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Une étude vient défendre l'image des grandes entreprises françaises dans

l'opinion. L'Association française des entreprises privées (Afep), qui


représente les plus grands groupes français, publie ses chiffres annuels
sur la répartition de la valeur ajoutée de ses 102 membres, qui
représentent tout de même 14 % du PIB marchand de la France,
soit 273 milliards d'euros.
Le résultat est sans appel : les actionnaires sont loin d'être les mieux
servis, puisqu'ils doivent se contenter de 5 % de la valeur ajoutée totale.
Les salariés, eux, concentrent 63 % de cette valeur ajoutée, au travers de
leurs salaires bruts, auxquels sont ajoutées les cotisations sociales
patronales qui financent leur protection sociale, une sorte de salaire
différé. L'Afep inclut également la participation, l'intéressement et les
dividendes versés aux salariés.
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L'État, pour sa part, rafle 14 % de la valeur ajoutée, au travers des impôts
incluant les taxes sectorielles ainsi que les dividendes versés à la
puissance publique.
Le reste, soit 18 % de la valeur ajoutée, va à la rémunération des
banques, avec les intérêts d'emprunt ; à la dotation aux amortissements,
pour tenir compte du vieillissement du matériel immobilisé, ou sert à
financer les charges exceptionnelles ou encore à réinvestir.
Des résultats qui vont dans le sens d'une étude de l'Institut économique
Molinari, un think tank libéral, publiée en mai sur la répartition de la richesse
créée par les entreprises du CAC 40, loin de la caricature de la grande
entreprise qui serait uniquement au service de ses actionnaires.