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16 Comprendre vraiment
17

18 " l'effet de serre "


19
20
21 Version 11/IX/2015 relue mais non encore complétée au 20 mai 2017
22 encore en cours de finalisation
23
24 Pour avis et commentaires : indiquer la page et la ligne. Merci !
25

26
27
2
1 Comprendre vraiment " l'effet de serre "
2
3 Introduction
4
5 Un "réchauffement climatique anthropique" est annoncé depuis 1965 (rapport de Roger Revelle publié par la Maison
6 Blanche) qui serait la conséquence d'un "effet de serre" accru dû à plus de dioxyde de carbone dans l'air, où sa teneur est
7 supposée croître à proportion du "cumul des émissions anthropiques" (combustion de charbon, pétrole et gaz) depuis
8 1750 ou depuis 1850 1.
9
10 Ces assertions présument:
11 (1) que tout l'accroissement du dioxyde de carbone de l'air observé, sur 1958-2014, et prédit, pour 2015-2100, vient des
12 émissions anthropiques
13
14 (2) qu'il existe un "effet de serre".
15
16 Ces deux conjectures sont fausses, car contraires et aux observations et à la physique élémentaire.
17
18 La première, discutée rapidement au §12, est traitée plus à fond dans un autre fascicule "comprendre vraiment...".
19 L'accroissement des teneurs en dioxyde de carbone depuis 1960 est une conséquence des températures et ne saurait donc
20 en être la cause; la durée de vie de cinq ans environ des molécules de CO2 dans l'air découle d'un rapport
21 stock / ( flux absorbé chaque année) de cinq environ.
22
23 La seconde conjecture est l'objet de ce fascicule.
24 Ce que l'on appelle "effet de serre", la différence entre la température de la surface et la température de rayonnement du
25 globe est en réalité une conséquence élémentaire de la gravitation, du poids de l'atmosphère et de la circulation de la
26 vapeur d'eau.
27 L'effet de serre" suppose des effets radiatifs souvent "expliqués" par des "analogies" telles que la vitre de la serre
28 suspendue dans le vide entre la surface et le cosmos. S'y ajoute la conjecture extravagante que la vapeur d'eau auto-
29 amplifierait tout réchauffement et refroidissement .... alors qu'en réalité elle régule et stabilise le système, depuis des
30 milliards d'années.
31
32 En réalité les températures présentent des fluctuations cycliques bien documentées depuis l'optimum climatique holocène
33 il y a 8000 ans où les températures, même dans l'océan, étaient d'environ 3°C supérieures aux températures actuelles aux
34 mêmes endroits et étaient lors de l'optimum climatique médiéval autour de l'an mil encore légèrement supérieures ou
35 égales aux températures actuelles.
36
37 *****
38
39 Le rédacteur s'excuse du caractère lourdement didactique de ce texte; l'importance des enjeux économiques (dépenses
40 absurdes de 3000 milliards d'Euros pour le programme 3 fois 20% de l'Union Européenne décidé fin 2008, et de 100 000
41 milliards de dollars sur 15 ans selon la banque mondiale (2014) 2 impose de ne rien laisser dans l'ombre ou le doute.
42
43 La première partie expose le plus simplement possible des observations et la physique élémentaire qui les explique; il n'y
44 a là absolument rien de polémique.
45
46 La seconde partie examine, avec des longues citations, les différents points de la pseudo-physique imaginée pour justifier
47 un futur "réchauffement climatique par le CO2 anthropique" avec ses multiples -et contradictoires- définitions de l'effet
48 de serre et sa prodigieuse et surnaturelle "amplification par la vapeur d'eau".
49
50 Remerciements
51 Le rédacteur remercie vivement M. Michel Wohrer qui a proposé le titre de ce travail, le plan, et l'essentiel du § 13
52 "catalogue de cinq contresens physiques". Il a mis l'accent sur l'examen de "l'amplification par la vapeur d'eau" et sur le
53 rôle régulateur de la vapeur d'eau.
54
55 Les erreurs, longueurs et confusions sont le fait du seul rédacteur.
56

1
Selon IPCC-GIEC Résumé à l'Intention des Décideurs (RID) 2013 (figure RID 10 page 26)
2
http://www.worldbank.org/en/news/feature/2015/04/18/raising-trillions-for-climate-finance
3
1 Table des matières
2
3 (1) A retenir: effets radiatifs, effet de la gravitation et de la pression en surface, régulation par la vapeur d'eau:
4 évaporation, advection, condensation et nuages p. 7
5 (2) A retenir: cycle du CO2 : rapport stock sur flux & dégazage naturel conséquence des températures p. 8
6 (3) A retenir: évolution observée des températures et de l'environnement p. 9
7
8 Partie I Observations et physique élémentaire p. 10
9
10 1) Le profil des températures dans l'atmosphère, caractérisation des températures p. 11
11
12 2) Le rayonnement du corps noir, le rayonnement des gaz, l'évaporation, l'absorption de l'infrarouge par l'eau
13 liquide p. 13
14 2-1) Les molécules absorbent et émettent sur des raies
15 2-2) Le corps noir
16 2-3) L'absorption par l'eau liquide
17 2-4) Les corps réels ne sont pas lambertiens
18 2-5) Un gaz n'est pas un corps noir p. 14
19 2-6) Collisions
20 2-7) Rappel très simplifié sur l'interaction lumière-matière
21 2-8) Vibrations et rotations des molécules
22 2-9) Sur les nomenclatures p. 15
23 2-10) Chauffage solaire de l'air, de la vapeur d'eau et de l'eau liquide; absorption de l'infrarouge par l'eau liquide p. 15
24
25 3) Les gaz-traces actifs en infrarouge thermique, dits "à effet de serre" et leur épaisseur optique p. 18
26 3-1) L'air, hors la "fenêtre de la vapeur d'eau", est opaque en infrarouge thermique
27 3-2) Vapeur d'eau
28 3-3) Dioxyde de carbone CO2: 850 Gt-C dans l'air et 40 000 Gt-C dans les océans p. 20
29 3-4) Épaisseur optique des gaz-traces en fonction de la fréquence optique p. 21
30
31 4) Emission et absorption par les gaz-traces: interfaces surface-air et surface-cosmos p. 24
32 4-1) Epaisseur optique comptée depuis P=0, c'est-à-dire depuis le haut de l'air: expressions approchées pour le CO2 et
33 pour la vapeur d'eau
34 4-2) Le flux de la surface absorbé par l'air est égal au flux de l'air rayonné vers la surface p. 27
35 4-3) Flux de la surface absorbé par l'air & flux rayonné par l'air vers la surface: observations p. 27
36 4-4) Fraction du flux rayonné par la surface arrivant au haut de l'air p. 31
37 4-5) Cycle diurne, effet des nuages p. 31
38 4-6) Transfert de chaleur vers les couches de l'air qui, en altitude, rayonnent vers le cosmos p. 32
39 4-6-1) Sur la Lune
40 4-6-2) Sur Vénus
41 4-6-3) Sur Terre
42 4-7) Chauffage ou refroidissement radiatif d'une couche d'air par un gaz trace p. 33
43
44 5) Calcul élémentaire des flux d'énergie ou de chaleur transmis par voie radiative p. 34
45 5-1) Calcul élémentaire des flux radiatifs et du refroidissement radiatif de l'air en rayonnement diffus
46 5-2) Fermeture de la fenêtre de la vapeur d'eau par deux fois plus de CO2 p. 35
47 5-3) Exemples de flux montant, de flux descendant et de refroidissement radiatif des couches de l'air
48 5-4) Profils types et OLR (Outgoing Longwave Radiation) p. 37
49 5-5) Rayonnement à la tropopause vers le haut et vers le bas
50
51 6) Equilibre de base: flux de chaleur entrant (soleil) et sortant (radiateur infrarouge thermique) p. 40
52 6-1) Insolation :
53 6-2) Rayonnement infrarouge thermique du globe observé par satellite p. 41
54 6-3) Ordres de grandeur des flux radiatifs comparés aux flux de chaleur latente ou sensible p. 42
55 6-4) Rayonnement infrarouge thermique: origine du rayonnement de l'air vers le cosmos p. 43
56 6-5) Transport de chaleur et d'humidité des tropiques vers les pôles p. 46
57
58 7) Le vrai " effet de serre ": l'effet de la gravitation p. 48
59 7-1) Rappels sur les gaz parfaits et les formules de l'atmosphère polytropique
60 7-2) Application numérique pour quatre températures de surface de +30°C à -10°C p. 49
4
1 7-3) Vénus, effet de la pression en surface
2 À retenir
3
4 8) Rôle central de H20 (vapeur, liquide et glace) p. 50
5
6 9) Effets de modifications des températures de l'air et de la teneur de l'air en gaz-traces p. 51
7 9-1) Rappels des § 4 et 6 et introduction
8 9-2) Aperçu de quelques résultats de calculs, pour un ciel clair sans nuage p. 52
9 9-3) Examen des variations des différents flux rayonnés pour +20% sur l'humidité p. 54
10 9-3-1) Vers le cosmos
11 9-3-2) Entre air et surface pour une humidité supposée majorée de 20% p. 56
12 9-3-3) Refroidissement et réchauffement en fonction de la pression
13 9-3-4) Pour résumer ces exercices de calcul p. 57
14 9-3-5) Mais +20% sur l'humidité, est-ce possible ?
15 9-4) Effet d'un hypothétique doublement des teneurs de l'air en dioxyde de carbone p. 58
16 9-4-1) Absorption du solaire à 4,3 µm, fermeture de la fenêtre de la vapeur d'eau à 760 cm-1 et supplément
17 d'évaporation en surface
18 9-4-2) Le "plus haut plus froid" du seul CO2 troposphérique
19 9-4-3) Exemple de calcul des flux rayonnés de l'air et variation du chauffage radiatif de l'air pour 2 x CO2
20 9-5) Effet du minimum des températures à la tropopause: quelques leurres à éviter p. 60 à terminer
21
22 10) Le calorimètre océanique: 2,5 m d'eau de mer ont la même capacité calorique que tout l'air au dessus p. 62
23
24 11) Variations de la couverture nuageuse et de la teneur de l'air en vapeur d'eau; les mécanismes de régulation:
25 nuages, océans, températures observées p. 65
26 11-1) Rayonnement infrarouge thermique du globe
27 11-2) Couverture nuageuse et insolation p. 66
28 11-3) Régulation périodique par les El Niño, tous les 4 ans environ p. 70
29 11-4) Autres variations observées de l'insolation p. 71
30 11-5) Eruptions volcaniques p. 72
31 11-6) Autres illustrations de l'effet des El Niño: températures observées depuis fin 1978
32 11-7) Pour conclure sur la régulation par la vapeur d'eau et par les modes de fonctionnement de l'atmosphère ou de la
33 circulation atmosphérique p. 73
34 11-8) Caractère cyclique des variations de la température "moyenne mondiale" p. 73
35 11-9) Sur l'évolution des températures de la stratosphère p. 74
36 11-10) Evolution observée depuis 1948 de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère p. 75
37
38 12) Variations de la teneur de l'air en dioxyde de carbone d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) p. 77
39 12-1) Origine naturelle du gros de l'augmentation de la teneur de l'air en CO2 depuis 1958
40 12-2) Localisation en latitude des variations du dégazage et de l'absorption p. 78
41 12-3) Sur la relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) p. 80
42 12-4) Flux absorbés par la végétation et par les océans p. 80
43 12-5) Considérations élémentaires sur d[CO2]/dt + [CO2](t) / v = émissions(t) + dégazage naturel(t) p. 82
44 12-6) Emploi d'une durée de vie variable des molécules de CO2 dans l'air p. 84
45 12-7) Sur les rapports isotopiques 13C/12C p. 84
46 12-7-1) Introduction
47 12-7-2) Bornes supérieure et inférieure de la durée de vie v(t) déduites du delta13C de l'air et de celui des gaz de combustion
48 12-7-3) Observations p. 85
49 12-8) Formules de Berne, de Hambourg et "airborne fraction" p. 86
50 12-9) Pour conclure p. 88
51 12-10) Annexe: sur la "durée de vie de 50 ans à 200 ans " p. 89
52
53 Annexes A, B et C à la première partie p. 90
54 Annexe A Sur les climats, et sur la variabilité naturelle des températures p. 91
55 A-1) Les climats de Köppen et les observations des géographes; déplacements des frontières entre climats
56 A-2) La plus longue série thermométrique CET 1659, la série de Paris et un exemple à Ceylan p. 92
57 A-3) Sur la perception des variations de température: quelques exemples: Ryadh, Paris, Perpignan, Fairbanks p. 94
58 A-3-1) Températures extrêmes, moyennes des maxima ou des minima et "température moyenne"
59 A-3-2) Fairbanks, Alaska
60 A-4) Cycles de mille ans p. 97
5
1 A-5) Sur l'optimum climatique holocène p. 98
2 A-6) Indications bibliographiques sommaires sur les travaux des historiens p. 100
3 Remarque anticipant sur la seconde partie p. 101
4
5 Annexe B Compléments de thermodynamique p. 102
6 Exemple de modélisation de l'atmosphère comme système thermodynamique ouvert dissipatif hors d'équilibre et auto-
7 organisé
8
9 Annexe C Compléments de dynamique: les tourbillons sur la sphère en rotation p. 105
10 C-1) Introduction
11 C-2) Vent géostrophique et air en rotation p. 106
12 C-3) Entre les hautes pressions subtropicales et la cheminée équatoriale: alizés, pulsations de l'alizé, moussons, décalage
13 de l'EMV p. 109
14 C-4) La circulation de Hadley p. 111
15 C-5) Quelques vues de satellites p. 111
16 C-6) Mouvements des AMP p. 113
17 C-7) Rapprochements et fusions d'AMP p. 114
18 C-8) Compartimentation de la circulation atmosphérique p. 116
19 C-9) El Niño
20
21 Annexe D Indications biographiques p. 118 à terminer
22
23 Partie II Examen de quelques points qui démontrent que la "science du réchauffement climatique" est une
24 pseudoscience remplie de concepts surnaturels ou "paranormaux" p. 121
25 Résumé
26
27 13) Catalogue de cinq contresens physiques et de deux fables absurdes p. 122
28 13-1) "Les molécules de gaz à effet de serre absorbent un photon infrarouge puis le réémettent, moitié vers le haut,
29 moitié vers le bas"
30 13-2) "L’atmosphère est en équilibre radiatif" p. 122
31 13-3) "Greenhouse Effect = GH= (rayonnement thermique de la surface) –OLR où OLR = Outgoing Longwave
32 Radiation" p. 124
33 13-4) "Il existe un "forçage radiatif" dû au CO2" p. 125
34 13-4-1) Définition
35 13-4-2) Pourquoi le calorimètre océanique dit-il 0,3 W/m pour un "forçage radiatif" huit fois plus grand ? p. 126
36 13-4-3) En guise de conclusion p. 128
37 13-4-4) Un déséquilibre énergétique peut-il perdurer ? p. 128
38 13-5) "Il existe un effet de serre différé dû au CO2 et encore à venir " p. 130
39 13-6) La fable des "-18°C" d'une Terre sans atmosphère ou sans gaz-traces et la comparaison des contributions à l'effet-
40 de-serre des différents gaz-traces p. 131
41 13-7) Les GWP (Global Warming Potential) p. 135
42
43 14) Diverses variantes de la vitre de la serre et illustrations des contresens énumérés au § 13 p. 136
44 14-1) Les vitres et la serre selon le premier rapport IPCC WG1 de 1990
45 14-2) La serre horticole p. 137
46 14-3) Empilement de vitres opaques en infrarouge p. 138
47 14-4) Une vitre semi-transparente en infrarouge
48 14-5) De l'air qui "réchauffe la surface " ?
49 14-6) L'équilibre radiatif des photosphères des étoiles p. 139
50 14-7) La théorie du transfert radiatif p. 139
51 14-8) Effet de serre selon les rapports WG1 de l'IPCC GIEC de 1990 – suite- et de 2001 p. 140
52 14-9) Définition de l'effet de serre selon le CEA (dans "Les défis du CEA") p. 141
53 14-10) Examen d'un article "fondateur" de J. Hansen et al. (1981) p. 142
54 14-11) Le "plus haut plus froid" et la vapeur d'eau p. 143
55 14-12) Analyses critiques publiées par des professeurs de physique (2009) p. 144
56 14-13) Articles récents sur l'effet de serre p. 145
57 14-14 Echanges sur "l'effet-de-serre" avec des "climatologistes" p. 147
58 14-15) Un rapport de l'Académie des Sciences de Paris p. 149
59 14-16) Les épouvantails p. 150
60 14-16-1) extraits de la déposition de M. Jean Jouzel devant des parlementaires
6
1 14-16-2) Examen de quelques points de la déposition de M. Jean Jouzel p. 151
2 14-17) Epilogue p. 152
3 Annexe au § 14-16-2 Examen de quelques points de la déposition de M. Jean Jouzel: sur les océans p. 153
4
5 15) La "sensibilité climatique", les "feedbacks" et "l'amplification du réchauffement" par la vapeur d'eau p. 155
6 15-1) La "sensibilité climatique "
7 15-2) De multiples définitions du "forçage radiatif" p. 156
8 15-3) L'amplification par la vapeur d'eau p. 157
9 15-4) Un formalisme simple dT= S dF / (1-g) avec g= S (f1+ f2 + f3 + f4), f "feedback" p. 158
10 15-4-1) Notations et valeurs asymptotiques de l'effet d'un doublement des ppm de CO2 ou "sensibilité climatique" p. 158
11 15-4-2) Discussion des quatre "feedbacks" p. 159
12 15-5) Evolution temporelle et interprétation p. 160
13 15-5-1) Un calcul élémentaire (t désigne ici le temps) p. 160
14 15-5-2) Interprétation "physique" proposée par un article de Stephen E. Schwartz 163
15 15-6) Une borne inférieure de la somme f des feedbacks selon L. Bengtsson & St. Schwartz (2013) p. 164
16 15-7) Autres évaluations publiées de 2002 à 2013 p. 167
17 15-8) Scénarios RCP de IPCC AR5 p. 167
18 15-9) Réchauffement pour 2 x CO2 à partir des observations de l'humidité sur 1973-2007 p. 169
19 15-10) Retour à la réalité p. 171
20 15-11) Epilogue p. 171
21 15-12) Annexe historique : forçages et températures dans le premier rapport de l'IPCC-GIEC p. 172
22
23 16) Les "modèles" par discrétisation spatiale et temporelle et les catastrophes annoncées; des modèles alternatifs;
24 le "control knob" p. 174
25 16-1) Introduction p.174
26 16-2) Rétroactions à la vapeur d'eau pour la haute troposphère intertropicale: "modèles" et observations p. 175
27 16-3) Sur l'instabilité des modèles par rapport aux paramétrages de la vapeur d'eau p. 179
28 16-3-1) Introduction p.179
29 16-3-2) Illustrations p. 180
30 16-3-3) Plus de vapeur d'eau, mais pas plus de pluies ou des pluies plus concentrée dans le temps ? p.182
31 16-3-4) Plus de vapeur d'eau et plus de catastrophes ? p.182
32 16-3-5) Retour au réel: quelques observations des précipitations et des débits de cours d'eau français p 184
33 16-4) Sur les canicules réalités et "modèles" p.185
34 16-5) Sur les "modèles" p. 188
35 16-6) Variations prédite par les modèles et observée des pressions et du nombre de dépressions sur le Pacifique nord p. 192
36 16 -7) Modèles de l'océan p. 194
37 16 -8) Vers de meilleurs modèles ? p. 194
38 16 -8 -1) Les limites des modèles par discrétisation p. 194
39 16 -8 -2) L'emploi des observations p. 194
40 16 -8 -3) L'exemple du calcul des marées p. 197
41 16 -9) L'analyse du professeur de Larminat; effets solaires et cumul d'indices solaires p. 198
42 16 -10) Le dioxyde de carbone "control knob" ou bouton de réglage du climat p. 199
43 16 -10-1) Introduction p. 199
44 16 -10-2) Lecture de l'article de Lacis, Hansen et al. (2013) p. 199
45
46 17) Quelques indications historiques p. 213
47 17-1) L'invocation de grands ancêtres p. 213
48 17-1-1) Fourier p. 213
49 17-1-2) Arrhenius 1896 et 1906 p.214
50 17-2) Depuis 1960 p.215
51 17-2-1) Introduction p. 215
52 17-2-2) Un texte vieux de 50 ans p. 216
53 17-2-3) De 1967 à la conférence de Villach de 1985, il y a trente ans p. 217
54 17-2-4) De 1990 à 2000 p. 219
55 17-2-5) L'introduction de" l'influence humaine discernable " dans le rapport IPCC de 1995 p. 221
56 17-2-6) La courbe en crosse de hockey ou "hockey stick" de l'IPCC 2001 p. 223
57 17-3) Cycles et périodicités; le réchauffement est anthropique, le refroidissement est un effet de la variabilité naturelle ! p. 224
58
7
1 (1) A retenir: effets radiatifs, effet de la gravitation et de la pression en surface,
2 régulation par la vapeur d'eau: évaporation, advection, condensation et nuages
3
4 (1-a) Tout corps qui absorbe du rayonnement rayonne à sa température propre; un transfert de chaleur par voie
5 radiative entre A et B est la différence entre le rayonnement de A absorbé par B et le rayonnement de B absorbé
6 par A. Vos mains à 33°C émettent disons 500 W/m et le poêle noir à 80°C, 850W/m le poêle réchauffe vos mains mais
7 la main gauche ne réchauffe pas la main droite parce que 500 -500 = 0.
8
9 (1-b) L'air est, en infrarouge thermique, un corps très opaque, comme votre main ou comme la fonte du poêle; l'air ne
10 réchauffe pas la surface et la surface ne réchauffe pratiquement pas l'air parce que les températures de l'air sur les
11 premiers cent mètres sont en moyenne sur quelques jours et nuits -à cause de l'inversion nocturne des températures- très
12 proches de celles de la surface; le flux rayonné par la surface et absorbé par l'air est égal au flux rayonné par l'air
13 vers la surface et le bilan net est quasiment nul; l'air ne chauffe pas –radiativement- la surface
14
15 (1-c) Comme l'air est opaque en infrarouge thermique, à cause de la vapeur d'eau et comme un corps opaque ne
16 transporte pas de chaleur par rayonnement, la surface se refroidit par évaporation de l'eau, car 71% de la surface du
17 globe sont des océans, et 15% ou plus des terres présente une forte évapotranspiration par la végétation, et un peu de
18 convection ; il n' y a que 20 W/m ou 5% du rayonnement de la surface qui arrive au cosmos après avoir échappé à
19 l'absorption par l'air ou par les nuages.
20
21 (1-d) La vapeur d'eau absorbe presque tout le rayonnement de la surface, le CO2 en absorbe seulement quelques pour cent
22 parce que 80% de la vapeur d'eau, et le gros des nuages bas, est en dessous de 700 mbar (vers 3 km) alors que le CO2 est
23 réparti presqu'uniformément sur toute la hauteur de l'air sur les 1013 mbar (70% au dessus de 700 mbar). De plus le CO2
24 n'absorbe (et ne rayonne) que sur une petite partie du spectre infrarouge thermique, disons douze fois moindre que le
25 spectre d'absorption (et de rayonnement) de la vapeur d'eau en infrarouge thermique.
26
27 (1-e) Le rayonnement de l'air vers le cosmos fait 90% ou plus du rayonnement du globe (en ordre de grandeur "moyen"
28 212 W/m sur 232 W/m ); 92% du rayonnement de l'air vers le cosmos est assuré par la vapeur d'eau (195W/m sur 212
29 W/m ); le CO2 et l'ozone stratosphériques rayonnent les 8% restant.
30
31 (1-f) Le gradient de température dans la troposphère est –g/(Cp + |Ch|) où g est l'accélération de la pesanteur (9,8 m/s )
32 Cp 1005 J/kg/°C et Ch traduit le chauffage de l'air en altitude par l'absorption du rayonnement solaire par la vapeur d'eau
33 et par les nuages et par la condensation de la vapeur d'eau.
34 Que la surface soit plus chaude que le haut de l'air est l'effet de la gravitation et du poids de l'atmosphère selon
35 une relation entre température et pression: T/T0 = (P/P0) R/µ/(Cp + |Ch|) où R =8,314, µ = masse molaire de l'air, et où
36 {T0, P0} sont la pression et la température en un point de la troposphère tel que la surface ou le haut de la troposphère ou
37 toute autre couche de température connue.
38
39 (1-g) Sur Terre un couple {T0, P0} correspond au "haut de la vapeur d'eau" qui rayonne vers le cosmos {255 K, 530 mbar
40 en moyenne mais 400 mbar près de l'équateur et 900 mbar près des pôles) ce qui fixe la température de toute la
41 troposphère par T(P) / T0 = (P / P0) R/µ/(Cp + |Ch|) .
42 Sur Vénus où la pression en surface est 92 atmosphère, le couple {T0, P0} = {230 K, 100 mbar} correspond au haut de la
43 couche de poussières et Tsurface = 230 K (92/0,1)0,17 = 734 K (soit 461°C) uniformément sur toute la planète.
44
45 (1-h) La position (altitude ou pression) de la couche qui rayonne vers le cosmos est régulée par la teneur en vapeur d'eau
46 du haut de l'air: moins de vapeur d'eau vers 300 mbar (le 1% supérieur de la vapeur d'eau) et la vapeur d'eau rayonnera
47 de plus bas à une température plus élevée ("plus bas, plus chaud") produisant donc plus de rayonnement vers le cosmos.
48 La régulation de l'insolation de la surface se fait par les nuages, en quelques heures.
49
50 (1-i) Les fables du "forçage radiatif" et de "l'effet de serre" supposent par définition même un monde virtuel, sans
51 évaporation en surface, où les effets régulateurs de la vapeur d'eau (évaporation, advection, condensation) et de la
52 convection sont par définition même "débrayés" (températures et humidité y sont supposés fixés) ou n'existent pas
53 (modèles radiatifs de Manabe et al. 1964 et 1967).
54
55 (1-j) La vitre de la serre rayonne vers la surface en gros la moitié de ce que l'air rayonne réellement vers la surface;
56 l'expression
57 effet de serre = GH GreenHouse = (flux rayonné par la surface) moins (flux rayonné en haut de l'air vers le cosmos)
58 n'a aucun sens physique en transfert de chaleur comme expliqué en (1-a) et est contraire à l'observation rappelée en (1-b).
59
8
1 (2) A retenir: cycle du CO2 : rapport stock sur flux & dégazage naturel conséquence des températures
2 J'ai cinq pommes dans mon réfrigérateur; je mange une pomme chaque matin et dépose chaque soir une pomme dans le
3 frigo; le rapport stock sur flux est cinq et une pomme reste en moyenne cinq jours dans le frigo.
4
5 (2-a) durée de vie d'une molécule de CO2 dans l'air: cinq ans environ
6 Le rapport (stock de CO2 dans l'air) / (flux annuel de CO2 absorbé par les océans et par la végétation) vaut en gros cinq
7 ans.
8 L'absorption par les océans des hautes latitudes et par la végétation croît à proportion du stock dans l'air à cause de l'effet
9 fertilisant du CO2 sur la végétation; selon de très nombreuses observations, tant en volume qu'en surface des feuilles, la
10 végétation est plus considérable et croît plus vite qu'il y a 50 ans.
11 Il n'y a dans l'air de carbone anthropique, en gros que cinq fois les émissions de la dernière année, soit en 1958, 5 ppm
12 sur 315 ppm –début de la série Mauna Loa- et en 2014, 24 ppm. (1 ppm = 2,12 Gt-C ou milliard de tonnes de carbone
13 contenu).
14 Les rapports isotopiques ou proportion relative des isotopes 13C et 12C du carbone sont une sorte d'empreinte digitale qui
15 permet de distinguer dans un mélange la proportion de carbone anthropique, qui est bien actuellement 6% (24 ppm / 400
16 ppm) et non pas 30% comme l'affirme l'IPCC-GIEC: en effet ce rapport isotopique exprimé en en pour mille (abréviation
17 pm) vaut
18 6% x (-28 pm) + 94% (-7,1 pm) = (-8,35 ppm) ce qui est observé, alors que 30% (-28 pm) +70% (-7 pm) = (-13,3 pm) !
19
20 Il est souvent dit que la réponse de modèles en compartiments (un voire deux compartiments pour l'atmosphère, 2 ou 3
21 pour les océans, 1 ou 2 pour la végétation et les sols), compartiments dont l'on fixe assez arbitrairement les stocks et les
22 flux entrant et sortant conduisent à des réponses impulsionnelles beaucoup plus longues, de l'ordre de cent ans, et que la
23 croissance du stock de l'air est due aux fantômes des molécules anthropiques revenues à l'atmosphère après de longs
24 séjours dans les autres compartiments.
25 La quasi-constance du rapport (stock de CO2 dans l'air) / (flux de CO2 absorbé chaque année)
26 rend ces spéculations inutiles; cette quasi-constance vaut séparément pour la "partie anthropique" et pour le reste que
27 nous pouvons appeler "partie naturelle".
28
29 Doubler les émissions de gaz de combustion de 10 Gt-C/an pour arriver à 20 Gt-C/an par exemple en 2100 ferait passer
30 les 25 ppm de 2014 à 50 ppm en 2100, soit en 2100, par rapport à 2014, +25 ppm "anthropiques".
31 Les scénarios et projections de l'IPCC-GIEC avec +500 ppm en 2100 supposent que jusqu'à 70% des molécules de CO2
32 anthropique d'une année restent perpétuellement dans l'air (la "airborne fraction") ce qui est impossible puisque leur
33 durée de vie dans l'air est de cinq ans environ.
34
35 (2-b) Le dégazage naturel, conséquence des températures, fait les ¾ de l'accroissement observé depuis 1958
36 Les incréments sur 12 mois de la quantité de CO2 dans l'air, partie "anthropique" défalquée, sont très exactement
37 superposables à une fonction linéaire de la température de la zone intertropicale où a lieu le gros du dégazage
38 Les incréments au Mauna Loa (19°29N) et au pôle sud sont synchrones et presque de même valeur ce qui pointe vers un
39 dégazage intertropical.
40 Le cumul de ces incréments naturels depuis 1958 est exactement la différence entre 375 ppm et 310 ppm.
41
42 (2-c) Les teneurs de l'air en dioxyde de carbone sont une conséquence des températures présentes et passées et ne
43 peuvent donc pas être la cause des températures
44 Les tests statistiques de co-intégration appliqués aux séries temporelles des températures et des teneurs en dioxyde de
45 carbone montrent que la seule corrélation possible et valide est entre la dérivée par rapport au temps de la série des
46 teneurs en CO2 et la série des températures, ce qui confirme les indications du § 2-b).
47
48
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9
1 (3) A retenir: évolution observée des températures et de l'environnement
2
3 3-1) Les températures, même au fond des océans, étaient lors de l'optimum holocène, il y a entre 8000 ans et 6000
4 ans, de 3°C supérieures à celles du XXème siècle
5 Et toutes les espèces animales et végétales ont fort bien prospéré, et le Sahara était encore humide couvert de lacs avec
6 crocodiles et hippopotames. Ceci a été reconnu et sommairement exposé dans le premier rapport de l'IPCC en 1990.
7
8 3-2) Les températures vers l'an mil étaient comparables ou un peu supérieures aux températures actuelles
9 Le petit âge de glace de 1300 à 1850 selon les observations sur les glaciers européens et sur la banquise autour de
10 l'Islande a été suivi d'une récupération depuis la fin du XIXème siècle avec une oscillation très nette de durée 60 ans
11 environ correspondant à de grands El Niño (1878, 1938-1942, 1997-98) suivis de périodes de refroidissement ou de
12 stagnation de la température "moyenne globale".
13
14 3-3) Les "moyennes globales" ne présentent depuis début 1997 pas de tendance linéaire croissante et même depuis
15 fin 1978, même ne montrent rien que les effets des El Niño et de deux grosses éruptions volcaniques
16 Les séries des observations satellitaires de la température de la basse troposphère, observations continues, cohérentes, et
17 avantage unique, couvrant uniformément tout le globe depuis fin 1978, montrent les effets des événements
18 météorologiques dits El Niño et deux grandes éruptions volcaniques de 1983 et 1991.
19 Le "grand El Niño de 1997-98, et un retour , après 1995,des températures de surface de l'Atlantique nord à leurs valeurs
20 d'avant 1960, ont amené un saut des températures de l'ordre de 0,5°C dans la partie extratropicale de l'hémisphère nord.
21
22 3-4) Les productions agricoles sont de 1960 à 2014 passées de 220 millions de tonnes à 750 millions de tonnes pour le
23 blé, de 150 Mt à 495 Mt pour le riz et de 200 Mt à 850 Mt pour le maïs 3 .
24 La durée moyenne de la vie humaine continue à croître d'un trimestre par an ; elle est passée de trente ans en
25 "préindustriel" à quatre-vingts ans de nos jours.
26
27 Ceci suffit à démentir toutes les annonces sur la pollution, sur l'épuisement des ressources, le manque d'eau et sur
28 différentes formes d'apocalypse dues au péché de l'homme.
29
30 Lors du premier "jour de la Terre", centième anniversaire de la naissance de Lénine, en 1970, était annoncée la grande
31 glaciation avec jusqu'à -10°C en l'an 2000, à cause des poussières industrielles.
32 Mais les mêmes "scientifiques militants" ont dans la décennie suivante, à partir de 1975, peu à peu constitué la doctrine
33 du réchauffement climatique, figée depuis 1985; les annonces de réchauffement faites par les modèles (modèles 3-D,
34 depuis 1988) sont tout à fait démenties par les observations.
35
36
37
38

3
http://www.fao.org/3/a-I4581E.pdf et http://www.fao.org/docrep/016/ap648e/ap648e.pdf
10
1 Partie I Observations et physique élémentaire
2
3
4 Les onze premiers paragraphes exposent de la façon la plus simple possible quelques notions de base, en particulier sur le
5 rayonnement aux températures de l'atmosphère terrestre, avec des formules simples et beaucoup d'illustrations montrant
6 des observations, pour aider à la visualisation, sans rien qui soit polémique ou incertain.
7
8 Ces éléments ne supposent chez le lecteur que des notions très élémentaires de calcul.
9
10 Ils lui permettront de comprendre facilement la seconde partie, qui elle examine les conjectures qui servent de "science"
11 à la croyance en un "réchauffement climatique anthropique".
12
13 Le paragraphe 12 montre que le rapport
14
15 (stock de CO2 dans l'air)/ (flux de CO2 absorbé en douze mois par les océans et la végétation)
16
17 est à peu près constant, que la durée de vie d'une molécule de CO2 dans l'air est de l'ordre de cinq ans, et que plus des
18 trois quarts de la croissance des teneurs [CO2](t) observées depuis 1958 est un dégazage naturel et nullement un effet
19 "anthropique"; la relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) montre que les températures sont la cause des teneurs de l'air
20 en dioxyde de carbone et ne peuvent donc en être l'effet.
21
22 Cette considération, confirmée par des tests statistiques de co-intégration des séries temporelles [CO2](t) et T(t) suffit à
23 ruiner toutes les conjectures sur l'effet-de-serre et sur le CO2 "control knob" du climat examinées dans a seconde partie.
24
25
26
27 Les annexes A, B et C présentent:
28
29 - les climats définis par les géographes, qui reflètent une végétation-type, reconnaissable au premier coup d'œil à la
30 descente de l'avion, et la variabilité des températures observées,
31
32 - un exemple d'application des principes de la thermodynamique des systèmes hors d'équilibre au fonctionnement de
33 l'atmosphère vu comme système auto-organisé, totalement dissipatif et hors d'équilibre,
34
35 - la circulation atmosphérique à l'échelle de la météorologie synoptique.
36
37
11
1 1. Le profil des températures dans l'atmosphère, caractérisation des températures
2
3 La figure ci-dessous présente très schématiquement des profils "moyens" de température en fonction de la pression en
4 millibar (vignettes du haut) et en fonction du logarithme base 10 de la pression (vignettes du bas) vaguement
5 proportionnel à l'altitude en km; pour passer des Kelvin aux degrés Celsius soustraire 273,15.
6 Le point ou le plus froid ou de changement de pente du gradient de température est la tropopause vers 100 mbar à 10°N
7 et 30°N, vers 200 mbar à 45°N et vers 316 mbar à 70°N.
8 En dessous de la tropopause, la troposphère est convective et au dessus la stratosphère est stratifiée, le plus chaud y est au
9 dessus du plus froid, sans convection.
10 L'altitude est très grossièrement en logarithme de la pression avec une pression de 1 mbar vers 46 à 49 km, 100 mbar
11 vers 16 km, 300 mbar vers 9 km, 500 mbar vers 5,5 km et 1013 mbar en surface.
12
13 Figure 1-A Profils de températures (K) en fonction de la pression (mbar) à 10°N (rouge), 30°N magenta), 45°N (bleu),
14 70°N (noir); source S. Malardel Fondamentaux de météorologie 2005 réanalyses ERA40

15
16 Figure 1-A bis Profils de températures (K) en fonction du logarithme base 10 de la pression en mbar à 10°N (rouge),
17 30°N magenta), 45°N (bleu), 70°N (noir) de façon à dilater la stratosphère.
18 {0, 1, 1.5, 2, 2.5, 3} correspondent respectivement à {1, 10, 32, 100, 316, 1000} millibar et à 40°N en juin à des
19 altitudes d'environ {49 km, 31 km, 23 km, 16,5 km, 9 km , 0,1 km}

20
21
22 Le gradient de température dT/dz est, pour la troposphère, standardisé par l'aviation civile à - 6,5 °C/km.
23
24 Le contraste entre été et hiver est très petit à 10°N et 30°N mais grand à 45°N et 70°N (courbes bleu et noire), où il
25 dépasse trente degrés entre les moyennes de ces trois mois, et atteint 70°C à 80°C entre les températures extrêmes
26 maximum (par exemple 40°C) et minimum (par exemple -40°C en climat continental).
27 Le manque d'UV solaire ramène la température à 70°N et 1 mbar (altitude de presque 50 km en haut de la stratosphère)
28 de 280 K en été à 250 K en hiver; le manque d'insolation en surface en hiver explique aussi l'inversion de température à
29 70°N: le ou les deux premiers kilomètres de l'air sont plus chauds que la surface, avec des températures croissantes
30 depuis la surface (figure 1, vignette de droite, courbe noire); là ce sont les nuages venus de latitudes plus basses qui
31 apportent à l'air de la chaleur par condensation de la vapeur d'eau et alimentent le rayonnement du haut de l'air vers le
32 cosmos.
12
1 La tropopause définie ci-dessus comme le point le plus froid ou encore comme l'altitude de discontinuité du gradient
2 dT/dz est aussi définie par l'iso-surface 0,25 10-6 kg d'ozone par kg d'air et encore, en dehors de la zone équatoriale, par
3 une certaine valeur (1,5 pvu ou potential vortex unit) du tourbillon potentiel qui est une grandeur calculée par les
4 météorologistes. Enfin il y a des anomalies de basse tropopause lors du passage de perturbations. Ces quatre définitions
5 représentent des altitudes différentes et des phénomènes différents.
6
7 A une surface plus chaude correspond une tropopause plus haute et plus froide et une basse stratosphère plus froide en
8 dessous de 32 mbar (entre les abscisses 1,5 et 2,5 aux figures 1). C'est un effet "mécanique" de la quasi constance de la
9 pression vers 20 km et nullement un effet "radiatif".
10
11 La relation des gaz parfaits (1/V) = = p/ (R T) où R = 8,314/(masse molaire en kg) = 8,314/ 28,96 = 287, p pression en
12 Pascal, T température en Kelvin, masse volumique en kg/m3 , vaut à peu près pour l'air.
13 La pression en surface est le produit de la masse de tout l'air au dessus par l'accélération de la pesanteur qui varie
14 légèrement en fonction de l'altitude et de la latitude 4; la masse de l'air est de l'ordre de 10 300 kg/m , soit grossièrement
15 une tonne d'air par tranche de 100 mbar et par m .
16 La diminution des températures au dessus de la tropopause vers 1 mbar s'applique à un air très raréfié: température et
17 densité de l'air en kg/m3 sont évalués au tableau suivant pour juin à 40°N.
Tableau 1-A variation de la densité de l'air (sec) avec l'altitude
pression mbar 1013,25 200 100 10 1 0.1
altitude km 0 12,15 16,5 31,5 49 66
température K 288 219 213 238 271 224
ρair kg/m3 1,225 0,32 0,16 0,015 0,0013 0,00016
18
19 La pression totale est la somme des pressions partielles des gaz N2, O2, Ar dont les proportions relatives dans l'air sec
20 peuvent être prises à peu près constantes (mais elles ont beaucoup varié à l'échelle géologique des temps) et de gaz traces
21 en proportions variables dont les plus importants sont la vapeur d'eau qui dans une atmosphère chaude et humide peut
22 atteindre 4200 Pa à 30°C à rapporter 5 à la pression standard 101325 Pa; le dioxyde de carbone est vers 400 parties par
23 million, ppm, ou nombre de molécules par million de molécules de l'air ou a une pression partielle rapportée à la pression
24 totale de 400 millionièmes.
25 De l'air humide sera un peu moins dense que de l'air sec; la teneur "moyenne" en vapeur d'eau décroît très vite avec les
26 températures par exemple de 10 g/kg en surface à 2 g/kg vers 600 mbar et à 0,2 g/kg à 300 mbar (selon la figure 9-C).
27 La troposphère est chauffée, par le dessus par la partie du rayonnement solaire absorbée par la vapeur d'eau et les nuages
28 et aussi par la condensation de la vapeur d'eau dans les nuages.
29 La stratosphère est chauffée aussi par le dessus par l'ozone et l'oxygène qui absorbent l'UV solaire et marginalement par
30 le CO2 qui absorbe certaines parties de l'infrarouge solaire.
31 Le rayonnement est un diagnostic des températures liées à la vitesse de translation des molécules par (3/2) kT=m v /2.
32 En surface une molécule subit presque 10 milliards de collisions par seconde: le rayonnement absorbé est immédiatement
33 thermalisé, c'est à dire que son énergie est redistribuée par les collisions aux molécules majoritaires du gaz, azote,
34 oxygène et argon.
35 Inversement certaines collisions excitent des vibrations –rotations ou des rotations des molécules poly-atomiques qui
36 conduisent parfois à une émission en infrarouge thermique.
37 Au delà de 60 km l'air est trop raréfié et la notion de température moyenne reflétant la vitesse moyenne des molécules
38 égalisée par les collisions perd de son sens parce qu'il n'y a plus assez de collisions par seconde.
39 Ces séquences "absorption puis collisions" et "collisions puis rayonnement" pour les molécules de l'air sont
40 complètement différentes de la séquence "absorption d'un photon- passage d'un électron sur une orbite supérieure - retour
41 de l'électron sur une orbite plus basse – rayonnement d'un photon" des électrons des atomes. L'idée qu'une molécule de
42 l'air "absorbe puis réémet" est tout à fait fausse en dessous de 60 km.
43
4
approximation: g(z, ) = 9,806 (1- 0,002 644 cos(2 ) +0,000 007 cos (2 ) ) (1- 2 z /R) où R est le rayon terrestre (6378 km à
l'équateur et 6356 km aux pôles) , la latitude; le dernier facteur vaut (1- 0,314 z(km) 10-3)
5
La pression partielle d'un gaz est proportionnelle au nombre de moles de ce gaz dans le volume considéré.
La somme des masses mi des gaz de masse molaire µ i dans un volume V vaut m et la somme des pressions partielles p i vaut p.
pi = mi (R0 /µ i ) T / V , p = m (R0 / ) T / V = pi donc à partir des pourcentages de la masse de l'azote, de l'oxygène, de l'argon et
du dioxyde de carbone la mole d'air sec a une masse de 28,96 grammes
1/µ = (mi /m) / µ i = 75,52% / 28,016 + 23,15% / 32 + 1,28% / 39,944 + 0,06% / 44 =1/ 28,96 pour l'air sec.
Pour l'air humide de pression partielle de vapeur d'eau e(Pa) on aura par exemple en surface vers 30°C
pair humide = 101325 Pa = 4000 vapeuer d'eau + 97325 air sec
et, comme en masse mair sec/ 28,96 ~ pair humide - e et mvapeur d'eau / 18 ~ e où ~ signifie "proportionnel à"
mvapeur d'eau / (msec + mvapeur d'eau) = ( 18 e) /( (pair humide – e) 28,96 + 18 e) = 0,622 e / (pair humide – 0,388 e ) =
0,622 4000 /(101 325 – (0,388 x 4000) ) =0,025 kg/kg ou à peu près 0,622 e (Pa) / p(Pa)
alors que le rapport du nombre de moles de vapeur par rapport au nombre de moles d'air humide sera e / p
13
1 2. Le rayonnement du corps noir, le rayonnement des gaz, l'évaporation, l'absorption de l'infrarouge
2 par l'eau liquide
3
4 2-1) Les molécules des gaz absorbent et émettent sur des raies correspondant aux vibrations et vibrations-rotations
5 des molécules présentant un moment dipolaire électrique. La forme de ces raies en fonction de la fréquence optique ou
6 nombre d'onde est surtout déterminée par les collisions entre molécules.
7 Tout corps qui absorbe du rayonnement sur certaines parties du spectre, ici du spectre infrarouge thermique (corps
8 de températures entre 200 K et 400 K) rayonne à sa température propre.
9
10 2-2) Le corps noir est un corps idéal donnant un rayonnement diffus (ou lambertien, absorbant ou rayonnant
11 indépendamment de l'angle d'incidence) qui absorberait 100% du rayonnement incident et rayonnerait à sa température
12 propre T selon la loi de Planck; une surface de corps noir rayonne
13 B( , T) = 2 h 3 (29.9792 109)4 /(exp(29.97 109 h /(k T)) - 1) = 3,738 10-8 3/ ( exp(1,43844 /T) -1)
14 où ν est la fréquence optique, plus exactement le nombre d'onde, en unités de cm-1 = 29, 9792 GHz
15 La puissance de ce rayonnement est maximale à max (cm-1) = 1,961 T(K), fréquence calculée au tableau suivant pour
16 diverses températures entre la tropopause et la surface; les fréquences optiques ou nombres d'onde en dessous de
17 800 cm-1 sont celles des rotations de la molécule de vapeur d'eau.
2-A) Nombre d'onde (cm-1) et longueur d'onde (µm) du maximum de puissance (en W/m /sr/cm-1) à cinq températures
température (K) 220 255 273 288 303
fréquence νmax cm-1 431 500 535 565 594
longueur d'onde µm 23,2 20 18,7 17,7 16,8
18 98,2% de l'énergie rayonnée par le corps noir est dans la bande de fréquences max /4 à 4 max, 75% entre max /2 et 2
19 -1 -1
max.; aux températures de l'atmosphère terrestre il suffira de regarder entre 100 cm et 2500 cm (ou entre 4 µm et 100
20 -1
µm) voire, pour des analyses sommaires, entre 200 cm et 1200 cm . -1

21 L'infrarouge thermique couvre ces bandes, par exemple de 25 cm-1 à 2500 cm-1 soit de 750 GHz à 75 THz.
22 On assimile souvent (et à tort) le rayonnement du soleil à celui d'un corps noir à 5780 K avec un flux au niveau de
23 l'orbite terrestre entre 1320 W/m (à l'aphélie début juillet) et 1410 W/m (au périhélie début janvier). Le maximum
24 du spectre est vers 11 334 cm-1 (0,88 µm), avec en gros 12% de la puissance en UV, 42% en visible et 46% en infrarouge.
25 Une surface corps noir rayonne sur tout le spectre optique une puissance 0infini B( , T) d = T4,
26 avec =5,67 10-8 W/K4 .
27 2-3) L'absorption par l'eau liquide de l'infrarouge solaire (0,8 µm à 5 µm) se fait en quelques centimètres.
28 L'absorption par l'eau liquide de l'infrarouge thermique (de 4 µm à 400 µm ou de 2500 cm-1 à 25 cm-1) se fait en
29 quelques microns. (Figure 2-C plus loin).
30
31 2-4) Les corps réels ne sont pas lambertiens et présentent des coefficients de réflexion qui dépendent de l'angle
32 d'incidence de la polarisation (formules de Fresnel) et de l'indice complexe (et donc des pertes) du milieu réfléchissant.
33 Une approximation commode suppose que la surface, en infrarouge thermique, a un coefficient d'absorption ou de
34 noirceur g dépendant de la fréquence optique, voire même qu'il émet une puissance g T4 avec g entre 90% et 98%
35 selon que la surface est de l'eau, de la neige, de la glace, du sable humide ou du sable sec etc., soit à 288 K (14,85°C) de
36 374 à 382 W/m .6.
37 Figure 2-A Émissivité de la surface des océans (bleu), des déserts (en noir), de la neige fraîche (rouge), de la
38 végétation (vert clair) selon Daniel R. Feldman et al. Far-infrared surface emissivity and Climate PNAS 2014 vol. 111 no. 46

39
6
A t(°C) = -30°C , 0°C, 15°C, 30°C, T4 vaut 198, 316, 391 et 479 W/m . A ces températures, intégrer entre 80 cm-1 et 2500 cm-1
cause une sous-estimation d'au plus 1W/m à chaque extrémité du spectre.
14
1 En réalité le coefficient d'absorption dépend de la fréquence optique: la figure 2-A montre que l'eau de mer, 71% de la
2 surface du globe, est, en infrarouge lointain (0 à 650 cm-1 ou 0 à 20 THz), assez différente d'un corps noir, et, selon les
3 températures, rayonnera en infrarouge thermique 30 W/m à 40 W/m moins qu'un corps noir de même température de
4 surface.
5
6 2-5) Un gaz n'est pas un corps noir car il absorbe et rayonne sur des raies dont la forme est déterminée par les
7 collisions entre molécules; le coefficient d'absorption k(ν, P, T) est souvent modélisé par une somme de raies de forme
8 "Lorentzienne" en a/ (1+ b (ν – νraie)² ) de largeur à mi hauteur ΔFWHM = 2/b0,5 avec des milliers de raies qui, près de la
9 surface du fait de la pression c'est-à-dire des collisions, sont en partie superposées et presque continûment opaques.
10 Vers 50 km (1 mbar) les collisions sont moins fréquentes, et les raies plus fines et mieux séparées. La considérable
11 modification des spectres d'absorption-émission par les collisions est un sujet fort ardu.7
12
13 2-6) Collisions
14 Une molécule de gaz trace absorbe un rayonnement, puis avant de pouvoir se désexciter cède son énergie excédentaire
15 par collisions avec les molécules d'azote, d'oxygène ou d'argon; inversement certaines collisions avec les molécules de
16 l'air excitent des vibrations-rotations ou des rotations de la molécule de gaz trace qui rayonne, à la température
17 moyenne de translation (ou énergie cinétique moyenne) des molécules qui l'ont excitée par collisions.
18 En phase gazeuse, dans un mélange de molécules A et B de rayons r A et rB la fréquence moyenne des collisions A-B est
19 avec µ = mA mB/ (mA + mB), Z(A,B)= nA nB (rA + rB)² ( 8 π k T / µ)1/2 ; seules les collisions d'énergie ½ µ V² > ε , V
20 vitesse relative selon l'axe de vibration excité provoqueront une transition pouvant conduire à un rayonnement d'énergie
21 inférieure ou égale à ε, leur proportion par rapport au total des collisions est de la forme exp (- ε/ (k T)).
22 Selon le formalisme de la cinétique chimique les trois réactions sont:
23 émission d'un photon A* A + photon (constante de vitesse k1),
24 activation par collision A+B A*+ B (constante de vitesse k2)
25 désactivation par collision A*+B A+ B (constante de vitesse k'2)
26 La somme des deux désactivations k1 [A*]+ k'2 [A*] [B] égale l'activation k2 [A] [B] d'où
27 [A*] = k2 [A] [B] / (k1+ k'2 [B]) # (k2/ k'2 ) [A] si la pression partielle de [B] est très supérieure à celle du gaz trace [A] ;
28 alors l'émission de photons sera proportionnelle à la teneur [A] de l'air en gaz trace.
29
30 2-7) Rappel très simplifié sur l'interaction lumière-matière 8
31 Soient ni et nk le nombre de molécules dans des états i et k dont les énergies différent de Ei – Ek = h ν en présence d'une
32 intensité lumineuse Iν ; le nombre de transitions s'exprime par les coefficients d'Einstein d'émission spontanée Aik ,
33 d'émission induite Bik et d'absorption Bki avec dΩ différentielle de l'angle solide
34 dni/dt = - ni Aik – ni Bik 4π Iν dΩ et dnk /dt = Bki nk 4π Iν dΩ ; nk / ni = exp(-Ek /k T) / exp(-Ei /k T) = exp (h ν / kT)
35 Dans une enceinte isotherme la distribution spectrale des photons est Iν telle qu'on ait l'équilibre
36 0= (dni/dt)i--> k + (dnk /dt)k--> i d'où Iν = (1/ 4π) (Aik/Bik)/ [ (Bki /Bik) exp(h ν / kT) -1 ] qui doit être la fonction de Planck
37 d'où Aik = (8 π h ν3 /c0 ) Bik et Bik= Bki
38 Le coefficient spectral d'absorption d'un gaz s'en déduit par examen du nombre de transitions induites le long d'un
39 pinceau de photons paramétré en s, longueur selon le trajet,
40 dIν / ds = - h ν d (dn/dt)i--> k /dΩ = -(nk Bki – ni Bik) h ν Iν = - κν Iν
41 le coefficient d'absorption est en général exprimé en fonction de la densité du gaz trace par κν = k(ν, P, T) ρgaz trace .
42
43 2-8) Vibrations et rotations des molécules
44 Les niveaux d'énergie possibles d'une molécule rotateur de moment d'inertie I sont de la forme
45 Ej=ћ² /(2 I) j (j+1) = B j (j+1) d'où des raies équidistantes car (j+1) (j+2) – j(j+1) = 2(j+1)
46 Il n'y aura d'émission –absorption que si la molécule excitée présente un dipôle électrique; une molécule linéaire
47 symétrique telle que CO2 devra donc présenter une vibration et aura un spectre de vibration-rotations; par contre H2O de
48 forme triangulaire aura un spectre de rotations en plus des spectres des vibration-rotations.
49
50 Les niveaux des énergies de vibration sont de la forme h ν (v+ ½) , v nombre quantique dont le calcul est plus compliqué
51 que celui de l'oscillateur harmonique. Les transitions permises sont Δv = +/ - 1 et Δj = +/ - 1 et 0
52 E(v, j) = h ν (v+ ½) + Bv j(j+1). D'où trois types de raies P, Q, R correspondant à Δj = - 1 , Δj = 0, Δj = + 1
53 P E(v+1, j-1) – E(v, j) = h ν + Bv+1 (j-1) j – Bv j (j+1) = h ν - (Bv+1 + Bv) j + ( Bv+1 – Bv ) j

7
J.M. Hartmann, Ch. Boulet, D. Robert Collisional effects on molecular spectra Elsevier 2008 411 pages, 934 références
8
en suivant les pages 325-326 de Michael F Modest Radiative Heat transfer Mac Graw Hill 1993, 833 pages. Voir aussi :
J. Taine, E. Iacona, J. P. Petit Transferts thermiques introduction aux transferts d'énergie Dunod 1991, 4ème édition 2008, 478
pages
Ya. B Zeldovich Yu. P. Raizer Physics of shock waves and high temperature hydrodynamic phenomena 1966, 2003 Dover
Publications , 916 pages
Gerald C. Pomeraning The equations of Radiation Hydrodynamics Pergamon Press 1973, Dover edition 2005, 286 pages
15
1 Q E(v+1, j ) – E(v, j) = h ν + Bv+1 (j+1) j – Bv j (j+1) = h ν + (Bv+1 - Bv) j + ( Bv+1 – Bv ) j
2 R E(v+1, j+1) – E(v, j) = h ν + Bv+1 (j+2) (j+1) – Bv j (j+1) = h ν + 2 Bv+1 + (3Bv+1 - Bv) j + ( Bv+1 – Bv ) j
3 On a donc trois peignes de raies d'espacement variable et qui se recouvrent partiellement quand j va de 0 à de grandes
4 valeurs.
5
6 2-9) Sur les nomenclatures
7 Les trois vibrations de la molécule de CO2 sont:
8 (1) mode symétrique (100) d'élongation des atomes O par rapport au carbone sans moment dipolaire induit,
9 (2) mode de flexion (010) avec les atomes O et l'atome C de côtés opposés de la ligne entre noyaux au repos,
10 (3) mode d'élongation asymétrique (001) où l'une des liaisons CO est tantôt plus courte, tantôt plus longue.
11
12 Les lasers à gaz CO2 emploient l'excitation par une décharge électrique de la vibration de molécules d'azote à 2326 cm-1
13 (non radiative car la molécule est symétrique, sans dipôle électrique); les molécules N2 cèdent par collisions leur énergie
14 de vibration aux molécules de CO2 qui passent alors de l'état (000) à l'état (001), transition d'énergie presqu'identique.
15
16 Les transitions (001) (100) rayonnent à 10,6 µm (961 cm-1) et (001) (020) (de 2396 cm-1 à 2 x 666 cm-1) à 9,6 µm
17 (1064 cm-1) avec un état (001) de faible durée de vie et un retour des états (100) ou (020) au fondamental (000) accéléré
18 par des collisions avec des atomes d'Hélium ajoutés au mélange gazeux. Le réglage de la cavité optique et des pressions
19 permet de chercher la plus grande efficacité de conversion électrique optique.
20 Pour le CO2 atmosphérique les raies les plus fortes sont (000) (001) à 4,3 µm ou 2410 cm-1 et (000) (101) à 2,7 µm
21 ou 3660 cm-1 qui absorbent l'infrarouge solaire, et, en infrarouge thermique, (000) (010) à 15 µm ou 666 cm-1, avec un
22 spectre P Q R de rotations autour du mode de flexion de la molécule.
23 La différence essentielle entre le CO2 molécule symétrique qui ne présente de dipôle électrique que par ses vibrations et
24 la vapeur d'eau asymétrique avec un dipôle permanent est que la vapeur d'eau seule aura un spectre d'absorption des
25 rotations de la molécule qui rend l'air opaque sur tout le spectre infrarouge lointain en dessous de 700 cm-1
26
27 2-10) Chauffage solaire de l'air, de la vapeur d'eau et de l'eau liquide; absorption de l'infrarouge par l'eau liquide
28 Dans la stratosphère et en dessous, le flux solaire infrarouge autour de 4,3 µm et 2,7 µm est absorbé par le CO2.
29 L'absorption de l'infrarouge solaire par la vapeur d'eau (chauffage par le haut ! le soleil est dans le ciel !) se voit à la
30 figure 2-B exprimé en °C/jour pour deux hauteurs du soleil sur l'horizon et pour plusieurs latitudes.
31
32 Les UV solaires en dessous de 242 nm sont absorbés par les molécules d'oxygène, dissociées en O, et par là produisent
33 des molécules O3 dont la proportion est maximale vers 30 km ou 40 km.
34 Les UV-C (bactéricides de 220 nm à 280 nm) et les UV-B (antirachitiques entre 280 nm et 320 nm) photolysent les
35 molécules d'ozone avec, en dessous de 310 nm, production d'un atome d'oxygène excité; les UV-A entre 320 nm et 400
36 nm) dissocient aussi les molécules d'ozone avec production d'un atome O. Les UV-A pénètrent dans l'eau.
37 La formation ou reformation continuelle de O3 à partir de O2 et d'atomes O est une réaction exothermique, dont, par
38 collisions, l'énergie devient une énergie de translation des molécules majoritaires de l'air.
39
40 La pression de vapeur d'eau saturante en 1,33 1026 exp(-6816/T) T-5,131 croît de 6%/°C vers 280 K en surface et de
41 12%/°C vers 210 K à la tropopause.
42 Le rapport de la pression de vapeur à la pression de vapeur saturante est dit humidité relative notée RH (Relative
43 Humidity),vaut 80% ou plus sur la plupart des océans 9 et diminue avec l'altitude; il n'y a plus que quelques ppm ou
44 dizaines de ppm (partie par million) de molécules d'eau à la tropopause et au dessus.
45
46 L'évaporation varie comme le produit de la vitesse du vent par la différence entre la pression de vapeur d'eau saturante et
47 la pression de vapeur d'eau dans l'air qui lèche la surface (formule de Dalton10).
48 Là où l'évaporation moyenne est 100 W/m , +1°C sur la surface implique, hors effets du vent, une perte supplémentaire
49 de chaleur de 6 W/m
50 Le chauffage solaire de la surface (à 90% océans ou terres avec de la végétation et de l'évapotranspiration) repart
51 essentiellement par évaporation, ce qui thermostate la surface à environ 6 W/m /°C, un peu par convection et un
52 peu par rayonnement vers le cosmos à travers la fenêtre de la vapeur d'eau (20 W/m ).

9
La pression de vapeur saturante par rapport à la glace est un peu inférieure à la pression par rapport à l'eau liquide plane aux très
basses températures de la tropopause: les gouttes d'eau liquide des nuages se désagrègent alors au profit de grêlons.
10
La quantité d'eau évaporée est k v10 ρair (qsat – qair) où v10 est la vitesse du vent à 10 mètres au dessus de l'eau, q sat et q sont la masse
de vapeur d'eau par masse d'air à saturation et dans l'air qui lèche la surface et k= 1,5 10 -3; qsat et q croissent comme la pression de
vapeur saturante, d'environ 6,5%/°C.
Exemple numérique: (1,5 10-3) (10 m/s) (15 10-3 -12 10-3) = 45 10-6 kg/m /s soit 45 10-6 x 86400 secondes/ jour = 3,9 kg/m /jour
16
1 Des ordres de grandeur de l'absorption du solaire par la vapeur d'eau sont selon Zhong et al. 2001, dans la bande 0,44
2 µm à 10 µm, selon la distance zénithale du soleil.
Tableau 2-B tropical mid latitude summer subarctic winter
vapeur d'eau w(kg/m ) 41 kg/m 29 kg/m 4 kg/m
à δ = 30° (0,52 rad.) 190 W/m 172 W/m 92 W/m
à δ = 75°(1,31 rad.) 77 W/m 70 W/m 40 W/m
3
4 Figure 2-B) Chauffage solaire en °C/(24 heures) de la vapeur d'eau (mais pas des nuages) pour un soleil à 60° au dessus
5 de l'horizon (à gauche) et à 15° au dessus de l'horizon (à droite) en fonction de l'altitude (pression en millibar) pour
6 différents cas –types: tropical, été des moyennes latitudes (Mid Latitude Summer, MLS) et hiver subarctique (SAW)
7 Zhong et al. 2001 11

8
9 L'infrarouge est absorbé par de l'eau liquide, très fortement au-delà de 1 µm.
10 Figure 2-C) Absorption par l'eau liquide en exp(- u z) est avec
11 u = 0,1 cm-1 à la longueur d'onde de 1µm et 1/u = (1 /0,1) (0,01 mètre) = 0,1 mètre = 10 cm donc exp(-z /10 cm)
12 u= 1000 cm-1 à la longueur d'onde de 15 µm (raie du CO2) et 1/u = (1/1000) (1/100) mètre =10 µm
13 L'absorption est en gros de 2/3 plus forte pour un rayonnement diffus (cas de l'infrarouge thermique)
14 Le coefficient d'absorption u en cm-1 correspond à une transmission = exp(- u z) à la traversée de z cm d'eau (loi de de Beer) ou
15 encore 10-A où A est l'absorbance = ε c z = u z/2,303; ε = absorption par mole en litre/mole/cm-1 ; c = concentration molaire = 55,345
16 mole/litre @ 25°C.

17
18 L'infrarouge thermique vers 15 µm est absorbé par quelques microns d'eau liquide.
19 Le rayonnement de l'air vers la surface est sur 75% du globe absorbé par les premiers microns d'une surface d'eau liquide
20 alors que le solaire visible et ce qui reste des UV de longueur d'onde supérieure à 300 nm chauffent les premières
21 dizaines de mètres de l'océan.

11
Zhong Wenyi, Haigh J,. Belmiloud D. The impact of new water vapour spectral lines parameters on the calculation of atmospheric
absorption Q. J. R. Meteorol. Soc. (2001), vol. 127, pp. 1615-1626
17
1 Les flux de chaleur latente sont de l'ordre de 200 W/m sur les océans entre 40°S et 40°N (figure 2-D); les flux de
2 chaleur sensible (ou convection) atteignent 100 W/m (moyenne sur 24 heures) sur quelques déserts secs en surface:
3 Tibet, Perse, Somalie, et sur le pourtour méditerranéen en juillet (figure 2-E), mais ne dépassent pas 30 W/m sur les
4 océans sauf latitudes australes très venteuses comme les "quarantièmes rugissants" et les "cinquantièmes hurlants".
5 Figure 2-D) Flux de chaleur latente (évaporation) pour un mois de juillet en W/m , exprimé en "chauffage" (négatif) de
6 la surface; 200 W/m équivaut à l'évaporation de 6,9 mm d'eau par jour .
7 http://ds.data.jma.go.jp/gmd/jra/atlas/eng/indexe_surface12.htm

8
9
10 Figure 2-E) Flux de chaleur sensible (convection) pour un mois de juillet en W/m , exprimé en "chauffage" (négatif) de
11 la surface ; noter en quelques endroits des flux convectifs positifs, en bleu, de l'air vers la surface au dessus de
12 l'Antarctique en hiver et en quelques zones de l'Arctique où l'air advecté de latitudes plus basses est plus chaud que la
13 surface. http://ds.data.jma.go.jp/gmd/jra/atlas/eng/indexe_surface12.htm

14
15
16 3. Les gaz-traces actifs en infrarouge thermique, dits "à effet de serre" et leur épaisseur optique
18
1
2 3-1) L'air, hors la "fenêtre de la vapeur d'eau", est opaque en infrarouge thermique
3 C'est-à-dire opaque au rayonnement des corps ou des gaz-traces aux températures "usuelles" de l'air et de la surface, entre
4 200 K (-73 °C) et 400 K (+127 °C). Aux fréquences optiques où il est opaque il absorbe tout et rayonne à sa
5 température propre. Les deux gaz-traces qui importent ici sont la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone.
6
7 3-2) Vapeur d'eau
8 L'air contiendrait 12700 km3 d'eau, surtout en vapeur d'eau; un cycle de neuf à dix jours implique une circulation de
9 400 000 km3/an; réservoirs et barrages contiendraient 7200 km3, à comparer à une consommation "humaine" estimée à
10 3800 km3/an (1 km3 = 1 Gt). L'évaporation exprimée en mm d'eau précipitable: 1 mm= 1 kg/m ; la chaleur latente
11 emportée par l'évaporation est de 2,5 MJ/kg. L'évaporation atteint 3 m/an entre les Tropiques et 20 cm/an sur les mers
12 polaires. Sur terre ferme on parle d'évapotranspiration, de 200 mm/an à 800 mm/an ou plus, selon la végétation, pendant
13 la période d'activité de la végétation; l'évaporation directe de l'eau du sol, eau qui fait jusqu'à 25% de la couche
14 superficielle, est minime par rapport à la consommation de la végétation qui évapore de 250 moles d'eau (plantes en C4
15 telles que maïs, sorgho, canne à sucre) à 500 moles d'eau (plante en C3 telles que blé, tournesol, vigne, fétuque,
16 conifères, feuillus) par unité (CH2O) de matière végétale produite par la photosynthèse et libère cette eau surtout à travers
17 les stomates des feuilles.
18 Les répartitions géographique et en altitude de la moyenne annuelle de la teneur en vapeur d'eau sont dessinées aux
19 figures 3-A & 3-B.
20 La quantité de vapeur d'eau "précipitable" dans l'air varie fortement avec la température et suit généralement l'évolution
21 de la température de surface.
22 Il y a 10 kg/m de vapeur d'eau "précipitable" et plus au dessus des déserts chauds (figure 3-A).
23 Figure 3-A) Ordres de grandeur (en moyenne sur l'année) de la teneur totale de l'air en vapeur d'eau en kg/m selon la
24 latitude et la longitude. Le moyennage sur l'année fait disparaître les extrêmes vers 80 à 100 kg/m qui alimentent des
25 pluies à 100 mm/jour (voire par heure) (Cévennes, Pyrénées orientales, zones méditerranéennes reçoivent de telles pluies
26 au moins tous les dix ans) et bien plus dans les zones de mousson.
27 Nota bene: la projection de Mercator ne permet pas l'estimation des surfaces relatives des différentes latitudes

28
29
30 Le "haut" de la vapeur d'eau (figure 3-B) vers 2 milli-mole/mole (400 mbar à l'équateur et 800 mbar à 70°N), est, comme
31 nous le verrons, à peu près le bas de la couche d'épaisseur optique t=1,07 comptée depuis le haut de l'air, couche qui fait
32 80% du refroidissement de l'air par rayonnement vers le cosmos.
19
1 Figure 3-B) Teneur, en moyenne annuelle, de l'air en vapeur d'eau en milli-moles/mole d'air sec, vers 30°E (?), selon
2 l'altitude et la latitude; multiplier par 0,62= 18/28,86 pour passer de milli-mole/mole en g/kg (par kg d'air sec)

3
4
5 La figure 3-C des précipitations moyennes annuelles montre aussi la position des nuages "stratus marins" qui, sous le
6 niveau de cisaillement des alizés (changement de sens du vent entre 1 km et 2 km qui empêche la formation de
7 structures convectives), couvrent la zone tropicale à l'est des océans: l'air est saturé d'humidité en dessous de la couche de
8 cisaillement et assez sec au-dessus.
9 Les précipitations (figure 3-C) dépendent de la convection ! Il ne pleut pas sous le centre des hautes pressions
10 (anticyclones), que ce soient les anticyclones subtropicaux quasi-permanents vers 30°N et 30°S, ou ceux qui, aux
11 moyennes latitudes (35°-70°), passent tous les quelques jours entre deux dépressions; pas de précipitations non plus sous
12 ces hautes pressions barométriques temporaires, dites "agglutinations anticycloniques", de durée quelques jours à
13 quelques semaines qui de temps en temps, provoquent, selon la saison, ou des canicules ou des "froids sibériens".
14 Il ne pleut pas non plus :
15 (1) sous un cisaillement d'alizés: le vent au dessus de 1 ou 2 km a une direction très différente de celle du vent de la
16 couche basse, ce qui "cisaille" la convection
17 (2) sous une inversion d'alizé où l'alizé "normal", soufflant vers le sud-ouest dans l'hémisphère nord, passe au dessus de
18 l'alizé de mousson proche du sol, venant lui de l'autre hémisphère et est de direction nord-est dans l'hémisphère nord, ce
19 qui empêche le développement des nuages convectifs. Cette stratification est interrompue tous les quelques jours par des
20 lignes de grains qui permettent le développement vertical de la convection et la pluie (exemple de la mousson africaine).
21
22 Les séries de précipitations en "moyenne mondiale" au cours du XXème siècle ne montrent pas de variation significative
23 car min et max sont, à cette échelle "globale", à plus ou moins 4% de la moyenne; comme pour les températures, le
24 moyennage efface la variabilité très forte des séries locales, qui ont souvent des cycles décennaux (période 22 ans) bien
25 marqués.
26
27 A Paris les précipitations observées vont de 271 mm/an (en 1921) à 901 mm/an (en 2000).
28 En Île de France12 69 sécheresses sur 509 années d'observations répertoriées par les historiens : 22 au XVIIIème siècle
29 contre 10 à 13 pour les quatre autres siècles, la plus grave va de l'hiver 1576/77 à la Toussaint 1578. L'été 1921 a été très
30 sec et chaud et 1976 l'année de l'impôt-sécheresse.
31

12
Emmanuel Garnier – Bassesses extraordinaires et grandes chaleurs 500 ans de sécheresses et de chaleurs en France et dans les
pays limitrophes. Colloque 193 SHF : «Etiages, Sécheresses, Canicules rares et leurs impacts sur les usages de l’eau», Lyon, 7-8
octobre 2009.
20
1 Figure 3-C) Précipitations moyennes en mm/jour: AAc (agglutinations anticycloniques) et zones de cisaillement des
2 alizés sont presque sans précipitations comme les très hautes latitudes; l'équateur météorologique est marqué par les
3 fortes précipitations un peu au nord ou au sud de l'équateur géographique.
4 Noter la bande jaune et verte sur l'Atlantique au large des Etats-Unis dite "couloir des tempêtes"

5
6
7 3-3) Dioxyde de carbone CO2: 850 Gt-C dans l'air et 40 000 Gt-C dans les océans
8 Gt-C signifie milliard (préfixe G pour giga) de tonnes de carbone contenu
9
10 L'océan contient en carbone dissous presque cinquante fois plus de carbone que l'air, sous trois formes, CO2 ou H2CO3
11 (1%), ions carbonate CO3- - (9%) et ions bicarbonate HCO3- (90%), et sous forme de résidus et composés organiques,
12 estimés entre 700 Gt-C et 1000 Gt-C.
13 Il y a en sus de 1,5 à 2 millions de Gt-C sous forme de sédiments carbonatés au fond des mers dont une grosse partie sur
14 les plateaux continentaux à faible profondeur; la précipitation directe de carbonates de calcium n'est que rarement
15 observée 13, malgré une grosse sursaturation. La précipitation est surtout biologique, par les enveloppes calcaires de
16 planctons. La mobilisation de sédiments calcaires augmenterait le carbone inorganique dissous et la pression partielle de
17 CO2 dans l'eau. Un examen de cette solution tampon avec équilibre de l'acide faible en présence de ses sels est fait dans
18 un autre fascicule.
19 Les échanges entre atmosphère et océans ont été chiffrés à 90 Gt-C/an à quelques pour-cent près.
20 Le dégazage (ou l'absorption) 14 par l'océan est proportionnel à la différence des pressions p(CO2) dans l'air et dans l'eau
21 (figure 3-D suivante), au cube de la vitesse du vent et à Sc-1/2 où Sc est le nombre de Schmidt15.
22 La figure suivante illustre la complémentarité entre air et océan, les zones à forte teneur en CO2 de l'un correspondant
23 aux zones à faible teneur de l'autre ce qui implique absorption ou dégazage par l'océan, dans des zones bien séparées.
24 Les spéculations fondées sur l'hypothèse d'un océan en équilibre avec l'atmosphère (Bert Bolin 1959, R. Revelle 1965)
25 sont des leurres. Les zones d'absorption et les zones de dégazage sont bien distinctes, dépendent de la saison et des
26 conditions météorologiques propres à chaque zone et, comme le montre la figure 3-D, les zones de faible pression
27 partielle du CO2 atmosphérique surmontent les fortes pressions partielles océaniques dues aux remontées d'eau profonde
28 de quelques centaines de mètres, ou upwellings.

13
Le grand band des Bahamas ferait exception. La réduction de la réactivité des ions serait due à la tunique de molécules d'eau qui
les entoure ou à une faible réactivité; les manuels et articles semblent éviter ce sujet que l'on pourrait croire essentiel.
14
R. Wanninkhof Relationship Between Wind Speed and Gas Exchange Over the Ocean J G R, VOL. 97, n° C5, pp. 7373-7382, May
15, 1992
15
Sc est la viscosité cinématique de l'eau divisée par le coefficient de diffusion du gaz et dépend de la température
21
1 Figure 3-D) Comparaison des teneurs en CO2 dans l'air en surface (pression partielle en ppm, parties par million) et
2 des teneurs dans l'eau de surface (équivalent d'une pression partielle, en µatm, micro-atmosphère ou millionième d'une
3 atmosphère) en différentes zones de l'océan compilé à parti des données de Takahashi 2009 source : Barry et al. 16

4
5
6
7 3-4) Épaisseur optique des gaz-traces en fonction de la fréquence optique
8 3-4-1) L'épaisseur optique t est une quantité sans dimension, telle que pour un pinceau de lumière traversant une couche
9 d'air d'épaisseur optique t la transmission soit exp(-t).
10
11 Pour calculer simplement le rayonnement d'un gaz de l'atmosphère avec la fonction de Planck B( , T), on exprimera la
12 température T en fonction de l'épaisseur optique t comptée depuis le haut de l'air où t=0, par une fonction T(t).
13 La figure suivante montre, pour la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone, l'épaisseur optique totale de l'air en fonction de
14 la fréquence du rayonnement ici exprimée en unité appelée cm-1 qui vaut presque 30 GHz (1 GHz = 1 milliard de Hertz);

16
James P. Barry, Toby Tyrrell Lina Hansson, Gian-Kasper Plattner Jean-Pierre Gattuso Atmospheric CO2 targets for ocean
acidification perturbation experiments pp. 53-66 dans Guide to best practices for ocean acidification research and data reporting
Edited by U. Riebesell, V. J. Fabry, L. Hansson and J.-P. Gattuso. 2010, Luxembourg: Publications Office of the European Union
http://www.epoca-project.eu/index.php/guide-to-best-practices-for-ocean-acidification-research-and-data-reporting.html.
Pour d'autres cartes de pression partielle du CO2 en surface des océans http://www.socat.info/ et http://www.earth-syst-sci-
data.net/6/69/2014/essd-6-69-2014.html
22
1 la quantité totale de vapeur d'eau prise pour ce calcul w= 25 kg/m est la moyenne "globale" de la quantité vapeur
2 d'eau dans la colonne d'air, souvent appelée "vapeur d'eau précipitable" en mm avec 1 mm= 1 kg/m .
3 Pour un rayonnement diffus traversant une couche de gaz d'épaisseur optique t, la transmission vaut 2E3(t).
4 E3(t) est fonction spéciale dite fonction exponentielle intégrale; 2 E3(t) est approchée par exp(-t) / (1+0,65 t) qui
5 décroit un peu plus vite que l'exponentielle exp(-t); l'absorption de la couche d'air vaut 1- 2E3(t).
6
Transmission 2E3(t) # exp(-t)/(1+0,65 t) et absorption d'un rayonnement diffus par une épaisseur optique t (t thickness)
épaisseur optique t 1,07 2 3 10 100
transmission 20% 6% 1,8% 0,000 007 7 10-46
absorption 80% 94% 98,2% 100% 100%
7
8 Figure 3-E) Epaisseurs optiques de la vapeur d'eau (en bleu) pour une quantité totale w= 25 kg/m (moyenne sur le
9 globe de la vapeur d'eau "précipitable")17 et du CO2 (en rouge).
10 Rayonnement d'une surface de corps noir ( = 3,14 fois la fonction de Planck) en mW/m /cm-1 à 255 K (en noir) et 288
11 K (en orange). Le détail des raies du CO2 autour de 4,3 µm (2380 cm1) importe peu en infrarouge thermique car la
12 fonction de Planck y est négligeable. Le CO2 n'est actif (tCO2 > ½) que sur la petite bande de fréquences 580 cm- -750 cm-
13 1
soit 170 cm-1 et un douzième de la bande où la vapeur d'eau est active; la raie du méthane vers 1310 cm-1 a une
14 épaisseur optique de 0,5 environ.

15
16 Figure 3- F) Zoom sur l'épaisseur optique de la vapeur d'eau et du CO2 sur la bande de fréquences optiques 500 cm-1 à
17 900 cm-1 pour w=25 kg/m
épaisseur optique du CO2 et de la vapeur d'eau 25kg m² épaisseur optique du CO2 et de la vapeur d'eau 25kg m²
300 12

250 10

200
épaisseur optique

8
épaisseur optique

150 6

100 4

50 2

0 0
500 600 700 800 900 500 600 700 800 900
18 cm^ 1 cm^ 1

17
K. Ya. Kondratiev Radiation in the atmosphere Academic Press 1969, 912 pages
voir aussi http://www.cost723.org/school/material/lectures/KEY10-water_and_the_utls-gettelman.pdf et Brindley & Harris (SPARC
2000) qui donnent le détail des raies de rotation non représenté à la figure H et S.A. Buehler et al. Recent developments in the line-
by-line modelling of outgoing longwave radiation JQSRT 98 (2006) 446–457 figure 5
23
1 L'expression "fenêtre de la vapeur d'eau" désigne la bande de 750 cm-1 à 1150 cm-1 où l'épaisseur optique est entre ½ et
2 2 (figure suivante); ces limites ne sont pas standardisées.
3
4 L'épaisseur optique dans la fenêtre est accrue par le "continuum de la vapeur d'eau" absorption continue, sans raies
5 attribuée ou a à des dimères de deux molécules d'eau ou à des effets de collisions entre molécules d'eau; cette absorption
6 croît comme le carré de la teneur en vapeur d'eau et est plus forte aux basses températures.
7
8 3-4-2) La figure 3-B montre que la vapeur d'eau est "plaquée" contre la surface (décroissance des teneurs disons en P3,2
9 où P est la pression réduite exprimée en atmosphère) et donc absorbera le gros du rayonnement de la surface avant que le
10 CO2 qui, lui est également réparti sur toute la hauteur de la colonne d'air, voie passer ce rayonnement.
11 Ce n'est (figure 3-F vignette de droite) qu'aux fréquences optiques entre 720 et 810 cm-1 que le CO2 aura un petit effet sur
12 l'absorption par l'air du rayonnement de la surface.
13 La vapeur d'eau est de très loin le principal gaz-trace actif dans l'infrarouge: elle assure en gros 98% de l'absorption par
14 l'air du rayonnement de la surface et presque 90 % du rayonnement de l'air vers le cosmos.
15
16 3-4-3) 80% des photons qui sortent d'une couche d'épaisseur optique t=1,07, tant vers le haut que vers le bas sont
17 produits dans cette couche.
18
19 Si les températures ne sont pas trop variables en fonction de l'altitude, la couche t = 1,07 tout en haut de l'air produit
20 80% du rayonnement de l'air vers le cosmos et se refroidit puisqu'à la température du fond cosmique, 2,7 K, le
21 rayonnement du cosmos reçu par le globe est négligeable.
22
23
24
25
24
1 4. Emission et absorption par les gaz-traces: interfaces surface-air et surface-cosmos
2
3 Dire qu'un gaz peut être "modélisé" comme un corps noir, c'est dire une absurdité: en effet un gaz-trace n'absorbe
4 et ne rayonne que sur certaines raies et bandes de fréquences optiques, pas sur tout le spectre (hors le petit effet du
5 continuum). Le CO2 par exemple est actif sur seulement 170 cm-1 (figures 3-E & 3-F) du spectre de l'infrarouge
6 thermique où la fonction de Planck aux températures de l'air (en noir et en orange à la figure 3-E) n'est pas négligeable.
7
8 4-1) Epaisseur optique comptée depuis P=0, c'est-à-dire depuis le haut de l'air: expressions approchées
9 pour le CO2 et pour la vapeur d'eau
10 Si un gaz-trace de l'air a une épaisseur optique totale tgaz-trace(ν) en fonction de la fréquence optique ν (figures 3-E et 3-F),
11 comment varie son épaisseur optique cumulée, comptée depuis le haut de l'air, en fonction de l'altitude z ou de la
12 pression p en Pascal (Pa ou N/m ) ou encore de la pression réduite P en atmosphère P = p /101325 ?
13 k(ν, P, T) est le coefficient massique d'absorption du gaz-trace, fonction de la fréquence optique ν, de la
14 température T et de la pression P.
15 La différentielle dt de l'épaisseur optique pour une couche d'air d'épaisseur dz s'écrit en fonction de la masse volumique
16 ρgaz trace du gaz trace, à partir de la relation barométrique dp= - ρair g dz ; là p est la pression en Pa (Pascal ou Newton/m ),
17 p(Pascal) = 101 325 P, où la pression réduite P varie entre 1 à la surface et 0 en haut de l'air
18 dt = - k(ν, P, T) ρgaz trace dz = k(ν, P, T) ρgaz trace(101325 dP/(g ρair )) = k(ν, P, T) (ρgaz trace /ρair ) (101325 /g ) dP
19
20 De la relation des gaz parfaits ρ = 1/V = p / (R T) il vient:
21 (ρCO2/ρair) = (pCO2/pair) Rair/ RCO2= (400 ppm) 0,044 / 0,02896. Avec la notation ~ pour "proportionnel à"
22 dtCO2 (ν) ~ kCO2(ν, P, T) dP ~ tCO2max (ν) P0,45 dP, pour tenir compte de la variation du coefficient d'absorption avec la
23 pression expression valable jusque vers 30 km; l'épaisseur optique cumulée comptée depuis le haut de l'air jusqu'a
24 l'altitude de pression P est donc
25 tCO2(ν, P) = tCO2max(ν) P1,45
26 L'épaisseur optique totale du dioxyde de carbone tCO2max(ν) des figures 3-E et 3-F utilisable jusqu'à 30 km est,
27 comme (ρCO2/ρair), proportionnelle aux ppm de dioxyde de carbone dans l'air qui expriment le rapport
28 (pCO2/pair) = nombre de molécules de CO2 par million de molécules de l'air.
29
30 La pression partielle de la vapeur d'eau notée eH2O vaut (RH x EH2O vapeur saturante ) où RH désigne l'humidité relative
31 (Relative Humidity) qui va d'au plus 100% en surface, en moyenne vers 80% sur les océans) à 50% ou moins près de la
32 tropopause.
33 Evapeur saturante (T) = 611,2 exp(6816 [1/273.15- 1/T]) (273.15/T)5,1309 = 1,331 1026 exp(-6816/T) T-5,13 en Pascal
34 Nous verrons plus loin que la température de la troposphère T(P) en fonction de la pression réduite P est en moyenne
35 T(P) = Tsurface P0,19 . Insérer cette formule dans Evapeur saturante (T) donne une approximation en puissance Pa valable dans
36 la troposphère
37 Evapeur saturante (P) = Evapeur saturante surface P9,387 - 0,0165 Tsurface - 5,13 x 0,19 (2,054 P- 0,263 P -0,855 P3) d'où
38 (ρH2O /ρair) = (eH2O / pair) (Rair/ RH2O) = [ RH(P) Evapeur saturante(P) / (101 325 P) ] ( 0,018 / 0,02896 )
39 puisque pour un gaz parfait, R = 8,314 / (masse d'une mole en kg) et ρ= 1/V = p/(RT); 18 grammes et 28,96 grammes
40 sont les masses molaires de l'eau et de l'air.
41
42 Application numérique : vapeur d'eau en g/kg : 0,622 ( RH(P) Evapeur saturante(P) /P ) /101,325 et pour P=0,3,
43 RH(P) = 80% 0,30,5 = 44%, Evapeur saturante surface = 3543 Pa à 300 K.
44 Le premier facteur 0,38,412- 0,0165 x 300 vaut 0,0155, le second facteur (2,054 P ...) vaut 0,57 et
45 0,622 (0,44 3543 / 0,3) x 0,0155 x 0,57 / 101 = 0,28 g/ kg à 300 mbar alors qu'en surface on aurait
46 0,622 (0,8 x 3543 ) /101 = 17,4 g/kg à 300 K ou 9,4 g/kg à 290 K.
47 Ces nombres sont comparables aux valeurs "moyennes" observées des figures du § 11-10) Evolution de la teneur en
48 vapeur d'eau observée depuis 1948.
49 Noter que la moyenne de la vapeur d'eau n'est pas du tout la vapeur d'eau à la température moyenne, car Evapeur saturante (T)
50 est fortement non linéaire.
51 Calculons maintenant l'épaisseur optique de la vapeur d'eau
52 (ρH2O /ρair) = (0,622 / 101325) RH(P) Evapeur saturante surface P9,387 - 5,13 x 0,19 - 0,0165 Tsurface -1
53 et de dt = k(ν, P, T) (ρgaz trace /ρair ) (101325 /g ) dP il vient
54 dtH2O(ν) = kH2O(ν, P, T) ( 0,622/ g) Evapeur saturante surface RH(P) P7,41- 0,0165 Tsurface dP ou plus précisément
55 RH(P) P7,41- 0,0165 Tsurface (2,05 P -0,26 P -0,855 P3) dP
56 Intégrer entre 0 et 1 donne, avec l'approximation RH(P) = RHsurface P0,5
57 tH2O max(ν) = kH2O(ν, P, T) ( 0,622/ g ) Evapeur saturante surface RHsurface / (8,91 - 0,0165 Tsurface )
58 dtH2O(ν) = tH2O max(ν) (8,91 - 0,0165 Tsurface ) P7,91 - 0,0165 Tsurface dP
59 où l'exposant vaut{3,57; 3,16; 2,96} pour Tsurface ={263 K; 288 K; 300 K}, et enfin l'épaisseur optique cumulée entre le
60 haut de l'air et l'altitude de pression P
25
1 tH2O(ν, P) = tH2Omax(ν) P8,91- 0,0165 Tsurface

2 ou une expression plus complète en intégrant RH(P) P7,41- 0,0165 Tsurface (2,05 P -0,26 P - 0,855 P3) dP avec la
3 condition évidente tH2O(ν, 1) = tH2Omax(ν) puisque l'épaisseur optique est comptée depuis le haut de l'air.
4
5 L'épaisseur optique de la vapeur d'eau cumulée comptée depuis le haut de l'air jusqu'a l'altitude de pression P, tH2O(ν, P)
6 décroît très rapidement quand P passe de 1 à 0, par exemple en P4,16 à Tsurface = 288 K. Entre la surface et 688 mbar (vers
7 3,2 km) où P = 0,68, on a (1-0,694,16 ) = 80% de l'épaisseur optique de la vapeur d'eau alors que 57% de celle du CO2.est
8 au dessus. La quantité de vapeur d'eau (ρH2O /ρair) est à peu près constante au dessus de la tropopause à quelques ppm ou
9 dizaines de ppm pour le rapport des pressions (eH2O / pair).
10 La pression correspondant à une épaisseur optique t comptée depuis le haut de l'air, aux fréquences optiques sans
11 recouvrement des spectres est P(tCO2) = ( tCO2 (ν, P) / tCO2max (ν) ) (1 / 1,45) et P(tH2O) = (tH2O(ν, P)/ tH2Omax(ν)) (1 / 4,16) .
12 Par exemple la position de la couche correspondant à t=1,07 est, pour t max =100, à P=0,033 dans la stratosphère pour le
13 CO2 et, pour la vapeur d'eau, à P = 0,305, en dessous de la tropopause (figure 1).
14 La relation T~P0,19 pour la troposphère ou les profils T(P) de la figure 1 permettent de paramétrer la température en
15 fonction de l'épaisseur optique t comme T(P(t)) et de calculer très simplement les flux rayonnés par l'air comme on le
16 verra au paragraphe suivant.
17 Aux fréquences optiques où il y a superposition des spectres du CO2 et de la vapeur d'eau
18 ttotal (ν, P) = tCO2(ν, P) + tH2O(ν, P) = tCO2max (ν) P1,45 + tH2Omax(ν) P4,16
19 18
dont la solution est P(ttotal(ν)), d'où T(ttotal).pour un profil T(P) donné; mais un tel calcul avec des atténuations
20 moyennées sur quelques cm-1 peut donner des résultats erronés, les raies des deux gaz pouvant être décalées.
21 Enfin il faut aussi tenir compte de l'épaisseur optique tnuages des nuages, présents, sauf zones sèches, 60% du temps et bien
22 plus aux hautes latitudes.
23
24 Les considérations précédentes visent à fournir des expressions simples et des ordres de grandeur; la réalité comme le
25 montre la figure suivante est une cheminée équatoriale au confluent des alizés et des couloirs très humides devant les
26 anticyclones mobiles qui alimentent les dépressions que l'on identifie aisément à l'est nord-est dans l'hémisphère nord (ou
27 au sud sud-est dans l'hémisphère sud) du couloir qui en extratropical se déplace à quelques 40 km/h.
28 Figure 4-A) Teneur en vapeur d'eau mesurée par imagerie hyperfréquence; 1 g/cm = 10 kg/m le 16 février 2004
29 noter qu'alors la mousson arrose l'hémisphère sud: Madagascar, Australie, Brésil source: NOAA Ground-based GPS
30 Meteorology GSD Program Review August 7, 2012 http://www.esrl.noaa.gov/psd/news/2010/071510.html

31

18
approximativement une cubique en P1,45 d'où P(ttotal , tCO2max (ν) , tH2Omax(ν))
P= [- (0.874 tCO2max) / ( 9 t tH2Omax + 1.732 (4 tCO2max3 tH2Omax3 + 27 t tH2Omax4)(1/2) )(1/3) +
0.382 ( 9 t tH2Omax2 + 1.732 (4 t tCO2max 3 tH2Omax3 +27 t tH2Omax4) (1/2) )(1/3) / tH2Omax ]0.6897
26
1 Cette figure 4-A montre la nature dynamique de la vapeur d'eau. Si la quantité totale en kg/m reflète assez bien la
2 température de surface, la quantité de vapeur d'eau dans les hautes couches au dessus de P = 0,5, celles qui
3 rayonnent vers le cosmos, dépend de la convection et du mouvement de l'atmosphère, régi par le principe de
4 maximum de production d'entropie (voir annexe B).
5 Sur la figure 4-B, la corrélation entre le mouvement vertical moyen de l'air et une estimation de l'humidité relative de la
6 haute troposphère moyennée sur un mois (ici avril) montre que les zones de subsidence sont plus sèches et les zones de
7 forte convection et d'ascendance plus humides.
8 Le moyennage sur un mois fait, sur la figure 4-B, disparaître les structures anticyclone mobile, couloirs dépressionnaires
9 très humides et dépressions, bien visibles en extratropical sur la "photographie instantanée" de la figure 4-A.
10 La notion d'humidité relative moyennée sur toute la couche entre 200 mbar et 500 mbar, à la figure 4-B est très
11 discutable car le rapport (ρH2O /ρair) varie en P3.,13 de 0,0065 (à 200 mbar) et 0,114 (à 500 mbar) fois sa valeur en surface,
12 et les observations radiométriques à 6,7 µm et à 183 GHz ne donnent pas directement les profils des température et
13 humidité en fonction de l'altitude.
14 Figure 4-B) Humidité relative moyenne approchée de la haute troposphère (de 500 mbar à 200 mbar) (5,5 km et 11,7 km
15 pour Tsurface = 288 K ) pour la formule z(km) = (Tsurface/6,49) (1-P0,19) et vitesse verticale de l'air en Pascal/seconde à
16 P=0,4 (7 km). Tiré de St. Buehler et al. A new microwave radiance fundamental climate data record for tropospheric humidity
17 http://www.theclimatesymposium2014.com/1120__Stefan_Buehler__A_new_microwave.pdf

18
27
1 4-2) Le flux de la surface absorbé par l'air est égal au flux de l'air rayonné vers la surface
2
3 Ce serait rigoureusement vrai pour une atmosphère isotherme à la température T de la surface, atmosphère qui
4 absorberait π B(ν, T) (1- 2 E3(tmax)) et rayonnerait π 0tmax B(ν, T) 2 E2(t) dt = π B(ν, T) (- 2 E3(tmax) + 1)
5 où B(ν, T) est la fonction de Planck (§ 2). Ces relations seront démontrées au § 5-5 ci-dessous.
6 La couche d'épaisseur optique t= 1,07 en bas de l'air contre la surface est la source de 80% du rayonnement de l'air
7 vers la surface, et est en moyenne à la température de la surface.
8 L'atmosphère réelle est sujette aux inversions nocturnes de température dans les premières centaines de mètres,
9 inversions qui atteignent parfois 40°C au Sahara et 10°C ou 15°C en France, avec parfois un givre matinal couvrant le
10 paysage.
11 Le haut de la couche t=1,07 est, pour la vapeur d'eau, à la pression P solution de tmaxH2O (1-P4,13) = 1,07 soit
12 P= 0,9976 atmosphère pour tmaxH2O=100 et une altitude z = (Tsurface / (6,5 10-3) (1-P0,19) = 20,5 m.
13 A la fréquence optique où tmax H2O =4 le haut de la couche t=1,07 est à P=0,933 atmosphère (z = 582 m).
14 Pour le CO2 la solution (1- de 100 (1-P1,45) = 1,07 est P=0,993 atm pour tmaxCO2 = 100 (58 m) et 0,82 atm (1640 m) pour
15 tmaxCO2 = 4.
16 Le gradient moyen de température sur le premier kilomètre est souvent bien moindre qu'au dessus, ce qui rapproche
17 encore de l'atmosphère isotherme.
18
19 4-3) Flux de la surface absorbé par l'air & flux rayonné par l'air vers la surface: observations
20 Les milliers de sondages de Tiros Initial Guess Retrieval (TIGR) et autres des archives de la NASA conduisent à des
21 expressions explicites en fonction de la vapeur d'eau précipitable en kg/m .
22 Des formules calculées par F. Miskolczi donnent les diagrammes des figures 4-C en distinguant trois segments de
23 fréquences optiques (limites à 720 cm-1 et à 1260 cm-1) : infrarouge lointain (Far InfraRed), fenêtre de la vapeur d'eau
24 (WIN pour window) et infrarouge moyen (Mid InfraRed) avec (a) à gauche, la transmission de l'air et, (b) à droite le
25 rayonnement de l'air vers la surface exprimé en fraction du rayonnement de la surface.
26 Figure 4-C) (F. Miskoclzi) 19 Données des sondages TIGR (Tiros Initial Guess Retrieval): en fonction de la teneur de
27 l'air en vapeur d'eau w en kg/m pour trois bandes de fréquences optiques WIN (rouge), MIN (bleu), FIR (noir) avec
28 ici FIR (Far Infra Red 1 cm-1 à 720 cm-1), WIN (Window 721 cm-1 à 1260 cm-1), MIR (Mid Infra Red 1261 cm-1 à
29 3000 cm-1)
30 A gauche Fraction de l'émission de la surface reçue par le cosmos: de haut en bas WIN (2 variantes, rouge et magenta),
31 MIR (bleu), FIR(noir) : win[w]=0.8014 exp[-0.02611 w] ;
32 mir[w]=0.152 exp[ -0.000715 (ln[w]-18.933) (ln[w]-2.30259)2 (ln(w) + 0.0337) ] / w0.5659
33 fir[w] = 0.171 exp[ ln[w]2 (-0.0152 ln[w]2-0.0381 ln[w]-0.0857) ]/ w0.51221
34 A droite Rapport entre le flux rayonné par l'air vers la surface fdown et le flux émis par la surface dans ces trois bandes
35 FIR (en bleu), MIR & WIN : fir[w]=1 - 0.652 exp[-1.1257 w0.4555]; mir[w]=1 - 0.6766 exp[-1.566 w0.1656];
36 win[w]=-1.518+1.67 exp[0.00922 w-0.000064 w ]
37 Ceci pour un ciel clair; les nuages augmentent les flux fdescendant en opacifiant la fenêtre WIN.

38

19
Dr. Ferenc M. Miskolczi Physics of the planetary greenhouse effect International conference on global warming New York,
March 2-4, 2008
28
1 L'égalité entre la partie absorbée par l'air du flux rayonné par la surface et le flux rayonné par l'air vers la
2 surface est illustrée à la figure suivante
3 Figure 4-D) 20 Egalité à la surface entre le flux montant de la surface absorbé par l'air et le flux descendant émis par l'air
4 pour Mars (petites étoiles noires en bas à gauche) et pour la Terre: points noirs, émissivité de la surface supposée de
5 100% ; cercles sans remplissage, émissivité de la surface prise supposée de 96%
6 Calculs à partir de 228 sondages de l'archive TIGR (Tiros Initial Guess Retrieval)

7
8 Radiativement, la surface avec une émissivité prise à 96% (cercles ouverts sur la diagonale de la figure 4-D) ne chauffe
9 pas l'air et l'air ne chauffe pas la surface, sauf inversion de températures (surface plus froide que l'air).
10 Le rôle de l'évaporation (chaleur latente) et de la convection (chaleur sensible) dans le refroidissement de la
11 surface déjà vu aux figures 2-D et 2-E est illustré par la figure 4-E suivante, sur 24 heures.
12 Figure 4-E) Exemple: 400 W/m air vers surface (plus l'après midi plus humide) et 440 W/m surface vers air;
13 évaporation selon la vitesse du vent. La partie solaire visible de "net radiation" diminuée de la chaleur sensible et de la
14 chaleur latente va ici chauffer les premiers 100 m de la piscine chaude (warm pool) du Pacifique

15

20
Dr. Ferenc M. Miskolczi Greenhouse effect in semi-transparent planetary atmospheres, IDŐJÁRÁS Quarterly Journal of the
Hungarian Meteorological Service, Vol. 111, No. 1, January–March 2007, pp. 1–40.
29
1 Pour la France le flux solaire reçu en surface (à gauche figure suivante) RV en moyenne "nationale" va de 45 W/m à
2 230 W/m selon le mois: ça découle de l'ensoleillement donc de la durée du jour et de la couverture nuageuse.
3 A droite le rayonnement infrarouge RI de l'air vers la surface: il est plus fort quand l'air est plus humide (et plus opaque)
4 puisqu'alors le rayonnement vient de "plus bas plus chaud", car la fenêtre de la vapeur d'eau est "moins transparente"
5 (voir la courbe rouge à la figure 4-C vignette de droite).
6 Figure 4-F) Rayonnements solaire ("visible") RV reçu en surface et infrarouge thermique RI émis par l'air vers le sol et
7 cycles saisonniers de RV et RI, en W/m ; moyenne des variables Safran (1970-2005) (Julien Boe, thèse 2007 21)

9
10
11 Le rayonnement d'un sol à 10°C de coefficient de noirceur 97% (figure 2-A) vaut 350 W/m , celui de l'air vers la surface
12 vaut de 300 à 320 W/m ou plus selon la couverture nuageuse et l'humidité de l'air: RI croît avec l'humidité (Aquitaine,
13 vallées de la Seine et de la Loire).
14
15 Des graphiques tels que ceux de la figure 4-G montrent, comme la figure 4-C (vignette de droite du flux rayonné par l'air
16 vers la surface) et comme la figure précédente (figure 4-F vignette de droite, RI sur la France) que c'est la quantité de
17 vapeur d'eau qui par une plus ou moins grande opacité de la fenêtre de la vapeur d'eau, entre 770 cm-1 et 1180 cm-1
18 (figure 3-E) module le flux rayonné par l'air vers la surface qui va de 72 W/m en Antarctique très froide et quasiment
19 sans vapeur d'eau (vignette du bas pour le mois de juillet) à 410 W/m sous l'équateur convectif et 440 W/m sous la
20 mousson indienne en juillet.
21

21
http://thesesups.ups-tlse.fr/227/ Julien Boe Changement global et cycle hydrologique: Une étude de régionalisation sur la France
30
1 Figure 4-G) Flux rayonnés par l'air vers la surface en janvier et en juillet; ces graphiques montrent bien les
2 moussons: moussons malgache, australienne, amazonienne, congolaise en janvier et moussons africaine, indienne,
3 chinoise, panaméenne et caraïbe en juillet source http://ds.data.jma.go.jp/gmd/jra/atlas/eng/indexe_surface12.htm

5
6
31
1 4-4) Fraction du flux rayonné par la surface arrivant au haut de l'air
2 La partie π B(ν, Tsurface) 2 E3(tmax) du rayonnement émis par la surface qui, à travers la fenêtre, échappe à la vapeur d'eau
3 et aux nuages, principaux contributeurs à tmax( ), a été récemment revue à 20 W/m en moyenne mondiale (Costa &
4 Shine, 2012, figure 4-H).
5 Figure 4-H) contribution de la surface au rayonnement infrarouge thermique du globe vers le cosmos
6 S.Costa and K. Shine Outgoing longwave radiation due to directly transmitted surface emission
7 http://plutao.sid.inpe.br/col/dpi.inpe.br/plutao/2012/11.28.19.31.24/doc/Outgoing%20Longwave%20Radiation%20due%20to%20Directly%20Trans
8 mitted%20Surface%20Emission-1.pdf

9
10 Les nuages bas entre 1 km et 2 km couvrent – pour simplifier selon le "modèle" de Kiehl & Trenberth, BAMS 1997-
11 49% de la surface du globe. Selon la formule du § 7-1 valable pour la troposphère, z (km) = (Tsurface / 6,49) (1-P0,19).
12 A Tsurface=288 K, 1 km et 2 km correspondent à des pressions réduites P de 0,89 atm et 0,78 atm; pour une densité de la
13 vapeur d'eau décroissant en P3,5, 66% de la vapeur d'eau est en dessous de 2 km (P=0,78) et 90% en dessous de 4 km.
14
15 4-5) Cycle diurne, effet des nuages
16 L'océan, par beau temps, se stratifie pendant la journée (couche plus chaude au dessus) et restitue cette
17 chaleur la nuit, lors du refroidissement radiatif de la surface, quand la fenêtre de la vapeur d'eau est "presque
18 transparente", avec dans l'océan, au cours de la nuit un mouvement convectif où l'eau refroidie de la couche
19 superficielle est remplacée par celle d'une couche plus profonde et restée plus chaude.
20 Au contraire sur les premières centaines de mètres, l'air proche du sol de la terre ferme est convectif le jour et
21 stratifié la nuit avec l'air plus froid en bas au contact de la surface: de nuit la surface se refroidit assez
22 rapidement par rayonnement direct vers le cosmos quand la fenêtre de la vapeur d'eau est transparente; un
23 fond d'eau laissé dans une poêle posée sur une botte de paille qui l'isole du sol peut même, dans des déserts
24 chauds, geler en fin de nuit.
25 Les premiers centimètres du sol stockent de la chaleur pendant la journée et la relâchent la nuit.
26 Comme les nuages sont opaques et l'air souvent relativement sec au dessus des nuages, les nuages modulent le
27 rayonnement du globe vers le cosmos : c'est le haut du nuage, ou du nuage le plus haut, qui rayonne et se refroidit ce qui
28 renforce la condensation dans la couche supérieure de ce nuage, la pluie et la descente de l'air refroidi remplacé par de
29 l'air plus chaud venant du dessous.
30
31 Soulignons qu'il n'y a aucune espèce de rapport entre les flux radiatifs à l'interface surface-air, de bilan net à peu
32 près nul, et le rayonnement du haut de l'air vers le cosmos produit par les "1%" supérieurs de la colonne de
33 vapeur d'eau, réglés par le mouvement de l'atmosphère comme le montrent les figures 4-A et 4-B.
32
1 On verra en annexe B que des considérations de thermodynamique des systèmes ouverts dissipatifs hors d'équilibre
2 suffisent à retrouver sur chaque zone du globe de dimensions quelques degrés de longitude par quelques degrés de
3 latitude, des valeurs moyennes de la teneur en vapeur d'eau, du rayonnement vers le cosmos et de la couverture nuageuse,
4 sans qu'il soit besoin de résoudre les équations de la mécanique des fluides.
5 4-6) Transfert de chaleur vers les couches de l'air qui, en altitude, rayonnent vers le cosmos
6 En anticipant un peu sur les paragraphes suivants et les annexes B et C, illustrons très simplement- le rôle de
7 l'atmosphère en comparant la Lune, la Terre et Vénus.
8 L'atmosphère égalise le rayonnement vers le cosmos et par là les températures de la surface.
9
10 4-6-1) Sur la Lune les températures vont de 390 K là où le soleil est au zénith à 70 K en fin de nuit, sauf au pôle en été.
11 L'albédo de la surface est de l'ordre de 0,12; la moyenne des températures est de 206 K à l'équateur de 98 K aux pôles et
12 de 40 K au fond de quelques cratères proches des pôles.
13 Les températures extrêmes observées au site Apollo 16 sont 374 K et 92 K et, au site Apollo 17, 376 K et 102 K soit
14 +103°C et -171°C.
15 Les ordres de grandeur des flux rayonnés par la surface vont de 2 W/m à 80 K à 1300 W/m à 390 K.
16 Lors d'une éclipse de soleil le refroidissement est très rapide à 150 K voire moins. Le calcul de la température de surface
17 en fonction des propriétés de diffusion thermique du régolithe ou poussière qui forme la surface lunaire est donné dans
18 Li Xiongyao et al. Estimation of the surface temperature of flat areas of the moon22.
19 Figure 4-I) Température de surface de la Lune selon l'heure du jour lunaire et la latitude
20 tiré de Ned Nikolov (Ph.D) Karl Zeller (Ph.D) Unified Theory of Climate: Reply to Comments Part 1: Magnitude of the Natural
21 ‘Greenhouse’ Effect January 17, 2012
22 http://beforeitsnews.com/science-and-technology/2012/01/nikolov-and-zeller-reply-to-comments-on-the-utc-part-1-1646405.html
23 https://tallbloke.wordpress.com/2012/01/17/nikolov-and-zeller-reply-to-comments-on-the-utc-part-1/

24
25 Sans atmosphère et sans eau la Terre aurait, avec des jours et des nuits plus brefs, et selon les propriétés supposées pour
26 le sol, à peu près les températures moyennes de la Lune, avec une dynamique un peu moindre.
27
28 4-6-2) Sur Vénus, à une distance moyenne de 0,723 UA 23du soleil, le flux solaire est de l'ordre de 2611 W/m , la durée
29 entre deux passages du soleil au méridien est de 117 jours terrestres, en conséquence du verrouillage de la fréquence de
30 rotation (243 jours) et de la fréquence de révolution (0,615 année terrestre, 224,7 jours) et du renversement de l'axe de
31 rotation à 177,3° de l'écliptique24.
32 Une couche de poussière entre 40 km et 60 km réfléchit le gros du flux solaire (albédo de 76%) et est animée de vents
33 très rapides (400 km/h ?); l'insolation en surface, sur la zone éclairée, n'est que quelques W/m ou dizaines de W/m 25.

22
http://uic.edu.hk/~kentsang/fyp2014/ESTIMATION%20OF%20THE%20SURFACE%20TEMPERATURE%20ON%20THE%20
MOON.doc.
23
UA = Unité Astronomique de 149,5979 millions de km, moitié du demi grand axe de l'ellipse qui décrit la trajectoire de la Terre
autour du soleil
24
(1 / 243,24 +1 / 224,71) = 1 / 116,8 ; noter la relation (4 / 224,7) – (5 /365,24) – (1 / 243,24) = 7,2 10-7 qui suggère un verrouillage
approximatif avec la durée de la révolution de la Terre
25
Après cette constatation faite par la sonde russe Venera 8 posée en 1972, les sondes Venera 9 et 10 ont embarqué un projecteur et,
en 1975, ont envoyé des photos en noir et blanc; Venera 13 et 14 ont, en 1982, envoyé des images en couleur
33
1
2 L'OLR ou rayonnement infrarouge thermique émis par la planète est de l'ordre de 160 W/m uniforme sur toute la planète
3 soit l'équivalent d'une température de corps noir de 230 K. En dessous de 30 km, à plus de 7 atmosphère, les
4 températures sont uniformes quelles que soient la longitude et la latitude, et en surface il n'y a guère de vent (4 km/h ?).
5 La température de surface donnée par le gradient gravitationnel polytropique (vu plus loin) de 8 K/km pour g= 8,87 m/s
6 est 230 K + 63 km x (8 K/km) = 230+ 505 = 735 K ou 462°C.
7
8 La pression au sol est de 92 bar ou 90,7 atmosphère et, comme on le reverra au § 7, T(P) = 230 (P/0,1)0,17 car Cp= 850
9 J/K pour le CO2 qui fait 96% de l'air avec une masse d'air de 1037 t/m , cent fois supérieure à celle de l'air de la Terre où
10 l'eau liquide a absorbé le CO2 piégé en carbonates dans l'écorce et le manteau, avec des estimations de masses de CO2 en
11 tonne / m comparables à celles de l'air de Vénus.
12
13 La chaleur solaire est absorbée en altitude par la couche de poussières qui la rayonne, et la très faible insolation en
14 surface, des W/m , est à peu près négligeable par rapport aux flux radiatifs de l'ordre de 16 kW/m échangés entre l'air et
15 la surface.
16
17 4-6-3) Sur Terre, à 1 UA du soleil, le flux solaire est de l'ordre de 1360 à 1365 W/m selon les auteurs; à certaines
18 époques géologiques anciennes un moindre flux solaire a été compensé par une atmosphère sensiblement plus lourde
19 donc des températures de surface pas très différentes.
20 Une partie de l'azote de l'air primitif a en effet été, depuis 2 milliards d'années, absorbée par la végétation et enfouie dans
21 le manteau par subduction de la croûte océanique.
22 Le mouvement de l'air uniformise le rayonnement du globe qui hors zones dans la nuit polaire et hors déserts va de
23 200 W/m à 280 W/m au lieu de 2 W/m à 1300 W/m sur la Lune.
24
25 La température "moyenne" de surface est donnée par le gradient gravitationnel polytropique avec g= 9,81 m/s et
26 255 K + 6 km x (6,5 K/km) = 255 + 32,5 = 287,5 K ou 14,3°C
27
28 La pression au sol est de 1,0132 bar ou 1 atmosphère et la température "moyenne" en fonction de la pression P en
29 atmosphère s'exprime par T(P) = 255 K (P / 0,53)0,19; la pression de référence ici prise à 0,53 atm varie entre 0,4 atm et
30 0,9 atm selon la latitude et la saison.
31
32 Des formules un peu plus compliquées permettent de tenir compte de la singularité des hautes latitudes dans la nuit
33 polaire (4% de la surface du globe est au-delà du cercle polaire) et de rendre compte de l'effet de l'inclinaison de l'axe de
34 rotation sur l'écliptique et de ses variations qui semblent expliquer les alternances d'époques glaciaires et interglaciaires.26
35
36 Le transfert de chaleur est assuré par les vents, par les courants océaniques impulsés par les vents et par la vapeur d'eau
37 dont l'évaporation dépend de la vitesse du vent, reflet des pressions dans le cyclone ou l'anticyclone: les figures 2-D, 3-C,
38 4-A et 4-B ont donné une idée de la répartition vapeur d'eau sur le globe et en altitude.
39
40 4-7) Chauffage ou refroidissement radiatif d'une couche d'air par un gaz trace
41 La dérivée par rapport au temps du contenu calorique Cp ρair T dz d'une couche d'épaisseur dz contenant la quantité de
42 gaz absorbant et rayonnant ρgaz trace dz est ( kgaz trace ( , P) ρgaz trace dz) (fmontant(P) + fdescendant(P) – 2 B( , T(P))) puisque
43 la couche dz absorbe une fraction des flux qui la traverse et rayonne la même fraction de B( , T) vers le haut et autant
44 vers le bas. Comme
45 dT/d(temps) = ( kgaz trace( , P) ρgaz trace / ρair) (fmontant(P) + fdescendant(P) – 2 B( , T(P))) / Cp
46 t(P) désignant l'épaisseur optique cumulée depuis le haut de l'air, la relation barométrique dp = - air g dz implique avec
47 les notations du §4-1
48 dt = - k(ν, P, T) ρgaz trace dz = k(ν, P, T) ρgaz trace(101325 dP/(g ρair )) = k(ν, P, T) (ρgaz trace /ρair ) (101325 /g ) dP
49 k(ν, P, T) (ρgaz trace /ρair ) = (g / 101325) (dt/dP) et en degrés/(24 heures), avec Cp = 1005 J/K/kg , le chauffage à l'altitude
50 correspondant à la pression réduite P vaut avec Q(P) = fmontant(P) + fdescendant(P) – 2 B( , T(P))

26
https://tallbloke.wordpress.com/2012/01/23/oleg-sorokhtin-the-adiabatic-theory-of-greenhouse-effect/
O.G. Sorokhtin, G.V. Chilingar & L.F. Khilyuk Global Warming and Global Cooling – Evolution of Climate on Earth, 2007.
Developments in Earth and Environmental Sciences 5. Elsevier, P.O. Box 211, 1000 AE Amsterdam, The Netherlands. Hardback,
313 pages. ISBN 978-0-44-52815-5. recension par le professeur Brigitte Van Vliet Lanoe :
http://www.geologos.com.pl/geologos14/Geologos_14_Global_Warming_and_Global_Cooling-Evolution_of_Climate_on_Earth.pdf

Sanghee Shin, George V. Chilingar, Oleg Sorokhtin, Nikolai O. Sorokhtin Formation of Glaciation Epochs Journal of
Environmental Protection, 2013, 4, 516-521 http://dx.doi.org/10.4236/jep.2013.46060 Published Online June 2013
(http://www.scirp.org/journal/jep)
http://www.scirp.org/journal/articles.aspx?searchCode=Oleg+Sorokhtin&searchField=authors&page=1
34
1 (86400 secondes/jour) g /(101325 x 1005) (fmontant(P) + fdescendant(P) – 2 B( , T(P)) ) ( dtgaz trace cumulé / dP ) =
2 0,0083 Q(P) ( dtgaz trace(ν, P) /dP )
3 avec l'expression tgaz trace(ν, P) de l'épaisseur optique cumulée depuis le haut de l'air qui convient.
4
35
1 5. Calcul élémentaire des flux d'énergie ou de chaleur transmis par voie radiative
2 Nous allons employer les expressions très simples de l'épaisseur optique t et des paramétrages de la température T(t) en
3 fonction de l'épaisseur optique du § 4-1. Mais rappelons d'abord quelques évidences.
4
5 1) Le transfert de chaleur par voie radiative entre deux corps est LA DIFFERENCE entre ce qui émis par A et
6 absorbé par B et ce qui est émis par B et absorbé par A.
7 La peau humaine vers 33°C émet disons 500 W/m vers le poêle noir dont la surface à 80°C émet 850 W/m : le poêle
8 vous chauffe les mains pour 350 W/m .
9
10 2) Un corps opaque ne transporte pas de chaleur par voie radiative 27
11 S'il y un gradient de température, comme dans l'air fort opaque, on a une diffusion de chaleur, selon l'équation de Fourier,
12 avec une conductivité thermique dite par le coefficient de Rosseland, négligeable par rapport à la convection.
13 L'air a une épaisseur optique de quelques dizaines et centaines sur le spectre infrarouge hors "fenêtre de la vapeur d'eau"
14 entre 770 cm-1 et 1180 cm1 (1 cm-1 = unité de fréquence optique = 29,9792 GHz) (figures 3-E et 3-F).
15
16 3) Entre l'air et la surface le transfert de chaleur par voie radiative est "fraction du rayonnement de la surface
17 absorbé par l'air moins rayonnement de l'air vers la surface, absorbé par la surface"
18 Cette différence nette est légèrement réduite si la surface est un corps gris de coefficient de noirceur de par exemple 92%
19 qui rayonnera un peu moins et absorbera un peu moins que le corps noir (figure 2-A). La figure 4-D montre que cette
20 différence nette est, pour des atmosphères réelles, à peu près nulle, comme pour une atmosphère isotherme (§ 4-2).
21 L'air étant optiquement très épais (figures 3-E et 3-F et figure 4-D) les échanges radiatifs entre air et surface sont
22 restreints aux premières dizaines ou centaines de mètres proches de la surface, dont les températures sont assez proches.
23
24 4) Entre le haut de l'air et le cosmos: le cosmos à 2,7 K rayonne des µW/m , malgré le paradoxe d'Olbers et l'idée
25 admise par Fourier (1824) et peut-être encore par Arrhenius (vers 1906) d'un éther solide intersidéral support des ondes
26 électromagnétiques et conducteur de la chaleur par conduction thermique, éther solide à peu près à la température des
27 pôles.
28 La couche la plus haute de l'air, d'épaisseur optique 1,07 est la source de 80% des photons émis par l'air donc elle se
29 refroidit du bilan net du rayonnement échangé avec le cosmos, soit, pratiquement, de son rayonnement propre vers le
30 cosmos.
31
32 5-1) Calcul élémentaire des flux radiatifs et du refroidissement radiatif de l'air en rayonnement diffus28
33 B(ν, T) désigne la fonction de Planck à la fréquence optique ν et à la température T.
34 Les fonctions exponentielles intégrales En(t) de l'épaisseur optique t, qui, pour un rayonnement diffus, remplacent les
35 exponentielles exp(-t), sont de la forme En(t) = 1∞ y-n exp(- y t) dy avec d En(t)/dt = - En-1(t), E0(t) = exp(-t) / t ; les
36 moments de sont :
37 x x
0 E2(t) dt = ½ - E3(x); 0 t E2(t) dt = (1/3) - x E3(x) - E4(x);
x
0 t E2(t) dt = ½ - x E3(x) – 2x E4(x)- 2 E5(x)
38 b b
en particulier a E2(t) dt= - a dE3(t)/dt dt = E3(a) – E3(b) avec 2 E3(0) =1.
39 Une bonne approximation numérique de 2E3(t), transmission d'une couche d'épaisseur optique t est exp(-t) /(1+0,65 t).
40 E2(t) assez bien approché numériquement par exp(-t)/(1+ 1,6 t)
41 Le haut de l'air correspond à une épaisseur optique t=0. Le point d'altitude z est paramétré par l'épaisseur optique
42 comptée depuis le haut de l'air notée t(ν, z). La surface correspond à t(ν, 0) = tmax(ν).
43
44 Le flux de rayonnement infrarouge thermique le long d'un rayon est la somme sur toutes les couches de l'air du
45 rayonnement d'une couche élémentaire multiplié par l'atténuation entre cette couche et le point d'observation noté z.
46 Un rayon lumineux faisant un angle u avec la verticale a dans la couche d'épaisseur dz' un trajet de longueur dz' / cos(u)
47 et sa contribution observée en z dans la direction verticale sera le produit de cos(u), de la source et de l'atténuation le
48 long du rayon entre les altitudes z' et z
49 cos(u) B(ν, T(z)) k(ν, z') ρgaz trace(z') dz'/cos(u) exp[ -∫zz' k(ν, z") ρgaz trace(z") dz" / cos(u) ]
50 Pour intégrer sur un demi-espace (0 < u < π/2; 0 < v< 2 π) d'élément sin u du dv posons w= 1/ cos (u) d'où

27
Pour les étoiles telles que le soleil il y a une zone radiative et non pas convective entre 0,25 Rsolaire et 0,7 Rsolaire où la température
atteint 2 millions de K; la transmission de chaleur est alors modélisée par une loi de Fourier avec une diffusion en T 3 (formule de
Rosseland) soit un facteur (2 106 /200)3 = 1012 par rapport à l'atmosphère terrestre; de plus les propriétés du plasma d'ions et
d'électrons sont très différentes de celles de l'atmosphère terrestre où l'émission de photons est une conséquence des collisions entre
molécules majoritaires et molécules de gaz-traces: l'énergie venant de l'absorption de photons y est immédiatement thermalisée et
transférée aux molécules de gaz majoritaires par des collisions.
28
C'est une bonne approximation jusqu'à 50 km d'altitude, quoique le milieu ne soit pas isotherme, le rayonnement pas tout à fait
isotrope, la température de rayonnement et la température de l'air au sens de la distribution de Maxwell de vitesses des molécules pas
absolument identiques.
36
1 dw = sin(u) du /cos (u) = w sin u du
2 dv du sin (u) k(ν, z') dz' ρgaz trace(z') exp[ -∫zz' k(ν, z") ρgaz trace(z") dz" / cos(u) ] devient
3 ∞
dt' dv du sin (u) exp[ -(t'-t) / cos(u) ] = 2 π dt' 1 dw /w exp[ - w (t'-t) ] = π dt' 2 E2(t'-t)
4 Au point z les flux montant et descendant sont donc, s'il n'y a ni nuages ni aérosols diffusants,
5 fdescendant (ν, z) = π ∫0t( ,z) B(ν, T(t')) 2 E2(t(ν, z) - t') dt' , fmontant(ν, z) = π ∫t(ν,z)tmax B(ν, T(t')) 2 E2(t' - t(ν, z)) dt'
6 fsurface (ν, z) = π B(ν, Tsurface ) 2 E3(tmax – t( , z)) 29

7 Si les profils de température sont à peu près réguliers, les flux montant et descendant sont presqu'égaux sauf près du
8 "haut de l'air" pour t(ν, z) plus petit que 2 ou 3.
9
10 5-2) Fermeture de la fenêtre de la vapeur d'eau par deux fois plus de CO2
11 L'absorption par l'air du rayonnement de la surface passe de (1- 2 E3(tH2O + t nuages + tCO2)) à (1- 2 E3(tH2O + tnuages + 2 tCO2))
12 soit un supplément d'absorption de
13 2 E3(tH2O + t nuages + tCO2) - 2 E3(tH2O + t nuages + 2 tCO2)) # 2 E3(tH2O + tnuages) f(tCO2(ν))
14 où f(t) vaut au maximum 0,23 pour t=0,42 et tend vers 0 en 2 t pour t petit et vers 0 en 2 exp(-t) / t pour t grand.
15 La figure 3-F, vignette de droite, montre que cette quantité est négligeable, ou parce que tCO2(ν) est ou grand ou petit, ou
16 parce que tH2O + tnuages est de quelques unités, sauf sur quelques cm-1 autour de 760 cm-1 et par ciel clair.
17 Le supplément d'absorption par l'air du rayonnement de la surface est de l'ordre de 0,8 W/m pour des conditions "été des
18 moyennes latitudes" alors que le supplément de rayonnement de l'air vers la surface est un peu supérieur.
19
20 5-3) Exemples de flux montant, de flux descendant et de refroidissement radiatif des couches de l'air
21 La figure 5-A à gauche montre, calculés avec les formules du § 5-5 les trois flux: rayonné par la surface (bleu), rayonné
22 par l'air vers le bas (orange) et rayonné par l'air vers le haut (noir), pour un profil type de température (été 288 K en
23 surface; figure 1), une épaisseur optique de la vapeur d'eau cumulée entre le haut de l'air et P en P4,5, et une épaisseur
24 optique totale de 15 à 500 cm-1, trois ou quatre fois moindre que la valeur moyenne figure 3-E calculée pour une quantité
25 totale de vapeur d'eau précipitable de 25 kg/m .
26 Figure 5-A) Flux en W/m /cm-1 calculés à 500 cm-1 pour tmaxH2O = 15, Tsurface =288 K et de la vapeur d'eau, en
27 fonction de l'épaisseur optique comptée depuis le haut de l'air ; la surface est en bas.
28 vignette de gauche : en bleu flux montant de la surface (0,42 W/m /cm-1 à la surface, vers 0,09 W/m /cm-1 pour t=14),
29 en noir fmontant de l'air (nul à la surface, 0,4 W/m /cm-1 à t=12 et 0,28 W/m /cm-1 à t = 0), en magenta somme de ces deux
30 flux montants, en orange fdescendant de l'air (nul en haut de l'air à t=0 et maximum en surface à 0,42 W/m /cm-1 à tmax =15 )
31 vignette de droite : en vert: flux net descendant moins montant; en rouge 2 B( , T) - fmontant(P) - fdescendant(P)
32 3 km correspond à P= 0,7 atmosphere et à tH2O = 15 0,74.2 = 3,3; tH2O =1 correspond à P=0,52 et à un peu plus de 5 km.
33
34
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29
Ces formules n'ont rien d'ésotérique et même, en suivant Chandrasekhar, se calculent explicitement par quelques expressions très
simples, variantes de la formule de Gauss de calcul numérique des intégrales : 2 ∫ 0t f(x) E2(t-x) dx = a1 f(t1) + a2 f(t2) avec des points
de division ti et des nombres de Christoffel ai exprimés en fonction de l'épaisseur optique totale t par
t1(t)= -0,00347143 + 0,00304764 exp(t) + 0,216921 t + 0,0547904 t
t2(t)= 0,0117561 - 0,0133285 exp(t) + 0,821142 t + 0,0493289 t
a1(t)= 0,722428 - 0,206974 t + 0,0231897 t - 0,373212/(1+t) - 0,346229/(1+t)
a2(t)= -0,577111 + 0,583819 exp(t) + 0.297942 t – 0,893233 t + 0,195098 t3 -0,101563 t4
37
1 Le flux net descendant moins montant (vignette de droite, en vert) ne devient bien négatif que près du haut de l'air et ce
2 rayonnement vers le cosmos (- 0,28 W/m /cm-1) amène un refroidissement des couches t<2 en haut de l'air montré par la
3 courbe rouge qui représente X(t) = 2 π B(500 cm-1, T(t)) - (fmontant(t) + fdescendant(t) ) 30proportionnelle à "rayonné moins
4 absorbé" : X(t) ne devient non négligeable que pour une épaisseur optique comptée depuis le haut de l'air moindre que 3.
5 Comme vu au § 4-7 le refroidissement en degrés/'24 heures) vaut 0,0083 X(t) (dt/dP)
6 Pour la troposphère le refroidissement par rayonnement vers le cosmos est de l'ordre de 2 K/jour (figure 6-I) et est
7 compensé par le chauffage solaire de la vapeur d'eau de l'air vu à la figure 2-B et par la condensation de la vapeur d'eau,
8 qui font des apports à peu près égaux en moyenne sur 24 heures pour les moyennes latitudes.
9 La figure suivante 5-B montre les mêmes quantités pour le dioxyde de carbone à 710 cm-1: l'effet du minimum de
10 température à la tropopause y est marqué par un réchauffement localisé vers tCO2 =1,5, compensé, à d'autres fréquences
11 optiques, par le refroidissement dû au rayonnement vers le cosmos de la vapeur d'eau de cette même couche.
12 Comme le CO2 est en proportion constante sur toute la hauteur de l'air au lieu d'être, comme la vapeur d'eau "compacté"
13 dans les trois premiers kilomètres, le flux montant (air & surface) est légèrement supérieur au flux descendant, comme le
14 montrent, à droite, la courbe verte et à gauche, l'écart entre la courbe magenta du flux montant et la courbe orange du flux
15 descendant.
16 Les couches de l'air dont le rayonnement arrive à la surface sont plus hautes et plus froides que pour la vapeur d'eau et
17 donc plus décalées vers la gauche par rapport à la courbe magenta du flux total montant que pour la vapeur d'eau. L'effet
18 de la remontée des températures dans la stratosphère (figure 1) est apparent pour t<1.
19 Le bas des courbes figure 5-B près de la surface est très théorique car il y a toujours de la vapeur d'eau voire des nuages
20 à ces altitudes : 3 km correspond à P= 0,7 atmosphere et à tCO2 = 15 0,71.45 = 9; le cumul des effets des deux gaz traces
21 impliquerait un calcul moins élémentaire.
22 Figure 5-B) Flux en W/m /cm-1 calculés à 710 cm-1 pour tmax= 15, Tsurface =288 K et le CO2 en fonction de l'épaisseur
23 optique comptée depuis le haut de l'air ; la surface est en bas.
24 vignette de gauche : en bleu flux montant de la surface (0,38 W/m /cm-1 à la surface, vers 0,1 W/m /cm-1 pour t=14), en
25 noir fmontant de l'air (nul à la surface, 0,35 W/m /cm-1 à t=13 et 0,15 W/m /cm-1 à t = 0), en magenta somme de ces deux
26 flux montant, en orange fdescendant de l'air (nul en haut de l'air à t=0 et maximum en surface à 0,42 W/m /cm-1 à tmax =15
27 vignette de droite : en vert: flux net descendant moins montant; en rouge: 2 B( , T) - fmontant(P) - fdescendant(P)
28

29
30
31 La figure 5-B montre qu'à une distance du haut de l'air correspondant à une épaisseur optique de plus de 3 le facteur X(t)
32 du "rayonné moins absorbé" 0,0083 X(t) (dt/dP), vignette de droite, courbe X(t) en rouge, est quasiment nul, donc pas de
33 refroidissement radiatif de ces couches par le CO2.
34 Pour une épaisseur optique faible le flux descendant de l'air devient sensiblement moindre que la somme des flux
35 montant de la surface et de l'air. La figure suivant illustre le cas d'une épaisseur optique de un, pour la vapeur d'eau (à
36 gauche) et pour le CO2 (à droite).
37

30
le refroidissement X(t) est l'opposé du réchauffement Q(P) du § 4-7
38
1 Figure 5-C) Epaisseur optique de l'air de un : flux en W/m /cm-1: en vert flux net descendant moins montant,
2 en rouge 2 B( , T) - fmontant(P) - fdescendant(P)
3 vignette de gauche : pour la vapeur d'eau tmax= 1 à 1100 cm-1; t=0,5 correspond à P=0,86 et 1,3 km pour la vapeur d'eau
4 vignette de droite : pour le CO2 tmax= 1 à 750 cm-1; t=0,5 correspond à P=0,62 et 3,8 km pour le CO2

5
6 Pour ces cas de la figure 5-C, les flux en W/m /cm-1 sont:
7 * pour la vapeur d'eau à 1100 cm-1: 0,2 rayonné par la surface, réduit à 0,04 en haut de l'air et rayonné par l'air, 0,12 vers
8 le cosmos et 0,14 vers la surface; descendant moins montant en vert air- surface = 0,14 - 0,2 = - 0,06 en surface et
9 -(surface + air) = – (0,04 + 0,12) en haut
10 * pour le CO2 à 750 cm-1: 0,38 rayonné par la surface, réduit à 0,08 en haut de l'air et rayonné par l'air, 0,16 vers le
11 cosmos et 0,23 vers la surface; descendant moins montant en vert 0,23-0,38 = -0,15 en surface et –(0,08+0,16) en haut.
12
13 Pour l'épaisseur optique un de la figure 5-C, les "températures apparentes de rayonnement" de l'air vers le cosmos sont
14 pour la vapeur d'eau 261 K (à t= 0,094 et P= 0,59) et pour le CO2 238 K (à t=0, 216 et P= 0,35), dans la troposphère.
15
16 Pour le cas de l'épaisseur optique 15 des figures 5-A & 5-B précédentes les températures apparentes de rayonnement de
17 l'air vers le cosmos sont pour la vapeur d'eau de 247 K (t= 0,38 et P= 0,44) et pour le CO2 232 K (t=0, 17 et P= 0,046)
18 soit respectivement la moyenne troposphère et la basse stratosphère.
19 Ces "températures apparentes de rayonnement" sont celles d'une surface de corps noir qui à la fréquence optique
20 considérée donnerait le même flux en W/m /cm-1.
21
22 L'intégration sur tout le spectre infrarouge thermique de 1 cm-1 (30 GHz) ou de 100 cm-1 jusqu'à 2500 cm-1 des flux
23 calculés pour chaque fréquence donne le flux total rayonné par l'air vers le cosmos pour le cas "sans nuage":
24 d π ∫ 0tmax(ν) B(ν, T(t')) 2 E2(t') dt'
25 avec tmax( ) donné figure 3-E pour 25 kg/m de vapeur d'eau précipitable et pour le CO2.
26
27 Les § 5-8 et suivants donnent des exemples de calcul et le §6 des exemples d'observations.
28
29 5-4) Profils types et OLR (Outgoing Longwave Radiation)
30 Les calculs approchés des § 5-5 à 5-7 ou des calculs plus exacts à partir de spectres d'absorption des gaz donnés "raie par
31 raie" sont souvent faits sur des "profils types" de température et d'humidité.
32 Le tableau 5-A reproduit les résultats de S. A. Buehler31 et al., pour un ciel sans nuage, et pour cinq "profils types" de
33 température et d'humidité donnés dans http://eodg.atm.ox.ac.uk/RFM/atm/ ; les calculs sont ici faits en géométrie
34 sphérique et avec un sommet de l'air à 95 km.
35 Les calculs notés CLI 32 correspondent à une évaluation de référence faite par une autre équipe avec un continuum
36 correct de la vapeur d'eau (sujet fort délicat), un modèle plan parallèle (et non pas sphérique) et un sommet de l'air à 65
37 km; les calculs notés PP sont des calculs de Buehler et al., mais en géométrie à plans parallèles et non plus sphérique.
38 Les différences sur le rayonnement du globe vers le cosmos pour un même profil type atteignent 11 W/m . Et il s'agit de
39 calculs par ciel clair, sans nuage; les nuages présents les 2/3 du temps rendent les calculs plus complexes et incertains.

31
S.A. Buehler at al. Recent developments in the line-by-line modeling of outgoing longwave radiation Journal of Quantitative
Spectroscopy & Radiative Transfer 98 (2006) 446–457
32
Clough, S. A., and M. J. Iacomo (1995), Line-by-line calculation of atmospheric uxes and cooling rates. 2. application to carbon
dioxide, ozone, methane, nitrous oxide and the halocarbons, J. Geophys. Res., 100(D8), 16,519 - 16,535.
39
1 Ces comparaisons de calculs également respectables montrent que ce ne sont pas les valeurs absolues de l'OLR au
2 W/m près qui comptent mais les mécanismes de régulation automatique par la vapeur d'eau.
Tableau 5-A comparaison de quelques évaluations de l'OLR sur des profils types de température et d'humidité, ciel clair
TRO MLS été MLW hiver SAS été SAW hiver
tropical moyennes latitudes moyennes latitudes sub-arctique sub arctique
Tsurface type (K) 299,7 294,2 272,2 287,2 257,2
Tsurface type (°C) 26,6 21 -1 14 -16
tropopause (km) 17 13 10 10 9
vap. d'eau(kg/m ) 33 41 29,3 8,5 20,9 4,2
OLR W/m (Buehler) 278 272 223 255 193
OLR CLI W/m 290 279 233
OLR PP W/m 283
3 Le profil type "été des moyennes latitudes" MLS "Mid Latitude Summer" est illustré à la figure 9-B avec une
4 tropopause vers 180 mbar. Les approximations simples en Px valent aussi pour les cas TROP et SAS non représentés.
5 Figure 5-D) Illustration des profils de températures et d'humidité "MLS" (mid latitude summer en bleu) et approximation
6 dans la troposphère avec les formules des § 4-1 (température en P0,185 à gauche en rouge) et § 7-2 (humidité en P3,16 à
7 droite en rouge). La surface est à droite en P= 1. Les températures des couches au dessus de la stratosphère se voient vers
8 P=0 sur la vignette de gauche.
9 Pour une humidité cumulée depuis le haut de l'air en P4,16, 75% de la vapeur d'eau est en dessous de 716 mbar (2800 m).

10
11 Par contre les profils types hiver des moyennes latitudes MLW montrent l'effet des nuages qui apportent vers 2 km à 3
12 km l'humidité venant des régions subtropicales. Les calculs par ciel clair ne valent que pour une fraction du temps.
13 Figure 5-E) Illustration des profils de températures et d'humidité "MLW" (mid latitude winter en bleu) et approximation
14 dans la troposphère avec les formules des § 4-1 (température en P0,16 à gauche en rouge) et § 7-2 (humidité en P3,16 à
15 droite en rouge).

16
17 La figure suivante, pour l'hiver subarctique SAW, illustre les conséquences de l'inversion de température en hiver sur le
18 premier kilomètre ou un peu plus: l'apport de chaleur et d'humidité vient de la vapeur d'eau advectée en altitude avec une

33
http://eodg.atm.ox.ac.uk/RFM/atm/mls.atm 294,2K en surface et 1,876 % (en volume) (soit 18760 ppm) de vapeur d'eau en
surface décroissant assez exactement en P3,16 avec 5 ppm ou un peu moins au dessus de P =0,15 atm.
Comme ρvapeur dz = (ρvapeur / ρair ) dp/g et (pvapeur / pair ) = (10-6 ppmvapeur ) et ρvapeur / ρair = (pvapeur / pair) Rair /Rvapeur,
ρvapeur dz = (10-6 ppmvapeur ) (18 / 28,96) 100 dpmbar / 9,81
ce qui permet par sommation de calculer la quantité totale de la vapeur d'eau précipitable
40
1 couverture nuageuse presque permanente. Il faut alors, dans les formules du § 5-5 remplacer les expressions t(P) ~ Px
2 et T(P) ~ Py par des approximations numériques.
3 Figure 5-F) Illustration des profils de températures et d'humidité "SAW" (en bleu) et approximation dans la troposphère
4 avec les formules des § 4-1 (température en P0,19 à gauche en rouge, mais ancrée à la température à 680 mbar) et § 7-2
5 (humidité en P3,16 à droite en rouge).

6
7
8 Les anomalies des premiers 200 mbar proches de la surface (P=1) à la figure 5-F s'interprètent comme suit: l'évacuation
9 des frigories des basses couches des régions polaires, produites par le refroidissement radiatif des basses couches très
10 sèches (leur contenu en vapeur d'eau est moindre que 0,8 g/kg et est comparable à celui de l'air MLS vers 400 mbar) se
11 fait par émission toutes les 24 heures d'un tourbillon anticyclonique d'air polaire de surface épais de 2 km environ; il est
12 remplacé par de l'air plus chaud et humide venant du dessus. L'air au contact de la surface est entraîné par la rotation du
13 globe dans un mouvement anticyclonique alors qu'en altitude on a un "vortex cyclonique": un processus de ce genre a été
14 proposé pour l'Antarctique (modèle de James (1989)) qui fonctionne par à-coups avec couplage de deux tourbillons de
15 sens opposés.34 Les conséquences de ce processus seront détaillées en annexe C à cette première partie.
16
17 5-5) Rayonnement à la tropopause vers le haut et vers le bas
18
19 La tropopause définie à la figure 1 par le profil "moyen" de température a aussi d'autres définitions comme dit au § 1.
20 Les flux montant et descendant à la tropopause ne sont mesurables que par ballon ou par avion, et sont très variables
21 selon les nuages et selon la définition prise pour la tropopause.
22 Comme l'IPCC-GIEC emploie les flux à la tropopause pour une des multiples définitions du "forçage radiatif" nous
23 donnons au tableau 5-B quelques valeurs calculées par ciel clair
24
Tableau 5- B Ordres de grandeur des flux montant et descendant calculés à la tropopause et en haut de l'air en W/m
pour des profils types, ciel clair sans nuage tiré de Buehler & Von Engeln
http://wegc203116.uni-graz.at/OPAC2/pdf_presentation/opac2_axel_vonengeln_13_presentation.pdf et
http://www.sat.ltu.se/publications/auto_refs_sat.pdf
profil type: (voir § 6-6 ci-dessous) flux montant à la flux descendant à flux net à la OLR rayonnement
tropopause la tropopause tropopause en haut de l'air
tropical 285 11 274 278
été des moyennes latitudes 283 22 261 272
hiver des moyennes latitudes 237 30 207 223
été arctique 268 37 231 255
hiver arctique 205 32 173 193
25
26 La contribution nette de la stratosphère à l'OLR (Outgoing Longwave Radiation) va de 4 W/m quand elle est au dessus
27 de 100 mbar à 24 W/m quand, aux hautes latitudes, elle descend à 300 mbar voire moins (figure 1).
28
29

34
Alain Godard, Marie-Françoise André Les milieux polaires Armand Colin, Paris 1999, 455 pages. Voir page 88, figure 5-9 pour
une esquisse de ce mécanisme.
41
1 6. Equilibre de base: flux de chaleur entrant (soleil) et sortant (radiateur infrarouge thermique)
2
3 6-1) Insolation :
4 L'insolation dépend (1) de la distance Terre-Soleil calculée ci-dessous pour un soleil au centre de gravité du système
5 solaire (figure 6-A) et (2) de la couverture nuageuse qui rétrodiffuse une partie du solaire (figure 6-B).
6 Figure 6-A) Insolation en haut de l'atmosphère en W/m en moyenne sur 24 heures en fonction de la latitude pour chacun
7 des douze mois: effets de l'inclinaison de la Terre sur l'écliptique et de la variation de la distance Terre-Soleil avant prise
8 en compte de l'albédo: à 90°S de 0 W/m (nuit polaire de 24 heures) à 551 W/m (jour polaire de 24 heures), à l'équateur
9 de 388 W/m (soleil au Tropique) à 439 W/m (soleil au dessus de l'équateur géographique)
insolation
insolation en haut
W m² de l'air
fonction de avant effet
la latitude et de l'albédo
du mois
W/m²
décembre juin
500
janvier
juillet
novembre mai
400

février août
300

avril
octobre
200

100 septembre
mars
septembre janvier mars
0
sud 50 0 50
nord
10
11 Les nuages modulent et l'insolation (par rétrodiffusion du solaire) et le flux rayonné vers le cosmos: c'est le haut du
12 nuage qui rayonne vers le cosmos au lieu de l'ensemble surface et vapeur d'eau. Pour le chauffage solaire de la vapeur
13 d'eau voir figure 2-B.
14 Figure 6-B) valeur du solaire rétrodiffusé essentiellement par les nuages et subsidiairement par la surface; l'océan
15 réfléchit peu la lumière sauf en incidence presque rasante; les surfaces de névés sont très réfléchissantes (Groenland
16 Antarctique) et malgré un éclairement faible en moyenne annuelle produisent, en moyenne annuelle, un solaire réfléchi
17 significatif.
18 source Willis Eschenbach http://wattsupwiththat.com/2013/12/21/the-magnificent-climate-heat-engine/#more-99741 The
19 Magnificent Climate Heat Engine Posted on December 21, 2013 selon données satellitaires CERES

20
21
42
1 6-2) Rayonnement infrarouge thermique du globe observé par satellite
2 Les figures suivantes d'une des premières observations satellitaires (1985) montrent, en moyenne sur un mois, la
3 remarquable égalisation du rayonnement vers le cosmos qui reste entre 150 W/m et 300 W/m et même entre 200 et 280
4 W/m (vert et jaune) sur une très grande partie du globe. L'Antarctique et le Groenland, d'altitude 2 km ou plus, sont
5 extrêmement secs en hiver et font exception.
6 Figure 6-C) Flux radiatif en infrarouge "thermique" dit OLR (Outgoing Longwave Radiation) émis vers le cosmos
7 moyennes sur janvier 1986 (en haut) (E. F Harrison et al.) Cliquer dans la marge pour voir l'image en couleurs plus claires

8
9 Figure 6-D) Flux radiatif en infrarouge "thermique" OLR émis vers le cosmos: moyennes sur juillet 1985 (en bas) (E. F
10 Harrison et al.) Cliquer dans la marge pour voir l'image en couleurs plus claires

11
12 La figure suivante, plus détaillée, est une moyenne sur une semaine de janvier 2011; à rapprocher de la figure 4-A des
13 teneurs de l'air en vapeur d'eau, un 16 février.
43
1 Figure 6-E) Détails de la répartition des émissions infrarouge thermique du globe en moyenne du 20 au 26 janvier
2 2011 http://www.esrl.noaa.gov/psd/map/images/olr/olr.png

3
4 Les taches bleues et rouges au sud de l'équateur correspondent au sommet très haut et froid des nuages de la cheminée
5 équatoriale (ou équateur météorologique vertical, EMV) qui en janvier se trouve vers 10°S avec une zone de pluie
6 prolongée par les moussons jusque vers 20°S à 30°S (Amazonie, nord de l'Australie, Madagascar, Congo...).
7 L'Antarctique et le Groenland d'altitude 1500 m à 3500 m sont très froids (-30°C et moins) et l'air y est presque dépourvu
8 de vapeur d'eau, au moins en hiver, et, en Antarctique, dépourvu de nuages: là c'est la surface qui rayonne vers le
9 cosmos; un "corps noir" à 230 K ou à 250 K rayonne 159 W/m ou 222 W/m .
10
11 La régulation à mieux que un millième près en moyenne sur l'année est faite par les nuages et leur albédo et les océans
12 qui absorbent en décembre –février et restituent en juin-août une grosse quantité de chaleur qui est, in fine, rayonnée par
13 le globe: une épaisseur de 2,5 m d'eau de mer a la même capacité calorique que tout l'air au dessus.
14 C'est le transfert de vapeur d'eau (chaleur latente) vers les pôles qui assure l'égalisation du flux rayonné vers le cosmos,
15 avec plus de 160 W/m entre 50°N et 70°N (figures 6-C et 6-E) alors que l'insolation de janvier en haut de l'air (figure 6-
16 A) est deux fois moindre et n'est (figure 4-F) en surface, sur la France, que 40 à 50 W/m en moyenne de janvier.
17
18 6-3) Ordres de grandeur des flux radiatifs comparés aux flux de chaleur latente ou sensible (figure 6-F)
19 Tous ces flux varient très fortement avec la saison et la zone climatique voir figures 2-D (évaporation) et 2-E
20 (convection), figures 4-D à 4-H (rayonnement de l'air vers la surface) et 6-A à 6-E (insolation et OLR).
21 Les valeurs indiquées sur la figure 6-F sont fort sujettes à caution parce que les quantités de chaleur latente et de
22 chaleur sensible advectées des zones plus chaudes vers les zones plus froides n'y sont pas représentées. Ces
23 diagrammes dits de "Kiehl & Trenberth" sont prétendus refléter une situation "moyenne", et on assure souvent, et à
24 tort, qu'ils illustreraient l'existence d'un "effet de serre".
25 Nous tenons compte à la figure 6-F des dernières révisions de certaines grandeurs telles que le rayonnement de la
26 surface de l'océan (figure 2-A), le flux rayonné par la surface qui échappe aux nuages et aux gaz traces (figure 4-H),
27 les précipitations au dessus des océans 35, l'absorption du solaire par les nuages, plus forte que ce que l'on croyait
28 (voir Zender,1999; et Melnikova, 2005). Le flux solaire incident en haut de l'air, soleil au zénith, est pris à 1360
29 W/m en moyenne "annuelle" (entre 1320 et 1410 W/m ), soit en moyenne sur la surface de la sphère, le quart, 340
30 W/m , dont une partie est rétrodiffusée par les molécules, les aérosols, les nuages et par la surface ou réfléchie,
31 surtout en incidence rasante, sur la neige ou la glace ou l'eau calme.

35
Martin Wild The Earth radiation balance as driver of the global hydrological cycle Symposium The Water Cycle in a Changing
Climate ETH Zürich - July 1-2, 2013 et divers papiers du même auteur
44
1 Flux solaire absorbé = 232 W/m =
2 150 W/m (absorbé par la surface) + 82 W/m (absorbé par les nuages, la vapeur d'eau, le CO2, O2 et O3)
3 Refroidissement de la surface = 150 W/m = EVAPORATION (100 W/m à 200 W/m ...) +
4 convection (20 voire 30 W/m ) + rayonnement arrivant au cosmos non absorbé par l'air et les nuages (20 W/m )
5 + bilan radiatif net entre surface et air en infrarouge thermique d'au plus 5 W/m
6 Refroidissement du globe = 232 W/m =
7 195 W/m de la vapeur d'eau + 20 W/m provenant de la surface + 17 W/m de la stratosphère (CO2 et O3)
8 Figure 6-F) Diagramme suggérant des "valeurs moyennes" des divers flux de chaleur; sur cette image l'air absorbe
9 347 W/m rayonnés par la surface et la surface absorbe 342 W/m rayonnés par l'air soit un effet net d'au plus 5 W/m en
10 faveur de l'air; comme vu à la figure 4-D l'effet net est sans doute moindre.
Ordres de grandeur des flux … solaire, chaleur latente , IR thermique
232 W/m² solaire 340 W/m² = 108 (rétrodiffusé) + 232 absorbé

17 W/m²
20 W/m² 195 W/m²

chauffage de l'air surtout par UV


stratosphère solaire (O3) 17 W/m²

95+ 30 + 5 + 65 troposphère chauffage de l'air par IR solaire


(H2O vapeur et nuages) 65 W/m²
transfert d'énergie depuis la surface:
chaleur latente H2O (condensation 95)
342 W/m²
& convection (30)
surface :
20+ 342 + 5 W/m² océans
71% solaire absorbé 150 W/m²
du globe évaporation 95 W/m²
convection 30 W/m²
rayonnement IR au cosmos 20 W/m²
rayonnement IR net vers l'air 5 W/m²
rayonnement de l'air absorbé par la surface (342) =
rayonnement de la surface absorbé par l'air à un % près (347)
11
12 Des auteurs font référence à un flux solaire moyen de 1365 ou 1367 W/m , valeurs standardisées dans les années
13 1990; les 232 W/m deviennent alors 235 W/m ou 240 W/m ; Kopp & Lean (2011) par réexamen de mesures
14 satellitaires ont promulgué 1360,8 W/m pour la constante solaire au minimum du cycle solaire, à une UA du soleil,
15 soit presque 0,5% de moins que la valeur précédemment admise; voir, pour des références sur ce point
16 https://malagabay.wordpress.com/2012/12/10/1366-and-all-that-the-secret-history-of-total-solar-irradiance/.
17
18 6-4) Rayonnement infrarouge thermique: origine du rayonnement de l'air vers le cosmos
19 La figure 6-F dit que des 232 W/m du rayonnement "moyen" du globe (voir figure 11-A: valeurs moyennes mensuelles
20 sur 1974-2014) 212 W/m viennent de l'air et des nuages, et 20 W/m seulement de la surface (figure 4-H).
21 La position des couches hautes (ide est autour de la position de t=1,07 compté depuis le "haut de l'air) qui se refroidissent
22 par rayonnement vers le cosmos, pour un ciel sans nuage a été, au § 4-1, résumée par P( ) = (1,07 / tmax gaz trace( ) )(1/a), où
23 a vaut 1,45 pour le CO2 et entre 4 et 5 pour la vapeur d'eau.
24 Figure 6-G) déjà vue comme figure 3-E) H2O en bleu et CO2 en rouge: épaisseur optique sur le spectre de l'infrarouge
25 thermique; l'ozone O3 surtout stratosphérique n'est pas représentée; les émissions de corps noir à 288 K et 255 K sont
26 représentées en jaune et en noir en mW/m /cm-1

27
45
1 Figure 6-H) Refroidissement de l'air sans nuage par rayonnement pour une stratosphère des moyennes latitudes (en
2 haut) et pour une troposphère tropicale (en bas): O3 vers 1060 cm-1, CO2 vers 666 cm-1 et vapeur d'eau sur tout le spectre
3 sources: Clough et Iacono 1995 et Brindley & Harries 1998 (SPARC 2000) repris dans
4 Andrew Gettelman Tropospheric humidity observations from AIRS and applications
5 en millièmes de degré K par jour et par cm-1
6 Les lignes verticales en tiretés vers 600 cm-1 et 750 cm-1 limitent la zone où c'est le CO2 stratosphérique qui rayonne vers
7 le cosmos et vers la tropopause

refroidis-
sement de
la couche
t=1 en
haut de
l'air par
rayon-
nement
vers le
cosmos

ciel clair

32

8
9 La vignette du haut de la figure 6-H est calculée à partir d'une approximation "statistique" du spectre d'absorption sur de
10 petits intervalles de fréquences optiques. La vignette du bas figure 6-H est, elle, déduite d'un calcul "raie par raie" qui
11 détaille l'épaisseur optique tmaw gaz trace ( ) dont une approximation est rappelée ci-dessus (figure 6-G).
12 Les zones en bleu clair sur la figure 6-H ne se refroidissent pas et sont de deux types:
13 - si elles sont au dessus de la couche qui se refroidit, c'est parce qu'il n'y a pas assez de gaz trace qui, à la fréquence
14 optique considérée, puisse rayonner
15 - si elles sont en dessous de la couche qui se refroidit, c'est parce que là l'air est très opaque et qu'il n'y a donc pas de
16 transfert de chaleur par voie radiative de cette zone à la couche rayonnante. (Voir figures 5-A, -B, -C "rayonné moins
17 absorbé").
18 Le refroidissement est donc en gros localisé entre t=0 et t=1,07 couche qui fournit 80% des photons "perdus" par le globe
19 et entre t=1 et t=2 qui alimente la couche du dessus où t désigne l'épaisseur optique comptée depuis le "haut de l'air" (voir
20 aussi figures 5-A à 5-C).
21 La chaleur absorbée par le CO2 de la tropopause est évacuée par la vapeur d'eau à la même altitude entre 100 cm-1 et 300
22 cm-1 (figure 6-H du haut, ligne en tiretés vers 200 mbar).
46
1 Pour interpréter le rayonnement des basses couches dans la fenêtre de la vapeur d'eau entre 800 cm-1 et 1180
2 cm-1 voir la vignette de gauche de la figure 5-C (épaisseur optique de 1 ou moins), la vignette de droite de la
3 figure 3-F et la décroissance d'un facteur 2 de la fonction de Planck entre ces deux fréquences optiques (figure
4 6-G ci-dessus).
5
6 Faire, pour chaque altitude, la moyenne sur tout le spectre des fréquences optiques donne le refroidissement à
7 cette altitude représenté à la figure suivante, vignette de gauche ("cooling") en °C/(24 heures).
8 Sur la vignette de droite, en solaire, se voient:
9 - le chauffage solaire de la vapeur d'eau sur les 10 à 15 premiers kilomètres (figure 2-B) -à compléter par la
10 condensation de la vapeur d'eau, non représentée,
11 - le chauffage solaire du CO2 moindre que 1 K/jour entre 20 km et 40 km par absorption de l'infrarouge solaire
12 à 4,3 µm et 2,5 µm
13 - le chauffage solaire de l'ozone stratosphérique (12 à 13 K/jour à 50 km, altitude où il n'y a plus qu'un
14 gramme d'air par m3 au lieu de 1,2 kg/m3 en surface) et de l'oxygène qui absorbent les UV avec un maximum
15 à la limite supérieure de la stratosphère verts 50 km.
16 A gauche, en infrarouge thermique, se voit le chauffage en infrarouge thermique vers 1050 cm -1 de l'ozone qui
17 entre 20 mbar et 200 mbar (zone grise de la figure 6-H vignette du haut) absorbe les flux venant du dessous
18 (vapeur d'eau et surface) et du dessus, émis par l'ozone des hautes couches de la stratosphère.
19 Noter la petite contribution au refroidissement de la vapeur d'eau stratosphérique illustrée en bleu foncé sur
20 la vignette du haut de la figure 6-H (vers 4 mK/jour/cm-1 entre 50 cm-1 et 400 cm-1) et vers 40 km et 50 km à
21 gauche sur la figure 6-I; mais ça concerne des couches où la densité de l'air est mille fois moindre qu'en
22 surface.
23 Figure 6-I) Calcul du chauffage et du refroidissement radiatifs [Andrews D. G. An Introduction to Atmospheric Physics
24 Cambridge University Press, Cambridge, UK; 2000, 229 pp., 103 fig., 3 tables, & 2010); D. G. Andrews et al. Middle Atmosphere
25 Dynamics. Academic Press, New York, 1987. 489 pp, figure 2-1]
26 Le chauffage solaire de la troposphère, "Heating" en bas à droite sur les 15 premiers km, est complété par la
27 condensation de la vapeur d'eau non représentée, pour -en moyenne- compenser exactement le "Cooling" aux mêmes
28 altitudes.

29
30
31 Nota Bene: ne pas confondre le refroidissement en (K/jour) d'un air qui vers 50 km est très raréfié et la contribution à
32 l'OLR en W/m qui, elle, dépend de la densité de l'air de la couche qui rayonne.
33
34 6-5) Transport de chaleur et d'humidité des tropiques vers les pôles
35 La figure 6-J suivante montre les zones excédentaires et déficitaires en rayonnement en moyenne annuelle (solaire
36 absorbé moins infrarouge thermique rayonné), Les mécanismes employés pour le transport de chaleur latente, de chaleur
37 sensible ou d'énergie gravitationnelle sont très différents en zone intertropicale et entre les Tropiques et les pôles.
38 http://earth.nullschool.net présente des images en temps réel des vents en surface.
47
1
2 En intertropical, les alizés alimentés par les zones de hautes pressions subtropicales (anticyclones dits des Açores,
3 de Hawaï, des Mascareignes, de Sainte Hélène, de l'île de Pâques) soufflent vers l'ouest-sud-ouest (dans
4 l'hémisphère nord) vers l'équateur météorologique vertical (EMV) ou "cheminée équatoriale" qui suit partiellement
5 le soleil dans sa course entre les Tropiques et se voit aux figures 6-C et 6-E (mois de janvier) par les nuages hauts et
6 froids en bleu foncé et rouge. Le principal phénomène est celui de la mousson d'été 36 où l'air venant de l'anticyclone
7 plus fort de l'hémisphère en hiver traverse l'équateur et change de sens (effet Coriolis) soufflant, après sa traversée
8 de l'équateur géographique, vers l'est au lieu de l'ouest. Les jets d'est en altitude suivent le déplacement de l'EMV et
9 recyclent l'air restitué en altitude par la cheminée équatoriale (air alors avec une forte énergie potentielle) qui ensuite
10 diffuse vers le dessus des hautes pressions subtropicales (zones de subsidence de la figure 4-D vignettes du bas, en
11 bleu).
12 Figure 6-J) Importation et exportation de chaleur pour uniformiser le rayonnement vers le cosmos: moyennes annuelles
13 de la chaleur entrante et sortante en haut de l'atmosphère pour chaque cellule de 1° x 1°:
14 (solaire incident) moins (solaire rétrodiffusé et infrarouge thermique) selon W. Eschenbach et données CERES37
15 Le transport à travers les lignes bleu clair estimé à 6 PetaWatt (PW) vers le nord et 6 PW vers le sud; mais, attention, la
16 moyenne annuelle cache des variations saisonnières très fortes.
17 Noter que la chaleur va de l'océan (9,2 W/m sur ce relevé) vers les continents (-20 W/m )

18
19 Les hautes pressions subtropicales sont alimentées dans les basses couches par des anticyclones mobiles polaires ou
20 tourbillons anticycloniques émis par les pôles (en gros un par 24 heures), sortes de crêpes de diamètre 3000 km d'air

36
La structure de la mousson chinoise est plus complexe; pour la mousson indienne comme il n'y a pas de haute pression
antagoniste dans l'hémisphère nord (l'agglutination anticyclonique se fait au nord de l'Himalaya) la totalité du flux de mousson arrive
à la face sud de l'Himalaya
37
Voir http://wattsupwiththat.com/2013/12/21/the-magnificent-climate-heat-engine/#more-99741 The Magnificent Climate Heat
Engine Posted on December 21, 2013 by Willis Eschenbach
48
1 très froid et dense entre la surface et 2 km, en rotation dans le sens horaire dans l'hémisphère nord38 et dont le centre de
2 rotation se déplace vers le sud sud-est à en gros 40 km/h; ils sont canalisés par les reliefs de plus de 1500 m.
3 Au cours de leur déplacement ces tourbillons provoquent devant eux un couloir dépressionnaire de largeur quelques
4 centaines de km qui aspire l'air plus chaud et humide et alimente une dépression conjuguée située au nord-est du
5 tourbillon anticyclonique (au sud-sud est dans l'hémisphère sud), comme le montre la figure 4-A (couloirs de vapeur
6 d'eau en vert et jaune, prolongés par un tourbillon dépressionnaire en bleu clair). Il y a donc entre tropiques et pôles
7 une sorte de balayage régulier tous les quelques jours par ces couloirs dépressionnaires mobiles où les images des
8 satellites (figure 4-A) localisent de très fortes teneurs en vapeur d'eau. La figure 3-C des précipitations en moyenne
9 annuelle montre "le couloir des tempêtes" à l'est de la côte nord américaine, au débouché des anticyclones passés
10 par le nord canadien.
11 Les anticyclones mobiles en fin de parcours, réchauffés s'ils sont passés au dessus d'un océan, de pression
12 amoindrie, sont absorbés par une des hautes pressions anticycloniques subtropicales (des Açores, etc.).
13 Les tourbillons anticycloniques mobiles peuvent fusionner quand deux anticyclones de trajectoires différentes
14 entrent en collision; par exemple l'un de trajectoire atlantique passé à l'ouest du Groenland et entré sur l'Atlantique
15 nord au sud du Canada qui passera au sud du Groenland, l'autre de trajectoire "scandinave" entre Groenland et
16 Norvège peuvent alimenter une haute pression stable39 qui peut durer.
17 On y reviendra en annexe C à cette première partie.
18
19 Cette organisation simple est quasiment ignorée par les manuels de météorologie -qui ne connaissent que la cellule
20 de Hadley entre hautes pressions subtropicales et équateur météorologique- et par les météorologistes patentés qui
21 attribuent la naissance imprévisible des dépressions de nos latitudes à de mystérieuses ondulations du jet stream
22 d'ouest à la tropopause: en réalité les phénomènes en altitude sont les conséquences du passage des anticyclones
23 mobiles et non leur cause.
24 Cette ignorance explique en grande partie que les invraisemblables et incroyables "sorties de modèles informatiques
25 climatiques" du genre +12°C sur les régions polaires, +7°C sur la Laponie en hiver, -40% sur les précipitations en
26 Bretagne en été aient pu être prises au sérieux au lieu d'être dénoncées comme comme tout à fait fantaisistes et
27 incompatibles avec l'organisation de la circulation atmosphérique.
28
29
30

38
dans l'hémisphère sud : mouvement vers le nord-nord-est et rotation en sens trigonométrique direct
39
La fusion de deux tourbillons, par exemple un AMP de trajectoire atlantique et un de trajectoire scandinave produit des AAc plus
ou moins durables sur les continents, souvent synonymes de températures extrêmes et de sècheresse, les "hautes" pressions
interdisant toute pénétration d'air "océanique".
Pour la fameuse canicule de 2003, du 1er au 17 août 2003, 12 AMP forts (1020 à 1025 hPa) sept de trajectoire américaine-atlantique
et cinq de trajectoire scandinave ont été absorbés par une AAc qui a recouvert l'Europe occidentale.
Un AMP plus puissant y a mis fin, qui était le 9 août au sud du Groenland, le 13 sur le Royaume-Uni, le 14 sur le Danemark et la
France et le 17 s'étendait des Pyrénées à la mer noire.
49
1 7. Le vrai " effet de serre ": l'effet de la gravitation
2
3 L'équilibre observé en moyenne sur un an et sur tout le globe, entre "chaleur solaire absorbée" et "rayonnement
4 infrarouge thermique du globe", dicte la position et la température de la "couche" qui rayonne vers le cosmos en "haut"
5 de l'atmosphère; la température de surface en découle.
6 Que l'air en surface soit plus chaud que le "haut" de l'air est l'effet de la GRAVITATION.
7
8 Température de surface = effet de la gravitation et de l'altitude du "plafond" de la vapeur d'eau dont la
9 température, l'altitude et la pression sont {T0 , z0 , P0}
10 gradient de température dans la troposphère - g/(Cp + |Ch|) normalisé par l'aviation civile à -6,5°C/km
11 g accélération de la pesanteur, Cp chaleur spécifique de l'air à pression constante (1005 J/K/kg)
12
13 T(z)= T0 + (z0 -z) g /(Cp + |Ch|)
14
15 T(P) / T0 = (P / P0)R/µ/ (Cp + |Ch|)
16 Ch exprime le chauffage diabatique de l'air humide par le soleil (figures 2-B , 6-F, 6-I) et par la condensation (en
17 haut de l'air: soleil et nuages sont dans le ciel !)
18 Les figures 1, 2-B, 3-B montrent que ces relations sont bien vérifiées dans la troposphère.
19
20 7-1) Rappels sur les gaz parfaits et les formules de l'atmosphère polytropique
21 La décroissance "standardisée des températures avec l'altitude, de -6,5 K/km, en réalité un peu moindre "en moyenne"
22 sur le premier km sujet à inversion nocturne des températures et légèrement plus rapide sous la tropopause bien au dessus
23 des nuages, donne des relations simples entre l'altitude z, la température absolue T, la pression p(Pa) = 101 325 Patm et la
24 masse volumique ρ (kg/m3).
25 Un processus est dit polytropique s'il se produit avec une valeur constante de la capacité calorifique "apparente" Ch d'un
26 gaz parfait, qui vaut Cp pour un processus isobare, Cv pour une isochore, 0 pour une adiabatique, ∞ pour une isotherme,
27 et avec la convention usuelle de notation des variations des quantités de chaleur 40
28 d'Q= Ch dT = Cp dT –R T dp/p et comme R = Cp – Cv = 8,31451 / (masse molaire moyenne en kilogramme)
29 (Cp – Ch) dT/T = (Cp- Cv) dp/p donc T/T0 = (p/p0)1-1/k avec k = (Cp- Ch)/ (Cv – Ch), et 1-1/k= R/(Cp- Ch)
30 d'où les expressions du tableau 5-6-I qui expriment p, T, V en fonction de p ou de T
Tableau 7-1 Expressions des atmosphères polytropiques: température, pression, masse volumique, volume massique 41
T p ρ V
fonction de T T p0 (T/T0)k/(k-1) ρ0 (T/T0)1/(k-1) v0 (T/T0)-1/(k-1)
fonction de p T0 (p/p0)1-1/k p ρ0 (p/p0)1/k v0 (p/p0)-1/k
1-1/k= k/(k-1)= 1/(k-1) =
(Cp-Cv)/(Cp – Ch) (Cp-Ch)/(Cp – Cv) (Cv-Ch)/(Cp – Cv)
31
32 Dans une transformation entre T0 et T les variations d'énergie interne et d'enthalpie sont Cv (T-T0) et Cp (T-T0), et la
33 chaleur transférée au gaz est Ch (T-T0), nulle pour une adiabatique42, et RT ln(p/p0) pour une isotherme.
34 Le chauffage en altitude par l'infrarouge solaire et la condensation (le soleil est dans le ciel et les nuages sièges de la
35 condensation aussi) est positif, avec T < T0 donc Ch est négatif.
36
37 L'équation barométrique dp= - ρ g dz ou dp/p = - g/(R Tv) dz avec Tv température virtuelle de l'air humide, ici prise
38 égale à T, pour une troposphère standard à gradient de température γ constant, T(z)=T 0 – γ z, conduit aux formules du
39 tableau 7-2 qui correspondent à celles des transformations polytropiques où k= g / (g – R γ).
40 γ = g/(Cp- Ch) = 9,81 / (1005 + 509) = 6,5 10-3 K/m & R γ / g = R/ (Cp- Ch) = 287/(1005 + 509) = 0,19
41
Tableau 7-2 Expressions des atmosphères polytropiques à température linéairement décroissante T = T0 - γ z
T p ρ z
fonction de z T0 -γ z p0 (1- γ z /T0) g/( R γ) ρ0 (1- γ z /T0) g/(Rγ) -1 z
(R γ)/g 1- (R γ /g)
fonction de p T0 (p/p0) p ρ0 (p/p0) T0 /γ (1-(p/p0) (R γ)/g )
g/( R γ) -1+ g /(R γ)
fonction de T T p0 (T/T0) ρ0 (T/T0) (T0 -T)/ γ

40
d'Q et non dQ car ce n'est pas une différentielle totale exacte, comme le sont dU= d'Q+d'W, dH= dU + V dp ou dS= d'Q/T
41
p. 36 de V. A. Belinskii Dynamic Meteorology Ogiz Moscou 1948, The Israël program for scientific translations 1961, 592 pages
Paragraphe inspiré de Sorokhtin O. G., G.V.Chilingar, L.F. Khilyuk Global Warming and Global Cooling Evolution of the Climate
of the Earth Elsevier 2007, 313 pages
42
Parce que Ch = 0 et non pas parce que T=T 0 !
50
1 La norme de l'aviation civile, est, en dessous de 11 km, p = p0 (1- (6,5/T0) z(km))5,256 = psurface (1-0,02257 z(km))5,256
2 pour Tsurface = 288 K, et au-dessus de 11 km, p = p11 km exp(- (z(km) -11) /6,34) dans la basse stratosphère ici supposée
3 vaguement isotherme en dessous de 20 km, ce que la figure 1 montre ne pas être tout à fait le cas.
4 Dans la troposphère z (km) = (Tsurface / 6,49) (1-P0,19).
5
6 7-2) Application numérique pour quatre températures de surface de +30°C à -10°C
7 Si la température moyenne T0 de rayonnement du globe est de l'ordre de 255 K, et est fixée par la vapeur d'eau qui se
8 condense à des températures plus faibles, la pression de référence P0 varie du simple au double selon la quantité de
9 vapeur d'eau qui est elle-même une fonction de la température en surface (figure 3-B), et des profils de température et
10 d'humidité relative en fonction de l'altitude43.
Tableau 7-3 Application numérique: valeurs de triplets {T0, P0, z0} selon la température de surface
Tsurface(K) 303 288 273 263
Ptropopause (hypothèse cf. figure 1) 0,1 0,2 0,3 0,4
log10 (1000 Ptropopause) 2 2,3 2,48 2,6
pour T0 = 255 K Ttropopause (K) 195,6 212 217 221
z0 (km) 7,4 5,1 2,8 1,2
P0 (figure 3-B) 0,4 0,527 0,698 0,85
11
12 7-3) Vénus, effet de la pression en surface
13 La pression en surface est 92 atmosphère, le couple {T0 , P0 } est {230 K, 100 mbar} et correspond au haut de la couche
14 de poussières d'où Tsurface = 230 K (92/0,1)0,17 = 734 K (soit 461°C)
15 Pour Vénus g = 8,87 m/s , R = 191,8 T ~ P0,17, p = p0 (1-0,01061 z(km))5,88 et Ch = - 302 J/kg/°K.
16 Mais le Cp du CO2 varie sensiblement avec la température de 830 J/kg/K à 1150 J/kg/K entre 280 K et 750 K en
17 Cp(J/K/kg) = 825,6+ 1,003 t - 685 10-6 t , t en °C.
18 Des réactions endothermiques de décomposition de l'acide sulfurique en eau et SO3 en altitude entre 40 km et 60 km
19 remplaceraient la condensation exothermique de la vapeur d'eau sur Terre.
20 On a donc sur Vénus tout simplement l'effet de la pression ou du poids de l'atmosphère et nullement un
21 "emballement de l'effet de serre (runaway greenhouse effect)" comme le disent nombre de manuels !
22 Les 1000 t/m (mille tonnes par mètre carré) de CO2 de l'air de Vénus correspondent aux carbonates de la croûte et du
23 manteau de la Terre; le CO2, a, dès la formation de la Terre, été absorbé par de l'eau liquide et il n'en reste aujourd'hui
24 que 6,3 kg/m dans l'air de la Terre, contre, en gros, 20 fois plus il y a 600 millions d'années; il n'y a plus que 180 kg/m
25 de CO2 dans l'air de la planète Mars où il y a eu de l'eau liquide.
26
27 À retenir
28 Le gradient troposphérique exprime l'effet de la GRAVITATION et du chauffage diabatique de la vapeur d'eau
29 et des nuages par l'infrarouge solaire (figure 2) et par la condensation de la vapeur d'eau. Le haut de la
30 troposphère est moins froid qu'il le serait sans ce chauffage.
31 Le gradient adiabatique – g/Cp = -9,8 K/km ne peut pas s'appliquer !
32 La condensation de la vapeur d'eau dans les nuages donne dans le nuage un gradient saturé vers -5,5 °C/km assez
33 théorique car les phénomènes de convection, ascension d'air humide, descente d'air sec ou moins humide -
34 humidité condensée et perdue par la pluie- devant ou après la "tour" convective, prédominent; là encore c'est tout
35 à fait diabatique !
36
37 Pour résumer : les gaz traces actifs dans l'infrarouge thermique, pour l'essentiel la vapeur d'eau, modulent la position P 0
38 de la "couche" qui rayonne vers le cosmos (voir figures 6-H et 3-B); la température de surface en découle via le gradient
39 "gravitationnel polytropique"; les échanges radiatifs entre surface et air sont sans effet, car de bilan net nul ou à peu près
40 (figures 4-D et 6-F).
41
42 La chaleur solaire reçue de jour par les premiers mètres de l'océan ou par les premiers centimètres des sols diffuse la nuit
43 vers la surface et repart par évaporation, par convection et par rayonnement direct vers le cosmos, à travers la fenêtre de
44 la vapeur d'eau, s'il n'y a pas de nuage.

43
Comme la température de rayonnement de l'air vers le haut T pellicule est vaguement constante à cause de la décroissance très rapide
des teneurs en vapeur d'eau avec la température, deux des trois paramètres T surface, Ppellicule et quantité de vapeur d'eau w(kg/m )
déterminent le troisième.
51
1 8. Rôle central de H20 (vapeur, liquide et glace)
2
3 Le rôle de la vapeur d'eau est essentiel dans l’équilibre et la régulation thermique de l’atmosphère et de la surface de la
4 planète:
5
6 (1) Elle emporte, par évaporation et évapotranspiration, de l’énergie (chaleur latente) depuis la surface vers le
7 haut de l’atmosphère, où cette chaleur alimente le rayonnement vers le cosmos (figure 6-H vignette du
8 bas).
9
10 (2) Elle transporte de la chaleur latente des tropiques vers les pôles (figure 6-J) et des océans vers les continents.

11 (3) Elle absorbe l'infrarouge solaire (la moitié en est absorbée par la vapeur et la totalité par l'eau liquide dans les
12 nuages) (figure 2-B)
13
14 (4) Elle fait 80% du rayonnement total du globe vers le cosmos par ciel clair et plus encore par la couche
15 supérieure des nuages; en rayonnant elle se refroidit et se condense, dégageant la chaleur latente qui
16 alimente la poursuite du rayonnement du globe vers le cosmos (figures 6-C à 6-I).
17
18 (5) Elle fixe, en pratique, T0 et P0 dans les formules rigoureusement équivalentes valables dans la troposphère
19 T(P) /T0 = (P/P0)R/µ/ (Cp + |Ch|) ou T(z)= T0 + (z0 - z) g /(Cp +|Ch|)
20 où R=8,314 J/K/kg et µ masse molaire du gaz (en kg)
21
22 (6) Elle thermostate la surface par son évaporation, typiquement en ôtant à la surface 6 W/m /°C là où
23 l'évaporation est de 100 W/m et le double ou le triple en zone intertropicale ou par grand vent (figures 2-
24 D et 2-E).
25
26 (7) Elle a un effet parasol car les nuages régulent la quantité d’énergie solaire qui atteint effectivement la surface
27 (figure 6-B).
28
29 C’est la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère, et son profil en fonction de l'altitude, qui, par l'altitude d’émission
30 (figure 6-H par ciel clair) et l’altitude des nuages, dictent la température de la surface de la planète ... depuis des milliards
31 d’années
32
33
52
1 9. Effets de modifications des températures de l'air et de la teneur de l'air en gaz-traces
2 9-1) Rappels des § 4 et 6 et introduction
3 Les couches "résumées" au §7 par T0 et P0 dans T/T0 = (P/P0)R/(Cp+|Ch|) ont été visualisées aux figures 6-H et 6-I; selon
4 le § 6-3 la vapeur d'eau perd par rayonnement vers le cosmos en gros et en moyenne 195 W/m , la surface 20 W/m
5 (figure 4-F) et la stratosphère de 4 à 24 W/m (tableau 5-A).
6 P0 de 530 mbar (valeur en "moyenne globale" pour +15°C en surface) se trouve sensiblement "au milieu" de la plage de
7 refroidissement de la vapeur d'eau mais (figure 6-H) varie fortement avec la latitude (tableau 7-3 au § 7-2 et figure 3-B).
8 Comme le montre la figure 6-I, le CO2 est refroidissant à toutes les altitudes; comment plus de CO2 pourrait-il donc bien
9 amener un réchauffement ?
10 La figure 9-A montre comment des doublements de la teneur en vapeur d'eau, sur toute la colonne d'air, et de la teneur de
11 l'air en CO2 augmenteraient l'altitude de la couche t=1 comptée depuis le haut de l'air.
12 Le CO2 troposphérique devrait, autour des raies à 618 cm-1 et de 720 cm-1 (figure 3-F vignette de droite, 9-A-bis à
13 gauche) rayonner de plus haut et plus froid donc légèrement moins: le gros du refroidissement associé à ce rayonnement
14 vers le cosmos, sur une vingtaine de cm-1, devrait donc passer de la couche 350 mbar à la couche (1/2)(1/1,45) 350 mbar =
15 0,62 350 mbar = 217 mbar.
16 Plus de refroidissement à 217 mbar devrait aussi favoriser, à ce niveau, la condensation de la vapeur d'eau.
17 Figure 9-A) Position du bas de la couche t=1 source d'approximativement 80% des photons reçus par le cosmos, calculée
18 par tH2Omax P4,5 = 1 et tCO2max P1,45 = 1. La courbe pour le CO2 est la solution P de P = 1/tCO2max0,69 ; le doublement de la
19 teneur en dioxyde de carbone fait monter en altitude de la pression P1 (courbe rouge) à la pression 0,62 P1 (courbe
20 magenta) le bas de la couche rayonnant vers le cosmos.
21 En orange la courbe de Planck à 255 K qui justifie un traitement très sommaire de la vapeur d'eau au-delà de 2000 cm-1

22
23 Figure 9-A bis: à gauche épaisseur optique de la vapeur d'eau (w = 25 kg/m ) en bleu et de CO2 & de 4 x CO2 en échelle
24 logarithmique
25 à droite détail de la position de tCO2( ) =1 pour la teneur actuelle (rouge), 2x CO2 (magenta) , 4 x CO2 (orange) & 8 x
26 CO2 (orange foncé); en bleu position de tH2O( ) =1 pour w= 25 kg/m

27
53
1 La figure 9-A bis zoome sur le CO2 avec des teneurs (2 fois, 4 fois et 8 fois l'actuelle) documentées pour certaines
2 époques géologiques: une fois les "méplats" autour de 618 cm-1 et de 720 cm-1 passés dans la stratosphère, l'effet "plus
3 haut plus froid", propre à la troposphère ne vaut plus que sur des bandes de quelques cm-1, autour de 750 cm-1
4 Sur le bord de la fenêtre en 750 cm-1 et 800 cm-1 la croissance du rayonnement OLR (rayonnement infrarouge thermique
5 vers le cosmos) de l'air avec l'épaisseur optique compense en partie la diminution du flux OLR venant de la surface et
6 atténué par un air plus opaque.
7 Le "relais à la tropopause" vu à la figure 6-H correspond à un transfert de chaleur des fréquences optiques du CO2 et de
8 l'ozone qui, à la tropopause, absorbent les flux de rayonnement infrarouge venant du dessous et du dessus, transmettent
9 par collisions cette chaleur aux gaz majoritaires (N2, O2, Ar) qui par collisions la repassent à la vapeur d'eau de cette
10 même couche, vapeur d'eau qui, elle, refroidit la tropopause autour de 300 cm-1 comme le montrent la figure 9-A et les
11 figures 6-H. Les variations de flux net montant à la tropopause associées à un doublement de l'absorption de cette couche
12 aux fréquences optiques du CO2 ne sont donc pas à interpréter comme un moindre refroidissement du globe.
13
14 9-2) Aperçu de quelques résultats de calculs, pour un ciel clair sans nuage
15 Les profils types de température et d'humidité en fonction de la pression, vus au § 5-8 permettent d'évaluer en % du flux
16 OLR (rayonnement vers le cosmos) l'effet d'une variation d'un seul des paramètres (humidité, teneur en dioxyde de
17 carbone, température), les autres étant fixés.
18 Les cas des profils-types extrêmes tropical (TRO) et hiver sub-arctique (SAW, Sub Arctic Winter) sont au tableau 9-A.
19
Tableau 9-A En pour cent de l'OLR (rayonnement infrarouge thermique vers le cosmos), effet par ciel clair sans nuage
de changements de l'humidité, du doublement de la teneur en CO2 noté 2 x CO2, d'une augmentation de 1°C de la
température à humidité absolue inchangée et à humidité relative (RH) constante (source: Buehler et al. 44 )
Pour l'OLR l'écart type est celui de l'ensemble d'observations dont la moyenne est le profil-type: il est de 4% pour TRO et
de 8% pour SAW; l'effet sur l'OLR du 2x CO2 est donc entre le quart et le dixième de l'écart-type de la variabilité
naturelle de l'OLR.
OLR ciel clair humid. +20% humid. - 20% 2 CO2 +1K +1K et RH
moyenne & écart type constante
TRO 295 W/m & 12 W/m -1,6% +1,9% -1,1% +1,5% +0,8%
SAW 201 W/m & 16 W/m -0,6% +0,7% -0,8% +1,6% +1,3%
20
21 La réduction de l'OLR par le "2 x CO2", de l'ordre de 1%, soit entre le quart et le dixième de l'écart-type de la variabilité
22 naturelle de l'OLR (4% pour TRO, 8% pour SAW), est, comme vu au § 5-6:
23 * pour (1/3) environ une augmentation de l'absorption du rayonnement de la surface, - 0,8 W/m en profil MLS, et du
24 rayonnement de l'air vers la surface, + 1 W/m sur ce flux IR air-surface: c'est sans effet sur l'OLR global puisque ce
25 W/m (à minorer de la réduction de l'IR solaire reçu en surface) sera évaporé puis rayonné là où il se condensera,
26 * et pour les (2/3) restant un effet "plus haut plus froid" autour des raies à 618 cm-1 et à 720 cm-1 du CO2
27 troposphérique en tropical et aux moyennes latitudes.
28 Le cas "+1K et RHconstante" augmente l'humidité de 6,3% en surface, d'un peu plus en altitude (+8% à 5 km mais sur une
29 pression partielle dix fois moindre), et ramène (cas tropical) de +4,4 W/m à +2,4 W/m l'augmentation de l'OLR pour
30 +1 K: c'est là l'effet (1) d'une légère opacification de la fenêtre de la vapeur d'eau et (2) du "plus haut plus froid" appliqué
31 à la vapeur d'eau.
32 Ces évaluations par ciel clair valent seulement (1/3) du temps puisqu'il y a des nuages les (2/3) du temps, avec des
33 particularités géographiques connues.
34 La figure 9-B des "Jacobiens" de S.A. Buehler et al. (2004, op. cit.) permet de calculer l'effet sur l'OLR d'une réduction
35 de l'humidité des hautes couches, kilomètre par kilomètre; multiplier par pour passer – approximativement- en
36 rayonnement diffus vers le cosmos en W/m .
37 Nous avons vu au § 4-1 une expression de l'humidité relative en RH(P) = 0,8 P0,5 valable au dessus des océans non gelés.
38 L'hypothèse du calcul de S.A. Buehler et al., +100% sur la vapeur d'eau, doit donc s'interpréter comme +100% sur
39 l'épaisseur optique de la vapeur d'eau au point considéré de la grille décroissant linéairement vers +0% aux points
40 adjacents 1 km au dessous et 1 km au dessus, sans considération de sursaturation.
41 Exemples d'utilisation de la figure 9-B:
42 * graphique de gauche: pour le profil TRO à 2 km, on a - 0,8 π = -2,5 W/m pour un très hypothétique doublement de la
43 teneur en vapeur d'eau localisé à 2 km contre -0,5 = -1,6 W/m pour un doublement localisé à 8 km, soit une pression
44 vers 350 mbar puisque P= (1- 6,5 10-3 z(m) / Tsurface) (1 / 0,19 ) = 0,35 .
45 * graphique de droite: +1 K localisé à 8 km amène + 0,5 = +1,6 W/m pour les profils "été" et TRO.
46 * graphique de gauche: une diminution de 20% de la vapeur d'eau entre 4 km et 10 km sur les profils d'été MLS et SAS
47 augmentera l'OLR d'environ 7 km x 0,4 x 20% (1,9%/1,6%) = + 2,1 W/m 45 46

44
S. A. Buehler, A. von Engeln, E. Brocard, V. O. John, The Impact of Humidity and Temperature Variations on Clear-Sky Outgoing
Longwave Radiation JGR 2004
54
1 * une diminution de 20% de la vapeur d'eau à partir de 6 km (473 mbar) et au dessus, sur le profil TROP, réduit la
2 colonne de vapeur d'eau précipitable de 41,11 à 40,93 kg/m mais augmente le flux OLR de +2,1 W/m ce qui,
3 curieusement, est exactement l'opposé de l'effet "plus haut plus froid" du "2 x CO2 ", qui selon le tableau 9-A, vaut
4 (2/3) (-1,1%) x 295 W/m = -2,1 W/m où le facteur (2/3) expliqué ci-dessus, sous le tableau 9-A, retire les effets entre
5 air et surface compensés par évaporation-condensation et par une petite diminution de l'infrarouge solaire arrivant sur la
6 surface plus absorbé dans la stratosphère par plus de CO2.
7
8 Figure 9-B) Jacobiens de l'OLR en W/m /sr par rapport aux variations d'humidité (à gauche, pour +100%) et de la
9 température (à droite, pour +1K), sur une grille verticale kilomètre par kilomètre, pour les cinq profils types TRO
10 tropical, MLS été moyennes latitudes, MLW hiver des moyennes latitudes, SAS été sub-arctique, SAW hiver sub-
11 arctique.
12 À gauche est supposé un doublement localisé de la vapeur d'eau en un point de la grille avec décroissance linéaire de
13 l'incrément ramené à 0 aux points voisins supérieur et inférieur de la grille au pas de 1 km.
14 À droite est supposé +1 K en un point de la grille avec décroissance linéaire à 0 de l'incrément aux points voisins
15 supérieur et inférieur de la grille au pas de 1 km
16 {1, 2, 3, 4, 5} km en MLS font {0.89, 0.79, 0.70, 0.61, 0.54} atm.

17
18 L'humidité des basses couches en dessous de 3 km suit fidèlement la température de surface selon la relation déjà vue au
19 § 4-1, et avec RH(P) en P0,5 ρH2O(P) /ρair(P) = (0,622 RHsurface / 101325) Evapeur saturante surface P7,91 - 0,0165 Tsurface
20 par exemple: 6,5%/°C x (+ 0,5°C) x 10 g/kg = + 0,325 g/kg (voir figure 9-C)
21
22 Mais dans les hautes couches, celles qui rayonnent vers le cosmos (figure 6-H), la teneur en vapeur d'eau est, comme vu
23 aux figures 4-A, 4-B et 6-E, une conséquence du mouvement de l'air, à savoir en intertropical la convection qui se
24 déclenche à un certain moment dans la journée et, en extratropical, ce balayage régulier tous les quelques jours par des
25 couples {anticyclones mobiles & dépression conjuguée} bien visibles sur la "photographie instantanée" de la figure 4-A,
26 balayage explicité en annexe C.
27 Une diminution de 10% de la vapeur d'eau des seules hautes couches, comme ce qui a été observé depuis 1948 (figure 9-
28 C) ferait environ +1W/m sur le flux rayonné vers le cosmos. Prendre garde que la très forte sensibilité de la pression de
29 vapeur d'eau saturante par rapport à la température renforce sur ces "moyennes globales" la part de la zone intertropicale.
30
31 Nous reviendrons dans la partie II, en détail, sur ce "paradoxe de la vapeur d'eau" qui invalide les raisonnements faits à
32 humidité relative majorée ou minorée uniformément sur toute la hauteur de l'atmosphère; ces raisonnements conduisent à
33 une très paradoxale – et, depuis des milliards d'années, fort heureusement non observée- auto-amplification par la vapeur
34 d'eau de tout réchauffement ou refroidissement de l'air.

45
Avec le rapport (19/16) suggéré au tableau 9-A entre les effets d'une diminution et ceux d'une augmentation de la teneur de l'air en
vapeur d'eau
46
en ordres de grandeur, la couche t=1 pour tmax H2O =100 est vers (1/100)(1/4,5) = 0,36 atmosphère et à 0,3 g/kg et est supposée
occuper une tonne d'air ou 0,1 atmosphère; si la teneur est réduite de 10% il faudra une couche de plus épaisse, de base 0,4
atmosphère; l'intégrale du rayonnement entre 100 cm-1 et 400 cm-1 pour des températures de 294 K 0,360,19 = 242 K et de 294 K
0,40,19 = 247 K vaut respectivement 48,5 W/m et 50,6 W/m soit une majoration de 2,1 W/m
55
1 Figure 9-C) Observations des variations de la quantité de vapeur d'eau en g/kg dans l'air à trois altitudes 300 mbar (9
2 km), 600 mbar (4,2 km) et en surface de janvier 1948 à juin 2014 données NOAA ESRL
3 https://wattsupwiththat.files.wordpress.com/214/7/noaa2esrl2atmospericspecifichumidity2globalmonthlytempsince19482
4 with37monthrunningaverage1.gif

5
6
7 9-3) Examen des variations des différents flux rayonnés pour +20% sur l'humidité
8 Plus de vapeur d'eau c'est d'abord plus de rayonnement de l'air vers le cosmos, dans la fenêtre spectrale, et plus de
9 refroidissement radiatif des basses couches
10
11 9-3-1) Vers le cosmos
12 Les indications qui suivent partent de l'hypothèse "invraisemblable" d'une augmentation de l'humidité uniforme sur toute
13 la hauteur de l'air; comme déjà dit à la fin du §9-2 et montré figure 9-C, le 1% ou les 3% supérieurs de la colonne de
14 vapeur d'eau, ont une altitude qui régule l'OLR (6-E pour l'OLR) et n'ont rien -ou presque- à voir avec la quantité totale
15 de vapeur d'eau précipitable (figures 4-A) elle à 80% en dessous de 3 km et dépendant de la température de surface. Voir
16 la figure 4-B: une subsidence accrue assèche la haute troposphère.
17
18 9-3-1-1) Dans la fenêtre spectrale de la vapeur d'eau: L'augmentation de la vapeur d'eau et de l'épaisseur optique de
19 tmax H2O = 0,3 à tmax H2O = 2 augmente le rayonnement OLR de l'air (courbe noire figure 9-D gauche) dans la fenêtre
20 spectrale de la vapeur d'eau prise ici entre 800 cm-1 et 1180 cm-1 mais réduit celui de la surface (courbe bleue figure 9-D,
21 vignette de gauche).
22
23 Cette compensation partielle, entre flux rayonné par l'air vers le cosmos, en noir qui passe de 34 W/m à 71 W/m quand
24 l'épaisseur optique passe de 0,3 à 2 et le flux de la surface après traversée de l'air, en bleu, qui passe de 63 W/m à
25 6 W/m est, à la vignette de droite, traduite en effet sur l'OLR, dans la fenêtre, d'une majoration de 20% de l'épaisseur
26 optique: selon l'épaisseur optique initiale entre t=0,3 et t=2, l'OLR y est diminué de -1,2 W/m à -2,7 W/m .
27
28
56
1 Figure 9-D) Flux dans la fenêtre entre 800 cm-1 et 1180 cm-1 pour un profil genre MLS en noir flux rayonné par l'air
2 vers le cosmos47 et en bleu flux de la surface arrivant en haut de l'air pour Tsurface = 294,2 K pour diverses épaisseurs
3 optiques de la vapeur d'eau dans la fenêtre; surface de coefficient de noirceur 96%. En rouge OLR total. Ozone non prise
4 en compte.
5 A droite OLR fenêtre(1,2 tH2O ) – OLR fenêtre( tH2O) fonction de tH2O , id est réduction de l'OLR dans la fenêtre par +20% de
6 vapeur d'eau

7
8 Figure 9-D-bis) Augmentation en W/m du rayonnement OLR de l'air, dans la fenêtre, pour +20% sur l'humidité en
9 fonction de tH2O initial pour 0,3 < tH2O < 2 ; profil genre MLS.
10 Correspond à la dérivée de la courbe noire de la figure 9-D, à gauche. La courbe noire de la figure 9-D à droite vaut pour
11 l'OLR global surface et air; la courbe ici montrée vaut pour l'air humide seul.

12
13
14 C'est bien un effet des basses couches comme le montre le refroidissement dans la fenêtre, figure 6-H vignette du bas.
15 Tous ces calculs sous-estiment légèrement l'absorption par la vapeur d'eau: l'absorption dite du continuum croît comme le
16 carré de la teneur en vapeur d'eau et croît quand les températures diminuent; elle serait due à des dimères (paires de
17 molécules H2O) ou à des collisions persistantes entre molécules H2O et augmente l'absorption dans la fenêtre.
18
19 9-3-1-2) Dans les hautes couches: une augmentation de l'humidité uniforme, ajoutera l'effet du "plus haut plus froid"
20 (figure 9-A, en dessous de 600 cm-1, partie FIR du spectre), pour environ -2 W/m .
21 Au total, la somme des deux contributions de la vapeur d'eau, des basses couches ("fenêtre" surtout, figure 9-D vignette
22 de droite) et des hautes couches ("plus haut plus froid" hors fenêtre) fait les -3,8 W/m du tableau 9-B infrarouge
23 thermique vers le cosmos, en partie compensé par plus d'absorption du solaire et un peu plus de rétrodiffusion du solaire.
24
25 9-3-1-3) Collins et al. (2006) 48 trouve par un calcul raie par raie (line by line) sur toutes les raies des gaz traces, pour le
26 profil type MLS les "forçages radiatifs" du tableau 9-B. D'autres auteurs proposent des analyses comparables49.

47
fmontant ( ) en haut de l'air est π ∫0tmax B(ν, T(t')) 2 E2(t') dt' comme vu au §5-5.
48
Collins, W. D. et 20 co-auteurs, (2006), Radiative forcing by well-mixed greenhouse gases: Estimates from climate models in the
IPCC Fourth Assessment Report (AR4), J. Geophys. Res., 111, D14317, doi:10.1029/2005JD006713.
Nous reprenons les différences "2b -1a" et "4a-2b" appelés forçages dans cet article.
49
S. A. Buehler, A. von Engeln, E. Brocard, V. O. John, T. Kuhn, P. Eriksson The Impact of Humidity and Temperature Variations
on Clear-Sky Outgoing Longwave Radiation J G R, 2008, DOI:10.1029
57
Tableau 9-B Changements en W/m des flux solaire et infrarouge thermique pour une majoration de 20% des teneurs de
l'air en vapeur d'eau (la référence est dans ce cas l'état trouvé pour 574 ppm de CO2) à températures de l'atmosphère
figées, à trois niveaux: surface, tropopause et haut de l'atmosphère. Profil MLS (Collins et al. 2006 op. cit.)
en W/m reçu en surface à 200 hPa vers le cosmos
H2O x 120% solaire absorbé (dist. zen. 53°) -5,9 - 0,5 sur le flux descendant +0,75
H2O x 120% infrarouge thermique +11,5 sur le flux - 4,5 sur le montant net - 3,8
descendant fluxmontant - fluxdesncendant
1
2 9-3-1-4) Variation du flux OLR venant de la surface et de l'air:
3 Les formules empiriques de F. Miskolczi, à la figure 4-C disent, avec le profil MLS à 294,2 K en surface (w= 30 kg/m
4 de vapeur d'eau, sans nuage, de jour, sans inversion nocturne), pour une majoration de 20% de la vapeur d'eau
5 précipitable, pour les bandes WIN, MIR et FIR, une diminution du flux de la surface parvenant au cosmos de
6 {56.7, 1.27, 0.07} W/m à {48.5, 1.17, 0.03} W/m , soit dans la fenêtre WIN une diminution de 8,2 W/m sous
7 l'hypothèse –abusive- d'une surface corps noir. La figure 9-D vignette de gauche, courbe bleue, dit une diminution de
8 6,5 W/m pour une épaisseur optique passée de 0,5 à 0,6, surface corps gris de noirceur 96%.
9 Ce changement de - 8,2 W/m (ou - 6,5 W/m ) du flux OLR venant de la surface est compensé
10 (1) par le supplément de rayonnement OLR de l'air dans la fenêtre vu Figure 9-D-bis vers + 4 W/m
11 (2) par l'augmentation du chauffage solaire (figure 2-B, tableau 9-B: +5,9 W/m soleil à 37°) à peu près uniforme en
12 dessous de 400 mbar (figure 9-E), chauffage re-rayonné en altitude, soit +2 à +3 W/m sur 24 h,
13 (2 bis) par une légère augmentation du solaire rétrodiffusé (+0,75 W/m au tableau 9-B dernière colonne)
14 mais sont
15 (3) aggravés par l'éventuel effet "plus haut plus froid" des hautes couches, en dehors de la fenêtre (figure 9-A pour la
16 vapeur d'eau), conséquence de l'hypothèse "humidité relative constante" mais non observé (figure 9-C, courbe du haut).
17
18 9-3-2) Entre air et surface pour une humidité supposée majorée de 20%
19 Les formules empiriques de F. Miskolczi, figure 4-C disent, pour + 20% sur la teneur de l'air en vapeur d'eau, un
20 supplément de rayonnement de l'air vers la surface 50 de 10,3 W/m (11,5 W/m au tableau 9-B).
21 Le bas de l'air, par cette opacification de la fenêtre de la vapeur d'eau, perd donc presque 2 W/m différence entre +10,3
22 W/m rayonnés, et les +8,2 W/m absorbés: ça le refroidit entre 800 mbar et la surface (figure 9-E) de
23 (- 2 W/m ) (86400 secondes/jour) / (2000 kg x 1005 J/kg) = -0,085 K / (24 heures) sur 200 mbar autour de 900 mbar,
24
25 Les basses couches, dans la fenêtre, perdent en plus, par augmentation de l'OLR, les 2 W/m à 4 W/m de la figure 9-D-
26 bis. La somme de ces deux causes de perte de chaleur, au bénéfice du cosmos et de la surface, est représentée figure 9-E.
27
28

V. O. John, S. A. Buehler, A. von Engeln P. Eriksson, T. Kuhn, E. Brocard, G. Koenig-Langlo Understanding the variability of
clear-sky outgoing long-wave radiation based on ship-based temperature and water vapour measurements Q. J. R. Meteorol. Soc.
(2006), 132, pp. 1–17 doi: 10.1256/qj.05.70
50
Les flux rayonnés par l'air vers la surface dans les trois bandes WIN (Window, 721 cm-1 à 1250 cm-1), MIR (Medium InfraRed de
1250 cm-1 à 2500 cm-1) et FIR (Far InfraRed, en dessous de 721 cm-1) passent de {86.9, 52.5, 213.2} W/m à {96.7, 52.7,
213.5} W/m soit en tout +10,3 W/m dont +9,8 W/m dans la fenêtre.
58
1 9-3-3) Refroidissement et réchauffement en fonction de la pression
2 La figure 9-E montre en fonction de la pression, pour le profil type MLS et +20% sur la teneur en vapeur d'eau, le
3 refroidissement en bleu, le réchauffement solaire en rouge et une résultante approchée en magenta.
4 Figure 9-E) (Collins et al. 2006, figure 13) Profil type MLS, pour une majoration uniforme de 20% de l'humidité, en
5 K/(24 heures) et en fonction de la pression en mbar (la surface est à droite en P=1000 mbar)
6 * en rouge, supplément de chauffage solaire (élévation de 37°),
7 * en bleu, supplément de refroidissement en infrarouge thermique et
8 * en magenta, somme des deux effets, en divisant le solaire par 2 pour tenir compte des nuits.
9 {900; 800; 700; 600; 500} millibar sont en gros à z= {0,9; 1,9; 3; 4,2 ; 5,7} km

10
11
12 9-3-4) Pour résumer ces exercices de calcul
13
14 (a) Dans la fenêtre, 800 cm-1 à 1180 cm-1, l'OLR (air + surface) diminue quand augmente l'humidité des basses couches;
15 l'absorption par l'air du rayonnement de la surface est en partie compensé par plus d'émission de l'air entre 0 km et 3 km,
16 comme vu aux figure 9-D (vignette de gauche, courbe en rouge), 9-D bis et 6-H (localisation du refroidissement) .
17 (b) Le surcroît de rayonnement de l'air vers la surface, corrigé de la réduction de l'infrarouge solaire reçu par la surface,
18 est absorbé par quelques microns d'eau liquide, évacué par évaporation et contribue à l'OLR là où se produit la
19 condensation. Il ne devrait pas avoir d'effet significatif en "moyenne globale".
20 (c) +20% sur les teneurs en vapeur d'eau des basses couches implique un refroidissement calculé de l'air de
21 0,15 K / (24 heures) vers 900 mbar (figure 9-E), somme de deux effets (1) l'augmentation de l'OLR de l'air dans la
22 fenêtre (qui dépasse 4 W/m pour 0,2< tH2O < 0,8 (figure 9-D bis)) et (2) l'augmentation du rayonnement net de l'air plus
23 humide vers la surface.
24 (d) Le chauffage solaire uniforme en dessous de 300 mbar (pour ce profil MLS) compense à peu près le refroidissement
25 entre 300 et 750 mbar, mais pas en dessous.
26 (e) La teneur en vapeur d'eau des hautes couches au dessus de 400 mbar, le 1% de la vapeur d'eau précipitable (cas
27 MLS), est de nature dynamique et peut varier en sens inverse de la teneur en vapeur d'eau des couches basses (figure 9-
28 C). L'effet "plus haut plus froid" en infrarouge lointain (FIR) y est donc fort discutable et d'autant plus incertain que la
29 vapeur d'eau se condense.
30
31 9-3-5) Mais +20% sur l'humidité, est-ce possible ?
32 Comme affirmé au § 8 la vapeur d'eau est un régulateur non linéaire en fonction de la température, puisque les
33 changements de phase, évaporation et condensation, et le démarrage de la convection sont des fonctions très non linéaires
34 de la température.
35 Le minimum de température de surface en fin de nuit limite la quantité de vapeur d'eau dans l'air des basses couches.
36
37 A Singapour (figure 9-F) où l'amplitude des températures sur 24 heures est une des plus faibles de la planète, la
38 différence entre températures quotidiennes max (milieu d'après midi) et min (fin de nuit) est, en moyenne mensuelle, de
39 6,3°C en juillet et de 7,7°C en mars (différence entre les points rouge et magenta de la figure 9-F).
40 Esaturante vaut 3160 Pa à 25°C et 4739 Pa à 32°C. Près de la surface Esaturante (moyenne des max quotidiens) est en gros
41 150% de Esaturante (moyenne des min quotidiens).
42 L'humidité relative moyenne à Singapour de 84% en surface est presque saturée en fin de nuit et réduite à 60% en milieu
43 d'après midi, s'il ne pleut pas.
44
45
46
47
59
1 Figure 9-F) Températures extrêmes (noir et bleu) et moyennes (magenta et rouge) à Singapour à 1°N (années 1929–
2 1941 & 1948–2011) de janvier (1) à décembre (12): moyennes sur le mois des maxima journaliers (en rouge) et des
3 minima journaliers (en magenta)
4 source https://en.wikipedia.org/wiki/Geography_of_Singapore

5
6 Pour une humidité relative RH de 80% en surface – le minimum sur les océans et une partie des continents-, une
7 majoration de 20% porte RH à 96%.
8 A 294,2 K (surface, profil MLS) Esaturante = 2489 Pa par rapport à une surface d'eau plane.
9 RH= 96% implique une pression partielle de vapeur d'eau e = 2390 Pa, saturante à 293,5 K, soit 0,7 K de moins que
10 Tsurface; ces 0,7 °C sont quatre jours de refroidissement à -0,17 K/(24 h) selon la figure 9-E.
11 Il n'y aura donc de majoration possible de l'humidité en kg/kg que par une augmentation de la température de l'air;
12 rabâchons encore que l'hypothèse "humidité relative constante" (dernière colonne du tableau 9-A) ne s'applique pas en
13 haut de l'air où la vapeur est plus éloignée – en "moyenne"- de la saturation qui est bien moins clairement définie car la
14 pression superficielle des nano-gouttelettes autorise de fortes sursaturations par rapport à la formule donnant Esaturante(T)
15 pour une surface d'eau plane.
16
17 9-4) Effet d'un hypothétique doublement des teneurs de l'air en dioxyde de carbone
18 Le tableau 9-A dit une diminution calculée de l'OLR (cas 2 x CO2, colonne n°5) pour les profils TRO de -1,1% de 295
19 W/m (-3,3 W/m ) et SAW de -0,8% de 201 W/m (-1,6 W/m ).
20 Le CO2 situé au dessus de la vapeur d'eau n'absorbe, sauf pôles en hiver, que 2% environ du flux de la surface absorbé
21 surtout par la vapeur d'eau et les nuages bas (figure 9-A bis à gauche; transmission de 6% pour t=2).
22 La vapeur d'eau ne laisse au CO2 troposphérique (en dessous de 200 mbar, figures 9-A et 9- A-bis) qu'un effet minime de
23 refroidissement par rayonnement vers le cosmos, sur des plages spectrales étroites autour de 618 cm-1 et de 720 cm-1 car
24 le gros du rayonnement du CO2 se fait depuis la stratosphère (figure 6-I) pour disons 15 W/m . 51
25 Le refroidissement de la haute troposphère et de la basse stratosphère sur le spectre du CO2, alimente en chaleur des
26 zones autour de la tropopause, représentées en gris sur la figure 6-H vignette du haut; ce transfert net de chaleur vers la
27 tropopause est évacué par le rayonnement vers le cosmos des raies des rotations de la vapeur d'eau des mêmes couches.
28
29 9-4-1) Absorption du solaire à 4,3 µm, fermeture de la fenêtre de la vapeur d'eau à 760 cm-1 et supplément
30 d'évaporation en surface
31 Le supplément d'absorption par l'air de l'infrarouge solaire à 4,3 µm et à 2,5 µm suite au doublement supposé de la teneur
32 en CO2 vaut, dans la stratosphère et la haute troposphère environ 0,4 W/m en moyenne sur 24 heures; ça dépend
33 évidemment de la hauteur du soleil sur l'horizon, donc de la latitude, de la saison, etc.
34 Ces 0,4 W/m absorbés par l'air surtout de la stratosphère ne parviennent plus à la surface et sont rayonnés vers le cosmos
35 dans la couche où a lieu l'absorption; ça compense en partie le moindre rayonnement de la surface vers le cosmos
36 conséquence du supplément 2 E3(tH2O + tnuages) f(tCO2(ν)) d'absorption par l'air du rayonnement de la surface, vu au § 5-6.
37 Pour le profil type "été des moyennes latitudes", ce moindre rayonnement de la surface vers le cosmos entre 750 cm-1 et
38 800 cm-1 (voir figure 3-F vignette de droite), pour un doublement de la teneur en dioxyde de carbone est de l'ordre de
39 0,8 W/m .
40 Il n'y aura donc, finalement, au point considéré, pour ces deux effets pris ensemble, qu'une réduction de 0,8 - 0,4 = 0,4
41 W/m du rayonnement du globe vers le cosmos.
42
43 Mais le doublement de la teneur en CO2 amène aussi un supplément de rayonnement de l'air vers la surface de l'ordre
44 de 1 W/m , compensé en partie par la diminution susmentionnée de 0,4 W/m de l'infrarouge solaire arrivant en surface.

51
le reste du rayonnement de la stratosphère vers le cosmos vient de l'ozone (3 W/m ?) et de raies fortes de rotations de la vapeur
d'eau en infrarouge lointain
60
1
2 Ce supplément de 0,6 W/m , infrarouge thermique accru et infrarouge solaire réduit, tombant sur la surface n'est pas
3 "piégé" mais en réalité évacué par l'évaporation au prix d'une augmentation de la température de surface de l'ordre de
4 0,1°C 52, à étaler sur 200 ans à +2 ppm/an . Et, là où ce menu supplément de vapeur d'eau se condense, il restitue au
5 rayonnement du globe vers le cosmos les 0,6 W/m évaporés.
6
7 Il n'y a donc finalement aucune réduction du rayonnement global vers le cosmos mais le remplacement de 0,8 W/m
8 précédemment rayonnés par la surface vers le cosmos au bord de la fenêtre (entre 750 cm-1 et 800 cm-1; figure 3-F
9 vignette de droite), par 0,4 W/m (ou un peu moins) rayonnés en plus par la stratosphère au même endroit et 0,6 W/m
10 rayonnés ailleurs, là où la vapeur d'eau se condense.
11 Les quantités en jeu, 0,4 W/m ou 0,6 W/m , sont, rapportées aux 360 W/m à 400 W/m rayonnés par la surface,
12 évidement négligeables par rapport aux variations quotidiennes des flux rayonnés avec la variation de l'humidité de l'air,
13 qui elle agit sur la transparence de toute la fenêtre de la vapeur d'eau.
14 Pour s'éviter de discuter en détail le sort de ces dixièmes de W/m , certains auteurs 53 affirment que l'absorption par le
15 CO2 du rayonnement de la surface est saturée et que doubler la teneur de l'air en dioxyde carbone n'a pas d'effet quant au
16 rayonnement de la surface. C'est en théorie inexact (voir figures 9-A-bis), mais comparés aux 347 W/m ("en moyenne"
17 figure 6-F) absorbés par l'air, ces dixièmes de W/m sont négligeables, et évidemment non observables.
18 9-4-2) Le "plus haut plus froid" du seul CO2 troposphérique
19 La figure 9-A montre autour de 618 cm-1 et de 720 cm-1 le passage de disons P=0,37 à P= 0,62 x 0,37 = 0,23 et donc une
20 réduction du flux émis vers le cosmos de 0,22 W/m /cm-1 à 0,16 W/m /cm-1 sur une bande de fréquences de 30 cm-1 soit
21 -1,9 W/m (ou -1,6 W/m selon Hansen, Science, 1981 voir figure 14-D).
22 Cet effet augmente le refroidissement de la couche P=0,23 et diminue le refroidissement à P=0,37, soit "plus froid au
23 dessus et plus chaud en dessous" ce qui semble instable vis-à-vis de la convection.
24 Et comme vu au § 9-3 et à la figure 9-A, une diminution de 10% de la vapeur d'eau de ces mêmes couches autour de
25 300 mbar suffit à compenser la diminution du rayonnement vers le cosmos du CO2 troposphérique de ces mêmes
26 couches.
27
28 9-4-3) Exemple de calcul des flux rayonnés de l'air et variation du chauffage radiatif de l'air pour 2 x CO2
29
Tableau 9-C "Forçage radiatif" en W/m pour un doublement des ppm à 574 ppm (Collins et al. op. cit., 2006) à profils
types MLS de température et d'humidité inchangés: flux solaire et flux infrarouge thermique
reçu en surface à 200 hPa tropopause vers le cosmos
CO2 287 574 ppm solaire (dist. zen.53°) -0,96 - 0,77 sur le flux descendant +0,12
CO2 287 574 ppm infrarouge thermique +1,6 sur le flux - 5,5 sur le montant net - 2,8
descendant
30 Le -2,8 W/m vers le cosmos (tableau 9-C en bas à droite) est bien somme des deux effets:
31 (1) supplément d'absorption du rayonnement de la surface de 0,8 ou 0,9 W/m du § 9-4-1
32 (2) effet "plus haut plus froid" sur 30 cm-1 de l'ordre de -1,6 W/m à -2 W/m , du § 9-4-2.
33 Le premier est, comme rabâché, compensé par une variation de l'infrarouge reçu par la surface (infrarouge solaire réduit,
34 infrarouge thermique émis par l'air accru) et par une légère augmentation de l'évaporation, chaleur latente que la
35 condensation sous d'autres latitudes apportera à l'OLR global.
36 Le second (figure 9-G à gauche) avec chauffage à 800 mbar et refroidissement entre 200 et 400 mbar semble instable vis
37 à vis de la convection.
38
39 La figure 9-G vignette de droite suggère que +10% sur la vapeur d'eau en surface compenserait en grande partie la
40 modification du réchauffement dû au 2 x CO2 en dessous de 800 mbar, ... si une augmentation des températures ou du
41 vent permettait ce supplément d'évaporation et de vapeur d'eau.

52
0,6 W/m à 6 W/m /K là où l'évaporation est de 100 W/m : en effet l'évaporation varie comme la pression de vapeur saturante à
+6,5%/K
53
Dufresne et Treiner revue "Découverte" mars-avril 2011 L'effet de serre atmosphérique plus subtil qu'on ne le croît pp. 32-43
"L'effet de serre atmosphérique est souvent expliqué par analogie avec l'effet-de-serre produit par une vitre... or cela est doublement
inexact ni les particularités de l'absorption du rayonnement terrestre par le dioxyde de carbone ni la variation de la température de
l'atmosphère avec l'altitude ne sont correctement prises en compte."
Suit une "explication de l'effet de serre [radiatif] d'une vitre" avec les âneries habituelles: "-18°C si les gaz à effet de serre
n'existaient pas", ... "si la concentration en gaz à effet de serre augmente, l'absorption par l'atmosphère augmente sa température ...
et elle enverra plus d'énergie vers le sol qu'auparavant d'où une augmentation de la température d'équilibre de la surface" ... mais ce
paragraphe se termine par : "Il se trouve que cette explication est fausse pour certains gaz comme le CO2..."
"Qu'advient-il si l'on modifie les concentrations [de la vapeur d'eau et du CO2] ? Le résultat est inattendu, mieux il soulève une
interrogation cruciale... Pour le dioxyde de carbone on constate en effet sur la figure 4 que l'absorptivité du rayonnement
infrarouge par l'atmosphère ne change pratiquement pas ! (idem dans la revue La Météorologie page 35, 2ème colonne)
61
1 Figure 9-G (Collins et al. 2006, op. cit.) profil MLS
2 à gauche: modification du réchauffement par le 2x CO2 en infrarouge thermique (en noir) et en infrarouge solaire absorbé
3 (en orange) en °C / (24 heures)
4 à droite: comparaison des modifications des réchauffements (infrarouge + 0,4 x solaire) pour 2x CO2 (en noir) et pour
5 +10% sur la vapeur d'eau (en bleu) en °C / (24 heures) en fonction de l'altitude 54 représentée par la pression

6
7
8
9

54
La formule du tableau 7-2 z(km) = (Tsurface /6,49) (1-P0,19) dit z(km) correspondant à P et à p (mbar) = 1013 P
62
1 9-5) Effet du minimum des températures à la tropopause: quelques leurres à éviter
2 Comme vu au § 4-7 le refroidissement radiatif d'une couche d'air vaut en degrés/(24 heures) vaut
3 0,0083 (2 π B(ν, T) - fmontant - fdescendant ) (dttrace( , P) /dP)
4 où ttrace( , P) est l'épaisseur optique cumulée comptée depuis le haut de l'air où P=0.
5 La figure 6-H est reproduite ici en 9-H pour montrer les zones de chauffage en gris entre 610 et 780 cm-1.
6 L'élargissement du spectre du CO2 (figure 9-A-bis) par le 2 x CO2 se traduit par un élargissement de la zone centrale
7 autour de 666 cm-1, un élargissement de la zone en gris autour de la tropopause
8 Figure 9-H) Refroidissement radiatif en milli K/(24 heures)/ cm-1
9 profil type "moyennes latitudes en été" avec tropopause à 200 mbar; source S.A. Clough and M.J. Iacono JGR 1995,
10 (Atmospheric and Environmental Research Inc)55

11
12 Mais le refroidissement radiatif par rayonnement vers le cosmos ne concerne que la couche supérieure tgaz trace = 1,07;
13 Avec l'augmentation des teneurs le spectre d'absorption est élargi de quelques cm-1 ce qui est équivalent à la création au
14 centre du spectre d'absorption de quelques cm-1 de forte épaisseur optique, très opaque, les bords du spectre étant
15 seulement très légèrement décalés vers les hautes et les basses fréquences optiques.
16 La figure 9-I montre l'effet de l'absorption à la tropopause qui croît avec l'épaisseur optique totale, alors que le
17 refroidissement par rayonnement vers le cosmos est décalé vers les hautes couches de la stratosphère.
18 Figure 9-I Chauffage radiatif en K/(24 heures)/ cm-1 sans vapeur d'eau à 666 cm-1 & Tsurface= 288 K
19 à gauche pour ttotal CO2( ) de 5 (rouge), 10 (bleu), 80 (noir), 160 (magenta)
20 à droite zoom sur la troposphère
CO2 heating versus P for tmax 5, 10, 80, 160 CO2 heating versus P for tmax 5, 10, 80, 160
0.01 0.004

0.00 0.003

0.01 0.002
K day cm^ 1

K day cm^ 1

0.02 0.001

0.03 0.000

0.04 0.001

0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
21 P atm P atm

55
Journal of Geophysical Research: Atmospheres Volume 100, Issue D8, pages 16519–16535, 20 August 1995
http://wind.mit.edu/~emanuel/Lorenz/Lorenz_Workshop_Talks/Shepherd.pdf Ted Shepherd Stratospheric water vapour and
climate http://www.atmosphere.mpg.de/media/archive/1460.jpg
63
1 à terminer
2 La figure 9-J montre que la partie infrarouge lointain, FIR (far infra red) entre 10 cm-1 et 720 cm-1 du rayonnement
3 infrarouge du globe vers le cosmos est à peu près indépendantes de la latitude: il y a donc une compensation
4 automatique entre la vapeur d'eau au dessus de 400 mbar et le CO2 (figure 9-A) du fait de la variation de la hauteur de la
5 tropopause selon la latitude et la température de surface.
6 Pour une surface chaude et une tropopause haute et froide, le CO2 rayonne peu vers le cosmos, mais la vapeur d'eau
7 rayonne plus.
8 Pour surface froide et une tropopause basse et chaude, le CO2 rayonne plus vers le cosmos et la vapeur d'eau moins.
9
10 Par contre l'effet de la latitude est plus marqué pour la bande MIR et très marqué pour la fenêtre.
11 Figure 9-J) Décomposition spectrale de l'OLR: FIR (10 à 720 cm-1), WIN (721 à 1260 cm-1) et MIR (1261 à 3000 cm-1)
12 et leurs variations en fonction de la latitude. Noter la grande stabilité des émissions FIR et MIR presqu'indépendantes de
13 la latitude. (F. Miskolczi)

14
15 à terminer
16
17
64
1 10. Le calorimètre océanique: 2,5 m d'eau de mer ont la même capacité calorique que tout l'air au
2 dessus
3 Les températures de surface des océans "déterminent à 80%" les températures de surface des continents, selon Compo &
4 al. 56. Voir aussi figure 6-J.
5 Sur un an la régulation "globale" est à mieux qu'un millième près, puisque l'on ne retrouve dans le calorimètre océanique
6 qu'environ 0,3 W/m des 340 W/m reçus en haut de l'air, avec de fortes variations régionales (figure 10-C).
7 Les unités sont ici des Peta Watt de 1015 W noté PW et des Tera Watt de 1012 W noté TW. Les contributions sont selon
8 des estimations "traditionnelles" légèrement différentes de celles de la figure 6-F
9 * 122 PW = solaire moyen absorbé (effet de l'albédo moyen défalqué)
10 * 28 TW (0,9 ZJ/an) = chaleur transférée du manteau et de la croûte océanique à l'océan, jusqu'à 400 mW/m par
11 circulation hydrothermale le long des failles proches des dorsales océaniques mais vers 80 mW/m en dehors des
12 dorsales 57
13 * 16 TW = dégagement de chaleur des combustibles "anthropiques" (0,5 ZetaJoule/an ou 12 Gtep à répartir sur 365,25
14 jours x 86400 secondes) = 1,3 dix-millième du solaire
15 * 12 TW = chaleur venant de la radioactivité, libérée surtout dans la croûte continentale
16 * 3,09 TW = estimation du flux lumineux reçu de la pleine Lune
17 * 2 TW = dissipation turbulente des courants de marées
18 * estimations de 0,026 TW reçu des étoiles et 0,016 TW venant des rayons cosmiques
19 * "stockage" océanique de chaleur 6 mois par an et "déstockage" 6 mois par an d'environ 20 1021 Joule (20 ZetaJoule)
20 * transport de chaleur estimé à 6 PetaWatt de la zone tropicale vers le nord et autant vers le sud (figure 6-J) cette
21 moyenne masque des variations saisonnières considérables
22 * 122 PW = infrarouge thermique moyen rayonné vers le cosmos, émis par l'air et très subsidiairement (1/12ème) par la
23 surface.
24 Le calorimètre océanique (figures suivantes) montre:
25 * une fluctuation entre trimestres de l'ordre de 0,1 GJ/m = 36 ZetaJoule sur 361 M km ; 36 ZJ/ (6 mois) = 2,3 PW
26 * depuis 1975 +0,4 GJ/m sur 40 ans soit +0,3 W/m (et selon d'autres présentations depuis 1975 +170 ZetaJoule en
27 40 ans et +0,16°C sur les premiers 700 m de l'océan soit +0,35 W/m )
28 0,3 W/m est le huitième du "forçage radiatif" dit par l'IPCC–GIEC (2013, page 11, § C point 1 du résumé pour
29 décideurs): "l'estimation du Forçage Radiatif anthropique total pour 2011 est 2,3 W/m ".
30 Figure 10-A) estimation en GJ/m du contenu calorique global de l'océan sur les premiers 700 m trimestre par trimestre,
31 de 1955 au premier trimestre 2014 selon www.climate4you.com 0,45 GJ/m /(60 ans) = 0,24 W/m

32

56
Compo, G. P., and P. D. Sardeshmukh, 2009: Oceanic influences on recent continental warming. Climate Dynamics, 32, 333-342
doi: 10.1007/s00382-008-0448-9 "we find compelling evidence from several atmospheric general circulation model simulations
without prescribed GHG (greenhouse gas), aerosol, and solar forcing variations that the continental warming in Fig. 1a is largely a
response to the warming of the oceans rather than directly due to GHG increases over the continents … our results emphasize the
significant role of remote oceanic influences, rather than the direct local effect of anthropogenic radiative forcings, in the recent
continental warming". Ces résultats sortent de modèles et ne peuvent donc servir de démonstration ou de preuve, seulement
d'indices. Le gros des précipitations sur les continents vient des océans et seuls les déserts des centres de l'Eurasie et du Sahara n'en
reçoivent point.
57
J. Emile-Geay and G. Madec: Geothermal heating, diapycnal mixing and the abyssal circulation Ocean Sci., 5, 203–217, 2009
www.ocean-sci.net/5/203/2009/
65
1 L'infrarouge est absorbé par quelques microns ou millimètres d'eau liquide; l'océan ne peut être chauffé que par les
2 flux solaire visible et UV-A, régulés par la couverture nuageuse.
3 Retenons que 1W/m réparti sur les premiers 700 m de l'eau de mer sur une durée d'un an ferait + 11 millièmes de °C et
4 + 0,03 GJ/m , donc en 33 ans 1 GJ/m et en température 363 millièmes de °C, le triple de ce qui est observé.
5 Il y a de nettes divergences entre océans et entre zones du même océan (figures 10-B et 10-C).
6 Figure 10-B) Contenu calorique des 700 premiers mètres de l'océan Atlantique nord (30°N-65°N), par trimestre, de 1955
7 au premier trimestre 2014. source www.climate4you.com
8 Sur 2006- début 2014 -0,4 GJ/m en 8 ans sont -1,6W/m (et sur 700 m -16 millièmes de degré/an)

9
10
11 Une mise à jour de 2013 58 montre qu'il n'y a de "réchauffement" qu'entre 20°S et 60°S, mais pas dans les autres océans.
12 Figure 10-C) Bouées Argo (Argo floats): évolutions du contenu calorique des océans 60°N-20°N, 20°N-20°S, 20°S-60°S
13 entre la surface et 2000 deci-bar (2 km environ) en dizaines de ZJ (1022 J); 50 ZJ/(dix ans) sur 509 1012 m sont 0,3 W/m

14
15 La lenteur extrême de la diffusion de chaleur dans l'océan fait qu'une augmentation de température l'ordre du dixième de
16 degré sur les 700 premiers mètres (qui ferait 100 ZettaJoule pour tout l'océan) continue à diffuser vers les profondeurs,
17 même si au dessus les températures ne croissent plus.
18 Enfin la moitié environ des données collectées dans les premières années des bouées Argo ont été éliminées 59: elles
19 suggéraient un refroidissement et leurs capteurs ont été jugés suspects.

58
Dean Roemmich, Scripps Institution of Oceanography Argo and Ocean Heat Content: Progress and Issues
http://ceres.larc.nasa.gov/documents/STM/2013-10/14_Global_averages.pdf
59
Yan Chang-Xiang, Zhu Jiang The Impact of “Bad” Argo Profiles on Ocean Data Assimilation Atmospheric and oceanic science
letters , 2010, VOL. 3, n° 2, 59−63 for list of "grey" floats: http://www.nodc.noaa.gov/argo/grey_floats.htm
66
1 Le graphique de la figure 10-A, trimestre par trimestre illustre bien le cycle annuel; sa forme générale se retrouve dans
2 d'autres compilations d'observations dont la ligne noire sur la figure 10-D propose une moyenne.
3 Figure 10-D) Comparaison 60 de neuf évaluations différentes des changements du contenu calorique du calorimètre
4 océanique selon un modèle et huit compilations d'observations; ces courbes sont comprises entre -0,2 et +0,2 GJ/m voire
5 +0,4 GJ/m en 55 ans 61 La tendance moyenne de la courbe en noir "Trend", 0,077 GJ/m en dix ans, fait 0,24 W/m et
6 correspondrait à une augmentation de température des premiers 700 m d'eau de +0,0027°C / an (3 millièmes de °C/an)

7
8 Les +0,46 GJ/m en cinquante-cinq ans (figure 10-D, courbe noire) correspondent, moyenné sur les premiers 700 m d'eau
9 de mer, à +0,16°C et 0,26 W/m appliqués pendant tout ce temps, soit environ un et demi millième de l'insolation
10 moyenne en surface.
11 Rappelons que l'océan ne saurait réchauffer l'air au-delà de son propre "réchauffement" qui, en surface est de un dixième
12 à quelques dixièmes de degrés Celsius.
13 Des séries continues d'observations satellitaires de la température de surface des océans remontent à 1982: le Pacifique à
14 l'est de 180° et son prolongement l'océan austral entre 180° et l'ouest de la péninsule antarctique, en gros (1/3) de la
15 surface des océans et 23% de la surface du globe, ne montre, depuis 31 ans, aucun réchauffement en tendance linéaire
16 seulement les oscillations El Niño.
17 Figure 10-E) Températures mensuelles moyennes de la surface de l'océan Pacifique-Est (à l'est de 180°W): la tendance
18 linéaire sur trente ans est de huit centièmes de degré par siècle source KNMI explorer
Pacifique est 1982 2012 & 18,5°C 0,00084 t 1982

19.0

18.8

18.6

18.4

18.2

18.0

17.8

19 1985 1990 1995 2000 2005 2010

20
60
James A. Carton and Anthony Santorelli, 2008: Global Decadal Upper-Ocean Heat Content as Viewed in Nine Analyses. J.
Climate, 21, 6015–6035. http://journals.ametsoc.org/doi/full/10.1175/2008JCLI2489.1
discuté dans Eruptions and Ocean Heat Content Posted on April 6, 2014 by Willis Eschenbach
61
Armin Köhl Evaluation of the GECCO2 ocean synthesis: transports of volume, heat and freshwater in the Atlantic Quarterly
Journal of the Royal Meteorological Society Volume 141, Issue 686, pages 166–181, January 2015 Part A
67
1 11. Variations de la couverture nuageuse et de la teneur de l'air en vapeur d'eau; les mécanismes de
2 régulation: nuages, océans, températures observées
3 Le transfert de chaleur vient des différences de température entre la surface de la zone intertropicale (source chaude) et
4 les hautes latitudes ou le "haut de l'air" défini par le couple {P0 , T0} du § 7 (sources froides). L'auto-organisation
5 naturelle de ces transports de chaleur, essentiellement par la vapeur d'eau, serait pour ce système ouvert, auto-organisé,
6 hors d'équilibre et totalement dissipatif régie par la maximisation de la production d'entropie, qui, sans qu'il soit besoin de
7 résoudre les équations de la mécanique des fluides, donne une représentation très correcte des températures et de la
8 couverture nuageuse (annexe B) 62. Le calorimètre océanique suggère une régulation au millième près sur 12 mois.
9
10 11-1) Rayonnement infrarouge thermique du globe
11 La figure suivante 11-A montre le rayonnement du globe vers le cosmos observé depuis 1974 par divers satellites et
12 (a) des fluctuations entre 225 W/m et 240 W/m mais nullement un "piégeage" qui croîtrait avec la teneur en CO2
13 (b) un stockage océanique et transitoire de chaleur qui surcompense la variation du flux solaire avec la distance Terre-
14 Soleil: le périhélie début janvier voit un flux solaire de 1412 W/m (Antarctique éclairé 24 heures sur 24 et Arctique dans
15 la nuit polaire, figure 6-A) contre 1321 W/m en juillet, alors que le rayonnement infrarouge thermique du globe est,
16 grâce aux océans, maximum en juillet, en retard de six mois par rapport au maximum de l'insolation (figure 11-B).
17 Figure 11-A) Recueil des observations satellitaires du rayonnement infrarouge thermique du globe de 1974 à 2014, mois
18 par mois; quelques lacunes et points "aberrants" dans cette série de mesures venant de plusieurs satellites
19 http://climexp.knmi.nl/data/inoaa_olr_ 0-360E_-90-90N_n.dat 333 ppm en 1974 et 398 ppm en 2013

20
21 Figure 11-B) Rayonnement infrarouge thermique du globe de 1974 à 2014; pour chacun des mois: moyenne (à gauche)
22 et tendance linéaire sur 1974-2014 (à droite)
OLR NOAA global mois par mois
238

236

234
OLR global W m²

232

230

228

226
2 4 6 8 10 12
23 mois

62
L'application de ce principe du maximum de production d'entropie à l'atmosphère terrestre restitue fort correctement la distribution
observée de température et d'humidité (Garth Paltridge 1978 etc.; http://en.wikipedia.org/wiki/Non-equilibrium_thermodynamics)
http://chiefio.wordpress.com/2014/06/01/le-chatelier-and-his-principle-vs-the-trouble-with-trenberth/ June 2014 by E.M.Smith
Paltridge, G. W. (2001), A physical basis for a maximum of thermodynamic dissipation of the climate system Q.J.R. Meteorol. Soc.,
127: 305–313. doi: 10.1002/qj.49712757203 /// G. W. Paltridge, “Stumbling into the mep racket: A historical perspective,” in Non-
equilibrium Thermodynamics and the Production of Entropy: Life, Earth, and Beyond (A. Kleidon and R. Lorenz, eds.), ch. 3,
Springer Verlag Berlin Heidelberg, 2005 /// Paltridge G. W. Global dynamics and climate- a system of minimum entropy exchange.
Quart J Royal Meteorol Soc . (1975) 101: 475-484. /// Paltridge G. W. The steady-state format of the global climate Quart. J.R. Met.
Soc. (1978), 104, pp. 927-945 http://www.climateaudit.info/pdf/models/paltridge.1978.pdf
G. W. Paltridge, G. D. Farquhar, and M. Cuntz, “Maximum entropy production, cloud feedback, and climate change,” Geophysical
Research Letters, vol. 34, 2007
Sognnaes I. A. B. Maximum entropy and maximum entropy production in macro-ecology. Master thesis Norwegian University of
science and technology April 2011 /// Jonathan Bertolaccini Advection d’un scalaire passif et production d'entropie
http://www.ens-Lyon.fr/DSM/SDMsite/M2/stages_M2/Bertolaccini2012.pdf see for up to date references
Herbert C., Paillard D., Dubrulle B. Vertical Temperature Profiles at Maximum Entropy Production with a Net Exchange Radiative
Formulation http://arxiv.org/pdf/1301.1550.pdf noter dans ce papier l'hypothèse très inexacte de chauffage de l'air par le dessous (!)
68
1 11-2) Couverture nuageuse et insolation
2 Une évidence maintenant: les températures au sol (et surtout celles des mois chauds) et celles des premières dizaines ou
3 centaines de mètres de l'océan dépendent de l'ensoleillement qui aux moyennes et hautes latitudes varie très fortement
4 d'une année à l'autre et selon le mois et la latitude: voir figures 6-A (insolation), 6-B (solaire rétrodiffusé) et 6-J (transfert
5 entre latitudes).
6 Figure 11-C) à gauche: en rouge températures (°C) moyennes du mois d'août en Allemagne depuis 1950 et en noir la
7 quantité 7+ (nombre d'heures d'ensoleillement)/20; 133 heures d'ensoleillement en 2006 et 277 heures en 2003.
8 à droite Ensoleillement sur l'Angleterre 63 en heures/an 1929-2013 et moyennes par dix ans: entre 1200 heures et 1800
9 heures par an http://www.metoffice.gov.uk/pub/data/weather/uk/climate/datasets/Sunshine/date/England.txt
ensoleillement annuel England en heures an

1700

1600

1500

1400

1300

10 1940 1960 1980 2000

11
12 Figure 11-D) (W. Eschenbach, données CERES) 64 En rouge, ces zones où une augmentation de la température de
13 surface fait croître la couverture nuageuse: ce sont des zones de forte insolation et de forte convection.
14 En bleu, ces zones où la couverture nuageuse, qui assure le rayonnement de l'air vers le cosmos, fait chuter la
15 température de surface.

16
17 Sur les océans et les forêts humides en zone intertropicale des nuages apparaissent en milieu ou en fin de journée quand
18 la température de surface atteint un certain seuil, avec la formation de systèmes convectifs.

63
R. Vautard, P. Yiou, G. J. van Oldenborgh Decline of fog, mist and haze in Europe over the past 30 years Nature Geoscience
Letters vol. 2, Feb. 2009, pp 115-119 expliquent le réchauffement de l'Europe occidentale de puis 1990 par l'amélioration de la
visibilité et l'augmentation de la température de surface de l'Atlantique nord
64
Voir http://wattsupwiththat.com/2013/12/21/the-magnificent-climate-heat-engine/#more-99741 Posted on December 21, 2013 by
Willis Eschenbach http://climateconferences.heartland.org/willis-eschenbach-iccc9-panel-19/
69
1 En extratropical au contraire les nuages limitent l'insolation et réduisent la température de surface.
2 L'albédo, dû surtout aux nuages et à la couverture neigeuse, mesure la rétrodiffusion vers le cosmos d'une partie du flux
3 solaire: sur 1984-1997 et en moyenne sur tout un hémisphère il a varié entre 0,284 et 0,335 (figure 11-E à gauche, courbe
4 noire, hémisphère nord) et 0,283 à 0,326 pour l'hémisphère sud (courbe rouge décalée de - 0,03). L'albédo est, pour
5 l'hémisphère nord, maximum en décembre (plus de neige et de banquise) même si l'insolation y est très faible aux hautes
6 latitudes.
7 Sur 1984-1997 les températures moyennes mensuelles de l'hémisphère nord ont varié entre 7,8°C et 21,4°C, celles de
8 l'hémisphère sud, plus océanique et tempéré, entre 10,6°C et 16,6°C.
9 La figure suivante 11-E vignette de droite montre pour chacun des hémisphères quatorze cycles annuels avec
10 * en abscisse la variation en W/m de l'insolation d'un mois au suivant (effet des nuages et de l'albédo compris)
11 * en ordonnée les variations des températures d'un mois au mois suivant, variations positives de janvier (hémisphère
12 nord en bleu, coordonnées {+23 W/m , 0°C}) à juillet (coordonnées {-27W/m , 0°C}) avec un maximum en avril vers
13 +3,5°C et négatives d'août à décembre avec un minimum vers -4°C en octobre (octobre de 4°C plus froid que septembre).
14 Figure 11-E) à gauche albédo observé sur 1984-199765, en séparant hémisphère nord (en noir) et hémisphère sud (en
15 rouge; décalé de 0,03 vers le bas)
16 à droite: quatorze années de cycles (1984-1997); en abscisse variations du flux solaire absorbé d'un mois par rapport au
17 mois précèdent et en ordonnées variations des températures moyennes d'un mois par rapport au mois précèdent:
18 hémisphère sud en jaune et hémisphère nord en bleu eschenbach cycle annuel albédo & températures.nb
19 http://wattsupwiththat.com/2012/05/29/an-observational-estimate-of-climate-sensitivity/ de Willis Eschenbach

20
21 Une régression linéaire 66 sur ces quatorze cycles de la vignette de droite figure 11-E permet à partir des températures des
22 deux mois précédents (variation observée des températures du mois n-2 au mois n-1) et de la variation de l'insolation
23 entre le mois en cours (n) et le mois précèdent (n-1), de prédire, avec une erreur moyenne de 0,2°C (figure 11-F), les
24 variations des températures moyennes de l'hémisphère nord (ou sud).
25 Et ce sur une période 1984-1997 animée par quatre El Niño et deux éruptions volcaniques majeures: ça suggère qu'à cette
26 échelle (le mois et l'hémisphère) la couverture nuageuse détermine très exactement les températures et ce mois par mois.
27 On a là sans doute affaire à un régulateur actif agissant par "tout ou rien" (ou passage d'un mode de
28 fonctionnement à une autre, par exemple El Niño ou la PDO) et non pas par des "feedbacks" proportionnels à
29 un "forçage" qui ramèneraient un "système" vers un "équilibre".

65
http://www.atmos-chem-phys.net/4/1217/2004/acp-4-1217-2004.pdf Hatzianastassiou et al. Long-term global distribution of
Earth’s shortwave radiation budget at the top of atmosphere Atmos. Chem. Phys., 4, 1217–1235, 2004 N.
66
0.0017 +0.587 x+0.0425 y pour l'hémisphère nord et 0.002 +0.655 x+0.0157y pour l'hémisphère sud avec x= incrément des
températures du mois n-2 au mois n-1 et y variation de l'insolation entre le mois n-1 et le mois n
W. Eschenbach prend ΔT(n+1) = ΔT(n) exp(-1/ τ) + λ ∆F(n+1)/τ avec λ =0,08 pour l'hémisphère nord et 0,04 pour le sud et un τ de
1,9 (nord) et 2,4 mois (sud).
En assimilant – à tort- un "forçage radiatif " de 3,7 W/m par "doublement instantané" des ppm de CO 2 et son ∆F, il trouve +0,4°C
dans l'hémisphère nord et +0,3°C au sud.
Mais le ∆F des observations est une variation du flux solaire absorbé par le globe alors que le forçage radiatif par doublement
instantané des ppm de CO2 est un artifice de calcul sans réalité physique, une hypothétique diminution de l'infrarouge thermique
rayonné par le globe vers le cosmos dans un monde tout à fait virtuel où les températures et humidité de la troposphère sont
supposées constantes pendant les 200 ans que prendrait le doublement des ppm à +2 ppm/an!
70
1 "Feedbacks", "forçages" et "équilibre" sont des concepts étrangers aux systèmes ouverts totalement dissipatifs
2 et hors d'équilibre.
3 Figure 11-F) Qualité de la prédiction des variations d'un mois au mois suivant des températures moyennes de
4 l'hémisphère nord (en rouge) et sud (en pourpre) et erreur de prédiction (en noir et en bleu)

5 hémisph .S variations de température et erreurs de prédiction C

1.5

1.0

0.5

0.0

0.5

1.0

6 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998

7
8 Encore un autre exemple. La couverture par des nuages bas est passée de 29% en 1983 à 25% en 2009. Les données de
9 base viennent du projet The International Satellite Cloud Climatology Project (ISCCP). Le saut de la teneur en vapeur
10 d'eau en 1998-99 peut venir en partie de changements des procédures d'analyse. Voir pour plus de détails
11 http://www.pensee-unique.fr/theses.html et www.climate4you.com.
12 Figure 11-G) Couverture nuageuse des trois types de nuages et contenu moyen de l'air en vapeur d'eau précipitable (1 cm
13 = 10 kg/m ) de juillet 1983 à décembre 2009

14
15 La figure 6-B a montré l'importance du solaire réfléchi en zone intertropicale et ses très fortes variations selon que l'on
16 est dans une zone de stratus marins, sous une agglutination anticyclonique peu nuageuse (hautes pressions des Açores, de
71
1 l'île de Pâques, de Hawaï, de l'île de Sainte Hélène etc.) ou près de l'équateur météorologique vertical (ou "cheminée
2 équatoriale convective").
3 Signalons l'hypothèse discutée du thermostat tropical67 que la figure 11-H pourrait illustrer: la couverture nuageuse entre
4 15°S et 15°N est passée de 66% à 60% (figure suivante, échelle de droite) avec des effets possibles sur la température
5 moyenne "globale" (ici série HadCRUT3).
6 Figure 11-H) Couverture nuageuse 15°S-15°N et température moyenne globale de surface (valeurs mensuelles) de
7 décembre 1983 à décembre 2009 et juillet 2011

8
9
10 Diverses expérimentations (Henrik Svensmark au Danemark68, projet CLOUD au Centre Européen de Recherches
11 Nucléaires, CERN) suggèrent que les nuages bas de certaines parties du globe se forment plus ou moins rapidement selon
12 le nombre de noyaux de condensation disponibles69, noyaux dont l'accrétion est fortement dépendante de phénomènes
13 électrostatiques induits par les flux de rayons cosmiques modulés par le champ magnétique solaire qui imprime ainsi
14 l'effet de ses cycles sur les évolutions de la météorologie terrestre, dont les cycles de 22 ans (observés sur les
15 précipitations) et de 210 ans.
16 Le cycle de "210 ans", dit de de Vries, se retrouve sur l'intensité de la production de l'isotope 10 du Beryllium et de
17 l'isotope 14 du Carbone (figure 11-I: moindre production de 14C en 950, 1170, 1380, 1600, 1780, 2000 ), tous deux
18 produits par l'interaction des rayons cosmiques avec les atomes d'azote; il est observé par les géologues à partir
19 d'analyses des sédiments ou de couches de glaces pour les derniers siècles ou millénaires, ce qui a permis de proposer des
20 séries historiques du champ magnétique du soleil et d'y rattacher des conditions "climatiques" récolées par les historiens
21 ou par les géologues pour le ou les deux derniers millénaires en Europe et en Chine et au Japon. Des analyses détaillées
22 ont rapproché des séries longues d'observations de températures et de pressions atmosphériques des séries représentatives
23 d'effets magnétiques 70.

67
Willis Eschenbach[2] Thunderstorm Thermostat Hypothesis.ppt Heartland Institute conference May 2010
Willis Eschenbach The thunderstorm thermostat hypothesis: How clouds and thunderstorms control the Earth's temperature Energy
& Environment Volume 21, Number 4 / August 2010
http://www.drroyspencer.com/2013/08/on-the-cloud-thermostat-hypothesis/
http://climategate.nl/wp-content/uploads/2011/02/CO2_and_climate_v7.pdf du Dr Ir Noor Van Andel.
http://climategate.nl/2010/09/14/noor-van-andel-imponeert-knmi-met-broeikasfysica/
Feu Noor Van Andel a été directeur de la recherche de Akzo Nobel
https://pielkeclimatesci.wordpress.com/2011/05/01/guest-post-by-marcel-severijnen-in-memory-of-noor-van-andel/
68
Professeur au DTU (université technique du Danemark). Relayé par feu le journaliste scientifique Nigel Calder
https://calderup.wordpress.com/
http://wattsupwiththat.com/2013/09/04/svensmarks-cosmic-ray-theory-of-clouds-and-global-warming-looks-to-be-confirmed/
69
La tension superficielle rend instables les nano-gouttelettes : la condensation ne démarre que grâce à des aérosols ou à quelques
molécules de SO3 qui permettent de surmonter cette barrière et de former des microgouttelettes.
70
Jean-Louis Le Mouël , Vladimir Kossobokov, Vincent Courtillot A solar pattern in the longest temperature series from three
stations in Europe Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics 72 (2010) 62–76
Vladimir Kossobokov, Jean-Louis Le Mouël, Vincent Courtillot A statistically significant signature of multi-decadal solar activity
changes in atmospheric temperatures at three European stations Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics 72 (2010)
595–606
Jean-Louis Le Mouël, Elena Blanter, Mikhail Shnirman, Vincent Courtillot Evidence for solar forcing in variability of temperatures
and pressures in Europe Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics 71 (2009) 1309–1321
72
1 Figure 11-I) Relation apparente entre la production d'isotopes 14C et 10Be, les minima du nombre de taches solaires
2 (reflet du champ magnétique solaire) de Oort, Wolf, Spörer, Maunder et Dalton et certains évènements historiques
3 relatifs à la végétation et à l'agriculture 71
production de 14C (= neutron + N) par les rayons cosmiques ,
14

minima du nombre de taches solaires (magnétisme solaire)


anomalie
& famines en Europe en 141000
depuis C ans; idem 10Be
20 optimum médiéval optimum
1693-1694 France supplément de 1,3M décès
moins sur 22 M habitants contem-
de 14C 1696-1697 Finlande, population -30% porain
1696-1699 région d'Aberdeen -25%
opposé de l'anomalie en 14C

fort 1708-1709 France -10% de la population ?


10
1540 canicule en
min de Europe occid. vin
Oort min de fameux blocage
AAc
Wolf
0
Seine Rhin & Po gelés
Rhin 15 nov. 1076 à min de
7 avril 1077 min de Dalton
Spörer
1315-1316 famines population -5% min de
10 en Europe occidentale
Maunder
plus 1347-1350 grande peste
de 14C Population -30% à -50% petit âge de glace
faible 1000 1200 1400 1600 1800
Soleil faible (magnétiquement) plus
année de rayons
de notre ère cosmiques & moins de
taches plus de production de 14C & nuages bas plus développés
(muons) moins de soleil en surface refroidissement famines,
4 fleuves gelés; paradoxe antarctique: plus de nuages & Antarctique "moins froid" quand Soleil faible
5 L'annexe A reviendra sur les observations depuis le début de l'holocène. La figure 11-I montre que ce n'est pas le
6 réchauffement mais le refroidissement qui cause des catastrophes agricoles et sanitaires.
7 La discussion, dans le dernier rapport du GIEC, du rôle du champ magnétique du soleil comme déviateur des rayons
8 cosmiques vise évidemment à laisser au CO2 et à lui-seul la "responsabilité" des changements de température. Nous
9 verrons au §12 qu'en réalité les changements de la teneur de l'air en dioxyde de carbone sont une conséquence des
10 températures et ne peuvent donc pas en être la cause.
11 Comme la circulation atmosphérique extratropicale change significativement selon les phases de cycles de longue
12 période, certaines zones devenant plus chaudes ou plus arrosées et d'autres moins, l'emploi de "températures globales
13 moyennes" n'a aucun sens; seules ont un sens les observations locales et surtout celles de la pression atmosphérique: c'est
14 le baromètre qui dit le temps qu'il fait !
15
16 11-3) Régulation périodique par les El Niño, tous les 4 ans environ
17 Ces phénomènes sont comparables à une sorte de chauffage central à eau pulsée, avec un coup de piston tous les quatre
18 ou cinq ans et un saut des températures plus ou moins marqué qui se dissipe progressivement.
19 En effet la "piscine d'eau chaude" du Pacifique ouest, va, pendant un El Niño, de l'Indonésie à la ligne de changement de
20 date ou à la côte péruvienne puis repart vers l'ouest et est alors éclatée vers les hautes latitudes et emportée par les
21 courants marins; la chaleur de ces de grosses masses d'eau (30° de longitude sur 10° de latitude) très chaude, de 27°C à
22 30°C, entre la surface et 300 m de profondeur, va ainsi périodiquement de la zone intertropicale aux hautes latitudes.

Jean-Louis Le Mouël, Vincent Courtillot, Elena Blanter, Mikhail Shnirman Evidence for a solar signature in 20th-century
temperature data from the USA and Europe Comptes Rendus Geoscience 340 (2008) 421–430
Vincent Courtillot, Yves Gallet, Jean-Louis Le Mouël,Frédéric Fluteau, Agnès Genevey Are there connections between the Earth's
magnetic field and climate? Earth and Planetary Science Letters 253 (2007) 328–339
Jean-Louis Le Mouël, Vladimir Kossobokov, Vincent Courtillot On long-term variations of simple geomagnetic indices and slow
changes in magnetospheric currents:The emergence of anthropogenic global warming after 1990? Earth and Planetary Science
Letters 232 (2005) 273–286
71
Gerhard Wagner et al. Presence of the Solar de Vries Cycle (# 205 years) during the Last Ice Age GRL 28, 2, pp. 303–306, Jan.
2001 F. Steinhilber et al. 9,400 years of cosmic radiation and solar activity from ice cores and tree rings PNAS April 17, 2012
vol. 109, no. 165967-5971. O.M. Raspopov et al. The influence of the de Vries (∼200-year) solar cycle on climate variations:
Results from the Central Asian Mountains and their global link Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology 259 (2008) 6–
16 Duan, Fucai et al. Evidence for solar cycles in a late Holocene speleothem record from Dongge Cave, China JA - Sci. Rep.
2014/06/04/online http://www.nature.com/srep/2014/140604/srep05159/full/srep05159.html
Pour les cycles de 1000 ans voir Maxime Debret Caractérisation de la variabilité climatique Holocène à partir de séries continentales,
marines et glaciaires thèse Grenoble 2008 308 pages http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/53/57/69/PDF/These_Debret_2008.pdf
et les études sur la terminaison du grand glacier d'Aletsch
Hanspeter Holzhauser, 2007 Die bewegte Vergangenheit des grossen Alestschgletschers sa figure 25 est reproduite en annexe A
http://doc.rero.ch/record/200969/files/BCV_N_178_41_2009_47.pdf
73
1 En hiver, comme la stratification océanique est moindre à ces latitudes, cette eau chaude un peu diluée repasse en
2 surface et réchauffe la basse troposphère, car la capacité calorique de toute la colonne d'air est celle de 2,5 m d'eau de
3 mer72. Ces pulsations et leurs analogues en Atlantique sont déclenchées par des variations des pressions des grandes
4 agglutinations anticycloniques telles que les anticyclones "des Açores" ou de "Hawaï" dans l'hémisphère nord et leurs
5 anticyclones antagonistes dans l'hémisphère sud de Sainte Hélène, de l'Île de Pâques, et celui des Mascareignes.
6 Par exemple l'équateur météorologique vertical, zone convective à la confluence des alizés des deux hémisphères, passe,
7 lors d'un El Niño, de 10°N à 10°S sur presque tout le Pacifique avec un décalage analogue des vents et des courants
8 océaniques de surface et proches de la surface: voir détails en annexe C figure C-7.
9 La figure 11-J suivante montre les anomalies (ou écarts à une moyenne) des températures mensuelles de la basse
10 troposphère avec en abscisse la date et en ordonnée la latitude, de 70°S en bas à 80°N en haut.
11 Les maxima de température de la zone équatoriale du Pacifique central se voient en bistre à la latitude 0 et sont
12 synchrones des El Niño. Le bistre se déplace ensuite, en un an ou plus, vers les hautes latitudes; ce décalage entre
13 tropical et extratropical se voit aussi sur la figure 11 M.
14 Figure 11-J) Températures de la basse troposphère (http://images.remss.com/msu/msu_data_monthly.html; jusqu'au 2
15 juin 2015) exprimées en "anomalie" ou écart par rapport à une moyenne des mêmes mois prise (ici) sur Jan 1979 - Dec
16 1998. Noter l'impact aux hautes latitudes des poussières volcaniques stratosphériques de la courbe magenta de la figure
17 11-L, et le saut de température après le grand El Niño de 1997-98 (précisé au §11-6 ci-dessous)

18
19 Ces mécanismes essentiels semblent ignorés par les prétendus "modèles informatiques du climat" qui ne peuvent ni les
20 prédire ni même les reproduire après qu'ils ont été observés, pas plus qu'ils ne reproduisent des éléments essentiels tels
21 que le "Great Climate Shift" de 1976 (cf. § 16-6 73) et les oscillations de période 60 ans environ.
22 Rabâchons que ces phénomènes sont induits par des variations de la pression atmosphérique et de la fréquence et de la
23 force des anticyclones mobiles polaires, avec d'éventuelles résonances océaniques.
24
25 11-4) Autres variations observées de l'insolation
26 La variabilité de la formation d'aérosols est, comme pour les nuages bas, une conséquence apparente des cycles du
27 champ magnétique solaire (et terrestre) et des rayons cosmiques qui, plus ou moins défléchis et écartés de la Terre,
28 électrisent plus ou moins les particules de poussières et en favorisent l'agglutination: elle a été mise en évidence sur les
29 séries 74 longues de mesures très précises du rayonnement solaire initiées par Langley et Abbot au début du XXème
30 siècle.
31 Les variations de long terme de l'insolation quotidienne (ici en moyenne annuelle) sont de l'ordre de 1 MJ/m (à rapporter
32 à 26 MJ/m /jour en supposant 300 W/m en "moyenne" sur 86400 secondes).

72
Le livre électronique de Bob Tisdale Who Turned on the Heat 2012 588 pages illustre le caractère discret par sauts du
réchauffement par les évènements El Niño patent sur la figure 11-J
http://bobtisdale.files.wordpress.com/2012/09/preview-of-who-turned-on-the-heat-v2.pdf
73
Alice Favre, Alexander Gershunov North Pacific cyclonic and anticyclonic transients in a global warming context: possible
consequences for Western North American daily precipitation and temperature extremes Clim Dyn (2009) 32:969–987 DOI
10.1007/s00382-008-0417-3 http://meteora.ucsd.edu/cap/pdffiles/Favre_Gershunov_cd_2009.pdf
74
Weber W. Strong signature of the active sun in 100 years of terrestrial insolation data Annalen der Physik 522 (6), pp. 372-381 et
reply to Feulner 523 (11), pp. 951-956 http://t2.physik.tu-dortmund.de/de/mitglieder/weber/veroeffentlichungen/andp372_a-1.pdf
74
1 La figure 11-K montre 80 ans de mesures (fort délicates) à l'observatoire Izaña des Iles Canaries pour FCS fraction of
2 clear sky > 40%; le "global dimming" des années 1963-1993 et le "global brightening" qui a suivi y sont apparents.
3 Figure 11-K) Variations en MJ/m des moyennes annuelles de l'insolation quotidienne à l'observatoire Izaña

4
5
6 11-5) Eruptions volcaniques
7 Les poussières de certaines grandes éruptions restent quelques semestres dans la stratosphère extratropicale et amènent
8 une réduction sensible de l'insolation par rétrodiffusion du flux solaire et, au nord de 40°N (ou au sud de 40°S), à un
9 refroidissement notable, mais temporaire.
10 Figure 11-L) Indice de Sato des poussières stratosphériques 1850-2010 hémisphère sud en bleu et nord en rouge

11
12 Indice de Sato des poussières stratosphériques 1975-2010 (ci-dessous)

13
14
15 11-6) Autres illustrations de l'effet des El Niño: températures observées depuis fin 1978
16 La figure 11-M reprend la figure 11-J mais en moyennant sur trois zones, intertropicale et extratropicales nord et sud.
17 Figure 11-M Série des anomalies mensuelles des températures de la basse troposphère par rapport à la moyenne sur
18 1980-2010 pour les zones extratropicale nord (décalé de +1°C en rouge), intertropical (en noir) et extratropicale sud
19 décalé de -1°C, en bleu,); en magenta rappel de l'indice des poussières stratosphériques de la zone nord (multiplié par -5
20 et décalé de +2) source série UAH MSU http://vortex.nsstc.uah.edu/data/msu/t2lt/uahncdc_lt_ 5.6.txt

21
75
1 La figure 11-N présente la moyenne globale qui suggère un saut de 0,27°C après le grand El Niño de 1997-1998, saut
2 très localisé dans l'hémisphère nord: la moyenne "extratropical nord" (courbe en rouge) est passée de - 0,24°C à +
3 0,28°C (figure 11-M, courbe rouge) soit plus un demi-degré entre 40°N et 80°N bien visible à la figure 11-J.
4 Figure 11-N Série RSS-MSU des anomalies mensuelles (ou écart à leur valeur moyennée sur trente années) des
5 températures de la basse troposphère de janvier 1979 à début 2015.
6 http://data.remss.com/msu/monthly_time_series/RSS_Monthly_MSU_AMSU_Channel_TLT_Anomalies_Land_and_Ocean_v03_3.txt
7 Les maxima de la courbe bleue des anomalies des températures correspondent aux El Niño et à leurs "téléconnexions" ;
8 les mois à El Niño, repérés par les traits rouge sombre, correspondent ici à un dépassement de 1°C de l'anomalie de
9 température de la zone dite Niño 3-4 au milieu du Pacifique équatorial.
10 L'indice des poussières volcaniques, qui, après des explosions très puissantes, restent longtemps dans la stratosphère des
11 hautes latitudes est représenté en noir ici sous la forme (0,8 - 2 fois l'indice).
12 Les teneurs de l'air en CO2, en orange, sont passées de 335 ppm, fin 1978, à 403 ppm en avril 2015.
13 Approximation linéaire de l'anomalie des températures: 0,029 °C + 0,007 (t- 1997) avant janvier 1997 (à +0,7°C/siècle),
14 et de janvier 1997 à septembre 2014 0,24 °C - 0,0006 (t-1997)
15 Moyenne sur (jan. 1979- fin 1996) de - 0,036°C , moyenne de toute la série 0,1°C

16
17 Sur la figure 11-N la moyenne -0,04°C avant 1997 passe à +0,24°C après et les moyennes des anomalies des 36
18 premiers et des 36 derniers mois, respectivement -0,019°C et +0,25°C, diffèrent de 0,27°C, ce qui est l'ordre de grandeur
19 du réchauffement "moyen" observé sur ces derniers 37 ans.
20 Les El Niño existent depuis toujours et les anomalies des températures des 37 dernières années en portent la marque, sans
21 aucune corrélation apparente avec la teneur de l'air en dioxyde de carbone.
22
23 11-7) Pour conclure sur la régulation par la vapeur d'eau et par les modes de fonctionnement de
24 l'atmosphère ou de la circulation atmosphérique
25 On a vu (§ 11-2 et figure 11-E) une régulation par la couverture nuageuse, pour chaque mois.
26 Les El Niño donnent un exemple de changement temporaire mais périodique de la circulation atmosphérique avec un
27 déplacement disons de 10°N à 10°S de l'équateur météorologique vertical.
28 La totalité des changements des températures moyennes observés depuis fin 1978 d'une façon fiable avec une couverture
29 complète (figures 11-J, 11-M, 11-N) est rythmée par les El Niño et par les effets transitoires de deux grandes éruptions
30 volcaniques, sans aucune corrélation apparente avec les teneurs en dioxyde de carbone passées de 335 ppm à 403 ppm.
31
32 11-8) Caractère cyclique des variations de la température "moyenne mondiale"
33 Rappelons que les variations de températures observées sont cycliques: la "meilleure approximation" de la courbe des
34 températures "moyennes globales" par des cycles de 1000 ans, 210 ans et 60 ans (figure suivante) est cohérente avec un
35 article récent 75 qui traite des variations dT/dt ( t est ici le temps) et non pas des températures elles-mêmes.

75
Diego Macias, Adolf Stips, Elisa Garcia-Gorriz Application of the Singular Spectrum Analysis Technique to Study the Recent
Hiatus on the Global Surface Temperature Record PLOS ONE 1 September 2014 , Volume 9 Issue 9 e107222 (en accès libre)
76
1 S'y ajoutent les El Niño de la figure 11-J et les récupérations après les grandes éruptions volcaniques des figures 11-L,
2 M et N.
3 Figure 11-O) Série HadCRU T3 des "anomalies" des températures mensuelles depuis 1850 et approximation par des
4 cycles des 60 ans, 210 ans et 1000 ans. Nota Bene: cette approximation n'a qu'une valeur "heuristique" parce que 164 ans
5 de données ne permettent évidemment pas de recaler de façon sûre les cycles "séculaires" de 1000 ans et de 210 ans
série mensuelle anomalie en °C HadCRUT3 2013

0.5

0.0

0.5

1.0
6 1850 1900 1950 2000 2050 2100
7 Les très grands El Niño de 1878, 1939 et 1942, 1997 sont bien visibles et rythment le cycle de 60 ans.
8
9 11-9) Sur l'évolution des températures de la stratosphère
10 Les poussières volcaniques après de grandes éruptions restent quelques semestres dans la stratosphère où elles
11 interceptent une partie du rayonnement solaire; ces épisodes "chauds" sont suivis d'une récupération.
12 Figure 11-P) Températures de la basse stratosphère source: http://www.nsstc.uah.edu/data/msu/t4/uahncdc_ls_ 5.6.txt
13 en orange (ppmMauna Loa -335) / 50) de 335 ppm à 400 ppm en noir indice des poussières stratosphériques
températures basse stratosphère global 12 1978 à 8 2014
1.5
anomalie des températures °C

1.0

0.5

0.0

0.5

1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015


14 année
15 La figure précédente montre que la température moyenne de la stratosphère n'a pas de rapport évident avec la courbe en
16 orange des teneurs en CO2 passées de 335 ppm fin 1978 à 361 ppm en 1995 à 400 ppm en 2014.
17
18 Le refroidissement de la stratosphère à proportion des teneurs en CO2 est souvent dit être une "validation ou preuve de
19 l'effet de serre": ce n'est pas du tout ce qui est observé; il n'y a depuis vingt ans, depuis 1994, pas de refroidissement
20 significatif de la basse stratosphère. Le résumé à l'intention des décideurs du rapport IPCC 2013 (page 15 § D3 quatrième
21 point) dit: "Il est très probable que l'influence anthropique ... structure de réchauffement troposphérique détectable dans
22 les observations et un refroidissement associé dans la basse stratosphère depuis 1961". La figure 11-P dément cette
23 affirmation fondée sur des élucubrations radiatives.
77
1 11-10) Evolution de la teneur en vapeur d'eau observée depuis 1948
2 La croissance des teneurs en vapeur d'eau dite par IPCC-GIEC, page 15 du résumé à l'intention des décideurs de 2013, §
3 D3 sixième point: " Les influences anthropiques ont contribué aux augmentations du contenu atmosphérique en vapeur
4 d’eau (degré de confiance moyen)" n'est pas observée, comme le suggèrent les figures suivantes.
5 Figure 11-Q) Variations de la teneur totale moyenne de l'air en vapeur d'eau de 1988 à 2011 en kg/m ou mm d'eau
6 précipitable https://eosweb.larc.nasa.gov/project/nvap/nvap-m_table et discussion http://clivebest.com/blog/?p=4871

7
8 Le professeur de météorologie Ole Humlum (www.climate4you.com) a tracé les variations de la quantité de vapeur d'eau
9 dans l'air pour les couches 1000 mbar, 600 mbar et 300 mbar.
10 Figure 11-R) Variations de la quantité de vapeur d'eau en g/kg dans l'air à trois altitudes 300 mbar (9 km), 600 mbar (4,2
11 km) et en surface de janvier 1948 à juin 2014 données NOAA ESRL
12 https://wattsupwiththat.files.wordpress.com/214/7/noaa2esrl2atmospericspecifichumidity2globalmonthlytempsince19482with37monthrunningaverage1.gif

13
14 Ceci confirme le découplage entre la surface, la colonne totale de vapeur d'eau "précipitable" et les hautes couches.
78
1 L'humidité relative est le rapport de la pression de vapeur d'eau observée à la pression à saturation (§4-1): la figure
2 suivante montre, de 1948 à 2012, une diminution dans les hautes couches, entre 300 et 600 millibars, selon les
3 observations de ballons-sondes en "moyennes mondiales".
4
5 Figure 11-S) Variations de l'humidité relative depuis 1948 selon les observations des ballons-sondes à 700 mbar, 600
6 mbar, 500 mbar, 400 mbar et 300 mbar.(voir aussi http://www.esrl.noaa.gov/psd/cgi-bin/data/timeseries/timeseries1.pl
7 qui part des réanalyses de situations météorologiques)

8
9
10 La petite diminution de la quantité de vapeur d'eau des hautes couches implique un rayonnement de la vapeur d'eau de
11 "plus bas et plus chaud " ce qui conforte l'idée d'une régulation automatique de l'OLR 76.
12

76
et ruine la conjecture de l'amplification du réchauffement par plus de vapeur d'eau dans l'air
79
1 12. Variations de la teneur de l'air en dioxyde de carbone d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0)
2 Les teneurs de l'air en CO2 notées [CO2] sont exprimées en ppm ou nombre de molécules de CO2 par million de
3 molécules d'air ou parties par million, avec 1 ppm= 2,12 Gt-C ou milliards de tonnes de carbone contenu dans les
4 molécules de dioxyde de carbone. La lettre t désignera ici le temps.
5 La durée de vie v est définie par une probabilité de non absorption fonction du temps t en exp (-t/v): v est le rapport du
6 stock de l'air (850 Gt-C) à la somme des flux absorbés chaque année par les océans (environ 90 Gt-C) et par la végétation
7 (80 Gt-C hors réabsorption rapide dans la couche proche de la surface et respiration des plantes).
8 Comme la durée de vie dans l'air d'une molécule de CO2 est de l'ordre de cinq ans, conséquence d'un rapport
9 stock / (flux annuel absorbé) de 5 environ, la quantité de CO2 anthropique dans l'air est, en 2014, à peu près,
10 5 ans x 10 Gt-G (émissions annuelles de 2014) = 50 Gt-C soit 6% du stock de 850 Gt-C ou 400 ppm
11
12 12-1) Origine naturelle du gros de l'augmentation de la teneur de l'air en CO2 depuis 1958
13 Défalquer des teneurs observées au Mauna Loa (courbe bleue figure ci-dessous) les ppm anthropiques calculés à partir
14 des séries des productions de charbon de pétrole et de gaz naturel, plus cimenteries et torchères, pour une durée de vie de
15 5,5 ans des molécules de CO2 dans l'atmosphère laisse les ppm "naturels" en pourpre à la figure 12-A.
16 Figure 12-A) Teneur de l'air en CO2 : ppm totaux (en bleu) et ppm "naturels" (en pourpre) obtenus par soustraction des
17 ppm "anthropiques" 1958-2014
ppm totaux Mauna Loa et ppm naturels 1958 2014
400

380

360
ppm

340

320

1960 1970 1980 1990 2000 2010


18 mois

19 Une fluctuation de 1% du flux naturel dégazé ou absorbé (180 Gt-C/an ou 85 ppm/an) représente presque 1 ppm en plus
20 ou en moins.
21 La série temporelle de teneurs de l'air [CO2](t) s'analyse comme somme de ses incréments sur 12 mois, qui
22 s'expriment par d[CO2]/dt pour dt= 12 mois. La figure 12-B montre la série mensuelle des incréments sur 12 mois de
23 la courbe pourpre de la figure 12-A.
24 Figure 12-B) Alignement en temps et en amplitude des incréments sur 12 mois des ppm Mauna Loa77 "naturels" 1958-
25 2014 (en noir) avec 1,6 (AT-(-0,8°C)) en bleu soit +1,6 ppm/°C où AT est l'anomalie des températures de la basse
26 troposphère intertropicale mesurée par satellite depuis fin 1978; en magenta 5 fois l'indice des poussières volcaniques de
27 l'hémisphère nord; les mesures systématiques par satellite des températures de la basse troposphère commencent fin
28 1978.
29 Nota: il y a sur cette figure un décalage de 6 mois de AT et de 8 mois de l'indice volcanique par rapport au mois final des
30 12 mois servant au calcul de l'incrément: la variation des températures ou la réflectivité de la stratosphère est donc, sur ce
31 graphique, zéro ou deux mois avant le mois central des douze mois.
Mauna Loa incr . naturels 12 mois, 1.6 AT .8 1958 2013

2
ppm

1
1960 1970 1980 1990 2000 2010
32 mois

77
ftp://aftp.cmdl.noaa.gov/products/trends/co2/co2_mm_mlo.txt
80
1 Elle est superposable à la série mensuelle des fluctuations des températures de la basse troposphère de la zone
2 intertropicale, dont le dégazage donne une assez bonne première approximation. S'y ajoutent des fluctuations de
3 l'absorption aux hautes latitudes d'au plus 0,5 ppm/(douze mois) venues du refroidissement dû aux poussières
4 volcaniques stratosphériques du Pinatubo accumulées aux hautes latitudes nord (en 1992 sur la courbe magenta sur la
5 figure 12-B ci-dessus et figure 11-P) ou marquant une absorption moindre aux hautes latitudes comme on le verra à la
6 figure 12-D .
7 Noter, dans les années 1959-1964, plusieurs incréments négatifs aggravés par l'éruption du volcan Agung en 1963.
8 Comme la somme des incréments sur 12 mois sur chacun des mois de janvier 1959 à janvier 2014 est exactement douze
9 fois la différence des ppm naturels entre ces deux dates, la totalité de la croissance de la courbe pourpre de la figure
10 12-A est une conséquence des températures. Ce qui s'explique fort bien par la loi de Henry du dégazage du CO 2
11 dissous, en exp(2600/T) pour l'eau de mer; les amateurs de boissons gazeuses savent qu'elles sont meilleurs fraîches.
12 Ces observations évidentes sont confirmées par des auteurs proches de l'IPCC-GIEC qui ont pris soin de ne publier
13 qu'après la date limite fixée pour prise en compte pour référencement dans le rapport IPCC-GIEC de 2013.78
14
15 Quoique 19°29N et le pôle sud soient fort éloignés il y a un remarquable synchronisme des incréments d[CO2] pour dt=
16 12 mois; il n'y a entre eux que l'océan Pacifique et l'océan austral (figure 12-C).
17 Figure 12-C) Comparaison des séries mensuelles des incréments sur douze mois des teneurs en dioxyde de carbone en
18 ppm: en bleu Mauna Loa (jusqu'en 2015,29) avec lissage sur cinq mois, en moyenne mobile pondérée {1, 2, 3, 2, 1}, en
19 rouge Pôle Sud (non lissé; série jusqu'à fin 2013); le mois est celui où l'incrément est constaté.

20
21 Ceci pointe vers une source de dégazage commune à ces deux sites, sans effet visible du CO2 des gaz de combustion
22 puisque le temps nécessaire pour que de l'air de l'hémisphère nord arrive au pôle sud se compte en années selon les
23 observations de la diffusion du 14C des expérimentations nucléaires soviétiques en Arctique.
24 Les évolutions du minimum du delta13C au Mauna Loa et du delta13C au pôle sud (figure 12-G, vignette droite)
25 présentent les mêmes "marches d'escalier" et suggèrent aussi une source de dégazage commune à ces deux sites 19°29N
26 et pôle sud.
27
28 12-2) Localisation en latitude des variations du dégazage et de l'absorption
29 La figure 12-D tirée du rapport IPCC AR5 WG1 page 494 peut se comparer à la figure 11-J des anomalies des
30 températures de la basse troposphère reproduite en bas et aux figures 12-B et 12-C; la fraction anthropique (figure 12-E
31 vignette n°3 au milieu à gauche) n'est, ici, évidement pas soustraite.

78
Wang Xuhui et al. A two-fold increase of carbon cycle sensitivity to tropical temperature variations Nature Research Letters 2014
qui prend +1,26 ppm/an/°C sur 1958-1980 et +2,58 ppm/an/°C après 1985. Les méthodes employées de "traitement statistique"
relèvent de l'enfumage, mais ces douze auteurs ne peuvent plus attribuer à l'humanité coupable l'augmentation observée des ppm:
"The observed positive correlation between CGR (carbon dioxide growth rate) and temperature reflects the direct impacts of
temperature variations in driving variations of tropical carbon fluxes rather than, in reverse, the greenhouse effect of
atmospheric CO2 … Thus, the problems present models have in reproducing the observed response of the carbon cycle to climate
variability on inter-annual timescales may call into question their ability to predict the future evolution of the carbon cycle and its
feedbacks to climate".
En bon français les formules de Berne de l'IPCC-GIEC ne valent rien et les scénarios d'augmentation des ppm à cause des
émissions anthropiques sont absurdes.
Wang Weile et al. (12 co-auteurs) Variations in atmospheric CO2 growth rates coupled with tropical temperature PNAS | August 6,
2013 | vol. 110 | no. 32 | 13061–13066 http://www.pnas.org/content/110/32/13061.full.pdf
81
1 Il ne s'agit pas des flux absorbés et dégazés eux-mêmes (voir figure 3-D) mais des variations, pour chaque latitude, de
2 la différence du dégazage et de l'absorption.
3 Figure 12-D) Localisation en latitude des variations de fdégazé (t) + fgaz de combustion (t) - fabsorbé(t) IPCC AR5 page 494
4 En dessous anomalies des températures de la basse troposphère en fonction de la latitude et du temps (figure 11-J)

6
82
1 12-3) Sur la relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0)
2 La relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) de la figure 12-B est confirmée par la figure 12-D. Elle a été trouvée par des
3 méthodes fort différentes et des auteurs différents, qui ont souvent oublié de défalquer la contribution anthropique, faible
4 entre 1980 et 2000 (environ 0,3 ppm/an) mais significative depuis la renaissance du charbon ("chinois") après 2003 (+0,6
5 ppm/an: figure 12-E, 3ème vignette).
6
7 Citons:
8
9 le professeur Jeffrey Park: A re-evaluation of the coherence between global-average atmospheric CO2 and temperatures
10 at interannual time scales GRL 2009 VOL. 36, L22704, doi:10.1029/2009GL040975 voir online supplement pour une
11 description de l'algorithme et la conclusion suivante:
12 "Roughly speaking, in the 1979-2008 time interval, interannual variations atmospheric CO2 at Mauna Loa follow a
13 simple integral of global-average temperature fluctuations. This relationship applies to time scales where ocean-
14 atmosphere quasi-cycles, such as ENSO, dominate global climate variations, and does not apply to the long-term
15 secular increase in CO2 [ précaution oratoire pour éviter le tribunal de l'inquisition] or fluctuations on time scales of a
16 year or less."
17 Noter (a) que le refus de considérer des tendances séculaires est pleinement justifié par le fait que la série Mauna Loa
18 commence en 1958, et (b) que la tendance de long terme est la somme des fluctuations annuelles.
19 Ce travail explicite pour la série Mauna Loa la carte des zones de dégazage et d'absorption, par une analyse statistique
20 avec les fonctions de cohérence dans le domaine temporel.
21
22 le professeur Murry Salby : http://talks.cam.ac.uk/talk/index/44760 (conférences à l'université de Cambridge, UK)
23 http://www.skyfall.fr/wp-content/2013/08/autour-de-salby-et-du-co2.pdf donne en français un résumé des conférences
24 du Pfr Salby ses conférences de 2011, 2012, 2013
25 http://www.youtube.com/watch?v=2ROw_cDKwc0 à Hamburg 2013
26 http://www.youtube.com/watch?v=ZVCps_SwD5w&index=3&list=PLILd8YzszWVTp8s1bx2KTNHXCzp8YQR1z à Sidney 2012
27 https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YrI03ts--9I à Sidney 2011
28 http://scef.org.uk/attachments/article/532/salby01-20131107_u2.pdf
29 http://scottishsceptic.co.uk/2013/11/08/thanks-prof-salby/
30 Ce travail complète celui du prof. J. Park en employant des réanalyses des situations météorologiques et retrouve par
31 corrélations l'effet très visible sur le delta13C du CO2 de l'air des moindres précipitations sur certaines zones lors des El
32 Niño.
33
34 les professeurs Beenstock & Reigewertz à partir de méthodes de traitement des séries maintenant classiques en
35 économétrie : Beenstock, M., Reingewertz, Y., and Paldor, N. Polynomial cointegration tests of anthropogenic impact
36 on global warming, Earth Syst. Dynam., 3, 173-188, doi:10.5194/esd-3-173-2012, 2012 http://www.earth-syst-
37 dynam.net/3/173/2012/esd-3-173-2012.html 79
38 "La méthodologie de co-intégration polynomiale sert à tester le réchauffement climatique anthropique sur 1880-2007:
39 les températures moyennes globales et le flux solaire ont des différences d'ordre 1 stationnaires [la série dX/dt est
40 stationnaire] alors que le forçage par les gaz à effet de serre et par les aérosols ont des différences d'ordre 2
41 stationnaires [la série d X/dt est stationnaire] ... Quoique ces forçages anthropiques présentent une tendance aléatoire
42 commune, cette tendance est empiriquement indépendante de la tendance stochastique des températures.
43 En conséquence le forçage par les gaz à effet de serre, les aérosols, le rayonnement solaire et les températures globales
44 ne sont pas polynomialement co-intégrés et la relation entre ces variables est un phénomène de régression parasite."
45 voir http://www.earth-syst-dynam-discuss.net/4/C118/2013/esdd-4-C118-2013-supplement.pdf.
46 L'état de la discussion -en juin 2014- est rapporté sur http://wattsupwiththat.com/2014/06/24/pro-agw-economists-try-to-
47 discredit-skeptics-succeed-in-discrediting-fellow-warmists/
48 Beenstock et Reingewertz réécrivent la relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) sous la forme
49 T(t) = T0 + (1/a) d[CO2]total /dt et disent avec humour que c'est là une formule inédite pour le calcul de l'effet de serre !
50
51 12-4) Flux absorbés par la végétation et par les océans
52 Plus de CO2 dans l'air et les plantes croissent plus et plus vite et résistent mieux à la sécheresse ! Ce que montre la
53 pratique des horticulteurs qui augmentent d'un facteur deux à quatre la teneur de l'air de leur serre en dioxyde de carbone.
54 Pour les flux absorbés par la végétation et les océans, l'IPCC AR4 de 2007 (figure 7-3, page 515) dit:
55 pour la végétation 120 Gt-C (préindustriel) + 3 Gt-C = 123 Gt-C
56 pour les océans 70 Gt-C (préindustriel) +22 Gt-C = 92 Gt-C

79
une première version de ce papier: Beenstock Michael, Yaniv Reingewertz Polynomial Cointegration Tests of the Anthropogenic
Theory of Global Warming Department of Economics, The Hebrew University, Mount Scopus, Israel
http://economics.huji.ac.il/facultye/beenstock/Nature_Paper091209.pdf
83
1 donc 190 Gt-C en préindustriel (durée de vie v = 3 ans) et 215 Gt-C soit +13% en 2006 donc v = 3,75 ans
2 Le rapport suivant IPCC AR 5 de 2013 (figure 6-1, page 471) dit :
3 pour la végétation 109 Gt-C (préindustriel) +14 Gt-C = 123 Gt-C
4 pour les océans 60 Gt-C (préindustriel) +20 Gt-C = 80 Gt-C;
5 donc 169 Gt-C en préindustriel (durée de vie v = 3,5 ans) et 203 Gt-C soit +20% en 2011 et v = 4,1 ans
6 ce alors que la teneur de l'air aurait crû de 37% environ (de 285 ppm à 390 ppm puisque ce rapport AR5 fait référence à
7 2011).
8 La référence au "préindustriel" ne saurait être prise au sérieux; on n'a de mesures par spectroscopie infrarouge que depuis
9 la fin des années 1950; les teneurs de l'air en dioxyde de carbone mesurées par titrage chimique de 1812 à 1962 sont la
10 plupart assez supérieures aux 280 pm à 300 ppm supposés par l'IPCC, en particulier vers 1940, les teneurs observées sont
11 entre 380 ppm et 400 ppm. 80 Le rapport stock/(flux absorbé) serait donc plutôt de 4,3 ans pour un "préindustriel" de 350
12 ppm vers 1850-1900.
13 Les flux absorbés par la végétation et les océans sont très incertains comme le montrent ces réévaluations d'un rapport
14 IPCC-GIEC à l'autre; mais malgré la correction de +3 Gt-C (IPCC AR4) à +14 Gt-C (IPCC AR5) de la différence
15 entre l'absorption actuelle et l'absorption "préindustrielle" par la végétation terrestre, la croissance, depuis la sortie du
16 petit âge de glace à la fin du XIXème siècle, du flux absorbé par la végétation est encore très sous-estimée. En effet:
17 * la dynamique annuelle de la croissance de la végétation au nord de 45°N repérée par la diminution entre avril-mai et
18 octobre de la teneur de l'air en CO2 (il est absorbé par les plantes) a crû de 50% entre 1960 et 201081,
19 *les mesures par satellite de la couverture végétale (Normalized Difference Vegetation Index ou NDVI) ont montré sur
20 1982-2011 que 31% de la surface végétale de la Terre est devenue plus verte (plus de feuilles), que la production
21 primaire nette de la végétation a crû de 14% 82 pour une augmentation de 15% de la teneur en CO2 (de 341 ppm en 1981
22 à 392 ppm en 2011). Les zones arides ont vu une augmentation significative de la surface des feuilles83,
23 * la croissance des forêts en Europe centrale a depuis 1960 augmenté à proposition de la teneur de l'air en dioxyde de
24 carbone. 84.
25 Voir aussi le triplement, ou plus, depuis 1960 des productions agricoles 85 passées de 200 Mt à 852 Mt pour le maïs, de
26 220 Mt à 654 Mt pour le blé et de 150 Mt à 466 Mt pour le riz.
27 Et chose fort étonnante, un des principaux auteurs (ou fauteurs) du réchauffement climatique, James Hansen lui-même,
28 en 2012 trouve au charbon "chinois" 86 un effet prodigieusement bénéfique; pourtant, il y a quelques années, il appelait

80
Pour une compilation de ces observations (environ 90 000) voir www.realCO2.de de feu E. G. Beck; la diminution rapide de 1945
à 1960 des teneurs de l'air suggère que la végétation, avant de s'étioler, a continué à absorber du CO2 en même temps que la baisse
des températures augmentait l'absorption et diminuait le dégazage océaniques.
81
Graven HD, Keeling RF, Piper SC, et al., 2013, Enhanced Seasonal Exchange of CO2 by Northern Ecosystems Since 1960,
Science, Vol:341, ISSN:0036-8075, pages 1085-1089 "Les résultats viennent d'une surveillance sur plusieurs années de la chimie de
l'atmosphère faite en avion et appelée HIAPER Pole-to-Pole Observations (HIPPO), et NOAA aircraft observations. Les
observations du CO2 atmosphérique faites en avion à des altitudes entre 3 et 6 kilomètres montrent que les variations saisonnières
du CO2 variations on crû sensiblement en amplitude sur ces dernières 50 années. L'amplitude a crû en gros de 50 pour-cent sur les
régions au nord de 45° N, en comparaison d'observations faites en avion de la fin des années 1950 au début des années 1960".
82
Prof. Ranga B. Myneni (department of Earth & Environment Boston University USA), The Greening Earth, Probing Vegetation
Conference From Past to Future July 4‐5, 2013 Antwerp, Belgium
83
Donohue Randall et al. Deserts ‘greening’ from rising CO2 (CSIRO, the Commonwealth Scientific and Industrial Research
Organisation. Australia’s national science agency. 3 July 2013 http://www.csiro.au/en/Portals/Media/Deserts-greening-from-rising-
CO2.aspx publié dans GRL 2013
84
Pretzsch, H., et al. Changes of forest stand dynamics in Europe. Facts from long-term observational plots and their relevance
for forest ecology and management. Forest Ecol. Manage. (2013), http://dx.doi.org/10.1016/j.foreco.2013.07.050
Pretzsch, H., Biber, P., Schütze, G., Uhl, E., Rötzer, Th., Forest stand growth dynamics in Central Europe have accelerated since
1870 (2014) Nat. Commun. 5:4967, DOI:10.1038/ncomms5967 http://www.wwk.forst.tu-muenchen.de/info/publications/
http://www.wwk.forst.tu muenchen.de/info/publications/OnlinePublications/2013_Changes_of_Forest_Stand_Dynamics_Pretzsch_etal.pdf
Pour une compilation des articles publiés sur la croissance de la productivité des forêts en conséquence de la fertilisation de l'air par
plus de CO2 depuis les années 1970 http://www.co2science.org/subject/f/summaries/forestsmodern.php
85
La fertilisation par plus de CO2 dans l'air n'est qu'une des causes de ce triplement, attribuable d'abord au choix d'espèces plus
productives et adaptées et à une augmentation très sensible de la restitution au sol de l'azote consommée par les plantes, avec une
production d'engrais multipliée par 8 ou 9 depuis 1960; la baisse du coût relatif de l'énergie et des combustibles fossiles a rendu ces
engrais économiquement abordables dans bien des pays en développement. Voir http://www.drroyspencer.com/wp-
content/uploads/global-grain-yields.jpg ou http://apps.fas.usda.gov/psdonline/psdDownload.aspx et
http://www.friendsofscience.org/index.php?id=712
86
James Hansen, Pushker Kharecha and Makiko Sato Climate forcing growth rates: doubling down on our Faustian bargain 2012
Environ. Res. Lett. 7 044035 Full text PDF (631 KB)
" Un mécanisme par lequel les émissions des combustibles fossiles augmentent l'absorption du carbone est la fertilisation de la
biosphère à laquelle ils apportent les aliments essentiels pour la construction de la matière végétale surtout l'azote qui joue un rôle
critique dans le pilotage de la productivité primaire nette et est un facteur limitant pour bien des écosystèmes (Gruber and Galloway
2008). La modélisation (e.g., Thornton et al 2009) et les études de terrain (Magnani et al 2007) confirment le rôle majeur des dépôts
d'azote qui de concert avec la fertilisation par le CO2 causent une très considérable augmentation de la productivité primaire nette
84
1 "trains de la mort" ces convois ferroviaires qui, aux Etats-Unis, transportent le charbon des mines aux centrales
2 électriques.
3 Les affirmations du tome II des rapports de l'IPCC-GIEC, sur une diminution annoncée des ressources végétales et
4 agricoles sont contraires au bon sens et aux observations. Ce volume est en fait rédigé par des employés et des
5 consultants des nombreuses ONG et des bureaucraties qui vivent –aux dépens des contribuables- de la prédication de la
6 catastrophe climatique.
7 La révision de 92 Gt-C (Takahashi, 2009, IPCC 2007) à 80 Gt-C (IPCC, 2013) de l'absorption annuelle par les océans du
8 dioxyde de carbone de l'air (hors années El Niño) est un autre sujet d'étonnement.
9
10 12-5) Considérations élémentaires sur d[CO2]/dt + [CO2](t) / v = émissions(t) + dégazage naturel(t)
11 La teneur [CO2](t)de l'air en dioxyde de carbone en fonction du temps est la solution de l'équation différentielle où f
12 désigne les flux entrant et sortant
13 d[CO2]/dt = fdégazé (t) + fgaz de combustion(t) - fabsorbé(t)
14 Si le rapport fabsorbé /[CO2] = (1/v) est constant, de l'ordre de (1/4) ou de (1/5) parce que la végétation et les océans
15 absorbent proportionnellement à la teneur de l'air en CO2 , [CO2](t) est solution de l'équation différentielle élémentaire
16 d[CO2]/dt + [CO2]/ v = fdégazé (t) + fgaz de combustion (t)
17 qui s'écrit [CO2](t) = exp(- (t-t0) /v) [CO2](t0) + t0t (fdégazé (t') + fgaz de combustion (t')) exp(-(t-t') /v) dt'
18 [CO2](t) est donc simplement la moyenne des flux entrants en f(t') pondérés par exp(- (t-t')/v).
19
20 Comme t0t exp(-(t-t') /v) dt' = v (1-exp(- (t-t0)/v)) vaut sensiblement v dès que (t-t0)/v est de quelques unités, le stock
21 [CO2](t) serait simplement v fois le flux entrant si ce dernier était constant.
22
23 Toujours sous l'hypothèse que v = [CO2]total / fabsorbé(t) est constant, comme ni les océans ni la végétation ne discriminent
24 entre les molécules de CO2 selon leur origine, l'équation précédente se décompose en deux relations
25 d[CO2]anthropique /dt = fgaz de combustion (t) - fabsorbé(t) [CO2]anthropique /[CO2]total = fgaz de combustion(t) - [CO2]anthropique / v
26 d[CO2]naturel/dt = fdégazé (t) - fabsorbé(t) [CO2]naturel /[CO2]total
27
28 Les recueils statistiques économiques donnent fgaz de combustion(t) assez exactement (figure 12-E vignette du haut) et
29 [CO2]anthropique s'en déduit ainsi que les incréments anthropiques.
30 Par contre fdégazé(t) n'est connu qu'en ordre de grandeur comme vu au § 12-3 précèdent et varie de quelques pour cent
31 d'une année à l'autre.
32 Les rapports isotopiques delta13C fixent des bornes inférieure et supérieure à v comme montré au § 12-4-2 et en détail au
33 fascicule "Comprendre vraiment le cycle du carbone".
34
35 Nous prendrons ici v=5,5 ans pour n'être pas accusé de sous-estimer la contribution anthropique au CO2 de l'air.
36 L'incrément sur 12 mois de la partie anthropique du stock de l'air est
37 t
t-1 fgaz de combustion(t')) exp(-(t-t') /v) dt' - (1- exp(-1/v)) t0
t-1
fgaz de combustion(t')) exp(-(t-1-t') /v) dt'
38 Si fgaz de combustion(t) était constant [CO2]anthropique = v fgaz de combustion et l'incrément annuel serait nul.
39
40 Pour une croissance exponentielle des émissions fgaz de combustion(t') = fgaz de combustion(t) (1+a)t'- t l'incrément de la partie
41 anthropique entre (t-1) et t est à peu près a v /(1+a) / (1+ v ln(1+a)) fois les émissions fgaz de combustion(t) de la dernière
42 année: par exemple pour v=5,5 et a=0,025, c'est 0,118 fgaz de combustion(t) et pour fgaz de combustion(t) = 10 Gt-C, +0,56 ppm/an.
43
44 Une évaluation précise avec les séries historiques des émissions confirme ces ordres de grandeurs (figure 12-E, 3ème
45 vignette, au milieu à gauche: incréments anthropiques en ppm/an).
46 La vignette 4 de la figure 12-E (au milieu, à droite) suggère une approximation en fonction logistique des émissions de
47 gaz de combustion de combustibles fossiles avec un prolongement jusqu'en 2100. Ce n'est qu'une approximation
48 commode pour le calcul. Les courbes logistiques s'appliquent usuellement au cumul des découvertes de gisements et au
49 cumul des productions décalé de quelques dizaines d'années par rapport aux découvertes, avec en réserves estimées
50 (selon BP, 2014) 240 Gtep en pétrole de tous types, 200 Gtep en gaz de tous types, et 890 Gt-charbon, soit en passant de
51 Gtep en Gt-C
52 0,837 240 + 0,64 200 + 1,08 (892/2) = 329 Gt-C (pétrole et gaz) + 482 Gt-C (charbon) = 811 Gt-C de réserves
53 Le "scénario" RCP8.5 du GIEC 2013 limite le cumul des émissions en 2100 à environ 1685 Gt-C, le double.
54 IPCC AR5 figure 6-1 dit des réserves de 173 Gt-C à 264 Gt-C en pétrole (soit de 207 Gtep à 281 Gtep), de 383 Gt-C à
55 1135 Gt-C en gaz (soit de 600 Gtep à 1800 Gtep, et curieusement entre 3 et 9 fois les estimations du recueil BP energy
56 outlook 2014) et de 446 Gt-C à 541 Gt-C en charbon (de 825 Gt-charbon à 1000 Gt-charbon), soit en tout de 1000 Gt-C à
57 1900 Gt-C, avec bizarrement une grosse contribution du gaz.

des forêts tempérées et boréales. Les aérosols sulfatés venant de la combustion du charbon peuvent aussi augmenter l'absorption du
carbone par la végétation en augmentant la part relative de l'insolation diffuse [par rapport à l'insolation directe] etc."
85
1 L'exercice de calcul sur des "émissions en logistique", figure 12-E, vignettes 4 à 6, montre seulement que, même pour
2 un scénario peut-être invraisemblable quant aux ressources accessibles dans les réservoirs géologiques (Voir les
3 explications détaillées de M.°J.°Laherrere à http://aspofrance.viabloga.com/texts/documents), la fraction anthropique du
4 CO2 de l'air ne dépasserait guère 50 ppm en 2100 contre 25 ppm en 2015 soit +25 ppm, bien loin des +536 ppm du
5 scénario RCP8.5 de l'IPCC 2013 87.
6 Figure 12-E) Emissions anthropiques (charbon, pétrole, gaz et ciments), ppm anthropiques dans l'air depuis 1751 pour
7 une durée de vie de 5,5 ans et vignette 3 (milieu à gauche) leurs incréments sur 12 mois depuis 1958 en ppm/an.
8 émissions en logistique 21/(1+ exp[-0,031( t-2015)] pour un exercice de calcul (vignette 4 courbe rouge conjecture et
9 courbe bleue observations) et prévisions associées des ppm anthropiques et du cumul des émissions pour ces bien peu
10 vraisemblables "émissions en logistique"

11

12

13

87
Van Vuuren D. et al The representative concentration pathways: an overview Climatic Change (2011) 109: 5–31
DOI 10.1007/s10584-011-0148-z:
936 ppm en 2100 sont +536 ppm par rapport à 2014 ou +1136 Gt-C, soit une airborne fraction de 1136 / (1685 – 403) = 89% des
émissions cumulées entre 2014 où elles étaient de 403 Gt-C et 2100 où elles atteindraient 1685 Gt-C pour ce scénario RCP8.5
86
1 12-6) Emploi d'une durée de vie variable des molécules de CO2 dans l'air
2 L'hypothèse d'un rapport v= (stock dans l'air) / (flux absorbé) constant peut être adaptée à un rapport légèrement variable
3 en v / (1- a t) ce qui coûte un paramètre de plus.
4 La solution de l'équation différentielle
5 d[CO2]/dt + [CO2](t) (1- a t)/ v = fdégazé (t) + fgaz de combustion (t)
6 est presque de la même forme que précédemment mais t y est remplacé par (t- a t /2)
7 [CO2](t) = exp( -(t – a t /2)/v) { [CO2](0) + 0t (fdégazé(t') + fgaz de combustion(t')) exp((t' – a t' /2) /v) dt' }
8 D'autres expressions en v / f(t) avec un f(t) tel que f(t) dt soit une fonction simple peuvent aussi servir.
9
10 Les calculs et résultats du § 12-5 sont à peine modifiés: [CO2]anthropique(t) se calcule exactement à partir de fgaz de combustion(t),
11 d'où [CO2]naturel(t) = [CO2]observé(t) - [CO2]anthropique(t) et d[CO2]naturel(t) / dt qui se superpose aux conditions
12 météorologiques telles que les températures et les précipitations observées, comme aux figures 12-B et 12-D.
13 Figure 12-F) Durées de vie v(t) variables dans le temps
14 à gauche: comparaison des durées de vie de 5,5 ans maximum compatible avec les rapports isotopiques, et les fonctions
15 1,43/(1-0,000306 t) et 1,734/ (1-0,00289 t) correspondant aux valeurs dites par les rapports IPCC-AR4 (en noir) et
16 IPCC-AR5 (en rouge) où t est l'année de notre ère
17 à droite: ppm anthropiques dans l'air, pour le scénario d'émissions en logistique figure 12-E, vignette°4, pour la durée de
18 vie de 5,5 ans (en bleu) et, en rouge, pour la durée de vie variable entre 3,5 ans (en préindustriel) et 4,1 ans (en 2011) de
19 l'IPCC AR5-2013

20
21
22 12-7) Sur les rapports isotopiques 13C/12C
23
24 12-7-1) Introduction
25 Le delta13C est une fonction linéaire du rapport du nombre d'atomes de carbone 13 (noté 13C) au nombre d'atomes de
26 carbone 12 (noté 12C). Il est exprimé en pour mille, ici abrégé en "pm".
27 Le delta13C d'un mélange est la somme des delta13C des composantes du mélange pondérés par leurs quantités; la
28 signature des émissions anthropiques varie avec la proportion de charbon (vers -24 pm), de pétrole (vers -28 pm) et de
29 gaz (vers -45 pm) et était de l'ordre de -28 pm à -29 pm ces dernières années.
30 La végétation terrestre absorbe du carbone de delta13C vers -26 pm car elle préfère les atomes de carbone 12C : la
31 proportion relative de 13C augmente donc pendant la période de croissance de la végétation qui voit une nette diminution
32 de la quantité de 12C de juin à septembre. Cet effet saisonnier est imperceptible au pôle sud et sur l'océan austral (figure
33 12-F vignette de droite).
34
35 12-7-2) Bornes supérieure et inférieure de la durée de vie v(t) déduites du delta13C de l'air et de celui des
36 gaz de combustion
37 Un atome de carbone absorbé par la végétation et les océans sera reminéralisé par décomposition dans les sols ou l'océan
38 de la matière organique ou transporté par l'océan sur une surface isopycne qui affleure en surface aux hautes latitudes et
39 se retrouve alimenter un upwelling intertropical, l'un et l'autre en quelques dizaines d'années "en moyenne".
40 fdégazé(t) aura donc, en moyenne, la composition isotopique de l'air quelques dizaines d'années avant.
41
42 Le delta13C naturel d'une année t s'exprime comme fonction de quantités connues
43 delta13Cnaturel(t) =( [CO2]total(t) delta13Ctotal(t) - [CO2]anthropique (t) delta13Canthropique(t) )/( [CO2]total(t) - [CO2]anthropique (t) )
44 ou
45 delta13Cnaturel(t) = ( delta13Ctotal(t) - delta13Canthropique(t) R(t) ) / (1- R(t)) avec R(t)= [CO2]anthropique (t) /[CO2]total(t)
87
1 R(t) de quelques pour cent dépend de la durée de vie qui peut être constante v ou variable en v / (1- a t) ou en v/ f(t).
2 Une durée de vie trop courte (pas assez de carbone anthropique dans l'air) implique une variation très rapide de
3 delta13Cnaturel(t) qui supposerait une reminéralisation ou décomposition de la matière organique de plus en plus rapide, ce
4 qui n'est pas vraisemblable.
5 Une durée de vie trop longue impliquerait une variation de delta13Cnaturel(t) en sens contraire de celle de delta13Ctotal(t) ce
6 qui n'est pas vraisemblable non plus.
7
8 12-7-3) Observations
9 Les combustibles fossiles ont actuellement un delta13C de -28 pm à -29 pm (figure 12-G) selon les proportions de gaz,
10 de charbon, etc... et l'air "naturel" est en 2010 vers -7,1 pm
11 6% (-28 pm) +94% (-7,1 pm) = (-8,35 pm) ce qui est observé (figure 12-G à droite)
12 Figure 12-G) Séries des delta13C des émissions anthropiques et du CO2 de l'air
13 à gauche: delta13C des émissions "anthropiques" selon les hypothèses prises quant au delta13C du pétrole et du gaz
14 à droite: moyennes mensuelles du delta13C observé au pôle sud, au bord de l'océan austral (île Crozet et passage de
15 Drake) et (en noir) enveloppe des teneurs au Mauna Loa repérée par le mois des teneurs min et max de chaque année
delta13C pôle sud bleu , île Crozet rouge , Drake magenta
7.4

7.6

7.8

8.0

8.2

8.4

16 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010


17 13
Le delta C de l'air aurait été de – 7 pm en 1956 ce qui suggèrerait environ 50 ans entre absorption et résurgence
18
19 Le GIEC affirme page 10 § B.5 troisième paragraphe du résumé pour décideurs: "Parmi ces émissions anthropiques
20 cumulées de CO2, 240 [230 à 250] Gt-C se sont accumulées dans l’atmosphère".
21 Comme (240 / 840) = 28% et comme 28% (-28 pm) + 72% (-7 pm) = -13 pm, bien différent des (-8,35 pm) observés,
22 l'affirmation de l'IPCC 2013 est grossièrement inexacte.
23 L'application de la formule de Berne (supposée exprimer la rémanence dans l'air du CO2 anthropique, selon l'IPCC-GIEC
24 AR4 2007 88) à la série des émissions de carbone "fossile" depuis 1750 avec l'estimation du delta13C découlant de la
25 proportion variable de charbon pétrole et gaz des séries des statistiques économiques (figure 12-E, gauche) conduit à la
26 courbe en bleu à la figure 12-H. Les mesures sont en rouge.
27 Figure 12-H ) En bleu delta13C de l'air calculé selon l'IPCC-GIEC (formule de Berne dite donner la fractions des
28 émissions anthropiques restées dans l'air t années après l'émission) en partant de -6,5 pm et 277 ppm en "préindustriel"
29 En rouge les observations (Mauna Loa)
delta13C de l'air selon l'IPCC bleu et observations 1980 2008 rouge
6

8
delta13C pm

10

11

12

13
1750 1800 1850 1900 1950 2000
30 année
31 Ce ne sont donc pas les émissions anthropiques elles-mêmes qui "se sont accumulées dans l'atmosphère".

88
Rapport IPCC 2007 WG1, page 213 note a du tableau 2-14
88
1 12-8) Formules de Berne, de Hamburg et "airborne fraction"
2 Pour faire croire à une rémanence "cent ans" 89 dans l'air non pas des molécules de CO2 anthropiques mais de leurs
3 fantômes après de multiples absorptions et dégazages par la végétation, les sols et les océans il suffit de poser par
4 exemple
5 fabsorbé(t) = fdégazé (t) + 0,55 fgaz de combustion (t) et alors d[CO2](t)/dt = 0,45 fgaz de combustion(t)) dite être la "airborne fraction"
6 restant perpétuellement dans l'air , ou encore d'appliquer une fonction à retards g(t)
7 [CO2](t) = t0t fgaz de combustion(t') g(t-t') dt'
8 où g(t) est exprimé par des formules "justifiées" par des "modèles en compartiments" de l'océan, avec g(100)= 1/e
9 =0,367.
10 g(t) est en fait la meilleure fonction de transfert à 6 ou 8 paramètres arbitraires entre fgaz de combustion(t) et [CO2](t) observé
11 au Mauna Loa.
12 Des exemples de ces approximations justifiées par des "modèles en compartiments" 90 sont :
13 berne[t] = 0,217 + 0,259 exp(-t/172,9) + 0,338 exp(-t/18,51) + 0,186 exp(-t/1,186)
14 hamburg[t] = 0,131 + 0,201 exp(-t/363) + 0,321 exp(-t/74) + 0,249 exp(-t/17) + 0,098 exp(-t/1,9) et une
15 variante berne1[t] = 0,18 + 0,14 exp(-t/420) + 0,18 exp(-t/70) + 0,24 exp(-t/21) + 0,26 exp(-t/3,4)
16 ce qui par exemple pour berne[t] exprime que 22% des émissions anthropiques reste perpétuellement dans l'air, 26% ont
17 une durée de vie de 173 ans, 34% une durée de vie de 19 ans etc.
18 Les raisonnements sur des compartiments imaginés dans les sols et les océans sont un habillage; ces compartiments
19 diffèrent beaucoup d'une expression de g(t) à une autre.
20
21 Enfin on assure que les "aléas météorologiques" tels que les El Niño ajoutent un "bruit" autour de la tendance. La figure
22 12-I montre ces différentes variantes en couleurs et les compare avec g(t) = exp(-t/5,5) (courbe en gris en bas ) et avec
23 les observations (en noir)
24 Figure 12-I Incréments d[CO2]/dt pour dt=12 mois observés (en noir) et calculés pour diverses fonctions g(t) "airborne
25 fraction" = 45% (en rouge), formules de Berne (magenta) et de Hamburg (en bleu) et, en bas, incréments anthropiques
26 pour une durée de vie de 5,5 ans (en gris)

27
28 La "airborne fraction" atteint, sur 2015-2100, pour le "scénario" RCP8.591, 69% au lieu des 45% ou 42% supposés pour
29 le XXème siècle.
30 Le rapport IPCC AR5 WG1 p.495 indique que cette "airborne fraction" a augmenté de 0,05 sur 1960-2010 92 .

89
Communiqué de presse de l'OMM (Organisation Météorologique Mondiale) du 9 septembre 2014 "Le dioxyde de carbone demeure
pendant des centaines d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan. L'effet cumulé des émissions passées,
présentes et futures de ce gaz se répercutera à la fois sur le réchauffement du climat et sur l'acidification des océans. Les lois de la
physique ne sont pas négociables"
H. Le Treut Le Figaro 28 11 2011 " ...par exemple la moitié environ du dioxyde de carbone injecté dans l'atmosphère à un moment
donné y est encore présente un siècle plus tard ... ces effets des gaz à effet de serre sont avant tout des effets futurs ... urgence
climatique qui tient à cet engagement croissant sur l'avenir de la planète que nous prenons en émettant des gaz à effet de serre
R. Kandel Le Figaro 25 3 2010 "... une fraction croissante du CO2 ajouté à l'atmosphère risque d'y rester plus d'un siècle, il est
urgent d'agir..."
90
Soit X(t) =(x1(t), x2(t), .., xn(t)) le vecteur des contenus des compartiments liés par un système d'équations linéaires de la forme
dX/dt= A X(t) + F(t), résolu en prenant la transformée de Laplace de X(t) et éliminant {x 2, x3, .., xn) ; le contenu x1(t) du premier
compartiment est alors une somme d'exponentielles du temps, exp(-ai t) où ai est une des racines du déterminant B factorisé sous la
forme ( s+ ai); B(s) sert à exprimer les transformées de Laplace de {x2, x3, .., xn) en fonction de celle de x1
91
936 ppm en 2100 sont +536 ppm par rapport à 2014 ou +1136 Gt-C, soit une airborne fraction de 1136 / (1685) = 69% des
émissions cumulées entre 2014 où elles étaient de 403 Gt-C et 2100 où elles atteindraient 1685 Gt-C depuis 2012 pour ce scénario
RCP8.5
89
1 Et pourtant les incréments observés décroissent depuis 2002 malgré des lissages en moyenne mobile: figure 12-J.
2 Figure 12-J) Observations de la croissance du CO2 de l'air (Figure 2 de l'article de Francey et al. Nature Climate
3 Change, 10 February 2013). La légende de cette figure 2 est :
4 a: ralentissement de la croissance d[CO2]/dt en Gt-C/an: les points bleus sont les différences des concentrations
5 moyennes mensuelles d'un an à l'autre avec un lissage sur 1,8 an (ligne rouge mince) et sur 5 ans (ligne rouge épaisse);
6 la ligne en tirets bleus est l'extrapolation d'une régression linéaire faite sur 50 années de valeurs de d[CO2]/dt
7 b: d[CO2]/dt à Cape Grim (Tasmanie) (air marin) (en bleu), au Mauna Loa (en jaune) et à Alert (à 817 km du Pôle
8 Nord, dans l'Arctique canadien) (en gris) en Gt-C/an. La courbe rouge est celle de la vignette a).
9 Les droites en tiretés sont les régressions linéaires sur 50 ans de d[CO2]/dt au Mauna Loa et au Pôle sud.

10
11 La production de charbon a presque doublé (figure 12-K) alors que dans le même temps, selon Francey et al., 2013,
12 d[CO2]total/dt diminuait sensiblement (figure 12-J) .
13 Voilà pourquoi James Hansen (citation à la note 89) trouve maintenant au charbon "chinois" des propriétés miraculeuses
14 pour la végétation et pourquoi Wang Xuhui et al. (citation à la note 81) conclut à l'inadéquation des "modèles" du cycle
15 du carbone employés par l'IPCC-GIEC.
16
17 Figure 12-K) à gauche: Production de charbon en Mt-charbon (en noir) et en équivalent-pétrole en Mtep (bleu)
18 à droite: évolutions en Mtep des productions de pétrole (brun), charbon (noir), gaz (rouge), hydroélectrique (bleu),
19 nucléaire (magenta), bois de chauffage (bistre) et de divers prétendus renouvelables (de 20 Mtep à 100 Mtep)
20 Selon BP energy outlook 2014

21
22

92
"A positive trend in airborne fraction of ~0.3% yr–1 relative to the mean of 0.44 + 0.06 (or about 0.05 increase over 50 years) was
found by all recent studies"
90
1 Beaucoup d'auteurs qui ne comprennent pas pourquoi les émissions anthropiques resteraient "cent ans" dans l'air
2 invoquent fort bizarrement la stabilité chimique de la molécule de CO293.
3 Des synthèses récentes sur la circulation des carbones organiques et inorganiques dans les océans infirment les modèles
4 de compartiments; Levy et al. 201394 explique: "Aux latitudes tempérées la subduction de carbone inorganique dissous
5 (DIC) et dans une moindre mesure (< 10%) la descente de particules [de matière organique] assure une sous-saturation
6 en CO2 alors que le carbone inorganique dissous remonte vers la surface dans la zone intertropicale (75%) et dans
7 l'océan austral (25%).
8 A l'échelle du globe on aurait une remontée de 275,5 Gt-C/an et une subduction de 264,5 Gt-C/an, soit trois à cinq fois
9 les estimations précédemment avancées."
10
11 12-9) Pour conclure
12 Il n'y a, en 2015, que 6% de carbone anthropique dans l'air (figure 12-A) ; le reste de la croissance des ppm est un
13 phénomène naturel conséquence des températures (figure 12-B).
14 Les relations
15 [CO2]total(t) = [CO2]naturel(t) + [CO2]anthropique(t), fabsorbé(t) =[CO2]total(t) / v et d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0)
16 permettent très simplement et exactement de rendre compte des quatre séries temporelles des émissions anthropiques
17 (depuis 1750), des teneurs de l'air en CO2 (depuis 1958), et de leurs rapports isotopiques, ce sans hypothèses arbitraires
18 sur des compartiments fantasmés à l'intérieur de l'océan ou des sols.
19
20 Nous renvoyons à un autre fascicule de la collection "Comprendre vraiment" pour une étude plus détaillée de la durée de
21 vie v et l'examen des modèles en compartiments.
22
23 Comme déjà dit le "scénario" RCP8.5 avec 936 ppm en 2100 suppose +536 ppm par rapport à 2014 ou +1136 Gt-C et
24 donc une "airborne fraction " de 1136 / (1685 – 403) = 89% des émissions cumulées entre 2014 (cumul de 403 Gt-C) et
25 2100 (cumul de 1685 Gt-C pour ce scénario).
26 Ce passage de 42% ou 45% à 89 % de la "airborne fraction" ôte toute crédibilité aux scénarios de l'IPCC-GIEC.
27 La figure 12-I monte bien que les incréments de [CO2]total(t) en noir, n'ont que peu à voir avec les incréments du stock
28 anthropique (en gris).
29
30 La croissance observée de la végétation assure la constance du rapport (stock dans l'air) / (flux absorbé par an)
31
32 ************
33
34 Pour l'océan il y a quelque contradiction entre dire que les sédiments calcaires à faible profondeur sur les plateaux
35 continentaux qui assurent un remarquable effet tampon n'auront d'effet que dans des millénaires et dire que les coquilles
36 calcaires de certaines espèces – pourtant généralement dans une enveloppe biologique- sont menacées de dissolution
37 immédiate.
38
39 Les quelques 400 Gt-C attribués aux combustibles fossiles brûlés depuis le début de l'ère industrielle ne sont que un pour
40 cent du stock de 45 000 Gt-C circulant dans l'air, l'océan, les sols et la végétation.
41

93
Un exemple parmi mille: Adolphe Nicolas 2050 Rendez-vous à risques Belin 2004 191 pages... (p. 62) L'atmosphère constitue un
réservoir petit mais très ouvert; le quart de la masse de carbone qu'il contient est mobile...bien que modeste la contribution
anthropique suffit à perturber un cycle naturel en équilibre depuis plusieurs siècles.... en vertu de sa stabilité chimique ce gaz
s'accumule dans l'atmosphère.
Bernard Tissot dans Halte au changement climatique (Odile Jacob 2003) dit une "durée de vie de 200 ans" et la justifie par la
stabilité chimique des molécules de CO2
94
Levy, M., L. Bopp, P. Karleskind, L. Resplandy, C. Ethe, and F. Pinsard (2013), Physical pathways for carbon transfers between
the surface mixed layer and the ocean interior, Global Biogeochem. Cycles, 27, 1001–1012, doi:10.1002/gbc.20092.
http://hockeyschtick.blogspot.fr/2013/09/new-paper-finds-oceans-are-net-source.html
91
1 12-10) Annexe: sur la "durée de vie de 50 ans à 200 ans "
2 L'IPCC AR1 explique que la durée de vie de 4 à 5 ans ne doit pas être confondue avec le temps nécessaire pour que le
3 CO2 atmosphérique "s'ajuste à un nouvel équilibre si les sources et les puits changent" et note que si l'on prend en
4 compte un "puits dans la biosphère95 les concentrations seront moindres en 2100 par exemple 415 ppm en 2050 et 460
5 ppm en 2100 pour le scénario C ...
6 Le temps d'ajustement qui correspond à une durée de vie de 50 ans à 200 ans est déterminé par le lent échange de
7 carbone entre les eaux de surface et l'océan profond. C'est ce temps qui compte pour le calcul des potentiels de
8 réchauffement climatique... A cause de son cycle complexe le temps de décroissance d'un excès de CO2 dans l'air ne suit
9 pas une courbe exponentielle simple et donc une seule échelle de temps ne suffit pas à caractériser le processus
10 d'ajustement vers un nouvel équilibre ".
11
12 "L'équilibre" suppose a priori l'égalité entre apports et emports; les figures 12-B et 12-D montrent l'effet de températures,
13 avec (figure 12-D) en orange, aux hautes latitudes l'indication d'une moindre absorption ou en intertropical l'indication
14 d'un dégazage plus fort.
15 Il n'y a donc jamais eu d'équilibre puisque comme le reconnaît –enfin!- Wang Xuhui et al. (note 81) le dégazage suit les
16 températures elles-mêmes perpétuellement variables (figure 11-O).
17
18 La figure 3-D montre qu'il n'y a pas non plus un équilibre entre un compartiment air et un compartiment océan mais des
19 zones d'absorption et des zones de dégazage, fort contrastées et complémentaires; il faut quelques dizaines d'années pour
20 que l'eau affleurant en surface aux hautes latitudes se retrouve, après migration sur les surfaces isopycnes ou d'égales
21 densité, à quelques centaines de mètres dans la zone de dégazage et de "upwelling" ou remontée d'eau profonde.
22 La densité de l'eau de mer est en effet fonction de la salinité et de la température ce qui détermine la forme de ces
23 surfaces d'égale densité comme le montre la figure 12-L.
24
25 Figure 12-L Océan Pacifique nord: lignes d'égale densité (isopycnes, en rouge) de l'eau de mer 96 et variation du pH entre
26 1991 et 2006

27
28

95
A biosphenc CO2 sink (Goudriaan, 1989)
96
Byrne, R. H., S. Mecking, R. A. Feely, and X. Liu (2010), Direct observations of basin-wide acidification of the North Pacific
Ocean, Geophys. Res. Lett., 37, L02601, doi:10.1029/2009GL040999
92
1 Annexes A, B et C à la première partie
2
3 L'annexe A revient sur les observations des températures, leur variabilité et la définition des climats par les géographes.
4
5 Elle essaie de ramener un peu de bon sens dans des discussions sur des dixièmes de degré Celsius, ponctuées par des
6 annonces hystériques de records de températures pour un centième de degré en plus ou en moins
7
8
9 Les annexes B et C suggèrent qu'il est, à certaines échelles de temps et d'espace, possible d'appréhender la réalité de
10 façon plus correcte – et bien plus simple- que par la discrétisation des équations de Navier-Stokes avec des
11 "paramétrages" de tout ce qui concerne la vapeur d'eau.
12
13
93
1 Annexe A Sur les climats, et sur la variabilité naturelle des températures
2
3 A-1) Les climats de Köppen et les observations des géographes; déplacements des frontières entre climats
4 Une classification des climats a été établie par Wladimir Köppen97 vers 1900 et révisée par R. Geiger en 1931. Des
5 exposés en sont donnés dans les manuels de géographie (e.g. d'A. Hufty98) et certains atlas.
6 Le site http://koeppen-geiger.vu-wien.ac.at/ est consacré à ce sujet.
7 Les climats sont caractérisés par trois lettres rendant compte des précipitations, des températures et reflètent le type de
8 végétation; par exemple, la limite nord de l'arbre est que le mois le moins froid de l'année soit à +10°C au moins; la
9 saisonnalité et le volume des précipitations sont essentiels: par exemple pas de pluie en été en climat méditerranéen
10 (Csa en vert clair à la figure A-1), pluies d'été en climat de mousson (en rose Aw et en rouge Am, sauf mousson chinoise
11 plus complexe et sud du Brésil en Cfa), etc..
12 Les températures qui, d'une année à l'autre, pour le même mois, fluctuent de quelques degrés en climat tempéré (pour les
13 moyennes mensuelles plages de fluctuation d'une année à l'autre de l'ordre de 5°C en été, de 8°C et plus en hiver) n'ont
14 qu'un rôle bien moindre que les précipitations; la limite nord de certains végétaux est fixée par les froids extrêmes subis
15 même seulement tous les dix ans, par exemple la limite des orangers dans le nord de la Floride ou la limite entre blés
16 d'hiver et blés de printemps qui dépend évidemment de l'intensité de l'hiver.
17 Figure A-1) Carte des climats du monde selon Köppen et Geiger http://koeppen-geiger.vu-wien.ac.at

18
19 Les climats sont donc l'expression visible –et exprimée par la végétation - de la circulation atmosphérique et océanique
20 qui reflète en partie les reliefs, avec des zones aérologiques distinctes.
21 Les chaînes montagneuses infranchissables par les anticyclones mobiles polaires séparent les zones d'influence des
22 différents océans: par exemple les montagnes Rocheuses en Amérique du Nord et les Andes en Amérique du sud limitent
23 l'influence de l'océan Pacifique à une bande étroite à l'ouest du continent; l'Himalaya limite l'extension de la mousson

97
Né à Saint Petersburg en 1846, décédé en 1940, publie le Handbuch der Klimatologie de 1920 à 1939
Kottek, M., J. Grieser, C. Beck, B. Rudolf, and F. Rubel, 2006: World Map of the Köppen-Geiger climate classification updated.
Meteorol. Z., 15, 259-263. DOI: 10.1127/0941-2948/2006/0130
98
André Hufty Introduction à la climatologie de Boeck, 2001-2009, 542 pages
94
1 indienne; le Groenland sépare les anticyclones mobiles qui passent à l'ouest par le nord du Canada de ceux bien moins
2 fréquents qui passent à l'est entre la Scandinavie et l'Islande.
3 Les limites entre les climats se déplacent de quelques dizaines ou centaines de kilomètres tantôt vers le nord et tantôt vers
4 le sud selon les cycles "climatiques" dont le plus évident a une période de 60 ans, par exemple oscillation de quelques
5 degrés de latitude de la limite nord de la zone à pluies d'été entre le Sénégal et l'Erythrée99, ou oscillation de la limite
6 entre climats C et D, décennie par décennie, aux USA; la figure C-2 100 montre l'ampleur du refroidissement ressenti au
7 début des années 1970, avant le changement de signe de la PDO (Pacific Decadal Oscillation) en 1977.
8 Figure A-2) Variations de la limite entre climats C et D de Köppen aux Etats Unis XXème siècle, par décennie, de
9 1900-1910 à 1990-2000

10
11 http://koeppen-geiger.vu-wien.ac.at/shifts.htm propose des cartes et des animations de ces déplacements.
12
13 A-2) La plus longue série thermométrique CET 1659, la série de Paris et un exemple à Ceylan
14 La figure suivante montre un extrait de la plus longue série thermométrique (CET 1659 ou Central England Temperature
15 depuis 1659, http://hadobs.metoffice.com/hadcet/cetml1659on.dat). Les températures moyennes du mois le plus froid ont
16 une répartition vaguement gaussienne
17 {moyenne = 2,2°C, écart type 1,7°C, kurtosis 3,2, extrema -3,1°C et +6°C en gros à 3 et 2½ écarts-types de la
18 moyenne} comme celles du mois le plus chaud
19 {moyenne = 16,3°C, écart type 1,1°C, kurtosis 2,96, extrema 13,5°C et 19,7°C à 3 écarts-types de la moyenne}.
20 En 356 ans tendances linéaires de + 0,6°C pour le mois le plus chaud (droite rouge) et de +1,2°C pour le mois le plus
21 froid (droite bleue); ce sont des fractions de l'écart type de la distribution des températures qui, même calculé sur par
22 exemple 30 ans, reste remarquablement constant.
23 Figure A-3 Températures moyennes mensuelles du mois le plus chaud et mois le plus froid de chaque année selon la
24 plus longue série thermométrique: "Central England Temperature" depuis 1659 et droites de régression:
25 en 356 ans +0,6°C sur le mois le plus chaud (droite noire) et +1,2°C sur le mois le plus froid (droite bleue)

26

99
à la sécheresse au Sahel a succédé son "reverdissement" depuis 2000
100
Suckling, P.W. and Mitchell, M.D. 2000. Variation of the Koppen C/D climate boundary in the central United States during the
20th century. Physical Geography 21: 38-45.
http://wattsupwiththat.com/2013/01/04/solar-neutrons-and-the-1970s-cooling-period/
95
1 Le climat anglais au sens de la végétation et de la figure A-1, de type Cfb, tempéré humide, n'a évidemment pas
2 changé, même si la limite nord de la culture de la vigne en Angleterre aurait, dit-on, remonté vers le nord de 100 km
3 depuis 1900, se rapprochant ainsi de sa position à l'époque romaine.
4 Les 21 années de mois le plus froid de moyenne à -0,7°C ou moins sont:
5 {1795, -3,1°C}, {1684, -3°C}, {1814, -2,9°C }, {1740, -2,8}, {1963, -2,1}, {1716, -2,}, {1947, -1,9}, {1895, -1,8},
6 {1855, -1,7}, {1776, -1,6}, {1881, -1,5}, {1838, -1,5}, {1709, -1,5}, {1940, -1,4}, {1986, -1,1}, {1695, -1,0},
7 {1780, -0,9}, {1890, -0,8}, {1763, -0,8}, {2010, -0,7°C}, {1879, -0,7°C}.
8 On se reportera à https://en.wikipedia.org/wiki/Winter_of_2010%E2%80%9311_in_Great_Britain_and_Ireland pour
9 une description du terrible hiver 2010-2011 (-19°C dans le Yorkshire); les chutes de neige abondantes en janvier et en
10 mars 2013 et encore en 2014-2015 démentent les annonces du met office 101 et de la CRU (Climate Research Unit)
11 d'hivers anglais sans neige au XXIème siècle.
12 Laissons le lecteur deviner sur les figures suivantes quelle est la courbe du XXIème siècle et quelle est celle des années
13 1790-1804.
14 Figure A-4 Températures moyennes des mois de juillet et de janvier de la série CET: 2000-2014 et 1790-1804 102
série températures CET1659 Juillet XXIème siècle et 210 ans avant série températures CET1659 Janvier XXIème siècle

19 6

18
4
C juillet

C janvier
17
2
16

0
15

14 2

2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014
15 année du XXIème siècle année du XXIème siècle

16 M. Daniel Rousseau 103 a établi une série pour Paris depuis 1676; il montre que les trois séries de Paris (48°51'N), CET-
17 1659 et de de Bilt (52°7'N) près de Utrecht aux Pays-Bas sont très proches quant à leurs évolutions avec Paris plus chaud
18 que les deux autres sites de moins de 1°C en hiver et plus chaud de 2°C à 3°C en été,soit en gros -1°C par degré de
19 latitude N.
20 Figure A-5 Températures à Paris, 1676-2008 (Daniel Rousseau), moyennes mensuelles du mois le plus chaud et du mois
21 le plus froid de chaque année; le mois de décembre est ici associé à l'année suivante

22
23 Les moyennes mensuelles à plus de 22,5°C sont parfois la marque d'années avec canicule (1794, 1911, 2003, 2006)
24 {1757, 22.6}, {1780, 22.7}, {1794, 22.6}, {1859, 22.6}, {1911, 22.9}, {1983, 23.}, {1994, 22.6}, {1997, 23.4},{2003, 23.9}, {2006, 24.2}
25 Les moyennes mensuelles à moins de -3,5°C sont en janvier, sauf mention contraire

101
http://wattsupwiththat.com/2009/12/29/crus-forecast-winter-snowfall-will-become-a-very-rare-and-exciting-event/
http://21stcenturywire.com/2014/01/10/didnt-our-media-tell-us-that-snow-would-be-a-thing-of-the-past/
http://iceagenow.info/
102
Réponse: on distingue la canicule de juillet 2006 (en noir) et le grand froid de janvier 1795 (en rouge) quand un détachement de
cavalerie français a pris la flotte hollandaise bloquée par les glaces au Texel.
103
série imprimée dans la Météorologie n°67 Novembre 2009
http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30038/meteo_2009_67_43.pdf?sequence=1&isAllowed=y
Daniel Rousseau Les moyennes mensuelles de température à, Paris de 1676 à 2008 Geographia Technica. Numéro spécial, 2009, pp.
407 -412 http://geografie.ubbcluj.ro:8010/AIC/pdf/69_d._rousseau_-
_les_moyennes_mensuelles_de_temperature_a_paris_de_1676_a_2008.pdf
96
1 {1684, -3.6}, {1709, -3.7}, {1716, -3.6}, {déc. 1788, -6.8}, {1795, -6.3}, {1838, -4.6}, {dec. 1879, -6.5}, {fev. 1895, -3.6}, {fev. 1956, -3.9}
2 Les principales différences entre la zone tempérée entre 40°N et 60°N et la zone intertropicale sont sur ces moyennes
3 mensuelles
4 - la moindre amplitude entre mois le plus chaud et mois le plus froid, de seulement 4,7°C en moyenne (écart type 0,6°C)
5 à Trincomalee (Ceylan) au bord de l'océan indien
6 - la très faible variabilité d'une année à la suivante (sur la série des mois les moins chauds: moyenne 0°C, écart type
7 0,45°C) hors quelques éruptions volcaniques et grands El Niño.
8 Figure A -6 Températures moyennes mensuelles du mois le plus chaud et mois le plus froid de chaque année à Ceylan

9
10 Nous avons ici présenté des moyennes mensuelles; la réalité est d'une heure à l'autre et d'un jour du même mois à l'autre
11 une variabilité du même ordre de grandeur que l'écart entre les moyennes des mois le plus chaud et le plus froid, ce qui
12 montre le peu de sens de "tendances linéaires" en dixième de degré par siècle.
13 Ce sont les distributions des extrema diurne et nocturne, même simplement modélisées en moyenne et écart type, avec
14 les records à disons 3 écarts-types de la moyenne qui déterminent les conditions de vie de la végétation et des animaux.
15
16 A-3) Sur la perception des variations de température: quelques exemples: Ryadh, Paris, Perpignan, Fairbanks
17 Les moyennes de Paris (Trappes) et de Bordeaux diffèrent de 3°C, celles de Trappes et de Nice de 5°C, et il y a 12°C
18 entre Paris et Rio de Janeiro où les hivers sont fort doux.
19 Quatre degrés Celsius, le réchauffement maximum prophétisé par l'IPCC pour 2100 pour le cas pire de son scénario
20 "repoussoir" RCP8.5, est la différence de température entre 8 h du matin et midi, à Paris.
21 3°C est l'ordre de grandeur du refroidissement des eaux des océans observé entre l'optimum holocène autour de 8000
22 avant le "présent", c'est à dire vers 6050 avant notre ère, et le XXème siècle ( figure A-13).
23
24 A-3-1) Températures extrêmes, moyennes des maxima ou des minima et "température moyenne"
25 La différence des températures entre jour et nuit est de l'ordre de 10°C à 15°C à Paris, mais peut parfois atteindre 40°C
26 dans des déserts secs (Sahara, Rajasthan, ...). A Ryad (Arabie, pluies de 100 mm/an) exemple de désert chaud de climat
27 de Köppen de type BWh (aride, désert, très chaud) (figure A-1) la différence entre les moyennes des extrema est moindre
28 que 15°C (tableau A-A); si les records sont à 3 écarts-types de la moyenne, l'écart type de la répartition des minima et des
29 minima d'un mois n'est que de 2°C à 3°C.
Tableau A-A températures minima et maxima & moyennes mensuelles de maxima et minima journaliers en °C
à Ryadh, Arabie Saoudite
Ryad °C janv. févr. mars avril mai juin juillet août sept. octo. nov. déc.
record froid −2,2 0,5 4,5 11 18 16 23,6 22,7 16,1 14 7 1,4
min moy. 8,4 10,4 14,5 19,4 23,9 25 27,0 26,2 23,9 18,2 14,0 9,6
max moy 20,2 23,4 27,7 32,4 38,4 41,5 42,5 42,2 40,4 34,5 27,3 22,0
record chaud 31,5 34,8 38 42 45,1 47,2 48 47,8 45 41 38 31
30
31 Wikipedia donne pour Paris depuis 1873 104 les valeurs extrémales suivantes, où sur une période d'observation plus
32 longue les extrema de juillet sont 6°C et 40,4°C, avec le même record de chaleur qu'à Perpignan sur 1981-2010.
33 Les extrema -24°C et +40°C sont de décembre 1879 et de juillet 1947; min et max records d'un même mois diffèrent
34 d'environ 34°C; le "climat parisien" est dit "tempéré": la plage de variation des températures est, sur ces 140 ans, de 64°C
35 moindre que les 85°C de l'état américain du Maine situé au débouché sur l'Atlantique des anticyclones mobiles polaires
36 et donc, quoiqu'à la latitude de Nantes, soumis de temps en temps à des températures véritablement polaires.
37 La moyenne des maxima (diurnes) ou celle des minima (nocturnes) est à de cinq à dix degrés de la moyenne des
38 températures 105 sur 24 heures, qui n'a donc guère de sens pratique.

104
voir aussi http://la.climatologie.free.fr/record.htm; voir aussi http://www.meteorologic.net/;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Climat_de_Paris; http://www.over-
blog.com/Quelle_est_la_temperature_moyenne_des_regions_de_France-1095203942-art392985.html ;
http://www.linternaute.com/ville/climat.shtml
97
1
tableau A-B Températures journalières min et max depuis 1873 à Paris-Montsouris en °C et moyennes sur 1980-2010
Paris °C janv. févr. mars avril mai juin juillet août sept. octob. nov. déc.
record de -3,1
froid -14,6 -14,7 -9,1 -3,5 -0,1 3,1 6 6,3 1,8 27/10/ -14 -23,9
23/1/ 2/2/ 3/3/ 13/4/ 7/5/ 10/6 3/7/ 29/8/ 26/9/ 1887 28/11/ 10/12/
1940 1956 1890 1879 1874 /1881 1907 1881 1889 29/10/ 1890 1879
1890
min moy. 2,7 2,8 5,3 7,3 10,9 13,8 15,8 15,7 12,7 9,6 5,8 3,4
moyenne 5,0 5,6 8,8 11,5 15,3 18,3 20,6 20,4 16,9 13,0 8,3 5,5
max moy 7,2 8,3 12,2 15,6 19,6 22,7 25,2 25,0 21,1 16,3 10,8 7.5
record de 34,8 21
chaleur 16,1 21,4 25,7 30,2 24/5/ 37,6 40,4 39,6 36,2 28,9 2/11/ 17,1
5/1/ 28/2/ 25/3/ 18/4/ 1922 26/6/ 28/7/ 6/8/ 7/9/ 1/10/ 1899 16/12/
1999 1960 1955 1949 29/5/ 1947 1947 2003 1895 2011 21/11/ 1989
1944 2014
2 La sortie du petit âge de glace (1300-1860) a vu au XXème siècle, sur Paris, une diminution des extrema, grands froids
3 ou canicules, l'un et l'autre toujours liés à la persistance pendant une ou quelques semaines d'une haute pression
4 stationnaire. Cette présentation exprime la fréquence relative de situations de blocage synoptique bien mieux que la
5 figure A-5 des moyennes mensuelles.
Tableau A-C Paris: occurrences de maxima à 35°C et plus et de minima à -15°C et moins (Roger Dubrion.106)
siècle XVIIIème XIXème XXème
nombre d'années avec des maxima à 35°C et plus 35 24 27
minimum -23,5°C -23,9°C -14,7°C
nombre d'années avec des minima à -15°C et en dessous 14 10 2 (1940, 1956)
nombre d'années avec des minima à -10°C et en dessous 43 46 26
nombre d'hivers" exceptionnels" et "grands" 5 & 14 9 & 26 5 et 20
6 Autre exemple: à Perpignan de climat méditerranéen, Csa (tempéré chaud, étés secs, étés très chauds) sur les 30 années
7 1981 à 2010, les températures de juillet sont entre 11,2°C et 40,5°C (températures extrêmes), les moyennes mensuelles
8 des minima et des maxima de juillet sont 19,4°C et 29,2°C107 et les records à 8°C et 11°C de ces moyennes.
108
Tableau A - D Relevé météorologique de Perpignan sur 1981-2010 (Wikipedia)
Mois jan. fév. mars avril mai juin juillet. août sep. oct. nov. déc. année
Record de froid (°C) −8,2 −11 −5,9 0,2 2,4 7,4 11,2 10,4 5 −1,2 −5,7 −6,3 −11
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,9 7,4 9,4 12,9 16,8 19,4 19,3 16 12,6 8,1 5,1 11,4
Température moyenne (°C) 8,4 9 11,7 13,8 17,3 21,5 24,3 24,1 20,7 16,8 12 9,1 15,7
Température maximale moyenne (°C) 12,4 13,2 16 18,2 21,8 26,2 29,2 28,9 25,4 21 15,9 13,1 20,1
Record de chaleur (°C) 25 26,5 28 32,4 34,4 36,8 40,5 38,7 36,8 34,2 28,1 26,7 40,5
Ensoleillement (h) 147,5 153,2 206,2 214,2 240,1 270,6 313,9 270,7 217,7 182,3 147,7 141,9 2 506
Record de vent (km/h) 136,8 136,8 126 115,2 108 104,4 115,2 90 104,4 108 108 126 136,8
Précipitations (mm) 50,6 44,8 43,5 55,9 50,1 28,3 17,1 32 47,3 89,8 58,6 54,4 572,4
Record de pluie en 24 h (mm) 83 178 118 113 127 91 45 61 186 165 222 114 222
Nombre de jours avec précipitations 5,2 4,7 4,5 5,9 5,5 4,1 3 3,9 4,2 5,1 5,1 5,3 56,5
Humidité relative (%) 70 68 64 64 66 62 59 63 68 73 71 71 66,6
Nombre de jours avec gel 4,9 2,8 1,1 0 0 0 0 0 0 0 0,9 3,8 13,5
Nombre de jours avec neige 0,9 0,6 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0,2 0,4 2,5
Nombre de jours d'orage 0,4 0,2 0,5 1,2 2,8 4,3 4,6 5,2 3,2 2,3 0,7 0,5 25,9
Nombre de jours avec brouillard 1,2 0,9 0,9 0,8 1,1 0,6 0,6 0,9 2,4 2 1,3 1,4 14,1

105
Exemple d'ordre de grandeur en climat tempéré: moyenne de juillet 18°C, mais moyenne des maxima journaliers à 25°C écart
type 4°C et canicule "du siècle" à "3 écarts types" à 25 + 12 = 37°C pour les maxima journaliers
106
Roger Dubrion Le climat et ses excès Féret, Bordeaux, 2008, 160 pages
107
On peut spéculer que les minima sont gaussiens de moyenne 19,2°C avec 2σ ou 3σ de 19,2- 11,2 = 8°C et les maxima gaussiens
de moyenne 29,2°C avec 2σ ou 3σ de 11,3°C.
108
https://fr.wikipedia.org/wiki/Perpignan
http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/temps-reel/perpignan-rivesaltes/07747.html
98
1 La "température moyenne" n'a guère de sens et ne dit rien sur les écarts-types des distributions des températures
2 maximale et minimale ou sur la fréquence ou le "temps de retour" de conditions proches des records de froid ou de
3 chaud.
4 La considération de moyennes sur 30 ans prônée par les organisations météorologiques évite –regrettablement- de
5 regarder en détail la distribution statistique des observations et de suivre les cycles climatiques. Ce moyennage vise
6 seulement à diviser l'écart type de la moyenne que l'on calcule par 300,5 =5,5.
7
8 A-3-2) Fairbanks, Alaska
9 Singapour (1°N) à la figure 9-F présente fort peu de contrastes: plus basse moyenne mensuelle des minima à 23,3°C et
10 plus forte moyenne mensuelle des maxima à 31,7°C
11 Fairbanks (Alaska, 64°5N, 147°43W) est à l'autre extrême de variabilité et voit des variations d'un jour à l'autre du
12 même mois de 40°C à 50°C en hiver et de 20°C en été. Le maximum historique de la ville serait 35°C en 1915.
13 Des "tendances" même de 4°C/siècle ne seront donc pas bien perceptibles pour les habitants ou la végétation.
14 Figure A-7) Illustration de la dynamique journalière des températures à Fairbanks (Alaska) pendant l'année 1975;
15 les lignes minces rouge et bleue sont les extrema quotidiens; entre ces deux lignes remplissage en gris;
16 les lignes épaisses rouge et bleue sont les moyennes "climatologiques" (sur 30 ans) avec en couleurs les limites des
17 intervalles de probabilité 25% - 75% et 10% - 90% (couleur la plus claire).
18 En haut du graphique la barre est bleue quand maximum et minimum de 1975 sont tous deux en dessous de leur
19 moyenne, et rouge quand tous deux sont au dessus de leur moyenne et en blanc autrement.
20 http://weatherspark.com/history/3294/1975/Fairbanks-Alaska-United-States

21
22 L'Alaska est comme la Sibérie et d'autres régions presqu'inexplorées avant les années 1920 ou 1930 une de ces régions
23 colorées en rouge-violet sur les cartes du "réchauffement" que l'IPCC-GIEC décompte depuis 1910, année que la figure
24 11-O montre être la plus froide depuis 1850 (2013 (RID, Résumé à l'Intention des Décideurs page 4); l'Alaska est,
25 numériquement un des plus gros contributeurs à ce "réchauffement global".
26 La figure suivante montre ce qu'il en est en réalité, pour les moyennes mensuelles depuis 1929.
27 Figure A-8) Station météo de Fairbanks (aérodrome) 1929-2011: moyennes mensuelles
28 http://climexp.knmi.nl/gettempall.cgi?id=someone@somewhere&WMO=7261&STATION=FAIRBANKS/INT&extraargs=

29
99
1 Un refroidissement notable de l'Alaska est constaté depuis 2005 109. La PDO (Pacific Decadal Oscillation), un des
2 principaux marqueurs des cycles climatiques de période 60 ans, est repassée en mode négatif, 30 ans après son passage
3 en mode positif en 1976, date du "Great Climate shift" et du début du "réchauffement (1975- 1997).
4
5 A-4) Cycles de mille ans
6 Ce cycle se voit bien aux deux figures suivantes. La première présente la moyenne d'une centaine de marqueurs des
7 paléo-températures répartis sur les terres au nord de 35°N et trouve des oscillations entre -2,5°C et +2°C.
8 Figure A-9) 110 Reconstruction des températures extratropicales de l'hémisphère nord en °C, en écart à la moyenne de la
9 période 1880-1960. Les courbes minces sont les valeurs annuelles, et la courbe lissée (en rouge) une moyenne mobile sur
10 5 ans, avec en tiretés les quantiles à 2,5% de probabilité. La courbe verte montre la température extratropicale annuelle
11 moyenne observée avec des thermomètres. La courbe jaune donne la moyenne des températures sur les seules cellules de
12 5° de longitude et de latitude qui ont au moins un marqueur
13 source: Christiansen & Ljundqvist; 2012, figure 5 de http://www.clim-past.net/8/765/212/cp-8-765-212.pdf

14
15 La figure A-10, montre sur le grand glacier d'Aletsch (Suisse), des cycles de 1000 ans environ: avant notre ère, vers -100
16 et vers -1300, le glacier a été plus court qu'actuellement. Le petit âge de glace, époque "froide" de 1300 à 1860, s'est
17 terminé, selon les moraines de ce glacier, vers 1860 et le gros de la régression (de 0 m à 2000 m échelle de droite) a eu
18 lieu entre 1860 et 1957 (échelle de gauche) et précède la croissance du CO2.
19 Figure A-10) Limite basse du grand glacier d'Aletsch (longueur 23 km) (Suisse) de l'an -1500 à l'an 2000
20 (Holzhauser111)
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39

109
G. Wendler, L. Chen and B. Moore The First Decade of the New Century: A Cooling Trend for Most of Alaska The Open
Atmospheric Science Journal, 2012, 6, 111-116. Ces auteurs trouvent, depuis 2005, de -2°C à -3°C sur la moyenne annuelle, hors
zone littorale de l'océan Arctique.
110
En réalité l'optimum médiéval vers l'an mil aurait été un peu plus chaud que l'optimum contemporain (voir http://www.clim-
past.net/8/765/2012/cp-8-765-2012.pdf et http://www.climateaudit.info/pdf/multiproxy/shi_2013.pdf)
111
H. Holzhauser Die bewegte Vergangenheit des grossen Alestschgletschers http://doc.rero.ch/record/200969/files/BCV_N_178_41_2009_47.pdf
100
1 A-5) Sur l'optimum climatique holocène
2 Les cycles glaciaires de durée 100 000 ans et interglaciaires de durée 12 000 ans alternent depuis plus de 600 000 ans.
3 Le début de l'Holocène est par convention fixé à 11700 BP (Before Present, soit avant 1950) ou 9750 avant notre ère:
4 c'est aussi le début de l'actuel interglaciaire.
5 Les figures A-11 (a) et (b) montrent en écart par rapport aux valeurs du XXème siècle les températures et précipitations
6 lors de l'optimum climatique holocène entre 8000 ans et 6000 ans avant le présent. Vers 6000 avant notre ère l'insolation
7 d'été à 65°N était disons de 40 W/m plus forte que l'actuelle mais l'insolation annuelle moyenne (en haut de
8 l'atmosphère) assez peu différente. Des températures arctiques estivales de quelques degrés plus fortes 112 réduisaient le
9 contraste avec la zone tropicale; les hautes pressions subtropicales qui traduisent ce contraste et limitent l'extension de la
10 mousson vers le nord étaient bien moindres, d'où, au nord de l'actuel Sahel africain, des précipitations de 300 mm
11 supérieures aux actuelles et un Sahara couvert de lacs113 avec crocodiles et hippopotames.
12 Figure A-11) Figure 7.5 du rapport IPCC GIEC de 1990 (FAR, first assessment report) Optimum climatique holocène
13 a) écart des températures d'été par rapport aux valeurs "modernes"
14 b) écart des précipitations, en mm/an par rapport aux valeurs "modernes"
15 sources: Borzenkova and Zubakov, 1984; Budyko and Izrael, 1987

16
17 La figure A-12 présente une estimation des températures en Europe et en Chine.
18 Figure A-12) Figure 7.5 du rapport IPCC GIEC de 1990 (FAR) Optimum climatique holocène
19 (c) Températures d'été par rapport à celle du milieu du XXème siècle en Europe et en Chine entre 5000 BP et 6000 BP
20 (3050 et 4050 avant notre ère) sources: Huntley and Prentice, 1988; Wang et al. personal communication

21

112
Insolation estivale à 65°N de quelques dizaines de W/m supérieure à l'actuelle; le périhélie était alors en juillet et non en janvier.
113
voir le livre de Nicole Petit-Maire Sahara: les grands changements climatiques naturels. Paris : Errance, 2012, 192 pages
101
1 On se reportera aux cartes de la commission de la carte géologique du monde 114 plus récentes que le rapport IPCC
2 AR1 de 1990; elles montrent l'environnement végétal ou climats de Köppen au dernier maximum glaciaire et à l'optimum
3 holocène.
4 D'autres observations encore trouvent dans le Canada central entre 6000 BP et 5000 BP ("optimum atlantique") une
5 limite de la végétation à 200 km au nord de l'actuelle limite, et de 3000 BP à 2000 BP un repli de 300 km vers le sud, et
6 dans l'arctique scandinave une forêt fossile d'époque Viking 115 à 100 km au nord de la limite actuelle, dans l'actuelle
7 toundra.
8 Les températures au fond des océans (figure A-13 fonds des détroits indonésiens à des profondeurs de 500 m à 900 m)
9 ont depuis 9000 ans, été, le plus gros du temps, nettement plus chaudes qu'actuellement malgré un très léger rebond par
10 rapport au petit âge de glace: de 9000 ans à 5500 ans "avant le présent" (BP), températures de 2°C à 3°C supérieures à
11 l'actuelle. Le petit âge de glace se voit sur le graphique de droite qui détaille les derniers 550 ans.
12 Figure A-13) Températures au fond de l'océan dans les détroits indonésiens (Yair Rosenthal et al.) en "anomalies" ou
13 écart à celles du XXème siècle (http://climateaudit.files.wordpress.com/213/11/rosenthal-213-figure-2c-annotated.png)

14
15
16 La figure A-14 montre les variations des températures de surface de l'Atlantique Nord au large de l'Islande: elles sont très
17 semblables à celles du fond des détroits indonésiens. Il s'agit là de températures isotopiques sur des diatomées de la
18 carotte MD99-2275 sans doute marqueur biologique des températures d'été. Le minimum de 5,8°C est daté de 1823.
19 Moyenne et écart types sont (9,45°C et 0,31°C) sur -6148 à -5319 et pendant le petit âge de glace de 1323 à 1860 (6,9°C
20 et 0,35°C) soit une différence de 2,5°C entre ces moyennes.
21
114
Cartes des environnements du monde pendant les deux derniers extrêmes climatiques (18000 +- 2000 BP et 8000 +- 1000 BP)
publiées par la Commission de la Carte Géologique du Monde (1999)
N. Ray, J. M. Adams A GIS-based Vegetation Map of the World at the Last Glacial Maximum (25,000-15,000 BP). 2001. Internet
Archaeology 11 (http://intarch.ac.uk/journal/issue11/rayadams_toc.html) http://lgb.unige.ch/lgmvegetation
Petit-Maire, N., 1990, Will greenhouse green the Sahara? Episodes, v. 13, no.2, pp. 103–107.
Petit-Maire, N., Guo Zhengtang, 1996, Mise en évidence de variations climatiques holocènes rapides, en phase dans les déserts
actuels de Chine et du bord de l'Afrique, C. R. acad. SC. Paris: 322, v. 10, pp. 847–851
N. Ray, J. M. Adams A GIS-based Vegetation Map of the World at the Last Glacial Maximum (25,000-15,000 BP). 2001. Internet
Archaeology 11 (http://intarch.ac.uk/journal/issue11/rayadams_toc.html) http://lgb.unige.ch/lgmvegetation
115
Alain Godard, Marie-Françoise André Les milieux polaires Armand Colin 1999, 454 pages, pages 317-318; voir aussi une mine
d'informations dans www.Climatesanity.com de M. Tom Moriarty https://climatesanity.wordpress.com/2008/10/15/dont-panic-the-
arctic-has-survived-warmer-temperatures-in-the-past/ qui examine quatorze articles
102
1 Figure A-14) Températures de surface en °C de l'Atlantique Nord au large de l'Islande depuis 9300 ans (diatomées)
2 avec un échantillonnage assez lâche (toutes les années ne sont pas renseignées) jusque vers 1860.
3 Jiang et al 2015 Solar forcing of Holocene summer sea-surface temperatures in the northern North Atlantic, Geology 116
4 ftp://ftp.ncdc.noaa.gov/pub/data/paleo/contributions_by_author/jiang215/jiang215-md99-2275.txt
5 http://climateaudit.org/215/1/8/ground-truthing-marcott/ fichier uahmsu 214-1.nb

6
7
8 De très nombreux relevés montrent, comme la figure A-13, que depuis 9000 ans les températures ont, hors petit âge de
9 glace et période des invasions barbares, été presque constamment supérieures aux températures actuelles.
10
11 A-6) Indications bibliographiques sommaires sur les travaux des historiens
12 Les travaux des historiens montrent, comme la figure C-1 des climats de Köppen, que pour l'agriculture et l'élevage, ce
13 ne sont pas tant les températures moyennes que les précipitations et les températures extrêmes qui comptent.
14 Citons entre autres :
15 Geoffrey Parker Global crisis war, Climate change and catastrophe in the seventeenth century, Yale University Press,
16 2013, 871 pages; décrit pour tous les continents des conséquences de la catastrophe climatique du XVIIème
17 siècle
18 Th. Brooks Sous l'œil des dragons La Chine des dynasties Yuan et Ming Payot, 2012, 432 pages, montre la corrélation
19 entre catastrophes météorologiques, famines, inondations ou sécheresses, révoltes et changements de dynastie de
20 1270 à 1630 (voir aussi figure C-7 ci-dessus)
21 E. Garnier a étudié les caractéristiques et la fréquence des événements extrêmes en France depuis 1500, en particulier des
22 sécheresses en Île de France (la plus grande date de 1567) et en Languedoc-Roussillon où elles sont bien plus
23 fréquentes.
24 E. Garnier Les dérangements du temps : 500 ans de chaud et de froid en Europe Plon, 2010, 244 pages
25 F. Surville, E.Garnier, Ch. Moreau Les colères de la nature. Dérèglements climatiques et catastrophes naturelles Le
26 Croît vif éditeur, 2012, 368 pages
27 E. Garnier et F. Surville Climat et révolutions autour du Journal du négociant rochelais Jacob Lambertz 1733-1813 Le
28 Croît vif éditeur, 2010, 567 pages
29 E Chaumillon, E. Garnier,Th. Sauzeau Les littoraux à l'heure du changement climatique, Les Indes savantes Editeur
30 2014, 267 pages
31 Roger Dubrion Le climat et ses excès Editions Féret 2008, 160 pages
32 E. Le Roy Ladurie Histoire humaine et comparée du climat en 3 gros tomes
33 Rüdiger Glaser Klimageschichte Mitteleuropas. 1200 Jahre Wetter, Klima, Katastrophen, 2008, Primus Verlag, 264
34 pages,
35 Christian Pfister Wetternachersage 500 Jahre Klimavariationen und Naturkatastrophen Haupt Verlag, 304 pages

116
Abstract: Mounting evidence from proxy records suggests that variations in solar activity have played a significant role in
triggering past climate changes. However the mechanisms for Sun-climate linkages remain a topic of debate. Here we present a
high-resolution summer sea-surface temperature (SST) record covering the last 9300 yr from a site located at the present-day
boundary between Polar and Atlantic surface-water masses. The record is age-constrained via the identification of 15 independently-
dated tephra markers from terrestrial archives circumventing marine reservoir age variability problems. Our results indicate a close
link between solar activity and SSTs in the northern North Atlantic during the past 4000 years. They suggest that the climate system
in this area is more susceptible to the influence of solar variations during cool periods with less vigorous ocean circulation.
Furthermore the high-resolution SST record indicates that climate in the North Atlantic regions follows solar activity variations on
multi-decadal to centennial time scales.
103
1 Dario Camuffo & P. Jones (ed.) Improved Understanding of Past Climatic Variability from Early Daily European
2 Instrumental Sources Springer Science & Business Media, 2002, 392 pages et voir aussi les 200 articles de
3 D. Camuffo
4 Jürg Luterbacher https://www.uni-giessen.de/cms/fbz/fb07/fachgebiete/geographie/bereiche/klima/dateien/luterbacher
5
6 Sur la grande sécheresse de l'Europe centrale en 1540 qui a laissé en Rhénanie un millésime extraordinaire (dont
7 certaines bouteilles existeraient encore) et a duré 11 mois au lieu de 2 à 3 mois pour celles observées au XIXème et au
8 XXème siècles voir, de 32 coauteurs, l'article:
9 The year-long unprecedented European heat and drought of 1540 – a worst case Climatic Change (2014) 125:349–363
10 qui conclut: "Our analysis of CMIP5 simulations suggests that climate models are so far unable to simulate 1540-like
11 droughts … palaeoclimatic evidence of the natural archives, such as tree-rings or grape harvest dates, may fail to detect
12 record-breaking climatic outliers, whereas archives of society usually describe them in most accurate detail"
13
14 Les indications de l'annexe C permettront de comprendre le rôle essentiel des pressions, reflet de la circulation
15 atmosphérique, comme déterminant de la météorologie et de ses évènements extrêmes, et de climats plus doux pendant
16 l'optimum holocène, plus rudes pendant le petit âge de glace.
17
18
19 *******************
20
21 Remarque anticipant sur la seconde partie
22
23 Le bienfaisant optimum climatique holocène, qui a vu l'humanité sortir des cavernes et commencer à pratiquer
24 l'agriculture et l'élevage suffit à démentir les assertions des rapports de l'IPCC sur les conséquences effroyables d'un
25 réchauffement "de plus de 2°C par rapport au petit âge de glace" dont un texte de l'IDDRI nous dit que c'est un pur outil
26 politique au service de l'objectif fixé par la bureaucratie de l'ONU à savoir la destruction des sociétés industrielles et le
27 retour de l'humanité dans les cavernes 117.
28
29 Et cette limitation à +2°C par rapport au "préindustriel" ne devrait-elle pas être comptée à partir de cet optimum
30 climatique holocène et non par rapport au petit âge de glace ? Ça ferait en gros +5°C par rapport aux températures
31 actuelles !
32
33 Nous renvoyons au § 16 pour la discussion des prophéties de plus d'événements météorologiques extrêmes (dont "une
34 canicule presque permanente en été") alors que le réchauffement de 12°C en hiver et 5°C en été des hautes latitudes nord
35 (Norvège, Finlande, Canada, Sibérie ...) annoncé pour un doublement des ppm de CO2 devrait, en réduisant très
36 considérablement le contraste entre hautes et moyennes latitudes, amener un climat presque sans hautes pressions
37 stationnaires, très doux et sans canicules ni sécheresses ... plus encore que celui de l'optimum climatique holocène.
38
39

117
texte http://unsdsn.org/wp-content/uploads/2014/07/DDPP_interim_2014_report.pdf de Laurence Tubiana (IDDRI) et al. : page
xii "The science is clear that global warming beyond 2°C carries the risk of grave and irreversible harm to human wellbeing and
development prospects in all countries. The political risks of jettisoning the 2°C limit are also significant. If the world fails to
mobilize in support of the 2°C limit or if countries try to weaken it there will be no realistic prospect for the international community
to agree to another quantitative target. Countries would find themselves on a slippery downward slope with no quantitative foothold
to organize an international and coordinated response to climate change. The 2°C limit is an invaluable tool for international
mobilization that must be preserved
104
1 Annexe B Compléments de thermodynamique
2 Exemple de modélisation de l'atmosphère comme système thermodynamique ouvert dissipatif hors d'équilibre et
3 auto-organisé
4 Voyons d'abord quelques résultats de G.W. Paltridge (1978) (liste de publications en référence au § 11) obtenus à partir
5 du principe de maximum de production d'entropie avec un découpage du globe en 20 zones de même surface selon la
6 latitude et en 20 zones selon la longitude.
7 Figure B 1) température de surface, couverture nuageuse, transport de chaleur et dissipation thermique du mouvement
8 Valeurs calculées et valeurs observées, en moyenne annuelle

9
10
11 Figure B-2) Albédo de la surface attribué à chacun des 20 x 20 compartiments

12
105
1 La couverture nuageuse et les températures de surface calculées (figures B-3 et B-4) sont fort correctes en "moyenne
2 annuelle"; l'article donne encore les flux de chaleur nord-sud et est-ouest entre compartiments dans l'air et dans les
3 océans.
4 Figure B-3) Couverture nuageuse moyenne annuelle calculée exprimée en fraction entre et 1

5
6
7 Figure B-4) Températures de surface en moyenne annuelle

8
106
1 Citons la conclusion de cet article:
2 "Bien des modes de fonctionnement du système terre-atmosphère pourraient satisfaire aux conditions aux limites ... nous
3 supposons, par analogie avec des processus turbulents de transfert de chaleur à petite échelle, que le mode observé
4 satisfait au principe thermodynamique du maximum de production d'entropie. Que la dynamique [des fluides] soit sans
5 importance pour la thermodynamique est le point le plus difficile à croire. ... Les études qui montrent une relation entre
6 structures thermodynamiques et la dynamique portent en général sur des systèmes à très petit nombre de degrés de
7 liberté avec des conditions aux limites artificielles, par exemples les expériences en cuve tournante qui ne portent que
8 sur des flux d'énergie dans un seul milieu avec un seul mécanisme de transfert turbulent.
9 Le système terre-atmosphère a deux milieux [air et océans], un grand nombre de modes possibles de transfert d'énergie
10 et les conditions aux limites ne sont pas contraintes puisque la dynamique interne rétro-agit sur les flux entrants
11 d'énergie via la modulation de la couverture nuageuse ...
12 Notre modèle ne vaut que pour une situation moyenne sur quelques années ce qui rend plus plausible que la dynamique
13 ait moins d'importance qu'aux petites échelles de temps ...
14 Deux autres concepts sont intégrés dans le modèle …
15 Le premier concept est la maximisation du flux convectif vertical de chaleur de l'océan vers l'atmosphère LE+H
16 [chaleurs latente et sensible] en satisfaisant aux deux contraintes d'équilibre en énergie
17 (1) de la surface et
18 (2) de l'atmosphère ...
19 qui peut être rapporté et aux observations et au principe suggéré par Malkus et Veronis d'un "principe de maximisation
20 du transport convectif de chaleur"...
21 Le second concept est que la partition du flux d'énergie horizontal total entre atmosphère et océan est gouvernée par une
22 tendance à l'égalisation des dissipations des deux milieux. ...
23 Enfin les concepts thermodynamiques peuvent expliquer les flux d'énergie à grande échelle mais la compréhension de la
24 réalisation de ces flux demande la prise en compte de la dynamique [des fluides].
25
26
27
107
1 Annexe C Compléments de dynamique: les tourbillons sur la sphère en rotation
2
3 Voyons maintenant quelques observations de la circulation des tourbillons cycloniques et anticycloniques sur la sphère
4 en rotation. 118
5 Les tourbillons anticycloniques, descendant des pôles vers les tropiques, sont des entités de quelques milliers de
6 kilomètres de diamètre, qui, à l'échelle de la météorologie synoptique, permettent de modéliser macroscopiquement la
7 dynamique des fluides sans passer par la discrétisation des équations des fluides qui elle relève en réalité de l'échelle
8 microscopique. Cette approche permet de comprendre le mouvement de l'atmosphère.
9
10 C-1) Introduction
11
12 On a affaire à un système totalement dissipatif qui rayonne autant que ce qu'il absorbe (122 PetaWatt), absolument hors
13 d'équilibre, auto-organisé, turbulent et assez comparable à des systèmes chimiques ou biologiques, dissipatifs et loin de
14 tout équilibre statique, systèmes dont des théoriciens nous assurent qu'ils sont auto-organisés au "maximum de
15 production d'entropie".
16 Le mouvement de l'air a une structure en feuillets superposés où dominent des mécanismes propres à ce feuillet:
17 (1) dans la stratosphère une circulation apporte aux zones polaires l'ozone produite dans la zone intertropicale,
18 (2) au dessus de quelques kilomètres des "jets d'ouest" extratropicaux, d'autant plus forts que la tropopause s'abaisse plus
19 vite avec les latitudes croissantes et des "jets d'est" intertropicaux, moins rapides, au voisinage de l'équateur
20 météorologique vertical,
21 (3) la circulation dans les basses couches extratropicales, entre pôles et tropiques est "quantifiée" dans le temps et
22 l'espace et se fait par "balayage" disons tous les deux à quatre jours.
23 (4) dans la zone intertropicale les alizés surmontés par d'autres alizés convergent vers la cheminée équatoriale de
24 l'équateur météorologique vertical qui en suivant le soleil entre les tropiques se déplace entre 10°N et 10°S ou bien reste
25 vers 10°N (Pacifique central hors événements El Niño).
26
27 Nous essayons ici d'exposer brièvement les idées de feu Marcel Leroux sur la circulation atmosphérique et les
28 Anticyclones Mobiles Polaires (notés AMP par la suite) et renvoyons à ses ouvrages 119, 120 pour des descriptions plus
29 complètes des observations; le rédacteur ne connaît pas d'autre représentation conceptuelle de la circulation
30 atmosphérique qui soit plausible, cohérente et rende compte des observations 121 jour par jour des situations synoptiques
31 dans la plupart des régions.
32 On connaît ces "modèles" d'auto-organisation où les cases d'un damier changent (toutes en même temps) de couleur selon
33 des règles simples, selon la couleur des cases adjacentes. Des propriétés "émergentes" sont observées avec la formation
34 de structures stables ou oscillatoires. 122
35 Les modèles numériques de circulation générale sont aussi une forme d'auto-organisation par interaction entre des
36 cellules parallélépipédiques adjacentes, par exemple de taille 1° (en longitude) x 1° (en latitude) x 5 hPa (en altitude), qui

118
Sommeria, J. 1994 Organized vortices as maximum entropy structures. In Modelling of Oceanic Vortices (ed. G. J. F. van Heijst),
pp. 37-50. North-Holland
Henri-Claude Nataf, Joël Sommeria La physique et la Terre Belin CNRS éditions 144 pages, 2000 préface de V.Courtillot
Johnson et al. Orographically generated nonlinear waves in rotating and non-rotating two-layer flow Proc Royal Soc. A
doi:10.1098/rspa.2005.1550
Robert, R. 1990 Etats d'équilibre statistique pour l'écoulement bidimensionnel d'un fluide parfait. C. R. Acad. Sci. Paris I 311, 575-
578.
Jie-Zhi Wu, Hui-Yang Ma, Ming-De Zhou Vorticity and Vortex Dynamics en particulier chapitre 12 Vorticity and Vortices in
Geophysical Flows pp. 641-691,
Hopfingfer E. J., Van Heijst G. I. F. 1993, Vortices in rotating fluids Ann. Rev. Fluid Mech. 25, pp. 241-289
Van Heijst G. I. F., Flor J. B. Dipole formation and collisions in a stratified fluid Nature , vol. 340, 212-214, 1989
Paul K Newton The N-Vortex Problem Analytical Techniques Springer 2001 (chapitre 4 Vortex motion on a sphere pp. 139-208)
119
Marcel Leroux La dynamique du temps et du climat Dunod 2ème édition, 2004, 367 pages épuisé; réédité en version anglaise
Dynamic Analysis of Weather and Climate Atmospheric Circulation, Perturbations, Climatic Evolution, Springer-Praxis books in
Environmental Sciences, 2nd ed., 2010, 440 p., ISBN: 978-3-642-04679-7
120
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Leroux ; http://www.hacene-arezki.com/pages/Questions_climatiques-1920461.html
121
Les manuels de météorologie supposent des "explications" telles que constrictions du jet Stream, circulation de Hadley sans le
feuilletage de la troposphère, cellules de Ferrel et de Walker, rôle des dorsales et des creux des surfaces isohypses. Mais on a là
affaire tantôt à des "fantômes statistiques" tantôt à des conséquences en altitude de ce qui se passe dans les basses couches (< 2000
m) de la troposphère.
122
La thermodynamique et la dynamique décrivant des systèmes dissipatifs hors d'équilibre ont fait l'objet de multiples ouvrages
depuis
P. Glansdorf, I.Prigogine Structure stabilité et fluctuations Masson Paris 1971, 289 pages
Stephen Wolfram A new kind of science Wolfram media Inc, 2002, 1300 pages
108
1 changent d'état toutes les demi-heures (pas de calcul dans le temps) en fonction de l'état mécanique et
2 thermodynamique des cellules voisines.
3 Mais ces modèles discrets, ensembles de cellules homogènes, ne représentent pas bien la réalité, peut-être à cause de la
4 "paramétrisation" des grandeurs relatives à la vapeur d'eau et aux nuages, du pas de discrétisation spatiale et
5 d'expressions bizarres des transferts radiatifs de chaleur; ces "modèles" ne semblent pas restituer le feuilletage de
6 l'atmosphère, et ils sont instables vis-à-vis des conditions initiales.
7
8 Les météorologistes patentés nient l'existence et la circulation des AMP et des dépressions conjuguées 123:
9 "Ce sont des petites bêtes qui naissent dans les régions polaires sous forme de lentilles d'air froid et qui (par
10 héliotropisme positif sans doute) se dirigent vers les régions équatoriales ... au cours de leur migration, elles expulsent
11 (la sexualité n'a rien à voir avec cela) des dépressions ... et vont, par instinct grégaire, terminer leur existence en
12 donnant naissance à des AA (puisqu'il faut tout vous expliquer les AA sont des "agglutinations d'AMP") . Je n’ai toujours
13 pas compris en quoi les AMP et les AA avaient un rôle explicatif, ni les mécanismes qui les créent ou qui leur permettent
14 d’engendrer des dépressions". Selon Météo-France, et d’après Science et Vie: “... le débat [sur les AMP] a déjà eu lieu
124
15 dans le cadre de la revue La Météorologie, et il est désormais clos.” (n° 879, 1999, p. 72).
16
17 Voilà qui rappelle les déclarations de Guy Patin (161-1672) doyen de la faculté de médecine de Paris brocardant, sous
18 Louis XIV, le concept de circulation sanguine développé par William Harvey de 1615 à 1628 125 :
19 "la circulation [sanguine de Harvey] est paradoxale, inutile à la médecine, fausse, impossible, inintelligible, absurde,
20 nuisible à la vie de l'homme. La Bible ne mentionnant pas la circulation du sang il est difficile de l'admettre. Si le sang
21 circulait, la saignée serait mauvaise; or la saignée est le meilleur remède qui soit"126.
22 Le docteur Diafoirus 127 père dit de son fils Thomas:
23 "Mais, sur toute chose, ce qui me plaît en lui, et en quoi il suit mon exemple, c'est qu'il s'attache aveuglément aux
24 opinions de nos anciens, et que jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues
25 découvertes de notre siècle touchant la circulation du sang et autres opinions de même farine." Thomas Diafoirus tirant
26 de sa poche une grande thèse roulée, qu'il présente à Angélique.: "J'ai, contre les circulateurs, soutenu une thèse, qu'avec
27 la permission de monsieur, j'ose présenter à mademoiselle, comme un hommage que je lui dois des prémices de mon
28 esprit".
29 Les Diafoirus de la météorologie donnent souvent des "explications" tout à fait dignes de Molière, à en juger par les
30 citations qui ornent les ouvrages de feu Marcel Leroux, citations que l'on pourrait multiplier en relisant les revues et
31 publications des institutions météorologiques.
32
33 C-2) Vent géostrophique et air en rotation
34
35 Le mouvement de l'air par rapport à un repère tournant avec le sol résulte de l'équilibre entre
36 * la force de frottement (- k v, v vitesse du vent) sensible seulement dans les basses couches,
37 * le gradient de pression à une altitude donnée (grad (p))
38 * la "force" de Coriolis qui vaut 2 v sin(latitude) en projection sur le plan horizontal; est la vitesse angulaire de
39 rotation de la Terre soit 72,921 15 µrad/s.
40 La vitesse du vent "à l'équilibre géostrophique" vaut grad (p) / (2 sin(latitude)); l'air suit les courbes d'égale
41 pression, laisse à sa droite (dans l'hémisphère nord) les hautes pressions et tourne donc dans le sens cyclonique autour
42 d'une basse pression et anticyclonique (horaire dans l'hémisphère nord) autour d'une haute pression.
43 Dans les basses couches le vent est orienté, du fait de la composante de frottement en surface, sur mer à 10° des courbes
44 de pression constante ou isobares, du côté des basses pressions, et sur terre à 30°.
45 Cette convergence – en surface- vers le centre de la dépression implique un mouvement ascendant au milieu de la
46 dépression. Pour les anticyclones cette écart aux lignes isobares est orienté vers l'extérieur et implique une subsidence et
47 un étalement progressif.
48
49 Les anticyclones mobiles polaires (AMP), crêpes d'air froid tournant dans le sens anticyclonique, épaisses de 2 km et de
50 diamètre 3000 km, sont émis au rythme approximatif d'un par 24 heures et par pôle; ils conservent le mouvement relatif
51 anticyclonique de l'air par rapport à la surface du pôle entraînée par la rotation et glissent (dans l'hémisphère nord) vers le
52 sud ou le sud-est; ils soulèvent et canalisent vers le nord-est (vers le sud-est dans l'hémisphère sud) de l'air qui sur les

123
M. Rochas Lu pour vous: climat de panique d'Yves Lenoir La météorologie 38, pp.68-69. Voir http://lcre.univ-
lyon3.fr/climato/ampmeteo.htm
124
Mais, dit Marcel Leroux, il n'a jamais eu lieu !
125
William Harvey Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus, 1628
http://en.wikipedia.org/wiki/Exercitatio_Anatomica_de_Motu_Cordis_et_Sanguinis_in_Animalibus
126
Article sur l'histoire de la circulation sanguine par le Dr Patrice Josset Le Figaro mardi 31 juillet 2012, page 2
127
Le malade imaginaire, acte II scène V
109
1 océans est plus humide et plus chaud, un peu comme un chasse neige; cet air alimente la dépression conjuguée
2 cyclonique qui s'écarte vers le nord-est (sud-est dans l'hémisphère sud). Les couples {AMP & dépression conjuguée}
3 font le temps ou la météo des latitudes extratropicales.
4 Dans l'anticyclone les vents tournent dans le sens anticyclonique (aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord,
5 trigonométrique direct dans l'hémisphère sud).
6 Le vent observé en surface est évidemment la résultante du mouvement de l'air dans le cyclone ou l'anticyclone et de la
7 vitesse (vers l'est sud-est ou vers le sud) de déplacement de l'ensemble: on a donc une prédominance des vents d'ouest.
8 Figure C-1) Image et structure du couple AMP-dépression conjuguée, hémisphère nord
9 L'anticyclone mobile A froid est en bleu et les flux d'air chaud et humide sur les faces avant et arrière en rouge; le couloir
10 dépressionnaire sur la face avant alimente la dépression conjuguée D; les structures convectives et nuageuses sont très
11 visibles sur les images satellitaires.

12
13
14 Ces crêpes d'air froid en rotation sont canalisées par les reliefs même de faible altitude (1500 m à 2000 m) tels que les
15 Appalaches, les Rocheuses, le Groenland, la chaîne côtière norvégienne, les Pyrénées et la chaîne cantabrique. Les AMP
16 peuvent se diviser en deux sur les reliefs quand deux sorties sont possibles (par exemple chaîne cantabrique au nord de
17 l'Espagne ou région du Cap en Afrique du Sud) ou sont réfléchis par le relief quand un relief continu leur barre le
18 passage, par exemple par les Andes ou par l'escarpement namibien.
19 On voit sur la figure C-1) les précipitations (nuages convectifs marqués en rouge) devant l'AMP en bleu, l'air "chaud" se
20 soulevant à l'approche du "front froid" et à l'arrière de l'AMP encore des nuages à l'approche du "front chaud" qui côté
21 ouest en marque la limite.
22 Les AMP de trajectoires voisines se succèdent à la queue-leu-leu avec sur leur avant un front froid précédé par le couloir
23 dépressionnaire et sur leur arrière un "front chaud". Au milieu dans l'AMP se trouve une zone de "beau temps" avec
24 seulement quelques nuages convectifs isolés.
25 Le flux vers le nord-est de l'air chaud et humide est plus marqué aux hautes latitudes comme l'est la force géostrophique
26 2 v sinL, rotation terrestre, L latitude, v vitesse du flux, ce qui, à partir de l'air soulevé amorce et développe la
27 dépression conjuguée.
28 Selon sa position, l'observateur verra des variations des vents, des températures, des nuages et des précipitations qui
29 découlent du schéma de la figure précédente: à la latitude de l'anticyclone, vent de sud-ouest chaud et humide, puis
30 basses pressions et précipitations à l'approche du front froid; dans l'AMP le vent vient de l'ouest ou du nord-est avec
31 augmentation de la pression (du genre +2 ou +3 mbar parfois un peu plus) au passage de l'air "polaire" avec une baisse
32 des températures de, par exemple, 3°C; au bout d'un ou deux jours (20 km à 40 km/h), passage du "front chaud", baisse
33 de pression et à nouveau précipitations sur tout le bord arrière de l'AMP.
34 Les AMP finissent, après typiquement une semaine de transit à 40 km/h, en s'intégrant dans une des agglutinations
35 anticycloniques (AAc) que la description statistique appelle anticyclone des Açores (et des Bermudes en hiver), d'Hawaï
36 à l'est du Pacifique, des Philippines à l'ouest du Pacifique, et dans l'hémisphère sud de l'île de Pâques, de Sainte Hélène,
37 des Mascareignes, quoique leurs positions soit fort variables selon la saison. Ces AAc alimentent les alizés et la
38 circulation intertropicale et ses moussons. L'arrivée d'un AMP dans une AAc module les alizés qui en sortent et peut
39 causer une pulsation dans l'alizé avec des nuages convectifs localisés qui se déplacent, avec la pulsation et l'alizé, jusqu'à
40 l'équateur météorologique vertical.
110
1 Le point essentiel est la mobilité de l'AMP qui parcourt disons 1000 km/jour :
2 * vers le sud-est pour les AMP atlantiques qui vont du Labrador aux Açores, et pour les AMP asiatiques qui vont de la
3 Mandchourie ou de la mer d'Okhotsk à Hawaï,
4 * vers le sud pour les AMP scandinaves (passant entre Norvège et est du Groenland), pour ceux qui parcourent les
5 grandes plaines américaines entre les Rocheuses et les Appalaches jusqu'au Golfe du Mexique, pour les AMP qui en
6 hiver vont via l'est de la Chine et Taiwan vers une supposée AAc des Philippines,
7 * vers le sud ouest pour ces AMP qui passent au dessus de la Russie mais, en hiver, sont écartés par les hautes pressions
8 de l'Asie centrale qui s'étendent vers 50°N jusque sur la Caspienne et continuent au dessus des Balkans,
9 * vers le sud pour les AMP qui s'agglutinent dans les hautes pressions hivernales de l'Asie centrale.
10 Dans l'hémisphère sud les seuls reliefs qui canalisent les AMP sont les Andes, l'escarpement namibien, les reliefs à l'est
11 de l'Australie.
12
13 Les AMP de trajectoire méridienne provoquent des froids inattendus mais récurrents en Argentine (pampero du Rio de la
14 Plata), au Brésil (friagem du sud du Brésil jusque vers 25°S), en Floride entre 30°N et 25°N: -19°C le 13 février 1899, -
15 7°C en janvier 1985, -13°C le 28 janvier 1986 provoquant l'explosion de la fusée lançant la navette Challenger128 , -10°C
16 à Miami en décembre 1989, -7°C à -12°C en 1996 etc. . Les plantations d'agrumes du nord de la Floride en ont
17 considérablement souffert.
18 'est un AMP scandinave "plein sud" qui a, les 24 et 25 octobre 2003, provoqué en France des records de froids pour un
19 mois d'octobre129. Quelques semaines avant, début août 2003, c'étaient aussi des AMP scandinaves, inhabituellement
20 nombreux qui avaient contribué à l'installation d'une AAc sur l'Europe occidentale, avec la fameuse canicule.130 de 2003.
21 Les longs trajets au dessus les océans amenuisent la pression et le froid des AMP.
22
23 Des vents de tempête peuvent apparaître non seulement dans le secteur chaud devant l'AMP, mais encore, à la latitude de
24 la dépression, dans le coin froid en haut à droite figure B-1): de l'air froid et sec d'altitude est aspiré vers la dépression,
25 avec, dans ce coin, des zones de ciel clair. Les variations barométriques de 1 ou 2 mbar soir et matin sont sans commune
26 mesure avec celles observées au passage de tempêtes, par exemple, baisse de 33 mbar en 18 heures, puis remontée de 50
27 mbar en 15 heures 131.
28
29 On se reportera aux ouvrages de Marcel Leroux pour de multiples études de cas concrets et à la thèse d'Alexis
30 Pommier132 pour une présentation de trajectoires et des estimations de la force et de la fréquence des AMP et des
31 dépressions conjuguées sur les cinquante années 1951-2000 sur l'Atlantique nord: les trajectoires des AMP qui
32 convergent vers l'agglutination anticyclonique dite "des Açores" sont à 70% américaines puis atlantiques et à 30%
33 scandinaves, tandis que la dépression "statistique" islandaise vient du grand nombre de dépressions qui apportent de l'air
34 chaud et plein de vapeur d'eau et de chaleur latente vers les hautes latitudes de part et d'autre du Groenland.
35 Les AMP ne passent que fort rarement au dessus de l'Islande, où passent leurs dépressions conjuguées.
36
37 La météorologie "classique" affirme les dépressions en surface sont causées par des perturbations aléatoires et
38 imprévisibles du jet de haute altitude sous la tropopause. C'est là une interversion de la cause et de l'effet; ce qui se passe

128
Rappelons que les O-rings ou joints élastomères des réservoirs des boosters ou fusées d'appoint n'assurent correctement
l'étanchéité qu'au dessus de 15°C à 20°C et avaient causé des soucis lors de quatre lancements en dessous de +18°C.
Christian Morel, dans Les décisions absurde, Sociologie des erreurs radicales et persistantes Gallimard 2002, 379 pages, décrit en
détail les errements bureaucratiques de la NASA (joints classés pièces critiques 2ème niveau en 1980, puis 1er niveau en 1982,
dérogation en 1983, classement rétabli en 1985 mais supprimé par erreur administrative) et les cinq réunions qui l'après midi du 27
janvier ont conduit à la décision de lancement malgré les réserves plus ou moins virulentes de quelques ingénieurs, oppositions
finalement oubliées par le management; le sentiment de Ch. Morel est que beaucoup restaient imprégnés par l'idée qu'il fait toujours
chaud en Floride ("le bricolage cognitif"); il indique avoir dû consulter cinq ouvrages de climatologie avant d'en trouver un qui
montre ( reproduction p. 115) un bel AMP sur le sud-est des USA.
L'explosion de Challenger aurait dû attirer l'attention sur les AMP; au contraire il semble que la bureaucratie de la NASA pour
défendre ses crédits ait alors laissé libre cours à James Hansen (auditions au sénat de décembre 1987 et juillet 1988) pour justifier par
l'alarmisme climatique le développement de plus de satellites d'observation.
129
Leroux, Marcel Global Warming - Myth or Reality? The Erring Ways of Climatology Springer 2005, XXVI, 510 p. voir pp.
312-313
130
Leroux The erring ways pp. 277-289
131
A. Coles, P. Bruce Navigation par gros temps Gallimard-FFV 2004 (1977 -1999 pour l'édition anglaise) 432 pages, p.138
132
Alexis Pommier Analyse objective de la dynamique aérologique des basses couches dans l'espace atlantique Nord: mécanismes et
évolution de 1950 à 2000 Université Jean Moulin Lyon 3, Laboratoire de Climatologie-Risques-Environnement, CRGA, CNRS
UMR 5600 Université Jean Moulin, 18 Rue Chevreul 69007 Lyon, France; 321 pages
M. Leroux The Mobile Polar High: a new concept explaining present mechanisms of meridional air-mass and energy exchanges and
global propagation of palaeoclimatic changes Global and Planetary Change Volume 7, Issues 1–3, May 1993, Pages 69–93
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/092181819390041L
111
1 en altitude au dessus des anticyclones et des dépressions est une conséquence des évolutions en surface; en particulier
2 les jets d'ouest sont "suralimentés" par la convection au dessus des dépressions.
3 Ces invocations surnaturelles aux ondulations des jets d'ouest sous la tropopause 133, 134, avec des "ondes longues de
4 Rossby" et des "ondes courtes de Bjerknes" aperçues sur les isohypses et une classification des situations en altitude (de 5
5 km à 11 km) dites être à l'origine des perturbations baroclines sont un sujet d'étonnement 135: comme l'écrit l'auteur d'un
6 bel ouvrage remarquablement illustré 136:
7 "quand une masse d'air chaud se dirigeant vers les pôles s'élève au sein d'un système de basses pressions elle engendre
8 au sein du Jet Stream une dorsale barométrique … à l'inverse quand l'air froid d'un système de hautes pressions reflue
9 vers l'équateur, l'air descendant entraîne la formation d'une zone dépressionnaire au sein du Jet Stream.. le nombre de
10 zones dépressionnaires et de dorsales barométriques présentes un endroit donné est imprévisible…".
11
12 Les zones de forte convection illustrées en rouge figure C-1) modifient la hauteur des couches d'égale pression
13 (isohypses) à quelques kilomètres d'altitude; les jets d'ouest, comme on le verra, contournent ces bosses et ces creux en
14 conservant leur altitude géopotentielle.
15 La surpression en surface des anticyclones est peu marquée en comparaison des dépressions, elles couramment d'une
16 dizaine de mbar voire bien plus.
17
18 Le transfert de frigories et de calories entre la zone tropicale et les régions polaires se fait donc dans les basses couches
19 par une sorte de balayage, (qui sur les continents est contraint par le relief); ce balayage, tous les deux, trois ou quatre
20 jours, fait descendre (en latitude) des frigories que l'AMP cède en se réchauffant peu à peu pendant son transit, et fait
21 passer, dans le couloir dépressionnaire que l'AMP provoque devant lui, un fort flux de chaleur sensible et latente des
22 basses latitudes au sud de l'AMP à la zone de la dépression conjuguée au nord-est. 137
23
24 C'est ce que l'observation montre être, en dehors de la zone tropicale, l'auto-organisation spontanée de ce système
25 dissipatif hors d'équilibre qui maximise le transfert de calories des basses latitudes vers les hautes latitudes de façon à
26 uniformiser le rayonnement infrarouge thermique du globe et, en conséquence, les températures de surface.
27 Cette organisation vaut aussi bien en période interglaciaire qu'en période glaciaire, avec des forts décalages en latitude;
28 en période glaciaire AMP et AAc sont plus forts 138 et la zone intertropicale bien moins étendue.
29
30 C-3) Entre les hautes pressions subtropicales et la cheminée équatoriale: alizés, pulsations de l'alizé, moussons,
31 décalage de l'EMV
32
33 Les AMP réchauffés et affaiblis en fin de parcours s'agrègent ou à une agglutination anticyclonique transitoire de
34 quelques jours ou semaines, par exemple au nord des Alpes, ou à l'une des six agglutinations anticycloniques (AAc)
35 "permanentes" dites des Açores (28°3'N, 28°W), de Sainte-Hélène (15°57'S, 5°42'W), de Pâques (29°S, 19°3'W), de
36 Hawaï (19°3'N, 155°3'W) et abusivement des Mascareignes (qui regroupent La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues)

133
Les amateurs trouveront une description détaillée des relations entre les fronts polaires et les ondulations du jet de haute altitude
dans Temporali e Tornado, éditions alpha test Milano 2006 pp. 223-317 avec les cinq ou six types de blocage; l'idée est qu'une
divergence en altitude provoque l'assomption de l'air et le vortex cyclonique (dépression) des basses couches.
Le dogme de l'assomption a été proclamé le 1er novembre 1950 par Pie XII par la constitution apostolique Munificentissimus Deus,
mais ne saurait s'appliquer en ces matières profanes; voir aussi pages 23 à 27 du manuel de M. Leroux.
134
Et on ne saurait attribuer le front froid de l'avant de l'AMP à une subsidence d'air liée à une constriction de la banche NW-SE du
jet d'altitude dont la branche suivante orientée SW-NE est dite causer la dépression: la subsidence (la compression) réchauffe l'air et
il n'y saurait y avoir de front froid ! Cette grosse contradiction ne semble pas inquiéter les auteurs de manuels de météo.
Par ailleurs une aspiration par le haut ou assomption se raccorde mal ou pas du tout avec les fronts "chauds" et "froids" qui entourent
la dépression en surface; on est bien en peine de prolonger ces fronts de la surface à 500 hPa et 200 hPa; les auteurs de manuels
évitent ce sujet.
135
De l'ouvrage clair, pratique et bien illustré de M. Hervé Hallot Comprendre la météo Evènement'Ciel éditions, 1998: "Aux
latitudes moyennes le rapide courant d'ouest de la circulation planétaire offre l'occasion d'employer une autre méthode de transfert
de l'énergie…plus le courant est fort plus il y a de tourbillons qui se forment à l'ouest et dérivent vers l'est et s'accompagnent du
développement de systèmes nuageux qui s'enroulent progressivement autour d'un centre de basses pressions. L'ensemble se nomme
perturbation".
136
William J. Burroughs Comprendre le Climat Delachaux & Niestlé, 2000 et 2005
137
Ce balayage régulier est sans doute le plus efficace transfert de chaleur que l'on puisse concevoir sur une sphère en rotation: un
transfert direct du pôle à l'équateur d'air froid en surface et d'air chaud en altitude ne semble pas possible, la cheminée convective de
l'équateur restituant en altitude de l'air sec qui, disent les manuels, arriverait aux Tropiques avec un mouvement zonal de 500 km/h.
138
La distance entre zone froide et zone tropicale est diminuée (par exemple inlandsis à 45°N), le contraste thermique plus fort, les
AMP et les pressions sous les AAc plus fortes, les AAc plus proches de l'équateur; les vents violents provoquent les dépôts de lœss et
la formation de dunes, les pluies de mousson en Afrique et Amérique du sud sont limitées à une bande étroite autour de l'équateur
géographique. La topographie des montagnes de glace ou inlandsis modifie considérablement les trajectoires des AMP et leur
modification peut expliquer certains phénomènes comme le refroidissement du Dryas récent.
112
1 (20°S, 59°4'E). (Visibles sur la figure 3-C des précipitations en moyenne annuelle). Ce sont des positions moyennes;
2 la position réelle peut parfois être fort différente.
3 La figure C-2 (Afrique en été boréal) montre les positions des AMP toutes les 24 heures; les AMP antarctiques (rotation
4 en sens trigonométrique direct) sont divisés par le relief du Cap: une partie va vers "Sainte Hélène" et une autre vers les
5 "Mascareignes", AAc d'où sortent les alizés; sont représentés aussi un AMP "atlantique" arrivant aux Açores et un AMP
6 "russe" sur la Méditerranée orientale. Entre les agglutinations anticycloniques (AAc) des hémisphères nord et sud
7 soufflent les alizés qui convergent en latitude sur une ligne dite de "convergence intertropicale" ou équateur
8 météorologique vertical (EMV).
9 Figure C-2) Afrique juillet-août: position de l'équateur météorologique incliné EMI et de l'équateur météorologique
10 vertical EMV (Guinée à Somalie), de la mousson et exemples d'AMP (figure 19 page 77 de Leroux 2004).

11
12 Comme ces AAc ne sont pas en regard, la ligne de convergence est décalée vers le sud ou le nord de l'équateur
13 géographique plus ou moins fortement selon la saison; par exemple 8°N ("en moyenne) à l'est du Pacifique et en réalité
14 entre 15°N fin août 139 et 2°S en février mais bien plus au sud (10°S) lors d'un hiver boréal à El Niño.
15
16 L'hiver la différence de température entre zone tropicale et régions polaires est bien plus considérable qu'en été; les AMP
17 de l'hémisphère en hiver sont plus forts (plus froids, et de plus forte pression): l'agglutination anticyclonique subtropicale
18 de l'hémisphère en hiver se déplace vers le tropique; l'équateur météorologique vertical (EMV) ou "cheminée
19 équatoriale" suit le soleil et passe dans l'hémisphère en été, par exemple à 10°N (hiver austral, été boréal); l'alizé venant
20 de l'hémisphère en hiver (ici l'austral) pénètre dans l'hémisphère (ici boréal) en été, change de direction avec, au passage
21 de l'équateur, le changement du signe de 2 v sinL, ( rotation terrestre, L latitude, v vitesse du flux) et va jusqu'à
22 l'équateur météorologique incliné (EMI) qui sur les continents marque la limite de la mousson.
23 Entre EMV et EMI il y a toute la vapeur d'eau précipitable apportée par la mousson dans les basses couches, mais qui ne
24 tombe en pluie que lorsque peuvent se développer des nuages convectifs: comme les alizés de l'hémisphère en été

139
Leroux Global Warming - Myth or Reality? The Erring Ways of Climatology Springer 2005.pp 374-375, figure 121 et figure 123
p.381
113
1 alimentés par les AMP qui traversent l'Europe orientale sont de sens opposé aux alizés venant de l'autre hémisphère
2 qu'ils surmontent, il y a une inversion d'alizés entre EMV et EMI. Les pluies ne se produisent que sous la forme de lignes
3 de grains (précédée par une dépression mobile de l'ordre de 2 à 3 hPa), phénomènes convectifs se déplaçant d'est en
4 ouest, entre EMI et EMV plus ou moins perpendiculairement au vent de la mousson dans les basses couches; les lignes
5 de grains sont impulsées par un "choc" apporté par un AMP un peu plus fort sur l'AAc de l'hémisphère en été.
6 Noter la limite de la "confluence interocéanique" entre la Somalie et le sud du Congo, entre apports de l'océan indien et
7 apports de l'océan atlantique, à la lisière de la forêt équatoriale.
8 La position de l'EMV entre 10°S et 10°N dépend de la longitude et de la saison140.
9 A l'est de l'Afrique la mousson indienne va jusqu'à l'Himalaya sans opposition, puisque la haute pression sibérienne est
10 au nord masquée par l'Himalaya.
11 Les courants océaniques sont impulsés par la direction des vents.
12 Les reliefs à plus de 1500 m sont réputés infranchissables par les AMP, au moins en été.
13 En hiver boréal, l'EMV passe dans l'hémisphère sud (sauf sur certaines longitudes du Pacifique). Le sens de la mousson
14 s'inverse avec les moussons à Madagascar, à Darwin (Australie), en Amazonie; le sens du courant somalien s'inverse etc.
15
16 C-4) La circulation de Hadley 141 , 142

17
18 Les énormes nuages convectifs de l'EMV reçoivent leur vapeur d'eau des alizés et de l'évaporation locale, et la
19 précipitent; l'air qui a perdu une partie de sa vapeur d'eau redescend en "downdrafts" entre les "tours" convectives et
20 aussi plus loin vers les jets d'est et vers le dessus des agglutinations anticycloniques subtropicales: il ne saurait atteindre
21 le sol car cet air relativement sec se réchauffe fortement en descendant et arrive au dessus des AAc et des alizés de la
22 couche inférieure faites d'air "polaire" (apporté par les AMP) plus froid et humide. Ces alizés de la couche supérieure
23 finissent après traversée de l'océan, par se mélanger avec les alizés de la couche inférieure,.
24 La cheminée équatoriale transforme la chaleur sensible et latente que lui apporte la confluence des alizés en énergie
25 potentielle gravitationnelle: une partie des volumes d'air apportés dans les basses couches ressort à une altitude de 15 km
26 à 18 km.
27 Les structures convectives autour de l'EMV et autour des AMP (front froid à l'avant et chaud à l'arrière) et des
28 dépressions des moyennes latitudes voient une partie de l'air retourner vers la surface dans les downdrafts à l'avant ou à
29 l'arrière de la zone convective, et une autre être emportée par les vents en altitude dans "l'enclume" qui précède la zone
30 convective et figurent sur la carte des géopotentiels à 300 hPa. Les manuels ne détaillent guère les routes de retour de
31 l'air vers la surface entre les AAc et les pôles.143
32 Dans les régions polaires l'air de l'AMP naissant en surface vient des couches supérieures du vortex cyclonique
33 permanent au dessus de quelques km (Voir discussion et illustrations animées sur
34 http://wattsupwiththat.com/2011/10/29/new-wuwt-polar-vortex-reference-page/).
35
36 C-5) Quelques vues de satellite
37
38 Les observations de M. Leroux partent souvent des images visible et infrarouge de satellites géostationnaires, disponibles
39 depuis les années 1980, avec un suivi dans le temps (toutes les six ou douze heures) et l'espace des formes
40 caractéristiques des anticyclones et des dépressions. La détection du centre de ces formations et de son mouvement sur
41 des résultats de réanalyse (NCEP-NCAR ou ERA 4 ou autres) a été automatisée par A Gershunov. La poursuite
42 automatique en visuel et infrarouge des structures nuageuses des AMP reste à finaliser.
43 Sur les figures suivantes, les rayonnements solaire rétrodiffusé et infrarouge thermique émis sont compilés sur les images
44 fabriquées à partir des données des instruments CERES du récent satellite Suomi NPP 144 en orbite polaire. La première
45 vue figure C-3 (hiver 2011-2012) montre le solaire rétrodiffusé, à midi (maximum de 1063 W/m ).

140
Malardrel Sylvie Fondamentaux de météorologie, Cepadues Toulouse, 2005 709 pages excellent manuel et merveille de
pédagogie, mais dont quelques idées sont des idées reçues fort contestables Voir par exemple pp. 113-117 et figures 3-30 et 3-31
141
Halley vers 1686 avait tiré de l'expérience des navigateurs l'idée des alizés et de la cheminée équatoriale; Hadley (1735) supposait
que l'air allait du haut de l'EMV au pôle.
142
Les manuels de météo et la pratique du copier-coller par certains géographes font encore et toujours apparaître des circulations à
trois cellules de Hadley, de Ferrel où de l'air "monte" vers 60°N ou 70°N et "descend" vers 30°N ou 35°N et "polaire" où l'air qui
monte un peu au nord de la cellule de Ferrel redescend au pôle; les statistiques sur les mouvements verticaux de l'air qui justifient la
"cellule de Ferrel" reflètent la convection sur les fronts avant et arrière des AMP mais ne la voient pas puisque la statistique fait
disparaître les éléments physiques observables; la branche descendante de la cellule de Ferrel ne peut exister. La mythologie détaille
aussi des cellules de Walker le long d'un parallèle ou de l'équateur où de l'air qui monte au sud de l'Inde redescendrait à l'est du
Pacifique, malgré les jets d'est.
143
Dans le concept à trois cellules (Hadley, Ferrel, polaire) il n'y a de retour vers la surface qu'aux pôles et au dessus des AAc.
144
Suomi National Polar-orbiting Partnership, satellite lancé fin octobre 2011; le "partnership" est entre NASA, NOAA et le
Department of Defense des Etats-Unis. Ce satellite est en orbite polaire à 824 km analyse au sol une largeur de 3000 km environ.
114
1 On reconnaît les nuages hauts de l'EMV au dessus du Pacifique, la mousson amazonienne, l'EMV entre Guyane et
2 Guinée, les précipitations sur la forêt congolaise, l'EMV entre la mousson malgache et Sumatra, la mousson sur le nord
3 de l'Australie.
4 On voit aussi une partie des contours de la douzaine d'AMP en route et de leurs dépressions conjuguées, les pulsations
5 dans l'alizé dans les AAc de l'île de Pâques et de "Sainte Hélène".
6
7 Figure C-3) Solaire rétrodiffusé perçu par le satellite Suomi NPP hiver boréal ; les couloirs dépressionnaires alimentant
8 les dépressions (au nord-est dans l'hémisphère nord, au sud-est dans l'autre) sont bien visibles devant les AMP; noter les
9 moussons amazonienne, au sud du Congo, malgache, australienne, l'EMV sur le Pacifique et l'Atlantique, le couloir des
10 tempêtes à l'est du nord des USA, un AMP et sa dépression associée au milieu du Pacifique nord (à droite)
11 Cliquer dans la marge pour voir les nuages en sombre sur fond clair

12
13
14 Dans l'hémisphère sud les AMP tournent en sens antihoraire ou trigonométrique direct; les remontées d'air chaud et
15 humide du couloir dépressionnaire devant les AMP se font avec une orientation du nord-ouest vers le sud-est; la
16 dépression conjuguée de l'AMP est au sud-sud-est, structure symétrique par rapport à l'équateur de celle de ces mêmes
17 météores dans l'hémisphère nord.
18
19
20 En infrarouge thermique (figure C-4 suivante) les nuages apparaissent bien en bleu (de 100 à 200 W/m ) en contraste
21 avec le rouge très clair (plus de 330 W/m ) des zones désertiques sans nuages (Australie, Namibie, Paraguay, Mexique du
22 nord-ouest, et divers points entre le Sahara et l'Asie centrale).
23
Les images sont reconstituées par assemblage des vues prises. Le rétrodiffusé semble avoir été recalculé pour correspondre à un
passage du satellite en orbite polaire à midi. http://www.esa.int/images/MSG-3_first_image_7aug12_H.jpg
115
1 Figure C-4) Infrarouge thermique émis par les nuages (bleu en dessous de 200 W/m ) et par la vapeur d'eau et la
2 surface (dans la fenêtre de semi-transparence de l'air) (de 240 à 300 W/m ) perçu par le satellite Suomi NPP
3 Cliquer dans la marge pour voir les nuages en sombre sur fond clair

4
5
6
7 C-6) Mouvements des AMP
8
9 Les AMP se déplacent à disons 40 km/h (ou 1000 km/jour) vers le sud ou le sud-est et le couloir dépressionnaire qui les
10 précède aussi.
11 Lorsque l'AMP est coupé par un relief ou s'intègre dans une agglutination anticyclonique, l'alimentation de la dépression
12 conjuguée est coupée et la dépression disparait en quelques heures.
13 Les AMP venant de l'Arctique passent non seulement par les trajectoires atlantiques illustrées mais encore par la Russie à
14 l'ouest ou à l'est de l'Oural, par la Sibérie où en hiver ils se terminent dans les hautes pressions hivernales au nord du
15 relief de l'Asie centrale, et encore à l'ouest et au sud-ouest des monts Tcherski et Verkhoïansk vers la mer d'Okhotsk
16 entre Kamtchatka et Sakhaline, et vers la Mandchourie, et encore par le détroit de Béring sur l'est du Pacifique; le retour
17 d'air chaud sur la face avant des AMP viendra tempérer le climat de la côte ouest de l'Amérique du Nord des
18 Aléoutiennes (dépression statistique), de la bordure pacifique de l'Alaska, ou encore de l'Islande (autre dépression
19 statistique) et de la côte de la Norvège et du nord de la Russie jusqu'à la mer des Laptev.
20 Evidemment s'il y a moins d'AMP atlantiques, il y aura plus d'AMP russes ou asiatiques: ce point ne semble pas avoir été
21 analysé en détail.
22 Des AMP venant de l'ouest du Groenland pourront ou descendre sur les grandes plaines américaines ou passer vers le
23 sud-est sur l'Atlantique, au Nord des Appalaches. Les températures extrêmes de l'état du Maine 145 s'expliquent en partie

145
Amplitude de 65°C en décembre (entre +24°C et -41 °C), de 71°C mars (entre +31°C et -40 °C), mais de seulement 43°C en août
(entre +40°C et -3,3°+C) et sur toute l'année amplitude de 85°C entre +41°C et -44°C.
116
1 par le passage d'AMP très forts et froids, et par les remontées d'air chaud à l'avant des AMP le long de ce "couloir des
2 tempêtes" visible sur les "Précipitations moyennes en mm/jour" (figure 3-C) et, sur un instantané, à la figure 4-A.
3
4 En Europe de l'est, l'arc des Carpates d'altitude supérieure à 1500 m forme un quart de cercle du sud de Cracovie vers
5 (48°N, 20°E) à (45°N, 27°E) et se poursuit vers le sud-ouest par la Transylvanie (de 45°N, 27°E à 43°N, 22°E) et le
6 Rhodope (43°N à 41°N, 23°E) à l'ouest de la Bulgarie, ce qui canalise les AMP vers la mer Egée 146, et contribue à une
7 AAc sur l'Egypte et l'est de la Lybie; l'alizé "saharien" chargé de poussières sortant de cette AAc passe au dessus de
8 l'alizé "atlantique" venant de l'AAc des "Açores".
9 En hiver l'anticyclone permanent en Asie centrale de 60°E à 110°E à 50°N, vient de ce que les AMP ne peuvent franchir
10 l'Himalaya; cette AAc s'étend vers l'ouest jusque sur la mer d'Aral (60°E) et la Caspienne (52°E) et bloque le mouvement
11 vers l'est des AMP et des dépressions atlantiques et des pluies.
12
13 C-7) Rapprochements et fusions d'AMP
14
15 La figure ci-dessous montre un AMP de position (1) au large du Portugal le premier jour, (2) le jour suivant: après
16 section par la chaîne cantabrique une partie passe au dessus de la vallée de la Garonne et peut même continuer au sud du
17 massif central; le reste traverse l'Espagne (en (2)) et arrive en Méditerranée le jour suivant (3); le flux d'air chaud et
18 humide qui le précède (en (3)) peut parfois se retrouver au dessus de la partie de l'AMP qui aurait continué au sud du
19 massif central 147. Le jour suivant en position (4) il alimente par son couloir dépressionnaire la dépression (statistique)
20 "ligure" du golfe de Gênes.
21 Au nord, sur l'Angleterre, un AMP atteint en (1) les côtes françaises de la Manche et un jour après finit dans l'AA au
22 nord des Alpes.
23 Figure C-5) Exemple de situation en hiver: quatre jours d'évolution; les reliefs infranchissables aux AMP d'été sont
24 marqués en noir; en hiver des AMP peuvent passer au dessus de l'Espagne (aux altitudes moindres que 1000 m)
25 (M. Leroux op. cit.)

26
27 La figure suivante montre, vignette de gauche, un exemple de situation "courante": un AMP "canadien" (1) traverse
28 l'Atlantique en quatre jours depuis le cap Farewell au sud du Groenland où il peut recevoir un supplément d'air froid des
29 vents catabatiques qui descendent de l'inlandsis; sa dépression conjuguée passe sur l'Islande, puis (jour 3) sur l'Irlande et
30 l'Ecosse; au jour (4) après scission sur la chaîne cantabrique une partie finit absorbée par l'AAc dite des Açores, une autre
31 passée au sud du massif central se retrouve au dessus du Golfe du Lion; un dernier morceau passé au nord du massif

A Nantes de même latitude, l'amplitude sur un mois est de l'ordre de 32°C avec entre +18°C et -13°C en janvier et entre +37°C et
+4°C en juillet, et sur toute l'année l'amplitude est 50°C = +37 – (-13).
146
Et en traversant la méditerranée orientale leurs dépressions conjuguées contribuent à la dépression statistique "chypriote"
147
Le couloir dépressionnaire devant l'AMP qui progresse sur la Méditerranée occidentale, si il est "coincé" par un AMP venant de
l'est, doit par force passer au dessus de la partie de l'AMP arrivé sur le Languedoc: le flux chaud et humide qui a traversé la
Méditerranée doit alors monter au dessus de l'air froid de la fraction d'AMP passé au nord des Pyrénées: cette configuration explique
des épisodes de pluies torrentielles par exemple sur Nîmes ou la plaine du Languedoc, désastres que la météo, qui ignore les AMP,
peine à prévoir avant leur déclenchement et après coup attribue à l'effet orographique du Massif Central pourtant 200 km plus au
nord
117
1 central et des Alpes est, sur cette figure, rattrapé par un AMP de trajectoire scandinave scindé par le relief norvégien;
2 la partie orientale passée au dessus de la Russie et des Balkans débouche sur la mer Egée, la partie occidentale passe sur
3 l'Allemagne.
4 Figure C-6) Exemples de trajets d'AMP en Europe (M. Leroux la dynamique op. cit)

5
6 Une convergence fortuite entre deux AMP de trajectoires différentes peut conduire à une situation de blocage avec
7 formation d'une AAc (agglutination anticyclonique) haute pression barométrique au nord des Alpes ou ailleurs sur la
8 vignette de droite. Des auteurs ont trouvé sur 1980-2000 une anticorrélation de la croissance des glaciers scandinaves et
9 alpins: une AA au nord des Alpes force les dépressions à aller vers la Scandinavie au lieu de continuer vers l'Europe
10 centrale; les glaciers scandinaves grossissent, les stations alpines de sport d'hiver restent presque sans neige, mais bien
11 ensoleillées sous la haute pression barométrique, comme dans les années 1990
12
13 La fusion de deux tourbillons, par exemple un AMP de trajectoire atlantique et un de trajectoire scandinave produit des
14 AAc plus ou moins durables sur les continents, souvent synonymes de températures extrêmes et de sècheresse, les
15 "hautes" pressions interdisant toute pénétration d'air "océanique". Pour la fameuse canicule de 2003, du 1er au 17 août
16 2003, 12 AMP forts (1020 à 1025 hPa) sept de trajectoire américaine-atlantique et cinq de trajectoire scandinave ont été
17 absorbés par une AAc qui a recouvert l'Europe occidentale. Un AMP plus puissant y a mis fin, qui était le 9 août au sud
18 du Groenland, le 13 sur le Royaume-Uni, le 14 sur le Danemark et la France et le 17 s'étendait des Pyrénées à la mer
19 noire.148.

148
Résumons quelques remarques de M. Leroux The erring ways..." op. cit. pp. 288-289 : Des auteurs de Météo-France écrivaient
dans les comptes-rendus de l'Académie des Sciences et le Journal du CNRS n°172, mai 2004 (MM. Dequé & Planton):
" les climatologistes pensent qu'une anomalie de la température de surface de l'océan enregistrée entre les mois d'avril et de juillet
dans l'Atlantique nord peut être l'un des précurseurs de cette vague de chaleur (de 2003)... les causes de la vague de chaleur ne
peuvent être réduites à cette simple anomalie ... des phénomènes complexes mettant en jeu des interactions entre l'océan et
l'atmosphère et encore mal compris par les climatologistes et non prévus par les modèles sont probablement en jeu ...
Comme les AMP sont inconnus des météorologistes patentés, ils ne savent que dire pour "expliquer" le mécanisme de la canicule
d'où cette formulation prudente ("pensent"," peut", "probablement", "complexe", "mal compris", "non prévus"); effectivement
les prévisions de canicule sont données lorsque celle-ci a déjà bien commencé à se faire sentir.
L'abîme d'ignorance avoué par les chercheurs du CNRM (centre national de recherche en météorologie) n'empêche pas les directeur
et président de la météorologie nationale (Météo France) d'affirmer sans aucune hésitation :
"la canicule se conforme aux prévisions de modèles climatiques" et
"les phénomènes météorologiques extrêmes que nous voyons de plus en plus souvent sont des manifestations avancées du
changement climatique et des canicules pourraient être cinq fois plus fréquentes qu'elles ne le sont aujourd'hui... mais c'est plus une
affaire de conviction que de certitude..." [sic !]
118
1 Le rétrécissement du couloir dépressionnaire coincé entre deux AMP de trajectoires différentes, l'un venant de l'ouest,
2 l'autre de l'est ou du nord semble à l'origine de catastrophes non prévues par la météo par exemple lors de la course du
3 Fastnet (15 août 1979).
4
5 C-8) Compartimentation de la circulation atmosphérique
6
7 Comme déjà dit, il y a six zones distinctes149, trois dans chaque hémisphère, avec des trajectoires d'AMP et de
8 dépressions propres et sans échanges significatifs entre elles, autrement que par les jets d'est ou d'ouest proches de la
9 tropopause. Entre hémisphères la limite au sol est l'EMI (défini au § C-3) et en altitude l'EMV; les alizés de l'hémisphère
10 en été surmontent la mousson en provenance de l'hémisphère en hiver. EMI et EMV sont confondus sur les océans.
11
12 Très grossièrement l'EMI varie entre 20°N et 20°S, l'EMV entre 10°N et 10°S, et plus allant jusqu'à l'Himalaya.
13 Les Andes et les Rocheuses séparent la zone pacifique de la zone atlantique qui alimente les précipitations jusque sur la
14 face est des Andes, sur les glaciers andins et la face est des Rocheuses.
15 L'Amérique centrale, du sud de la Sierra Madre mexicaine (15°N, 90 W) au nord de la Colombie, laisse passer des alizés
16 de l'Atlantique vers l'EMV qui reste au nord de l'équateur géographique et des Galápagos, sauf évènements "El Niño".
17 La zone de l'océan indien couvre aussi le gros de l'Afrique du Sud et de l'est (voir la position de la confluence
18 interocéanique figure C-2) et va jusqu'à l'Himalaya.
19 Au nord de 40°N, la Sibérie, de l'Oural (60°E) jusque vers 110°E voire jusqu'aux monts Verkhoïansk (128°E), n'a que
20 des débordements vers la Mandchourie et la mer d'Okhotsk.
21
22 C-9) El Niño
23
24 El Niño désignait initialement un déplacement vers le sud, à l'époque de Noël, du contre-courant équatorial (CCE) chaud
25 proche de l'EMV; ce courant vers le sud observé entre fin décembre et février au port péruvien de Paita (5°1'S) fait que
26 de l'eau chaude du CCE s'écoule vers le sud le long de la côte et remplace pour peu de temps le courant froid sud-nord de
27 Humboldt et l'upwelling côtier.
28
29 Ce mot désigne maintenant les forts décalages vers le sud de l'EMV donnant dans les provinces péruviennes de
30 Lambayeque et de Chiclayo (6°S à 8°S) des pluies torrentielles (200 mm/mois au lieu de 1 mm/mois, tableau B-8-A)
31 bienvenues pour les agriculteurs et des inondations catastrophiques pour les bâtiments et infrastructures construits sous
32 l'hypothèse d'un climat semi-désertique; pluies torrentielles aussi aux îles Galápagos (0,1°S à 1°S, 90°3W) usuellement
33 bien au sud de l'EMV.
tableau C-9-A) précipitations mensuelles en mm à Quito (2818 m, 0°13'S), Guayaquil (Equateur 2°12' S) et à Chiclayo
(Pérou, 6°47' S) 1° méridien = 111 km (tiré de Leroux, La dynamique..., p. 322)
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. annuel
0,13°S 94 99 134 171 99 52 24 25 69 139 117 86 119
2,12°S 217 189 231 133 38 15 4 1 15 843
6,47°S 1 2 8 3 1 4 2 3
34
35 L'EMV, là, oscille entre 15°N et 20°N sauf années El Niño où des AMP "inhabituellement" forts dans l'hémisphère nord
36 en hiver (renforcement des alizés qui au sud de la Sierra Madre passent des Caraïbes au Pacifique, renforcement de l'AAc
37 dite d'Hawaï au large de la Californie) déplacent l'EMV vers le sud de quelques centaines de km (ou de quelques degrés
38 de latitude de 111 km) avec des pluies torrentielles dans le désert péruvien à 6°S voire 10°S et plus au sud.
39
40 En hiver boréal des AMP méridiens descendent au Golfe du Mexique dans la grande plaine du Mississipi; l'alizé venant
41 de l'Atlantique passe au dessus de l'Amérique centrale (isthme de Tehuantepec entre les états mexicains de Veracruz et
42 de Tabasco, et zone sans relief notable du sud du Guatemala à la Colombie) complétant les alizés venant de l'AAc de
43 "Hawaï". Un renforcement de la "circulation" de l'hémisphère boréal par rapport à celle de l'austral cause un El Niño.
44

Ces affirmations attribuant la canicule au CO2 sont d'autant plus grotesques et impudentes que le président de Météo France ignore
totalement le mécanisme de la canicule - ils n'en sait pas plus que ses chercheurs spécialisés - ... et ce n'est pas de la science mais de
la religion comme l'exprime la dernière citation "c'est plus une affaire de conviction que de certitude".
L'apparition plus fréquente en 2003 d'AMP de trajectoire scandinave au mois d'août ne saurait venir d'un "réchauffement" de leur
région d'origine. Un autre AMP scandinave, en octobre 2003, fera de ce mois le mois d'octobre le plus froid de nombre de sites
français.
149
Repérées comme dit au § B-3 par leurs AAc (agglutinations anticycloniques) de position "moyenne" de Hawaï, des Bermudes &
des Açores, de l'Asie centrale, de l'île de Pâques, de Sainte Hélène et enfin des Mascareignes.
119
1 Figure C-7) Déplacement de l'EMV lors des El Niño en hiver boréal
2 AA = agglutination anticyclonique; CCE = contre-courant équatorial; EMV équateur mobile vertical.
3 Les symboles à trois branches marquent des cyclones ou ouragans qui naissent à bonne distance de l'équateur
4 géographique dans les basses pressions de l'EMV et sont donc usuellement dans le seul hémisphère nord où par effet
5 Coriolis les typhons se déplacent vers le nord-est; lors des El Niño ces cyclones nés dans l'EMV à bonne distance de
6 l'équateur géographique (où l'effet Coriolis est nul) peuvent naître dans l'hémisphère sud et passer par exemple près de
7 Tahiti (17°S) (Marcel Leroux op. cit. p. )

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19 La différence de pression entre Darwin (12°S au nord de l'Australie) et Tahiti (17°S) sert à la confection d'un indice dit
20 "Southern Oscillation" qui a été ensuite associé avec des indices relatifs à El Niño en un indice ENSO (El Niño Southern
21 Oscillation).
22 La survenance d'un El Niño se voit sur la température de surface dans la zone dite Niño 3-4 (12W-17W & 5N-5S).
23 Un indice comparable est dans l'Atlantique Nord la différence de pression entre l'Islande et Lisbonne.
24
120
1 Annexe D Indications bibliographiques
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4 à compléter
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21 Partie II
22
23
123
1
2 Partie II Examen de quelques points
3 qui montrent que la "science du réchauffement climatique" est
4 une pseudoscience remplie de concepts surnaturels ou "paranormaux"
5
6 Résumé
7
8 Le paragraphe 13 expose cinq "contresens physiques" ou "explications" que la physique de base montre être absurdes;
9 ces " contresens " répétés ad nauseam se retrouvent, avec divers embellissements dans pratiquement tous les textes sur le
10 réchauffement climatique, ainsi que le montre, avec de longues citations, le paragraphe 14.
11
12 Le paragraphe 15 (p. 152) expose les notions de "sensibilité climatique" et de "feedback amplificateur", qui affirme une
13 amplification par la vapeur d'eau de tout réchauffement ou refroidissement, amplification qui selon les auteurs de l'IPCC
14 peut même conduire à l'emballement du climat.
15 Cette "auto-amplification catastrophique" par la vapeur d'eau n'a depuis des milliards d'années pas eu lieu (nous ne
16 serions pas là pour en discuter !).
17 Cette conjecture veut faire croire au CO2 "control knob" ou bouton de réglage de la température et de l'humidité de l'air,
18 alors même, que c'est la vapeur d'eau qui régule avec précision l'égalité entre flux solaire absorbé et flux infrarouge
19 thermique rayonné par le globe.
20
21 Le paragraphe 16 (p. 174) examine rapidement le traitement de la vapeur d'eau dans les modèles informatique de type
22 météorologique avec discrétisation spatiale à grandes mailles des équations des fluides, compare leurs résultats pour les
23 décennies passées et les observations des températures, du nombre de jours de canicule etc.
24 Sont mentionnés des modèles alternatifs qui ne font que traiter les séries temporelles de données disponibles, sans
25 hypothèses sur la physique sous-jacente et donnent, eux, de fort bons résultats.
26
27 Un article important sur le CO2 "bouton de pilotage du climat" article dont l'IPCC AR5-2013 a fait sienne les conclusions
28 est examiné longuement et en détail au § 16-10 (pp. 200 à 213); toutes ses affirmations sont montrées être fausses et ses
29 méthodes, surtout le calcul par modèles sur des atmosphères fictives sans vapeur d'eau mais avec des océans, ou sans
30 nuages mais avec de la vapeur d'eau paraissent relever du charlatanisme.
31
32 Le paragraphe 17 (p. 214) donne quelques indications historiques sur le développement de la pseudoscience climatique
33 depuis les années 1965 -1985, sur le rôle essentiel de Bert Bolin et James Hansen qui ont établi le corps de doctrine de
34 l'IPCC-GIEC et, ainsi, permis la mise en place, par Maurice Strong secrétaire général adjoint des Nations Unies, depuis
35 1985 et 1992, d'une bureaucratie internationale qui vit de l'annonce de la catastrophe climatique, dans l'organisation des
36 Nations Unies (UNFCC, IPCC-GIEC), et de bureaucraties spécialisées à la commission de Bruxelles et dans les
37 organisations politiques, administratives et parapubliques de nombreux pays, avec par conséquent une multiplication de
38 taxes, de réglementations et de tracas bureaucratiques en tous genres.
39
40 Les mécanismes financiers de trafics de droits d'émission, les subventions énormes aux productions d'électricité dites
41 "alternatives", éolien et photovoltaïque, ont assuré à ces bureaucraties et aux politiques qui posent en sauveur de la
42 planète un soutien bruyant des bénéficiaires de ces privilèges, encore amplifié par les Organisations Non
43 Gouvernementales qui elles aussi vivent aussi de la prédication de la catastrophe à venir.
44
45
46
124
1 13. Catalogue de cinq contresens physiques et de deux fables absurdes
2 Les points de physique et les observations rapportés dans les douze premiers paragraphes permettent maintenant de
3 discuter certaines affirmations très incorrectes que l'on retrouve constamment et qui embrument les esprits.
4
5 13-1) "Les molécules de gaz à effet de serre absorbent un photon infrarouge puis le réémettent, moitié vers
6 le haut, moitié vers le bas"
7 Comme vu au § 1, 2-5 et 2-6 les molécules de gaz trace subissent plusieurs milliards de collisions par seconde; l'énergie
8 de rotation ou de vibration-rotation apportée par l'absorption d'un photon infrarouge est, en dessous de 60 km cédée
9 immédiatement aux molécules des gaz majoritaires (N2, O2, Ar) ce qui ajoute –un peu- à leur vitesse v et à leur
10 température T reliées par m v /2 = (3/2) kT.
11 Une rotation ou une vibration- rotation d'une molécule de gaz trace excitée par une collision pourra éventuellement
12 émettre un photon avant la collision suivante.
13 Deux conceptions fausses découlent du "absorbent puis réémettent"
14 * la vitre de la serre suspendue dans le vide qui absorbe les infrarouges émis par la surface et émet la moitié de cette
15 énergie vers le haut (le cosmos) et la moitié vers le bas (la surface)
16 * l'idée qu'il y aurait une conservation de l'énergie radiative.
17 L'excitation d'un atome où un électron passé sur une orbite supérieure retombe avec parfois émission d'un photon (X ou
18 UV) n'a aucun rapport avec l'excitation/désexcitation par les collisions des molécules de gaz-trace; par exemple dans un
19 laser CO2 ce sont, comme dit au § 2-9, des molécules d'azote qui servent à exciter les molécules de CO2.
20 Diverses variantes de la vitre de la serre, toutes également absurdes, sont examinées en détail au §14.
21
22 13-2) "L’atmosphère est en équilibre radiatif"
23 C'est là une atmosphère imaginaire dont chaque tranche absorbe autant qu’elle émet: le flux montant au sommet de
24 l’atmosphère y est égal au flux net en surface égal à "(émis par la surface) moins (émis par l'air vers la surface)", comme
25 illustré figure 13-A vignette de gauche, la surface se refroidit radiativement, pas l'air.
26 Désignons par fu et fd les flux de rayonnement montant (up) et descendant (down), par t l'épaisseur optique cumulée
27 comptée depuis le haut de l'air, par z l'altitude, par b(t) le rayonnement vers le haut ou vers le bas de la couche d'air
28 d'épaisseur optique infinitésimale dt, et enfin par u le temps puisque t désigne ici l'épaisseur optique
29 dfu/dt= fu - b(t) ; dfd/dt = - fd + b(t)
30 le chauffage radiatif dT/du est, par hypothèse, nul à l'équilibre donc ( Cp /k) dT/du = d(fu –fd) / dz = 0 d'où
31 fu – fd = constante = b0 ; fu = b0 + fd ; d(fu + fd) /dt = fu – fd = b0 donc fu + fd = b0 t + constante
32 b0 + 2 fd(t) = b0 t + constante et fd(t) = b0 t/2 puisque fd(0) = 0 ; fu(t) = b0 + b0 t/2 ; b(t) = dfd/dt + fd = b0 /2 + b0 t/2.
33 Le rayonnement de la surface est fu (tmax) = b0 + b0 tmax /2 , le rayonnement de l'air vers la surface est fd(tmax) = b0 tmax / 2
34 soit b0 de moins que le rayonnement montant et le "rayonné moins absorbé" est zéro sur toute la hauteur de l'atmosphère
35 car proportionnel à 2 b(t) – ( fu(t) + fd(t) ) = b0 (1+t) –( b0 + b0 t/2 + b0 t/2) = 0.
36 Figure 13-A comparaison entre l'atmosphère en "équilibre radiatif" à gauche, et l'atmosphère réelle à droite
37 En vert flux net "montant moins descendant" et en rouge "absorbé moins rayonné" pour chaque couche de l'air
38 Conditions de la figure 5-A et flux en W/m /cm-1
39 la surface se refroidit, pas l'air le haut de l'air se refroidit, pas la surface

40
125
1 Application numérique avec les chiffres de la figure 6-F:
2 fu(0) = b0 = 232 W/m , fu (tmax) = 347 W/m = b0 + (b0/2) tmax, d'où tmax = 2 (347 -232)/(232) = 0,99 alors que
3 l'épaisseur optique de l'air est en infrarouge thermique de quelques dizaines ou centaines (figures 3-E et 3-F) et, même
4 dans la fenêtre entre 8,5 et 12 µm, est souvent supérieure à 1 sauf zones très sèches et sans nuage !
5 Le flux de l'air vers la surface fd(t) = (b0 / 2) (1+ tmax ) = (232/2) 1,99 = 231 W/m est de 116 W/m moindre que fu (tmax)
6 = 347 W/m , et de 111 W/m moindre que ce qu'il est "en réalité" (342 W/m à la figure 6-F).
7 La figure 4-H a montré le flux de rayonnement infrarouge thermique surface à cosmos est de l'ordre de 20 W/m , pas de
8 232 W/m et que tout le reste du rayonnement de la surface fu (tmax) est absorbé par l'air
9 Enfin dans ce supposé "modèle" l'évaporation –condensation a disparu ! On est dans un monde sans eau et ne convoque
10 la vapeur d'eau qu'ensuite, pour en faire un "feedback".
11
12 L'objectif de ce calcul absurde est de faire croire que si t max augmente (plus de gaz à effet de serre) alors
13 Tsurface4 = fu (tmax) = b0 + b0 tmax /2 = 232 (1 + ttmax /2) augmente et donc la température de surface aussi.
14
15 Le manuel Physics of the atmospheres rédigé par John Houghton, président du WG1 de l'IPCC pour la fabrication des
16 trois premiers rapports du GIEC (1990, 1995 et 2001), explicite ce supposé "équilibre radiatif" (figure 13-B, vignette de
17 gauche) et assure qu'il donne une bonne idée de ce qui se passe vraiment.
18 Figure 13-B A gauche schéma de J. Houghton de l'air en "équilibre radiatif": flux descendant (flèche vers le bas) et
19 montant (flèche vers le haut) dans l'air en fonction de l'épaisseur optique; leur différence est constante égale à b 0 = B0
20 à droite flux montant (en noir) et descendant (en orange) pour une atmosphère réelle

21
22 Température de l'atmosphère en "équilibre radiatif "(J. Houghton) (trait noir plein) et (droite c) le gradient de
23 température réel de 6,5 K/km; selon Tapio Schneider 150 sol à 297 K et air proche du sol à 285 K

24
25 Pour éviter la bien surprenante discontinuité de température on assure que c'est la convection qui va ramener le gradient
26 de température sur -6°C/km entre la surface et la tropopause qui est dit être le gradient adiabatique [sic !] moyen.
27 (Houghton, op.cit. pages 13 et 14).

150
The Thermal Stratification of the Extratropical Troposphere (chapitre 3 de The global Circulation of the Atmosphere Princeton
University Press 2007 385 pages) figure 3-2 page 49
126
1 Pour compléter cet enfumage, Houghton, op.cit. page 16, disserte ensuite sur la disparition de l'eau sur Vénus et le
2 prétendu "runaway grenhouse effect" en assurant que la vapeur d'eau aurait été "the major constituent" de l'atmosphère
3 primitive de Vénus.
4 La réalité est que ce supposé modèle radiatif n'a rien à voir avec l'atmosphère terrestre chauffée par le haut (soleil et
5 condensation) et non pas par le bas, et dont l'épaisseur optique vaut des dizaines ou des centaines (figure 3-E) pas 0,99 !
6 L'expression même du gradient polytropique gravitationnel g/(Cp +|Ch|) ne suggère pas d'effet direct du rayonnement ou
7 de la convection.
8 Le petit calcul de fup(t), fdown(t) et b(t) fait au début de ce paragraphe se retrouve dans un grand nombre de cours
9 universitaires (LeTreut, Legras, ...) qui se gardent bien d'en signaler le caractère absurde; il s'agit en effet de faire croire
10 aux étudiants que puisque fu (tmax) = (b0/2) (2 + tmax) toute augmentation de tmax implique une augmentation du
11 rayonnement de la surface et donc de la température de surface.
12 Ces expressions sont voisines de celles employées pour la photosphère des étoiles (§14-6), où dans un plasma d'électrons
13 et d'atomes ionisés à quelques milliers de degrés, il n'y a pas de vapeur d'eau.
14
15 Le lecteur pourra se demander pourquoi les promoteurs du réchauffement climatique ont eu besoin d'aller chercher dans
16 les manuels d'astrophysique ces équations de la photosphère des étoiles totalement étrangères à l'atmosphère terrestre et
17 pourquoi ils supposent à l'air une épaisseur optique de 1 (de 0,9 à 1,3 selon les valeurs prises pour b 0 et fu(surface) ) au
18 lieu de celles de la figures 3-E, reproduite en 6-G.
19
20 13-3) "Greenhouse Effect = GH= (rayonnement thermique de la surface) –OLR où OLR = Outgoing
21 Longwave Radiation"
22 En soustrayant des deux termes de GH la petite partie du flux émis par la surface qui parvient au cosmos, 20 W/m en
23 moyenne, il vient
24 GH= (flux rayonné par la surface et absorbé par l'air) – (flux rayonné par l'air vers le cosmos)
25 Mais un transfert de chaleur par voie radiative est, comme rappelé aux § 5-1 à 5-3, ce qui est émis par A et absorbé par B
26 moins ce qui est émis par B et absorbé par A.
27 Le premier terme de GH n'est donc pas un transfert de chaleur entre surface et air.
28 Pour avoir un flux de chaleur il faudrait soustraire du premier terme de GH le rayonnement de l'air vers la surface et
29 soustraire du second terme le flux, très faible, rayonné par le cosmos (à 2,7 K) et absorbé par l'air ou le globe.
30
31 Cette expression GH, sans signification physique, induit en erreur en faisant penser que l'OLR provient principalement
32 du rayonnement de la surface de la planète, les gaz à effet de serre en ayant «piégé» une partie au passage … et vulgarise
33 l'idée fausse que la surface "étouffe" sous les gaz à effet de serre.
34
35 Cette "erreur", à vrai dire une grosse absurdité, où l'on "oublie" le flux rayonné par l'air vers la surface se retrouve chez
36 de nombreux auteurs et même dans la définition réglementaire des GWP (Global Warming Potential) des marchés de
37 "droits d'émissions" de dioxyde de carbone et d'autres gaz. Citons:
38 * V. Ramanthan (1987, 1997) 151 "A la température de surface de 288 K l'émission en ondes longues de la surface est
39 environ 390 W/m 152alors qu'elle n'est que 236 W/m en haut de l'atmosphère. Donc l'atmosphère cause une réduction
40 importante de l'émission en ondes longues, qui est dite être l'effet-de-serre.
41 Comme l'émission en ondes longues ou infrarouge thermique de la surface absorbée par l'air est contrebalancée par un
42 flux égal de l'air vers la surface, le refroidissement de la surface se fait par évaporation et par convection, (figures 4-G
43 et 2-D, 2-E, figure 6-F et § 6-3), pas par rayonnement.
44 L'atmosphère opaque ne transporte pas de chaleur par voie radiative; les "236 W/m " sont alimentés par l'absorption,
45 en altitude, de l'infrarouge solaire, par la condensation de la vapeur d'eau et, plus faiblement, par la convection.
46 * A. Berger, Ch. Tricot. (1992)153 "G [différence entre le flux émis par la surface et flux émis vers le cosmos] can
47 therefore be defined as the long wave energy trapped in the atmosphere ".
48 Il ne s'agit pas d'énergie mais de chaleur, et évidemment l'air qui rayonne vers la surface autant que ce qu'il absorbe du
49 flux de la surface ne piège rien du tout ... Un flux radiatif unidirectionnel n'est pas un transfert de chaleur: il ne faut
50 pas "oublier" le flux radiatif en sens inverse.
51 * Rémi Rocca 154 "The difference is due to the greenhouse effect: the trapping of infrared radiation by the atmosphere.
52 Surface is heated by the presence of the atmosphere (lucky us !)" [ sic !].

151
Ramanathan, V., Callis, L., Cess, R., Hansen, J., Isaksen, I., Kuhn, W., Lacis, A., Luther, F., Mahlman, J., Reck, R. and
Schlesinger, M. (1987) Climate-chemical interactions and effects of changing atmospheric trace gases. Reviews of Geophysics, 25,
1441-1482. doi:10.1029/RG025i007p01441
http://www-ramanathan.ucsd.edu/files/pr72.pdf V Ramanathan Trace-Gas Greenhouse and Global Warming Volvo environmental
Prize lecture 1997
152
Cette application de la formule du cops noir avec une émissivité de 100% surestime le rayonnement de la surface de 30 W/m à
40 W/m : voir figure 2-A
153
A. Berger, Ch. Tricot. (1992) The greenhouse effect. Surveys in Geophysics 13:6, 523-549
127
1 Comme rabâché, en réalité il n'y aucun "piégeage" du rayonnement infrarouge parce que tout corps qui absorbe
2 rayonne à sa température; l'air est très opaque et rayonne vers la surface autant que ce qu'il absorbe ou presque, donc un
3 bilan radiatif nul ou légèrement en faveur de l'air (figure 4-D).
4 Si l'on admet charitablement que l'expression "surface is heated" est un raccourci pour dire que l'air proche de la surface
5 est "chauffé", c'est un contresens puisqu'il n'y a pas d'apport de chaleur ; le gradient gravitationnel montre simplement
6 que l'air se refroidit quand il monte; le refroidissement dû à l'expansion ou le réchauffement dû à la compression selon la
7 relation température –pression T ~ PR/(Cp+|Ch|) ne répondent pas à un apport de chaleur de l'extérieur mais à une
8 conversion entre énergie potentielle et énergie interne souvent appelée "adiabatique", – à tort puisqu'il y a absorption du
9 solaire par la vapeur d'eau–,c'est-à-dire sans échange de chaleur du volume d'air considéré avec son extérieur.
10
11 Si l'on prend littéralement l'expression "surface is heated", c'est une ânerie puisque la surface n'est pas "chauffée" par
12 l'atmosphère puisque c'est le contraire qui est en général vrai.
13 Le "lucky us" de Rémy Rocca renvoie à une formulation quasi-religieuse explicitée dans une notice de la société
14 météorologique allemande 155 sur l'effet de serre; cette notice dit qu'on ne saurait douter de l'existence de l'effet de serre
15 "parce qu'il est bon" puisqu'on lui attribue le fait que la température moyenne de la surface de la Terre serait proche de
16 15°C au lieu des températures de la surface de la Lune156 dites au § 4-6-1 figure 4-I (entre 110°C voire 120°C là où le
17 soleil est au zénith et -180°C et moins encore sur la face de la Lune dans l'obscurité ou aux pôles).
18
19 Rappelons que le bénéfice de l'atmosphère et de son gradient gravitationnel polytropique est de réduire les amplitudes
20 thermiques diurne, saisonnière et en latitude par le mouvement de la vapeur d'eau et par le stockage diurne de chaleur par
21 les océans 157, effets totalement ignorés par tous les auteurs réchauffistes qui dissertent sur "l'effet de serre".
22
23 Rabâchons encore que sur Terre il n'y a aucun rapport entre le flux de la surface absorbé par l'air, qui en réalité, en
24 transfert de chaleur est de bilan net nul, et le flux rayonné par l'air vers le cosmos qui reflète la température des hautes
25 couches de la vapeur d'eau, ce 1% supérieur de la vapeur d'eau (figures 6-E à 6-H) qui rayonne vers le cosmos.
26
27 13-4) "Il existe un "forçage radiatif" dû au CO2"
28
29 13-4-1) Définition
30 Le forçage radiatif est une astuce de calcul où on double les ppm de CO2 instantanément à température et
31 humidité de la troposphère fixées et inchangées.
32 Ce n'est pas une grandeur observable et mesurable.
33 Doubler les ppm de CO2 au rythme actuel prendrait 200 ans ! Et les profils de température et d'humidité changent
34 constamment et en quelques heures.
35 Le résumé SPM/RID du rapport IPCC de 2013, page 11 § C "Facteurs du changement climatique" invoque des "FR"
36 ou "Forçage Radiatif" : Le forçage anthropique total en 2011 par rapport à 1750 est de 2,29 W/m
37 Ces FR sont définis par la note 14 en bas de page: " La force de ces facteurs est quantifiée sous forme d’un forçage
38 radiatif (FR) en watts par mètre carré (W m-2) comme dans les précédentes évaluations du GIEC. Le FR est un
39 changement de flux énergétique causé par un facteur; il est calculé à la tropopause ou au-dessus de l’atmosphère.
40 Selon le concept de FR utilisé habituellement dans les précédents rapports du GIEC, toutes les conditions à la surface et
41 dans la troposphère sont FIXES.
42 Pour le calcul du FR concernant les gaz à effet de serre au mélange homogène et les aérosols, dans le présent rapport,
43 les variables physiques, à l’exception de l’océan et de la banquise, peuvent réagir aux perturbations avec des
44 ajustements rapides. Le forçage résultant est dénommé forçage radiatif effectif (FRE) dans le rapport complet. Ce
45 changement reflète les progrès scientifiques accomplis depuis les précédentes évaluations et se traduit par une
46 indication plus fiable de la réponse thermique finale de ces facteurs. En ce qui concerne tous les facteurs autres que les
47 gaz à effet de serre au mélange homogène et les aérosols, les ajustements rapides sont moins bien caractérisés et
48 considérés comme faibles, et dans ce cas le RF habituel est utilisé."
49

154
Ecole d'été de Cargèse 2009 http://www.lmd.ens.fr/wavacs/ Rémy Rocca slides 71 à 83 (slide 72)
155
Deutsche Meteorologische Gesellschaft (1997): http://www.dmg-ev.de/gesellschaft/aktivitaeten/pdf/treibhauseffekt.pdf
http://www.dmg-ev.de/gesellschaft/stellungnahmen/stellungnahmen.htm
156
Moyenne des températures de surface: 206 K à l'équateur (maximum 120°C ou 393 K) et 98 K aux pôles (minimum 40 K)
Pour les températures de surface de la Lune voir http://www.diviner.ucla.edu/ et commentaires dans
http://tallbloke.files.wordpress.com/2012/01/utc_blog_reply_part-1.pdf http://tallbloke.wordpress.com/2012/01/17/nikolov-and-
zeller-reply-to-comments-on-the-utc-part-1/ et
Xiongyao Li et al. Estimation of the surface temperature of flat areas on the Moon
http://uic.edu.hk/~kentsang/fyp2014/ESTIMATION%20OF%20THE%20SURFACE%20TEMPERATURE%20ON%20THE%20M
OON.doc.
157
Et aussi du stockage sur 6 mois -déstockage sur 6 mois des océans vu aux figures 24 et 26
128
1 Le lecteur même inattentif sera étonné: la vapeur d'eau n'est pas mentionnée dans ce paragraphe 158 !
2 Or elle assure 95% de l'absorption par l'air du rayonnement de la surface et plus de 90% du rayonnement de l'air vers le
3 cosmos; les changements "climatiques" sont d'abord des changements de la répartition verticale et spatiale de la vapeur
4 d'eau qui est le principal moteur et régulateur du temps qu'il fait.
5 C'est la vapeur d'eau qui assure le transfert de chaleur des tropiques vers les hautes latitudes; son évaporation croît
6 fortement avec la température (à +6%/°C soit +6 à +12 W/m /°C selon que l'évaporation fait 100 W/m ou 200 W/m :
7 figure 2-D) et ainsi thermostate les surfaces des mers ou des zones de végétation tropicale.
8 Sa condensation dégage de la chaleur et alimente le rayonnement du globe (du "haut" de la vapeur d'eau) vers le cosmos
9 en particulier aux hautes et moyennes latitudes: par exemple à Paris en janvier le globe reçoit en moyenne 110 W/m du
10 soleil (avant effet des nuages et de l'albédo: figure 6-A) et 45 W/m en surface mais rayonne 220 W/m vers le cosmos
11 (figure 6-E): la différence est essentiellement apportée par la vapeur d'eau.
12 Les variations de la couverture nuageuse 159 sont en zone intertropicale une conséquence des variations de la température
13 de surface (une température plus élevée de la surface de la mer implique plus de convection et plus de nuages), mais en
14 zone extratropicale, sur les continents, les nuages refroidissent la surface en absorbant l'infrarouge solaire et en
15 rétrodiffusant une partie du visible (plus de nuages, température de surface plus basse) (figure 11-D); là en effet c'est la
16 condensation progressive de la vapeur d'eau de l'air qui alimente l'uniformisation du rayonnement du globe vers le
17 cosmos.
18
19 13-4-2) Pourquoi le calorimètre océanique dit-il 0,3 W/m pour un "forçage radiatif" huit fois plus grand ?
20 Le forçage radiatif existe-t-il vraiment ? Le calorimètre océanique du § 10, même avec l'ajout du réchauffement du sol
21 sur terre ferme et de la chaleur absorbée par la fusion des glaces de certains glaciers ne montre que +140 ZJ à +180 ZJ
22 depuis 1955 bien loin des 1200 ZJ du forçage radiatif cumulé (effets des aérosols défalqué).
23 Le Résumé à l'Intention des Décideurs (RID) 2015, page 6 § B2 dit " Le réchauffement océanique constitue l’essentiel
24 de l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90 % de
25 l’énergie accumulée entre 1971 et 2010 (degré de confiance élevé). Il est quasiment certain que l’océan superficiel
26 (jusqu’à 700 m de profondeur) s’est réchauffé entre 1971 et 2010. "
27 L'énergie accumulée de puis 1970 serait dont d'environ 130 ZJ / 90% = 144 ZJ plus de huit fois moindre Que le "forçage
28 radiatif" cumulé !
29 Figure 13-C Calorimètre océanique et fusion de glaciers (140 ZJ à 180 ZJ), cumul des forçages radiatifs (vers 1800 ZJ) et
30 cumul corrigé à 1200 ZJ par considération de l'effet supposé des aérosols

1500 ZJ

1200 ZJ

1000 ZJ
2,3 W/m² en
2011 IPCC AR5
500 ZJ

180 ZJ

cumulé océans 1960-2005: 136 Z J

31

158
Hors mention de la "vapeur d'eau stratosphérique" aux effets assez minimes. La vapeur d'eau apparaît dans ce texte seulement en
D2 page 14 ("rétroaction positive")
159
voir www.climate4you.com chapitre Climate and clouds pour de nombreux graphiques
129
1 Le rapport IPCC-GIEC AR5 de 2013, page 67, TFE-4 (Thematic Focus Element-4) assure que le forçage radiatif qui
2 ne se retrouve pas dans le calorimètre océanique, a, sur les années 1970-2012, été évacué par une croissance rapide de
3 l'OLR (Outgoing Longwave Radiation).
4 Mais si le forçage radiatif supposé être "équivalent" à un chauffage de la haute troposphère est immédiatement évacué
5 par un accroissement de l'OLR (Outgoing Longwave Emission, émission du globe en infrarouge thermique), qui est à
6 90% le rayonnement du haut de l'air, alors, il n'y a pas de forçage radiatif, et pas de piégeage de chaleur dans les hautes
7 couches de la troposphère par effet "plus haut plus froid" !
8
9 Ce texte AR5 TFE-4 (Thematic Focus Element-4) ramène d'abord par divers artifices (dont des aérosols
10 troposphériques) le forçage radiatif cumulé à seulement 800 ZJ en 2010 (au lieu de 1100 ZJ, ou de 1200 Z fin 2014),
11 augmente le stockage océanique et "divers" à 280 ZJ en 2010 (au lieu de 180 ZJ) et pour le reste, suppose un
12 accroissement de l'OLR "modélisé" selon des scénarios RCP d'augmentation de la température de surface avec
13 différentes hypothèses sur les feedbacks au lieu et place des observations de la figure 11-A reproduite en 13-E ci-après,
14 qui elles ne montrent pas d'augmentation significative de l'OLR sur 1974-2014. Nous avons bien affaire à un escamotage
15 selon la technique bien connue des illusionnistes "regarde par là, il y a une péniche qui vole".
16 Figure 13-D Escamotage de la divergence entre le forçage radiatif cumulé et l'augmentation, huit fois moindre, de la
17 quantité de chaleur dans le calorimètre océanique : extrait de IPCC-GIEC AR5 de 2013, page 67, TFE-4 (Thematic
18 Focus Element-4) "The increase in outgoing radiation inferred from changes of the global mean surface temperature"
19 modélisé avec un "climate feedback parameter entre 1,23 et 2,47 W/m /K" soit des réchauffements par doublement des
20 ppm de dioxyde de carbone entre 1,8°C et 4,7°C ! (160) justifierait la différence entre la courbe bleu clair et la courbe
21 noire (vignette de droite) prise entre les courbes "storage plus radiative response" en violet et en orangé. Ce renvoi aux
22 "modèles" pour escamoter des observations qui infirment les fables du "forçage radiatif" est évidemment inadmissible.

23

160
Soit un réchauffement amplifié de 1,1°C à 1,1°C / (1- {1,23 ; 2,47} 0,31) = {1,8°C; 4,7°C}
130
1 La figure 13-D tirée du dernier rapport du GIEC ne vise que les années 1970-2015, et montre ce remplacement
2 d'observations aisément disponibles par des simulations informatiques et l'affirmation d'une augmentation des
3 températures, en contradiction flagrante avec les observations rapportées aux figures 11-J, 11-M et 11-N qui ne montrent
4 sur 1997-2011 aucun réchauffement.
5
6 Enfin les figures 10-A et 10-D expliquent le choix, pour la figure 13-D, de 1970 au lieu de 1955 ou de 1960: ça augmente
7 –artificiellement- le réchauffement apparent du calorimètre océanique qui selon la figure 10-D serait de 0,35 GJ/m , soit
8 0,28 W/m à partir de 1970, mais 0,22 W/m à partir de 1960.
9
10 Comment cette chaleur supposée venir d'un moindre rayonnement de l'air des hautes couches de la troposphère
11 serait-elle à prendre au sérieux si, comme nous dit l'IPCC AR5 WG1 page 67, elle est immédiatement évacuée par
12 plus de rayonnement OLR ! Qui ne se voit pasd sur les séries de mesure (figure 13E).
13 Figure 13-E OLR (Outgoing Longwave Radiation ou émission infrarouge thermique du globe) mois par mois en
14 fonction du temps de 1974 à 2014 et en fonction de la teneur de l'air en dioxyde de carbone à l'observatoire du Mauna
15 Loa Reproduction de la Figure 11-A) Recueil des observations satellitaires du rayonnement infrarouge thermique du globe de 1974
16 à 2014, mois par mois; quelques lacunes et points "aberrants" dans cette série de mesures venant de plusieurs satellites
17 http://climexp.knmi.nl/data/inoaa_olr_ 0-360E_-90-90N_n.dat

18
19 Même courbe avec en abscisse la teneur de l'air en dioxyde de carbone; les boucles correspondent au cycle saisonnier de
20 la teneur de l'air en CO2 maximum en avril-mai et minimum en septembre-octobre après la saison de croissance de la
21 végétation.
22 En rouge, droite de régression sur les observations ; en noir tendance en -5,35 ln(400/330)= -1 W/m selon l'IPCC-GIEC
OLR en fonction de ppm CO2

240

235

230

225

220
23 330 340 350 360 370 380 390 400
24
25 13-4-3) En guise de conclusion
26 Ce "forçage radiatif" semble n'être qu'un mythe, un fantôme, un artifice ou une astuce de calcul sans réalité physique
27 puisque même un OLR presque "plat" (figure 13-E ci-dessus) l'a fait disparaître !
28 Les 0,2 W/m à 0,3 W/m du calorimètre océanique s'expliquent aisément par des fluctuations naturelles.
29
131
1 Mais ce concept de "forçage radiatif" a prospéré car il est d'un calcul aisé (puisque températures et humidités sont
2 supposées fixes), il est très commode en communication (on parle de W/m , grandeur additive) et il vous donne
3 l’impression d’avoir compris ("tout se passe comme si ").
4
5 On peut même lire que "les gaz à effet de serre chauffent la surface une deuxième fois, après que le soleil l’ait fait une
6 première fois" comme si le forçage radiatif était une réelle source d'énergie que certains sites web décomptent en
7 "équivalent de bombe d'Hiroshima" 161.
8
9 Ces milliards de bombes atomiques supposent que l'air produit de l'énergie et de la chaleur ! C'est sans doute un grand
10 miracle à breveter au plus vite ! Et de la chaleur qui va spontanément du froid (l'air) vers le chaud (la surface) !
11 Quel miracle ! Quelle merveille !
12 Ou est-ce simplement quelqu'un qui a oublié son cours de thermodynamique et ne sait pas que la chaleur va du chaud
13 vers le froid et que modifier très légèrement l'épaisseur optique de l'air ne saurait produire de l'énergie encore moins des
14 Zeta Joule !
15 ***
16 Nous renvoyons au § 15-2 pour un examen de six différentes définitions du forçage radiatif et pour les calculs associés
17 de la "sensibilité climatique" ou augmentation de la température de surface supposée venir d'un doublement des teneurs
18 de l'air en dioxyde de carbone
19
20
21 13-4-4) Un déséquilibre énergétique peut-il perdurer ?
22 Il nous est assuré qu'il y aurait un déséquilibre radiatif du globe qui absorberait plus qu'il ne rayonne 162
23 Un déséquilibre énergétique ne peut perdurer que si le phénomène qui lui a donné naissance est beaucoup plus rapide que
24 la réaction qui rétablit l’équilibre.
25 Or, c’est l’inverse qui est vrai : la vapeur d'eau et les nuages corrigent en quelques heures et un grand nombre de fois
26 dans l'année toute espèce de "déséquilibre", et, entre deux événements convectifs successifs, les "déséquilibres" sont très,
27 supérieurs à ceux conjecturés (11 mW/m en fin d'année et la moitié en moyenne annuelle) pour l'effet "plus haut plus
28 froid" de 1,6 W/m de +2 ppm/an de CO2: en effet 1,6 ln(1+ 2/400) / ln(2) = 11 mW/m .
29
30 Une modulation de 0,027°C de la température de rayonnement sur la bande des rotations de la vapeur d'eau entre 1 cm-1
31 et 400 cm-1 entre 400 mbar et 200 mbar, vers 230 K ferait 11 mW/m et correspond 4 mètres sur l'altitude "moyenne" z0
32 pour un gradient de 6,5 K/km.
33 La croissance sur un an de 31,6 millions de secondes de 0 à 11 mW/m du forçage radiatif au sommet de l'air appliqués à
34 2 tonnes d'air feraient au bout de l'année (11 10-3 W) x (31,557 106 secondes) /2 / (2000 kg 1005 J/kg) = + 0,086°C plus
35 de trois fois les 0,027°C qui suffisent pour que la vapeur d'eau de la même couche fasse disparaître le "forçage" !
36
37 Evidemment le procédé de régulation employé par la Nature avec des successions d'épisodes sans convection et avec
38 convection, d'anticyclones et de dépressions n'est pas une modulation au millième de degré près des températures mais
39 une succession d'épisodes contrastés plus ou moins longs décrits à l'annexe C.
40 Il ne s'agit pas de forçages et de feedbacks jouant sur des milliWatt/m et sur des millièmes de degrés !
41 Le § 11-2 a montré le mécanisme de régulation des températures par l'insolation.
42
43
44 Nota: Calculer le supplément de "forçage radiatif" ou moindre rayonnement net à la tropopause du CO2 correspondant à
45 une année entière à + 2 ppm/an selon la formule de Myrhe (1998) ne change pas la conclusion:
46 5,35 (W/m ) ln(402/400) = 0,026 W/m , soit 26 mW/m en fin d'année, et en intégré sur un an de 31,6 M secondes,
47 26 x 31,557 M secondes /2 = 410 kJ à répartir sur les 2 tonnes d'air (de chaleur spécifique 2 MJ/K) soit +0,2°C en fin
48 d'année à la tropopause, chiffre trois fois supérieur aux 0,065°C qui suffiraient à neutraliser les 26 mW/ du CO2.
49
50 Comme déjà dit le développement d'un "forçage radiatif" au CO2 est impossible, ce qui explique qu'on ne le retrouve pas
51 dans le calorimètre océanique (§ 10) qui depuis 1955 montre des évolutions cycliques à 0,2 W/m ou 0,3 W/m , soit en
52 cumulé 60 ans x 31,6 M sec. x 0,25 W/m x 361 M km = 171 ZJ de chaleur absorbée cumulée, à comparer à un forçage
53 radiatif cumulé sur 1955-2015 d'environ 1524 ZJ avec en 2011, 2,29 W/m selon IPCC AR5 (§ 13-3) et l'historique des
54 forçages de la figure 15-E vignette 1 du § 15-5-1.
55

161
Comme l'a fait M. Christophe Nussli, de Thalès Alenia Space, à un colloque à l'Ecole Militaire le 20 mars 2014
162
James Hansen et al. Earth's Energy Imbalance Confirmation and Implications Science vol. 308, 3 June 2005 pp. 1431-1435 et
dossier de presse http://www.giss.nasa.gov/research/news/20050428/ Earth’s Energy Out of Balance: The Smoking Gun for
Global Warming
132
1 13-5) "Il existe un effet de serre différé dû au CO2 et encore à venir "
2
3 Nous verrons au § 14-6-1 l'affirmation suivante:
4 "Il faut bien se pénétrer du caractère irréversible de l'évolution actuelle et abandonner l'idée que les générations à venir
5 trouveront une solution pour réduire l'effet de serre.
6 Nous faisons aujourd'hui le climat de demain et quand bien même nous arrêterions complètement les émissions, le XXIe
7 siècle n'en connaîtrait pas moins un réchauffement équivalent à celui du XXe siècle, compte tenu de ce qui est déjà
8 « emmagasiné », c'est-à-dire d'un demi à un degré.
9 Les pays occidentaux sauront sans doute s'y adapter mais il serait égoïste de laisser le reste du monde aux prises avec un
10 climat très difficile dans la deuxième moitié du XXIe siècle".
11
12 Le § 13-4-4 a rappelé la régulation automatique par la vapeur d'eau car comme vu aux figures 3-E, 6-H, 9-A la vapeur
13 d'eau des hautes couches rayonne sur 400 cm-1 dans les mêmes couches qui seraient touchées par le "plus haut plus froid"
14 du CO2 sur une bande 10 à 20 fois moindre.
15
16 "L'évolution actuelle" vise probablement le cumul des forçages radiatifs (forçage radiatif en 2011 de 2,29 W/m selon
17 IPCC AR5, cf. début du §13-4-1) dont on a vu au §13-4 qu'ils n'existaient pas dans les observations.
18
19 Le mot "irréversible" ne saurait s'appliquer puisque la "réaction" de la vapeur d'eau est bien plus rapide et forte que
20 l'effet supposé du "plus haut plus froid".
21 La figure 11-E a montré les cycles annuels qui effacent toute espèce de rémanence .... et ne répondent qu'à l'insolation.
22
23 Le climat d'aujourd'hui peut amener, selon les variations de la couverture nuageuse, la poursuite des 0,3 W/m en
24 moyenne devinés sur le calorimètre océanique (§ 10) avec les différences en latitude vue à la figure 10-C.
25 En 50 ans ça fait en moyenne +0,16°C sur les 700 premiers mètres de l'océan, un peu plus en surface et un peu moins en
26 profondeur.
27
28 Mais le réchauffement de l'océan va, par diffusion de la chaleur, de la surface vers les profondeurs.
29
30 Le réchauffement de l'air dont la capacité calorique totale est celle de 2,5 m d'eau de mer suit très rapidement celle de la
31 surface des océans comme le montre le parfait synchronisme des anomalies des températures de la basse troposphère et
32 celles de l'océan en surface, impulsée par les El Niño (figure 11-J).
33
34 On ne sait donc pas où serait emmagasiné le "un demi à un degré "
35 Et +0,5°C sur la surface de l'océan ne fera pas plus que +0,5°C dans l'air.
36
37 Et le CO2 anthropique a la même durée de vie que le CO2 naturel, à savoir le rapport
38 (stock dans l'air) / (flux absorbé en un an).
39
133
1 13-6) La fable des "-18°C" d'une Terre sans atmosphère ou sans gaz-traces et la comparaison des
2 contributions à l'effet-de-serre des différents gaz-traces
3
4 13-6-1) La raisonnement suivant figure dans une infinité de manuels et d'articles; il est dit valoir pour une Terre sans
5 atmosphère
6 σ Tsurface4 = (1- albédo) (flux solaire à une unité astronomique du soleil) / 4 = (1-0,31) 1361/4 = 235 W/m et
7 Tsurface = 253,7 K
8 Mais une Terre sans gaz-trace donc sans eau n'aurait pas un albédo de 0,31 (figure 11-E) essentiellement dû aux nuages !
9
10 Si l'on suppose à cette Terre sans eau une surface corps noir non conductrice de la chaleur, la température dépendra de
11 l'écart en longitude et latitude à la position du point où le soleil est au zénith (Fsolaire = 1361 W/m ou chiffre voisin) la
12 température locale est donnée par σ Tsurface4 = Fsolaire (1- albédo) cos(long) cos(lat) et la température moyenne sur
13 la face éclairée vaut 0,8 fois la température du point où le soleil est au zénith car
14 0
/2
cos(lat)5/4 d(lat) 0 /2 cos(long)1/4 d(long) /( 0 /2 cos(lat) d(lat) 0 /2 d(long) ) = 0,8
15 On prendra ce que l'on veut sur la face non éclairée selon les hypothèses sur la conductivité thermique du sol et le
16 stockage de chaleur dans le sol; l'exemple de la Lune vu au § 4-6-1, pour un sol en partie poussiéreux et mauvais
17 conducteur de la chaleur montre une température moyenne (faces éclairée et obscure) de 206 K à l'équateur et de 98 K
18 aux pôles, soit -67°C et -175°C.
19 Le -18°C est donc le résultat d'un calcul faux où l'on prend pour moyenne la racine quatrième de la moyenne des
20 puissances quatrième163 avec l'hypothèse inepte d'une Terre sans eau, mais avec des nuages.
21
22 13-6-2) Une variante de cette fable est une Terre avec une atmosphère sans gaz-trace, de façon que le rayonnement
23 infrarouge thermique vers le cosmos vienne de la surface, sans eau, mais avec des nuages. Le résultat est dit être le
24 même, -18°C ou -19°C, qu'au paragraphe précèdent.
25 Un peu de réflexion montre que la température sous le soleil au zénith serait pour cette atmosphère sans gaz traces actifs
26 dans l'infrarouge thermique celle de la Lune (§ 4-6-1) vers 381 K, celle de la face dans l'ombre serait de quelques
27 dizaines de K, celle des pôles vers 100 K, selon les hypothèses faites sur la conductivité thermique du sol et le stockage
28 de chaleur dans le sol.
29 On aurait donc sous le soleil au zénith, une très forte une convection, alimentant des vents violents qui essaieront
30 d'égaliser les températures en apportant des calories aux régions froides, un air de gradient vers 9,8 K/km (car C h =0),
31 mais, dans les zones au sol froid, un très mauvais transfert de chaleur de l'air plus chaud vers la surface plus froide
32 puisque la conductivité thermique de l'air plus chaud stratifié au dessus d'un sol plus froid est faible.
33 L'air sera donc, près de la surface, sur tout le globe, à une température proche du maximum de température de la surface
34 sous le soleil au zénith.
35 Les vents et la convection ne manqueront pas de soulever de la poussière, ce qui comme sur Vénus modifiera fortement
36 l'albédo, donnera à l'air une certaine épaisseur optique par diffusion et réduira l'insolation en surface en augmentant
37 l'albédo (albédo de 76% sur Vénus avec une insolation en surface moindre que 30 W/m (?) soleil au zénith).
38 Ce système auto-organisé totalement dissipatif emploiera la poussière au lieu de la vapeur d'eau.
39
40 On voit que le "-18°C" présenté dans presque tous les manuels et articles (et même dans des textes de l'IPCC) comme
41 une évidence montrant le caractère bienfaisant et donc l'indiscutable existence de l'effet-de-serre, ne résiste pas à
42 l'examen.
43
44 13-6-3) L'augmentation de l'OLR calculée sur un programme "modèle E du GISS, sur une Terre où l'on aurait ôté l'un
45 des gaz-traces, sur l'année 1980, pour un flux de surface moyen de 394 W/m et un OLR moyen de 241 W/m (assez
46 supérieur à celui de la figure 11-A) est indiquée au tableau 13-A : OLR majoré de 24 W/m pour une Terre sans CO2.
47
Tableau 13-A Augmentation de l'OLR attribuée à la disparition de l'un des gaz traces et attribution à chaque gaz-
trace en % du GH total selon Lacis et al. (2010)164
gaz trace ôté CO2 O3 N2O CH4 CFC aérosols
augmentation W/m 24 1,7 1,5 1,2 0,2 0,4
attribution en % 20% 1,8% 1,7% 1,4% 0,4% 1,5%
48

163
la moyenne de 1, 2, 3 est (1+2+3)/3 = 2 et non pas ((1 +16 + 81) / 3 )1/4 = 2,39; cependant l'erreur commise est moindre que 1°C
pour les profils de température du globe en fonction de la latitude pondérés en cos(latitude) ; la fraction de la surface du globe au-delà
du cercle polaire (66,7°N) est 4%, 7% au nord de 59,3°N, 15% au nord de 44,3°N
164
Lacis, A. A., Schmidt, G. A., Rind, D. and Ruedy, R. A., 2010, Atmospheric CO2: principal control knob governing earth’s
temperature. Science. 330, 356_359. Nous renvoyons à l'article pour le détail du calcul des "attributions" en %.
134
1 nota 1: Lacis et al. (2010) associe les 394 W/m à Tsurface =288,7 K ce qui suppose un coefficient de noirceur de
2 100%; la figure 2-A, § 2-4 a montré que cette estimation du flux rayonné par la surface, à 71% océanique, est surestimée
3 de 30 W/m à 40 W/m .
4
5 nota 2: pour la vapeur d'eau, Lacis et al. dit 60 W/m et 23 W/m pour les nuages avec des attribution s de 49% et de
6 24%; mais une Terre avec des océans et un air sans vapeur d'eau ou sans nuage est une hypothèse absurde
7
8 nota 3: La figure 13-E montre (par ciel clair sans nuage) comment le rayonnement du CO2 vers 220 K, dans la
9 stratosphère, serait remplacé par celui de la vapeur d'eau vers 800 mbar, par exemple vers 276 K (surface à 288 K): ça
10 augmenterait de 20 W/m ou un peu plus l'OLR à profil d'humidité inchangé.
11 Les valeurs des OLR, 270 W/m ciel clair, 232 W/m en "moyenne" et 200 W/m pour un ciel nuageux voire deux fois
12 moins pour un ciel à nuages de glace près de la tropopause relativisent l'importance de ces 20 W/m .
13 Figure 13-E vignette du haut: position de la couche t=1 comptée depuis le haut de l'air: en bleu vapeur d'eau pour 15
14 kg/m et pour 50 kg/m et en rouge CO2 vers 350 ppm; en orange allure de la fonction de Planck à 273 K
15 vignette centrale: épaisseur optique en échelle logarithmique pour la vapeur d'eau (40 kg/m ) en bleu, le CO2 en rouge et
16 le méthane en vert; fois la fonction de Planck à 273 K (en orange) et à 220 K (en bleu) est en mW/m /cm-1
17 vignette du bas: températures de rayonnement mesurées par satellite géostationnaire sur le Pacifique central 130°W-
18 180°W et 10°S-10°N, en 1970 par les instruments IRIS sur Nimbus 4 et en 1997 par l'instrument IMG (en noir) sur le
19 satellite japonais ADEOS: http://www.john-daly.com/smoking.htm et John E. Harris Nature (vol. 410, p. 355, 15 March
20 2001) avec un erratum important dans Nature 26th April 2001 dernière page de `Letters to Nature'

21
22

23

24
25 La figure 13-E vignette du bas montre une remarquable stabilité des températures de rayonnement entre 1970 (326 ppm)
26 et 1997 (364 ppm) malgré une campagne de presse qui annonçait une augmentation visible de l'effet de serre, en réalité
135
1 due à une interversion, dans l'article publié, et à la figure ci-dessus, des légendes entre IRIS 1970 et IMG 1997165 ; les
2 articles disaient: "Our results provide direct experimental evidence for a significant increase in the Earth's greenhouse
3 effect that is consistent with concerns over [the heating up] of climate," the researchers write.(Globe and Mail, 2001).
4 Voir http://www.john-daly.com/smoking.htm sur cet incident qui montre que le fanatisme supprime tout sens critique:
5 l'interversion des légendes des deux courbes n'a été détectée ni par les quatre auteurs ni par les referees de Nature, ni par
6 les journalistes.
7 Noter encore sur la figure 13-E vignette du bas que la raie du CO2 vers 710 cm-1 rayonne depuis la troposphère (plus
8 haut plus froid sur la pointe de la raie) par ce que la tropopause équatoriale est vers 100 mbar, au dessus de la couche
9 correspondant à tCO2(720) =1 de la vignette du haut. Par contre la pointe de l'ozone est vers le haut, plus haut plus chaud,
10 et rayonne donc depuis la haute stratosphère vers 30 km à 50 km.
11
12 nota 4: Oter le méthane revient, autour de 1310 cm-1, à remplacer le rayonnement stratosphérique vers 250 K à 270 K
13 (figures 6-H et 6-I) par celui de la vapeur d'eau entre 400 mbar et 500 mbar vers 260 K comme le montre la figure 1 pour
14 une abscisse vers 2,6 ou 2,7 puisque log10{400 ; 500} = {2,6 ; 2,7}. Ce qui peut expliquer la différence de seulement 1,2
15 W/m dite au tableau 13-A.
16
17 nota 5: Des calculs –différents- d'attribution de pourcentages du GH total en ôtant un par un les composants de l'air de
18 1997 donnent les résultats du tableau 13-B. Evidement ôter la vapeur d'eau en conservant les nuages est un non sens.
19 Les valeurs pour le méthane, l'ozone et le gaz hilarant (N2O) sont bien supérieures à celles du tableau 13-A.
Tableau 13-B Augmentation de l'OLR attribuée à la disparition de l'un des gaz traces Kiehl & Trenberth 1997 166
gaz trace ôté CO2 O3 CH4 & N2O H2O
augmentation OLR W/m ciel clair 29 8 8 71
augmentation OLR W/m avec nuages 22 7 4 49
attribution 26% 8% 6% 60%
20 Kiehl & Trenberth 1997 font donc rayonner leurs gaz traces de plus bas et plus froid dans la stratosphère que Lacis et al.
21 2010 puisque la suppression du gaz-trace remplace son rayonnement par celui de la vapeur d'eau (figure 13-E) sous-
22 jacente, avec pour l'ozone une certaine contribution de la surface dans la fenêtre (figure 4-C, vignette de gauche).
23 Charnock and Shine (1993) ont, pour le CO2, trouvé 32 W/m et Kandel (1993) 50 W/m contre ici 22 W/m pour le cas
24 réaliste avec nuages.
25 Mais ces calculs de GH ne correspondent pas du tout à ce que donne l'approche très simple de la note suivante.
26
27 nota 6: Comme vu au § 13-3 on peut soustraire des deux termes de droite de
28 GH= (flux rayonné par la surface) – (flux rayonné vers le cosmos)
29 le flux de la surface qui parvient au cosmos malgré la vapeur d'eau et les nuages et est de l'ordre de 20 W/m (figure 4-
30 H), d'où
31 GH= (flux rayonné par la surface et absorbé par l'air) – (flux rayonné par l'air vers le cosmos)
32 Pour le CO2, cette quantité est typiquement 167 de 5 – 17 = -12 W/m , négative ! À comparer à

165
Erratum: Increase in greenhouse forcing inferred from the outgoing longwave radiation spectra of the Earth in 1970 and 1997
John E. Harries, Helen E. Brindely, Pretty J. Sagoo, Richard J. Bantges Nature 410, 355; 2001
" In Fig. 1a of this paper, the labels for the two curves were inadvertently switched. The grey curve [coloriée en rouge et bleu ci-
dessus] represents IMG and the black curve represents IRIS."
166
J. T. Kiehl, Kevin E. Trenberth Earth’s Annual Global Mean Energy Budget Bulletin of the American Meteorological Society
Vol. 78, No. 2, February 1997
"We calculate the longwave radiative forcing of a given gas by sequentially removing atmospheric absorbers from the radiation
model. We perform these calculations for clear and cloudy sky conditions to illustrate the role of clouds to a given absorber for the
total radiative forcing. Table 3 lists the individual contribution of each absorber to the total clear sky radiative forcing".
Cet article, qui se fonde plus sur des "modèles" que sur des observations, sous-estime fortement l'absorption du solaire par les nuages
et majore d'autant l'insolation de la surface. Ce point est discuté par
N. Melnikova, A.V. Vasilyev Short-Wave Solar Radiation in the Earth’s Atmosphere, Calculation, Observation, Interpretation
Springer 2005, 313 pages
D. Crisp Absorption of Sunlight by Water Vapor in Cloudy Conditions: A Partial Explanation for the Cloud Absorption Anomaly
GRL. , Vol. 24, NO. 5, pp. 571-574, March 1, 1997 "Aircraft observations collected simultaneously at different altitudes also show
that the atmosphere absorbs significantly more solar radiation than existing models predict (Piewskie and Valero, 1995). The largest
discrepancies are seen in cloudy regions, where the atmosphere appears to absorb up to 50% more sunlight than otherwise
comparable cloud-free regions."
Voir aussi une liste de 9 pages de références bibliographiques sur ce sujet : Articles relevant to enhanced shortwave absorption
Collated by Charles S. Zender. Last updated August 31, 2009 mentionnée sur http://www.ess.uci.edu/~zender/ mais inaccessible au
25/08/2015.
167
Pour une surface corps noir à 289 K rayonnant 102 W/m entre 550 et 800 cm-1 la vapeur d'eau seule (w = 25 kg/m ) absorbe 96
W/m , le CO2 seul sans vapeur d'eau absorbe 80 W/m et les deux gaz ensemble absorbent 98 W/m ; pour w = 12 kg/m (du genre
136
1 * 342 -5 = 337 absorbé par la vapeur d'eau qui rayonne presque tout des 195 W/m de la figure 6-F soit un GH
2 d'environ 337- 195 = + 142 W/m .
3 * un GH "global" avec nuages de 347 (rayonné par la surface et absorbé par l'air) – 212 (rayonné par l'air vers le
4 cosmos) = 135 W/m , selon la figure 6-F.
5 Cette simple constatation jette un gros doute sur la validité des "attributions" des tableaux 13-A et B.
6
7 nota 7: les CFC-11 et CFC-12 de la figure 13-E présentent une teneur variable avec la latitude et l'altitude, de l'ordre de
8 250 et 500 pptv (parties par trillion, ou nombre de molécules par 1012 molécules d'air) dans la troposphère et de 0 ou
9 presque vers 40 km; ils sont éliminés par photolyse UV dans la bande de 175 nm à 255 nm (dite de Schumann Runge)
10 168
. Leur épaisseur optique est négligeable. Mais comme on peut leur attribuer du "forçage radiatif'" de quelques dixièmes
11 de W/m ils figurent en bonne place dans tous les rapports IPCC depuis AR1 (1990) et ont servi à divers trafics de droits
12 d'émission de CO2. Que ce forçage radiatif soit un mythe (§ 13-4) n'empêche pas de continuer à faire de longues listes de
13 tous ces gaz en leur attribuant un forçage spécifique.
14
15 nota 8: Le méthane auquel on attribue une durée de vie de moins de dix ans avant qu'il soit oxydé par l'ozone fait l'objet
16 d'attentions particulières car il permettrait aux bureaucraties de réguler et taxer toutes les activités agricoles.
17 On lui attribue donc un grand forçage radiatif compté depuis le préindustriel, alors même que sa croissance depuis que
18 l'on a des mesures est très fluctuante et n'est que de quelques pour mille par an: de -6 ppb/(12 mois) à +20 ppb/(12 mois)
19 sur 1770 ppb au pôle sud (ppb= partie par billion ou nombre de molécules par milliard de molécules d'air).
20 Figure 13-F) Evolutions des teneurs en méthane mesurées aux observatoires du Pôle Sud et de Barrow (Alaska, 71,32°N,
21 156,61°W) source NOAA
22 ftp://aftp.cmdl.noaa.gov/data/trace_gases/ch4/in-situ/surface/brw/ch4_brw_surface-insitu_ 1_ccgg _month.txt
23 ftp://aftp.cmdl.noaa.gov/data/trace_gases/ch4/flask/surface/ch4_spo_surface-flask_ 1_ccgg _month.txt

24

25
26
27 Conclusion: Ce paragraphe 13-6 a montré des exemples de raisonnements absurdes publiés par les piliers de l'IPCC dans
28 des revues que l'on croit ou croyait respectables.
29 La vapeur d'eau absorbe 98% du rayonnement de la surface et produit plus de 90% du rayonnement de l'air vers le
30 cosmos.

profil "sec" US76) la vapeur d'eau seule absorbe 87 W/m les deux gaz ensemble 96 W/m . Le supplément d'absorption dû au CO 2
est donc de 2 W/m ou de 9 W/m selon la valeur de w ; ajouter des nuages bas augmente l'absorption par l'air du flux de la surface.
168
K. Minschwaner , L. Hoffmann , A. Brown , M. Riese , R. Muller , P. F. Bernath Stratospheric loss and atmospheric lifetimes of
CFC-11 and CFC-12 derived from satellite observations Atmos. Chem. Phys., 13, 4253–4263, 2013 www.atmos-chem-
phys.net/13/4253/2013/ doi:10.5194/acp-13-4253-2013
137
1 GH n'a aucun sens physique, est au mieux un indice comme certains (mauvais) indices économiques, et les
2 attributions en pourcentage sont des leurres et des non-sens, tout comme la Terre sans atmosphère ou la Terre avec une
3 atmosphère sans gaz trace et les "-18°C".
4
5 Attribuer au CO2 ou 26% ou 20% de GH vise seulement à faire oublier que le doublement des ppm de CO2 aurait (voir §
6 9-4) pour seul effet "le plus haut plus froid" dans la troposphère où deux petits segments du spectre vers 618 et 720 cm-1
7 passeraient de 400 mbar à 250 mbar (de P1 à P2 = 0,62 P1 selon la figure 9-A-bis) soit -1,6 W/m sur l'OLR et -7 pour
8 mille de 232 W/m et moins de 1% des 195 W/m du rayonnement de la vapeur d'eau.
9 Dans la stratosphère ozone et dioxyde de carbone peuvent voir leurs teneurs changer, mais chaque couche de la
10 stratosphère rayonnera toujours autant que ce qu'elle absorbe.
11
12 Evidemment attribuer 40% de GH aux gaz traces autres que la vapeur d'eau et 26% au CO2 a plus d'impact
13 psychologique qu'annoncer, pour le doublement du CO2, "une réduction de 7 pour mille de l'OLR", immédiatement
14 effacée par un peu moins de vapeur d'eau vers 300 mbar (§ 11-10 et § 15-9).
15
16
17 13-7) Les GWP (Global Warming Potential)
18 Cette grandeur sert à évaluer la valeur financière de droits d'émissions de gaz exotiques à partir de la valeur du dioxyde
19 de carbone à la bourse des droits d'émissions.
20
21 Elle est définie comme l'effet cumulé sur le temps d'une émission instantanée de 1 kg de gaz-trace divisée par l'effet
22 d'une émission instantanée de 1 kg de CO2; l'intervalle temporel d'intégration est infini.
23 GWP = 0∞ fgaz trace cgaztrace(t) dt / 0∞ fCO2 cCO2(t) dt
24 f est le forçage radiatif attribué au kg de gaz trace et c(t) sa concentration qui, pour le CO2 est supposée suivre les
25 formules de Berne ou de Hambourg du § 12-5 avec une durée de vie de "cent ans".
26
27 La correction automatique et le masquage du spectre d'absorption de la plupart des gaz par la vapeur d'eau sont ignorés,
28 et ftrace ne vaut pas plus que les "attributions" des tableaux 13-A et 13-B.
29
30
138
1 14) Diverses variantes de la vitre de la serre et illustrations des contresens énumérés au § 13
2 Ce paragraphe illustre, par des citations commentées, les cinq contresens physiques du paragraphe précèdent.
3 Nous réservons un paragraphe particulier, plus loin, à l'auto-amplification par la vapeur d'eau de tout refroidissement ou
4 réchauffement avec le CO2 comme "bouton de commande" ("control knob").
5
6 14-1) Les vitres et la serre selon le premier rapport IPCC WG1 de 1990
7 Ce premier rapport de l'IPCC (1990) dit la fable suivante:
8 "One of the most important factors is the greenhouse effect, a simplified explanation of which is as follows : Short-wave
9 solar radiation can pass through the clear atmosphere relatively unimpeded But long-wave terrestrial radiation emitted
10 by the warm surface of the Earth is partially absorbed and then re-emitted by a number of trace gases in the cooler
11 atmosphere above. Since, on average, the outgoing long wave radiation balances the incoming solar radiation both the
12 atmosphere and the surface will be warmer than they would be without the greenhouse gases."
13
14 Ce "absorbe et réémet moitié vers le haut et moitié vers le bas" a été dénoncé au § 13-1.
15 Figure 14-A) explication de l'effet de serre par l'IPCC First Assessment Report (1990)
16 https://www.ipcc.ch/ipccreports/far/wg_I/ipcc_far_wg_I_full_report.pdf
17 Noter l'affirmation sans aucun fondement "the effect of this is to warm the surface and the lower atmosphere" et une
18 représentation en vitre avec émission, moitié vers le haut et moitié vers le bas

19

20
21 Cette explication radiative ignore l'effet de la gravitation, pourtant évident puisque le gradient de température s'écrit
22 - g/(Cp + |Ch|) où g est l'accélération de la pesanteur; les mots vapeur d'eau, évaporation, convection sont absents !
23 Elle ignore aussi que le bilan radiatif net entre air et surface est nul (§ 4-3).
24 "La surface est chaude, l'air au dessus plus froid" (warm surface, cooler atmosphere above): le bilan radiatif net devrait
25 donc se faire en faveur de l'air et comme l'air est très opaque, ce que reçoit la surface vient des premières dizaines ou
26 centaines de mètres proches de la surface, le bilan net est quasiment nul ou très légèrement en faveur de l'air.
139
1 La dernière phrase "surface will be warmer than they would be without the greenhouse gases" est simplement un
2 leurre; toute atmosphère planétaire comporte des gaz-traces, qui, en fixant en altitude la couche {P0, T0, z0} qui assure le
3 gros du rayonnement de l'air vers le cosmos, permettent de tirer parti du gradient gravitationnel polytropique.
4
5 Cette figure 14-A (encadré en blanc "Some of the infrared radiation ... The effect of this is to warm the surface and the
6 lower atmosphere") fait entendre qu'une "énergie complémentaire de celle du soleil vient réchauffer la surface" (sic!) 169
7 ou selon les termes de l'IPCC " ce processus ajoute au flux d'énergie net entrant dans la basse atmosphère et la surface
8 sous-jacente ce qui augmente leur température ".
9
10 La réalité vue aux § 4 et 5 est que le flux de chaleur par voie radiative est en gros nul entre la surface et l'air et qu'un
11 flux de chaleur nul ne saurait réchauffer ni l'air ni la surface!
12 Comme vu au § 7, la température de la surface est déterminée par le gradient gravitationnel polytropique et par le couple
13 {T0, P0} de la couche de référence en haut de l'air.
14 Le flux solaire qui atteint la surface repart par évaporation et très subsidiairement par convection et par rayonnement
15 direct arrivant au cosmos (20 W/m ) (§ 4 à § 8)
16 La représentation de la figure 14-A dit que l'absorption du flux émis par la surface réchauffe et la surface – ce qui est
17 bien surprenant – et l'air proche de la surface. La réalité est qu'un transfert de chaleur net nul est sans effet ! Mais le
18 graphisme employé avec une flèche à 45° vers le haut et une vers le bas suggère une "réflexion" optique, expression
19 absurde que l'on retrouve pourtant dans la plupart des "définitions".
20
21 14-2) La serre horticole
22 Le sol sous la serre se refroidit par évaporation et convection et très subsidiairement par rayonnement parvenant au
23 cosmos (figure 4-H); l'interposition d'une vitre entre la surface et l'air, en laissant des décimètres ou des mètres d'air entre
24 le sol et la vitre, supprime le gros des pertes de la surface par évaporation et convection dont la chaleur reste sous la serre
25 qui conservera donc la chaleur reçue d'un chauffage solaire ou autre.
26 Si la vitre est transparente en infrarouge thermique le transfert radiatif de chaleur surface-air passe d'un bilan net nul à
27 une valeur significative puisque la surface est, serre fermée, plus chaude que l'air au dessus de la vitre.
28 Si la vitre est opaque en infrarouge thermique les transferts de chaleur surface-vitre et vitre-air sont égaux au transfert
29 surface-air du cas précèdent:
30 (fsurface –fair) = (fsurface – fvitre) + (fvitre – fair), 170
31 où fsurface désigne le flux émis par la surface, fair le flux descendant d'infrarouge thermique émis par l'air extérieur à la
32 serre et absorbé ou par la surface (si la vitre est transparente en infrarouge thermique) ou par la vitre (si celle–ci est
33 opaque en infrarouge thermique).
34 Que la vitre soit opaque ou transparente en infrarouge thermique ne change donc rien.
35 L'expérimentation, pour infirmer les élucubrations d'Arrhenius, a été faite et publiée dès 1909 par le Pfr Robert Wood de
36 John Hopkins University avec une vitre en NaCl transparente jusque vers 17 µm 171.

169
Expression trouvée la le manuel de M. Rotaru, J.Gaillardet, M. Steinberg, J. Trichet Les climats passés de la Terre Société
géologique de France - Vuibert 2007, dont certains chapitres sont excellents; on lit p.11 "Le rayonnement IR du sol … fait vibrer les
molécules comportant au moins trois atomes qui émettent à leur tour un rayonnement infrarouge dans toutes les directions en
particulier vers la surface terrestre. Par conséquent une énergie complémentaire de celle du soleil parvient au sol: elle donne ce
que l'on appelle l'effet de serre. Sans elle la température terrestre ne dépasserait pas -18°C en moyenne"
Commentaires:
(a) L'expression "énergie complémentaire de celle du soleil" donnée à 330 W/m sur la figure illustrant ce paragraphe, comparée à un
maigre 160 W/m venant du soleil jusqu'au sol montre le caractère proprement miraculeux de cet effet de serre qui produit de
l'énergie à partir de rien ou presque, et surtout de l'énergie qui va spontanément du froid vers le chaud … Les auteurs de ce
manuel ont seulement oublié le second principe de la thermodynamique et que seule importe la différence entre flux montant (360
W/m selon la figure) et le flux descendant; cette différence en réalité n'apporte pas mais enlève à la surface une "énergie" de disons
5 W/m ou un peu moins.
(b) Les chapitres 1 et subsidiairement 4 de ce livre rapportent, pour l'édification des professeurs des lycées, l'histoire sainte des
nombreux êtres surnaturels qui peuplent l'imaginaire des dévots de l'effet-de-serre, avec bien sûr toutes les quinze lignes une
invocation à ce grand Dieu ! À noter encore page 57 de ce livre un calcul de sensibilité sur la formule du corps noir en σt 4, avec t en
degrés Celsius !
170
Exemples: (1) surface et air à 0°C, la surface émet 315 W/m dont 290 absorbé par l'air, reçoit 290 W/m de l'air, et perd 25 W/m
par rayonnement vers le cosmos; (2) à 21°C, la surface émet 424 W/m , et avec une vitre transparente en infrarouge thermique, reçoit
toujours 290 W/m de l'air; (3) avec une vitre opaque en infrarouge thermique à 8,5°C qui émet 357 W/m , la surface reçoit 357
W/m de la vitre, la vitre reçoit 290 W/m de l'air et 424 W/m de la surface, à des ajustements près par évaporation sur la surface et
condensation sur la vitre. Noter que 424 – 290 = (424 -357) + (357 – 290)
Comme la convection sur la vitre n'est pas tout à fait celle de la surface ce calcul n'est qu'indicatif.
171
R. W. Wood, Note on the Theory of the Greenhouse, Philosophical magazine 17 319-320 (1909)
L'expérience peut être refaite simplement avec une feuille de polyéthylène transparente (plus ou moins) en infrarouge thermique
140
1 Ajoutons encore que les spectres d'absorption par le CO2 et par la vapeur d'eau employés par Arrhenius étaient très
2 erronés à cause d'une grosse erreur sur la valeur en infrarouge thermique de l'indice optique du prisme de chlorure de
3 sodium employé pour disperser les rayons; tant Hans Erren que Jean-Louis Dufresne trouvent, avec les spectres corrects
4 et les formules d'Arrhenius un réchauffement de seulement deux dixièmes de °C (0,2°C) pour un doublement des
5 ppm de CO2 172.
6
7 14-3) Empilement de vitres opaques en infrarouge
8 Selon le dogme, ces vitres sont dans le vide et il n'y a ni air ni vapeur d'eau. "Modéliser" un gaz convectif un des
9 meilleurs transporteurs de chaleur par une paroi de bouteille thermos ou de vase Dewar est une idée vraiment curieuse !
10 On trouvera diverses variantes dans la thèse d'habilitation de M. J. L. Dufresne (2009).
11 La vitre de rang p émet un flux F(p) vers le haut et vers le bas; elle reçoit F(p-1) + F(p+1) et rayonne 2 F(p); le sol émet
12 F(0) vers la vitre 1 et en reçoit F(1); la dernière vitre émet F(n) vers le cosmos et reçoit F(n-1)
13 F(0) -2 F(1) + F(2)=0
14 F(1) -2 F(2) + F(3) =0
15 F(2)-2 F(3) + F(4) =0
16 F(n-2) – 2 F(n-1) + F(n)= 0
17 F(n-1) -2 F(n)=0
18 par addition de ces équations F(0)- F(1) – F(n)=0; en multipliant les lignes par 1,2, 3, .., n et les additionnant
19 F(0) + (n-1) F(n) -2 n F(n)= F(0) - (n+1) F(n) = 0 d'où F(n) = F(0) /(n+1) et F(1)= F(0)- F(n)= n / (n+1) F(0)
20 • avec 6 vitres F(1)= 6/7 380 W/m = 325 W/m ordre de grandeur raisonnable du flux air vers surface, mais F(6)=
21 380/7= 54 W/m est bien différent des 200 à 300 W/m rayonnés par le globe vers le cosmos selon les régions et les
22 saisons (figures 6-C à 6-E) !
23 • avec 1 vitre F(1)= 190 W/m ce qui est bien différent tant des 342 W/m rayonnés par l'air vers le sol que des 232
24 W/m rayonnés "en moyenne" vers le cosmos (figure 6-F)
25
26 17 kW/m quittent le sol de Vénus; un déséquilibre entre fmontant et fdescendant sur les premiers kilomètres se verrait très vite:
27 la "vitre" rayonnerait 8,5 kW/m vers le bas d'où un refroidissement net de la surface de 8,5 kW/m ! La surface de Vénus
28 serait très froide, pas à 462°C !
29
30 14-4) Une vitre semi-transparente en infrarouge 173
31 Soient F1 le flux qui traverse la vitre et F2 celui qu'elle bloque; la surface rayonne B= F1+ F2 reçoit F2/2 et le cosmos
32 reçoit C= F1+ F2/2; pour B=390 et C= 240 il vient F1=90 et F2=300, en W/m . Evidemment la surface rayonne 390 dont
33 300 absorbé par l'air et reçoit 150 de l'air ce qui est absurde (figures 4-D et 6-F).
34 Après une fermeture de la fenêtre (flux notés F ') correspondant aux supposés 3,7 ou 4 W/m du "doublement du CO2",
35 F '1=86, F '2/2= 154, puisque l'émission vers le cosmos est rétablie à sa valeur initiale "d'équilibre" (F '1 + F '2/2 = 240),
36 F '2= 308 et la surface "doit chauffer" (pour ce prétendu "modèle") de 288 K à ((308+86)/390)1/4 288= 288,74 K soit
37 +0,7 K. La vitre passe de 226,79 K à 228,29 K soit +1,5 K ce qui ressemble au "hot spot" proche de la tropopause, non
38 observé.
39
40 14-5) De l'air qui "réchauffe la surface " ?
41 Pour essayer de contourner le second principe de la thermodynamique qui interdit que de la chaleur aille spontanément
42 de l'air vers la surface, du plus froid vers le plus chaud, R. T. Pierrerhumbert 174 expose: "The Greenhouse effect shifts
43 the Planet's surface temperature toward the photospheric [la température du soleil] temperature by reducing the rate at
44 which the planet loses energy at a given surface temperature … "
45 Comme si les calories déposées dans l'air ou l'eau par le chauffage solaire portaient la mémoire de leur filiation !
46
47 Des sites web montrent une grande créativité en expliquant que l'interposition d'écrans peut non pas réchauffer mais
48 limiter le refroidissement ce qui suffirait à contourner le second principe de la thermodynamique. Mais l'air convectif
49 n'est pas une enveloppe de bouteille thermos !

172
Hans Erren : http://members.casema.nl/errenwijlens/co2/index.html présente un ensemble complet de fac-similés des publications
et une discussion détaillée.
Jean-Louis Dufresne L'effet de serre : sa découverte, son analyse par la méthode des puissances nettes échangées et les effets de ses
variations récentes et futures sur le climat terrestre Paris 2009 thèse d'habilitation (117 pages)
173
Delmas, Mégie et Peuch Physique et Chimie de l'atmosphère Belin 2005 639 pages dont seulement un très court paragraphe page
417 est consacré à l'effet-de-serre "l'absorption par l'atmosphère et la réémission par une couche plus froide permet de maintenir
(sic!) une température de surface de 288°K. Cet effet est appelé couramment effet de serre."
La réémission par une couche plus froide devrait conduire à un transfert net de chaleur de la surface vers l'air; cette "définition" est
donc une absurdité de plus.
174
feature article de Physics Today Infrared radiation and planetary temperature de Raymond T Pierrehumbert January, 2011 pp.
33 -38; page 38 en haut troisième paragraphe à gauche, ligne 8
141
1 Ces discussions sans fin veulent ignorer que ce qui compte n'est pas le transfert radiatif de chaleur à peu près nul entre
2 la surface et l'air mais l'évaporation et la convection.
3
4 14-6) L'équilibre radiatif des photosphères des étoiles
5 Ce sujet a été examiné au § 13-2.
6 Citons d'abord James Hansen 1984175: "A quantitative estimate of the greenhouse effect can be obtained under the
7 assumption that only radiation contributes significantly to vertical energy transfer. " " The Eddington approximate
8 solution of the radiative transfer equation is Tsuface = Teq (1+¾ teq)0,25 (2.4)" (teq est l'épaisseur optique avec teq =1).
9 Toutes ces affirmations sont ineptes:
10 ** le rayonnement ne contribue en rien au transfert vertical d'énergie puisque le rayonnement de la surface absorbé
11 par l'air est compensé par un même rayonnement de l'air vers la surface !
12 * la véritable formule de Eddington 176dit Tsurface / Témis vers le cosmos = (¾ teq + ½ )1/4 = 1,057 et 1,057 255 K = 269 K alors
13 que la formule de Hansen dit 1,750,25 255 K = 293 K
14 * l'épaisseur optique de l'air est des dizaines ou des centaines (hors fenêtre où l'on a souvent t > 1) pas l'unité.
15 Les équations des photosphères des étoiles 177 décrivent le refroidissement radiatif de la surface inférieure de la
16 photosphère; dans les étoiles le chauffage vient du cœur thermonucléaire de l'étoile alors que dans l'atmosphère c'est en
17 altitude que l'air est chauffé par l'infrarouge solaire et par la condensation de la vapeur d'eau, et pas du tout radiativement
18 par le sol !
19
20 14-7) La théorie du transfert radiatif
21 Le transfert radiatif est une méthode de calcul des flux radiatifs le long d'un rayon optique, au sens de l'optique
22 géométrique, qui traverse un milieu absorbant et rayonnant.
23 Une méthode de calcul, même correcte et éprouvée, ne peut être invoquée pour conforter des conceptions physiques
24 fausses, par exemple à cause de " l'oubli " du rôle essentiel de la vapeur d'eau ou du gradient gravitationnel polytropique.
25 Les paragraphes 5 à 9 ont montré comment, de façon élémentaire, calculer les flux rayonnés en rayonnement diffus, sans
26 cependant tenir compte de la diffusion dont, en dehors des nuages, les effets en infrarouge thermique sont minimes.
27
28 R. T. Pierrrehumbert, dans un article de 2011, nous explique la base du "dérèglement climatique": 178
29 "Le transfert radiatif dévoile des myriades de secrets de l'univers dont celui des températures des planètes et le
30 rapport entre le "global warming" et les gaz à effet de serre ... Le transfert radiatif est cette théorie qui permet de
31 préciser ces sujets... cet article se focalise sur la théorie du transfert radiatif en infrarouge thermique des planètes et
32 ses conséquences sur les températures planétaires ...
33 C'est le cœur des calculs qui prédisent que le dérèglement catastrophique et planétaire [Climate disruption] 179 du
34 climat découle des émissions anthropiques de dioxyde de carbone.
35 L'effet de serre décale la température de surface de la Planète vers la température de la photosphère solaire [sic !] en
36 diminuant la vitesse à la quelle la planète perd de l'énergie pour une température de surface donnée ... une
37 formulation complètement correcte de l'équilibre énergétique de la planète vient de Manabe & Wetherald 1967180
38 Avec ce développement la théorie a été amenée à son niveau moderne de compréhension. Elle a résisté à tous les
39 challenges qui ont suivi et c'est, sans question, un des grands triomphes de la physique du XXème siècle …Il y a en
40 effet des incertitudes sur la grandeur et l'impact du global warming anthropique mais la physique de base des effets
41 radiatifs de l'effet de serre anthropique est inattaquable ..."

175
James E. Hansen, Andrew A. Lacis, David H. Rind, and Gary L. Russell Climate Sensitivity to Increasing Greenhouse Gases chapter
2 de Challenge (http://www.agu.org/books/gm/v029/de 1984 Greenhouse Effect and Sea Level Rise: A Challenge for this
Generation Van Nostrand Reinhold Company Inc, 1984 http://papers.risingsea.net/Challenge_for_this_Generation.html
176
les solutions de Schwarzschild S/F= (t +1/2) , de Eddington S/F = (3/4 t +1/2), approchée par le calcul des quadratures numériques
S/F = (3/4 t +31/2 /4) = 3/4(t +3 -1/2) =3/4 (t + 0,588) , de Milne S/F =3/4(t +q(t)) où q(t) est une fonction monotone de valeurs
comprises entre 0,58 et 0,71, avec T(t) = T rayonnement apparent (S/F)1/4
F flux de rayonnement total constant dans la photosphère est b0 ; sous l'hypothèse de l'équilibre thermodynamique local il vient pour
la densité de rayonnement à la profondeur optique t S = (1/2) (f u + fd) = a c /(4 π) T4
177
manuel de J. Houghton The physics of atmospheres (2002, Cambridge University Press, 320 pages) chapitres "équilibre radiatif
dans une atmosphère grise" et "The greenhouse effect"
178
feature article Infrared radiation and planetary temperature de Raymond T Pierrehumbert January, 2011 Physics Today pp. 33 -
38
179
Ce mot a été trouvé par l'officine de communication de Al Gore Voir: Climate Communications and Behavior Change, A Guide
for Practitioners rédigé par le Social Capital Project at The Climate Leadership Initiative qui compare les expressions Rapid climate
shift, Climate disruption, Climate shock, Climate breakdown, Climate failure et explique: "The Social Capital Project research
shows that they resonate well and help create tension around global warming"
180
Ces articles ignorent que la surface se refroidit par évaporation et que cela thermostate la surface ! Affirmer que des "modèles
informatiques" constituent une théorie est du pur charlatanisme ! Pour qu'on ait une théorie et non pas une conjecture, il faudrait que
les observations soient comparables aux résultats des prétendus "modèles" !
142
1 Le lecteur sera sans doute impressionné par ce charlatanisme débridé, et plus encore quand il verra ce qu'est, en fait,
2 ce "grand triomphe de la physique du XXème siècle": une collection d'absurdités.
3
4 Voyons donc ce "grand triomphe de la physique du XXème siècle " la "base inattaquable" de Manabe et Wetherald
5 (1967) 181 et ce "modèle radiatif convectif" qui ignore l'évaporation et la gravitation.
6 Figure 14-B) Le radiatif et le "radiatif convectif" S. Manabe, R.T Wetherald (1967)
7 Légendes de haut en bas: équilibre radiatif à humidité relative fixée (trait noir), équilibre radiatif à humidité absolue (en
8 g/kg) fixée (tiretés avec moins de 190 K à la tropopause) et équilibre radiatif convectif à humidité relative fixée (courbe
9 en pointillés)
10 Manabe et Strickler (1964) trouvaient en surface 332.3 K en radiatif pur et 300.3 K en radiatif convectif

11
12 Tous ces "équilibres radiatifs" (figure précédente) montrent une grosse discontinuité de température entre la surface et
13 l'air des basses couches, de plusieurs dizaines de degrés, qui sur la courbe en pointillés est masquée par l'emploi d'un
14 artifice, le remplacement du gradient calculé selon l'équilibre radiatif par le gradient standard de -6,5°C/km sans que
15 cette valeur "parachutée" soit ni expliquée ni justifiée, autrement que par des invocations à la convection, et pour la seule
16 variante "radiative convective". Voir au § 13-2.
17 Tous ignorent que la surface se refroidit par évaporation, et partent de l'idée absurde qu'il n'y a de transport de chaleur
18 que par rayonnement. Comme pour la vitre de la serre !
19
20 14-8) Effet de serre selon les rapports WG1 de l'IPCC GIEC de 1990 – suite- et de 2001
21 Le premier paragraphe 14-1 a reproduit la définition proposée par le premier rapport (FAR) du WG1 du GIEC; ce texte
22 de 1990 expose ensuite (page xiv) sous le titre "Comment savons-nous que l'effet de serre naturel existe bien"182:
23 "L'effet de serre existe bien (sic!) ; c'est un effet bien compris fondé sur des principes scientifiques (sic!). Nous savons
24 que l'effet de serre existe en pratique (sic!) pour quelques bonnes raisons"
25 Cette insistance ("bien compris", "principes scientifiques", "en pratique") sent son charlatan.
26
27 "Primo la température moyenne de la Terre est supérieure de 33°C (15-(-18°C)) à ce qu'elle serait sans gaz naturels
28 (sic!) à effet-de-serre. Les observations par satellite du rayonnement émis par la Terre montrent l'effet de ces gaz"
29 Comme vu au § 13-6, le -18°C est le résultat d'un calcul faux qui, en plus, suppose une Terre sans eau, un air
30 sans vapeur d'eau, mais avec des nuages ! Les observations par satellite du spectre rayonné en fonction de la

181
S. Manabe, R.T Wetherald Thermal Equilibrium of the Atmosphere with a Given Distribution of Relative Humidity J. of the
Atmospheric Sciences May 1967 24, n°3 http://www.clidyn.ethz.ch/ese101/Papers/manabe67.pdf
182
How do we Know that the Greenhouse Effect is Real
143
1 fréquence optique montrent les températures de rayonnement des différentes parties du spectre qui découlent
2 de leurs températures (figure 6-H et figures 5-A à 5-C et 6-C, 6-E) et définissent un couple {T0, P0} qui résume
3 simplement l'émission des gaz vers le cosmos (figure 6-H)
4 "Deuxio nous savons que les compositions atmosphériques de Vénus la Terre et Mars sont très différentes mais leurs
5 températures de surface sont "généralement" en accord avec la théorie [sic!] de l'effet de serre"
6 Le § 7 a montré que la relation température - pression des gaz polytropiques et l'effet de la gravitation expliquent
7 parfaitement les températures de surface de la Terre et de Vénus sans aucun "effet de serre radiatif"
8 "Tertio les mesures de carottes de glace remontant à 160 000 ans montrent le parallélisme [sic!] des courbes des
9 teneurs en CO2 & CH4 et des températures. Quoique nous ne sachions pas le détail des effets [ah bon ! alors !] les calculs
10 [sic !] indiquent que ces changements dans les gaz à effet de serre étaient une partie mais pas tout [sic!] des grandes
11 variations de température de 5°C à 7°C entre glaciaires et interglaciaires"
12 Cet argument ne vaut rien parce que depuis 1999 on sait que les teneurs "glaciaires" en CO2 suivent les
13 températures de quelques siècles 183 et ne peuvent donc être la cause de ces variations de température.
14 Figure 14-C Carotte de Vostok: décours des températures en bleu et des teneurs en CO2 en vert lors de deux déglaciations
15 et re-glaciations: en abscisse centaines de milliers d'années par rapport au "présent"; en ordonnées températures en degrés
16 centigrades (en écart par rapport à l'actuel repères 0°C et -5°C) et ppm de CO2 (échelle de droite vignette de droite)
17 source http://howcanpeoplebesostupid.com/the-crux-of-the-global-warming-fraud-temperature-increase-causes-co2-level-increase-
18 1400 données de http://cdiac.ornl.gov/ et http://cdiac.ornl.gov/ftp/trends/co2/vostok.icecore.co2

-235 000 ans

-130 000 ans

19
20
21 Le TAR (Third Assessment Report) de 2001 de l'IPCC expose: "These so-called greenhouse gases absorb infrared
22 radiation, emitted by the Earth's surface, the atmosphere and clouds, except in a transparent part of the spectrum called
23 the "atmospheric window", as shown in Figure 1.2. They emit in turn infrared radiation in all directions including
24 downward to the Earth's surface. Thus greenhouse gases trap heat within the atmosphere. "
25 Le "absorb" & "emit in turn"(moitié vers le haut, moitié vers le bas) est exactement le contresens du § 13-1: "Les
26 molécules de gaz à effet de serre absorbent un photon infrarouge puis le réémettent, moitié vers le haut, moitié vers le
27 bas". On ignore que le rayonnement de la surface absorbé par les gaz traces est thermalisé par collisions et que le
28 rayonnement émis découle des collisions des molécules de gaz-trace avec les autres molécules de l'air avec en gros 7
29 milliards de collisions par seconde (voir § 2).

183
Hubertus Fischer, Martin Wahlen, Jesse Smith, Derek Mastroianni, Bruce Deck, “Ice Core Records of Atmospheric CO2 Around
the Last Three Glacial Terminations,” Science, vol. 283. no. 5408, pp. 1712 – 1714 (12 March 1999) “High-resolution records from
Antarctic ice cores show that carbon dioxide concentrations increased by 80 to 100 parts per million by volume 600 ± 400 years
after the warming of the last three deglaciations.”
J. P.Severinghaus, E. J. Brook Abrupt climate change at the end of the last glacial period inferred from trapped air in polar ice
Science (286) pp. 930-934, 1999
Nicolas Caillon, Jeffrey P. Severinghaus, Jean Jouzel, Jean-Marc Barnola, Jiancheng Kang, Volodya Y. Lipenkov, “Timing of
Atmospheric CO2 and Antarctic Temperature Changes Across Termination III ,” Science, vol. 299, no. 5613, pp. 1728 - 1731 (14
March 2003)
Lowell Stott, Axel Timmermann, Robert Thunell Southern Hemisphere and Deep-Sea Warming Led Deglacial Atmospheric CO2
Rise and Tropical Warming 27 September 2007 on Science Express DOI: 0.1126/science.1143791 and supporting online material
1143791S.
http://www.rocketscientistsjournal.com/2006/10/co2_acquittal.html#more Jeffrey Glassman (PhD) a été directeur scientifique des
missiles de Hughes Aircraft réexamine les relevés de Vostok et y trouve l'effet du dégazage océanique
144
1 La couche d'épaisseur optique t=1,07 proche de la surface absorbe et 80% du rayonnement venant de la surface en
2 dessous et 80% du rayonnement très voisin venant des 99 autres couches t=1 au dessus. Il n'y a –hors fenêtre de la
3 vapeur d'eau- pas de rayonnement de la couche proche de la surface qui atteigne les hautes couches ou le cosmos.
4 Le piégeage de chaleur ("trap heat within the atmosphere ") est leurre puisqu'un corps opaque ne transporte pas de
5 chaleur radiativement et que les effets radiatifs ne deviennent sensibles qu'à une épaisseur optique moindre que 3 en
6 haut de l'air (figures 5-A, 5-B et 5-C).
7 This mechanism is called the natural greenhouse effect. The net result is an upward transfer of infrared radiation from
8 warmer levels near the Earth's surface to colder levels at higher altitudes
9 L'air opaque à l'infrarouge ne transfère pas de rayonnement de bas en haut puisqu'il est opaque ! Un corps opaque ne
10 transporte pas de chaleur radiativement !
11 Cette assertion semble traduire les vignettes de gauche des figures 13-A et 13-B
12 The increased concentration of greenhouse gases in the atmosphere enhances the absorption and emission of infrared
13 radiation [exact jusque là]. The atmosphere's opacity increases so that the altitude from which the Earth's radiation is
14 effectively emitted into space becomes higher. Because the temperature is lower at higher altitudes, less energy is
15 emitted, causing a positive radiative forcing. This effect is called the enhanced greenhouse effect, which is discussed in
16 detail in Chapter 6
17 Ce "plus haut plus froid" comme vu au § 9-3-2 (figure 9-A) pour le CO2 n'existe que dans un monde virtuel où les
18 profils de température et d'humidité de la troposphère sont figés; la convection et la vapeur d'eau corrigent en peu
19 d'heures le moindre rayonnement du CO2 troposphérique puisque la configuration avec "chauffage (ou moindre
20 refroidissement) en dessous" (400 mbar) et "refroidissement majoré au dessus" (250 mbar) ne peut persister
21 longtemps (figure 9-A).
22
23 Ce que nous venons de discuter est, rappelons-le encore, une citation de IPCC-AR3-2001 !
24
25 14-9) Définition de l'effet de serre selon le CEA (dans "Les défis du CEA")
26 "Phénomène naturel permettant de maintenir sur Terre des températures vivables: sous l'action des rayons du soleil
27 certains gaz réchauffent la planète. Sans l'effet de serre la température moyenne de la Terre serait de -18°C"
28 Les causes finales d'Aristote184 sont encore bien vivantes : les gaz réchauffent la planète pour maintenir des
29 températures vivables !
30 Le -18°C est le résultat d'un calcul faux sous une hypothèse inepte: voir § 13-6. La Lune donne le corrigé avec une
31 moyenne des températures de surface vers 206 K à l'équateur et 98 K aux pôles.
32 Comme rabâché aux § 7 et 8 c'est la vapeur d'eau qui fixe {P0, T0} et la température en surface en découle par le
33 gradient gravitationnel polytropique. C'est la gravitation qui "réchauffe la planète".
34 "Gaz à effet de serre : composés chimiques contenus dans l'atmosphère qui emprisonnent la chaleur du soleil " La
35 figure jointe explique que 95% des rayons émis par le sol chauffé par le soleil sont retenus [sic !] par l'atmosphère.
36 En réalité en transfert de chaleur par voie radiative en infrarouge thermique le bilan net est nul ou à peu, près entre la
37 surface et l'air ! La chaleur du soleil repart de la surface par évaporation et convection !
38 On voit ce que veut dire M. Jean Jouzel (CEA) quand il assure à une commission parlementaire que l'effet serre est un
39 "phénomène physique naturel à la fois simple et bien connu " 185. (extraits au § 14-16 ci-dessous)
40
41 14-10) Examen d'un article "fondateur" de J. Hansen et al. (1981186)
42 La figure suivante 14-D veut dire ce qui se passe quelques heures après un doublement instantané des ppm de CO2
43 vignette de gauche, (a) immediate response), quelques mois après (vignette du milieu, b) et quelques années après

184
Aristote l’explique ainsi : Une autre sorte de cause, dit-il, est le but, c’est-à-dire ce en vue de quoi (τὸ οὗ ἕνεκα) se fait l’action
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Causes_finales
185
Audition de M. Jean JOUZEL, Directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace .....L'effet de serre est un phénomène physique naturel,
à la fois simple et bien connu. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3021-tII.asp
" L'effet de serre est un phénomène physique naturel, à la fois simple et bien connu. C'est aussi un phénomène bénéfique sans lequel
la vie sur terre ne serait pas celle que nous connaissons. L'atmosphère est principalement constituée d'oxygène et d'azote, mais aussi
d'autres composants qui « piègent » une partie du rayonnement solaire réfléchi et le transforment en chaleur: la vapeur d'eau, le gaz
carbonique, le méthane, etc. Toutefois, parmi ces composants, certains, comme les chlorofluorocarbones, seraient en quantité
insignifiante sans l'intervention de l'homme"
Le rapport parlementaire explique :
L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet de maintenir, à la surface de la terre, une température positive moyenne
compatible avec le développement de la vie. Le soleil rayonne de l’énergie solaire sur la terre. La majeure partie de cette énergie
(45%) [sic ! l'albédo est de 31%] est renvoyée dans l’espace. Les gaz à effet de serre de l’atmosphère contribuent au réchauffement
global par absorption et réflexion [sic ! ] de l’énergie atmosphérique et solaire. Si les gaz à effet de serre n’existaient pas, les
températures sur terre seraient inférieure[s] à - 18 degrés [voir § 13-6]
186
J. Hansen, D. Johnson, A. Lacis, S. Lebedeff P. Lee, D. Rind, G. Russell Climate Impact of Increasing Atmospheric Carbon
Dioxide Science 28 August 1981 , Volume 213 , Number 4511
145
1 (vignette de droite, c).
2 Les indications radiatives pour un doublement instantané des ppm de CO2 sont très plausibles et correspondent à peu près
3 à celles du § 9-3:
4 +0,4 W/m sur le solaire absorbés par le CO2 de la stratosphère à 4,3 µm (en moyenne sur 24 heures, profil été des
5 moyennes latitudes) et -0,3 W/m sur l'infrarouge solaire arrivant à la surface
6 + 0,8 W/m sur l'absorption par l'air du rayonnement de la surface
7 + 1,1 W/m sur le rayonnement de l'air vers la surface.
8 Le changement du flux infrarouge tombant sur la surface est donc +1,1 (air vers surface) - 0,3 (solaire moindre à 4, 3
9 µm) = +0,8 W/m qui seront absorbés par 10 µm d'eau de mer ce qui favorise l'évaporation.
10 Les -1,6 W/m sur le rayonnement de l'air vers le cosmos (effet d'un changement instantané du niveau d'émission) sont
11 l'effet instantané du "plus haut plus froid", avant que la convection et la vapeur d'eau, quelques heures après, y
12 mettent bon ordre (refroidissement vers 250 mbar et réchauffement vers 450 mbar).
13
14 Reste la diminution instantanée de 3,5 W/m (ligne ondulée) de l'évaporation (abusivement baptisée "convection") qui
15 est injustifiée et injustifiable ! Si l'ajout de 300 ppm de CO2 suffisait à limiter la convection-évaporation on en connaîtrait
16 de multiples applications techniques !
17
18 A y regarder de plus près, toujours sur la vignette de gauche de la figure 14-D, en admettant ce doublement instantané
19 (1) la surface reçoit +1,1 - 0,3 = +0,8 W/m (en infrarouge, 4 µm à 18 µm, ce qui favorise l'évaporation) ce qui ne fait
20 pas + 4,3 (encadré en bas); le -0,8 W/m vers le cosmos est égal au +0,8 W/m absorbé par l'air donc bilan nul
21 (2) l'air près du sol perd donc 0,3 W/m .
22 (3) l'air en altitude (tropopause et stratosphère) rayonne 1,6 W/m de moins (le "plus haut plus froid") en partie
23 compensés par les 0,4 W/m de gauche qui alimentent un rayonnement stratosphérique plus fort, conséquence de
24 l'absorption plus forte de l'infrarouge solaire par le CO2, donc -1,6 + 0,4 = - 1,2 pour l'air en altitude (et non pas -1,8
25 pour tout l'air bas et haut)
26 (4) le cosmos reçoit en moins: 0,8 (absorbé par l'air) + 1,6 ("plus haut plus froid") - 0,4 (supplément d'absorption à 4,3
27 µm rayonné par la stratosphère) = 2 W/m en un lieu, mais en moyenne globale -1,2 W/m seulement car les +0,8
28 évaporés (supplément infrarouge reçu par la surface) seront condensés ailleurs.
29
30 Figure 14-D Modifications des flux de chaleur due à un doublement instantané des ppm de CO2 selon Hansen et. al 1981
31 Le rayonnement de corps noir aux températures de la surface serait 387 W/m et 402 W/m

32
33 Enfin comme l'air est opaque on ne peut additionner les -0,3 W/m perdus par l'air près du sol et les +1,2 W/m dus au
34 moindre rayonnement en altitude187; de toutes façons, ça ferait +0,9 et non pas -1,8 (encadré figure 14-D vignette (a).
35
36 Ces schémas "1 D" veulent ignorer le transfert de vapeur d'eau et de chaleur sensible des zones chaudes aux plus hautes
37 latitudes. Il n'y a pas de bilan équilibré en un point donné et les moyennes "globales" n'ont guère de sens.
38
39 La vignette (b) fait l'hypothèse que l'air plus froid (il reçoit moins 3,5 W/m de vapeur d'eau à condenser !) rayonne
40 moins vers le cosmos ce qui rétablirait son "équilibre" (encadré "0.0" pour Atmos. à la vignette b du milieu)
41

187
et on a un refroidissement en bas et un réchauffement en haut, qui même minimes, ne sauraient exciter la convection, mais
favoriser la stratification
146
1 La vignette (c) montre l'effet des +3,9 W/m (encadré pour la surface à la vignette b) qui augmente de 2,8°C la
2 température de la surface et fait passer son hypothétique rayonnement de corps noir de 387 W/m (à 287,5 K) à 402
3 W/m (à 290,3K) soit +17 W/m . Le supplément de vapeur d'eau dans l'air entre les vignettes (b) et (c) réduit l'insolation
4 de 1,5 W/m supplémentaires (en moyenne sur 24 heures) ce qui, selon le tableau 9-A, correspondrait à +10% sur la
5 teneur (ou sur l'humidité relative) sur toute la colonne de vapeur d'eau.
6
7 Nous verrons plus loin l'étonnante "amplification par la vapeur d'eau" des réchauffements ou refroidissements qui
8 permet à l'IPCC de faire passer l'effet supposé d'un doublement de la teneur en dioxyde de carbone de +1°C à toute
9 valeur que l'on veut entre +1°C et +10°C ! Disons tout de suite que même le +1°C (qui est supposé compenser l'effet du
10 plus haut plus chaud) ne peut pas se produire car la régulation par la vapeur d'eau et les nuages se fait en quelques
11 heures, même après un doublement instantané de la teneur en dioxyde de carbone.
12
13 14-11) Le "plus haut plus froid" et la vapeur d'eau
14 Le TAR (Third Assessment Report) de 2001 de l'IPCC cité au § 14-8, et la figure 14-D, vignette (a) illustrent cet effet
15 "plus haut plus froid" visible à la figure 9-A autour de 618 cm-1 et de 720 cm-1; le § 13-4-3 a relevé que la vapeur d'eau,
16 en quelques heures, par une légère diminution de l'humidité des hautes couches corrige tout "forçage radiatif" même celui
17 qui serait dû à une augmentation de la teneur en dioxyde de carbone qui prendrait 200 ans, mais que dans le monde
18 virtuel des sophismes on suppose instantanée. Les hypothèses vues à la figure 14-B de constance de l'humidité relative ou
19 absolue veulent ignorer le feuilletage de l'atmosphère, avec pour chaque couche ses mécanismes propres de régulation,
20 qui sera illustré au § 15-9.
21
22 14-12) Analyses critiques publiées par des professeurs de physique (2009) et articles récents sur l'effet de
23 serre
24 Ces articles examinent les définitions et explications proposées par diverses autorités telles que l'organisation
25 météorologique mondiale (OMM, WMO), l'IPCC-GIEC, les sociétés de météorologie américaine (AMS) et allemande
26 (DMG) et divers auteurs qui se disent spécialistes du réchauffement climatique.
27 Peut-on reprocher à ces professeurs de physique de ne pas avoir suggéré les quelques points simples vus aux
28 paragraphes précédents qui aident à comprendre le fonctionnement de l'atmosphère, tels que le calcul élémentaire des
29 flux radiatifs ou le gradient gravitationnel polytropique ? Ils ont voulu rester strictement dans la physique, qui suffit à
30 montrer que les définitions et explications de l'effet-de-serre proposées par ces diverses autorités sont, toutes, absurdes.
31
32 14-12-1) Deux physiciens allemands, les professeurs Gerlich 188 et Tscheuschner, ont pris la peine de procéder à une
33 analyse très détaillée de dizaines de "définitions" de l'effet de serre. Leur publication de 115 pages dans la revue
34 «International Journal Of Modern Physics» a été laissée pendant deux ans sur le site de discussion arxiv 189: personne n'a
35 pu la démentir ni proposer une définition de l'effet de serre qui tienne la route. La conclusion de leur réplique "190 de
36 2010 est en substance "l'effet de serre est une fabrication de faussaire dans le cadre de la prétendue science du climat ".
37
38 14-12-2) Deux autres physiciens spécialistes de l'atmosphère ont montré que les idées d'équilibre "radiatif-convectif" et
39 les définitions de l'effet de serre étaient totalement absurdes et contraires à la physique élémentaire. Ils concluent " la
40 climatologie a deux branches, la climatologie physique où les conditions aux limites du système –Terre –atmosphère
41 jouent un rôle essentiel, et la climatologie statistique qui compile les évènements météorologiques intervenus sur une
42 période de trente ans191. ...
43 Nous trouvons que :
44 (1) le prétendu "effet-de-serre" atmosphérique ne peut être démontré par les évènements météorologiques intervenus sur
45 une période "climatique" [de la climatologie statistique]
46 (2) les définitions de l'effet de serre de la société américaine de météorologie (AMS) et de l'organisation météorologique
47 mondiale (OMM) sont à rejeter car contraires à la physique,
48 (3) les budgets de flux d'énergie dans le système Terre-atmosphère n'apportent ni indice ni preuve de l'existence du
49 prétendu "effet-de-serre"

188
Le Prof. Dr. Gerhard Gerlich était professeur à l'Institut für Mathematische Physik, Technische Universität Braunschweig
189
Gerhard Gerlich, Ralf D. Tscheuschner Falsification Of The Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics
International Journal of Modern Physics B 2009 http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf 115 pages, 205
références; cet article a été critiqué pour quelques bonnes et beaucoup de mauvaises raisons
http://scienceofdoom.com/2010/04/05/on-the-miseducation-of-the-uninformed-by-gerlich-and-scheuschner-2009/ Le paragraphe 3-3
rapporte et discute toutes sortes de définitions bizarres et erronées de l'effet-de-serre
190
Réplique de décembre 2010 aux commentaires sur leur article, en 41 pages http://arxiv.org/pdf/1012.0421.pdf&embedded=true
191
G. Kramm, R. Dlugi Scrutinizing the atmospheric greenhouse effect and its climatic impact Natural Science Vol. 3, No. 12, 971-
998 (2011) doi:10.4236/ns.2011.312124 (108 références)
147
1 ... Il est temps de reconnaître que l'effet de serre atmosphérique et son impact climatique ne sont fondés que sur
2 des conjectures absurdes ("meritless") ».
3
4 Cet article oublie peut-être d'insister sur l'effet, essentiel, de la vapeur d'eau. Il compare aussi utilement diverses variantes
5 de diagrammes à la Kiehl & Trenberth (figure 6-F).
6
7 14-13) Articles récents sur l'effet de serre
8
9 14-13-1) C'est sans doute en réaction à l'article de Gerlich & Tscheuschner 2009 qui commençait à s'ébruiter sur Internet
10 qu'est paru en 2011 l'article de Pierrehumbert (Université de Chicago) cité au § 14-5 qui assure que l'absorption du
11 rayonnement de la surface par le CO2 n'est pas saturée, que le CO2 est "comme un isolant thermique en fibre de verre",
12 que plus il y en a moins la surface se refroidit, et qui invoque très abusivement les techniques de calcul du "transfert
13 radiatif" sans jamais définir ce qu'il entend par "effet-de-serre", probablement le GH du § 13-3.
14 Il évite cependant de rabâcher les inepties de la vitre de la serre exposées par les Pfr Dr Gerlich & Tscheuschner.
15
16 14-13-2) "L'effet de serre plus subtil qu'on ne le croit"
17 Ce n'est pas le cas d'un article de 2011 de MM. Dufresne (IPSL) et Treiner (physicien émérite à l'université, et professeur
18 de Développement Durable à Sciences Po) intitulé "L'effet de serre plus subtil qu'on ne le croit"192, publié dans la revue
19 La Météorologie et, avec presque le même texte, dans la revue Découverte.
20
21 (a) Ils assurent que l'absorption du rayonnement de la surface par le CO2 est saturée, reconnaissent que le modèle de la
22 vitre de la serre est, je cite, "doublement inexact et faux" 193 mais lui consacrent le gros de l'article, puis invoquent le
23 "plus haut plus froid" (§ 9-3 ci-dessus) en évitant de l'examiner en détail. Ces articles montrent combien la séduction de
24 calculs simples avec des vitres "en corps noir" permet de poursuivre sans aucune gêne des raisonnements faux, voire tout
25 à fait absurdes, en en vantant les mérites "pédagogiques".
26 Citons quelques passages; les commentaires sont entre crochets droits [ ].
27
28 (b) page 31 haut de la colonne 1 "Les modèles radiatifs actuels permettent de calculer de façon rigoureuse et précise
29 l’effet de serre atmosphérique ainsi que sa variation avec la concentration de gaz tel que la vapeur d’eau ou le CO2".
30 [Mais quelle est donc la définition précise de "l'effet de serre" ? Elle ne figure nulle part dans ce texte de 11 pages.
31 Qu'est ce que l'on calcule de "façon précise" ? Sans doute le GH du § 13-3. Ne sont proposées dans l'article que des
32 analogies avec des vitres dans un environnement purement radiatif sans évaporation ni condensation ni gravitation]
33
34 (c) page 31 colonne 2 "la vapeur d’eau, responsable d’environ 60 % de l’effet de serre, et le dioxyde de carbone,
35 responsable d’environ 25 %".
36 [La différence entre le flux de la surface et le flux au sommet de l'air serait donc "implicitement" l'effet-de-serre; mais
37 pour le CO2 on fait l'hypothèse erronée que c'est lui et non la vapeur d'eau en dessous qui absorbe sur toute la bande de
38 600 cm-1 à 740 cm1: voir figures 3-E et 3-F et §3-5; le CO2 rayonne bien depuis la basse stratosphère vers 220 K mais
39 il ne voit du rayonnement de la surface que les quelques pour-cent que la vapeur d'eau et les nuages ont laissé passer.
40 De plus comme vu au §13-3) la différence entre le flux rayonné par la surface et le flux rayonné en haut de l'air194 sur
41 la même bande de fréquences optiques n'a aucun sens physique et ne représente pas un flux de chaleur "piégé"]
42
43 (d) page 33 bas colonne 2 "On s’intéresse ici à la température moyenne de la surface de la Terre, la moyenne étant
44 réalisée à la fois dans l’espace (de l’équateur aux pôles) et dans le temps... si l’on supprime l’atmosphère, il faut
45 supprimer également la vapeur d’eau qu’elle contient. Or la vapeur d’eau est à l’origine des nuages, lesquels
46 contribuent à l’albédo pour environ les deux tiers de sa valeur"

192
La Météorologie - n° 72 - février 2011 pages 31 à 41 et version voisine dans La Découverte (2011)
193
seulement dans la version de la revue La Découverte: :"l'effet de serre atmosphérique est souvent expliqué par analogie avec
l'effet-de-serre produit par une vitre... or cela est doublement inexact ni les particularités de l'absorption du rayonnement terrestre
par le dioxyde de carbone ni la variation de la température de l'atmosphère avec l'altitude ne sont correctement prises en compte.
Suit une "explication de l'effet de serre [radiatif] d'une vitre" avec les âneries habituelles: "-18°C si les gaz à effet de serre
n'existaient pas", ... "si la concentration en gaz à effet de serre augmente, l'absorption par l'atmosphère augmente sa température ...
et elle enverra plus d'énergie vers le sol qu'auparavant d'où une augmentation de la température d'équilibre de la surface" ... mais ce
paragraphe se termine par :
"Il se trouve que cette explication est fausse pour certains gaz comme le CO 2..."
"Qu'advient-il si l'on modifie les concentrations [de la vapeur d'eau et du CO2] ? Le résultat est inattendu, mieux il soulève une
interrogation cruciale... Pour le dioxyde de carbone on constate en effet sur la figure 4 que l'absorptivité du rayonnement
infrarouge par l'atmosphère ne change pratiquement pas ! (idem dans la Météorologie page 35, 2ème colonne)
194
en très gros 240 W/m = 20 W/m venant de la surface + 10 à 30 W/m venant de la stratosphère (selon son épaisseur et sa
température fort variables avec la latitude) + 195 W/m rayonnés par la vapeur d'eau et les nuages
148
1 [Les auteurs reconnaissent –enfin !- que sans atmosphère ni nuages l'albédo ne peut être 0,31 ! Mais ils continuent
2 à assurer que la moyenne de 1, 2 et 3 est ((14 +24 +34 ) /3 )1/4 = 2,39 et non pas 2: voir § 13-6; nos auteurs disent -2°C
3 pour un albédo lunaire de 0,13, ce qui est bien différent des 195 K (-78°C) du calcul correct avec une surface non
4 conductrice de la chaleur et des observations des missions Appollo !]
5
6 (e) p.34 colonnes 1 et 2 "Traitons l’atmosphère comme un corps ayant une température homogène.... qualitativement on
7 comprend ce qui se passe : la puissance émise par l’atmosphère en direction de la Terre s’ajoute au rayonnement
8 solaire, de sorte que la température d’équilibre de la Terre se trouve augmentée par rapport au cas où on la suppose
9 sans atmosphère. C’est ce qu’on désigne par l’analogie de l’effet de serre idéalisé. "
10 [Non ! En réalité le flux de la surface absorbé par l'air est égal au flux de l'air rayonné vers la surface (figure 4-D);
11 c'est rigoureusement exact pour une surface et une atmosphère à température homogène; il n'y a donc aucun ajout net
12 (le seul qui compte) de chaleur au "rayonnement solaire"; les auteurs semblent ignorer que la température de surface
13 est un simple effet de la gravitation, sur Terre comme sur Vénus. ]
14
15 (f) page 34 haut de la colonne 3 "Les éléments réunis jusqu’ici suggèrent l’explication simple suivante: lorsque la
16 concentration d’un gaz à effet de serre augmente, l’absorption du rayonnement infrarouge augmente en conséquence
17 ainsi que la température de l’atmosphère ; il s’ensuit une augmentation de la puissance du rayonnement émis par
18 l’atmosphère vers la surface de la Terre, par conséquent une augmentation de la température de celle-ci"
19 [Non ! La chaleur ne va pas spontanément du plus froid vers le plus chaud ! Le bilan net nul entre l'air opaque et la
20 surface le reste et ce plus encore lorsque l'air est plus opaque ! Nos auteurs semblent avoir oublié le second principe de
21 la thermodynamique. L'évaporation est oubliée.]
22
23 (g) page 38 colonne 1 haut "Lorsque la concentration de gaz absorbant augmente, nous avons également vu que
24 l’altitude d’émission augmente et prend une valeur Z2 supérieure à la valeur précédente Z1"
25 [Voir figure 9-A; il faut distinguer soigneusement la vapeur d'eau et le CO2 qui ont des propriétés très différentes: par
26 exemple la vapeur d'eau se condense !]
27
28 (h) page 38 colonne 1 "En raison de l’existence du gradient vertical de température, la température T2 du gaz à cette
29 nouvelle altitude est inférieure à la température précédente T1. Comme la température d’émission est plus petite, la
30 puissance du rayonnement émis est plus faible. Conclusion : le système n’est plus à l’équilibre, car il reçoit plus
31 d’énergie du Soleil qu’il n’en émet ! "
32 [Le mot "système" est un fourre-tout commode; les figures 9-A (position de la couche à une épaisseur optique de 1 du
33 haut de l'air), 6-H et 6-I (position, en altitude, du refroidissement par rayonnement de la vapeur d'eau et du dioxyde
34 de carbone) montrent qu'il faut distinguer soigneusement vapeur d'eau et CO2 et considérer le chauffage ou le
35 refroidissement couche par couche !]
36
37 (i) "Conséquence : le haut de l’atmosphère se réchauffe, et du fait des mouvements de convection, cet échauffement se
38 propage à toute l’atmosphère, en maintenant constant le gradient vertical de température jusqu’à ce qu’un nouvel
39 équilibre soit atteint "
40 [Si le haut est plus chaud, la convection va être moindre ! En réalité la couche haute à {Z2, T2} disons à 250 mbar se
41 refroidit plus qu'avant l'augmentation de la teneur en CO2 et la couche à {Z1, T1} disons à 350 mbar se refroidit
42 moins; cette situation est instable; la constance du gradient vertical de température est postulée mais dépend du profil
43 d'humidité en fonction de l'altitude via Ch dans l'expression g/(Cp + Ch)
44 On a aussi vu au § ]
45
46 (j) page 38 colonne 3 haut "globalement la stratosphère a un comportement neutre lorsque le CO2 varie".
47 [Oui; les effets autour de la tropopause mériteraient cependant quelques développements]
48
49 (k) page 38 colonne 3 second § "Nous n’avons pas pris en compte les phénomènes de rétroaction: à humidité relative
50 constante, un accroissement de température de 3 °C autour de 15 °C augmente la quantité de vapeur d’eau
51 atmosphérique d’environ 5 kg/m2 (soit 25 %). Il en résulte une augmentation de l’absorptivité de l’atmosphère, un
52 comblement partiel de la « fenêtre atmosphérique » et un renforcement de l’effet de serre. La variation de la quantité de
53 vapeur d’eau modifie également le gradient vertical de température, ce qui à tendance à diminuer l’effet précédent "
54 [Pour +3°C en surface la pression partielle de vapeur saturante à 15°C (devenu 18°C) croît de 21% et même de 25% à
55 -5°C vers 3 km; la figure 4-C suggère que passer de 25 kg/m à 30 kg/m réduit le flux surface à cosmos dans la
56 fenêtre de 42,4% à 36,8% soit - 6 W/m à 15°C et augmente de presqu'autant (de 50% à 56% soit +5,8 W/m ) le flux
57 rayonné par l'air vers la surface.
58 Mais une augmentation de 25% de la quantité de vapeur d'eau suppose une augmentation équivalente de l'évaporation
59 qui passerait typiquement de 100 W/m à 125 W/m (figure 2-D exemple de géographie des flux de chaleur latente en
149
1 juillet). Or l'insolation en surface est réduite de quelques W/m (en moyenne sur 24 h, disons 3 W/m ) par
2 l'augmentation de la teneur en vapeur d'eau
3 L'origine des 25 +3 = 28 W/m nécessaires pour compenser le refroidissement de la surface dû au supplément
4 d'évaporation et au supplément d'absorption du solaire par la vapeur d'eau mériterait une explication; le flux de l'air
5 vers la surface ne croît que de 5,8W/m ; il manque donc 22 W/m !] 195
6
7 (l) page 38 colonne 3 "La variation de la quantité de vapeur d’eau modifie également le gradient vertical de
8 température, ce qui à tendance à diminuer l’effet précédent"
9 [Oui ! Une augmentation de 20% de la vapeur d'eau augmente de 6 W/m l'absorption par l'air de l'infrarouge solaire
10 (soleil à 37° au dessus de l'horizon) et réduit d'autant l'insolation de la surface; +6W/m augmenterait le Ch et réduirait
11 le gradient par exemple de 6,5K/km à 6,4 K/km ou moins, avec deux contributions:
12 * plus de vapeur d'eau (+25%) signifie plus de condensation en altitude et +25% sur la partie du Ch due à la
13 condensation
14 * +6 W/m amèneraient par condensation +8% sur le chauffage de la haute troposphère et autant sur la moitié du Ch
15 due à l'absorption (figures 2-B (absorption du solaire par la vapeur d'eau) et 6-I vignette de gauche "heating" )
16 * une augmentation de |Ch | de 3,7% de 508 à 527 J/lg/°C fait passer le gradient de 6,5K/km à 6,4 K/km
17 * une augmentation de |Ch | de 13,6% fait passer le gradient de 6,5K/km à 6,2 K/km soit -3°C en surface au bout de 10
18 km
19 Les auteurs se gardent de quantifier cet effet]
20 Les pages 39 à 41 sont occupées par des histoires de vitre(s) et des calculs en σT4 !
21
22 (m) page 39 bas du premier § "Comme autre résultat classique, citons qu’un doublement de la concentration de CO2
23 augmente l’effet de serre de 3,7 W/m "
24 [Le 3,7 W/m à la tropopause est un vache sacrée ! Après avoir longuement expliqué (pages 34 à 36) que l'absorption
25 par le CO2 est saturée les auteurs auraient pu s'apercevoir que 1 W/m de ces 3,7 W/m sont dus à la très légère
26 fermeture de la fenêtre de la vapeur d'eau par le supplément de CO2 vers 760 cm-1 et seulement 1,6 W/m en TOA
27 (Top Of the Atmosphere) au plus haut plus froid.
28 Evidemment ça ramènerait l'effet direct du doublement selon le calcul en corps noir à 1,6 /3,7 des 1°C admis pour -
29 3,7 W/m soit +0,4°C en surface ce qui n'est pas l'apocalypse !
30 Le calcul à la tropopause ignore que le flux de chaleur absorbé par cette couche et provenant tant du dessous que du
31 dessus repart par le rayonnement vers le cosmos des plus fortes raies des rotations de la vapeur d'eau entre 100 cm-1 et
32 400 cm-1
33 Enfin l'effet-de-serre employé page 31 (voir (c) ci-dessus) est "flux de la surface moins flux en haut de l'air" (comme
34 le GH discuté au § 13-6) pas "flux net à la tropopause" employé dans ce paagraphe page 39 (m)]
35
36 (n) annexe p. 4: sensibilité du flux en haut de l'air à l'absorption ab de l'air F/σ = ab Tsurface4 +(1-ab)Tair4 donc
37 dF/d(ab)=146 W/m
38 [Ces calculs en corps noir avec des vitres ont été déjà dénoncés; il n'y a que 20 W/m du flux de la surface qui, dans la
39 fenêtre de la vapeur d'eau, échappe aux nuages et à la vapeur d'eau (figure 4-H); le calcul en corps noir Tair4 n’a guère
40 de sens pour l'air]
41
42 (o) annexe p. 41 modèle à N vitre idéalisées et page 38 Sur cet exemple à N vitres, on voit clairement que l’effet de
43 serre peut être augmenté même si l’absorption est déjà totale. Le fait d’avoir plusieurs vitres permet à ces vitres d’avoir
44 des températures différentes, c’est-à-dire d’introduire un gradient vertical de température.
45 [Voir § 14-3 ci-dessus: augmenter le nombre de vitres conduit à des valeurs des flux ou en haut ou en bas tout à fait
46 invraisemblables puisque F(0)/ F(n) = (n+1): quand n croît F(0)/ F(n) s'écarte de plus en plus de la valeur observée qui
47 est de l'ordre (pour les valeurs de la figure 6-F) de 367/232 = 1 / 0,63 = 1,58 et non pas de n+1; le gradient vertical de
48 température est simplement g/(Cp +|Ch|) ; comme déjà dit modéliser un gaz convectif par un empilement de parois
49 opaques suspendues dans le vide (une bouteille thermos ou un vase Dewar) est une grosse absurdité! ]
50
51 (p) annexe p. 41 calcul du gradient adiabatique pour une atmosphère sèche -g/CP ... p.39 dans l’atmosphère ce sont les
52 échanges par convection qui régissent le gradient vertical de température.
53 [Les auteurs semblent ignorer les relations des gaz polytropiques du § 7 et l'existence et la cause de Ch]
54
55 14-14 Echanges sur "l'effet-de-serre" avec des "climatologistes"
56 Voici les réfutations proposées par MM. Jean Poitou (président de l'association "Sauvons le climat") et François-Marie
57 Bréon (CEA) 196 à quelques énoncés de "Vérités qui dérangent" publiées par M. J.P. Bardinet.

195
Les prétendus "modèles" contournent cette difficulté en supprimant les pluies: la teneur de l'air en vapeur d'eau croît avec la
température mais cette vapeur d'eau ne se condense plus !
150
1 14-14-1 Vérité qui dérange: La Température Moyenne Annuelle Globale est stable depuis 1997, malgré une
2 augmentation continue de la teneur de l'air en CO2: comment alors soutenir un rapport de causalité entre la croissance de
3 la concentration du gaz carbonique et celle de la température ?
4
5 [Poitou & Bréon] Le rapport de causalité est établi sur des bases physiques. Le phénomène de l’effet de serre est bien
6 compris depuis plus de 100 ans et accessible a toute personne ayant un peu de culture scientifique. Il est clairement
7 établi que le CO2 est un gaz à effet de serre et que, si on augmente sa concentration, la température doit augmenter.
8 Commentaire: la croyance devrait donc prévaloir sur les observations; en réalité (§ 12) d[CO2]/dt = a (T(t)-T) et la
9 teneur en CO2 suit les températures
10
11 14-14-2 Vérité qui dérange: Il y a un phénomène de saturation de l'absorption par le CO2. Si vous prenez une source d’IR
12 à large spectre (corps chauffé à 1°C, par exemple) et mesurez avec un spectromètre ce qui reste après la traversée de
13 l'équivalent de quelques dizaines de mètres d’atmosphère, vous verrez que les bandes du CO2 (4,3 et 15 microns) ont été
14 entièrement absorbées et remplacées par spectre d'émission du CO2 qui rayonne à la température du gaz. Donc
15 l’atmosphère au-dessus de quelques dizaines de mètres ne voit plus les émissions de la surface sur les bandes
16 d’absorption du CO2; le rajout de CO2 ne change presque plus rien, si ce n’est que l’épaisseur optique augmente
17
18 [Poitou & Bréon] Ce type d’affirmation démontre que l’auteur n’a pas compris les bases du mécanisme de l’effet de
19 serre. C’est parce que l’atmosphère a un profil vertical de température décroissant et une extension verticale très
20 supérieure au parcours moyen des infrarouges que l’effet de serre existe et qu’il croit avec la concentration des gaz à
21 effet de serre (voir l’article « L’effet de serre atmosphérique : plus subtil qu’on ne le croit ! » dans La Météorologie, N°
22 72, février 211).
23 Commentaire: l'article cité a été discuté au paragraphe précèdent 14-13; il assure pourtant très explicitement que
24 l'absorption par le CO2 est saturée ! 197.
25 P&B (extension verticale ...) veulent peut-être dire que le rayonnement de l'air vers la surface vient de "plus bas plus
26 chaud" quand l'épaisseur optique augmente, ce qui amènerait un refroidissement de l'air et une augmentation de
27 l'évaporation; or comme rabâché (§ 5) le transfert de chaleur par voie radiative entre surface et air est et reste quasi-nul
28 pour un air isotherme et pour un air opaque.
29 Ils se gardent bien de préciser ce qu'ils entendent par effet-de-serre, GH probablement, et on doit se contenter de la
30 tautologie: l'effet-de-serre croît en même temps que la teneur en gaz du même nom
31
32 14-14-3 Vérité qui dérange: Le flux IR (infrarouge) quittant la haute atmosphère est supérieur aux prévisions des
33 modèles: il n’y a pas d’effet "couverture" par les "Gaz à Effet de Serre".
34
35 [Poitou & Bréon] Il est bien évidemment faux qu’il n’y a pas d’effet de couverture par les GES de la troposphère. Dire
36 une telle énormité devrait complètement disqualifier son auteur. Le total des flux solaire et infrarouge thermique quittant
37 l’atmosphère est inférieur au flux solaire entrant.
38 Commentaire: la couverture qui tient chaud empêche la perte de chaleur par convection; dans la mythologie de l'effet
39 de serre est une variante de la vitre de la serre comme l'isolation en fibre de verre mentionnée par R. Pierrehumbert
40 (dans le même article cité au § 14-7) qui limite les pertes radiatives. Ces divagations viennent sans doute de
41 l'expression de GH qui quoique dépourvue de toute signification en transfert de chaleur est prise comme exprimant
42 l'effet de l'isolant "fibre de verre".
43 Les observations du flux infrarouge quittant le globe (1974-214) sont aux figures 13-E. (+2 W/m en 40 ans ?).
44 Le calorimètre océanique a été vu au § 10 (0,3 W/m ).
45
46 14-14--4 Vérité qui dérange: La loi de Stefan-Boltzmann n’est pas applicable aux gaz, qui ne sont pas des corps noirs, ni
47 des corps gris, alors que le GIEC l’applique aux gaz.
48
49 [Poitou & Bréon] Ce n’est pas le GIEC qui l’applique aux gaz ; c’est toute la communauté scientifique un peu
50 compétente sur ces sujets et ce depuis plusieurs dizaines d’années. Le GIEC ne fait que retranscrire ce qu’on trouve
51 dans la littérature scientifique. La loi de Stefan-Boltzmann s’applique à tout corps qui absorbe du rayonnement
52 électromagnétique et donc aux gaz absorbants.
53 Commentaire: voir §§ 3 & 4. Un gaz est bien différent d'un corps noir. On en doit conclure que la communauté
54 scientifique un peu compétente sur ces sujets profère des âneries depuis plusieurs dizaines d'années ... en effet !

196
http://www.contrepoints.org/2014/06/03/167818-climat-22-verites-qui-derangent document de M. J. P. Bardinet en deux pages
http://www.sauvonsleclimat.org/climat-22-contre-verites-qui-exasperent/ réplique de MM. Poitou et Bréon
http://www.kin152.org/climatologie/22_verites_revues.pdf en 59 pages, étude détaillée des arguments échangés
197
Cet article dit: "Qu'advient-il si l'on modifie les concentrations [de la vapeur d'eau et du CO 2] ? Le résultat est inattendu, mieux il
soulève une interrogation cruciale... Pour le dioxyde de carbone on constate en effet sur la figure 4 que l'absorptivité du
rayonnement infrarouge par l'atmosphère ne change pratiquement pas ! "
151
1
2 14-14-5 Vérité qui dérange: Les gaz traces absorbent le rayonnement de la surface et rayonnent à leur température qui en
3 altitude est moindre que celle de la surface terrestre; ils ne peuvent en aucun cas "réchauffer" la surface: voir le second
4 principe de la thermodynamique, qui interdit le réchauffement d’un corps chaud par un corps plus froid.
5
6 [Poitou & Bréon] Encore une grosse bêtise. L’auteur nie t-il que l’effet de serre existe ? C’est pourtant un phénomène
7 physique bien compris depuis plusieurs siècles… De telles affirmations devraient le décrédibiliser immédiatement
8 auprès des lecteurs qui ont un minimum de connaissance scientifique.
9 Si l’auteur appliquait correctement le second principe de la thermodynamique, il verrait que, au bilan, c’est bien la
10 surface qui apporte de la chaleur aux gaz émissifs, qui sont aussi les gaz absorbants. Ces gaz empêchent la surface de
11 perdre une partie de la chaleur que lui apporte le soleil.
12 Commentaire: on ne saurait donc douter de l'existence de l'effet-de-serre ... bien compris depuis plusieurs siècles.
13 Sur le bilan entre rayonnement de la surface absorbé par l'air et rayonnement de l'air absorbé par la surface voir § 4 et
14 figure 4-D. P&B admettent bien que le rayonnement de la surface apporte de la chaleur aux gaz émissifs (voir figure
15 6-F), qui ne peuvent donc réchauffer la surface, puisque le très minime (5 W/m ? 0W/m ?) transfert net est dans le
16 sens surface air.
17 Noter dans la dernière phrase le retour de la vitre ou de la couverture; pourtant la surface des océans et des terres avec
18 végétation se refroidit essentiellement par évaporation, puisque le bilan net radiatif entre surface et air est nul ou à peu
19 près.
20
198
21 14-15) Un rapport de l'Académie des Sciences de Paris
22 Le texte Le changement climatique (26 octobre 2010) égrène les perles du chapelet avec entre autres:
23
24 Mais l’atmosphère, à son tour, absorbe une partie de ce rayonnement terrestre et le réémet à la fois vers l’espace et vers
25 le sol.
26 [Ignore les effets des collisions entre molécules ! voir § 2 et § 13-1; cette formulation voudrait faire croire que l'air
27 chauffe radiativement la surface.]
28
29 La surface de la Terre est donc plus chaude qu’elle ne le serait sans atmosphère: c’est ce qui est connu sous le nom
30 d’effet de serre
31 [Les auteurs ignorent l'effet de la gravitation et de la pression en surface;
32 Les géologues savent pourtant bien que l'augmentation de la pression, dans les profondeurs de la Terre s'accompagne
33 d'une augmentation des températures, avec des changements de structure de certains minéraux.]
34
35 ... le système climatique évolue vers un nouvel état d’équilibre. C’est ce que les climatologues désignent sous le vocable
36 de réponse à un forçage
37 [Il n'y a jamais eu d'équilibre mais des réponses par changements périodiques de mode fonctionnement (PDO et NAO
38 60 ans, cycle de de Vries 210 ans, cycle de 1000 ans, cycles des El Niño) qui suggèrent un mode de régulation
39 dynamique tout à fait différent avec une modulation du temps passé dans un état ou dans l'autre. Le terme "équilibre"
40 est étranger aux systèmes ouverts dissipatifs auto-organisés]
41
42 Environ la moitié du CO2 produit par les activités humaines à un moment donné et rejeté dans l’atmosphère, y subsiste.
43 [le rapport stock/(flux absorbé en un an) est à peu près constant d'où une durée de vie de 5 ans ! Voir § 12]
44
45 Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003
46 [C'est la phase montante du dernier cycle de 60 ans succédant à une phase 1945-1975 de températures décroissantes;
47 en réalité pas de réchauffement depuis fin 1996; le saut de 0,3°C dû au grand El Niño de 1997-98 ne saurait être
48 attribué au CO2; la formulation correcte serait augmentation des températures en moyenne mondiale de quelques
49 dixièmes de °C et non pas "augmentation du réchauffement" expression sans grand sens. La référence à 2003 (et sans
50 doute à sa canicule en Europe occidentale, pour un texte de fin 2010 vise sans doute à éviter de constater la stabilité
51 des températures "moyennes globales" depuis 1997.]
52
53 Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère
54 [c'est l'inverse qui est vrai: le dégazage naturel suit les températures d[CO2]/dt= a(T(t)- T0) !) ]
55
56

198
de Jean-Loup Puget (astrophysicien spécialiste des rayons gamma extragalactiques), Délégué de la section des sciences de
l’univers, Rapporteur, René Blanchet (géologue, spécialiste des chaînes de montagnes et des marges actives des océans) Président du
groupe « Climat » du Comité de l’environnement, Rapporteur,
152
1 14-16) Les épouvantails
2 Il est instructif de reprendre les principales contre-vérités (soulignées par nos soins) présentées comme des évidences
3 dans une déposition devant une commission parlementaire.
4
5 14-16-1) extraits de la déposition de M. Jean Jouzel 199 devant des parlementaires
6
7 Audition de M. Jean JOUZEL, Directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace (extrait du procès-verbal de la séance du 15
8 novembre 2005) Présidence de M. Jean-Yves LE DEAUT, Président
9
10 L'effet de serre est un phénomène physique naturel, à la fois simple et bien connu. C'est aussi un phénomène bénéfique
11 sans lequel la vie sur terre ne serait pas celle que nous connaissons. L'atmosphère est principalement constituée
12 d'oxygène et d'azote, mais aussi d'autres composants qui « piègent » une partie du rayonnement solaire réfléchi et le
13 transforment en chaleur : la vapeur d'eau, le gaz carbonique, le méthane, etc. Toutefois, parmi ces composants, certains,
14 comme les chlorofluorocarbones, seraient en quantité insignifiante sans l'intervention de l'homme.
15 La quantité d'énergie disponible pour « chauffer » les basses couches de l'atmosphère s'est accrue de 1 % depuis le début
16 de l'ère industrielle, passant de 240 à 242,5 watts par mètre carré. Pour qu'il n'y ait pas réchauffement, il faudrait qu'il
17 existe un mécanisme compensateur; or tel n'est pas le cas, il y aurait plutôt, au contraire, un mécanisme amplificateur,
18 dans la mesure où le gaz carbonique, qui explique 60 % de cette augmentation -contre 20 % pour le méthane- reste en
19 effet plus longtemps dans l'atmosphère.
20 De nouveaux éléments ont permis de passer du « peut-être » de 1995 au « sans doute » de 2001. Le premier a été le
21 progrès accompli dans la connaissance de la variabilité naturelle du climat, c'est-à-dire de son évolution sur plusieurs
22 millénaires grâce à l'étude des arbres, des calottes glaciaires ou des coraux
23 Et plus l'effet de serre augmente, plus l'atmosphère se réchauffe. Je parlais tout à l'heure d'une augmentation de 1 % du
24 nombre de watts par mètre carré en cent cinquante ans ; elle pourrait bien être de 4 % au bout des cent ans qui viennent,
25 ce qui est véritablement énorme.
26
27 Stabiliser les émissions de CO2 est impératif, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas stabiliser aussi les émissions de
28 méthane. Mais si nous voulons limiter, à l'horizon de la fin du XXIe siècle, la concentration de CO2 à 450 parties par
29 million au lieu de 380 actuellement - ce qui représenterait tout de même, en cent ans, une augmentation équivalente à
30 celle observée au cours des deux siècles précédents -, il nous faudra redescendre à 2 ou 3 milliards de tonnes d'émissions
31 par an, et probablement moins encore à long terme. L'objectif visé par l'Union européenne est d'éviter un réchauffement
32 global de plus de deux degrés, ce qui passe par une stabilisation à ce niveau de 450 parties par million
33 Il faut bien se pénétrer du caractère irréversible de l'évolution actuelle et abandonner l'idée que les générations à venir
34 trouveront une solution pour réduire l'effet de serre. Nous faisons aujourd'hui le climat de demain et quand bien même
35 nous arrêterions complètement les émissions, le XXIe siècle n'en connaîtrait pas moins un réchauffement équivalent à
36 celui du XXe siècle, compte tenu de ce qui est déjà « emmagasiné », c'est-à-dire d'un demi à un degré. Les pays
37 occidentaux sauront sans doute s'y adapter mais il serait égoïste de laisser le reste du monde aux prises avec un climat
38 très difficile dans la deuxième moitié du XXIe siècle
39 La France s'oriente sans doute vers des étés plus secs, avec moins de précipitations et plus d'évaporation, et une
40 accélération de l'assèchement des sols, et vers des hivers plus humides. Au milieu du XXIe siècle, si nous ne modifions
41 pas nos comportements, un été sur deux devrait être aussi chaud que l'été 2003, selon une étude de Greenpeace sur
42 l'évolution du climat
43 Parmi les surprises climatiques possibles figure l'éventuelle disparition du Gulf Stream .... Ce qui est certain, c'est que si
44 le climat est plus chaud de trois degrés, il y aura plus d'eau douce du fait de la fonte des glaces et du fait des
45 précipitations, y compris, éventuellement au Groenland, ce qui accroît le risque d'adoucissement des eaux de l'Atlantique
46 Nord et donc, de disparition du Gulf Stream au-delà du XXIème siècle.
47
48 Mme Nathalie KOSCIUSZKO-MORIZET, Rapporteure : Quand on regarde les cartes correspondant aux projections, on
49 est impressionné par l'ampleur de la fonte des calottes glaciaires. Considérez-vous que, sous nos latitudes, le risque
50 maximal soit celui de l'élévation du niveau de la mer ? Et à quelle échéance celle-ci pourrait-elle intervenir ?
51 M. Jean JOUZEL : Si le phénomène de réchauffement est amplifié aux pôles, c'est principalement à cause de la
52 disparition des glaces de mer, de la fonte des glaces d'eau douce et de la disparition des surfaces réfléchissantes. Mais,
53 même en Europe de l'Ouest, le réchauffement est plus marqué que la moyenne mondiale. Dans le quart sud-est de la
54 France, il serait de quelque cinq à six degrés en été.
55 La seule dilatation de l'océan provoquera en effet une élévation inéluctable de trente centimètres par siècle, même si
56 l'effet de serre devait être stabilisé
57 M. Jean JOUZEL : La vapeur d'eau est le premier des gaz à effet de serre et l'un des premiers mécanismes d'amplification
58 de celui-ci. Dans les modèles, cette augmentation de la vapeur d'eau est bien prise en compte. La part de la vapeur d'eau

199
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-info/i3021-tII.pdf
153
1 est supérieure à celle du CO2, mais son origine tient à l'augmentation du CO2. Ce que disent les deux scientifiques
2 suisses est donc vrai, mais ne nous dispense nullement de réduire les émissions de CO2, car le mécanisme d'amplification
3 n'existerait pas à CO2 constant.
4
5 14-16-2) Examen de quelques points de la déposition de M. Jean Jouzel
6
7 .... « piègent » une partie du rayonnement solaire réfléchi et le transforment en chaleur
8 Le solaire réfléchi par la surface traduit l'albédo de la surface, qui n'a rien à voir avec les flux en infrarouge thermique.
9 Cette extraordinaire incompréhension des phénomènes radiatifs a déjà été constatée dans un texte du Commissariat à
10 l'Energie Atomique, au § 14-9.
11
12 La quantité d'énergie disponible pour « chauffer » les basses couches de l'atmosphère s'est accrue de 1 % depuis le
13 début de l'ère industrielle, passant de 240 à 242,5 watts par mètre carré
14 La différence de 2,5 W/m est sans doute le forçage radiatif qui semble bizarrement ajouté à la valeur 240 W/m .
15 "canonique" du solaire absorbé et du rayonnement thermique du globe.
16 Ajouter au solaire le forçage radiatif en infrarouge thermique est une absurdité parce que l'air ne produit pas de chaleur
17 L'énergie disponible pour chauffer la surface est le solaire vers 150 W/m (voir figure 6-F); elle repart surtout par
18 évaporation et convection et elle st régulée par les nuages qui modulent l'insolation. Le bilan net radaitif entre air et
19 surface est à peu près nul.
20 La température des basses couches est l'effet de la gravitation et du chauffage de l'air par le solaire et par la
21 condensation de la vapeur d'eau selon le gradient g/(Cp+ |Ch|); les basses couches n'ont nul besoin de chauffage pour
22 être à leur température !
23
24 ... faudrait qu'il existe un mécanisme compensateur ; or tel n'est pas le cas ...il y aurait plutôt, au contraire, un
25 mécanisme amplificateur
26 La vapeur d'eau assure au millième près en moyenne annuelle l'égalité entre le solaire absorbé par le globe et
27 l'infrarouge thermique émis par le globe; on ne retrouve que de l'ordre de 0,3 W/m en moyenne dans le calorimètre
28 océanique avec de très fortes disparités selon les latitudes: depuis les bouées Argo (2003) seules les latitudes 20°S-60°S
29 ont vu leur contenu calorique sur 2000 m croître; le contenu calorique des autres océans à décru "en tendance
30 moyenne".
31
32 ... ont permis de passer du « peut-être » de 1995 au « sans doute » de 2001.
33 La suppression des cycles climatiques de l'ordre de 4°C crête-crête en extratropical nord selon la figure A-9 de l'annexe
34 A vient de la fraude du hockey stick ou crosse de hockey, commise par le rapport IPCC de 2001; cette fraude a ramené
35 à quelques dixièmes de degrés (voir § 17-2-6) l'amplitude des fluctuations très naturelles vues entre l'an 1000 et 1950
36 effaçant tant l'optimum climatique médiéval que le petit âge de glace, amplement documentés par les historiens et
37 même par les peintres et dessinateurs.
38 Le passage du "peut-être de 1995" (en 1990, premier rapport IPCC, l'optimum climatique médiéval était représenté
39 correctement) au "sans doute de 2001" date du troisième rapport vient donc seulement de cette fraude, confirmée par les
40 mails du climategate publiés en 2009 et 2011.
41 Le rapport Wegman fait pour le congrès des Etats-Unis d'Amérique, dénonçant cette fraude, a été publié en 2004; qu'il
42 n'ait pas été mentionné en novembre 2005 devant les parlementaires français est pénalement répréhensible.
43
44 Il faut bien se pénétrer du caractère irréversible de l'évolution actuelle
45 Le mécanisme de la régulation par la vapeur d'eau (convection ou pas de convection, présence d'un couple (anticyclone
46 & dépression) ou absence, présence de nuages ou absence de nuages) se fait par changement d'état; il ne laisse aucune
47 possibilité d'effets propres à l'atmosphère qui perdureraient tels que le forçage radiatif perpétuel décompté par rapport
48 au préindustriel et qui durerait autant que le CO2 anthropique dans l'air selon les formules de Berne ou de Hamburg.
49 Cette affirmation est d'autant plus absurde que la teneur de l'air en CO2 est une conséquence des températures et ne peut
50 en être la cause (§ 12).
51
52 Nous faisons aujourd'hui le climat de demain
53 Alors que (figure 11-N) la teneur en dioxyde de carbone est, de 1979 à 2015, passés de 335 ppm à 400 ppm aucune
54 variation de température n'a été observée qui ne puise être attribuée
55 * ou aux El Niño et autres cycles avec presque uniquement un saut de 0,5°C dans seule la partie extratropicale de
56 l'hémisphère nord après le grand El Niño de 1997-98,
57 * ou à la récupération après deux grandes éruptions volcaniques de 1983 et 1991.
58
59 XXIe siècle n'en connaîtrait pas moins un réchauffement équivalent à celui du XXe siècle, compte tenu de ce qui est déjà
60 «emmagasiné », c'est-à-dire d'un demi à un degré
154
1 Il ne peut y avoir d'emmagasinage que dans l'océan où les variations de température sur les 700 premiers mètres
2 s'expriment en millièmes de degrés (+ 9 millièmes de °C par an pour 0,2 W/m observés en moyenne sur 1955-2015).
3 La stagnation de la température "moyenne" globale" depuis fin 1996 dément cette conjecture d'un "committed warming
4 de un demi à un degré" (voir aussi § 13-4-4 et 13-5)
5
6 disparition du Gulf Stream
7 Cette conjecture absurde a été remisée depuis 2008 même par le PIK (Potsdamer Institut für Klimatfolgenforschung)
8 qui en était à l'origine.
9
10
11 14-17) Epilogue
12
13 Ce trop long § 14 vise à montrer que nous n'inventons pas:
14
15 * ces incroyables affirmations d'un air qui chauffe la surface, et dont le flux infrarouge –éventuellement exprimé en
16 millions de bombes d'Hiroshima- s'ajoute au flux solaire, mais c'est de la chaleur créée –miraculeusement- sans
17 combustion (§13-4-3, §14-3-2-f),
18
19 * ces modèles à vitres qui ont été démontrés expérimentalement absurdes dès 1909 mais continuent à servir (manuel
20 universitaire de Delmas Mégie et Puech de 2005; thèse d'habilitation de Dufresne de 2009, § 14-13-2-n & o),
21
22 * l'affirmation du "plus haut plus froid" proférée sans jamais ajouter que la légère diminution observée de la vapeur d'eau
23 des hautes couches (§ 11-10) compense immédiatement l'effet –microscopique- de l'augmentation de la teneur en CO2
24 vers 618 cm-1 et 720 cm-1,
25
26 * l'affirmation que l'épaisseur optique de l'air est de 1 ("équilibre radiatif" et assimilation de l'atmosphère terrestre à une
27 photosphère stellaire) au lieu de dizaines et de centaines (figure 3-E)
28
29 * le -18°C d'une Terre sans atmosphère
30
31 * l'oubli de l'évaporation en surface (§ 14-7, § 14-13-2-k)
32
33 * le caractère "irréversible" de l'évolution attribuée au CO2 anthropique, le "nous faisons aujourd'hui le climat de
34 demain" et le " le réchauffement emmagasiné –mais encore à venir- de un demi à un degré"
35
36 ... et bien d'autres.
37
38
155
1 Annexe au § 14-16-2 Examen de quelques points de la déposition de M. Jean Jouzel: sur les océans
2 "l'ampleur de la fonte des calottes glaciaires"
3 Les calottes (Groenland, Antarctique, .... ) ne sont pas les banquises; les banquises ne contribuent pas à une montrée du
4 niveau des mers que des marégraphes répartis sur le globe, disent être de l'ordre de 1,3 mm/an 200 (après correction GPS
5 de la subsidence ou de l'émergence du rocher qui porte le marégraphe); une partie (la moitié ?) de ces 1,3 mm/an est
6 attribuée à un pompage de nappes phréatiques supérieur à leur remplissage.
7 Il faut 360 Gt d'eau pour élever de 1 mm le niveau des mers. Les observations altimétriques (Zwally 201) suggèrent un
8 gain de masse de l'Antarctique de 43 à 49 Gt-eau/an.
9 Les chiffres avancés pour les pertes du Groenland jusqu'à 200 Gt-eau/an (soit 0,6 mm/an) sont à considérer avec
10 prudence.
11 La série de moyennes mensuelles la plus longue, le n°1 du recueil du service permanent d'observation du niveau des
12 mers (www.psmsl.org) est celle de Brest montrée à la figure 14-E: +200 mm en 207 ans.
13 Figure 14- E Niveaux moyens mensuels à Brest depuis 1807: les grands maxima sont en Déc. 1821 (7225 mm), Nov.
14 1852 (7233 mm), Dec. 1876 (7322 mm), Fév. 1966 (7422 mm) and Déc. 2000 (7426 mm). Le cycle lunaire de 18,6 ans
15 est visible sur les moyennes annuelles alors que les valeurs mensuelles montrent surtout l'effet de tempêtes d'hiver
16 http://www.psmsl.org/data/obtaining/rlr.monthly.data/1.rlrdata

17
18 Il existe des séries de mesures de la pression au fond des océans; certaines assez longues (figure 14-F) font penser que
19 la "fusion" du Groenland voire de l'Antarctique ne contribue pas le mm ou les mm/an dits par l'IPCC; la dilatation
20 thermique ne joue pas sur la pression au fond et est d'ailleurs nulle à la côte, comme la profondeur.
21 Figure 14-F mesure de la pression au fond du Passage de Drake (Atlantique sud, 55°S, 58,4°W) vers 1000 m de
22 profondeur (soit 103 bar) selon http://www.psmsl.org/data/bottom_pressure/locations/72.php 1 mbar = 10 mm d'eau.
23 Une tendance à +3 mm/an selon les satellites, supposée venir de fusion de glaces, ferait, sur 19 ans, +57 mm et +6 mbar.

24
25 La banquise antarctique va régulièrement croissant depuis 30 ans démentant ainsi les prophéties de tous les modèles
26 informatiques employés par l'IPCC. La banquise de l'hémisphère nord a depuis les mesures satellitaires (1979) décru

200
G. Wöppelmann, B. Martin Miguez, M.-N. Bouin, Z. Altamimi Geocentric sea-level trend estimates from GPS analyses at
relevant tide gauges world-wide Global and Planetary Change 57 (2007) 396–406
201
http://ntrs.nasa.gov/search.jsp?R=20120013495 SCAR ISMASS Workshop, July 14, 2012 Mass Gains of the Antarctic Ice Sheet
Exceed Losses par H. Jay Zwally et al. : During 2003 to 2008, the mass gain of the Antarctic ice sheet from snow accumulation
exceeded the mass loss from ice discharge by 49 Gt/yr (2.5% of input), as derived from ICESat laser measurements of elevation
change.
http://www.climate-cryosphere.org/en/events/2012/ISMASS/AntarcticIceSheet.html cours de 2012
156
1 pour tous les mois de l'ordre de 2 M km , à rapporter à 14 M km en hiver et à 5 M km en été (surfaces moyennes
2 sur 1979-2008).
3 Figure 14-G évolution de la banquise arctique en anomalie par rapport à la moyenne sur 1979-2008 du même mois
4 avec à droite l'indication de la surface qui selon le mois varie entre 4 M km et 14 M km

5
6
7 Les observations historiques de l'englacement autour de l'Islande montrent que l'évolution récente ramène à
8 l'englacement observé dans les années 1930-1940, supérieur à celui de l'optimum climatique médiéval, avant le petit âge
9 de glace ici bien net de 1550 à 1920.
10 Figure 14-H Indice représentant la banquise autour de l'Islande; noter la péjoration des années 1960-1980 202

11
12
13 "la dilatation de l'océan provoquera en effet une élévation inéluctable de trente centimètres par siècle"
14 La dilatation de l'océan est d'autant plus faible que ses températures sont plus basses. Le chiffre indiqué de 30 cm est le
15 double ou le triple de ce que dit le calcul pour +1°C sur les 1000 premiers m, dont une bonne partie est à moins de 5°C.
16 Une tempête fait monter le niveau à la côte de un à quelques mètres; par exemple la tempête Xaver le 5/12/2013 à
17 Dunkerque a fait monter le niveau de la mer de 2,5 m pendant quelques heures et d'un mètre ou plus pendant quelques
18 jours.
19 Et les +3 mm/an (30 cm/siècle) invoqués sont sans rapport avec les observations des figures 14-E et 14-F, même pour
20 la période récente; enfin la figure 10-C a montré de fortes divergences quant à l'évolution du contenu calorique des
21 divers océans.
22
23

202
Knud Lassen and Peter Thejll Multi-decadal variation of the East Greenland Sea-Ice Extent: AD 1500-2000 Danish
Meteorological Institute Scientific Report 05-02 www.dmi.dk/dmi/sr05-02 Copenhagen 2005 13 pages
Wallevik J. E., Sigurjonsson H. The Koch index: formulation, correction and extension. VI-G98035- UR28, Icelandic
Meteorological Office, Reykjavik 1998.
157
1 15) La "sensibilité climatique", les "feedbacks" et "l'amplification" par la vapeur d'eau
2 Ce paragraphe examine comment l'on essaye de faire croire que les +0,5°C à +1°C dits se produire dans la haute
3 troposphère après un doublement instantané des ppm de CO2 sont amplifiés à toute valeur que l'on voudra, par exemple à
4 +5°C ou à +10°C, voire à un irréversible "emballement du climat" avec, comme le prophétise James Hansen, des océans
5 en ébullition.203.
6 On suppose d'abord un forçage radiatif perpétuel ou presque, mythe dénoncé au § 13-4; des formules très simples
7 expliquées dans ce chapitre, avec des variables "globales", par leur définition même non observables, et dépourvues de
8 sens physique, permettent d'en calculer l'effet.
9 Les graphes et formules qu'on en tire donnent un air de vraisemblance aux révélations des "modèles informatiques" où la
10 vapeur d'eau et les aérosols sont "paramétrés" et "ajustés" pour trouver ce que l'on veut.
11 Cette façon de leurrer est psychologiquement très efficace; elle a déjà été vue pour l'effet-de-serre, ses vitres, son GH,
12 "l'équilibre radiatif" et ses calculs en σT4.
13
14 Ainsi le lecteur prendra pour de la "science" ces milliers de pages qui exposent des variantes du "modèle simple"
15 proposé, où l'on présume pouvoir faire varier certaines quantités indépendamment des autres, alors que toutes sont liées à
16 la vapeur d'eau, sans même réfléchir si ces formules ont un sens pour un système ouvert auto-organisé et totalement
17 dissipatif, dont la vapeur d'eau est l'agent, système esquissé aux annexes B et C à la partie I.
18 Et il croira sans plus d'examen critique les prophéties sorties de ces "modèles informatiques", dont l'un vante ses 82
19 paramètres ajustables, chacun avec sa propre distribution de probabilité. 204
20
21 Pourtant les figures 10-E (stabilité des températures de surface du Pacifique à l'est de 180° depuis 1982), 10-C (bouées
22 Argo: baisse du contenu calorique des océans, sauf entre 20°S et 60°S où se trouve concentré tout le "réchauffement") et
23 bien d'autres incitent à douter de la pertinence de ces approches en "moyennes mondiales" et des "modèles" associés.
24 Les tests statistiques du § 12-1 qui établissent la relation d[CO2]naturel /dt= a (T(t)- T0) suffisent à montrer que la teneur de
25 l'air en dioxyde de carbone est une conséquence des températures et ne peut en être la cause.
26 Et comme vu aux § 13 et 14, il n'y a pas de raison de croire à l'existence des "forçages radiatifs".
27
28 15-1) La "sensibilité climatique "
29 La figure suivante 205 donne selon IPCC-2007, sous forme de distributions de probabilité 206, différentes évaluations de la
30 réponse à l'équilibre (de long terme) suite à un doublement de la teneur en CO2: c'est ce que l'on veut entre +0,8°C et
31 +10°C.
32 Figure 15-A Distribution de probabilité des sensibilités climatiques ou élévations des températures "à l'équilibre" pour
33 un doublement de la teneur en CO2 (supposé donner un "forçage" de +3,7 W/m ) (IPCC AR4, 2007)
34
35
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39
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48
49

203
https://www.youtube.com/watch?v=1uxfiuKB_R8 “…it gets warmer and warmer then the oceans begin to evaporate and water
vapor is a very strong green house gas, even more powerful than carbon dioxide. So you can get to a situation where, it just, the
oceans will begin to boil and the planet becomes, uhh, so hot that the ocean ends up in the atmosphere, and that happened to
Venus… . Pour Vénus voir § 7-3 ci-dessus on a l'effet de la masse de l'air cent fois supérieure à celle de l'air terrestre
204
Mainshausen M. et al. Greenhouse-gas emission targets for limiting global warming to 2°C Nature letters vol. 458, 30 April
2009, doi:10.1038/nature08017 pp. 1158-1163 http://www.iac.ethz.ch/people/knuttir/papers/meinshausen09nat.pdf
supplementary information http://www.nature.com/nature/journal/v458/n7242/extref/nature08017-s1.pdf
205
http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/figure-9-20.html Wikipedia article "climate sensitivity"
206
C'est commode en communication et la répartition de probabilité peut en imposer aux ignares; ces probabilités tirées des modèles
traduisent en fait l'incompétence des prétendus modèles informatiques.
158
1 Lewis & Crook (2014) 207 montrent que ces courbes sont la plupart fondées sur des analyses erronées, sauf
2 Forster/Gregory 06, mais que pour cette dernière les rédacteurs de l'IPCC AR4 ont – frauduleusement (?)- modifié la
3 courbe publiée en augmentant la probabilité de valeurs élevées et en réduisant très fortement le pic vers 1,6°C. 208
4 L'IPCC AR4, WG1 2007 assure que la sensibilité climatique est "entre +2°C et 4,5 °C" avec une meilleure estimation de
5 3°C, ne saurait être moindre que 1,5 °C et qu'on ne peut exclure plus de 4,5°C quoique, "pour ces grandes valeurs,
6 modèles et observations ne présentent pas un accord aussi bon".
7 L'IPCC AR5 WG1-2013 revient à "entre +1,5°C et +4,5°C" comme la commission Charney de 1979 209 mais se refuse à
8 dire une "meilleure estimation"; l'IPCC 2013 WG3 assure que l'on aurait +7,4°C en 2100. La figure 15-A montre ce que
9 vaut l'affirmation de J. Hansen "nous connaissons parfaitement la sensibilité climatique". 210
10
11 15-2) De multiples définitions du "forçage radiatif"
12 Le rapport IPCC AR5 de 2013 a multiplié les définitions différentes correspondant à ce terme: figure 15-B. La vapeur
13 d'eau n'y est nulle part mentionnée alors que c'est son ajustement automatique qui, en quelques heures, éventuellement
14 sous forme de nuages, régule le rayonnement en infrarouge thermique émis vers le cosmos.
15 Figure 15-B Explications de IPCC WG1 AR5 sur le forçage radiatif expression du résultat de divers calculs
16 IRF = Instantaneous Radiative Forcing ERF = Effective Radiative Forcing

17
18 La vignette a) correspond à la définition "traditionnelle" des précédents rapports de l'IPCC-GIEC; l'indication en rouge
19 que le forçage radiatif "'essaye de modifier les températures de la troposphère" est bizarre: tout comme à la vignette b),
20 la flèche noire vers le bas invite à croire que l'on a une véritable production de chaleur dirigée vers le bas (les
21 "équivalents de bombes atomiques d'Hiroshima") alors que l'on a, pour le 2 x CO2 un plus grand refroidissement radiatif
22 localisé vers 200 mbar et un réchauffement radiatif en dessous maximum vers 800 mbar (figure 9-G).

207
http://www.thegwpf.org/content/uploads/2014/02/A-Sensitive-Matter-Foreword-inc.pdf analyse détaillée en 72 pages
208
Cette fraude est moins connue que celle du hockey-stick (IPCC 2001) ; le mode (maximum de probabilité) de la courbe
Foster/Gregory 06 est 1,6°C en dehors de l'intervalle [2°C, 4,5°C] dit par IPCC AR4
209
http://www.atmos.ucla.edu/~brianpm/download/charney_report.pdf c'est de la pure "modélisation"
210
James Hansen et al. Earth's Energy Imbalance Confirmation and Implications Science vol. 308, 3 June 2005 pp. 1431-1435 et
dossier de presse http://www.giss.nasa.gov/research/news/20050428/ Earth’s Energy Out of Balance: The Smoking Gun for
Global Warming Ce communiqué de presse affirme "nous connaissons parfaitement la sensibilité climatique [réponse en °C à un
forçage en W/m ] et le taux de mélange des océans" [diffusion verticale de la chaleur]; en réalité ces deux paramètres sont toujours
inconnus à un facteur dix près et sont bricolés ad libitum par le modélisateur pour trouver ce qu'il veut; ce communiqué met aussi en
avant une montée du niveau des mers de 3,1 mm/an dont la moitié par effet thermostérique, toutes affirmations démenties par les
observations qui, aux marégraphes, sont de +1,3 mm/an après correction d'effets d'émergence ou de subsidence du rocher souvent du
même ordre de grandeur. Les figures 13-E montrent que le flux rayonné vers le cosmos est plutôt croissant depuis 1974. Voir une
critique détaillée de cet article de Hansen par les Pfr Kramm et Dlugi http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1203/1203.1289.pdf
159
1 On a aussi vu (§ 9) que l'effet possible d'un doublement, instantané ou non, de la teneur en dioxyde de carbone se
2 limite au seul "plus haut plus froid" avec, à profil de températures et d'humidité fixés, une diminution de disons 1,6 W/m
3 du rayonnement de l'air vers le cosmos: comme répété la réduction du rayonnement de la surface parvenant au cosmos,
4 autour de 760 cm-1, de l'ordre de 1 W/m est automatiquement compensée par un léger supplément d'évaporation, ce qui
5 ne modifie pas l'OLR "global" puisque la chaleur évaporée se retrouvera transformée en OLR là où cette vapeur d'eau se
6 condensera.
7 Les IRF et RF des vignettes (a) et (b) de la figure 15-B sont souvent pris à 3,7 W/m (à la tropopause) au lieu de 1,6
8 W/m en TOA "Top Of the Atmosphere" (dernière colonne du tableau 9-C). Le choix de la tropopause fait que ce RF n'est
9 pas une grandeur observable et n'est pas mieux défini que la tropopause elle-même qui a deux ou trois définitions et
10 altitudes différentes selon que l'on considère les températures ou les tourbillons potentiels ou la densité d'ozone.
11 La vignette (c) suppose l'emploi d'un "modèle 3D" du mouvement de l'atmosphère; mais comme dans ces "modèles" tout
12 ce qui a trait à la vapeur d'eau est "paramétré" le réchauffement suggéré de la haute troposphère est un artefact de la
13 paramétrisation du comportement de la vapeur d'eau, comme on le verra à propos du "hot spot" intertropical, prédit par
14 les modèles mais non observé, hot spot marqué à la figure 15-B par le renflement de la courbe orange sous la tropopause.
15 Le ERF (Effective Radiative Forcing) (vignette (d)) est défini comme le changement du flux radiatif net en haut de l'air
16 (TOA, Top of the atmosphere) entre deux calculs qui n'ont de commun que la température de surface ou d'une partie de
17 la surface.
18 Le "net flux change at TOA" ou changement local de l'OLR (vignette e) n'a aucune raison d'être nul partout puisqu'un
19 changement de la composition de l'atmosphère n'implique pas une conservation de l'OLR en un point, mais seulement
20 globalement, ce qui autorise une redistribution de la répartition de la vapeur d'eau en fonction de la latitude et de l'altitude
21 et donc de l'OLR à 85% produit par la vapeur d'eau.
22 L'IPCC de AR2 (1995) à AR4 (2007) emploie aussi une TCR (Transient Climate Response) définie à partir d'une
23 augmentation de 1% par an de la teneur de l'air en CO2 soit un doublement en 70 ans, ce qui est encore un artifice de
24 calcul à visée alarmiste puisque la croissance moyenne observée depuis 1958 (figure 12-C) est entre 1 ppm/an et 2
25 ppm/an donc entre +0,3%/an et +0,5%/an, le tiers ou la moitié des +1%/an prescrits.
26 Enfin comme vu au § 13-4-2 il n'y a dans le calorimètre océanique pas de trace observable de ces "forçages radiatifs",
27 alors que l'IPCC AR5 assure que 90% du chauffage accumulé est "passé dans l'océan"211 .
28
29 15-3) L'amplification par la vapeur d'eau
30 A l'une ou l'autre des définitions (a) ou (b) de la figure 15-B, on fait, pour un doublement de la teneur de l'air en dioxyde
31 de carbone, correspondre un réchauffement initial calculé en supposant un air en "corps noir": dT= (T /4) dF/F vaut
32 alors (255 K / 4) (1,6 W/m / 232 W/m ) = +0,44 °C si on ne considère que le " plus haut plus froid", et +1°C pour le dF
33 de 3,7 W/m promulgué par Myrhe et al. (1998), à la tropopause, par comparaison de "modèles".
34 Ce réchauffement compensateur serait selon la figure 15-B, vignettes (c) à (e), localisé dans la haute troposphère où il est
35 marqué par le renflement de la courbe orange.
36 Le paragraphe FAQ (frequently asked question) 8-1 de IPCC AR5 2013, page 699 explique "tropospheric water vapour
37 (typically below 10 km altitude) is not considered to be an anthropogenic gas contributing to radiative forcing "
38 [effectivement: la vapeur d'eau n'est pas "anthropique"]…" With every extra degree of air temperature, the atmosphere
39 can retain around 7% more water vapour. This increase in concentration amplifies the greenhouse effect, and therefore
40 leads to more warming. This process, referred to as the water vapour feedback, is well understood and quantified."
41
42 L'association entre "Greenhouse effect " amplifié ou non et "more warming" n'existe que dans des spéculations
43 dénoncées aux § 13-2 (modèle de l'atmosphère des étoiles avec une épaisseur optique de l'air de 1 !) et § 13-3 (effet-de-
44 serre GH défini comme "flux rayonné par la surface moins flux rayonné en haut de l'air").
45 Comme vu à la figure 9-E, avec plus de vapeur d'eau, le supplément de rayonnement OLR de l'air dans la fenêtre entre
46 800 cm-1 et 1180 cm-1 refroidit fortement les basses couches de l'air.
47 La quantité de vapeur d'eau dans les hautes couches, qui régule leur rayonnement OLR vers le cosmos, dépend en réalité
48 du mouvement de l'air comme vu aux figures 4-A et 4-B; elle aurait diminué depuis 1950, comme vu au § 11-10.
49
50 Voyons maintenant l'analyse traditionnelle en "feedbacks" résumée par G. Roe (2009) 212 et récemment de façon
51 pédagogique par Monckton, Soon et al (2015) 213. Le lecteur se fera une opinion sur le "well understood and quantified
52 ".
53
211
Résumé à l'Intention des Décideurs (RID) 2015, page 6 § B2 " Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de
l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90 % de l’énergie
accumulée entre 1971 et 2010 (degré de confiance élevé). Il est quasiment certain que l’océan superficiel (jusqu’à 700 m de
profondeur) s’est réchauffé entre 1971 et 2010. "
212
Gerard Roe Feedbacks, Timescales,and Seeing Red Annu. Rev. Earth Planet. Sci. 2009. 37:93–115 earth.annualreviews.org
213
Chr. Monckton, Willie W.H. Soon, David R. Legates, William M. Briggs, Why models run hot: results from an irreducibly simple
climate model, Sci. Bull. (2015) 60(1) pp. 122–135, Science China Press and Springer-Verlag Berlin Heidelberg
160
1 15-4) Un formalisme simple dT= S dF / (1-g) avec g= S (f1+ f2 + f3 + f4), f "feedback"
2 g est ici le gain "en boucle ouverte" et non pas l'accélération de la pesanteur
3 S est un facteur qui fait passer de W/m en °C pris par la suite à 0,31°C/(W/m )
4
5 15-4-1) Notations et valeurs asymptotiques de l'effet d'un doublement des ppm de CO2 ou "sensibilité climatique"
6 On ajoute aux forçages dF une quantité (g dT /S) dite représenter la somme de
7 (1) l'amplification du réchauffement par plus de vapeur d'eau dans l'air plus chaud,
8 (2) la modification du gradient gravitationnel polytropique par plus de vapeur d'eau ce qui réduit la température de
9 surface
10 (3) l'effet des nuages qui curieusement "réchauffe" la surface
11 (4) la réduction de l'albédo solaire avec moins de banquises et de neiges.
12 On pose dT= S (dF + g dT /S) = S dF + g dT ou encore dT = S dF / (1- g),
13 S "sensibilité de Planck", dF forçage radiatif initial, (g/S) dT supplément de forçage induit par dT; d'où
14 dT(t) = ( r(t) S dF(t) / q(t) ) / (1-g)
15 dT(t) accroissement de température dû au forçage radiatif initial dF(t) / q(t) amplifié par le facteur 1 /(1- S ftotal)
16 r(t) fraction réalisée au temps t du réchauffement dû au forçage radiatif appliqué, par exemple de 70% au bout de 20
17 ans - pour le cas discuté plus loin f=1, C=17,
18 q(t) fraction attribuée au seul CO2, de l'ordre de 78% de façon à tenir compte des autres "gaz à effet-de-serre" dont le
19 principal est supposé être le méthane,
20 Les valeurs de ces paramètres sont:
21 S "sensibilité de Planck" S = dT/dF, de l'ordre de 0,3°C / (W/m ) correspondant à la conjecture que +1°C en
22 surface provoque un forçage dF= +4 W/m (réduction de l'OLR ?); par la formule du corps noir, 4 dT/T = dF/F il vient
23 dT/dF = (1/4) T/ F = 288 / ( 4 x 232) = 0,31; l'IPCC prend S = 0,31°C/(W/m ) et 1/S = 3,2 (figure 15-C, 1ère colonne).
24 dF(t) forçage dû au seul CO2 exprimé, selon l'IPCC, par la formule de Myrhe dF(t) = 5,35 ln( [CO2](t) / [CO2]0), cette
25 formule dit dF = 3,7 W/m pour [CO2](t) = 2 [CO2]0
26 ftotal est la somme des "feedbacks" en tous genres que l'IPCC-AR4-2013 prend entre +1,5 (W/m )/K et +2,4 (W/m )/K
27 g = S ftotal en C / (W/m ) x (W/m )/K, donc en °C/ K ou K/K, est entre 0,31 x 1,5 = 0,46 et 0,31 x 2,4 = 0,74 ; 1/(1-g)
28 l'amplification, est alors entre 1,9 fois et 3,9 fois
29 Sinfini est, en °C/ (W/m ), la "sensibilité climatique" au bout d'un temps "infini" où r(t) approche de 1.
30 Sinfini est le produit de l'amplification due aux feedbacks 1/(1- g) et de la "sensibilité de Planck": Sinfini = S /(1-g)
31 Figure 15-C Estimations des feedbacks f en W/m /K selon les rapports IPCC AR4 (en bleu) et AR5 (en rouge) (tiré de
32 Monckton et al., 2015), ou supplément de "forçage radiatif" g dT/S pour un dT=1°C; selon la dernière colonne, un
33 réchauffement de +1°C induit entre +1 W/m et +2,4 W/m de "forçage" supplémentaire.
34 Sont présentés en colonne 1, la sensibilité de Planck (3,22 (W/m )/K), en colonne 2 les effets de plus de vapeur d'eau
35 (fermeture de la fenêtre et plus haut plus froid), en colonne 3 l'effet de changements du gradient ou "lapse rate"
36 γ/(Cp +|Ch|) avec ici γ accélération de la pesanteur, en colonne 5 l'effet d'une couverture nuageuse augmentée et en
37 colonne 6 celui d'une surface moins couverte de neige et de glace.
38 Pour 1 < f < 2,5 et S=0,31 °C/(W/m ) l'amplification G =1/ (1- 0,31 f ) est entre 1,4 fois et 4,4 fois.
39 La forte corrélation (négative) entre les grandeurs des colonnes 2 et 3 justifierait l'estimateur conjoint de la colonne 4

40
161
1 L'effet G = 1/(1-g) des supposés "feedbacks" amplifie dT si 0 < g < 1 , le réduit si g < 0 et n'a pas de sens si g > 1 214.
2 Ces définitions sont différentes de celles en usage en électronique où l'on stabilise le fonctionnement (le gain)
3 d'un amplificateur ou le linéarise aux dépens du gain, ... à moins que l'on veuille faire un oscillateur.
4 On prendra garde que si on suppose pour ftotal une probabilité uniforme sur un segment, la meilleure estimation serait à
5 calculer pour ftotal moyen et non pas, comme souvent fait, comme la moyenne de 1/(1- S ftotal min) et de 1/(1- S ftotal max) ; ce
6 dernier terme peut être extrêmement grand mais alors de très faible probabilité; c'est pourtant ce chiffre celui qui fait les
7 titres des journaux, évidemment sans aucune mention de son caractère très improbable.
8 La dérivée du gain en boucle fermée G = (1- S (f1 +f2 +f3))-1 par rapport à l'un des termes f est en
9 dG/ df1 = S G = 0,31 G
10 Par exemple si f1 +f2 +f3 = 2, G= 2,63 et dG/df1 = 0,3 2,63 = 2,14 et, pour df1 = 0,3 W/m /K, dG = 2,14 x 0,3 = 0,64;
11 en réalité G croît un peu plus vite, passe de 2,63 à 3,48 soit +32% sur dT pour +15% sur f.
12 Et même si f=2,5, une majoration de 15% de f, df1 = 0,375 W/m fait passer G de 4,4 à 9,2 !
13
14 Ceci fait que les calculs des plages d'incertitude sur ces paramètres n'ont, pour les grandes valeurs de G, guère de sens.
15 On se reportera à un article de G. Roe (2007 215) intitulé "Pourquoi la sensibilité climatique est-elle tellement
16 imprévisible ?"
17
18 Le rapport IPCC AR4 (2007) disait 1,5 < ftotal < 2,4 (W/m ) / K ; le rapport AR5, peut-être à cause de la stagnation des
19 températures depuis 1997, dit 1 < ftotal < 2,2 (W/m ) / K donc S ftotal entre 0,313 et 0,75 et
20 * un gain en boucle fermée 1/(1-g) entre 1/(1 - 0,313) = 1,45 et 1/(1 - 0,75) = 4
21 * un Sinfini = S /(1-g) entre 1,45 /3,2 = 0,455 K/(W/m ) et 4/3,2 =1,25 K/(W/m ) et, selon le texte du rapport AR5,
22 "vraisemblablement" d'au plus 1 K / (W/m )
23 * pour les 3,7 W/m prétendus être le "forçage radiatif" d'un doublement des ppm de CO2 à températures et humidités de
24 la troposphère figées il vient dTinfini entre 0,455 x 3,7 et 1,25 x 3,7, soit entre +1,7°C et +5,5°C, et
25 "vraisemblablement" au plus 3,7 °C.
26 Du rapport AR4 au suivant, la réduction de fvapeur d'eau est compensée par un flapse rate moins négatif; mais la plus grosse
27 révision porte sur l'effet des nuages, passé de f= +0,7 (W/m )/K à presque f= 0,1 (W/m )/K.
28 Le rapport AR4 disait une "sensibilité climatique" pour un doublement des teneurs en dioxyde de carbone entre +2°C et
29 +4,5°C, avec un meilleur estimateur à +3,3°C.
30 Le rapport AR5 a réduit le ftotal minimum de 1,5 à 1 mais se refuse de dire une estimation la plus probable, "à cause",
31 selon le SPM-RID, " du désaccord entre les études et les "assessed lines of evidence".
32 On retrouve ainsi en 2013 le "entre +1,5°C et +4,5°C" du rapport Charney de 1979.
33 Trente-trois ans, des centaines de milliards de dollars, des dizaines de milliers de publications n'ont donc servi à rien:
34 c'est là une caractéristique des pseudosciences.
35
36 15-4-2) Discussion des quatre "feedbacks"
37 Rappelons d'abord la figure 9-G.
38 Figure 9-G Chauffage en K/(24 heures) par le 2 x CO2 (en noir) et par +10% sur la vapeur d'eau (en bleu) profil type
39 MLS (été des moyennes latitudes)

40
41 Ces quatre feedbacks des colonnes 2, 3, 5 et 6 de la figure 15-C sont des aspects d'un seul et même phénomène, le
42 comportement de la vapeur d'eau; ils sont donc très corrélés. Les valeurs de la figure 15-C sont elles vraisemblables ?
43

214
souvent associé à "l'emballement du climat"
215
Gerard H. Roe, Marcia B. Baker Why Is Climate Sensitivity So Unpredictable? Science vol. 318, 26th Oct. 2007
http://earthweb.ess.washington.edu/roe/GerardWeb/Publications_files/RoeBaker_Science07.pdf
162
1 (1) Plus de vapeur d'eau, à humidité relative constante sur toute la hauteur de l'air (!) réduirait l'OLR ("Outgoing
2 Longwave Radiation"): le tableau 9-A dit - 3,8 W/m pour +20% avec pour une certaine hauteur du soleil, un supplément
3 d'absorption du solaire de 6 W/m par l'air, qui sera transformé en supplément de rayonnement de l'air vers le cosmos, de
4 2 W/m ou un peu plus en moyenne sur 24 heures.
5 Les +0,44°C ou +1°C du § 15-2, dits être l'effet du 2 x CO2 deviendraient alors pour +7% /°C d'humidité, selon le,
6 tableau 9-A, un "forçage" supplémentaire ou réduction de l'OLR de
7 ((7% /°C) / 20% ) (3,8 W/m - 2 W/m ) {0,44°C, 1°C} = {0,27 W/m , 0,63 W/m }
8 et f= dF/dT= 0,63 (W/m )/K, trois fois moindre que les 1,8 (W/m ) / K de la figure 15-B seconde colonne "water
9 vapor".
10
11 Le refroidissement de la surface par plus d'évaporation, de l'ordre de l'ordre de 6 W/m /°C (ou 7%/°C à appliquer aux
12 95 W/m de l'exemple de la figure 6-F, presque 7 W/m ) n'est pas considéré.
13
14 Enfin le refroidissement de l'air entre 700 mbar et la surface par plus de vapeur d'eau est une conséquence de
15 l'augmentation du rayonnement de l'air des basses couches dans la fenêtre 800 cm-1 à 1180 cm-1, par augmentation de
16 l'épaisseur optique de la vapeur d'eau dans cette fenêtre.
17
18 (2) Dans l'expression T(P) = T(P0) (P/P0)R/(Cp+ |Ch|), |Ch| rend compte et de la condensation de la vapeur d'eau et du
19 chauffage de la vapeur d'eau et des nuages par l'infrarouge solaire; il est plausible qu'il croisse comme la teneur de l'air en
20 vapeur d'eau.
21 Le "lapse rate" ou gradient vertical de température γ/(Cp +|Ch|) passerait de 6,5 K / km à 6,31 K / km pour une
22 augmentation 1°C des températures amenant + 7% sur la vapeur d'eau et sur |Ch|= 509 J/kg, donc, en surface, un effet
23 d'environ 5 km x (- 0,19 K/km) = - 0,95°C.
24 L'IPCC dit de six fois moins à trois fois moins: f à la figure 15-B, colonne "lapse rate", est vers -0,5 W/m /K (AR5) ou
25 -0,8(W/m )/K (AR4) ("plage -0,2(W/m ) à -1,3(W/m )"), et g= S f vaut - 0,15 (AR5) ou - 0,25 (AR4) puisque S=0,31
26 K/(W/m ).
27
28 (3) L'effet de la couverture nuageuse avec plus de vapeur d'eau dans l'air est passé de f= 0,7 (AR4, 2007) à f= 0,2 (AR5,
29 2013). La figure 11-D montre en rouge les zones où la température au dessus d'un certain seuil provoque convection et
30 nuages, amenant donc le refroidissement de la surface, et en bleu celles où les nuages diminuent l'insolation et la
31 température de surface; on peut donc douter que plus de nuages fasse monter les températures et que f cloud soit positif; le §
32 11-2 et les figures 11-E et 11-F montrent la régulation observée des températures par les nuages et l'albédo.
33
34 (4) Enfin avec +1°C en surface, effet supposé du doublement instantané de la teneur en CO2, il y aurait moins de neige et
35 de banquises (mais plus de nuages ?) et l'albédo serait moindre (?) augmentant le flux solaire absorbé par la surface de
36 0,2 (W/m )/K ... mais il devrait y avoir aussi plus d'OLR venant de ces surfaces plus chaudes à travers la fenêtre de la
37 vapeur d'eau.
38
39 Que l'effet de plus de vapeur d'eau (+7%/°C) sur l'OLR soit surestimé d'un facteur 3 (?), celui (modérateur) du lapse rate
40 sous-estimé d'un facteur 3 à 6, que les nuages augmentent le réchauffement peut inciter à l'incrédulité.
41 Ces évaluations sont aussi étranges que la réduction instantanée de l'évaporation de -3,5 W/m (figure 14-D, vignette a,
42 ligne ondulée) vue au § 14-10 pour un doublement instantané de la teneur en dioxyde de carbone de 300 ppm à 600
43 ppm.
44
45 15-5) Evolution temporelle et interprétation
46 Quoique les effets radiatifs soient instantanés, et que la formation de nuages ne prenne que quelques heures, la supposée
47 rémanence dans l'air "cent ans et plus" du dioxyde de carbone anthropique (voir § 12) assure la persistance du forçage
48 radiatif associé (compté par rapport au "préindustriel") et la lente croissance des températures de surface (figure 15-B,
49 vignette (e)), malgré l'inertie thermique de l'océan dont les 700 premiers mètres ont 280 fois la capacité calorique de tout
50 l'air au dessus (voir § 10).
51 Il y a parfois une ambigüité entre
52 * l'effet d'une perturbation "initiale" par exemple un doublement instantané des teneurs en CO2, avec un "forçage"
53 encore amplifié par les feedbacks au bout de quelques semaines ou mois, selon la représentation de la figure 14-D
54 (Hansen, 1981). Ce forçage est supposé se poursuivre presque indéfiniment, puisque l'on suppose que le CO2 anthropique
55 perturbateur reste perpétuellement dans l'air comme vu au § 12 ("airborne fraction" et "formules de Berne").
56 * le cumul de forçages annuels, supposés croître avec le temps.
57
58 15-5-1) Un calcul élémentaire (t désigne ici le temps)
59 Au § 15-4-1, r(t) désigne la fraction réalisée au temps t du réchauffement "à l'équilibre" dû à un forçage radiatif appliqué
60 continûment à partir de t=0. Précisons cette évolution temporelle.
163
1 La linéarisation de C dT/dt + F(T) = R(t) autour de T=Téquilibre + T1(t) avec C capacité calorique du "globe", T(t)
2 "température du globe", R(t) forçage appliqué en W/m , donne au premier ordre avec, par hypothèse, F(Téquilibre) =0
3 C dT1 /dt + F(Téquilibre) + (dF/dT)Téquilibre T1 = R(t) ou avec
4 τ = C/ (dF/dT) équilibre = C (dT/dF)équilibre = C S /(1- S ftotal),
5 dT1/dt + T1/τ = R(t) /C
6 T1(t) = 0t exp(-(t-t')/τ) R(t') /C dt'
7 Pour R(t') = R= constante
8 T1(t) = 0t exp(-(t-t')/τ) R(t') /C dt' = (τ R /C) (1- exp(-t/τ)) = T1(∞) (1- exp(-t/τ)) où T1(∞) = (S R) /(1- S ftotal)
9 Pour R=1 W/m et f = 2 (contre réaction amplificatrice): gain G =1/(1-0,31 f) = 2,6, T1(∞) = 0,31 x 2,6 = 0,82°C, la
10 constante de temps τ = 0,82 C; un T1(t) de 1-1/e= 0,632 fois T1(∞) est atteint à t = τ.
11 Pour R=1 W/m et f = - 0,5 (contre réaction stabilisatrice, négative), il vient G= 0,86, T1(∞) = 0,31 x 0,86 = 0,27°C et
12 τ = 0,27 C.
13 Pour R(t') = R0 t' , forçage croissant linéairement avec le temps,
14 T1(t) = 0t exp(-(t-t')/τ) R0 t' /C dt' = (R0 τ/C) (t –τ (1- exp(-t/ τ)) = (R0 t S) ( 1 –(τ/t) (1- exp(-t/τ) ) ) /(1- S ftotal)
15 Le second facteur (1 – (τ/t) (1- exp(-t/τ)) vaut (1/2) (t/τ) – (1/6) (t/τ)² pour (t/τ) petit et tend vers 1 pour (t/τ) grand; il
16 vaut {0,37 , 0,68 , 0,9} pour t ={1, 3, 10} τ.
17 Admettons, comme presque tous les articles publiés, que T(t) est la température moyenne globale en surface et T1(t) son
18 anomalie ou écart à une valeur de référence, et voyons l'effet des forçages sur divers exemples, dont ceux de l'IPCC.
19
20 La figure 15-D à gauche présente l'effet d'un forçage supposé croissant de R0 = 0,04 W/m /an depuis 1970 (+1,6 W/m en
21 40 ans selon les conjectures de l'IPCC montrées figure 15-E), pour diverses valeurs du feedback f et de la capacité
22 calorique "globale" C: la vignette de gauche montre qu'il y a toujours un couple {C, f} qui donne le réchauffement voulu
23 en fin de période, mais, avec, pour f > 0, en fin de période, une pente dT1(t)/dt très différente de celle observée.
24 Pour les grands feedbacks on a bien plus que +0,7°C sur 1970-2015, sauf s'ils sont associés à de grandes capacités C;
25 mais on aurait alors une "accélération du réchauffement" à presque dT1(t)/dt = +0,4°C/(15 ans) sur les derniers 15 ans,
26 alors que les observations sont une "tendance linéaire" dT1/dt nulle ou presque sur 1997-2015 : +0,6°C/siècle, soit
27 + 0,09°C/(quinze ans) pour la série HadCRUT-4 et tendance négative de - 0,06°C/siècle pour la série RSS-MSU 216,
28 après un incrément discret ou "saut" de 0,3°C avec le grand El Niño de 1997-1998 217
29 Figure 15-D à gauche: Réchauffement T1(t) sur 1970-2015 pour un R0 = 0,04 W/m /an, et des couples feedback f et
30 capacité calorique C valant {0, 1} en bleu, {1,2, 17} en rouge, {2, 30} en noir et {3,3, 45} en magenta
31 à droite séries des anomalies de température HadCRU T4 (surface, en orange) et UAH MSU (basse troposphère, en bleu)
32 ramenées à une même valeur en moyenne annuelle sur 1979

33
34 Le § 12, figures 12-A et 12-B, explique ce mystère de la divergence entre les calculs de ce paragraphe et les
35 observations: la teneur en dioxyde de carbone est l'intégrale sur le temps d'une fonction linéaire des températures et ne
36 peut être la cause des dites températures; tous ces calculs de forçage et de feedbacks ne sont que des leurres.
37 Comme dit G. Roe (op. cit. 2009) "les systèmes sensibles avec un grand ftotal ont des temps de réponse longs...[ en effet
38 τ = C S /(1- S ftotal) ]; la perturbation initiale est plus fortement amplifiée et se manifeste plus longtemps " [avant "retour
39 à l'équilibre"]218.
40 Une petite incertitude sur un R(t) impulsif appliqué en t=0, exprimée par la variance σ²R, fait de T1(t) un processus
41 aléatoire dont la variance calculée sur un intervalle de temps Δt est S σ²R (Δt/ 2 C) / (1- S ftotal) ) croissant et avec Δt et,
42 très fortement, avec ftotal .

216
ftp://ftp.ssmi.com/msu/monthly_time_series/rss_monthly_msu _amsu _channel _tlt _anomalies _land _and _ocean _v03 _ 3.txt
217
Anomalie des températures en moyenne mondiale; le double pour le seul hémisphère nord extratropical et presque rien ailleurs:
voir figures 11-J, -M et –N des anomalies observées dans la basse troposphère.
218
La diffusion thermique dans l'océan modifie C et peut être progressive avec un temps de réponse en carré du gain du système
(Hansen et al. 1985, Wigley & Schlesinger 1985).
164
1 G. Roe (2009, figure 7, page 107) examine la valeur de τ pour des séries temporelles autorégressive AR1 de type
2 "bruit rouge" de densité spectrale (transformée de Fourier de l'auto-covariance ) 2 τ / (1+ (2 τ)² : il trouve τ = 1,6 ans
3 (+/-0,8 an) pour la Pacific Decadal Oscillation (PDO) 219, cycle de période 60 ans (voir figure 11-O) et τ = 500 ans pour
4 les carottes de glaces antarctiques entre 50 000 BP et 20 000 BP (BP = Before Present, avant 1950 de notre ère).
5 Le forçage radiatif R(t) estimé par NASA-GISS ou NOAA (discuté au § 5-6) est représenté à la figure 15-E avec, sur les
6 vignettes du bas, le réchauffement correspondant à diverses valeurs de C et de f ; les forçages en noir et en rouge sont
7 ceux des rapports AR5 et AR4 220.
8 Le forçage radiatif cumulé des seuls gaz (sans aérosols, courbe bleue de la première vignette de la figure 15-E) serait
9 2842 ZJ depuis 1850 et 1911 ZJ depuis 1955, et, avec les conjectures IPCC-AR5 sur les aérosols (courbe noire), 2300 ZJ
10 pour depuis 1850 ou 1547 ZJ depuis 1955: voir § 13-4-2 figure 13-C. Ces nombres 221 sont fort différents des 0,5 GJ/m x
11 361 Tm = 180 ZJ trouvés dans le calorimètre océanique (figure 10-A).
12 Pour f = 0,4 et C=1 (courbe rouge, vignette à gauche en bas à la figure 15-E), l'amplification en boucle fermée vaut
13 G =1/(1- 0,31 f) = 1,14, et la constante de temps τ = C S /(1- S ftotal) = 1 x 0,31 x 1,14 = 0,35 année.
14 Pour que T1(t) ne fût pas trop différent de la série HadCRU, il faudrait, selon les vignettes du bas de la figure 15-E),
15 f = 0,4 avec C=1 ou C petit; sinon après 2000 la tendance linéaire dT1/dt est incompatible avec les +0,6°C/siècle ou les
16 - 0,06°C/siècle observés sur 1997-2015.
17 Figure 15-E à gauche: en bleu forçage radiatif attribué aux seuls gaz bien mélangés à longue durée de vie (NASA-
18 GISS), et, en ajoutant l'effet supposé des aérosols, en noir forçage radiatif selon IPCC-AR5 (point noir à 2,3 W/m en
19 2011) et en rouge forçage radiatif selon IPCC-AR4 (point rouge à 1,6 W/m en 2005)
20 à droite rappel de la série HadCRU depuis 1850; moyennes sur 120 mois de ces anomalies de température: -0,32°C sur
21 1850-1859 et +0,49°C sur 2005-2014

22
23 Valeurs de T1(t) pour les forçages supposés par IPCC-AR5 (2,3 W/m en 2011) et f = { -0,4 ; 0 ; +0,4 ; +0,8 ; +1,2 };
24 f = - 0,4 en orange en bas, f = +1,2 en magenta en haut; à gauche pour C=1 et à droite pour C=17.
25 La moyenne de la série HadCRU sur l'année 1850 (-0,38°C) sert ici de valeur initiale à T1(t)

26

219
donc une capacité calorique "globale" C(f) = 5,16 (1- 0,31 f) pour τ = 1,6 an
220
IPCC AR5 Résumé à l'Intention des Décideurs page 11, § C point 1: l'estimation du FR anthropique total pour 2011 est [2,3
W/m ] supérieure de 43% à celle de 2005 [qui était donc de 1,6 W/m ] ... s'explique par la croissance continue des concentrations
des gaz et [par] l'amélioration des estimations du forçage radiatif des aérosols
221
Cumul de 1716 ZJ depuis 1850 et de 1154 ZJ depuis 1970 pour la réduction du forçage par les aérosols retenue par IPCC AR4
courbe en rouge de la figure 15-E vignette n°1 avec 1,6W/m en 2005
165
1 Les T1(t) trouvés pour des f supérieurs à 1,2 sont très éloignés des observations comme le montre la figure 15-E bis.
2 Figure 15-E bis) Valeurs de T1(t) pour les forçages supposés par IPCC-AR5 avec de bas en haut diverses valeurs de f
3 f = {1,5 ; 2 ; 2,5 ; 3} pour C=1 à gauche et pour C=17 à droite.

4
5
6 15-5-2) Interprétation "physique" proposée par un article de Stephen E. Schwartz 222
7 Une interprétation physique de l'équation dT1/dt + T1/τ = R(t) /C suppose une définition claire des grandeurs qui figurent
8 dans cette équation. Voyons un article très souvent cité de Stephen E. Schwartz qui ramène T1 à l'anomalie de la
9 température de surface "moyenne globale" et les remarques de W. Eschenbach 223.
10
11 La variation du contenu calorique H du globe (en pratique de l'océan) est dH/dt = S (1-a) – E, avec S flux solaire
12 incident, a albédo ou flux solaire rétrodiffusé essentiellement par les nuages, E émission du globe en infrarouge
13 thermique; ça c'est vraisemblable et on a des séries historiques pour H (figures 10-A à 10-D depuis 1955), pour E (figure
14 11-A depuis 1974), pour S et pour a (figures du § 11 sur l'albédo); l'emploi de grandeurs "globales" est sans doute
15 discutable car la météo est déterminée à l'échelle synoptique de quelques milliers de kilomètres mais ce n'est pas ici le
16 sujet.
17 Ensuite on pose dH/dt = C dTsurface/dt où C est la capacité thermique qui va bien; là c'est une conjecture fausse ! On verra
18 pourquoi.
19 Enfin on relie le rayonnement du globe à la température de surface en posant E = ε σ Tsurface4 ce qui est une autre
20 conjecture fausse. Et en ajoutant un forçage R
21 C dTsurface/dt = R(t) + S (1-a) – ε σ Tsurface4
22 relation qui indique qu'en régime établi (dT/dt =0) si ε diminue (moins de rayonnement vers le cosmos) ou si F est
23 positif, Tsurface augmentera. Comme déjà vu, la réponse à un petit "forçage radiatif" R appliqué continûment à partir du
24 temps t=0 (échelon de Heaviside) est approximativement
25 Tsurface (t) - Tsurface (0) = (R τ /C ) (1- exp(-t/τ))
26 et pour un forçage R(t) = R0 t croissant avec le temps
27 Tsurface (t) - Tsurface (0) = (R0 t τ /C ) (1 –( τ/t) (1- exp(-t/τ))) .
28 Les hypothèses ou conjectures (Ansatz est le mot employé) utilisées pour arriver à ces formules sont :
29 * première conjecture: dH/dt et dTsurface/dt seraient proportionnels
30 W. Eschenbach les compare à l'échelle du trimestre ou de l'année et ne voit aucune corrélation pour les cinquante
31 dernières années (1955-2009) pour lesquelles il y a des estimations trimestre par trimestre du contenu calorique H de
32 l'océan. Les histogrammes de ces quantités sont aussi fort différents. De plus si la température des couches superficielles
33 des océans détermine en bonne partie la température de l'air l'inverse n'est pas vrai.
34 * seconde conjecture: il y aurait un rapport ε 224 entre le flux vers le cosmos en haut de l'air et le flux (unidirectionnel)
35 émis par la surface; ça n'a pas de sens physique, comme vu au §13-3 (sur le contresens physique "GH") et au § 13-2 (sur
36 le contresens physique "atmosphère en équilibre radiatif" où l'épaisseur optique de l'air en infrarouge thermique est
37 prétendue valoir à peu près 1 : voir la véritable épaisseur optique aux figures 3-E et 3-F)

222
Stephen E. Schwartz Heat capacity time constant and sensitivity of Earth's climate system , Journal of Geophysical Research June
2007
223
Willis Eschenbach The Cold Equations January 28, 2011 http://wattsupwiththat.com/2011/01/28/the-cold-equations/
224
le rapport observé ε de ces deux grandeurs varie entre 0,9 (air très sec avec w= 5 kg/m² de vapeur d'eau précipitable) et 0,75 pour
de l'air très humide (w= 75 kg/m ); il est de la forme P top 4 x 0,19 = Ptop0,76 , numériquement 0,53 0,76 = 0,62 = 232 (W/m ) / 376(W/m );
Ce rapport dépend essentiellement de la vapeur d'eau évaporée sur place ou advectée, mais n'a pas plus de sens physique en transfert
de chaleur que la différence GH ou l'épaisseur optique de l'air de 1 prétendue "expliquer" ce rapport sous l'hypothèse de "l'équilibre
radiatif. "
166
1 * hypothèse implicite: S et a sont constants alors que les variations de la couverture nuageuse modifient a, H et ε,
2 comme illustré au § 11.
3 Voyons maintenant ce que St. Schwartz tire de son équation en Tsurface :
4 * une régression entre les séries des observations de Hocéans et de Tsurface donne une capacité calorique de 14 W/m /an/K
5 équivalente à seulement 11 m d'eau, capacité portée à C= 17 W/m /an/K pour toute la planète par une majoration de 5%
6 pour les glaciers fondus, de 5% pour la capacité calorique des masses continentales et de 4% pour la croissance de la
7 température de l'air
8 * la fonction d'autocorrélation des températures moyennes de surface (sur 1880-2004) suggère une constante de temps τ
9 de 5 ans
10 * la "sensibilité climatique" trouvée est donc τ /C = 5/17 = 0,3 K / (W/m )225.
11 * sur le XXème siècle -réchauffement observé de 0,57°C- le forçage radiatif aurait été de 1,9 W/m dont 2,2 W/m
12 seraient dus à l'accroissement des teneurs des gaz à effet de serre laissant -0,3 W/m pour les aérosols et rien pour les
13 cycles climatiques naturels.
14
15 Le lecteur aura remarqué
16 - un remarquable oubli de la réalité, celle des cycles climatiques (§ 11-6 à 11-8 et annexe C, figure 11-O, cycles de 1000
17 ans, 210 ans et 60 ans ... entre autres) et des El Niño (figures 11-J, 11-M et 11-N) qui rythment les fluctuations de
18 température du globe avec un El Niño tous les trois à cinq ans;
19 - la volonté d'attribuer au CO2 la totalité du réchauffement observé depuis la sortie du petit âge de glace vers 1860 (voir
20 annexe C et figure C-8), alors qu'en réalité le cumul des dégazages n'est autre que l'intégrale de a (T(t) – T) dt
21 comme vu au § 12 : le CO2 suit les températures et ne saurait en être la cause
22 - que la sensibilité de 0,3 implique un g et donc un f légèrement négatifs: pour 0,3 = 0,31/(1-g) = 0,31 /(1-0,31 f) il vient
23 (g= -1/30 et f = - 0,107).
24
25 15-6) Une borne inférieure de la somme f des feedbacks selon L. Bengtsson & St. Schwartz (2013) 226

26 Ces auteurs, en dix pages -plus trois pages de références- constatent que:
27 -1) les bornes supérieures des feedbacks ou de la sensibilité climatique ne peuvent pas être déduites des observations, ce
28 qui confirme l'analyse de G. Roe "Pourquoi la sensibilité climatique est-elle tellement imprévisible ?"(2007, op.cit); en
29 effet les grosses incertitudes sur les aérosols passés et présents (fortement minorés du rapport AR4 au rapport AR5)
30 interdisent toute estimation; les observations satellitaires sont de peu de secours puisque les aérosols sont lessivés par
31 chaque pluie;
32 -2) la dispersion sur la "sensibilité climatique" tirée des "modèles" est plus de deux fois la sensibilité elle-même, en
33 particulier à cause de paramétrages contradictoires d'un modèle à l'autre de la vapeur d'eau et de la formation des nuages
34 -3) les observations des effets des grandes éruptions volcaniques sont de peu de secours car:" les gaz à effet- de-serre à
35 longue durée de vie, des décennies voire des siècles et leur complémentation continue par de nouvelles émissions les
36 rendent comparables aux effets d'une augmentation durable du rayonnement solaire "
37 [Commentaire: Ces auteurs adoptent donc le contresens physique signalé au § 13-4-3, additionnent les "bombes
38 atomiques" de l'effet-de-serre et le rayonnement solaire et croient aux fables de la durée de vie de 100 ans du CO2
39 anthropique exposées au § 12]
40 -4) la régression des températures sur les supposés forçages déduits des teneurs en CO2, CH4 etc. (séries RCP-NOAA
41 mélangées) en se limitant au réchauffement des 40 dernières années donne 0,314 K/(W/m ) pour les séries de la figure
42 15-F (figures 2 et 4 de Bengtsson et Schwartz); Bengtsson et Schwartz assurent que cette corrélation apparente permet
43 d'attribuer le réchauffement de 1970-2010 aux gaz-à-effet-de-serre: "This correlation of the temperature change with
44 GHG (Green House Gas) forcing contributes to the attribution of the warming over this period to the increase in GHG
45 forcing that is the premise of this analysis.
46 [Commentaire: Le lecteur verra là ("the premise of this analysis") un raisonnement circulaire.
47 Les auteurs oublient que (cf. § 15-4-1) si S= dT/dF = 0,314 alors f = 0 et il n'y a aucune contre-réaction, aucun
48 "feedback" !
49 Le choix de 1970-2010 permet d'ignorer les cycles de 60 ans (figure 11-O) et d'attribuer au forçage par les gaz-à-effet-
50 de-serre tout le réchauffement observé sur la phase ascendante ultime des trois cycles de 60 ans, 215 ans et 1000 ans,
51 (cf. vignette de droite figure 15-F), ce qui est "the premise of this analysis".
52 Pourtant les tests statistiques de co-intégration des séries temporelles n'autorisent la recherche de corrélations qu'entre
53 d[CO2]/dt (ou son forçage logarithmique en d(ln[CO2])/dt) et les températures, corrélations bien vérifiées tant

225
parce que T1(t) = (τ R /C) (1- exp(-t/τ)); τ /C =0,3 implique pour la supposée réduction du rayonnement infrarouge du globe
de 3,7 W/m liée un doublement "instantané" des teneurs en CO2 une augmentation des températures de seulement (0,3 x 3,7) =
1,1°C à l'équilibre de long terme et moins en transitoire même avec les 3,7 W/m dont seulement 1,6 W/m en TOA sont justifiables
par le "plus haut plus froid", ce qui ramène ce réchauffement "amplifié" à 0,3 x 1,6 =0,5°C
226
Lennart Bengtsson, Stephen E. Schwartz Determination of a lower bound on Earth’s climate sensitivity Tellus B 2013, 65, 21533,
http://dx.doi.org/10.3402/tellusb.v65i0.21533
167
1 globalement (figure 12-B) que localement (figure 12-K); la figure 4 de l'article (vignette à droite figure 15-F) est
2 donc un exemple de fausse corrélation.]
3 -5) la régression des séries des anomalies de températures 1970-2010 et 1900 à 1990 sur une série des forçages trouvée
4 en faisant la moyenne entre la série NASA-GISS et les séries RCP-NOAA "mélangées" donne selon ces auteurs (table 1
5 de l'article):
6 *a* une sensibilité transitoire de 0,394 K/(W/m ) pour dF = 1,46 W/m entre 1970 et 2010,
7 [Commentaire: ce procédé oublie les effets des El Niño et des éruptions volcaniques qui expliquent toute la variation
8 observée des températures, ici de 0,58°C ou 0,55°C (différence entre la moyenne sur 1970-1980 et la moyenne sur
9 2000-2010); la figure 15-E, vignettes 3 et 4, courbe en noir, suggèrerait f=0,4 voire f=0,8.]
10 *b* une sensibilité à l'équilibre sur 1900-1990 S /(1- S ftotal) = 0,545 K/(W/m ), soit une borne inférieure de ftotal de
11 1,39, proche de l'estimation centrale de la figure 15-C, AR5.
12 [Commentaire: On attribue là aux "gaz à effet-de-serre" tout le réchauffement sur 1900-1990 dit être de 0,53°C (table
13 1 de l'article). En prenant 1850 au lieu de 1900, la différence entre les moyenne sur dix ans 1850-1860 et 1980-1990
14 vaut 0,42°C pour un forçage de 1,78 W/m en 1990, donc 0,42°C/ (1,78 W/m )= 0,23 °C/(W/m ), et l'amplification
15 1/(1- S ftotal) vaut 0,23 / 0,31= 0,75 correspondant à f= - 0,23 W/m /K, un feedback négatif !
16 Partir de 1900 et non de 1850 a un effet considérable et fait passer la supposée "sensibilité" de 0,23 à 0,545 ! ]
17 Figure 15-F figures 1 et 4 de Bengtsson et Schwartz, 2013
18 à gauche: Historique des forçages radiatifs supposés depuis le préindustriel (en bleu) et série HadCRU des "anomalies
19 des températures moyennes mondiales" en rouge; la courbe bleue suit assez bien les teneurs [CO2] tirées des carottes de
20 glace du Law Dome (1834-1974) avec ses méplats caractéristiques vers 1880 et 1940, mais ne tient pas compte des
21 aérosols
22 à droite Régression de l'anomalie des températures sur une autre série de forçages sur 1970-2010 donnant Stransitoire =0,39

23
24 Ces auteurs invoquent ensuite les modèles informatiques comme si ils pouvaient se substituer à des observations de la
25 réalité: " Une approche alternative pour estimer l'incertitude associée aux forçages par les gaz-à-effet-de-serre à longue
26 durée de vie est l'examen de la dispersion des forçages dans les modèles récents. Andrews et al. (2012) a comparé les
27 forçages par le CO2 et la réponse climatique sur 15 modèles de circulation globale atmosphère-océan, qui ont participé
28 au projet d'inter-comparaison des modèles couplés (CMIP-5).... La dispersion des forçages est la conséquence des
29 différences dans le traitement du transfert du rayonnement dans les différents modèles et de différences dans le
30 traitement des nuages qui interagissent avec le rayonnement. Le forçage déduit de l'analyse de Andrews et al. est un
31 forçage ajusté qui reflète de façon adéquate les différences entre modèles quant à la réponse rapide (en un an) de la
32 structure atmosphérique au forçage imposé. Cette dispersion entre forçages déduite des jeux d'un modèle climatique et
33 bien supérieure à l'incertitude spécifiée dans le rapport IPCC227.
34 et renvoient à Schwartz (2012) 228 pour une "analyse de la dynamique des forçages employés dans des modèles récents"
35 qui dit 0,31 K/(W/m ) < 0,31 /(1- 0,31 f) < 1,32 K/(W/m ) ou encore 0 < f < 2,47 (W/m )/K , soit 0°C < dT< 9,1°C
36 à peu près comme à la figure 15-A.
37 On est là dans la modélologie ou discussion des résultats des modèles pour deviner la valeur de paramètres non observés
38 et non observables car dépourvus de sens physique.

227
This spread in forcings inferred from the climate model runs is substantially greater than the uncertainty specified in the IPCC
Report.
228
Schwartz, S. E. 2012. Determination of Earth’s transient and equilibrium climate sensitivities from observations over the
twentieth century: strong dependence on assumed forcing. Surv. Geophys. 33, 745_777.
Schwartz, S. E., Charlson, R. J., Kahn, R. A., Ogren, J. A. and Rodhe, H. 2012. Reply To Comment on ‘‘Why Hasn’t Earth Warmed
as Much as Expected?’’ by R. Knutti and G.-K. Plattner. J. Clim. 25, 2200_2204. DOI: 10.1175/2011JCLI4161.1.
168
1 15-7) Autres évaluations publiées de 2002 à 2013
2 Il y a une littérature abondante sur les sensibilités transitoire et à l'équilibre, exprimées en augmentation des températures
3 "globales moyennes" associée à un doublement des ppm de dioxyde de carbone dont la série Mauna-Loa à la figure 12-
4 A suggère qu'il y faudrait 200 ans à +2 ppm/an.
5 La figure 15-G montre les valeurs centrales dites par des études récentes. Les limites à 5% et à 95% du segment dit
6 correspondre à une probabilité de 90%, avec 5% en dessous et 5% au dessus ajoutent à la complexité.
7 Pour une analyse critique de ces études voir les articles en référence229 et 230.
8 Figure 15-G Sensibilités climatiques à l'équilibre (ECS, Equilibrium Climate Sensitivity) et réponses climatiques
9 transitoires (TCR, Transient Climate Response) publiées de 2002 à 2013

10
11 La figure 15-G bis présente les intervalles et les modes (maximum de la distribution de probabilité: les points de couleur
12 au milieu du segment) du réchauffement de long terme obtenu en multipliant S /(1- S ftotal) par R=3,7 W/m soit
13 1,15°C /(1- 0,31 f).
14 Figure 15-G bis) Réchauffement de long terme en °C pour 2x CO2 : segments 5%-95% tirés des observations
15 instrumentales (IPCC AR5) et présumés être 1,15°C / (1- 0,31 f).
16 Les couples {dT(°C), f} sont alors {0; - ∞}, {1; - 0,47},{2; 1,37}, {3; 1,99}, {4; 2,3}, {5; 2,48}, {7; 2,76}, {9; 2,81}

17
18 Toutes ces analyses présupposent que l'augmentation des teneurs de l'air en dioxyde de carbone a un effet persistant, par
19 un changement de l'OLR avec un temps de réaction supérieur au temps nécessaire à la manifestation de l'effet de plus de
20 CO2, ce qui n'est pas le cas (§ 13-4-3) .

229
http://judithcurry.com/2014/09/24/lewis-and-curry-climate-sensitivity-uncertainty/
http://climateaudit.org/2015/03/19/the-implications-for-climate-sensitivity-of-bjorn-stevens-new-aerosol-forcing-paper/
http://climateaudit.org/2014/09/24/the-implications-for-climate-sensitivity-of-ar5-forcing-and-heat-uptake-estimates-2/
http://climateaudit.org/2015/04/09/pitfalls-in-climate-sensitivity-estimation-part-1/
230
Nicholas Lewis, Marcel Crok A sensitive matter : how the IPCC buried evidence showing good news about global warming
Foreword by Professor Judith Curry, GWPF (The Global Warming Policy Foundation) 2014 , 72 pages
http://www.thegwpf.org/content/uploads/2014/02/A-Sensitive-Matter-Foreword-inc.pdf
169
1 Les oracles rendus par la pythie de Delphes étaient toujours susceptibles de plusieurs interprétations. Une large plage
2 5%-95% (figure 15-G-bis et figure 15-A) est caractéristique de notre moderne climatomancie.
3
4 15-8) Scénarios RCP de IPCC AR5
5 Les scénarios RCP (Representative Concentration Pathways) 231 expriment des forçages radiatifs en 2100, compris entre
6 2,6 W/m (l'actuel) et 8,5 W/m et les justifient par les conjectures, examinées au § 12, sur l'accumulation dans l'air des
7 gaz de combustion.
Tableau 15-A Introduction aux "scénarios" RCP (AR5, 2013 )
qt fraction en % due au seul CO2; le RCP8.5 suppose une croissance du méthane de 21 ppb/an sept fois supérieure à
celle (3 ppb/an) de la dernière décennie.
état dFtotal CO2 tous gaz qt émissions dT 2081-2100 °C par dT 2081-2100 °C par rapport à
actuel ou 2100 ppm en ppm cumulées rapport à 2013 2013
scénario W/m en 2100 CO2équivalent en 2100 AR5 SPM pour f=1, C=17 vignette 3
AR5 Gt-C modèles CMIP5 figures 15-H & 15-I
en 2014 2,3 400 514 78% 390 0,8°C / 1850-1860 0
RCP2.6 2,6 421 475 88% ... {0.1, 0.8, 1.5} 0,2
RCP4.5 4,5 538 630 85% 780 {0.9, 1.6, 2.4} 1
RCP6.0 6 670 800 84% 1060 {1.2, 2, 2.9} 1,5
RCP8.5 8,5 936 1313 71% 1685 {2.4, 3.5, 4.6} 2,5
8
9 Le résumé pour décideurs (IPCC AR5, 2013), page 18 § E1 encadré, dit "À la fin du XXIe siècle [la température sera]
10 supérieure à 1,5 °C par rapport à l’époque allant de 1850 à 1900, ... elle dépassera 2 °C selon les RCP6.0 et RCP8.5 ".
11 Comme les moyennes sur 1850-1899, 1900-1949, 1950-1999, 2000-2013 des températures "moyennes mondiales" de la
12 série HadCRU sont respectivement -0,34°C, -0,27°C, 0,01°C, 0,41°C, il faut retrancher 0,75°C au chiffre de ce
13 paragraphe pour avoir le réchauffement rapporté à la moyenne de ces dernières années.
14 Les moyennes des anomalies sur sont -0,32°C sur les dix premières années, +0,49°C sur les dix dernières, -0,30°C sur
15 les 30 premières, +0,34°C sur les 30 dernières.
16 L'IPCC nous annonce donc, par rapport à 2000-2013, pour la fin du XXIème siècle un réchauffement dépassant 0,75°C,
17 voire 1,25°C pour les scénarios "repoussoirs" RCP6.0 et RCP8.5 c'est à dire la différence de température entre Paris-Le
18 Bourget et Nantes 232: c'est bien loin des 10°C de la figure 15-A.
19
20 La figure 15-H montre ces forçages futurs et les évolutions des températures associées depuis 1850 calculées avec les
21 formules du § 15-5 :on voit qu'il est possible de retrouver vaguement la courbe orange avec à bien des couples {C, f},
22 dont le couple {f=1, C=17} du § 15-5-2 de constante de temps 7,6 ans qui approche bien la courbe orange, mais sans les
23 cycles de 60 ans (maxima de 1860, 1940, 2000).
24 Pourquoi la tendance sous-jacente de 0,8°C entre la moyenne des dix premières années et celle des dix dernières années
25 ne serait-elle pas l'effet des cycles de "210 ans" et de "1000 ans" qui passent par un maximum entre 2000 et 2020 (figure
26 11-O et annexe C).
27 L'attribution de ces 0,8°C en 165 ans à un "forçage radiatif" non observé dans le calorimètre océanique laisse incrédule.
28
29 Il y a aussi une nette discordance, notée par Monckton et al. (2015, op. cit) et par N. Lewis et al. (2014, op. cit) entre les
30 évaluations (min, max, médiane) tirées des modèles informatiques CMIP-5 produits pour le rapport AR5 et ce qui
31 ressort de ces calculs simples.
32 La figure 15-I montre le réchauffement en 2100 par rapport à 2015, en °C en fonction du feedback supposé f, pour
33 C=17: comparer aux dernières colonnes du tableau 15-A.
34
35

231
Van Vuuren D. et al The representative concentration pathways: an overview Climatic Change (2011) 109: 5–31
DOI 10.1007/s10584-011-0148-z
232
Moyennes annuelles des min et des max moyennées sur 1951 -1989: Le Bourget 6,5°C & 14,9°C, Nantes 7,3°C & 16,1°C (J.
Kessler et A. Chambraud, Météo de la France, Lattès, 1990)
170
1 Figure 15-H Forçages et évolution des anomalies des températures jusqu'en 2100
2 Vignette 1: Forçages des RCP: RCP2.6 en bas et magenta, RCP8.5 en haut et en bleu.
3 Vignettes 2 à 4: En orange série des anomalies de température HadCRUT-4 décalée de 0,38°C pour commencer autour
4 de 0°C et prédictions T1(t) pour trois couples {f, C} et pour les quatre forçages. Les courbes T 1(t) ont les mêmes
5 couleurs que leurs forçages. Les couples {f, C} de ces trois vignettes sont {f=0,4 ; C=1}, { f=1, C=17} et {f=2,2, C=45}.
6 Les constantes de temps τ = C S/(1- S ftotal) = 0,31 C/(1-0,31 f) valent pour les trois vignettes 0,35 an, 7,6 ans, et 43,8 ans.

8
9
10 Figure 15-I Réchauffement en 2100 par rapport à 2015, pour les quatre RCP, en fonction du feedback f : -1 < f < 2,4
11 Rappel: 1 < f < 2,2 selon AR5 et 1,5 < f < 2,4 selon AR4. Les couleurs associées aux RCP sont magenta pour
12 RCP2.6 en bas et bleu pour la RCP8.5 en haut, comme pour les forçages à la vignette n°1 de la figure 15-H :

13
14
15 Ces petits jeux pour prédire l'apocalypse à partir de quelques paramètres et scénarios, donnent des résultats proches de
16 ceux des grands modèles informatiques de circulation globale, mais sont tout aussi dépourvus de sens physique, de
17 réalisme et de validation par des observations que ces grand modèles.
18
171
1 15-9) Réchauffement pour 2 x CO2 à partir des observations de l'humidité sur 1973-2007
2 Le principal feedback de la figure 15-C est celui de la vapeur d'eau (colonne 2) supposée augmenter l'effet de serre; il est
3 positif pour une humidité relative constante, mais comme nous allons le voir négatif pour le comportement de la vapeur
4 d'eau des hautes couches entre 200 mbar et 600 mbar observé et mesuré depuis plus de 60 ans (§ 11-10).
5
6 Garth Paltridge (auteur des graphiques reproduits à l'annexe A) compare 233 au moyen d'un modèle radiatif convectif 1-D
7 de Arking 234 quatre types de réponse de la vapeur d'eau à un doublement des ppm de dioxyde de carbone.
8 Figure 15-J Comparaison de quatre scénarios de comportement de la vapeur d'eau (vignettes du haut) et des
9 températures qui s'en déduisent (vignettes du bas) : voir texte

10
11 Sur toutes les vignettes les courbes en bleu correspondent à l'état après 2 x CO2 mais à humidité (en kg/kg) inchangées.
12
13 * Première colonne : en bas, en bleu, profil de température suite à doublement des ppm en fonction de l'altitude dans la
14 troposphère; en haut, en rouge, la modification en pour cent de l'humidité absolue q (en kg de vapeur d'eau par kg d'air) à
15 humidité relative inchangée (pression partielle de vapeur d'eau dans l'air inchangée), du fait de l'augmentation des
16 températures vue en bas en bleu; en bas, en rouge, profil des températures qui en résulte avec de +1,4°C en surface à

233
Garth Paltridge, Albert Arking, Michael Pook Trends in middle- and upper-level tropospheric humidity from NCEP reanalysis
data Theor Appl Climatol 2009
234
Arking A (2005) Effects of bias in solar radiative transfer codes on global climate model simulations. Geophys Res Lett
32:L20717. doi:10.1029/2005GL023644
172
1 +4°C sous la tropopause; c'est le schéma employé depuis les années 1970 pour faire croire à une sensibilité climatique
2 de l'ordre de 2°C et plus encore quand on ajoute l'effet prétendument réchauffant des nuages, et l'effet des glaces et des
3 neiges sur l'albédo (figure 15-C); ce schéma correspond à celui de la figure 15-B vignette (e) à droite).
4
5 * Seconde colonne: l'humidité relative est conservée en dessous de 800 mbar, avec donc une augmentation de la teneur
6 en vapeur d'eau des basses couches, mais l'humidité absolue (en kg de vapeur d'eau par kg d'air) est inchangée au dessus
7 de 800 mbar; il n'y a alors guère de différence entre les courbes bleue et rouge des incréments de température en
8 fonction de l'altitude, en bas; pas de contre-réaction (ou feedback) à la vapeur d'eau , soit en gros f = 0.
9
10 * Troisième colonne: humidité relative constante en dessous de 800 mbar et diminution de 10% de la teneur en vapeur
11 d'eau (humidité absolue en kg/kg) au dessus de 800 mbar; le 2 x CO2 après "feedback" ne produit alors plus que +0,5°C
12 en surface et + 1°C à la tropopause; la courbe rouge du bas est à gauche de la courbe bleue, le feedback est négatif: f < 0.
13
14 * Quatrième colonne: humidité relative constante en dessous de 800 mbar et, au dessus de 800 mbar, évolution selon les
15 tendances observées dans les réanalyses de situations météorologiques (NCEP) sur 1973-2007: la baisse de la quantité en
16 kg/kg de la vapeur d'eau entre 400 mbar et 200 mbar a été vue aux figures 11-R (humidité absolue) et 11-S (humidité
17 relative) sur 1948-2014; le 2 x CO2 après "feedback" ne produit alors plus que +0,4°C en surface et moins de + 1°C près
18 de la tropopause; la courbe rouge du bas est à gauche de la courbe bleue; le feedback est négatif: f < 0
19
20 Le refroidissement de l'air par plus de vapeur d'eau entre 800 mbar et la surface, vu à la figure 9-E, semblerait, dans le
21 modèle 1-D employé, effacé par plus de condensation et par l'emploi dans les basses couches (< 800 mbar) d'un gradient
22 adiabatique humide.
23
24 Ces graphiques devraient suffire à montrer au lecteur l'inanité des raisonnements et des calculs des § 15-1 à 15-8 qui
25 précèdent.
26 La Nature module finement les profils de vapeur d'eau par la convection qui démarre plus ou moi ns tôt dans la journée,
27 en intertropical, et par le balayage par des couples {anticyclone mobile, dépression conjuguée} décrit en détail à l'annexe
28 C.
29 Cette modulation en fonction de la position sur le globe et de l'altitude a été en partie vue aux figures 4-A, 4-B, au §6-2
30 qui montre l'OLR observé, et à la figure 11-E qui illustre la régulation dynamique par les nuages de l'insolation et des
31 températures.
32
33 Les discussions "simples" sur les forçages radiatifs, la sensibilité climatique, l'ECS (Equilibrium Climate Sensitivity,
34 figure 15-G-bis) avec des équations "évidentes" sont donc des leurres tout aussi grossiers mais efficaces que les calculs
35 "simples" en σT4 et les "équilibres radiatifs" vus aux § 13 et au §14.
36
37 Notons encore que le +0,4°C en surface de la figure 15-J, 4ème colonne vignette du bas pour le 2 x CO2 (ou RCP 6.0)
38 laisse les températures de 2100 bien en dessous des +2°C la "limite fixée par traité international".
39 Et ça même par rapport au "préindustriel", "préindustriel " que l'IPCC et la bureaucratie de l'ONU et de l'IPCC-GIEC a
40 persuadé aux COP (Conference Of Parties) de décompter par rapport au petit âge de glace, la période la plus froide
41 depuis 8000 ans, et non par rapport à l'optimum climatique holocène de 3°C plus chaud comme le montre l'annexe A, §
42 A-5, qui est tout aussi "préindustriel".
43
44 Nous renvoyons au § 16 l'examen des idées d'auto-amplification par la vapeur d'eau de tout réchauffement ou
45 refroidissement et d'emballement et de non retour, avec ces océans en ébullition comme dit par James Hansen cité à la
46 première note de bas de page de ce §15.
47
48 ***********************
49 Ces § 15-1 à 15-9 auront permis au lecteur de se faire une opinion sur l'affirmation du rapport IPCC-AR5 (p. 699) citée
50 au § 15-3, que le feedback à la vapeur d'eau est well understood and quantified .
51
52
53
173
1 15-10) Retour à la réalité
2 Nous avons déjà plusieurs fois rappelé les résultats du §12, le CO2 suit les températures et n'en peut donc pas être la
3 cause, et du §11-4, les forçages radiatifs sont un mythe comme montré par le calorimètre océanique du § 15-5-1 et par
4 la non-diminution de l'OLR avec la croissance des teneurs en dioxyde de carbone, ce "piégeage" supplémentaire qui ne
5 se voit pas à la figure 13-E qui montre l'OLR observé sur 1974-2014.
6
7 Ajoutons encore que
8 * les nuages et les El Niño ne sont pas des feedbacks proportionnels à leur cause supposée; la régulation se fait par des
9 mécanismes "tout ou rien" par modulation de la durée du phénomène, comparable au procédé "pulse width
10 modulation" des alimentations électroniques, avec alternance entre deux modes de fonctionnement: présence ou
11 absence d'un système convectif, état "on" pendant un El Niño et état "off" le reste du temps, alternance de phases
12 positives et négatives de trente ans pour la Pacific Decadal Oscillation de quasi-période 60 ans environ, etc., ...
13 présence de nuages ou absence de nuage;
14 * les spéculations sur la sensibilité climatique semblent ignorer que l'évaporation thermostate la surface; il y aurait plus
15 de vapeur d'eau dans l'air, mais on ne sait d'où elle vient !
16 * les temps de réponse de la vapeur d'eau sont de quelques jours au plus et donc les effets du "plus haut plus froid" du
17 dioxyde de carbone ne peuvent se manifester (§ 13-4-3)
18 * la vapeur d'eau (bien distinguer les basses couches et le "1% supérieur" important pour l'OLR sur 100 cm-1 à 500 cm-1)
19 compense automatiquement les modifications du profil de refroidissement radiatif qui découleraient de changements
20 de la teneur en dioxyde de carbone (§ 9-3 et 9-4, figure 9-G, § 15-9 et § 13-4-4),
21 * il est abusif d'assimiler un moindre rayonnement vers le cosmos, un hypothétique "plus haut plus froid" instable vis-à-
22 vis de la convection 235à une augmentation du flux solaire lui absorbé par les premières dizaines de mètres des océans
23 * les variations de l'insolation (figures 11-D à 11-H et 11-K) discutées au § 11 ne peuvent servir à valider des
24 spéculations sur des "forçages" en infrarouge thermique: les deux rayonnements "solaire UV-A & visible" et
25 "infrarouge thermique" ont des propriétés bien différentes: le premier pénètre dans l'océan, pas l'autre puisque
26 l'infrarouge thermique est absorbé par quelques microns ou dizaines de microns d'eau liquide.
27
28 Enfin le § 15-5-2 a montré que la température de surface ne pouvait servir de température du calorimètre global, malgré
29 l'air "évident" de la relation C dT/dt + F(T) = R(t) du § 15-5-1.
30
31 Le mot "leurre" employé pour désigner la "science" exposée aux § 15-1 à 15-8 a pu paraître un peu fort; le lecteur peut
32 maintenant se faire une opinion.
33
34
35 15-11) Epilogue
36
37 Nous avons aux § 15-1 à 15-8 visité le monde virtuel et merveilleux des forçages radiatifs , des feedbacks -avec la fable
38 de l'humidité relative constante-, des sensibilités climatiques de long terme – avec leurs extraordinaires distributions de
39 probabilité- et des évolutions temporelles avec l'amplification par la vapeur d'eau justifiant pour 2100 ou 2200 tous les
40 réchauffements que l'on veut, en prenant les couples {f, C} qui vont bien.
41
42 Dans le monde réel les cycles climatiques et solaires déterminent les températures et les températures déterminent les
43 teneurs en dioxyde de carbone.
44
45 Fontenelle écrivait dans son Histoire des oracles parue en 1687:
46
47 "Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause.
48 Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-
49 dessus la vérité du fait, mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point. ....
50
51 Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance
52 par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la
53 raison. Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons
54 d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux."
55
56
57

235
car le doublement des teneurs en dioxyde de carbone amène un chauffage en dessous -vers 800 mbar- et un
refroidissement au dessus - vers 250 mbar- figure 9-G
174
1 15-12) Annexe historique : forçages et températures dans le premier rapport de l'IPCC-GIEC
2 Le forçage prédit par ce rapport publié en 1990 est de 10 W/m (scénario "business as usual "), avec 1300 ppm en 2100,
3 presque comme le forçage de 8,5 W/m du scénario RCP8.5 du rapport AR5 de 2013 (tableau 15-A: 1313 ppm).
4 La figure 15-M compare les forçages des rapports AR1, AR4 et AR5 et les "réchauffements réalisés" (realised
5 temperature rise")' prévus avec les observations.
6 Figure 15-M premier rapport IPCC de 1990, Figure 6
7 Légende de la figure 6 : Increase in radiative forcing since the mid-18th century, and predicted to result from the four
8 IPCC emissions scenarios, also expressed as equivalent carbon dioxide concentrations"
9 vignette de gauche forçages radiatifs (en W/m , échelle de gauche) et teneurs en CO2 (en ppm, échelle de droite) des
10 différentes scénarios A (business as usual) à D.
11 vignette de droite températures:+0,13°C en 1850, et pour le "best estimate" +0,6°C entre 1990 et 2015 et +1,37°C en
12 2015 par rapport à 1850

13
14 Ci-dessous
15 à gauche: Forçages des rapports IPCC-GIEC AR1 (de 1990) en noir, AR5 RCP8.5 en orange (à 2,3 W/m en 2011 et 8,5
16 W/m en 2100) et AR4 (à 1,6 W/m en 2005); différence de 0,2 W/m en 1900 entre la courbe noire (AR1) et la courbe
17 orange (AR5)
18 rapport AR1,"business as usual" valeurs 2015: 4,1 W/m & 418 ppm CO2 (?) pour 536 ppm équivalent CO2 tous gaz
19 rapport AR5, scénario RCP8.5, valeurs 2015: 2,42 W/m & 400 ppm CO2 pour 514 ppm équivalent CO2 (?) tous gaz
20 à droite: évolution des températures observée (Orange, série HadCRUT4), AR1 best estimate en bleu, AR1 high
21 estimate en rouge; la série HadCRU des anomalies de température est décalée pour que sa moyenne sur 1850-1860 soit la
22 valeur de la courbe bleue en 1855.
23 valeurs en 2014 par rapport à la référence supposée par l'IPCC pour 1750: +1°C (orange), +1,5°C (bleu "best estimate")
24 et +2,2°C (rouge "high estimate")

25
26 Les ppm prévus en 1990 pour 2015 ne sont de que de quelques pour cent supérieurs aux observations.
175
1 Par contre l'accroissement des températures entre 1990 et 2014 prévu de 0,53°C par le best estimate AR1 est le
2 double de celui observé qui, selon la série HadCRUT4 n'est que de 0,55°C – 0,29 °C = 0,26°C.
3
4 Les cycles visibles sur la figure 11-O et sur la courbe orange ci-dessus, sont ignorés par tous les rapports IPCC, même le
5 cycle de 60 ans découvert en 1996-1999.236.
6
7 Les courbes bleues et rouge illustrent la technique de manipulation psychologique de la peur exponentielle237:
8 - les cycles suggèrent pour 2100 un retour aux conditions de 1850.
9 - les propagandistes assurent au contraire que les dixièmes de degrés observés depuis la sortie du petit âge de glace vont
10 devenir des degrés et même une dizaine de degrés (+12°C en 2200 pour le scénario RCP8.5)
11

236
Hare, S.R., 1996: Low frequency climate variability and salmon production. Ph.D. dissertation, School of Fisheries, University of
Washington, Seattle.
Hare, S.R, N.J. Mantua, and R.C. Francis, 1999: Inverse Production Regimes: Alaska and West Coast pacific salmon. Fisheries, 24,
6-14.
Mantua, N.J., S.R. Hare, Y. Zhang, J.M. Wallace, and R.C. Francis, 1997: A Pacific decadal climate oscillation with impacts on
salmon. Bulletin of the American Meteorological Society, Vol. 78, pp 1069-1079.
237
Benoît Rittaud La peur exponentielle Presses Universitaires de France PUF, 408 pages, 2015
176
1 16) Les "modèles" par discrétisation spatiale et temporelle et les catastrophes annoncées; des modèles
2 alternatifs; le "control knob"
3
4 16-1) Introduction
5 Nous avons vu des modifications de l'OLR "moyen"
6 (1) de -1,6 W/m pour le plus haut plus froid 238associé dans la troposphère à un doublement de la teneur en dioxyde de
7 carbone, le "2 x CO2" et
8 (2) de +24 W/m associés à une élimination totale du dioxyde de carbone de l'air, le "0 x CO2", selon les articles cités au
9 § 13-6-3.
10
11 A la première modification l'IPCC attache un réchauffement entre +1°C et +10°C (figure 15-A) par d'extraordinaires
12 amplifications à la vapeur d'eau, démenties au § 15-9.
13
14 A la seconde modification l'IPCC attache rien moins qu'un cataclysme, une Terre boule de glace: (IPCC AR5 p. 667)239
15 "Pour le moment la vapeur d'eau a le plus fort effet-de-serre dans l'atmosphère terrestre. Cependant d'autres gaz à effet
16 de serre, et surtout le CO2 sont nécessaires pour maintenir la présence de vapeur d'eau dans l'air. En effet si ces autres
17 gaz étaient retirés de l'atmosphère, sa température tomberait assez pour induire une diminution de la vapeur d'eau
18 conduisant à un emballement de la chute de l'effet de serre qui plongerait la Terre dans un état congelé.
19
20 Ainsi ce sont les gaz à effet-de-serre autres que la vapeur d'eau qui apportent la structure de température qui maintient
21 les niveaux présents de la vapeur d'eau atmosphérique.
22 Par conséquent le CO2 est le principal bouton de commande ["control knob"] anthropique sur le climat, et la vapeur
23 d'eau est un feedback fort et rapide qui amplifie tout forçage initial d'un rapport deux à trois.
24
25 Les "forçages" initiaux pour ces hypothétiques mais "terrifiants" 2 x CO2 et 0 x CO2 sont
26 * une diminution de 1,6 W/m de l'OLR soit 1,6/195 = 0,8% de l'OLR de la seule vapeur d'eau; et selon les observations,
27 une très légère diminution de la vapeur d'eau des hautes couches corrige cet effet, comme elle le fait tous les jours
28 * une augmentation de 24 W/m de l'OLR soit 24/195= 12% de l'OLR de la vapeur d'eau, accompagnée de modifications
29 très importantes des profils de température de la stratosphère où le CO2 assure les (2/3) du refroidissement (figure 6-I),
30 contre presque (1/3) pour l'ozone; une réduction de l'OLR viendra de plus de nuages entre 600 mbar et 900 mbar (figure
31 13-E) ou de quelques nuages de glace genre cirrus à la tropopause, qui ramènent l'OLR de 230 W/m à des valeurs entre
32 75 W/m et 120 W/m 240.
33
34 Nous reviendrons au § 16-10 sur le "control knob" qui découle de considérations exclusivement formulées en termes de
35 GH, formule vue au § 13-3 et dépourvue de tout sens physique en transfert de chaleur. GH sert seulement à faire prendre
36 pour un phénomène radiatif ce qui est tout simplement une relation entre température et pression, conséquence de la
37 gravitation, selon l'expression du gradient gravitationnel polytropique du § 7.
38
39 Une Terre sans CO2 n'aurait ni vie ni oxygène.
40 Le CO2 est le gaz de la vie, de toute vie sur Terre puisque c'est la nourriture de la végétation terrestre et marine qui
41 pratique la photosynthèse et il n'est nul besoin de spéculer, comme le fait l'IPCC AR5-2013, que sa disparition amènerait
42 un cataclysme "climatique".
43
44

238
Les 3,7 W/m sont à la tropopause et comprennent 1 W/m transformé en évaporation et donc en OLR là où la vapeur se
condensera; voir § 9-4, tableau 9-C et § 14-10 figure 14-D.
239
Currently, water vapour has the largest greenhouse effect in the Earth’s atmosphere. However, other greenhouse gases, primarily
CO2, are necessary to sustain the presence of water vapour in the atmosphere. Indeed, if these other gases were removed from the
atmosphere, its temperature would drop sufficiently to induce a decrease of water vapour, leading to a runaway drop of the
greenhouse effect that would plunge the Earth into a frozen state.
So greenhouse gases other than water vapour provide the temperature structure that sustains current levels of atmospheric water
vapour. Therefore, although CO2 is the main anthropogenic control knob on climate, water vapour is a strong and fast feedback that
amplifies any initial forcing by a typical factor between two and three
240
Maycock A. C. et al . The climatic effects of stratospheric water vapour anomalies
http://www.lmd.ens.fr/wavacs/Posters/Maycock_Amanda.pdf sur la comparaison des données sur les couvertures nuageuses voir
http://ifaran.ru/persons/chernokulsky/pub/diss/Chernokulsky_dissertation.pdf
A.V. Chernokulsky, I.I. Mokhov. Intercomparison of characteristics of global and zonal cloudiness from different satellite and
ground-based data and reanalyzes // Studies Earth from Spаce (in russian). 2010.
http://www.lmd.ens.fr/wavacs/Posters/Chernokulsky_Alexander.pdf
177
1 16-2) Rétroactions à la vapeur d'eau pour la haute troposphère intertropicale: "modèles" et
2 observations
3 Le modèle "3D" de NASA-GISS de 1984 revu en 1987-88 241 a été cloné dans de multiples laboratoires; les résultats de
4 tous ces calculs sont sensiblement les mêmes, encore en 2012 (recueil CMIP5). Un doublement de la teneur de l'air en
5 CO2 amène sur l'Arctique et l'Antarctique jusqu'à +12°C en hiver, +6°C en moyenne et un hot spot intertropical à +7°C
6 entre 200 mbar et 300 mbar (vignette du bas figure suivante). Ce hot spot, s'il existait, signifierait beaucoup plus de
7 vapeur d'eau dans la haute troposphère sur 25% de la surface du globe. Nous l'avons déjà rencontré aux figures 15-B
8 (vignettes (c) à (e)) et à la figure 15-J colonne de gauche.
9 Figure 16-C Panorama des conséquences du doublement des ppm: noter le "hot spot" de +7°C entre 200 et 300 mbar
10 (vignette du bas) et, en hiver, +12°C en bordure de l'Antarctique et sur le cercle polaire nord, et encore +5°C au Sahara,
11 +4° sur tout le Pacifique. (Hansen 1984)

12

241
J. Hansen, J. Fung, A. Lacis, D. Rind, S. Lebedeff, R. Ruedy, G. Russell Global Climate Changes as Forecast by Goddard
Institute for Space Studies Three-Dimensional Model Journal of Geophysical Research vol. 93, n°D 8, pp. 9341-9364, Aug. 20th,
1988
178
1 La figure 16-D) (vignette de droite) dit un réchauffement de +1°C à +2°C entre les années 1980 et les années 2010
2 avec un hot spot à +2°C dès les années 2010.
3 Figure 16-D Accroissement moyen des températures pour le scénario B 242 à forçage radiatif constant (croissance des
4 ppm bien moindre que ce qui a été observé)
5 A gauche pour les températures de surface (échelle en haut) et à droite, selon l'altitude et la latitude (échelle en bas)

8
9

242
Croissance exponentielle des émissions de +1,5% (années 1980) puis 1% (années 1990) puis 0,5% (années 2000) et linéaire à +1,9
ppmv/an après 2010
179
1 Le hot spot intertropical montré à la vignette de gauche figure 16-E ci-dessous a été, et avec insistance, dit par
2 l'IPCC-GIEC être l'empreinte digitale de l'effet de serre amplifié par la vapeur d'eau et la source du réchauffement de la
3 planète (rapport IPCC 2007, page 675). Ce hot spot n'existe que dans les modèles mais n'apparait pas dans les
4 observations.
5 Figure 16-E) L'empreinte digitale de l'effet-de-serre : modèles (à gauche) et observations (à droite) (graphique de
6 joannenova.com.au) données des radiosondes

7
8
9 La discordance entre prédictions de "modèles" et observations n'a cessé de croître.
10 Figure 16-F) Comparaison des observations et des prétendus modèles: le hot spot près de la tropopause, en degré/dix ans
11 (source Douglass et al . 2007243) Multiplier par dix pour passer en degrés par siècle

12
13 Des techniques statistiques bien connues en économétrie, et des séries plus longues (1979-2009) ont maintenant permis
14 de donner un sens statistique précis aux constatations précédentes et de conclure 244 que sur 1979-2009, les tendances

243
David H. Douglass, John R. Christy, Benjamin D. Pearson, S. Fred Singer A comparison of tropical temperature trends with
model predictions Int. J. Climatol. (2007) (Royal Meteorological Society)
180
1 (linéaires) des températures prédites par les modèles sont de deux à quatre fois celles des observations et que ces
2 différences sont statistiquement significatives au niveau de 99%.
3 Figure 16-G) Comparaison des tendances en °C/ dix ans pour la moyenne troposphère tropicale (Mc Kritrick et al. 2010)

4
5 Les 73 modèles de 2012 disent la même chose que les publications de 1984 et de 1988, avec un "hot spot" à peine
6 moindre (presque +1,1°C sur 1978-2015), mais la réalité est un réchauffement moindre que +0,2°C.
7 Figure 16-H) Le "hot spot" pour 73 "modèles" CMIP-5 de 2012 et la réalité observée
8 Températures de la moyenne troposphère tropicale 20°S-20°N: Comparaison de sorties de 73 modèles et des
9 observations (de l'ordre de +0,2°C) : la prédiction du passé (antérieur à 2012) ne restitue pas les observations par ballons-
10 sondes ou par satellites (carrés et cercles en bas de la figure): étude du Dr Roy Spencer; moyennes mobiles sur 5 ans.
11 Les sorties de modèles ont été recalées de façons que leur droite de meilleure approximation passent toutes par le même
12 point commun (1979, 0°C)
13 Le lissage sur cinq ans visuellement commode fait disparaître les sauts discrets des figures 11-M et 11-N
14 http://www.drroyspencer.com/wp-content/uploads/CMIP5-73-models-vs-obs-2N-2S-MT-5-yr-means1.png

15

244
Ross McKitrick, Stephen McIntyre, Chad Herman Panel and Multivariate Methods for Tests of Trend Equivalence in Climate
Data Series Atmospheric Science Letters 2010
181
1 Le "modèle de la vitre de la serre" semi-transparente en infrarouge thermique (manuel universitaire de Delmas,
2 Mégie et al., 2005) prédit un tel hot spot (§ 14-4 dernière ligne) ... mais ce "modèle" est inepte car le flux radiatif air vers
3 sol "modélisé" est deux fois moindre que celui observé.
4 Il est amusant de renverser le raisonnement 245 : les modèles trouvent un rapport deux ou plus entre le réchauffement du
5 hot spot et celui de la surface; le réchauffement observé du hot spot est (figure 16-F & G) de 0,5°C à 1°C par siècle, donc
6 le réchauffement de la surface attribuable au CO2 ne saurait dépasser de 0,25°C à 0,5°C par siècle, avec pour les derniers
7 40 ans, 40% de cette valeur soit en tout +0,1°C à +0,2°C depuis 1975; tout le reste du réchauffement vu aux figures 11-J
8 à 11-N ne saurait être attribué au CO2 !
9 En d'autres termes, si on croit aux modèles avec leur "sensibilité climatique" due à l'amplification par la vapeur d'eau
10 discutée au § 15, les observations faites sur le hot spot ne laissent pratiquement aucun réchauffement attribuable au CO2. !
11
12 Le résumé à l'intention des décideurs du rapport de l'IPCC-GIEC de 2013 page 14 § D2 Quantification des réponses du
13 système climatique assure: " Effectuées à partir d’observations et de modèles les études ... apportent des éléments
14 fiables concernant l’amplitude du réchauffement de la planète en réponse au forçage passé et futur ... "
15 Le mot "fiable" est visiblement très inapproprié. Comme vu au § 15-9 tout le réchauffement et le hot spot des modèles
16 sont les conséquences d'un paramétrage erroné de la vapeur d'eau qui ne reproduit pas les variations de sens opposé de
17 l'humidité dans les basses couches (effet surtout dans la fenêtre) et dans les hautes couches, aux altitudes correspondant
18 au bas de la couche qui en infrarouge lointain rayonne vers le cosmos.
19
20 16-3) Sur l'instabilité des modèles par rapport aux paramétrages de la vapeur d'eau
21 Tout ce qui, dans les prétendus "modèles", a trait à la vapeur d'eau et aux nuages est "trafiqué" ou "paramétré" pour que
22 les résultats du calcul soient conformes aux préjugés des auteurs du modèle, et grâce à d'impossibles "rétroactions
23 positives" prophétisent le réchauffement voulu !
24 Pour la rétro-prédiction du passé le réglage du "modèle" se fait aussi par un ajout ad libitum d'aérosols refroidissants
25 quand le modèle trouve des températures ridiculement trop élevées.
26
27 16-3-1) Introduction
28 La figure 16-I montre les résultats d'une expérimentation numérique avec une modèle de circulation globale ou générale
29 (GCM) couplé à un modèle simplifié d'océan246; l'article montre en plus des cartes géographiques des changements des
30 températures et des précipitations pour trois "sensibilités climatiques" de 2,5°C, 3,4°C et de 10,5°C.
31 Figure 16-I) 247: Résultats de jeux (ou "simulations") du programme ClimatePredictionNet montrant l'absence de tout
32 système de régulation ... dans ces programmes. Les températures sont regroupées par intervalles de 0,1°C et le
33 pourcentage des simulations tombant dans l'intervalle est noté par une couleur.
34 (a) 2017 simulations indépendantes
35 (b) changement de T exprimé en écart à la valeur trouvée à la fin de la phase de calibration du programme sur 414 runs

36

245
R. Lindzen Taking Greenhouse warming Seriously Energy & Environment Vol. 18, N°7+8, 2007, Multi-science Publishing
246
le couplage océan-atmosphère fait que six des 486 combinaisons de paramètres voient un refroidissement lors de la phase 2 x CO2
247
Stainforth, D. et al., 2005 Nature 433, 43-46 http://www.climateprediction.net/wp-content/publications/nature_first_results.pdf
Voir commentaires dans http://wattsupwiththat.com/215/2/24/are-climate-modelers-scientists/
182
1 Les trois phases de 15 ans de la figure 16-I sont
2 (1) une phase de calibration pour évaluer les flux de chaleur entre air et océan qui seront employés dans les deux phases
3 suivantes,
4 (2) une phase de contrôle pour éliminer les cas "aberrants" et vérifier la non-divergence des flux de chaleur
5 (3) une phase à teneur en dioxyde de carbone doublée, d'où une sensibilité transitoire en (1- exp(-t/τ)) et par là la
6 sensibilité asymptotique pour t infini.
7 Les six paramètres qui peuvent prendre seulement l'une de trois valeurs plausibles à dire d'expert (deux valeurs pour
8 certains) sont:
9 - seuil d'humidité relative provoquant la formation de nuages
10 - seuil de conversion de nuage en pluie
11 - taux de conversion de nuage en pluie
12 - vitesse de chute des grêlons
13 - fraction du ciel en nuages à saturation
14 - coefficient d'entrainement 248 de l'air sec par l'air humide de la convection.
15 L'auteur explique: "Ceci est la première expérience de simulations avec des milliers de membres et employant un modèle
16 de circulation générale donnant des détails à l'échelle régionale. Les résultats sont aussi réalistes [sic !] que d'autres
17 modèles de l'état de l'art, mais avec une sensibilité climatique entre moins de 2°C et plus de 11°C... nous avons un
18 ensemble d'ensembles de résultats pour explorer les incertitudes du modèle [la variance des prédictions (la "precision")
19 des modèles ne saurait rien dire sur leur exactitude ("accuracy") c'est-à-dire sur l'écart entre résultats des calculs et
20 observations du monde réel]
21 On voit qu'une bonne partie des milliers de simulations "va dans le décor" en quelques années ce qui démontre l'absence
22 d'appréhension des phénomènes stabilisateurs décrits au § 11-2.
23
24 16-3-2) Illustrations
25 Trois illustrations l'une récente (2013: figure 16-J) l'autre plus ancienne (1999, figure 16-K) et sa version de 2012 (figure
26 6-L) suffiront.
27 Figure 16-J) Comparaison des résultats de quatre modèles sur un cas d'école "planète couverte d'océans" article de
28 Stevens & Bony 2013 249 décrivant les modifications spatiales du flux rayonné vers le cosmos en W/m et des
29 précipitations en mm/jour
30 Les auteurs expliquent "La réponse des nuages et des précipitations à un réchauffement varie dramatiquement avec le
31 modèle, même pour la configuration la plus simple; la figure montre les changements des effets radiatifs des nuages et
32 des précipitations pour un réchauffement uniforme de 4°C selon quatre modèles de la phase 5 du projet d'inter-
33 comparaison des modèles couplés pour une planète entièrement océanique avec des températures de surface prescrites "

34
35

248
https://fr.wikipedia.org/wiki/Entra%C3%AEnement_atmosph%C3%A9rique Si l'entraînement se produit en altitude, il aura
tendance à assécher le courant ascendant et limitera la hauteur des sommets des cumulo-nimbus
Le détraînement est le flux sortant d'un élément convectif qui transfère une partie de sa chaleur et de son humidité à l'atmosphère
environnante
249
Bjorn Stevens, Sandrine Bony What are Climate models missing ? Science 340, 1053 (2013)
http://www.sciencemag.org/content/340/6136/1053.full.html
183
1 Le 20 W/m (changement de l'effet radiatif des nuages figure 16-J en haut) est à peu près l'effet de l'apocalyptique
2 "0 x CO2" vu au § 16-1.
3 La figure suivante montre que, dans les modèles, la couverture nuageuse est ... n'importe quoi entre 0% et 100%
4 Figure 16-K) Couverture nuageuse en pourcent selon trente modèles contribuant à AMIP (Atmospheric Model Inter-
5 comparison Project) 250 en fonction de la latitude: observations en trait noir pour décembre-janvier-février de 1979 à
6 1988

7
8
9 La figure 16-L (2013) étudie la différence entre les modèles et des observations de MODIS et de ISCCP2251.
10 Figure 16-L ) Couverture nuageuse (2012) comparaison des modèles et des observations
11 Patrick Frank : Propagation of Error and The Reliability of Global Air Temperature Projections AGU 2013 poster

12
13
14 Comme vu au § 11 (figures 11-E et 11-F) ce sont les nuages qui régulent -entre autres- les températures.
15 Que peuvent valoir des prédictions fondées sur de tels "modèles" ? 252
16 Ces modèles souffrent en plus de l'instabilité congénitale par rapport aux conditions initiales, qui se manifeste au bout de
17 quelques jours. Rappelons l'aveu fait dans le rapport IPCC 2001 AR3 Paragraphe 5 section 14.2.2.2:
18 ‘In sum, a strategy must recognise what is possible. In climate research and modelling, we should recognise that we are
19 dealing with a coupled non-linear chaotic system, and therefore that the long-term prediction of future climate states is
20 not possible.”

250
Gates, W. L., J. Boyle, C. Covey, C. Dease, C. Doutriaux, R. Drach, M. Fiorino, P. Gleckler, J. Hnilo, S. Marlais, T. Phillips, G.
Potter, B.D. Santer, K.R. Sperber, K. Taylor and D. Williams, 1999: An overview of the Atmospheric Model Intercomparison Project
(AMIP). Bulletin of the American Meteorological Society, 80, 29-55
251
International satellite cloud climatology project
252
Quelle imposture de vouloir "sauver la planète" qui n'est menacée que dans le monde virtuel de ces "modèles " absurdes.
184
1 Ce qui est vrai pour tous les modèles "météorologiques" employés par la "communauté "de l'IPCC-GIEC depuis les
2 années 1975 (et même 1964 pour les fantaisies radiatives de Manabe et al. figure 14-B).
3 La chaleur nécessaire à l'évaporation de cette vapeur d'eau supplémentaire semble oubliée, malgré son important effet
4 thermostat: là où l'évaporation est de 100 W/m , +1°C implique la consommation de 6 W/m supplémentaire car
5 l'évaporation sur une surface d'eau croît comme (qsaturation – q) V10 où q est l'humidité absolue et V la vitesse du vent à 10
6 m; en zone équatoriale, si il y a peu de vent la température de surface croît rapidement ce qui conduit à une forte
7 convection 253 plus tôt avec des bourrasques en surface.
8
9 Nous ne pouvons que citer M. Pierre Morel, physicien et naguère directeur du programme mondial d'observations de
10 l'OMM (Organisation Météorologique Mondiale): "On lit aussi dans les documents techniques des instances
11 internationales que les modèles du climat "découlent des lois de la physique". Cette affirmation est illusoire puisque ces
12 modèles sont en fait découplés des principes physiques fondamentaux définis à l'échelle microscopique par un hiatus
13 constitué par les processus météorologiques de moyenne et petite échelles qui ne sont pas représentés par leur réalité
14 physique. Pour cette raison les prédictions climatiques sont peu crédibles en ce qui concerne les phénomènes intenses
15 (cumulo-nimbus, tornades et ouragans, blizzards, etc.), le régime des pluies, les phénomènes hydrologiques ou les
16 conséquences régionales de futurs changements globaux. Ces phénomènes [météorologiques] ne sont pris en compte
17 qu'en moyenne au moyen de formules empiriques, dites paramétriques, qui ne sont pas logiquement les conséquences
18 de lois de la physique. Cependant les théoriciens [comprendre les auteurs et exploitants de "modèles"] aiment croire que
19 leurs modèles reposent sur des lois fondamentales parce que cette croyance les dispense de valider chacune des formules
20 qu'ils utilisent dans leurs modèles."
21
22 16-3-3) Plus de vapeur d'eau, mais pas plus de pluies ou des pluies plus concentrée dans le temps ?
23 Une augmentation de la teneur de l'air en vapeur d'eau, à durée de cycle constante, supposerait une évaporation
24 équivalente qui refroidirait la surface; pour l'éviter les prétendus modèles semblent réglés ou paramétrés de façon de
25 façon que la vapeur d'eau reste dans l'air et qu'il ne pleuve pas plus !
26 Ce tour de passe-passe a été mis en évidence par de nombreux auteurs (références dans254) dont Wentz et al. 255 (société
27 REMSS spécialiste de la télédétection par satellite) qui concluent que dans les modèles la teneur en vapeur d'eau croît de
28 7%/°C mais les précipitations de 2% à 3%/°C seulement; ces auteurs montrent sur les observations de 1988-2006,
29 entre 30°S et 30°N -la moitié de la surface du globe- une bonne covariation entre l'évaporation, l'humidité de l'air six
30 mois après, le vent en surface deux mois avant et les températures de surface six mois après256; l'humidité renforcée par
31 l'évaporation (proportionnelle au vent) varierait de 9,1%/°C soit 1,4 fois le "Clausius Clapeyron" dq/dT de +6,5%/°C.
32
33 Ils notent que la différence colossale entre les modèles et les observations "has enormous impact with respect to the
34 consequences of global warming".
35 En effet, dans le monde réel, il pleut !257
36
37 16-3-4) Plus de vapeur d'eau et plus de catastrophes ?
38 Déluges et inondations sont, depuis la préhistoire, comme la canicule les ouragans, les tremblements de terre et les
39 tsunamis258 attribués au péché de l'homme et à la vengeance des dieux et récemment de la déesse Gaia ou des ses avatars.

253
Guang Jun Zhang and Michael J. Mcphaden, 1995: The Relationship between Sea Surface Temperature and Latent Heat Flux in
the Equatorial Pacific. J. Climate, 8, 589–605. doi: http://dx.doi.org/10.1175/1520-0442(1995)008<0589:TRBSST>2.0.CO;2
254
http://www.co2science.org/subject/p/summaries/precipmodelinadeq.php
255
Wentz, F. J., Ricciardulli, L., Hilburn, K., Mears, C. 2007. How much more rain will global warming bring? Science 317: 233-
235. Ils trouvent sur 1987-2006 en moyenne mondiale des précipitations de 950 mm/an avec un écart type de seulement 13 mm/an
http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/317/5835/233 et les suppléments en ligne particulièrement importants
http://www.sciencemag.org/content/suppl/2007/05/29/1140746.DC1/Wentz-SOM.pdf
256
Soit: vent évaporation températures de surface et humidité de l'air
257
Vincent Gray et Barry Schwartz ont suggéré que plus il pleut en zone intertropicale, plus il y a de downdrafts entre les tours
nuageuses convectives et plus cet air (des downdrafts) relativement sec et fort chaud contribue à l'augmentation de l'OLR; c'est tout
le contraire du piégeage dit par les dogmes réchauffistes. http://climaterealists.com/attachments/ftp/AMS-Final5-10.pdf
Si dans la réalité l'humidité au niveau supérieur diminue comme l'indique notre étude (feedback négatif à la vapeur d'eau) alors le
niveau d'émission descend à un niveau qui demande bien moins de "réchauffement" pour équilibrer un doublement du CO 2. Pour une
diminution de 4% de l'humidité au dessus du niveau d'émission la profondeur optique descendrait (de 7 mbar environ) à un niveau
de 1,1°C plus chaud. Dans cette situation nous pourrions avoir un doublement du CO 2 sans changement des températures globales
mais avec une augmentation des précipitations de +2% environ [même si les chiffres sont des ordres de grandeur le phénomène est
celui réellement observé]
258
Le tsunami du 26 XII 2004 provoqué par la colère d'Allah a permis l'instauration de la charia dans la province indonésienne
d'Aceh et le renforcement de la police des mœurs. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/indonesia/11312688/Tsunami-
ravaged-Aceh-in-Indonesia-now-faces-rising-Islamic-fundamentalism.html
http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2015/05/Hollande-rechauffement.jpg
185
1 "C'est de l'Eternel des armées que viendra le châtiment, Avec des bruits de tonnerre, des tremblements de terre et un
2 bruit formidable, Avec l'ouragan et la tempête, Et avec la flamme d'un feu dévorant. Esaïe 29-6
3
4 "Tsunamis, tremblements de terre, élévation du niveau de l'eau sont des conséquences que nous connaissons déjà du
5 réchauffement climatique" (allocution du Président F. Hollande le 26 février 2015 259)
6
7 " (…) Aujourd’hui, on estime en effet que plus de 70% des catastrophes dites naturelles sont liées au dérèglement
8 climatique. C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans et ce le sera encore davantage [sic] à l’avenir. (…) C’est pourquoi je
9 veux contribuer à lancer ici à Sendai un appel .... " Discours de Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères
10 lors de la troisième conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (Sendai, Japon, 14
11 mars 2015) 260
12
13 "La catastrophe qui vient de se produire au Vanuatu, c'est-à-dire ce que j'appellerais l'hyper-cyclone Pam, avec des
14 vents de plus de 300 km à l'heure, cette catastrophe montre, à l'autre bout du monde, combien il est essentiel et urgent de
15 lutter contre le dérèglement climatique. Vous le savez, Mesdames et Messieurs, 70% des catastrophes appelées
16 naturelles viennent du dérèglement climatique lui-même et la France, comme toutes les nations, doit faire le maximum
17 pour sauver la planète." Conférence «l'Arctique, sentinelle avancée du réchauffement climatique» - Intervention de M.
18 Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 17/03/2015)
19
20 Il serait trop long d'examiner ici les modifications des précipitations dites par les modèles: le résumé pour décideurs
21 (SPM/RID) de IPCC 213, page 18 § E2 L'atmosphère: cycle de l'eau dit:
22 "Le contraste des précipitations entre régions humides et régions sèches ainsi qu’entre saisons humides et saisons sèches
23 augmentera ". Ce qui suggère qu'il pleuvra plus là où il pleut trop et qu'il pleuvra moins là où il ne pleut pas assez.
24 L'absence d'explication rationnelle et les contradictions entre modèles (figure 16-J vignettes du bas) ôtent toute
25 crédibilité à cette assertion.
26 L'annexe A-5 sur l'optimum climatique holocène (figure A-9 vignette de droite, précipitations) suggère le contraire.
27 L'annonce pour 2100 voire plus tôt (2080 ?) 261 d'un climat méditerranéen sans pluies d'été sur la Bretagne voire
28 l'Angleterre est un sujet d'étonnement: n'y aurait-il donc plus de vents d'ouest ?
29
30 Du même résumé page 2 figure RID-8-a) cartes de l'évolution des précipitations moyennes, pour le scénario RCP8.5:
31 augmentation de 50% et plus des précipitations sur le Soudan, le Tchad, l'Arabie et le Yémen, sur l'Antarctique et au
32 nord de 60°N, augmentation de 10% à 30% des moussons chinoises et indiennes, réduction de 10% à 30% des
33 précipitations des climats méditerranéens262 et sous les anticyclones de l'île de Pâques, des Açores-Bahamas.

259
http://rutube.ru/video/a389976894e3b2cb36fd07c4d2b3a663/
260
http://www.affaireclimatique.fr/page5.html
261
voir pour une compilation des résultats utilisés par IPCC AR4 de 2007
Christensen, Jens Hesselbjerg & Christensen, Ole Bøssing A summary of the PRUDENCE model projections of changes in
European climate by the end of this century Climatic Change, 2007, Volume 81, Issue 1, Supplement, pp 7-30
262
Cette diminution des précipitations de la saison sèche des climats méditerranéens, où en réalité il ne pleut pas pendant cette saison
a donné lieu à un article bouffon de S. Solomon présidente du groupe WG1 de l'IPCC-GIEC pour le rapport de 2007:
Susan Solomon, G. K. Plattner, R. Knutti, P. Friedlingstein Irreversible climate change due to carbon dioxide emissions PNAS Feb.
10, 2009-, vol. 106, n°6. Citons ce morceau d'anthologie:
"Quoique certains changements climatiques irréversibles tels que l'effondrement des inlandsis soient possibles mais fort incertains,
nous en avons trouvé d'autres présentés dans ce papier ... décroissance importante et irréversible des précipitations en saison sèche
(les trois mois consécutifs les plus secs) et limite inférieure de la montée du niveau des mers de l'ordre de mètres ... Les
précipitations sont fort variables mais des diminutions des pluies sur le long terme ont été observées en région méditerranéenne, en
Afrique du sud, et dans des parties du sud-ouest de l'Amérique du nord. De la physique bien connue –la loi de Clausius Clapeyron-
fait qu'une température plus forte cause plus de vapeur d'eau dans l'air et des changements [lesquels ?] du transport de la vapeur
d'eau et du cycle hydrologique peuvent donc être attendus ... une caractéristique apparente du changement climatique anthropique
est une extension vers le pôle de la cellule de Hadley, des zones à Précipitation moins Evaporation donnée et du couloir des
tempêtes, et donc dans un monde plus chaud un dessèchement [précipitations à moins 10% par °C en Afrique du Nord] des zones
subtropicales déjà sèches (latitudes entre 15° et 40°); ce dessèchement serait déjà en cours sur le sud-ouest des Etats-Unis et le
bassin méditerranéen... ces dangers et d'autres posent un défi substantiel à l'humanité et à la Nature, d'une grandeur qui est liée
directement au niveau crête atteint en dioxyde de carbone."
Ce défi substantiel est que les précipitations, nulles ou quasi-nulles de la saison sèche, seraient encore plus nulles: par exemple à
Djerba (Tunisie) il pleut 1 mm/mois en juin-juillet-août, à San Diego (Californie) un seul jour de pluie en juin et 0,2 mm (depuis
1850 seules deux années 1850 et 1990 ont dépassé 10 mm en juin), avec pas du tout de pluie en juillet pour plus de la moitié des
années depuis 1850 ni en août pour plus de 60% des années. Mais les graphiques catastrophistes sont en pourcentages des
précipitations, pas en mm/mois !
Annoncer la diminution catastrophique des pluies de la saison sèche où il ne pleut pas, est-ce une ignorance crasse de la
géographie ou une manipulation grossière visant des lecteurs trop crédules ?
186
1 page 21 § E2 point quatre: "Il est probable que les précipitations de mousson s’intensifient, en raison de
2 l’augmentation de l’humidité de l’air ... Il est probable ... se traduira donc par un allongement de la saison de la
3 mousson dans de nombreuses régions" Voilà qui serait un grand bien fait pour les pays asiatiques et africains concernés !
4
5 page 21 § E2 point cinq "Les modulations naturelles de l’amplitude et de la configuration spatiale de l’ENSO sont
6 importantes et le degré de confiance concernant leurs changements spécifiques et les phénomènes régionaux associés
7 projetés pour le XXIe siècle reste par conséquent faible"
8 ENSO signifie El Niño Southern Oscillation; El Niño et ses "téléconnexions" rythment les fluctuations des températures
9 moyennes, des teneurs en CO2 et la météorologie d'une grande partie du globe comme vu aux figures 11-J,-M & -N et au
10 § C-9; ces oscillations ont été reconstituées sur de nombreux marqueurs (sédiments, glaciers, cernes d'arbres ...) couvrant
11 des millénaires. Les "modèles" ne savent pas les reproduire, d'où ce faible degré de confiance ... dans les "modèles".
12
13 16-3-5) Retour au réel: quelques observations des précipitations et des débits de cours d'eau français
14 Voici des ordres de grandeur des précipitations mois par mois en climat tempéré (Paris; sur 1881-1950: min annuel 270
15 mm, max annuel 828 mm) et en climat méditerranéen (port d'Alger, 1843-1942).
tableau 16- A Précipitations à Paris (1881-1950) en mm / mois (Réméniéras 263.)
Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Oct. Nov. Déc. mm/an
min 6 2 0 0 0 1 6 3 0 5 9 8
moyenne 46 39 42 46 55 52 57 53 48 57 53 55 603
max 120 100 88 109 124 116 157 161 149 168 133 141
16 Belgrand avait, pour les égouts de Paris, choisi un module de 45 mm/heure atteint ou dépassé tous les "dix ans".
17 L'intensité d'une telle averse en mm/heure pendant une durée de t minutes serait 3420/ (15 + t) ou 2590/ (10+ t).
18
tableau 16-B précipitations sur le port d'Alger 1843-1942 en mm / mois (Réméniéras, op.cit.)
Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Oct. Nov. Déc. mm/an
min 5 2 10 0,3 0,5 0 0 0 0 0 6 10
10% de la 20 17 25 10 5 0 0 0 3 12 33 30
distribution
médiane de la 87 45 65 65 41 27 8 0,1 0,7 16 59 85 499
distribution
max 297 290 177 159 159 65 22 103 176 233 265 302
19 Le max est, à Paris, trois fois la moyenne, et à Alger aussi, ou presque, du moins pour les mois pluvieux, puisqu'en saison
20 sèche il ne pleut pas. Les minima sont nuls sauf d'octobre à janvier (Paris) et de novembre à mars (Alger) où ils sont de
21 quelques mm / mois.
22
23 Comme la structure temporelle et spatiale des averses est extrêmement inhomogène et quasiment impossible à
24 échantillonner, c'est l'analyse des débits des cours d'eau qui peut permettre de "détecter des changements climatiques",
25 qui sortiraient de la "variabilité naturelle", en particulier par l'examen des extrema, crues ou étiages.
26
27 M. Benjamin Renard264 et le professeur Lang ont développé des outils statistiques adaptés et concluent très prudemment
28 en 2006 que " L'analyse d'environ 200 stations hydrométriques en France ne montre pas de changement généralisé, ni en
29 crue, ni en étiage, ni en régime. A plus petite échelle, certaines évolutions sont cependant détectées, mais les résultats ne
30 suffisent pas à en certifier la cause: variabilité naturelle, évolution du bassin versant ou changement climatique."
31 Le degré ou deux de réchauffement dans les Alpes et les Pyrénées font que la fonte des neiges et des glaciers est un peu
32 décalée dans le temps, ce qui se voit clairement sur les débits, mais le début des - 43% sur les précipitations en France

Le graphique décrivant ce défi substantiel à l'Humanité et à la Nature a été dévotement reproduit dans le livre de Mme Valérie
Masson-Delmotte.
263
G. Rémémniéras Hydrologie de l'ingénieur Eyrolles Paris 1965, 456 pages
264
Renard Benjamin., 2006 : Détection et prise en compte d’´eventuels impacts du changement climatique sur les extrêmes
hydrologiques en France, Thèse de Doctorat, INP Grenoble http://cemadoc.irstea.fr/cemoa/PUB00020416
http://www.risknat.org/adaptalp/expert_hearing_wp6/proceedings/09_M.Lang_A.Bard.pdf
http://www.imdr.fr/docs/Actes%20LM16/comm/lm16_com_6A-1_089_b.renard.pdf
http://hal.inria.fr/docs/00/72/78/10/PDF/ly2012-pub00035290.pdf
"Pour les basses eaux on observe une baisse significative de la sévérité des étiages hivernaux (diminution du déficit de volume,
augmentation du débit minimum), ainsi qu’un raccourcissement de la durée d’étiage. Pour les hautes eaux, on peut observer un
décalage temporel de la période de fonte (vers une précocité accrue) et un allongement marqué de la durée de fonte (50 % des
sites étudiés). Les changements d’intensité de la fonte nivale sont cantonnés aux régimes d’influence glaciaire pour lesquels les
volumes de fonte sont en augmentation. De manière générale les résultats sont très structurés selon les différents types de régimes
hydrologiques"
187
1 annoncés par Christensen et al. (2007) et par IPCC-2007 pour la fin du XXIème siècle ne se voient pas, alors même
2 que le "forçage radiatif" par rapport au "préindustriel" est déjà 51% de celui d'un "doublement des ppm".
3
188
1 16-4) Sur les canicules réalités et "modèles"
2 Une canicule résulte, comme les grands froids, de la persistance ou blocage au dessus d'une région telle que l'Europe
3 occidentale, pendant quelques jours voire semaines, d'une agglutination anticyclonique (voir annexe C) ou haute pression
4 qui bloque le passage des dépressions et des nuages et précipitations associées.
5
6 16-4-1) La canicule
7 Voici un argumentaire tiré d'Analyse et modélisation du changement climatique Livre blanc Escrime 2ème édition publié
8 par Météo France et l'IPSL, page 28, qui essaie de lier "réchauffement" et "canicule"
9 "En effet, nous sommes couramment soumis à des changements de température de plusieurs degrés, par exemple en
10 France métropolitaine de 10 à 15 °C entre le jour et la nuit, ou entre l’été et l’hiver.
11 Et si nous et notre environnement subissons sans difficulté et sans dommage ces variations, pourquoi devrait-on
12 s’inquiéter de changements de 3 à 4 °C sur des constantes de temps beaucoup plus longues, de l’ordre du siècle ?
13 Les observations nous indiquent que la température moyenne des étés « très chauds » (1976, 1983...) ne dépasse la
14 température moyenne climatologique que de 2 °C environ, et que celle de l’été de 2003 ne l’a dépassée que de 4 °C. Et
15 pourtant, pendant cet été 2003, il était évident que nos équipements (centrales électriques, transports en commun...), nos
16 maisons, nos bâtiments, nos infrastructures, nos villes, notre environnement, tous les écosystèmes, étaient totalement
17 inadaptés à de telles conditions climatiques."
18
19 L'adaptation aux canicules (quelques climatiseurs et la recommandation faite aux vieillards de boire de l'eau) a été
20 réalisée après 2003 et avant 2006 comme le montre le peu d'effets sanitaires de la canicule du 11 au 28 juillet 2006. 265.
21 Cette adaptabilité est confirmée par les observations américaines. 266
22 A Paris, un jour de canicule serait un jour avec une température maximale de 35°C ou plus; le nombre de jours de l'été
23 2003 où la température maximale a dépassé 30°C a été de 21 à Paris (6 en "normale"), 83 jours à Orange (34 en
24 "normale") et 54 à Mont de Marsan (17 en "normale"); août 2003267 à Paris a donc été proche de la "normale" de Mont de
25 Marsan et bien moins caniculaire que la normale de la ville d'Orange.
26 Rappelons encore que si 35°C n'est pas caniculaire à Athènes 268, 25°C au plus chaud de la journée est à Helsinki une vague de
27 chaleur.
28
29 16-4-2) Des canicules plus fréquentes ?
30 Il serait trop long de discuter les nombreux articles de James Hansen prophétisant une multiplication des jours de
31 canicule. Le nombre de jours de canicule, de jours chauds (avec un minimum supérieur à 24°C) devait selon un article de
32 1988 doubler dès 2010, par rapport à la moyenne prise sur 1958-1985; voir tableau 16-A en particulier la ligne Omaha
33 Nebraska.
Tableau 16-A Prédictions de Hansen et al. 1988 scénario A: nombre de jours de canicule et de jours de gel
jours par an ( t >35°C) jours par an (t minimum>24°C) jours par an t<0°C
1958- années années 1958- années années 1958- années années
1985 2010 2050 1985 2010 2050 1985 2010 2050
Washington DC 6 14 49 9 22 60 75 47 28
New York 2 4 22 6 16 50 75 52 34
Memphis 18 34 82 20 40 90 60 43 23
Omaha 13 20 50 4 10 33 138 103 83
34 Ce doublement annoncé du nombre de jours chauds ne s'est pas produit ! Que montrent donc les observations ?

265
http://www.invs.sante.fr/presse/2007/communiques/canicule_030507/index.html
266
Aux Etats-Unis, où les épisodes de temps chaud et humide peuvent être redoutables, la surmortalité est passé de 41 par million
dans les années 1960 & 1970, à 17 par million dans les années 1980 et 11 par million dans les années 1990, ce qui montre l'effet des
climatiseurs, des mises en garde diffusées et des asiles avec air conditionné. Les décès annuels sont de plus de 12 000 par million.
A noter qu'en 1995 Chicago a été victime d'une coupure de l'alimentation électrique et a vu, un jour ou deux l'équivalent de 88 par
million au lieu de 11 par million à Saint Louis les mêmes jours.
Pour les canicules il s'agit de "déplacement de la mortalité" avec une moindre mortalité dans les semaines qui suivent la canicule.
Un facteur indirect est l'augmentation de certains composés (SO2, O3 autres) aux effets incertains mais dont la teneur augmente sous
une inversion de température (haute pression en hiver) ou un anticyclone (haute pression) estival qui limite l'épaisseur de la couche
"bien mélangée"
Pour les USA voir R. E. Davis et al. seasonality of climate-human mortality relationships in US cities Clim. Research, 26, pp. 61-76,
2004 et R. E. Davis Climate change and human health pp. 183-209 de Shattered consensus Rowman & Littlefield , 2005
267
Olivier Cantat Dynamique spatio-temporelle d'un évènement météo-climatique extrême la canicule de l'été 2003 en Europe de
l'Ouest Annales de l'association internationale de climatologie vol. 2, 2005, pp. 99- 136
http://lcre.univ-lyon3.fr/climato/actualites.htm#aout03 M. Leroux, A.Pommier La cause réelle de la canicule
268
à Athènes moyenne mensuelle des maxima de 33,3°C pour juillet et pour août (record vers 48°C ?) contre 23,7°C pour les
moyennes mensuelles des minima; moyennes analogues 22°C et 13°C à Helsinki en juillet ; http://en.ilmatieteenlaitos.fi/seasons-in-
finland signale les vagues de chaleur par un dépassement de 25°C au plus chaud de la journée : "Heat waves, with a maximum daily
temperature exceeding 25°C, occur on an average of 10 to 15 days per summer inland in southern and central Finland"
189
1 Le tableau 16-E présente le nombre de jours à plus de 90°F (32,2°C) à Lincoln Nebraska proche de Omaha, pour les
2 années récentes, pour les terribles années 1934 et 1936 et encore la moyenne sur les 30 ans de 1981 à 2010.
3 La canicule américaine de 2012 s'est approchée de celle de 1934; le jour (24 heures) le plus chaud resterait, à Lincoln, le
4 25 juillet 1936 qui a vu une température minimum de 32,8°C (la nuit) et un maximum de 46,1°C.
5
Tableau 16-B Observations Nombre de jours à plus de 32°C à Lincoln Nebraska et moyenne sur 1981-2010
2015 2014 2013 2012 2011 2010 2009 1936 1934 moyenne
Mars 1 1
Avril 3 1 1 0,6
Mai 2 1 7 2 2 2 13 1,5
Juin 7 7 7 13 7 7 9 17 17 8,
Juillet 1 11 13 26 21 11 2 29 28 14,6
Août 12 11 15 6 2 8 23 19 11,7
Septembre 3 9 7 3 4 11 1 4,3
Octobre 1 1 1 0,4
TOTAL 9 35 41 72 41 43 22 82 79 41,1
6
7 16-4-3) Malgré des considérations élémentaires de calcul des probabilités, toute canicule est prétendue être une
8 preuve du réchauffement climatique
9 Sur une centaine de zones météorologiques "synoptiques" de 1 M km à 2 M km chacune, il y en aura, chaque année, au
10 moins une avec un évènement météorologique de temps de retour quelques dizaines d'années, voire "cent ans".
11 La canicule de 2003 en Europe occidentale a donné lieu à des discours absurdes.
12 La canicule de 2010 en Russie a donné lieu à des articles qui nuisent gravement à la crédibilité "scientifique" des
13 principaux auteurs des laboratoires qui vivent du réchauffement climatique.
14 Kevin Trenberth (NOAA) publie un article avec dans le titre deux fois le mot "extrême" et, dans le texte, 15 fois le mot
15 "extrême" et 25 fois le mot "record"; il expose diverses conceptions disons... franchement délirantes 269 sur la circulation
16 atmosphérique.
17 James Hansen 270 (centre GISS de la NASA) fait, lui, des calculs de probabilité sur des gaussiennes et annonce que
18 le "5 σ" va devenir la norme:
19 "Now summertime extremely hot outliers, more than three standard deviations (σ) warmer than climatology [la moyenne
20 de la période relativement froide 1951-1980], typically cover about 10% of the land area. Thus there is no need to
21 equivocate about the summer heat waves in Texas in 2011 and Moscow in 2010, which exceeded 3σ – it is nearly

269
Trenberth, K. E., J. T. Fasullo (2012), Climate extremes and climate change: The Russian heat wave and other climate extremes of
2010, J. Geophys. Res., 117, D17103, doi:10.1029/2012JD018020.
Pour un corrigé quant aux faits mentionnés dans cet article voir http://wattsupwiththat.com/2012/09/20/tisdales-blog-memo-to-kevin-
trenberth-at-ncar/
Les "explications" de Trenberth et Fasullo mélangent tout, les zones aérologiques avec téléconnexions, les cellules de Walker, les
ondes de Rossby ...; l'attribution à la mousson indienne des hautes pressions (blocage ou agglutination anticyclonique amenant une
canicule) sur la Russie pourra amuser le lecteur:
"Hence, an interpretation of the RHW (Russian heat wave) in 2010 is that the canonical settled weather regime associated with the
downward branch of Asian summer monsoon was extended eastward over southern Russia partly in response to the wave train
from the strong persistent anomalous convection in the tropical Atlantic and the intensity was enhanced by the anomalous monsoon
heating and circulation".
Cet article ignore les pressions barométriques, et dit pour des changements de 1°C en plus ou en moins des températures de la surface
des mers des propriétés extraordinaires: "The negative diabatic heating anomalies in the tropical Pacific arise from the La Niña and
help drive an anomalous Rossby wave train [les ondes de Rossby sont un mythe]. The La Niña [de mai 2010-11] also focused the
monsoon rains in southern Asia in conjunction with exceptionally high SSTs in the Indonesian and Indian Ocean regions and in the
tropical Atlantic [les températures de surface des océans sont des conséquences pas des causes !]. Both regions feature strong
convection and anomalous diabatic heating in the atmosphere and associated atmospheric circulation anomalies. In part the high
SSTs in the Indian and Atlantic sectors were a consequence of the previous El Niño [de mai 2009 à avril 2010 laissant place à une
"Nina" à partir de mai 2010]
On comprend qu'avec de pareilles "explications" dénotant une totale ignorance de la météorologie synoptique, les modèles peuvent
sortir n'importe quoi... sans que ce soit détecté.
Les faits que la description de la circulation atmosphérique de Marcel Leroux explique assez bien sont:
* fortes précipitations de la mousson en Inde & Chine (juin-juillet 2010) au Pakistan (juillet août 2010),
* en Russie canicule de juillet et août 2010,
* sécheresse au Brésil en octobre 2010 mais inondations en Colombie; inondations de décembre 2010-janvier 2011 en Australie
(http://en.wikipedia.org/wiki/2010%E2%80%932011_Queensland_floods; des inondations comparables ont eu lieu en 1893 et 1974
et les pluies de 1859 à Brisbane seraient toujours le record). http://pielkeclimatesci.wordpress.com/2011/01/24/guest-post-global-
floods-%e2%80%93-why-were-they-not-predicted-by-will-alexander/
270
http://www.columbia.edu/~jeh1/mailings/2011/20111110_NewClimateDice.pdf article de novembre 2011
190
1 certain that they would not have occurred in the absence of global warming. If global warming is not slowed from its
2 current pace, by mid-century 3σ events will be the new norm and 5σ events will be common."
3 Un exemple pour apprécier ces vaticinations: selon Wikipedia la moyenne des maxima de juillet à Saratov (51°30'N,
4 45°55'E), à la limite entre forêt et steppe est 28°C, la moyenne des minima de juillet (la nuit) 16°C, et la moyenne des
5 moyennes vers 21,5°C. Les maxima des maxima de juillet, réputés à 3 σ et de probabilité 1,3 millième sont à 41°C.
6 J. Hansen nous annoncerait-il pour 2050 que la température maximale moyenne de juillet va passer à 41°C (le 3 σ) et les
7 maxima des maxima à 5 σ, soit 28 +(5/3) (41-28) = 50°C qui, écrit-il, vont devenir communs.
8 Mais même Nouakchott au Sahara, au sud du Tropique, à 18,6°N a une moyenne des maxima du mois le plus chaud de
9 36°C, en octobre à cause de la mousson qui rafraîchit l'été, contre 22°C pour la moyenne des minima de ce mois.
10 Nouakchott n'est pas à 51°30'N ! En annexe A, § A-3-1, tableau A-A, Ryadh en Arabie a pour records absolus en juillet
11 23,6°C et 48°C et pour moyennes mensuelles des minima et maxima quotidiens de ce mois 27°C et 42,5°C. Saratov à la
12 limite de la forêt, à la latitude d'Anvers, deviendrait selon "the new norm" plus chaud que le milieu du désert en Arabie !
13
14 Stefan Ramstorf 271 du PIK (Potsdamer Institut für Klimafolgenforschung) assure que cette canicule n'aurait pas eu lieu
15 sans réchauffement climatique .
16
17 Mais R. Dole et al. n'ont vu dans la canicule de 2010 en Russie qu'un évènement "naturel" rare272: les températures de
18 surface de juillet de la zone couverte par la canicule russe de 2010 présentent sur 1880-2009 une tendance linéaire
19 (négative !) de -0,1°C sur 129 ans; il n'y a, là, pas de différence entre la moyenne des mois de juillet des années 1880-
20 1944 et celle des années 1945-2010.
21
22 Les divagations sur le 3σ et le 5σ ont suscité des commentaires du physicien Lubos Motl 273 qui rappelle quelques
23 évidences:
24 (I) Chaque année une ou plusieurs régions du globe (sur disons une centaine) voient un évènement météorologique
25 extrême, par exemple un blocage anticyclonique et ou une canicule ou un grand froid observé en ce lieu seulement tous
26 les vingt ou trente ou cent ans;
27 (II) les températures maximales n'ont pas tout à fait répartition gaussienne274,et la probabilité de dépassement des
28 températures d'une région ou d'un lieu doit s'apprécier à partir des séries locales ou régionales;
29 (III) les températures sont auto-corrélées d'une année à la suivante, ne serait-ce qu'à cause des cycles naturels par
30 exemple de périodes 1000 ans, 210 ans et 60 ans visibles sur la série HadCRUT3 depuis 1850.
31
32 Que la moyenne des températures 2003-2010 soit légèrement différente de la moyenne 1951-1980 est évident, mais quel
33 rapport entre +1°C sur la moyenne d'un mois d'été et l'occurrence de canicules ?
34 La série CET de températures mesurées depuis 1659 (§ C-2 en annexe C) montre un léger décalage de la plage de
35 variation des températures du mois le plus chaud disons de 14°C-18°C à 15°C-19°C; mais quel rapport avec le nombre
36 de jours consécutifs où les maxima diurnes sont à 35°C ou à 40°C, à 20°C au dessus de la moyenne du mois ?
37 Et des nuits d'hivers un peu moins froides certaines années ne sont pas un sujet d'épouvante !
38
39 Une évolution de quelques dixièmes de degré ou plus de la température moyenne n'implique a priori rien quant à la
40 fréquence des jours de canicule; il y en a plus à Trappes qu'à Nice dont la moyenne est pourtant de 5°C plus élevée.
41 L'annonce d'une canicule permanente ou d'un plus grand nombre de jours de canicule parce que la température moyenne
42 annuelle aurait changé de 3°C, soit la différence des températures moyennes de Bordeaux et de l'Ile de France, est donc
43 infondée.

271
Stefan Rahmstorf, Dim Coumou Increase of extreme events in a warming world. Proceedings of the National Academy of
Sciences, Vol. 108 No. 43, Oct. 25, 2011 "provide a thorough statistical analysis of the Russian heat wave and suggest that there
was an approximate 80% probability that the 2010 July Russian heat record would not have occurred without climate warming".
272
Judith Perlwitz, Randall Dole, Martin Hoerling, Jon Eischeid Physical processes associated with heat waves over Russia in a
changing climate XY 174, EGU General assembly 2011
Dole, R., M. Hoerling, J. Perlwitz, J. Eischeid, P. Pegion, T. Zhang, X.-W. Quan, T. Xu, and D. Murray (2011), Was there a basis for
anticipating the 2010 Russian heat wave?, Geophys. Res. Lett., 38, L06702, doi:10.1029/2010GL046582
http://rogerpielkejr.blogspot.com/2011/10/games-climate-scientists-play.html discute ces articles
273
http://motls.blogspot.com/2011/11/james-hansen-and-3-sigma-proofs.html
La probabilité que vous avez, sur un ou deux ans, de trouver des histoires analogues et aussi amusantes ("cute") sur des
températures inhabituelles –ou autres choses du même genre- est de presque 100%. Il faut être un charlatan tout à fait incompétent
ou un fraudeur avéré pour affirmer que l'on peut déduire quoi que ce soit de spectaculaire d'une vague de chaleur à 3 σ à Moscou.
Des évènements de ce genre ont lieu presque chaque année, quelque part sur le globe, c'est assuré. Vous pouvez invoquer Moscou en
2010 et le Texas en 2011. Si vous regardez les observations historiques vous verrez des évènements très comparables: certaines
années, comme 1911, ont été extraordinairement chaudes et en Amérique et en Europe, d'autres années n'ont vu de canicule nulle
part. Mais vous ne trouverez pas plusieurs années de suite sans qu'une canicule se produise quelque part.
274
R. Huth, L. Pokorna Parametric versus non-parametric estimates of climatic trends Theor. Appl. Climatol. 77, 107–112 (2004)
DOI 10.1007/s00704-003-0026-3 (sur 1961-1998)
191
1 16-5) Sur les "modèles"
2 Voici les cartes du rapport IPCC-GIEC AR1 de 1990 montrant la différence de température entre 2 x CO2 et 1x CO2.
3 Les cartes de 2013 ne sont pas bien différentes.
4 Figure 16-M) IPCC-GIEC First Assessment Report 1990 pages 165-166: chapitre 5 "Equilibrium climate change"
5 Décembre Janvier Février

6
7
192
1 Figure 16-M bis) IPCC-GIEC First Assessment Report 1990 pages 165-166: chapitre 5 "Equilibrium climate
2 change"
3 Juin Juillet Août; noter +4°C à +6°C sur la France et +12°C sur une partie de l'Antarctique

4
193
1 Il y aurait, selon ces cartes, de +8°C à +12°C en hiver dans les zones polaires, de +6°C à +12°C de plus dans la région
2 des grands lacs en Amérique du Nord et en Sibérie, de+ 4°C à +6° de plus en été sur la France gagnée par le climat
3 méditerranéen.
4 On devrait, avec un forçage en logarithme des teneurs en CO2, avoir déjà vu 53% de ces prévisions faites pour un
5 doublement des ppm de CO2, aux effets retardateurs près de la constante de temps τ = C S /(1- S ftotal) selon le § 15-5 ( C
6 capacité calorique "globale", f feedback en W/m /K).
7
8 Le réchauffement des grands lacs Nord-Américains en hiver (figure 16-M: +6°C à +12°C) n'est pas apparent sur la
9 figure 16-N qui montre le maximum annuel de couverture par de la glace, supérieur à 80% en 1977-78-79, en 1994, et
10 encore en 2014-2015.
11 Figure 16-N Maximum de la couverture en glace sur les grands lacs en Amérique du Nord de 1973 à 2015 en % de la
12 surface des lacs http://www.glerl.noaa.gov/data/ice/imgs/IceCoverAvg1973_2015.jpg

13
14
15 Les figures 16-M-bis pour juin-juillet-août ne suggèrent pas un fort réchauffement estival en Arctique, entre 0°C et 2°C
16 seulement; les variations estivales de la surface de la banquise peuvent être rapportées aux variations des températures de
17 la surface de l'Atlantique nord revenue après 1995 aux valeurs des années 1955-1960, et à la force des cyclones arctiques
18 qui certaines années par leurs vents violents fragmentent la glace moins épaisse et résistante en été.
19 La surface minimale, fin août, de la banquise arctique ne peut donc pas être présentée comme conséquence d'un
20 réchauffement de l'air – en été- par plus de dioxyde de carbone; le réchauffement annoncé ne concerne que l'hiver.
21 La croissance régulière et lente de la banquise antarctique (en juillet-août) depuis une trentaine d'années dément les
22 modèles qui tous annoncent sa diminution.
23
24 Voyons encore un exemple: l'Allemagne en hiver (mois DJF). Les modèles figure 16-M (mois d'hiver) disent pour le 2 x
25 CO2, entre +2°C et +8°C, soit avec la relation en logarithme des ppm 275 de +0,9°C à +3,6°C par rapport au XIXème
26 siècle. Pour le scénario d'emploi de combustibles fossiles Business As Usual (A2) les modèles compilés par Christensen
27 et al.276 en 2007 disent +3°C à +5°C en 2100 en "Middle Europa" soit l'opposé des observations récentes (figure 16-O.)
28 où la tendance linéaire sur les 22 dernières années (1991-212) est négative à -4,5°C/siècle 277
29 Figure 16-O) Températures moyennes hivernales en Allemagne 1882-2012 (source DWD) (en bleu) et tendance linéaire
30 en 0,62°C - 0 ,447 (t-2012) sur (1991-2012), soit - 4,5°C/siècle (en rouge)

31
32 Les observations sur 1882 -2012 sont proches d'une Gaussienne de moyenne 0,28°C et d'écart type 1,8°C avec des
33 observations entre 2 et 3 écarts-types (-5,5°C en 1963 et +4,4°C en 2007); on y peut aussi voir une série temporelle avec
34 une certaine autocorrélation et animée par un bruit blanc. Le calcul de tendances linéaires, comme le fait l'IPCC, est
35 évidemment très contestable, et plus encore sur des sommes de sinusoïdes (figure 11-O).

275
passage de 291,7 ppm (en 1882, selon la valeur publiée à partir de la carotte de glace du Law Dome) à 400 ppm (2014)
276
Christensen, Jens Hesselbjerg & Christensen, Ole Bøssing A summary of the PRUDENCE model projections of changes in
European climate by the end of this century Climatic Change, 2007, Volume 81, Issue 1, Supplement, pp 7-30
277
http://www.eike-klima-energie.eu/news-cache/winter-werden-in-deutschland-seit-einem-vierteljahrhundert-deutlich-kaelter/
194
1 La figure 16-P, couverture neigeuse de l'hémisphère nord mois par mois depuis 1966, en millions de km , ne montre
2 pas de tendance évidente sauf pour les mois de mai, juin et juillet ce qui limite la réduction de l'albédo à 5 M km d'un
3 hémisphère de 254 M km . Les surfaces enneigées en mai 2010, mai 2012, mai 2013 ont été en moindres qu'en mai 1968.
4 Figure 16 P Couverture neigeuse de l'hémisphère nord de novembre 1966 à juillet 2015.
5 Noter les différentes échelles à gauche de chaque vignette, de 52 M km en février à 5 M km en août
6 source : http://climate.rutgers.edu/snowcover/files/moncov.nhland.txt

10 ,
195
1 Les prévisions de la figure 16-M pour décembre, janvier et février sont donc démenties par la stabilité ou la légère
2 croissance de la couverture neigeuse des mois d'hiver.
3
4 En "moyenne globale" la réalité observée n'est pas celle suggérée par les modèles des figures 16-H et 16-M, mais (figures
5 11-M et 11-N) procède par saut, avec +0,3°C après le grand El Niño de 1997-98 (un saut de +0,5 ou +0,6°C dans
6 l'hémisphère nord extratropical et rien, ou presque, ailleurs) et depuis des températures stables ou décroissantes. C'est
7 encore vrai pour la figure 16-Q suivante.
8 Figure 16-Q Anomalies des températures de surface en moyenne mondiale en moyennes mobiles sur 5 ans
9 (comparaison de 9 modèles CMIP5 retenus pour le rapport IPCC-GIEC de 2013) et anomalies des séries HadCRUT4
10 (températures de surface) et UAH MSU (températures de la basse troposphère mesurée par satellites).
11 Noter le saut observé de 0,2°C ou 0,3°C lors du grand El Niño de 1997-98
12 Les sorties des modèles ont été recalées de façon que leur droite de meilleure approximation passent toutes par le même
13 point (1983, 0°C)
14 source www.drroyspencer.com

15
16
17
18 16-6) Variations prédite par les modèles et observée des pressions et du nombre de dépressions sur le
19 Pacifique nord
20 Depuis l'invention du baromètre on vérifie tous les jours le rôle essentiel de la pression dans la détermination du temps
21 qu'il fait aux moyennes et hautes latitudes.
22 A. Favre et A. Gershunov 278 ont comparé les sorties des réanalyses NCEP-NCAR des observations météorologiques
23 avec des simulations par "modèles informatiques" pour la même période et leurs "prévisions" pour la fin du XXIème
24 siècle; la zone géographique figure 16-R comprend la dépression statistique des Aléoutiennes (figure 3-C).

278
Alice Favre, Alexander Gershunov North Pacific cyclonic and anticyclonic transients in a global warming context: possible
consequences for Western North American daily precipitation and temperature extremes Clim Dyn (2009) 32:969–987 DOI
10.1007/s00382-008-0417-3 http://meteora.ucsd.edu/cap/pdffiles/Favre_Gershunov_cd_2009.pdf
Le rapport IPCC de 1990 figure 7-23 p. 229 mentionne correctement la diminution des pressions sur le Pacifique nord. Les suivants
ignorent les pressions.
196
1 Après le great climate shift de 1976, la pression moyenne y est passée de 1005-1010 hPa ou mbar à 1000- 1005 hPa
2 (figure 16-R, vignette de gauche) ce qui traduit une circulation atmosphérique plus rapide, avec des anticyclones plus
3 forts alimentant des dépressions plus fortes sur la zone considérée.
4 Les modèles restent entre 1005 et 1013 hPa, et ignorent ce great climate shift; les prédictions pour la fin du XXIème
5 siècle (vignette la plus à droite) sont une augmentation supplémentaire des pressions de 2 à 3 hPa.
6 Figure 16-R Comparaison
7 à gauche: pressions (hPa) moyennées sur {30°N-60°N & 150°E 140°W}, pressions de la réanalyse 1950-2001
8 à droite: pressions des simulations par un modèle sur 1950-2001 et sur 2005-2099 (pour des ppm de CO2 du scénario A2)
9

10
11
12 Une pression moyenne n'est que la conséquence du nombre de dépressions passant sur la zone considérée, comme le
13 montre la figure suivante (fig. 16-S) pour la zone au large de la côte ouest des USA, sur 30°N-50°N & 110°W-160°W du
14 nord de la Baja California mexicaine à Vancouver en Colombie Britannique. Il y a une forte variation interannuelle; bien
15 des maxima de la série 1958, 1968, 1969, 1978, 1983, 1995, 1998 coïncident avec des évènements El Niño.
16 Mais les modèles, avec 15 dépressions au lieu de 5, suggèrent un climat bien différent de celui observé !
17
18 Figure 16-S Nombre de cyclones au large de la côte ouest des USA{30°N-50°N & 110°W-160°W} selon la réanalyse
19 des observations météo (vignette de gauche), et dans des simulations par modèles sur 1950-2001 et sur 2005-2099 (ppm
20 de CO2 du scénario A2)

21
22
23 La pression atmosphérique n'est jamais mentionnée dans les rapports de l'IPCC sauf le premier.
24
25 Les grands changements des températures montrés aux figures 16-M appelleraient pourtant des explications quant aux
26 prodigieuses modifications de la circulation atmosphérique qui justifieraient ces +12°C en Arctique en hiver ou +6°C sur
27 les grands lacs nord-américains, en hiver.
28
29
197
1 16 -7) Modèles de l'océan
2 2,5 m d'eau de mer ont la même capacité calorique que tout l'air au dessus. Les températures de surface des océans
3 déterminent "à 80%" les températures de surface des continents.
4 L'IPCC –GIEC 2013 dit page 15 § D1 troisième point de son résumé pour décideurs:
5 " De nombreux modèles reproduisent les changements observés de contenu thermique de l’océan superficiel (0-700 m)
6 entre 1961 et 2005 (degré de confiance élevé)".
7 Voyons donc ces évaluations par les modèles du réchauffement des océans, en °C en fonction de la profondeur, sur 1955-
8 2009 (compilation du Dr Roy W Spencer279).
9 Les observations sont-elles "reproduites" par les modèles ? Visiblement non ! Et non avec un "degré de confiance
10 élevé"! Pourtant les résultats "à reproduire " étaient connus des auteurs desdits "modèles".
11 Figure 13-D Compilation de prédictions des modèles et observations de Levitus (< 700 m) (courbe verte) en °C par dix
12 ans

13
14 Cette figure illustre le commentaire de l'IPCC-GIEC 2013 sur la "possible redistribution [verticale] de la chaleur au sein
15 de l’océan (degré de confiance moyen) " de la page 13 § D1 second point !
16 On voit là une très large gamme de "possibles redistributions".
17
18 16 -8) Vers de meilleurs modèles ?
19
20 16 -8 -1) Les limites des modèles par discrétisation
21 Les méthodes de calcul par discrétisation des équations de la météorologie sont instables par rapport aux conditions
22 initiales et ne peuvent être d'aucune utilité pour des prévisions à plus de quelques jours.
23 La prévision à cent ans des températures et des précipitations n'est pas possible par ces méthodes.
24 L'hypothèse avancée par les auteurs de ces programmes "climatiques" qu'une tendance générale se dégagerait par
25 moyennage sur un grand nombre d'exécutions de ces programmes, dont chacune serait de la forme "tendance plus bruit",
26 n'est pas fondée en analyse numérique; a fortiori pour les moyennes des moyennes de résultats moyens de programmes
27 différents, réglés chacun pour que la moyenne de multiples exécutions de ce programme paraisse vraisemblable à leurs
28 auteurs.
29 Comme vu au § 15 et aux figures 16-H et 16-Q les programmes "climatiques" semblent paramétrés pour suivre le
30 forçage radiatif et ne donnent rien de plus que les expressions simples du § 15-8. Les prévisions régionales sont très
31 discordantes pour tout sauf les températures, et surtout pour les précipitations, les nuages etc.
32
33 16 -8 -2) L'emploi des observations
34
35 a) L'exploration des séries temporelles longues permet des prévisions assez bien vérifiées, qui tirent parti des périodicités
36 trouvées dans les séries observées. Un exemple en est la technique de calcul "caterpillar SSA"280; exemple de Macias et

279
http://www.drroyspencer.com/2011/08/deep-ocean-temperature-change-spaghetti-15-climate-models-versus-observations/
280
Nina Golyandina, Anatoly Zhigljavsky Singular Spectrum Analysis for Time Series Springer Briefs in Statistics, 2013, 119 pages
198
1 al. 281 sur une série HadCRU 1850-2013 retrouvant les cycles de 60 ans et montrant l'inversion récente et de ce cycle
2 et de la tendance séculaire (combinaison des cycles de "215" ans et de "1000" ans).
3
4 b) Des calculs par les techniques dites des réseaux neuronaux permettent des prédictions correctes des pluies282, à partir
5 de séries historiques et des paramètres observés récemment. Ce progrès est important pour les zones sujettes à cycles
6 pluviométriques (Afrique du Sud, Australie, pays de mousson, ...).
7
8 c) Une méthode de recherche automatique de liens de cause à effet entre des grandeurs physiques observables quand on a
9 assez de données donne de bien meilleurs résultats que les "modèles" de l'IPCC-GIEC283.
10 Il est sans doute regrettable que les mécanismes évidents sur la figure 11-J (El Niño) et le champ magnétique solaire (au
11 lieu des taches) n'aient pas été employés; la prévision est cependant correcte.
12 Figure 16-T Représentation d'un système auto-organisé par des systèmes d'équations non linéaires aux différences
13 représentant un réseau de relations "entrées-sorties" interdépendantes. Les modèles ou fonctions f1 à f6 sont exprimées
14 analytiquement. x1 concentration en ozone; x2 couverture nuageuse en fraction du ciel; x3 indice des aérosols; x4 teneur
15 en CO2; x5 activité solaire (taches) ; x6 anomalie globale des températures (www.knowledgeminer.eu)

16

281
Diego Macias, Adolf Stips, Elisa Garcia-Gorriz Application of the Singular Spectrum Analysis Technique to Study the Recent
Hiatus on the Global Surface Temperature Record PLOS ONE 1 September 2014 , Volume 9 Issue 9 e107222 (free access)
282
http://jennifermarohasy.com/input-selection-and-optimisation-for-monthly-rainfall-forecasting/
Abbot J. & Marohasy J. Input Selection and Optimisation for Monthly Rainfall Forecasting in Queensland, Australia, using Artificial
Neural Networks, Atmospheric Research, 2013, 10.1016/j.atmosres.2013.11.002
Deepak Ranjan Nayak, Amitav Mahapatra, Pranati Mishra A Survey on Rainfall Prediction using Artificial Neural Network.
International Journal of Computer Applications 72(16):32-40, June 2013.
Signalons un remarquable progrès des circuits intégrés numériques "neuronaux": le circuit "True North" d'IBM (2014) avec 5,4
milliards de transistors en technologie CMOS 28 nm offre 1 million de neurones et 256 millions de synapses mais ne consomme
que 70 mW http://www.research.ibm.com/articles/brain-chip.shtml
283
www. knowledgeminer.eu; http://www.climateprediction.eu/cc/Main/Main.html, http://www.knowledgeminer.com/aboutyx.htm
199
1 C'est là un exemple d'emploi d'un programme "à tout faire" nullement spécifique à la météo ou à la "climatologie"
2 mais capable d'analyser et d'aider à comprendre de grands ensembles de données entre lesquelles des relations physiques
3 ne sont que devinées ou suspectées sans pouvoir, le système étant trop compliqué, être explic