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Jean Racine Poète tragique français (La Ferté-Milon 1639-Paris 1699).

Jean Racine
Rival de Corneille, de son temps comme dans les esprits du public d'aujourd'hui, Jean Racine
reste le maître de la tragédie classique française. Ses pièces campent, dans un décor antique,
des héros intemporels, victimes sublimes de leurs passions incontrôlables. Le héros racinien
aime quelqu'un qui en aime un autre, dans une succession terrible à l'issue fatale.
Jeune homme pauvre qui parvint à la faveur du roi Louis XIV, Racine connut une promotion
sociale considérable. Sa religion, empreinte de la morale austère du jansénisme de Port-Royal,
fut l'autre grande affaire de sa vie.

Famille
Appartenance à la moyenne bourgeoisie. Mort de la mère, puis du père de Racine, alors que
celui-ci n’a que deux puis quatre ans.
Premier succès
Andromaque (1667), un triomphe qui, de l’avis général, impose désormais Racine comme
l’égal de Corneille.

Évolution de la carrière Perfectionnement du dispositif tragique jusqu’à l’apothéose


de Phèdre (1677) puis long silence du dramaturge, promu la même année historiographe du
roi ; adieu définitif au théâtre après les créations d’Esther (1689) et d’Athalie (1691), deux
tragédies bibliques commandées par Mme de Maintenon, pour les jeunes filles pensionnaires
de la maison de Saint-Cyr. À la suite de quoi, composition de cantiques liturgiques (1695),
rédaction de l’Abrégé de l’histoire de Port-Royal (1696) et attention toute particulière de
Racine à la nouvelle édition de ses œuvres dramatiques (1697).

Mort Le 21 avril 1699 à Paris. Inhumation à Port-Royal-des-Champs et, après la destruction


de l’abbaye en 1711, transfert des cendres à l’église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris.

1.1.2. La carrière théâtrale

Rejetant la morale austère de Port-Royal et soucieux de considération mondaine et de gloire


officielle, Racine s'oriente d'abord vers la poésie de cour : une maladie que contracte
Louis XIV lui inspire une Ode sur la convalescence du Roi (1663). Il récidive aussitôt avec la
Renommée aux muses. Le duc de Saint-Aignan (1607-1687) l'introduit à la cour, où il
rencontre Molière et Boileau. Lorsque Colbert fait distribuer des gratifications annuelles aux
écrivains, Racine figure parmi les bénéficiaires. C'est alors qu'il se tourne vers le théâtre.

Les débuts et la brouille avec Molière


Le 20 juin 1664 est créée la première tragédie de Racine : la Thébaïde, qui n'obtient qu'un
succès d'estime (douze représentations en un mois), bien que la troupe de Molière ait monté la
pièce avec soin.
Suit Alexandre le Grand, que joue d'abord la troupe de Molière, en 1665. Insatisfait des
acteurs, Racine n'hésite pas à remettre sa pièce à la compagnie rivale, celle de l'Hôtel de
Bourgogne, ce qui lui vaudra la brouille définitive avec Molière.

Succès côté cour … et côté jardin

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Racine, Oreste et Hermione
L'année suivante, il publie la Lettre à l'auteur des « Hérésies imaginaires », contre son ancien
maître janséniste Pierre Nicole, qui venait de condamner le genre théâtral. Pourtant, le jeune
dramaturge, enivré de ses succès, entend bien persévérer dans la voie criminelle du théâtre. La
rupture avec Port-Royal est alors consommée.
En 1667, Andromaque est créée dans les appartements de la reine, puis jouée à l'Hôtel de
Bourgogne. Cette fois, le succès est immense. Désormais, Corneille sait qu'il a un rival.
L'amour du théâtre est propice aux liaisons avec les comédiennes : Racine s'éprend d'abord
de la Du Parc, qui le paie de retour, puis de la Champmeslé, qu'il fait débuter à l'Hôtel de
Bourgogne dans le rôle d'Hermione au printemps 1669. Cependant, ce n'est pas sur lui-même
que Racine a étudié les effets et les ravages de l'amour-maladie : son imagination, sa
sensibilité, son talent ont fait leur office. Son œuvre n'est pas une confidence.

La décennie glorieuse
Racine, les Plaideurs
En 1668, Racine écrit ce qui sera son unique comédie, les Plaideurs. Mais c'est surtout
avec Britannicus (1669) – dans lequel, en prenant pour sujet et pour cadre l'histoire romaine,
Racine s'engage sur le terrain de prédilection de son rival, Corneille – que sa gloire devient
éclatante. Dès lors, il rencontre le succès avec chacune de ses pièces : en 1671 avec Bérénice,
en 1672 avec Bajazet, en 1673 (année où le poète est élu à l'Académie française)
avec Mithridate, en 1674 avec Iphigénie en Aulide. Trois ans plus tard, Racine fait éditer son
théâtre et donne Phèdre. Louis XIV lui octroie alors une gratification exceptionnelle de
6 000 livres et le charge, avec Boileau, d'être son historiographe.
Chacune des pièces de Racine fit lever cabales, libelles, parodies et pamphlets, qui
témoignèrent à la fois de ses succès et de l'acharnement d'une opposition qui ne désarma pas.

Au service du roi
Négligeant désormais le théâtre que la cour, de plus en plus dévote, voit d'ailleurs avec moins
d'enthousiasme, Racine joue sans hésiter son rôle d'écrivain thuriféraire du roi. Cela lui vaut,
en retour, d'être parmi les familiers de la cour, d'avoir un logis à Versailles, et ses entrées dans
le cercle privilégié que le roi réunit à Marly. En 1678, il suit Louis XIV dans ses campagnes.
Sa production d'historien reste cependant mince ; on lui devra surtout un Éloge historique du
Roi sur ses conquêtes (1684) et une Relation du siège de Namur (1692). Réconcilié avec Port-
Royal (il laissera un Abrégé de l'histoire de Port-Royal, posthume), Racine entre en 1683 à
l'Académie des inscriptions et se trouve, avec Boileau encore, chargé de préparer les
inscriptions latines que le roi fait graver au-dessous des peintures qui décorent Versailles. Il
achète en 1690 une charge de gentilhomme ordinaire de la chambre.

Inspiration sacrée
Costume de MlleDumesnil dans le rôle d'Athalie
Durant cette période, Racine jouit également de la protection de Mme de Maintenon. Celle-ci
avait ouvert à Saint-Cyr une institution pour jeunes filles nobles démunies. Afin de leur faire
pratiquer le chant, le jeu théâtral, et leur donner en même temps des divertissements édifiants,
elle commande au poète des tragédies religieuses. Racine revient donc au théâtre mais à un
théâtre d'inspiration sacrée : il écrit Esther, créée à Saint-Cyr en 1689 en présence du roi et
très appréciée du public de cour, puis Athalie (1691).
Autographe de Jean Racine

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Un zèle imprudent pour Port-Royal à une époque où la persécution se faisait sentir le met en
délicatesse avec Mme de Maintenon et en demi-disgrâce à la Cour. Après avoir souffert d'un
abcès au foie, Racine s'éteint le 21 avril 1699. Louis XIV lui accorde la sépulture à Port-
Royal.

2.2.1. Une inspiration profane, puis chrétienne

Mlle George dans Iphigénie de Racine


Comparée à l’œuvre de ses contemporains, tels Corneille ou Molière, la production de Racine
est moins abondante. Il n’écrivit que douze pièces au total ; mais quelles pièces !
L’ensemble s’articule en deux volets : les tragédies de la période théatralement féconde, avec
la parenthèse d’une seule comédie, les Plaideurs (satire visant le monde judiciaire) ; puis les
deux tragédies d’inspiration biblique, Esther et Athalie, pièces de circonstance mais
traductions personnelles d’un retour à la foi.
Les grandes tragédies de la période la plus créatrice, aux thèmes non-religieux, permettent de
définir les caractéristiques du théâtre racinien : un respect des règles qui ont conditionné l’art
classique, une évolution dans le traitement des personnages et de l’action qui rompent avec la
tradition des pièces héroïques ou exemplaires, l’obsession de représenter des passions
exacerbées, enfin une fluidité musicale du langage.

2.2 Le respect rigoureux des règles classiques


Contrairement à Corneille, Racine respecte sans difficulté ces contraintes héritées du théâtre
antique et codifiées par Boileau dans son Art poétique : « Qu’en un lieu, un seul jour, un seul
fait accompli tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli ». Dans la préface de Britannicus, il se dit
partisan d’« une action simple chargée de peu de matière, telle que doit être une action qui se
passe en un seul jour et qui, s’avançant par degrés vers sa fin, n’est soutenue que par les
intérêts, les sentiments et les passions des personnages ». Il n’a jamais dérogé à ces
obligations.

L'exaltation des sentiments est toute l'action


Phèdre déroule dans le cadre d’une journée les événements qui mènent la jeune épouse du roi
Thésée à déclarer son amour à son beau-fils puis à se donner la mort au retour de son mari.
Ou bien, dansAndromaque, ce même délai permet au roi Pyrrhus d’hésiter entre deux
femmes, Hermione et Andromaque, de choisir la seconde et de périr des coups portés par un
homme armé par la femme abandonnée.
La représentation de sentiments exaltés et l’arrivée d’événements dramatiques et sanglants ne
créent pas une multitude d’éléments disparates ; tout repose sur une ligne simple qui suit son
évolution, depuis l’exposition jusqu’au dénouement.

Captiver avec rien ?


Poussant la règle des trois unités jusqu’à son utilisation la plus minimale, Racine a même
imaginé une action réduite à des faces à face et à une séparation du couple principal sans
qu’intervienne aucun rebondissement. C’est le cas de Bérénice où la reine de Judée, Bérénice,
et l’empereur de Rome, Titus, sacrifient leur amour aux intérêts de l'État. Dans sa préface à
cette tragédie, Racine explique vouloir : « faire une tragédie avec cette simplicité d’action qui
a été si fort du goût des anciens […] Il y en a qui pensent que cette simplicité est une marque

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de peu d’invention. Ils ne songent pas qu’au contraire toute l’invention consiste à faire
quelque chose de rien ». Il s'agit pour lui en effet d'« attacher durant cinq actes leurs
spectateurs par une action simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des
sentiments et de l’élégance de l’expression. » Ainsi s’oppose-t-il aux auteurs dont les pièces
accumulent les incidents et les coups de théâtre…

2.3 Le respect du contexte antique

Quelques exceptions
Racine, Bajazet, acte I, scène I
D’une manière paradoxale, le théâtre classique – et surtout le genre de la tragédie – place sa
modernité dans une transposition des actions et des sentiments dans un contexte antique. Les
pièces doivent le plus possible puiser dans la mythologie gréco-romaine, les tragédies des
Anciens ou les faits relatés par les historiens grecs et latins. Racine a plusieurs fois dérogé à
ce principe.
L’action des Plaideurs se passe de son temps, puisque c’est une charge contre la justice telle
qu’il l’a connue (même si la trame est inspirée des Guêpes d’Aristophane), mais cela est
admis dans le registre comique, genre moins noble.
Plus inattendu : l’action de Bajazet a lieu au XVIIe siècle, mais en Turquie. Dans sa seconde
préface, Racine soutient que la distance géographique a le même sens que la distance dans le
temps (« On peut dire que le respect qu’on a pour les héros augmente à mesure qu’ils
s’éloignent de nous [… ] L’éloignement des pays répare en quelque sorte la trop grande
proximité des temps »). Enfin, les deux tragédies tardives, Esther et Athalie, ont prennent
leurs sources dans les « Saintes Écritures » – ce qui est une autre forme d’éloignement.

Sous le masque de l'Antiquité gréco-romaine


Racine, Andromaque, acte II, scène II
L’Antiquité reste dominante. Cette Histoire ancienne, et ses auteurs – historiens et
dramaturges,- Racine les connaît parfaitement. Dans les préfaces de ses pièces, il dispute à
distance avec ceux qui contestent telle ou telle transposition et les contredit avec une
imparable érudition. Si l’on examine les sujets des huit pièces « antiques », on constate que
l’histoire et la mythologie grecque l’emportent, de peu, sur les sujets romains. Quatre
pièces, la Thébaïde (qui s’inspire du mythe d’Antigone et de ses
frères), Andromaque, Iphigénie et Phèdre suivent d’assez près des sujets traités par les
grands auteurs grecs. Alexandre le Grandrelève, comme son titre l’indique, de l’histoire
hellénique. En relation avec l’histoire romaine, il ne reste que trois
œuvres, Britannicus, Bérénice etMithridate.
Vu sous cet angle, le théâtre de Racine serait plus grec que romain. Mais les deux inspirations
se rejoignent dans une même vision poétique du passé, un temps à la fois réel et idéalisé,
authentique et imaginaire où l’on peut à la fois interroger l’Histoire et transposer le présent
d’une façon masquée.
Julia Bartet dans Bérénicede Racine
D’une façon indirecte, Racine, dans sa préface à Iphigénie, reconnaît que l’Antiquité recèle
une traduction de l’actualité : « J’ai reconnu avec plaisir, par l’effet qu’a produit sur notre
théâtre, tout ce que j’ai imité ou d’Homère ou d’Euripide, que le bon sens et la raison étaient
les mêmes dans tous les siècles. Le goût de Paris s’est trouvé conforme à celui d’Athènes.
Mes spectateurs ont été émus des mêmes choses qui ont mis autrefois en larmes le plus savant

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peuple de la Grèce. » Les contemporains de Racine y voyaient même parfois des allusions
transparentes à des personnages de la Cour…

2. 4 La passion mise à nu
Racine a parfois affirmé que son théâtre était une école de vertu. Si cela est vrai pour ses deux
dernières tragédies, Esther et Athalie, il n’en est rien pour ses principales tragédies. Toutes, et
surtout ses chefs-d’oeuvre les plus célèbres, donnent à voir la passion amoureuse dans sa
violence la plus incontrôlable. Chez les amants raciniens, il n’y a plus de morale, plus de
religion, plus d’interdit – même si certains commentateurs discernent en arrière-plan un sens
caché du péché et d’un Dieu chrétien jamais totalement effacé. Ces amoureux sont transportés
par leurs passions, jusqu’à la mort – la leur ou celle des autres.

Tous sont le jouet de leurs passions


Sarah Berhardt dans Phèdrede Racine
Phèdre défie les tabous en avouant son amour à son beau-fils et, ayant avoué sa faute, se
donne la mort. Hermione, dans Andromaque, se venge de ne pouvoir garder l’amour de
Pyrrhus et fait tuer par Oreste ce roi qu’elle devait épouser. Néron, dans Britannicus, fait
arrêter puis empoisonne son rival Britannicus dans l’espoir de posséder la jeune Junie. La vie
d’Iphigénie, promise au sacrifice, n’est qu’un jouet pour son père Agamemnon qui fait passer
l’ambition personnelle avant l’amour paternel. Roxane, la favorite du sultan, est prête à tout
pour l’amour du frère du sultan, Bajazet, qui feint de l’aimer ; découvrant qu’il la trompe, elle
le fait assassiner.
Bérénice et Andromaque sont les deux héroïnes raciniennes qui ne paieront pas de leur vie
leur passion pour un homme dont elles n’obtiendront rien : la première, parce que le couple
prend conscience du caractère impossible de leur amour ; la seconde, parce que la mort du roi
Pyrrhus qu’elle a séduit, tué à la demande de sa rivale Hermione, la transforme en reine
héritière malgré elle.

« Exciter la compassion et la terreur »


Racine, Andromaque, acte V, scène II
Pour Racine, le sujet, le territoire, l’objet même de la tragédie, c’est la passion. Et son but,
suivant la formule héritée d'Aristote, « exciter la compassion et la terreur, qui sont les
véritables effets de la tragédie » (préface d’Iphigénie). Mais sa grande nouveauté est de faire
de ses héros des personnages simples, crédibles, vraisemblables, ressemblant aux personnes
de son époque, à l’opposé des figures souvent boursouflées et excessives des tragédies
baroques.
Dès Andromaque, il affirmait que, suivant les conseils d’Aristote, les protagonistes ne
devaient être ni « tout à fait bons, ni tout à fait méchants » et tomber « dans quelque faute qui
les fasse plaindre sans les faire détester ». Aussi, chez lui, la représentation des plus violents
excès de la passion ne met-elle pas en cause le caractère éminemment humain de personnages
en proie à des émotions et des aspirations contradictoires. Héros et héroïnes sont déjà ce
qu’on appellera beaucoup plus tard anti-héros et anti-héroïnes.

2.5 L’extrême musicalité du vers racinien


Plus encore que les autres auteurs classiques, Racine est un poète. Ses alexandrins sont si
rythmés et musicaux qu’on a parfois soutenu que ses tragédies ne gagnaient rien à être jouées
et qu’il fallait les écouter comme des poèmes. Les mises en scène modernes nous ont prouvé

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le contraire : les scènes sont fortes, structurées, pas du tout fondées sur la seule incantation.
Mais, alors que Corneille et Molière ont une formation rhétorique et jouent volontiers avec la
forme du discours, Racine se place davantage à l’intérieur du flux de la conscience de ses
personnages et leur donne un langage plus fluide, où les mots se répondent dans une forme
d’assonance et de chant. Les propos sont en situation, participent à l’action mais peuvent être
aussi détachés, isolés, comme des phrases dont la beauté enchante et la profondeur
bouleverse.
Ainsi Phèdre se voyant tout haut à la place d'Ariane et menant un Hippolyte-Thésée :
« Et Phèdre au Labyrinthe avec vous descendue
Se serait avec vous retrouvée ou perdue. »
(Phèdre, acte II, scène V).
Ou Junie répondant à Britannicus :
« J’ose dire pourtant que je n’ai mérité
Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité »
(Britannicus, II, 3).
Balancements, symétries, juxtapositions de termes antinomiques (oxymores) et assonances
suggestives traduisent brillamment dans le vers racinien les impasses qui enferment, la fureur
qui transporte, l'effarement qui rend fou ; ainsi dans le célébrissime alexandrin d'Oreste
perdant la raison : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »
(Andromaque, V, 5).
La maîtrise du lyrisme stylistique donne au vers une mélodie prégnante propre à Racine.