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Sources d’information en chimie

analytique. Partie 1

par Christian DUTHEUIL


Président de la Société française pour le développement de l’information en chimie (SFDIC)

1. Besoins d’information en chimie analytique.................................... P 14 – 3


2. Moyens d’accès à l’information........................................................... — 3
2.1 Bibliothèque physique ................................................................................ — 4
2.2 Bibliothèque électronique........................................................................... — 5
2.3 Bibliothèque virtuelle .................................................................................. — 5
2.4 Outils de recherche d’information sur Internet ......................................... — 5
3. Sources primaires .................................................................................... — 6
3.1 Publications en série ................................................................................... — 6
3.2 Ouvrages ...................................................................................................... — 7
3.3 Publications encyclopédiques et compilations de données .................... — 7
3.4 Informations en texte intégral .................................................................... — 7
3.5 Chimie analytique dans les thèses............................................................. — 10
3.6 Chimie analytique dans les brevets ........................................................... — 10
3.7 Portails sur Internet ..................................................................................... — 10
4. Sources secondaires ............................................................................... — 11
4.1 Royal Society of Chemistry......................................................................... — 11
4.2 Chemical Abstracts Service ........................................................................ — 11
4.3 Institute for Scientific Information ............................................................. — 12
4.4 Fonds documentaires d’origine allemande............................................... — 12
4.5 Fonds documentaires d’origine française ................................................. — 13
4.6 Chimie analytique dans les fonds de la physique .................................... — 13
4.7 Chimie analytique dans les fonds de la métallurgie ................................ — 13
4.8 Chimie analytique dans les fonds biomédicaux ....................................... — 13
4.9 Chimie analytique dans les fonds multidisciplinaires de l’information
scientifique et technique ............................................................................. — 14
5. Sources factuelles ................................................................................... — 14
5.1 Propriétés physico-chimiques et thermodynamiques.............................. — 14
5.2 Données spectroscopiques et cristallographiques ................................... — 14
5.3 Données de chromatographie .................................................................... — 15
5.4 Données nucléaires ..................................................................................... — 16
5.5 Cinétique et réactions chimiques ............................................................... — 16
5.6 Données de génomique et de protéonique............................................... — 16
5.7 Données sur les micro-organismes ........................................................... — 16
5.8 Données d’environnement, de toxicité et de sécurité .............................. — 19
5.9 Données sur les matériaux ......................................................................... — 19
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. P 15

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SOURCES D’INFORMATION EN CHIMIE ANALYTIQUE. PARTIE 1 __________________________________________________________________________________

our le spécialiste d’un domaine, la connaissance des sources d’information


P disponibles est aussi importante que l’accès aux mises au point périodiques
sur l’état de son art. Pour un scientifique ou un ingénieur intéressé par la mise en
œuvre d’une technique hors de ses compétences, s’il est relativement facile de
se documenter sur les aspects théoriques de cette technique, il est plus délicat
de recueillir un avis sur sa pratique, ses limites et d’avoir accès aux données de
qualité permettant une bonne interprétation des résultats.
Les accès à l’information en chimie analytique, comme dans tout autre domaine,
reposent sur deux types de sources complémentaires, formelles et informelles.
● Parmi les sources formelles on distingue :

— les produits éditoriaux, dénommés sources primaires dans le langage


documentaire. Ils comprennent les périodiques (revues et journaux), les lettres
d’information et bulletins de liaison, les ouvrages en publication individuelle ou
en collection… les brevets ;
— les produits signalétiques, dénommés sources secondaires en langage
documentaire, qui regroupent les revues de sommaires, les bulletins d’alerte, les
fonds documentaires imprimés que l’on peut interroger sous forme de banques
de données bibliographiques (Analytical Abstracts ; Chemical Abstracts) ;
— les compilations de données factuelles, les ouvrages encyclopédiques, les
catalogues industriels qui rassemblent une information élaborée, sélectionnée,
voire validée. Ils sont parfois désignés sous le terme de sources tertiaires.
La diffusion des informations emprunte les différentes formes physiques du
support complémentaires ou concurrentes. Depuis la fin des années 1990, les
supports électroniques ont eu un essor rapide, notamment sous l’impulsion du
développement exponentiel du réseau Internet, au détriment des formes micro-
graphiques et magnétiques qui sont éventuellement réservées dans les biblio-
thèques et centres de documentation à l’archivage des parties anciennes, quand
elles représentent un patrimoine intellectuel. La forme imprimée, encore très
liée à la culture de la majorité des professionnels actifs, demeure vivace pour la
diffusion des périodiques. Cependant, des périodiques totalement électroniques
ou comportant des parties exclusivement électroniques se développent.
● Les sources informelles sont basées sur des réseaux de relations humaines
entre sociétés savantes, associations de spécialistes, organismes profession-
nels… qui œuvrent pour un but scientifique ou technique précis. La connaissance
des buts et objectifs de ces organismes, ainsi que de leurs produits de communi-
cation (publications, réunions, congrès… site Web) permet d’établir un contact
avec l’expert idoine, détenteur de la compétence pour répondre à une question
(orientation documentaire) ou pour aider à résoudre un problème donné (évalua-
tion, jugement critique). Jusqu’à l’avènement de l’ère Internet, les sources infor-
melles ont été exploitées essentiellement par les spécialistes du domaine.
Aujourd’hui de puissants outils de recherches (moteurs, métamoteurs et portails)
en facilitent l’accès à tous. Ces sources sont identifiées par leur thématique.
Les producteurs d’information spécialisés en chimie analytique sont souvent les
mêmes organismes, représentatifs de la profession d’analyste, que l’on peut sollici-
ter pour l’information informelle. Les sociétés savantes et associations ont d’ailleurs
été constituées autour de la nécessité d’échanger des informations et des avis, de
collationner des données. C’est ce que relate l’histoire de la chimie analytique.
Le cadre de cet exposé ne permet pas de détailler les définitions, classifica-
tions techniques et typologies des données et des sources d’information.
D’autres articles des Techniques de l’Ingénieur [1] [2] [3] [4] pourront être utile-
ment consultés par le lecteur.

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1. Besoins d’information — primaires : publications en série (journaux, périodiques) et


ouvrages imprimés et banques de données en texte intégral (BDT) ;
en chimie analytique — secondaires : fonds documentaires et banques de données
bibliographiques (BDB) ;
(0)
— factuelles : compilations et banques de données numériques
et factuelles (BDF).
Abréviations D’autres sources doivent être sollicitées. Pour les aspects maté-
riels, sur les appareillages, sur les produits et les matériaux, ce sont
AN Annuaires et répertoires les notices techniques (NT) et les catalogues industriels (CI).
BDB Banques de données bibliographiques Pour les offres de service et les aspects personnels, ce sont les
BDF Banques de données factuelles banques d’opportunités (BDO), les répertoires et annuaires (AN).
BDO Banques d’opportunité Il convient à chacun, selon ses compétences et ses besoins, de
procéder à une évaluation et à une sélection des sources ; d’en éta-
BDT Banques de données en texte intégral blir une hiérarchie basée sur un taux de satisfaction personnel. La
CI Catalogues industriels subjectivité et les contingences (matérielles, économiques, voire
culturelles – langue –) ne sont pas absentes de cet acte. Aussi, au
NT Notices techniques niveau des généralités, il est uniquement possible de dresser un
SI Sources informelles tableau qui constitue un guide de réflexion et d’orientation
(tableau 1).
Web_Prof Site internet professionnels (Assoc.)
Web_Soc Site internet entreprises
Web_Org Site internet Organismes officiels
Web_Port Site portail Internet
2. Moyens d’accès
à l’information
L’étude de la structure du domaine facilite l’établissement d’un
inventaire des sources d’information. La chimie analytique n’est pas L’information est immatérielle. Depuis l’origine des bibliothèques
uniquement un sous-ensemble de la chimie. En tant que discipline, scientifiques, elle est collectée pour constituer des sources qui
elle jouit d’une autonomie qui élargit son implication aux domaines demeurent l’élément essentiel de la chaîne d’accès.
connexes. Ceux-ci l’utilisent pour l’identification, qualitative et
quantitative, des produits ou des éléments les constituant. La métal-
lurgie, les sciences biomédicales et les sciences de l’environnement
sont ainsi concernées. Mais en premier lieu, les propriétés des pro-
duits et les principes des méthodes qui sont mis à profit dans ACCÈS
l’approche analytique sont étudiés et définis par la physique et la
chimie. La chimie analytique est en fait une approche transversale, Imprimé
comme la science des matériaux avec laquelle elle présente un cer- Lettre
Micrographique
Téléphone
tain recouvrement (figure 1). Magnétique
Télécopie
Optique
Les besoins en matière de chimie analytique peuvent être de Courrier électronique
Électronique
Congrès et salons
nature très différente selon qu’ils sont exprimés par un spécialiste Courtage
du domaine ou par un utilisateur occasionnel d’autres disciplines ;
selon qu’ils se rapportent à la recherche ou à l’analyse de routine,
pour des résultats qualitatifs ou quantitatifs. SOURCES FORMELLES SOURCES INFORMELLES
Les sources informelles de données (SI) peuvent être consultées SOURCES PRIMAIRES
pour tout type de problème (figure 2). En revanche, dans chaque SOCIÉTÉS SAVANTES
Journeaux et périodiques
source formelle, les données sont collectées selon un cahier des Lettres d’information
charges qui dépend de la définition de sa couverture. Les différents Bulletins de liaison
aspects de la chimie analytique ne sont pas pris en compte de la Livres ASSOCIATION
Monographies DE SPÉCIALISTES
même manière selon que ces sources sont : Brevets
— spécialisées, généralistes ou multidisciplinaires ;
ORGANISMES
SOURCES SECONDAIRES PROFESSIONNELS
Bulletins d’alerte
Profils documentaires
Banque de données CENTRES DE
SCIENCES bibilographiques DOCUMENTATION
PHYSIQUE MÉTALLURGIE CHIMIE BIOMÉDICALES ENVIRONNEMENT SPÉCIALISÉS

Chimie analytique SOURCES TERTIAIRES


Science des matériaux
Compillations CENTRES TECHNIQUES
Monographies factuelles
Banques de données
Réaction numériques
Caractérisation Pharmacologie Toxicologi e Encyclopédies
Principes Caractérisation EXPERTS
qualitative Dosages Hygiène Catalogues industriels
Théories Corrosio n
Dosages biologiques Pollution

Figure 1 – Domaine de la chimie analytique Figure 2 – Les sources d’information

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Tableau 1 – Types d’informations recherchées en chimie analytique


Nature du besoin Informations recherchées Nature du besoin Informations recherchées
MÉTHODOLOGIE Dans BDT et leurs signalements TRAITEMENT DES RÉSULTATS Dans NT :
. principe physique dans BDB : . étalonnage (méthode, pratique)
. propriétés mises à profit . méthodes existantes . acquisition des données
. contexte (échantillonnage, . nouvelles méthodes collecte-intégration
étalonnage…) . nouveaux développements des méthodes . logiciels :
connues — d’apprentissage
. mises au point périodiques — d’interprétation
. applications développées
. applications potentielles — de modélisation-simulation
. une méthode envisagée a-t-elle déjà été — d’automatisation
utilisée pour un produit donné ? Dans CI :
. quelles méthodes ont déjà été utilisées . produits pour analyse
pour analyser un produit donné ? grade-fournisseur
Dans SI : . matériaux de référence
. méthodes recommandées caractéristiques-fournisseur
. applications, limites, fiabilité Dans BDF :
Sur Web_Prof et Web_Org . interprétation données factuelles
de référence :
— monographiques
— spécifiques
TECHNIQUES Dans BDT-BDB : COMPÉTENCES Dans AN et BDO
. princeps . développements récents . recherche de spécialistes
. variantes . nouvelles variantes . recherche de laboratoires
Dans NT et CI : équipés
. performances : Sur Web_Soc, Web_Port
— amélioration et Web_Prof
— comparaison MANIFESTATIONS Dans AN spécialisés :
. applications SCIENTIFIQUES . réunions et congrès
Dans SI : ET PROFESSIONNELLES . journées techniques
. protocoles expérimentaux . salons
. mises au point périodiques . formations
. choix de la technique la mieux Sur Web_Prof et Web_Port
appropriée
. précision, fiabilité, limites pratiques
Sur Web_Soc et Web_Prof
APPAREILLAGE Dans NT et CI : ANALYTIQUE MÉTROLOGIQUE Dans BDF et AN :
. fabricants et fournisseurs . contrôle
. matériels et fournitures . résultats certifiés
. performances : → certification
— intrinsèques . résultats légalisés
— comparées → experts agréés
— apports innovants Dans BDT-BDB :
Dans SI : . réglementation
. rapport qualité/coût . normes et standards
Sur Web_Soc des fabricants professionnels :
et Web_Port — techniques
— protocoles expérimentaux
Sur Web_Org et Web_Port

La distribution de l’information s’adapte aux progrès techno- Pour les informations bibliographiques, les bibliothèques phy-
logiques qui provoquent une diversité des supports de l’informa- siques (pour le moins publiques) demeureront nécessaires. Le pro-
tion. La bibliothèque physique originelle s’est doublée d’une blème ne se pose pas pour les données factuelles, qui sont
bibliothèque électronique. Jusqu’à l’apparition d’Internet, ces sup- intemporelles mais dont la précision de la valeur évolue avec les
ports ont eu un impact limité aux délais et aux aspects économi- progrès de leur mesure ou de leur détermination.
ques. En revanche, Internet a démultiplié les sources possibles, ce
qui permet d’accéder à des données rares que les sources tradition- Dans ces bibliothèques, on manipule des objets matériels de tous
nelles ne compilent pas. Cette richesse s’accompagne de nouveaux formats ce qui pose des problèmes d’archivage (volume, éditions suc-
problèmes à résoudre dans l’exploitation des informations. cessives, conservation…) pratique et économique (bibliothéconomie).
L’accès à l’information est réduit par :
2.1 Bibliothèque physique — le caractère linéaire du stockage imprimé : la localisation est
identifiée par une référence connue (revues secondaires, outils docu-
mentaires) ou dans des compilations par produit ou par propriété ;
Les bibliothèques physiques disposent d’informations très ancien-
nes, antérieures aux processus de stockage ou de production électroni- — la disponibilité limitée à un utilisateur unique (procédures de
que. Pour des raisons économiques la prise en compte de l’antériorité consultation, prête interbibliothèques, reproduction…) ;
des informations ne remontera guère au-delà de la moitié du XXe siècle. — la nécessité d’un déplacement en bibliothèque.

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Ces contraintes sont toutefois compensées par l’absence de problème — la disponibilité immédiate des mises à jour pour l’utilisateur
de sécurité (surveillance et trace de consultations ; falsification des don- (diffusion via serveur FTP pour l’Intranet) ;
nées) et par l’encadrement de personnels compétents pour guider
— les alertes automatiques de l’utilisateur sur des critères qu’il a
l’accès, voire l’évaluation. L’information acquise par une bibliothèque
sélectionnés (push de l’information) ;
demeure accessible par la propriété attachée au support, même après
rupture du contrat avec le producteur ou arrêt du service par celui-ci. — la navigation dans l’information et entre les informations d’un site
ou dispersées sur des sites (liens hypertextes incluant les adresses url).

2.2 Bibliothèque électronique


2.4 Outils de recherche d’information
Les différentes technologies de diffusion électronique sont appa- sur Internet
rues progressivement (de la disquette magnétique aux disques
numériques). Les premiers produits étaient identiques aux produits
imprimés. Puis de nouveaux produits ont vu le jour avec des données L’accès à l’information sur Internet recourt à différents outils. Le navi-
organisées en fonction des possibilités techniques des supports gateur est utilisable, dans son aspect purement conceptuel, unique-
(combinaison de recherche à l’aide d’outils documentaires et du texte ment pour joindre une adresse url (Universal Resource Locator)
intégral, liens hypertextes, multimédia…). La compacité et la récupé- connue.
ration directe des données (édition, calcul, analyse) sont les princi-
paux atouts des éléments des bibliothèques électroniques. Les coûts L’adresse url identifie le site par les éléments suivants :
matériels de production et de distribution sont encore importants.
● Le protocole utilisé entre le Web et le navigateur pour échanger
Comme avec les produits imprimés, avec les produits électroniques,
l’information http:// (HyperText Transfer Protocol) pour la plupart des
on a des délais de fabrication et de diffusion qui retardent la disponi-
sources sollicitées, qui constitue le début de l’adresse (cette donnée
bilité des mises à jour. Les supports de distribution restent des objets
est en général implicite sur les navigateurs).
matériels qui nécessitent, pour être mis en œuvre, soit un poste dédié
à l’application, soit la multiplication des exemplaires. Les formats des ● Le serveur sous forme de world wide web.organisme.domaine :
différents produits utilisés ne sont pas toujours compatibles ce qui http://www.serveur.fr/. Le domaine est soit un code géographique
pose un problème d’équipement. Lorsque les produits sont cumula- (France : fr, Allemagne : de…), soit une catégorie (commercial : com,
tifs (données bibliographiques, Current contents, brevets), l’exploita- organisme sans but lucratif : org, organisme gouvernemental : gov,
tion dans de bonnes conditions demande un juke-box* ou une enseignement : edu…). Ces éléments peuvent être composés (univ-
banque de données. Lorsque les produits sont substitutifs (handbook, nom.fr). Cette adresse constitue le chemin absolu. Elle peut être com-
compilations), l’évolution chronologique est perdue rapidement. plétée pour accéder directement à un document (adresse relative).
* Juke-box : appareil permettant le stockage d’un ensemble de supports individuels de
même nature (CD-Rom) et les moyens de recherche et de sélection de celui contenant ● Le répertoire, les sous-répertoires et le nom du document sollicité :
l’information souhaitée. http://www.serveur.fr/repertoire/sous_repertoire/document.html.
Compte tenu de ces limites, le support électronique convient au
On peut accéder aux niveaux intermédiaires en limitant le chemin.
mieux pour les données encyclopédiques qui ne demandent pas de
mises à jour fréquentes. L’accès à l’information n’est pas définitive- Lorsqu’une fenêtre apparaît demandant un identifiant (login) et
ment acquis nécessairement. De plus en plus, les producteurs asso- un mot de passe (password), on sollicite un élément du Web invisi-
cient un droit annuel de licence au terme duquel les données ne sont ble. Cet élément ne sera pas retrouvé par les outils de recherche (il
plus accessibles. n’est pas indexé).
Pour palier les inconvénients techniques décrits, sont nées les
bibliothèques virtuelles. La plupart des adresses conduisent à des sites d’organisme. Il
existe d’autres types de site sur Internet : messagerie électronique
(mail), listes de diffusion (mailing-lists), forums de discussion
(newsgroups), serveurs ftp, flux RSS (Really Simple Syndication).
2.3 Bibliothèque virtuelle L’inscription sur une liste de diffusion spécialisée permet de recevoir
automatiquement dans sa messagerie électronique les nouvelles
informations relatives aux thèmes sélectionnés en général sur site
La bibliothèque virtuelle étend le concept d’information électroni- d’intégration. La participation à des forums est plus interactive. Les
que en supprimant le support de diffusion. Les données sont acces- problèmes de sécurité et de confidentialité sont cependant de pre-
sibles sur un centre de ressources externe (site Internet ou Extranet) mière importance.
ou interne (accès par réseau local ou Intranet) qui utilise en général
une technologie Web. L’équipement se trouve limité à un navigateur Un document sur Internet n’est pas uniquement l’information affi-
(Internet Explorer ou Netscape). L’antériorité des données cumulati- chée par le navigateur. Celle-ci constitue une image interprétée du
ves est faible. Cependant des sites archives se développent. Pour les fichier html original qui contient des informations complémentaires :
données substitutives, l’utilisateur a la certitude d’accéder aux don- origine du document, liens à d’autres pages ou à d’autres sites,
nées les plus à jour. Cet aspect primordial pour l’actualité de l’infor- auteurs, date de création ou de modification, éléments pour l’indexa-
mation peut poser problème dans l’utilisation référentielle des tion (tag, méta-tag).
données. Le coût de l’information est basé sur une licence d’utilisa-
tion (la notion de propriété a disparu avec le support). Les technolo- Pour identifier les adresses url on peut utiliser les outils présentés
gies d’exploitation de l’information sont sujettes à évolution rapide. dans le tableau 2.
Les formats des données ne sont pas encore stabilisés mais sont en
cours de standardisation. Les problèmes de sécurité de l’entreprise D’autres types d’outils existent qui permettent un traitement plus
(surveillance des échanges et trace des consultations ; pénétration approfondi :
du réseau ; introduction de virus informatique ; falsification des
données) et de confidentialité (requêtes transmises sur un réseau — de la requête : analyse linguistique et traduction ad hoc sur
public) freinent encore le développement professionnel d’Internet. les sites sélectionnés,

Toutefois des contre-mesures techniques existent (firewall, site tam- activation spécifique du moteur du site
pon). Ces limites sont largement compensées par les atouts que sont : sollicité ;

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— des réponses : analyses linguistiques, centres techniques. En chimie analytique, même si leur importance
catégorisation, n’est pas aussi flagrante que dans d’autres domaines, les thèses et
les brevets ne doivent pas être négligés.
classification,
cartographie.
Leur description dépasse le cadre de cet article. 3.1 Publications en série
Les annuaires, les moteurs et métamoteurs, les portails sont gra-
tuits et d’utilisation libre.
Les journaux et périodiques se partagent de la façon suivante.
On y accède par leur adresse url. Les autres outils sont en général
● Revues spécialisées :
des produits commercialisés. Les types d’outil ont été décrits plutôt
que les outils eux-mêmes qui évoluent (du point de vue technologi- — en chimie analytique (toutes méthodes confondues) ;
que, comme du point de vue économique) très rapidement au fil des — dans une méthode ou une technique spécifiques (tous domaines
versions. Les performances sont suivies et comparées dans des d’application) ;
publications spécialisées (imprimées [17] [18] ou sur le Web [18]). — dans un domaine d’application défini :
. consacré à l’analytique,
. tous aspects dont l’analytique.
● Revues générales :

3. Sources primaires — qui consacrent explicitement une rubrique à l’analytique ;


— qui publient des articles au gré de leur sélection sur leur
manuscrit.
Les deux principales sources primaires sont les publications en Considérant les différents domaines concernés et l’ensemble des
série et les ouvrages. Les sociétés savantes (Société française de types de revues, on estime à environ 1 500 le nombre des publica-
chimie ; American Chemical Society ; Royal Society of Chemistry ; tions en série (toutes langues confondues) dans lesquelles de
Deutsche Gesellschaft für Chemie DECHEMA) et les associations l’information en chimie analytique peut être retrouvée. Les listes des
professionnelles, pour la plupart, ont une activité éditoriale scienti- périodiques pris en compte par les revues secondaires (§ 4.2) per-
fique et technique importante. Elles sont souvent associées à des mettent d’établir une sélection.
éditeurs. Parmi ceux-ci, certains sont en propre producteurs de sour- Des « revues des sommaires » servent à identifier rapidement des
ces primaires en analytique (Springer Verlag ; Elsevier ; Wiley ; articles potentiellement utiles malgré l’insuffisance des mots des
Chapman & Hall). titres et des noms d’auteurs. Avec l’accès aux sommaires sous
Les presses universitaires de campus prestigieux aux États-Unis, forme électronique sur Internet, bien que tous les périodiques ne
Canada, Grande-Bretagne et Allemagne œuvrent principalement soient pas disponibles, les revues des sommaires en tant que pro-
dans l’édition de monographies et de comptes-rendus de congrès. duits éditoriaux disparaissent. Aujourd’hui seul Current Contents de
Les compilations de données sont le plus souvent réalisées en ISI demeure. Certains sites Internet et courtiers en information pro-
réseaux internationaux par des associations professionnelles et des posent des services ad hoc en la matière.
(0)

Tableau 2 – Outils de recherche d’adresses url


Outil de recherche Fonctionnalité de l’outil
Annuaire Répertoire dans lequel les adresses sont classées de manière thématique selon une arborescence
hiérarchique :
Scientific > chemistry > analysis > spectroscopy > mass spectra
Signet/Bookmark Fichier d’adresses url organisées selon une typologie. Disponibles sur certains sites, ces signets sont
récupérables (déchargés) sur le poste de travail de l’utilisateur. La création et la gestion des signets
sont intégrées aux navigateurs
Moteur Permet une recherche par thème ou par mots libres. Les performances d’un moteur dépendent des
de recherche traitements implicites qu’il permet sur les racines des termes de la requête, des possibilités d’établir
des formulations complexes (opérateurs booléens, troncature, zone d’information…), des critères
restrictifs (domaine, langue, date…).
Il existe des milliers de moteurs dont les performances évoluent rapidement. En général, les réponses
sont présentées selon un classement par pertinence. Elles se composent au minimum d’un titre, d’un
nom de site (et son url) et d’une phrase de contexte. On accède à l’information en activant le lien de
l’adresse url.
Certains moteurs sont spécialisés pour rechercher sur un type de serveur (ex. : forums).
Métamoteur Intermédiaire qui diffuse simultanément la requête à un ensemble de moteurs et collecte les réponses
(les dédoublonne en général). Les meilleures performances de chaque moteur sont mises à profit pour
ramener plus d’informations pertinentes qu’avec un seul moteur
Portail Site qui regroupe tous les types d’information et les fonctionnalités (annuaire, courrier, forum) qui
concernent un domaine (portail métier) ou un sujet (portail thématique). Les sites des associations
professionnelles et des sociétés savantes en sont le prototype
Site intégrateur (fédérateur, Regroupe les signalements d’information d’un même type et permet, à partir de sa seule adresse url,
concentrateur) l’accès aux données quelle qu’en soit la localisation par l’activation des liens. Les sites des agences
d’abonnement en sont le prototype
Agent de recherche (« intelligent ») Permet d’effectuer des tâches répétitives (veille) à la place de l’utilisateur, telles la consultation de sites
et la mise en œuvre d’une requête. De plus, il est capable d’explorer les pages liées, voire les sites liés.
Seule l’information nouvelle par rapport à l’interrogation précédente est rapatriée

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Les articles présentant un état de l’art sur un sujet sont également Les éditeurs, pour la plupart, ont leur site Internet décrivant leurs
recherchés tant par les spécialistes (pour lesquels ils constituent des produits et services.
marqueurs de l’évolution) que par les non-spécialistes (qui les con-
Lorsqu’un ouvrage est identifié, on peut simplement souhaiter sa
sultent pour leur culture scientifique). Ils sont souvent mis en exer-
consultation en bibliothèque. Il faut alors se reporter aux inventaires
gue dans les revues secondaires. Certains périodiques se
des bibliothèques, au catalogue collectif national, au catalogue des
consacrent exclusivement à ce type d’articles (tableau 3).
ouvrages étrangers reçus en France : Bibliographie nationale fran-
çaise (Chadwyck Healey France), Wilson Book Review Digest
(Chadwyck Healey France), BNB British National Library Books in
3.2 Ouvrages print et Books out of print (Butterworth & Co Ltd), Directory of libra-
ries and information professional (American Librarian Associa-
tion)… interrogeables en ligne, sur CD-Rom et sur Internet soit par
des sites autonomes, soit par des sites portails.
Les librairies spécialisées (ex. librairie Lavoisier, Eyrolles…) et les
éditeurs, quel que soit leur statut (privé, universitaire ou associatif)
publient des catalogues des ouvrages qu’ils éditent ou qu’ils diffu-
sent. Il suffit de déclarer son intérêt auprès de chacun pour les recevoir
(gratuitement) ainsi que leurs mises à jour (généralement trimestriel-
3.3 Publications encyclopédiques
les). Un grand nombre de ces catalogues sont également disponibles et compilations de données
à la consultation en ligne sur serveur, via le minitel en France et de
plus en plus via Internet. Ainsi l’American Chemical Society envoie à
ses membres et correspondants « News and best selling books » Les dictionnaires, encyclopédies, traités, handbooks… sont ras-
structuré en rubriques dont une consacrée à la chimie analytique. semblés dans cette catégorie dans laquelle il n’est pas toujours
facile de distinguer les éléments rédigés des données factuelles et
Les principaux éditeurs d’ouvrages en chimie analytique se
numériques. Elle se complète par les sources factuelles ([P 15, §1])
confondent avec les grands éditeurs scientifiques :
qui rassemblent les systèmes spécifiquement structurés en banque
— en France : Eyrolles, Technip, Dunod, Flammarion, J. Libbey de données. Avec le développement de la micro-informatique (envi-
Eurotext France, Lavoisier (Tech et Doc.) ; ronnement window, hypertexte) et des réseaux informatiques
— en Grande-Bretagne : Chapman and Hall, Pergamon Press, d’entreprise, les éditions imprimées traditionnelles sont désormais
Royal Society of Chemistry, Cambridge University Press, Clarendon, concurrencées par le CD-Rom particulièrement bien adapté (compa-
Oxford Press… cité et volume mémoire) à ce type de publication mêlant texte, gra-
— en Allemagne : Verlag Chemie VCH, Springer Verlag, phique et image et ne nécessitant pas de mises à jour très
Bertelsmann… fréquentes. La disponibilité en ligne sur serveur de banques de don-
— en Hollande : Elsevier, CID-TNO… nées, tend à disparaître au bénéfice de services Internet autonomes.
— aux États-Unis : Wiley, Mac Graw Hill, Van Nostrand Reinhold Le tableau 4, sans prétendre à l’exhaustivité, rassemble les princi-
Co, Academic Press, CRC Press, Kluwer, Lippincott… paux ouvrages.
(0)
Tableau 3 – Périodiques publiant l’état de l’art sur un sujet
3.4 Informations en texte intégral
Titre Éditeur
Advances in chromatography ............................ Marcel Dekker ■ Banques de données sur serveurs
Advances in enzymology.................................... Wiley
L’interrogation en ligne des périodiques scientifiques sur des ser-
Advances in IR and Raman Technology............ Wiley veurs de banque de données a constitué le premier moyen d’accès
en texte intégral. Toutefois, les informations textuelles sont seules
Advances in mass spectrometry........................ Pergamon Press
accessibles (y compris les données des tableaux et les notes). Les
Advances in radiation chemistry ....................... Wiley données graphiques ne peuvent être obtenues qu’à l’aide de com-
pléments technologiques. L’accès par Internet s’y substitue.
Analytical Chemistry (1)...................................... American
Chemical Society Sur les grands serveurs internationaux on trouve encore les
Analytical chemistry symposia series ............... Elsevier grandes encyclopédies précédemment citées (Wiley, Chapman &
Hall…), mais les CD-Rom pour une exploitation locale et les accès
Annual reports on NMR spectroscopy .............. Elsevier par Internet sont des solutions plus satisfaisantes.
Chemical reviews ................................................ American
Chemical Society ■ Sites Web des éditeurs et distributeurs

Chemical society reviews ................................... Royal Society L’accès aux textes contenus dans les périodiques est d’une très
of Chemistry grande efficacité pour l’utilisateur. La totalité de l’information tex-
tuelle et graphique est disponible dans une présentation strictement
Mass spectrometry reviews ............................... Wiley identique à la version imprimée (format pdf) ou dans une version
Physical reviews .................................................. American (format html) qui, par des liens hypertextes, permet :
Institute of — la navigation entre les informations, au sein d’un article ou
Physics entre différents textes ;
Review of scientific instruments ........................ American — l’ajout de commentaires ou de documents contextuels ;
Institute — l’accès aux résumés et aux textes intégraux des références
of Physics citées ;
Russian chemical review .................................... Académie des — l’activation de formules de calcul, avec substitution éventuelle
Sciences russe, des valeurs originales par des valeurs personnelles ;
RSC
— l’extrapolation ou l’interpolation de données sur des graphes
(1) Publie annuellement un état de l’art ou dans des tableaux de résultats…

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(0)

Tableau 4 – Quelques publications encyclopédiques et compilations de données


Titre Éditeur
ENCYCLOPÉDIES
Encyclopedia of analytical chemistry ..................................................................................................................................... Wiley
Chimie analytique quantitative de G. Charlot (en solution) ................................................................................................. Masson
Comprehensive analytical chemistry ..................................................................................................................................... Elsevier
Encyclopedia of polymer science and engineering/of glass and ceramics......................................................................... Wiley
Encyclopedia of science and technology ............................................................................................................................... Mc Graw Hill
Kirk-Othmer encyclopedia of chemical technology .............................................................................................................. Wiley
Official methods of analysts.................................................................................................................................................... Assoc. Analyt.
Chemists USA-Canada
Textbook of quantitative inorganic analysis de Vogel .......................................................................................................... Langman
Treatise on analytical chemistry de I.M. Kolthoff et P.J. Elving ........................................................................................... Wiley
COMPILATIONS
Analysis of drugs in biological fluids ..................................................................................................................................... CRC Press
Atlas des longueurs d’onde caractéristiques des bandes d’émission et d’absorption des molécules diatomiques ...... Hermann
Atlas of spectral data and physical constants for organic .................................................................................................... CRC Press
Bibliography of infrared spectroscopy through 1960 ........................................................................................................... NBS
Carbohydrate analysis de M.F. Chaplin et J.F. Kennedy ...................................................................................................... IRL Press Oxford
C-13 NMR spectroscopy .......................................................................................................................................................... Wiley
Desk book of infrared spectra ................................................................................................................................................. The Coblenz Society
Inc
Dictionary of organic compounds/of organometallic compounds/of amino acids, peptides, carbohydrates/of
antibiotics and related substances/of organophosphorous compounds/of alkaloïds/of drugs/of steroïds/of natural
products/of terpenoïds/of inorganic compounds .................................................................................................................. Chapmann & Hall
Dictionary of analytical reagents (5 000 réactifs)................................................................................................................... Chapmann & Hall
Forensic mass spectroscopy ................................................................................................................................................... CRC Press
Handbook of spectroscopy/of chromatography/of electrochemistry/of HPLC.................................................................... CRC Press
Handbook of chemistry and physics-HODOC-....................................................................................................................... CRC Press
Infrared spectra of inorganic compounds.............................................................................................................................. Academic Press
Instrumental data for drug analysis........................................................................................................................................ Elsevier
IUPAC solubilities data series ................................................................................................................................................. IUPAC
IUPAC chemical data series (Ka, Ki, pK, coef partage, E 1/2…)............................................................................................ IUPAC
IUPAC spectrometric data for colorimetric analysis ............................................................................................................. IUPAC
Journal of physical and chemical reference data.................................................................................................................. ACS, AIP, NBS-NIST
Knovel critical tables ................................................................................................................................................................ Knovel
Line interference in emission spectrographic analysis......................................................................................................... Elsevier
Mass spectrometry of pesticides and polluants .................................................................................................................... CRC Press
Mass and abundance tables for use in mass spectrometry ................................................................................................. Elsevier
Metallic shifts in NMR: a review of the theory and comprehensive critical data compilation of metallic materials....... Pergamon Press
Polymer handbook ................................................................................................................................................................... Wiley
Plant drug analysis: thin layer chromatography atlas .......................................................................................................... Springer Verlag
Polluants atmosphériques....................................................................................................................................................... CENG
Practice of high performance liquid chromatography .......................................................................................................... Springer Verlag
Selected constants of oxydo-reduction potentials ................................................................................................................ Pergamon Press
Selected tables of atomic spectra atomic energy levels and multiplets tables .................................................................. NIST
Spectroscopic identification of organic compounds............................................................................................................. Wiley

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Tableau 4 – Quelques publications encyclopédiques et compilations de données (suite)


Titre Éditeur
COMPILATIONS
Tables de constantes et données numériques ...................................................................................................................... Pergamon Press
Tables of isotopes .................................................................................................................................................................... NIST
Tables of spectral data for structure determination of organic compounds....................................................................... Springer Verlag
Tables of spectral lines ............................................................................................................................................................ IFI Plenum
The infra-red spectra handbook of polluants......................................................................................................................... Sadter Heyden
Vogel’s textbook of quantitative chemical analysis .............................................................................................................. Wiley
… …

(0)

Tableau 5 – Principaux sites portails concernant la chimie analytique


Site Producteur Structure du site
Analytical Chemistry Springboard Umeå Univ (Suède) * Analytical Techniques
http://www.anachem.umu.se Atomic spectroscopy
Automated methods
Chemical sensors…
Good practices (GLP/GMP)

X ray spectroscopy
* Information Resources
Departments on the Web e-mail list servers gopher news servers
information retrieval meetings and short courses

on-line journals

Suppliers
Analytical Chemistry Resources CIC_Hamilton Conferences
http://www.netaccess.on.ca/ Journals
Resources
Research groups
Photochemistry
Societies
Chemistry links
Software
Chemometrics…
Analytical Chemistry Chemical Analysis Instrument manufacturers, softwares, books, conferences…
http://www.chemicalanalysis.com/
Resources par analytical chemistry F.A. Senese Measurement
students and teachers
http://www.chemtopics.com
WWW chemistry Sites = Chemdex Univ. Sheffield, department Contient plus de 7 000 liens
http://www.chemdex.org de chimie (depuis 1993) Collaboration avec ChemWeb
Analytical Chemistry Links Okanagan Univ. college, General reference
http://www.chem.sc.edu/ département de chimie Data bases
analytical/links.html Tutorial pages
Review pages
Societies
Journals & articles
General interest
Analytical Chemistry Resources on Diablo Analytical Inc Government agencies
the World Wide Web Professional societies
http://www.diab.com/analyt.htm Academic & research institutions
Vendors
UseNet Newsgroups
E_mail discussion lists
Other www catalogs
Analytical chemistry Webbed
Analytical Chemistry Information San Diego State University Site miroir de Umeå Univ. créé en 1996
Resource
http://www-rohan.sdsu.edu/
ChemInfo Indiana Univ. SIRCh analytical
http://www.indiana.edu/∼cheminfo/ Chem (constitutional chem)

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Les grands éditeurs scientifiques ont développé des sites qui moins en France, des logiciels d’exploitation et d’interprétation qui
regroupent leurs publications (ScienceDirect pour Elsevier http:// ne relèvent que du droit d’auteur (Agence pour la protection des
www.sciencedirect.com/, Synergy pour Blackwell http:// programmes APP).
www.blackwell.synergy.com), auxquelles on accède par des liens La Classification internationale des brevets (CIB) sert d’outil docu-
externes, par une recherche textuelle globale ou ciblée, par des aler- mentaire dans les fichiers des offices de propriété industrielle. C’est
tes automatiques sur des critères thématiques ou bibliographiques. dans la classe G que sont principalement, mais pas exclusivement,
Des coopérations se développent entre les éditeurs (consortium indexés les brevets concernant la chimie analytique :
CrossRef) pour que l’utilisateur navigue entre les sites sans avoir
l’obligation de s’identifier de multiples fois. — B01D : spectrographie ;
— C12Q : procédés de mesure, de recherche, d’analyse faisant
De nouveaux outils, dit conviviaux, apparaissent pour interfacer le intervenir des enzymes ou des micro-organismes ;
maximum de sources d’information en masquant leurs localisations — G01J : spectrophotométrie ;
diverses internes ou externes (LitLink de MDL, SFX de Ex-libris, Ovid
— G01K : quantité de chaleur (calorimétrie) ;
Linker de Ovid/Kluwer) en tentant de masquer les divers formats et
langages documentaires. — G01N : propriétés physico-chimiques des matériaux ;
— G01R : propriétés électriques et magnétiques des matériaux ;
Toutefois, très rapidement les sites Web supplanteront les autres — G01T : propriétés des radiations et rayons X ;
formes de diffusion, à l’exception des données pérennes telles les — G04F : chromatographie ;
encyclopédies dont les nécessités de mise à jour ne sont pas fré- — H01J : spectrométrie de masse.
quentes. Les atouts sont importants :
Toute information complémentaire peut être obtenue auprès de
— pas de stockage chez l’utilisateur ;
l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) : http://
— mises à jour fréquentes avec disponibilité immédiate ; www.inpi.fr/, de l’Office européen des brevets (OEB-EPO) : http://
— évolution dynamique des informations ; www.european-patent-office.org/ ou de l’Office mondial de la pro-
— interactivité entre les sources, priété intellectuelle (OMPI-WIPO) : http://www.wipo.org/.
mais les risques aussi : Les données de brevets sont accessibles en ligne dans les ban-
— dépendances à la politique et à la technologie de l’éditeur (aug- ques de données des offices (EPAT, FPAT, INPADOC…), dans la ban-
mentation des coûts des licences d’accès et encadrement des droits que de données bibliographiques World Patent Index (WPI) de
et des spécifications techniques) ; Derwent, ainsi que dans la plupart des banques de données de
— difficultés pour la datation des éléments exploités et pour la l’information scientifique et technique IST (type de documents pris
reconstitution de l’historique des évolutions (disparition des réfé- en compte). Les textes intégraux sont diffusés sous forme électro-
rences des données exploitées) ; nique sur CD-Rom (ESPACE de EPO et BREF de l’INPI) et sur les sites
— indisponibilité des informations après clôture de la souscrip- des offices.
tion (contrairement aux produits imprimés). Il existe des sites Par ailleurs, les brevets des sections B et C de la CIB présentent un
d’archives d’accès gratuit ou très économique mais leur pérennité intérêt documentaire pour l’analyste dans la mesure où les exemples
n’est pas garantie. illustrant les revendications sont accompagnés des propriétés
Les accès électroniques, dans un premier temps, ont été propo- physico-chimiques et spectroscopiques identifiant les substances.
sés en complément des abonnements aux formes imprimées.
D’une manière générale, aujourd’hui ils constituent une alternative.
Demain ils seront la règle. 3.7 Portails sur Internet
Par les sites annuaires, tel Yahoo ! http://www.yahoo.com, les
3.5 Chimie analytique dans les thèses adresses référencées ne sont pas sélectionnées sur des critères qua-
litatifs mais sur la déclaration du créateur par l’intermédiaire de
l’indexation de son site. Toutefois, la structure hiérarchique de
Les thèses représentent une part importante des publications des l’annuaire permet de considérer la partie dont le thème est pertinent
travaux universitaires. Ces travaux donnent souvent lieu à des comme un portail.
publications ou à des communications dans les congrès. Ainsi le classement de la branche chimie de Yahoo
Toutefois les données numériques en nombre ainsi que les résul- (Yahoo ! → Science → Chemistry) contient 44 catégories dont plu-
tats négatifs et les détails expérimentaux sont uniquement publiés sieurs concernent l’analytique : Chemical physics ; Physical
dans les thèses. Les revues secondaires signalent une sélection des chemistry ; Scientific constants ; spectroscopy ; Web directories
thèses (« Chemical abstracts », « Pascal »). Aux États-Unis, l’univer- dont Analytical chemistry ; chromatography…
sité d’Ann Arbor produit « Dissertation abstracts international » dont Les sites des sociétés savantes et des associations professionnelles
l’essentiel concerne les thèses américaines et canadiennes. En constituent des portails, toutefois les informations proposées sont
France, deux banques de données leur sont consacrées et le CNRS très orientées par les missions, les produits et services, l’organisation
projette la création d’un serveur spécialisé. Voir également le site de et la politique de chaque organisme. Plusieurs universités, notam-
l’Institut Pasteur http://www.pasteur.fr/infoscience. ment aux États-Unis et au Canada, ont développé des portails pour
la chimie (généraux ou spécialisés) (voir tableau 5).
L’intérêt des sites portails est de quatre ordres :
3.6 Chimie analytique dans les brevets — opérer un classement des informations ;
— sélectionner les meilleures adresses (pertinence et excellence
des informations diffusées) ;
Les phénomènes physiques et les propriétés sur lesquels sont — fournir des données dans les domaines très mal couverts par
fondées les techniques de la chimie analytique sont exclus du les sources classiques (banques de données) de l’information : cata-
champ de la brevetabilité. En revanche leur mise en œuvre dans un logues industriels, répertoires de compétences et annuaires de per-
appareillage ou leurs combinaisons non évidentes peuvent donner sonnes, annonces de réunions professionnelles…
lieu à des brevets d’invention. Toute la technologie associée (méca- — ouvrir des espaces d’échanges d’informations, de points de
nique, optique, électronique) entre également dans le champ de vue et d’expertises : newsgroups, forums de discussions… (par
l’invention. À ces titres, les documents de brevets sont des sources exemple, « Analytical chemistry » forum de ChemWeb (http://
d’information du spécialiste de l’analytique. Il n’en va pas ainsi, du www.chemweb.com).

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Ces accès évalués et organisés sont très appréciables compte


(0)

tenu de la masse de données disponible sur Internet. La comparai- Tableau 6 – Comparaison de quelques outils
son avec d’autres outils de recherche le démontre (tableau 6). de recherche sur Internet
Outil
de recherche Réponses obtenues
4. Sources secondaires sur Internet
Portail Une centaine d’adresses avec 1 500 à 2 000 liens
actifs évalués et classés
La chimie analytique a fait l’objet d’une prise en compte systéma- « Chimie analytique » constitue l’entrée supé-
rieure (exhaustive) de la hiérarchie des données
tique dans les fonds documentaires en chimie dès leur origine au décrites
milieu du XIXe siècle (Chemisches Zentralblatt, 1830). L’évolution de
son importance relative suit l’histoire de la discipline [5] jusqu’à Annuaire Une centaine d’adresses de sites sélectionnées
prendre son autonomie dans Analytical Abstracts ou des fonds très sur leur indexation et classées. L’activité des
spécialisés tel Mass Spectrometry Bulletin. Ainsi la quasi-totalité liens n’est pas nécessairement contrôlée
des produits documentaires de la chimie [8] [9] de la physique et des « Chimie analytique » constitue l’entrée supérieure
et (exhaustive) de la hiérarchie des sites répertoriés
sciences de la vie peut être sollicitée. Exemple : Yahoo ! décrit 1 350 000 sites recher-
chés par « analytical chemistry » (2005)
Moteur Des milliers d’adresses de liens sur lesquels
4.1 Royal Society of Chemistry de recherche apparaît l’expression « chimie analytique ». Au
mieux, un classement par catégories est utilisa-
ble pour la consultation des résultats. Tous les
aspects de la chimie analytique doivent être
La Royal Society of Chemistry (RSC) produit le fonds Analytical déclinés pour une interrogation exhaustive. De
Abstracts depuis 1954 dans sa version imprimée. Il est interrogeable plus, la validité des adresses et la pertinence des
en ligne sur différents serveurs : Data-Star (Anab), Dialog (305), sites sont à évaluer individuellement.
Questel-Orbit (Anab), STN (Analbstr) et sur CD-Rom avec une anté- Exemple : Google identifie plus de 1 500 000 sites
riorité remontant à 1980. Le site Internet de la RSC http:// recherchés par « analytical chemistry » (2005)
www.rsc.org donne également accès pour les souscripteurs de la
forme imprimée. Analytical Abstracts constitue un ensemble de
références d’articles extraits de plus de 1 000 sources primaires
internationales comprenant 300 journaux spécialisés en 20 langues
4.2 Chemical Abstracts Service
[7] (cf annexe), livres, comptes-rendus de conférences, rapports,
normes… 1 300 nouveaux articles sont signalés chaque mois avec
un délai inférieur à six mois par rapport à la publication originale. Chemical Abstracts Service (CAS) est un département autonome
Des résumés en anglais sont disponibles depuis 1984. de l’American Chemical Society (ACS), créé en 1907 pour indexer et
signaler la littérature mondiale en chimie dans le fonds Chemical
La chimie analytique est traitée sous tous ses aspects : Abstracts (CA). Depuis les années 1950, CA est devenu l’un des plus
— théorie, méthodologie des techniques analytiques, instrumen- importants fonds documentaires de l’information scientifique et tech-
tation et automatisation ; nique. CA est interrogeable en ligne avec une antériorité remontant à
1967 sur les principaux serveurs internationaux : Data-Star, Dialog,
— substances inorganiques, substances organiques, biochimiques ;
Questel-Orbit, STN… (ce dernier offrant en exclusivité l’accès aux
— applications pharmaceutiques, agroalimentaires, environne- résumés). Ces serveurs sont accessibles par Transpac et par Internet
mentales… dans leurs versions pour professionnels (STN on the Web par exem-
Les produits sont identifiables par le numéro de registre de CAS ple http://www.cas.org/stn.html http://www.fiz-karlsruhe.de) ou pour
(RN) ; un classement détaillé permet de distinguer : utilisateur final (STNEasy par exemple http://stneasy.cas.org). Plus de
15 millions de références sont ainsi disponibles dans le fichier biblio-
— l’analyse (produit qui est recherché) et son identification quali-
graphique. Sur STN, le fichier CA Old couvre la période 1907-1966
tative (detection), sa détermination quantitative (determination), sa
mais avec des possibilités de recherche limitées. Les fichiers biblio-
séparation ;
graphiques sont associés à un fichier dictionnaire « Registry File »
— le milieu de détection (matrix) ; (Data star, Thomson Dialog) ou à un fichier des structures (STN,
— les concepts de techniques, réactifs, domaines d’étude et Questel) décrivant plus de 22 millions de substances répertoriées par
d’appareillage. CAS. À chaque substance est associé un numéro de registre (RN) uni-
La RSC publie d’autres fonds documentaires ou compilations de que qui est devenu son identifiant universel.
données utiles à l’analyste : Les articles de la chimie y sont répartis en 80 sections décrites
— Mass Spectrometry Bulletin (imprimé, disquettes, en ligne) ; dans le « Subject Coverage » [10] dont quatre sont dédiées à la chi-
mie analytique :
— The Eight Peak Index (imprimé) ;
— Laboratory Hazard Bulletin ; — section 9 : Biochemical methods
— section 64 : Pharmaceutical analysis
— Chemical Hazards in Industry (imprimé, en ligne, sur le Web,
CD-Rom) ; — section 79 : Inorganic analytical chemistry
— section 80 : Organic analytical chemistry
— Chemical Safety Data Sheets ;
— Agrochemical Handbook ; Ces deux dernières sont organisées en 8 sous-sections :
— Pesticide Database : 500 composés utilisés en principe actif 0- reviews
des pesticides (interrogeables par plus de 25 000 appellations) de 1- general
25 pays européens (imprimé, disquettes, en ligne, CD-Rom) ; 2- apparatus
— Nutrient Database (imprimés, disquettes) ; 3- reagents
— Current Biotechnology Abstracts et Chemical Engineering and 4- separation
Biotechnology Abstracts (imprimé, en ligne) ; 5- detection
— des monographies réservées en priorité aux membres de sa 6- determination
division analytique. 7- other

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Mais en fait, dans la plupart des sections, une sous-section lui est Il existe également un Social Sciences Citation Index, un Art &
réservée, ou bien elle est explicitement citée dans la définition de la Humanities Citation Index et un Computer Sciences and Mathema-
section. tics Citation Index (ce dernier peut présenter un intérêt, notamment
pour les aspects théoriques et informatiques). Un complément est
À partir de son fonds documentaire, CA diffuse des profils théma-
apporté au Science Citation Index par le « Journal Citation Reports ».
tiques de mises à jour bihebdomadaires des données bibliographi-
ques, CASELECTS et CAS BIOTECH UPDATE. De nombreux sujets ■ Index to Scientific Book Contents : présente et indexe le contenu
d’essence analytique sont proposés : Analytical electrochemistry ; des chapitres des livres.
Atomic spectroscopy ; Automated chemical analysis ; Catalytic &
kinetic analysis ; Carbon & heteroatom NMR ; Chemical ■ Index to Scientific & Technical Proceedings : rapporte les contri-
instrumentation – analysis, detection and meters in chemistry – ; butions individuelles extraites de comptes-rendus de congrès ; en
Drug analysis in biological fluids and tissues ; Electron and Auger ligne depuis 1978.
spectroscopy ; Electron spin resonance ; Enzyme assays ; Food and ■ Index to Scientific Reviews : signale des articles de mise au point
feed analysis ; Forensic chemistry ; Gas chromatography ; Gel per- (« reviews ») de 200 revues spécialisées et sélectionnés individuelle-
meation chromatography ; High performance liquid ment de 3 000 journaux scientifiques.
chromatography ; Infrared spectroscopy – organic aspects, physico-
chemical aspects – ; Inorganic analytical chemistry ; Ion ■ Focus On : les sujets sélectionnés sont traités de manière inter-
chromatography ; Mass spectrometry ; Organic analytical disciplinaire (diffusion sur CD-Rom et Internet).
chemistry ; Organic spectrometry ; Paper and thin layer À l’aide de ses produits documentaires, l’ISI fournit également
chromatography ; Pesticides analysis ; Pharmaceutical analysis ; des profils thématiques de mises à jour bibliographiques, Research
Proton magnetic resonance ; Raman spectroscopy ; Solid state Alert dans tous les domaines. Certains sujets concernent la chimie
NMR ; Spectrochemical analysis ; Surface analysis ; Thermal analytique.
analysis ; Trace element analysis ; Ultraviolet & visible
spectroscopy ; X-Ray analysis & spectroscopy ; Biosensors. Toutes les informations et certains produits sont disponibles sur
les sites web de l’ISI : http://www.isinet.com/ et http://isik-
Les produits et services de CAS sont décrits sur son site http:// nowledge.com/.
www.cas.org.

4.4 Fonds documentaires


4.3 Institute for Scientific Information d’origine allemande

L’Institute for Scientific Information (Thomson-ISI) http://www. Historiquement, l’Allemagne est le pays inventeur des fonds
isinet.com, basé à Philadelphie, couvre 250 disciplines des sciences documentaires en chimie avec « Chemisches Zentralblatt », com-
exactes, des sciences humaines et sociales, des arts et humanités. mencé en 1830 et qui a trouvé son terme en 1978. La production des
La chimie analytique est prise en compte dans chacune des publica- banques de données en Allemagne est répartie entre la Société chi-
tions de l’ISI : mique allemande (DECHEMA), le Centre d’information en chimie FIZ
Chemie (Fachinformationszentrum für Chemie http://www.fiz-
■ Index Chemicus : signale les articles des 100 journaux les plus chemie.de/), des instituts spécialisés (Beilstein, Gmelin, DKI…) et
significatifs de la chimie organique (diffusion : banque de données à des industriels (BASF).
exploitation locale, CD-Rom).
■ Handbook of Organic Chemistry, plus connu sous l’appellation de
■ Current Chemical Reactions : références extraites de 350 jour- Beilstein : a été institué en 1881 par Friedrich Konrad Beilstein. C’est
naux de chimie organique présentant les réactions avec des caracté- une encyclopédie monographique sur les produits (plus de
ristiques analytiques (propriétés physicochimiques et spectrales) 7,5 millions de substances) qui rassemble des données critiquées
des composés (diffusion : banque de données à exploitation locale, (jusqu’à 400 types) associées à leurs références bibliographiques
Internet, CD-Rom). originales. Pour chaque produit, identifié par un numéro de registre,
Beilstein et son RN de CAS (quand il existe), diverses rubriques sont
■ Current Contents, organisé par discipline et titres de journaux : disponibles :
les articles sont signalés, avec un minimum de délai, par leur titre et
— identité ;
leurs auteurs, par un résumé d’auteur dans 50 % des cas (diffusion
— occurrence naturelle et extraction ;
hebdomadaire : disquette et bande magnétiques, en banque de
— préparation et purification (de laboratoire, industrielle) ;
données en ligne ; diffusion sur CD-Rom par domaine et cumul
— propriétés physico-chimiques (thermodynamiques, thermo-
périodique, Internet). Les Current Contents sont répartis en
chimiques, électriques, magnétiques, électrochimiques, mécani-
domaine :
ques, optiques, spectrales, de transport) ;
— Life Sciences (1 370 titres de revues primaires) ; — réactivité chimique ;
— Agriculture, Biology and Environmental Sciences — identification et procédures analytiques ;
(1 040 titres) ; — sécurité.
— Physical Chemical and Earth Sciences (800 titres) ; L’architecture logique et systématique de l’encyclopédie est due à
— Engineering, Technology and Applied Sciences (800 titres) ; P. Jacobson et B. Prayer en 1907 [11] [12]. Constituée à l’origine par
— Social and Behavioral Sciences (1 300 titres) ; l’institut Beilstein, initialement publiée en allemand, elle est éditée
en anglais depuis le 5e supplément notamment sous la forme de
— Arts and Humanities (1 100 titres).
banque de données. Elle est interrogeable en ligne, par les structures
■ Science Citation Index : donne accès aux données bibliogra- et les données sur les serveurs Dialog et STN.
phiques et aux références bibliographiques citées dans les articles L’encyclopédie est complétée depuis 1990 par des mises à jour qui
sélectionnés dans 3 700 sources primaires des sciences exactes contiennent « Beilstein current facts in chemistry », publié en
(Science Citation Index) : Biomedical engineering ; Biotechnology ; anglais : données les plus récentes, avec leurs citations bibliographi-
Chemistry ; Material Sciences ; Neurosciences (diffusion : DVD, ban- ques extraites de 120 journaux essentiels. Ces mises à jour sont dif-
que de données en ligne – SciSearch –). C’est un produit documen- fusées sur CD-Rom et intégrées à la banque de données par Beilstein
taire mis à contribution dans les études scientométriques. Chemical Data and Software GmbH.

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Une version électronique exploitée directement par l’utilisateur 4.6 Chimie analytique dans les fonds
final, CrossFire, permet les recherches réactionnelles avec les liens
aux propriétés et à la bibliographie (LitLink). Une description com- de la physique
plète est disponible sur le site Web http://www.beilstein.com/. Le site
ChemWeb propose sur Internet un accès gratuit, après identification,
aux résumés des articles http://chemweb.com/datases/beilstein. C’est l’aspect théorique et les fondements méthodologiques qui
sont pris en compte dans les fonds documentaires de la physique :
■ Gmelin Handbook of Inorganic and Organometallic Chemistry :
à été institué par Leopold Gmelin en 1817. Il est produit par le Gme- ■ INSPEC de l’Institution of Electrical Engineers (IEE) et Inspec Inc :
lin Institut für anorganische Chemie et la Max Plank Society for the plus de 8 millions de références depuis 1969, correspond à « Physics
Advance of Science. Il contient les structures et les données sur les Abstracts », « Electrical and Electronics Abstracts » et « Computer
composés inorganiques et organométalliques (plus de un million) and Control Abstracts ». Il est interrogeable sur Internet http://
publiées dans la littérature internationale entre 1817 et 1975. Les www.iee.org, sur les principaux serveurs et sur CD-Rom.
données sont critiquées. Une addition de données (non critiquées)
couvre la période 1975-1997. Les substances sont identifiées par un
■ SPIN de l’American Institute of Physics, depuis 1975, interrogeable
numéro interne (Gmelin registry) et le RN de CAS. Le Gmelin est
sur Dialog.
interrogeable en ligne sur STN http://www.stn-international.de/ et
http://www.stn-international.de/stndatabasesdatabases/onlin_db.
html et sous l’application CrossFire.
Toutes les informations sont disponibles sur le site Web du 4.7 Chimie analytique dans les fonds
producteur http://www.beilstein.com.
de la métallurgie
■ Cheminform, constitué par FIZ Chemie GmbH, la Société chimi-
que allemande et BASF, est un fonds documentaire sur les réac-
tions, interrogeable en ligne sur STN (ChemInformRX) ou exploité La chimie analytique des métaux et alliages est traitée aussi bien
en local (sous ISIS Base de MDL http://www.mdli.com). La banque dans les fonds de la chimie que dans ceux de la métallurgie :
contient près de 100 000 références décrivant près de 500 000 réac-
tions mono-étapes et plus de 250 000 réactions multi-étapes. Tou-
■ Metals Abstracts créé par le Material Information ASM Interna-
tes les informations sont disponibles sur le site Web du producteur
tional de l’American Society for Metals et la Metal Society anglaise,
http://www.fiz-chemie.de.
est produit par Cambridge Scientific Abstracts. Il contient plus d’un
■ Chemreact, produit par InfoChem GmbH en collaboration avec million de références bibliographiques extraites de 1 600 périodi-
All Union Institute of Scientific and Technical Information de l’Aca- ques depuis 1966. La banque de données en ligne, METADEX
démie des sciences de Moscou (VINITI) et Zentrale Informationsve- regroupe les publications Metals Abstracts, Alloys Index, Steel Sup-
rarbeitung Chemie ZIC de Berlin, signale près de 400 000 réactions plement et Steel Alert. Elle est interrogeable sur les serveurs inter-
décrites dans la littérature entre 1974 et 1991. Consulter le site nationaux et sur CD-Rom.
http://www.infochem.de.
■ ASM Material Database (ASMData anciennement MDF), produit
■ Dechema Database (Deutsche Gesellschaft für chemische Technik par l’ASM, contient 70 000 références depuis 1982 sur les propriétés
und Biotechnologie eV) signale en allemand la littérature chimique des métaux et alliages http://www.asminternational.org.
dont la chimie analytique (Dechema Database) ; des données ther-
mochimiques (Detherm) ; des données sur l’ingénierie et les bio- ■ SDIM (System for Documentation and Information in Metallurgy),
technologies (CEABA) et les équipements, fabricants et exposants produit par FIZ Werkstoff, contient des références bibliographiques
(Dequip). Toutes les informations sont disponibles sur le site Web du depuis 1979 interrogeables sur FIZ Technik http://www.fiz-technik.de/.
producteur http://www.dechema.de.
■ Deutsches Kunststoff Institut (DKI), en collaboration avec FIZ
Chemie, produit Kunststoff-Kautschuk-Fasern (KKF), interrogeable
sur FIZ Technik et STN, qui couvre tous les aspects des polymères 4.8 Chimie analytique dans les fonds
(propriétés physico-chimiques, analytiques, environnementales…) : biomédicaux
350 000 références depuis 1973. Toutes les informations sont dispo-
nibles sur le site Web du producteur http://dki-online.de.
Trois types d’informations analytiques sont recherchés
généralement :
4.5 Fonds documentaires
d’origine française — les méthodes d’identification, de détection et de dosage
dans les études pharmacologiques, pharmacodynamiques et
pharmacocinétiques ;
Il n’y a pas, en France, de fonds documentaire spécialisé dans le
signalement de la littérature en chimie analytique. Une rubrique — les dosages biologiques, dans les tissus, organes et fluides
spécialisée peut être consacrée, plus ou moins régulièrement, aux biologiques, in vitro ou in vivo ;
principaux articles, ouvrages et brevets dans les revues profession- — les méthodes d’analyse de la médecine légale.
nelles. Pour suivre l’actualité, il faut se reporter aux catalogues des
éditeurs et aux banques de données multidisciplinaires, telles Tous les fonds documentaires du domaine peuvent être mis à
PASCAL et CEDOCAR (cf. § 4.9). En revanche, les ouvrages contribution :
«Techniques de l’Ingénieur », notamment par le traité « Analyse chi-
mique et Caractérisation » mais également par des chapitres spécia- ■ Medline de la National Library of Medicine qui répertorie les
lisés dans chacun des autres traités, constituent une source références bibliographiques de la littérature biomédicale mondiale
encyclopédique et factuelle actualisée sur l’ensemble des tech- depuis 1966, est interrogeable sur les serveurs internationaux, sur
niques analytiques et de leurs applications. Les sites des sociétés CD-Rom, et gratuitement par Internet à partir de différents sites por-
savantes sont également consultables à titre de portail d’accès à tails spécialisés ou directement (PubMed) sur le site de la NLM
l’information. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi.

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■ Embase, de Elsevier Science, qui répertorie les références biblio-


graphiques de la littérature internationale (européenne en particu- 5. Sources factuelles
lier) depuis 1973. Embase est interrogeable sur les serveurs
internationaux, sur CD-Rom et sur le Web http://www.embase.com/. (0)

Code pays
■ Biological Abstracts – BIOSIS – de Bioscience Information
Service, qui a répertorié plus de 12 millions de références Allemagne DE
bibliographiques depuis 1969. BIOSIS est interrogeable sur les Canada CA
serveurs internationaux, sur CD-Rom et sur le Web http://www.
biosis.org/. France FR
Grande-Bretagne GB
■ Life Science Collection de Cambridge Science Abstracts (USA)
Japon JP
qui répertorie les références bibliographiques dans 20 domaines
des sciences de la vie depuis 1978. La banque de données corres- Italie IT
pondante est interrogeable sur les serveurs internationaux et sur Pays-Bas NL
CD-Rom. Les données sont réparties en sous-fichiers correspondant
aux publications imprimées de CSA (domaines). Des données analy- Pologne PL
tiques peuvent être trouvées dans chacun, notamment dans Chemo- République tchèque CS
receptor Abstracts.
Suède SE
■ International Pharmaceutical Abstracts – IPA – produit par Ameri- Suisse CH
can Society of Health-System Phamacists depuis 1970, interrogeable
sur les serveurs internationaux et sur CD-Rom.
La chimie analytique recourt aux données factuelles afin d’identi-
■ Forensic Science Database, du Central Research Establishment, fier ou de repérer une substance par la valeur d’une propriété, ou
qui rassemble les références issues de nombreuses sources, dont d’un faisceau de propriétés. Il faut donc disposer pour chaque
250 journaux internationaux, interrogeable sur Data Star. méthode des données caractéristiques. Les problèmes d’unités, de
précision et de qualité attachés à la valeur doivent être examinés
avec attention. En effet, avec l’avènement de la micro-informatique
professionnelle, le développement des banques de données factuel-
4.9 Chimie analytique dans les fonds les a pris une allure exponentielle. Face à la nécessité de contrôler la
qualité et de limiter les redondances, les institutions nationales tutri-
multidisciplinaires de l’information ces de l’information scientifique et technique ont été conduites à
scientifique et technique provoquer l’établissement de réseaux de spécialistes sous l’égide
des sociétés savantes, des associations professionnelles et des cen-
tres techniques spécialisés. La problématique de l’information fac-
tuelle et des compléments sur l’accès aux données sont exposés
La multidisciplinarité de ces sources conduit à prendre en compte
dans [K 30]. La consultation d’Internet, notamment des portails spé-
tous les aspects de la chimie tant du point de vue chimie pure que du cialisés en chimie et chimie analytique, permet de démultiplier
point de vue des diverses applications. De nombreux fonds l’accès aux sources de données.
documentaires sont interrogeables.

■ PASCAL de l’INIST du CNRS signale la littérature mondiale


depuis 1973 en physique, chimie et sciences appliquées ; en scien- 5.1 Propriétés physico-chimiques
ces de la terre, de l’océan et de l’espace ; en biologie et sciences et thermodynamiques
biomédicales. PASCAL est interrogeable sur les serveurs internatio-
naux, sur CD-Rom et sur Internet http://www.inist.fr/. L’utilisation du
plan de classement permet d’accéder à la chimie analytique : Les compilations les plus utilisées dans leur version imprimée
classe 001.C.04. sont aujourd’hui également accessibles en banques de données en
ligne. Habituellement on distingue les propriétés dépendant de la
■ CEDOCAR produit et sert en ligne, par le Centre de documenta- température de celles qui en sont indépendantes. Les premières
tion de l’armement, depuis 1972, les signalements des publications peuvent être calculées ou évaluées à l’aide des fonctions thermody-
scientifiques en relation avec les domaines d’intérêt de l’armement. namiques. Cela justifie la présence des sources thermodynamiques
La banque de données est interrogeable par un langage documen- en chimie analytique. Toutefois, ce sujet ne peut être traité ici de
taire en français http://www.cedocar-defense-gouv.fr/. manière approfondie.

■ NASA, produit par la National Aeronautics and Space Adminis-


tration depuis 1962, contient des références sur tous les sujets scien- 5.2 Données spectroscopiques
tifiques et techniques en relation avec l’aéronautique et
l’astronautique, interrogeables sur les serveurs internationaux et le
et cristallographiques
Web http://www.nasa.gov/.
L’importance des méthodes spectroscopiques en chimie analy-
■ NTIS, produit par l’US Department of Commerce National Technical tique a suscité la constitution de collections de spectres de référen-
Information Service, contient les références de rapports techniques de ces permettant l’identification de substances analysées par
recherche et développement provenant de 300 agences fédérales du comparaison. Initialement, des atlas de spectres ont été imprimés.
gouvernement américain depuis 1964, interrogeables sur les serveurs Avec les progrès de l’informatique puis de la micro-informatique,
internationaux et le Web http://www.ntis.gov/products/online- des banques de données ont été constituées. Elles sont interro-
subs.htm. geables sur disquettes, sur serveurs, sur CD-Rom et sur Internet.

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Elles sont également intégrées dans les systèmes d’exploitation des ■ Autres spectroscopies
appareillages. Toutes les banques ne couvrent pas également les
différentes méthodes spectroscopiques. Les collections de données sur les autres méthodes existent mais
elles sont réservées à l’usage et à l’échange entre spécialistes
■ Données cristallographiques, spectrométrie X, gamma et (tableau 11).
particulaires
La littérature signale de très nombreux systèmes d’information en
Les banques associent des données spectroscopiques de diffrac-
spectrométrie d’émission électronique, de diffraction électronique,
tion des rayonnements électromagnétiques (X, gamma) et parti-
en résonance de spin électronique, en spectroscopie
culaires (neutrons, protons, électrons) avec les caractéristiques
photoélectronique – ESCA –, en fluorescence et phosphorescence,
cristallines du réseau et de la maille. Les principales sources sont
en rétrodiffusion ionique, en ellipsométie, en spectrométrie Raman,
données dans le tableau 7.
Auger, Mössbauer, en EXAFS, en résonance quadrupolaire
■ Spectrométrie de masse nucléaire RQM, en spectrométrie radiofréquence ou micro-ondes…
Les systèmes d’information permettent de rechercher les données Des laboratoires et des centres spécialisés, publics ou privés, sont
sur tout ou partie du spectre, sur un pic (position m/e, intensité max/ en mesure d’effectuer pour des tiers l’interrogation de ces sources.
min) et sur les fragments neutres (tableau 8). La recherche sur Internet permet d’identifier les nouvelles sources
■ Spectrométries UV et IR (cf. portails de chimie analytique), voire d’y accéder.
Les données UV et IR sont souvent associées dans les collections
de données spectrales. Elles sont assemblées par les services
d’information spécialisés et dans les banques de données sur ser-
veur. Les principales sources sont données dans le tableau 9. 5.3 Données de chromatographie
■ Résonance magnétique nucléaire
Les données collectées en résonance magnétique nucléaire Il n’y a pas de banque de données d’accès international pour cette
concernent essentiellement la RMN du C13, quelques-unes la RMN technique. Cependant de nombreuses collections de données ont
du proton. Les fichiers sur les RMN des autres éléments sont plus été rassemblées et informatisées et peuvent être interrogées auprès
rares (tableau 10). de leur producteur (tableau 12).
(0)

Tableau 7 – Données cristallographiques, spectrométrie X, gamma et particulaires


Banque Producteur Type de données
Atomic transition datafiles NIST (USA) Données spectrales du scandium au nickel
CARB NIST (USA) Molécules biologiques
CRYSTIN/CRISTALIN Université McMaster d’Hamilton (CA) Composés inorganiques
CRYSTMET/CRISTALMET National Research Council d’Ottawa (CA) Structures métalliques
CRYSTOR/CRISTALOR Crystallographic Data Center de l’université Plus de 120 000 spectres sur les composés
de Cambridge (GB) organiques, inorganiques et les métaux
(diffraction X et neutron)
Electron & position stopping power NIST (USA)
of materials
EPSTAR (Electron and proton stopping Photon and Charged Particules Data Center
powers of materials) (USA)
Fichiers de diffractions gamma et neutronique Polytechnic Institute, Troy, USA
Fichiers du Radiation chemistry data center Notre-Dame University (USA)
GAMCAT Université de Marburg (DE)
Gamma spectra database Académie des sciences de Prague (CS)
Inorganic crystal structure database Université de Bonn, distribué par FIZ 35 000 spectres
Karlsruhe et l’institut Gmelin (DE)
Microwave spectral tables P.F. Wacker et coll.
CRYSTALDON/CRYSTDAT NIST Crystal data NIST (USA) Composés organiques, phases métalliques
file, anciennement dénommé Single crystal et substances minérales
identification file XTAL
SM Powder diffraction file Sandia National Laboratory d’Albuquerque Diagrammes de poudre, spectres
(USA) de dispersion X et diffraction des électrons
TTAS, triplet-triplet absorption Spectral data Notre-Dame University (USA) Molécules organiques
Wagnerlib et Scotfieldmlib VG Scientific Ltd (GB)
XPS NIST (USA) Données spectrales photoélectriques X
X-ray & gamma-ray attenuation coefficients NIST (USA)
and cross-sections
X-ray fluorescence database Académie des sciences de Saint-Pétersbourg
(RU)

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(0)

Les données cinétiques peuvent ne constituer qu’un élément


Tableau 8 – Sources d’information en spectrométrie d’information des banques de réactions. Les principales sources ont
de masse
été mises en banques de données exploitées en informatique locale
Banque Producteur Type de données ou micro-informatique (Current chemical reactions de ISI, Reagents
API collection American Plus de 3 500 spectres for organic chemistry de Fieser and Fieser, Metalysis de Molecular
Petroleum Institute Design…) (tableau 14).
(USA)
JICST-MS JICST (JP)
Mass spectra National Health 30 000 spectres 5.6 Données de génomique
Institute et EPA
(USA) et de protéonique
Mass spectra data Wiley (USA) 14 000 spectres
collectés depuis 1950
sur 12 000 composés
Ces banques de données très spécialisées ne se limitent pas à la
MSD (Mass spectra NIST et EPA (USA) 5 000 spectres collecte de l’information, mais permettent la manipulation des don-
data)
nées (séquençage, comparaison, degré de ressemblance, recher-
MSDB-SCCI CCI (SE) che d’homologies…) par l’intermédiaire de bibliothèques de
MSDC (The mass Royal Society Rassemble plus programmes informatiques.
spectroscopy data of Chemistry (GB) de 100 000 spectres
center) sur 55 000 composés Les principales sources sont souvent rassemblées sur un support
(the Eight Peak Index : unique (serveur de banques de données, CD-Rom charter ou site
plus de 31 000 spectres ; Internet) (tableau 15). La diffusion de l’information publique
Mass spectrometry
et Mass spectrometry constitue une des missions de l’European Molecular Biology Labora-
datasheets : tory de Heidelburg (Allemagne) http://www.embl-heidelburg.de/ et
7 000 spectres) de l’European Bioinformatics Institute http://www.ebi.ac.uk/databases/.
SpecInfo fichiers Chemical Concept Rassemble les
MS GmbH (DE) collections de J. Wiley & Dans son Registry File, Chemical Abstracts Service a introduit une
Sons, du MPI, du TNO, description efficace des séquences de nucléotides ce qui permet
de l’Université de Delft, d’identifier leur RN pour ensuite retrouver les références bibliogra-
de l’ETH de Zurich et de
l’Université de Bayreuth phiques qui les citent dans le fichier bibliographique ou dans les
banques de données factuelles du serveur STN. Ce type de molécule
représente la part la plus importante de l’accroissement du Registry
File dans les cinq dernières années.
5.4 Données nucléaires
Le JICST (JP) et l’université J. Hopkins de Baltimore (USA) produi-
sent une banque rassemblant les données internationales sur le
La radiochimie appliquée à l’analytique centre ses besoins sur les génome humain : GDB-Genome accessible via Internet. Le National
compositions isotopiques des éléments, les types de désintégration
des éléments, leur énergie, leurs parts relatives, les filiations Institute of Health (USA) contribue également fortement à la
radioactives, les sections efficaces de capture des particules, les constitution des banques de données et à la diffusion de l’informa-
périodes (demi-vie) des désintégrations. Ces paramètres sont défi- tion via le site du National Human Genome Research Institute http://
nis dans [13] et [14] des Techniques de l’Ingénieur. www.nhgri-nih.gov/. et le site Human Genome http://
Quelques banques de données sont disponibles (tableau 13). www.ncbi.nlm.nih.gov/ de la National Library of Medicine.

Des données factuelles peuvent aussi se trouver dans les sources La banque de données GENESEQ de Thomson Derwent Informa-
bibliographiques : tion Ltd recense les acides nucléiques (d’au moins 10 bases) et les
— INIS de l’International Atomic Energy Agency (Au) produit en séquences de protéines (d’au moins 41 aminoacides) publiés dans
coopération internationale par les principales agences gouverne- les brevets de 40 offices nationaux et internationaux depuis 1981
mentales de l’énergie atomique et nucléaire ; pour constituer un fonds original (données non reprises dans les
— Nuclear Science Abstracts, produit par l’US Department Of banques publiques) de plus de 550 000 acides nucléiques et plus de
Energy (DOE) d’Oak Ridge (USA). 200 000 séquences de protéines.
Les sites Web de nombreux laboratoires publics à travers le
monde sont accessibles via Internet et contiennent des données
d’accès plus ou moins réservés.
5.7 Données sur les micro-organismes

5.5 Cinétique et réactions chimiques


Le développement des méthodes analytiques dans les industries
agroalimentaires et les biotechnologies conduit à devoir identifier
Les données de cinétiques disponibles dans la littérature sont les souches de micro-organismes, virus et végétaux.
relatives aux réactions chimiques, aux interactions entre particules,
ions, radicaux et petites molécules, aux processus physiques (diffu- Des collections-conservatoires font l’objet de catalogues dont cer-
sion, adsorption, échange…) (tableau 8). tains sont disponibles en banques de données (tableau 16).

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(0)

Tableau 9 – Sources d’information en spectrométrie UV et IR


Banque Producteur Type de données
AHP vap. phase FT-IR database Aldrich (USA) 5 000 spectres IR
API collection American Petroleum Institute (USA) 4 000 spectres IR et 1 500 spectres UV
Anderson collection Anderson (USA) 15 000 spectres en proche IR
BANKIR Scientific Technical Center dor chemical
informatics (SE)
Collection Coblenz Coblenz (USA) 12 000 spectres IR corps purs, 1 000 spectres
corps commerciaux
Collection IRGO Crover & Crover Inc (USA)
Collections Nicolet Therme Election Corp. 15 000 spectres :
Nicolet Instrument Corp, distribuées par — flavors and fragrance library
Aldrich (USA) — food additives library
— surfactant library
— Nicolet/Aldrich solvents library
— Nicolet/Humol polymer library
— Nicolet/Sigma biochemicals Lib
— Nicolet/Sigma steroïds library
— Nicolet/Georgian State Crime Lab Lib
— US automobile paints
— US drugs
Collection ONERA ONERA (FR) spectres IR
Collections de Berne Université de Berne (CH) spectres UV et IR
Collection de l’université Rhode Island Kingston (GB) Spectres IR
DMS (Documentation molecular 12 000 spectres IR corps purs, 1 000 spectres
spectroscopy) corps commerciaux
ESTE-DBS collections Université de Wraclaw (PL) Spectres UV et visible
FTNIR collection Verlag Chemie (DE) 4 000 spectres sur 2 000 composés organiques
GEISA (Gestion et étude d’information Laboratoire de métrologie de l’École 18 000 spectres IR de haute résolution sur les
spectrométrique analytique) Polytechnique (FR) molécules gazeuses de la haute atmosphère
Infrared spectral database BASF (DE)
IR collections BASF (DE) et ICI (GB) 16 000 spectres IR
IR data council JICST (JP) 2 000 spectres IR
IR Spectrometry Elsevier (NL)
IRIS Stadtler 70 000 spectres IR de corps purs,
37 000 spectres IR de composés
commerciaux, 20 000 spectres dans l’IR
proche, 32 000 spectres UV de corps purs,
1 500 spectres de composés commerciaux
IRSS (Infrared search system) Institut za Nuklear Nuke Boris Kidric 4 500 spectres complets
(Yougoslavie)
IRSS (Infrared spectral search system) EPA (USA)
NIST spectra, anciennement NBSspectra NIST (USA)
SpecInfo fichier IR Chemical Concept GmbH (DE) 20 000 spectres IR sur 95 000 composés
organiques et organométalliques
SPIR ASTM (USA) 140 000 spectres IR

(0)

Tableau 10 – Sources d’information en résonance magnétique nucléaire


Banque Producteur Type de données
Aldrich Library Aldrich 9 000 spectres
API-NMR American Petroleum Institute (USA) 2 500 spectres
C13-NMR BASF (DE), ICI Imperial Chemical Industries (GB) 120 000 spectres
et Gesellschaft für biotechnologische Forschung (DE)
CNMR Stichting Nederlandse 15 000 spectres
Information Manager Combinate, université de Delft (NL)
Co-NMR Université de Chofin (JP) 15 000 spectres
F-NMR Preston Scientific Ltd (GB) Spectres F-19 de 3 000 composés

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Tableau 10 – Sources d’information en résonance magnétique nucléaire (suite)


Banque Producteur Type de données
HNLI EPA (USA) 10 000 spectres
H-NMR et C-NMR National Chemical Laboratory for Industry (JP)
H-NMR et P-NMR ICT 30 000 spectres
MEDAGRA Faculté de Médecine de Rennes (FR) Applications biomédicales
et agro-alimentaires de la RMN
PCMRDB Université de Tsukuba (JP) 1 500 spectres de polymères
Protein databank Brookhaven National Laboratory (USA) 1 500 structures de virus, protéines
et carbohydrates obtenus par RMN
Sadtler collection Sdatler (USA) 35 000 spectres
SpecInfo fichier NMR Chemical Concept GmbH (DE) 100 000 spectres (C-13, N-15, 0-17, F-19,
P-31 de 85 000 composés organiques et
organométalliques
SPECMA Université St-Jérôme de Marseille (FR) 15 000 spectres et indices de Kovats
sur les composés hétérocycliques
arômatiques volatils et 5 000 spectres
sur les flaveurs et fragrances
SPECTRA NHI, EPA et NIST (USA) 60 000 spectres

(0)

Tableau 11 – Sources d’information pour différentes spectrométries


Banque Producteur Type de données
API collection American Petroleum Institute (USA) Spectrométrie Raman
AugerLib VG Scientific Ltd (GB) Spectrométrie Auger
BACKS (Back scattering data ions from National Institute for Fusion Science (JP) Spectrométrie photoélectronique (ESCA),
solids) fluorescence et phosphorescence en rétrodiffusion
ionique
Doresbourg collection Doresbourg Laboratories (GB) EXAFS
EMA EM Laboratory (Chine) Spectres d’émission électronique,
de diffraction électronique pour la micro analyse
Elsevier collection Elsevier (NL) Spectrométrie Raman
MEDC Université de Caroline du Nord (USA) Spectrométrie Mössbauer
ONERA Collection ONERA (FR) Spectrométrie Raman
RQN collection Université d’Osaka (JP) RQN
SDBS_ESS National Chemical Laboratory for Industry Résonance de spin électronique (ESR)
(JP)
SDBS_Raman National chemical Laboratory for Industry Spectrométrie Raman
(JP)

(0)

Tableau 12 – Sources d’information en chromatographie


Banque Producteur Type de données
CHIRBASE ENSSPICAM de Marseille (FR) Séparations chirales par chromatographie liquide
(24 000 séparations, 8 000 structures moléculaires
de composés injectés, phases stationnaires
et éluants) sur système local REACTS, ISISBASE,
Chembase
Chromatography databank Academia Sinica (Chine)
Chromatography databank JICST (JP)
Gas chromatography and Thin layer Université de Groningen (NL) Substances toxiques et médicaments
chromatography
Hydrocarbon liquid and gas Energy Technology Center Identification des hydrocarbures
chromatography de Morgentown (USA)
Retention databank for HPLC of barbiturates Office of Forensic Science Service
de Reading (GB)

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Tableau 12 – Sources d’information en chromatographie (suite)


Banque Producteur Type de données
Retention index and times for drug gas Police d’Ottawa (CA)
chromatography
Retention index databank HPLC Université technologique
de Langborough (GB)
Thin-layer chromatography École polytechnique de Palaiseau (FR) Chromatographie bidimensionnelle
VFC-MS SPECMA Faculté Saint-Jerôme de Marseille (FR) Données du couplage chromatographie
gazeuse – spectrométrie de masse pour les parfums,
arômes, essences et composés volatils

(0)

Tableau 13 – Sources d’information en radiochimie


Banque Producteur Type de données
ANEVPLOIDY Oak Ridge National Laboratory Données sur les isotopes en relation avec la
(USA) biomedecines et la biochimie
CSISRS (Cross section information storage Brookhaven National Laboratory Données sur les sections efficaces des neutrons,
and retrieval system) (USA) des particules chargées, et des photons
DRF-DRE CEA de Saclay (FR) Paramètres isotopiques des éléments
ENDSF (Evaluated nuclear data FIZ Karlsruhe (DE) et Brookhaven National Lots de données recueillies depuis
structure file) Laboratory (USA) 1930 sur les structures nucléaires et les décroissances
radioactives
ENDF (Evaluated nuclear data file) FIZ Karlsruhe (DE) et Brookhaven National Données sur les décroissances radioactives
Laboratory (USA) des isotopes depuis 1983
EXFOR (Exchange formatted neutron cross CEA (FR) Sections efficaces
section data) des neutrons
GARRD (Gamma & alpha rays Université Philips (NL) et Université Énergie et intensité
from radioactive decays) de Marburg (DE) des rayonnements gamma et alpha produits
par la décroissance
radioactive des isotopes
HEPDATA Université de Durheim (GB) Propriétés des particules
MEDLIST FIZ Karlsruhe (DE) et Oak Ridge Décroissances
National Laboratory (USA) radioactives et taux
de radiations de 3 000 isotopes
NSF (Nuclear structure reference) FIZ Karlsruhe (DE)
NUDAT National Nuclear Data Center Décroissances radioactives et structure des isotopes
du Brookhaven National
Laboratory (USA)
PARTICLER L. Berkeley Laboratory (USA) Propriétés des particules
PDA Physic Nuclear Center NIST (USA)

5.8 Données d’environnement, de toxicité Pour les données de mesures dans l’environnement, les banques
de données (accesibles par l’Internet) sont destinées au grand public
et de sécurité et de peu d’intérêt pour le spécialiste de l’analyse. En revanche,
l’accès des banques de mesures est généralement réservé aux
membres des réseaux de surveillance.
De très nombreuses sources documentaires sont apparues en
quelques années dans le domaine de la toxicité et de l’environne-
ment. Chaque monographie comprend les données physico-
chimiques nécessaires à l’évaluation des risques, ainsi que les 5.9 Données sur les matériaux
informations caractéristiques pour l’analyse et l’identification des
substances. La chimie légale nécessite également des méthodes et Les données factuelles se trouvent aussi bien dans les banques
des données spécifiquement adaptées. Enfin, les réseaux de mesure factuelles que dans les banques bibliographiques. L’interrogation se
de surveillance de l’environnement établissent des banques de don- fera prioritairement dans les banques du premier type qui
nées de leurs mesures afin de disposer d’une mémoire des événe- contiennent des données homogènes et souvent évaluées. Une
ments suffisante pour réaliser des modélisations de qualité réponse incomplète ou non satisfaisante conduira à solliciter les
(tableau 17). sources bibliographiques (tableau 18).

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(0)

Tableau 14 – Sources d’information en cinétique et réactions chimiques


Banque Producteur Type de données

CINÉTIQUE
Chemical kinetics databank for combustion NIST (USA) Réactions
chemistry de combustion
CHEMKIN (Chemical kinetics code package) Sandio Laboratory de Livermore (USA) Réactions gazeuses
Gas kinetics databank NIST (USA)
Kinetics constants for radical reactions Tables Landolt Börstein Réactions radicalaires en milieu liquide
in fluid et Radical reaction rates in liquids de Springer Verlag (DE)
Kinetics databank for radical mechanism ECAM (FR) Craquage
reactions des hydrocarbures
Kinetics parameters of electrode reactions Université Tohoku Sendai (JP)
RATES Université Notre-Dame (USA) Processus radicalaires en milieu aqueux
SOLVEX Warren Spring Laboratory (GB) Cinétique d’extraction des solvants
RÉACTIONS CHIMIQUES
CASREACT Chemical Abstracts Service (USA) Sur STN
CHEMINFORM FIZ Chemie (DE) Sur STN
CHEMREACT InfoChem GmbH (DE) Sur STN
Methods in Organic Synthesis Royal Society of Chemistry (GB)
Theilheimer/Journal of synthetic Derwent (GB)
method = CRDS

(0)

Tableau 15 – Sources d’information sur les séquences d’acides aminés et nucléotides


Banque Producteur
EMBL European Molecular Biology Laboratory de Heidelberg (DE)
GENBANK National Research Council du Canada
JICST-DNA database JICST (JP)
NBRF et Protein sequences database National Research Council du Canada
Nucleotid sequences search system National Institute of Health (USA)
PDB (Protein databank) Brookhaven National Laboratory (USA)
PSDS (Patent sequence database) Derwent Information Ltd (GB)
Swiss Rot National Research Council du Canada

(0)

Tableau 16 – Sources d’information sur les micro-organismes


Banque Producteur Type de données
ATCC databanks American Type Culture Collection http://www.atcc.org Virus animaux et végétaux, bactéries, fungi,
levures…
ECACC (The european collection of cell Centre for Applied Microbiology & Research CAMR
cultures) (GB)
HYBRIDOMA National Research Council du Canada
HYBRIDOMA databank Collaboration USA, CEE, Japon
MICIS LGG de Londres (GB) Une douzaine de catalogues anglais
et européens
MINE (Microbial information network in Sous l’égide de la CEE
Europe)
MIRDAB (Microbial resource database) Excerpta Medica (NL)
MYCOTOX National Research Council du Canada Les fungi et les composés biologiquement
actifs qu’ils produisent

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_________________________________________________________________________________ SOURCES D’INFORMATION EN CHIMIE ANALYTIQUE. PARTIE 1

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Tableau 17 – Sources d’information sur l’environnement, la toxicité et la sécurité


Banque Producteur Type de données

Acid Rain Bowker A & I Public. (USA) Analyse, contrôle et monitorage des polluants
atmosphériques

Air toxics report Business Publisher Inc (USA) Clean air act and national emission standards
for hazardous air pollutants, inclus dans les PTS
Newsletter de Predicasts

Air water pollution report Business Publisher Inc (USA) Eau et pluies acides

AQUALINE Cambridge Scientific Abstracts (USA) Tous les aspects de l’eau et données factuelles

Aquatics science and fisheries abstracts FAO Tous les aspects de l’eau et données factuelles

Asbestos and lead abatement report Business Publisher Inc (USA) Sous forme de lettre (newsletter) en texte intégral,
inclus dans l’ensemble des PTS Newsletter
de Predicasts

BIOCEAN IFREMER (FR) Caractéristiques des prélèvements biologiques


marins

CASR (Chemical activity status report) US Environmental Protection Agency Références depuis 1985 sur 8 000 substances

CSNB (Chemical safety newsbase) Royal Society of Chemistry (GB) Données bibliographiques et factuelles

CESARS (Chemical evaluation search Michigan State Department of Natural Données et programmes de calcul
and retrieval system) Resources (USA)

CHEMINFO-INFOCHIM, produit par le Centre canadien pour la sécurité Hygiène et sécurité du travail
et l’hygiène industrielle

CHEMSAFE DECHEMA (DE) Caractéristiques des substances inflammables,


données factuelles et bibliographiques

CHRIS, Chemical hazard response US Coast Guard Données sur environ 1 500 composés
information system

Drug detection reports Pace Publication (USA) Données de test et d’analyse depuis 1972

EMFORENSIC Elsevier Science Publication (NL) Tous les aspects de la médecine légale

Environmental fate EPA (USA)

Environment fate database Syracuse Research Corp. SRC (USA)

ECDIN Joint Research Center de la CEE à Ispra (IT) Compilation des données de sécurité sur les produits
fabriqués ou diffusés dans la CEE depuis 1972

Fiches de données de sécurité Individualisées sous la responsabilité de chaque


producteur en France (accès en répertoire,
par minitel, sur CD-Rom, Web des compagnies…)
alors qu’elles peuvent être rassemblées (Material
safety datasheet-MSDS) aux USA [MSDS-OHS]
et au Canada [MSDS-CCOHS]

FORS (Forensic Science Database) Great Britain Office for Forensic Science Références de médecine légale depuis 1976
de Reading

HSDB, Hazardous substances databank National Library of Medecine NLM (USA) 150 éléments de données sur 5 000 produits, dont
les méthodes d’analyse

NGWIC industry standards National Groundwater Information center, Critères, normes et procédures d’analyse de l’eau
Ohio (USA)

OHMTADS, Oil and hazardous materials EPA (USA)


technical assistance data system

RTECS (Registry of toxic effects of chemical National Institute for Occupational Safety
substances) and Health NIOSH (USA)

TSCA/CHEMLIST, regulated chemical Chemical Abstracts Service (USA) Inclut les données de l’inventaire européen EINECS
listing

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SOURCES D’INFORMATION EN CHIMIE ANALYTIQUE. PARTIE 1 __________________________________________________________________________________

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Tableau 18 – Sources d’information sur les matériaux


Banque Producteur Type de données
MÉTAUX et ALLIAGES
AAASD .............................................. Aluminium association (USA) ........................... Aluminium association aluminium standards and data :
compositions normalisées et propriétés physico-
chimiques des alliages d’aluminium
Aluminium industry abstracts......... American Society for Metals ............................. Références sur les métaux, alliages, composites et
matériaux
ASMDATA......................................... American Society for metals .............................
CETIM, Equist Silver......................... CETIM (FR)........................................................... Références bibliographiques depuis 1974
Copper data ...................................... Copper Development Association
Inc (GB) ................................................................ Constitué d’un fichier bibliographique interrogeable
sur Battelle et d’un fichier factuel interrogeable sur STN
MCIC .................................................. Battelle (USA)...................................................... Métaux et céramiques
MPDSEARCH .................................... Material property database (USA) .................... À partir des catalogues des producteurs
PERITUS ............................................ Matsel System Ltd (GB) ..................................... Propriétés physiques et mécaniques des métaux
et alliages ferreux
VULCAIN ........................................... CTDEC et AFNOR (FR) ........................................ Désignations normalisées des métaux et alliages
et correspondances internationales, fournisseurs
WAA World Aluminium Abstracts .. ASM International(USA)
POLYMÈRES
High performance plastics............... Elsevier Adv Tech Publish (GB) Inclus dans les PTS Newsletter de Predicasts
IPS : International plastics selector International plastic selector data business Propriétés physico-chimiques, mécaniques, électriques
plastics materials.............................. publishing (USA) ................................................ et inflammabilité des plastiques
PLASPEC ........................................... D & S Data resource Inc ..................................... Propriétés de 12 000 grades de plastiques commerciaux
POLYMAT.......................................... Deutsches Kunststoff Institut DKI (DE).............. Propriétés des plastiques
RAPRA ............................................... Rapra Technology Ltd (GB)................................ Données bibliographiques et factuelles
SPAO ................................................. Laboratoire National d’Essais (FR) .................... Propriétés des matériaux plastiques commercialisés
WIS (Werkstoff Information BASF (DE) ............................................................ Propriétés des thermoplastiques
System) .............................................
VERRES, CÉRAMIQUES et COMPOSITES
Advanced ceramics report Elsevier Adv Technol Publ (NL) .........................
et Advanced composites bulletin.... Clemson University (USA) ................................. Tous les types d’information propriétés des céramiques
CERABULL ........................................
CERAB, Ceramic Abstracts .............. Cambridge Scientific Abstracts & American Références bibliographiques depuis 1975
Ceramic Society Inc ............................................
GLASSFILE........................................ International Commission on Glass, Stazione Références bibliographiques depuis 1970
Spermentale de la Vetra, Murano (IT)...............
High Tech Ceramics News............... Business Communication Comp (USA)........... Inclus dans les PTS Newsletters de Predicasts
SILICA................................................ Fachinformation Zentrum System for international literature information on
Werkstoff (DE) ..................................................... ceramics and glass
SOLIDSTAT, Solid state & Cambridge Scientific Abstracts ......................... Physique, chimie et applications aux supraconducteurs
superconductivity abstracts ............ des métaux, plastiques et céramiques
MATÉRIAUX de CONSTRUCTION et BÂTIMENTS
BATIC................................................. CATED, Institut du bâtiment (FR) ...................... Anciennement dénommé Ariane
CIM .................................................... ATILH Association technique des industries Sur l’industrie cimentière propriétés des matériaux
des liants hydraulique (FR) ................................
INFOBAT ........................................... Socotec (FR) ........................................................
AGROALIMENTAIRE
AGRICOLA......................................... US National Agriculture Library
AGRIS ................................................ FAO
Agrochemical Handbook Royal Society of Chemistry (GB) Propriétés physico-chimiques, analytiques
et European directory et toxicologiques, sur les composants actifs utilisés
of agrochemical products dans les herbicides et pour le contrôle des cultures

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Tableau 18 – Sources d’information sur les matériaux (suite)


Banque Producteur Type de données
AGROALIMENTAIRE
Beverage World................................ Keller International Publishing Comp (USA) .. Tous les aspects des boissons
CAB.................................................... Commonwealth Agriculture Bureau
International
Food Adlibra .....................................
FOODLINE : current food legislation Leatherhead Food Research Association
(Forege) et Food Science and
Technology (Frosti)
FSTA (Food science International Food information Service IFIS
& technol. abs) Publishing
ÉNERGIE
APILIT ................................................ American Petroleum Institute ..........................
COAL Database................................. IEA London Coal Research................................ Tous les aspects des énergies, particulièrement les sources
fossiles tous les aspects du charbon
COALDATA ....................................... Dechema (DE)
Crude Oil Analyses File.................... Petroleum Information (USA) ........................... Données sur propriétés d’échantillons tous aspects
DAUGAZ & EDFDOC ........................ EDF-GDF ............................................................. de l’énergétique et des problèmes connexes d’extraction,
de transformation, de stockage et de distribution

ENERGY ............................................ IEA Technology data exchange (FIZ Karlsruhe


& US Dept of Energy)
Natural gas analysis file .................. Petroleum Information (USA) ........................... Données sur les analyses de routine des gas naturels
à travers le monde
GÉOLOGIE
Banque de données du sous-sol BRGM (FR) .......................................................... Données bibliographiques et factuelles
français et GEOBANQUE
DEPOSITS ......................................... Deutsches Bundesanstalt für Données numériques sur les gisements de minerais
Geowissenschaften und Rohstoffe (BGR) et dans le monde
GeoFIZ (DE) ........................................................
GEOARCHIVES ................................. Geosystems (GB) ............................................... Références bibliographiques depuis 1974
GEOBASE.......................................... Elsevier (NL)
GEOLDOC.......................................... Université de Bordeaux (FR) ............................. Propriétés des carbonates géologiques
GEOLINE ........................................... BGR et GeoFIZ (DE)
GEOREF............................................. American geological institute
MINSYS............................................. Geosystem (GB) ................................................ Propriétés géophysiques, géochimiques et minières
DIVERS
ACST, Advanced coating Technical Insight inc (USA)............................... Revêtements et traitements de surface propriétés
and surface technology des colles et adhésifs technologiques
ADHEMIX .......................................... CEA-MIST (FR) ...................................................
Electronics material technology Business Communication Comp (USA) .......... Substances et matériaux de haute performance utilisées
new .................................................... dans l’industrie électronique, inclus dans les PTS
Newsletter de Prediscasts
Membranes and separation Business Communication Comp (USA) Inclus dans les PTS Newsletter de Prediscasts
technology et high tech separation
news
PAPERCHEM ..................................... Engineering Information Inc et
The Institute of paper Science and
Technology
PAPERTECH ...................................... Papiertechnisches Shifting – PTS – (DE)
PIRA et PAPERBASE, paper, PIRA International et PaperBase International
printing and publishing, packaging
SGPROMAT ...................................... Saint-Gobain (FR) .............................................. Propriétés des matériaux d’emballage (verres, fontes,
ciments, plastiques, laines, papiers…)

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