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DICTATURE

Écrit par

Maurice DUVERGER : professeur à l'université de Paris-I

La dictature est un régime politique autoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère
exceptionnel et illégitime. Elle surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à
précipiter l'évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l'empêcher ou à la freiner
(dictatures conservatrices). Il s'agit en général d'un régime très personnel ; mais l'armée ou le parti
unique peuvent servir de base à des dictatures institutionnelles.

Le terme de dictature est emprunté au vocabulaire politique de la République romaine. En cas de


crise sérieuse, on y créait un « dictateur », magistrat investi de pouvoirs quasi absolus pour une
durée limitée (six mois en principe) : ensuite on revenait à l'organisation normale des pouvoirs
publics. La notion moderne de dictature est très différente, sauf sur un point : le caractère
exceptionnel, anormal, du régime. Pour le reste, elle correspond plutôt à la notion grecque de la
tyrannie, développée par les auteurs classiques à partir des expériences des VIIe et VIe siècles avant
J.-C. Le tyran était, comme le dictateur romain, un personnage investi de pouvoirs absolus en dehors
du régime politique habituel. Mais il les avait conquis et les maintenait par la violence, non par des
procédures légales.

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La notion moderne de dictature

On appelle dictatures des régimes politiques présentant trois caractères fondamentaux : ces régimes
sont installés et ils se maintiennent par la force, qu'il s'agisse de celle de l'armée régulière (d'où le
grand nombre de dictateurs militaires), de celle de milices privés, de celle d'organisations politico-
policières, etc. ; ils sont autoritaires et arbitraires, c'est-à-dire qu'ils suppriment en fait les garanties
de la liberté des citoyens, même s'ils continuent à les proclamer en droit ; ils ne correspondent pas à
la structure politique estimée normale par la majorité des citoyens, c'est-à-dire qu'ils sont privés de
légitimité, ou que leur légitimité n'est reconnue qu'à titre transitoire (on accepte cette structure
politique exceptionnelle parce qu'elle est nécessaire dans l'immédiat, mais on ne la reconnaît pas
comme une structure permanente).

Ce dernier élément exige quelques explications. Certaines dictatures sont considérées comme tout à
fait illégitimes : le dictateur est un aventurier qu'on subit sans l'accepter. D'autres dictatures sont
jugées légitimes à condition qu'elles disparaissent avec les circonstances exceptionnelles qui seules
les justifient (une guerre, des troubles civils graves, etc.) : c'est la notion romaine. Mais certains
admettent que les circonstances exceptionnelles puissent se prolonger tout le temps nécessaire à
une transformation radicale de la société : on glisse ainsi vers une normalisation de la dictature,
régime toujours transitoire, mais qui peut durer alors plusieurs générations.

Enfin, certains théoriciens d'extrême droite considèrent la dictature comme un régime totalement
permanent, qu'il n'est pas question de voir disparaître un jour. Les fascismes du XXe siècle
correspondent à cette conception. Ainsi Hitler parlait-il du Reich « millénaire » à propos de son
régime. Mais on passe alors à une notion de dictature très différente. Le troisième élément de la
définition – le caractère anormal, exceptionnel, illégitime – cesse en grande partie. Le régime est
jugé habituel et normal. Il acquiert du même coup une légitimité, que sa propagande développe.
Cependant, elle reste différente du système de légitimité ordinairement admis à la même époque par
les pays de même civilisation. À ce titre, elle ne convainc pas entièrement l'opinion.

L'absence ou l'insuffisance de légitimité de la dictature explique en partie qu'elle se maintienne par


la violence. Privé du « génie invisible de la cité » qui permet de se faire obéir sans contrainte, le
gouvernement n'a plus que celle-ci pour asseoir son autorité. Cependant la violence et
l'autoritarisme de la dictature ont une autre source, ou plus exactement cette source-là –
l'illégitimité – n'est que la résurgence d'une source plus profonde : l'ampleur des antagonismes
sociaux.

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Crises sociales et dictature

La problématique

Les sociétés humaines sont caractérisées par un conflit permanent entre les privilégiés et les
désavantagés, les riches et les pauvres, les oppresseurs et les opprimés. Cette lutte des classes ne
correspond pas nécessairement aux schémas marxistes et elle ne repose pas forcément sur la
propriété privée des moyens de production. Mais elle existe toujours. Cependant, elle est souvent
atténuée par l'inconscience des exploités, par leur accoutumance à l'exploitation, ou encore par le
fait que leur situation est relativement vivable et qu'elle s'améliore.

Dans cette dernière hypothèse, il existe un consensus relatif sur les structures politiques. Bien que
tout le monde ne soit pas satisfait, tout le monde ou presque accepte les règles du jeu, qui sont ainsi
considérées comme légitimes. Alors l'État peut être plus ou moins tempéré, en même temps que
fondé sur des procédures régulières. Mais si la lutte des classes s'aggrave, soit parce que la
situation des opprimés empire, soit parce qu'ils deviennent plus conscients de leur oppression, le
consensus sur les institutions politiques disparaît et la violence se développe. Les dictatures
surgissent d'ordinaire dans une telle situation.

L'histoire

À travers l'histoire, les dictatures se développent davantage à certaines époques qui correspondent
aux grandes mutations sociales. Ainsi la grande épidémie de dictature dans la Méditerranée grecque
aux VIIe et VIe siècles avant J.-C. : les « tyrannies » correspondaient à l'éclatement des cités agraires
aristocratiques, sous la poussée du commerce et de la navigation. La bourgeoisie nouvelle et la plèbe
constituée par ses ouvriers, ses employés, ses auxiliaires, devenues puissantes, n'acceptaient plus la
domination de l'aristocratie agricole, ni son idéologie, ni son système de civilisation. La République
romaine se trouvait dans une situation analogue au Ier siècle avant J.-C., au moment des grandes
dictatures de Marius, de Scylla, de César.

Dans l'Europe de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance, les conflits sont du même
genre. Le développement de l'artisanat, du commerce, des communications, voire de l'industrie,
secoue le vieux système féodal. La crise évoluera parfois à l'intérieur des structures existantes,
qu'elle bouleversera profondément sans les abattre : les monarchies modernes centralisées en
seront l'aboutissement. La féodalité plus émiettée, et surtout les villes plus développées et plus
autonomes, le conflit provoquera l'avènement de dictatures assez proches, toutes proportions
gardées, de celles de l'Antiquité grecque et romaine : ainsi dans les cités italiennes, allemandes ou
flamandes. Les guerres de Religion aggraveront les antagonismes : mais elles sont en partie la
conséquence de ceux-ci plutôt que leur cause, bien qu'elles dépassent largement le concept de lutte
des classes.

Les bouleversements sociaux qui ont suivi les révolutions industrielles et le développement du
capitalisme ont entraîné de nouvelles vagues de dictatures à l'époque moderne. Celles de Cromwell
et de Bonaparte appartiennent à la première vague, bien qu'elles se différencient profondément
l'une de l'autre : elles correspondent à la lutte de la bourgeoisie industrielle et commerçante contre

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l'État monarchique et aristocratique. Hitler, Mussolini, Staline... appartiennent à la deuxième
vague : ils s'identifient à l'antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat industriel que son
développement a engendré, et qui n'accepte pas l'État capitaliste libéral.

Les dictatures de l'Amérique latine, du Moyen et de l'Extrême-Orient, de l'Afrique correspondent à


des situations intermédiaires, compliquées par l'impérialisme et le colonialisme des nations
industrielles. Les grands propriétaires fonciers locaux sont un peu l'équivalent des aristocraties
européennes du XVIIIe ou du XIXe siècle, et le capitalisme industriel est représenté par les grandes
entreprises étrangères. Les premières exploitent une paysannerie pauvre et arriérée ; les secondes
un prolétariat ouvrier moins malheureux matériellement que celle-ci, mais tout aussi exploité.
L'ensemble engendre des antagonismes d'autant plus violents que les médias font connaître aux
masses le niveau de vie élevé et la situation générale qui existent dans les pays industrialisés.

Le niveau de développement influe sur l'apparition et le maintien des dictatures. On pense


aujourd'hui que les nations industrielles tendent vers la démocratie politique et que la dictature s'y
manifeste plus difficilement. L'élévation générale de la consommation y rend l'inégalité des
situations et des revenus moins intolérable et diminue la violence des antagonismes sociaux.
L'extension de la culture et des moyens d'information y rend l'oppression intellectuelle moins
supportable : la liberté fait en quelque sorte partie du bien-être général. Les dictatures sont
effectivement rares dans les pays industriels avancés et nombreuses dans les pays en voie de
développement. Il faut se garder cependant de toute conclusion hâtive à cet égard. Le recul dont
nous disposons pour apprécier l'évolution des nations industrielles reste peut-être insuffisant. De
plus, la plus terrible dictature de l'histoire s'est établie dans le pays le plus moderne de l'époque,
dans la nation la plus industrialisée : l'Allemagne de 1933-1945.

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Dictatures conservatrices et dictatures
révolutionnaires

On a tendance à assimiler la dictature aux fascismes contemporains, qui n'en sont qu'une forme
parmi d'autres. Aussi considère-t-on souvent la dictature comme un régime conservateur (qui veut
maintenir l'ordre établi, en faveur de ses privilégiés), voire réactionnaire (qui tend à revenir à un
ordre ancien, plus injuste). Ce jugement n'est pas fondé. L'histoire connaît deux types de dictatures :
les dictatures conservatrices ou réactionnaires et les dictatures révolutionnaires. Les premières
emploient la violence et suppriment les institutions libérales afin de maintenir l'essentiel du système
social en vigueur que ses bénéficiaires ne pensent plus pouvoir conserver par les moyens légaux.
Les secondes utilisent les mêmes moyens pour transformer le système social en vigueur, de façon à
supprimer – ou à diminuer – l'inégalité et l'injustice.

La violence

Dans les deux cas, on se trouve dans une situation de crise, où l'ordre établi est fortement menacé
par la pression des classes et des groupes qu'il opprime, de sorte qu'il est près d'être renversé. Les
classes privilégiées emploient la dictature pour empêcher à tout prix la subversion, parce qu'il est
impossible de faire autrement – ou qu'elles croient ou font croire qu'il est devenu impossible de faire
autrement. Les classes privilégiées grossissent le danger pour justifier la dictature ; souvent aussi,
elles se croient plus menacées qu'elles ne sont. L'Italie ne risquait pas réellement le socialisme
quand Mussolini s'y installe au pouvoir, ni l'Allemagne le communisme au moment de l'avènement de
Hitler.

Si les classes ou les catégories opprimées réussissent au contraire à prendre le pouvoir dans une
situation semblable, elles ne peuvent le conserver que par la violence. La dictature sert alors à
accélérer l'évolution en cours, de façon à créer une société nouvelle où les antagonismes
s'affaiblissent, où le consensus se rétablisse, entraînant la disparition de la dictature. La théorie de
la dictature révolutionnaire a été d'abord élaborée en 1793-1794 par les Jacobins. La république
était un régime beaucoup trop en avance sur la société française d'alors, paysanne et analphabète,
encore dominée par des croyances religieuses archaïques et une mythologie monarchique. Elle ne
pouvait donc se maintenir que par la Terreur qui – associée à l'éducation – avait pour but de
développer chez les citoyens la « vertu » au sens de Montesquieu, c'est-à-dire le civisme. Cet objectif
atteint, on aurait pu établir un régime libéral.

Lénine a contribué à développer une théorie analogue en ce qui concerne l'établissement du


socialisme : celle de la dictature du prolétariat, dont l'idée se trouve dans Marx, encore qu'elle soit
peu développée par lui. Une fois que la classe ouvrière aura pris le pouvoir par la révolution, elle
devra l'utiliser pour détruire la bourgeoisie et supprimer les séquelles de l'esprit bourgeois. Seule la
dictature permettra ainsi de supprimer totalement le capitalisme, la domination de l'homme par
l'homme et la lutte des classes. Alors, on pourra non seulement libéraliser l'État, mais même le faire
dépérir, et l'on atteindra une société pleinement libre : ce sera la « phase supérieure du
communisme ».

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La fin et les moyens

En fait, dans l'histoire, certaines dictatures ont eu un caractère réellement progressiste. C'est le cas
précisément pour celle de Robespierre et celle de Lénine. C'est le cas pour des régimes de type
kémaliste ou nassérien, comparés à des régimes de démocratie formelle qui masquent dans les pays
en voie de développement la domination des grands propriétaires fonciers ou des entreprises de
type colonial. Mais un régime de violence et d'arbitraire développe chez les dirigeants, à tous les
niveaux de l'appareil d'État, des habitudes de domination et d'oppression qui disparaissent
difficilement à la longue, et qui peuvent engendrer de terribles excès. Le régime stalinien l'a montré.
Le dépérissement naturel de l'État ne s'est encore produit nulle part et, dans les dictatures, on a
plutôt observé une tendance à son renforcement ou à sa sclérose.

Cela dit, il n'est pas toujours facile de distinguer les dictatures réactionnaires et les dictatures
révolutionnaires. D'abord, à une époque où il était mieux admis d'être progressiste que d'être
conservateur, les premières ont souvent tenté de se dissimuler sous l'apparence des secondes. D'où
les vocables de « socialiste », « populaire », « ouvrier » dans les dictatures conservatrices. Ensuite,
celles-ci rénovent parfois certains éléments de la société : Mussolini faisait arriver les trains à
l'heure. Plus profondément, les fascismes modernes ont correspondu au passage de l'archéo-
capitalisme fondé sur la libre concurrence de petites entreprises individuelles – auquel se rapporte
assez bien le parlementarisme – à un capitalisme moderne à base de grandes firmes en situation de
monopole ou d'oligopole. Par là, il a accéléré une évolution et allait dans le sens d'un certain
progrès. Mais c'était pour conserver la structure capitaliste elle-même et l'inégalité qu'elle
engendre.

Enfin, toutes les dictatures cherchent l'alliance des couches tout à fait inférieures de la population,
de ce Lumpenproletariat dont Karl Marx notait qu'il était l'un des soutiens de Louis-Napoléon
Bonaparte. Les auteurs de l'Antiquité pensaient de même que les dictateurs étaient généralement
des démagogues. Cela dit, la différence reste nette entre des dictatures fondamentalement
conservatrices comme celles de Hitler, de Mussolini, de Franco, de Salazar, des colonels grecs ou
des généraux sud-américains (sauf exception), et les dictatures progressistes de Robespierre, de
Lénine, d'Ataturk, de Nasser... Les situations vraiment ambiguës sont rares. Les plus intéressantes
seraient celles de Napoléon Ier et de Napoléon III.

Salazar

Le dictateur portugais Antonio de Oliveira Salazar (1889-1970), ici en 1950, occupa le


pouvoir pendant près de quarante ans.

Crédits : Hulton Getty

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Les institutions des dictatures

On considère généralement la dictature comme un régime personnel, où un homme tire son pouvoir
de sa personnalité et non de sa fonction. En fait, l'appel au « chamanisme » y est plus grand
qu'ailleurs, parce que le prestige de l'individu est un moyen de créer une légitimité de substitution.
Certes, les dictateurs tâchent toujours plus ou moins de s'approprier les formes de la légitimité qu'ils
ont renversée. Autrefois, ils se faisaient consacrer par les devins ou les prêtres, alors que l'autorité
venait de Dieu. Aujourd'hui, ils se font légitimer par des élections plébiscitaires, alors que l'autorité
vient du peuple. Mais nul ne croit réellement à ces cérémonies, qui ont souvent des allures de
mascarades. La théorie de l'homme providentiel, du génie exceptionnel, du personnage du destin est
plus sérieuse. La fidélité personnelle au chef, au führer bien-aimé, au génial père des peuples
devient alors la base essentielle du régime. Celui-ci prend de la sorte un caractère viager, c'est-à-
dire fragile.

De ces dictatures personnelles, il faudrait cependant distinguer celles qu'on pourrait qualifier
d'institutionnelles. Depuis toujours, ou plus exactement depuis qu'il existe des armées de métier,
celles-ci ont servi de base à des dictatures. Ceux qui détiennent les armes disposent de moyens de
pression considérables, auxquels il est souvent difficile de résister. S'ils servent le pouvoir régulier,
dont ils assurent le maintien, il n'y a pas dictature. Mais ils sont parfois tentés de prendre eux-
mêmes le pouvoir. Le plus souvent, ils le font au bénéfice de certaines forces sociales dont ils
deviennent l'instrument : en général au profit des privilégiés, quelquefois à celui des opprimés
(Kémal, Nasser). Exceptionnellement, il arrive que les militaires agissent essentiellement pour leur
intérêt, pour garder les avantages du pouvoir. Ainsi, à Rome, les légions ont fait et défait les
empereurs pendant une certaine période ; dans la Renaissance italienne, les condottieri ont
quelquefois institué de semblables dictatures, purement prétoriennes.

À l'époque contemporaine, il a fallu inventer une nouvelle institution qui puisse fonder une
dictature : le parti unique. À travers l'ensemble de ses militants répartis dans tout le pays et unis par
une discipline rigoureuse, le contact est établi entre le gouvernement dictatorial et la population. Le
parti remplit une fonction de propagande fondamentale, qui tend à convaincre les citoyens des
bienfaits du régime, donc à en renforcer la légitimité ; elle a été plus développée dans les régimes
communistes, où l'endoctrinement est essentiel et où le parti ressemble un peu à un clergé, que
dans les pays fascistes, où le parti joue aussi un rôle de garde prétorienne et de police supplétive.
Surtout, à travers l'organisme directeur du parti, la succession du chef est assurée : la dictature
n'est plus personnelle mais institutionnelle.

— Maurice DUVERGER

BIBLIOGRAPHIE

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POUR CITER L’ARTICLE

Maurice DUVERGER, « DICTATURE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 février 2019. URL :
http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/dictature/

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