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Travaux pratiques

R.D.M.

Réalisé par :
BAKHTI Mohammed DADA Houda
Amrani imane RAHAL Idris
AJANDID Hafid
1ère GC2 Année scolaire 2005-2006

I/ But de l'expérience:

L'appareil universel d'étude de flambement SAN 212 a été conçu pour


effectuer une série d'expériences en vue de déterminer les charges critiques de
flambement des poutres droites en fonction de leur élancement et des conditions
de fixation de leurs extrémités.

Trois types de fixation seront testés dans notre expérience:

 Poutres articulées aux deux extrémités.


 Poutres encastrées aux deux extrémités.
 Poutres articulées à une extrémité et encastrées à l'autre.

II/ Etude d'une poutre biarticulée :


 Etude théorique:
 Calcul de la charge critique:

D'après la théorie d'Euler, la charge de flambement critique pour une


poutre articulée aux deux extrémités est égale à:

 2 EI
Pc 
l2

 Calcul de I:

I  4,5.10 11 m 4

b=2Cm

bd 3
d=3mm I
12

 Etude expérimentale:

L'appareil d'étude de flambement contient deux instruments de mesure:

 Le premier est un dynamomètre qui permet d'indiquer la charge


appliquée verticalement sur la poutre.
 Le second est un comparateur qui permet de mesurer la flèche latérale
de la poutre.
 RQ
L'effort effectivement appliqué sur l'éprouvette est égal à trois fois la valeur
indiquée par le dynamomètre.

Pour une poutre d'acier de longueur L=60Cm, on trouve les résultats


suivants:

Charge(Kg) Nombre de graduations


3 2
4.5 5
6 10
7.5 14
9 20
10.5 25
12 38
13.5 52
15 69
16.5 81
18 119

La charge critique de flambement est obtenue lorsque la flèche


horizontale présente pour la première fois une grande variation.

Dans ce cas, la charge critique de flambement est égale à 10,5Kg.

Théoriquement, elle est donnée par:

 2 EI
Pc   246,7 N
l2

Pour comparer les deux, il faut convertir la première en N.


III/ Etude d'une poutre articulée à une extrémité et
encastrée à l'autre:
 Etude théorique:

 Calcul de la charge critique:

D'après la théorie d'Euler, la charge de flambement critique pour une


poutre articulée aux deux extrémités est égale à:

2 2 EI
Pc 
l2

 Calcul de I:

Comme dans le cas précédent:

I  4,5.10 11 m 4

B =2Cm

bd 3
I
12
D = 3mm

 Etude expérimentale:

Pour une poutre d'acier de longueur L=61,2Cm, on trouve les résultats


suivants:

Charge(Kg) Nombre de graduations


3 1
6 6
9 14
12 22
15 32
18 44
21 55
24 67
27 85
30 107
33 140
36 180

La charge critique de flambement est obtenue lorsque la flèche


horizontale présente pour la première fois une grande variation.
Dans ce cas, la charge critique de flambement est égale à 24Kg.

Théoriquement, elle est donnée par:

2 2 EI
Pc   475,2 N
l2

Pour comparer les deux, il faut convertir la première en N.

IV/Etude d'une poutre biencastrée :

 Etude théorique:

 Calcul de la charge critique:

D'après la théorie d'Euler, la charge de flambement critique pour une


poutre articulée aux deux extrémités est égale à:

4 2 EI
Pc 
l2

 Calcul de I:
Comme dans les deux cas précédents:

I  4,5.10 11 m 4
b =2Cm

bd 3
I
12
d =3mm

 Etude expérimentale:

Pour une poutre d'acier de longueur L=62,5Cm, on trouve les résultats


suivants:

Charge(Kg) Nombre de graduations


3 1
6 3
9 5
12 7
15 10
18 12
21 15
24 20
27 23
30 27
33 34
36 40
39 46
42 52
45 58
48 66
51 76
54 85

La charge critique de flambement est obtenue lorsque la flèche


horizontale présente pour la première fois une grande variation.
Dans ce cas, la charge critique de flambement est égale à 30Kg.

Théoriquement, elle est donnée par:

4 2 EI
Pc   911,36 N
l2
Pour comparer les deux, il faut convertir la première en N.

V/ Conclusion:

Après avoir analyser les différents résultats obtenus, on remarque que la


charge critique de flambement diffère d'une fixation à une autre, et que la
disposition de la poutre est obtenue lorsqu'elle est encastrée aux deux extrémités.
I – Introduction :

L'appareil d'étude de torsion des barres permet d'étudier les caractéristiques de


torsion de barres circulaires.

Le but de cet manipulation est de déterminer, expérimentalement, la relation


entre l'angle de torsion et le moment de torsion d'une part, et entre la longueur
de fixation et l'angle de torsion d'autre part, et enfin de déterminer, pour chaque
type de matériau (comme l'acier, l'aluminium, le laiton…), la valeur du module
d'élasticité en torsion .

II – Etude théorique :

Hypothèse de la manipulation:

 La barre est rectiligne et d'une section circulaire uniforme sur toute sa


longueur.

 Le couple appliqué est constant sur toute sa longueur et agit autour de


l'axe polaire.
 Les contraintes induites n'excèdent pas la limite de proportionnalité.

 Les plans sectionnant gardent leur planéité après élongation.

Schématisation théorique:

T
Soient:  l'angle de torsion sur une longueur l.
T le moment de torsion appliqué.
G le module d'élasticité en torsion.
I Z le deuxième moment de surface polaire.
T G
On démontre que: 
IZ l

Donc , on peut établir les formules suivantes:

  K1T l
K1 
Où GI z

  K 2l T
Où K2 
GI Z

T
G  K3 l
 K3 
Iz
III – Etude expérimentale :

 Expérience 1: Etudier la relation entre le moment de torsion et l'angle


de torsion.

Eprouvette: Acier.

On insère la barre d'essai, de longueur l=30Cm, dans les mandrins, puis on


serre. On fait varier le moment de torsion et on note la valeur donné par le
comparateur pour chaque moment appliqué.
Voici les résultats trouvés:

peson à ressort(Kg) T(N.m)=Peson(kg)* comparateur(mm)  (rad)=comparateur(mm)* 0,02 l


g(9,81)*distance(0,1)
GI Z
0,5 0,4905 24 0,48 0,97
1 0,981 50 1 1,01
1,5 1,4715 72 1,44 0,97
2 2,4525 105 2,1 1,07
2,5 2,943 133 2,66 1,08
3 3,4335 161 3,22 1,09
3,5 3,924 190 3,8 1,1
4 218 4,36 1,1

Voici le diagramme   f (T ) :

5
y = 1,0678x - 3E-05
4
3 o=f(T)
T(N.m)

2 Linéaire (o=f(T))
1
0
0 2 4 6
o(rad)
 R.Q: on remarque que  varie linéairement en fonction de T, le
coefficient de proportionnalité est de l'ordre de 1,06 N 1 m 1 .

 Expérience 2: Etudier la relation entre la longueur de fixation et


l'angle de torsion d'une barre:

Appareil : Appareil d'étude de torsion des barres.

Eprouvette: Acier.

On insère une barre d'essai en acier dans les mandrins et on fait varier la
longueur d'essai l, tout en appliquant le même moment de torsion à la barre. Le
comparateur nous permet d'obtenir les résultats suivants:

Longueur(mm) Comparateur(mm)  (rad)


350 183 3.66
300 155 3.10
250 142 2.84
200 114 2.28
150 88 1.76

D'où   f (l ) sera représentée comme suit:

Titre du graphique

4
y = 0,0093x + 0,454
l'angle de torsion

3
O=f(l)
O(rad)

2
1 Linéaire (O=f(l))
0
0 200 400
longueur l(mm)
 R.Q: on remarque que l'angle de torsion  varie linéairement en
fonction de la longueur l, le coefficient de proportionnalité est de l'ordre de
9.3m 1 .

 Expérience 3 déterminer le module d'élasticité en torsion de l'acier, du laiton


et de l'aluminium:

Appareil : Appareil d'étude de torsion des barres.

Pour chaque type de matériau, on fixe la longueur d'essai à 300mm et on fait


varier le moment de torsion et on relève pour chaque cas la valeur de l'angle de
torsion.
Les résultats sont indiqués sur le tableau ci dessous:
Matériau peson(kg) T(N.m) comparateur(mm) O(rad) T

1 0,981 50 1 0,981
Acier 2 1,962 105 2,1 0,934
3 2,943 161 3,22 0,914
1 0,981 107 2,14 0,46
Laiton 2 1,962 238 4,76 0,41
3 2,943 367 7,34 0,4
1 0,981 148 2,96 0,33
Aluminium 2 1,962 305 6,1 0,32
3 2,943 479 9,58 0,31

Calculons donc le module d'élasticité de chaque matériau; sachant que:

T l
G
 IZ
Avec

d 4
Iz  .(d=0.008mm;l=0.3m)
38
D'où les résultats suivants:

Matériau T moy l G ( Nm 2 )
 Iz
Acier 0,94 7,46 10 8 7,01 10 8
Laiton 0,42 7,46 10 8 3,13 10 8
Aluminium 0,32 7,46 10 8 2,39 10 8

Commentaire: on remarque que l'acier a un module d'élasticité en


torsion plus grand que celui du laiton qui est de son tour plus supérieur à
celui de l'aluminium.

 Etude théorique:

Quand une force de cisaillement est appliquée à une poutre possédant un


seul axe de symétrie, de telle manière que la force agisse à un angle droit par
rapport à cet axe, la poutre subira probablement une torsion. Il existe un sel
point d'application de cette force de tel sorte qu'il n'y ait pas de torsion. Ce
point est appelé centre de cisaillement.

Le but de cette essai est de déterminer expérimentalement ce point.

 Etude expérimentale:

 Schématisation:

Charge

 Résultats expérimentaux:

Voici le tableau des mesures qu'on as obtenu:


Position de charge: -30 -25 -20 -15 -10 -5 0 5 10 15 20 25 30
Comparateur gauche: -67 -59 -30 -12 -5 48 48 64,5 86 100 112 131 157
comparateur droit: 41 126 109 92,5 70 32 32 13 0 -18 -28 -46 -70

Traçons la courbe pour déterminer le point qu'on cherche:

L'intersection des deux droites de tendances donne une valeur de

e  1,3mm
Objectifs :

 Mettre en évidence expérimentalement la loi de comportement effort-


flèche médiane.
 Vérifier l’influence : du moment quadratique du matériau sur la flèche
médiane.
 Déterminer le diagramme des contraintes normales dans une section
donnée.
 Montrer la variation des contraintes normales le long de la poutre.

Connaissances associées :

 Proportionnalité entre effort et flèche F=kf


FL3
 Expression de la flèche f=
48 EI
L : longueur de la poutre
I : moment d'inertie
 Linéarité du diagramme de Navier
My
 Expression de la contrainte normale =
IGz

Données numériques :

Eprouvette Module d’Young Dimensions (mm)


Hauteur h
E Longueur L Largeur l

Acier 200 GPa


500 30 15
Aluminium 70 GPa

Introduction :

Il s'agit d'essais de flexion de deux types de poutres à savoir une


poutre en acier et une en aluminium. Ces essais consistent à calculer les
rigidités et les modules d’Young de chaque type de poutre, les comparer
aux résultats théoriques et trouver la disposition optimale d’une poutre
soumise à la flexion.
Pour chaque type on fait deux manipulations, l'une traitant le cas à
plat et l'autre à chant.

I - Présentation des deux cas et résultats théoriques:

Charge

1) Section à plat :

La figure 1 représente une


h
section d'une poutre subissant
une charge centrée sur sa longueur
et sa largeur.
l

Figure 1

Dans le cas d’une poutre ayant de telle disposition, la rigidité


est donnée par la formule ci-après :

48 EI
K th = (1)
L3

lh 3
Avec I=
12

Charge

2) Section à chant :

l
La figure 2 représente une
section d'une poutre subissant
une charge centrée sur sa longueur
et sa hauteur.
h
Figure 2
Quant à cette disposition, la rigidité de la poutre est donnée par
l’expression ci-après :

48 EI
K th = (2)
L3

hl 3
Avec I=
12

II - Comparaison des rigidités théoriques et expérimentales :

Type de section

A plat A chant
Eprouvette
Rigidité (KN/m) Rigidité (KN/m)

Théorique Expérimentale Théorique Expérimentale

Acier 648 730 2592 2637

Aluminium 226.8 281 907.2 1075

III - Comparaison des modules d'élasticité théoriques et expérimentaux :

 Section à plat

Module d'élasticité (GPa ) Estimation


Eprouvette Théorique Expérimental de l'erreur
Acier 200 225,344 0,126
Aluminium 70 86,773 0,239
 Section à chant :

Module d'élasticité (GPa ) Estimation


Eprouvette Théorique Expérimental de l'erreur
Acier 200 203,498 0,019
Aluminium 70 82.959 0,185

IV - Recherche de la disposition optimale d'une poutre en flexion :

Il s'agit dans cette partie de déterminer la position optimale d'une


poutre soumise à une flexion tout en comparant, pour un même type
poutre les rigidités à chant et à plat.
Pour ce fait on donne les résultats expérimentaux concernant les
rigidités sous forme d'un tableau comme suit:

Eprouvette Position Rigidité (KN/m)

Acier A plat 730


A chant 2637
A plat 281
Aluminium
A chant 1075

D'après le tableau ci-dessus pour les deux types de poutres les rigidités
dans 2ème disposition sont plus grandes que celle dans la 1 ère disposition,
dans la pratique la disposition optimale qui se rend utile dans les
constructions est la disposition à plat.

V - Comparaison entre les deux types de matériaux :

Les trois tableaux tracés précédemment permettent comparer


les modules d'élasticité ainsi que les rigidités des deux
matériaux testés.
En effet on constate que l'acier a un module d'élasticité plus
grand que celui de l'aluminium en plus qu'il est plus rigide que
l'aluminium.