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N° d’ordre : …/….

UNIVERSITE MOHAMMED PREMIER


ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES
D’AL HOCEIMA

Département : Génie Energétique, Environnement & Génie Civil

Mémoire de Projet de Fin d’Etudes


Pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état
en Génie Civil

Etude de protection de la commune rurale Aichoune


contre les inondations
Réalisé Par :

HAFIDI Achraf
Effectué à :
L’Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya A.B.H.M

Encadré à l’ENSAH par : Encadré à l’ABHM par :


EL OUARGHI Hossain KHALDI Tawfiq

Soutenu le …/…/2018 devant le jury composé de :

Pr. EL OUARGHI Hossain Président (ENSAH)


Pr. ………………… Professeur (ENSAH)
Mr. …………… Ingénieur au ………

Année académique : 2017-2018


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Remerciement

Au premier abord, tous mes remerciements à ALLAH le plus puissant qui m’a
donné la force, le courage et la volonté pour élaborer ce travail.

Qu’il me soit permis de remercier :

• Monsieur EL OUARGHI Hossain, professeur à l’ENSAH, qui a supervisé avec


rigueur et clairvoyance l’encadrement de ce projet et dont les contributions et
orientations m’ont été fort utiles pour l’élaboration du présent travail.
• Monsieur AL HOUADI Boubker, Directeur de l’Agence du Bassin Hydraulique
de la Moulouya, qui a eu l’amabilité de m’accueillir comme stagiaire.
• Monsieur CHANIGUI Mohammed, chef de division gestion durable des
ressources en eau à l’ABHM pour ses explications et ses aides précieuses.
• Monsieur KHALDI Tawfiq, Mesdemoiselles El AZZOUZI Ryme, NAJI
Chaimae et REMDANI Ahlam, Ingénieurs à l’ABHM, qui m’ont porté grand
soutient.

Qu’ils trouvent dans ces lignes l’expression de ma profonde gratitude et


reconnaissance.

Je tiens à remercier également Monsieur le directeur de l’Ecole Nationale des


Sciences Appliquées d’Al Hoceima (ENSAH) et les intervenants professionnels
responsables de la formation pour la richesse des enseignements et des échanges tout au
long de mon cursus.

Merci à toutes les personnes qui m’ont aidé, de près ou de loin, à réussir aussi bien
le stage que l’élaboration de mon projet de fin d’études dans d’aussi bonnes conditions.

1 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Dédicace

A mes très chers parents …

En reconnaissance aux sacrifices consentis pour mon éducation et ma


formation.

Votre affection, votre amour, vos prières et vos encouragements, m’ont permis
de surmonter tous les obstacles. Aucune dédicace ne saurait, cependant, exprimer
ma gratitude, mon amour, et mon profond respect.

Toutefois veuillez trouver dans ce travail, le témoignage de mon attachement


indéfectible, et ma reconnaissance pour vos immenses sacrifices.

Que Dieu vous prête longue vie pour que je puisse vous combler à mon tour

A mon cher frère Badreddine …

Ton encouragement et ton soutien étaient la bouffée d’oxygène qui me


ressourçait dans les moments pénibles, de solitude et de souffrance.

En souvenir d’une enfance dont nous avons partagé les meilleurs et les plus
agréables moments. Pour toute la complicité et l’entente qui nous unissent.

A ma chère petite sœur Malak …

Pour toute l’ambiance dont tu m’as entouré, pour toute la spontanéité et ton
élan chaleureux. Puisse Dieu le tout puissant exhausser tous tes vœux.

Je vous dédie ce modeste travail

2 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Résumé
Le Maroc est souvent confronté à des épisodes pluvieux importants qui peuvent générer
des crues et des inondations pouvant causer des dégâts non négligeables.

C’est dans ce cadre que vient le présent Projet de Fin d’Etude intitulé « Protection contre
l’inondation de la commune rurale Aichoune » et qui a été proposé par l’Agence du Bassin
Hydraulique de Moulouya. Cette zone plate qui est le point de jonction de plusieurs pistes
reliant les douars avoisinants, est exposée à des inondations importantes, avec des niveaux
d’eau qui peuvent atteindre les cinquante centimètres, cela est dû au eaux pluviales issues des
dépressions des collines qui l’entourent.

Ce travail a pour objectif la protection de la population et ses biens en identifiant les zones
à risque d’inondation dues aux crues des cours d’eau traversant la commune et proposer les
schémas d’aménagements nécessaires pour assurer l’acheminement des crues dans les
meilleures conditions.

La méthodologie de l’étude s’articule autour des quatre parties suivantes :

➢ Une première partie qui est dédiée à une présentation générale de la zone d’étude, ainsi
qu’un diagnostic détaillé et exhaustif de l’ensemble des problèmes qui se posent au
niveau des bassins versants constituant le centre étudié, en se basant sur les différentes
données de base collectées et des constats effectués lors de la visite du terrain.
➢ Une deuxième partie qui est consacrée à la réalisation des études hydrologiques des
différents bassins versants entourant la commune par la détermination des débits de
pointe via plusieurs méthodes (statistiques, empiriques et hydrométéorologiques) et
choisir les bons débits qui feront une donnée d’entrée pour les parties qui suivent.
➢ Une troisième partie qui consiste à faire une étude hydraulique de propagation des crues
des talwegs à l'état actuel.
➢ La dernière partie vise à proposer des variantes de schémas aménagements pour la
protection de la commune contre les inondations ainsi que leurs estimations financières
qui permettra de déduire lequel des schémas est le plus adapté à la situation.

Mots-clés : Aichoune, protection, inondations, hydrologie, bassin versant, ruissèlement, temps


de concentration, débit de pointe, hydraulique, aménagements.

3 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Abstract
Morocco is often confronted with significant rain events that can generate floods which
cause significant damage.

It is in this context that comes the present End of Study Project entitled "Protection against
flooding of the town Aichoune" and which was proposed by the Moulouya Hydraulic Basin
Agency. This flat area which is the junction point of several tracks connecting the neighboring
douars, is exposed to significant floods, with water levels that can reach fifty centimeters, this
is due to the rainwater coming from the depressions of the hills that surround it.

The purpose of this work is to protect the population and their property by identifying the
areas at risk of inundations due to the floods of the rivers running through the municipality and
to propose the necessary development schemes to ensure the delivery of floods in the
surrounding areas in best conditions. The methodology of the study is articulated around the
following four parts:

➢ A first part which is dedicated to a general presentation of the study area, as well as a
detailed and exhaustive diagnosis of all the problems that arise in the watersheds
constituting the studied center, based on the different basic data collected and
observations made during the field visit.
➢ A second part devoted to carrying out hydrological studies of the various watersheds
surrounding the municipality by determining peak flows through several methods
(statistical, empirical and hydro-meteorological) and choose the good flow rates that
will make an input for the following parts.
➢ A third part consists in making a hydraulic study of the propagation of floods of talwegs
in the current state.
➢ The last part aims at proposing variants of schemes for the protection of the municipality
against floods as well as their financial estimations which will make it possible to
deduce which of the diagrams is the most adapted to the situation.

Keywords : Aichoune, protection, floods, hydrology, watershed, runoff, time of concentration,


peak flow, hydraulic, amenities.

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Liste des tableaux

Tableau 1 : Coordonnées Lambert de la zone d'étude. ............................................................. 23


Tableau 2 : La carte topographique utilisée. ............................................................................ 38
Tableau 3 : Caractéristiques de la station pluviométrique de Berkane. ................................... 40
Tableau 4 : Caractéristique de la station hydrologique de Berkane. ........................................ 40
Tableau 5 : Coefficients de montana de la station météorologique de Bouarg. ....................... 41
Tableau 6 : Superficies et périmètres des bassins versants étudiés. ......................................... 42
Tableau 7 : Valeurs de l’indice de compacité de Gravélius. .................................................... 43
Tableau 8 : résultat de calcul des caractéristiques de forme des bassins étudiés. .................... 45
Tableau 9 : Les altitudes caractéristiques des bassins étudiés.................................................. 47
Tableau 10 : Nature de relief selon la valeur de l'indice de pente global. [4] .......................... 48
Tableau 11 : Nature de relief selon la valeur de l'indice de la dénivelée spécifique. [4] ......... 50
Tableau 12 : Résultat de calcul des indices de pente des bassins versant étudiés. ................... 50
Tableau 13 : Caractéristiques des chaâbas C1, C2, C3 et C4 des bassins étudiés. .................. 52
Tableau 14 : Valeurs du coefficient de Ruissellement extraites du manuel d’utilisation du
logiciel Hydroutil. [2] ............................................................................................................... 53
Tableau 15 : Valeurs du coefficient de Ruissellement. [5] ...................................................... 53
Tableau 16 : Résultat du calcul des coefficients de ruissellement des bassins étudiés. ........... 54
Tableau 17 : Résultat de calcul des temps de concentration Tc pour chaque bassin. .............. 58
Tableau 18 : Formules appliquées pour chaque classe des bassins versant. ............................ 62
Tableau 19 : Valeurs des coefficients a et K de la formule de Mallet-Gauthier. ..................... 63
Tableau 20 : Valeurs des paramètres K1 et K2 selon la situation géographique. .................... 64
Tableau 21 : Valeurs du coefficient K de la formule de Mac-Math. ....................................... 65
Tableau 22 : Comparaison entre Les résultats d’ajustement par différentes lois des Qimax de la
station de Berkane. ................................................................................................................... 69
Tableau 23 : Résultat de l'ajustement des Qimax de la station de Berkane pour chaque période
de retour par la lois Lognormal. ............................................................................................... 69
Tableau 24 : Coefficients de Francou-Rodier dans la station de référence. ............................. 70
Tableau 25 : Résultats de calcul des débits de pointe par la méthode Francou-Rodier. .......... 71
Tableau 26 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Fuller II. ................... 71

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Tableau 27 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mallet-Gauthier. ...... 71
Tableau 28 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Hazan-Lazarevic...... 72
Tableau 29 : Résultat de l’ajustement des Pjmax par la loi Lognormal réalisé sur Hyfran Plus.
.................................................................................................................................................. 72
Tableau 30 : Résultats de calcul des P(24h,T) pour chaque période de retour. ........................... 72
Tableau 31 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mac-Math. ............... 73
Tableau 32 : Résultats de calcul des intensités de pluie i(TC ; T). ........................................... 73
Tableau 33 : Résultat de calcul des débits de pointe par la méthode Rationnelle. ................... 73
Tableau 34 : Résultats de calcul des GRADEX des pluies. ..................................................... 74
Tableau 35 : Débits retenus pour la crue décennale. ................................................................ 75
Tableau 36 : Résultat de calcul des débits de pointe par la méthode du GRADEX. ............... 75
Tableau 37 : Les débits de projet retenus pour chaque période de retour. ............................... 76
Tableau 38 : Tableau comparatif des orientations d'aménagement. [10] ................................. 86
Tableau 39 : Caractéristiques de la digue de protection. ........................................................ 101
Tableau 40 : Caractéristiques de l'ouvrage hydraulique sous la RN2. ................................... 109
Tableau 41 : Cout de l'ensemble des aménagement projetés. ................................................ 114

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Liste des figures


Figure 1 : Zone d'action de l'Agence du bassin hydraulique de la Moulouya. [12] ................. 20
Figure 2 : Organigramme de l'ABHM. [12] ............................................................................. 21
Figure 3 : situation géographique du centre Aichoune (Google Earth). .................................. 24
Figure 4 : Image satellitaire illustrant la position de Aichoune à l'aval des collines Assasla,
Sidi Ali Belkassem et Rehamena. ............................................................................................ 27
Figure 5 : Carte topographique montrant le relief et les pistes entourant la commune de
Aichoune. ................................................................................................................................. 28
Figure 6 : Ruissellement causant l'inaccessibilité lors de la période des crues à l'école
primaire, au centre de santé et à la mosquée du douar Aichoune. ........................................... 29
Figure 7 : Ruissellement lors de la période des crues au niveau du réservoir ONEE. ............. 29
Figure 8 : Vue sur arrivée des pistes (1) et (2) des douar Labcharire et Ouchen Fouaka. ....... 30
Figure 9 : Vue sur l’arrivée de la chaâba C2 issue des dépressions des collines laasasla. ....... 30
Figure 10 : Vue vers l'aval de la chaâba C2. ............................................................................ 30
Figure 11 : Vue vers l’amont de la zone ou la chaâba C2 est bien marquée. ........................... 30
Figure 12 : Vue sur l’arrivée de la piste n°3 du douar Lamkakra. ........................................... 31
Figure 13 : lit de la chaâba C3.................................................................................................. 31
Figure 14 : Vue sur la piste n°4 d’accès à Aichoune. .............................................................. 31
Figure 15 : Vue sur le fossé routier. ......................................................................................... 32
Figure 16 : Vue sur la piste n°5 d’accès à Aichoune. .............................................................. 32
Figure 17 : Vue de l’OH 2 Ф1000 sous la RN2. ...................................................................... 32
Figure 18 : Exemple d'un bassin versant. ................................................................................. 35
Figure 19 : différence entre un MNT et un MNA. ................................................................... 36
Figure 20 : Le modèle numérique du terrain des bassins versants étudiés. ............................. 38
Figure 21 : Résultat de la délimitation des bassins versants sur Arc-GIS. ............................... 39
Figure 22 : Influence de la forme d'un bassin versant sur l’hydrogramme de crue. [14] ......... 42
Figure 23 : Influence de la pente sur la réponse du bassin versant. [2].................................... 47
Figure 24 : Détermination de la dénivelée utile à partir de la courbe hypsométrique. [2] ....... 48
Figure 25 : Valeur du coefficient d'épicentrage K en fonction de la surface du BV pour
T=10ans. [8] ............................................................................................................................. 66

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 26 : Représentation graphique de l'ajustement des Qimax de la station de Berkane par la


lois Lognormal. ........................................................................................................................ 70
Figure 27 : Aperçu sur la barre d'outils HEC-GeoRAS. .......................................................... 79
Figure 28 : Fenêtre principale de HEC-RAS. .......................................................................... 80
Figure 29 : Organigramme de la méthodologie de travail. ...................................................... 81
Figure 30 : TIN de la zone d'étude créé à partir des levées topographiques. ........................... 82
Figure 31 : Profils en travers des chaâbas C1, C2, C3 et C4 au niveau de la zone basse de
Aichoune. ................................................................................................................................. 83
Figure 32 : La situation du centre de Aichoune par rapport au lit d’Oued Issaoua. ................ 87
Figure 33 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste
n°5. ........................................................................................................................................... 90
Figure 34 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°5. ........ 91
Figure 35 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de
la piste n°5. ............................................................................................................................... 91
Figure 36 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°5.
.................................................................................................................................................. 92
Figure 37 : Résultats de calcul hydraulique de la buse enterrée principale. ............................ 93
Figure 38 : Coupe transversale de la buse enterrée principale. ................................................ 94
Figure 39 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste
n°6. ........................................................................................................................................... 95
Figure 40 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°6. ........ 96
Figure 41 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de
la piste n°6. ............................................................................................................................... 96
Figure 42 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°6.
.................................................................................................................................................. 97
Figure 43 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste
n°1. ........................................................................................................................................... 98
Figure 44 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°1. ........ 99
Figure 45 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de
la piste n°1. ............................................................................................................................... 99
Figure 46 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°1.
................................................................................................................................................ 100
Figure 47 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste
n°3. ......................................................................................................................................... 102

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 48 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°3. ...... 103
Figure 49 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de
la piste n°3. ............................................................................................................................. 103
Figure 50 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°3.
................................................................................................................................................ 104
Figure 51 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste
n°4. ......................................................................................................................................... 105
Figure 52 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°4. ...... 106
Figure 53 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de
la piste n°4. ............................................................................................................................. 106
Figure 54 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°4.
................................................................................................................................................ 107
Figure 55 : Résultats de calcul hydraulique de la buse enterrée de chaâba C4. ..................... 108
Figure 56 : Coupe transversale de la buse enterrée de chaâba C4. ........................................ 108
Figure 57: Les paramètres des deux buses existantes sous la RN2. ....................................... 110
Figure 58 : Capacité de transit des deux buses existantes sous la RN2. ................................ 110
Figure 59 : Vue de face des deux buses existantes sous la RN2. ........................................... 111
Figure 60 : Les paramètres du dalot à quatre ouvertures projetées sous la RN2. .................. 112
Figure 61 : Capacité de transit du dalot à quatre ouvertures projeté sous la RN2. ................ 112
Figure 62 : Profil de surface de l'eau au niveau du dalot projeté. .......................................... 113
Figure 63 : Vue de face du dalot à quatre ouvertures projeté sous la RN2. ........................... 113

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Liste des acronymes


ABHM : L’Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya).

AEP : Alimentation en Eau Potable.

AIC : Critère d’Information d’Akaike.

BIC : Critère d’Information Bayésien.

BV : Bassin Versant.

DPH : Domaine Public Hydraulique.

ESRI : Environmental Systems Research Institute.

HEC-RAS : Hydrologic Engineering Centers River Analysis System.

IDF : Intensité, Durée Fréquence.

INRS – ETE : Institut National de Recherche Scientifique, Eau, Terre, Environnement.

IRD : Institut de Recherche et Développement.

MNA : Modèle Numérique d’Altitude.

MNT : Modèle Numérique de Terrain.

OH : Ouvrage Hydraulique.

ONE : Office National d'Electricité.

ONEP : Office National de l'Eau Potable.

ORMVAM : Office Régional de Mise en Valeur Agricole.

PDAIRE : Plan Directeur d'Aménagement Intégré des Ressources en Eau).

RN2 : Route Nationale n°2 reliant Oujda à Berkane.

SAD : Système d'Aide à la Décision.

SIG : Système d’Information Géographique.

TIN : Réseau de Triangles Irréguliers.

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Aichoune

SOMMAIRE

Remerciement ............................................................................................................................. 1
Dédicace ..................................................................................................................................... 2
Résumé ....................................................................................................................................... 3
Abstract ...................................................................................................................................... 4
Liste des tableaux ....................................................................................................................... 5
Liste des figures ......................................................................................................................... 7
Liste des acronymes ................................................................................................................. 10
SOMMAIRE ............................................................................................................................ 11
Introduction générale ................................................................................................................ 16
L’organisme d’accueil .............................................................................................................. 18
1. Présentation de l’ABHM ............................................................................................... 18
2. Les principales missions de l’ABHM ........................................................................... 18
3. Zone d’action de l’ABHM ............................................................................................ 19
4. Organigramme de l’ABHM .......................................................................................... 20
PREMIER CHAPITRE : Présentation et diagnostic de la zone d’étude .................................. 22
1. Présentation de la zone d’étude ..................................................................................... 23
1.1 Situation géographique et administrative............................................................... 23
1.2 Le climat ................................................................................................................ 24
1.3 Géologie ................................................................................................................. 25
1.4 Hydrologie ............................................................................................................. 25
1.5 Hydrogéologie ........................................................................................................ 25
1.6 Démographie .......................................................................................................... 26
1.7 Activités économiques ........................................................................................... 26
1.8 Activités sociales ................................................................................................... 26
1.9 Infrastructure de base ............................................................................................. 26
1.9.1 Eau potable ..................................................................................................... 26
1.9.2 Assainissement ............................................................................................... 26
1.9.3 Electricité ........................................................................................................ 26
2. Diagnostique de la zone d’étude ................................................................................... 27
2.1 Investigations du terrain ......................................................................................... 27

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2.2 Problématique d’inondation ................................................................................... 32


DEUXIEME CHAPITRE : Etude hydrologique ...................................................................... 34
1. Délimitation des bassins versant ................................................................................... 35
1.1 Définitions.............................................................................................................. 35
1.1.1 Bassin versant ................................................................................................. 35
1.1.2 SIG (Système d’Information Géographique) ................................................. 35
1.1.3 MNT (modèle numérique de terrain) .............................................................. 36
1.1.4 Présentation du logiciel « ArcGIS » ............................................................... 37
1.2 Résultat de la délimitation ..................................................................................... 37
2. Caractéristique des bassins versant ............................................................................... 39
2.1 Les caractéristiques pluviométriques ..................................................................... 39
2.1.1 Station pluviométrique ................................................................................... 39
2.1.2 Pluies journalières maximales annuelles et Pluie moyenne annuelle ............. 40
2.1.3 Données hydrométriques ................................................................................ 40
2.1.4 Coefficients de Montana ................................................................................. 40
2.2 Les caractéristiques physiques et morphométriques .............................................. 41
2.2.1 La surface et le périmètre ............................................................................... 41
2.3 Les caractéristiques de la forme ............................................................................. 42
2.3.1 Indice de compacité de Gravelius KG ............................................................. 42
2.3.2 Indice de forme de Horton KH ........................................................................ 43
2.3.3 Le rectangle équivalent ................................................................................... 44
2.3.4 Le résultat de calcul des caractéristiques de forme ........................................ 44
2.4 Les caractéristiques du relief.................................................................................. 45
2.4.1 Courbe et diagramme hypsométriques ........................................................... 45
2.4.2 Altitudes caractéristiques ................................................................................ 46
2.4.3 Résultat de la détermination et de calcul des altitudes caractéristiques ......... 46
2.5 Les indices de pente ............................................................................................... 47
2.5.1 Indice de pente global ..................................................................................... 47
2.5.2 Indice de pente classique ................................................................................ 49
2.5.3 La dénivelée spécifique .................................................................................. 49
2.5.4 Résultat de calcul des indices de pente ........................................................... 50
2.6 Les caractéristiques du cours d’eau principal (Talweg)......................................... 50
2.6.1 La longueur du Talweg ................................................................................... 50

12 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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2.6.2 La pente du Talweg ........................................................................................ 51


2.6.3 Résultat de la détermination et de calcul des caractéristiques des Talwegs ... 51
2.7 Caractéristiques en relation avec les écoulements ................................................. 52
2.7.1 Coefficient de Ruissellement .......................................................................... 52
2.7.1.1 Définition .................................................................................................... 52
2.7.1.2 Résultat de calcul des coefficients de ruissellement ................................... 54
2.7.2 Temps de Concentration ................................................................................. 54
2.7.2.1 Définition .................................................................................................... 54
2.7.2.2 La formule de GIANDOTTI ....................................................................... 55
2.7.2.3 La formule de VENTURA .......................................................................... 55
2.7.2.4 La formule de KIRPICH ............................................................................. 55
2.7.2.5 La formule de TURRAZZA & PASSINI ................................................... 56
2.7.2.6 La formule ESPAGNOLE .......................................................................... 56
2.7.2.7 La formule de VEN TE CHOW .................................................................. 56
2.7.2.8 La formule CALIFORNIENNE .................................................................. 57
2.7.2.9 La formule de US CORPS .......................................................................... 57
2.7.2.10 La formule de EPSEY (1) .......................................................................... 57
2.7.2.11 La formule de DUJARDIN ........................................................................ 57
2.7.2.12 La formule de USSCS ................................................................................ 58
2.7.2.13 Résultat de calcul des temps de concentration TC ..................................... 58
3. Etude des crues et estimation des débits de pointe........................................................ 59
3.1 Méthodologies utilisées pour l’étude des crues ..................................................... 59
3.2 Les méthodes statistiques ....................................................................................... 59
3.2.1 Principe des méthodes statistiques ................................................................. 59
3.2.2 Présentation du logiciel utilisé « Hyfran Plus » ............................................. 59
3.2.3 Transposition de Francou-Rodier ................................................................... 61
3.3 Les formules empiriques ........................................................................................ 61
3.3.1 Formule de Fuller II ........................................................................................ 62
3.3.2 Formule de Mallet-Gauthier ........................................................................... 63
3.3.3 Formule de Hazan-Lazarevic.......................................................................... 63
3.3.4 Formule de Mac-Math (S < 100 ha) ............................................................... 64
3.4 Les méthodes hydrométéorologiques..................................................................... 66
3.4.1 La méthode Rationnelle .................................................................................. 67

13 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

3.4.2 La méthode de GRADEX ............................................................................... 67


3.5 Application de la méthodologie ............................................................................. 68
3.5.1 Résultats de calcul par les méthodes statistiques............................................ 68
3.5.1.1 Ajustement statistique des débits instantanés maximaux ........................... 68
3.5.1.2 Transposition de Francou-Rodier................................................................ 70
3.5.2 Résultats de calcul par les formules empiriques ............................................. 71
3.5.2.1 Formule de Fuller II .................................................................................... 71
3.5.2.2 Formule de Mallet-Gauthier........................................................................ 71
3.5.2.3 Formule de Hazan-Lazarevic ...................................................................... 71
3.5.2.4 Formule de Mac-Math (S < 100 ha) ........................................................... 72
3.5.3 Les méthodes hydrométéorologiques ............................................................. 73
3.5.3.1 Méthode Rationnelle ................................................................................... 73
3.5.3.2 Méthode du GRADEX ................................................................................ 73
3.5.3.2.1 Détermination du GRADEX moyen des pluies .................................... 73
3.5.3.2.2 Détermination du coefficient de pointe ................................................. 74
3.5.3.2.3 Choix des débits décennaux .................................................................. 74
3.5.4 Débit Retenus ................................................................................................. 76
3.5.5 Conclusion ...................................................................................................... 76
TROISIEME CHAPITRE : Etude hydraulique ....................................................................... 77
1. Modélisation Hydraulique ............................................................................................. 78
1.1 Définition ............................................................................................................... 78
1.2 Dispositif et outils informatiques utilisées ............................................................. 78
1.2.1 Aperçu sur HEC-GeoRAS .............................................................................. 78
1.2.2 Présentation du logiciel « HEC-RAS » .......................................................... 79
1.3 Méthodologie de la modélisation ........................................................................... 80
1.4 Application de la Méthodologie ............................................................................. 81
1.4.1 Génération des modèles des cours d’eau avec HEC-GeoRAS ....................... 81
1.4.1.1 Topographie ................................................................................................ 81
1.4.1.2 Construction du TIN (Terrain Irreguler Network) ...................................... 82
2. Conclusion ..................................................................................................................... 83
QUATRIEME CHAPITRE : Schéma d’aménagement et estimation financière ..................... 85
1. Réflexions générales et principes d'aménagement ........................................................ 86
2. Type de protections envisagées ..................................................................................... 87

14 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

3. Hypothèses retenues ...................................................................................................... 88


3.1 Les coefficients de rugosité.................................................................................... 88
3.2 Revanche de dimensionnement .............................................................................. 88
4. Dimensionnement des ouvrages hydrauliques .............................................................. 88
4.1 Critères hydrauliques de dimensionnement ........................................................... 88
4.2 Dimensionnement des canaux ................................................................................ 88
4.3 Dimensionnement des ouvrages de franchissement .............................................. 89
5. Aménagement de la rive droite de la piste n°5.............................................................. 89
6. L'ouvrage enterré principale .......................................................................................... 92
7. Aménagement de la chaâba C1 ..................................................................................... 94
8. Aménagement de la chaâba C2 ..................................................................................... 97
8.1 Canal trapézoïdal à surface libre ............................................................................ 97
8.2 Digue .................................................................................................................... 100
8.2.1 Choix de la hauteur de la digue .................................................................... 100
8.2.2 Largeur en crête de la digue.......................................................................... 100
8.2.3 Pentes des talus de la digue .......................................................................... 101
9. Aménagement de la chaâba C3 ................................................................................... 101
10. Aménagement de la chaâba C4 ............................................................................... 104
10.1 Canal trapézoïdal à ciel ouvert ............................................................................. 104
10.2 La buse enterrée de la chaâba C4 ......................................................................... 107
11. Les ouvrages de franchissement .............................................................................. 109
11.1 Vérification de la capacité hydraulique des ouvrages .......................................... 109
11.2 Redimensionnement de l’ouvrage de franchissement sur la RN2 ....................... 111
12. Estimation financière des aménagements proposés ................................................. 114
Conclusion générale ............................................................................................................... 116
Bibliographie .......................................................................................................................... 117
Webographie .......................................................................................................................... 117
LES ANNEXES ..................................................................................................................... 118
Liste des Annexes................................................................................................................... 119

15 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Introduction générale
Les crues et les inondations urbaines posent un problème majeur et croissant pour le
développement socioéconomique à l’échelle mondiale. En fonction de la croissance
démographique, la tendance à l’urbanisation et les changements climatiques, les risques des
inondations évoluent mettant en péril des vies humaines et causant l’érosion des berges et la
submersion des ponts et des ouvrages de franchissement. Ce défi considérable impose
d’acquérir une connaissance plus fine du problème afin de gérer plus efficacement les risques
actuels et futurs.

Dans ces dernières années, le développement socio-économique au Maroc et la croissance


démographique conjuguée à l’exode rural ont conduit à l’aménagement et l’urbanisation rapide
des espaces de plus en plus exposés aux inondations. Par ailleurs, les deux dernières décennies
du XXème siècle ont connu des sécheresses qui ont causé l’occupation des sols et l’urbanisation
non contrôlées dans les zones inondables. L’occupation des champs d’épandage naturel des
crues, conjuguée à l’absence d’entretien des cours d’eau et parfois leur enterrement a eu pour
conséquence, l’augmentation du risque de dégâts matériels et de pertes humaines lors des
épisodes de forte intensité de pluie.

Le Maroc a connu des inondations historiques qui demeurent encore gravées dans nos
mémoires. Nous en relatons les plus importantes :

• La crue qui a dévasté Sefrou le 25/9/1950 lorsque la ville a été inondée et faisant une
centaine de victimes ;
• La crue qui a ravagé la Vallée du Ziz le 5/11/1965 laissant 25000 habitants sans abri,
suite à laquelle le Barrage Hassan Addakhil fut construit ;
• La crue de la Moulouya survenue le 23 mai 1963 et qui était d'une telle violence qu'elle
a détruit une partie rive gauche du barrage Mohammed V ;
• La crue récurrente de la plaine de Gharb qui inonde la plaine une fois sur deux. Les plus
redoutables sont celles survenues en 1963,1973, 1996 ;
• Plus récemment, les inondations dévastatrices de la vallée d'Ourika en 1995, celles d'El
Hajeb en 1997 et 2002, celles de Mohamedia, Berchid et Settat en 2002, Moulay
Yacoub, Fès, Tanger, Al Hoceima, Khénifra, Sidi Slimane en 2008 et 2009.

16 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Face à la recrudescence du phénomène des inondations, le défi actuel des pouvoirs publics
est de garantir la protection de la vie des citoyens et de leur bien. C’est ainsi que des études de
protection contre les inondations avaient été réalisées. Toujours dans cet axe de vision,
l’Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya a réalisé plusieurs études de protection contre
les inondations qui intéressent à chaque fois un ensemble de localités.

De nouveaux programmes sont en cours de réalisations dont fait partie l’étude de


protection du centre Aichoune. Cette étude a été le sujet de notre projet de fin d’études.

Afin de traiter le sujet d’une façon claire et efficace, nous avons jugé opportun de scinder
notre projet en quatre grands chapitres :

➢ Une première partie qui nous permettra de faire un diagnostic détaillé de l’ensemble des
problèmes qui se posent au niveau des bassins versants constituant le centre étudié.
➢ Une deuxième partie que nous allons consacrer à la réalisation des études hydrologiques
des différents bassins versants entourant la commune et procéder à une synthèse de
lesdites études.
➢ Une troisième partie qui consiste à élaborer une étude hydraulique pour délimiter les
zones inondables.
➢ Une quatrième partie qui vise à proposer les aménagements qui puissent remédier aux
problèmes des inondations ainsi que leurs estimations financières.

17 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

L’organisme d’accueil

1. Présentation de l’ABHM
L’ABHM (L’agence du bassin hydraulique de la Moulouya) est un établissement public
à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière.

Créée par décret 2-00-475 (14/11/2000), de la Loi 10-95 sur l'eau, elle est placée sous la
Tutelle du Ministère délégué auprès du Ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de
l'Environnement, chargé de l’Eau. [12]

2. Les principales missions de l’ABHM


L’ABHM assure la réalisation de plusieurs missions dont nous pouvons citer :

- Élaborer le PDAIRE (Plan Directeur d'Aménagement Intégré des Ressources en Eau),


les plans locaux de gestion des eaux et le plan de gestion de la pénurie d’eau en cas de
sècheresse et veiller à leur mise en œuvre ;
- Gérer d’une manière intégrée les ressources en eau et contrôler leur utilisation ;
- Délivrer les autorisations et concessions d’utilisation du DPH (Domaine Public
Hydraulique), tenir un registre spécial de ces autorisations et concessions et proposer à
l’administration l’assiette et les tarifs des redevances d’utilisation de ce domaine ;
- Gérer, protéger et préserver les biens du domaine public hydraulique et les milieux
aquatiques et réaliser, dans la limite de ses moyens financiers, les travaux d’entretien et de
maintenance des ouvrages publics hydrauliques mis à sa disposition ;
- Fournir, selon des modalités fixées par voie réglementaire et dans la limité de ses
capacités, toute contribution financière et toute assistance technique aux personnes publiques
ou privées qui en feraient la demande pour la réalisation d’études et travaux nécessaires aux
opérations entreprises conformément aux dispositions de la présente loi ;
- Contribuer aux travaux de recherche et de développement des techniques de
mobilisation, d’utilisation rationnelle et de protection des ressources en eau en partenariat avec
les institutions scientifiques et les laboratoires spécialisés ;

18 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

- Entreprendre, en partenariat avec l’administration, les établissements publics et les


collectivités territoriales, la réalisation des actions nécessaires à la prévention et la protection
contre les inondations ;
- Donner son avis sur tout projet pouvant avoir un impact sur les ressources en eau et le
domaine public hydraulique, y compris les contrats de concession et les cahiers des charges
relatives au dessalement des eaux de mer. [12]

3. Zone d’action de l’ABHM


Le bassin hydraulique de la Moulouya se trouve dans la partie nord-est du pays et s’étend
sur une superficie de 74.000 km2 (soit 10% du territoire marocain).

La zone du bassin hydraulique de la Moulouya couvre quasi-totalement la région


administrative de l’Oriental (provinces de Nador, Figuig, Jrada, Berkane, Taourirt, préfecture
d’Oujda-Angad). Elle couvre aussi partiellement les régions de Fès-Meknès (province de
Boulemane et province de Taza), Drâa-Tafilalet (province de Midelt) et Béni Mellal-Khénifra
(province de Khénifra). Les principales villes du bassin sont Oujda, Nador, et Khénifra.

La population du bassin s’élève à 2,5 M d’habitants. Celle-ci est concentrée en particulier


dans la région de l’Oriental (76%) et plus précisément sur la zone de la Côte Méditerranéenne
qui regroupe 40% de la population totale du bassin (29% dans la province de Nador et 11%
dans la province de Berkane). [12]

19 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 1 : Zone d'action de l'Agence du bassin hydraulique de la Moulouya. [12]

4. Organigramme de l’ABHM
L’organigramme de l’Agence du bassin hydraulique de Moulouya est le suivant :

20 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 2 : Organigramme de l'ABHM. [12]

21 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

PREMIER CHAPITRE :
Présentation et diagnostic de la zone
d’étude

L’Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya sise à Oujda a confié au bureau d’étude


I3E Consulting la mission d’étude de protection contre les inondations du centre rural Aichoune
(province de Berkane). L’objectif assigné à cette étude consiste à diagnostiquer le mécanisme
d’écoulement des cours d’eau aboutissants au centre, à délimiter les zones inondables et à
proposer des mesures efficaces pour assurer un meilleur passage des crues.

Dans ce chapitre on va présenter les caractéristiques générales de la zone d’étude, ainsi


qu’un diagnostic de l’état actuel afin de lutter contre ce fléau qui menace la commune.

22 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1. Présentation de la zone d’étude


1.1 Situation géographique et administrative
Le nom Aichoune désigne une zone rurale située au Sud de la route nationale RN2 reliant
Oujda à Berkane à environ 6 km de la ville d’Ahfir. On y accède au moyen d'une piste
carrossable à partir de la RN2.

La localité est repérée par les coordonnées Lambert approximatives suivantes :

Coordonnées Lambert

X (m) Y (m) Z (m NGM)

797 000 485 200 315

Tableau 1 : Coordonnées Lambert de la zone d'étude.


La localité fait partie de la commune rurale d’Ain Aghbal cette commune qui relève du
cercle d'Ahfir à la province de Berkane dans la région de l’Oriental, a été créé en 1967 et s'étend
sur une superficie de 155 km2.

Du point de vue administratif, la commune d'Ain Aghbal est limitée :

• Au Nord par la commune rurale Atamna ;


• Au Sud par les communes rurales Ain Sfa et Bni Khaled de la province d'Oujda Angad ;
• A l'est par la commune urbaine de Ahfir et la frontière algérienne ;
• Et à l'ouest par la commune rurale de Fezouane.

La localité de Aichoune constitue la zone de transition entre la plaine des triffa et les
reliefs montagneux des Beni Snassen, ce qui la confronte aux inondations. [1]

23 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 3 : situation géographique du centre Aichoune (Google Earth).

1.2 Le climat
Le climat qui règne au niveau de la commune est de type méditerranéen caractérisé par
des étés chauds et secs et des hivers doux et humides, avec irrégularité du régime des pluies qui
s'observe au cours d'une même année.

La répartition saisonnière est telle que 80 % de la pluie tombe entre décembre et avril
alors que les mois de juillet et août sont presque totalement secs. La variabilité est également
très forte : Il peut pleuvoir en deux ou trois jours jusqu'à un tiers de la pluviométrie de l'année.
C'est au cours de ces épisodes pluvieux que surviennent les inondations.

24 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

La température varie très peu d'une année à une autre avec un maximum de 30°C et un
minimum 1°C. [1]

1.3 Géologie
La commune fait partie de la plaine des Triffas qui forme une vaste dépression synclinale
remplie de sédiments néogènes et quaternaires. La série stratigraphique comprend
essentiellement le jurassique recouvert en discordance par la transgression du miocène anti-
nappe qui surmonte une série charriée du primaire, du trias et du lias. Les sols sont argileux et
réputés pour leur fertilité ; ils appartiennent à la classe des sols iso-humiques. [1]

1.4 Hydrologie
Sur le territoire de la commune, le réseau hydrographique est bien développé. Il est
composé des oueds suivants :

• La partie nord de la commune est irriguée par un réseau de canaux de l’ORMVAM


alimentés par les eaux de la Moulouya ;
• Oued Kiss sec à l'amont et permanent dans sa partie aval dont les eaux sont utilisées
pour l'irrigation et sert comme récepteur des eaux usées des agglomérations limitrophes;
• Oued Aghbal : oued intermittent dont les matériaux charriés sont prélevés pour servir
comme matériaux de construction ;
• Oued Bouzit non pérenne ;
• Oued Atchane non pérenne ;
• Oued Aissawa, non pérenne ;
• Oued Sidi Azouz non pérenne ;
• Oued Bouhchir non pérenne ;
• Oued Abghour non pérenne.

Le réseau des talwegs intéressant la localité prend naissance au massif montagneux au


sud de la localité. Il est composé de quatre chaâbas se dirigeant toutes vers le nord et convergent
au milieu de la localité. Ces chaâbas dont l'écoulement est saisonnier, drainent les eaux de
ruissèlement des bassins versants Béni Snassen. [1]

1.5 Hydrogéologie
Sur le plan hydrogéologique on distingue deux zones : [1]

25 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

• Zone de plaine qui fait partie du périmètre irrigué des triffas recèle une nappe phréatique
dont le niveau piézométrique a connu un rabattement sensible ces dernières années. Son
niveau oscille entre 50 et 100 m ;
• Zone du flanc nord des béni Snassen renfermant une nappe profonde, artésiennes des
calcaires jurassiques où de nombreux forages sont exploités pour l'AEP des villes et
centres de la région. Les plus importants sont les forages ONEE localisés à la localité
Aichoune.
• On note également la présence de sources de montagnes, il s'agit de la source Ain
Aghbal débitant un débit de 25 l/s ; utilisé actuellement pour l'irrigation de 200 ha, la
source Tario avec un débit de 10 l/s ainsi qu'une dizaine d'autres sources à faible débit
qui ont été inventoriées.

1.6 Démographie
Le centre Aichoune abrite une population de 430 hab selon le recensement réalisé au
2014. Celle-ci est répartie en 107 ménages. La structure d'habitat dominant est le type dispersé.
Au douar on dénombre 77 constructions. [1]

1.7 Activités économiques


L'activité économique du douar est basée essentiellement sur l'agriculture et l'élevage. [1]

1.8 Activités sociales


On retrouve au niveau du centre les services publics suivants : [1]

• Un centre de santé ;
• Une école primaire.

1.9 Infrastructure de base


1.9.1 Eau potable
Le Douar est alimenté à partir d'un forage géré par la commune desservant un réseau de
distribution couvrant 100% de la population. [1]

1.9.2 Assainissement
Le douar ne dispose pas de réseau d'assainissement, les eaux usées sont évacuées vers des
fosses septiques avoisinantes. [1]

1.9.3 Electricité
Le douar est desservi à raison de 98% par le réseau d'électricité géré par I'ONEE. [1]

26 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

2. Diagnostique de la zone d’étude


2.1 Investigations du terrain
La présente partie présente une description détaillée de la situation actuelle avec des
illustrations par photos montrant clairement les risques d'inondations dans le centre.

L'emplacement du centre d’Aichoune au piémont des sommets du Béni Snassen le rend


menacé en périodes humides par de violentes crues qui génèrent souvent des inondations
touchant ainsi les infrastructures publiques (principalement le siège de l'école, centre de santé
et le captage ONEE) et les biens des particuliers (habitations et champs agricoles). Le douar est
implanté au milieu d'une cuvette (voir carte en relief ci-dessous) qui reçoit tous les
ruissèlements des chaabas issues des dépressions des collines des douars Assasla, Sidi Ali
Belkassem et Rehamena. C'est une zone naturellement inondable, avec des niveaux d’eau qui
peuvent atteindre 50cm.

Assasla Sidi Ali


Rehamena Belkassem

RN 2

Centre de
Aichoune

Figure 4 : Image satellitaire illustrant la position de Aichoune à l'aval des collines Assasla, Sidi
Ali Belkassem et Rehamena.

Constituant un centre névralgique, cette zone plate est un point de jonction de plusieurs
pistes reliant les douars avoisinants. Le déferlement des eaux en périodes des crues des chaâbas
formant le réseau hydrographique converge vers le douar suivant ce réseau des pistes :

27 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Piste 5

Piste 4

Piste 6
Piste 3

Piste 1
Piste 2

Figure 5 : Carte topographique montrant le relief et les pistes entourant la commune de


Aichoune.

Au niveau de dépressions situées entre les collines précipitées, on note la présence des
chaâbas avec un lit bien marqué dans les zones à forte pente. Mais ces chaâbas perdent leur lit
d’écoulement en arrivant au niveau des zones basses occupées par des cultures et des
végétations.

L’absence d’un récepteur naturel pour la collecte et l’évacuation des eaux pluviales rend
la zone névralgique d’Aichoune sujette à des submersions et stagnations des eaux pluviales de
ruissellement lors des fortes crues.

28 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 6 : Ruissellement causant l'inaccessibilité lors de la période des crues à l'école primaire,
au centre de santé et à la mosquée du douar Aichoune.

Figure 7 : Ruissellement lors de la période des crues au niveau du réservoir ONEE.

Le centre reçoit les eaux par écoulement en nappe de quatre chaâbas. Ces chaâbas sont
de l'Est à l'ouest C1, C2, C3 et C4 :

- Chaâba C1 : elle prend forme au niveau de la colline du douar Rehamena et draine les
eaux pluviales issues de celle-ci jusqu’au centre névralgique (zone de confluence des
écoulements) constitué par le groupe scolaire, la mosquée, la station de pompage et son
château d’eau et quelques habitations en dur.

29 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

- Chaâba C2 : cette chaâba prend naissance au niveau du douar « Assasla » de Koudiat


Moula Baghdad. Elle a un lit bien matérialisé et encaissé au niveau des collines avec
des profondeurs atteignant 3m et une largeur variant de 3m en amont à 50cm en aval.
Arrivant au niveau de l’école coranique, cette chaâba perd son lit et l’écoulement s’étend
sur les terres de culture occupées par les céréales entre la piste n°1 et n°2.

Figure 9 : Vue sur l’arrivée de la chaâba C2 Figure 8 : Vue sur arrivée des pistes (1) et (2)
issue des dépressions des collines laasasla. des douar Labcharire et Ouchen Fouaka.

Ecole coranique

Figure 10 : Vue vers l'aval de la chaâba C2. Figure 11 : Vue vers l’amont de la zone ou la
chaâba C2 est bien marquée.

- Chaâba C3 : cette chaâba débute au niveau de la colline Sidi Ali Belgacem et draine
les eaux pluviales issues de cette colline.

En amont, le lit de la Chhaba C3 est bien marqué avec des berges de 0.8 m de hauteur,
mais dans la plaine, son lit n'est plus individualisé et l’écoulement se fait le long de la
piste n°3 qui mène au douar « Lamkakera ».

30 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 13 : lit de la chaâba C3. Figure 12 : Vue sur l’arrivée de la piste


n°3 du douar Lamkakra.
- Chaâba C4 : selon les informations recueillies lors de la visite de terrain, cette chaâba
est une dépression qui draine les eaux pluviales à travers des terrains de culture
céréalière, en direction de la piste n°4.

Figure 14 : Vue sur la piste n°4 d’accès à Aichoune.

Les eaux pluviales atteignant la zone basse s’écoulaient initialement dans une dépression
située à l’Est de la piste n°5. Ces eaux sont bloquées par la végétation ce qui les oblige à
emprunter cette piste et à se diriger vers la nationale RN2 pour être récupérés par le fossé
d’assainissement routier :

31 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 16 : Vue sur la piste n°5 d’accès à Figure 15 : Vue sur le fossé routier.
Aichoune.

A gauche de la piste 5, on note l’existence d’un ouvrage hydraulique 2Ф1000 sous la RN


2 évacuant les eaux de drainage de la route vers les terrains de culture situés au Nord.

Figure 17 : Vue de l’OH 2 Ф1000 sous la RN2.

2.2 Problématique d’inondation


A la traversée des habitations formant le noyau d’Aichoune, on note l’absence d’un
récepteur naturel pour la collecte et l’évacuation des eaux pluviales, ce qui rend la zone
névralgique d’Aichoune soumise à des submersions et stagnations des eaux pluviales de
ruissellement issues des dépressions des collines précitées lors des fortes crues.

Le douar est implanté dans une cuvette donc c’est une zone naturellement inondable.

La zone basse d’Aichoune est un point de jonction de plusieurs pistes reliant les douars
avoisinants, les chaâbas formant le réseau hydrographique, converge vers le douar à travers ces
pistes dans les périodes de fortes crues.

32 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Les eaux pluviales atteignant la zone basse s’écoulaient initialement dans une dépression
située à l’Est de la piste 5. Actuellement ces eaux sont bloquées par la végétation mise en place
par les habitants et empruntent alors la piste 5 vers la route nationale RN2.

33 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

DEUXIEME CHAPITRE : Etude


hydrologique

L’étude hydrologique a pour but d’analyser les mécanismes de formation des


écoulements, du ruissellement de surface et des crues. Elle se base sur les caractéristiques
climatologiques et géomorphologiques du bassin versant et elle permet ainsi de déterminer les
débits des crues pour différentes période de retour.

L’étude hydrologique se déroule en trois phases principales :

✓ La délimitation des bassins versant ;


✓ La détermination des caractéristiques des bassins ;
✓ L’estimation des débits de pointe (𝑄p) à l’entrée des tronçons des cours d’eau étudiés,
pour des périodes de retour allant de 10 à 100 ans.

34 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1. Délimitation des bassins versant


1.1 Définitions
1.1.1 Bassin versant
Un bassin versant ou bassin hydrographique est une portion de territoire délimitée par des
lignes de crête (ou lignes de partage des eaux) et irriguée par un même réseau hydrographique
(une rivière, avec tous ses affluents). C’est une zone de relief dont les eaux de ruissellement de
surface s’écoulent et se rassemblent vers un point unique appelé l’exutoire. Ce dernier se définit
comme le point le plus en aval du réseau hydrographique par lequel passent toutes les eaux de
ruissellement drainées par le bassin. [2]

Figure 18 : Exemple d'un bassin versant.

1.1.2 SIG (Système d’Information Géographique)


Un système d’Information Géographique est un outil informatique permettant de
représenter et d’analyser toutes les choses qui existent sur terre ainsi que tous les événements
qui s’y produisent. C’est un ensemble de données graphiques et non graphiques, conçu dans le
but de pouvoir avoir à n’importe quel moment et sous n’importe quelle forme, des informations
dont il dispose. Dans cet ensemble, les données graphiques représentent une portion du territoire
soit par un schéma (représentation géométrique) soit par une copie de la réalité (représentation
sous forme d’image ou photographie). Il s’agit là de données spatiales organisées en couches
géoréférencées ou thèmes. Par contre, les données non graphiques constituent des attributs qui
permettent la description des données spatiales.

35 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Trois principales fonctionnalités sont permises par un SIG : Saisie des données
(rassembler et stocker), exploitation des données (extraire à volonté) et édition (visualiser). [13]

1.1.3 MNT (modèle numérique de terrain)


Il s'agit d'une représentation numérique du relief donc des valeurs d'altitude d'une zone
donnée. On peut en dériver des indications sur les valeurs de pentes et d'exposition et sur les
formes de la surface topographique d'une zone géographique donnée. Si l'on représente
uniquement l'altitude du sol nu, sans construction ni végétation, on parle de MNT. Si l'on prend
en compte les hauteurs de tous les objets placés sur celui-ci comme les bâtiments et la
végétation, ce que l'on appelle le « sursol », on parle alors de Modèle Numérique d'Altitude
(MNA).

Un MNT peut prendre la forme de fichiers vecteurs (points, polylignes où chaque entité
portant l'information altimétrique), d'un fichier raster (où chaque pixel ou cellule porte
l'information altimétrique), ou d'un TIN (Réseau de Triangles Irréguliers) qui est une forme de
données géographiques numériques vectorielles construites en triangulant un ensemble de
sommets).

Figure 19 : différence entre un MNT et un MNA.

36 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Aichoune

1.1.4 Présentation du logiciel « ArcGIS »


ArcGIS est une suite de logiciels d'information géographique (ou logiciels SIG) développés
par la société américaine ESRI (Environmental Systems Research Institute), il s’agit d’un logiciel
qui compte parmi les produits les plus utilisés dans le domaine de la gestion de l’information
dans l’espace géographique. Le système ArcGIS est composé de différentes plateformes qui
offrent aux utilisateurs SIG de nombreuses potentialités pour la manipulation, la gestion,
l’analyse et l’édition des données spatiales.

Ses caractéristiques principales portent sur :

• La prise en charge d’un grand nombre de formats de données vectorielles (Shapefile,


couvertures Arcinfo, Mapinfo, GRASS, GIS, etc.) ;
• La prise en charge d’un nombre important de formats de couches matricielles (GRASS
GIS, GeoTIFF, TIFF, JPG, etc.) ;
• La lecture et écriture des données GPS ;
• L’incorporation d’un module de géoréférencement, qui permet de « caler » une image
(vue aérienne, typiquement) dans un référentiel terrestre.

Notre choix a porté sur la version 10.3. Cette version comprend une suite d’applications
intégrées : (ArcCatalog, ArcMap, ArcToolbox) et possède une suite d'extensions qui
fournissent des fonctions étendues pour le produit principal (3D Analyst, Arc Hydro Tools,
HEC-GeoRAS, etc.).

En utilisant conjointement ces applications et ces interfaces, nous avons pu délimiter les
bassins versants de la zone étudiée et déterminer leurs caractéristiques morphologiques. [3]

1.2 Résultat de la délimitation


Le bassin versant est entièrement caractérisé par son exutoire, à partir duquel nous
pouvons tracer les points de départ et d'arrivée de la ligne de partage des eaux qui le délimite.

Généralement, la ligne de partage des eaux correspond à la ligne de crête. Elle passe par
le sommet des courbes concaves.

La délimitation des bassins versants a pour but la détermination des caractéristiques


géométriques et topographiques. Elle se fait au moyen des lignes de plus grande pente et de la
ligne de crête. On peut l’effectuer par deux méthodes différentes :

• Méthodes classiques : via des cartes topographiques, l’outil utilisé à cet effet est le
logiciel Autocad.

37 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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• Méthodes récentes : en utilisant le SIG et en se basant sur un réseau hydrographique


extrait d’un MNT.

Dans notre étude, cette délimitation a été effectuée à partir du modèle SIG sur le logiciel
« ArcGIS » en utilisant des données MNT de résolution 12.5m.

Figure 20 : Le modèle numérique du terrain des bassins versants étudiés.

Et pour la vérification de l’exactitude du résultat nous avons utilisé une carte


topographique régulière, établie par la Direction de la Conservation Foncière, du Cadastre et de
la Cartographie :

Système de
Nom de la carte Code de la carte Echelle de la carte
coordonnées

LAMBERT Nord
Ahfir NI-30-XVI-4d 1/50000
Maroc (degrés)

Tableau 2 : La carte topographique utilisée.


Cinq bassins versant font l’objet de la présente étude :

- BV1 : relatif à la chaâba C1.


- BV2 : relatif à la chaâba C2.
- BV3 : relatif à la chaâba C3.
- BV4 : relatif à la chaâba C4.

38 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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- BV5 : regroupe les quatre bassins BV1, BV2, BV3 et BV4 et la partie nord-est du centre
(zone de stagnation des eaux).

Figure 21 : Résultat de la délimitation des bassins versants sur Arc-GIS.

2. Caractéristique des bassins versant


2.1 Les caractéristiques pluviométriques
Elles correspondent au données hydrologiques exploitées dans le calcul des débits de
pointes.

2.1.1 Station pluviométrique


Pour la détermination des crues extrêmes du secteur d’étude, on va se baser sur les
données pluviométriques disponibles au niveau de la station Berkane.

Les caractéristiques du poste pluviométrique de la zone étudiée sont résumées dans le


tableau suivant :

39 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Période de mise en
Nom de la Nombre Coordonnée Lambert
N°IRE service
station d’années
De Jusqu’à X Y Z

Berkane 1848/600 1959 2018 59 780900 485000 160

Tableau 3 : Caractéristiques de la station pluviométrique de Berkane.

2.1.2 Pluies journalières maximales annuelles et Pluie moyenne annuelle


Les échantillons des pluies journalières maximales annuelles (Pjmax) à l’état brut au niveau
de la station de Berkane figurent dans l’Annexe n°1.

La pluie moyenne annuelle au niveau de la zone d’étude a été déterminée à partir de la


série des pluies moyennes annuelles enregistrées dans le poste de Berkane sur toute sa période
de mise en service : Pmoy annuelle = 335.1 mm.

2.1.3 Données hydrométriques


On dispose d’une série de 42 valeurs des débits instantanés maximums annuels (Qimax)
et des débits maximums journaliers de la station hydrologique de Berkane qui est la plus proche
et qui est suivie et jaugée régulièrement :

Nombre Coordonnée Lambert Superficies du


Nom de la
N°IRE Oued des bassin contrôlé
station
données X Y Z (km2)

Berkane 1433/12 Zegzel 42 480250 779050 160 127

Tableau 4 : Caractéristique de la station hydrologique de Berkane.

Les valeurs de la série des apports de cette station sont données en Annexe n°2.

2.1.4 Coefficients de Montana


Les coefficients de Montana nécessaires à l’application de la formule liée à la méthode
rationnelle, ont été déduits à partir des courbes IDF de la station météorologique de Bouarg qui
est gérée par la Direction de la Météorologie Nationale :

40 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Coefficients de Montana
Période de retour T
a (mm/min) b

10 ans 4,657 0,545

20 ans 5,547 0,539

50 ans 6,702 0,534

100 ans 7,57 0,531

Tableau 5 : Coefficients de montana de la station météorologique de Bouarg.

2.2 Les caractéristiques physiques et morphométriques


Un bassin versant est caractérisé par un ensemble de paramètres morphométriques
(surface, périmètre, forme, pente, relief …etc.) qui interviennent le plus souvent de façon
combinée, agissant sur les modalités de l’écoulement et influencent fortement sa réponse
hydrologique des bassins versant.

2.2.1 La surface et le périmètre


La superficie d'un bassin versant ainsi que son périmètre jouent un rôle primordial dans
les études des bassins versants car ils représentent l'aire de réception des précipitations et
d'alimentation des cours d'eau. Un petit bassin versant réagit très vite à une averse par rapport
à un grand bassin.

- La surface constitue l'aire de réception des précipitations qui alimentent un cours d'eau
par écoulement ;
- Le périmètre du bassin versant est la longueur curviligne de la ligne de partage des eaux.

Afin de déterminer les superficies et les périmètres des bassins versants, on utilise un
planimètre et curvimètre respectivement, mais avec le développement des SIG, on utilise
actuellement des fonctionnalités sur ArcGIS.

Dans notre étude la délimitation des bassins versant sur le logiciel ArcGIS nous a permis
d’aboutir aux résultats suivants :

Bassin versant Périmètre (km) Surface (km2)

BV1 3,59 0,716

BV2 3,64 0,577

41 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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BV3 5,00 1,090

BV4 5,73 0,970

BV5 7,48 3,363

Tableau 6 : Superficies et périmètres des bassins versants étudiés.

2.3 Les caractéristiques de la forme


Permettent de déterminer la configuration géométrique et la forme du bassin telle que
projetée sur un plan horizontal. Cette forme a une influence sur l'allure de l'hydrogramme de
pluie au niveau de l'exutoire du bassin versant qui est due à la notion de temps de concentration
qu’on aura l’occasion de définir après.

Par exemple, les bassins en forme d'éventail (BV1), présentant un temps de concentration
plus court (tc1), auront les plus forts débits de pointe.

Par contre, La forme allongée (BV2) favorise les faibles débits de pointe de crue, en raison
des temps importants d'acheminement de l'eau à l'exutoire (tc2 > tc1) :

Figure 22 : Influence de la forme d'un bassin versant sur l’hydrogramme de crue. [14]

Il existe différents indices morphologiques permettant de caractériser et de comparer les


bassins versant entre eux. Citons à titre d'exemple : [2]

2.3.1 Indice de compacité de Gravelius KG


L’indice de compacité de Gravelius (1914) est défini comme le rapport du périmètre du
bassin à celui d’un cercle de même surface :

42 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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P P
KG = = 0.28
2 × √π × S √S
Avec :

KG : Indice de Gravélius sans dimensions ;

P : Périmètre du bassin versant en km ;

S : Surface du bassin versant en km².

Cet indice se détermine à partir de la délimitation adoptée en mesurant la surface et le


périmètre de chaque BV. Sa valeur est généralement comprise entre 1 et 1.75, elle est proche
de 1 pour un bassin versant de forme quasiment circulaire et supérieur à 1 lorsque le bassin est
de forme allongée. Ainsi, il est possible d’établir certaine correspondance entre la forme du
bassin et les valeurs de KG qui lui correspondent. Ces correspondances sont illustrées dans le
tableau qui suit :

Intervalle de KG Forme du bassin versant

1.00 à 1.25 Circulaire à assez allongée

1.25 à 1.50 Assez allongée à allongée

1.50 à 1.75 Allongée à très allongée

Tableau 7 : Valeurs de l’indice de compacité de Gravélius.

2.3.2 Indice de forme de Horton KH

Il exprime le rapport de la largeur moyenne du bassin versant à la longueur du cours d'eau


principal (Horton, 1932) :

S 1 S
KH = × =
L L L2
Avec :

S : Surface du bassin versant (Km²) ;

L : Longueur du cours d’eau principal (Km) ;

KH : Indice de Horton sans dimension :

KH < 1 : Bassin de forme allongée ;

43 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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KH > 1 : Bassin de forme ramassée.

2.3.3 Le rectangle équivalent


Cette notion a été introduite par Marcel Roche 1924 et elle est utilisée pour pouvoir
comparer le comportement hydrologique de deux bassins.

Il s'agit d'une transformation purement géométrique en vertu de laquelle on assimile le


bassin à un rectangle ayant le même périmètre et la même superficie. De cette façon les courbes
de niveau deviennent des droites parallèles aux petits côtés du rectangle. L'exutoire se situe à
l'un de ses petits côtés.

Les dimensions du rectangle équivalent se calculent à partir des relations suivantes :

K G √S 1,12 2
Léq = [1 + √1 − ( ) ]
1,12 KG

K G √S 1,12 2
léq = √
[1 − 1 − ( ) ]
1,12 KG

Avec :

Léq : longueur du rectangle équivalent (Km) ;

léq : largeur du rectangle équivalent (Km) ;

S : surface du bassin versant (Km²) ;

KG : indice de compacité de Gravelius, KG > 1.12

Lorsque KG ≤ 1,12 le bassin a une forme circulaire et la transformation géométrique en


rectangle équivalent n'est plus réalisable, le bassin sera assimilé à un carré.

Le tracé des droites de niveau du rectangle équivalent découle directement de la


répartition hypsométrique cumulée. Il s'agira de calculer la distance, en termes de longueur,
entre deux tranches d'altitude hi et hi+1 dont la superficie partielle est Si sachant que la
superficie totale du bassin correspond à la longueur Léq du rectangle équivalent.

2.3.4 Le résultat de calcul des caractéristiques de forme


Le résultat de calcul des caractéristiques de forme des bassins de notre étude est illustré
dans le tableau suivant :

44 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Bassin Périmètre Surface Forme du Léq léq


KG KH
versant (km) (km2) Bassin (km) (km)

BV1 3,59 0,716 1,20 0,38 Assez allongée 1,227 0,583

BV2 3,64 0,577 1,35 0,21 Allongée 1,429 0,404

BV3 5,00 1,090 1,35 0,17 Allongée 1,966 0,555

BV4 5,73 0,970 1,64 0,12 Très allongée 2,498 0,389

BV5 7,48 3,363 1,15 0,39 Assez allongée 2,318 1,451


Tableau 8 : résultat de calcul des caractéristiques de forme des bassins étudiés.

On peut constater que nos bassins sont de forme allongée à très allongée ce qui a comme
conséquence l’augmentation du temps de concentration malgré leurs faibles superficies.

2.4 Les caractéristiques du relief


De nombreux paramètres hydrologiques comme par exemple les températures, les
précipitations varient en fonction de l'altitude. On note l'influence de l'altitude à trois niveaux :

- Au niveau du type et de l'intensité des précipitations ;


- Au niveau de la répartition spatiale des précipitations ;
- Au niveau de la valeur de la température.

Il est donc du plus grand intérêt de connaître la répartition des surfaces d'un bassin
versant, en fonction de l'altitude. [2]

2.4.1 Courbe et diagramme hypsométriques


La courbe hypsométrique est une courbe où l’on représente l’altitude en fonction de la
superficie. Celle–ci est obtenue en mesurant les surfaces comprises entre certaines tranches
d'altitude ou courbes de niveaux, cette tâche nous a été permis à l’aide du logiciel ArcGIS avec
quoi nous avons réalisé des cartes hypsométriques des bassins de notre étude.

La courbe hypsométrique se trace en représentant en abscisse le pourcentage de la surface


totale du bassin qui se trouve au-dessus des altitudes portées en ordonnées.

On définit aussi le diagramme hypsométrique en représentant en abscisses la valeur de la


superficie partielle comprise entre deux tranches d'altitudes successives portées en ordonnées.

Ces courbes permettent de relever des altitudes caractéristiques du relief.

Les cartes hypsométriques ainsi que les courbes et les diagrammes hypsométriques des
bassins étudiés ont été réalisé à l’aide du logiciel ArcGIS et sont représentés en Annexe n°3.

45 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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2.4.2 Altitudes caractéristiques


➢ L’altitude maximale

C'est l'altitude la plus forte relevée au cours de la limitation du bassin : hmax.

➢ L’altitude minimale

Se situe à l'exutoire du bassin qui représente son point de contrôle : hmin.

➢ L'altitude moyenne

Permet d'analyser les lois réglant les précipitations et le ruissellement superficiel.


L’altitude moyenne se définit comme l'ordonnée moyenne de la courbe hypsométrique et
correspond au rapport de l'aire sous la courbe hypsométrique à la surface totale du bassin.

On peut la calculer à partir de la relation :


n
1 hi + hi+1
hmoy = × ∑ (Si × )
S 2
i=1

Avec :

hmoy : altitude moyenne en m ;

S : surface totale du bassin en Km² ;

Si : aire comprise entre 2 courbes de niveau consécutives hi et hi+1 en Km².

➢ L’altitude médiane

Elle correspond au point d'abscisse 50 % sur la courbe hypsométrique : h50%.

➢ Le mode ou l'altitude la plus fréquente

Elle est relevée sur le diagramme hypsométrique et correspond au milieu de la tranche


d'altitude à laquelle correspond le maximum de superficie.

2.4.3 Résultat de la détermination et de calcul des altitudes caractéristiques


Les altitudes caractéristiques de nos bassins sont résumées dans le tableau ci-après :

Bassin Surface
hmax (m) hmin (m) hmoy (m) hmédiane (m) hfréq (m)
versant (km2)

BV1 0,716 428 315 347 330 322,5

46 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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BV2 0,577 508 316 384 371 328

BV3 1,090 560 316 396 386 355

BV4 0,970 498 315 362 358 355

BV5 3,363 560 315 373 360 327,5


Tableau 9 : Les altitudes caractéristiques des bassins étudiés.

2.5 Les indices de pente


La connaissance des indices de pente est d'une grande importance vu qu’ils influencent
la réponse du bassin au niveau de la forme de l’hydrogramme de débit écoulé et précisément au
niveau du volume écoulé, de la durée de l’écoulement et de l’enregistrement du débit maximal.

Temps
Pluie
Débit

Temps

Figure 23 : Influence de la pente sur la réponse du bassin versant. [2]

2.5.1 Indice de pente global


Pour éviter les valeurs extrêmes, L'IRD (Institut de Recherche et Développement en
France) a proposé la définition d'un indice global de pente d'un bassin versant. Il sert à classer
le relief des bassins :

Du
Ig =
Léq

Avec :

Ig : indice de pente global (sans unité) ;

47 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Léq : longueur équivalente (m) ;

Du = h5% - h95% : la dénivelée utile (l'altitude entre laquelle s'inscrit 90% de la surface du
bassin) où :

h5% : altitude correspondant à 5% de la surface totale du bassin au-dessus de h5% (m);

h95% : altitude correspondant à 95% de la surface totale du bassin au-dessus de h95% (m).

Figure 24 : Détermination de la dénivelée utile à partir de la courbe hypsométrique. [2]

L'IRD a ainsi défini des groupes de relief permettant d’apprécier l’importance des pentes :

Nature de relief Intervalle

Relief très faible Ig < 0.002

Relief faible 0.002 < Ig < 0.005

Relief assez faible 0.005 < Ig < 0.01

Relief modéré 0.01 < Ig < 0.02

Relief assez fort 0.02 < Ig < 0.05

Relief fort 0.05 < Ig < 0.1

Relief très fort 0.1 < Ig

Tableau 10 : Nature de relief selon la valeur de l'indice de pente global. [4]

48 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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2.5.2 Indice de pente classique


L'indice de pente classique consiste à rapporter la dénivelée d’altitude entre les deux
points extrêmes du bassin à la longueur du bassin définie par la longueur du rectangle
équivalent : [2]

hmax − hmin
IC =
Léq

Avec :

IC : Indice de pente classique (m/km) ;

hmax et hmin : les altitudes maximale et minimale du bassin versant (m) ;

Léq : longueur équivalente (km).

2.5.3 La dénivelée spécifique


L’indice de pente globale décroit pour un même bassin lorsque sa surface augmente. La
comparaison des pentes de bassins de taille différente se fait en se basant sur la dénivelée
spécifique qui dérive de la pente globale en la corrigeant de l’effet de la surface : [2]

DU léq
DS = Ig √S = √léq × Léq = DU √
Léq Léq

Avec :

DS : dénivelée spécifique (m) ;

Léq et léq : longueur et largeur équivalentes respectivement (m) ;

DU : dénivelée utile (m) ;

Ig : indice de pente globale ;

S : surface du bassin versant (km2).

La dénivelée spécifique ne dépond donc que de l’hypsométrie (DU=h5%-h95%) et de la


forme du bassin (léq/Léq).

Elle donne lieu à une deuxième classification de l’IRD indépendante des surfaces des
bassins :

49 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Nature du relief Type du relief Intervalle

Relief très faible R1 DS < 10 m

Relief faible R2 10 m < DS < 25 m

Relief assez faible R3 25 m < DS < 50 m

Relief modéré R4 50 m < DS < 100 m

Relief assez fort R5 100 m < DS < 250 m

Relief fort R6 250 m < DS < 500 m

Relief très fort R7 500 m < DS

Tableau 11 : Nature de relief selon la valeur de l'indice de la dénivelée spécifique. [4]

2.5.4 Résultat de calcul des indices de pente


Le résultat de calcul des indices de pente pour les bassins de notre étude est illustré dans
le tableau suivant :

Bassin S Léq hmax hmin h5% h95% IC


DU (m) Ig DS (m)
Versant (km2) (km) (m) (m) (m) (m) (m/km)

BV1 0,716 1,227 428 315 406 319 87 0,071 92,06 60

BV2 0,577 1,429 508 316 463 321 142 0,099 134,37 76

BV3 1,090 1,966 560 316 513 325 188 0,096 124,14 100

BV4 0,970 2,498 498 315 430 323 107 0,043 58,86 42

BV5 3,363 2,318 560 315 472 320 152 0,066 63,41 120
Tableau 12 : Résultat de calcul des indices de pente des bassins versant étudiés.

2.6 Les caractéristiques du cours d’eau principal (Talweg)


2.6.1 La longueur du Talweg
C’est la longueur curviligne séparant l’exutoire du point le plus éloigné appartenant au
périmètre du bassin versant.

Ce paramètre a été déterminé à partir des fonctionnalités du logiciel ArcGIS.

50 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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2.6.2 La pente du Talweg


La pente moyenne du cours d'eau principal est une caractéristique importante qui
renseigne sur la topographie du bassin et donne une bonne indication sur le temps de parcours
du ruissellement direct, donc sur le temps de concentration.

Cette variable influence directement le débit de pointe lors d'une averse. Une pente forte
favorise et accélère l'écoulement superficiel, tandis qu'une pente douce ou nulle donne à l'eau
le temps de s'infiltrer, entièrement ou en partie, dans le sol.

Le calcul des pentes moyennes des cours d'eau principaux s'effectue à partir de leurs
profils longitudinaux. La méthode la plus fréquemment utilisée pour calculer la pente moyenne
du cours d'eau consiste à diviser la différence d'altitude entre les points extrêmes du profil par
la longueur totale du cours d'eau [2] :

Hmax −Hmin ∆H
Imoyenne = =
L L

Avec :

Imoyenne : Pente moyenne du cours d'eau (m/km) ;

ΔH : Dénivellation de l’oued ou de la Chaâba (m) ;

L : Longueur du cours d'eau principal (km).

2.6.3 Résultat de la détermination et de calcul des caractéristiques des Talwegs


Le tableau ci-dessous indique les longueurs et les pentes des chaâbas C1, C2, C3 et C4
de nos bassins :

L Hmax Hmin ΔH Imoyenne Imoyenne Imoyenne


Chaâba
(km) (m) (m) (m) (m/km) (m/m) (%)

Chaâba C1 1,37 428 315 113 82,45 0,08 8,25

Chaâba C2 1,67 508 316 192 115,27 0,12 11,53

Chaâba C3 2,56 560 316 244 95,21 0,10 9,52

Chaâba C4 2,86 462 315 147 51,35 0,05 5,14

51 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Chaâba C4 + acheminement
depuis la jonction de C2, C3 et C4 2,96 462 315 147 49,74 0,05 4,97
jusqu’à la dépression (pour BV5)

Tableau 13 : Caractéristiques des chaâbas C1, C2, C3 et C4 des bassins étudiés.

2.7 Caractéristiques en relation avec les écoulements


La connaissance de l’écoulement de surface dépend essentiellement des facteurs
morphologiques, de l'état et nature du sol ainsi que de la taille du bassin versant.

Deux paramètres importants caractérisent la capacité et la rapidité de l’écoulement et


permettent de mettre en relation les précipitations et les débits dans un bassin versant :

➢ Le coefficient de Ruissellement ;
➢ Le temps de concentration.

2.7.1 Coefficient de Ruissellement


2.7.1.1 Définition
Le coefficient de ruissellement est l’un des paramètres clés qui caractérise le
comportement hydrologique global du bassin versant, c’est un indice très utilisé en hydrologie
de surface. Il permet de quantifier la part de la pluie qui s’est écoulée au niveau de l’exutoire
par rapport à la pluie moyenne qui est reçue par le bassin, il est défini par :

Hauteur ou volume d eau ruisselée


C= ≤ 100%
Hauteur ou volume d eau précipitée

Avec :

Hauteur d’eau précipitée = Hauteur moyenne précipitée (dans le bassin) ;

Hauteur ruisselée = Hauteur moyenne précipitée – Pertes.

Il est souvent considéré comme un paramètre constant. Cependant il est plus réaliste de
préconiser sa variation dans le temps au cours d’une pluie car le sol se sature progressivement
au fur et à mesure que la pluie tombe. Dans des conditions de non humidité après une longue
période de sécheresse, il est faible puis croit pour atteindre une valeur limite une fois le sol
saturé d’eau. Les valeurs du coefficient de ruissellement dépendent donc de l’état d’humidité
antérieure des sols du bassin.

Le coefficient de ruissellement d'un bassin versant se calcule comme suit :

52 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

On décompose le bassin en sous bassins de même aptitude au ruissellement (même


couvert végétal et même type de sol) pour lesquels on calcule les coefficients de ruissellement.
Etant donné que nous avons déjà décomposé nos bassins à des tranches hypsométriques, nous
considèrerons ces dernières comme sous bassins en attribuant à chacune d’elle sont coefficient
de ruissellement.

Plusieurs tables sont disponibles dans la littérature pour proposer quelques valeurs
indicatives de ce coefficient pour chaque type de sol et très souvent, en rapport avec d'autres
facteurs tels que la taille du bassin, la couverture végétale et la pente. On en citera :

Coefficients de ruissellement C

Argile
Topographie et Végétation Sablonneux Argile et Silt
Compacte
Plat Pente 0- 5% 0,10 0,30 0,40
Boisé

Valonneux Pente 5- 10% 0,25 0,35 0,50


Montagneux Pente 10- 30% 0,30 0,50 0,60
Plat Pente 0- 5% 0,10 0,30 0,40
Déboisé

Friches

Valonneux Pente 5- 10% 0,16 0,36 0,55


et

Montagneux Pente 10- 30% 0,22 0,42 0,60

Plat Pente 0- 5% 0,30 0,50 0,60


Cultures
drainées

Valonneux Pente 5- 10% 0,40 0,60 0,70


Montagneux Pente 10- 30% 0,52 0,72 0,82

Tableau 14 : Valeurs du coefficient de Ruissellement extraites du manuel d’utilisation du logiciel


Hydroutil. [2]

Valeur de C
Petits bassins de 0 à 10 ha Bassins moyens de 10 à 400 ha
Nature de la couverture végétale présentant une pente de présentant une pente de
Moins De 5 à De 10 Plus de Moins De 5 à De 10 Plus de
de 5% 10% à 30% 30% de 5% 10% à 30% 30%
Plates-formes et chaussées de routes :
0,95 0,95 0,95 0,95 0,95 0,95 0,95 0,95
cours ......................................................
Terrains dénudés, ou à végétation non
couvrante ..............................................
0,80 0,85 0,90 0,95 0,70 0,75 0,80 0,85
Terrains déjà attaqués par l'érosion ......
Labours frais .........................................
Culture couvrantes, céréales hautes ......
Terrains de parcours chiendent ras ....... 0,75 0,80 0,85 0,90 0,52 0,60 0,72 0,80
Petite brousse clairsemée ......................
Praires ...................................................
0,70 0,75 0,80 0,85 0,30 0,36 0,42 0,50
Brousse dense, savane à sous-bois .......
Forêt ordinaire en futaie ……………...
0,30 0,50 0,60 0,70 0,13 0,20 0,25 0,30
Sous-bois touffus ..................................
Grande forêt primaire ........................... 0,20 0,25 0,30 0,40 0,15 0,18 0,22 0,25
Tableau 15 : Valeurs du coefficient de Ruissellement. [5]

53 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

On pondère, par la surface, les coefficients de ruissellement de ces sous bassins :

∑ Ci × Si
Céq =
∑ Si

Avec :

Céq : Coefficient de ruissellement équivalent ;

Si : Surface du sous bassin i (km2) ;

Ci : Coefficient de ruissellement du sous bassin i.

2.7.1.2 Résultat de calcul des coefficients de ruissellement


Le résultat du calcul des coefficients de ruissellement de chaque bassin est mentionné
dans le tableau suivant :

Bassin versant Céq

BV1 0,66
BV2 0,70
BV3 0,57
BV4 0,66
BV5 0,60
Tableau 16 : Résultat du calcul des coefficients de ruissellement des bassins étudiés.

2.7.2 Temps de Concentration


2.7.2.1 Définition
Le temps de concentration est défini comme le temps mis par une goutte d’eau pour
parcourir la distance séparant l’exutoire et le point le plus éloigné hydrauliquement de celui-ci.
Il est basé en général sur l’hypothèse que les gouttes de pluie se déplacent perpendiculairement
aux lignes de niveau et dépend essentiellement de la superficie du bassin, des pentes, de la
longueur et de la densité du réseau hydrographique.

La pluie théoriquement la plus pénalisante pour un bassin versant est donc celle dont la
durée est égale ou dépasse son temps de concentration. En effet, si la durée de la pluie est courte,
la totalité du bassin versant ne contribue pas en même temps au débit de l'exutoire.

Le temps de concentration est évalué empiriquement en utilisant des formules


d’approximation.

54 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

La littérature propose plusieurs formules empiriques pour le calcul du temps de


concentration. Certaines sont plus répandues au Maroc (tirées des Standards de l’ABHM). On
citera :

2.7.2.2 La formule de GIANDOTTI


Cette formule est la mieux adaptée au Bassin Versant Ruraux :

(1,5 × L) + (4 × √S)
TC =
0,8 × √hmax − hmin

Où :

TC : Temps de concentration en h ;

S : Surface du BV en Km² ;

L : Longueur du talweg en Km ;

hmax : Altitude maximale du BV en m ;

hmin : Altitude minimale (exutoire) en m.

2.7.2.3 La formule de VENTURA

√S
I
TC = 7,632 ×
60
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

S : Surface du BV en Km² ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.4 La formule de KIRPICH


Cette formule donne en particulier des TC faibles, elle est généralement utilisée pour les
bassins versant montagneux et petit :

L0,77 × I −0,385
TC =
52 × 60
Où :

55 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en m ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.5 La formule de TURRAZZA & PASSINI


3
√S × L
TC = 0,108 ×
√I
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

S : Surface du BV en Km² ;

L : Longueur du talweg en Km ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.6 La formule ESPAGNOLE


L0,77
TC = 18 ×
60 × I 0,1925
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en Km ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.7 La formule de VEN TE CHOW


0,64
L
TC = 0,123 × ( )
√I
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en Km ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

56 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

2.7.2.8 La formule CALIFORNIENNE


0,77
L
TC = 0,1452 × ( )
√I
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en km ;

I : Pente moyenne du talweg en %.

2.7.2.9 La formule de US CORPS


0,77
L
( 0,25 )
TC = 16,682 × I
60
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en km ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.10 La formule de EPSEY (1)

L 0,36
( )
I
TC = 1,24 × √
60
Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en m ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m.

2.7.2.11 La formule de DUJARDIN


S 0,35
TC = 1,78 ×
I 0,4 × Céq 0,2 × 60

Où :

TC : Temps de concentration en h ;

57 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Aichoune

S : Surface du BV en ha ;

I : Pente moyenne du talweg en m/m ;

Céq : Coefficient de ruissellement équivalent.

2.7.2.12 La formule de USSCS


(0,87 × L3 )0,385
TC =
60 × (hmax − hmin )

Où :

TC : Temps de concentration en h ;

L : Longueur du talweg en m ;

hmax : Altitude maximale du BV en m ;

hmin : Altitude minimale (exutoire) en m.

2.7.2.13 Résultat de calcul des temps de concentration TC


Les temps de concentration des bassins versant étudiés calculé par différentes formules
sont présentés dans le tableau suivant :

Valeur retenue (min)


CALIFORNIENNE

Valeur retenue (h)


VEN TE CHOW
TURRAZZA &
Bassin versant

ESPAGNOLE
GIANDOTTI

DUJARDIN
VENTURA

US CORPS

EPSEY (1)
KIRPICH

PASSINI

USSCS

BV1 0,640 0,375 0,218 0,374 0,618 0,334 0,082 0,573 0,436 0,390 0,587 0,50 29,94
BV2 0,500 0,285 0,223 0,314 0,674 0,340 0,084 0,624 0,440 0,313 0,433 0,45 27,28
BV3 0,642 0,430 0,334 0,493 0,974 0,477 0,126 0,902 0,532 0,426 0,560 0,51 30,52
BV4 0,849 0,553 0,461 0,670 1,194 0,624 0,174 1,107 0,619 0,540 1,056 0,62 36,99
BV5 1,213 1,046 0,479 1,040 1,231 0,643 0,180 1,141 0,630 0,837 1,096 1,09 65,18
Tableau 17 : Résultat de calcul des temps de concentration Tc pour chaque bassin.

Les valeurs de temps de concentration retenues pour chaque bassin versant correspondent
à la moyenne des valeurs les plus proches calculées par les différentes formules. Ces valeurs
sont grisées dans le tableau précité.

58 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

3. Etude des crues et estimation des débits de pointe


Pour un projet de protection contre les inondations, la détermination du débit de pointe
est une étape primordiale, pour le choix de l'aménagement approprié et la délimitation des zones
inondables.

Après avoir délimité les bassins versants de la zone d’étude et déterminé leurs
caractéristiques, on vise dans cette étape à évaluer les débits des crues pour des périodes de
retours allant de 10 à 100 ans.

3.1 Méthodologies utilisées pour l’étude des crues


Les grandes classes des méthodes qui servent pour évaluer les crues des bassins versants
se résument dans :

➢ Les méthodes statistiques ;


➢ Les formules empiriques ;
➢ Les méthodes hydrométéorologiques.

3.2 Les méthodes statistiques


3.2.1 Principe des méthodes statistiques
La détermination des événements hydrologiques s'avère plus difficile, puisqu’ils existent
des variables qui changent avec le temps et dans l'espace. Dans tels cas, une approche
probabiliste doit être retenue.

Ces méthodes supposent que les événements sont indépendants les uns des autres dans le
temps, c'est-à-dire que leur chronologie et leur ordre de grandeur ne sont pas reliés à des
événements antérieurs. Elles reposent sur l’ajustement des lois de probabilités à des séries
statistiques de débits instantanés maximum annuels ou des pluies journalières maximum
annuelles observées. Le but recherché à travers cet ajustement est la détermination des
paramètres de cette loi qui sera utilisée comme modèle de la distribution observée.

Le problème majeur réside dans le choix de la loi de distribution. Pour cela à l’outil
informatique « Hyfran Plus » qui permet de déterminer, la loi qui s’ajuste le mieux à
l’échantillon et l’appliquer pour obtenir les valeurs des Qimax(T) et Pjmax(T) pour différentes
périodes de retour. [2]

3.2.2 Présentation du logiciel utilisé « Hyfran Plus »


Le logiciel « Hyfran Plus » est élaboré par l’INRS - ETE (Institut National de Recherche
Scientifique, Eau, Terre, Environnement) du Québec. Il fait partie des Système d'Aide à la

59 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Décision (SAD) et permet de faire la sélection de la loi de probabilité représentative de


l’échantillon étudié. Cette modélisation permet de calculer les débits maximums et les pluies
maximums pour diverses probabilités d’occurrence. Deux facteurs entrent en jeu :

➢ La représentativité de la série considérée : dans notre cas, Hyfran Plus ne permet pas
d’estimer les débits de crue d’une fréquence au-delà de la centennale, et ceci à cause de
la taille des échantillons des débits de pointes qui est limitée ;
➢ Le choix de la loi de probabilité : Hyfran Plus prend en charge de nombreuses lois de
probabilité qui sont usuellement utilisés en hydrologie dont on cite :
- Loi de Galton ou Lognormal ;
- Loi de Gumbel ;
- Loi Normal ;
- Loi de Gamma.

Le choix de la loi qui s'ajuste le mieux à la série des données se base sur des tests
d'adéquations qui jugent la validité de la loi. Ces critères de choix se présentent comme suit :

- Le critère d’information Bayésien (BIC, proposé par Schawrz en 1978), destiné à la


sélection du meilleur modèle d’ajustement de la série de données. Il est calculé comme
suit :

BIC = -2log(L) +2K log(N)

- Le critère d’information d’Akaike (AIC, proposé par Akaike en 1974), permettant de


mesurer la qualité de l’ajustement du modèle qui est calculé comme suit :

AIC = -2log(L) + 2K

Où :

L : est la vraisemblance ;

K : le nombre de paramètres ;

N : la taille de l’échantillon.

- Probabilité à posteriori (Méthode de Shwarz).

La distribution qui s’adapte le mieux à la série étudiée est celle qui possède les BIC et
AIC les plus faibles, et la probabilité à posteriori la plus grande.

60 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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3.2.3 Transposition de Francou-Rodier


L’estimation des débits est également faite par analogie avec d’autres bassins versants.

La méthode de Francou-Rodier est communément utilisée au Maroc, son principe


consiste à transposer les débits pour différentes périodes de retour connus au niveau d’un bassin
versant jauger vers les bassins versant étudiés à condition que ces derniers soient limitrophes et
possèdent des caractéristiques similaires au premier. Les critères de similitude sont
essentiellement la morphologie et le régime pluviométrique.

La station hydrologique précitée est la plus proche de la zone de l’étude et dispose d’un
historique suffisant pour faire l’objet d’ajustements statistiques.

La formule s’écrit sous la forme suivante : [6]

K(T)
1−
S 10
Q P (T) = 106 × ( )
108
Avec :

Qp (T) : débit de pointe au bassin cible pour la période de retour T en m3/s ;

S : surface du bassin cible en km² ;

K(T) : paramètre de Francou-Rodier, déterminé grâce à la surface active du bassin


d’origine (S’) en km², selon la formule suivante :

ln (S′ /100Q′ P (T) )


K (T) = 10 ×
ln(S ′ /108 )

Les valeurs du coefficient K(T) ainsi déterminées permettent de transposer les débits des
crues au bassin actif cible.

Q’p (T) est calculé par une étude statistique appliquée aux données observées dans le bassin
d’origine.

3.3 Les formules empiriques


Les différentes formules empiriques de calcul des débits des crues tiennent compte de
deux facteurs essentiels :

- Les caractéristiques physiques et morphométriques ;


- Les caractéristiques de relief.

61 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Les débits retenus sont ceux calculés par ces formules dont les limites de validités
dépendent essentiellement de la taille des bassins. Suivant ce critère, on distingue deux classes
de bassin dont on applique pour chacun les formules convenables :

Tailles des bassins versant Formules empiriques utilisées

Petits bassins versants


Mac-Math
(S < 100 ha)

Fuller II
Grands et petits bassins
versants
Maillet-Gauthier
(S > 100 ha et S < 100 ha)

Hazan-Lazarevic
Tableau 18 : Formules appliquées pour chaque classe des bassins versant.

Ces méthodes largement utilisées au Maroc, sont présentées ci-après : [7]

3.3.1 Formule de Fuller II


Cette formule s’écrit sous la forme suivante :

8
Q (T) = (1 + a × log(T)) × (S 0,8 + × S 0,5 ) × 4/3 × N/100
3
Avec :

Q(T) : Débit de pointe en m³/s de récurrence T ;

T : Période de retour égale à (T=10, 20, 50 et 100 ans) ;

S : Superficie du bassin versant en Km² ;

N : Coefficient régional pris égal à :

80 en plaine ;

85 en région accidentée ;

100 en montagne.

a : Coefficient variant selon les régions :

0,7 < a < 0,8 : Pour les grands bassins et pour les régions bien arrosées ;

0,8 < a < 2 : Pour les régions arides (pour les régions du Nord) ;

3 < a < 3,5 : Pour les oueds sahariens.

62 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Selon la région de notre étude, nous adoptons a = 0,8 et N = 85.

3.3.2 Formule de Mallet-Gauthier


L’énoncé de la formule de Mallet -Gauthier est comme suit :

S
Q (T) = 2 × K × log(1 + aH)× × √1 + 4 × log(T) − log(S)
√L
Avec :

Q(T) : Débit maximal en m3 /s, temps de retour T = (5, 10, 20, 50, 100 ans) ;

H : Hauteur moyenne annuelle de pluie. On prend P = 335,1 mm (D’après les


enregistrements de pluies moyennes mensuelle relatives à la station Berkane) ;

S : Superficie du bassin versant en Km² ;

L : Longueur du drain principal (Talweg) en Km ;

T : Temps de retour en années (T = 5, 10, 20, 50, 100 ans).

a et K sont deux coefficients quand peut tirer du tableau suivant :

Valeur de a Varie de 20 à 30. Généralement, pour le Maroc, on adopte 20.

Valeur de K Varie de 0,5 à 6.


Tableau 19 : Valeurs des coefficients a et K de la formule de Mallet-Gauthier.

Nous prenons : a = 20 et K = 1.

Cette formule a été déterminée par des études sur les bassins algériens, ce qui rend son
application au Maroc assez délicate surtout avec la forte amplitude de la variation du coefficient
K.

3.3.3 Formule de Hazan-Lazarevic


La formule de Hazan-Lazarevic a été développée au Maroc. Elle donne le débit millénial
en fonction de la superficie du bassin versant. Elle se présente sous la forme suivante :

Q (T=1000ans) = K1 × S K2

Où :

Q(T=1000ans) : Débit de pointe en m³/s de récurrence 1000 ans ;

S : Superficie du bassin versant en Km².

63 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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K1 et K2 sont des paramètres qui dépendent de la situation géographique de la zone et de sa


pluviométrie moyenne annuelle. Leurs valeurs sont présentées dans le tableau suivant :

Province du Nord
Moyen Atlas Haut Atlas
Rif central Rif occidental Rif oriental

K1 15,55 9,78 7,58 14,94 13,51 13,47 9,38

K2 0,776 0,793 0,808 0,636 0,613 0,587 0,742


Pluviométrie
1000 -1300 800 - 1000 600 - 800 700 - 900 500 - 700 400 - 500 200 - 400
[mm]
Tableau 20 : Valeurs des paramètres K1 et K2 selon la situation géographique.

Etant donné que notre zone d’étude se situe dans le Rif oriental, nous prenons les valeurs
de K1 et K2 suivante : K1 = 7.58 et K2 = 0.808.

La transposition des débits des crues milléniales aux débits de récurrence T se fera par la
formule du Fuller I qui s’écrit comme suit :

(1 + a × log(T))
Q (T) = Q (T=1000) ×
(1 + a × log( 1000))

Où :

Q(T) : Débit de pointe en m³/s de récurrence T ;

a : Coefficient régional variant de 0,8 à 2 pour la partie nord du Maroc et 2 à 3,5 pour le
Rif Occidental. Nous prenons a = 2.

3.3.4 Formule de Mac-Math (S < 100 ha)


L’utilisation de cette formule au Maroc peut conduire à des résultats satisfaisant si le
coefficient "K" est bien cerné. Elle s’exprime par la formule suivante :

Q (T) = K × P(24h,T) × S 0,58 × I 0,42 × 10−3

Avec :

Q(T) : débit maximal de période de retour T en (m3/s) ;

S : superficie du bassin versant (ha) ;

I : pente moyenne du bassin versant (m/km) ;

64 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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K : coefficient dépendant de la topographie et de la nature du bassin versant, les


valeurs de K sont données dans le tableau suivant :

Nature de la surface Valeur de K

Bassins versant de grandes dimensions et recouverts de végétation. 0,11

Superficies cultivées et terrains vagues des zones suburbaines. 0,22

Terrains non aménagés, non rocheux de pente moyenne, zones peu densément
0,35
peuplées et faubourgs non pavés.

Petites cités, terrains non aménagés, rocheux à forte pente. 0,43

Tableau 21 : Valeurs du coefficient K de la formule de Mac-Math.

Dans notre cas, K sera pris égal à 0,35 ;

P(24h, T) : précipitation maximale en mm tombée en 24 h sur le bassin versant pour


différentes périodes de retours.

Si le bassin versant à une superficie inférieure à 200ha (ce qui est vérifié dans le cas de la
formule de Mac Math), l’orage peut être spécifiquement centré sur lui, il faut donc utiliser une
pluie moyenne épicentrée avec :

P(24h,T) = K E(T) × Pjmax(T)

Où :

Pjmax(T) : quantiles issus de la loi d’ajustement convenable des pluies journalières maximal
de la station pluviométrique de référence par la relation en mm ;

KE(T) : Coefficient d’épicentrage pour les bassin versants ayant une superficie inférieure
à 200ha. Il est défini par la formule suivante :

−d⁄
K E(T) = 1 + (0.03 + 0.026 × ln(T) + 0.32 × e 20 ) × ln(S + 1)

Avec :

S : superficie du bassin versant (Km2) ;

T : période de retour (an) ;

d : durée de la pluie (h), prise égale à 24h pour notre cas ;

Le domaine de validité de cette formule est le suivant :

65 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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0,5an ≤ Durée de la pluie locale ≤ 25an ;

1h ≤ Période de retour ≤ 24h.

Cette formule nous permet ainsi de construire des abaques pour chaque période de
retour. En voici l’exemple pour T=10ans :

Figure 25 : Valeur du coefficient d'épicentrage K en fonction de la surface du BV pour T=10ans.


[8]

Remarque :

Cette méthode sera prise en compte dans le calcul des bassins BV1, BV2 et BV4 dont la
surface est inférieure à 1Km². Pour les autres bassins versant (BV3 et BV5), seules les méthodes
adaptées aux grands bassins sont applicables.

3.4 Les méthodes hydrométéorologiques


Le principe de ces méthodes est de relier les débits de crue aux précipitations. Il s’agit
d’utiliser l’information pluviométrique pour calculer le débit de crue. [2]

66 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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3.4.1 La méthode Rationnelle

La méthode rationnelle est bien adaptée aux petits bassins versants dont la superficie ne
dépasse pas 25 km². Elle suppose que le débit de pointe de ruissellement ne peut être observé à
l’exutoire d’un bassin versant que lorsque toute la superficie y contribue, et que la durée de
l’averse est uniforme, généralisée est au moins égale au temps de concentration du bassin.

Elle admet que la fréquence ou période de retour du débit maximum déterminé est égale
à celle de la pluie maximale observée au cours d’une durée égale au temps de concentration tc.

La relation s’écrit :

C × i(TC ; T) × S
Q p(T) =
3,6

Avec :

Qp(T) : Débit de pointe de la crue pour la période de retour T (m3/s) ;

S : Superficie du bassin versant en Km² ;

C : Coefficient de ruissellement ;

T : Période de retour (an) ;

TC : Temps de concentration en min ;

i(TC ; T) : Intensité de la pluie pour la période de retour T et la durée TC (mm/h), elle est
calculée par la formule de Montana qui s’exprime comme suite :

i(TC ; T) = 60 × aTC −b

Où : a et b sont les coefficients de Montana (déjà mentionnés plus haut)


déduits à partir des courbes IDF de la station météorologique de Bouarg.

3.4.2 La méthode de GRADEX


La méthode du GRADEX est une approche hydro-pluviométrique probabiliste du calcul
des débits de crues d’un cours d’eau, pour des événements de durée de retour située entre 20 et
10 000 ans. Cette méthode a été développée en 1967 par les ingénieurs GILLAUT et DUBANT,
qui l’on conçue pour des bassins relativement imperméables dans lesquels les crues
exceptionnelles sont provoquées essentiellement par les pluies. Cette méthode suppose que

67 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

lorsqu’on est proche de la saturation, l’infiltration est limitée et à partir d’un certain débit, tout
ce qui tombe ruisselle. L’intérêt de la méthode est l’utilisation de l’information « pluie », dont
l’échantillon est plus long, pour compléter l’information « débit ».

La méthode de GRADEX a été appliquée selon les étapes suivantes :

• Détermination des pluies maximales journalières annuelles du poste pluviométrique de


Berkane, à partir des séries journalières.
• Ajustement par la loi de Gumbel de ces pluies maximales journalières et détermination
des Pjmax(T) pour T allant de 10 à 100ans.
• Calcul du GRADEX des pluies en 24 heures à base de l’ajustement statistique réalisé.
• Calcul du GRADEX des débits de 24 heures par la relation :

S(Km2 )
Gd(24h) = GP (mm) ×
3.6 × 24(h)

• Calcul du GRADEX des débits instantanés Gd,i qui n’est autre que le produit de Gd(24h) et
d’un coefficient de pointe Cp qui est défini comme étant la pente de la courbe
F(Qjmax)=Qimax avec : Qimax : débit maximum instantané (m3/s) ;

Qjmax : débit maximum journalier (m3/s).

• Calcul du débit de pointe de référence Qp(T=10 ans) par la moyenne des débits décennales
calculés à partir de la méthode rationnelle et les formules empiriques.
• Calcul des débits de pointe pour différentes périodes de retour par la méthode du
GRADEX selon la relation suivante :

1 1
Q p(T) = Q p(T=10ans) + Gd,i [ln(− ln (1 − ) − ln(− ln(1 − ))]
10 T

3.5 Application de la méthodologie


3.5.1 Résultats de calcul par les méthodes statistiques
3.5.1.1 Ajustement statistique des débits instantanés maximaux
Les séries des débits enregistrés à la station hydrologique de Berkane ont été ajustées à
l’aide du logiciel Hyfran Plus suivant les distributions de la loi Gumbel, Normal, Lognormal,
Exponentiel et Gamma.

Le tableau suivant récapitule les critères de comparaison de ces différentes lois :

68 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Nb
Modèle X(T=100ans) P(Mi) P(Mi/x) BIC AIC
Param.
Lognormal
(Maximum de 2 304,026 20,00 100,00 221,772 218,296
vraisemblance)
Gamma
(Maximum de 2 147,754 20,00 0,00 242,609 239,134
vraisemblance)
Exponentiel
(Maximum de 2 75,836 20,00 0,00 327,217 323,741
vraisemblance)
Gumbel
(Maximum de 2 71,749 20,00 0,00 386,140 382,664
vraisemblance)
Normal
(Maximum de 2 111,081 20,00 0,00 437,179 433,704
vraisemblance)
Tableau 22 : Comparaison entre Les résultats d’ajustement par différentes lois des Qimax de la
station de Berkane.

La loi qui s’ajuste le mieux à l’échantillon des Qimax à la station de Berkane, d’après les
tests d’adéquation, est la loi Lognormal puisqu’il donne les valeurs de BIC et d’AIC les plus
faibles, et une probabilité à posteriori plus grande.

Les valeurs des débits instantanés pour chaque période de retour résultant de cet
ajustement ainsi que sa représentation graphique sont montrées ci-après :

Ajustement de débits instantanés maximaux annuels à la station de Berkane

Ajustement loi Log-normal (Maximum de vraisemblance)


Taille de l’échantillon = 42
Moyenne : 16,17
Ecart-type : 40,8
Médiane : 0.77

I.C
Période de Fréquence de non
Quantile XT Ecart-type
retour T dépassement 80 %

10 0.90 26,70 13,00 10,0 - 43,3

20 0.95 62,20 34,50 17,9 - 106

50 0.98 161,00 103,00 29,2 - 293

100 0.99 304,00 212,00 32,0 – 576,0


Tableau 23 : Résultat de l'ajustement des Qimax de la station de Berkane pour chaque période de
retour par la lois Lognormal.

69 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 26 : Représentation graphique de l'ajustement des Qimax de la station de Berkane par la


lois Lognormal.

3.5.1.2 Transposition de Francou-Rodier


Les résultats des débits de pointes, ainsi que les coefficients de Francou-Rodier relatives
à la station de Berkane sont donnés dans le tableau suivant :

Débit et coefficient de Francou-Rodier


Surface correspondant
Station Oued Valeur
(km²)
T=10ans T=20 ans T=50ans T=100ans

Q’p(T) 194.14 263.36 356.87 428.64


Oued
Berkane 127
Zegzel
K(T) 2.87 3.13 3.38 3.53
Tableau 24 : Coefficients de Francou-Rodier dans la station de référence.

Les valeurs des débits de pointe transposées aux bassins versants étudiés par la méthode
de Francou-Rodier sont données dans le tableau suivant :

Transposition à partir des données relatives à la station


Surface de Berkane (m3/s)
Bassin versant
(km²)
Qp Qp Qp Qp
(T=10ans) (T=25ans) (T=50ans) (T=100ans)
BV1 0,716 0,16 0,51 1,91 4,60
BV2 0,577 0,13 0,44 1,64 4,00
BV3 1,090 0,23 0,71 2,57 6,06
BV4 0,970 0,21 0,65 2,37 5,62

70 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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BV5 3,363 0,58 1,70 5,67 12,68


Tableau 25 : Résultats de calcul des débits de pointe par la méthode Francou-Rodier.

Nous remarquons que la superficie du bassin jaugé est très grande par rapport à ceux de
la zone d’étude et donc n’a pas le même comportement hydrologique. Sa transposition au
bassins étudiés donnera nécessairement des valeurs très réduites et non significatives des débits
réellement observés dans la zone, c’est pourquoi ils ne seront pas retenus pour la suite des
calculs.

3.5.2 Résultats de calcul par les formules empiriques


3.5.2.1 Formule de Fuller II
Les résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Fuller II sont présentés dans
le tableau suivant :

Débit de pointe en (m3/s)


Bassin Versant
Qp (T=10ans) Qp (T=20ans) Qp (T=50ans) Qp (T=100ans)
BV 1 6,16 6,99 8,08 8,90
BV 2 5,45 6,18 7,14 7,87
BV 3 7,87 8,92 10,31 11,36
BV 4 7,35 8,33 9,63 10,62
BV 5 15,36 17,41 20,13 22,19
Tableau 26 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Fuller II.

3.5.2.2 Formule de Mallet-Gauthier


Les résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mallet-Gauthier sont
présentés dans le tableau suivant :

Débit de pointe en (m3/s)


Bassin Versant
Qp (T=10ans) Qp (T=20ans) Qp (T=50ans) Qp (T=100ans)
BV 1 10,61 11,79 13,19 14,15
BV 2 7,96 8,83 9,70 10,41
BV 3 11,61 12,94 14,51 15,60
BV 4 9,83 10,94 12,27 13,18
BV 5 31,66 35,67 40,36 43,58
Tableau 27 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mallet-Gauthier.

3.5.2.3 Formule de Hazan-Lazarevic


Les résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Hazan-Lazarevic sont
présentés dans le tableau suivant :

71 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Débit de pointe en (m3/s)


Bassin Versant Q(T=1000ans) Qp Qp Qp Qp
(T=10ans) (T=20ans) (T=50ans) (T=100ans)
BV 1 5,79 2,48 2,98 3,63 4,13
BV 2 4,86 2,08 2,50 3,06 3,47
BV 3 8,13 3,48 4,18 5,11 5,80
BV 4 7,40 3,17 3,81 4,65 5,28
BV 5 20,20 8,66 10,39 12,69 14,43
Tableau 28 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Hazan-Lazarevic.

3.5.2.4 Formule de Mac-Math (S < 100 ha)


La valeur de Pjmax(T) a été prise de l’ajustement statistique des pluies maximales
journalières enregistrées au niveau de la station de Berkane.

Les tests d’adéquation ressortent que la loi Lognormal est celle qui s’ajuste le mieux à
notre échantillon (Annexe n°4). Les valeurs des Pjmax(T) pour chaque période de retour résultant
de cet ajustement sont montrées ci-dessous :

Ajustement de Pjmax(T) avec la loi Lognormal (mm)


(T=10 ans) (T=20 ans) (T=50 ans) (T=100 ans)
92,6 112 140 162
Tableau 29 : Résultat de l’ajustement des Pjmax par la loi Lognormal réalisé sur Hyfran Plus.

En faisons intervenir le coefficient d’épicentrage pour les deux période de retour T=10ans
et T=20ans, nous pouvons calculer P(24h,T) pour chaque période de retour et chaque bassin :

Bassin P(24h,T) (mm)


KE(T=10ans) KE(T=20ans)
Versant (T=10 ans) (T=20 ans) (T=50 ans) (T=100 ans)
BV 1 1,10 1,11 102 124 140 162
BV 2 1,08 1,09 100 122 140 162
BV 4 1,13 1,14 104 128 140 162
Tableau 30 : Résultats de calcul des P(24h,T) pour chaque période de retour.

Enfin, les résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mac-Math sont
présentés dans le tableau suivant :

Débit de pointe en (m3/s)


Bassin Versant
Qp (T=10 ans) Qp (T=20 ans) Qp (T=50 ans) Qp (T=100 ans)
BV 1 2,75 3,36 3,78 4,38
BV 2 3,62 4,41 5,05 5,84

72 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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BV 4 5,50 6,73 7,38 8,55


Tableau 31 : Résultats de calcul des débits de pointe par la formule de Mac-Math.

3.5.3 Les méthodes hydrométéorologiques


3.5.3.1 Méthode Rationnelle
Le calcul des intensités de pluie i(TC ; T) donne les résultats suivants :

i(Tc,T) en (mm/h)
Bassin Versant
(T=10 ans) (T=20 ans) (T=50 ans) (T=100 ans)
BV 1 43,82 53,27 65,46 74,70
BV 2 46,10 56,01 68,80 78,49
BV 3 43,37 52,73 64,80 73,95
BV 4 39,05 47,54 58,48 66,77
BV 5 28,68 35,03 43,21 49,42
Tableau 32 : Résultats de calcul des intensités de pluie i(TC ; T).

Les résultats de calcul des débits de pointe par la méthode de Rationnelle sont présentés
dans le tableau suivant :

Débit de pointe en (m3/s)


Bassin Versant
Qp (T=10ans) Qp (T=20ans) Qp (T=50ans) Qp (T=100ans)
BV 1 5,73 6,97 8,56 9,77
BV 2 5,17 6,28 7,72 8,80
BV 3 8,69 10,56 12,98 14,81
BV 4 6,00 7,31 8,99 10,27
BV 5 16,05 19,60 24,18 27,65
Tableau 33 : Résultat de calcul des débits de pointe par la méthode Rationnelle.

3.5.3.2 Méthode du GRADEX


3.5.3.2.1 Détermination du GRADEX moyen des pluies
Les pluies maximales journalières annuelles du poste de Berkane ont été ajustées selon la
loi de Gumbel dans le logiciel Hyfran Plus. Les valeurs des Pjmax(T) pour chaque période de
retour résultant de cet ajustement sont illustrés en Annexe n°4, il en ressort que le GRADEX
moyen des pluies est de 24,80 mm/24h. Nous faisons ensuite intervenir le coefficient KE pour
les petits bassins (S ≤ 2Km2) pour aboutir aux résultats suivants :

73 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Bassins Surface
GRADEX des pluies (mm/24h)
versants [Km²]

Pour T=20ans 27,5


BV1 0,716
Pour T=50ans et T=100ans 24,8

Pour T=20ans 27,0


BV2 0,577
Pour T=50ans et T=100ans 24,8

Pour T=20ans 28,5


BV3 1,090
Pour T=50ans et T=100ans 24,8

Pour T=20ans 28,2


BV4 0,970
Pour T=50ans et T=100ans 24,8

BV5 3,363 24,8

Tableau 34 : Résultats de calcul des GRADEX des pluies.

3.5.3.2.2 Détermination du coefficient de pointe


La série des débits des crues à la zone d’étude conduisant à la réalisation de la courbe
F(Qjmax)=Qimax mène à un coefficient de pointe égal à 2,22 (voir Annexe n°5).

3.5.3.2.3 Choix des débits décennaux


Les débits calculés par la méthode de Franco-Rodier à partir des bassins limitrophes sont
très petits et non significatifs pour tous les bassins ;

Afin de calculer les débits des crues pour différentes fréquences de retours par la méthode
du GRADEX, il est nécessaire au préalable de figer le débit décennal (pivot de la méthode du
GRADEX). L’examen des débits décennaux déterminés par les différentes approches montre
que :

- La formule de Mallet Gautier surestime largement les débits par rapport aux autres
méthodes pour tous les bassins.
- Les débits déterminés par la méthode Rationnelle les formules de Fuller II et Hazan
Lazarevic sont comparables et prise en compte pour les bassins BV3 et BV5.
- Pour les petits bassins versant (BV1, BV2, et BV4), la formule de Mac-Math qui est la
plus adaptée aux petits bassins, sera prise en compte en plus de la méthode Rationnelle
et la formule de Fuller II.

74 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Les résultats des débits retenus pour la crue décennale et ceux déterminés par la méthode
du GRADEX pour les crues de fréquences plus faibles, sont synthétisés dans les tableaux
suivants :

Qp(T=10ans) (m3/s)

Méthode Rationnelle

Formule de Fuller II

Méthode de Franco-
Formule de Mallet-

Formule de Hazan-

Formule de Mac

Rodier (Bassin
Limitrophe)
Lazarevic
Gauthier

Math
Bassin Valeur
S (km²)
Versant retenue

BV1 0,716 5,731 6,164 10,614 2,480 2,753 0,160 4,883


BV2 0,577 5,171 5,449 7,961 2,084 3,621 0,134 4,747
BV3 1,090 8,688 7,865 11,608 3,483 - 0,227 6,679
BV4 0,970 6,004 7,350 9,827 3,171 5,501 0,206 6,285
BV5 3,363 16,046 15,359 31,664 8,656 - 0,581 13,354
Tableau 35 : Débits retenus pour la crue décennale.

Débits calculés par la


GRADEX GRADEX méthode du GRADEX
Bassins Surface GRADEX des pluies [m3/s]
des débits de Cp des débits
versant [Km²] (mm/24h)
24h (m3/s) instantanés (T=20 (T=50 (T= 100
ans) ans) ans)
Pour T=20ans 27,5 0,23 0,51
BV1 0,716 2,22 5,25 5,63 5,95
Pour T=50ans et
24,8 0,21 0,46
T=100ans
Pour T=20ans 27,0 0,18 0,40
BV2 0,577 2,22 5,04 5,35 5,61
Pour T=50ans et
24,8 0,17 0,37
T=100ans
Pour T=20ans 28,5 0,36 0,80
BV3 1,090 2,22 7,25 7,82 8,31
Pour T=50ans et
24,8 0,31 0,69
T=100ans
Pour T=20ans 28,2 0,32 0,70
BV4 0,970 2,22 6,79 7,30 7,74
Pour T=50ans et
24,8 0,28 0,62
T=100ans

BV3 3,363 24,8 0,96 2,22 2,14 14,89 16,89 18,38

Tableau 36 : Résultat de calcul des débits de pointe par la méthode du GRADEX.

75 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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3.5.4 Débit Retenus


Les débits de projet retenus, pour les pluies de fréquence vingtennales, cinquantennales
et centennales, sont le fruit d’une analyse et d’une comparaison des débits calculés par les
méthodes présentées précédemment. Pour cela, on a retenu la moyenne des débits calculés par
la méthode de GRADEX et ceux choisie précédemment dans L’examen des débits décennaux
pour chaque bassin.

Les débits retenus comme débits de projet pour chaque bassin versant et pour chaque
période de retour sont récapitulés dans le tableau suivant :

Débit de projet Qp (m3/s)


Bassin 2
S (Km )
versant
(T=10ans) (T=20ans) (T=50ans) (T=100ans)

BV1 0,716 4,88 5,64 6,51 7,25


BV2 0,577 4,75 5,48 6,31 7,03
BV3 1,090 6,68 7,73 9,06 10,07
BV4 0,970 6,29 7,29 8,33 9,29
BV5 3,363 13,35 15,57 18,47 20,66
Tableau 37 : Les débits de projet retenus pour chaque période de retour.

3.5.5 Conclusion
L’étude hydrologique est l’étape la plus importante et la plus délicate pour une étude de
protection contre les inondations. Le choix et la validation des débits de pointe constitue le socle
sur lequel se construisent toute modélisation hydraulique des rivières, permettant ainsi la
prévision des inondations et déterminent le type d’aménagement pour la protection et leurs
coûts de réalisation.

76 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

TROISIEME CHAPITRE : Etude


hydraulique

L’étude hydraulique consiste à faire le diagnostic de la zone d’étude pour tout événement
hydraulique.

Dans le cas où les inondations sont causées par des cours d'eau qui sont bien identifiés,
les études de protection contre les inondations nécessitent une modélisation du cours d'eau, afin
de définir les hauteurs et les limites d'eau atteintes au passage des crues de différentes
fréquences et leurs vitesses ainsi que d'autres caractéristiques qui permettent de comprendre
l'écoulement et aident à définir les types de protections à retenir.

77 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1. Modélisation Hydraulique
1.1 Définition
La modélisation hydraulique est destinée à simuler l'écoulement des cours d’eau, il s’agit
d’une étape importante dans l’évaluation des risques liés aux inondations, elle a pour principale
objectif d'estimer l'ampleur que peuvent entraîner les incertitudes tant sur les débits, les niveaux
d'eau et les superficies inondées.

Pour un événement hydrologique donné, le modèle numérique calcule en chaque point


préalablement défini, le niveau, le débit et la vitesse de l’écoulement. Il peut se répartir en deux
grands types :

- Les modèles 1D qui décrivent l'écoulement dans une section de vallée. Le traitement
d'une multitude de ces sections unitaires permet de décrire le fonctionnement global de
la rivière.
- Les modèles 2D qui décrivent l'écoulement dans l'ensemble de la plaine alluviale par
l'introduction d’un maillage qui restitue le relief. Ces modèles sont également capables
d'intégrer une composante temporelle au travers d'un débit varié dans le temps.

1.2 Dispositif et outils informatiques utilisées


Les outils informatiques utilisés fréquemment pour la réalisation d’une modélisation
hydraulique sont :

• ArcGIS ;
• HEC-GeoRAS ;
• HEC-RAS.

1.2.1 Aperçu sur HEC-GeoRAS


HEC-GeoRAS est une extension d’Arc-GIS développée pour permettre l'échange de
données entre les deux logiciels Arc-GIS et HEC-RAS. HEC-GeoRAS est l’interface qui
permet de créer un modèle topographique pour le logiciel HEC-RAS. Cette interface créée pour
Arc-GIS se présente sous forme d’un menu déroulant dans la barre d’outils d’Arc-GIS. Elle
constitue un réel progrès car elle permet de gérer et générer des modèles topographiques pour
la modélisation hydraulique à partir d’un modèle numérique de terrain, évitant ainsi une étape
fastidieuse de saisie manuelle. [8]

78 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 27 : Aperçu sur la barre d'outils HEC-GeoRAS.

Cette application permet le dessin des éléments constitutifs du modèle topographique et


leur exploitation automatisée dans ArcGIS puis l’importation des résultats de la simulation
hydraulique vers HEC-RAS.

Les principaux thèmes créés par HEC-GeoRAS sont :

- La ligne centrale du cours d’eau (Stream Centerline) ;


- Les limites entre le lit mineur et les berges (Bank Lines) ;
- Les lignes directrices du chemin d’écoulement (Flow Path Centerlines) ;
- Les sections transversales du cours d’eau (XS Cut Lines).

Les données résultantes de la simulation par HEC-RAS, peuvent être exploitées par HEC-
GeoRAS sous ArcGIS pour analyser et cartographier les zones inondables.

1.2.2 Présentation du logiciel « HEC-RAS »


Hydrologic Engineering Centers River Analysis System ‘’HEC-RAS’’ est un logiciel créé
par l’USACE (Corps des Ingénieurs de l’Armée Américaine). Il est désigné à modéliser les
écoulements unidimensionnels à surface libre dans les canaux naturels et artificiels. Il permet
de simuler les écoulements graduellement variés en régime permanent et en régime transitoire,
d’effectuer les calculs de lignes d’eau en régime dynamique en simulant les différents obstacles
(ouvrages de franchissement, ponts, dalots, …) le long du cours d’eau. [9]

Le centre de contrôle, pièce maîtresse d'HEC-RAS permet de gérer et de combiner les


différents types de données :

- Géométrie ;
- Débits et conditions aux limites ;

79 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

- Conditions de calcul ;
- Résultats.

Ce logiciel s’est déjà montré très performant cela étant justifié par le nombre d’études
effectuées au monde avec ce logiciel et par la qualité du code de calcul développé par l’USACE.

Figure 28 : Fenêtre principale de HEC-RAS.

1.3 Méthodologie de la modélisation


Cette modélisation se subdivise en cinq étapes :

- Construction d’un modèle géométrique du tronçon des rivières étudiées en se basant sur
un modèle numérique de terrain (MNT) à l’aide d’Arc-GIS ;
- Exportation du modèle réalisé vers HEC-RAS à l’aide de HEC-GeoRAS ;
- Réalisation d’une simulation hydraulique à l’aide de HEC-RAS ;
- Importation des résultats de la simulation vers Arc-GIS par le biais de HEC-GeoRAS ;
- Délimitation des zones inondables à l’aide d’Arc-GIS.

Ces étapes sont représentées sur l’organigramme suivant :

80 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Arc-GIS Création du réseau triangulé irrégulier

(Préparation des données) (TIN) à partir de modèle numérique de


terrain (MNT)

HEC-GeoRAS Préparation du modèle géométrique

(Prétraitement des (ligne centrale, rives de la rivière et les

données) profils en travers)

- Traitement de la géométrie de l’oued.


- Paramétrage, débit, nature
HEC-RAS
d’écoulement, conditions aux
(Simulation hydraulique) limites…
- Simulation de la crue.
- Visualisation des résultats.

Arc-GIS
Interpolation des hauteurs d’eau avec
(Post-Traitement des MNT
données)

Identification des zones inondables


Résultat final

Figure 29 : Organigramme de la méthodologie de travail.

1.4 Application de la Méthodologie


1.4.1 Génération des modèles des cours d’eau avec HEC-GeoRAS
1.4.1.1 Topographie
L’élaboration des fichiers de géométrie nécessite un fonds de base qui peut être un modèle
numérique de terrain, une carte topographique ou des images satellitaires, en réalité, plus on

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

dispose de documents, plus on a tendance à produire de bons résultats. La topographie ou les


données altitudinales nécessitent le recours à un modèle numérique de terrain qui doit être doté
d’une résolution acceptable. Cependant l’utilisation de ces données n’a pas été faite à l’état
brut, en effet, HEC-GeoRAS ne peut pas exploiter directement les données d’élévation au
format Raster. Il faut préalablement créer un réseau triangulé irrégulier TIN (Terrain Irreguler
Network) qui est le meilleur fond topographique pour les modèles hydrauliques afin de bien
représenter le terrain à grande échelle.

1.4.1.2 Construction du TIN (Terrain Irreguler Network)


Le TIN représente le terrain extérieur avec exactitude et peut être aisément adapté à la
complexité variable du terrain. Néanmoins, Il a une taille beaucoup plus volumineuse que le
fichier raster.

Afin de créer un TIN, nous avons adopté une méthode qui intègre les données
topographiques en provenance des courbes de niveau et des levées topographiques réalisées
dans la zone d’étude, et cela pour obtenir un MNT de résolution plus précise à celle de l’MNT
qu’on a utilisé dans le chapitre précèdent pour la délimitation des bassins versant.

La création du TIN pour notre zone d’étude a donné le résultat suivant :

Figure 30 : TIN de la zone d'étude créé à partir des levées topographiques.

82 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

D’une première vue, on peut remarquer que les lits des chaâbas C1, C2, C3 et C4 ne sont
pas matérialisés (voir figure ci-après), ce qui convient avec le diagnostic du terrain qui relève
que le centre de Aichoune reçois les eaux issues de ces chaâbas par écoulement en nappe. Ce
problème nous oblige à arrêter le processus de la modélisation avant même de procéder à la
construction du modèle géométrique ni la simulation hydraulique.

Figure 31 : Profils en travers des chaâbas C1, C2, C3 et C4 au niveau de la zone basse de
Aichoune.

2. Conclusion
Étant donné que la menace de la zone de l'étude se fait par un écoulement en nappe, et
qu'aucun oued bien matérialisé ne traverse la zone, aucune modélisation de cours d'eau n'a été
nécessaire. Les seules vérifications hydrauliques ont été effectuée par enquêtes dans les zones
inondées.

Cette vérification hydraulique a été effectuée pour les raisons suivantes :

- L'existence des habitations et des biens menacés par les ruissellements


- La présence des dégâts occasionnés par les crues antérieures ;
- La vulnérabilité des équipements existants.

D'après les vérifications hydrauliques, les différentes chaâbas qui traversent la zone
étudiée, présentent une menace sérieuse sur cette dernière, donc il s’avère très urgent de faire

83 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

des aménagements à ce site qui vont protéger contre les inondations qui menacent la population
et leurs biens.

84 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

QUATRIEME CHAPITRE : Schéma


d’aménagement et estimation
financière

Le but de ce dernier chapitre est de fournir une information de base sur les catégories
d'aménagements possible afin de protéger le centre de Aichoune exposé au risque d’inondations
provoquées par les crues générées par l’ensemble des chaâbas précitées, en prenant en compte
l’état d’urbanisation actuel et futur.

Une fois la situation du risque est décrite, il est possible de faire une prévision d’un large
éventail d’aménagements qui pourra a priori participer à la réduction des conséquences des
écoulements provoquant les inondations.

85 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1. Réflexions générales et principes d'aménagement


La situation d'inondation à Aichoune est liée à l'absence d'ouvrages d'évacuation des eaux
pluviales sur une zone naturellement inondable.

Les orientations d'aménagement font appel à diverses techniques :

- Dérivation des eaux en dehors du périmètre vulnérable ;


- Construction d'ouvrage d'évacuation des eaux pluviales ;
- Endiguement, seuils… ;
- Réservation de terrains pour le stockage et la régulation des eaux ;
- Délocalisation du bâti vulnérable.

Le tableau suivant présente une synthèse des avantages et inconvénients de chaque de


type de solutions et les précautions qu'il y a lieu de prendre :

Construction
d'ouvrages Dérivation Endiguement Stockage Délocalisation
d'évacuation

Moyenne à
Efficacité Bonne Bonne Bonne Excellente
bonne

Facile si emprises Difficile en cas Difficile


Mise en ouvre Facile Facile
suffisantes forte pente (socialement)

Risque Augmentation de
Suivi et d'engravement, la capacité Risque Absence
Faible
entretien entretien d'érosion, suivi d'engravement d'entretien
important important

Réduction
Risque de
Pérennité Assurée efficacité Assurée Assurée
réduction
par engravement

Coût
Moyen Fort Moyen à fort Fort à très fort Très fort
investissement

Coût
Faible Moyen à fort Moyen à fort Moyen à fort Néant
exploitation

Moyen à fort
Moyen possible
Faible perte de Faible Néant
Risque induit rupture
mémoire
Tableau 38 : Tableau comparatif des orientations d'aménagement. [10]

Les principes de base qui guident le choix de telle ou telle solution sont les suivants :

86 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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• Principe n°1 : éviter la concentration des écoulements, lui préférer la diffusion,


dispersion et le ralentissement,
• Principe n°2 : sauvegarder et protéger les axes préférentiels d'écoulement et les laisser
à ciel ouvert,
• Principe n°3 : éviter tout habitat dans la zone inondable.

2. Type de protections envisagées


Les aménagements de protection contre les inondations sont des ouvrages qui permettent
d’annuler les débordements à proximité des enjeux (humains, économiques, etc…).

Pour toute protection contre les problèmes d’inondation lors des passages des crues, deux
solutions de protections sont envisagées, protection dites directes et indirectes, selon le type de
problème à traiter :

- La protection indirecte : La protection indirecte, consiste à intervenir plus loin du site


menacé en aménageant un ouvrage de dérivation des oueds responsables des
inondations, vers d’autres bassins, situés à l’extérieur de la zone à protéger. Cette
solution a été écartée suite aux travaux topographiques réalisées qui montrent que dans
la zone de restitution, le lit de l'Oued Issaoua est plus haut comme l'indique le profil en
long suivant :

Cuvette Oued Issaoua


Aichoune

Ouest

Figure 32 : La situation du centre de Aichoune par rapport au lit d’Oued Issaoua.

- La protection directe : La protection directe consiste à intervenir directement sur les


sites menacés, en y aménageant des ouvrages de protections appropriés (endiguement,
reprofilage…), qui peuvent atténuer d’une manière significative les effets néfastes des
crues.

87 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Étant donné que les chaâbas qui menacent la zone de l'étude ne sont pas bien matérialisés,
nous proposons l’approche directe comme solution d’aménagement au niveau du centre de
Aichoune. Ile consistera en reprofilage des chaâbas C1, C2, C3, et C4 par des canaux
trapézoïdaux.

A la traversée des habitations formant le noyau d'Aichoune, on aménage un ouvrage


enterré pour rejoindre l’ouvrage hydraulique constitué de deux buses Ф1000 traversant la route
nationale RN2, ceci sera assuré par un canal trapézoïdal le long de la piste n°5.

Remarque :

Concernant les reprofilages soit au niveau de la chaâba soit au niveau de la piste n°5, deux
variantes ont été proposées :

- Une variante en béton ;


- Une variante en maçonnerie.

3. Hypothèses retenues
3.1 Les coefficients de rugosité
Les coefficients de rugosité (n-Manning) pris en compte sont (voir Annexe n°6) :

• Sections bétonnées : n = 0.014


• Sections en maçonnerie : n=0.040

3.2 Revanche de dimensionnement


Il est pris en compte un tirant d’eau dans les ouvrages projetés d’au moins 20 cm pour
tenir compte des turbulences en surface (remous et vagues) et des objets flottants susceptibles
de dégrader la génératrice supérieure des ouvrages.

4. Dimensionnement des ouvrages hydrauliques


4.1 Critères hydrauliques de dimensionnement
Tous les ouvrages seront dimensionnés sur la base du débit correspondant à une période
de retour de 100 ans (Q100).

4.2 Dimensionnement des canaux


La formule de Manning Strickler suivante est utilisée pour la vérification des canaux
existants et le dimensionnement des canaux projetés :

88 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Q = K × R H 2/3 × I1/2 × S

Avec :

Q : Débit de dimensionnement en m3/s ;

K : Coefficient de Strickler caractérisant la rugosité des parois du canal (K=1/n) ;

RH : Rayon hydraulique du canal = S/P en m ;

I : Pente hydraulique du canal en m/m (pente du fond) ;

S : Section mouillée en m².

Le calcul des sections des canalisations des eaux pluviales sera effectué par le logiciel
« FlowMaster ».

4.3 Dimensionnement des ouvrages de franchissement


Le dimensionnement et le calcul de la capacité des ouvrages de franchissement seront
effectué par le logiciel HY-8 se basant dans ses calculs l'application des formules de Delorme
lesquelles s’écrivent comme suit :

Q CR = 1.5 × L × H 3/2 Pour les dalots

Q CR = 2.8 × R × H 3/2 × 0.88 Pour les buses

Avec :

L : Ouverture du dalot (m) ;

R : Rayon de la buse (m) ;

H : Hauteur sous dalles pour les dalots ou le diamètre intérieur pour les buses (m).

HY-8 a été développé par l'Administration Fédérale des Autoroutes des États-Unis. Ce
logiciel automatise les calculs hydrauliques des ouvrages de franchissements en utilisant un
certain nombre de caractéristiques essentielles qui facilitent l'analyse et la conception des
ouvrages. [10]

5. Aménagement de la rive droite de la piste n°5


Afin d’acheminer les eaux issues des quatre chaâbas vers l’ouvrage hydraulique
traversant la RN2, nous avons jugé nécessaire la réalisation d’un canal trapézoïdal à ciel ouvert
au nord du centre Aichoune.

89 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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➢ Variante n°1 (béton) :

Le calcul hydraulique a été réalisé à l’aide du logiciel « FlowMaster ». Le détail de ce


calcul pour la première variante est présenté ci-dessous :

Figure 33 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste


n°5.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de 20 cm
d’épaisseur et sera posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm et aura les caractéristiques
suivantes :

• Tirant d’eau : 1,29 m

• Revanche : 0.2 m

• Hauteur moyenne : 1,5 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 395 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

90 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 34 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°5.

➢ Variante n°2 (maçonnerie) :

Le détail de ce calcul pour la deuxième variante est présenté ci-dessous :

Figure 35 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la


piste n°5.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en maçonnerie de 30 cm d’épaisseur revêtu


d’une couche de 5 cm de béton dosé à 350 kg/m3, sur une longueur de 395 m et aura les
caractéristiques suivantes :

91 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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• Tirant d’eau : 2,04 m

• Revanche : 0.20 m

• Hauteur moyenne : 2,30 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1,5H/1V

• Longueur : 395 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 36 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°5.

6. L'ouvrage enterré principale


Cet ouvrage est une buse qui reçoit l’ensemble des eaux en provenance des quatre chaâbas
pour les diriger ensuite vers le canal de la piste n°5. Son calcul hydraulique a été réalisé à l’aide
du logiciel « FlowMaster ». Le détail de calcul est présenté ci-dessous :

92 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Figure 37 : Résultats de calcul hydraulique de la buse enterrée principale.

La buse enterrée sera réalisée en béton armé, il aura les caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,71 m

• Revanche : 0.25 m

• Hauteur moyenne : 2,00 m

• Longueur : 129,8 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

93 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Figure 38 : Coupe transversale de la buse enterrée principale.

Remarque :

Des ouvrages de réception sont réalisés afin d’assurer le raccordement des canaux à
l’ouvrage enterré principale.

7. Aménagement de la chaâba C1
Les eaux pluviales de la chaâba seront collectées au niveau de la piste n°6 et drainées par
un canal trapézoïdal à ciel ouvert en rive gauche de la piste pour ensuite être raccordées à la
buse enterrée principale.

➢ Variante 1 (béton) :

Les résultats du calcul hydraulique du canal trapézoïdal avec la première variante sont
présentés ci-dessous :

94 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Figure 39 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste


n°6.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de 20 cm
d’épaisseur et sera posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm et aura les caractéristiques
suivantes :

• Tirant d’eau : 0,93 m

• Revanche : 0.20 m

• Hauteur moyenne : 1,15 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 187 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

95 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Figure 40 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°6.

➢ Variante 2 (maçonnerie) :

Le détail de ce calcul pour la deuxième variante est présenté ci-dessous :

Figure 41 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la


piste n°6.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en maçonnerie de 30 cm d’épaisseur revêtu


d’une couche de 5 cm de béton dosé à 350 kg/m3, sur une longueur de 187 ml et aura les
caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,51 m

• Revanche : 0.20 m

96 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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• Hauteur moyenne : 1,75 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1,5 H/1V

• Longueur : 187 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 42 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°6.

8. Aménagement de la chaâba C2
Consiste à l’interception des eaux pluviales de la chaâba à l'amont de l'école coranique
par le biais d'une digue fossé collectant les eaux pour les diriger vers un canal qui sera créé le
long de la piste n°1.

8.1 Canal trapézoïdal à surface libre


➢ Variante 1 (béton) :

Les résultats du calcul hydraulique du canal trapézoïdal avec la première variante sont
présentés ci-dessous :

97 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Figure 43 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste


n°1.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de 20 cm
d’épaisseur et sera posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm et aura les caractéristiques
suivantes :

• Tirant d’eau : 1,14 m

• Revanche : 0.20 m

• Hauteur moyenne : 1,35 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 481,6 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

98 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 44 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°1.

➢ Variante 2 (maçonnerie) :

Le détail de ce calcul pour la deuxième variante est présenté ci-dessous :

Figure 45 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la


piste n°1.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en maçonnerie de 30 cm d’épaisseur revêtu


d’une couche de 5 cm de béton dosé à 350 kg/m3, sur une longueur de 481,6 ml et aura les
caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,09 m

• Revanche : 0.20 m

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• Hauteur moyenne : 1,30 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 481,6 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 46 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°1.

8.2 Digue
Le remblai de la digue est constitué de matériaux compactés prélevés du terrain.

8.2.1 Choix de la hauteur de la digue


Le calcul de la hauteur de la digue à construire doit tenir compte des éléments suivants :

- La profondeur souhaitée de l'eau dans l'étang ;


- La revanche, c’est-à-dire partie supérieure de la digue qui ne doit jamais se trouver
immergée, elle varie de 0,25m pour les très petits étangs en dérivation à 1m pour les
étangs de barrage sans canal de dérivation.

8.2.2 Largeur en crête de la digue


Détermination de la largeur du sommet de la digue en fonction de la profondeur d'eau et
du rôle que doit jouer la digue pour la circulation et/ou les transports :

- Elle doit être au moins égale à la profondeur d'eau.


- Elle doit être d'autant plus importante que la teneur en sable du sol augmente.

100 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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8.2.3 Pentes des talus de la digue


Les pentes latérales de chaque digue doivent être choisies en tenant compte des
considérations suivantes :

- Plus la pente est forte, plus elle risque de s’abîmer ;


- Plus le sol est sableux, plus sa résistance diminue et plus les pentes doivent être douces;
- Lorsque la grandeur de l'étang augmente, les vagues deviennent de plus en plus
importantes et l'érosion devient plus forte ;
- Une pente plus douce facilite la construction des digues au bulldozer.

D'ordinaire, les pentes latérales des digues vont de 1.5/1 à 3/1 (3/1 = 3H pour 1V = 3
unités horizontales pour 1 unité verticale, la plus petite valeur correspond toujours à la hauteur),
selon les conditions locales.

Le pendage (ou fruit) du talus des digues est à faire valider par une étude de stabilité
fonction des matériaux utilisés.

Le tableau suivant récapitule les caractéristiques de la digue de protection à construire


pour intercepter l’écoulement de la chaâba C2 :

Nature de Hauteur Largeur en crête Pente des talus Longueur total


l’ouvrage moyenne (m) (m) (m/m) (m)

Digue 2 1,5 1,5H/1V 171

Tableau 39 : Caractéristiques de la digue de protection.

9. Aménagement de la chaâba C3
Les eaux pluviales de la chaâba C3 seront collectées au niveau de la piste n°3 et drainées
par un fossé en rive gauche de la piste pour ensuite être raccordées à la buse enterrée principale.

➢ Variante 1 (béton) :

Les résultats du calcul hydraulique du canal trapézoïdal avec la première variante sont
présentés ci-dessous :

101 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 47 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste


n°3.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de 20 cm
d’épaisseur et sera posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm et aura les caractéristiques
suivantes :

• Tirant d’eau : 0,84 m

• Revanche : 0.20 m

• Hauteur moyenne : 1,05 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 110,2 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

102 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 48 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°3.

➢ Variante 2 (maçonnerie) :

Le détail de ce calcul pour la deuxième variante est présenté ci-dessous :

Figure 49 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la


piste n°3.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en maçonnerie de 30 cm d’épaisseur revêtu


d’une couche de 5 cm de béton dosé à 350 kg/m3, sur une longueur de 110,2 ml et aura les
caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,37 m

• Revanche : 0.20 m

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Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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• Hauteur moyenne : 1,6 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 110,26 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 50 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°3.

10. Aménagement de la chaâba C4


L’aménagement de cette chaâbas se fera en deux tronçons :

- Le premier Collecte des eaux pluviales de la chaâba C4 en créant un fossé (canal


trapézoïdal à ciel ouvert) le long de la piste n°4 du côté droit.
- A l’arrivée au noyau du centre, le canal ne peut plus être envisagé à cause de l’existence
de chemins et d’habitations occupant la totalité de l’espace. Le deuxième tronçon sera
donc assuré par une buse en béton enterrée qui sera raccordé à la buse principale.

10.1 Canal trapézoïdal à ciel ouvert


➢ Variante 1 (béton) :

Les résultats du calcul hydraulique du canal trapézoïdal avec la première variante sont
présentés ci-dessous :

104 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 51 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste


n°4.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de 20 cm
d’épaisseur et sera posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm et aura les caractéristiques
suivantes :

• Tirant d’eau : 0,89 m

• Revanche : 0.20 m

• Hauteur moyenne : 1,10 m

• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 122,2 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

105 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 52 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en béton au niveau de la piste n°4.

➢ Variante 2 (maçonnerie) :

Le détail de ce calcul pour la deuxième variante est présenté ci-dessous :

Figure 53 : Résultats de calcul hydraulique du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la


piste n°4.

Le canal trapézoïdal à ciel ouvert sera réalisé en maçonnerie de 30 cm d’épaisseur revêtu


d’une couche de 5 cm de béton dosé à 350 kg/m3, sur une longueur de 122,2 ml et aura les
caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,44 m

• Revanche : 0,20 m

• Hauteur moyenne : 1,65 m

106 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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• Largeur à la base : 1,0 m

• Pente des talus : 1.5 H/1V

• Longueur : 122,2 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 54 : Coupe transversale du canal trapézoïdal en maçonnerie au niveau de la piste n°4.

10.2 La buse enterrée de la chaâba C4


Comme nous l’avons déjà indiqué, cet ouvrage reçoit les eaux en provenance de la
chaâbas C1 pour les raccorder avec la buse enterrée principale. Son calcul hydraulique réalisé
à l’aide du logiciel « FlowMaster » est présenté ci-dessous :

107 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Figure 55 : Résultats de calcul hydraulique de la buse enterrée de chaâba C4.

La buse enterrée sera réalisée en béton armé, il aura les caractéristiques suivantes :

• Tirant d’eau : 1,23 m

• Revanche : 0.25 m

• Hauteur moyenne : 1,5 m

• Longueur : 53,4 ml

Une coupe transversale de l’ouvrage est illustrée dans la figure suivante :

Figure 56 : Coupe transversale de la buse enterrée de chaâba C4.

108 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
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Remarque :

L’ensemble des coupes en travers types des ouvrages projetés est représenté en Annexe
n°7.

11. Les ouvrages de franchissement


11.1 Vérification de la capacité hydraulique des ouvrages
A gauche de la piste 5, on note l'existence d'un ouvrage hydraulique sous la RN2 évacuant
les eaux de drainage de la route vers les terrains de culture situés au Nord, dont les
caractéristiques sont données dans le tableau ci-après :

Ouvrage Type Largeur (m) Diamètre (mm)

Ouvrage de
Buse 2 1000
franchissement
Tableau 40 : Caractéristiques de l'ouvrage hydraulique sous la RN2.

La vérification de la capacité hydraulique des ouvragés sera vérifiée par la formule de


Delorme plus pessimiste que celle de Manning Strickler qui introduit la notion de pente critique
à partir de laquelle l'ouvrage atteint la capacité maximale (c.à.d. qu'au-delà de la pente critique,
même si la pente augmente, l'ouvrage évacue toujours le même débit).

La hauteur (H) d'eau à l'amont de l'ouvrage dépend des caractéristiques géométriques de


la section de l'obstacle par rapport à la section de l'écoulement.

Pour la vérification de la capacité du transit du débit centennal de l’ouvrage de


franchissement nous avons utilisé le logiciel HY-8.

La première étape est de définir le système des unités et les paramètres nécessaires de
l’ouvrage en cliquant sur la fenêtre « Culvert Crossing » :

109 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 57: Les paramètres des deux buses existantes sous la RN2.

L'étape suivante est l’analyse des données définis de l’ouvrage, en cliquant sur le bouton
« Analyze Crossing » on obtient un tableau récapitulatif comme indiqué dans la figure ci-
dessous :

Débit maximum que peut


contenir l’ouvrage

Figure 58 : Capacité de transit des deux buses existantes sous la RN2.

Il ressort des résultats du tableau que l'ouvrage hydraulique OH sous la RN2 présente une
incapacité pour évacuer le débit centennal.

110 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

En effet pour un débit de pointe centennal de 20,66 m3/s, la hauteur d’eau dépasse la crête
de la chaussée d’environ 2,5 m et la capacité maximum de l’ouvrage pour faire transiter le débit
d’une crue centennale est de 8.10 m3/s.

La figure ci-dessous illustre bien l’insuffisance de l’ouvrage par l'élévation de l'eau (ligne
bleu) qui dépasse beaucoup la chaussée, cette figure a été obtenu l’option « front view » sur
HY-8 qui montre la ligne d'eau maximale de la crue centennale :

Figure 59 : Vue de face des deux buses existantes sous la RN2.

11.2 Redimensionnement de l’ouvrage de franchissement sur la RN2


Afin d’évacuer les débits de projet centennal sans rencontrer des problèmes de
débordements sur la RN2, il a été jugé utile de remplacer les 2 buses Ø1000 mm, par un dalot
à quatre ouvertures dont les dimensions sont les suivantes : 2,0 m x 1,0 m.

Les paramètres des dalots proposés sont illustrés dans le tableau suivant :

111 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 60 : Les paramètres du dalot à quatre ouvertures projetées sous la RN2.

La vérification de la capacité du nouvel ouvrage projeté sur la RN2 pour faire évacuer le
débit centennal a montré sa suffisance :

Débit maximum que peuvent


contenir les 4 dalots

Figure 61 : Capacité de transit du dalot à quatre ouvertures projeté sous la RN2.

Le dalot proposé permet de transiter un débit de 20,66 m3/s lors d’une crue centennale
avec une hauteur d’eau maximale de 1,85 m.

Une vue en profil de la surface d’eau est présentée dans la figure suivante :

112 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Figure 62 : Profil de surface de l'eau au niveau du dalot projeté.

Une autre option graphique qui est très intéressante est accessible via le bouton « Front
View ». Cette option permet de montrer que le dalot projeté présente une hauteur suffisante
pour le transit du débit centennal, par l'élévation de l'eau (ligne bleu) qui ne dépasse pas la
chaussée :

Figure 63 : Vue de face du dalot à quatre ouvertures projeté sous la RN2.

Remarque :

Notre ouvrage de franchissement sera réalisé en béton armé dosé à 350 Kg/m3, de 20 cm
d’épaisseur et posé sur une couche de béton de propreté de 10 cm d’épaisseur. La coupe en
travers types de cet ouvrage est représentée en Annexe n°7.

113 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

12. Estimation financière des aménagements proposés


Les coûts des aménagements résultants des solutions proposées établis sur la base des
prix unitaires pratiqués dans la région du projet et des avant-métrés correspondants (Le tableau
du détail estimatif des aménagements est présenté en Annexe n°8), sont présentés dans le
tableau ci-après :

Montant
Désignation
DH

Digue pour collecter les EP de la


205625
Chaâba C2.
Création de canaux à surface libre
pour collecter les EP des chaâbas 5260268
(variante n°1).
Création de canaux à surface libre
pour collecter les EP des chaâbas 3138953
(variante n°2).
Ouvrages de réception sur les canaux
des chaâbas C1, C2, C3, C4 et la piste 213382
n°5.

Dalot de quatre ouvertures 695648

Buse enterrée principale et celle de la


629860
chaâba C4.

TOTAL DH – HT (Variante n°1) 7004820

TVA (20%) (Variante n°1) 1400964

TOTAL DH – TTC (Variante n°1) 8405784

TOTAL DH – HT (Variante n°2) 4883505

TVA (20%) (Variante n°2) 976701

TOTAL DH – TTC (Variante n°2) 5860206


Tableau 41 : Cout de l'ensemble des aménagement projetés.

D’après le résultat obtenu de l’estimation financière réalisé, la deuxième variante sera


retenue pour les causes suivante :

- Elle est la plus économique des deux variantes ;

- Elle convient le mieux avec l’esthétique de la région.

- Elle résiste aux contraintes effectuées par l’écoulement.

114 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Les coûts des aménagements de protection contre les inondations du centre d'Aichoune
sont donc évalués à 5,86 MDH TTC.

115 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Conclusion générale

Durant notre stage de fin d’études qui a duré quatre mois au sein de l’Agence du Bassin
Hydraulique de Moulouya, il a été question de faire l’étude d’inondabilité et la proposition des
solutions d’aménagement pour la protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune. Pour ce faire nous étions menés à le diviser en quatre phases :

- Un diagnostic détaillé de la situation d’inondation à Aichoune qui nous a donné une


première idée sur la problématique et les risques engendrés.

- L’étude hydrologique des bassins versants concernés par l’étude qui a permis d’estimer
le temps de concentration et les débits des crues, pour différentes fréquences.

- Ensuite, il a été question de monter un modèle hydraulique numérique et géométrique


des cours d’eau, chose qui nous n’a pas été permis à cause de la morphologie des
chaâbas.

- Enfin, la dernière phase a concerné les solutions d’aménagements et leurs estimation


financière, pour cela nous avons proposé la réalisation de deux buses enterrées, d’une
digue de protection et de cinq canaux trapézoïdaux à ciel ouvert avec deux variantes.
En plus de ça, l’ouvrage de franchissement existant au niveau de la RN2 a été
redimensionné afin de permettre le transite du débit centennal. Le nouvel ouvrage est
un dalot à quatre ouvertures.

Les décisions finales du choix entre les deux variantes ont passé par une recherche de
compromis entre l'efficacité attendues en termes de lutte contre les inondations et le coût induit
par les aménagements.

Au terme de ce travail, on peut dire que les objectifs visés par le projet ont été atteints et
qu’à travers ce dernier on a pu acquérir beaucoup de connaissances relatives au domaine de
protection contre les inondations, aussi, il nous a permis d’appliquer les différentes informations
et disciplines acquises au cours de nos études à l’Ecole Nationale des Sciences Appliquée d’Al
Hoceima, en effet nous nous sommes appliquées à la valorisation de l’information, la
description, l’analyse et l’interprétation des données, chose qui donnera sans doute un élan
considérable à notre carrière professionnelle.

116 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Bibliographie
[1] Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya, monographie des ressources en eau des
communes rurales de la préfecture Oujda-Angad et les provinces de Nador et Berkane
« province de Berkane _ville d’Ahfir_ » 2010.

[2] N. SERHIR, cours hydrologie opérationnelle, Ecole Hassania des Travaux Publics,
Casablanca, 2014.
[3] Support de cour ArcGIS 9.xx.
[4] J.P.MABORDE, cours « Elément d'hydrologie de surface », Ecole Polytechnique de
l'Université NICE-SOFIA ANTIPOLIS, 2009.
[5] J.L BONNENFANT et R.PELTIER - Publication BCEOM - Mai, Juin 1950 retiré du Livre
« Hydraulique Routière ».
[6] M.OURAHOU « Etude Hydrologique des Bassins Versant » Office Régional de Mise en
Valeur Agricole de Tafilalet, 2009.
[7] Ministère de l'Equipement et des transports -Direction des routes- « Guide de conception
des routes rurales » Décembre 2008.
[8] USACE. Hec-GeoRAS User’s Manual. US Army Corps of Engineers – Hydrological
Engineering Center, 2006.
[9] HEC-RAS River Analysis System, Guide de laboratoire « HEC-RAS Version 3.1.1, Mars
2005 ».
[10] AL KHIBRA Etudes ET Conseils, Etude de protection contre les inondations du centre de
Sidi Bouhouria (Province Berkane), 2015.
[11] HY-8 User Manual (Version 7.3), HY-8 Culvert Analysis Program.

Webographie
[12] http://www.abhmoulouya.ma/ « Site officiel de l'ABHM », Mars 2018.

[13] https://www.esri.com « site officiel de ESRI », Avril 2018.


[14] http://www.risques-meteo.ac-versailles.fr, Avril 2018.

117 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

LES ANNEXES

118 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Liste des Annexes

Annexe n°1 : Pluies journalières maximales annuelles du poste de Berkane.


Annexe n°2 : Débits instantanés maximaux annuels et débits maximaux
journaliers annuels enregistrés dans la station hydrologique
Berkane.
Annexe n°3 : Les cartes, Courbes et diagrammes hypsométriques des bassins
versant étudiés.
Annexe n°4 : Les tests d’adéquation de l’ajustement des Pjmax(T) ;
Résultat et graphique de l’ajustement Pjmax(T) par la loi Lognormal ;
Résultat et graphique de l’ajustement Pjmax(T) par la loi Gumbel.
Annexe n°5 : Courbe F(Qjmax)=Qimax.
Annexe n°6 : Valeurs du coefficient de n de Manning.
Annexe n°7 : Les coupes en travers types des aménagements proposés.
Annexe n°8 : Estimation financière détaillée des aménagements proposés.

119 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°1 :
Pluies journalières maximales annuelles du poste de Berkane :

Pluie
Année Pjmax (mm) annuelle
(mm)
1959/60 25,5 228,3
1960/61 49 270,9
1961/62 41 332,5
1962/63 38 243,0
1963/64 88,4 626,5
1964/65 82 588,1
1965/66 25,6 119,9
1966/67 52,5 409,2
1967/68 169,7 719,3
1968/69 24,2 385,6
1969/70 123,1 484,7
1970/71 33,8 347,2
1971/72 36 340,3
1972/73 67,9 602,9
1973/74 119,4 478,4
1974/75 70,3 442,5
1975/76 36,2 379,1
1976/77 77,9 415,8
1977/78 37,6 328,5
1978/79 33,3 248,7
1979/80 56,1 369,2
1980/81 47,8 437,8
1981/82 58 241,5
1982/83 30,6 139,7
1983/84 18,9 197,2
1984/85 14,5 153,4
1985/86 29 344,5
1986/87 93 363,8
1987/88 19,8 137,8
1988/89 60,1 311,1
1989/90 37,3 256,4
1990/91 34,3 306,0
1991/92 38,2 283,8
1992/93 88,5 365,3

120 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1993/94 38,1 301,3


1994/95 135,7 489,2
1995/96 21,5 181,5
1996/97 30,5 217,9
1997/98 38,8 302,5
1998/99 42 241,0
1999/00 33 208,1
2000/01 22,5 198,5
2001/02 41,3 337,6
2002/03 55 410,3
2003/04 115 527,8
2004/05 48,4 271,2
2005/06 54,2 331,5
2006/07 56 242,0
2007/08 58,8 327,0
2008/09 73 460,8
2009/10 82,7 513,1
2010/11 57,4 305,7
2011/12 65 324,4
2012/13 60 420,1
2013/14 35,8 335,9
2014/15 29 278,1
2015/16 25 209,2
2016/17 - 259,9
2017/18 - 175,1
Pmoy interannuelle 335,1
Taille 57 59
Moyenne 54,0 335,1
Max 169,7 719,3
Min 14,5 119,9
Ecart-type 31,7 127,8
Cv 0,59 0,38
Mediane 42,0 327,0

121 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°2 :
Débits instantanés maximaux annuels et débits maximaux journaliers annuels enregistrés dans
la station hydrologique de Berkane :

Débit Max Débit Max


Année Journalier Instantané
(m3/s) (m3/s)
1959/60 - -
1960/61 - -
1961/62 - -
1962/63 - -
1963/64 - -
1964/65 - -
1965/66 - -
1966/67 - -
1967/68 - -
1968/69 - -
1969/70 - -
1970/71 9,23 10,00
1971/72 3,21 3,40
1972/73 27,70 52,00
1973/74 50,80 131,00
1974/75 69,80 206,00
1975/76 2,93 2,95
1976/77 2,80 2,88
1977/78 1,77 12,40
1978/79 2,63 2,82
1979/80 3,62 3,76
1980/81 67,20 97,40
1981/82 7,22 18,50
1982/83 0,11 0,11
1983/84 0,09 0,09
1984/85 0,04 0,05
1985/86 0,01 0,01
1986/87 0,33 0,42
1987/88 0,30 0,42
1988/89 0,40 0,40
1989/90 0,29 0,42
1990/91 0,32 2,68
1991/92 0,0014 0,11
1992/93 1,68 1,70
1993/94 0,22 0,22

122 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

1994/95 43,05 75,00


1995/96 0,16 0,24
1996/97 0,47 0,64
1997/98 1,03 1,83
1998/99 3,91 15,28
1999/00 0,35 0,35
2000/01 0,64 0,64
2001/02 0,80 0,80
2002/03 1,49 1,49
2003/04 16,25 29,81
2004/05 0,72 0,74
2005/06 0,35 0,35
2006/07 0,18 0,18
2007/08 0,26 0,26
2008/09 0,35 0,35
2009/10 0,96 0,96
2010/11 0,06 0,06
2011/12 0,28 0,29
2012/13 - -
2013/14 - -
2014/15 - -
2015/16 - -
2016/17 - -
2017/18 - -
Taille 42 42
Moyenne 7,71 16,17
Max 69,80 206,00
Min 0,00 0,01
Ecart-type 17,5 40,8
Cv 2,27 2,52
Médiane 0,68 0,77

123 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°3 :
Les cartes, courbes et diagrammes hypsométriques des bassins versants étudiés :

La carte, la courbes et le diagramme hypsométriques de BV1

La carte, la courbes et le diagramme hypsométriques de BV2

124 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

La carte, la courbes et le diagramme hypsométriques de BV3

La carte, la courbes et le diagramme hypsométriques de BV4

125 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

La carte, la courbes et le diagramme hypsométriques de BV5

126 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°4 :
Les tests d’adéquation de l’ajustement des Pjmax(T) ;

Résultat et graphique de l’ajustement Pjmax(T) par la loi Lognormal ;

Résultat et graphique de l’ajustement Pjmax(T) par la loi Gumbel :

Nb
Modèle X(T=100ans) P(Mi) P(Mi/x) BIC AIC
Param.
Lognormal
(Maximum de 2 161,962 11,11 63,05 535,605 531,519
vraisemblance)
Gamma
(Maximum de 2 140,859 11,11 6,50 540,151 536,065
vraisemblance)
Gumbel
(Maximum de 2 137,577 11,11 4,94 540,698 536,612
vraisemblance)
Exponentiel
(Maximum de 2 198,800 11,11 1,48 543,111 539,025
vraisemblance)
Normal
(Maximum de 2 127,834 11,11 0,00 563,030 558,944
vraisemblance)

Ajustement des pluies journalière maximales annuelles à la station de Berkane

Ajustement loi Lognormal (Maximum de vraisemblance)

Taille de l’échantillon = 57
Moyenne = 54,0
Ecart-type = 31,7
Médiane = 42,0

I.C
Période de Fréquence de non
Quantile XT Ecart-type
retour T dépassement 95 %

10 0.90 92,6 8,89 75,2 - 110

20 0.95 112 12,3 88,4 - 137

50 0.98 140 17,6 106 - 174

100 0.99 162 22,2 118 - 206

127 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Ajustement des pluies journalière maximales annuelles à la station de Berkane

Ajustement loi de Gumbel (Maximum de vraisemblance)

Taille de l’échantillon = 57 Paramètre de position = 39,7


Moyenne = 54,0 mm Paramètre d’échelle = 24,8
Ecart-type = 31,7 mm
Médiane = 42,0 mm

I.C
Période de Fréquence de non
Quantile XT Ecart-type
retour T dépassement 95 %

10 0.90 88 6,5 75,3 - 101

20 0.95 103 7,96 87,6 - 119

50 0.98 123 9,92 103 - 142

100 0.99 138 11,4 115 - 160

128 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°5 :
Courbe F(Qjmax)=Qimax :

Q max instantané (m3/s) = -0,938951433911893+(2,21729556788138*Q max journalier (m3/s))

Cp c'est la pente du
graphe donc :
Cp=2,21729556788138
Cp≈2,22

129 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°6 :
Valeurs du coefficient de n de Manning :

130 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°7 :
Les coupes en travers types des aménagements proposés :

Canal trapézoïdal à ciel ouvert en béton (exemple au niveau de la piste n°5)

9
Canal trapézoïdal à ciel ouvert en maçonnerie (exemple au niveau de la piste n°5)

131 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Dalot à quatre ouvertures (2,0 m x 1,0 m) sous la RN2

132 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Buse enterrée (exemple de la buse enterrée principale)

133 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Annexe n°8 :
Estimation financière détaillée des aménagements proposés :

Canal trapézoïdal à ciel ouvert Chaâba C1, C2, C3, C4 et piste n°5 (Variante n°1 : Béton Armé)

PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
Canal Chaâba C1
1_1 Déblais pour fouilles m3 293 50 14650,3
1_2 Béton de propreté (10 cm d'épaisseur) m3 19 600 11220,0
1_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m3 207 1400 290408,7
1_4 Acier H.A kg 21781 14 304929,1
Canal Chaâba C2
2_1 Déblais pour fouilles m3 983 50 49168,4
2_2 Béton de propreté (10 cm d'épaisseur) m3 48 600 28896,0
2_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m3 604 1400 845159,1
2_4 Acier H.A kg 63387 14 887417,0
Canal Chaâba C3
3_1 Déblais pour fouilles m3 149 50 7448,8
3_2 Béton de propreté (10 cm d'épaisseur) m3 11 600 6612,0
3_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m3 114 1400 160013,9
3_4 Acier H.A kg 12001 14 168014,6
Canal Chaâba C4
4_1 Déblais pour fouilles m3 178 50 8905,3
4_2 Béton de propreté (10 cm d'épaisseur) m3 12 600 7332,0
4_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m3 131 1400 183606,7
4_4 Acier H.A kg 13771 14 192787,0
Canal Piste n°5
5_1 Déblais pour fouilles m3 963 50 48140,6
5_2 Béton de propreté (10 cm d'épaisseur) m3 40 600 23700,0
5_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m3 538 1400 753001,0
5_4 Acier H.A kg 56475 14 790651,0
Total 4782061,5

Divers et imprévus (10 %) 478206,2

Total Général 5260267,7

134 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

Canal trapézoïdal à ciel ouvert Chaâba C1, C2, C3, C4 et piste n°5 (Variante n°2 : Maçonnerie)

PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
Canal Chaâba C1
1_1 Déblais pour fouilles m3 593 50 29657,0
3
1_2 Maçonnerie (30 cm d'épaisseur) m 444 650 288427,7
3
1_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (5 cm d'épaisseur) m 69 1400 96993,2
Canal Chaâba C2
2_1 Déblais pour fouilles m3 923 50 46173,4
3
2_2 Maçonnerie (30 cm d'épaisseur) m 908 650 590445,1
2_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (5 cm d'épaisseur) m3 139 1400 195098,6
Canal Chaâba C3
3_1 Déblais pour fouilles m3 300 50 14987,2
3_2 Maçonnerie (30 cm d'épaisseur) m3 244 650 158349,9
3_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (5 cm d'épaisseur) m3 38 1400 52986,6
Canal Chaâba C4
4_1 Déblais pour fouilles m3 350 50 17516,6
4_2 Maçonnerie (30 cm d'épaisseur) m3 277 650 179888,9
4_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (5 cm d'épaisseur) m3 43 1400 60298,5
Canal Piste n°5
5_1 Déblais pour fouilles m3 2021 50 101070,6
5_2 Maçonnerie (30 cm d'épaisseur) m3 1172 650 761990,5
5_3 Béton dosé à 350 kg/m3 (5 cm d'épaisseur) m3 186 1400 259710,0
Total 2853593,9

Divers et imprévus (10 %) 285359,4

Total Général 3138953,3

135 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Aichoune

DIGUE DE PROTECTION

PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
1 Installation et repli du chantier F 1 100000 100000
Réalisation d'études et plans complémentaires
2 F 1 60000 60000
d'exécution
3 Remblais compactés sur une longueur 171m m3 769,5 35 26932,5

Total 186932,5
Divers et imprévus (10 %) 18693,25
Total Général 205625,75

Dalot 4*(2 m*1 m) sous la RN2

PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
1 Démolition de l'ouvrage existant F 1 60 000 60000,0
2 Déblai m3 200 50 10000,0
3 Remblai compacté m3 150 50 7500,0
4 Béton de propreté m3 25 600 15000,0
5 Ferraillage kg 19360 14 271040,0
6 Joins d'étanchéité ml 75 300 22500,0
3
7 Béton dosé à 350 kg/m3 (20 cm d'épaisseur) m 176 1400 246400,0
Total 632440,0
Divers et imprévus (10 %) 63244,0
Total Général 695684,0

136 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


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Aichoune

Buses enterrées
PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
Buse enterrée principale

1_1 Conduite 2000 165 A ml 130 3 000 389400,0


3
1_2 Déblais pour fouilles m 200 50 10000,0
3
1_3 Remblai primaire m 65 60 3900,0
1_4 Remblais secondaire m3 29 50 1450,0
3
1_5 Lit de pose en sable m 15 200 3000,0
Buse enterrée chaâba C4
2_1 Conduite DN 1600 en CAO ml 53 2 500 133500,0
2_2 Déblais pour fouilles m3 200 50 10000,0
2_3 Remblai primaire m3 220 60 13200,0
2_4 Remblais secondaire m3 143 50 7150,0
2_5 Lit de pose en sable m3 5 200 1000,0
Total 572600,0
Divers et imprévus (10 %) 57260,0
Total Général 629860,0

7 Ouvrages de réception

PU Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH DH HT
Ouvrage de réception n°1
1_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
1_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
1_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
1_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
1_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Ouvrage de réception n°2
2_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
2_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
2_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
2_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0

137 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf


Etude de protection contre les inondations de la commune rurale de
Aichoune

2_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0


Ouvrage de réception n°3
3_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
3_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
3_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
3_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
3_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Ouvrage de réception n°4
4_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
4_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
4_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
4_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
4_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Ouvrage de réception n°5
5_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
5_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
5_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
5_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
5_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Ouvrage de réception n°6
6_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
6_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
6_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
6_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
6_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Ouvrage de réception n°7
7_1 Déblais pour fouilles m3 70 35 2450,0
7_2 Enrochement m3 6 200 1200,0
7_3 Béton de propreté m3 2 600 1200,0
7_4 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 7 1200 8400,0
7_5 Acier H.A kg 1033 14 14462,0
Total 193984,0

Divers et imprévus (10 %) 19398,4

Total Général 213382,4

138 E.N.S.A.H HAFIDI Achraf