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Travail réalisé par : MEROUANI Oumaima Proposé par : Pr.

SADDIKI Abderrahman

Titre : Soutien logistique intégré

Introduction :
Le soutien logistique a pour objectif d'assurer le maintien en condition opérationnelle d’un
système technologique complexe en phase d'exploitation. Il met en œuvre un ensemble de
processus et de moyens (ravitaillement, acquisition et gestion des rechanges, conditionnement-
stockage-transport-manutention, opérations de maintenance, outillages, documentation,
formation...) nommés éléments du soutien logistique. Ceux-ci constituent par intégration ce qu’il est
quelquefois convenu d’appeler le système de soutien logistique.

Historiquement le soutien logistique est apparu dans le contexte militaire : que l’on songe à la
logistique nécessaire à la projection et au déploiement d’un système d’arme sur un nouveau théâtre
opérationnel, à son maintien en condition opérationnelle (ravitaillement, maintenance) pendant la
durée des opérations ainsi qu’à son retour à la base.

Le coût de maintien en condition opérationnelle s’avère généralement supérieur au coût


d’acquisition initial d’un système. Ce coût est donc un facteur significatif dans la décision
d’acquisition et sa maîtrise doit être une préoccupation majeure tout au long de la conception du
système.

Ainsi est né le concept de soutien logistique intégré (SLI) où l’analyse du soutien logistique s’intègre
à l’ingénierie du système dès les études amont : aujourd’hui, l’ASL fait partie intégrante de l’IS,
conformément aux normes actuelles de l’IS qui insistent sur la définition simultanée du système
opérationnel et de ses produits contributeurs.

Alors c’est quoi le soutien logistique intégré ? Quels sont ses concepts de base, sa mise en œuvre,
son analyse et ses éléments ? Et qu’est qu’en attend par l’ingénierie de soutien logistique ?

Pour répondre à toutes ces questions le sujet sera traité selon le plan suivant :

Plan :
I. SLI : Définition, objectifs et enjeux
II. Les concepts de base de SLI
III. Mise en œuvre de SLI
IV. L’analyse de SLI et son enregistrement
V. Eléments de SLI et prestations logistique
VI. L’ingénierie de soutien logistique
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I. Définition, objectifs, et enjeux :

 Définition :
« Démarche systémique intégrant l’ensemble des activités qui concourent à la
disponibilité d’un produit ou d’un équipement depuis sa conception jusqu’au
démantèlement, en passant par la production et la maintenance ».
Le Soutien Logistique Intégré (SLI) consiste à concevoir un système de soutien
en cohérence et en simultané avec la conception du système principal qui lui
est associé.
Cette démarche est née aux Etats-Unis (l’initiative du DoD Département of
Defense) années 1960) dans le cadre des grands systèmes d’armes. Elle se
diversifie et est désormais également appliquée dans des systèmes civils
d’origines diverses (à partir des années 1970).
Les concepts et normes SLI développés par le DOD ont été par la suite utilisés
par l’OTAN, et les grands projets exigeant une grande fiabilité : nucléaire,
aéronautique, l’espace, …
Dans les années 1990, des normes proches de SLI vont envahir le domaine
industriel.

 Objectifs :
On peut résumer les objectifs du SLI comme suite :

1. Maîtrise du rapport "coût global de possession / disponibilité


opérationnelle

 L'impact du SLI sur la maîtrise des coûts est très important. Malgré un
investissement humain et financier plus important dès la conception, les
gains et retours sur investissement se font ressentir dès la mise en
exploitation, avec des économies considérables en fin de cycle et un recul
de la date de mise au rebut.

2. La prise en compte des exigences de soutien dès la conception du système

 L'image de l'iceberg des coûts associés à un produit montre bien le poids


minime des actions relatives à l'acquisition d'un produit par rapport à celles
relatives à son exploitation.
 Le SLI a donc pour vocation de définir l'ensemble de ces dernières dès le
début du projet afin de les quantifier et de les valoriser.
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3. L'étude globale du système comprenant le produit principal et son


système de soutien
 Il s'agit d'assurer l'intégration et la cohérence des moyens humains et
matériels dans le déroulement d'un programme de conception, de
réalisation, de mise en place et de maintien en condition opérationnelle
d'un grand système pendant toute sa durée de vie.

4. L'adéquation aux besoins des utilisateurs


 Le SLI vise à améliorer la prise en compte du besoin client, que cela soit en
termes de préférences ou d'impératifs.

 Enjeux :
On attend par le soutien logistique intégré :

La cohérence globale de l’ensemble système principal et système de soutien avec :

o la prise en compte des exigences de soutien dès le début de


l’ingénierie système,
o la vérification, tout au long de la conception, de l’aptitude du
système à son soutien et de l’aptitude du système de soutien à
répondre aux exigences de disponibilité et aux contraintes de
maintenance dues aux choix techniques,
o la préparation des acteurs aux tâches d’exploitation, de logistique et
de maintenance
L’optimisation du rapport : disponibilité opérationnelle sur coût global de cycle de
vie :

o La disponibilité opérationnelle est fonction, d’une part, de la fiabilité


et de la maintenabilité du système et, d’autre part, de la réactivité et de
l’efficacité de son soutien. Elle recouvre la qualité de service en termes
notamment de sûreté de fonctionnement et de sécurité associée,
o Le coût du cycle de vie ou coût global de possession est, pour
l’acquéreur, constitué d’une part du coût d’acquisition du système
principal et des coûts directs d’exploitation (coûts humains et de
ravitaillement) principalement déterminés par la conception du
système principal, d’autre part des coûts du soutien sur toute la durée
de vie opérationnelle du système, principalement déterminés par
l’analyse du soutien logistique.
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II. Les concepts de base de SLI


La méthodologie de soutien logistique intégré fait appel à un certain nombre de
concepts fondamentaux : Qualité totale, le cycle de vie, le coût global de
possession, la sûreté de fonctionnement, le maintien en condition opérationnelle,
le développement intégré du produit et des processus.
 Qualité totale :
Le système qualité va s’appliquer de manière caractéristique à toutes les activités
concernant la qualité des produits et des services, et interagir avec elles. Il va
impliquer toutes les phases qui vont de l’identification des exigences et attentes
du client, jusqu’à leur satisfaction finale. C’une stratégie de gestion de la qualité
totale conformément à la norme ISO 9000.
 Cycle de vie :
Il s’agit de gestion de l’ensemble du cycle de vie, depuis le début de conception
jusqu’au démantèlement et pour tous les processus, ainsi que l’analyse de
faisabilité, d’étude, de conception, de développement, d’industrialisation et de
production des différents éléments du système, il faut prendre en compte les
éléments du soutien logistique : définition des objectifs de soutien logistique et
rédaction de plans évolutifs de soutien, de maintenance, de documentation, de
formation.
Cout global de cycle de vie = coût d’acquisition + coût d’utilisation + coût de
maintenance + coût de mise hors service.
 Coût globale de possession :
Le coût global de possession d’un système comprend les coûts d’acquisition,
d’exploitation, de maintenance et de retrait.
La maintenance peut représenter plus de la moitié du coût global du système.
 Sureté de fonctionnement :
Elle regroupe : la Fiabilité, la Maintenabilité, la Disponibilité et la Sécurité qu’on
désigne par FMDS :
Fiabilité :

Représente l’aptitude d’un équipement à accomplir sans défaillance une fonction


requise, dans des conditions d’utilisation et des conditions d’environnement
données, pendant une durée donnée.
Maintien en condition opérationnelle : (MCO)
Le MCO a pour but de définir la stratégie et les objectifs de la maintenance par
niveaux, en cohérence avec :
– Le concept opérationnel, L’organisation propre du client, les hypothèses
marketing, et l’architecture du système,
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La maintenance représente l’ensemble des actions permettant de maintenir


(notion de prévention sur un système en fonctionnement) ou de rétablir (notion
de correction consécutive à une défaillance) un bien dans un état spécifié ou en
mesure d’assurer un service déterminé.
Développement intégré du produit et de processus :
Le SLI s’inscrit dans une stratégie de DIPP == développement de l’ingénierie
simultanée et systématique du produit et du processus.
Il s’agit d’un processus de management qui intègre les activités depuis le début de
conception du produit, en passant par son développement, sa production, son
exploitation, son soutien sur site, son retrait en fin de vie, en utilisant une équipe
pluridisciplinaire, pour simultanément optimiser le produit et ses processus de
fabrication et de soutien afin d’atteindre les objectifs de coût et de performance.
III. Mise en œuvre du SLI :
Le Soutien Logistique Intégré (SLI) est une méthode qui permet d’intégrer à la
conception du produit, dès l’identification des besoins de l’utilisateur, les
éléments nécessaires à l’assurance et au maintien de la disponibilité
opérationnelle maximale du produit (Ao) dans des conditions d’utilisation
données et en recherchant l’optimum économique par un coût global de
Possession minimal (LCC : Life Cycle Cost).
a) Démarche :
Le DoD présente le SLI comme une approche globale et itérative des activités de
management et des activités techniques, nécessaires pour que les considérations
de soutien soient prises en compte dans les spécifications et dans la conception.
Approche globale = proposer au client un système global comprenant à la fois le
système opérationnel et le système de soutien nécessaire et suffisant.
Approche itérative = des approximations successives seront nécessaires pour la
définition et la conception du système global = les impératifs de conception
conditionnant des choix de soutien et, réciproquement, les impératifs de soutien
influençant nécessairement la conception.
b) Objectifs :
1. La maîtrise du couple coût global de possession minimal-disponibilité
opérationnelle maximale,
2. La prise en compte des exigences de soutien dans la conception du
système
3. L’étude globale et systématique de l’ensemble du système
opérationnel et du système de soutien,
4. La cohérence des éléments de soutien, entre eux (procédures
prescrites, utilisant les outillages et les rechanges définis, décrits dans la
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documentation, utilisés pour la formation des personnels...), et avecle


système ;
5. l’adéquation aux besoins des utilisateurs, par une politique
d’échanges constants avec ceux-ci d’informations et de données ;
6. la vérification de l’aptitude au soutien, après la mise en service, par la
pratique du retour d’expérience et une évaluation permanente.

c) Tâches :
On a trois groupes d’activités liées au SLI : les activités d’intégration, les activités
liées à l’analyse de soutien logistique et à la base de données logistiques associée,
les activités liées à la définition et à la production des éléments de soutien.
Chacune de ses groupes d’activités il existe trois types de tâches.

Tâche de management :
Le management permet au SLI de combiner plan principal initial et programme de
déroulement à travers :

 Les tâches de management du SLI qui comprennent :


› La désignation d’un responsable du soutien logistique intégré ;
› La rédaction d’un plan de SLI.
 Les tâches de management de l’Analyse de Soutien Logistique (ASL) et de
la base de données associée qui comprennent :

› L’établissement du plan d’analyse ;


› L’établissement du concept de maintenance, avec pour but de définir la
stratégie et les objectifs de maintenance, par niveaux techniques
d’intervention, en cohérence avec le concept opérationnel, l’organisation
du client et l’architecture du système, et qui servira de fil conducteur à
l’analyse de soutien logistique ;
› La participation à l’établissement du plan de fiabilité ;
› L’établissement du plan de testabilité ;
› Les tâches de management du système de soutien lui-même.

Les tâches d’étude :


 Les tâches d’étude du SLI qui comprennent :
>La détermination des objectifs de l’étude de coût global de possession ;
>La participation à l’analyse fonctionnelle ;
>La participation à l’analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de
leur criticité (AMDEC) ;
>L’expression des besoins de maintenance et de soutien ;
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>La détermination des objectifs de fiabilité, de maintenabilité et de


testabilité.
 Les tâches d’étude de l’ASL et de la base de données associée
comprennent :
>L’établissement de l’arborescence logistique ;
> L’évaluation du coût global de possession ;
>La détermination des opérations de maintenance préventive

>La détermination des niveaux de réparation (LORA) ;


>Les études de maintenabilité ;
> Les études de testabilité ;
>La définition du système et de son système de soutien ;
>La détermination des moyens de soutien nécessaires ;
>La constitution de la base de données de soutien logistique.
Les tâches de réalisation :
 Elles comprennent :
>Les tâches de réalisation de l’analyse de soutien logistique et de
constitution de la base de données associée qui conduisent au plan de
maintenance ;
>Les tâches de réalisation des éléments de soutien, dont les principaux sont
la documentation technique, la formation et les équipements de formation,
les articles de rechange, les équipements de test et de soutien...
les 4 Axes d’intégration :
La notion de l’intégration dans le soutien logistique concerne :
1. L’intégration des besoins du client ;
2. L’intégration de la conduite du projet de soutien logistique à la conduite
générale du programme ;
3. L’intégration du soutien logistique à la conception du système ;
4. L’intégration des moyens de soutien entre eux.

d) Normes SLI
>A l’origine, deux standards émis par le DoD
– le standard MIL-STD-1388-1A, régissant le processus d’analyse de soutien
logistique ;
– le standard MIL-STD-1388-2B, régissant le processus d’enregistrement des
données résultant de l’analyse de soutien logistique.
>Cette méthodologie a été appliquée aux grands projets industriels
>++ Ils ont servis de base à la rédaction de nouvelles normes, internationales (UK
MOD, OTAN...), européennes (AECMA, CEN, ESA...) et françaises (DGA, AFNOR,
BNAE, CNES...).
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e) Initiatives CALS :
Le soutient logistique génère des flux d’informations à plusieurs niveaux :
> Entre les différentes fonctions de l’entreprises
>Avec les fournisseurs
>Avec les clients
D’où la nécessité d’automatiser ses échanges
Une initiative du DOD dans ce sens a vu le jour, portant l’acronyme de CALS-
Computer-Aided Logistic Support. Pour appréhender les problèmes logistiques dès
la conception des systèmes et de développer les solutions appropriées en même
temps que les produits eux-mêmes. L’acronyme est alors devenu Computer-aided
Acquisition and Logistic Support. CALS
IV. L’analyse de soutien logistique et son
enregistrement
l’Analyse de Soutien Logistique (ASL) :
Elle a été développée pour les objectifs suivants :

>Les exigences d’aptitude au soutien puissent influencer le processus d’étude et


de conception.
> Identifier le plus tôt possible dans le processus de conception, les difficultés
liées au soutien et les facteurs de coût afin, si possible, de les éliminer ou, pour le
moins, les atténuer.
> Appréhender toutes les ressources qui seront nécessaires au soutien pour
l’ensemble du cycle de vie.
> Constituer une base de données unique qui pourra être utilisée par toutes les
disciplines du SLI.

La description détaillée des exigences à prendre en compte et des tâches qui


devront être réalisées pour l’ASL est présentée par le standard MIL-STD-
1388-1A (LSA : Logistics Support Analysis).
Le programme d’ASL comprend quinze tâches se répartissant en cinq groupes et
se déroule, de manière à la fois itérative et interactive.
(Les résultats d’une tâche influençant les tâches précédentes et suivantes), durant
les différentes phases de préconcept, de concept, de validation, de
développement, de production et, de plus en plus, d’évolution du produit au
cours du cycle de vie.
Les normes MIL STD 1388-1 décomposent l’analyse du soutien logistique en 5
groupes de tâches (100 à 500) réparties ainsi :
Les tâches du groupe 100 :
Permettent d’organiser et de diriger l’ensemble des travaux pour le LSA ainsi que
l’organisation du programme et contrôle : Ce groupe est constitué de trois tâches
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ayant pour objet l’élaboration d’une méthode standard de mise en place, de


contrôle et de management du LSA.

Les tâches du groupe 200 :


Concernent les analyses à réaliser. Ces tâches serrent à la définition de la mission
et des systèmes de soutien : Il s’agit d’identifier ici les missions opérationnelles du
futur système et de quantifier parallèlement les objectifs de supportabilité, de
déterminer les données qui permettront les analyses de choix de compromis
aboutissant au système de soutien optimisé.
Les tâches du groupe 300
Sont relatives à l’évaluation et à la comparaison de différentes solutions
possibles.
Préparation et évaluation des alternatives et des solutions possibles : Ce groupe
de tâches a pour but de développer et de choisir les meilleures alternatives de
soutien pour le nouvel équipement. Ce groupe comprend trois tâches qui seront
exécutées de manière séquentielle et itérative et vont générer un certain nombre
d’informations qui seront collectées dans la base de données du LSA.
Les tâches du groupe 400
Sont dédiées au développement de la solution retenue. Elles serrent à la
détermination des besoins en ressources du soutien logistique : identifier les
exigences de ressources du soutien logistique dans son environnement
opérationnel et développer et développer les plans pour le soutien
postproduction.
Les tâches du groupe 500
Ont pour objectif de mesurer l’efficacité de la solution retenue. Ces tâches serrent
à l’évaluation de l’aptitude au soutien ou supportabilité : l’objectif étant d’estimer
l’efficacité du SLI défini pour le nouveau produit et celle de l’adéquation du
programme d’ASL mis en place en s’assurer que les exigences spécifiques sont
satisfaites et que les déficiences sont corrigées.

Le schéma suivant synthétise l’ensemble des précédentes informations en


présentant les différentes tâches du LSA, appliquées par itération, tout au long du
cycle de vie d’un système.
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Base de données d’analyse de soutien logistique (enregistrement) :

Les résultats de l’analyse de soutien logistique vont être enregistrés dans une
Base de Données d’Analyse de Soutien Logistique (BDASL, en anglais LSAR:Logistic
Support Analysis Record). = prise en compte informatique de l’information
résultante de la mise en œuvre progressive de la tâche 1388-1.
Objectifs : disposer, sous une forme standardisée, de toutes les données
relatives:
– à la supportabilité du nouveau produit.
– à celles d’ingénierie logistique.
– à celles portant sur les ressources nécessaires pour assurer le soutien du produit
en exploitation.
 Une fois enregistrée les données sont échangées entre les différents
participants au projet.
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Le détail des processus du LSAR est présenté dans le standard MIL STD- 1388-2B.

Ces données, enregistrées dans 104 tables réparties en 10 groupes fonctionnels


serviront,
– A identifier les exigences relatives aux éléments et prestations de soutien,
– A leur spécification et à leur réalisation.
Les dix groupes comprenant les cent quatre tables se présentent de la façon
suivante :
1- Les exigences transfonctionnelles – Tables X
• Ces tables rassemblent les informations relatives au projet :
Désignation, numéro de contrôle ASL, arborescences fonctionnelle et physique,
référence, description des manuels de tâches et des catalogues de pièces...
-2- Les exigences de maintenance et d’exploitation -
Tables A
• Ces tables rassemblent les informations relatives aux conditions d’utilisation, de
maintenance, de transport et les caractéristiques de fiabilité, de maintenabilité et
d’interopérabilité.
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• Exigences de fiabilité, d’utilisation et de maintenance, niveaux opérationnels et


de maintenance, qualifications nécessaires...
-3- Les analyses de fiabilité, AMDEC, de disponibilité, de maintenabilité - Tables
B
• Ces tables rassemblent les données de fiabilité, maintenabilité, testabilité,
disponibilité, RCM, résultats d’AMDEC..., pour chacun des éléments soumis à
l’ASL.
-4- Les inventaires et analyses des tâches, les exigences en personnel et soutien
- Tables C
• Ces tables regroupent les informations nécessaires au soutien de chacun des
éléments soumis à l’ASL. Informations descriptives des tâches, résultats
d’analyses des tâches de maintenance, relations avec les compétences des
personnels, avec les ressources nécessaires, les documentations à prévoir...
-5- Les exigences en équipements de soutien et de formation -Tables E (13)
Les informations contenues dans ces tables seront utilisées pour établir les
recommandations concernant les équipements et les formations.
6- Les exigences et description des unités à tester -Tables U
Les informations contenues dans ces tables permettront de faire le lien entre les
équipements à tester, les équipements de test, les programmes de test, les tests
automatiques ou intégrés..., et celui avec les tâches de maintenance
correspondantes.
-7- Les aspects relatifs aux installations de soutien et infrastructures - Tables F
Les informations contenues dans ces tables permettront de faire le lien entre les
exigences en matière d’installations de soutien, les tâches à effectuer et
permettront de déduire les nouveaux besoins ou les modifications à apporter aux
anciennes installations.
-8- Les aspects relatifs aux qualifications des personnels
- Tables G
Ces informations permettront de faire le lien entre les tâches à effectuer et les
compétences nécessaires, les nouvelles compétences...
-9- Les exigences en ressources, approvisionnements et emballage - Tables H
Ces tables regroupent les informations relatives aux équipements, fournitures,
rechanges... : références, prix, codes fournisseurs...
-10-Les analyses et études de transportabilité - Tables J
Ces tables contiennent les informations relatives aux modes de transport
envisageables au niveau système, avec les caractéristiques et les informations
spécifiques.
• Les données enregistrées dans la base de données d’analyse de soutien
logistique seront utilisées lors des analyses d’alternatives et de compromis pour
influencer les choix, à la fois, de conception et de soutien, en vue d’optimiser la
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supportabilité. Des rapports seront proposés, suivant un format établi,


renseignant sur les points critiques : consommations de main-d’œuvre, d’articles
de rechange, tâches critiques, compétences des personnels, procédures,
équipements, documentation, formation...
V. Éléments du SLI et prestations logistique :

Éléments clés du SLI :


Dix éléments sont nécessaires à la mise en place du soutien logistique intégré :
1. La préparation et la structuration de la maintenance : élaboration d’une
politique de maintenance (plan, niveaux, choix de réparation), avec justification
technique et économique.
2. L’approvisionnement et le ravitaillement : mise à disposition des rechanges
(réparables ou non) + les consommables + les éléments de l’environnement de
soutien, en tenant compte des activités de gestion de stock
3. Les équipements de test et de soutien : les outillages, moyens de test et de
diagnostic, équipements de calibrage, bancs d’essais et de maintenance, etc.
4. Le conditionnement, le stockage, la manutention et l’aptitude au transport :
aussi bien pendant la mise en place initiale que pendant la vie du produit (caisses
navettes, moyens spéciaux de manutention).
5. Le personnel : pour l’installation, le contrôle du bon, le fonctionnement initial,
la mise en service et à l’exploitation, la maintenance ainsi qu’aux autres activités
concernant l’environnement de soutien.
6. La formation : à la fois initiale et continue en tenir compte des contraintes de
remplacement de personnels pendant toute la durée de vie du produit (matériel,
documentation, aides pédagogiques...).
7. Les installations de soutien : pour la mise en œuvre et à la maintenance
(ateliers, stations d’essai ou de mesures...) ainsi que les moyens annexes (énergie,
climatisation...).
8. Les données techniques : plans et dessins relatifs (tant à la fourniture
principale qu’à l’environnement de soutien) = (mise en place, contrôle, mise en
œuvre, exploitation, maintenance, modification, réparation, démantèlement...).
9. Les ressources informatiques concernant les moyens informatiques, matériel
et logiciel, nécessaires à la mise en œuvre de la maintenance et dont l’importance
va croissant.
10. L’interface de conception : notion représentant les caractéristiques
intrinsèques du produit influant directement sur sa disponibilité et conditionnant
les moyens nécessaires pour son maintien dans le temps (fiabilité, maintenabilité,
testabilité, accessibilité, ergonomie, conception sûre, redondances...).

Les prestations logistiques


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Depuis le début de conception jusqu’au démantèlement, il faudra assurer les


prestations logistique en rapport avec la spécification, la maîtrise d’œuvre …..
La documentation technique :
 Elle a pour but de consigner les connaissances nécessaires aux personnels
d’exploitation et de maintenance, leur permettant d’effectuer
› L’installation,
› La mise en œuvre,
› L’exploitation,
› La maintenance
› Et éventuellement la réparation du système et de ses sous-ensembles.
 L’industriel doit élaborer plusieurs manuels :

> Le manuel d’installation : il doit permettre de préparer les locaux dans lesquels
le système doit être installé (infrastructures, alimentations électriques, fixations,
ventilations...), de procéder à l’installation proprement dite (déballage,
manutention, mise en place, raccordements...) et d’effectuer la première mise en
service.
>Le manuel d’utilisation : il peut s’étendre depuis le simple mode d’emploi des
équipements simples, jusqu’aux manuels opérateurs les plus complexes. Ce
manuel doit permettre d’identifier et de localiser toutes les commandes et
moyens de contrôle, d’utiliser ceux-ci judicieusement, de savoir quelle conduite
tenir en cas d’incident ou d’anomalie, de protéger et entretenir le matériel. Il
contiendra la description des modes d’exploitation et la définition des postes
opérateurs.
> Le manuel de fonctionnement : il est destiné à compléter le manuel
d’utilisation et le manuel de maintenance = il apporte un complément de
connaissance du système. Pouvant être utilisé en formation, il contiendra
l’organisation du système, le découpage fonctionnel, la description physique
détaillée, la description du fonctionnement, le but, les moyens, ainsi que la
présentation des différentes fonctions, illustrations, chaînes fonctionnelles…
> Le manuel de réparation : documente les tâches permettant de réparer en
atelier les éléments échangés sur site. Ces tâches s’effectuant au moyen de bancs
plus ou moins automatisés, cette documentation se limite à la description des
procédures.
> Le manuel de maintenance : Il devra refléter l’homogénéité de la
documentation avec la politique de maintenance, les procédures prescrites, le
niveau de qualification des personnels de maintenance, les outillages et appareils
de mesure devant être utilisés, les temps d’indisponibilité acceptés, les moyens
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de maintenance propres au système et les articles de rechange spécifiés. Il couvre


deux besoins :
- entretenir le système (maintenance préventive) il contient l’organisation, les
fiches échéancier, les fiches de travail...
-et le dépanner (maintenance corrective) il contiendra l’organisation, le
répertoire des défaillances, les moyens de localisation, les fiches d’échange, de
réglage, d’essai...
> Le catalogue des articles de rechange : il permet l’identification des
composants à leurs différents niveaux d’arborescence. Le tableau de composition
illustré contient les planches représentatives (photographies, dessins, vues
éclatées...) avec la référence, le numéro de nomenclature, la désignation, la
quantité, l’indication de pièces à remplacement systématique... Les
nomenclatures contiennent le numéro de figure, le repère, le numéro de
nomenclature, la désignation, la quantité...
La formation technique:
• Elle est destinée à amener les personnels d’exploitation et de
maintenance à un niveau de compétence leur permettant d’utiliser, dans
les meilleures conditions possibles, le système lui-même et les moyens de
soutien.
• Elle couvre les cours théoriques et travaux pratiques, ainsi que la
définition, la production et éventuellement la mise à jour des moyens
associés (simulateurs, supports pédagogiques, moyens didactiques...).
• La stratégie étant de transmettre un savoir-faire (développement de la
compétence, atteinte d’objectifs professionnels...)
La gestion des configurations du matériel et du logiciel

• Ces configurations ne sont pas figées pendant toute la durée de


vie du système.
• On peut prévoir des extensions, par l’installation de nouveaux matériels ou de
nouveaux logiciels.
• Il peut se produire des améliorations de performances entraînant le retrait de
parties devenues obsolètes et leur remplacement par des éléments plus
performants.
• Des corrections de défauts ou d’erreurs peuvent également entraîner des
modifications.

Le soutien du logiciel
>De plus en plus le logiciel est perçu comme élément contributoire, et de
manière déterminante, du coût global de possession d’un système puisque
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Les fonctionnalités des systèmes sont de plus en plus introduites au moyen


du logiciel.
> L’expérience a montré que le coût du soutien du logiciel, plus souvent
désigné sous le terme de maintenance logicielle (corrective, adaptative ou
perfective), peut dépasser 80 % du coût global de ce logiciel.
> Les éléments clés d’un concept de soutien du logiciel concerneront la
fréquence des tâches de soutien, la charge de ces tâches, le niveau et les
lieux de soutien, les ressources de soutien, celles du contractant, la
participation éventuelle du client, le soutien du vendeur, et l’utilisation des
ressources partagées.
Les moyens de servitude :
Elle couvre l’identification, la spécification, les évaluations d’alternatives, le
développement et la gestion de l’ensemble des équipements de soutien,
nécessaires au système, dans le cadre de l’organisation du client et compte
tenu des objectifs de disponibilité fixés (équipements de soutien, standards
ou spécifiques, moyens de test et de diagnostic, outillages et fournitures
diverses).
Les fournitures :
• Elles couvrent la spécification pour les consommables et l’identification,
la caractérisation, la quantification pour les articles de rechange + mise en
place de la fourniture chez le client, et ultérieurement son
recomplètement.
• Les articles de rechange devront être emballés, transportés, et stockés
dans des conditions n’aggravant pas leur vieillissement (choc, vibration,
température, hygrométrie...).
L’assistance technique :
• Elle regroupe les différentes prestations qui seront mises en œuvre à
partir de l’acceptation du système par l’utilisateur, et pendant toute sa
durée de vie.
• Ces prestations commenceront par
– la garantie,
– puis se poursuivront avec la maintenance et le support technique.
– Elles seront complétées par la remontée des problèmes, la mise à niveau
et la réparation.
Le suivi de la performance logistique :
>L’objectif est de fournir sur l’ensemble du cycle de vie le bon niveau de
soutien, au bon endroit, au bon moment.
>On utilisera au maximum le retour d’expérience, et il sera procédé à une
évaluation permanente et, si nécessaire, à une adaptation des différents
éléments et prestations du soutien logistique.
Travail réalisé par : MEROUANI Oumaima Proposé par : Pr. SADDIKI Abderrahman

Le retrait en fin de vie du système


>Les procédures de démantèlement ont été étudiées lors de la conception
et les coûts afférents intégrés dans le calcul prévisionnel de coût global de
possession.
> Les industriels vont donc être contraints d’intégrer les nouvelles
exigences écologiques techniques et économiques dans la conception de
leurs nouveaux produits et de leur soutien logistique.
VI. L’ingénierie de soutien logistique
• La mise en place d’un système de soutien logistique intégré exige une large
connaissance dans des domaines disciplinaires très différents : matériels, logiciels,
services...) = SYSTEMES COMPLEXES

• L’ingénierie de soutien logistique constitue l’une des disciplines qui permettent


de maîtriser la conception et la réalisation de systèmes complexes, en prenant en
compte tout le cycle de vie, depuis la détection des besoins jusqu’au retrait de
service.
• Cette démarche n’est plus réservée aux seules grandes entreprises de
l’armement, du spatial ou de l’aéronautique, et de nombreuses PME sont, elles
aussi, confrontées à la complexité des problèmes à résoudre.

L’ingénieur de soutien logistique :


L’ingénieur de soutien logistique est le représentant de sa direction auprès des
autres entités (direction financière, du marketing, des études, direction
industrielle, de la qualité, des réseaux commerciaux et de maintenance...)
ses responsabilités :
Il est responsable de :

› L’expression des besoins de maintenance et de soutien,

› De la détermination des politiques qui vont en découler,

› De la mise en place de l’organisation devant y satisfaire

› Et de la vérification permanente de l’aptitude au soutien.

L’encadrement de l’équipe logistique :


Il encadre l’équipe logistique qui réalise l’analyse du soutien logistique et le
dimensionnement, la constitution, l’enregistrement et la gestion de la base
de données logistiques.
Ses participations :
Travail réalisé par : MEROUANI Oumaima Proposé par : Pr. SADDIKI Abderrahman

IL participe, avec les autres directions, à l’analyse des coûts des études et
du coût global. Il fixe les objectifs en ce qui concerne les coûts logistiques
initiaux et les coûts d’exploitation et de maintenance. Il participe
activement à l’étude, au développement, à la production et à la mise en
place des différents éléments de soutien.
Les outils du soutien logistique :
• Les modèles représentent les outils de base du SLI.
• On peut distinguer :
– Paramétriques (définis par des relations mathématiques);
– Analytiques (procédant d’une description du système);
– de simulation (permettant de reproduire le comportement dynamique du
système);
– ou comptables (permettant de structurer le recueil et la présentation des
données).
• Selon les étapes du système, on peut citer :
A. Des modèles d’aide à la préconception et la planification avancée du projet:
utilisation = premières étapes de la conception = permettre d’évaluer, de
comparer les alternatives de concept opérationnel, de profils d’utilisation, de
facteurs de performance, de politique de maintenance et de soutien... (analyse
système, analyse des exigences, analyse fonctionnelle, évaluation d’architecture,
planification avancée, évaluation de coût de possession, analyse des niveaux de
réparation, analyses de fiabilité, de maintenabilité, de disponibilité...).
B. Des modèles d’aide à la conception détaillée et au développement: =choix de
conception orientés par la prise en compte des contraintes de développement, de
production, et de soutien (évaluation de l’organisation, diagnostic et testabilité,
analyse des modes de défaillance, des coûts, des niveaux de réparation, de
soutien logistique, enregistrement des données logistiques, prédiction de fiabilité,
de maintenabilité, de disponibilité, organisation de maintenance, politique de
réparation au niveau article et au niveau réseau, contrôle d’inventaire...).
C. Des modèles d’évaluation de la configuration système et de détermination
des besoins de soutien
• En partant d’une configuration proposée que l’on pourra affiner, ils permettront
l’analyse de soutien logistique en vue de déterminer les besoins spécifiques et les
ressources nécessaires en matière de soutien ainsi que leur enregistrement dans
la base de données logistiques (détermination et optimisation des articles de
rechange, des dotations initiales, équipements de test et de soutien, quantité et
qualification des personnels, infrastructures, données techniques, ressources
informatiques, gestion de configuration...).
D. Des modèles de vérification de la satisfaction aux objectifs et de l’efficacité
des moyens de soutien
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• en vue d’assurer la complète satisfaction des utilisateurs du système en


exploitation, et permettront de collecter, d’analyser, de traiter les données
relatives aux coûts, à la disponibilité, à l’efficacité des moyens mis en place
Evolution
• La politique de gestion de la qualité totale évolue vers la maîtrise complète des
processus du cycle de vie et le développement intégré du produit et des
processus, dont le SLI participe pleinement.
• L’explosion d’Internet et du commerce électronique va accélérer ces
utilisations.
• les différents acteurs de l’industrialisation sont plus indépendants, favorisant
une évolution au niveau de la politique et des métiers de maintenance.
• les fournisseurs voient leurs revenus liés à la maintenance diminuer,
• Les fonctionnalités des systèmes sont de plus en plus introduites au moyen du
logiciel.
• les préoccupations écologiques sont prises en considération
Conclusion :
Le soutien logistique intégré a des liens très étroits avec les études de sûreté de
fonctionnement. En effet les données de SDF sont ainsi fusionnées aux études SLI
puisqu’elles permettent de dimensionner le système de soutien.