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Kurt Gödel

Kurt Gödel, né le 28 avril 1906 à Brno et mort le


14 janvier 1978 à Princeton (New Jersey), est un Kurt Gödel
logicien et mathématicien autrichien naturalisé
1
américain .

Son résultat le plus connu, le théorème d'incomplétude


de Gödel, affirme que n'importe quel système logique
suffisamment puissant pour décrire l'arithmétique des
entiers admet des propositions sur les nombres entiers ne
pouvant être ni infirmées ni confirmées à partir des
axiomes de la théorie. Cette proposition est qualifiée
d'indécidable.

L'incomplétude et la cohérence (second théorème) ne


peuvent pas être démontrées à l'intérieur du système.

Gödel a également démontré la complétude du calcul


des prédicats du premier ordre. Il a aussi démontré la
cohérence relative de l'hypothèse du continu, montrant
qu'elle ne peut pas être réfutée à partir des axiomes Kurt Gödel en 1925.
admis de la théorie des ensembles, en admettant que ces Naissance 28 avril 1906
axiomes soient cohérents. Il est aussi à l'origine de la
Brünn (Autriche-Hongrie
théorie des fonctions récursives.
actuellement en République tchèque)

Il publie ses résultats les plus importants en 1931 à l'âge Décès 14 janvier 1978 (à 71 ans)
de 25 ans, alors qu'il travaille encore pour l'université de Princeton (États-Unis)
Vienne (Autriche). Nationalité Autrichienne
Américaine
Domaines logique mathématique,
Sommaire mathématiques
Institutions Institute for Advanced Study
1 Biographie
1.1 Enfance (Princeton)
1.2 Études à Vienne Diplôme université de Vienne
1.3 Travaux à Vienne Renommé pour Théorème de complétude de
1.4 Voyages aux États-Unis
Gödel
1.5 Travaux à Princeton
1.6 Réflexions diverses Théorème d'incomplétude de
1.7 Décès et distinctions Gödel
2 Œuvres Hypothèse du continu
3 Notes et références Preuve ontologique de Gödel
3.1 Notes Distinctions Albert Einstein Award (1951)
3.2 Références National Medal of Science
4 Annexes
(1974)
4.1 Bibliographie
4.2 Articles connexes Signature
4.3 Liens externes

Biographie
Enfance

Fils de Rudolf Gödel, dirigeant d'une petite entreprise textile, et de Marianne Gödel (née Handschuh). Au sein
2
de cette famille germanophone, le petit Kurt est surnommé « Der Herr Warum » (« Monsieur Pourquoi ») . Il
fréquente l'école primaire puis secondaire à Brno, qu'il terminera avec les honneurs en 1923. Bien que Kurt ait
d'abord excellé en langues, il devient peu de temps plus tard un fervent amateur d'histoire et de mathématiques.
Cette passion pour les mathématiques prend une nouvelle ampleur en 1920 lorsque son frère aîné Rudolf (né en
1902) part pour Vienne suivre un cursus médical. Adolescent, Kurt étudie la théorie de Goethe sur Isaac
Newton, et les écrits de Kant.

Études à Vienne

À l'âge de 18 ans, Kurt rejoint son frère Rudolf à l'université de Vienne. Il a à ce moment déjà acquis un niveau
universitaire en mathématiques et en philosophie. Bien qu'initialement inscrit pour étudier la physique
théorique, il suit aussi un enseignement en mathématiques, avec le professeur Philipp Furtwängler et en
philosophie. C'est à cette époque qu'il adhère au réalisme mathématique. Il lit Metaphysische Anfangsgründe
der Naturwissenschaft (Premiers principes métaphysiques de la science de la nature) de Kant. À partir de
3 n1
1925 , il participe occasionnellement aux réunions hebdomadaires du Cercle de Vienne où officient Moritz
Schlick, Hans Hahn et Rudolf Carnap. Kurt étudie par la suite la théorie des nombres mais se tourne vite vers la
logique mathématique après un séminaire donné par Moritz Schlick sur l’Introduction à la philosophie
mathématique, de Bertrand Russell.

C'est encore à l'université de Vienne qu'il rencontre celle qui deviendra (tardivement) sa femme, Adele
Nimbursky (née Porkert). Il publie ses premiers articles sur la logique et assiste à une conférence de David
Hilbert à Bologne sur la complétude et la cohérence des systèmes mathématiques. En 1929, Gödel devient
citoyen autrichien (il était devenu automatiquement Tchécoslovaque à 12 ans lors du démembrement de
l'Autriche-Hongrie de 1918), avant d'obtenir cette même année son doctorat en philosophie, sous l'égide de
Hans Hahn. Dans sa thèse, il établit la complétude du calcul des prédicats du premier ordre, résultat connu sous
le nom de théorème de complétude de Gödel.

Travaux à Vienne

Il prouve en 1930 la complétude de la logique classique du premier ordre, c'est-à-dire que toute formule valide
est démontrable, résultat qui fut publié par l'Académie des sciences de Vienne. En 1931, il publie son célèbre
théorème d'incomplétude dans Über formal unentscheidbare Sätze der Principia mathematica und verwandter
Systeme (en). Il prouve dans cet article que pour tout système axiomatique assez puissant pour décrire les
nombres naturels, on peut affirmer que :

1. il ne peut être à la fois cohérent et complet (ce qui est le théorème connu sous le nom de « théorème
d'incomplétude ») ;
2. si le système est cohérent, alors la cohérence des axiomes ne peut pas être prouvée au sein même du
système.

Ces théorèmes mettent fin à des siècles de tentatives de proposer un jeu d'axiomes définitif pour situer
l'ensemble des mathématiques sur une base axiomatique, à la manière des Principia Mathematica de Russell et
Whitehead et du formalisme de Hilbert. Ils impliquent aussi qu'il y a des questions mathématiques qui sont
valides mais qui ne sont pas démontrables.

Le principe du théorème d'incomplétude est simple. Gödel a essentiellement bâti « une formule qui énonce
qu'elle n'est pas démontrable » dans un système formel donné. Si cette formule était démontrable, cela
signifierait que l'on pourrait démontrer « qu'elle n'est pas démontrable », d'où la contradiction. Donc cette
formule n'est pas démontrable. C'est bien ce qu'elle énonce, donc elle est valide. Il existe donc une formule
5
valide non démontrable .
Pour préciser ces faits, Gödel a eu besoin de résoudre de nombreux problèmes techniques, comme le « codage
des démonstrations » et « le concept même de démontrabilité » au sein des nombres entiers. Il a aussi eu besoin
d'un procédé pour décrire une formule qui énonce sa propre non-démontrabilité : le procédé « diagonal ». Ces
détails sur la forme expliquent pourquoi sa publication de 1931 est aussi longue et ardue à lire et pourquoi ses
contemporains, à l'exception notable de John von Neumann et Alfred Tarski, n'ont pas compris son résultat.

Gödel obtient son diplôme à l'université de Vienne en 1932, et y devient Privatdozent (conférencier) en 1933.

Voyages aux États-Unis

L'année 1933 est aussi pour Gödel celle du premier départ pour les
États-Unis, où l’Institute for Advanced Study de Princeton lui propose
un poste de « membre temporaire » pour une année. Il rencontre Albert
Einstein, avec qui il lie une solide amitié. Plus tard, il met au point
l'idée de la calculabilité, étudie les fonctions récursives, si bien qu'il
donne une conférence sur les fonctions récursives générales et le
concept de vérité. Ces travaux sont développés en utilisant la
construction des nombres de Gödel.

En 1934, il retourne à l’Institute for Advanced Study de Princeton et y


Le campus de l’Institute for Advanced
donne une série de conférences intitulée « De l'indécidabilité des
Study.
postulats des systèmes mathématiques formels ». Stephen Kleene et J.
Barkley Rosser prennent en note ces conférences, publiées dans les
Œuvres complètes de Gödel.

Cependant, après l'assassinat le 22 juin 1936 de Moritz Schlick (dont le séminaire avait fait naître son intérêt
pour la logique) par Hans Nelböck, un jeune étudiant aliéné, Gödel est particulièrement affecté et traverse sa
première dépression.

Gödel retourne à Princeton plus tard la même année. Les voyages et ses travaux l'ont épuisé, si bien que la plus
grande partie de l'année suivante doit être consacrée au traitement d'une nouvelle dépression. Il revient à
l'enseignement en 1937, période durant laquelle il travaille sur la preuve de cohérence relative et celle
d'indépendance de l'hypothèse du continu. Il échoue sur l'indépendance (qui ne sera démontrée qu'en 1963, par
Paul Cohen), mais il réussit à établir que cette hypothèse ne peut pas être réfutée à partir des axiomes de la
6
théorie des ensembles. Il épouse Adele le 20 septembre 1938 à l'université Notre Dame.

Travaux à Princeton

Après l'Anschluss de 1938, l'Autriche tombe dans le giron de l'Allemagne nazie. Cette dernière ayant aboli le
titre de Privatdozent, Gödel a à se soucier d'une incorporation dans l'armée allemande. Ses liens avec des
professeurs juifs, comme son tuteur de thèse Hans Hahn, lui causent des problèmes. Il est même agressé, à la
7
fin de l'année 1939, par un petit groupe de nazis . Sa femme et lui partent se réfugier aux États-Unis en
janvier 1940. Ils arrivent à San Francisco le 4 mars suivant, après avoir emprunté le Transsibérien et traversé
7
l'océan Pacifique le plus discrètement possible, de peur d'être arrêtés . Après leur arrivée, Kurt et Adele
s'installent à Princeton, où Gödel réintègre l’Institute for Advanced Study. Il se tourne encore plus vers la
n2
philosophie et la physique. Entre 1943 et 1946, il étudie de « façon assez systématique » les travaux de
8
Leibniz . Il étudie aussi, à un moindre degré, ceux de Kant et de Husserl.

Il poursuit ses travaux de logicien et publie en 1940 The Consistency of the Axiom of Choice and of the
Generalized Continuum-Hypothesis with the Axioms of Set Theory. Il introduit dans ce travail la notion
d'univers constructible, modèle de la théorie des ensembles dans lequel les seuls ensembles existants sont ceux
qui peuvent être construits à partir d'ensembles plus élémentaires. Gödel prouve qu'aussi bien les axiomes de
choix et l'hypothèse généralisée du continu sont vrais dans un univers constructible, et doivent donc être
9
cohérents. Il a aussi l'intuition de la notion de problème NP-complet .
À la fin des années 1940, il démontre l'existence d'une solution paradoxale aux équations de la théorie de la
relativité générale d'Einstein. Les « univers tournants » auraient rendu possible le voyage dans le temps, et
poussent Einstein à douter de sa propre théorie (univers de Gödel). Aujourd'hui, ce type de solution est
considéré comme une curiosité mathématique sans grand intérêt physique, mais dont le mérite est d'avoir
stimulé la recherche d'autres solutions exactes aux équations d'Einstein.

À la fin de l'année 1947, Gödel doit subir un examen en vue de sa naturalisation, avec pour témoins ses amis
Oskar Morgenstern et Albert Einstein. Pour une personne possédant ses références il s'agit d'une formalité, mais
Gödel se prépare avec une extrême minutie, et alors qu'il étudie la constitution américaine, il pense y découvrir
une faille logique qui permettrait de transformer en toute légalité le régime politique du pays en régime
dictatorial. Il fait part de sa découverte à ses deux amis, fort inquiets que Gödel n'aborde le sujet avec le juge
chargé de l'entretien préalable à la naturalisation. Tous deux sont convaincus d'avoir réussi à en dissuader
Gödel, mais en quelques phrases le sujet revient : le juge s'enquiert d'abord du régime politique en vigueur en
Autriche, Gödel répond que celui-ci, autrefois une démocratie, s'est transformé en dictature ; le juge rétorque
qu'une telle chose ne pourrait arriver en Amérique, mais Gödel soutient le contraire, et dit qu'il peut le prouver.
Le juge, qui connaît Einstein, décide de terminer l'entretien sans son explication, qui ne sera jamais
10, 11, 12
révélée .

Devenu membre permanent de l’Institute for Advanced Study en 1946, il est naturalisé citoyen américain en
1948. Il obtient un poste de professeur à l'institut en 1953, refuse le titre de professeur honoraire en 1975 et
devient professeur émérite en 1976.

En mars 1951, Gödel reçoit avec le physicien Julian Schwinger le premier prix Einstein, puis est nommé
docteur honoris causa dans plusieurs universités dont Yale et Harvard, et se voit décerner la National Medal of
Science en 1974.

Réflexions diverses

Âgé de 70 ans, Gödel, qui est profondément croyant, fait circuler parmi ses amis une élaboration basée sur la
preuve ontologique de l'existence de Dieu, inspirée de l'argument d'Anselme de Cantorbéry et de considérations
de Leibniz. Cette élaboration est maintenant connue sous le nom de « preuve ontologique de Gödel ». Il
s'intéressait aussi beaucoup aux visions des grands mystiques comme sainte Catherine Emmerich ou de
13
Grégoire Palamas .
14
Gödel, en plus de sa croyance en Dieu, s'interroge sur l'existence des anges et du diable dans un univers
mathématique, un univers « idéal », par opposition à l'univers réel perceptible, dans lequel vivraient les
15
« anges » et « démons », comme nous vivons dans l'univers réel . Cela était une conséquence de ses réflexions
sur l'intuition et l'incomplétude, puisque l'intuition a parfois produit des thèses mathématiques ne pouvant être
prouvées ou infirmées mathématiquement. Il considère que soit le cerveau est une machine de Turing, et il
existe donc des problèmes indécidables pour l'humain, ce qui signifie que « les propriétés mathématiques qui
16
nous échappent ont une existence autonome » , soit le cerveau surpasse les machines de Turing, et donc
16
l'esprit humain est « une réalité indépendante du monde sensible » . La difficulté de cette vision est la
communication du cerveau, matériel et fini, avec cet univers idéel : il envisage l'existence d'un « organe de
17
l'intuition » ayant accès à cet univers idéel , malgré les difficultés de cette spéculation.

Une conséquence de sa vision d'un monde réel limité voulu par Dieu, est que la recherche, la métaphysique ou
la philosophie, sont en contradiction avec cette volonté de limitation de la compréhension du monde. Ce point
18, 19
alimente sa paranoïa, et il va même jusqu'à estimer les grands penseurs en danger . Gödel préfère rester
discret sur cette vision des choses, qui n'est décrite que dans ses notes personnelles : « je ne rends publiques que
20
les parties de ma philosophie qui se prêtent le moins à la controverse » , à cause de l'esprit du temps, à la fois
réception de ses confrères et ordre du monde.

Décès et distinctions
Gödel fut tout au long de sa vie un homme en retrait, avec une tendance
21
certaine à l'hypocondrie . Approchant de la mort, il se fait de plus en
plus de souci pour sa santé, se convainc de l'existence d'un complot
14
visant à l'empoisonner. Il cesse alors de s'alimenter , tombant
progressivement dans la cachexie. Il meurt le 14 janvier 1978, à
22
Princeton (New Jersey, États-Unis) ; il pesait alors environ 30 kilos .
23
La société Kurt Gödel, fondée en 1987, est baptisée en son honneur .
C'est une organisation internationale pour la promotion de la recherche Pierre tombale de Kurt Gödel.
dans les champs de la logique, de la philosophie et de l'histoire des
mathématiques.

Un prix Gödel, qui récompense les meilleurs travaux en informatique théorique, est fondé en son honneur en
1992.

Œuvres
Collected Works, Oxford University Press, 5 volumes publiés de 1986 à 2003 sous la direction de Solomon
Feferman, J. W. Dawson, Stephen Cole Kleene, Gregory H. Moore, Robert Martin Solovay et Jean van
Heijenoort.
vol. I : Publications 1929-1936.
vol. II : Publications 1938-1974.
vol. III : Unpublished Essays and Lectures
vol. IV : Correspondence A-G
vol. V : Correspondence H-Z

Notes et références
Notes
1. « Gödel n'était cependant qu'un participant occasionnel, et il ne fit jamais complètement sienne la doctrine du groupe, le
positivisme logique, dont il allait au contraire, à la maturité, s'éloigner définitivement 4. »
2. Selon Wang, « son travail est devenu plus philosophique que mathématique 8. »

Références
1. Le plus souvent considéré comme autrichien , il est né à Brno en Autriche-Hongrie , est naturalisé tchécoslovaque à
12 ans, puis autrichien à 23 ans. Lorsque Hitler ordonne l' annexion de l'Autriche , Gödel devient allemand (il a alors
32 ans). Il part aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale , et obtient la double nationalité austro-américaine à
42 ans.
2. Palle Yourgrau 2005 , p. 17.
3. Gilles Gaston Granger , « VIENNE cercle de - 2) Le cercle de V ienne et le noyau berlinois » (http://www.universalis.fr/e
ncyclopedie/cercle-de-vienne/2-le-cercle-de-vienne-et-le-noyau-berlinois/) , sur Encyclopædia universalis (consulté le
12 mars 2015 ).
4. Daniel Andler , « GÖDEL KUR T - (1906-1978) - 1) Mathématiques et philosophie » (http://www.universalis.fr/encyclop
edie/kurt-godel/#c_2) , sur Encyclopædia universalis (consulté le 11 mars 2015 ).
5. Une démonstration moderne du théorème d'incomplétude consiste à démontrer que l'ensemble des formules valides n'est
pas récursivement énumérable . Comme l'ensemble des théorèmes est à l'évidence récursivement énumérable et inclus
dans celui des formules valides, ces deux ensembles sont disjoints ; d'où le résultat.
6. (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson , « Kurt Gödel » , dans MacTutor History of Mathematics ar chive,
université de St Andrews (lire en ligne (http://www-history .mcs.st-andrews.ac.uk/Biographies/Godel.html) )..
7. Palle Yourgrau 2005 , p. 114.
8. Jacques Bouveresse , « Mathématiques et logique chez Leibniz / Mathematics and logic in Leibniz », Revue d'histoir e
des sciences , t. 54, no 2, 2001, p. 225 (DOI 10.3406/rhs.2001.21 18 (http://dx.doi.or g/10.3406%2Frhs.2001.21 18), lire en
ligne (http://www.persee.fr/articleAsPDF/rhs_0151-4105_2001_num_54_2_21 18/article_rhs_0151-4105_2001_num_54
_2_2118.pdf)).

Jean-Paul Delahaye , « Un algorithme à un million de dollars ? », Pour la science , no 34, août 2005 (lire en ligne (http://
9. Jean-Paul Delahaye , « Un algorithme à un million de dollars ? », Pour la science , no 34, août 2005 (lire en ligne (http://
www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-un-algorithme-a-un-million-de-dollars-20659.ph p))
Cf. la lettre de Gödel à Von Neumann en 1956 dans (en) « {{{2}}} : a personal view of the theory of
computation » (http://rjlipton.wordpress.com/the-gdel-letter/) , sur la page de Richard J. Lipton .
10. Palle Yourgrau, Einstein/Gödel. Quand deux génies r efont le m onde, éd. Dunod (2005), p. 129, qui s'appuie sur (en)
John Dawson, Logical Dilemmas: The Life and W orks of Kurt Gödel , Wellesley (Mass.), éd. A. K. Peters (1997).
11. (en) Kurt Gödel: A Contradiction in the U.S. Constitution? (http://mor genstern.jef freykegler.com/), une page retraçant
la redécouverte du seul témoignage direct de cette anecdote, rédigé par Mor genstern, et prou vant définitivement qu'il ne
s'agit pas d'une légende urbaine . La conclusion de l'histoire (quelle contradiction Gödel avait découverte) n'est pas
révélé.
12. (en) Institute for Advanced Studies , « Gödel, Einstein and the Immigration Service », The Institute Letter , Princeton,
New Jersey, printemps 2006 , p. 7 (lire en ligne (https://www.ias.edu/files/pdfs/publications/letter -2006-spring.pdf) ).
13. Jean Staune - Notre existence a-t-elle un sens ? - Presses de la Renaissance-2007- p. 427.
14. Françoise Monier , « Laurent Lemire se passionne pour les génies atteints de folie », L’express, 6 avril 2012 (lire en ligne
(http://www.lexpress.fr/culture/livre/laurent-lemire-se-passionne-pour -les-genies-atteints-de-folie_980109.html) ) :
« Kurt Gödel, peut-être le plus grand mathématicien du XXe siècle, auteur du théorème d'incomplétude, croit aux anges
et au diable. Persuadé qu’on veut l’empoisonner , il meurt, volontairement af famé. ».
15. « Les idées sont-elles aux anges ce que la matière est pour nous ? » (note de Kurt Gödel), Pierre Cassou-Noguès 2007 ,
p. 94.
16. Pierre Cassou-Noguès 2007 , p. 121-123.
17. « La position d'un œil mathématique est l'une des thèses les plus stables de la métaphysique de Gödel. Elle apparaît dès
les cahiers philosophiques et s'af firme encore dans les conversations avec Wang Hao. », Pierre Cassou-Noguès 2007 ,
p. 94-95.
18. « Husserl a atteint la fin, il est arrivé à la science de la métaphysique. [Mais] il a dû cacher sa grande découverte. La
philosophie est une science persécutée. S'il n'avait pas caché [sa découverte], la structure du monde aurait pu le tuer »
(Kurt Gödel, rapporté par Wang Hao dans A Logical Journey: Fr om Gödel to Philosophy , p. 167), tiré en l'état de Pierre
Cassou-Noguès 2007 , p. 94.
19. « Les philosophes sont persécutés. Il y a un complot contre Leibniz. Gödel est persuadé qu'une société secrète s'attache à
détruire les écrits de celui-ci. » , Pierre Cassou-Noguès 2007 , p. 101.
20. (Kurt Gödel, rapporté par Wang Hao dans A Logical Journey: Fr om Gödel to Philosophy , p. 235), tiré en l'état de Pierre
Cassou-Noguès 2007 , p. 22.
21. Palle Yourgrau 2005 , p. 120.
22. Palle Yourgrau 2005 , p. 14.
23. The Kurt Gödel Society (http://kgs.logic.at/) .

Annexes
Bibliographie
Sur les autres projets Wikimedia :
Ernest Nagel, James R. Newman (en), Kurt Gödel et
Jean-Yves Girard, Le théorème de Gödel, Éditions du Kurt Gödel, sur Wikimedia Commons
Seuil, 1989 [détail de l’édition] Kurt Gödel, sur Wikiquote
Fournit, entre deux commentaires informels, une
traduction en français de la démonstration originelle de Gödel de ses théorèmes d'incomplétude.

Pierre Cassou-Noguès, Gödel, éd. Les Belles Lettres (« Figures du savoir » ; 34), Paris, 2003, 190 p.
(ISBN 2-251-76040-7).
Pierre Cassou-Noguès, « Le programme de Gödel et la subjectivité mathématicienne », Cahiers du Centre
François Viète, no 3, Nantes, 2003, p. 31-56.
Pierre Cassou-Noguès, Gödel, éditions Les Belles Lettres, Paris, 2004. (ISBN 2-251-76040-7).
Hao Wang, Gödel, éditions Armand Colin, Paris, 1990. (ISBN 2-200-24020-1).
Palle Yourgrau, Einstein/Gödel. Quand deux génies refont le monde, Dunod, 2005 (ISBN 2-10-048735-3).
Pierre Cassou-Noguès, Les Démons de Gödel. Logique et folie, Seuil, 2007 (ISBN 2-02-092339-4).
(en) John W. Dawson, « Gödel and the Limits of Logic », Scientific American, juin 1999, accessible en ligne.
Gianbruno Guerrerio, Gödel - Logique à la folie, série « Les génies de la science » de la revue Pour la
science.
Douglas Hofstadter, Gödel, Escher, Bach : Les Brins d'une Guirlande Éternelle (1979), éd. Dunod, 2000
(ISBN 2-10-005435-X).
Yannick Grannec, La Déesse des petites victoires, éditions Anne Carrière 2012 — roman sur la vie de Gödel,
prix des libraires
Stephen Cole Kleene, Introduction to Metamathematics, Amsterdam, North-Holland, 1952, x+550 p.
(SUDOC 005505526, présentation en ligne) — Nombreuses réimpressions, en 1957, 1959, 1962, 1964, 1967, 1971,
1974, 1980, 1988, 1991, 1996, 2000, 2009 notamment par Wolters-Noordhoff (Groningen) (ISBN 0720421039),
d'après la notice Sudoc. Nombreuses traductions.

Articles connexes

Preuve ontologique de Gödel


Théorèmes d'incomplétude de Gödel
Univers de Gödel

Liens externes

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