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Normes IFRS

Robert teller
Rafonier (gèneve))
Chrésetien haolo

Au cours de 20 dernières années, l’accélération de l’internalisation des économies puis leur mondialisation et la
globalisation puis des marchés financiers, qui en a résulté, ont rendu impérative l’harmonisation, à l’échelle mondiale,
de l’information comptable et financière fournie aux investisseurs.
En effet, il devenait impossible pour les acteurs de l’économie que sont les entreprise, de pouvoir convenablement se
comparer et se concurrencer sur le marché mondial, sans pour autant tenir compte des divergences réglementaires
qui existent dans les législations financières et comptables actuelles. De plus, la multiplication des scandales financiers
comme ceux d’Enon, Worldcom ou encore Vivendi a perturbé la confiance des investisseurs.
Ainsi, afin d’éviter une désaffection de marchés, les réglementations et la normalisation sont devenues accrues.
L’objectif est donc l’accroissement de la transparence pour l’investisseur ; et de renforcer les moyens de contrôles pour
l’administration.
L’IASC est devenue au 1er avril 2000,
L’IASB (International Accountning Standard Board) et c’est à cette date que les nouvelles normes adoptées ont
commencée à s’appeler IFRS à la place de IAS.
L’adoption des normes IFRS dans le monde est en train de se réaliser à grande vitesse : En 2002, l’UE a décidé
d’uniformiser les règles comptables de ses Etats-membres en adaptant les normes IFRS.
Pour le Maroc, le CDVM avait exigé qu’à partir de 2005, les groupes cotés doivent leurs comptes consolidés selon un
référentiel déterminé (marocain ou IFRS)
Toutefois, l’ouverture à l’international, la double cotation (paris et casa), ainsi que la désuéltude du référentiel
comptable de consolidation P/P aux groupes internationaux faisant appel public à l’Epargne ont fait que la de plus en
plus de sociétés marocaines (Maroc télécom, ONA, SNI,..) ont adopté le référentiel de l‟IASB, étant donné que les IFRS
constituent un référentiel de qualité reconnue par les différentes places financières au niveau international.
Si pour l’instant, au Maroc, toutes les stés ne sont pas concernées, les normes ont vocation à s’appliquer à terme à
l’ensemble des eses, contexte international l’oblige. De ce fait, le législateur et les organismes de normalisations
marocains sont appelés à moderniser les normes comptables et le droit financier en vigueur pour permettre une
implémentation optimale des normes IAS/IFRS.
La maitrise des normes comptables internationales et de leur l’application est inéluctablement l'une des conditions de
la réussite de l'harmonisation comptable au Maroc. Une bonne connaissance des normes IAS/IFRS permettra de
renseigner sur les différents retraitements à apporter aux normes comptables marocaines pour qu’elles soient
conformes aux normes comptables internationales. A travers une étude comparative des normes IAS/IFRS et des
normes comptables marocaines, nous tenterons, dans ce qui suit, de dégager les principales modifications à introduire
à la comptabilité marocaine pour qu’elle soit conforme aux prescriptions des normes internationales. Pour ce faire,
nous aborderons, dans une première partie, le cadre conceptuel des normes : IAS/IFRS : Nous essayerons d’expliquer
ce que sont les normes IFRS, comment elles ont été mis en place, dans quels buts et quel changement vont- elles
impliquer. La deuxième partie sera consacrée aux normes comptables marocaines : nous procéderons à une
présentation du cadre conceptuel des normes comptables marocaines, du contenu de ces normes et les principaux
retraitements comptables nécessaires pour assurer le passage des normes marocaines aux normes IAS/IFRS
Chapitre 1 : Cadre conceptuel des normes IAS/IFRS
Parler des origines des normes comptables internationales, c'est parler du cadre réglementaire international des
normes IAS/IFRS, à savoir l'IASC (International Accounting Standards Committee).
I - CONSTITUTION DE L’IASC
L’International Accounting Standards Committee (IASC) fut créé en 1973 par Henri Benson, l’un des anciens présidents
de la plus importante organisation professionnelle britannique
(Institute of Chartered Accountants of England and Wales). Cette initiative privée, rassemblant les instances
professionnelles de neuf pays, n’avait pas pour objet initial d’ériger une normalisation internationale.
Jusqu’à la fin des années 80, le travail de l’IASC consistait à rechercher un consensus normatif permettant la
comparabilité des états financiers. Toutefois, la normalisation nationale restait la règle, chaque pays s’efforçant à ce
que les IAS (International Accounting Standards) publiées par le Board soient compatibles avec les normes et
conventions locales et non l’inverse. Cette recherche du consensus ne pouvait qu’aboutir à un jeu d’options multiples
nuisant à la comparabilité des états financiers.
En 1986, l‟IASC se pencha sur un travail qui allait devenir ultérieurement le socle de la normalisation comptable : la
construction d’un cadre conceptuel susceptible d’apporter des réponses à quelques questions essentielles. En 1989, ce
cadre conceptuel était achevé ; il permettait d’identifier sans ambiguïté les principaux destinataires des états financiers
(les apporteurs de capitaux à risque), de préciser les caractéristiques qualitatives de l’information financière, de
formuler un vocabulaire précis, enfin de définir la forme et le contenu des documents de synthèse. Globalement, ce
cadre conceptuel, assez peu différent de celui du FASB, s’inscrivait dans une logique anglo-saxonne privilégiant
l’information de marché, la prééminence de la substance sur la forme et la préférence de la juste valeur au coût
historique.
Au début des années 90, sous la pression d’un double constat, l’IASC changea de stratégie. En premier lieu,
l’Organisation Internationale des Comités de Valeurs (OICV), regroupant les principaux régulateurs des marchés

1
boursiers, éprouvait un besoin urgent de normalisation internationale. D’une place financière à l’autre, les états
financiers étaient assez peu comparables et seules les normes américaines formaient un ensemble achevé.
Afin d’éviter que l’OICV, très influencée par la SEC américaine, ne produise ses propres normes, l’IASC s’engagea dans
une politique de réduction des options comptables devant aboutir à un seul traitement technique de référence, avec,
néanmoins, la possibilité de recourir à un traitement alternatif secondaire.
En 1993, l’OICV adopta un premier ensemble de normes pouvant être acceptées par les régulateurs nationaux. Forts
de ce succès, l’IASC et l’OICV s’engagèrent, contractuellement,
en 1995, à proposer un corps de normes essentielles (core standards) acceptables par l’ensemble des places financières
internationales.
Ce travail considérable déboucha, en 2000, sur la publication d’une résolution de l’OICV recommandant à chacun de
ses membres d’adopter les normes IAS pour les sociétés cotées étrangères. Cette alliance objective réussie avec l’OICV
donna alors une très forte crédibilité à l’IASC et la posa de facto en instance de normalisation alternative au FASB
américain.
En second lieu, sur un plan institutionnel, l’IASC restait une organisation «trop» professionnelle largement dominée
par l’IFAC, car les dix-sept personnes composant le
Board étaient nommées par son conseil. Pour s’ériger en «normalisateur » international, il fallait acquérir une légitimité
plurielle et incontestée.
C’est ainsi que l‘IASC eut l’idée d’ouvrir sa structure à d’autres acteurs institutionnels en leur offrant des postes
d’«observateurs» sans droit de vote. Le FASB fut admis en 1988, la Communauté européenne en 1990 et l’OICV en
1996. Il fallait aussi répondre à de nombreuses critiques portant sur le déficit de représentativité de l’organisation
(absence de représentants des utilisateurs de l’information financière, absence des normalisateurs nationaux,
déséquilibre géographique). Il était temps de changer de structure afin de donner à l’organisation une assise
incontestée.
En 1997 fut créé le Strategic Working Party, chargé d’explorer les différentes formes que pourrait adopter la nouvelle
structure. Finalement, c’est à Venise, le 19 novembre 1999, que disparut l’IASC au profit d’une nouvelle organisation
proche de celle du FASB, associant un Board de trustees et un Board technique, l‟IASCF/ IASB.
II- IASC : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
La nouvelle structure de l’IASC a pris effet le 1er avril 2001. Très comparable à son homologue américain, elle se
compose d’un Board de trustees à vocation politique et stratégique (IASCF) et d’un Board plus opérationnel (IASB)
auquel sont rattachés plusieurs organes dérivés. Le schéma suivant cette organisation :
3 . Le Framework :
Le Framework est un document qui pose d’une part les principes généraux que doivent respecter les états financiers d’une
entreprise et d’autre part catégorise et définit les éléments qui constituent les états financiers.
3.1 .Les principes généraux :
 Satisfaire le besoin d’information des utilisateurs des normes financières (investisseurs, salariés, clients, etc…).
 Prédominance du bilan par rapport au compte de résultat (Position financière).
 Juste valeur (valeur d’échange sur un marché en opposition avec le coût historique).
Juste valeur : fair value --- 1- prix de marché < pdt similaire sinon le modèle
 Substance sur la forme : les évènements doivent être considérés et présentés conformément à leur substance
économique et non simplement à leur forme juridique.
3.2 . Evaluation historique et évaluation en juste valeur :
Dans le cas d’une action par exemple :
- Valeur historique en t : cours de l’action à la date t ;
- Juste valeur à la date t : prix « théoriquement » correct basé sur l’actualisation des flux de paiements futurs.
3.3 . Illustration du principe : « Primauté de la substance sur la forme »
Exemple : Souscription d’un contrat de location pour un photocopieur.
 Forme : le contrat à la nature juridique d’un contrat de location ;
 Substance : l’utilisation du photocopieur et les avantages liés ;
 Primauté de la substance sur la forme : ce contrat ne doit pas être comptabilisé comme un contrat de location,
mais comme l’acquisition d’un actif (avantages économiques futurs) à crédit (les loyers constituant le "
remboursement " du crédit sur l’acquisition de l’actif).
Exemple :
4 . Structure des normes IFRS :
La structure des normes IFRS se compose des :
Normes :
 International Accounting Standards (IAS) ;
 International Financial Reporting Standards (IFRS) ;
Interprétations :
 Standing Interpretations Committee (SIC) ;
 International Financial Reporting Interpretations Committee (IFRIC).
5 . Elaboration des normes :
Le processus d’élaboration des normes produites par l’IASB comprend six étapes. Des Administrateurs assurent la
conformité de divers points durant tout le processus.
 Etape 1 : Mise en place de l’agenda ;
 Etape 2 : Projet de planification ;
 Etape 3 : Développement et publication d’une discussion paper (DP) ;

2
 Etape 4 : Développement et publication d’un exposure draft (ED) ;
 Etape 5 : Développement et publication d’une norme IFRS ;
 Etape 6 : Procédures après qu’une norme IFRS soit publiée ;
Présentation des états financiers :
Contrairement aux règles internationales, la norme IAS1 rend obligatoire la
distinction au bilan, entre éléments courants (3 ; 5) et éléments non
courants (2) , sauf si une représentation en fonction de la liquidité des actifs
et passifs fournit une information plus pertinente. Cette dernière disposition prévaut essentiellement pour les
établissements financiers.
Un actif (ou une dette) est qualifié de « courant » au sens de la norme IAS 1, s’il répond à l’une des conditions suivantes :
 Il est destiné à être consommé ou vendu dans le cycle d’exploitation de l’entreprise (remboursé pour les dettes) ;
 Il est détenu à l’origine pour être vendu ;
 Il doit être utilisé ou cédé dans les douze mois (éteinte si c’est une dette);
 Il correspond à la trésorerie ou un équivalent de la trésorerie (elle ne peut être différée au-
delà de douze mois dans le cas d’une dette).
Tout élément ne correspondant pas à cette définition doit être, par défaut, classé en « non courant ». Si cette nouvelle
obligation ne devrait pas poser de problèmes majeurs pour la classification des actifs, elle nécessitera néanmoins des
aménagements pour la classification des actifs, notamment celle des provisions (long terme et court terme), celle des
dettes financières (part à moins d’un an et part à plus d’un an).
Prise en considération de la valeur des biens au terme de leur durée d’utilisation :
Par valeur d’un Bien à terme, on entend la valeur actualisée de celui - ci, en fonction des critères d’un marché. Cette valeur
future était considérée comme négligeable, et son montant difficile à déterminer, n’était pas déduit du coût du Bien.
Cependant dans certaines activités où cette valeur résiduelle actualisée est importante, on a la possibilité d'en déduire le
montant de la valeur amortissable.
Actif non courant :
a) La suppression des charges à répartir et des frais préliminaires :
Ces dépenses devront, être comptabilisées de manière rétrospective soit en charges, soit en immobilisations. De ce fait,
ils ne doivent plus figurer au niveau de l’actif. Il faut donc contre - passer chaque compte et les amortissements y afférents
en contrepartie d’un compte de réserve pour le solde d’ouverture et en contrepartie d’un compte de charges pour les
augmentations de l’exercice.
b) Immobilisations incorporelles :
La norme IAS38 a pour objectif de définir le traitement comptable des immobilisations incorporelles qui ne sont pas
spécifiquement traitées par une autre norme IAS/IFRS. La présente norme impose aux entreprises de comptabiliser une
immobilisation incorporelle si, et seulement si, certains critères sont réunis. La norme spécifie également comment évaluer
la valeur comptable des immobilisations incorporelles et impose de fournir certaines informations sur celles-ci. Une
immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans substance physique, détenu en vue de son utilisation
pour la production ou la fourniture de biens ou de services, pour une location à des tiers, ou à des fins administratives. Par
application des dispositions de l’IFRS1
Cas d’acquisition séparée :
En cas d'acquisition séparée, le coût d'une immobilisation incorporelle est déterminé de la même façon qu'une
immobilisation corporelle.
Selon la norme marocaine, le coût d'une immobilisation corporelle correspond au prix d'achat, y compris les droits et taxes
non récupérables et les frais directs tels que les commissions et honoraires.
Acquisition dans le cadre d’un regroupement d’eses, la norme marocaine ne prévoit pas ce type d’acquisition. Mais l’IAS le
traite :
Le coût d'une immobilisation incorporelle acquise dans le cadre d'un regroupement et comptabilisé séparément correspond
à la juste valeur.
L'évaluation de la juste valeur est une affaire de jugement :
S’il existe un marché, l'actif est évalué au prix du marché actuel. Si ce cours n'est pas disponible l'actif est évalué
au prix de la transaction similaire la plus récente ;
S'il n'existe pas un marché, le coût de l'actif doit correspondre au prix que l'entreprise aurait payé pour acquérir
un tel actif ;
Si le coût de l'actif ne peut être évalué de façon fiable, il est considéré comme faisant partie du goodwill.
Fond commercial (goodwill généré en interne)
Le fond commercial généré en interne n'est pas comptabilisé en actif. Alors que le fond commercial acquis est constaté
comme actif incorporel. Les coûts inhérents à la continuation des affaires de l'entreprise peuvent contribuer à la création
et au maintien du fond commercial. Ces coûts sont constatés en charges.
Au même titre que le fond commercial, le droit au bail créé ne peut être constaté comme actif
Les amortissements :
L’IAS 38 prévoit des traitements similaires à ceux prévus par la norme marocaine. Toutefois L'IAS 38 utilise le terme "durée
d’utilité" au lieu de " durée d’utilisation" et propose huit facteurs pour déterminer la durée d’utilité :
Utilisation attendue de l’actif par l’entreprise et le fait que cet actif puisse (ou non) être géré efficacement par une
autre équipe de direction ;
Les cycles de vie caractéristiques de l’actif et les estimations de durée faite pour des actifs similaires ;
L’obsolescence technique, technologique ou autre ;
La stabilité du secteur et l’évolution de la demande pour les produits générés par l’actif ;

3
Les actions attendues des concurrents ou des concurrents potentiels ;
Les dépenses à effectuer pour obtenir les avantages économiques futurs attendus de l’actif ;
La durée du contrôle sur l’actif et les limitations juridiques ou autres ;
La durée d’utilité de l’actif dépend ou non d’autres actifs.
L’IAS 38 prévoit en outre que la durée d’utilité ne dépasse généralement pas les 20 ans ; toutefois si l’entreprise estime
que la durée d’utilité est supérieure à 20 ans, elle doit :
Amortir l'immobilisation sur la meilleure estimation de la durée d'utilité ;
Estimer la valeur recouvrable de l'immobilisation au moins une fois par an ;
Expliquer pourquoi la durée d'utilité est supérieure à 20 ans.

I. Caractéristiques d'une immobilisation incorporelle


Les caractéristiques d'une immobilisation incorporelle, comme définis par l'IAS38, peuvent être déduites à partir de la
définition d’une immobilisation incorporelle et des règles générales de prise en compte des actifs incorporels.
Une immobilisation incorporelle possède trois caractéristiques :
1. Caractère identifiable : une immobilisation incorporelle doit être identifiable pour la distinguer du fond commercial.
Une immobilisation incorporelle peut être identifiable alors qu'elle n'est pas séparable d'un groupe d'actifs ;
2. Contrôlé par l'entreprise : une entreprise contrôle un actif si elle peut obtenir et contrôler les avantages économiques
futurs qui en découlent ;
3. Avantages économiques futures : une immobilisation incorporelle doit être en mesure de fournir des avantages
économiques futurs pour l'entreprise.
II. Comptabilisation et évaluation initiale d'une immobilisation incorporelle
1. Règles générales

a. Conditions de comptabilisation
Pour être comptabilisé en tant qu'actif, une immobilisation incorporelle doit satisfaire aux conditions suivantes :
 Il est probable que des avantages économiques futurs iront à l'entreprise ;
 le coût de l'immobilisation peut être mesuré faiblement.
b. Evaluation initiale
Un actif incorporel acquis ou crée doit être évalué initialement à son coût déterminé selon les règles applicables aux
immobilisations corporelles.
Applications :
TD1 : les immobilisations incorporelles (IAS 38)
Exo 1 :
La société SIGMA est une société de fabrication de logiciel de type ERP (Entreprise Ressource Planning). Au cours de
l’année N, la société SIGMA a réalisé un certain nombre de dépenses toutes constatées en charges (salaires,
amortissements, frais divers). Ces dépenses peuvent être récapitulées ainsi :
 Dépenses de recherche dite fondamentale avec ENI d’EL HARRACH sur l’application des ensembles flous :
40 000,00 DH ; Une charge
 Dépenses de recherche dite appliquée effectuée par le laboratoire de la société sur les bases de données de gestion
dans les logiciels intégrés : 60 000,00 DH ; Une charge
 Dépenses de développement du logiciel ERP 15 déjà commercialisé : 47 000,00 DH ; Une immo
A. Si la dépense est identifiable :

2220 Brevets, marques, droits et valeurs similaires 47 000,00
5141 Banque 47 000,00
L
B. Si elle n’est identifiable :

2210 Immob en recherche et développement 47 000,00
7141 Immob en non-valeur produite 47 000,00
L
 Dépenses de développement du logiciel ERP 16 pour le compte de la société LAMBADA (cette dernière a acquis ce
logiciel mais elle a demandé certaines modifications) : 15 000 DH ; Une charge parce que ce sont des dépenses
complémentaires (Entretien…)
 Dépenses de conception d’un logiciel ERP 17 appelé à être vendu :
Analyse préalable 20 000,00
Analyse fonctionnelle 60 000,00
Analyse organique 80 000,00
Programmation 210 000,00
4
Essais 20 000,00
Rédaction de la documentation (un guide d’utilisation) 50 000,00
Formation du personnel 30 000,00

2220 Brevets, marques, droits et valeurs similaires 360 000,00
7141 Immob en non-valeur produite 360 000,00
L
 Dépenses de conception d’un logiciel à usage interne ERP 18
Analyse préalable 3 000,00
Analyse fonctionnelle 9 000,00
Analyse organique 12 000,00
Programmation 30 000,00
Essais 4 000,00
Rédaction de la documentation 6 000,00
Formation du personnel 2 000,00

2220 Brevets, marques, droits et valeurs similaires 52 000,00
7141 Immob en non-valeur produite 52 000,00
L
 Acquisition le 1er août N du logiciel office N pour micro-ordinateurs utilisés dans l’entreprise (prévision d’utilisation
5ans) : coût pour plusieurs packages 5 000 DA hors taxes comptabilisés dans le compte achat matériel, équipement
et matériel. La société envisage d’amortir ce matériel en 12 mois ;

2220 Brevets, marques, droits et valeurs similaires (logiciel inf 5 000,00
61261 Achat de travaux 5 000,00
L
 Acquisition le 1er octobre N du droit d’utilisation de la marque Oméga auprès de la société Kappa. Cette marque
sera utilisée à l’avenir pour commercialiser certains logiciels : coût 100 000 DA comptabilisés dans le compte «
achat d’études et de prestations de services ».

2220 Brevets, marques, droits et valeurs similaires 5 000,00
6126 Achat de w, études et prestations de services 5 000,00
L
Travail demandé : Présenter toutes les écritures qui vous semblent nécessaires à la date du 31/12/N et analyser pour
les sommes imputées à un compte d’immobilisation dans ces écritures les modes d’amortissement à appliquer.
Exercice 2 :
Une entreprise achète en date du 01/01/2017 une licence pour un montant de 240 000,00 DH. La durée d’utilisation
pressentie de cette immobilisation incorporelle est de 10 ans. Au 31/12/2019, et ce, du fait de l’évolution technologique,
sa valeur est de 120 000,00 DH.
Présentez les tableaux d’amortissement de cette immobilisation incorporelle avant et après dépréciation.
Enregistrez toutes les écritures du 01/01/2017 au 31/12/2019.

01/01/17
2220 Brevets,… 240 000,00
1486 Frs d’immo 240 000,00
L
31/12/17
6192 D.E.A des immo incor 24 000,00
2822 Amort. Des brevets, marques, droits et valeurs similaires 24 000,00

31/12/18
6192 D.E.A des immo incor 24 000,00
2822 Amort. Des brevets, marques, droits et valeurs similaires 24 000,00
L
31/12/19
2822 D.E.A des immo incor 24 000,00
6192 Amort. Des brevets, marques, droits et valeurs similaires 24 000,00


6192 Amort brevets 48 000,00
1130 Ecart de réévaluation 48 000,00
L’IAS 16
Immobilisations corporelles :
A l’entrée : La norme IAS 16 stipule qu’une immobilisation corporelle est inscrite au bilan si et seulement si :
Il est probable que des avantages économiques futurs liés à l’élément bénéficieront à l’entreprise ;
Le coût de l’élément peut être mesuré de façon fiable.
En normes IFRS, une immobilisation corporelle est inscrite à l’actif à son coût d’acquisition

5
(ou de production) actualisé, minoré des rabais, remises et escomptes. Et majoré des charges directes ; des coûts de
démantèlements et de restauration des sites ; des coûts de l’emprunt (sur option) ; Sous déduction des subventions
d’investissement, et enfin sur option.
A l’inventaire : il faut déterminer la valeur actuelle de l’immobilisation en tenant compte de la notion de juste valeur.
L’écart entre la valeur actuelle et la valeur d’entrée doit être constatée en « écart de réévaluation » au niveau des capitaux
propres.
UGT : Unité génératrice de trésorerie : Dépréciation des actifs (IAS 36)
Application :
Une ese vient d’acheter une carrière à 500 000,00 la durée d’exploitation est 10 ans à l’issue de la période ; l’ese devra
aménager le site. Les dépenses correspondante et estimé à 50 000,00 et la valeur résiduelle de terrain après l’exploitation
est nulle. On suppose le coût de l’aménagement est réévaluera comme inflation (3%)
TAF : calculer le coût d’acquisition et enregistrer l’opération au journal de l’ese et de l’inventaire

2314 Terrain de gisement 537 204,70
1481 Frs d’immo 500 000,00
PPD de remise en état 37 204,7*
*50 000 x (1,03)-10
L
31/12
6393 Dotation fin pour RC 1 116,00*
2958 Prov des autres titres immobilisés 1 116,00
*37 204,7 x 0,03
L
31/12
6193 Dot des immob corp 53 720,4
28314 Amort des immob corp 53 720,4
Constatation de l’amortissement

Charge fin 50 000,00
PRC 50 000,0
31/12/N+9
1550 PPD de remise en état 37 204,7
7398 Reprise / dot fin 37 204,7

Reprise / dot fin 50 000,00
Bq 50 000,00
L

2ème cas : Achat des éléments avec des paiements différés :


Le paiement différé (IAS 23)
Les frais d’acquisition n’entrent pas au principe au coût d’acquisition sauf s’il son directement liés à l’achat. Les frais fin
liés à un paiement différé, elles peuvent être intégrés dans le coût de l’immo, s’ils remplissent les conditions mentionnés
par l’IAS23,Sinon ils sont considérés comme des charges de crédit affecté aux charges fin

Exemple
L’ese acheté au 1er mai 17, un mat de trs à 524 000,00 ; la valeur au comptant de ce mat est de 500 000,00, l’ese convient
avec le frs de régler 200 000,00 à la livraison et 324 000,00 au 12 mois plus tard.
Comptabiliser l’opération
1er cas : les frais fin incorporés ds le coût d’acquisition :
01/05/17
2340 Mat de trs 500 000,00
1486 Frs d’immo 200 000,00
5141 Bq 324 000,00
Chèque n°

6
2ème cas : les frais fin sont exclus du calcul du coût d’acquisition
01/05/17
2340 Mat de trs 500 000,00
1486 Frs d’immo 300 000,00
5141 bq 200 000,00
L
31/12/17
6310 Charges d’intérêts 16 000,00
1481 Frs d’immo 16 000,00
L
30/04/18
6310 Charges d’intérêt 8 000,00
1481 Frs d’immo 8 000,00
L

1486 Frs d’mmo 324 000,00
5141 Bq 324 000,00
L
Remarque : On a considéré que le tx d’actualisation voisine 0%
Cas : Les immobs produites pour elle-même :
Coût de P° - coût de gaspillage (P/P au valeur du marché) – subvention
La norme IAS 20 (subvention), le coût immo bénéficiant au subvention d’équipement peut être amputé du mt du subside
(le coût d’imb), les coût d’emprunt en fonction au norme IAS 23
Remarque : l’IAS2 si au cours du moment du P° de l’immob, l’ese a produit conjointement à cette immob d’autres
produits qui seront destinées à la vente, leurs coût seront retranchés ds le coût d’immob
Cas 1 :
L’ese A a fabriqué elle-même un mat de trsp pour ses besoins. Le coût de production fournit par la CA a estimé à
1 000 000,00
Comparer le coût de production chez les autres concurrent, on constate une # de 10%, pour fabriquer cette immob, l’ese
a reçu une subvention de 5% du dit coût .
Calculer le coût de cette immob et comptabiliser
Coût du P°= 1 000 000 – (1 000 000 * 5%) – (1 000 000 *10%)

2300 Constructions 945 000,00
71 Immob produite pour elle-même 945 000,00
Chèque n°

Immobilisation résultante d’un échange :


1er cas :
2ème cas :
Exemple :
L’ese alpha possède un immeuble acquis pour 600 000,00 et amortit pour
400 000,00 ; elle ne veut plus utiliser (n’en ayant plus l’usage) désireuse
l’échanger contre des nouveaux locaux, elle échange cette immeuble contre
une constriction située au périphérique de la ville. Elle reçoit une soulte pour une 400 000,00
La juste valeur du terrain est estimée à 800 000,00 et celle de l’immeuble est de 1 200 000,00. La valeur de l’actif échangé
ne peut être pas estimée d’une façon fiable
Gain = (Gain total* soulte) / soulte + Juste valeur
1er Cas : Juste value
01/05/17
2310 Terrain 800 000,00
5141 Bq 400 000,00
2832 Amort de construction 400 000,00
2320 Construction 600 000 (VO
7500* Gain exptionnel 1 000 000,00
Chèque n°
*c’est un compte analytique
2ème cas
01/05/17
2310 Terrain 200 000,00
5141 Bq 400 000,00
2832 Amort de construction 400 000,00
2320 Construction 600 000 (VO
7500 Gain exptionnel 400 000,00
Chèque n°
Quels sont les actifs à déprécier ?
Principe : tous les actifs immobilisés peuvent être dépréciés.
Textes :

7
- code du commerce : si la valeur d’un actif devient inférieure à sa valeur nette comptable, cette dernière est ramenée à
sa valeur d’inventaire à la clôture de l’exercice, que la dépréciation soit définitive ou non.
-La mise en œuvre de ce mécanisme de constatation de perte de valeur, applicable aux immobilisations corporelles et
incorporelles, amortissables ou non : y compris terrains et fonds de commerce.
Normes IAS 36 : « dépréciation d’actifs »
Objet : refléter une diminution de la valeur des actifs, du fait d’une faible performance d’une concurrence accrue.
Importance et controverses : norme la plus délicate à mettre en œuvre car elle fait appel à un jugement.
Le test de dépréciation
IAS 36 : le test de dépréciation :
1 . 1. Comment identifier un actif éventuellement déprécié ?

Principe : à chaque clôture, vérifier pour tous les actifs concernés s’il existe la moindre indication qu’un actif
est déprécié.

Certains actifs incorporels doivent être évalués chaque année :


Goodwill (Survaleur. Écart d'acquisition positif entre le prix payé pour le rachat d'une entreprise et sa valeur réelle. Avt
pouvait être amorti par la société mère) acquis lors d’un regroupement d’entreprises
Actifs incorporels non amortissables (ac durée de vie indéfinie (ex : marque))
Actifs incorporels non encore dispo pour être utilisés
Indicateurs de perte de valeur :
-des indices internes :
o obsolescence, dégradation physique de l’actif non prévue par le plan d’amortissement
o changements importants dans le mode d’utilisation de cet actif (plan de restructuration, abandon,…)
o performances < aux prévisions
- des indices externes :
o baisse significative de la valeur de marché
o changement de réglementation ayant un effet négatif sur la l’entité
o conjoncture dégradée
o taux d’intérêt ou de rendement
1.2 comment déterminer la valeur recouvrable ?
la valeur recouvrable = max (juste valeur nette ; valeur d’utilité)
JUSTE VALEUR :
Montant qui peut-être obtenu de la vente d’un actif lors d’une transaction dans des conditions de concurrence normale
entre des parties bien informées et consentantes diminué des coûts de sortie. ( valeur nette comptable)
Détermination :
si existence d’un marché, prix de transaction le plus récent
si absence d’un marché actif, considérer transactions comparables
si absence de marché actif + de transactions comparables : techniques d’évaluation spécifiques.

VALEUR D’UTILITE :
Définition : valeur actualisée des entrées et sorties de trésorerie futures générées par l’utilisation continue de l’actif et par
sa sortie finale
Calcul : projections de flux de trésorerie fondées sur prévisions et budget à 5 ans maximum
Problématiques :
Comment déterminer objectivement les flux futurs de trésorerie ?
Comment choisir le taux d’actualisation ?
1.3 comment reconnaître une perte de valeur ?
Si la valeur comptable après amort est > valeur recouvrable ð constater perte de valeur par une dépréciation d’actif
Dépréciation = VC – max (juste valeur ; valeur d’utilité)
Remarque : il faut ajuster le plan d’amortissement
Les exercices suivants :
8
A chaque clôture, l’évolution perte antérieure ;
Reprises provisions si VR > VC ;
Remarque : reprise / goodwill = interdite.
1er cas : valeur comptable > valeur recouvrable
VC = 1 000,00
Juste valeur nette = 950,00
dépréciation de 1000 - 950
Valeur d’utilité = 850
2ème cas : valeur comptable < valeur recouvrable
Valeur comptable = 1000
Juste valeur nette = 900 pas de dépréciation même si VC > juste valeur
Valeur d’utilité = 1050

Cas :
Une entreprise possède des bâtiments acquis pour 3 000 000,00 et amortis
un 1/3. La valeur du marché de ces bâtiments est de 7 000 000,00.
Supposons que l’entreprise a décidé à de réévaluer à leur valeur du marché
Comptabilisez cette opération


2320 Constructions 7 500 000,00
2832 Amort de construction 2 500 000,00
1140 Ecart de réévaluation 5 000 000,00
Chèque n°
3M * 1/3 = 1M
VNC réev = 3M – 1M = 2M
Coef = 7M/2M = 3,5
(3M*3.5)-3M = 7 500 000,00
(1M*3.5)-1M = 2 500 000,00
Suite à l’ex précèdent, supposons que la réévaluation a aboutisse une construction une valeur de 1 400 000,00
Comptabilisez cette opération

6900 DEP des immob corp 100 000,00
2823 Amort de construction 100 000,00


2320 Construction 500 000,00
1140 Ecart de réévaluation 500 000,00
2eme Cas

1140 Ecart de réévaluation 600 000,00
2823 Amot de construction 300 000,00
2320 Construction 900 000,00
Chèque n°
1 400 000 / 2 000 000 = 70%
V0 = 3 000 000 x 70% = 2 100 000
Amort = 1 000 000 x 70% = 700 000

Les stocks IAS2 :


Les stocks correspondent à des actifs :
• détenus par l’entité et destinés à être vendus dans le cadre de l’exploitation courante,
• en cours de production en vue d’une telle vente,
• correspondant à des matières premières ou fournitures devant être consommées au cours du processus de production
ou de prestation de services. La date d’entrée des stocks n’est pas celle du transfert de propriété mais celle du
transfert des risques et avantages et du contrôle.
Exemple : les matières premières, les pièces détachées, les marchandises, les produits finis, Les produits et travaux en
cours figurent tous dans les stocks.
Par contre, dans une entreprise de production d’automobiles, les voitures de services sont des immobilisations, les autres
voitures produites sont des stocks.
Catégories des stocks :
Dans le cadre d’une opération de prestation de service, les stocks correspondent au coût des services pour lequel l’entité
n’a pas encore comptabilisé les produits correspondants.
Le classement d’un actif en stocks (actifs courants) ou en immobilisations (actifs non courants) s’effectue non pas sur la
base de la nature de l’actif mais en fonction de sa destination ou de son usage dans le cadre de l’activité de l’entité.
Évaluation initiale des stocks :
Le coût des stocks comprend tous les coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent :

9
• coûts d’acquisition (achats, matières consommables, frais liés aux achats…) déduction faite des rabais, ristournes et
escomptes ;
• coûts de transformation (frais de personnel et autres charges variables ou fixes à l’exception des charges qui pourraient
être imputables à une utilisation non optimale de la capacité de production de l’entité),
• frais généraux, frais financiers et frais administratifs directement imputables aux stocks. Ces coûts sont calculés soit sur
la base des coûts réels, soit sur la base de coûts prédéterminés (coûts standards) régulièrement révisés en fonction
des coûts réels.
Dans le présent système, les escomptes de règlement comptant ne sont pas compris dans les coûts d’acquisition. Par
contre les frais généraux fixes de production sont incorporés à la valeur du stock à l’exception des coûts des sous
activité.
Exemple : une entité à acquis des pièces détachées soit 20 000 pièces à 1000 Dh par pièce. Payables à 90 jours, avec
un escompte pour règlement comptant de 02%. Les achats sont enregistrés pour leur juste valeur (coût d’achat) pour
20 000 x 1000 Dh moins 02% soit 19 600 000 DH. Si l’entité paye effectivement à 90 jours, les intérêts sont comptabilisés
en charges financières pour 400 000 DH correspondant au différé de paiement.

6111 Achat de Mses 19 600 000,00
6311 Charges sur intérêts 400 000,00
4111 Frs 2 000 000,00

Evaluation initiale par estimation : Lorsqu’il n’est pas possible de déterminer le coût d’acquisition ou de production par
Application des règles générales d’évaluation, les stocks sont évalués au coût d’acquisition ou de production des actifs
équivalents constaté ou estimé à la date la plus proche de l’acquisition ou de la production desdits actifs. Donc c’est un
coût des actifs équivalents, sans marge, qui est comptabilisé (notamment en cas d’échanges des stocks).
Évaluation à partir du prix de vente : Dans les cas où une évaluation sur la base des coûts entraîne des contraintes
excessives ou n’est pas réalisable, les actifs en stock (autres que les approvisionnements) sont évalués en pratiquant sur
leur prix de vente à la date de clôture de l’exercice un abattement correspondant à la marge pratiquée par l’entité sur
chaque catégorie d’actifs. Cette règle doit être utilisée avec prudence, car cela risque d’aboutir à des imprécisions.
Evaluation postérieure au plus bas du coût du marché : Conformément au principe de prudence, les stocks sont
évalués au plus faible de leur coût et de leur valeur nette de réalisation. La valeur nette de réalisation correspondant au
prix de vente estimé après déduction des coûts d’achèvement et de commercialisation.
Perte de valeur des stocks : Une perte de valeur sur stocks est comptabilisée en charge dans le compte de résultat
lorsque le coût d’un stock est supérieur à la valeur nette de réalisation de ce stock. Les pertes de valeur sur stocks sont
déterminées article par article, ou, dans le cas d’actifs fongibles, catégorie par catégorie.
Exemple :Un stock à une valeur au coût de production 1 000 000,00, sa valeur de marché n’est plus que 900 000,00 au
prix de vente, et son coût de commercialisation est de 50 000,00. Il sera donc déprécié par une perte de valeur de
150 000,00 et n’apparaitra en net que pour 850 000,00.
Méthode d’évaluation par épuisement des lots : A leur sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens interchangeables
(fongibles) Sont évalués, soit en considérant que le premier bien entré est le premier bien Sorti (PEPS ou FIFO), soit à leur
coût moyen pondéré d’acquisition ou de production. La méthode utilisée pour l’évaluation et le suivi des stocks est indiquée
dans l’annexe avec L’impact du choix de la méthode. Le détail des informations à donner en annexe est plus complet :
catégories des Stocks, la valeur de réalisation nette, reprise des dépréciations, différences dues À l’application de la
méthode coût moyen unitaire pondéré et FIFO.
La méthode de LIFO n’est pas appliquée car elle a l’inconvénient de surestimer le stock en cas de hausse des
prix.
Variation des stocks : Les variations des stocks de matières premières et de matières consommables Apparaissent en
correction des achats (plus ou moins) pour calculer les achats Consommés. Les variations de stocks de produits finis et
d’en cours ne figurent plus dans Les produits des activités ordinaires de la période, dans le compte de résultat Par nature
mais après ces produits.
Les provisions pour risques et charges IAS37 :
Définition : Une provision est une dette dont l’échéance ou le montant est incertain
Conditions à réunir pour comptabiliser une telle provision :
- l’entreprise a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé ;
- l’extinction de l’obligation nécessitera probablement une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques
(en clair, un décaissement dans la majorité des cas) ;
- le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
IAS 37 précise par ailleurs que les provisions destinées à couvrir des pertes d’exploitation futures est interdite, même si
ces pertes sont la cause d’un événement passé.
Calcul d’une PPRC :
Le montant de la provision doit être la meilleure estimation possible de la
dépense nécessaire au règlement de l’obligation.
Lorsque le règlement de l’obligation est prévu dans plusieurs années, la
provision doit être actualisée à un taux calculé de façon identique aux actifs,
c’est-à-dire, après impôt sur les bénéfices et en fonction du coût de l’argent
et du risque spécifique de la dette.
La provision doit être ajustée chaque année en fonction des informations et
des événements nouveaux survenus durant l’exercice.
Si la dette n’apparaît plus probable, elle doit être annulée.
10
Les provisions pour restructuration IAS37 :
L’abandon d’activités, la fermeture de sites, les délocalisations, constituent des exemples de restructuration
fréquemment mises en œuvre par les entreprises.
IAS 37 précise les conditions à remplir pour qu’une obligation implicite de restructurer existe :
1 - L’existence d’un plan formalisé et détaillé indiquant :
- les activités concernées ;
- les principaux sites affectés ;
- la localisation, la fonction et le nombre de salariés à indemniser ;
- les dépenses à engager ;
- la date à laquelle le plan sera mis en œuvre.
2 - L’assurance chez les personnes concernées que le plan sera effectivement mis en œuvre.
3 – L’imitation de la provision aux charges directement liées à la restructuration, c’est-à-dire celles qui sont à la fois :
- provoquées par restructuration ;
- et non liées aux activités futures de l’entreprise.
Les passifs éventuels IAS37 :
Il s’agit d’éléments non comptabilisés, mais qui doivent être mentionnés dans l’annexe pour informer les utilisateurs des
états financiers sur des risques non provisionnables. On retrouve également cette notion en France sous l’expression
« engagements hors bilan ».
Un passif éventuel est :
- soit une obligation actuelle résultant d’événements passés, mais dont le décaissement n’est pas jugé probable,
ou dont le montant ne peut être estimé de façon fiable ;
Exemple : une entreprise est l’objet d’une action en Justice. Après analyse du dossier par ses avocats, elle estime
que la plainte n’est pas fondée et que sa condamnation est peu probable.
- soit une obligation potentielle résultant d’événements passés, mais dont l’existence ne sera confirmée que par
la survenance d’un événement incertain qui n’est pas totalement sous le contrôle de l’entreprise.
Exemple : une entreprise s’est portée caution au titre d’un emprunt souscrit par une de ses filiale.

Exemple pour PPRC :


Exemple 1 : Provision pour garantie :
Un fabriquant de téléviseurs offre une garantie de 2 ans à ses clients. Les
statistiques de l’entreprise montrent que le taux de panne est de 2% la
première année et 5% la deuxième. Le coût moyen d’une réparation est
estimé à 8 % du prix de vente. Le chiffre d’affaires des 3 dernières années est de :
N–1 : 800 M€
N: 950 M€
L’entreprise estime à 6% le taux auquel elle pourrait emprunter sur le marché à fin N.
Solution : En supposant que les ventes se répartissent de façon linéaire sur l’ensemble de l’année, les ventes sont réputées
avoir lieu le 30 juin. Le montant de la provision pour garantie donnée aux clients au 31-12-N se calcule ainsi :
Provision au titre des ventes de N–1 : 800 x 5% x 8% x 6/12
Provision au titre des ventes de N : 950 x 2% x 8% x 6/12
+ 950 x 5% x 8% x 6/12
+ 950 x 5% x 8% x 6/12 x (1,06)–1
Soit une provision à fin N de 6,05 M€.

11
Correction d’examen final
Exercice 1 :
Le 02/01/1999 une société assujettie à la TVA importe une machine de production aux conditions suivantes :

• Valeur en douane 180.000 DH


• Droit de douanes 20.000 DH
• Transit TTC 20% dont amende de 100 D pour 690 DH
infraction douanière
• Transport local TTC 10% 880 DH
• Mise en place et montage 1.000 DH TVA 20%.
- Le fournisseur étranger est payé par lettre de crédit à 60 jours, date de réception : le 02 janvier 1999.
- Les fournisseurs locaux sont payés au comptant par chèque.
- Les droits de douanes sont payés par obligation cautionnée à 90 jours : intérêts 6,5% l'an + frais de caution bancaire 2,5%
l'an avec TVA 20%
Quel est le coût d’entrée en patrimoine de la machine de production
Passer les écritures nécessaires dans le journal
Le coût d’entrée :
1) Coût d'entrée en patrimoine de la machine de production :
- Valeur en douane DH TVA 20% 180.000,00 DH

- Droit de douane 20.000,00 DH

- Transit H TVA 18% (690 - 100) / 1,20 = 491.67 DH

- Transport local H TVA 10% 800,00 DH

- Mise en place et montage H TVA 20% 1.000,00 D

Total coût d'acquisition 202 291,67 DH

(2) TVA récupérable sur la machine = (TVA sur transit) + (TVA sur transport) + (TVA sur mise en place et montage) + [(TVA
sur valeur en douane) + (TVA sur droit de douane)]
(590/1.2) x 0,2 + (880/1.1) x 0,10 + (1000 x 0,2) + (200.000 x 0.2) = 98.33 + 800 + 200 + 40 000 = 41 098,33 DH
(3) Intérêts sur obligations cautionnées :
((20 000 + 40 000) * 6.5%*90)/365 = 961,64 MAD
- Frais de caution bancaire (commission d'aval) =
[((200 0000*0.2)+20 000 + 961.64) *2.5%*90]/ 365 = 375,80 DH
- TVA sur caution bancaire 20% = 375,80 x 20% = 75.16 DH
- Retenue à la source sur honoraires du transitaire soit : 590 x 2,5% = 14,75 DH.
Journal :
02/01/99
2332 Mat et outillage 182 291,87
Amende 100,00
34551 Etat, TVA R/Immo 375.80
4411 Frs d’immobilisation 180 000,00
4455 Etat, TVA Facturée 2 752,92
5411 Bq 14,75
Acquisition d’une nouvelle machine

2332 Mat et outillage 20 000,00
34551 E, TVA R/Immo 4 000,00
6311 Charges d’intérêt 961.64
4458 Obligations cautionnée 24 961.64
Paiement des droits de douane

Frais du caution 375.8
34552 E,TVA R/C 75.16
12
5141 Bq 451,00
Paiement des frais de caution
02/03/99
1481 Frs d’mmo 180 000,00
5141 Bq 180 000,00
Règlement du frs
02/04/99
4458 O.C 24 961,64
5141 Bq 24 961,64
Paiement de l’obligation cautionnée
Exercice 2
Une société (A) échange avec une autre société (B) une immobilisation contre une autre immobilisation aux conditions
suivantes :
Immobilisation donnée par A à B :
- Valeur comptable nette chez A 10.000 D
(valeur brute 14.000 D - amortissement 4.000
D)
- Juste valeur 12.000 D
- Soulte reçue en espèces par A 4.000 D

Immobilisation donnée par B à A :


- Valeur comptable nette chez B 10.000 D
(valeur brute 18.000 D - amortissement 8.000
D)
- Juste valeur 8.000 D
Echange d’immob chez A
Hypothèse 1 : biens de même nature
Journal :
Gain = (2 000*4 000)/(4000+ 8 000)
01/07/19
2311 Terrain 6 666,67
5161 Caisse 4 000,00
2831 Amort des terrains 4 000,00
2311 Terrain 14 000,00
7500 Gain exceptionnel 666,67
Echange d’immob
Hypothèse 2 : Bien de nature différente comptabilisé à la juste valeur
01/07/19
2311 Terrain 8 000,00
5161 Caisse 4 000,00
2831 Amort des terrains 4 000,00
2311 Terrain 14 000,00
7500 Gain exceptionnel 2 000,00
Echange d’immob
Echange d’une immob B
01/07/19
2311 Terrain 12 000,00
Perte / cession d’immob 2 000,00
2831 Amort des terrains 8 000,00
2311 Terrain 18 000,00
5161 caisse 4 000,00
Echange d’immob
Exercice 3 :
Le bien cédé a une valeur comptable brute de 20.000 D, et des amortissements cumulés de 14.000 D, soit une valeur
comptable à la date de l'échange de 6.000 D.
L'échange a eu lieu avec un bien de même nature dont la juste valeur est comparable, compte tenu de la somme que le
cédant versera ou de celle qu'il recevra.
Détail de l'opération
1er cas : Diminution de valeur de 2000 D, aucune soulte. La juste valeur du bien cédé est de 4000 D.
2ème cas : Diminution de valeur de 2500 D, versement de 1000 D. La juste valeur du bien cédé est de 3500 D.

13
3ème cas : Diminution de valeur de 1000 D, encaissement de 200 D. La juste valeur du bien cédé est de 5000 D.
4ème cas : Gain de 6500 D, aucune soulte. La juste valeur du bien cédé est de 12500 D.
5ème cas : Gain de 6500 D, versement de 1000 D. La juste valeur du bien cédé est de 12500 D.
6ème cas : Gain de 4000 D, encaissement de 1000 D. La juste valeur du bien cédé est de 10000 D, ce qui donne une juste
valeur du bien acquis de 9000 D.
Pour la résolution des cas, considérez qu’il peut y avoir échange de biens de même nature avec des justes valeurs
différentes donnant lieu à une soulte

14
Exercice :
Dans une perspective d'exploitation de nouvelles applications informatiques, notamment de gestion de production, une société
a échangé d'anciens micro-ordinateurs de valeur comptable, à la date d'ouverture, de 24.750 dinars (coût d'origine de 45.000
dinars moins amortissement cumulé de 20.250 dinars) contre de nouveaux micro-ordinateurs de valeur marchande de 55.000
dinars et le paiement de la somme de 35.000 dinars, la valeur de reprise des anciens micro-ordinateurs étant fixée à 20.000
dinars.
Pour constater cette opération d'échange, réalisée le 30 juin 1999, le compte «2282 Equipement de bureau» a été débité de
la somme versée par la société.
Le matériel informatique fait l'objet d'un amortissement linéaire au taux de 15%. Vous envisagez l'hypothèse où l'on considère
que les biens échangés sont de nature différente comme l'hypothèse où l'on considère que les biens échangés sont de même
nature avant de qualifier la nature de l'opération
Calcul des termes de l'échange :
Equipement cédé :
Valeur brute 45 000 D
Amortissement :
45 000 D x 15%
20 250 D + = 23 625 D
2
Valeur comptable nette 21 375 D
Prix d'échange convenu 20 000 D
Equipement reçu 55 000 D
Soulte versée 35 000 D

Pour le cas de l'espèce, l'échange révèle une perte de valeur du matériel, le traitement comptable sera, par conséquent, le
même que l'échange porte sur des biens de nature différente ou de même nature.

D.A.E 3 375,00
Amort des mat des bureaux 3 375,00
Amort = 45 000 * 15
Exercice :
Une entreprise de livraison de colis achète des véhicules de livraison au prix de 30 000 €. Ces véhicules sont cédés après
3 années d’utilisation pour 25% de leur prix d’achat, alors que leur durée de vie est estimée à 5 ans. Les frais de revente
de ces véhicules sont estimés à 600 €. La méthode linéaire est celle qui reflète le mieux le rythme de consommations
des avantages économiques.
Solution :
Anciennes règles :
30 000 x 20 % = 6 000.
Règles IFRS :
(30 000 – (7 500 – 600)) x 331/3 % = 7 700

15