiel des mesures pro- blique ;
Cette séance a été consacrée à posées par le comité ont été • promotion du secteur privé ;
la présentation du bilan de l’ac- adoptées par le gouvernement. • libéralisation de l’économie.

Al Khazina n° 1 14 décembre 2003


Chronique de gestion publique

AVIS DE LA COMMISSION MAROCAINE


DES MARCHÉS

Refus de visa du CED... commencement d’exécution ché avant son visa par les
avant son visa par le CED et son organes de contrôle et que
La commission des marchés approbation par l’autorité com- celui-ci a honoré l’ensemble de
publics s’est prononcée, le pétente. ses engagements contractuels,
24 septembre 2003, sur une et, d’autre part, que si elle
demande émanant du ministre La commission des marchés a
toujours observé une jurispru- n’avait agi de la sorte, le stand
délégué auprès du Premier
dence constante en ce qui du salon n’aurait pas pu être
Ministre chargé de l’Habitat et
concerne la régularisation de organisé à la date prévue.
de l’Urbanisme et qui sollicite
une autorisation du Premier marchés ayant reçu un com-
– le refus du visa par le CED n’est
Ministre permettant de passer mencement d’exécution avant
pas motivé par l’indisponibilité
outre au refus de visa du CED le visa du CED et l’approbation
des crédits ni par le non-respect
concernant la proposition par l’autorité compétente.
d’une disposition législative.
d’engagement du marché Toutefois, dans le cas d’espèce
n° 15/2002. Ce dernier, qui avait et compte tenu du fait que : La commission des marchés a
pour objet la conception et la – l’administration contractante proposé, à titre exceptionnel, de
réalisation du stand de la 9e édi- reconnaît, d’une part, que le réserver une suite favorable à la
tion du Salon International du titulaire du marché a été invité demande sollicitée par le dépar-
Bâtiment organisé du 18 au par ses soins à entamer la réali- tement de l’Habitat et de l’Urba-
22 septembre 2002, a reçu un sation des travaux objet du mar- nisme. ■

Le contrat-type d’architecte L’avis émis par la commission dudit contrat-type de 1947. De


de 1947... des marchés confirme la posi- ce fait, il y a lieu de ne prendre
tion du comptable du fait en considération pour détermi-
La Commission marocaine des que : ner les bases de calcul de la
marchés a examiné, au cours rémunération de l’architecte
– l’avenant ne peut modifier ni
des séances des 22 et 29 octobre que les stipulations propres du
l’objet du marché, ni les délais
2003, un cas soumis le 11 juin contrat que ce dernier a conclu
d’exécution, ni le caractère des
2003 par la Trésorerie Générale avec la commune précitée. Les
prix ;
du Royaume, relatif à la modifi- stipulations de l’article 20 dudit
cation par avenant des stipula- – les stipulations de l’article 3 du contrat qui déterminent les
tions relatives aux bases de cal- contrat-type d’architecte de bases de la rémunération de
cul des honoraires dus à 1947, servant de base en la l’architecte revêtent un carac-
l’architecte titulaire d’un contrat matière, prévoient que l’archi- tère contractuel et ne suscitent
conclu avec la commune de tecte sera rémunéré de ses ser- aucune autre interprétation ;
Marrakech-Gueliz ; ceci à la suite vices par les taux de 7 %, 6 % et elles engagent les parties au
du refus du comptable de pro- 5 % en fonction des montants contrat et ne peuvent faire
céder au paiement de l’état d’ho- des travaux effectivement l’objet d’aucune modification
noraire n° 6 pour motif que les réalisés. par avenant.
honoraires dus à l’architecte doi- Toutefois dans le cas d’espèce , Ainsi, la commission des mar-
vent être calculés en vertu de le contrat conclu entre l’archi- chés estime que le refus du
l’article 20 dudit contrat sur la tecte et la commune de comptable de payer cet état
base des travaux effectués, taxes Marrakech-Gueliz déroge en d’honoraires est fondé. ■
non comprises. grande partie aux stipulations

Al Khazina n° 1 15 décembre 2003


Reportage

Regard sur le réseau


La circonscription de Chefchaouen
vue autrement
Rachid BAÏTA
Service de la Gestion Prévisionnelle des Ressources Humaines

Au cours de ces dernières années,


la TGR a déployé un effort
considérable en matière de
construction et de rénovation
effort qui a permis de rendre notre
réseau plus moderne et plus
fonctionnel.
Malgré ces efforts, certains postes
rencontrent des difficultés
particulières dues à
l’environnement et aux conditions
matérielles de leur
fonctionnement.
Le but de cette série de reportages
est de s’arrêter périodiquement sur
certains postes excentrés et faire
connaître leurs difficultés.

deux kilomètres de C’est en traversant ce fleuve qu’on période de la Reconquista contri-

A l’arrivée, à la sortie d’un


virage, apparaît subite-
ment Al madina assaliha ou la ville
a l’impression de pénétrer vérita-
blement dans le pays jbala. Les vil-
lageois sont vêtus de djellabas de
bua à donner à cette ville un cachet
architectural spécifique.
C’est en raison de cette origine
sainte. grosse laine et les femmes portent
andalouse que ses habitants ont
la tenue du Rif : une longue jupe
Comme prévu, c’est par une pluie construit ces maisons étagées cou-
rayée de rouge et blanc avec le
fine et froide que Chaouen vertes de tuiles rouges, blanchies
fameux chapeau de paille.
accueille ses visiteurs en cette jour- à la chaux et teintées vers le bas
née automnale du mois d’octobre. Tout au long du trajet depuis d’un bleu qui, paraît-il, les protège
Ouezzane, une forêt dense de des ardeurs du soleil.
Fondée au 15e siècle par Sidi Ali Ben
sapins, de chênes-lièges et de
Rachid, la ville est perchée à Les ruelles escarpées, pavées de
cèdres borde une route accidentée
600 mètres d’altitude, blottie entre galets, montent et descendent, tra-
en raison sans doute d’une plu-
deux massifs qui lui valent son versent la médina dans tous les
viométrie importante.
nom berbère de Chefchaouen ou sens et s’entremêlent dans un véri-
« les deux cornes ». Contrairement à certaines villes table labyrinthe. Des murs percés
marocaines en pleine décompo- laissent la place à des petits com-
L’eau est abondante dans cette
sition/ruralisation, la ville de merces ou à des ateliers de tisse-
province et lui confère un couvert
Chaouen a un style spécifique. rands, et une atmosphère de reli-
végétal important. Elle alimente les
nombreux fleuves qui la traver- L’arrivée massive et successive des giosité imprègne la ville qui
sent dont le Loukous, actif toute familles musulmanes qui fuyaient compte plusieurs mosquées, ora-
l’année. l’Espagne (les Maures) durant la toires, zawiya et autres mausolées.

Al Khazina n° 1 16 décembre 2003


Reportage

A quelques mètres seulement de la La pluie abondante et les infiltra- A 60 km de Chaouen mais à plus
médina se dresse la Trésorerie pro- tions d’eau notamment à la per- de 2h de route par mauvais temps,
vinciale de Chaouen. Le choix du ception de Chaouen et à celle de ce qui n’est pas exceptionnel dans
site surprend par sa proximité de Bab Berred provoquent des pannes cette province , se situe le cercle de
celle-ci. La Trésorerie est de ce fait répétitives et risquent à terme de Bab Berred.
presque encerclée par les mar- décourager le personnel. Dans cette bourgade, perchée en
chands ambulants. Des marchan- haut de montagne, tout se croise
dises diverses, vêtements, épices… et s’entremêle dans un désordre
sont à même le sol. Après une rude indescriptible. L’absence d’eau
bataille menée par le Trésorier prin-
courante condamne les habitants
cipal, seul demeure libre l’accès
à s’approvisionner auprès des
principal de la Trésorerie. Jusqu’aux
sources. En pénétrant dans ce vil-
bureaux parviennent diverses
lage, à la colombienne, empêtré
dans la boue, on revoit les images
du Far-west du temps de la ruée
vers l’or.
A l’entrée, sur une petite falaise sur-
plombant le village, se dresse une
bâtisse ancienne construite du
temps du protectorat. Un peu en
retrait par rapport au reste des
habitations, elle semble méditer
sur sa fonctionnalité et son utilité
dans cet espace. C’est ici que gît la
Perception de Bab Berred... ou ce
qui en reste.
La Perception de Chefchaouen La Trésorerie Provinciale de Chefchaouen Un hall d’à peine un mètre, une
pièce où sont entreposés cinq
mélodies et le bruit de la cohue Alors que la Trésorerie, construite
bureaux et un petit espace réservé
grouillante des marchands. en 1996, offre l’image d’une
au Percepteur. Le tout est dans un
La Trésorerie, construite sur deux construction moderne et totale-
piteux état. La toiture couverte de
niveaux, abrite des salles spa- ment fonctionnelle moyennant tuiles en amiante de ciment laisse
cieuses où les agents et cadres quelques aménagements, la Per- passer les infiltrations d’eau qui
s’affairent à boucler leur journée du ception de Chaouen apparaît d’un nécessitent un déplacement
travail. En visitant les locaux, on est autre âge. Exiguë et lézardée, elle continu du matériel informatique.
frappé par l’absence de ces kilos de semble sombrer dans l’oubli. En Les fenêtres, d’un autre âge, sont
papiers parfois jonchés à même le pénétrant dans le hall d’entrée, on incapables d’arrêter l’air froid.
sol qu’on remarque habituellement
ne peut s’empêcher de s’interro- La Perception de Bab Berred fonc-
dans nos postes comptables.
ger sur les conditions d’accueil des tionne dans des conditions extrê-
Ici le maître-mot est l’informatique. clients. Les locaux peuvent à peine mement difficiles, à tel point que
Toutes les applications sont opéra- abriter des agents qui, dans un le vœu de tout le personnel est
tionnelles, et la transmission des
silence pudique, laissent le visiteur d’obtenir une mutation vers des
diverses situations se fait par
découvrir lui même et apprécier horizons plus cléments.
réseau. Pour en arriver là, aucun
leurs conditions de travail. En prenant le chemin du retour, on
effort n’a été épargné pour sensi-
biliser le personnel et assurer sa for- Certains d’entre eux ont trouvé ne peut s’empêcher de penser à
mation. L’ensemble des agents et refuge dans une salle gracieuse- ceux et à celles qui y sont restés, à
cadres est fier du travail accompli... ment mise à leur disposition par le la nécessité pour la Trésorerie
mais les responsables redoutent service de l’enregistrement et du Générale du Royaume d’améliorer
les caprices du système électrique. timbre. leurs conditions de travail. ■

Al Khazina n° 1 17 décembre 2003


Documentation

Extrait du web
Aperçu sur la théorie normative de Lawrence Lessig
centre de laquelle se trouve l’objet
Lawrence Lessig, diplômé de la faculté de droit de l’université Yale, à réguler. Lessig explique que les
a enseigné à la faculté de droit de l’université de Chicago.
contraintes, tant dans l’espace réel
Il s’est joint à la faculté de droit de l’université Harvard en 1997,
où il figure avec prééminence comme professeur associé au Berkman que dans le Cyberespace, agissent
Center for Internet and Social Studies. Juriste polyvalent, il enseigne le conjointement sur un même objet
droit constitutionnel, le droit constitutionnel comparé, le droit des et produisent une « régulation
contrats et le droit du Cyberespace. nette », égale à la somme des
L’équipe d’Al Khazina vous présente l’un de ses travaux. quatre effets.
Les contraintes peuvent se com-
s’exprimant par le prix. En déter- pléter ou se faire concurrence. En
minant la quantité de choses obte- outre, les contraintes, ou « moda-
Le modèle normatif lessigien nues en retour d’une quantité don- lités » comme les appelle Lessig,
née de choses ou de travail, le prix agissent l’une sur l’autre et ne sont
Pour Lessig, le comportement dans régule le comportement écono- pas indépendantes les unes des
le monde réel est régulé par quatre mique. autres.
types de contraintes : la loi, les
normes sociales, les marchés et le Enfin, il existe une quatrième forme
monde physique. de contrainte du comportement,
soit le monde physique. C’est ce Régulation directe versus
La loi, dans la conception naïve que Lessig appelle « architecture », indirecte
des positivistes nous dit Lessig, et la série d’exemples qu’il donne
ordonne aux personnes de se com- L’essence de la technique régula-
est particulièrement éclairante.
porter d’une certaine façon sous trice dérivée du modèle lessigien
Ainsi, écrit-il, l’incapacité de voir au
contrainte d’une punition ex post réside dans l’étude des interrela-
travers des murs empêche d’es-
facto. En ce sens, la loi régule. tions entre les quatre modalités et
pionner ce qui se passe derrière.
du dosage de la régulation directe
Les normes sociales forment le L’incapacité de lire les pensées est
versus indirecte. D’abord, préci-
second groupe de contraintes. une contrainte au désir de savoir si
sons que la régulation directe s’en-
Comme exemple d’une norme on nous dit la vérité. Qu’un objet
tend du rapport immédiatement
sociale, Lessig écrit qu’il existe une soit très lourd est une contrainte à contraignant entre une modalité et
norme selon laquelle nous pou- la volonté de le voler. l’objet régulé. On oppose à cela la
vons acheter un journal, mais nous Appliquant le modèle au Cyber- régulation indirecte, qui est l’action
ne pouvons acheter un ami. De la espace, Lessig explique que les d’une modalité sur une ou plu-
même manière que la loi promet mêmes contraintes interviennent, sieurs autres modalités afin d’ob-
une punition à la suite d’un com- sauf que l’« architecture » du tenir un effet ou des effets régula-
portement illégal, une sanction Cyberespace est formée de l’en- teurs sur l’objet.
peut s’ensuivre par suite d’une semble du software sous-jacent à
transgression à une norme sociale. Pour illustrer ces techniques, Lessig
Internet. C’est ce qu’il appelle donne l’exemple d’une régulation
Différence notoire cependant, la « code ».
sanction est appliquée, ou pas, anti-tabac.
par une collectivité et non par Premièrement, une loi pourrait
l’État. Mais pour l’essentiel, nous dit interdire l’usage du tabac ; ce serait
Le s s i g, l e s n o r m e s s o c i a l e s L’« assiette » des contraintes le cas classique de la régulation
régulent. directe par la loi.
Les quatre contraintes identifiées
Les marchés constituent la troi- ci-dessus forment en quelque sorte Deuxièmement, la loi pourrait taxer
sième forme de contrainte, celle-ci l’« assiette » des contraintes, au davantage le tabac afin d’en

Al Khazina n° 1 18 décembre 2003


Documentation

hausser le prix et décourager sa lateur serait indirect car la loi dans ce schéma, l’effet régulateur
consommation ; la régulation ici atteindrait son but en tentant d’in- est obtenu par une action de la loi
serait indirecte car la loi viserait fluencer les normes sociales. sur le code des cigarettes. Une
l’usage du tabac par le biais du régulation optimale viserait à
marché. Enfin, la loi pourrait réglementer la
atteindre le meilleur dosage pos-
quantité de nicotine dans les ciga- sible de régulation directe et indi-
Troisièmement, la loi pourrait
financer une campagne de sensi- rettes pour que l’effet de dépen- recte, en fonction de l’efficacité
bilisation sur les dangers liés au dance physique soit moindre, ren- relative de chaque modalité dans
tabagisme ; ici encore, l’effet régu- dant le sevrage moins difficile ; un contexte donné.

Lu pour vous
La gestion des ressources humaines
dans le secteur public
Christian BATAL, Les éditions d’Organisation, 1997

« basculer » de la gestion du per-


A travers une approche concrète sonnel à une véritable gestion des
et pédagogique, l’auteur s’inter- Gestion administrative et ressources humaines.
roge sur la manière de concevoir gestion des
une bonne gestion des ressources ressources humaines
humaines dans le secteur public.
Deux hypothèses de base sont Le secteur public s’est engagé
La gestion des ressources
alors considérées. depuis quelques années dans un humaines
vaste mouvement de modernisa- n’est pas une science
● Il ne faut pas s’en tenir aux dis- tion qui s’est traduit par une évo- C’est simplement une pratique qui
cours incantatoires sur l’impor- lution de la gestion des ressources puise ses référents dans un certain
tance des hommes dans les entre- humaines à l’image du champ de nombre de disciplines variées telles
prises ou les administrations. la formation. que l’économie, la gestion, la socio-
● Il faut être pragmatique et s’ins- Le concept global de gestion des logie, la psychologie, les sciences
crire dans la réalité des organisa- ressources humaines n’est pas de l’ingénierie.
tions. encore complètement intégré, ni Dans une première partie, l’auteur
dans ses principes, ni dans les pra- essaie d’éclairer davantage le lec-
Une bonne gestion des ressources
tiques. En effet, celui-ci reste for- teur sur le concept de gestion des
humaines suppose une bonne
tement imprégné d’une culture de ressources humaines, son sens, ses
maîtrise des méthodes et outils
gestion administrative du person- finalités et sa problématique en
appropriés. nel, même s’il existe un sentiment général et dans le secteur public en
Cet ouvrage devrait permettre aux réel de la nécessité d’aller vers de particulier.
lecteurs de progresser au moyen nouvelles pratiques.
Dans la seconde partie de cet
de ces outils et « d’agir en homme Cet ouvrage constitue, de ce fait, ouvrage, l’auteur met à la disposi-
de pensée et de penser en homme un guide pour les responsables tion du lecteur les éléments de
d’action ». chargés de la gestion des méthode et les outils nécessaires
ressources humaines dans la pour pouvoir effectuer l’analyse
mesure où il les accompagne dans des métiers, des emplois et des
cette évolution qui consiste à compétences de sa structure.

Al Khazina n° 1 19 décembre 2003


Bloc-notes

Concours d'accès au cycle supérieur et normal de l'ENA Projets d’étude


L'Ecole Nationale d'Administration organise un concours d'accès au L’automne 2003 a été marqué
cycle supérieur et cycle de formation en gestion administrative au par le lancement par la
titre de l'année 2003-2004, respectivement les 7 et 28 décembre 2003. Tr é s o r e r i e G é n é r a l e d u
Royaume de quatre appels
Examen d'aptitude professionnelle d’offres pour la réalisation des
projets suivants :
Un examen d'aptitude professionnelle pour l'accès au grade de
– étude et conception du
technicien 2e grade aura lieu les 27 et 28 décembre 2003 et sera
schéma directeur des systèmes
ouvert aux fonctionnaires du Ministère des Finances et de la
d’information et de télécom-
Privatisation classés à l'échelle 6 et qui ont effectué au moins
munication ;
4 années de service dans ce grade.
– élaboration des manuels de
procédures des services décon-
Formation
centrés de la Trésorerie Géné-
Formation des ANET et des Inspecteurs-vérificateurs rale du Royaume à compétence
locale : trésoreries (régionales,
La TGR organisera au cours du premier trimestre de l’année 2004
une nouvelle session de formation au profit des agents de notifi- préfectorales et provinciales),
cation et d’exécution du Trésor. perceptions et recettes com-
Les inspecteurs-vérificateurs bénéficieront également d’une for- munales ;
mation aux métiers de la comptabilité publique et aux techniques – mise en place du portail de la
d’inspection et d’audit. Les dates de ces formations seront fixées Trésorerie Générale du Royaume ;
ultérieurement. – enquêtes de satisfaction des
Formation aux procédures d’encaissement de la TVA clients et partenaires et de moti-
vation du personnel de la
Dans le cadre du transfert des attributions d’encaissement de la
TVA à la Direction Générale des Impôts, une réunion a été tenue, Trésorerie Générale du Royaume.
au siège de la Trésorerie Générale du Royaume, le 11 novembre Les bureaux d’études ont été
2003 entre les responsables de ces deux Directions. Suite à cette sélectionnés pour la réalisation
réunion, il a été convenu d’entreprendre les actions suivantes : de ces études, et les marchés y
– une présentation des procédures d’encaissement de la TVA a été afférents ont été soumis au
assurée, le 14 novembre 2003, par le Trésorier Régional de Casablanca contrôle d’engagement en
et les percepteurs de Casa Bourgogne et Casa Bab Marrakech aux décembre 2003.
responsables et cadres de la DGI. Lors de cette séance, un cadre infor-
maticien a présenté l’application informatique des recettes ; Le lancement de la réalisation
– une formation théorique et pratique d’un premier groupe pilote des projets précités est prévue
de 20 participants au Centre Casa Anfa et au niveau des perceptions ; pour le premier trimestre de
– une extension de la formation aux services régionaux de la DGI l’année 2004.
en coordination avec les responsables régionaux de la TGR.
Formation des régisseurs Pour toute contribution à la
La Trésorerie Générale du Royaume a été sollicitée par le Ministère rédaction de notre revue
de l’Artisanat et de l’Economie Sociale pour assurer la formation Al Khazina, veuillez trans-
d’un groupe de 18 régisseurs sur : mettre vos propositions à
– la comptabilité publique ; l’adresse e-mail :
– l’organisation et le fonctionnement des régies ;
– l’inspection et les contrôles. tgr@tgr.finances.gov.ma
La réalisation de cette formation est prévue pour janvier 2004.

Al Khazina n° 1 20 décembre 2003