Vous êtes sur la page 1sur 80

Nouveautés dans le monde du béton

prêt à l’emploi

Luc Bédard, ing., M.Ing., M.B.A.

19e congrès annuel de la CEGQ


24 février 2016
https://youtu.be/AjsfinwfX-U 2
https://www.youtube.com/embed/Rn1fmydhBdo 3
Plan de la présentation
1. Présentation de l’ABQ
2. Historique du béton
3. Technologies disponibles
Maturométrie, alternatives aux éprouvettes témoins
Adjuvants: Stabilisateur d'affaissement, Contrôle du retrait
Béton fibré
Contrôle de la corrosion
Bétons autoplaçants
Bétons anti-lessivage
4. Modifications réglementaires
5. Conclusion
4
Présentation de l’ABQ

Notre Mission

Promouvoir l’utilisation du béton prêt


à l’emploi

Mobiliser nos membres et partenaires


à adhérer aux bonnes pratiques de
l’industrie
5
Présentation de l’ABQ

L’Association béton Québec (ABQ ) est reconnue


comme l’unique représentante des producteurs de béton
prêt à l’emploi au Québec.

L’ABQ regroupe 52 producteurs de béton qui opèrent plus


de 170 usines réparties sur l’ensemble du territoire
québécois.

Au cours de l’année 2011, nos membres ont produit et


livré plus de 4 millions de mètres cubes de béton, soit
plus de 90% de la production québécoise.

6
Présentation de l’ABQ

Consultez nos
bulletins
techniques
TECHNOBÉTON au

www.betonabq.org

7
Histoire du béton
2. Histoire moderne du béton
Rappel

 Égyptiens: mélange de chaux, d'argile, de sable et d'eau. 2 600


avant notre ère.
 Romains : chaux + la terre volcanique de Pouzzole → mélange
faisant prise sous l'eau. 1er siècle de notre ère
 La technologie du béton romain fut perdue après la chute de
l'empire romain jusqu'à la découverte du ciment Portland en 1824
par un maçon anglais, Joseph Aspdin
 Nommé en raison de sa couleur semblable à celle de la pierre
provenant d’une carrière de la de la presqu’île de Portland en
Angleterre, sur la Manche.

9
Histoire du béton

Pont du Gard

Panthéon 10
Histoire du béton

La technologie du béton romain fut perdue après la chute de


l'empire romain jusqu'à la découverte du ciment Portland en
1824.

11
Histoire du béton

Le ciment portland a été


breveté par un maçon
anglais, Joseph Aspdin, en
1824.

Nommé en raison de sa
couleur semblable à celle de
la pierre provenant d’une
carrière de la de la presqu’île
de Portland en Angleterre,
sur la Manche.

12
Histoire du béton

90’
Béton 80’
précontraint 70’
60’ Apparition des
Première Utilisation BUHP: 200 MPa
30’ Chicago: fumée de silice
bétonnière berceau
Introduction
1892: du BHP
10’ superplastifiants
béton armé Introduction
des agents
entraîneurs
d’air
1824: Invention Premières
du ciment
portland générations de
polycarboxylates
Premiers BAP
au Japon 13
3. Technologies disponibles
- Maturométrie -
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins

15.4.3.2 Étaiement (CCDG 2013)


«[…]L’étaiement d’un ouvrage en béton armé ne doit
être enlevé que lorsque le béton a atteint au moins 70 %
de la résistance à la compression exigée à 28 jours…

La résistance à la compression du béton doit être


vérifiée par des essais sur des éprouvettes témoins
mûries dans les mêmes conditions que le béton de
l’ouvrage. Si aucun essai n’apporte cette vérification,
l’entrepreneur doit attendre un minimum de 21 jours.»

15
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins

Problématiques avec les éprouvettes témoins


Écart entre l’historique de température au sein des éprouvettes témoins et
au sein de l’ouvrage.
Ceci est d’autant plus marqué que l’ouvrage est constitué de pièces de forte
épaisseur (« effet de masse » important).
La prise et le durcissement du béton étant fortement influencés par la
température, il en résulte des différences considérables entre les valeur de
résistance mesurées sur éprouvettes d’information et la résistance réelle du
béton dans l’ouvrage .
Les éprouvettes témoins ne sont pas toujours entreposées adéquatement.

Opérations de décoffrage non-optimales


16
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins
Maturométrie
Qu’est-ce que la maturométrie
• Méthode de détermination in situ de la résistance au jeune âge
du béton, intégrant les effets couplés de température et de
temps, par le biais de la loi d’Arrhenius:
t E 1 1  te : Age équivalent (h)
te   exp     .dt E: Énergie d’activation (J/mol)
0  R  293 273   (t )   R:
(t) :
Constante gas (J/mol/K)
Histoire température (°C)

• La maturométrie s’appuie sur le fait établi que, pour un béton


donné, la résistance au jeune âge ne dépend que de l’histoire
thermique.

Méthode couverte par la norme ASTM C 1074


Estimating Concrete Strength by the Maturity Method
17
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins

Courtoisie: Unibéton 18
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins
Maturométrie avec le métro de Laval

Courtoisie: Unibéton 19
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins

Avantage de la maturométrie
Évaluation en temps réel de la résistance dans l’ouvrage
Optimisation des cycles de coffrage et décoffrage
Suivi en temps réel du développement de la résistance
Économie de temps
Meilleure homogénéité des résultats de résistance pour fins de
décoffrage
Suivi en temps réel de la température du béton dans l’ouvrage
Optimisation de l’utilisation des appareils de chauffage
Meilleur contrôle du mûrissement du béton

Par contre: méthode non-reconnue par le MTQ à ce jour


20
Maturométrie, alternatives
aux éprouvettes témoins

La maturométrie est pertinente lors:


Nombre de coulée important (+ de 8)
Coulées échelonnées sur plusieurs semaines afin de permettre la
calibration et la vérification de celle-ci
Cycles de coffrage et décoffrage critiques
Formule de béton préétablie;
On ne doit pas déroger de la formule initiale pour laquelle la
calibration a été effectuée.

Limitation:  Résistance inférieure à 5 MPa ou


 Maturité ayant plus 50% que la résistance à 28d
21
3. Technologies disponibles
-Adjuvants: stabilisateur d’affaissement-
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -
Problématique: pertes d’affaissement du béton
Les pertes d’affaissement peuvent être causées par:
Distance de livraison
Trafic
Température ambiante
Temps d’attente au chantier
Type de mélange
etc.

23
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -
Impacts des pertes d’affaissement:

24
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -
Solutions traditionnelles
Ajout d’eau (à proscrire)
Exemple: 10 litres d’eau par m3
réduction de la résistance à la compression d‘au
moins 2,5 MPa
délai sur le temps de prise d’environ 30 minutes
Augmentation du retrait, perte de durabilité, etc.
Ajout de superplastifiant en chantier
Temps = $$$
Retardateur de prise
Impact sur les opérations de finition et de décoffrage
25
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -
Stabilisateur d’affaissement
(ASTM C494 type S ou A)
Rétention et ouvrabilité sans retard
de prise préjudiciable
Niveaux modulables de rétention et
de maniabilité selon le dosage
Améliore les résistances en
compression en bas âge et à long
terme
Procure une plus grande constance
de l’ouvrabilité
Limite le nombre de correction
d’affaissement en chantier
Source: BASF 26
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -

Polycarboxylate vs Stabilisateur d’affaissement


standard
+ CIMENT

Fortement chargé Faiblement chargé Charge augmente


Bonne adsorption Faible adsorption initiale graduellement
Bonne dispersion initiale Faible dispersion initiale Dispersion graduelle

27
Adjuvants
- Stabilisateur d’affaissement -
Mode d’action des stabilisateurs d’affaissement
Stabilisateur d’affaissement:

Adsorption du  Faible densité de charge


«PCP conventionnel»:  Faible adsorption initiale
- - -
 Haute densité - -
-- -
charge - Adsorption stabilisateur
 Adsorption rapide - -
- - d’affaissement
 Bonne fluidité -
- -
initiale Processus d’hydrolyse - du
-  Lorsque la densité de
Hydratation: stabilisateur d’affaissement
- -
- charge est
 Consommation partiel  Certains monomères - - instables à suffisamment élevée
du «PCP conventionnel» -
pH alcalins - - -
=  Hydrolyse forme - -des groupements
perte de fluidité carboxyliques --
 Augmentation graduelle
- de la
Grain de ciment densité de charge pH: ~12,5
Monomère non- Sous-produit provenant de
- Groupement
chargé et instable à l’hydrolyse
28
pH alcalin
3. Technologies disponibles
-Adjuvants pour contrôler le retrait-
Adjuvants
- le retrait -
Les types de retrait:

Retrait plastique:
Évaporation de l’eau de gâchage en cours de prise

Retrait endogène
Volumes des hydrates < (volume ciment + volume eau)

Retrait de séchage
Évaporation de l’eau dans les capillaires fermés : formation de
ménisques et tension sur le matériau

Retrait thermique
Variation de température lors de l’hydratation

30
Adjuvants
- le retrait -
Les retraits empêchés sont une des principales
causes de la fissuration des bétons:

Séchage
Fissure

Retrait de séchage

Éléments massif

Source: Gagné et Lessard


31
Adjuvants
- réducteurs de retrait -
Le réducteur de retrait:

Mécanisme d’action
Abaisser la tension de surface de l’eau et réduire les
tensions internes dues aux ménisques

Réducteur
de retrait

Source: Carmel Jolicoeur, UdeS 32


Adjuvants
- agent expansif à base de CaO -
L’agent expansif à base de CaO (ACI 223 type G):
Mécanisme d’action
Le CaO contenu dans l’agent expansif interne réagit avec l’eau
présente dans le béton (principalement dans les 24 premières
heures) pour former du Ca(OH)2, soit de la portlandite, qui
provoque l’expansion contrôlée du béton après la prise du béton
et durant son durcissement. Mûrissement à l’eau important!

Source: Gagné et Lessard 33


Adjuvants
- Cure interne -
Cure interne par ajout de sable léger poreux
Mécanisme d’action
Ajout dans le béton d’un certain pourcentage de sable
léger poreux saturée en eau
Durant la période de mûrissement, le sable léger poreux
agit comme réservoir d’eau pour compenser l’eau
consommée lors de l’hydratation

Granulat léger
saturé

Zone de cure

Granulat standard

Cure à l’eau standard Cure interne 34


3. Technologies disponibles
-béton fibré-
Béton fibré

Applications selon le types de fibres


Microfibre synthétique
Contrôler et atténuer les
fissures de retrait plastique
Forme de monofilament très
fin ou fibrillé
Longueur varie de 0,8 à 50
mm et leur diamètre est
inférieur à 0,2 mm
Module de Young moyen de 3
à 5 GPa

36
Béton fibré

Applications selon le types de fibres


Macrofibre synthétique
Permet d’obtenir des résistances
d’ingénierie équivalentes à celles offertes
par le treillis métallique et les barres
d’armatures (calcul d’ingénierie
nécessaire)
Contrôle et atténue les fissures de retrait
plastique
Forme de filaments grossiers
Longueur varie de 25 à 65 mm et leur
diamètre équivalent est de 0,2 à 1,2 mm
Module de Young moyen de 5 à 10 GPa
37
Béton fibré

Applications selon le types de fibres


Fibre d’acier
Permet d’obtenir des résistances
d’ingénierie équivalentes à celles
offertes par le treillis métallique et
les barres d’armatures (calcul
d’ingénierie nécessaire)
Module de Young moyen de 200
Gpa
Peu efficace pour le retrait plastique
Plus le béton vieillit, plus les fibres
métalliques sont efficaces pour
contrôler les fissures
38
Béton fibré

Pour plus d’informations,


consultez le

Guide de bonnes pratiques


pour l’utilisation des fibres
dans le béton

www.betonabq.org

39
3. Protection contre la corrosion
Protection contre la corrosion

Béton sain: bonne protection contre la corrosion


Béton : milieu très alcalin (pH≈13) Fe3O4 béton
 la protection de l’acier. Fe2O3

Une mince couche d’oxyde, ou film


acier
passif (solution solide de Fe3O4 -
béton
Fe2O3  dont l'épaisseur est de 10-3
Film passif
à 10-1 μm), se forme et protège la acier
barre d’armature. Adaptation de W.R. Grace

La corrosion des aciers d'armature peut débuter si le film passif


est détruit ou si le pH de la solution interstitielle devient trop
faible
41
Protection contre la corrosion

Les étapes de la corrosion de armatures (1/2)

Aux endroits où la couche a été détruite, l'acier se dissous (zone


anodique), alors que le reste de la surface encore passivée
correspond à la zone cathodique

Fe2+ + 2 OH-  Fe(OH)2  en présence d’oxygène, formation produits gonflants


42
Protection contre la corrosion

Les étapes de la corrosion de armatures (2/2)


Dépassivation progressive de l'acier par
essentiellement:
Pénétration des ions chlorure
Carbonatation (baisse du pH due au
CO2)
Propagation de la rouille produite par des
réactions d'oxydation à la surface de la
barre. Formation produits fortement
gonflants (6x)
43
Protection contre la corrosion

Règles de l’art pour prévenir la corrosion

Choisir le bon béton:


Bétons exposés aux chlorures:
 Utiliser un béton de classe C-1 ou C-XL
Pour les bétons non-exposés aux chlorures et sujets
à la carbonatation:
E/L pas trop élevé et bonne cure
Respecter l’enrobage minimale des aciers d’armature

44
Protection contre la corrosion

Règles de l’art pour prévenir la corrosion: le bon béton


Résumé tableaux 1 et 2; CSA A23.1 (2009 vs 2014)

Classe E/L ƒ’c min Type


Description / Applications Perm. Ions Cl-
exposition max MPa cure

Béton armé exposé aux chlorures ou


autres environnements agressifs,
2009: <1000 à 56j
C-XL soumis ou non au gel/dégel, 50 à 56j 3
0,40 2014: <1000 à 90j
performance devrait être supérieure à
celle des classes C-1, A-1, S-1

Béton armé exposé aux chlorures,


2009: 35 à 28j
soumis ou non au gel et dégel. 2009: <1500 à 56 j
C-1 0,40 2014 : 35 à 2
Tabliers de pont, rampes de 2014: <1500 à 90 j
56j
stationnement, bassins d’eau salée
45
Protection contre la corrosion

Ajouts cimentaires: morphologie et surface spécifique

Fumée de silice Cendre volante Laitier de haut fourneau


*
20 000 m2/kg **
300 à 500 m2/kg **
400 à 600 m2/kg

L’utilisation d’un ciment composé ou d’ajouts cimentaires est nécessaire pour


les bétons de classe C-1 ou CX-L  Perméabilité aux ions chlorure
46
Protection contre la corrosion

Réactivité des ajouts cimentaires: silice amorphe


DRX: Cendre volante DRX: Quartz broyé

Silice cristalline:
non pouzzolanique
Silice amorphe: pouzzolanique

47
Protection contre la corrosion

Réaction pouzzolanique:
Portlandite (chaux hydratée) + ajout cimentaire → CSH
Ciment Portland

Teneur en portlandite*
Mélange de ciment Portland
40% de pouzzolane

Portlandite CSH 7 28 180


(chaux hydratée) (Silicate de Calcium Hydraté) Âge de maturation, en jours

CSH *
Portlandite = chaux hydratée = hydroxyde de calcium 48
Protection contre la corrosion

Règles de l’art pour prévenir la corrosion:


Enrobage
Tableau 17, CSA A23.1-09

49
Protection contre la corrosion

Mesures additionnelles contre la corrosion

Adjuvants inhibiteur de corrosion — composé chimique qui,


mélangé au béton, empêche le déclenchement et l’évolution du
processus de corrosion électrochimique à la surface de l’armature.
(CSA A23.1)
Remarque: un inhibiteur de corrosion fournit une protection à l'acier
d'armature en agissant sur la réaction électrochimique à la surface de
l'armature, et ne sont pas directement en agissant sur la perméabilité.

50
Protection contre la corrosion

Inhibiteurs de corrosion: nitrite de calcium, Ca(NO2)2


Les nitrites permettent aux ions ferreux de retrouver un état de
passivation aux endroits où le film passif a été détruit.

Mode d’action Ca(NO2)2: 2Fe2+ + 2OH- + 2NO2-  2NO + Fe2O3 + H2O


Les nitrites permettent de reformer un film passif, même si la
concentration en ions chlorure est supérieur au seuil critique d'initiation
de la corrosion.
51
Protection contre la corrosion

Simulation
théorique
pour
l’initiation
de la
corrosion

52
Protection contre la corrosion
Impact de l’épaisseur d’enrobage
Simulation théorique pour l’initiation de la
corrosion
Enrobage 50 mm Enrobage 75 mm

53
Adaptation de Simco Technologie
3. Bétons autoplaçants
Bétons autoplaçants

Qu’est-ce que le béton


autoplaçant (CSA A23.1)
 Béton autoplaçant (BAP) -
Béton extrêmement fluide mais
stable qui peut facilement être
épandu, remplir les coffrages et
enrober l’armature, le cas échéant,
sans consolidation mécanique et
sans subir de séparation importante Essai d’étalement
des constituants. Généralement compris entre 500 et 800 mm
Tolérance: ± 70 mm
55
Bétons autoplaçants

Avantages du béton autoplaçant (1/2)

 Bétonnage de formes complexes


ou en présence d’une grande densité
d’armature
 Mise en œuvre sans vibration
 Bétonnage plus rapide et
optimisation de productivité sur
chantier
 Plus grande fluidité pour un
Source: ACC
meilleur pompage
56
Bétons autoplaçants

Avantages du béton autoplaçant (2/2)

Optimisation de la qualité de
parement
Coulage de murs verticaux de
grande hauteur
Amélioration des conditions de
travail sur le chantier
Absence de nuisance sonore liée
à la vibration
Béton de réparation Source: ACC

57
Bétons autoplaçants

Formulation des BAP: 3 écoles de pensée

1.Type riche en fines


Volume de pâte élevé ciment ciment
Faible E/L
2.Type stabilisé à l’aide d’un agent
modificateur de viscosité
Volume de pâte moins élevé,
stabilité amenée par le
viscosant
3.Type combiné
Utilisation d’un viscosant
combiné à un volume de pâte
intermédiaire
58
Bétons autoplaçants

Adjuvant modificateur de viscosité — substance composée


d’une longue chaîne de molécules de polymères qui, mélangée
au béton, modifie la viscosité (cohésion) du mélange. Ces
agents sont généralement utilisés dans le béton autoplaçant ou
comme agents anti-lessivage dans le béton coulé sous l’eau.
CSA A23.1

59
Bétons autoplaçants

Principaux adjuvants modificateur de viscosité.

Cellulose Amidon (BAP seulement)

Gomme welan Gomme diutan 60


Bétons autoplaçants

Modes d’action des agents viscosants


(1/2)

Source: Jolicoeur (UdeS) 61


Bétons autoplaçants

Modes d’action des agents viscosants


(2/2)

Source: Jolicoeur (UdeS) 62


3. Bétons anti-lessivage
(bétons coulés sous l’eau)
Bétons anti-lessivage

Facteurs améliorant la
résistance au lessivage:
•Adjuvant anti-lessivage (modes
d’action similaires que les agents de
viscosité pour BAP)

•Fumée de silice

•Affaissement recommandé:
CSA A23.1: 190 ± 40 mm
MTQ : 200 ± 40 mm

64
Source: W.R. Grace
Bétons anti-lessivage

Source: Sika Sans agent anti-lessivage Avec agent anti-lessivage 65


4. Modifications réglementaires
L’arrivée de la Garantie de
Construction Résidentielle (GCR)

67
L’arrivée de la Garantie de
Construction Résidentielle (GCR)

Le béton résidentiel pour les constructions


neuves doit être certifié.
Pourquoi:

La seule façon d’assurer le respect des


exigences de la norme.

68
Les classes de béton résidentiel
pour les maisons neuves

69
Les ajouts d’eau

5.2.5.3.2 Ajout d’eau sur le chantier

Le volume d’eau ajouté doit être consigné sur le bordereau de livraison.


Doit être signé par le maître d’ouvrage.

Lorsque l’affaissement du béton est inférieur à la valeur prescrite, de l’eau peut être
ajoutée par le fournisseur afin de porter le béton à l’affaissement calculé pourvu que
les critères suivants soient respectés:
a)Le rapport eau/liant spécifié n’est pas dépassé.
b)Au plus 60 minutes se sont écoulées depuis le gâchage.
c)Au plus 16 l/m³ ou 10 % de l’eau de gâchage prescrite est ajoutée, selon la valeur la
plus faible.

70
L’importance du bon de livraison

 Constitue une preuve documentaire


 Assure de la bonne classe de béton employé
 Documente et encadre les ajouts en chantier
 Et autres avantages… ce de l’armature.(CSA
A23.1)

71
La mise en place

 Le béton résidentiel doit-il être consolidé?


Oui

72
La CURE

 Le béton résidentiel est-il soumis à une cure?

Oui

73
Nouvelle CSA A23.1-14

 Chapitre consacré au béton résidentiel


(chapitre 9)
 Intégration des classes de béton résidentiel aux
tableaux 1 et 2
 Annexe R (informative) reprenant les éléments
de la défunte norme CSA A438

74
Nouvelle CSA A23.1-14

75
Nouveau CNB:2015 ?
 La référence au béton résidentiel sera-t-elle
la version 2009 de la CSA A23.1?

76
La certification pour tous!
Certification des usines de béton
Au Québec, au moins une partie de presque tous les bâtiments est composée de béton prêt à l’emploi. Cependant, le béton prêt à l’emploi est un produit dont l’ensemble des caractéristiques et des
performances, de même que celles des matériaux le constituant, n’est pas toujours démontré avant son utilisation. Sans certification, les producteurs ne sont soumis à aucune règle visant à
s’assurer périodiquement du maintien de la conformité de leurs bétons et de ses constituants. Il est essentiel que le béton réponde à des normes de qualité aussi bien à l’étape de la fabrication qu’à
celle de la livraison et de la mise en place.
C’est pour pallier cette lacune que la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a intégré une nouvelle exigence dans le chapitre I, Bâtiment, du Code de construction. Cette exigence précise que tous les
bétons devront être produits et livrés par une usine détenant un certificat de conformité délivré par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), conformément au protocole de certification NQ
2621-905 «Bétons de masse volumique normale et constituants – Protocole de certification». Ce protocole a été adapté aux besoins spécifiques du Québec.
Qu’est-ce qui est visé?
Toutes les usines qui produisent ou livrent du béton prêt à l’emploi sont visées par cette nouvelle exigence. La production de béton à l’aide d’une bétonnière mobile y est également soumise.
Cette exigence vise à assurer une qualité constante des constituants utilisés dans le béton, la qualité des bétons eux-mêmes ainsi que la qualité de tout le processus entourant la fabrication et la
livraison de ce produit. Déjà, la majorité des usines de béton sont certifiées.
La certification
Pour être certifiée, une usine doit détenir un certificat de conformité délivré par le BNQ, conformément au protocole de certification NQ 2621-905 «Bétons de masse volumique normale et
constituants – Protocole de certification».
Les exigences du programme incluent notamment:
les constituants
les installations de stockage
la fabrication du béton (mesure des constituants, centrale de dosage, malaxage et livraison) et
les propriétés du béton, incluant la durabilité.
Il est important de noter que les coffrages, la mise en place et la cure du béton sont exclus de ce programme.
Le programme de certification du béton prêt à l’emploi du BNQ s’articule autour de 5 catégories d’exigences, soit:
la documentation du système de gestion de la qualité (SGQ)
les responsabilités de la direction
la gestion des ressources
la réalisation du béton prêt à l’emploi et
la mesure, l’analyse et l’amélioration du processus.
Entrée en vigueur
La nouvelle édition du chapitre Bâtiment du Code de construction entre en vigueur le 15 juin 2015. Tout comme lors de l’édition précédente, une période transitoire de 18 mois est prévue. Les
dispositions du chapitre I du Code de construction approuvé par le décret no 293-2008 du 19 mars 2008 peuvent être appliquées à la construction d’un bâtiment ou à sa transformation, à la
condition que les travaux aient débuté avant le 15 décembre 2016. 

77
5. Conclusion
Conclusion

• Les producteurs de béton ont les outils pour livrer des bétons
spécialisés et performants:
• Adjuvants diversifiés (superplastifiants, réducteurs de
retraits, viscosants, régulateurs d’affaissement, etc.)
• Diversité des liants (ciments, ajouts cimentaires et fillers)
• Évolution des normes

• Est-ce que l’on ose comparer les télévisions des années 60’ à
celles d’aujourd’hui?
La même réponse s’applique aux bétons…
79
Merci pour votre attention!
QUESTIONS ???

betonabq.org