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Liberté d’expression versus xénophobie et incitation a la haine

L’assassinat du realisateur neerlandais iconoclaste Theo Van Gogh par un terroriste islamiste a
fait vasciller les pays-Bas en 2004. Car, au-dela d’un home, c’est une des libertés
fondamentales qui a été prise pour cible.

Arrière-petit – neveu du peitre célèbre, Teo van Gogh était un cineaste connu par ces
provocations. Il s’attaquait su politiquement correct, aux chétiens, aux jiufs et aux musumans,
qu’il qualifiait de «baiseurs de chevres». Le cinéaste incarnait la libre pensée qui constituait
pour beaucoup aux Pays-Bas le contract social de leur Etat, crée en XVI siècle après les
guerres religieuses. En 2004, il a été tué par un agresseur de l’origine marocaine. Un texte de
plusieurs pages «au nom d’Allah le Misericordieux» a ete planté par un couteau dans sa
poitrine.

Ainsi, un problème se pose a savoir si la liberté d’expression, durement acquis par la civilization
a travers les les guerres religieuses sanglantes et la suppression des couches sociales plus
faibles, grace a l’émergence de la tradition laïque et democratique, peut-etre limitée par des
propos, jugés provocateurs, xénophobes et incitant à la haine?

Pour répondre a cette question tout d’abord on va voire comment la liberté d’expression est
devenu l’une des liberté fondamentales, quelles sont les limitations traditionnelles de cette
liberté pour examiner quelle sont les defis contemporains à cette liberté et s’elle pourrait être
restreinte.

A. La liberté d’expression, part du patrimoine des societé civilisée

Dans cette partie on va aborder l’aspect historique de la liberté d’expression, comment ell est
devenue une liberté fondamentale et les limites traditionnelles de cette liberté.

1. La liberté d’expression est la liberté fondamentale

Si l’on examine la liberté d’expression en retrospective, on peux trouver les origines de cette
liberté dans l’histoire de l’Europe. Il s'agit d'une émergence de la tradition laïque, repoublicaine
et démocratique vers la fin du 18ème siècle. Auparavant, une telle liberté était réservée aux
autorités royales ou religieuses.
A la fin du 18ème siècle, la liberté a été inscrite dans deux constitutions, une de chaque côté de
l'Atlantique, aux Etats-Unis1 et en France2.

Il ne s'agissait pas seulement de la liberté de chacun d'exprimer sa pensée, ses idées, ses
croyances, mais aussi du droit de la presse d'informer et de distribuer de telles pensées sans
restrictions de la part des autorités.

Apres la seconde guerre mondiale cette liberté a ete fixee dans plusieurs textes internationaux
fondamentales, telles que La Declaration des droits de l’hommes de l’ONU3, la Convention
européene des droits de l’homme 4 (CEDH), aisi que dans plusieurs textes nationaux, dont
presque toutes les Constitutions des pays modernes, que ce soit un Etat ou la majotité de la
population se déclare chretienne5, arabe6, jiuve7, buddhiste8 etc.

En outre, on a créé des institutions internationals speciales, chargés de la protection des liberté
fondamentales, dont la liberté d’expression. Parmi eux on peut citer la Cour Européene des
Droits de l’Homme, juridiction internationale compétente pour statuer sur des requêtes alléguant
des violations des droits civils et politiques énoncés par la Convention européenne des droits
de l’homme.

2. Les limites traditionnelles de la liberté d’expression

La liberté d'expression est un droit fondamental, mais est-ce qu’il s'agit vraiment d'un droit
absolu?

Ainsi, l’un des premier texte, fixant la liberté fondamentale, la Declaration des droits de l’homme
fixe des limites a chaque liberté. L’article 4 dit: «La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne
nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que
celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces
bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi». Un autre document de l’ONU, le Pacte

1
Le premier amendement de 1789 a la Constitution de 1776 - « Congress shall make no
law...abridging the freedom of speech»
2
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Art. 11 « tout citoyen peut...parler, écrire,
imprimer librement »
3
Art. 19 « Tout individu a droit à la liberté d'expression...sans considérations de frontières »
4
Art. 10: « Toute personne a droit à la liberté d'expression...sans qu'il puisse y avoir ingérence
d'autorités publique et sans considération de frontières »
5
Tous les pays de l’UE
6
Par ex. Constitution d’Algerie Art.35 «La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont
inviolables»
7
Par ex. Fixée dans Déclaration d'indépendance de l'État d'Israël
8
Par ex. Constitution de Japon Art. 21 «Liberté de reunion est garantie ainsi que la liberté
d’expression…»
international relatif aux droits civils et politiques de 1966 statue dans l'article 19 §3: "L'exercise
des libertés…peut…être soumis à certaines restrictions…expressément fixées par la loi…" en
particulier "respect des droits ou de la réputation d'autrui".

La liberté de tout dire et dans n'importe quelle situation pourrait restreindre la liberté d'autrui, en
lui infligeant des dommages directs ou indirects. Ce principe a été respecté par la suite,
notamment au 20ème siècle et d'abord dans la Convention européenne des droits de l'homme,
dont l'article 10 §2 précise que: "L'exercise de ces libertés…peut être soumis à certaines
formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi…"

Donc, on peut reprendre cette idée par un proverbe célèbre: la liberté des uns s'arrête là où
commence celle des autres. Mais, cette solution est-elle satisfaisante, n’est-elle pas trop vague
ou peut-elle etre concretisée?

B. Restrictions des idées incitatant à la haine raciale et religieuse

Comme dans beaucoup de pays d’aujourd’ hui on fait face au problème d’intégration des
minorités dans l’espace social, les questions des des propos xénophobes ainsi que des limites
de la liberté d’expression sont devenues très populaires. Dans la partie qui suit on va examiner
si la liberté d’expression peut etre restreinte lorsque les idées diffusées sont jugées offensives
par rapport aux autres members de la société.

1. Restrictions legislatives des idées jugées offensives par rapport aux autres members de
la société

Sur le plan international, l’ONU a adopté en 1965 la Convention international sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination raciale, qui imposent à chaque Etat d’interdire la
discrimination raciale, mais ce qui est plus interessant - de declarer punissables par la loi toute
diffusion d’idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale, toute incitation à la discrimination
raciale,... Donc, la Convention défende non seulement la discrimination, mais aussi l’incitation,
quand meme sans préciser en quoi elle consiste. Il est a noter que, malheureusement, la
Convention n’a pas de force obligatoire et il n’existe aucun mécanisme international spécial qui
veille sur le respect de cette Convention. Il est aussi important que cette Convention a été
adopté juste à la fin de l’ère colonial, ainsi, elle fixe un état des choses de cette époque-là. Il
était important de defender la dicrimintion, mais personne ne pensait à cette époque que meme
des propos xénophobes pouvaient déclencher des crises dans la société, parce qu’ on ne
faisait pas face à une telle interdependence et mélange de cultures et traditions juridique
différentes.
En ce qui concerne la jusprudence européene, Cour Européenne des Droits de l'Homme a
statué en 1999 que «La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou «
idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi
pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et
l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique » 9 . La, on voit
clairement que l’esprit laique européen préfere surtout la liberté d’expression, en préconisant le
pluralism et la tolerance, aux restreintes quelconques de cette liberté.

Un autre texte européen parrait intéréssant dans ce cas-la, c’est le Protocole additionnel à la
Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et
xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques. Là, il s’agit surtout d’Internet, mais
le fait de faire passer ce Protocole est important pour defender toutу propaganda haineuse.

2. La necessité de restreindre la liberté d’expression

Comme on a vu, il n’existe pas de texte international, qui fixe des normes strictes et bien
developpées a propos de la restriction de la liberté d’expression des idées xénophobes et
incitant a la haine racial ou religieuse pour que des issues des pays différent et portant la
civilisation différente puissant vivre en paix ensemble. C’est une question brulante non
seulement en Europe, qui s’est heurtée aux problèmes d’intégration des immigrants,
essentiellement issus du monde arabe, mais aussi en Russie, qui a été un pays multicultural
depuis des siècles, mais qui fait face aujourd’hui à la montée des idées xénophobes.

On juge maintenent en Pays-bas M. Geert Wilders, député néerlandais d'extrême droite, agé de
47 ans, qui est poursuivi pour avoir notamment qualifié l'islam de "fasciste" et réclamé
l'interdiction de la vente et de la lecture du Coran, comparé au livre "Mein Kampf" d'Adolf Hitler.
En mars, 2008, M. Geert Wilders, a publié un vidéo anti-islamique contestable sur YouTube. Il
le fait parce que une note, qui restait sur le corps de M. Van Gogh, tué en 2004, comprenait
aussi une liste de futurs victimes, annonçant la mort de la députée Hirsi Ali, ainsi que de son
copain du “jihad anti-islamique libéral”, Geert Wilders.

Est-ce que va continuer lontemps ainsi, les uns incitant la haine, et les autres tuant les
provocateurs?

9
Arrêt de 1999, no 29183/95
Bibliographie

Constitution des Etats-Unis

Declaration des droits de l’hommes de l’ONU

Convention européene des droits de l’homme

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Convention international sur l’élimination de toutes les formes de discrimination racial

Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de


nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques

Constitution d’Algerie

Constitution de Japon