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Les RYTHMES DE VIE des individus

LES RYTHMES DE VIE

Depuis plusieurs années les chercheurs s’intéressent aux rythmes de vie des individus, notamment
celui des enfants et des jeunes, parce que l’école est un lieu d’apprentissage et d’éducation qui vise
la réussite de tous et parce que l’on ne peut pas dissocier les temps scolaires, les temps péri et extra
scolaires et les temps familiaux.

Sources :
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 François TESTU (chrono biologiste)

 Hubert MONTAGNER (psychophysiologue et chercheur) :


http://www.inrp.fr/primaire/dossier_doc/dossier_doc4.htm

 Jacques REVEL (neurophysiologiste – a été chercheur à la NASA – a encadré l’expérimentation sur


Champagnole 39) :
http://comeingame.free.fr/animation/sejour/rythmesvie/sommeil/sommeil/lesommeilunrythmedelavie_jacqu
esrevel.pdf

 Yvan TOUITOU (chrono biologiste) à l’académie de médecine

 Rapport 2010 de l’Assemble Nationale « Travaux sur la mission des rythmes de vie scolaire »
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3028.asp

 Rapport 2010 « aménagement des rythmes scolaires et santé de l’enfant par l’académie de médecine :
http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&idLigne=1768

Synthèse des recherches


Les rythmes
Un individu est soumis à des rythmes naturels :

 Les rythmes biologiques (pulsations cardiaques, cycles de l’ovulation, l’alternance


veille/sommeil…)
 Les rythmes psychologiques (les variations périodiques du comportement, les variations
d’activité intellectuelle, le degré de vigilance)

Ces rythmes biologiques et psychologiques sont modulés par l’influence de synchronisateurs :

 Synchronisateurs naturels : les saisons, le jour, la nuit


 Synchronisateurs artificiels : les emplois du temps, les calendriers scolaires, les besoins
sociaux.
Les RYTHMES DE VIE des individus

Prendre en compte l’intérêt de l’enfant


Pour les enfants, le synchronisateur le plus marquant est le synchronisateur artificiel et
particulièrement l’emploi du temps scolaire (d’où l’expression « les rythmes scolaires ») et l’emploi
du temps familial, intégrant « les temps sociaux ».

Les chercheurs ont mis en évidence que les rythmicités biologiques (le sommeil, la veille) ont des
répercussions sur les rythmicités psychologiques, c'est-à-dire sur les variations du comportement et
sur les processus intellectuels au niveau de l’année et au niveau de la journée.
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Au niveau de l’année les recherches démontrent qu’il y a 2 périodes difficiles où l’homme
présente des faiblesses psychologiques et physiologiques :
o la Toussaint (l’entrée dans l’hiver : le jour diminue…)
o Fin février (la sortie de l’hiver : fatigue)
Au niveau de la journée il y a deux moments difficiles (temps de faible vigilance)
o Le tout début de matinée – avant 9h00
o Entre 11h30 et 15h00 (baisse de la vigilance)
A contrario, il y a des moments favorables pour les apprentissages
o entre 9h00 et 11h30 les capacités intellectuelles sont à leur apogée
o Après 15h00 les chercheurs notent une augmentation des capacités physiques
o Après 16h00 ce sont les capacités intellectuelles qui augmentent jusqu’à 17h30 à
18h30, selon l’âge de l’individu.

Bien sûr chaque individu est différent. Il s’agit là de moyenne.

Au niveau de la semaine
Il n’y a pas de rythme hebdomadaire, il n’y a que des emplois du temps hebdomadaires.
Ainsi on observe que plus le week-end est long et plus le lundi sera perturbé. On assiste à un
phénomène de désynchronisation de la rythmicité. Ce phénomène s’accentue lorsque la
semaine scolaire est organisée sur 4 jours.
Par contre, cette manifestation de désynchronisation ne se ressent pas le jeudi : parce que le
mercredi est vécu selon un rythme non imposé par les adultes. Les enfants ont plus de
moments de liberté. Cela est différent dans les milieux où les enfants sont hyper sollicités le
mercredi par une multitude d’activités.

Conclusions

C’est donc sur la journée qu’il faut travailler à améliorer les rythmes de vie des enfants pour rendre
les apprentissages plus efficaces et pour faciliter les relations entre individus, tant dans
l’organisation de la journée scolaire que dans l’organisation du temps familial.
Les RYTHMES DE VIE des individus

Préconisations dans l’organisation de la journée scolaire (temps scolaire, péri et


extrascolaire)

 Alléger la journée scolaire


o Pour les plus jeunes enfants notamment, 3 à 10 ans,
o Mieux répartir le type des activités au sein de la journée.

 Moduler l’heure d’arrivée des enfants en fonction de leur âge de façon à ne pas amputer le
temps de sommeil des petits. Commencer l’école à 8h00 est une bonne solution.
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 Aménager la pause méridienne :


o Ce temps doit être suffisamment long pour offrir à l’enfant une coupure suffisante
pour se ressourcer afin d’être à nouveau disponible aux apprentissages scolaires
l’après midi (minimum 2h),
Quand elle est plus courte, la durée de cette pause est en contradiction avec les
rythmes naturels des enfants,
o Les conditions de prise du repas ne sont pas toujours optimisées (le nombre d’enfants
dans la même salle, le temps pour manger, le bruit, la place de l’adulte durant ce
moment, une alimentation équilibrée),
o Un endroit pour dormir offert aux petits – Attention car nous sommes inégaux devant
le sommeil. L’école s’adresse à des groupes très hétérogènes composés de grands
dormeurs de nuit, de petits dormeurs de nuit, de grands dormeurs de jour, de petits
dormeurs de jour. Il convient d’en tenir compte en relation étroite avec les familles :
obliger à une sieste trop longue pour un petit dormeur de jour c’est décaler son
endormissement le soir. Ne pas forcer à s’allonger un enfant qui ne dort pas : lui
proposer une activité calme (livre, dessin…),
o Des activités adaptées à l’état de vigilance des enfants,
o Un temps pour des jeux libres et des activités non dirigées.

 Éviter l’arythmie sur la semaine - Garder une organisation régulière sans à coup (lever,
coucher, prises des repas à heure fixe…). La semaine de 4 jours ne favorise pas cette
régularité.
Les RYTHMES DE VIE des individus

Préconisations dans l’organisation du temps familial


 Réguler les temps de vie familiaux sur la semaine et le week-end en évitant les soubresauts,
 Coucher l’enfant à une heure fixe en fonction de son âge et essayer de garder cette heure
toute la semaine,
 Rester vigilant sur les besoins de sommeil de son enfant
o Le sommeil est indispensable pour un développement harmonieux d’un enfant. Il
permet la récupération physique et intellectuelle. Le sommeil permet de stabiliser les
connaissances. Ce n’est pas du temps de perdu. Bannir les expressions du type : « si
4/4
tu n’es pas sage je te mets au lit !»
 L’âge influe sur le sommeil : un lycéen dort en moyenne 7,5 heures alors qu’un enfant de 4
ans a besoin de presque 11h00 de sommeil.

Ces propositions concernent essentiellement l’enseignement primaire, au sein duquel l’aménagement des
différents temps éducatifs devrait prendre en compte l’âge des enfants.

* source DDCSPP Jura

DJSCS Guadeloupe pour le Groupe d’Appui départemental- GAD Guadeloupe