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FSR Mécanique des Milieux Continus UM5

René Descartes : (1596-1650)


René Descartes a écrit les principes de la philosophie en 1644, dont l’objectif est de « donner des fondements rigoureux à la philosophie». La
physique cartésienne est fondée sur l’identification de la matière avec la quantité géométrique : la pesanteur et le mouvement sont ramenés
à une explication mécaniste. Sa description du monde est essentiellement cinématique, le mouvement se transmettant de proche en proche
par contact. Dans les Principes de la Philosophie, Descartes distingue la cause première de tous les mouvements (Dieu, auteur de la
nature), des causes secondes appelées les lois de la nature, qui régissent le mouvement des parties de la matière.

Ebauche de cours de la
mécanique des Fluides pour
SMP-S6

Galilée : (1564-1642)
La philosophie est écrite dans ce grand livre, l'univers, qui ne cesse pas d'être ouvert devant nos yeux. Mais ce livre ne peut se lire si on ne
comprends pas le langage et on ne connaît pas les caractères avec lesquels il est écrit. Or, la langue est celle des mathématiques, et les caractères sont
triangles, cercles et d'autres figures géométriques. Si on ne les connaît pas, c'est humainement impossible d'en comprendre même pas un seul mot. Sans
eux, on ne peut qu'aller à la dérive dans un labyrinthe obscur et inextricable". G. Galilei, "Il Saggiatore", Rome, 1623
Sommaire
CINEMATIQUE DES FLUIDES...................................................................................................1
I. Généralités........................................................................................................................1
1. Définition d’un fluide ......................................................................................................1
2. Masse Volumique, Volume Spécifique, Compressibilité´ ............................................1
3. Vecteur tourbillon ...........................................................................................................1
4. Ligne de courant à un instant fixe .................................................................................1
5. Trajectoire ........................................................................................................................1
Exemples :.................................................................................................................................1
6. Ligne d’émission à un instant fixe .................................................................................2
7. Tube de courant ...............................................................................................................2
Remarque : ...............................................................................................................................2
8. Ecoulement plan ..............................................................................................................2
9. Ecoulement uniforme ......................................................................................................2
10. Ecoulement irrotationnel ...........................................................................................2
11. Ecoulement permanent, dit stationnaire ..................................................................2
II. Description du mouvement ............................................................................................2
1. Description de Lagrange .................................................................................................2
2. Description d’Euler ..........................................................................................................2
3. Dérivée particulaire ........................................................................................................3
4. Accélération......................................................................................................................3
III. Conservation de La Masse ...........................................................................................3
1. Equation de continuité ....................................................................................................3
2. Fonction de courant pour un écoulement bidimensionnel ........................................4
IV. Déformation des Fluides .............................................................................................5
1. Champ gradient de vitesses et déformation .................................................................5
2. Etude du champ du vecteur tourbillon .........................................................................5
3. Théorème de Kelvin ........................................................................................................6
EQUATIONS DU MOUVEMENT ................................................................................................7
I. Equation de Navier Stokes ..............................................................................................7
1. Tenseur des contraintes .................................................................................................7
2. Loi de comportement des fluides Newtonniens ..........................................................7
3. Equation du mouvement.................................................................................................7
II. Discussion des équations de Navier-Stokes .................................................................7
1. Equation de Navier Stokes pour des fluides particuliers ...........................................7
2. Equation de Navier Stokes pour des mouvements particuliers ................................8
Cas particulier : ........................................................................................................................8

A. Rtibi ii
ETUDE ENERGETIQUE ........................................................................................................... 10
I. premier principe de la thermodynamique ................................................................. 10
1. Théorème de l’énergie cinétique ................................................................................. 10
2. Enoncé du premier principe......................................................................................... 10
3. Cas d’un fluide Newtonien ............................................................................................ 11
4. Fluide de stokes ............................................................................................................. 11
II. Second principe de la thermodynamique................................................................... 11

A. Rtibi iii
CINEMATIQUE DES FLUIDES
I. Généralités
1. Définition d’un fluide
Un fluide est un milieu matériel continu qui se déforme continuellement sous l’action de la
moindre force de cisaillement. Ce pourquoi on dit que le fluide s’écoule. Un fluide prend la forme
du récipient avec les parois duquel il est en contact. Le mot fluide est synonyme de substance
dont les éléments se mettent en mouvement avec une liberté totale (fluides idéaux, dits non
visqueux) ou une liberté restreinte (fluides réels, dits visqueux).
2. Masse Volumique, Volume Spécifique, Compressibilité´
𝛿𝑚
𝜌 = lim (𝐾𝑔 𝑚 3 )
𝛿𝑉 →0 𝛿𝑉
1
𝑉𝑠 = (𝑚 3 𝐾𝑔)
𝜌
1 𝜕𝑉 1 𝜕𝜌
𝐾=− = (𝑚 2 𝑁)
𝑉 𝜕𝑝 𝑇 𝜌 𝜕𝑝 𝑇
3. Vecteur tourbillon
1
𝑤 = 𝑟𝑜𝑡𝑣
2
4. Ligne de courant à un instant fixe
On appelle ligne de courant une courbe dont la direction tangente en chacun de ses
points est la direction du vecteur vitesse. L’équation d’une ligne de courant se calcule
par intégration des équations obtenues { l’aide de :
𝑑𝑥1 𝑑𝑥2 𝑑𝑥3
= =
𝑣1 𝑣2 𝑣3
5. Trajectoire
Ensemble des positions occupées par une particule fluide donnée
Exemples :

𝑣 𝑎𝑦, −𝑎𝑥, 0 𝑎∈ℝ

𝑥 = 𝑦0 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑡 + 𝑥0 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑡
𝑦 = 𝑦0 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑡 − 𝑥0 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑡
𝑧 = 𝑧0

𝑥2 + 𝑦2 = 𝑐2
𝑧 = 𝑧0

ce qui montre que la trajectoire est un cercle dans le plan 𝑧 = 𝑧0

𝑣 𝑎(𝑡)𝑥, −𝑎(𝑡)𝑦, 0

𝑥 = 𝑥0 𝑒 𝐴𝑡
𝑦 = 𝑦0 𝑒 −𝐴𝑡
𝑧 = 𝑧0

𝐴= a t dt
𝐴(0) = 0

A. Rtibi 1
6. Ligne d’émission à un instant fixe

On appelle lignes d’émission les courbe tracées, à un instant 𝑡, par toutes les particules
qui ont passé par un point P.

7. Tube de courant
Un tube de courant est un ensemble de lignes de courant s’appuyant sur un contour
fermé

Remarque :

A priori, les trajectoires, les lignes de courant et les lignes démission sont des entités différentes.
Toutefois ces concepts sont identiques dans le cas d'écoulements stationnaires.

8. Ecoulement plan
Un écoulement plan est un écoulement dont le champ de vitesse est, à tout instant, parallèle à un
même plan, et qui ne varie pas perpendiculairement au plan.
9. Ecoulement uniforme
L’écoulement du fluide est uniforme si ses composantes de vitesse sont indépendantes des
coordonnées d’espace
10. Ecoulement irrotationnel
𝐫𝐨𝐭𝐯 = 𝟎
Dans ce cas la vitesse dérive d’un potentiel scalaire
11. Ecoulement permanent, dit stationnaire
Dans un tel écoulement la vitesse, la masse volumique ainsi que les autres grandeurs physiques,
sont indépendantes de t.
II. Description du mouvement
1. Description de Lagrange 𝑓𝑡 0 ,𝑡
Soit 𝛀0 la configuration géométrique à 𝐭 0 choisit
𝑀0 𝑀
arbitrairement dite de référence.
La description de Lagrange consiste à donner la position à tout
instant de toutes les particules identifiées par leurs positions à 𝛀0 𝛀𝑡
𝐭0
𝑀 = 𝑓t 0 ,𝑡 M0 , 𝑡 ; M0 ∈ Ω0 ; 𝑡 ∈ ℝ+
Toute grandeur physique 𝓐 définie pour une particule, sa description de Lagrange est donnée
par la fonction 𝒜𝐿 M0 , 𝑡 .

2. Description d’Euler
Soit 𝛀 un domaine géométrique fixe traversé par un milieu matériel continu en mouvement.
Chaque point 𝑀 de 𝛀 est un point d’observation.

A. Rtibi 2
En un point d’observation 𝑀 donné, les vitesses qu’on observe au cours du temps sont des
vitesses de particules différentes mais qui passent par 𝑀 à des instants différents.
𝐕 = 𝐕𝐄 𝐌, 𝐭 ; 𝑀 ∈ 𝛀 ; 𝑡 ∈ ℝ+
Toute grandeur physique 𝓐 définie pour une particule, sa description d’Euler est donnée par la
fonction 𝓐𝑬 𝑴, 𝒕 .

3. Dérivée particulaire
On appelle dérivée particulaire d’une grandeur physique 𝓐 la dérivée par rapport au temps de
𝒅𝓐
cette grandeur quand on suit la particule dans son mouvement, 𝒅𝒕
- Dans la description de Lagrange
𝑑𝒜 𝜕𝒜𝐿 M0 , 𝑡
=
𝑑𝑡 𝜕𝑡
- Dans la description d’Euler
𝑑𝒜 𝒜𝐸 𝑀′ , 𝑡 ′ − 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡
= lim
𝑑𝑡 𝑡 ′ →𝑡 𝑡′ − 𝑡
𝑑𝒜 𝒜𝐸 𝑀 , 𝑡 − 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡 ′ + 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡 ′ − 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡
′ ′
= lim
𝑑𝑡 𝑡 ′ →𝑡 𝑡′ − 𝑡
′ ′ ′
𝑑𝒜 𝒜𝐸 𝑀 , 𝑡 − 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡 ′ − 𝒜𝐸 𝑀, 𝑡
= lim + lim
𝑑𝑡 𝑡 ′ →𝑡 𝑡′ − 𝑡 𝑡 ′ →𝑡 𝑡′ − 𝑡
𝑑𝒜 𝑔𝑟𝑎𝑑𝒜𝐸 . 𝑑𝑀 𝜕𝒜𝐸 𝑀, 𝑡
= lim +
𝑑𝑡 𝑡 ′ →𝑡 𝑡′ − 𝑡 𝜕𝑡
𝑑𝒜 𝜕𝒜𝐸 𝑀, 𝑡
= 𝑔𝑟𝑎𝑑𝒜𝐸 . 𝑉 𝑀, 𝑡 +
𝑑𝑡 𝜕𝑡
𝜕𝒜𝐸 𝑀,𝑡
𝜕𝑡
, ce terme est dit dérivée propre ou dérivée eulérienne.
𝑔𝑟𝑎𝑑𝒜𝐸 . 𝑉 𝑀, 𝑡 , ce terme est dit dérivée convective.

4. Accélération
- Description de Lagrange
𝜕𝑉𝐿 M0 , 𝑡
Γ𝐿 =
𝜕𝑡
- Description d’Euler :
𝜕𝑉𝐸 𝑀, 𝑡
Γ𝐸 = 𝑉𝐸 𝑀, 𝑡 . 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑉𝐸 . +
𝜕𝑡
Exemple :
𝑥 = 𝑥0 𝑒 𝑎𝑡 𝑦 = 𝑦0 𝑒 −𝑎𝑡 𝑧 = 𝑧0
𝜕𝑟
𝑣= = 𝑎𝑥0 𝑒 𝑎𝑡 , −𝑎𝑦0 𝑒 −𝑎𝑡 , 0 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛é𝑒𝑠 𝐿𝑎𝑔𝑟𝑎𝑛𝑔𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠
𝜕𝑡 𝒓𝟎
𝑣 = 𝑎𝑥, −𝑎𝑦, 0 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛é𝑒𝑠 𝐸𝑢𝑙é𝑟𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒
𝜕𝑣
= 𝑎2 𝑥0 𝑒 𝑎𝑡 , 𝑎2 𝑦0 𝑒 −𝑎𝑡 , 0 = 𝑎2 𝑟 𝑒𝑛 𝐷𝑒𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐿𝑎𝑔𝑟𝑎𝑛𝑔𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠
𝜕𝑡 𝒓𝟎
𝜕𝑣
=0 𝑒𝑛 𝐷𝑒𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐸𝑢𝑙é𝑟𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒
𝜕𝑡 𝑟

III. Conservation de La Masse


1. Equation de continuité
La conservation de la masse est une loi fondamentale de la mécanique.
𝑣1 𝑆1 = 𝑣2 𝑆2 = 𝑣3 𝑆3
Cette équation montre que 𝑣1 > 𝑣2 > 𝑣3 car 𝑆1 < 𝑆2 < 𝑆3 .

A. Rtibi 3
Ecoulement dans une conduite à section variable de 𝑆1 à 𝑆3 avec 𝑆1 < 𝑆2 < 𝑆3 ; la vitesse étant supposée uniforme `a toute section S.

Pour exprimer cette loi sous forme différentielle, on considère maintenant un volume V fixe dans
l’espace et enfermé par une surface dérivable S. Le débit massique de fluide
entrant dans 𝑉 est :
− 𝜌 𝑣𝑑𝑠

Volume de contrôle 𝑉 fixe dans l’espace par rapport à un référentiel galiléen; 𝑛 est le vecteur
unitaire normale extérieur à S.

On a d’après la conservation de la masse:


𝑑
𝜌𝑑𝑉 = − 𝜌 𝑣𝑑𝑠
𝑑𝑡
et comme V est fixe dans l’espace on déduit que :
𝑑 𝜕𝜌
𝜌𝑑𝑉 = 𝑑𝑉
𝑑𝑡 𝜕𝑡
d’où :
𝜕𝜌
𝑑𝑉 = − 𝜌 𝑣 𝑑𝑠 = 𝑑𝑖𝑣(𝜌𝑣 )𝑑𝑉
𝜕𝑡
expression valable quelque soit 𝑉, ainsi on obtient l’équation de la continuité
𝜕𝜌
+ 𝑑𝑖𝑣 𝜌𝑣 = 0
𝜕𝑡
Compte tenu de la dérivée matérielle, on peut calculer le taux Lagrangienne (en suivant toute
particule dans son mouvement) en fonction des mesures Eulériennes, soit :
𝑑𝜌 𝜕𝜌
= + 𝑣. 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝜌
𝑑𝑡 𝜕𝑡
𝑑𝜌
+ 𝜌𝑑𝑖𝑣𝑣 = 0
𝑑𝑡
𝑑𝜌
Ecoulement incompressible 𝑑𝑡 = 0:
𝜌𝑑𝑖𝑣𝑣 = 0
𝑑𝑖𝑣𝑣 𝑑𝑉 = 𝑣 𝑑𝑠 = 0
ainsi le débit volumique total à travers toute surface fermée est nul.
2. Fonction de courant pour un écoulement bidimensionnel

A. Rtibi 4
Pour un écoulement incompressible on a :
𝑑𝑖𝑣𝑣 = 0
Supposons le plan du mouvement (𝑒1 , 𝑒2 ) alors il existe un vecteur 𝜓𝑒3 tel que :
𝑣 = 𝑟𝑜𝑡(𝜓𝑒3 )
𝜓 est la fonction de courant de l’écoulement.
Calculons maintenant le débit par unité de hauteur à travers la surface 𝐴𝐵𝐶𝐷 :
𝑣 𝑑𝑠 = 𝑟𝑜𝑡(𝜓𝑒3 ) 𝑑𝑠 = 𝜓𝑒3 𝑑𝑙 = 𝑏 − 𝑎
Par conséquent, l’écoulement devient autant plus rapide que les lignes de courant s’approchent
l’une de l’autre.

IV. Déformation des Fluides


1. Champ gradient de vitesses et
déformation
Tout élément de fluide est soumis au cours de son 𝑓𝑡,𝑡+𝑑𝑡
𝑟 + 𝑑𝑟
mouvement à trois changements : une translation, 𝑟
une rotation, et une déformation. 𝑟
On a pour un 𝑑𝑡 suffisamment petit: 𝛀𝑡 𝛀𝑡+𝑑𝑡
𝑣 𝑟 + 𝑑𝑟 = 𝑣 𝑟 + ∇𝑣 . 𝑑𝑟
tel que pour 𝑟 = 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 𝑇 :
𝑣1,1 𝑣1,2 𝑣1,3
𝜕𝑣𝑖
∇𝑣 = 𝑣𝑖,𝑗 = = 𝑣2,1 𝑣2,2 𝑣2,3
𝜕𝑥𝑗 𝑣3,1 𝑣3,2 𝑣3,3
On décompose ce tenseur en tenseur symétrique et tenseur antisymétrique,
1 1
𝑣𝑖,𝑗 = 𝑣𝑖,𝑗 + 𝑣𝑗 ,𝑖 + 𝑣𝑖,𝑗 − 𝑣𝑗 ,𝑖 = 𝐷𝑖𝑗 + 𝑤𝑖𝑗
2 2
𝑣 𝑟 + 𝑑𝑟 = 𝑣 𝑟 + 𝑤𝑖𝑗 . 𝑑𝑟 + 𝐷𝑖𝑗 . 𝑑𝑟
Or 𝑤𝑖𝑗 est antisymétrique donc existe un vecteur 𝑤, dit vecteur adjoint de l’application relative
au tenseur 𝑤𝑖𝑗 tel que 𝑤𝑖𝑗 . 𝑑𝑟 = 𝑤 ∧ 𝑑𝑟
𝑣 𝑟 + 𝑑𝑟 = 𝑣 𝑟 + 𝑤 ∧ 𝑑𝑟 + 𝐷𝑖𝑗 . 𝑑𝑟
1
𝑤 ∧ 𝑑𝑟 : Changement dû à la rotation, 𝑤 = 2 𝑟𝑜𝑡𝑣 est dit vecteur rotation
𝐷𝑖𝑗 . 𝑑𝑟 : Changement dû à la déformation
Ω = 𝑟𝑜𝑡𝑣 : Vorticité
Exercice :
Considérons l’écoulement défini par : 𝑢 = 𝛽𝑦 𝑣=0
Calculer la fonction de courant pour cet écoulement et 𝑟𝑜𝑡𝑣.
En déduire le vecteur tourbillon
Donner les deux tenseurs taux déformation et taux de rotation.
Trouver les valeurs propres et vecteurs propres du tenseur taux de déformation
Quelle est la signification physique des signes de ces valeurs propres.
2. Etude du champ du vecteur tourbillon
On appelle ligne (ou fil) tourbillonnaire (ou une ligne de rotation) toute courbe dans l’espace
dont la tangente en chacun de ses points est parallèle, { tout instant t fixe, au ‘vecteur tourbillon’

A. Rtibi 5
𝑤. L’équation différentielle d’une telle ligne satisfait alors
𝑤 ∧ 𝑑𝑟 = 0 , 𝑑𝑟 est tangent à la courbe en coordonnées
curvilignes, soit

𝑑𝑥1 𝑑𝑥2 𝑑𝑥3


= = 𝑤
𝑤1 𝑤2 𝑤3
On définit les surfaces de rotation ou tourbillonnaires et les 𝑑𝑟
tubes de rotation ou tourbillonnaires à partir des lignes de 𝑓𝑖𝑙 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑏𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝒞
rotation de la même manière que sont définies les surfaces et les
tubes de courant à partir des lignes de courant.
Puisque :
1
w = 𝑟𝑜𝑡𝑣 ⟹ 𝑑𝑖𝑣w = 0
2

𝑑𝑖𝑣w 𝑑𝑉 = 0 = w . 𝑛𝑑𝑠

0= w. 𝑛𝑖 𝑑𝑠𝑖

w. 𝑛1 𝑑𝑠1 = − w. 𝑛2 𝑑𝑠2

Ce qui montre que le débit tourbillonnaire est indépendant du choix de 𝑆 et de C .


3. Théorème de Kelvin
On définit la circulation de vecteur vitesse le long d’une courbe fermée 𝐶 (un circuit fermée) par
v . 𝑑𝑙 = 𝛤
𝑑 𝑑 𝑑𝑝
𝛤= v . 𝑑𝑙 = −
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜌

Cette dérivée est nul si la masse volumique est constante


𝑑
𝛤=0
𝑑𝑡

A. Rtibi 6
EQUATIONS DU MOUVEMENT
I. Equation de Navier Stokes
1. Tenseur des contraintes
L’expression du vecteur contrainte 𝑇 sur la surface élémentaire 𝑑𝑆𝑛
3
𝑇
𝑛= 𝑛𝑖 𝑒𝑖
𝑛
𝑖=1

𝜎11 𝜎12 𝜎13 𝑛1 𝜎1 𝑛1


𝑇 𝑀, 𝑛 = 𝜎21 𝜎22 𝜎23 𝑛2 = 𝜎2 𝑛2
𝜎31 𝜎32 𝜎33 𝑛3 𝜎3 𝑛3

𝜎 = 𝜎𝑖𝑗 , tenseur de contraintes au .point 𝑀


La décomposition du tenseur de contraintes en un tenseur sphérique (isotrope) et un tenseur dit
déviateur donne :
𝑇𝑟(𝜎) 𝑇𝑟 𝜎
𝜎= 𝐼+ 𝜎− 𝐼 = 𝑠𝑝𝑕𝜎 + 𝑑𝑒𝑣𝜎
3 3
La composante déviateur de contraintes doit s’annuler pour tout fluide au repos. Ainsi le tenseur
de contraintes se réduit à :
𝑇𝑟(𝜎)
𝜎= 𝐼 = −𝑝𝐼
3
où p est la pression de fluide et 𝐼 un tenseur unité.
La composante déviateur du tenseur des contraintes dépend du mouvement et lié à la viscosité
de fluide et aux forces de cisaillement. Ces forces s’annulent pour un fluide au repos.
𝜎𝑖𝑗 = −𝑝𝐼 + 𝜏𝑖𝑗 𝑇𝑟 𝜏𝑖𝑗 = 0
𝜏𝑖𝑗 ∶ 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠
2. Loi de comportement des fluides Newtonniens
𝜎𝑖𝑗 = 2𝜇𝐷𝑖𝑗 + 𝜆𝐷𝑘𝑘 − 𝑝 𝛿𝑖𝑗 = 2𝜇𝐷𝑖𝑗 + 𝜆𝑑𝑖𝑣𝑣 − 𝑝 𝛿𝑖𝑗
𝜆 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑐𝑜𝑠𝑖𝑡é
Si le fluide est incompressible : 𝒅𝒊𝒗𝒗 = 𝟎
𝜎𝑖𝑗 = 2𝜇𝐷𝑖𝑗 − 𝑝𝛿𝑖𝑗
Si le fluide est non visqueux : 𝝀 = 𝝁 = 𝟎
𝜎𝑖𝑗 = −𝑝𝛿𝑖𝑗
Le tenseur des contraintes est donc sphérique et la contraint dans une direction normale 𝑛 est :
𝜎. 𝑛 = −𝑝𝑛
Si le fluide est au repos : 𝒗 = 𝟎 ⇒ 𝑫 = 𝟎, la loi de comportement devient :
𝜎𝑖𝑗 = −𝑝𝛿𝑖𝑗
3. Equation du mouvement
𝜌𝛾 = 𝑓 + 𝑑𝑖𝑣𝜎
𝜌𝛾 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝜇Δ𝑣 + 𝜆 + 𝜇 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑑𝑖𝑣𝑣
𝐸𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑁𝑎𝑣𝑖𝑒𝑟 − 𝑆𝑡𝑜𝑘𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑁𝑒𝑤𝑡𝑜𝑛𝑛𝑖𝑒𝑛

II. Discussion des équations de Navier-Stokes


1. Equation de Navier Stokes pour des fluides particuliers
a. Fluide au repos
Pour un fluide au repos 𝑣 = 0 , l’équation du mouvement se réduit à l’éequation hydrostatique,
𝑓 = 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝
b. Fluide incompressible

A. Rtibi 7
𝑑𝑣
𝜌 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝜇Δ𝑣
𝑑𝑡
c. Fluide non-visqueux ou Fluide idéal (parfait)
𝑑𝑣
𝜌 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 𝐸𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑛 𝑑′𝐸𝑢𝑙𝑒𝑟
𝑑𝑡
2. Equation de Navier Stokes pour des mouvements particuliers
a. Mouvement stationnaire
En variables d’Euler, un mouvement stationnaire est caractérisé par :
𝜕
=0
𝜕𝑡
Or
𝑑𝑣 𝜕𝑣
= + 𝑣. 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑣
𝑑𝑡 𝜕𝑡
L’équation de Navier Stokes devient :
𝜌𝑣 . 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑣 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝜇Δ𝑣 + 𝜆 + 𝜇 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑑𝑖𝑣𝑣
b. Mouvement irrotationnel
On a : a :
𝑑𝑣 𝜕𝑣 1
= + 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑣 2 + 𝑟𝑜𝑡𝑣 ∧ 𝑣
𝑑𝑡 𝜕𝑡 2
si 𝑟𝑜𝑡𝑣 = 0 alors :
𝜕𝑣 1
𝜌 + 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑣 2 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝜆 + 2𝜇 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑑𝑖𝑣𝑣
𝜕𝑡 2
Sachant qu’il existe un champs scalaire dit potentiel de vitesse 𝜑 tel que 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 = 𝑣
𝜕𝜑 1
𝜌. 𝑔𝑟𝑎𝑑 + 𝜌. 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 2 = 𝑓 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝜆 + 2𝜇 𝑔𝑟𝑎𝑑Δ𝜑
𝜕𝑡 2
Si 𝑓 dérive elle aussi d’un potentiel scalaire massique 𝑈 alors :
𝜕𝜑 1 1 𝜆 + 2𝜇
𝑔𝑟𝑎𝑑 + 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 2 = −𝑔𝑟𝑎𝑑𝑈 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 + 𝑔𝑟𝑎𝑑Δ𝜑
𝜕𝑡 2 𝜌 𝜌
Pour un fluide non visqueux :
𝜕𝜑 1 1
𝑔𝑟𝑎𝑑 + 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 2 = −𝑔𝑟𝑎𝑑𝑈 − 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝
𝜕𝑡 2 𝜌
𝜕𝜑 1 1
𝑔𝑟𝑎𝑑 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 2 + 𝑈 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 = 0
𝜕𝑡 2 𝜌
𝜕𝜑 1 𝑑𝑝
𝑑 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝜑 2 + 𝑈 + =0
𝜕𝑡 2 𝜌
𝝏𝝋 𝟏 𝒅𝒑
+ 𝒈𝒓𝒂𝒅𝝋 𝟐 + 𝑼 + = 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍′𝒆𝒔𝒑𝒂𝒄𝒆
𝝏𝒕 𝟐 𝝆
𝐸𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝐵𝑒𝑟𝑛𝑜𝑢𝑙𝑙𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑟𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
Cas particulier :
Fluide irrotationnel, incompressible stationnaire :
1 2
𝜌𝑣 + 𝑝 + 𝜌𝑈 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙 ′ 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠
2
c. Equation de Bernoulli pour un écoulement rotationnel, stationnaire :
1 2 1
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑣 + 𝑈 + 𝑟𝑜𝑡𝑣 ∧ 𝑣 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 = 0
2 𝜌
1 2 1
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑣 + 𝑈 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑝 = 𝑣 ∧ 𝑟𝑜𝑡𝑣 = 𝑣 ∧ 𝜔
2 𝜌
𝑣
L’équation d’Euler peut s’intégrer le long des lignes de courant 𝑑𝑟 = 𝑑𝑟
𝑣

A. Rtibi 8
1 2 𝑝
𝑣 +𝑈+ = 𝑣 ∧ 𝜔 𝑑𝑟 = 𝑐𝑡𝑒
2 𝜌
On pose
𝟏 𝟐 𝒑
𝓗= 𝒗 +𝑼+ = 𝒄𝒕𝒆 (𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭)
𝟐 𝝆
ℋ est une fonction scalaire dénommée fonction de Helmholtz qui change d’une ligne de courant
à une autre.
le vecteur 𝜔 ∧ 𝑣 , 𝜔 = 𝑟𝑜𝑡𝑣 est normal à la surface ℋ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 qui, lui même, est normal à
la fois à 𝑣 et 𝜔. Par conséquent toute surface 𝓗 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 contient les lignes de courant et
fils tourbillonnaires

𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 ℋ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑒𝑡 fi𝑙 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑏𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒:


𝐵𝑒𝑟𝑛𝑜𝑢𝑙𝑙𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙.
Exercice 1
Considérons l’écoulement d’un liquide débouchant d’un petit orifice situé { la parois (et près de
la base) d’un réservoir de grande dimension. L’écoulement { tout instant est presque
stationnaire, et si le tuyau n’est pas trop long et de diamètre pas trop petit, l’effet de viscosité
serait confiné { une petite région au voisinage immédiat des parois du tuyau dénommé couche
limite. Les lignes de courant commencent alors { la surface libre, et convergent en s’approchant
vers le tuyau.

𝐸𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑠𝑠𝑢 𝑑’𝑢𝑛 𝑟é𝑠𝑒𝑟𝑣𝑜𝑖𝑟


1- Donner le taux de variation temporelle de 𝑕
2- En déduire le temps nécessaire pour vider le réservoir si 𝑕 𝑡 = 0 = 𝑕0
Exercice 2
Le tourbillon (vortex) de Rankin
On appelle vortex de Rankin le champ de vitesse défini par
Ω
𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟 < 𝑎
2 𝜃
Ωa2
𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟 > 𝑎
2𝑟 𝜃
1- Donner l’expression de la fonction de courant.
2- Donner l’expression de la fonction de Helmholtz
3- En considérant la continuité de la pression en 𝑟 = 𝑎, trouver la constante.

A. Rtibi 9
4- En déduire 𝑧 en fonction de 𝑟 à la surface libre du tourbillon.

ETUDE ENERGETIQUE
I. premier principe de la thermodynamique
1. Théorème de l’énergie cinétique
Ce théorème est une conséquence du principe fondamentale de la mécanique:
𝑑𝑣
𝜌𝑣 . = 𝑣. 𝑑𝑖𝑣𝜎 + 𝜌𝑣. 𝑓
𝑑𝑡
Soit encore
𝑑 𝑣2 𝜹𝓓
𝜌 = 𝑣 . 𝑑𝑖𝑣𝜎 + 𝜌𝑣. 𝑓
𝑑𝑡 2 𝓓
En utilisant l’identité
𝑑𝑖𝑣 𝜎. 𝑣 = 𝑑𝑖𝑣𝜎. 𝑣 − 𝜎: 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑡 𝑣 𝑑𝑣
𝑑 𝑣2
𝜌 = 𝑑𝑖𝑣 𝜎. 𝑣 − 𝜎: 𝐷 + 𝜌𝑣. 𝑓
𝑑𝑡 2
Pour un volume 𝑑𝑣 on a :
𝑑 𝑣2
𝜌 𝑑𝑣 = 𝑑𝑖𝑣 𝜎. 𝑣 − 𝜎: 𝐷 + 𝜌𝑣 . 𝑓 𝑑𝑣
𝑑𝑡 2
𝑑 𝑣2
𝑑𝑚 = 𝑑𝑖𝑣 𝜎. 𝑣 − 𝜎: 𝐷 + 𝜌𝑣. 𝑓 𝑑𝑣
𝑑𝑡 2
Dans un domaine 𝒟
𝑑 𝑣2
𝑑𝑚 = 𝑑𝑖𝑣 𝜎. 𝑣 − 𝜎: 𝐷 + 𝜌𝑣 . 𝑓 𝑑𝑣
𝑑𝑡 2
2
𝑑 𝑣
𝑑𝑚 = −𝜎: 𝐷𝑑𝑣 + 𝑣 𝜎. 𝑛 𝑑𝑠 + 𝜌𝑣. 𝑓 𝑑𝑣
𝑑𝑡 2
𝑑𝐸𝑐
= 𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑖𝑛𝑡 + 𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡
𝑑𝑡
𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑖𝑛𝑡 = −𝜎: 𝐷𝑑𝑣

𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡 = 𝑣 𝜎. 𝑛𝑑𝑠 + 𝜌𝑣. 𝑓 𝑑𝑣


𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡 = 𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑖𝑞𝑢𝑒 + 𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒

2. Enoncé du premier principe


Soit 𝒟 un domaine matériel, dont le champ de vitesses en variables d’Euler est 𝑣(𝑀, 𝑡) et de
masse volumique 𝜌(𝑀, 𝑡).
Il existe une fonction d’état scalaire 𝑢 dite é𝑛𝑒𝑔𝑖𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒 telle que l’énergie interne
totale 𝑈 de 𝒟 est :

𝑈= 𝑢 𝑑𝑚
𝒟
On appelle énergie totale 𝐸 de 𝒟
𝐸 = 𝐸𝑐 + 𝑈
Le premier principe affirme que la variation de l’énergie totale de 𝒟 est due aux apports
extérieurs d’énergie et ce indépendamment du chemin suivi: 𝒒
𝚫𝑬 = 𝚫𝑬𝒄 + 𝚫𝑼 = 𝑾 + 𝑸
𝒅𝑬
= 𝓟𝒄𝒂𝒍 𝒆𝒙𝒕 + 𝓟𝒎𝒆𝒄 𝒆𝒙𝒕
𝒅𝒕 𝜹𝓓
𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡 = 𝑣 𝜎. 𝑛𝑑𝑠 + 𝜌𝑣. 𝑓 𝑑𝑣 𝓓

𝒫𝑐𝑎𝑙 𝑒𝑥𝑡 =− 𝑞. 𝑛𝑑𝑠 + 𝑟 𝑑𝑣 𝑑𝑣


𝒓

A. Rtibi 10
𝑟 (𝑤/𝑚 3 ) puissance calorifique volumique produite par l’extérieur
𝑞 (𝑤/𝑚 2 ) puissance calorifique massique produite par conduction à travers la frontière de 𝒟
𝑑𝐸
= 𝒫𝑐𝑎𝑙 𝑒𝑥𝑡 + 𝒫𝑚𝑒𝑐 𝑒𝑥𝑡
𝑑𝑡
𝑑𝑈 𝑑𝐸𝑐
+ = 𝑣𝜎. 𝑛𝑑𝑠 + 𝜌𝑣. 𝑓𝑑𝑣 − 𝑞. 𝑛𝑑𝑠 + 𝑟 𝑑𝑣
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑈
= 𝜎: 𝐷𝑑𝑣 − 𝑞. 𝑛𝑑𝑠 + 𝑟 𝑑𝑣
𝑑𝑡
𝒅𝒖
𝝆 = 𝝈: 𝑫 − 𝒅𝒊𝒗𝒒 + 𝒓
𝒅𝒕
3. Cas d’un fluide Newtonien
𝝈: 𝑫 = 𝟐𝝁𝑫: 𝑫 + 𝝀𝑻𝒓𝑫 − 𝒑 𝑰: 𝑫 = 𝟐𝝁𝑫: 𝑫 + 𝝀(𝑻𝒓𝑫)𝟐 − 𝒑𝑻𝒓𝑫
= 𝝁 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒗: 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒗 + 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒗: 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒕 𝒗 + 𝝀 𝒅𝒊𝒗𝒗 𝟐 − 𝒑𝒅𝒊𝒗𝒗
Le terme −𝜇 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑣 : 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑣 + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑣: 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑡 𝑣 − 𝜆 𝑑𝑖𝑣𝑣 2 est dit puissance mécanique
volumique des efforts intérieurs de viscosité.
Le terme 𝑝𝑑𝑖𝑣𝑣 est dit puissance mécanique volumique des efforts intérieurs de pression.
Remarques :
 Pour un fluide non visqueux
𝓟𝒎𝒆𝒄 𝒊𝒏𝒕/𝒗𝒐𝒍 = 𝒑𝒅𝒊𝒗𝒗
 Pour un fluide non visqueux et incompressible
𝓟𝒎𝒆𝒄 𝒊𝒏𝒕/𝒗𝒐𝒍 = −𝝈: 𝑫 = 𝟎
4. Fluide de stokes
On peut décomposer le tenseur des taux de déformation 𝐷 en partie sphérique et déviatorique
1
𝐷𝑠 = 𝑇𝑟𝐷. 𝐼 𝐷𝑑 = 𝐷 − 𝐷𝑠
3
𝐷𝑠 est un taux de déformation pour un mouvement de dilatation ou compression sphérique c.à.d.
dû à un changement de volume sans changement de forme.
𝐷𝑑 est un taux de déformation pour un mouvement sans changement de volume.
1
𝐷: 𝐷 = (𝑇𝑟𝐷)2 + 𝐷𝑑 : 𝐷𝑑
3
2𝜇
𝒫𝑚 𝑒𝑐 𝑖𝑛𝑡 /𝑣𝑜𝑙 = − 𝜆 + 𝑇𝑟𝐷 2 − 2𝜇𝐷𝑑 : 𝐷𝑑 + 𝑝𝑇𝑟𝐷
3
Cette décomposition permet de séparer la puissance mécanique volumique des efforts intérieurs
de viscosité en deux termes :
 La puissance mécanique volumique des efforts intérieurs de viscosité de volume :
2𝜇 2
− 𝜆+ 𝑇𝑟𝐷
3
2𝜇
𝜆+ ∶ 𝑣𝑖𝑠𝑐𝑜𝑠𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒
3
 La puissance mécanique volumique des efforts intérieurs de viscosité de
distorsion ou de cisaillement :
−2𝜇𝐷𝑑 : 𝐷𝑑
On appelle Fluide de Stokes un fluide tel que sa viscosité de volume est nulle :
𝟐𝝁
𝝀+ =𝟎
𝟑
Il n’a qu’un seul coefficient de viscosité
𝟐𝝁
𝓟𝒎𝒆𝒄 𝒊𝒏𝒕/𝒗𝒐𝒍 = −𝟐𝝁𝑫: 𝑫 + 𝒅𝒊𝒗𝒗 𝟐 + 𝒑𝒅𝒊𝒗𝒗
𝟑
II. Second principe de la thermodynamique
L’entropie du Domaine 𝒟 est:

A. Rtibi 11
𝑆= 𝑠 𝑑𝑚
𝒟
𝑆: 𝐸𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝒟
𝑠: 𝐸𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒
Le taux de variation de l’entropie du domaine 𝒟 :
𝑑𝑆 𝑟 𝑞. 𝑛
≥ 𝑑𝑣 − 𝑑𝑠
𝑑𝑡 𝒟 𝑇 𝒟 𝑇
Localement cet expression devient :
𝒅𝒔 𝒓 𝒒
𝝆 ≥ − 𝒅𝒊𝒗
𝒅𝒕 𝑻 𝑻
Pour les transformations réversibles, on a l’égalité. Pour les transformations irréversibles, il y’a
une production supplémentaire non due { l’apport externe de la chaleur mais { un mécanisme
de production interne.

𝒅𝒔 𝒓 𝒒 𝚽
𝝆 = − 𝒅𝒊𝒗 +
𝒅𝒕 𝑻 𝑻 𝑻
3
𝚽 ∶ dissipation w m , elle est positive ou nulle

𝑑𝑠 𝑟 𝑞 Φ
𝜌= − 𝑑𝑖𝑣 +
𝑑𝑡 𝑇 𝑇 𝑇
𝑑𝑠 𝑟 1 𝑞 . 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑇 Φ
𝜌 = − 𝑑𝑖𝑣𝑞 + +
𝑑𝑡 𝑇 𝑇 𝑇2 𝑇
𝒅𝒔 𝒅𝒖 𝒒
𝝆 𝑻 − + 𝝈: 𝑫 − . 𝒈𝒓𝒂𝒅𝑻 = 𝚽 ≥ 𝟎
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝑻
𝛷 = 𝛷𝑡𝑕 + 𝛷𝑖𝑛𝑡
𝑞
𝛷𝑡𝑕 = − . 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑇 dissipation thermique
𝑇
𝑑𝑠 𝑑𝑢
𝛷𝑖𝑛𝑡 = 𝜌 𝑇 − + 𝜎: 𝐷 dissipation intrinsèque
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Remarques :
 On admet généralement que les deux dissipation sont positives. On écrit donc le
deuxième principe :

𝜱𝒕𝒉 ≥ 𝟎 ; 𝜱𝒊𝒏𝒕 ≥ 𝟎

 On peut exprimer la relation de la dissipation en fonction de l’énergie libre


𝑒 = 𝑢 − 𝑠𝑇
𝑑𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑇 𝑑𝑠
= −𝑠 −𝑇
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝒅𝒆 𝒅𝑻 𝒒
−𝝆 +𝒔 + 𝝈: 𝑫 − . 𝒈𝒓𝒂𝒅𝑻 = 𝚽 ≥ 𝟎
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝑻

A. Rtibi 12
A. Rtibi 13