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SOMMAIRE

AVANT PROPOS: Les moyens de production de froid

Les notions de physique et de thermo physique


Les états de la matière
Le principe de la réfrigération

Les compresseurs
Le compresseur semi-hermétique
Le compresseur hermétique
Les calculs de la puissance d’un compresseur

Les évaporateurs
Les condenseurs

Les fluides frigorigènes


Le diagramme enthalpique

Les huiles frigorifiques

Le manifold
La récupération transition substitution

Les appareils annexes

L’initiation à la régulation

Les détendeurs
Les thermostats
Les pressostats
Les régulateurs

Le tube et les raccords


Le schéma froid
Les normes

La régulation par thermostat d’ambiance


La régulation par protection minimum
Le pump-down

Le repérage d’un bornier

Les dégivrages
Le dégivrage par gaz chaud
Le dégivrage par inversion de cycle

La machine à glaçons
La machine à absorption

L’initiation au dépannage
TABLE DES MATIERES

La pression
Mesure et contrôle de la pression
La température page 5
Mesure et contrôle de la température page 5
Les différentes échelles de température page 6
Table de conversion des différentes échelles page 6
La chaleur page 7
Table de conversion page 7
Transmission de chaleur page 8

Les états de la matière page 10


Loi de fusion et de solidification page 10
La vaporisation page 10
La condensation page 11
La sublimation page 11
Différentes chaleurs et leurs significations page 11

Rôle des principaux organes de la réfrigération page 14


Schéma de principe d’une installation frigorifique page 15
Le circuit frigorifique page 16
Schéma de principe page 17

Le rôle des compresseurs page 18


Généralités sur le compresseur ouvert page 18
Généralités sur le compresseur semi-hermétique page 18
Généralités sur le compresseur hermétique page 19
Les différents types de compressions page 19
Les avantages et inconvénients des différents compresseurs page 20
Le compresseur à flux alternatif à piston page 20
Les éléments mobiles du compresseur page 24
Les garnitures d’étanchéité page 25
Les vannes trois voies page 28

Les compresseurs semi-hermétique page 29


Lubrification page 29
Protection électrique page 31
Refroidissement du moteur page 31
La résistance de carter page 32

Le compresseur hermétique page 33


Refroidissement du moteur page 33
Lubrification page 34
Les moteurs électriques d’entraînement page 35
Démarrage et protection page 37

Calcul de la puissance d’un compresseur page 40


Le diagramme de Clapeyron page 42

Transmission de chaleur dans un évaporateur page 46


Détermination d’un ∆ϑ page 48
Les évaporateurs refroidisseurs d’air page 49
Différents écartements d’ailettes page 51
Les évaporateurs refroidisseurs de liquide page 54
Entretien des évaporateurs page 55
Montage d’un évaporateur page 56
Puissance d’un évaporateur page 57
Transmission de chaleur dans un condenseur page 59
Les condenseurs à air page 61
Les condenseurs à eau page 64
Entretien des condenseurs page 67

La sécurité d’emploi d’un fluide frigorigène page 69


Rappel de définitions sur les fluides frigorigènes page 72
La qualité d’un fluide frigorigène page 73
La désignation numérique d’un fluide frigorigène page 73
Tableau récapitulatif sur les anciens fluides page 75
Les nouveaux fluides frigorigène page 76

Le diagramme enthalpique page 78


Les coordonnées du diagramme enthalpique page 79
Les isobares page 79
Les isenthalpes, les isochores, les isothermes page 80
Les isentropes, l’isotitre page 81
Les unités page 82
La condensation, la vaporisation, page 83
La compression page 85
La détente page 86
Le cycle frigorifique théorique page 86
le cycle frigorifique pratique page 87
La représentation du cycle frigorifique pratique, à glissement, réel page 88
La représentation des quatre organes principaux sur le diagramme Enthalpique page 88
Le COP de Carnot page 89

Qualités et caractéristiques d’une huile frigorifique page 90


Les différentes huiles frigorigène page 91
Tableau récapitulatif sur les huiles page 92
Problèmes posés par l’huile page 93
Comment surveiller une huile page 94

Le manifold page 98

Récupération du fluide frigorigène page 102


Transfert liquide page 103
Schéma du transfert liquide page 104
Transfert gazeux page 104
Schéma du transfert gazeux page 105
Procédure d’auto vidange page 106
Schéma de la procédure d’auto vidange page 107
Méthode pour effectuer une transition page 108
Méthode pour effectuer une substitution page 109
Méthode pour effectuer le rinçage d’une installation page 110
Stratégie pour remplacer le R12, page 110
Stratégie pour remplacer le le R502 page 110

La bouteille anti-coup de liquide page 112


Le tube sécheur page 113
La bouteille réservoir de liquide page 114
Le voyant liquide page
115
L’échangeur de chaleur page 115
Le séparateur d’huile page 117
Les deshydrateurs page 118
Les vannes électromagnétiques page 124
Les vannes à commande interne page 124
Les vannes à servo-commande à membrane page 125
Les vannes à servo-commande à piston page 127

Composition d’une boucle de régulation page 130


Les différentes boucles de régulation page 131
La sonde page 133
Le régulateur page 134
La valeur d’équilibre page 135
Algorithme de régulation page 135

Le détendeur capillaire page 137


Notions générales sur les détendeurs thermostatiques page 137
Action du débit masse page 138
La surchauffe à l’évaporation page 140
Le fonctionnement des détendeurs thermostatiques page 140
Schémas de principe des détendeurs à égalisation de pression interne page 143
Schémas de principe des détendeurs à égalisation de pression externe page 143
Réglages des détendeurs thermostatiques page 145
Différents types de charges thermostatiques page 146

Principe de fonctionnement d’un thermostat page 148


Fonctionnement - réglages - utilisation d’un thermostat page 149
Différentes variantes du train thermostatique page 149
Différents types de charges page 150
Réglage d’un thermostat page 151
Thermostat particulier d’élément page 152
Thermostat de contact d’évaporateur à 3 fils page 153
Thermostat de contact d’évaporateur à 2 fils page 154
Réglage d’un thermostat start où stop page 154

Le pressostat B.P. page 155


Le pressostat H.P. page 156
Le pressostat combiné page 157
Le pressostat différentiel d’huile page 157
Montage d’un pressostat page 159
Réglages des pressostats page 159
Réglage d’un pressostat start où stop page 164

Le KVL page 165


Le KVP page 166
Le CPCE + LG page 168
Le KVC page 170
Position des différents régulateurs sur le circuit frigorifique page 171
Réglages et utilisation des régulateurs page 172

Le cintrage du cuivre page 176


Exemple de désignation des raccords cuivre page 178
Raccordement des tubes cuivre page 179

Lecture de schéma froid page 183


Représentation d’un schéma sous forme développé page 184
Remarques concernant l'ensembles des schémas page 188
Régulation des circuits frigorifiques page 189

Les normes en schéma frigorifique page 193

Chambre froide positive régulée par thermostat page 204


Chambre froide régulée par protection minimum page 207

Le pump-down page 209


Régulation par tirage au vide automatique page 210
Régulation par tirage au vide unique page 211

Repérage d’un bornier page 213

Généralités sur les dégivrages page 215


Dégivrage des chambres froides positives page 216
Dégivrage des chambres froides négatives page 217
Dégivrages par gaz chaud page 222
Dégivrage par inversion de cycle page 223
Différents types de production de glaçons page 228
Différents types de remise en réfrigération page 231
Entretien page 233
Caractéristiques physiques page 235
Comment chiffrer les besoins en glaçons page 235

Historique de la machine à absorption page 236


Principe de fonctionnement page 236
Avantages inconvénients page 237
Inconvénients page 238

Base pour un bon diagnostique page 240


Tableau récapitulatif page 242
LES MOYENS DE PRODUCTION DE FROID

1) Les moyens naturels:


La neige et la glace furent longtemps les seules sources de froid. Des romains à leur époque,
récupéraient la neige des montagnes pour le refroidissement de leurs boissons et la confection de sorbets.
Une autre méthode utilisée par les chinois et les égyptiens consistait à placer le soir des récipients peu
profonds contenant une faible quantité d’eau. L’évaporation à la surface de l’eau suffisait pour solidifier le
restant d’eau. Le matin, il subsistait une fine couche de glace qui était utilisée dans la journée.
A ces époques, seuls quelques caves et galeries souterraines, ainsi que de multiples cavernes
permettaient la conservation éphémère de la glace.

2) Les mélanges réfrigérants:


En 1685, le physicien français LAHIRE obtint de la glace artificiellement en refroidissant de l’eau
par un mélange sels/ammoniac. D’autres mélanges eutectiques permettent d’atteindre des températures
basses sans effort mécanique(ex: eau + chlorure de calcium -55°C ou eau + chlorure de potassium -11°C).
Ce même procédé est utilisé sur les routes en hivers pour éviter le verglas.

3) La fusion d’un solide:


C’est un système fréquemment employé. L’on fait refroidir des denrées en les mettant dans un
conteneur rempli de glace. Le phénomène de fusion de la glace va enlever de la chaleur aux denrées pour
permettre leur conservation. Cette fusion se fait à température constante.

En passant de l’état solide à l’état liquide, la glace absorbe une quantité de chaleur déterminée, dite
chaleur latente de fusion, égale à 80 kcal par kg de glace. Cette chaleur était empruntée aux produits
enfermés.

4) La détente d’un gaz comprimé:


Lorsqu’un gaz est comprimé il absorbe de la chaleur, lors de la détente il la restitue.
Ce procédé ne peut être intéressant s’il est utilisé isolément, par contre accompagné d’un autre
principe de production de froid, il permet d’atteindre de très basses températures (l’air liquide est obtenu
ainsi à une température de -183°C).

5) La machine à absorption:
En 1862, Ferdinand CARRE construit une machine qui utilise la propriété de l’ammoniac de se
dissoudre dans l’eau froide. Le fonctionnement de la machine de CARRE peut se décrire succinctement:
Deux vases sont reliés entre eux par une canalisation. Le premier contient un mélange eau +
ammoniac. Lorsqu’il est chauffé modérément, seul des vapeurs d’ammoniac s’en échappent pour se
condenser dans le second vase. Si l’on refroidit le premier vase, l’ammoniac voudra y retourner pour s’y
dissoudre. Il lui faudra avant trouver une quantité de chaleur suffisante à sa vaporisation. Ce sont des
denrées sur le second vase qui fourniront l’apport calorifique nécessaire.

6) La sublimation d’un solide:


Certains solides en présence de chaleur peuvent se vaporiser sans passer par l’état liquide. Ce
principe utilisé aussi pour produire du froid, à les avantages de ne pas dépendre de machineries et de ne
pas laisser de résidu liquide. Par contre les vapeurs n’étant pas récupérées puis recyclées, font de ce
principe un procédé coûteux et ponctuel.

7) La détente et évaporation d’un liquide:


Charles TELLIER surnommé le père du froid, invente en 1868 la première machine frigorifique à
compression. Ceci est le principe le plus utilisé de nos jours. Le froid est produit par un liquide ayant entre
autres comme caractéristique, une température d’évaporation basse et un besoin important de chaleur pour
se vaporiser.
8) L'effet Peltier:
C’est l’inverse de l’effet ZEEBECK (thermocouple). Si l’on soude deux métaux différents
convenablement choisis que l’on fait ensuite traverser par un courant électrique, on observe un
dégagement de chaleur à l’une des soudures (soudure chaude) et une absorption de chaleur à l’autre
soudure (soudure froide).

En multipliant le nombre de soudures on augmente la production de froid. Ce procédé est employé


surtout en astronautique, mais certains réfrigérateurs fonctionnent sur ce principe.
NOTIONS DE PHYSIQUE ET THERMOPHYSIQUE

Introduction:
La thermophysique est une branche de la physique classique qui traite des phénomènes physiques
en relation avec les manifestations de chaleur. La thermophysique comprend de nombreuses sous branches
dont:
- la thermométrie qui concerne la mesure des températures,
- la dilatométrie qui étudie les lois de dilatation des solides, liquides ou des gaz,
- la calorimétrie qui permet de déterminer les capacités thermiques massiques,
- la thermocinétique qui traite de la propagation de la chaleur.

1) La pression :
11) Définition:
On appelle pression l'action d'une force s'exerçant de façon uniforme sur une surface.

Les molécules de gaz se déplacent


constamment à des vitesses et des directions
variables. Ce sont leurs chocs contre les parois du
récipient qui engendrent la pression. Cette pression
est variable en fonction de la température
(excitation moléculaire).
NB: plus la température est élevé plus l'excitation
moléculaire est importante.

12) Les unités:


121) L'unité légale du système SI (le Pascal), correspond à une pression uniforme exercée
perpendiculairement par une force de 1 Newton sur une surface plane de 1 mètre carré.

1N
1Pa =
1m2

122) La pression atmosphérique = 101300 Pa. Pour des raison de facilité d'emploi nous
utilisons le m bar ou comme dans le froid le bars. 1 bar = 100000 Pa

13) Pressions relatives - pressions absolues:


Pression relative: c'est la pression lue sur le manomètre, elle n'indique que la pression du fluide
mesuré.
Pression absolue: cette pression tient compte de la pression atmosphérique, en plus de la pression
du fluide mesuré.
P abs = P rel + P atm

Attention: la pression absolue est utilisée sur certaines réglettes de correspondance et sur les diagrammes
enthalpiques.
14) Appareils de mesure et de contrôle de la pression:
Le baromètre:
C'est un instrument servant à mesurer les pression d'air. Cela permet de prévoir les changements
atmosphériques.
Le manomètre:
C'est l'outil indispensable du frigoriste. Il mesure la pression des fluides.
Le pressostat:
Il contrôle l'installation frigorifique. Il permet sa régulation ou sa protection.

15) Table de conversion:

pa mbar bar kg/cm2 mm H2o mmHg psi

pascal N/m2 1 0,01 0,00001 0,0000102 0,102 0,0075 0,000145

millibar 100 1 0,001 0,00102 10,20 0,750 0,0145

bar 100000 1000 1 1,02 10200 750 14,5038

kg par cm2 98100 981 0,981 1 10000 736 14,2233

mm colonne d'eau 9,81 0,098 0,0000981 0,0001 1 0,0736 0,001422

mm mercure 133,3 1,33 0,00133 0,001359 13,59 1 0,01934

pound per sp inch 6895,06 68,95 0,06895 0,07031 703,31 51,717 1

2) La température
21) Définition:
C'est le niveau atteint par la chaleur dans un corps.
Tous les corps sont composés de molécules animées d'un mouvement continuel. Cette agitation
augmente en vigueur lorsqu'un corps est chauffé. Par contre, elle ralentie lorsque le corps est
refroidi.
A la température -273,15°C cette agitation cesse complètement.

22) Mesure et contrôle de la température:


Pour repérer le niveau atteint par la chaleur, l'homme ne peut se fier avec précision à ses sens
personnels.
Il fait donc appel aux phénomènes physiques mesurables qui accompagnent les variation de
température comme:
- dilatation d'un solide, liquide ou gaz,
- augmentation du rayonnement lumineux,
- dilatation de la résistivité électrique.
Pour la mesure on dispose:
- du thermomètre
- du pyromètre

Pour le controle on dispose:


- du thermostat

23) Les différentes échelles utilisées:


231) Echelle centésimale CELSIUS:
Le 0°C indique la température de la glace fondante (à la pression atmosphérique).
Le 100°C indique la température de l'eau portée à ébullition.

232) Echelle KELVIN:


C'est une échelle centésimale dont l'origine est le 0 degré absolu, c'est à dire -273,15°C.
Le degré KELVIN est l'unité légale d'élévation de température.
On écrit: 100 K et on dit: cent KELVIN.

233) Echelle FAHREINHEIT:


Le 0°C a été fixé arbitrairement.
C'est une échelle thermométrique encore en usage dans les pays anglo-saxons et au Japon.

24) Conversion des différentes échelles:


241) Conversion de °C en °F
Exemple: 10°C
pour ce faire il faut: multiplier par 9 10 x 9 = 90
diviser par 5 90 / 5= 18
ajouter 32 18 + 32= 50°F

242) Conversion de °F en °C

Exemple: 50°F
pour ce faire il faut: enlever 32 50 - 32 = 18
multiplier par 5 18 x 5= 90
diviser par 9 90/9=10°C

25)Table de conversion:
°C °F °C °F °C °F °C °F
-20 -4 9 48.2 38 100.4 67 152.6
-19 -2.2 10 50 39 102.2 68 154.4
-18 -0.4 11 51.8 40 104 69 156.2
-17 1.4 12 53.6 41 105.8 70 158
-16 3.2 13 55.4 42 107.6 71 159.8
-15 5 14 57.2 43 109.4 72 161.6
-14 6.8 15 59 44 111.2 73 163.4
-13 8.6 16 60.8 45 113 74 165.2
-12 10.4 17 62.6 46 114.8 75 167
-11 12.2 18 64.4 47 116.6 76 168.8
-10 14 19 66.2 48 118.4 77 170.6
-9 15.8 20 68 49 120.2 78 172.4
-8 17.6 21 69.8 50 122 79 174.2
-7 19.4 22 71.6 51 123.8 80 176
-6 21.2 23 73.4 52 125.6 81 177.8
-5 23 24 75.2 53 127.4 82 179.6
-4 24.8 25 77 54 129.2 83 181.4
-3 26.6 26 78.8 55 131 84 183.2
-2 28.4 27 80.6 56 132.8 85 185
-1 30.2 28 82.4 57 134.6 86 186.8
0 32 29 84.2 58 136.4 87 188.6
1 33.8 30 86 59 138.2 88 190.4
2 35.6 31 87.8 60 140 89 192.2
3 37.4 32 89.6 61 141.8 90 194
4 39.2 33 91.4 62 143.6 91 195.8
5 41 34 93.2 63 145.4 92 197.6
6 42.8 35 95 64 147.2 93 199.4
7 44.6 36 96.8 65 149 94 201.2
8 46.4 37 98.6 66 150.8 95 203
3) La chaleur:
31) Définition:
C'est une des formes de l'énergie qui a pour effet d'élever la température, de dilater, de faire fondre,
de vaporiser ou de décomposer un corps.

32) Unités de quantités de chaleur:

1 CALORIE = 4,18 JOULES

Pour la compréhension, nous allons dans un premier temps raisonner par la calorie.

Une calorie est la quantité de


chaleur nécessaire pour élever de 1°C
une masse de 1 gr d'eau pure, (ceci à
une température = 15°C).

Avant la mise en place du joules, nous avions à notre disposition la calorie vue au dessus et la
frigorie (son inverse).
1Fg = 1 kcal
Unité legale: le joule
Il est possible de transformer une quantité de chaleur en un travail et inversement. Une seule unité
suffit pour représenter ces 2 formes d'énergie.

33) Table de conversion:

j Wh kgm kcal ch.h BTU kWh Hph

1J 1 0,000278 0,102 0,000239 3, 78 x10-7 0,00095 27 , 8 x10-8 3, 728 x10-7

1Wh 3600 1 367 0,860 0,00136 3,412 0,001 0,00134


-6
3, 71x10
1kgm 9,81 0,00275 1 0,00234 0,00929 2 , 75x10-6 3, 659 x10-6

1kcal 4184 1,163 427 1 0,001572 3,968 0,001163 0,00148

1ch.h 2 , 649 x10-6 736 270000 632,24 1 2,509 0,736 0,98632

1BTU 1052,6 0,2931 107,64 0,252 0, 3986 x10 -3 1 2 , 931x10-4 0, 393 x10 -3

1kWh 3,6x106 1000 3,67x105 860 1,36 3412,5 1 1,3414

1Hph 2,686x106 746,2 273745 641 1,01387 2544 0,7462 1


J = joule Wh = Wattheure kgm = kilogrammétre kcal = kilocalorie Hp.h = horse power hour
ch.h = cheval vapeur heure BTU = british thermal unit kWh = kiloWattheur
34) La transmission de chaleur:
La transmission de chaleur est régie par deux principes fondamentaux:

PAS
D'ECHANGE

La chaleur va toujours du corps le


plus chaud vers le corps le plus 20°C 20°C
froid.
La chaleur s'écoule d'autant plus
rapidement que la différence de
température entre les deux corps est
importante.

0°C 90°C

Cette transmission peut s'effectuer par trois modes:


- la conduction
- la convection
- le rayonnement

341) La conduction:
La transmission de chaleur par conduction, se fait dans la matière par contact direct.
La vitesse de propagation dépend du pouvoir thermique des matériaux traversés.

Exemple: Dans le cas d'un mur de chambre froide, composé de 5 matériaux:


ciment (e1), brique (e2), isolant (e3) , enduit (e4) et carrelage (e5), le coefficient de conductivité du mur
prendra en compte tous les coefficients des différents matériaux.

342) La convection:

La transmission de chaleur par convection, se fait par l’intermédiaire


d’un fluide.

Naturelle: le médium entre en mouvement par différence de densité, les parties chaudes étant plus légères
et véhiculant la chaleur.
Forcée: le médium est mis en mouvement par un moyen mécanique, la vitesse améliore l'échange
thermique.

343) Le rayonnement
La transmission de chaleur par rayonnement, se fait par l’émission et la réception d’ondes
électromagnétiques.
Un corps chaud émet une ou plusieurs radiations électromagnétiques qui sont absorbées puis
transformées en chaleur par le corps froid (ex: le soleil).
Les corps peint en noir rayonnent plus que les autres. Leur pouvoir émissif est supérieur
(condenseur de réfrigérateur ménager).
Récupération de calories

NOTICE
ExtraHeat
01 - 2005

ExtraHeat Interne
EHI

ExtraHeat Externe
EHE

3300-0191-818 01 05 034 00 11
RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

SOMMAIRE

1. GÉNÉRALITÉS page 1
1.1. Avertissement "
1.2. Principe de fonctionnement "
1.2.1. ExtraHeat Interne 100 à 500 litres page 2
1.2.2. ExtraHeat Externe 100 à 1000 litres page 3
1.3. Dimensions et caractéristiques page 4
1.3.1. ExtraHeat Interne 100/200 et 300/500 litres "
1.3.2. Couples puissance frigorifique / ballon page 5
1.3.3. Caractéristiques des échangeurs tubulaires "
1.3.4. Caractéristiques des ballons WT pour EHE page 6
1.3.5. Couples puissance frigorifique / échangeurs PH page 8
1.3.6. Dimensions des échangeurs externes PH "
1.3.7. Schémas de principe ExtraHeat Externe page 9
1.4. Dimensions des tuyauteries et raccordements page 10
1.5. Complément de charge "
1.5.1. En fonction de l'échangeur de chaleur "
1.5.2. En fonction des tubulures de liaison "

2. RÉCUPÉRATEUR ExtraHeat Interne page 12


2.1. Préparation de l'appareil "
2.2. Installation murale des ballons 100/200 litres page 14
2.3. Installation des ballons 300/500 litres "
2.4. Raccordement hydraulique page 15
2.5. Raccordement frigorifique EHI page 16
2.6. Raccordement électrique page 18
2.7. Mise en service page 19
2.8. Entretien "

3. RÉCUPÉRATEUR ExtraHeat Externe page 20


3.1. Installation du ballon "
3.1.1. Installation murale des ballons 100/200 litres "
3.1.2. Installation des ballons 300 à 1000 litres "
3.2. Raccordement hydraulique "
3.2.1. Montage avec un échangeur PH et un ballon WT 100/200 litres page 21
3.2.2. Montage avec un échangeur PH et un ballon WT 300 à 1000 litres page 22
3.2.3. Montage avec deux échangeurs PH et un ballon WT 300 à 1000 litres page 23
3.2.4. Définition et composition des kits page 24
3.3. Raccordement frigorifique EHE page 26
3.3.1. Montage frigorifique de base EHE page 27
3.3.2. Montage frigorifique avec vanne de régulation de pression de condensation page 28
3.4. Raccordement électrique page 30
3.5. Mise en service page 31
3.6. Entretien "

LEXIQUE
EH : [ExtraHeat]
Ensemble de la gamme récupérateur de calories.
EHI : [ExtraHeat Interne]
Récupérateur de calories à échangeur interne.
EHE : [ExtraHeat Externe]
Récupérateur de calories à échangeur externe.
PH : [PlateHeater]
Échangeur de chaleur à plaques brasées.
WT : [WaterTank]
Ballon de stockage.

NOTICE D'INSTALLATION
RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1. GÉNÉRALITÉS
1.1. Avertissement
LISEZ ATTENTIVEMENT CETTE NOTICE AVANT D'INSTALLER L'APPAREIL. Conservez cette
notice afin de la mettre à disposition de tout intervenant ultérieur.
Notre responsabilité ne saurait être engagée pour les dommages causés par une mauvaise
installation ou par le non respect des instructions se trouvant dans ce document.
En particulier, nous vous rappelons que l'installation doit être effectuée par un personnel
qualifié, dans le respect des prescriptions relatives aux montages frigorifiques et montages
de canalisation eau.

- Local
Installer l'appareil dans un local à l'abri du gel.
Pour les appareils muraux, s'assurer que la cloison est capable de supporter le poids de
l'appareil rempli d'eau.
Si le local est humide en permanence ou dans une ambiance le plus souvent supérieure
à 35 °C : prévoir une aération du local.

- Installation
L’installateur doit réaliser le montage en conformité avec la réglementation en vigueur
localement.
L’installateur doit mettre à disposition les moyens appropriés pour éviter que la
température de l’eau aux différents points de puisage n’excède pas 65°C (cf directive
européenne 98/83 du 3/11/98).

- Limites de garantie
Sont exclues des garanties les défaillances dues à :
- Des conditions d'environnement anormales :
* Local soumis au gel ou aux intempéries.
* Alimentation en eau présentant des critères d'agressivité anormaux.
- Une pression réseau supérieure à 5 bar.
- L'absence ou le montage incorrect du groupe de sécurité.
- Un raccordement hydraulique incorrect (absence de raccord diélectrique …).
- Un entretien défectueux :
* Dissolution complète de l'anode en magnésium.
* Absence de détartrage.

1.2. Principe de fonctionnement


La réfrigération du lait consiste à extraite les calories du lait au moyen d’un groupe
frigorifique. Les calories extraites du lait sont évacuées par l’intermédiaire du condenseur. Il
est possible de récupérer cette énergie pour chauffer de l’eau sanitaire utilisée dans la
laiterie. Pour cela, un échangeur de chaleur fluide frigorigène / eau est intercalé dans le
circuit frigorifique entre le compresseur et le condenseur.

L’échangeur de chaleur peut être interne au ballon d’eau chaude (échangeur tubulaire des
modèles ExtraHeat Interne) ou externe (échangeurs à plaques PH des modèles ExtraHeat
Externe).

La quantité de calories récupérée et la température de l’eau dépendent de différents facteurs :


- Quantité de lait refroidi.
- Température du lait à l’entrée du refroidisseur et température de stockage du lait (∆T°C).
- Volume du ballon.
- Température ambiante.
- Température initiale de l’eau et niveau de soutirage pendant et entre les traites.
- Type de fluide frigorigène.

page 1 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

Pour le dimensionnement des installations, il faut prendre en compte un niveau de


récupération de 0.6 à 0.75 litres d’eau chauffée de 25 à 50°C par litre de lait refroidi de 35 à
4°C pour une température ambiante de l’ordre de 25°C.
Afin de maîtriser la température de l’eau de soutirage nécessaire aux opérations de
nettoyage de l’installation de traite et du refroidisseur et ainsi assurer une production de lait
de qualité tout au long de l’année, nous conseillons le montage en série d’un chauffe-eau
pour réaliser le complément de chauffe éventuel (notamment en période de basse lactation).

Le chauffe-eau peut être constitué d’un ballon WT 100 à 400 litres équipé d’une résistance
électrique.
Une autre solution consiste à ajouter une résistance électrique installée au tiers supérieur
des récupérateurs EHI 300 & 500 et des ballons WT 500 à 1000 litres. Celle-ci permet de
réaliser à la demande le complément de chauffe de la partie supérieure du ballon.

1.2.1. Récupérateurs de calories à échangeur tubulaire interne


(ExtraHeat Interne 100 à 500 litres)

Ces modèles compacts sont caractérisés par un échangeur de chaleur tubulaire plongé
dans la partie inférieure du ballon d’eau chaude. L’installation hydraulique est donc
limitée à l’alimentation en eau.
Les récupérateurs EHI sont particulièrement adaptés au montage simple groupe et
dans le cas d’eau calcaire (nécessite un détartrage moins fréquent qu’un échangeur à
plaques).

Condenseur Récupérateur HEI Chauffe-eau

Utilisation
Échangeur eau chaude
de chaleur

Partie frigorifique Partie hydraulique

Refroidisseur de lait Eau préchauffée Eau froide

NOTICE D'INSTALLATION page 2


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.2.2. Récupérateurs de calories à échangeurs à plaques


(ExtraHeat Externe 100 à 1000 litres)

Les kits ExtraHeat Externe sont constitués :


- D’un Ballon d'eau chaude WT avec accessoires hydrauliques : groupe de sécurité, Té
et raccords.
- D’un échangeur à plaques brasées PH avec support mural.
- D’un circulateur avec accessoires : calorstat, vannes à eau, purgeur d'air et raccords.
L’adjonction d’échangeurs à plaques et de circulateurs supplémentaires permet de
récupérer l’énergie de plusieurs groupes frigorifiques en utilisant un seul ballon de
stockage.

Circulateur Condenseur Refroidisseur


de lait

Chauffe-eau

Ballon WT Échangeur PH Compresseur

Les gaz "haute pression" en sortie de compresseur cèdent une partie de leur chaleur à
un flux d'eau circulant dans un échangeur à plaques. L'eau, prélevée en partie
inférieure du ballon de stockage, traverse l'échangeur avant d'être refoulée par le
circulateur dans la partie supérieure du ballon. Un clapet thermostatique régule le débit
afin d'obtenir une température d'eau supérieure à 50°C. Ainsi, après quelques minutes
de réfrigération du lait, l'utilisateur dispose d'une certaine quantité d'eau chaude à
50°C minimum.

page 3 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.3. Dimensions et caractéristiques


1.3.1. Caractéristiques des ballons ExtraHeat Interne (EHI)

EHI 100 - 200


Habillage tôle laquée blanche

440 230

D
Type EHI 100 EHI 200

175
Capacité 100 L 200 L

529
Ø 505 505
A 910 1570

B
A

C
B - 798
Ø
C 748 1048
D 113 473
Poids net 31 kg 49 kg

Ø 3/4’’
Fixation murale par étrier pour les
récupérateurs EHI 100 et EHI 200.

EHI 300 - 500


Habillage par housse grise

Ø 1”
Eau chaude

Type EHI 300 EHI 500 Ø

Capacité 300 L 500 L


Ø 750 750
A 1220 1840 Eau froide
A

E 770 770
E

1”

F 300 300
Ø

G 300 300
Poids net 71 kg 125 kg
G

45°

NOTICE D'INSTALLATION page 4


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.3.2. Couples puissance frigorifique / ballon

Pour fluides R-22 et R-404A

ch 50 Hz 60 Hz
1,5 100 L 100 L
2 100 L 100 L
2,5 100 L 100 L ou 200 L
3 100 L ou 200 L 200 L ou 300 L
3,5 200 L 200 L ou 300 L
4 200 L 200 L ou 300 L
4,5 200 L ou 300 L 200 L ou 300 L
5 200 L ou 300 L 200 L ou 300 L
6 200 L ou 300 L 300 L ou 500 L
6,5 200 L ou 300 L 300 L ou 500 L
7,5 300 L ou 500 L 300 L ou 500 L
9 300 L ou 500 L 2 x 200 L
10 2 x 200 L 2 x 200 L
12 2 x 200 L 2 x 300 L ou 2 x 500 L
13 2 x 300 L 2 x 300 L ou 2 x 500 L
15 2 x 300 L ou 2 x 500 L 2 x 300 L ou 2 x 500 L

1.3.3. Caractéristiques des échangeurs tubulaires

Ballon Échangeur
100 L 21 spires Ø 90 mm
200 L 28 spires Ø 90 mm
300/500 L 20 spires Ø 170 mm

page 5 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.3.4. Caractéristiques des ballons WT pour ExtraHeat Externe (EHE)

Habillage tôle laquée blanche

Type WT 100 WT 200 WT 300 WT 400


Capacité 100 l 200 l 300 l 400 l
Ø 505 505 570 680
A 910 1570 1790 1700
B - 798 - -
C 748 1048 - -
D 113 473 - -
E - - 590 740
F - - 300 315
G - - 315 220
Poids net 31 kg 49 kg 67 kg 107 kg

WT 100 - 200
440 230
D

175

529
B
A

Fixation murale par étrier


pour les récupérateurs
Ø 3/4’’ Ø 3/4’’ EHE 100 et EHE 200.

Ø 3/4’’ WT 300 Ø 1’’ WT 400

Ø
Ø
A

A
E


4’

E
3/


1’
Ø

Ø
G

F
G

45° 45°

Échangeur horizontal

NOTICE D'INSTALLATION page 6


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

WT 500 - 750 - 1000


Habillage par housse grise

Type WT 500 WT 750 WT 1000


Capacité 500 l 750 l 1000 l
Ø 750 900 900
A 1840 1845 2255
E 770 910 910
F 300 400 400
G 300 480 480
Poids net 125 kg 195 kg 235 kg

Ø 1”
Eau chaude

Eau froide
A

1”
Ø
G

45°

page 7 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.3.5. Couples puissance frigorifique / échangeurs à plaques (PH)

Pour fluides R-22 et R-404A

50 Hz 60 Hz
ch échangeur ballon échangeur ballon
1,5 6 plaques 1 x 100 L 6 plaques 1 x 100 L
2 6 plaques 1 x 100 L 6 plaques 1 x 100 L
2,5 6 plaques 1 x 100 L 10 plaques 1 x 100 L ou 1 x 200 L
3 10 plaques 1 x 100 L ou 1 x 200 L 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L
3,5 10 plaques 1 x 100 L ou 1 x 200 L 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L
4 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L
4,5 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L
5 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L
6 10 plaques 1 x 200 L ou 1 x 300 L 10 plaques 1 x 300 L ou 1 x 400 L
6,5 10 plaques 1 x 200 L ou 300 L ou 400 L 10 plaques 1 x 300 L ou 1 x 400 L
7,5 10 plaques 1 x 300 L ou 1 x 400 L 16 plaques 1 x 400 L ou 1 x 500 L
9 16 plaques 1 x 400 L ou 1 x 500 L 16 plaques 1 x 400 L ou 500 L ou 750 L
10 16 plaques 1 x 400 L ou 500 L ou 750 L 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L
12 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L
13 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L
15 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L 16 plaques 1 x 500 L ou 750 L ou 1000 L

1.3.6. Dimensions des échangeurs externes PH

220
292

6 plaques : 52 mm
10 plaques : 61 mm
143
16 plaques : 80 mm

NOTICE D'INSTALLATION page 8


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.3.7. Schémas de principe ExtraHeat Externe

Installation avec un échangeur


(montage sur 1 groupe frigorifique)

5 4 Eau chaude

3 5 4

2 3
2

1 Ballon
100/200 litres
3
Ballon
1 300/1000 litres
3

Eau froide
Eau chaude
Eau froide
6 6

Installation avec deux échangeurs


(montage sur 2 groupes frigorifiques)

5 Eau chaude
4
3
2

1 Échangeur "PH"
2 Circulateur
3 Vanne 15/21
Ballon 4 Ballon de stockage "EHE"
300/1000 litres
5 Purgeur
1
6 Groupe de sécurité
3

Eau froide
6

page 9 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

1.4. Dimensions des tuyauteries et raccordements


Diamètre des tubes cuivre à installer entre le refoulement compresseur, l'échangeur de
chaleur et le condenseur (R-22 ou R-404A).

Puissance
du compresseur Ø des tubes cuivre
en Ch
1,5 3/8" 10 mm x 1
2 1/2" 12 mm x 1
2,5 1/2" 12 mm x 1
3 1/2" 12 mm x 1
4,5 5/8"
5 5/8"
6 5/8"
6,5 5/8"
7,5 3/4"
9 7/8"
10 7/8"
12 7/8"
13 7/8"
15 1 1/8"

1.5. Complément de charges


1.5.1. En fonction de l'échangeur de chaleur

- EHI 100 : 200 g. - PH 6 : 100 g.


- EHI 200 : 250 g. - PH 10 : 200 g.
- EHI 300/500 : 700 g. - PH 16 : 300 g.

1.5.2. En fonction des tubulures de liaison (compresseur / échangeur / condenseur)

Sur les appareils dépourvus de réservoir dont les longueurs de ligne liquide sont
supérieures à 5 m, il y a lieu d'ajouter les quantités de fluide suivantes :
- Ø 3/8" : 50 g/m au-delà de 5 m.
- Ø 1/2" : 100 g/m au-delà de 5 m.
- Ø 5/8" : 150 g/m au-delà de 5 m.
- Ø 3/4" : 200 g/m au-delà de 5 m.
- Ø 7/8" : 250 g/m
- Ø 1" : 350 g/m.
- Ø 1 1/8" : 400 g/m.

NOTICE D'INSTALLATION page 10


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

Pour les condenseurs placés à des hauteurs supérieures à 3 m, il y a lieu de réaliser, à la


base de la tubulure ascendante, un piège à huile.

Exemples de réalisation du piège à huile :

Par tube cintré Avec des coudes

100 mm maxi

NOTA :
Les informations "visuelles" de remplissage du voyant liquide doivent être traitées avec
discernement. Il se peut que dans certains cas extrêmes le débit de fluide puisse paraître
insuffisant (eau très froide dans le ballon, ambiance extérieure élevée et lait chaud au
contact de l'évaporateur) cet état de fait, assez rare, ne doit pas faire l'objet d'un autre
complément de charge car lorsque la situation sera redevenue "normale" ce fluide
rajouté ponctuellement deviendrait excédentaire et peut provoquer des interventions du
pressostat haute pression.

Ne pas oublier que lors d'une intervention sur le circuit frigorifique il doit être possible
de rappeler la totalité de la charge dans le condenseur tout en gardant une marge de
sécurité d'au minimum 10 %. Le remplissage excessif d'un condenseur ou d'un
réservoir, risque de provoquer une violente explosion et d'occasionner des blessures
graves. Si cette clause ne peut être respectée, il y a lieu de mettre en place, en aval du
condenseur, un réservoir liquide de volume adéquat (ne pas installer de vanne de
service entre le condenseur et le réservoir).

page 11 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

2. RÉCUPÉRATEUR ExtraHeat Interne


2.1. Préparation de l'appareil
EHI 100/200

- Extraire délicatement le ballon de son emballage.


- Positionner le ballon conformément à la (figure 1).
- Dévisser les écrous maintenant la bride pleine fermant le ballon.
- Retirer la bride, s'assurer qu'aucun corps étranger ne soit à l'intérieur du ballon.
- Retirer le joint de la bride sur la collerette du ballon en prenant soin de bien observer
comment et dans quel sens il est monté (noter que les 3 brossages sur le joint doivent
êtres orientés vers l'intérieur de la cuve) (photo 1).
- Vérifier le serrage des presse-étoupes de passage des tubes au travers du flasque.
- Faire glisser le joint le long de l'échangeur jusqu'à la bride rilsanisée (Attention les 3
bossages sur le joint doivent êtres orientés du côté opposé à la bride) (photo 1).

Figure : 1 Photo : 1

- Introduire l'échangeur verticalement dans le ballon en veillant à ce que le joint reste


en haut vers le flasque et en prenant soin de ne blesser ni les tubes frigorifiques, ni
le revêtement intérieur du ballon (photo 2).

Ballon

Intérieur du ballon

Joint de bride
Photo : 2

NOTICE D'INSTALLATION page 12


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

- Une fois les spirales de l'échangeur totalement introduites, le maintenir en


suspension d'une main par un des tubes frigorifique, le flasque à environ 8 cm de la
collerette du ballon (photo 3), avec l'autre main procéder à la mise en place du joint.
Pour une mise en place plus aisée du joint, faire pivoter l'échangeur au fur et à
mesure de son emboîtement.

Photo : 3

- Lorsque le joint est correctement en place, poser dessus le flasque de bride de


l'échangeur selon la position préalablement choisie.
- Orienter les tubulures d'entrée et de sortie de l'échangeur de manière à ne pas avoir
de croisements de tubes lors du raccordement frigorifique, le tube de refoulement du
compresseur doit être raccordé au raccord d'entrée de l'échangeur.
- Lors du raccordement de l’échangeur, respecter le sens du fluide selon indications :
entrée [IN] et sortie [OUT].
- Serrer les écrous de fixation de la bride en respectant un serrage diagonal, valeur
8 mN (ordre de serrage selon Figure 4). Serrer à la clé dynamométrique.

Figure : 4

page 13 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

EHI 300/500

- Extraire délicatement le ballon de son emballage.


- Déposer la plaque de fermeture. La présence d'eau dans le ballon est normale, elle
évite le dessèchement du revêtement interne de la cuve "securex" pendant la période
de stockage.
- Vérifier la position du joint d'étanchéité et le coller en position si nécessaire.
- Extraire l'échangeur de son emballage.
- En utilisant un tube, faisant office de levier, (Cf. schéma figure 1), introduire
délicatement l'échangeur dans le ballon. Fixer l'échangeur sur la bride en
commençant par la vis supérieure sans oublier la rondelle inox.
NOTA : Lors de cette opération, éviter d'endommager le revêtement "securex", le tube
aileté de l'échangeur ainsi que le revêtement rilsan de la bride.
- Positionner les autres vis et les serrer en respectant un serrage diagonal (Cf. figure 2)
et un couple de serrage de 30 m.N (utiliser une clé dynamométrique).
- Placer l'appareil au sol à l'emplacement définitif (le plus près possible du
compresseur).

Figure : 2

Figure : 1

2.2. Installation murale des ballons 100/200 litres


- Prévoir en dessous de l'appareil une hauteur libre (h) au
moins égale à 750 mm afin de permettre l'extraction de
h

l’échangeur et de l'anode aux fins de maintenance.


- Fixer l'appareil au mur par 4 boulons M10 solidement
scellés.

2.3. Installation des ballons 300/500 litres


- Il est fortement conseillé de réaliser un socle en béton
de hauteur minimale 10 cm et de dimensions adaptées
au modèle de ballon à installer. La résistance du sol
doit être suffisante pour supporter le poids du ballon
après remplissage.
10 cm

NOTICE D'INSTALLATION page 14


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

2.4. Raccordement hydraulique


Avant de procéder au raccordement hydraulique, il est absolument indispensable de bien
nettoyer les tuyauteries d'alimentation afin de ne pas risquer d'introduire dans la cuve du
chauffe-eau des particules métalliques ou autres.
Quel que soit le type d'installation, elle doit comporter un robinet d'arrêt sur l'alimentation
eau froide, en amont du groupe de sécurité.
- Si la pression réseau est supérieure à 5 bars, prévoir le montage d'un réducteur de
pression monté au départ de la distribution générale. Une pression de 3 à 4 bars est
recommandée.
- L'installation doit être effectuée avec un groupe de sécurité taré à 7 bar, son montage doit
être rigoureusement réalisé selon le schéma ci-après : le groupe de sécurité doit
obligatoirement être fixé directement sur l'entrée d'eau.

EHI 100/200
Rep. Désignation Fourniture
1 Arrivée eau froide
2 Robinet d'arrêt
3 Réducteur de pression éventuel
4 Groupe de sécurité x
5 Evacuation vanne de sécurité
2 6 Départ eau chaude
7
7 Raccord diélectrique x

Ø 20/27 (3/4”)
3

4 5 1

EHI 300/500 6

Ø 26/34 (1”)

2
3
1

page 15 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

2.5. Raccordement frigorifique EHI

Isolation

- L'échangeur de chaleur du récupérateur est inséré sur la tubulure de refoulement, à


proximité immédiate du compresseur.
- La tubulure de liaison entre le compresseur et l'entrée de l'échangeur sera impérativement
isolée avec une gaine (ne pas inciser la gaine).
- Il est conseillé d’isoler également les tubes de liaison entre la sortie de l’échangeur et le
condenseur (risque de brûlures).
- Fermer les vannes 2 et 6.
- Retirer le tube de liaison d'origine entre la vanne de refoulement compresseur et la vanne
d'entrée condenseur.
- Définir le tracé des nouvelles tubulures en évitant au maximum les coudes et changements
de niveau inutiles. Choisir le tracé le plus court et le plus simple possible (limitation des
pertes de charge et des déperditions). Utiliser impérativement du tube cuivre de qualité
frigorifique. Respecter les diamètres des tubulures en fonction de la puissance du
compresseur ainsi que le sens de circulation (voir chapitre 1.4. : Dimensions des tuyauteries
et raccordements).
- Ne pas accoler le tube d'entrée avec le tube de sortie (cela formerait un échangeur de
chaleur néfaste à la récupération énergétique).
- Raccorder les tubulures à l'échangeur après dépose du tube d'extrémité 5/8". Effectuer
l'opération de raccordement par brasage en conservant la longueur droite extérieure de
200 mm afin d'éviter la surchauffe et la destruction des joints d'étanchéité de l'échangeur.
- Effectuer le tirage au vide du circuit additionnel en utilisant la vanne de refoulement du
compresseur. Niveau de vide minimal : 0,1 mbar.
- Ouvrir les vannes 1, 2, 3, 4 et 6 en totalité.
- Effectuer un complément de charge si nécessaire (voir chapitre 1.4. : Dimensions des
tuyauteries et raccordements).
- Vérifier l'étanchéité des nouveaux raccords (utiliser un détecteur électronique).
- Le récupérateur est alors prêt à fonctionner.

IMPORTANT : Toute "chasse de gaz" réalisée en utilisant le fréon du circuit est interdite.
En cas de fausse manipulation ayant entraîné une perte importante de fréon ou une
introduction d'air dans le circuit, il y a lieu de récupérer la totalité de la charge de
l'installation et de procéder à une nouvelle mise sous vide. La charge sera refaite avec
rigueur à l'aide d'une balance de précision. Se reporter impérativement à la plaque
d'identification de l'appareil pour connaître la nature et le poids de fluide.

Seul le respect d'une charge précise peut garantir l'obtention des performances optimales et
le bon fonctionnement du refroidisseur.

NOTICE D'INSTALLATION page 16


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

6 A B N

I 1

D
E J 2

H G T 5 F 4 3 C

Composants du circuit frigorifique


A - Compresseur
B - Pressostat compact haute pression.
C - Condenseur atmosphérique.
D - Moteur ventilateur.
E - Pressostat de régulation du moteur ventilateur 1.
F - Déshydrateur.
G - Détendeur thermostatique.
H - Distributeur.
I - Pressostat compact basse pression.
J - Pressostat de régulation du moteur ventilateur 2 (facultatif).
K - Échangeur interne de calories.
T - Voyant liquide.

Vannes de service
1 - Vanne de refoulement compresseur 4 voies Rotalock.
2 - Vanne d'entrée condenseur 2 voies.
3 - Vanne de sortie condenseur 2 voies.
4 - Vanne d'isolement 3 voies.
5 - Électrovanne.
6 - Vanne aspiration compresseur 4 voies Rotalock.

Composants circuit eau


N - Ballon de stockage.
P - Groupe de sécurité.

page 17 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

2.6. Raccordement électrique


- Pour ne pas pénaliser le fonctionnement du refroidisseur, il est impératif de réguler au
moins un ensemble de ventilation. Pour cela, utiliser les pressostats référencés ci-dessous.
Afin d’optimiser la récupération de calories, il est conseillé de réguler également le 2e
ensemble de ventilation.

Référence des pressotats de régulation :

- R-404A
1er ventilateur 3300-0223-050 14-19 bar
2e ventilateur 3300-0223-536 16-21 bar

- R-22
1er ventilateur 3300-0222-712 11-16 bar
2e ventilateur 3300-0223-050 14-19 bar

NOTA : Pour les condenseurs mono ventilateur, utiliser le pressostat de régulation du 1 er


ventilateur.

- Les ensembles de ventilation sont monophasés si la puissance du compresseur est < à 7,5
cv.
- Utiliser 1 contacteur [3300-0222-995] par ensemble de ventilation lorsque la puissance du
compresseur est ≥ à 7,5 cv.

ATTENTION : Ne jamais réguler les 2 ventilateurs avec le même pressostat.

Schéma Monophasé

X1 X1 X1 X1
N L1 L2 L3

1 3 5

KM 1
2 4 6 X2 11
101

102

103

X2 10 X2 13

F1.31 P F1.32 P

X2 5 X2 6 X2 7 X2 9 X2 12
101

102

103

16

18
N

U V W U V U V

M1 M 1.1 M 1.2
M M M
3 1 1
r1

2
tr

tr
eu

eau

eau
ss

il

il
re

t
en

en
mp

.v

.v
Co

NOTICE D'INSTALLATION page 18


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

Schémas Triphasé
X1 X1 X1 X1 X2 62
N
L1
L2
L3

B2 P
1 3 5 1 3 5 1 3 5 X2 61
KM 1 KM 1.1 KM 1.2
2 4 6 2 4 6 2 4 6

B3 P
X2 60

X1 8

F1.31 P F1.32 P
122
111
101

102

103

121

123
112

113

X2 63 X2 64

X1 28 X1 29
U1 V1 W1 U1 V1 W1 U1 V1 W1

16

18
A1 A1
M3 M4 M5
KM 1 KM 1.1 KM 1.2 EV1
A2 A2
1

1
r

2
tr

tr
eu

eau

eau
ss

il

il

Marche Marche Marche Electrovanne


re

nt

nt
mp

ve

ve

comp resseur 1 M v (M 1.1) M v (M 1.2) fréon 1


Co

M.

M.

2.7. Mise en service


- Avant de mettre l'installation en service, procéder au remplissage du ballon en ayant
auparavant ouvert les robinets du circuit eau chaude, afin de purger l'air contenu dans les
tuyauteries.
- Pendant la phase de chauffe, de l'eau s'écoule de la vidange, ce phénomène lié à la
dilatation de l'eau est absolument normal.
- Pour une eau réseau dite "dure" présentant des teneurs supérieures à TH 20°F, une
formation trop importante de tartre peut être évitée en traitant l'eau d'alimentation.
- Toutefois, dans le cas d'un adoucisseur, la dureté de l'eau doit rester supérieure à TH 12°F.
- Vérifier :
1) Le fonctionnement du groupe de sécurité en basculant le robinet de vidange en
position arrêt et réciproquement pour constater l'élimination des déchets éventuels.
2) L'étanchéité du joint de bride, resserrer si nécessaire en respectant le couple de 8 mN
(EHI 100 et 200 litres) et 30 mN (EHI 300 et 500 litres).

2.8. Entretien
1. IMPORTANT : PÉRIODIQUEMENT (au moins une fois par mois), il est nécessaire de mettre
pendant quelques secondes le groupe de sécurité en position de vidange. Cette manœuvre
permet d'évacuer d'éventuels dépôts pouvant à la longue obstruer la soupape du groupe
de sécurité. Le non respect de cette règle peut entraîner une détérioration de la cuve du
ballon (non couverte par la garantie).

2. VIDANGER la cuve en cas de risque de gel dans le local.


- Fermer l'arrivée d'eau froide.
- Vidanger grâce au robinet du groupe de sécurité, en ayant ouvert un robinet d'eau chaude.
- Protéger du gel le groupe sécurité.
- Pour remettre l'installation en service, voir ci-dessus.

3. DÉTARTRAGE
- Cette opération doit être réalisée par un installateur agréé. A effectuer tous les 2 ans dans
les régions où l'eau est particulièrement "dure" (> TH 15° Français).
- Tout démontage de l'échangeur implique le remplacement du joint.

4. VÉRIFICATION DE L'ANODE (EHI 100 à EHI 200 litres)


- A vérifier tous les 2 ans par un professionnel.

page 19 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3. RÉCUPÉRATEUR ExtraHeat Externe


3.1. Installation du ballon
3.1.1. Installation murale des ballons 100/200 litres

- Prévoir en dessous de l'appareil une hauteur libre au


moins égale à 750 mm afin de permettre l'extraction de
l'anode aux fins de maintenance.
- Fixer l'appareil au mur par 4 boulons M10 solidement
scellés.

h
3.1.2. Installation des ballons 300 à 1000 litres

- Il est fortement conseillé de réaliser un socle en béton


de hauteur minimale 10 cm et de dimensions adaptées
au modèle de ballon à installer. La résistance du sol
doit être suffisante pour supporter le poids du ballon
après remplissage.

10 cm

3.2. Raccordement hydraulique


Avant de procéder au raccordement hydraulique, il est absolument indispensable de bien
nettoyer les tuyauteries d'alimentation afin de ne pas risquer d'introduire dans la cuve du
chauffe eau des particules métalliques ou autres.
Quel que soit le type d'installation, elle doit comporter un robinet d'arrêt sur l'alimentation
eau froide, en amont du groupe de sécurité.
- Si la pression réseau est supérieure à 5 bars, prévoir le montage d'un réducteur de
pression monté au départ de la distribution générale. Une pression de 3 à 4 bars est
recommandée.
- L'installation doit être effectuée avec un groupe de sécurité taré à 7 bar, son montage doit
être rigoureusement réalisé selon le schéma ci-après : le groupe de sécurité doit
obligatoirement être fixé directement sur l'entrée d'eau.

NOTICE D'INSTALLATION page 20


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.2.1. Montage avec un échangeur PH et un ballon WT 100/200 litres.

70
10
60
80
80
20
50

40

30 Éléments fournis
avec le ballon.

120 90

4 3 2
110

100 90
Arrivée
eau froide.
10
5
80
4
20
3
Sortie
40 eau chaude. 1 4 3

N° Eléments fournis avec le circulateur


10 Raccord droit 20/27
20 Vanne à boisseau 20/27 MF
30 Circulateur
40 Manchon 20/27
50 Manchon droit F 20/27
60 Réduction M 20/27 F 12/17 N° Eléments fournis avec le ballon
70 Purgeur 1 Groupe de sécurité 20/27
80 Joint fibre 20/27 2 Manchon 20/27
90 Raccord 2 pièces 26/34 3 Raccord droit 20/27
100 Joint fibre 26/34 4 Joint fibre 20/27
110 Joint spécial 5 Raccord diélectrique 26/34
120 Calorstat 6 Manchon réducteur 28/22

page 21 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.2.2. Montage avec un échangeur PH et un ballon WT 300 à 1000 litres.

70 10

60 80

80 20

50

40
Sortie eau chaude
30
3
4

7
8 90 120

Montage
pour 500
à 1000 L.
Montage
pour 300
et 400 L.
90 100
6 : Adaptateur
uniquement pour 10
750 et 1000 L.
4 3 1 80

20

Eléments fournis
avec le ballon.
40

N° Eléments fournis avec le circulateur


10 Raccord droit 20/27
6 5 2 4 3 Entrée eau froide 20 Vanne à boisseau 20/27 MF
30 Circulateur
40 Manchon 20/27
50 Manchon droit F 20/27
N° Eléments fournis avec le ballon 60 Réduction M 20/27 F 12/17
1 Groupe de sécurité 26/34 7 Manchon fileté MM 26/34 70 Purgeur
2 Te fileté male 26/34 8 Manchon galvanisé FF 26/34 80 Joint fibre 20/27
3 Raccord 2 pièces 26/34 9 Réduction galva F 33/42 M 26/34 90 Raccord 2 pièces 26/34
4 Joint fibre 26/34 100 Joint fibre 26/34
5 Manchon FF 26/34 110 Joint spécial
6 Raccord réduit 26/34 - 33/42 120 Calorstat

NOTICE D'INSTALLATION page 22


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.2.3. Montage avec deux échangeurs PH et un ballon WT de 300 à 1000 litres.

70 10

80
60
20
80

50
40
Sortie eau chaude
30
3
4

7
8 90 120

Montage
pour 500
à 1000 L.
110
Montage
pour 300
et 400 L.
90 120
6 : Adaptateur
uniquement pour 10
750 et 1000 L.
80
4 3 1
20

Eléments fournis
avec le ballon.
40

N° Eléments fournis avec le circulateur


10 Raccord droit 20/27
6 5 2 4 3 Entrée eau froide 20 Vanne à boisseau 20/27 MF
30 Circulateur
40 Manchon 20/27
50 Manchon droit F 20/27
N° Eléments fournis avec le ballon 60 Réduction M 20/27 F 12/17
1 Groupe de sécurité 26/34 7 Manchon fileté MM 26/34 70 Purgeur
2 Te fileté male 26/34 8 Manchon galvanisé FF 26/34 80 Joint fibre 20/27
3 Raccord 2 pièces 26/34 9 Réduction galva F 33/42 M 26/34 90 Raccord 2 pièces 26/34
4 Joint fibre 26/34 100 Joint fibre 26/34
5 Manchon FF 26/34 110 Joint spécial
6 Raccord réduit 26/34 - 33/42 120 Calorstat

page 23 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.2.4. Définition et composition des kits

Les kits disponibles permettent de réaliser la liaison hydraulique entre l'échangeur PH


et le ballon WT.

3.2.4.1. Kit circulateur avec accessoires 3300-0860-824

Rep. Référence Désignation Qté


10 3300-0223-597 Raccord droit 20/27 2
20 3300-0223-606 Vanne à boisseau sphérique 20/27 2
30 7090-1150-010 Pompe de circulation complète 1
40 3300-0223-596 Manchon droit male décolleté 2
50 3300-0223-602 Manchon droit femelle 20/27 1
60 3300-0223-603 Réduction M 20/27 F 12/17 1
70 3300-0223-221 Purgeur 12/17 1
80 3300-0191-508 Joint fibre Ø 20/27 3
90 3300-0223-211 Raccord deux pièces 26-34 2
100 3300-0223-229 Joint fibre 26/34 1
110 3300-0223-676 Joint spécial 2
120 7090-2848-010 Calorstat 1

70

60 10

80 80

50 20

110

120 30

100 10

80

90 20

40

NOTICE D'INSTALLATION page 24


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.2.4.2. Kit tube d’eau et accessoires 3300-0860-825

Rep. Référence Désignation Qté


10 3300-0223-604 Te femelle égal Ø 22 4
20 3300-0210-316 Coude cuivre 90FF 7/8" 10
30 3300-0110-146 Tube Ø 7/8" 6m
40 3300-0220-776 Gaine isolante 6m
50 3300-0222-979 Collier Ø 20 1/2" 10
60 3300-0222-956 Patte à vis M8 50 10
70 3300-0131-309 Cheville orange 10

10

70

60
30
50

20

40

3.2.4.3. Kit échangeur avec support

Rep. Référence Désignation Qté


10 3300-0223-508 Échangeur 6 plaques 1
10 3300-0223-507 Échangeur 10 plaques 1
10 3300-0223-506 Échangeur 16 plaques 1
20 3300-0842-277 Support échangeur 1
30 3300-0131-079 Rondelle M8 4
40 3300-0131-112 Écrou HM8 4

10 40 30 20

page 25 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.3. Raccordement frigorifique EHE


- L'échangeur de chaleur du récupérateur est inséré sur la tubulure de refoulement, à
proximité immédiate du compresseur. Il doit être monté verticalement.
- La tubulure de liaison entre le compresseur et l'entrée de l'échangeur sera impérativement
isolée avec une gaine (ne pas inciser la gaine).
- Il est conseillé d’isoler également les tubes de liaison entre la sortie de l’échangeur et le
condenseur (risque de brulûres).
- Fermer les vannes 2 et 6.
- Retirer le tube de liaison d'origine entre la vanne de refoulement compresseur et la vanne
d'entrée condenseur.
- Définir le tracé des nouvelles tubulures en évitant au maximum les coudes et changements
de niveau inutiles. Choisir le tracé le plus court et le plus simple possible (limitation des
pertes de charge et des déperditions). Utiliser impérativement du tube cuivre de qualité
frigorifique. Respecter les diamètres des tubulures en fonction de la puissance du
compresseur ainsi que le sens de circulation (voir chapitre 1.4. : Dimensions des tuyauteries
et raccordements).
- Ne pas accoler le tube d'entrée avec le tube de sortie (cela formerait un échangeur de
chaleur néfaste à la récupération énergétique).
- Raccorder les tubulures à l'échangeur par brasage avec de l'argent à 40-55 %, température
maximale : 650°C. Pour éviter l'oxydation pendant le brossage, faire circuler de l'azote à
l'intérieur de l'échangeur.
- Effectuer le tirage au vide du circuit additionnel en utilisant la vanne de refoulement du
compresseur. Niveau de vide minimal : 0,1 mbar.
- Ouvrir les vannes 1, 2, 3, 4 et 6 en totalité.
- Effectuer un complément de charge si nécessaire (voir chapitre 1.4. : Dimensions des
tuyauteries et raccordements).
- Vérifier l'étanchéité des nouveaux raccords (utiliser un détecteur électronique).
- Le récupérateur est alors prêt à fonctionner.

IMPORTANT : Toute "chasse de gaz" réalisée en utilisant le fréon du circuit est interdite.
En cas de fausse manipulation ayant entraîné une perte importante de fréon ou une
introduction d'air dans le circuit, il y a lieu de récupérer la totalité de la charge de
l'installation et de procéder à une nouvelle mise sous vide. La charge sera refaite avec
rigueur à l'aide d'une balance de précision. Se reporter impérativement à la plaque
d'identification de l'appareil pour connaître la nature et le poids de fluide.

Seul le respect d'une charge précise peut garantir l'obtention des performances optimales et
le bon fonctionnement du refroidisseur. L'installation et les conditions réelles de
fonctionnement peuvent nécessiter une ouverture du détendeur et un complément de charge
en fluide frigorigène (voir chapitre 1.4. : Dimensions des tuyauteries et raccordements).

Réfrigérant
Réfrigérant Réfrigérant

Réfrigérant

Réfrigérant Réfrigérant

BON BON MAUVAIS

NOTICE D'INSTALLATION page 26


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.3.1. Montage frigorifique de base EHE

O
6 A B K L M
N

P
I 1

D
E J 2

H G T 5 F 4 3 C

Composants du circuit frigorifique


A - Compresseur
B - Pressostat compact haute pression
C - Condenseur atmosphérique
D - Moteur ventilateur
E - Pressostat de régulation du moteur ventilateur 1
F - Déshydrateur
G - Détendeur thermostatique
H - Distributeur
I - Pressostat compact basse pression
J - Pressostat de régulation du moteur ventilateur 2 (facultatif)
T - Voyant liquide

Vannnes de service
1 - Vanne de refoulement compresseur 4 voies Rotalock
2 - Vanne d'entrée condenseur 2 voies
3 - Vanne de sortie condenseur 2 voies
4 - Vanne d'isolement de plateau 3 voies
5 - Électrovanne
6 - Vanne aspiration compresseur 4 voies Rotalock

Composants circuit eau


K - Echangeur PH
L - Circulateur
M - Vanne 15/21
N - Ballon de stockage WT
O - Purgeur
P - Groupe de sécurité

page 27 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.3.2. Montage frigorifique avec vanne de régulation de pression de condensation

Le montage d'une vanne de régulation de pression de condensation permet


d'augmenter la récupération d'énergie en maintenant une pression de condensation
élevée. La température ambiante n'a donc que peu d'influence sur la température de
l'eau. En contrepartie, les temps de refroidissement et l'énergie consommée
augmentent de manière sensible en particulier lorsque la température ambiante est
basse. Cependant le bilan énergétique (énergie supplémentaire récupérée – énergie
supplémentaire consommée) reste positif.
En tout état de cause, la classe de performance de l'appareil doit être maintenue.

Le montage frigorifique avec vanne de régulation de pression de condensation


nécessite le respect absolu des prescriptions suivantes pour ne pas altérer le
fonctionnement du refroidisseur :

* Le groupe frigorifique doit obligatoirement être équipé d'un réservoir liquide afin
d'assurer une bonne alimentation des détendeurs thermostatiques dans toutes les
conditions de fonctionnement. Si le réservoir est ajouté, la charge de fluide totale ne
devra pas dépasser la charge de base du refroidisseur + 70% du volume du réservoir
pour des questions de sécurité. Respecter impérativement les valeurs de réglage
maximum de la vanne de régulation de pression de condensation :
- R-404A : 22 bar maxi
- R-22 : 19 bar maxi
* Installer le capillaire de by-pass selon le schéma ci-après.
* Réguler les moto ventilateurs comme indiqué au chapitre 3.4.

Échangeur PH Vanne à pression constante Capillaire de by-pass


Modèle Modèle Référence Ø intérieur / Longueur Référence
PH 6 5/8" 3300-0223-517 Ø 1,2 mm / 700 mm 3300-0860-181
PH 10 5/8" 3300-0223-517 Ø 1,5 mm / 700 mm 3300-0120-003
PH 16 7/8" 3300-0223-518 Ø 2 mm / 700 mm 3300-0120-007

Réservoir liquide
Puissance en Ch
Modèle Référence
1,5 à 3 RSV4
3,5 à 6,5 RSV6
7,5 à 10 RSV8
13 à 15 RSV10

NOTICE D'INSTALLATION page 28


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

O
6 A B 7 K L M
N

P
I 1 S

E J 2 D

H G T 5 F 4 3 R C

Composants du circuit frigorifique


A - Compresseur
B - Pressostat compact haute pression
C - Condenseur atmosphérique
D - Moteur ventilateur
E - Pressostat de régulation du moteur-ventilateur 1
F - Déshydrateur
G - Détendeur thermostatique
H - Distributeur
I - Pressostat compact basse pression
J - Pressostat de régulation du moteur-ventilateur 2 (facultatif)
R - Réservoir liquide
S - Capillaire de by-pass
T - Voyant liquide

Vannnes de service
1 - Vanne de refoulement compresseur 4 voies Rotalock
2 - Vanne d'entrée condenseur 2 voies
3 - Vanne de sortie condenseur 2 voies
4 - Vanne d'isolement de plateau 3 voies
5 - Électrovanne
6 - Vanne aspiration compresseur 4 voies Rotalock
7 - Vanne à pression constante

Composants circuit eau


K - Echangeur PH
L - Circulateur
M - Vanne 15/21
N - Ballon de stockage WT
O - Purgeur
P - Groupe de sécurité

page 29 NOTICE D'INSTALLATION


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

3.4. Raccordement électrique


- Pour ne pas pénaliser le fonctionnement du refroidisseur, il est impératif de réguler au
moins un ensemble de ventilation. Pour cela, utiliser les pressostats référencés ci-dessous.
Afin d’optimiser la récupération de calories, il est conseillé de réguler également le 2e
ensemble de ventilation.

Référence des pressotats de régulation :

- R-404A
1er ventilateur 3300-0223-050 14-19 bar
2e ventilateur 3300-0223-536 16-21 bar

- R-22
1er ventilateur 3300-0222-712 11-16 bar
2e ventilateur 3300-0223-050 14-19 bar

NOTA : pour les condenseurs mono-ventilateur, utiliser le pressostat de régulation du 1 er


ventilateur.

- Les ensembles de ventilation sont monophasés si la puissance du compresseur est < à 7,5
cv.
- Utiliser 1 contacteur [3300-0222-995] par ensemble de ventilation lorsque la puissance du
compresseur est ≥ à 7,5 cv.

ATTENTION : ne jamais réguler les 2 ventilateurs avec le même pressostat.

Schéma Monophasé Schéma circulateur

X1 X1 X1 X1
X1 X1 X1 X1
N L1 L2 L3

N
L1
L2
L3

1 3 5 13

KM 1 KM 1
2 4 6 14

1 3 5

KM 1
2 4 6 X2 11
101

102

103

X2 10 X2 13

F1.31 P F1.32 P
101

102

103

U
X2 5 X2 6 X2 7 X2 9 X2 12

M 30
101

102

103

U1 V1 W1
16

18
N

U V W U V U V

M1 M 1.1 M 1.2 M3
M M M
3 1 1
1
r
r1

eu
1

ur
utr

utr
eu

ss

aet
lea

lea
ss

re

ul
ti

ti
re

irc
en

en

mp
mp

C
.v

.v

Co
Co

NOTICE D'INSTALLATION page 30


RÉCUPÉRATION DE CALORIES "ExtraHeat"

Schémas Triphasé
X1 X1 X1 X1 X2 62
N
L1
L2
L3

B2 P
1 3 5 1 3 5 1 3 5 X2 61
KM 1 KM 1.1 KM 1.2
2 4 6 2 4 6 2 4 6

B3 P
X2 60

X1 8

F1.31 P F1.32 P
122
111
101

102

103

121

123
112

113

X2 63 X2 64

X1 28 X1 29
U1 V1 W1 U1 V1 W1 U1 V1 W1

16

18
A1 A1
M3 M4 M5
KM 1 KM 1.1 KM 1.2 EV1
A2 A2
1

1
r

2
tr

tr
eu

eau

eau
ss

il

il

Marche Marche Marche Electrovanne


re

nt

nt
mp

ve

ve

comp resseur 1 M v (M 1.1) M v (M 1.2) fréon 1


Co

M.

M.

3.5. Mise en service


- Avant de mettre l'installation en service, procéder au remplissage du ballon en ayant
auparavant ouvert les robinets du circuit eau chaude, afin de purger l'air contenu dans les
tuyauteries.
- Pendant la phase de chauffe, de l'eau s'écoule de la vidange du groupe de sécurité, ce
phénomène lié à la dilatation de l'eau est absolument normal.
- Pour une eau réseau dite "dure" présentant des teneurs supérieures à TH 20°F, une
formation trop importante de tartre peut être évitée en traitant l'eau d'alimentation.
Toutefois, dans le cas d'un adoucisseur, la dureté de l'eau doit rester supérieure à TH 12°F.
- Vérifier :
1) le fonctionnement du groupe de sécurité en basculant le robinet de vidange en
position arrêt et réciproquement pour l'élimination des déchets éventuels.
2) l'étanchéité du joint de bride, resserrer si nécessaire en respectant le couple de 8 mN
(WT 100 à 400 litres) et 30mN (WT 500 à 1000 litres).

3.6. Entretien
1. IMPORTANT : PÉRIODIQUEMENT (au moins une fois par mois), il est nécessaire de mettre
pendant quelques secondes le groupe de sécurité en position de vidange. Cette manœuvre
permet d'évacuer d'éventuels dépôts pouvant à la longue obstruer la soupape du groupe
de sécurité. Le non respect de cette règle peut entraîner une détérioration de la cuve du
ballon (non couvert par la garantie).

2. VIDANGER le ballon en cas de risque de gel dans le local.


- Fermer l'arrivée d'eau froide.
- Vidanger grâce au robinet du groupe de sécurité, en ayant ouvert un robinet d'eau chaude.
- Protéger du gel le groupe de sécurité.
- Pour remettre l'installation en service, voir ci-dessus.

3. DÉTARTRAGE
- Cette opération doit être réalisée par un installateur agréé. A effectuer tous les 2 ans dans
les régions où l'eau est particulièrement "dure" (> TH 15° Français).

4. VÉRIFICATION DE L'ANODE (WT 100 à 400 litres)


- A vérifier tous les 2 ans par un professionnel.

page 31 NOTICE D'INSTALLATION


LES ETATS DE LA MATIERE

Tout ce qui est matière dans le monde peut exister que dans trois états:

GAZEUX - LIQUIDE - SOLIDE

Certaines substances peuvent adopter les trois états à différentes températures.

solidification condensation

SOLIDE LIQUIDE GAZ

fusion vaporisation

sublimation

1) Loi de la fusion et de la solidification:


Sous une même pression la température de fusion et la température de solidification sont identiques
.
Toujours sous une même pression, cette température reste constante durant toute la durée du
changement d'état, (on constatera par contre une variation de volume).

2) La vaporisation:
Elle peut s'effectuer sous deux formes:
- Par ébullition, c'est à dire vaporisation d'un liquide avec formation de bulle au sein de ce liquide.
- Par évaporation, c'est à dire avec formation de vapeur à la surface de ce liquide.

Cette évaporation est d'autant plus rapide que:


- la température est élevée,
- la surface libre du liquide est grande,
- l'atmosphere est sèche et renouvelée,
- la tension de vapeur saturante du liquide est élevée.

21) Lois de l'ébullition:


Sous une même pression, un liquide commence à bouillir à la même température.
Pendant toute la durée de l'ébullition, la température reste constante si la pression reste constante.
22) point normal d'ébullition:
C'est la température d'ébullition sous la pression atmosphérique.
Si on veut diminuer la température d'ébullition, il faut diminuer la pression supportée par le liquide.
Si on veut augmenter la température d'ébullition, il faut augmenter la pression supportée par le
liquide.

151°C à 5 bars
100°C à 1 bars
Exemple de température d'ébullition de l'eau 68°C à 0,3 bars
sous différente pression: 12,7°C à 0,015 bars
6,7°C à 0,010 bars

Au niveau de la mer l'eau bout donc à 100°C, par contre en montagne à 3000 m elle boue à 89,4°C.

3) La condensation:
On obtient la condensation d'une vapeur par deux moyens:
-Par compression
-Par refroidissement

La plupart des gaz peuvent être liquéfiés sous l'action d'une pression croissante. Mais on obtient à
une certaine pression un équilibre dynamique entre le liquide et sa vapeur. Chaque molécule de vapeur qui
se condense implique la vaporisation d'une molécule de liquide.
A cette pression de saturation correspond une température appelée température critique.

4) La sublimation:
C'est le passage direct de l'état solide à l'état gazeux.
Cette propriété n'appartient qu'à certain corps.
Ce phénomène se produit à pression constante à une température bien déterminée.
Exemple: la neige carbonique, la naphtaline.

5) Les différentes chaleurs et leurs significations:


51) La chaleur massique
C'est la quantité de chaleur qu'il faut donner ou retirer à un corps de 1kg pour varier sa température
de 1°C sans en modifier son état.

Cette chaleur est différente selon l’état considéré.


Exemple: l'eau c (pour la glace) = 2,09 kJ/kg°C
c (pour l'eau) = 4,18 kJ/kg°C
c (pour la vapeur) = 1,88 kJ/kg°C

d’autres exemples: c (pour le plomb) = 0,12 kJ/kg°C


c (pour le cuivre) = 0,39 kJ/kg°C
c (pour l’alcool) = 2,46 kJ/kg°C
52) La chaleur sensible

C'est la quantité de chaleur qui provoque une variation de la température d'un corps considéré, sans
pour autant modifier l'état physique de ce corps.
Q = m c ∆t

Q = Chaleur totale (kJ)


m = masse (kg)
∆t = température finale - température de départ (°C)
c = chaleur massique du corps en son état (kJ/kg°C)

53) La chaleur latente


C'est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à un corps pour le faire passer d'un état physique
donné à un autre état physique sans modifier sa température; ceci à pression constante.
Q=m L

On a LF (chaleur latente de fusion) et LV (chaleur latente de vaporisation).


LF et LV s'expriment en kJ/kg.

Exemple: l'eau LF = 335 kJ/kg 0°C à la P.atm.


LV = 2245 kJ/kg 100°C à la P.atm.

D’autres exemples: LV (pour l’alcool) = 904 kJ/kg 78°C à la P.atm.


LF (pour le plomb) = 23 kJ/kg 327°C à la P.atm.
LV (pour le R22) = 234 kJ/kg -40°C à la P.atm.
LF (pour l’aluminium) = 335 kJ/kg 658°C à la P.atm.
LV (pour l’éther) = 376,5 kJ/kg 35°C à la P.atm.
LF (pour le cuivre) = 180 kJ/ kg 1083°C à la P.atm.

6) Exemple de calcul:
Nous avons 15 kg de glace à -10°C, nous voulons les porter à une température de 120°C.
Quelle quantité de chaleur faut-il pour avoir de la vapeur à 120°C?
CHALEUR LATENTE CHALEUR SENSIBLE
Q2 Q1
Q4 Q3
Q5

Q1 = m c ∆t = 15 x 2,09 x (0- (-10)) = 313,5 kJ


Q2 = m LF = 15 x 335 = 5025 kJ
Q3 = m c∆t = 15 x 4,18 x (100- 0) = 6270 kJ
Q4 = m LV = 15 x 2245 = 33675 kJ
Q5 = m c ∆t = 15x. 1,88 x (120- 100) = 564 kJ
QT = Q1+Q2+Q3+Q4+Q5 = 45847,5 kJ
PRINCIPE DE LA REFRIGERATION

1) Généralités:
Les liquides ont besoin pour se vaporiser d’une importante quantité de chaleur. Certains liquides
ayant une température d’ébullition basse (le R12 à -29,8 C; le R22 à -40,8 C; le R 502 à -45,6 C) absorbent
la chaleur des denrées ou autres matières pour changer d’état.
C’est ce principe qui est généralement utilisé pour produire du froid. Réfrigérateurs, congélateurs,
armoire frigorifiques, chambres froides, conteners, climatiseurs, fabriques de glaçons ect... possèdent tous
un circuit fermé dans lequel circule un fluide frigorigène.
Ce fluide subit des transformations importantes dans les appareils suivants:
- l’évaporateur,
- le compresseur,
- le condenseur,
- le détendeur.

2) Rôle des principaux organes d’un circuit frigorifique:


21) L’évaporateur:
Il a pour but d’assurer la production frigorifique. C’est un échangeur thermique entre l’air ambiant
de l’enceinte à refroidir et le fluide frigorigène en ébullition. C’est le changement d’état physique de
vaporisation du fluide frigorigène dans l’évaporateur, qui absorbe la chaleur de l’enceinte à refroidir.

22) Le compresseur:
Le compresseur a pour role de mettre en mouvement le fluide frigorigène. Pour cela, il aspire les
vapeurs froides produites dans l’évaporateur, puis les refoule dans le condenseur. Il a aussi pour role, de
comprimer ces vapeurs pour qu’elles puissent se condenser à température ambiante.

23) Le condenseur:
Le condenseur a pour role d’évacuer d’une part la chaleur prise à l’évaporateur, d’autre part
l’équivalent calorifique du travail de compression et parfois des effets joules.
C’est un échangeur thermique entre le fluide frigorigène qui se condense et le médium de refroidissement
(air ou eau).

24) Le détendeur:
Comme le compresseur, c’est le point de séparation HP et BP. De plus, il doit laisser passer dans
l’évaporateur, la quantité de liquide juste nécessaire qui doit être vaporisée dans l’évaporateur et qui peut
être aspirée par le compresseur.
3) Schéma simplifié d’une installation:

Le circuit frigorifique peut se diviser en deux parties bien distinctes

Une partie haute pression (sortie compresseur, condenseur, entrée détendeur).

Une partie basse pression (sortie détendeur, évaporateur, entrée compresseur).

C’est dans les échangeurs thermiques (évaporateur et condenseur) que s’effectuent les changements
d’état. Il existe dans ces deux organes une relation pression température, ce qui permet de connaitre les
températures d’ébullition et de condensation.
4) Circuit frigorifique:
COMPRESSEUR SEMI HERMETIQUE OU HERMETIQUE ACCESSIBLE

1) Conception:

Le compresseur et le moteur
d'entraînement sont groupés à
l'intérieur d'un carter commun
hermétique exempt de presse-
étoupe.
.

L'utilisation d'éléments boulonnés nous permet d'obtenir une étanchéité uniquement statique ainsi que
l'accessibilité.

Le compresseur est prévu pour fonctionner avec tous les fluides frigorigènes. Cette réalisation offre
des avantages certains:

1) par rapport au compresseur hermétiquement soudé:


Remplacement aisé de toutes les pièces des organes d'entraînement.

2) par rapport au compresseur ouvert:


Encombrement réduit, suppression du presse-étoupe et de l'entraînement par courroie.
Le risque d'accident résultant d'un entraînement extérieur est limité.

2) Alimentation en huile:

Schéma n°1: Principe de


réalisation des compresseurs à
graissage par turbine disque
avec moteur incorporé refroidi
par air ou par eau.
Tous les compresseurs sont remplis en usines d'une quantité d'huile suffisante pour des conditions
de fonctionnement normales. Pour les compresseurs de faible puissance (jusqu'à 4 CV environ), l'huile du
carter est projetée dans un auget par une turbine, puis passe à l'intérieur de l'arbre, dont l'axe est percé.Elle
parvient, sous effet de la force centrifuge, jusqu'aux paliers, et en passant par les perçages prévus sur les
bielles, jusqu'aux axes des pistons.

4
Schéma n°2: Principe de
réalisation des compresseurs avec
pompe à huile et moteur incorporé
refroidi par gaz aspiré.

3 1

Le schéma 2 montre un compresseur à 2 cylindres avec refroidissement par gaz aspiré.

Sur les compresseurs refroidis par gaz aspiré, est montée une pompe à huile (4) entraînée par
l'arbre. Un voyant (3) permet de contrôler le niveau d'huile à l'intérieur du carter. Le niveau d'huile normal
correspond au milieu du voyant. La pompe travaillant dans les deux sens est protégée par un filtre à huile.
La pression d'huile aval accessible par un raccord permet le branchement du pressostat d'huile dont l'autre
soufflet se raccorde sur la BP.

4
1

Ces pompes sont généralement des pompes à engrenages internes. En fonctionnement, seule la roue
à denture interne (2) est entraînée par l’arbre du motocompresseur, le pignon (3) monté fou sur l’axe
excentrique (4) qui lui sert de support. La mise en rotation du pignon (3) provoque automatiquement
l’orientation du support lunule (4) qui ne peut pivoter que de 180°.
Un clapet de décharge limite la pression de lubrification.
Pour assurer un fonctionnement sûr dans des conditions instables, il est recommandé de conserver
le niveau maximum d'huile.
Un niveau trop bas, même temporaire, est néfaste pour le graissage et peut entraîner la détérioration
des éléments tournants.
Important:
Pendant le fonctionnement des installations frigorifiques, une certaine quantité d'huile est entraînée
dans le circuit par le fluide frigorigène. Cela peut provoquer un manque d'huile dans le compresseur. Il faut
donc en tenir compte lors du remplissage du carter.
Un perçage réalisé entre la chambre d'aspiration et le carter permet d'équilibrer la pression à
l'intérieur du compresseur. La chambre d'aspiration en conçue de manière telle que l'huile ramenée par les
gaz aspirés puisse se séparer et retourner au carter grâce à cet orifice (2).

Le compartiment du moteur est séparé du carter. L'huile, qui se sépare du flux de gaz à l'intérieur
du compartiment du moteur, peut retourner au carter par l'intermédiaire d'un clapet de retenue (1) monté
sur la paroi de séparation.

3) Protection électrique:
Les moteurs à courant triphasé équipant les compresseurs semi-hermétiques ont leurs enroulements
statoriques équipés de trois sondes de température (thermistance ou thermorésistance) montées en série et
reliées à la plaque à borne par deux fiches branchées au déclencheur du moteur.

Exemple: KRIWAN

4) Refroidissement du moteur:
41) Sur les petites puissances (jusqu'à 4 CV):
411) Par air:
La carcasse recouverte d'ailettes doit se trouver dans le courant d'air du ventilateur du condenseur.
Dans le cas d'un condenseur à air éloigné ou d'un condenseur à eau, un ventilateur annexe sera
installé.

412) Par eau:


Un serpentin en tube cuivre enroulé entre les ailettes sera parcouru par l'eau du condenseur ou par
de l'eau perdue (ou recyclée) dans le cas de condenseur à air.

42) Sur les moyennes et grosses puissances (supérieures à 4 CV):


La vanne d'aspiration étant placée sur le flasque côté moteur, ce sont les vapeurs froides
(t° ≤ 27°C) qui baignent les enroulements avant de pénétrer dans la chambre d'aspiration de la culasse.
En cas de température trop haute de la tête de culasse, il est possible de refroidir le compresseur par
injection de fluide dans la ligne d’aspiration ou dans la chambre d’aspiration. (exemple du système
DEMAND COOLING: lorsque la sonde vissée dans la culasse détecte une température de refoulement
élevée, le module déclenche alors l’ouverture de l’injecteur. L’injection se fait après que les gaz aient
refroidi le moteur et juste avant l’aspiration. Cette disposition permet de réduire la quantité de fluide
injectée et garantie un rendement optimal).

5) Résistance de carter:
En cas de basse température ambiante (hiver), au niveau du compresseur apparaît le risque de
condensation des vapeurs dans le carter à l'arrêt de l'installation.

Deux paramètres favorisent cette condensation à l'arrêt dans le carter:


- la BP qui remonte,
- la température des vapeurs qui s'abaisse.

Lorsque ces valeurs (P et t°) permettent de vérifier voir de dépasser. La relation pression-
température du fluide, le changement d'état s'effectue (le fluide frigorigène à l'état vapeur se condense).

Pour l'imiter ce risque, certains compresseurs sont livrés avec des résistances de carter ou avec une
réservation dans le bas du bloc. Sous tension à l'arrêt du compresseur, elle maintient une température
d'huile empêchant la condensation du fluide à l'état vapeur.

En cas d’arrêt prolongé du compresseur il convient de mettre sous tension la résistance de carter, 3
heures avant la mise en fonctionnement du groupe frigorifique.
LE COMPRESSEUR HERMETIQUE

Introduction:
La recherche de la réduction des sources de fuites que sont les joints et la garniture d'étanchéité,
ainsi que la présentation de plus en plus compacte du matériel frigorifique ont amené les fabricants à
produire des compresseurs frigorifiques avec moteur et compresseur logé dans un même carter.
Bien qu'ayant une petite cylindrée en début de gamme, (environ 2,5 cm3) la puissance frigorifique
est relativement importante au vu de l'encombrement de ce type de compresseur.

1) Description:
A l'extérieur: le compresseur se présente comme une enveloppe en acier constituée de deux parties
soudées électriquement. L'enveloppe renferme le mécanisme et le moteur électrique. Deux tuyauteries
d'aspiration (une pour les vapeurs aspirées l'autre pour raccorder le manomètre BP) et une tuyauterie de
refoulement sont soudées sur l'enveloppe.
Sur certains compresseurs, deux tuyauteries supplémentaires assurant le refroidissement d'huile
sont soudées en partie inférieure du bloc. Un boîtier contenant les connections électriques du moteur
assure le logement des organes de sécurité et de régulation électrique. A la partie inférieure trois ou quatre
pattes de fixation sont soudées sur l'enveloppe.

A l'intérieur:

Le compresseur de type alternatif à piston est accouplé directement sur l'arbre du moteur. La partie
basse de l'arbre qui est creux plonge dans l'huile du carter.
La partie haute comporte un mamelon sur lequel est monté l'ensemble bielle et piston.
Le moteur électrique et le compresseur sont posés ou suspendus par des ressorts leur assurant une
certaine mobilité à l'arrêt et au démarrage.
2) Refroidissement:
Il est réalisé exclusivement par les vapeurs froides revenant de l'évaporateur. Ces vapeurs
refroidissent directement le bobinage électrique et le compresseur.
L'huile de lubrification pulvérisée sur la partie supérieure de l'arbre améliore le refroidissement de
l'ensemble.
Le refroidissement du compresseur hermétique peut-être complété par un flux d'air venant du
condenseur ou d'un ventilateur annexe.
Dans le cas de température élevée un serpentin de fluide précondensé vient refroidir l'huile en
s'évaporant.

3) Lubrification:
L'huile montant dans l'arbre commun et dans les bielles par des canalisations percées lubrifie les
parties et les pièces en mouvement.

Deux systèmes de lubrification existent:


31) Par ogive creuse:
L'extrémité de l'arbre trempant dans l'huile est en forme d'olive ou possède une rondelle ailettée.
Ces différents artifices, avec la vitesse de rotation font remonter l'huile par la force centrifuge par le trou
foré au centre de l'arbre. Cette huile est distribuée par des orifices aux différents points de lubrification.
L'excèdent d'huile est pulvérisée en fines gouttelettes par la partie de l'arbre et retombe sur le bobinage en
le refroidissant.

32) Par tube excentré:


Un tube creux est soudé sur l'extrémité de l'arbre et trempe dans l'huile. Rempli constamment
d'huile, ce tube excentré par la force centrifuge alimente une rainure hélicoïdale qui distribue l'huile aux
points de lubrification par différents orifices.

4) Moteurs électriques:
Monophasé pour les petites puissances de 75 à 2250 watts ( 1/10 à 3 cv ).
Triphasé de 860 watts à plus de 10 kw.

41) Moteur monophasé:


Les moteurs asynchrones monophasés comportent tous pour les puissances qui nous intéressent, en
plus du bobinage principal (P) un bobinage auxiliaire (A) couplé en parallèle avec le premier cité. Cette
disposition à pour but de créer un champ magnétique tournant permettant au moteur de démarrer dans le
sens de rotation prévu.
411) Raccordement électrique:
L'isolement et l'étanchéité à travers l'enveloppe sont obtenus par des perles de verre coulées.

Composé de deux enroulements CP et CA repérés comme suit:

borne C: fil COMMUN aux deux enroulements.


borne P ou M: fil raccordant l'enroulement PRINCIPAL ou MARCHE.
borne A ou S: fil raccordant l'enroulement AUXILIAIRE ou START

412) Repérage des enroulements:


L'enroulement principal: CP dont la résistance varie suivant le type, est à peu près égale au 1/5 de
la résistance de l'enroulement de démarrage CA.
La somme des résistances relevée sur deux bornes P et A nous indique que la troisième borne est le
COMMUN C.

413) Protection électrique:


Un protecteur en série avec la borne C protège les deux enroulements.
Placé à l'extérieur mais plaqué contre l'enveloppe, le protecteur du type à bilame réagit pour une
élévation:
- de l'intensité en ligne,
- de la température de l'enveloppe.
Placé à l'intérieur et noyé dans le stator le protecteur du type à thermorésistance réagit pour une
élévation de la température des enroulements.

414) Différentes causes d'ouverture de la protection électrique:


- raccordement électrique défectueux créant une surintensité puis une surchauffe,
- débit de fluide trop faible à l'aspiration ou température des vapeurs aspirées trop élevées
entraînant un mauvais refroidissement de l'ensemble moteur compresseur,
- blocage du compresseur par manque d'huile,
- artifice de démarrage défectueux

415) Artifice de démarrage:


L'enroulement auxiliaire: C.A. est mis sous tension un court instant à chaque démarrage par un des
trois systèmes suivant:
- système PTC à thermistance,
- système avec relais d'intensité,
- système avec relais de tension.

Pour améliorer le couple moteur un condensateur est quelquefois monté en série avec l'enroulement
de démarrage. Le couple de démarrage restant assez faible il est impératif que la HP s'égalise avec la BP
avant chaque départ.
Ceci est obtenu avec l'emploi de détendeur automatique possédant un léger bypassage permanent
(ou d'un détendeur capillaire); d'un thermostat à différentiel supérieur ou égal à 7°C en élément.

42) Moteur triphasé:


421) Identique à un moteur triphasé commun, son repérage est simple.
422) Protection électrique:
1er type: Un protecteur interne ou externe en série sur chaque enroulement.
2ème type: Trois protecteurs internes montés en série ressortent de l'enveloppe par deux fiches et
branchés sur un déclencheur câblé sur le circuit commande.

423) Les causes de coupures des protections:


Elles sont identiques à celles rencontrées sur le motocompresseur monophasé, hormis l'artifice de
démarrage défectueux.
5) Démarrage et protection des unités hermétiques:
51) Système P T C avec protecteur d'enroulement:

S
M

Le relais de démarrage est remplacé par un semi-conducteur (thermistor) du P T C (Positive-


Température-Coefficient). Le dispositif de démarrage P T C change de résistance en fonction de la
température. Quand le compresseur démarre, le P T C est froid, sa résistance est faible et le courant passe à
l'enroulement auxiliaire.
Au bout de 2 secondes le courant a chauffé le P T C, de sorte que sa résistance a augmentée
considérablement et que le courant le traversant a diminué de quelques milliampères, suffisant pour le
maintenir chaud. L'enroulement auxiliaire est donc coupé.
POUR UN P T C CHAUD: L'ENROULEMENT AUXILIAIRE EST COUPE.
POUR UN P T C FROID: L'ENROULEMENT AUXILIAIRE EST ENCLENCHE.
Ceci signifie que le P T C exige une durée de refroidissement convenable (5mn) donc le thermostat
devra avoir un dt maintenant l'installation à l'arrêt au minimum 5 mn.

NOTA: Ce type de compresseur ne doit jamais être mis en route sans son système PTC. Une plaque
signalétique le rappelle:
INTERNAL WINDING PROTESTOR
NO START WITHOUT STARTING DEVICE

52) Relais de tension:

S M

Le relais de tension est utilisé pour des puissances supérieures à 750 watts.

Le fonctionnement de ce relais est basé sur le fait que la tension aux bornes de l'enroulement
auxiliaire croît en fonction de la vitesse du moteur. A l'arrêt du moteur, le contact mobile de la bobine est
fermé. Lors de la mise en route, la tension aux bornes de l'enroulement auxiliaire est insuffisante pour
permettre à la bobine d'ouvrir son contact. La tension augmente régulièrement au fur et à mesure de
l'accroissement de la vitesse du moteur.
Lorsque la vitesse nominale est atteinte, la tension est suffisante pour provoquer l'ouverture du
contact et couper ainsi l'alimentation de l'enroulement auxiliaire. Lorsque le moteur tourne sur
l'enroulement principal la tension diminue mais reste suffisante pour maintenir le contact ouvert.

53) Relais d'intensité:

M S

Le relais d'intensité est utilisé pour des puissances inférieures à 750 watts.

Le contact attiré par la bobine lors de la mise sous tension de l'enroulement principal, est relâché
lorsque l'intensité a diminué (marche normale).
L'alimentation de l'enroulement auxiliaire est coupée.
CALCUL DE LA PUISSANCE D’UN COMPRESSEUR

1) Caractéristiques géométriques:
Elles découlent des dimensions du compresseur.

11) La cylindrée C correspond au volume des cylindres:

C: Cylindrée en cm3
πD 2 D: Alésage du cylindre en mm
C= x l x N x 10 −3 l: Course du piston en mm
4
N: Nombre de cylindres

12) Le volume horaire balayé correspond au volume balayé par les pistons pendant 1 heure:

Vbal: Volume balayé en m3/h


−6
Vbal = C x n x 60 x 10 C: Cylindrée en cm3
n: Vitesse de rotation en tr/mn
60: convertion des heures en mn

2) Caractéristiques thermiques:

Elles découlent du fluide utilisé.

21) Le volume aspiré horaire Vasp. correspond au volume de vapeurs aspiré pendant
une heure.L'aspiration a lieu pendant la course utile c.u.:

CYL.UT.: Cylindrée utile en cm3


π D 2 c.u.: Course utile en mm
CYL.UT . = x c. u. x N x 10 −3 D: Alésage du cylindre en mm
4
N: Nombre de cylindres

Vasp: Volume aspiré horaire en m3/h


Cyl.ut.: Cylindrée utile en cm3
n: Vitesse de rotation en tr/mn

Vasp = Cyl. ut . x n x 60 x 10 −6 Le volume aspiré horaire est toujours plus


faible que le volume balayé horaire.
On peut donc en déduire une nouvelle
caractéristique
22) Le rendement volumétrique ηv correspond au rapport du volume aspiré horaire sur le volume
balayé horaire:

Vasp c. u. c. u. c.u.: Course utile


ηv = = = c.n.: Course nuisible
Vbal l c. u. + c. n.
l: course piston (pmh/pmb)

23) Le débit masse du fluide: nombre de kg de fluide ayant circulé dans le compresseur en une
heure:
qm: Débit masse en kg/h
Vasp Vasp: en m3/h
qm =
v' v’: Volume massique du fluide à l'aspiration
en m3/kg

24) Le taux de compression correspond au rapport de la pression de refoulement sur celle


d'aspiration en valeurs absolues

Pk Pk: Pression absolue de condensation en bar


Τ=
P0 Po: Pression absolue d'évaporation en bar

Ce taux variant en sens inverse du rendement volumétrique. En considérant cette variation linéaire
cela donne

ηv = 1 − 0,05 xΤ

3) Diagramme de clapeyron:

Le diagramme de Clapeyron permet de connaiter la pression règnant dans le cylindre en fonction


de la position du piston (fig. 30).

Deux facteurs peuvent faire modifier le rendement volumétrique. Ceux-ci sont apparents sur le
diagramme de Clapeyron.
- Le facteur mécanique proportionnel à l'espace nuisible (fig. 31).
- Le facteur pressostatique est proportionnel au taux de compression (fig. 32).
4) Puissance frigorifique:
La puissance frigorifique du compresseur doit etre normalement égale à celle produite à
l'évaporateur. Elle dépend:
- de la température d'évaporation,
- de la température de condensation,
- de la vitesse de rotation,
- du fluide utilisé.

qm x ∆h
Φ0 =
3600

φo = Puissance frigorifique en (x)


qm = Débit masse en kg/h
∆h = Quantité de chaleur absorbée par kg de fluide à l'évaporateur en kJ/kg
qom = Production frigorifique massique

Φ0 Φ
qm = qm = 0
q0m ∆h
EXEMPLE DE CALCULDE PUISSANCE D'UN COMPRESSEUR

Données imposées
Température ambiante extérieure: +25°C
Température ambiante intérieure: 0°C
∆t évaporateur: 10 K
∆t condenseur: 10 K
Fluide: R 12
Compresseur: 2 CK 34 710 tr/mn
alésage: 34 mm
course: 30 mm
nbre de cylindre: 2
Surchauffe aspiration: 5°C
Sous refroidissement: 5°C

1) Tracer du cycle frigorifique sur le diagramme enthalpique:


Température de condensation
Tk = 25 + 10 = 35°C
Pression de condensation
Pk: lecture sur diagramme: 8,45 b
Température d'évaporation
To = 0 - 10 = -10°C
Pression d'évaporation
Po: lecture sur diagramme: 2,2 b
Volume massique
v': lecture sur diagramme ou dans les tables du R12
v'= 0,078 m3/kg
Enthalpies:
h1 = 350 kJ/kg
h2 = 228 kJ/kg

2) Calculs et solutions:
21) Cylindrée du compresseur:
π D2 3.14 x 3. 4 2
C= xl x N = x 3 x 2 = 54 , 44 cm3
4 4

22) Volume balayé horaire:


Vbal = C X n x 60 x 10−6
= 54. 44 x 710 x 60 x 10−6
= 2, 31m3 / h

23) Taux de compression:


Pk
T= en valeur absolue
Po
8. 45
T= = 3, 84
2. 2
24) Rendement volumétrique:
ηv = 1 − 0, 05 T
8, 45
ηv = 1 − 0, 05
2, 2
ηv = 0, 807 ≈ 0, 81

25) Volume aspiré horaire:


Vasp
ηv = ⇒Vasp = η xVbal
Vbal
Vasp = 0, 81 x 2 , 31
Vasp = 1, 871 m3 / h

26) Masse aspirée horaire:


volume massique = v' = 0,078 m3/kg
1
masse volumique = = 12 , 82 kg / m3
0, 078
Masp = Vasp x masse volume
Masp = 1, 871 x 12, 82 = 23, 968 kg / h

27) Puissance frigorifique:


débit masse
Vasp 1, 871
qm = = = 23, 987 kg / h
v' 0, 078

Φ o = qm ∆h
= 23, 987 ( 350 − 228 )
= 23, 987 x 122 = 2926 KJ / h

RAPPEL:
kcal/h = 1,163 W = 4,18 kJ/h
W = 0,864 kcal/h = 3,6 kJ/h
kJ/h = 0,239 kcal = 0,278 W
LES EVAPORATEURS

1) Généralités:
11) Rôle:
C’est un échangeur dans lequel le fluide frigorigène liquide, après détente, est évaporé à
température constante en prélevant de la chaleur au milieu ambiant à refroidir.

L'évaporateur doit assurer le passage du flux calorifique provenant du médium à refroidir au fluide
frigorigène ceci ce faisant à température constante (R12 - R22 - R502) par libération de la chaleur latente
de vaporisation. L'absorption de ce flux calorifique ne nécessite pas de zones fonctionnelles contrairement
au condenseur car le fluide est déjà détendu et à température d'évaporation.
Nous voyons sur le schéma ci-dessus que l'évaporateur est rempli d'un mélange hétérogène de
liquide et de vapeur, mélange d'autant plus riche en vapeur que l'on s'éloigne du point d'injection

12) Transmission de la chaleur:


Une bonne transmission thermique de l’évaporation assure une faible différence de température (∆θ
) afin de rapprocher la température ambiante de l’enceinte de la température de vaporisation du fluide.

121) Mode de transmission de la chaleur:


Considérons un tube d'évaporateur en coupe,nous avons quelle que soit la position de cette section:

A l'intérieur du tube: le fluide frigorigène sous forme de mélange


liquide-vapeur à titre variable mais à température constante θo
A l'extérieur du tube: le médium à refroidir qui circule au droit de
cette section à une température θf (les fluides circulant généralement
à contre courant).

Séparant les deux courants fluides: une paroi métallique d'épaisseur e mm baignée sur ces deux
surfaces par des fluides en circulation dont les températures en tout point de l'évaporateur sont telles que
θf > θo.
Dans ces conditions nous nous retrouvons au point de vue transmission de chaleur en présence d'un
"mur homogène" et l'échange se fera:
- par convection du fluide frigorigène à la surface interne du tube,
- par conduction à travers la paroi,
- par convection de la surface extérieure du tube au médium à refroidir.

En pratique les conditions sont telles que la paroi interne sera tapissée par un film d'huile d'une part
et d'autre part nous observerons la présence de givre sur la surface extérieure du tube. En réalité notre "mur
homogène" est donc un "mur composé".

L’échange thermique se fait par:


- convection du fluide à la surface de l’huile tapissant le tube,
- conduction à travers la paroi composée de l’huile, du tube et du
givre,
- convection de la surface extérieure du givre à l’air ambiant,
- dans les conditions de fonctionnement ci-dessus nous appellerons:
hcf: convection du fluide,
e1 λ1,
e2 λ2 les différentes épaisseurs et leur coeff. de
conductibilité,
e3 λ3,
hcm convection de la surface externe.

Le coefficient global de transmission pouvant s'écrire:


1 1 e 1
=R= +∑ +
K hcf λ hcm

Evaporateurs: coefficients globaux de transmission: K

TYPES K W/m2°K
à serpentin 70 à 95
230 à 290
Refroidisseur à immersion à grilles 400 à 470
intensifs 580
de
à ruissellement 930 à 1400

horizontaux 460 à 700


liquides multitubulaires à calandres dry-ex 930 à 1200
verticaux 820 à 1400

plaques eutectiques eau ou saumure 35 / 95

circulation d'air naturelle tubes ailettés 7à9

Refroidisseur plaques eutectiques


de 6à8
gaz

circulation d'air forcée tubes ailettés 16 à 24

122) Détermination du ∆θ:


L’échange de chaleur au niveau de l’évaporateur à lieu entre le fluide se vaporisant à température
constante θo et un fluide (liquide ou gaz) se refroidissant de θe à θs ce que nous pouvons représenter
schématiquement par la fig. ci-après:

Dans les conditions indiquées nous voyons que l'écart moyen sera égal à la moyenne des écarts
extrêmes
- soit l'écart d'entrée ∆ θe = θe - θo,
- soit l'écart à la sortie ∆ θs = θs - θo.

∆θe + ∆θs
∆θ =
2
θe − θo + θs − θo θe + θs
valeur de l'écart moyen ∆θ = = − θo
2 2
θe + θs
si = θmon a ∆θ = θm − θo
2

L'écart moyen ∆ θ est égal à la différence entre la température moyenne du fluide à refroidir et la
température de vaporisation.

Ecart moyen logarithmique:


Lorsque les valeurs de ∆ θe et ∆ θs s'éloignent l'une de l'autre l'utilisation de l'écart moyen
arithmétique peut conduire à la détermination de surface d'échange insuffisante. Cet écart étant supérieur à
l'écart réel qui est l'écart logarithmique.
Il a pour valeur en prenant ∆θmax et ∆θmin les écarts entre les fluides:

∆ϑ max − ∆ϑ min
∆m =
∆ϑ max
In
∆ϑ min
∆ϑ max ∆ϑ max
avec In = 2 , 30 log
Λϑ min ∆ϑ min

D'autres procédés comme la formule empirique de Baser où le monogramme de Mehner peuvent


aider à calculer cet écart.

3
∆θ max + 3 ∆θ min
Formule de BASER: ∆θm= ( )3
2
Suivant le calcul employé pour cet écart moyen une variation de 1°C peut amener à une erreur de
30% sur la puissance de l'évaporateur

Grandeurs caractéristiques d’évaporateur:


φo = K S ∆θ

- φo:est la puissance frigorifique de l’évaporateur en W,


- K: caractéristique de l’évaporateur, nous indique la quantité de chaleur qu’il peut absorber par m²
de surface, par seconde, par degré d’écart en W/m²°K,
- S: surface totale de transmission de l’évaporateur en m²,
- ∆θ: différence de température entre la température ambiante intérieure et la température de
vaporisation.

∆θ = θa - θe en °K (degré Kelvin).
K et S: leurs valeurs sont fixées et déterminées par la conception de l’évaporateur.
θ: ses valeurs oscillent autour d’une donnée moyenne déterminée par la conception de
l’évaporateur
a: Evaporateur refroidisseur d’air:
le ∆θ diminue pour une ventilation supérieure et inversement.

b: Evaporateur refroidisseur de liquide:


le ∆θ diminue pour un débit du liquide à refroidir inférieur et inversement.

2) Evaporateur refroidisseur d’air:


Installé dans les enceintes à température positive et négative, ils peuvent être:
21) à circulation naturelle:
211) à ailettes:
Constitué de tube lisse et serti d’une multitude d’ailettes augmentant la surface d’échange, K de 6 à
8 w/m²K (Watt/mètre carré.degré Kelvin).

212) Roll Bond:


Fabriqué à partir de deux feuilles d’aluminium laminées dont une est recouverte d’une pâte spéciale
figurant le tracé du circuit. La pâte est ensuite chassée et le circuit fermé gonflé hydrauliquement pour
obtenir un circuit.
∆θ de 18 K.

213) à plaque eutectique:


Constitué d’un caisson en tôle parcourue par un serpentin de fluide frigorifique baignant une
saumure remplissant le caisson à 80%.
Utilisée essentiellement dans les conteneurs, elle permet entre deux fonctionnements un arrêt
prolongé de l’installation frigorifique sur le terrain et durant un transport de vivres.
Pendant le fonctionnement de l’installation, la saumure doit se congeler complètement. La
température de solidification inscrite sur la plaque eutectique se situe entre - 1°C et -26°C ∆θ = 3 à 5°C.
A l’arrêt, la décongélation de la saumure, de par sa chaleur latente de fusion, permet un
refroidissement prolongé des denrées.
Le ∆θ entre la plaque et l’ambiance est difficilement contrôlable et maintenu.

22) à circulation forcée:


L’évaporateur à ailettes est équipé d’un ventilateur qui augmente le débit d’air sur une partie des
ailettes abaissant le ∆θ et augmentant le coefficient K.

221) à air forcé:


Les évaporateurs sont entièrement carénés, la totalité du serpentin est influencée par le flux d’air.
Position des tubes:
Afin de ne pas avoir des circuits d'air privilégiés et d'autres peu intéressés par la surface froide
représentée par les tubes et les ailettes cas de la fig.1 on a été amené comme sur la fig.2 à disposer les
tubes en quinconce par rapport au sens de circulation de l'air. La turbulence ainsi créée par le choc des
filets d'air sur ces surfaces solides et les remous qu'elle entraîne sont des facteurs favorables à
l'augmentation du coefficient extérieur de transmission par convection.

fig. 1 fig.2

Ecartement des ailettes


Les procédés automatiques et cycliques de dégivrage permettent de réduire l'écartement des
ailettes.
Les écartements, variables suivant les constructeurs, s’echelonnent de 4 à 16 mm.
Ainsi peut-on trouver dans une chambre positive un évaporateur dont les ailettes ont un écartement
moyen si les denrées dégagent beaucoup de vapeur d'eau et dans une négative un évaporateur dont les
ailettes ont un écartement faible car dans ce cas les denrées surgelées et emballées ont une émission de
vapeur d'eau pratiquement nulle et l'évaporateur sera équipé d'un système de dégivrage automatique.

ECART DE TEMPERATURE RECOMMANDE POUR LES EVAPORATEURS A AIR

Les écarts de températures influencent l'humidité relative d'un local réfrigéré


Le tableau suivant donne une idée pratique de l'écart de température à observer suivant la catégorie
de produit à conserver et le mode de circulation de l'air

Mode de
circulation CATEGORIE CATEGORIE CATEGORIE CATEGORIE
de l'air 1 2 3 4
Températures 9 à 12°C
POSITIVES PULSE 3 à 5° C 5 à 7° C 7 à 9° C et au dessus

NATUREL 8 à 10° C 10 à 12° C 12 à 15° C 15 à 20°C


Mode de produits congelés ou à Produits congelés ou à
circulation congeler NON EMBALLES congeler EMBALLES
de l'air
Températures
NEGATIVES PULSE 5 à 6° C 7 à 8° C

Sur le document suivant nous avons classé par catégorie les denrées en fonction de leur humidité
relative

CATEGORIE 1 TRES HAUTES CATEGORIE 3 MOYENNES humidités


humidités relatives relatives
(environ 90 à 95 %) (environ 80 à 85 %)

- Certains fromages (StNectaire St Gorlon) - Denrées diverses (restaurants)


- certains légumes (en particulier: épinards - Poissons sans glace
laitues choux de bruxelles rutabagas) - Viande en quartiers
- Poissons frais - Oignons
- Pâtes à pain - Volailles fraîches
- Beurre non emballé - Fruits ayant une peau relativement épaisse
Certains fruits en stockage de longue durée (coing,melon)

CATEGORIE 2 HAUTES CATEGORIE 4 FAIBLES humidités


humidités relatives relatives
(environ 85 à90 %) (environ 75 à 80 %)

- Viandes fraîches conditionnées ou en carcasses - Viandes fruits légumes poissons.séchés


- Lapins - Lait
- Jambon frais - Crèmes
- Longes fraîches - Conserves
- Huîtres - Confitures
- certains fruits (en particulier pommes poires - Boissons en bouteilles ou en fûts métalliques
groseilles vertes) en stockage moyenne durée - Laitages
- Agrumes - Et en général tous les produits protégés par
- La plupart des légumes (betteraves rouge une enveloppe étanche à l'air
carottes choux haricots verts)
- Fleurs coupées
- Oeufs en caisses à claire-voie
- Bière en fûts de bois
- Certains fromages

Ecartement des ailettes:


L'écartement des ailettes d'un évaporateur dépend de plusieurs critères:
- des conditions de fonctionnement de l'évaporateur,
- des fréquences de dégivrages de l'installation,
- de la nature des denrées refroidies.

222) Les conditions de fonctionnement de l'évaporateur:


1- Température des ailettes:
- la température des ailettes peut-être supérieure ou inférieure à 0°C,
- si θ ailettes < 0°C présence de givre possible.

2- Débit d'air des ventilateurs:


Pour permettre un débit d'air des ventilateurs correct sans trop de pertes de charges il est nécessaire
de prévoir un espacement minimum.

3- Les fréquences de dégivrages:


Si on prévoit un dégivrage périodique fréquent on peut prévoir un écartement des ailettes plus
faible.

Choix d'écartement des ailettes:


Si l'on reprend le tableau précédent on peut donner un ordre de grandeur de l'écartement à adopter
pour des températures normales de conservation ( θ > 0°C ).
- Catégorie 1 (90 à 95% d'humidité relative) 10 à 12 mm
- Catégorie 2 (85 à 90% d'humidité relative) 7 à 10 mm
- Catégorie 3 (80 à 85% d'humidité relative) 5,5 à 6,5 mm
- Catégorie 4 (75 à 80% d'humidité relative) 4,5 à 5,5 mm

Différents types existent:


- Evaporateur plafonnier ou mural
- Evaporateur à buse: K = 11 à 18 w/m².K
3) Evaporateur refroidisseur de liquide:
31) Evaporateur immergé:
Utilisé sur des refroidisseurs d’eau de saumure et les fabriques de crème glacée.

32) Refroidisseur d’eau et de saumure:


L’évaporateur, en général un serpentin à tube lisse, est placé au sein du liquide à refroidir.

∆θ total de 4 à 6 K.

33) Fontaine réfrigérante (de certains types):


Deux serpentins baignent dans un bac d’eau “médium”, le premier serpentin constitue
l’évaporateur, le second le tube d’alimentation d’eau réfrigérée.

∆θ total 14 à 20 K.
34) Fabrique de crème glacée:
L’évaporateur en forme de serpentin est immergé dans une saumure “ex: glycol” dans laquelle
baigne le bol de fabrication de crème glacée.
La température de congélation de la saumure se situe très en dessous de la température
d’évaporation.
∆θ total (réfrigérant-crème glacée): 14 à 20 K

4) Entretien des évaporateurs:


Le dégivrage complet et périodique voit sa fréquence et sa durée déterminées par le dépôt de givre
et de glace sur l’élément.
- L’écoulement des eaux de dégivrage doit rester libre,
- le bon fonctionnement des motoventilateurs doit être vérifié,
- faire maintenir une bonne circulation d’air autour de l’évaporateur,
- proscrire l’empilement de caisses devant l’élément,
- laisser le taux d’hygrométrie de l’enceinte favorisant la condensation et le givrage en proscrivant
le stockage des liquides non bouchés et des denrées chaudes (plats cuisinés).
5) Montage de l’évaporateur:
A l’installation, éviter les ponts thermiques en utilisant des matériaux isolants, (tige filetée en
nylon) pour traverser les parois. Il faudra choisir judicieusement l'emplacement de ce module porter une
grande attention au stockage afin de permettre une circulation d'air optimale.
Une attention toute particulière sera portée sur les écoulements (tubes pente isolation) des eaux de
dégivrage ainsi qu'au dégivrage proprement dit.

6) Puissance:
La puissance frigorifique des évaporateurs est donnée par la formule Φ = K.S.∆ϑ. Celle-ci est
fonction du ∆ϑ de l’évaporateur et donc de la température d’évaporation. Les constructeurs donnent pour
chaque évaporateur les puissances pour une température d’évaporation et un ∆ϑ (voir tableau).

Température d’évaporation - 8°C ∆ϑ 8°C liquide +30°C

EVAP 1 EVAP 2 EVAP 3 EVAP 4


R 12 5,30 W 10,21 W 15,46 W 17,65 W
R 22 5,44 W 10,44 W 15,91 W 18,26 W

Les valeurs de puissances peuvent être reportées sur un diagramme Φ = f (ϑo). Il permettra de
relever la puissance frigorifique pour des températures d’évaporation autres que celles données par le
constructeur
En reprenant l’exemple du tableau ci-dessus on trace la courbe correspondant à la valeur donnée
dans le tableau

Si on désire connaître la puissance frigorifique pour une autre température d’évaporation ou un


autre ∆t, il suffit de tracer une parallèle à la droite de référence voir graphe ci-dessous.

b: ϑo = - 5°C
∆ϑ = 8°C → Φ = 15,46 kW

c: ϑ0 = - 8°C
∆ϑ = 5°C → Φ = 9,8 kW
LES CONDENSEURS

1) Généralités :
11) Rôle :
C’est un échangeur dans lequel le fluide frigorigène gazeux, après compression, est condensé à
température constante en libérant dans le médium (air ou eau) la chaleur récupérée à l’évaporateur plus la
chaleur de compression.
Le condenseur se divise en trois parties délimitées par les paramètres de fonctionnement :
- la zone de désurchauffe,
- la zone de condensation,
- la zone de sous refroidissement.

12) Transmission de la chaleur :


Le problème est le même que pour l’évaporateur, la bonne transmission thermique assure une faible
différence de température (∆θ) afin de rapprocher la température de condensation du milieu ambiant.

13) Mode de transmission de chaleur :


Bien que chaque zone de travail du condenseur possède un coefficient de transmission propre, le
processus de transmission du fluide frigorigène au médium de condensation est identique.

Considérons un tube de condenseur en coupe.


A l'intérieur du tube nous avons un fluide
frigorigène en circulation a une température θk
A l'extérieur le médium de condensation (air ou
eau) a une température θme. En tout point de
l'appareil nous aurons θk > θme
Le problème de transmission de chaleur est celui dit"du mur homogène" l'échange se fera :
- par convection du fluide à la surface interne du tube,
- par conduction à travers la paroi du tube,
- par convection de la surface externe du tube au médium de condensation.

En pratique les conditions de fonctionnement sont telles que malgré les précautions prises nous
avons toujours de l'huile à l'intérieur du circuit et de la poussière ou du tartre à l'extérieur. Ces éléments
augmenteront l'épaisseur de la paroi de séparation et réagiront au passage du flux calorifique en fonction
de leur épaisseur.

L'échange se fera en réalité :

- par convection du fluide à la surface du film


d'huile,
- par conduction à travers l'huile le tube la
poussière (le tartre),
- par convection de la surface externe de la
poussière au médium de condensation.

Dans les conditions de fonctionnement ci-dessus nous appellerons


- hcf : convection du fluide,
- e1 λ1, e2 λ2, e3 λ3 les différentes épaisseurs et leur coeff de conductibilité,
- hcm convection de la surface externe.
1 1 e 1
le coefficient global de transmission pouvant s'écrire : =R= +∑ +
K hcf λ hcm

14) Grandeurs caractéristiques du condenseur :


φk = K x S x ∆θ
φk = quantité de chaleur à évacuer au condenseur en W
K = caractéristique du condenseur, nous indique la quantité de chaleur qu’il peut dissiper par m²
de surface et par degré d’écart (∆θ) en W/m²K ou en Kcal/m²hK.
S = surface totale de transmission du condenseur en m²,
∆θ = température de condensation - t° de l’air ou de l’eau (médium),

a - la température de l’air ambiant extérieur pour les condenseurs à air,


b - la température d'entrée de l'eau pour les condenseurs à eau.

K et S = leurs valeurs sont fixes et déterminées par la conception du condenseur.


∆θ = ses valeurs oscillent autour d’une donnée moyenne déterminée la conception du condenseur.
a- ∆θ diminuant pour une ventilation supérieure du condenseur et inversement (condenseurs
à air),
b- ∆θ diminuant pour un débit d’eau supérieur et inversement (condenseurs à eau).

Le transfert du flux calorifique sera différent suivant les zones d'où variation du coefficient de
transmission de chaleur. Le calcul du coefficient global se fera comme pour l'évaporateur. Le K
constructeur étant un K moyen on tiendra surtout compte du médium et de la surface d'échange.
L'absorption du flux calorifique dû à la désurchauffe, condensation, sous refroidissement ne peut-
être réalisée par le médium de condensation que:
- par élévation de sa température (absorption de chaleur sensible),
- par changement partiel d'état physique (chaleur latente de vaporisation).

D'où le classement suivant des condenseurs:

à circulation d'air naturelle


à air
à circulation d'air forcée
à chaleur
sensible
à immersion
à eau à double tube et contre courant
à calandres (multitubulaires horizontaux)

condenseurs

à calandres (multitubulaires verticaux


atmosphériques à ruissellement simple

à chaleur
latente à ruissellement et contre courant

à évaporation forcée evapo-condenseurs

2) Condenseur à air :
On utilise l’air ambiant pour absorber la chaleur que le condenseur doit dissiper.
L’air a une très faible chaleur massique : Cpas = 1,02 kJ/kg°K. (ou 0,28 Wh/kg )
Le coefficient K en W/m².K est faible lorsque l’un ou les deux fluides sont des vapeurs.
Ces deux caractéristiques font que :
S = la surface d’échange du condenseur doit être importante,
le volume d’air cyclé sur le condenseur doit être important, ceci implique des appareils
rapidement encombrants équipant seulement les installations ménagères et commerciales.

21) Condenseur à air à circulation naturelle :


Ce type de condenseur équipant certaines armoires ménagères est constitué d’un serpentin recouvert
de treillis de fil métallique soudé ou d’une feuille de tôle ajourée formant ailette.

∆θ = 20 K
22) Condenseur à air à circulation forcée :

Lorsque la surface du condenseur est trop importante, il est indispensable d’utiliser une ventilation.
La constitution du condenseur est identique à celle de l’évaporateur, c’est un tube lisse serti d’une
multitude d’ailettes augmentant la surface d’échange. Le condenseur est ventilé par une hélice montée en
bout d’arbre pour les groupes ouverts ou par un ou plusieurs motoventilateurs sur les groupes hermétiques.

Circulation de l'air :
Pour une vitesse moyenne w m/s de circulation de l'air sur le faisceau de condensation le sens de
circulation de l'air parait indifférent quant à la valeur de K
Ces hypothèses théoriques le choix du sens (soufflant ou aspirant) se fera de manière à obtenir le
rendement maximum du condenseur qui se traduira par l'obtention de la température de condensation la
plus basse possible.

Il apparaît donc qu'il faille éviter une fuite


importante des filets d'air à la périphérie des
pâles du ventilateur. L'hélice sera placée près du
faisceau ailetté, le débordement des flasques du
condenseur et de la tôle de dessus limitant les
fuites (fig.1).

fig.1

Dans le cas d'un ventilateur aspirant il n'est plus


possible de placer l'hélice devant le faisceau sans
guide d'air car les risques d'aspirations parasites
sont importantes. Celles-ci augmentant avec
l'éloignement de l'hélice par rapport au faisceau
(fig.2).

fig.2

Il faudra alors disposer devant le faisceau de


condensation une calandre formant chambre de
dépression et servant de guide aux filets d'air
permettant ainsi de faire passer la totalité du
volume brassé sur le condenseur (fig.4).

fig.4

Cette même disposition pourra être adoptée avec


un ventilateur refoulant. La calandre devient
alors chambre de pression. La circulation de l'air
étant schématisée par la fig.3.

fig.3

Le choix des ventilateurs et surtout le nombre ont eux aussi une importance capitale.
Considérons deux condenseurs de même surface d'échange mais de section frontale proche du carré (fig.5)
et rectangulaire (fig.6):

fig.5 fig.6
Ayant même surface ces deux condenseurs pouvant évacuer le même flux thermique
nécessiteraient logiquement le même débit d'air donc le même ventilateur. En réalité nous constatons que
compte tenu de la conception de ces condenseurs les zones mal ventilées sont très importantes sur le
second.

Ceci nous imposera pour revenir dans des


conditions de travail identiques au premier
condenseur et d'améliorer la circulation de l'air
d'augmenter le nombre de ventilateur et d'obtenir
le résultat représente par la fig.7.

fig.7

Le sens de rotation de l’hélice doit être respecté pour brasser l’air avec la partie concave des
pales.Pour certains ventilateurs aspirants le flux d'air pourra servir à refroidir le moteur électrique et le
groupe.
∆θ = 15 K

3) Condenseur à refroidissement par eau :


Technologiquement, les condenseurs à eau offrent plus de diversité que les condenseurs à air. Le
coefficient K est amélioré, le refroidissement étant assuré par un liquide et la chaleur massique de l’eau est
de : 4,18 kJ/kg°K (ou 1.16 wh/kg, 4 fois supérieure à l’air). Grâce à ces deux qualités, la dimension d’un
condenseur à eau à puissance égale sera nettement plus petite que celle d’un condenseur à air, K étant
amélioré de 10 à 30 fois. Contrairement à l’air, l’eau n’est pas gratuite, son débit à l’intérieur du
condenseur sera limité. Le ∆θ voisin de 15K verra sa valeur changée suivant le débit d’eau. A titre
indicatif, on peut relever l’élévation de la température de l’eau à l’intérieur du condenseur, cet
échauffement est compris entre 7 et 12 K.

(7 K = débit élevé - 12 K = débit faible).

31) Condenseur à double tube et contre-courant:


Pour permettre un bon échange, deux tubes concentriques sont parcourus, l’un par l’eau, l’autre par
le réfrigérant. L’échange thermique est amélioré par la circulation des deux fluides à contre-courant.
L’eau froide pénètre dans le condenseur ou sous refroidissement et ressort réchauffée par la zone de
surchauffe.
FLUIDE EAU

Le réfrigérant passe en périphérie profitant du


refroidissement de l’eau à l’intérieur et de l’air à
l’extérieur.
32) Condenseur à immersion :
Constitué d’une bouteille faisant également office de réservoir de liquide.
33) Condenseur multitubulaire :
Comme sur le condenseur à double tube et contre-courant, on utilise le phénomène de contre-
courant pour les fluides mais le deuxième serpentin est annulé.

34) Condenseur à ruissellement :


Afin de réduire la dépense d’eau en conservant un fonctionnement satisfaisant du condenseur, on
cherche à utiliser non seulement la chaleur SENSIBLE due au réchauffement de l’eau, mais également la
chaleur latente (de beaucoup plus importante) due à l’évaporation de cette eau.
Ces deux quantités de chaleur (sensible et latente) sont enlevées au fluide qui se condense. Un ventilateur
améliore l’échange thermique (eau-réfrigérant).
L’eau circule en circuit fermé, ce système présente deux avantages :
- on peut augmenter le débit d’eau pour diminuer le ∆θ,
- la consommation d’eau se limite au complément due à l’évaporation.

Condenseur atmosphérique à évaporation forcée

Aéroréfrigerant

4) Entretien :
41) Condenseur à refroidissement par air :
- dépoussiérage à l’air comprimé,
- nettoyage éventuel au solvant (White Spirit),
- redressement des ailettes,
- vérification du centrage de l’hélice du ventilateur,
- vérification du sens de rotation de l’hélice pour brasser l’air avec la partie concave des pôles.
42) Condenseur à refroidissement par eau :
- rinçage du circuit eau par un solvant,
- détartrage mécanique ou par détartrant,
- vérification du bon débit d’eau:
si le débit est faible: le ∆θ augmente,
si le débit est élevé: le coût s’élève.
LES FLUIDES FRIGORIGENES

QUEL AVENIR

POUR

NOTRE PLANETE...

1) Sécurité d’emploi:
11) Toxicologie:
AEL: Limite Admissible d’Exposition.
Avant d’être commercialisé, le fluide frigorigène subit une série de test pour déterminer son degré
de toxicité. La connaissance de la toxicité permet de déterminer l’AEL c’est à dire la quantité maximum de
fluide qui pourra être mélangé à l’air sans provoquer la moindre gêne à une personne qui le respire pendant
8 heures.
Plus l’AEL est faible plus le fluide est toxique.
L’AEL est donné en ppm (correspond à des mg/kg ou encore à des cm3/m3).

12) Environnement
ODP: Potentiel de Destruction de l’Ozone
Les fluides qui s’échappent dans l’air ambiant sont entraînés vers le haut et finissent par atteindre la
couche d’ozone.
Une fois là-haut, sous l’effet du soleil, les molécules de fluide se décomposent et libèrent leurs
atomes de chlore. Le chlore, sous l’influence des rayons solaires, agit sur la couche d’ozone
stratosphérique et la détruit.
Qu'est ce que la couche d'ozone?

Située dans la stratosphère à une


cinquantaine de kilomètres de la Terre, la couche
d'ozone (O3) a pour rôle de filtrer les rayons ultra
violet émis par le soleil et de ne laisser passer que
les UV "inoffensifs" pour l'homme.
Une diminution ou une disparition de la
couche d'ozone aurait des conséquences graves,
la plus sérieuse étant l'augmentation du nombre
de cancer de la peau chez les humains.

( doc Du Pont )

Le chlore et la couche d’ozone:

Les HFA (CFC et HCFC) contiennent du


chlore, lorsqu’ils arrivent dans la stratosphère
sont décomposés par la lumière.
Les atomes de chlore formés agissent sur
l’ozone en le transformant en oxygène
moléculaire (O2) et oxyde de chlore (CLO). Un
atome de chlore peut détruire des milliers
d’atomes d’ozone (de 10 000 à 100 000). ( doc Du Pont )

La nouvelle génération de fluides est composée de produits sans chlore et chaque fluide est
dorénavant doté d’un indice ODP correspondant à sa faculté à détruire l’ozone.
L’ODP est égale à zéro pour un fluide sans action sur l’ozone.

Effet de serre:
(chaleur piégée par le CO²).

Les rayonnements solaires sont convertis


en chaleur au contact de la terre. Une partie de
cette chaleur est renvoyée vers l'espace sous
forme de rayons IR. Certains gaz ne laissent pas
passer ces radiations et renvoient celle-ci vers la
terre. La chaleur est donc piégée comme dans une
serre.

( doc Du Pont )
Si aucune action n'est menée, une augmentation de 2,5°C de la température moyenne de la terre est
prévue pour 2050, (d'après une modélisation vérifiée et confirmée en 1995 par l'ONU) des pays entiers
seraient inondés et 150 Millions de personnes seraient alors sans abri.

L'effet de serre direct:


L'effet de serre direct est appelé GWP. (GWP: Global Warming Potential - Potentiel d’action sur le
réchauffement de la terre sur 100 ans).
L'ESD d'une installation frigorifique est fonction de la quantité de fluide frigorigène contenu mais
doit se calculer sur la durée de vie de l'installation et sur la qualité du confinement.

ESD = GWP (qf + qc x n)


qf = quantité de fluide contenue dans le circuit frigorifique,
qc = quantité annuelle de fluide consommé ( fuites...),
n = durée de vie de l'installation.

Effet indirect ( ESI ):


Il est dû au dégagement de CO² produit pour assurer le fonctionnement de l’installation durant toute
sa vie.
Pour les systèmes fonctionnant à l'électricité, la quantité de CO² dégagé pour produire 1 kWh
électrique dépend des pays et varie de 0,005 à 1,1 kg de CO² / kWh. La moyenne internationale est de
l'ordre de 0,65 kg de CO² / kWh électrique produit. En France, elle est de 0,13 kg de CO² / kWh.

ESI = 0,65 x C x n
(dans lequel C représente la consommation annuelle d'énergie électrique)

Effet de serre global ESG ou TEWI (Total Equivalent Warming Impact):


C’est la somme de l’effet de serre direct et indirect induit par l’utilisation des fluides frigorigènes.
ESG = TEWI = ESD + ESI

En fait, étant donné que les installations perdront de moins en moins de fluide, le facteur
prédominant dans l’ESG et la consommation d’énergie du système frigorifique.
On cherchera donc à utiliser des systèmes ayant le meilleur COP (coefficient de performance)
possible.

13) Tableau récapitulatif

Fluide ODP GWP Durée de vie AEL Inflammable


en années en ppm

R 11 1 1 60 1000 N
R 12 0.9 2.8 120 1000 N
R 22 0.04 0.32 15 1000 N
NH 3 0 0 25 O
R 123 0.013 0.017 10 N
R 134a 0 0.24 15 1000 N
R 404A 0 0.9 1000 N
R 502 0.15 4 1000 N

Pour le GWP la référence est le R 11 mais si on prend le CO² comme référence égale à 1 les fluides
frigorigènes ont un GWP d'environ 3000.
Durée de vie:
Afin que les fluides provoquent le moins de dégât possible s’ils sont accidentellement libérés dans
l’atmosphère, les producteurs proposent des fluides avec une courte durée de vie. Les fluides contenant de
l’hydrogène sont les mieux placés.

14) Choix d’un fluide frigorigène:


Les fluides frigorigènes sont classés en quatre catégories:
- les CFC,
- les HCFC,
- les HFC,
- les fluides naturels (NH3, propane, isobutane).

Les CFC sont interdits dans la CEE depuis le 01/01/95, les HCFC sont réglementés depuis le
01/01/96. A cette même date, ils sont interdit dans les réfrigérateurs et les congélateurs ménagers, dans les
climatiseurs de voiture et de transport par route.
Au 01/01/1998 ils sont interdit pour la climatisation dans les transports par rail.
Au 01/01/2000 pour les entrepôts frigorifiques et les équipement ayant une puissance à l’arbre
supérieure à 150 kW.

Il ne reste plus que les HFC (ESD important)


et les fluides naturels (toxique, inflammables, explosif).

2) Rappel des définitions:


Chaleur sensible:
C'est la quantité de chaleur qui provoque la variation de température d'un corps sans modifier son
état physique
Chaleur latente:
C'est la quantité de chaleur qui provoque le changement d'état d'un corps sans modifier sa
température.
Chaleur latente massique de vaporisation:
C'est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 kg d'un corps pour le faire passer de l'état liquide à
l’état gazeux sans élever sa température.
Température critique ou pression critique:
C'est le point d’équilibre (relation pression température) au dessus duquel on ne peut plus
différentier la phase liquide de la phase gazeuse d’un même corps. Aucune condensation n’est donc
possible, le fluide est dit en l’état supercritique.
Température catastrophique:
C'est la température maximale supportable par un fluide dans un circuit en présence d'huile et de
cuivre. Au delà de cette température le fluide se décompose et forme des acides fluorhydriques et
chlorhydriques.
En règle générale c'est en fin de compression que l'on approche le plus cette température.
Mélange azéotropique:
C’est un mélange pour lequel la composition des phases liquides ou vapeurs en équilibres
thermodynamiques est identique ce qui fait que la température ne varie pas au cours des changements
d’états (vaporisation, condensation) à pression constante.
Mélange zéotropique:
C’est un mélange pour lequel la composition des phases liquides ou vapeurs en équilibres
thermodynamiques est différente ce qui fait que la température varie au cours des changements d’états
(vaporisation, condensation) à pression constante.
Ecart de distillation:
C’est la différence de température entre le début et la fin du changement d’état à pression
constante. Nous pouvons l’appeler aussi glide ou glissement.
Le point d’ébullition:
Il s’agit de la température d’ébullition sous pression atmosphérique. Cette température doit être
telle que la pression dans le circuit reste supérieure à la pression atmosphérique, afin d’éviter les entrées
d’air.
info: il existe des installations qui fonctionnent en dessous de la pression atmosphérique.

3) Les qualités d’un fluide frigorigène:


Un fluide frigorigène est une substance qui évolue dans le circuit frigorifique et qui grâce à un
phénomène Endothermique absorbe la chaleur et la restitue par le biais d’un phénomène Exothermique. On
utilise donc leurs chaleurs latentes de vaporisation ou de condensation.
Les fluides utilisés à l'heure actuelle sont essentiellement à l'exception de l'ammoniac (NH3) des
dérivés chlorofluorés d'hydrocarbures (méthane CH4 ou éthane C2H6).
Bien qu’aucun fluide ne soit parfait, nous allons décrire ci-après les qualités et les caractéristiques
d’un fluide idéal. Le fluide frigorigène idéal devrait en premier lieu satisfaire aux exigences de sécurité
d’emploi:
- non toxique,
- non inflammable,
- non amplificateur de l’effet de serre,
- neutre vis-à-vis des denrées.

Le fluide devrait être aussi facile à employer:


- sans effet sur les composants du circuit frigorifique,
- facilement détectable en cas de fuite,
- miscible avec les huiles frigorifiques.
Enfin, ses caractéristiques physiques devraient le rendre performant aux conditions d’utilisation
dans le circuit frigorifique.
Chaque fluide frigorigène ayant sa propre composition chimique possède donc des caractéristiques
particulières.
Ces caractéristiques qui sont physiques, chimiques, et thermodynamiques, permettent de choisir le
fluide le mieux approprié à l'installation prévue.

31) Caractéristiques physiques:


- température d’évaporation la plus basse possible (pour éviter de travailler au vide),
- volume massique des vapeurs faible (pour diminuer la cylindrée du compresseur),
- pression de condensation modérée,
- température critique élevée (pour limiter le taux de vaporisation au détendeur),
- ininflammabilité,
- Inexplosibilité,
- chaleur latente de vaporisation importante (pour diminuer le débit horaire du fluide),

32) Caractéristiques chimiques


- stabilité thermique et chimique (pour ne pas détruire l'huile, les métaux, les joints, ni agresser les
denrées et les personnes),
- miscibilité avec les lubrifiants,
- solubilité dans l'eau,
- inertie chimique vis à vis des matériaux utilisés,
- - détection des fuites facile.
33) Caractéristiques thermodynamiques
Celles-ci sont données par des tableaux (ou abaques) qui permettent de connaître, en fonction de sa
température, les différentes caractéristiques telles que pression, volume massique, enthalpie, etc...
On peut également ajouter à ces caractéristiques certains critères économiques tels que prix de
revient et disponibilité.
4) Désignation numérique:
41) Hydrocarbures de la série des alcanes et leurs dérivés halogénés:
Lorsqu’il y a présence de Brome on fait suivre le numéro du fluide de la lettre B. Leurs compositions
chimiques sont caractérisées par une numérotation dont la base est la suivante:
- chiffre des unités = nombre d’atomes de fluor,
- chiffre des dizaines - 1 = nombre des atomes d’hydrogène,
- chiffre des centaines + 1 = nombre des atomes de carbone,
- les atomes de chlore ne sont pas pris en compte,
La structure chimique de la molécule est complétée avec du chlore jusqu'à atteindre la bonne
valence des atomes de carbone (4 pour les dérivés du méthane et 6 pour les dérivés de l’éthane).
Dans le cas où existent plusieurs isomères ayant la même formule chimique brute, cette désignation
numérique est complétée par l'adjonction de lettres minuscules rendant compte de la symétrie des
molécules.

Exemples:
R 12
R = fluide frigorigène
Unité = 2 ⇒ 2 atomes de fluor
Dizaine = 1 ⇒ 1 - 1 = 0 atome d'hydrogène F
Centaine = 0 ⇒ 0 + 1 = 1 atome de carbone ⏐
donc F = 2 H = 0 C = 1 CL ⎯ C ⎯ CL
⇒ CCL2F2 Dichlorodifluorométhane ⏐
F

R 22
R = fluide frigorigène
Unité = 2 atomes de fluor
Dizaine = 2 ⇒ 2-1 = 1 atome d'hydrogène F
Centaine = 0+1 = 1 atome de carbone donc F = 2 H = 1 C = 1 ⏐
⇒ CHCLF2 Chlorodifluorométhane H ⎯ C ⎯ CL

F

R 134 a (a, b ou c pour asymétrique)


R = fluide frigorigène
Unité = 4 atomes de fluor
Dizaine = 3 ⇒ 3-1 = 2 atomes d'hydrogène
Centaine = 1 ⇒ 1+1 = 2 atomes de carbone
donc F = 4 H = 2 C = 2 soit C2H2F4
2 Isomères possibles:
CHF2-CHF2 ⇒ le HFC 134
CH2F-CF3 ⇒ le HFC 134 a
F F F F

H C C H F C C H

F F F H

R 134 R 134a

42) Alcènes et dérivés halogénés d’alcènes:


R1 (udc) 1 pour 1000 exemple le R 1150

43) Hydrocarbures cyclés et dérivés cyclés (C pour cyclé):


RC... exemple le RC 270

44) Composés organiques divers: (isobutane).


R 600 exemple le R 630 (méthylamine)

45) Composés inorganiques divers:


R 700
Pour obtenir le numéro d’identification des fluides on ajoute la masse moléculaire à 700
exemple: NH3 = 14 (N) + 3 x 1 (H) + 700 = 717 d’où R 717

46) Mélange zéotrope:


R 400 le numéro d’identification des fluides est arbitraire
exemple le R 404A

47) Mélange azéotrope:


R 500 le numéro d’identification des fluides est arbitraire
exemple le R 502

5) Tableau récapitulatif:

R 12 R 22 R 502 R 134 a
désignation chimique dichlorodifluoro chlorodifluoro mélange tétrafluoro
méthane méthane azéotrope éthane
formule chimique CCL2F2 CHCLF2 R 22: 48,8 % CH2F-CF3
R 115: 51,2 %

pt. d'ébullition à 1 bar °C - 29,8 - 40,8 - 45,6 -26,1

écart de distillation 0 0 0 0

temp. critique °C 112 96 82,16 101,1

pression critique bar 41,15 49,77 40,75 40,60

temp. catastrophique °C 120 150 150 150


6) Les nouveaux fluides
systèm es neufs

R 134a

conversion en clim auto,


industrielle et com m erciale

61) Le remplacement du R 12: R 12

basse tem pérature (-25°C °)

R 409A
lorsqu'il est dificile d'adapter
le R 134a sauf A /C auto

systèmes neufs

R 404A
conversion des
systèmes existants

R 22 systèmes neufs

R 502
62) Le remplacement du R 502:
conversion des
R 408A systèmes existants

conversion des
systèmes existants
R 407C
systèmes neufs

R 22 jusqu'en 2015

R 134a clim atisation

63) Le remplacement du R 22: R 22

R 407C clim atisation compact

réfrigération
R 404A com merciales

64) Tableau sur les nouveaux fluides:

R 401 A R 402 A R404 A R 408 A R 409 A


désignation chimique mélange mélange mélange mélange mélange
zéotrope zéotrope zéotrope zéotrope zéotrope
R22: 53 % R22: 38 % R143a: 52% R22: 47% R22: 60%
formule chimique R152a: 13 % R125: 60 % R125: 44% R125: 7% R124: 25%
R124: 34% propane:2 % R134a: 4% R143a: 46% R142b: 15%

pt. d'ébullition à 1 bar °C 33,1 -49,2 -45,8 -44,5 -34,2

écart de distillation 6 2 0,9 0,5 8,1

temp. critique °C 108,01 75,50 72 83 107

pression critique bar 46,03 41,34 37,4 43 46

65) Correspondance des fluides:


Chaque fabricant de fluide commercialise leur produit sous
R 401A MP 39 Primagaz une appellation personnelle:
exemple:
R 402A HP 80 Primagaz FREON: Du Pont de Nemours,
R 404A HP 62 Primagaz FX 70 Dehon Elf Ato FORANE: Elf Atochem ,
R 408A FX 10 Dehon Elf Ato KALTRON: Solvay,
R 409A FX 56 Dehon Elf Ato ALGOFRENE: Montedison,
R 413A ICEON 49 Rhone Poulenc KLEA: Ici,
DAIFLON: Daikin Kogyo,
FRIGEN: Hoeschst,
GENETRON: Allied Chimical.

66) Composition chimique:

R 401A: R22 53 % - R124 34% - R142b 13% R 408A: R22 47 % - R125 7 % - R 143a 46 %
R 402A: R22 38 % - R125 60 % - PROPANE 2 % R 409A: R 22 60 % - R 124 25 % - R 142b 15%
R 404A: R134a 4 % - R125 44 % - R143a 52 % R 410A: R32 50 % - R125 50%
R 407C: R134a 52% - R32 23 % - R125 25 % R 413A: R218 6% - R134a 88% - R600a (iso butane) 6 %

NOTES:

R 401B: HP 66 glide: 4,6°C


R 402B: HP 81 glide: 1°C
R 407C: KLEA 66 glide: 7,1°C
R 407B: KLEA 61 glide: 4,1°C
R 403A: ISCEON 69S glide: 2,5°C
R 403B: ISCEON 69L glide: 0,9°C
LE DIAGRAMME ENTHALPIQUE

L’expression cycle vient de la thermodynamique. En effet lorsqu’une masse de fluide se retrouve


après diverses transformations dans le même état (pression, volume, température) au même point on dit
qu’elle à décrit un cycle.

Principe du cycle frigorifique:

surchauffe des vapeurs désurchauffe des vapeurs

évaporateur condensation

évaporation du fluide sous-refroidissement

compresseur

BP HP

détendeur

Evaporateur:
Dans l’évaporateur le fluide se vaporise, la chaleur latente de vaporisation étant fournie par le médium de
refroidissement qui se refroidi.
Etat du fluide à l’entrée: mélange liquide vapeur (80% liquide- 20% vapeur),
Etat du fluide à la sortie: vapeur basse pression surchauffée (régime sec).

Compresseur:
Il absorbe les vapeurs issues de l’évaporateur, les compriment et les refoulent vers le condenseur.
Etat du fluide à l’entrée: vapeurs BP surchauffées
Etat du fluide à la sortie: vapeurs HP surchauffées

Condenseur:
Il va liquéfier les vapeurs refoulées par le compresseur et sous refroidir le liquide condensé.
Etat du fluide à l’entrée: vapeurs HP surchauffées
Etat du fluide à la sortie: liquide HP sous refroidi.

Détendeur:
Il permet à partir du liquide HP sortant du condenseur (où de la bouteille) d’alimenter l’évaporateur en
liquide BP basse température.
Etat du fluide à l’entrée: liquide HP sous refroidi
Etat du fluide à la sortie: mélange liquide-vapeur (80 % liquide 20% vapeur).
1) Présentation du diagramme:
Toutes les caractéristiques thermodynamiques d’un fluide ainsi que ces différents états (liquide ou
vapeur) sont représentés graphiquement sur le diagramme enthalpique.
L’utilisation de ce diagramme permet d’une manière simple de représenter l’évolution du fluide
frigorigène au cours de chaque transformation. Le diagramme est un outil pratique c’est une représentation
graphique de toutes les évolutions qu’un fluide peut subir. Il s’agit de sa carte d’identité.

2) Coordonnées du diagramme:

Les coordonnées du diagramme sont:

- pour l’axe des abscisses:


L’ENTHALPIE H
- pour l’axe des ordonnées:
LA PRESSION P

Pour permettre une représentation plus facile on a transformé l’axe des ordonnées en log de P,
(échelle logarithmique). C’est pourquoi ce diagramme est également appelé diagramme H log de P.

3) Isobare:

La droite qui est parallèle à l’axe des


abscisses à l’ordonnée qui reste
constante, est ISOBARE.

La pression est ISOBARE.


4) Identhalpe:

La droite qui est parallèle à l’axe des


ordonnées à l’abscisse qui reste constante
est ISENTHALPE

5) Isochore:

La courbe indiquant le volume massique du fluide est une isochore V.

Les isochores sont très utiles pour calculer le débit masse traversant le compresseur.

Elles permettent de déterminer la vitesse de circulation du fluide dans les tuyauteries d’aspirations et de
refoulement.

6) Isotherme:

La courbe indiquant la température du


fluide est une ISOTHERME

Dans sa partie liquide l’isotherme est


ISENTHALPE

Dans sa partie mélange l’isotherme est


ISOBARE

Dans sa partie vapeur l’isotherme est une


COURBE
7) Isentrope:

La courbe indiquant l’entropie du fluide


est un ISENTROPE également appelée
ADIABATIQUE.

Ces courbes sont aussi appelées courbes


de compressions théoriques car lors de la
compression des vapeurs sans échange
thermique avec le compresseur (ce qui
n’arrive jamais), la vapeur monte en
pression et en température suivant le
tracé de la courbe S.

8) L’ isotitre:
Pour résumer le titre est la proportion en masse prise par la
C’est la courbe indiquant le titre du fluide qui vapeur dans la zone de mélange.
correspond au rapport de la masse de vapeur
sur la masse totale du fluide.
Lorsque le fluide est en équilibre à l’état
liquide l’isotitre est égale à 0. Lorsque le
fluide est en équilibre à l’état vapeur
saturante l’isotitre est égale à 1.

Ces deux courbes se rejoignent au point


critique. Elles délimitent les différentes zones
du diagramme ou le fluide est homogène
(liquide et vapeur) et hétérogène (mélange
liquide vapeur).

log.p
0°C 60°C

Exercice sur l’isotitre A B C D E


5

- 46°C 0°C 60°C

h
point pression en bar enthalpie kJ/kg température en °C état titre

A 5 150 -46 liquide SR 0


B 5 200 0 liquide saturé 0
C 5 283 0 mélange 0.4
D 5 406 0 vapeur saturée 1
E 5 450 60 vapeur surchauffée 1

Le passage de B à D correspond au changement d’état.


La différence d’enthalpie entre ces deux points (hd-hb) représente la chaleur latente de vaporisation
à 5 bar, 0°C.
Si l’on reprend toutes ces courbes sur le même diagramme cela nous donne la figure suivante:

log.p

θ S

x V

H h

9) Les unités:
Les unités de chaques courbes sont:
- L’ENTHALPIE kJ/kg
- LA PRESSION bar
- LE VOLUME MASSIQUE m3/kg
- LA TEMPERATURE °C
- L’ENTROPIE kJ/kgK
- LE TITRE n’a pas d’unité car c’est un rapport de deux masses.

10) Le circuit frigorifique:


Toute installation frigorifique à compression se compose de quatre éléments principaux:
- le compresseur,
- le condenseur,
- le detendeur,
- l’evaporateur.
Pour améliorer le fonctionnement de l’installation on ajoute à ces éléments des appareils annexes:
- le reservoir,
- le deshydrateur,
- la bouteille d’aspiration,
- le separateur d’huile, etc....

11) Transformations subies par le fluide:


Certains des appareils sont le siège de phénomènes modifiant les caractéristiques d’un fluide
frigorigène en circulation.
C’est surtout le cas des quatre appareils principaux. Le diagramme enthalpique étant la
représentation graphique des caractéristiques d’un fluide, on peut tracer sur celui-ci toutes les
modifications subies par le fluide dans l’installation. C’est le cycle frigorifique.

12) La condensation - la vaporisation:


La condensation et la vaporisation sont deux changements d’état. Ils se font à température constante (pour
ceux qui n’ont pas de glissement) avec restitution de chaleur (condensation) ou absorption de chaleur
(vaporisation).

La condensation commence sur l’isotitre X=


1 pour se terminer sur l’isotitre X = 0.

La vaporisation commence sur l’isotitre X= 0


pour se terminer sur l’isotitre X = 1.
B = ASPIRATION
C D = TUYAUTERIE REFOULEMENT
baisse de la température de 82°C à 70°C

La désurchauffe à pour valeur 12°C

La chaleur dissipée dans la tuyauterie est de:


hC - hD = 454 - 444 = 12 kJ/kg de vapeur.

Au niveau du condenseur il faut distinguer 3


zones :
D E = désurchauffe
E F = condensation
F G = sous refroidissement

La différence d’enthalpie entre E F représente la chaleur latente de condensation à 39°C soit:


hE - hG = 416 - 250 = 166 kJ/kg
Le point G ( 4°C) correspond au liquide sortant du condenseur, et le sous refroidissement du liquide dans
le condenseur est représenté par le segment F G.
La chaleur totale évacué par le condenseur est donnée par la différence d’enthalpie: hD hG:
Qk = 442 - 242
Qk = 200 kJ/kg

La vaporisation commence sur l’isotitre


X = 0 (point 6)

pour se terminer sur l’isotitre


X = 1 (point 8).

L’évaporation du liquide se fait grâce à la chaleur cédée par le milieu à refroidir. La chaleur cédée
est entièrement absorbée par le fluide frigorigène. C’est seulement à partir du point J que les vapeurs vont
commencer à ce surchauffées pour atteindre le bulbe au point A.
L’absorption de chaleur dans l’évaporateur provoque l’évaporation du liquide, mais aussi une
augmentation de l’enthalpie, la pression reste constante. La production frigorifique massique est donnée
par la différence d’enthalpie entre les points
A et I soit:
Qo = hA - hI = 404 - 230 = 174 kJ/kg
Comme Qo représente la chaleur échangée au niveau de l’évaporateur, on peut la qualifier de
production frigorifique nette puisque c’est la production réellement utilisée pour refroidir le milieu
ambiant.
Mais entre A et B les vapeurs continuent à s’échauffer. La production frigorifique brute Qob est
donnée par la différence d’enthalpie entre hB hI.
Qob =hB - hI = 409 - 230 = 179 kJ/kg
13) La compression:
La compression permet d’élever la pression du fluide. Celle-ci se fait lorsque le fluide est à l’état
gazeux. L’équivalent calorifique de ce travail mécanique correspond à la quantité de chaleur absorbée par
le fluide pendant la compression. Celle-ci sera considérée comme adiabatique.
log.p
S
θk= 39°C 82°C
Si le compresseur est parfait:
Energie dépensée par le compresseur:
Qc = h2 -h1
Qc = 454 -409
0°C Qc = 45 kJ/kg de vapeur comprimée
x=1

h1 h2 h

si non W = (H2 - H1) / (ηm x ηi)


ηm = rendement mécanique
ηi = rendement indiqué

Mais dans tous les cas Qc = H2 - H1 représente la quantité de chaleur donnée au fluide, que ce soit
en équivalent thermique de compression au delà de la chaleur dissipée par les irréversibilités du
compresseur.
La surchauffe due à la compression est:82 - 39 = 43°C.

14) La détente:
Au passage de l’orifice calibré du détendeur, le liquide subit un laminage qui provoque la chute de
pression avec vaporisation partielle du fluide.

La détente du fluide est isenthalpe.


La quantité de chaleur nécessaire à la
vaporisation est absorbée au liquide.

La représentation est la suivante:

Représentation n°2
25°C 34°C 39°C

H G F
A l’entrée du détendeur H on mesure une
pression sensiblement identique à G (en
négligeant les pertes de charges). Par
contre la température chute à 25°C.

230 242

L’échange de chaleur entre la tuyauterie liquide à 34°C et l’air ambiant à donc provoqué un sous
refroidissement supplémentaire soit un SR total de 14°C (39°C -25°C). La différence d’enthalpique entre
G et H correspond à la chaleur cédée à l’air ambiant.
Dans ce cas : hG - hH = 242 - 230 = 12 kJ/kg de fluide.

15) Cycle frigorifique théorique:


Si l’on trace sur le même diagramme enthalpique toutes ces transformations on obtient le cycle
frigorifique de l’installation. C’est le cycle théorique.

condensation
d c
é o
t m
e p
n
t
e

évaporation

16) Le cycle frigorifique pratique:


Dans la pratique il est évident que le cycle ne correspond pas au cycle fonctionnel. Certains
artifices sont crées pour augmenter la production frigorifique. La circulation du fluide dans les tuyauteries
crée également des phénomènes qui changent le cycle frigorifique.

161) Le sous refroidissement du liquide:


Le sous refroidissement du liquide avant son entrée
dans le détendeur peut être obtenu soit dans le
condenseur soit par un artifice tel que l’échangeur
liquide-vapeur.
log .p

+ 40 θk
+ 32

θk

162) La surchauffe des vapeurs:


L’alimentation des évaporateurs en fluide frigorigène à l’aide de détendeurs thermostatiques permet
de fonctionner en régime sec.

log.p
Tout le liquide étant vaporisé dans
l’évaporateur, les vapeurs se réchauffent
légèrement à la sortie de l’évaporateur ainsi
que dans la tuyauterie d’aspiration.
-25°C
θ 0 = -30°C
Sk

163) Représentation d’un cycle frigorifique:

Représentation log. p
d’un cycle pratique:
5 4 3 2
Si l’on reporte sur le diagramme
enthalpique tous ces phénomènes
(sans pertes de charges) on obtient le 6
cycle suivant:

7 8 1

h
Représentation d’un
cycle avec fluide
à glissement:

Nota:
l’isotherme dans la zone de mélange ne
suit pas l’isobare

log.p

3 2
4
Représentation 5

d’un 6
cycle frigorifique réel: 7
8 1

17) Représentation des quatres organnes principaux sur le diagramme enthalpique:

condenseur
4 3

5 4 3
5 2 2
1

d é te n d e u r
c o m p re s s e u r
6 7 8 1

7 8
6

é v a p o r a te u r
NOTES:

Le COP de Carnot:
Le COP de Carnot = To / Tc - To

Le cycle de Carnot de la machine frigorifique est un cycle ditherme. C’est à dire qu’il s’effectue
entre deux sources qui sont:
- l’évaporateur,
- le condenseur.

La chaleur piégée à l’évaporateur étant Qo et la chaleur piégée au condenseur étant Qc.


De ce fait: Qc = Qo + Wcp

Il faut savoir qu’aucune machine frigorifique n’atteint un tel coefficient d’efficacité. L’intérêt cycle
de Carnot est de permettre la comparaison avec d’autres cycles ( Rankine, Molier, Enthalpique) ou d’un
cycle réel.
LES HUILES

DECOUVRIR
LES HUILES:

UNE NECESSITE !!

1) Son rôle:
- assurer la lubrification des pièces en mouvement et donc, retard de l'usure (palier, chemise,
piston, segment, clapet, etc...),
- améliorer l'étanchéité des organes de compression,
- contribuer au refroidissement du compresseur,

2) Les qualités demandées:


Les huiles modernes de réfrigération sont des produits hautement raffinés, strictement débarrassés
de substances indésirables telles que des composés de soufre et les cires. Elles doivent avoir un taux
d’humidité le plus faible possible et par conséquent être manipulé de telle manière à éviter toute absorption
possible d’humidité ou d’air.

Les propriétés essentielles sont:


-action lubrifiante adéquate,
-stabilité,
-solubilité dans le réfrigérant.
Autres propriétés nécessaires, un bas point de floculation et une bonne résistance diélectrique.

3) Ses caractéristiques:
Les plus intéressantes sont:
Stabilité: c’est sa résistance à l’altération, sa rigidité diélectrique et son comportement avec les
différents composants.
Viscosité: c’est sa résistance à l’écoulement, qui dépend essentiellement de la température et de la
solubilité du fluide frigorigène dans l’huile.
Solubilité: particularités de l'huile à dissoudre les vapeurs de fluide frigorigène.
Viscosité cinématique: résistance de l'huile à l'écoulement par rapport à l'eau en mm²/s, (eau =
1mm²/s).
Hygroscopie (ou teneur en eau): propriété des huiles à absorber l’humidité de l’air.
Miscibilité: propriété que possède une huile à se mélanger au fluide frigorigène liquide pour
former un mélange homogène.

4) Différents types d’huile:


On les regroupe essentiellement sous deux grandes familles.

Les huiles minérales Ö naphténiques


Ö parraffiniques

Les huiles de synthèse Ö dialkyl-benzénique (synthétique)


Ö naphténo-bézénique (semi- synthétique)
Ö polyalphaoléfine (PAO)
Ö PAO + alkybenzène (AB)
Ö polyolester (POE)
Ö polyglycol
Ö polyalkylèneglycol (PAG).

5) Quelle huile pour quel fluide?


(Voir le tableau joint en annexe 1)
NB: Sachez toute fois que c’est le compressoriste qui détermine l’huile à utiliser.
N’hésitez pas à le contacter!!!
Si pour des raisons de maintenance, vous ne pouvez pas obtenir la marque voulue, sachez que toutes les
huiles frigorifiques peuvent être mélangées mais leurs caractéristiques changent. Après une vidange,
pensez au marquage du fluide frigorigène et de son huile.
FLUIDE QUALIFICATIF TYPE FORMULE HUILE APPLICATION
FRIGORIGENE composition et % A UTILISER

R.12 -29,8°C Ancien C.F.C. Dichlorodifluorométhane Minérale / Alkylbenzène


R.22 -40,8°C Transition / 2015 H.C.F.C. Chlorodifluorométhane Minérale / Alkylbenzène
R.134a -26,5°C Définitif H.F.C. Tétrafluoroéthane Polyolester (POE)
R.401A -33°C Transition / 2015 mélange zéotropique 53%: R22 34%: R 124 Minérale / Alkylbenzène Réfrigération
MP 39/Primagaz H.C.F.C. 13%: R 152a (AB)
R.409A -34,2°C Transition / 2015 mélange zéotropique 60%: R22 25%: R 124 Minérale / Alkylbenzène
FX 56/Dehon Elf Ato. H.C.F.C. 15%: R 142b
R.413A -35°C Définitif mélange zéotropique 6%: R218 88%: R134a Minérale / Alkylbenzène
Iscéon 49/R.Poulenc H.F.C. 6%: 600a (iso-butane) Polyolester
R.502 -45,6°C Ancien mélange azéotropique 48,8%: R22 51,2%: R 115 Alkylbenzène
R.22 -40,8°C Transition / 2015 H.C.F.C. Chlorodifluorométhane Alkylbenzène
R.402A -47,4°C Transition / 2015 mélange zéotropique 38%: R22 2%: propane Alkylbenzène Conservation
HP 80/Primagaz H.C.F.C. 60%: R 125
R.408A -44,5°C Transition / 2015 mélange zéotropique 47%: R22 7%: R 125 Alkylbenzène
FX 10 Dehon Elf Ato. H.C.F.C. 46%: R 143a
R.404A -46,5°C mélange zéotropique 4%: R134a 44%: R 125
HP 62/Primagaz Définitif H.F.C. 52%: R 143a Polyolester
FX 70/Dehon Elf Ato.
R.22 -40,8°C Transition / 2015 H.C.F.C. Chlorodifluorométhane Alkylbenzène
R.407C -43,7°C Définitif mélange zéotropique 52%: R134a 23%: R 32 Polyolester Climatisation
H.F.C. 25%: R 125
R.410A -52,7°C Définitif mélange zéotropique 50%: R 32 50%: R 125 Polyolester
H.F.C.
R.12 -29,8°C Ancien C.F.C. Dichlorodifluorométhane Minérale / Alkylbenzène Clim-automobile
R.134a -26,5°C Définitif H.F.C. Tétrafluoroéthane Polyalkylèneglycols (PAG)
6) La circulation dans un système frigorifique:
Dans un système qui fonctionne correctement, une petite quantité d’huile, véhiculé par le
réfrigérant, circule dans le circuit. Elle revient ensuite au carter du compresseur où elle exerce son action
lubrifiante. Dans certain cas où son retour est plus problématique, l’huile peut s’accumuler dans différents
points du circuit. Il en résulte un manque d’huile au compresseur et le risque de créer des problèmes. Ces
accumulations d’huile peuvent également gêner la bonne circulation du réfrigérant et entraîner une
diminution du rendement.

Quelques conseils:
La viscosité est déterminée par les fabricants de compresseurs.
Afin d’assurer un retour d’huile correct dans la conduite d’aspiration, les vitesses suivantes sont
recommandées:
- 3,5 m/s dans les conduites horizontales,
- 7,5 m/s dans les conduites verticales.

Cette vitesse ne doit pas dépasser 15 m/s pour ne pas causer de bruit et également pour éviter une
chute excessive de pression. Une tubulure bien conçue descend en pente oblique vers le compresseur et
comporte des pièges au bas des conduites verticales.
Un séparateur d’huile permet d’éliminer ou du moins de réduire les problèmes de circulation. Il
doit être envisagé dans tous les systèmes comportant des tubulures longues ou compliquées ainsi que dans
ceux où la vitesse de circulation du réfrigérant gazeux est basse.

Ne pas oublier:
il est difficile de nettoyer un séparateur après un grillage moteur (hermétique est semi-hermétique).
Effectuer le complément avant installation et prévoir l’isolation du compresseur,
son installation représente un coût.

7) Les problèmes posés par l’huile :


71) La stabilité thermique:
L’exposition à haute température de l’huile dans un système peut limiter sa durée de vie (brasage).
La température élevée au passage au clapet de refoulement, peut entraîner une création d’acide, due à une
huile de mauvaise qualité ou à une réaction entre l’huile et le réfrigérant.

72) L’oxydation:
Essentiellement due au contact de l’oxygène de l’air. (couleur foncée).

73) Le moussage:
Pendant les périodes d’arrêt, les vapeurs de fluide frigorigène viennent se dissoudre dans l’huile
(solubilité). Ce phénomène apparaît au redémarrage quand la pression baisse et la température augmente, il
casse le film d’huile qui sépare les pièces mobiles.
La solution usuelle consiste à installer un réchauffeur de carter. C’est une résistance qui
s’enclenche à l’arrêt du compresseur et se déclenche environ 10 minutes après le redémarrage.

74) La formation de cire et floculation:


Formation indésirable de substance solide. Les spécifications d’une huile de réfrigération
mentionnent toujours son point de floculation. C’est la température à laquelle dans un mélange standard de
R12 et d’huile, des particules solides et cireuses apparaissent sous forme de petits flocons à basse
température.

75) Apparition de cambouis et vernis:


Si la décomposition thermique de l’huile continue au-delà du point ou elle change de couleur, il se
produit alors une polymérisation, avec formation de substances semi-solides (cambouis). Le vernis de
même origine apparaît sur les surfaces métalliques.

76) Le cuivrage:
L’une des actions caractéristiques des acides est de causer la migration du cuivre d’un endroit à
l’autre du système ou il finit par se déposer. Il finit par détériorer les pièces en mouvement.

Les solutions:

- Maintenir le système parfaitement sec,


- utiliser une huile et un réfrigérant de bonne qualité,
- faire la surveillance régulière de l’acidité,
- vérifier périodiquement que le compresseur tourne régulièrement et que le système fonctionne
convenablement (température et pression),
- changer l’huile lorsque cela devient nécessaire.

8) Comment changer l’huile:


Si vous devez effectuer un complément, l’adjonction peut s’effectuer:
- soit par une seringue (petite quantité),
- soit par une pompe à huile (quantité plus importante).

Si vous devez effectuer la vidange du compresseur, remettez la quantité exacte préconisée par le
fabricant de compresseur et à défaut remplacez par la même quantité. Mettre le carter en dépression
(pompe à vide), un flexible entre le raccord de remplissage et le bidon d’huile ou le récipient.
Pensez à nettoyer le filtre d’aspiration, et attention a l’hygroscopie de l’huile.

9) Comment surveiller une huile:


Sa couleur peut vous renseigner sur son altération.
L’Acide test, facile d’emploi, peut vous permettre de vous rassurer sur l’état de l’huile.
Attention, il en existe pour les anciens et les nouveaux fluides frigorigènes
Enfin le D.P.H. (diagnostic périodique de l’huile), c’est une analyse en laboratoire du prélèvement
(à chaud) que vous avez effectué sur l’installation. Son coût environ 100 Euros, mais l’analyse est
complète avec des conseils sur la conduite à tenir. Qu’analyse-t-on?
La viscosité, l’acidité, la teneur en eau/la rigidité diélectrique, la teneur en éléments (l’usure, la
pollution du circuit, la présence d’additifs).
A partir de ces informations, il est possible de déterminer la nature des interventions à effectuer
pour prolonger la vie des circuits et plus particulièrement des compresseurs.
Nous noterons toute fois, qu’un réfrigérateur ménager conserve toute sa vie son huile, les vidanges
ou analyses, ne seront envisagés que pour une maintenance de moyenne puissance ou lors de rénovation
complète.

10) Exemples tires du R.P.F. de mars 1994:


Quelle huile utiliser dans les installations qui fonctionnent avec des produits de remplacement des C.F.C.?
Voilà une question à laquelle les distributeurs de fluides frigorigènes doivent de plus en plus fréquemment
répondre. Ils ne peuvent se référer à la seule préconisation du producteur de lubrifiants. En effet,
l’application, le type et la marque du compresseur, etc..., constituent des éléments déterminants du choix à
effectuer. Le tableau ci-dessous ne livre donc qu’une réponse partielle puisqu’il ne donne que la position
des producteurs de lubrifiants. Il s’agit surtout d’y révéler l’état de l’offre sur le marché. Mais il ne peut
en aucun cas constituer la seule référence pour la sélection de la bonne huile dans vos installations

Abréviation (min) minérale, (semi-synth) semi-synthétique, (synth) synthétique, AB alkylbenzene.

- Toute la gamme Zerol est constituée d’huiles synthétiques alkylbenzènes. Zerol est un nom
regroupant une gamme de 5 produits: 55, 150, 250, 350 et 500 qui correspondent à différents grades de
viscosité. L’utilisation d’un grade ou d’un autre est définie par le type d’installation.
- Grade viscosité en fonction de l’application, consulter Esso pour plus de précisions.
- La gamme Emkarate RL de ICI est composée de lubrifiants synthétiques de type ester, utilisable
avec des substituts HFC ainsi que les HCFC. Ils sont disponibles dans une large gamme de viscosité, de 20
à 230 centistocks à 40°C, le type de compresseur (vis, spirale, rotatif, centrifuge, piston...) déterminant le
choix de la viscosité, donc du grade Emkarate RL (22, 32, 46, 68,...) à utiliser.
- Les huiles semi-synthétiques (mélange d’huile minérale Suniso GS et d’alkylbenzène) peuvent
aussi être utilisées avec les fluides MP39 jusqu’au 69S.
Fluides Remplace le Castrol Chevron Elf Esso ICI Mobil Shell Sun Oil (4)
(1) (2) (3)
HCFC 22 R22 Icemat 266 ou 299 (min.) Zerol (synth) Elfrima RL (min.) Barel Zérice S Huiles min. GA 155/300 (min) Clavus G (min.) Suniso GS (min.)
Icematic SW (synth.) AL (synth.) (synth) semi-synth. GA SHC 400 Frigo 2786 et
Emkarate RL (synth) (synth) 2212 (semi-synth.)
HFC R134a R12 pour installation Icematic SW (synth.) Emkarate RL (synth) EAL Arctic (synth) Lubester (synth.) Suniso SL (synth.)
neuve et conversion
HCFC R401A R12 en conversion Icematic 2284 (synth.) Zerol (synth) Planetelf ACD (synth.) Zérice S Huiles min. GA 155/300 (min) 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
Icematic SW (synth.) (synth) semi-synth. GA SHC 400
MP 39
Emkarate RL (synth) (synth)
HCFC R401B R12 en conversion Icematic 2284 (synth.) Barel AL (synth.) Zérice S Huiles semi-synth. GA 155/300 (min) 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
Icematic SW (synth.) (synth) Emkarate RL (synth) GA SHC 400
MP 66
(synth)
HCFC FX56 R12 en conversion Icematic SW ou 2284 Zerol (synth) Barel AL (synth.) Zérice S Huiles semi-synth. GA 155/300 (min) 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
(synth.) (synth) Emkarate RL (synth)
Icematic 266 ou 299 (min.)
HCFC FX57 R500 en conversion Icematic SW ou 2284 Zerol (synth) Elfrima FR (min.) Zérice S Huiles semi-synth. GA 155/300 (min) 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
(synth.) (synth) Emkarate RL (synth)
Icematic 266 ou 299 (min.)
HCFC R402A R502 en conversion Icematic 2284 (synth.) Zerol (synth) Elfrima FR (min.) Zérice S Huiles semi-synth. GA SHC 400 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
(synth) Emkarate RL (synth) (synth)
HP 80
HCFC R402B R502 en conversion Icematic SW ou 2284 Zerol (synth) Elfrima FR (min.) Zérice S Huiles semi-synth. GA SHC 400 2212 (semi-synth.) Suniso GS (min.)
(synth.) si séparateur efficace (synth) Emkarate RL (synth) (synth)
HP 81
Icematic 266 ou 299 (min.) Barel AL (synth.) EAL Arctic (synth)
Planetelf ACD (synth.)
HCFC R403A R502 en conversion Icematic SW ou 2284 Elfrima FR (min.) Huiles semi-synth. GA SHC 400 Clavus G (min.) Suniso GS (min.)
(synth.) si séparateur efficace Emkarate RL (synth) (synth) 2212 (semi-synth.)
69 L
Icematic 266 ou 299 (min.) Barel AL (synth.) EAL Arctic (synth)
Planetelf ACD (synth.)
HCFC R403B R502 en conversion Icematic 2284 (synth.) Elfrima FR (min.) Huiles semi-synth. GA SHC 400 Clavus G (min.) Suniso GS (min.)
Icematic SW (synth.) si séparateur efficace Emkarate RL (synth) (synth) 2212 (semi-synth.)
69 S
Barel AL (synth.) EAL Arctic (synth)
Planetelf ACD (synth.)
HCFC R408A R502 en conversion Icematic SW ou 2284 Zerol (synth) Elfrima FR (min.) Zérice S Huiles semi-synth. GA SHC 400 2212 (semi-synth.) Suniso SL (synth.)
(synth.) si séparateur efficace (synth) Emkarate RL (synth) (synth)
FX 10
Icematic 266 ou 299 (min.) Barel AL (synth.) EAL Arctic (synth)
Planetelf ACD (synth.)
HFC R404A R502 pour installation Icematic SW (synth.) Planetelf ACD (synth.) Emkarate RL (synth) EAL Arctic (synth) Lubester (synth.) Suniso SL (synth.)
neuve
HFC AZ50 R502 pour installation Icematic SW (synth.) Planetelf ACD (synth.) Emkarate RL (synth) EAL Arctic (synth) Lubester (synth.) Suniso SL (synth.)
neuve
HFC R407A R502 pour installation Icematic SW (synth.) Planetelf ACD (synth.) Emkarate RL (synth) EAL Arctic (synth) Lubester (synth.) Suniso SL (synth.)
Kléa 60 neuve
HFC R407B R502 pour installation Icematic SW (synth.) Planetelf ACD (synth.) Emkarate RL (synth) EAL Arctic (synth) Lubester (synth.) Suniso SL (synth.)
Kléa 61 neuve
LES MONMETRES / LE MANIFOLD

basse pression haute pression

1) Rôle:

Indiquer les pressions hautes et basses de


fonctionnement de l'installation ainsi que les
températures.
Permettre les opérations de réparation et
de dépannage sur le circuit fluidique de
l'installation.
2) Conception:
Le by-pass surmonté de deux manomètres BP et HP est composé de trois alvéoles isolées entre
elles par des vannes.

L'alvéole de gauche (BP) est reliée directement:


- au manomètre BP,
- au flexible de gauche (généralement bleu).

L'alvéole de droite (HP) est reliée directement:


- au manomètre HP,
- au flexible de droite (généralement rouge).

L'alvéole centrale est reliée directement:


- au flexible centrale (généralement jaune).
L'alvéole centrale communique avec sa voisine par ouverture d'une ou de l'autre des vannes du by-
pass.

3) Graduation des manomètres:

Gradués en bar relatifs (Pa = 0 bar) les manomètres indiquent directement la basse et la haute pression.
Gradués également en température pour les différent fluides (R 12, R 22, R 502).

Remarque: pour les nouveaux fluides (HFC 134 a et 404 A) il faudra utiliser une paire de manifold
spéciale qui ne devra en aucun cas servir pour des CFC ou HCFC.

4) Montage du manifold sur le compresseur:


Avant de poser le manifold sur une installation, s'assurer du bon état du by-pass et des flexibles
(joints et poussoirs), vérifier le tarage des manomètres, fermer les vannes du by-pass, fixer les flexibles
(bleu, jaune et rouge) sur les raccords mâles correspondant, obturer l'extrémité du flexible jaune (central).

Les vannes trois voies du compresseur permettent le branchement du manifold sans arrêter le
groupe frigorifique.
1° Dévisser les capuchons des vannes HP et BP du compresseur,
2° sur chaque vanne dévisser le presse étoupe du carré de manoeuvre,
3° fermer les vannes HP et BP sur l'arrière,
4° dévisser les bouchons des prises pressostatiques,
5° brancher respectivement les flexibles bleu sur la BP et rouge sur la HP,
6° visser les vannes compresseur d'un quart de tour vers l'avant,
7° stabiliser les aiguilles des monomètres en agissant sur les vannes compresseurs,
8° resserrer les presse-étoupes.

5) Démontage du manifold:
Afin de limiter la quantité de fluide perdue (ainsi que l'huile) et aussi en raison des pressions qui
agissent dans le circuit, le démontage doit s'effectuer dans l'ordre suivant.
1° Desserrer les presses étoupes des vannes,
2° fermer la vanne HP du compresseur sur l'arrière,
3° s'assurer que le flexible jaune est fermer, puis ouvrir la vanne HP du manifold.Ouvrir lentement la
vanne BP pour by-passer. Faire attention aux pressions car le manomètre BP à une pression maxi
d'utilisation inférieure au mano HP,
4° le compresseur tournant il aspirera le fluide qui se trouve dans les flexibles,
5° lorsque les pressions des manomètres sont identiques fermer les vannes du by-pass,
6° fermer la vanne BP du compresseur sur l'arrière,
7° enlever les flexibles des vannes compresseur,
8° replacer les bouchons des prises pressostatiques,
9° mettre les vannes compresseur 1/4 sur l'avant si besoin est,
10° resserrer les presse-étoupes et remettre les bouchons de vannes,
11° nettoyer les éventuelles traces d'huile.
RECUPERATION DU FLUIDE, TRANSITION - SUBSTITUTION

Comment récupérer le fluide?

Deux possibilités:
- par banc de récupération,
- par bouteille tirée au vide

1) Par bouteille tirée au vide:


- ramener le fluide à la bouteille départ liquide,
- tirer au vide la bouteille de récupération,
- déconnecter la ligne liquide de l’installation,
- connecter la bouteille de récupération,
- faire une chasse en fin de récupération par le robinet vapeur.

Récupération supérieure à 80 %
2) Par banc de récupération:
Dans la mesure du possible, et pour gagner du temps, il est préférable d’utiliser une bouteille de
récupération tirée au vide. Mais il est possible de travailler avec une bouteille de récupération possédant
déjà du fluide, attention dans ce cas il faut être certain que le fluide de l’installation ne soit pas pollué.

21) Liste des opération à effectuer pour un transfert liquide:


Pour la mise en place des flexibles, (schéma de transfert liquide) respecter les couleurs, et la
position des balls valves.
Si le groupe fonctionne toujours, dans le but de gagner du temps, il faut ramener le fluide à la
bouteille départ liquide.
Si la bouteille départ liquide ne possède pas de vanne 3 voies, il faut connecter le flexible rouge sur
le départ de la bouteille et fermer le détendeur (dans ce cas les vapeurs dans la ligne liquide ne seront pas
récupérées).
Purge du flexible ROUGE / JAUNE:
- ouvrir bouteille départ liquide (avant pour une vanne 3 voies, opération déjà effectuée pour
ramener le fluide à la bouteille départ liquide),
- ouvrir ball valve rouge,
- purger le flexible rouge / jaune en desserrant le raccord jaune coté bouteille de récupération.

211) Début de la récupération:


- ouvrir le robinet liquide sur la bouteille de récupération,
- attendre l’égalisation des pressions entre l’installation et la bouteille de récupération (passage du
fluide dans le voyant),
- ouvrir le robinet vapeur de la bouteille de récupération,
- ouvrir la ball valve bleue,
- purger le flexible bleu / jaune en desserrant le raccord jaune coté vanne A (banc de récupération),
- ouvrir la vanne A,
- ouvrir la vanne D,
- purger le flexible jaune et le banc de récupération en desserrant le raccord jaune coté manomètres,
- ouvrir la vanne H.P. des manomètres.
Démarrer le banc de récupération.

212) Fin de la récupération en phase liquide:


- lorsque le voyant ne montre plus de passage de fluide à l’état liquide,
- fermer le robinet vapeur de la bouteille de récupération,
- fermer la ball valve bleue,
- arrêt du banc de récupération (attention possibilité d’arrêt par le pressostat BP, il faudra le
réarmer),
- fermer les autres vannes du circuit de récupération.
SCHEME DE TRANSFERT
LIQUIDE

22) Liste des opération à effectuer pour un transfert gazeux:


Mise en place des flexibles: schéma de transfert gazeux (respecter les couleurs, et la position des
balls valves).
Début de la récupération: :
- ouvrir les vannes HP et BP des manomètres,
- ouvrir la ball valve bleue,
- ouvrir la vanne A,
- ouvrir la vanne D,
- ouvrir la ball valve rouge,
- ouvrir le robinet liquide de la bouteille de récupération.
Démarrer le banc de récupération:
Pendant le transfert vérifier le passage de fluide au travers du voyant, s'il n’y a plus de passage
ouvrir légèrement le robinet vapeur de la bouteille de récupération afin de la dégazer et de permettre au
fluide condensé dans le banc de récupération de rentrer dans la bouteille de récupération par la vanne
liquide.

221) Fin de la récupération en phase gazeuse:


- arrêt du banc de récupération lorsque son manomètre BP indique zéro bar,
- fermer les différents robinets et vannes.

SCHEMA DE TRANSFERT
GAZEUX

3) Procedure d’auto vidange du banc de recuperation et des differants flexibles:


Avant toutes operations, il faut positionner les vannes B et C sur V.
Mise en place des flexibles: schéma d’auto vidange phase 1 (respecter les couleurs , et la position
des balls valves)
31) Début de l’auto-vidange phase1:
- ouvrir le robinet A
- ouvrir le robinet vapeur de la bouteille de récupération

32) Auto-vidange phase1:


- démarrer le banc de récupération,
- fermer la vanne A lorsque son manomètre BP indique 0 bar,
- fermer le robinet vapeur de la bouteille de récupération,
- déconnecter le flexible bleue / jaune.

Mise en place des flexibles: schéma d’auto vidange phase 2 (respecter les couleurs , et la position
des balls valves).

33) Début de l’auto-vidange phase 2:


- ouvrir le robinet A,
- ouvrir le robinet vapeur de la bouteille de récupération,
- ouvrir la ball valve rouge.

34) Auto-vidange phase 2:


- démarrer le banc de récupération,
- fermer la vanne A lorsque son manomètre B.P. indique 0 bar,
- fermer le robinet vapeur de la bouteille de récupération,
- féconnecter le flexible rouge / jaune.

ATTENTION: il faut vidanger le separateur d’huile du banc de recuperation avant de le ranger .


AUTO VIDANGE
PHASE 1

AUTO VIDANGE
PHASE 2
Lorsque l’on doit effectuer une récupération de fluide, quelle que soit la méthode utilisée, il ne faut
jamais remplir la bouteille de récupération à 100%; mais se limiter à 80% de sa capacité.

Après cette récupération il faut inscrire sur l’étiquette de la bouteille de récupération:


- la quantité et le type de fluide récupéré,
- ne jamais mélanger les différents fluides dans une même bouteille,
- si l’on a un doute sur le fluide ou sur sa quantité, il faut à ce moment là utiliser une autre bouteille
vide,
- il ne faut pas oublier que l’on peut ramener une bouteille de récupération à son fournisseur quelle
que soit sa quantité.

4) Méthode pour effectuer une transition:


1° Récupérer le fluide,
2° effectuer l’échange des modules (déshydrateur, voyant),
3° effectuer la vidange et l’échange de l’huile du compresseur,
4° tirer au vide l’installation,
5° charger et régler le détendeur si besoin.

MATERIELS A CHANGER EN CAS DE TRANSITION


5) Méthode pour effectuer une substitution:
1° Récupérer le fluide,
2° effectuer le rinçage de l’installation (20% max. d’ancienne d’huile),
3° effectuer l’échange des modules (deshydrateur, voyant, détendeur, compresseur),
4° tirer au vide l’installation,
5° charger l’installation.

MATERIELS A CHANGER EN CAS DE SUBSTITUTION


6) Méthode pour effectuer un rincage de l’installation:
On appelle rinçage le faite de faire fonctionner une installation avec une charge d’huile neuve, pour
éliminer l’ancienne huile.
Pour passer de l’huile minérale à de l’huile ester, il faut effectuer une demi douzaine de vidange
pour éliminer 80% de l’ancienne huile.

vidange du compresseur

charge en huile neuve


(celle prévue pour l’application finale)

mise en route de l’installation

vidange et mesure du % d’ancienne huile

si le % et corecte,
procéder aux opérations de substitution des matériels

7) Strategies pour le remplacement du R 12:

INSTALLATIONS NEUVES INSTALLATIONS EXISTANTES

R 22 R 134 a R 401 A R 409 A R 134 a

TRANSITION SUBSTITUTION

PROCEDURE PROCEDURE
DE DE
RECONVERSION RECONVERSION
SIMPLE SPECIALE

8) Stratégies pour le remplacement du R 502:


INSTALLATIONS NEUVES INSTALLATIONS EXISTANTES

R 22 R 404 A R 402 A R 408 A R 404 A

BI TRANSITION SUBSTITUTION
ETAGES
PROCEDURE PROCEDURE
DE DE
RECONVERSION RECONVERSION
SIMPLE SPECIALE
LES APPAREILS ANNEXES DU CIRCUIT FRIGORIFIQUE

1) La bouteille anti-coup de liquide ou bouteille d'aspiration:

11) Rôle:
- Dans un premier temps, ce gros piège à liquide accumule l'huile et le fluide liquide, protégeant le
compresseur des aspirations de liquide occasionnelles.
- Dans un deuxième temps, il évapore le fluide liquide et ramène l'huile au compresseur.

12) Emplacement:
Sur le tube d'aspiration le plus près possible du compresseur et disposé si possible dans le flux d'air
du condenseur.

13) Une bouteille d’aspiration - Quand?


- Lorsque la charge thermique de l'installation est variable, fabrique de glaçons, installation à
plusieurs postes de froid,
- lorsque la température d'évaporation est basse (chambre négative) avec un détendeur sans MOP,
- lorsque l'installation possède une faible surchauffe (tube d'aspiration court et sans échange
thermique),
- lorsque l'installation possède un dégivrage par gaz chaud.

14) Fonctionnement:
Les vapeurs saturantes huilées se libèrent par gravité du fluide liquide et de l'huile dans la bouteille
d'aspiration. Le compresseur aspire les vapeurs sèches à la partie supérieure de la bouteille. Un petit orifice
percé dans le tube d'aspiration à la partie basse de la bouteille permet en fonctionnement le retour
permanent de l'huile. L'évaporation du fluide liquide obtenue par la chaleur ambiante extérieure, elle est
améliorée si la bouteille est placée dans le flux d'air du condenseur. La bouteille anti-coups de liquide
nécessite un apport de chaleur supplémentaire dans les régions froides (local des groupes non chauffé en
montagne). Cette chaleur peut être apportée par un cordon chauffant enroulé à la partie basse de la
bouteille d'aspiration ou par un serpentin du liquide HP associant l'échangeur de chaleur et la bouteille
d'aspiration.

15) Montage:
Choix du modèle: hoisir un appareil ayant un diamètre de raccordement, égal ou supérieur au
diamètre du tube d'aspiration et ensuite une puissance voisine de celle du compresseur. a tuyauterie sortant
de la bouteille d'aspiration doit toujours descendre vers l'aspiration du compresseur pour permettre le
retour permanent de l'huile. e petit orifice percé dans le tube d'aspiration est souvent accessible par
l'intérieur d'un des deux raccordements ou par une vis de visite.

2) Le tube sécheur:
21) Définition:
C'est la partie du tube d'aspiration à l'intérieur de la chambre.

22) Utilité:
Il permet d'évaporer les dernières gouttelettes sortant de l'évaporateur à certaines périodes du
cycle de fonctionnement (démarrage en particulier).

23) Avantage:
Protége le compresseur des coups de liquide; permet d'augmenter la puissance frigorifique de
l'évaporateur par:
- éloignement du bulbe du détendeur de la sortie d'évaporateur;
- déplacement de la surchauffe de l'évaporateur dans le tube sécheur.
Ainsi l'évaporateur sert totalement et uniquement au changement d'état.

24) Montage:
Disposer une partie du tube sécheur dans le courant d'air entrant de l'évaporateur; dans sa deuxième
partie respecter une légère pente en direction du compresseur ou disposer un ou plusieurs pièges à huile.
25) Longueur du tube sécheur:
Avec le bulbe installé au un tiers sur le tube sécheur, sa longueur minimum est fonction de son
diamètre et de la température d'évaporation.

DIAMETRE DE L'ASPIRATION LONGUEUR MINIMUM DU TUBE SECHEUR EN METRES

Chambre positive Chambre négative

3/8 2 3

1/2 2,5 4

5/8 3,5 5

3/4 4 6

3) Bouteille reservoir liquide:

31) Rôle:
Recevoir le fluide liquéfié venant du condenseur, assurer l'alimentation en liquide au détendeur
grâce à son tube plongeur et contenir les variations de charges dû aux conditions climatiques.

32) Conception:
En tôle d'acier ils ont des dimensions qui leur permettent de contenir la charge en fluide de
l'installation.
Dans les groupes ménagers hermétiques fonctionnant avec un tube capillaire, le réservoir est
supprimé. Le fluide liquéfié va directement du condenseur à l'évaporateur. Dans ce cas particulier, le
condenseur doit avoir une capacité suffisante pour contenir la charge du fluide et éviter aussi les
surpressions qui pourraient résulter d'une obstruction du tube capillaire.

4) Le voyant liquide:

41) Description:

Constitué de laiton avec à chaque extrémité un


raccord à visser ou à braser, et au centre d'un
hublot de visualisation avec à l'intérieur une
pastille chimique réactive à l'humidité.

42) Rôle:
1° Renseigne sur la présence d'humidité dans le circuit:
- pastille verte = circuit sain
- pastille jaune = circuit humide à partir:
de 35 PPM pour le R12
de 125 PPM pour le R22
2° Permet de visualiser l’état du fluide (un manque de fluide par l'apparition de bulles dans le
voyant).

43) Choix d’un voyant liquide:


En fonction du diamètre de la tuyauterie. Peut être à visser ou à brasser et sans visualisation
d'humidité pour le voyant d'huile.

5) L'échangeur de chaleur:

Dans une installation frigorifique deux transferts


de chaleur sont souvent nécessaires.

SOUS-REFROIDIR au maximum le
liquide arrivant au détendeur.
SURCHAUFFER quelques fois les
vapeurs aspirées au compresseu
51) Pourquoi un sous-refroidissement maximum?
Car la chaleur enlevée dans la chambre est égale à la chaleur de vaporisation du liquide-chaleur
ôter au liquide dans le détendeur.

52) Quand surchauffés les vapeurs aspirées?


La surchauffe s'impose afin de:
- Terminer l'évaporation des vapeurs saturantes dans le tube d'aspiration et éviter l'entrée de
gouttelettes de fluide dans le compresseur.
- Dégazer les retours d'huile.
- Suppléer l'apport calorifique du tube sécheur.

La surchauffe devient nuisible si:


l'on surchauffe des vapeurs sèches dans le tube d'aspiration, le volume massique du fluide
augmente diminuant la masse volumique et la puissance frigorifique du compresseur.

53) Conception:

1: Chambre externe
2: chambre interne

Dans la chambre interne 2 se trouvent des sections à ailettes décalées, ce qui permet d’obtenir un
passage des gaz en turbulence avec une résistance de passage minimale. Le passage est direct sans
changement de direction ni poches d’huile. A travers l’étroit espace environnant 1, le réfrigérant circule à
contre courant des gaz.
Un fil incorporé commande le passage et assure l’échange de chaleur max. Comme le liquide chaud
traverse la chambre à l’intérieur de l’enveloppe extérieure, celle-ci est normalement protégée contre la
condensation.
Deux tubes concentriques recouverts d'ailettes assurent un bon échange thermique entre les deux
fluides circulant à contre courant.
Plus simplement en rapprochant le tube d'aspiration de celui de la ligne liquide sans une même
gaine isolante, l'installateur conçoit un échangeur de chaleur.
Dans le froid ménager le tube capillaire passe dans le tube d'aspiration.

54) Montage de l’échangeur:


Le petit diamètre à chaque extrémité se raccorde sur la ligne liquide, le plus gros diamètre sur
l'aspiration.
La position de l'échangeur est sans importance, toutefois trois règles à respecter:
- le placer à l'intérieur de la chambre et après le bulbe du détendeur en BP et avant la vanne
solénoïde en HP.
- les fluides doivent circuler à contre courant.
- la partie BP ne doit pas présenter de piège à huile.
En cas de brasage envelopper le corps de chiffon humide et utiliser une brasure ayant une
température de fusion inférieure à 600°C (exemple Castolin 1802).

55) Choix de l’échangeur:


La puissance de l'échangeur doit être égale à la puissance de l'évaporateur en ayant toujours des
raccordements correspondants ou supérieurs au tube.

6) Séparateur d'huile:

61) Rôle:
Séparer l'huile des vapeurs surchauffées refoulées par le compresseur et la ramener au carter.

62) Un séparateur d’huile quand et pourquoi?


Chaque fois que l'on désire éviter l'entraînement de l'huile du carter compresseur dans les éléments
du circuit.
Son installation permet:
- de maintenir une faible concentration d'huile dans le fluide maintenant une bonne conduction
thermique aux deux échangeurs (∆t faible),
- d'éviter les risques d'usure mécanique anormale du compresseur par manque d'huile.

63) Fonctionnement:

631) Séparation de l'huile et des vapeurs:


L'efficacité de la séparation est due à la simultanéité de plusieurs actions.
- Réduction importante de la vitesse des vapeurs surchauffées huilées par augmentation du diamètre
du conduit.
- Changement de direction (chicanes).
- Filtration par treillis métallique et décantation dépôt de l'huile par gravité.
- L'enveloppe métallique réchauffée par les vapeurs surchauffées facilite le dégazage de l'huile
décantée.

632) Retour de l'huile au compresseur:


L'huile décantée est rassemblée au fond du séparateur,
un flotteur soulevé par le niveau d'huile ouvre une vanne à pointeau, l'huile à la HP est chassée par
un tube 1/4 ou 3/8 vers le carter du compresseur à la BP.

64) Raccordement:
Le séparateur monté vertical se raccorde sur le refoulement du compresseur. L'entrée se fait par le
bas et la sortie par le haut. Un troisième tube (1/4-3/8) relie le bas du séparateur au carter du compresseur
et se nomme le retour d'huile.

65) Au montage:
Disposez sur le retour d'huile un voyant vertical pour visualiser facilement les retours intermittents
d'huile ainsi qu'une vanne à main pour isoler le séparateur en cas de démontage.
Remplir le séparateur avec une huile de même qualité que le groupe jusqu'à ouverture du pointeau.

66) Choix du modèle:


Choisir un appareil ayant un diamètre de raccordement, égal ou supérieur du diamètre du tube de
refoulement puis une puissance voisine de celle du compresseur. Les raccordements commandés à part
sont droits ou en équerre.

67) Le montage d’un séparateur d’huile est souhaitable sur une installation:
- Commerciale ou industrielle lorsque le compresseur n'est pas équipé de réchauffage carter.
- Chargée avec un fluide dont la miscibilité est très faible avec l'huile (R22 - R502).
- De puissance élevée où la dépense se justifie.
- A basse température d'évaporation (négative).

7) Les filtres déshydrateurs:


Dans un circuit frigorifique exécuté dans les règles de l'art (parfaitement étanche et déshydraté),
aucune trace d'humidité ne devrait apparaître. Néanmoins, après un certain temps de fonctionnement, il
peut y avoir des traces d'humidité à l'intérieur du circuit.
'humidité est toujours néfaste lorsque l'on utilise des fluides chlorofluorés dont aucun n'est miscible
avec l'eau.

71) Inconvénients:
Les conséquences de la présence d'humidité dans le circuit frigorifique sont:
- blocage du pointeau du détendeur,
- détérioration de l'huile,
- hydrolyse du fluide frigorigène.

711) Blocage par glaçons:


L'humidité passe dans le réfrigérant et se trouve entraînée dans l'étage de réfrigération où elle prend
la forme d'un léger brouillard qui donne lieu à la formation de cristaux de glace au point d'expansion
(détendeur).
Ces cristaux de glace vont freiner ou même bloquer l'écoulement de réfrigérant, entraînant la
diminution ou l'arrêt total du refroidissement. A mesure que le détendeur se réchauffe en l'absence de
réfrigérant, le glaçon fond et passe à travers celui-ci.
Le réfrigérant recommence alors à s'écouler jusqu'au moment où l'humidité revient au détendeur et
recommence à former des cristaux de glace. En conséquence, on obtient un refroidissement intermittent.
712) Détérioration de l'huile:
Ce fluide constitue une exception à la règle selon laquelle l'huile et l'eau ne se mélangent pas. En
réalité, l'huile de réfrigération présente une affinité pour l'humidité qu'elle absorbe rapidement si on la
laisse au contact de l'air.
L'eau transformée en acide émulsionne avec l'huile de réfrigération, les deux éléments formant un
mélange fin de globules extrêmement petits. C'est ce que l'on appelle le "sludging" de l'huile, phénomène
qui réduit considérablement sa capacité de lubrification.

713) Hydrolyse du fluide frigorigène:


En présence d'eau les fluides halogénés libèrent des acides fluorés et des acides chlorés. Le fer et
l'aluminium, éléments constituants les compresseurs agissent comme catalyseurs et accélèrent cette
réaction. Ces acides naissants forment avec les métaux constitutifs de l'installation, des sels métalliques et
des oxydes qui se déposent sur la paroi interne des tubes.
Ces dépôts provoquent une diminution de l'échange thermique le gommage des clapets du
compresseur, le grippage des pistons, une usure anormale des paliers, le bouchage des filtres,etc...En ce qui
concerne les compresseurs semi-hermétiques et hermétiques, la détérioration de l'isolant du moteur est
l'inconvénient majeur résultant de la présence d'humidité.

72) Quels moyens pour la déshyratation?


Les procédés utilisés peuvent être classés en deux groupes:
- les moyens physiques (tirage au vide),
- les moyens chimiques (matières déshydratante).

Les matières déshydratantes:


- l'oxyde de calcium,
- l'alumine activée ou oxyde d'aluminium,
- le gel de silice,
- les cribles moléculaires (cristaux d'alumino-silicate à 4 angstrong = 4x 10-7 mm),
- les cartouches solides (aggloméré de substance déshydratante).

Pour les fluides chlorofluorés les produits utilisés actuellement sont le gel de silice (silicagel) et les
cribles moléculaires.

73) Isotherme d'adsorption d'eau sur les trois agents chimiques à 25°C:
capacité déshydratante

Tamis moléculaire

Gel de silice

Alumine activéé

% d'humidité relative

74) Les filtres déshydrateurs monoblocs:


Les filtres déshydrateurs monobloc à cartouche solide anti-acide ont une qualité de filtration très
élevée.
L'humidité, l'acide (air-eau-chaleur), les boues (décomposition de l'huile), le vernis intérieur des
tubes et des enroulements, le décapant des brasures et les copeaux métalliques sont piégés par l'oxyde
d'alumine et le crible moléculaire constituant la cartouche filtrante.

2 Ressort 3 cartouche solide 4 filtre polyester 6 plaque ondulée à trous

Certains gros déshydrateurs sont démontables et permettent l'échange de la cartouche uniquement.


1 Boulon de bride 7 cartouche solide
2 Couvercle avec ressort 8 porte bloc avec maille
3 Joint 9 Plaque
4 vis moletée 10 carter
5 plaque de serrage 11 toile de 150 mailles
6 joint

741) Choix:
Le choix du raccordement est en fonction du diamètre de la tuyauterie liquide. Le volume est
proportionnel à la quantité de fluide contenue dans l'installation. Ils existent avec des rapports à visser
mâle ou à souder femelle.

742) Montage:
Il doit être monté sur la ligne liquide et alimenté dans le sens de la flèche. Uniquement pour les
charges granuleuses de la cartouche, la position verticale et l'alimentation de haut en bas doivent être
respectées. Par le bruit de friction des grains dus à l’agitation, on peut identifier avant son montage un
déshydrateur à charge granuleuse.

743) Périodicité d’échange:


Sur une installation neuve, le déshydrateur installé doit être échangé après une période de
fonctionnement d'environ quinze jours. Délai moyen pour piéger un maximum d'impuretés dues au
montage et se saturer partiellement.
En dépannage, l'échange est conseillé à chaque ouverture de circuit (sauf la pose des manomètres)
et lorsqu'un fluide extérieur a pénétré dans le circuit (air, eau ou fluide frigorigène différent).
En cas de forte humidité, un deuxième déshydrateur peut être installé à l'intérieur de la chambre
froide, le froid améliorant le pouvoir déshydratant. Retirer (après échange si nécessaire) ce déshydrateur
après quelques cycles de fonctionnement.

744) Conclusion:
Fondamentalement, l'humidité peut être visible ou invisible. L'humidité visible, c'est l'eau que
l'on aperçoit à l'oeil nu, qu'elle prenne la forme de liquide, de pluie, de nuages, de vapeurs, etc. De temps
à autre, on peut trouver de l'eau dans une installation, mais c'est assez inhabituel.
L'humidité invisible, c'est la vapeur d'eau que l'on ne peut apercevoir. Cette forme d'humidité
existe partout, dans tous les solides, tous les liquides et tous les gaz.
Sa teneur dans l'air s'exprime sous forme d'humidité relative. C'est cette humidité invisible qui
engendre les principales difficultés dans les installations frigorifiques.
Une simple goutte d'eau peut paraître inoffensive mais, pour une installation frigorifique, c'est une
véritable catastrophe, l'ennemi numéro un que doivent combattre les spécialistes en appareils de
refroidissement. Ce qui fait de cette humidité un ennemi si redoutable, c'est qu'elle peut pénétrer
facilement dans une installation alors qu'il est difficile de l'en faire sortir.
On voit ainsi combien l'humidité peut représenter une catastrophe dans une installation frigorifique.
Elle est responsable des blocages par glaçons, de la corrosion, détériore les soupapes, forme des
acides, lesquels entraînent l'apparition de boues qui, à leur tour, obstruent les filtres, les soupapes, et les
tubes. Il n'est guère surprenant qu'on considère l'humidité comme l'ennemi n°1 d'une installation
frigorifique.
Pour supprimer les problèmes dus à l'humidité, il convient de prendre des précautions et des
mesures destinées à éliminer celle-là dans une installation et pour ce faire, l'un des moyens les plus
efficaces consiste à utiliser de l'azote et effectuer un tirage au à vide poussée pour déshydrater au
maximum.

75) Les filtres déshydrateurs de nettoyage spécial "grillage compresseur":


Il s'agit d'un filtre monobloc que l'on installe temporairement sur la conduite d'aspiration. Il est
équipé de deux prises de pressions pour contrôler le ∆p afin de déterminer son degré de saturation.

Applications:
Ses applications sont:
- nettoyage,
- décontamination,
- dépollution du fluide frigorigène.

Il est recommandé de l'utiliser pour:


- les groupes hermétiques,
- lors de la mise en route d'une installation neuve ou rénovée

Fonctionnement:
Un aimant permanent à l'entrée assure le piégeage immédiat de toute particule d'acier.
Une cartouche filtre spéciale garantie une filtration inférieure à 10µ. La présence d'alumine activée, de
tamis moléculaire, de charbon actif et de gel de silice permet d'adsorber l'humidité, les acides, de retenir
les résidus et les boues d'huile, de fixer les cires.

76) les filtres déshydrateur réservoir de liquide:


Il s'agit d'une combinaison de deux composant en un seul produit:
- le filtre monobloc anti-acides,
- le réservoir de liquide.

Cet organe assure une économie appréciable en


accessoire, main-d'oeuvre et espace.
Toute fois il est réservé aux petites puissances.

Recommandation:

Le montage doit se faire exclusivement en position


verticale avec entrée du fluide frigorigène par la partie
supérieure.
8) Les vannes électromagnetiques:

81) Généralités:
La vanne électromagnétique également appelée vanne solénoïde ou électrovanne est placée en
différents endroits du circuit frigorifique et des circuits secondaires pour conduire de façon automatique la
circulation d'un fluide. Elle est le plus souvent asservie au fonctionnement de l'installation.

811) Description:
Elle est composée d'un corps à deux ou trois voies et d'une partie électrique comportant une bobine
électromagnétique. Il existe différents types de vannes suivant le diamètre de l'orifice à obturer.

812) Rôle:
Elle établit la circulation du fluide quand le compresseur est mis en service et l'interrompt quand il
est arrêté.

82) Vanne à commande interne:

4: Bobine
16: Induit
18: Clapet de vanne
28: Joint
36: Broche AMP
37: Prise AMP
40: Capuchon
49: Corps de vanne
52: Bouchon verrouillage
83: siège
821) Description:
La vanne comprend: un corps en laiton matricé, en acier matricé ou en fonte pour l'ammoniac, avec
un raccord d'entrée et de sortie.
Une bobine placée autour d'un tube en métal amagnétique, à l'intérieur du tube, une masselotte en
fer doux qui joue le rôle de plongeur, qui porte à sa partie inférieure une pastille en caoutchouc synthétique
ou de Téflon formant clapet qui repose sur son siège.

822) Fonctionnement:
La bobine n'étant pas sous-tension au repos, la masselotte portant le clapet repose sur son siège. La
bobine est sous-tension, la masselotte est appelée par le champ magnétique et libère l'orifice de passage du
fluide. La force attractive de la bobine étant faible, cette disposition ne peut être appliquée qu'aux petits
orifices de 3 à 4 mm.

83) Vanne à servocommande à membrane:


831) Description:
Elle est utilisée pour une conduite de grand diamètre. L'obturation du fluide est obtenue par une
membrane.
Elle est constituée d'une bobine électromagnétique dans l'axe de laquelle se déplace un plongeur
entraînant un clapet de fermeture de l'orifice pilote de la membrane.

832) Fonctionnement:
Au repos, le clapet obture l'orifice pilote. Grâce au trou d'égalisation percé dans la membrane, la
pression au-dessus et au-dessous du clapet est la même. A l'alimentation de la bobine, le champ
magnétique crée appelle le plongeur entraînant le clapet qui libère ainsi l'orifice pilote. Le fluide situé au-
dessus de la membrane s'écoule et la pression en amont soulève ainsi la membrane libérant ainsi le passage
principal.

A l'ouverture de l'interrupteur automatique, l'induit tombe sur l'orifice pilote et le ferme, la pression
remonte au-dessus de la membrane et devient égale à la pression amont. Le poids de la masselotte rend
alors la force de fermeture prépondérante.

Elle est utilisée pour des orifices de 6 à 20 mm.


84) Vanne à servocommande à piston:

18: Clapet de vanne


53: Tige ouverture manuelle
73: Trou d’égalisation
75: Canal pilote
80: Membrane servo-piston

VANNEAPISTONACLAPETPILOTE

piston
orifice pilote
orifice de remplissage

841) Description:
Identique à la vanne à servocommande à membrane sauf que la membrane est remplacée par un
piston disposant d'un orifice pilote et d'un orifice de remplissage.

842) Fonctionnement:
Il est identique à la vanne servocommande à membrane, le piston remplaçant alors la membrane.
Pour l'ouverture de la membrane ou du clapet, il est nécessaire d'avoir une pression différentielle de
20 à 50 mb entre les forces amont et aval du clapet principal. Les orifices de passage ont un diamètre de 25
à 50 mm
85) Choix d’une électrovanne:
Déterminer:
- le type de raccordement (à souder, ou visser, mâle ou femelle),
- le diamètre du raccord,
- la tension d'utilisation,
- la fréquence,
- la température du fluide véhiculé (détérioration des clapets et membranes à haute ou basse
température, étanchéité du système électrique par presse étoupe de raccordement en cas de condensation
ou production de vapeur d'eau).

86) Montage:

Toujours horizontal pour assurer la retombée du clapet hors tension, alimentée dans le sens de la
flèche, bobine étanche et raccordement par presse étoupe en cas de condensation. Montage d'un filtre en
amont pour les vannes à commande directe.

87) Utilisation principale:


Essentiellement sur la ligne liquide où le diamètre est inférieur à la ligne aspiration. Elle doit être
proche du détendeur afin d'interrompre l'alimentation de ce dernier une fois hors tension.

88) Branchement électrique:


881) Branchement en parallèle sur le groupe frigorifique:
Elle évite à l'arrêt du groupe le remplissage de l'évaporateur en cas de défaut du détendeur.

882) Branchement permettant de vider l'évaporateur à chaque cycle Appelé "Pump


Down":
La vanne solénoïde commandée par thermostat arrête l'alimentation en liquide, le groupe aspire et
vide l'évaporateur, le pressostat BP arrête le groupe.
Au démarrage, le thermostat ferme et alimente la vanne, la BP remonte et le pressostat BP permet
le démarrage du groupe.
Ce système évite les surpressions dans l'évaporateur au dégivrage et protège le compresseur d'une
éventuelle aspiration de liquide.

883) Branchement permettant un dégivrage par gaz chauds:


Une électrovanne commandée par horloge est placée sur les gaz chauds à l'entrée du condenseur,
par un contact inverseur, la vanne solénoïde placée sur la ligne liquide est coupée. Une conduite est alors
nécessaire entre l'entrée condenseur et l'entrée de l'évaporateur en aval du détendeur.

884) Branchements divers:


Temporisé et monté sur le retour d’huile (entre le séparateur et le carter compresseur). Cas
d’installation sans résistance de carter.
Temporisé et monté en parallèle sur le compresseur. By-pass du compresseur au démarrage afin de
limiter les pressions et les surintensités.
GENERALITE SUR LA REGULATION

Définition:
C’est maintenir une grandeur physique à une valeur constante pour optimiser une
installation, afin de réaliser des économies d'énergie.

1) Qu'est-ce que la regulation?


C'est prendre en compte la grandeur physique, vérifier si elle change et dans ce cas agir pour la
ramener à sa valeur initiale.

Vision schématique:

décide s'il fait reçoit la température


trop chaud
ou trop froid

agit sur la vanne capte la température

vanne du radiateur

2) Composition d’une boucle de régulation:


Une boucle de régulation c’est: un organe de détection,
un organe de réflextion,
un organe de réaction.

Une boucle de régulation comporte au minimum les éléments suivants:


La sonde: c’est le capteur plus le transmetteur, l’information donnée par la sonde est la mesure.
Le régulateur: compare la mesure par rapport à la consigne, en fonction de l’écart entre la consigne et la
mesure, il réagit en tout ou rien, ou proportionnellement. Il réagit toujours par rapport à l’écart MESURE
CONSIGNE.
L’actionneur: l’élément moteur, il n’agit jamais sur le procédé, il agit sur l’organe de réglage.
L’organe de réglage: agit sur le procédé.
3) Vision théorique:
Le signal mesuré est raccordé à la borne mesure du régulateur, l’autre étant le point de consigne.
Le régulateur réagit toujours par rapport à l’écart mesure consigne.

rég u la tio n tem p éra tu re d’a m b ia n ce

pro céd é

gra n deu r
pertu rba trice

o rg a n e d e rég la ge
a ctio nn eu r g ra nd eu r son d e
rég la nte d ’a m bia n ce
+
sign a l sortie régu lée - m esu re
con sig ne
déb it d’ea u ch a u d e

4) Les différentes boucles:


41) Boucle fermée ou a postériorie (après variation):

Sonde mesure est placée au contact de la grandeur réglée.

42) Boucle ouverte ou appriorie (avant variation):


Sonde mesure est placée au contact de la grandeur perturbation principale.
43) Boucle cascade:
Boucle ouverte + boucle fermée (point de consigne variable).

0 a 200L

pour 4 m il faut 0L
‘’ 2 m ‘’ ‘’ 100 L 2m
‘’ 1m ‘’ ‘’ 200 L

0 = mini
100L = normale consigne = 2m
200L = maxi

Pour avoir le phénomène de point de consigne variable on connecte le signal de sortie régulée du
régulateur maître, au signal de consigne du régulateur esclave. Il n’y a qu’une seule sortie régulée.

44) Boucle SPLIT-RANGE ou boucle de régulation ETAGE:


r ég u la tio n d e tem p ér a tu r e d e so u ffla g e

+ -

10 a 50% 50 a 100%
d e la so r tie r ég u lée
m esu re
co n sig n e

45) Boucle fermée avec compensation:

T ° d ép a rt
g ra n d e u r ré g lé e
prod .
ea u
cha u de
u t il is a t i o n
eau chau de

m esu re
s i g n a l s o r t ie r é g u lé e c o n sig n e

G .p e r tu r b lo i

5) La sonde:
La sonde est constituée de deux éléments: du capteur et du transmetteur.
Le capteur récupère l'information, le transmetteur traduit cette information en un signal que le
régulateur pourra interpréter. Ce signal s'appelle le SIGNAL MESURE.

51) Le capteur:
C’est l’élément sensible.
PTC si la T° augmante la résistance augmente,
NTC si la T° diminue la résistance augmente.
NI 1000 Nickel 1000 Ω à 0°C sauf JONHSON 21°C.
PT 1000 Platine 1000 Ω à 0°C
PT 100 Platine 100 Ω à 0°C (elles ont une sensibilité plus grande).

Les sondes pneumatiques:


Elles transmettent au régulateur un signal standard de 3 à 15 PSI (0,2 à 1 b).
Les sondes électriques:
Il en existe deux sortes:
les sondes actives (alimentées), les sondes passives (non alimentées).

Les sondes passives: (sondes ohmiques), PTC 100 - PTC 1000.

Les sondes actives.

52) Le transmetteur:
Il convertit la résistance en un signal de régulation standardisé: en électrique: de 0 à 10V, de 0 à 20
mA, de 4 à 20mA, en pneumatique: de 3 à 15 PSI (0.2 à 1b).

6) Le régulateur:
Il est composé: d’un comparateur et d’un amplificateur.

61) Le comparateur:
il compare la mesure à la consigne,
la mesure est un signal de régulation qui provient de la sonde de mesure,
la consigne est locale ou à distance.

Pour régler le comparateur il faut obligatoirement connaître la plage de la sonde pour régler la
consigne.
Lorsque l’on choisi une sonde il faut choisir celle dont la valeur corresponde au milieu de la plage
de mesure.

Le comparateur mesure toujours l’écart mesure consigne


62) L’amplificateur:
Il récupère le signal: MESURE - CONSIGNE ⇒ action directe,
ou CONSIGNE - MESURE ⇒ action indirecte.

Ceci détermine le sens d’action.

si la T° il faut ouvrir la vanne si la T° il faut fermer la vanne


+ +

NF NO

donc action inverse donc action directe


si la T° il faut ouvrir la vanne si la T° il faut ouvrir la vanne
- -

NF NO

donc action directe donc action inverse

7) La valeur d’équilibre:
C’est la valeur de sortie du régulateur lorsque MESURE = CONSIGNE.
- elle peut être non réglable, mais il faut la connaître,
- soit réglable mais imposable,
- soit totalement réglable.

Exemple:
quand mesure = consigne valeur envoyée sur l’actionneur:
pour une NF = 0V (pour une régulation 0à 10V)

Elle sert à avoir une stabilité de régulation, sa valeur dépend du procédé et du matériel.
8) Algorithme de régulation (mode de régulation):
L'algorithme de régulation est le pourcentage du signal de sortie régulé en fonction du signal
entré/mesure.
Il existe deux sortes d'algorithme de régulation:
81) à action discontinue 0 ou 1
Il ne prend que deux états stables, mini et maxi, c’est une régulation tout ou rien.
so rtie
ré g u lé e a c tio n d ire c te
10V 1

D IF F

0V 0

-2 0 T ° a m b ia n te
0 4V 10V

C O N S IG N E

so r tie
r é g u lé e a c tio n in d ir e c te
10V 1

D IF F

0V 0

-2 0 T ° a m b ia n te
0 4V 10V

C O N S IG N E

82) à action continue.


C’est une régulation discontinue avec une contre-réaction. La sortie régulée évolue de 0 % à 100 % tout en
prenant tous les états stables entre 0 % à 100 %.
e x e m p le : N F c h a u d
15 10V 100 % a c tio n n e u r 0 -1 0 V
v a le u r d ’ é q u ilib r e 0 V

g a in

3 0V 0 %

BP
0 20 4 0 °C
0 5 10V
3 9 15PSI
m in i m axi
LES DETENDEURS

1) Le détendeur capillaire:
Le détendeur capillaire permet d’assurer la détente du fluide frigorigène et l’alimentation de
l’évaporateur en fluide détendu. Il relie le condenseur avec l’évaporateur. Ce mode d’alimentation est
réservé aux installations frigorifiques de faible puissance, ils sont actuellement utilisés sur des installations
de plusieurs milliers de watts desservies par des motocompresseurs hermétiques.
La détente du fluide frigorigène est obtenue par chute de pression lors de son passage dans le tube.
Afin d’éviter une vaporisation partielle dans le tube, celui-ci fait corps avec la tuyauterie d’aspiration; la
formation de bulles gênerait la circulation du fluide.
A l’arrêt du compresseur nous aurons continuité de débit jusqu’à égalisation des pressions entre
condenseur et évaporateur, cela facilitera ultérieurement un démarrage du compresseur et permettra
l’utilisation d’un moteur à faible couple de démarrage; par contre l’utilisation d’un tube capillaire exclut la
possibilité de réserve de liquide condensé entre le condenseur et le tube capillaire car à l’arrêt le fluide
liquide s’écoulerait dans l’évaporateur, l’engorgerait et pourrait provoquer des coups de liquide au
compresseur.
Le débit d’un tube capillaire et les conditions dans lesquelles il alimente un évaporateur dépendent
de facteurs divers et étrangers à la variation de la charge calorifique.

En premier lieu la perte de charge trop faible, c’est à dire avec un capillaire trop court. Nous
risquons des entraînements de gaz et des condensations dans l’évaporateur, d’où suralimentation de celui-
ci.
Perte de charge trop forte, c’est à dire un capillaire trop long.
Le condenseur se remplie excessivement de liquide et son efficacité diminue, l’évaporateur étant sous
alimenté la pression décroît jusqu’à obtention d’un régime stable de travail pour le compresseur et cela au
détriment du rendement globale de l’installation.
Une augmentation de pression de condensation peut provoquer également une suralimentation de
l’évaporateur, par contre, une condensation à température trop basse, donc à pression trop faible,
provoquera une sous alimentation.
Les influences de ces éléments extérieurs à la variation de la charge calorifique nous montrent que
le tube capillaire ne permet pas un ajustement automatique du débit de fluide à l’évaporateur en fonction
de la charge calorifique de celui-ci, d’où nécessité de faire appel à d’autres appareils qui permettront
d’obtenir cet ajustement de débit afin d’assurer un fonctionnement souple de l’installation en fonction de la
charge calorifique fournie par l’évaporateur.
Ces considérations font ressortir pourquoi l’alimentation par tube capillaire est réservé aux
évaporateurs dont la charge calorifique varie peu et pour des puissances frigorifiques modestes.
Si l’on ne dispose pas pour fabriquer le capillaire de remplacement de tube de caractéristiques
identiques à celui d’origine, la longueur approximative du nouveau capillaire peut être calculée:

pour le R12: L1 = L0 (d1/d0)


avec L1: longueur du nouveau capillaire de diamètre d1 en mm
L2: longueur de capillaire de diamètre d0 en mm

2) Notions générales sur les détendeurs thermostatique:


21) fonction:
Il est le point de séparation de la haute et basse pression. Il doit laisser passer la quantité exacte de
liquide (de façon à maintenir constante la MMS Minimal Signal Stable) pouvant être vaporisé dans
l’évaporateur et aspiré au compresseur. Il entretien une surchauffe à l’évaporateur protégeant ainsi le
compresseur des coups de liquide.
La surchauffe à l’évaporation est la différence de température entre la température
d’évaporation de la dernière gouttelette de liquide et la température des vapeurs au niveau du bulbe
du détendeur.
La surchauffe moyenne est comprise entre 3 et 5°C.

22) Montage:
Il doit être placé à l’entrée et le plus près possible de l’évaporateur. Son bulbe bien fixé doit avoir
un bon contact thermique à la sortie de l’évaporateur sur le tube d’aspiration afin d’enregistrer en
permanence la température des vapeurs quittant l’évaporateur.

Montage du bulbe en fonction du diamètre des tuyauteries:

de 3/8’’ à 5/8’’ de 3/4’’ à 7/8’’ de 1’’ à 1’’ 1/4

Il ne faut surtout pas monter le bulbe dans la position qui correspond à 6 heures car, entre autres, le
retour d’huile venant de l’évaporateur peut gêner le signal du bulbe.
Le bulbe doit détecter la température de la vapeur d’aspiration surchauffée et ne doit pas être placé
de manière à être influencé par des sources de chaleur étrangères telles que:
-air de retour,
-moteur de ventilateur ou de conduite d’aspiration,
-ouverture de porte, sinon l’isoler.

Le bulbe ne doit pas être monté à coté d’une masse métallique (effet d’accumulation de chaleur)
mais 30 cm avant et après un échangeur de chaleur.
On doit toujours le placer après le collecteur d’aspiration.
Toujours le fixer avec la bride livrée avec le détendeur, ficelle, fil de fer où ruban adhésif sont à
proscrire.
3) Action du débit masse sur le détendeur thermostatique:
31) Premier principe de base:
plus le ∆p au détendeur est important plus celui-ci laisse passer de fluide.

cas n°1 avec un ∆p de 2 bar cas n°2 avec un ∆p de 4 bar

32) Deuxième principe de base:


Pour un orifice de diamètre constant la surchauffe augmente au fur et à mesure que la
pression d’évaporation diminue.

P
∆p

∆p

∆p

T
-2 0 0 +10

33) Le débit masse est constant en tout point de l’installation. Il existe deux formules pour le
calculer:

331) au compresseur: qm = Vasp / v’ = (Vb x ηv) / v’


Nous avons bien si Po diminue le taux de compression augmente et le rendement volumétrique
diminue.
ηv = 1- 0.05 T
T = Pk / Po

Règle sur le débit masse au compresseur: le débit masse du compresseur diminue au fur et à
mesure que la pression d’évaporation diminue. Car le volume massique en phase vapeur augmente
inversement à la pression d’évaporation, le rendement de l’installation diminue lorsque la pression
d’évaporation diminue puisque le volume balayé de l’installation reste constant.

332) au détendeur: qm = A S √ Pk-Po


A: constante en fonction du détendeur et du fluide, S: section de passage.
Règle du débit masse au détendeur: Le débit masse au détendeur augmente au fur et à
mesure que la pression d’évaporation diminue, car (Pk-Po) augmente lorsque la pression
d’évaporation diminue donc (√ Pk-Po ) augmente.

Il faut toujours faire en sorte d’avoir l’égalité entre les deux débits masse, si le détendeur laisse
passer trop de fluide le compresseur prend des coups de liquide et s’il n’est pas assez alimenté la puissance
frigorifique diminue.
Q0
EVAPO RAT EUR

2000 W
CO M PRESSEUR
1750 W

1500 W
point de
1250 W fonctionnement

1000 W

-10 -15 -20 -30 -40 T0


Dans cet exemple il faudra choisir un détendeur d’une puissance de 1850 W pour une température
d’évaporation de -30°C, et bien sûr en fonction de son ∆P.

4) Complément d’information:
Le passage offert au liquide est rétréci (parfois inférieur au millimètre), il débouche coté
évaporateur, dans une tuyauterie de diamètre nettement plus important, donc dans un volume bien plus
important, que celui occupé par le liquide avant la traversée du détendeur.
Ceci provoque une forte chute de pression. Elle passe par exemple de 16 à 2 bar, soit un ∆p de 14
bar.
Le fluide se détend dans le grand volume qui lui est offert et, pour occuper tout l’espace il se
vaporise partiellement ( 20 % ), en réalité le fluide frigorigène se vaporise pour absorber sa température.
Exemple: à l’entrée du détendeur on a 1 kg/h de liquide à 25°C, à la sortie du détendeur on a 1 kg/h
de liquide à -10°C.
Pendant la traversée du détendeur, il n’y a pas d’échange de chaleur avec l’extérieur ce qui fait que
l’enthalpie est la même à l’entrée et à la sortie du détendeur. Comme il n’y a pas d’apport de chaleur par
l’extérieur pendant ce temps extrêmement court, pour se vaporiser il ne peut prendre la chaleur nécessaire
à sa vaporisation qu’à lui même. C’est ainsi qu’une partie du liquide se vaporise pour refroidir l’ensemble.

5) La surchauffe:
Avant de commencer à régler un détendeur il faut avoir pris connaissance du réglage usine de celui-
ci. Par exemple le Danfoss et régler pour une surchauffe de 4 à 6°C avec un bulbe à 0°C.
Attention sa valeur varie en fonction de la température d’évaporation sans pour autant agir sur quoi
que ce soit.
su r c h a u ffe
°C

10

T o°C
-3 0 -4

6) Fonctionnement:
Les forces intervenantes dans le fonctionnement sont:
- le train thermostatique chargé en fluide convertie la température relevée au bulbe en pression dans
le soufflet,
- la pression d’évaporation,
- le réglage du ressort réglant la surchauffe.
PB
vers
o u v er tu r e
schéma de fonctionnement:

vers
fe r m e t u r e
P0 PR

61) Installation à l’arrêt:

La température du bulbe et de la température sont égales, donc la pression du bulbe et la pression


d’évaporation sont égales.
La position du pointeau dépend de l’équation suivante:
Comme PB = Po, il n’y a que PR comme force de fermeture

PB < Po + PR
PB

Po

PR
fe r m e t u r e

Explication: comme l’installation est à l’arrêt il y a équilibre des températures entre PB et Po il ne


reste que PR pour agir.

62) Installation en fonctionnement:


En début de cycle, la température du bulbe est égale à la température de la chambre. Puisqu’à la
mise en route de l’installation la pression d’évaporation est tout de suite atteinte on a donc:
PB > Po
Si nous prenons en compte les pressions on obtient: PB = 2 b et Po = 1 b
soit une surchauffe de 10°C (1b = -10°C et 2b = 0°C)
L’équation devient: PB > Po + PR

PB vers
o u v e r tu r e

Po PR

63) Fin de cycle:


L’évaporateur étant bien rempli, il y a bien équilibre entre les forces d’ouvertures et de fermetures,
c’est à dire: PB = Po + PR

PB éq u ilibr e

Po PR

64) Vérification de notre surchauffe:


Pour une meilleure compréhension nous allons travailler avec un fluide frigorigène.
Données:
- fluide R 134a,
- température chambre froide 0°C,
- température d’évaporation - 10°C,
- détendeur gamme N - 40°C → + 10°C sans point MOP,
- réglage usine N, B, 3 x 360°; surchauffe de 4K pour les gammes N et B lorsque le bulbe est à 0°C.

calcul de la température dans le bulbe:

PB = Po + PR ⇒ 1 + 0.6 = 1.6 b
soit une température de -4°C, ce qui nous donne une surchauffe de 6K.

Avec le réglage usine notre détendeur est trop fermé, car nous voulons une SK de 5K. Il faut le
régler pour avoir la surchauffe désirée:
SK de 6K SK de 5K

-4°C -5°C

PB = PR + Po
PR = PB - po
PR = 1,45 - 1
PR = 0,45

la différence de PR= 0,6 - 0,45


le nouveau PR = 0,15
comme 0,6 b = 3 tours
0,15 = 0,75 tours
Maintenant toujours avec le même fluide (134a):
température d’évaporation -25°C
SK 5K

Dans notre cas il faut donc changer la pression du bulbe, c’est à dire diminuer la température des
vapeurs à son niveau. La température d’évaporation est de -25°C, la surchauffe souhaiter est de 5K donc
une température au niveau du bulbe de -20°C, ce qui fait une pression en fin de cycle correspondant à:

PR = PB - Po ⇒ 0,35 - 0,1 = 0,25 bar


Nous avons une surchauffe de 10K, avec un PR de 0.6 b et nous voulons une surchauffe de 5K qui
correspond à un PR de 0,25 b, soit un PR avec 0,35 b en moins.
Pour cela le calcul du réglage de la surchauffe est le suivant:

comme 0,6 b = 3 tours


0,35 b = 1,05 tours
Pour diminuer la force du ressort de 0,35 bar, il faudra donc ajouter au réglage usine 1,05 tours soit
un détendeur ouvert à 4,05 tours.

Il est à noter qu’au cours de la descente en température de la chambre froide, nous allons nous
retrouver devant plusieurs phases d’équilibre. La première sera l’ouverture maximum du détendeur pour
arriver en final à la position d’équilibre avec un optimal optimum du détendeur.

7) Le détendeur thermostatique à égalisation de pression interne et externe:


71) A égalisation interne:
Sur les installations frigorifiques où l’évaporateur ne présente qu’une faible perte de charge
(inférieure à 0,2 bar) et ne possèdent pas un distributeur de liquide, il est monté un détendeur à égalisation
interne.
1 VIS DE REGLAGE
2 SOUFFLET
3 ETRIER DE LIAISON
4 POINTEAU
5 SIEGE
6 FILTRE
7 BULBE
8 CAPILLAIRE
9 RESSORT

72) A égalisation externe:


Si l’installation possède un distributeur de liquide où si l’évaporateur comporte des pertes de
charges supérieures à 0,2 b, dans ces cas il faut monter un détendeur à égalisation de pression externe.
1 VIS DE REGLAGE
2 SOUFFLET
3 ETRIER DE LIAISON
4 POINTEAU
5 SIEGE
6 FILTRE
7 BULBE
8 CAPILLAIRE
9 RESSORT
10 PRISE EXTERNE
11 MEMBRANE D’ EGALISATION
EXTERNE

Evaporateur sans pertes de charges:


log.p

h
Evaporateur avec pertes de charges:

log .p

p0 entrée évap

p0 sortie évap

h
De ce fait la température lue par le bulbe du détendeur est elle aussi plus basse, donc une pression
au niveau du soufflet moins importante.
Pourquoi mettre un détendeur thermostatique à égalisation de pression externe?
Si on alimente un évaporateur à forte perte de charge avec un détendeur thermostatique à
égalisation de pression interne que ce passe-t-il?
Pour avoir une bonne approche de la réalité, nous allons prendre un exemple:
- chambre froide à 0°C,
- ∆t de l’évaporateur 10K,
- surchauffe de 5K,
- fluide R134 a,
- pertes de charge évaporateur 0,5b,
- le fluide dans le bulbe du détendeur possède les mêmes caractéristiques que le fluide dans
l’installation.

p0 = 1b
pr = 0,3b (réglé)
pb = 0,8b ( to’ + 5°C )
p0’ = 0,5b

En fin de cycle on sait que l’on doit avoir équilibre des forces donc:
pb = pr + p0
remplaçons les forces par leurs valeurs:
0,8 = 1 + 0,3

On se rend compte que ce résultat est absurde. Par contre il nous indique que le détendeur est
fermé, alors qu’il devrait être ouvert. En tenant compte de la perte de charge dans l’évaporateur, en fin de
cycle on obtient l’équilibre des forces, donc un remplissage correct de l’évaporateur ainsi qu’une bonne
surchauffe.
Vérification par l’équilibre des forces:
pb = pr + p0’
0,8 = 0,3 + 0,5

8) Réglage des détendeurs thermostatiques:


Donnée de base sur les détendeurs DANFOSS
Exemple donné pour les détendeurs de chez Danfoss

Gamme:
N= -40°C → +10°C
N= -40°C → +10°C avec point MOP
B= -60°C → -25°C
B= -60°C → -25°C avec point MOP

Réglage usine:
N et B: 3 x 360°
NMOP et BMOP : 2 x 360°

Valeur des réglages:


Surchauffe de 6 K pour les gammes N et B, lorsque le bulbe est à 0°C.
Surchauffe de 4 K pour les gammes NMOP et BMOP , lorsque le bulbe est à 0°C.

TABLEAU DES VALEURS DE PR.

R 12 R 134 a R 22 R 502 R 404 A


N et B 0,6 b 0,6 b 1b 1b 1b
NMOP et BMOP 0,4 b 0,45 b 0,6 b 0,7 b 0,7 b

détendeur R404A - fluide 404A


régulation -20 / -22°C

Tb = -25 ⇒ Pb = 1,5b
Pr =Pb - P0
Pr = 1,5 - 1,05
Pr = 0,45b
-30°C -25°C
∆Pr = 1 - 0,45
∆Pr = 0,55b
si 1b = 3 t
DET 404A- FLUIDE 404A 0,55b = 1,65 t
à ouvrir
ce qui fait au total 4,65 t
Tb = -5 ⇒ Pb = 1,6b

Pr =Pb - P0
-10°C - 5°C Pr = 1,6 - 1
Pr = 0,6b
DET 12- FLUIDE 134a ∆Pr = 0
Donc réglage usine

Tb = T0 + SK
TB = -1°C ⇒ Pb (12) = 2b

Pr =Pb - P0
Pr = 2- 1,4
-10°C -6°C -1°C Pr = 0,6b
∆Pr = 0
DET 12 - FLUIDE MP 39 Donc réglage usine

9) Différent type de charges:


Les types usuels de charges sont aujourd’hui la charge UNIVERSELLE et la charge MOP, la
charge BALLAST, mais il en existe une quatrième qui est la charge ADSORBANTE.

91) La charge (charge vapeur saturé-liquide)universelle:


Celle-ci occupe un volume important, et est relativement lourde, généralement quelques grammes.
Vu le degré de remplissage du bulbe la charge universelle n’est pas sensible au migration de fluide.
Le bulbe du train thermostatique du détendeur est rempli d’une quantité de liquide telle que, même
à température élevée (arrêt prolongé du compresseur), l’élévation de température ne peut vaporiser en
totalité le liquide contenu dans le bulbe.
Le soufflet (où membrane) du détendeur est toujours soumis à la tension de vapeur saturante du
fluide chargeant le bulbe et peut provoquer lors de la remise en service après un arrêt prolongé une
surcharge du moto-compresseur.

92) La charge vapeur où MOP (Maximum Operating Pressure; ou Motor Overload Protection):
Celle-ci occupe un faible volume et est relativement légère, généralement quelques milligrammes.
Son degré de remplissage est faible.
Dans ce type de charge, la quantité de liquide introduite dans le bulbe est calculé de façon qu’a une
température légèrement supérieure à la gamme d’utilisation du détendeur tout le liquide soit vaporisé si la
température du bulbe s’élève au-dessus de cette température limite. L’augmentation de pression sur le
soufflet où la membrane ne correspond plus ensuite qu’à celle provoquée par la dilatation d’un gaz à
volume constant (variation relativement faible).
Ce mode de chargement permet au détendeur lors de la mise en service de la machine de
fonctionner comme un détendeur automatique jusqu’à ce que la température du bulbe corresponde à celle
de condensation de la vapeur surchauffée dans le bulbe.
Une fois cette température atteinte le bulbe réagit comme un bulbe à charge vapeur saturé-liquide.
Ce type de charge évite une surcharge au moteur du compresseur lors du démarrage, mais présente
l’inconvénient de risques de condensation de liquide dans la tête du détendeur car celle-ci est à une
température a celle du bulbe.

93) La charge BALLAST (appelée aussi MOP avec ballast où encore charge anti pompage):
Celle-ci accuse le même degré de remplissage que la charge MOP mais un corps poreux (une pierre
poreuse) dit aussi ballast de section carré occupe une grande fraction du bulbe. Ceci a pour effet
d’augmenter l’inertie thermique et donc de modifier le temps d’ouverture et de fermeture du détendeur.
Cette particularité limite les phénomènes de pompage.

. 94) La charge adsorbante:


Le bulbe, dans ce procédé est rempli d’un adsorbat (substance capable de fixer des molécules de
gaz ou de liquide par adhérence superficielle) qui libère où adsorbe, suivant le sens des variations des
températures, un gaz qui en général est de l’anhydride carbonique.
La pression de la vapeur surchauffée ainsi libéré ne dépend donc que de la quantité de gaz libre au-
dessus du corps absorbant. Les températures relatives de la tête et du bulbe n’ont aucune influence sur le
comportement du détendeur.
LES THERMOSTATS

1) Principe de fonctionnement:
Les thermostats sont des interrupteurs électriques commandés par la température.
11) rôle:
Son rôle est de régler la température d’une surface froide ou d’une ambiance froide entre deux
limites prédéterminées et aussi voisines que possible de la température réelle que l’on désire obtenir.
Nous aurons donc l’encadrement de la température désirée entre une limite supérieure et une limite
inférieure.
12) description:
Le thermostat comporte obligatoirement:
- un organe de détection (thermomètre),
- un organe de commande (interrupteur électrique),
-un dispositif de liaison mécanique (ce dernier relie l’organe de détection et l’organe de commande).

tige de réglage différentiel

tige de réglage

rupteur

bras de levier
système de contact

ressort principale

ressort différentiel

soufflet

passage cable

bulbe ou sonde
2) Le thermostat d’ambiance:
Il commande la marche et l’arrêt de l’installation pour entretenir une température ambiante
comprise entre deux valeurs déterminées par le réglage.

3) Le thermostat d’élément:
Le bulbe ou la sonde est placé dans l’évaporateur entre les ailettes ou sur le tube d’aspiration à
l’intérieur de la chambre froide afin d’entretenir une température d’élément (évaporateur ou tube)
comprise entre les valeurs déterminées par le réglage.

4) Fonctionnement, réglage et utilisation:


41) thermostat à bilame:
la déformation du bilame entraîne avec lui le contact mobile pour ouvrir et fermer le contact. Le
réglage se fait par limitation de la déformation, compensation par ressort antagoniste réglable ou
préformation du bilame. L’utilisation se limite au thermostat d’ambiance.

42) thermostat à train thermostatique:


comme pour le détendeur, la température au niveau du bulbe détermine la pression dans le soufflet
qui, lui, entraîne dans sa course le contact mobile. Le réglage se fait par ressort antagoniste réglable.

43) thermostat à sonde électronique:


Une sonde est une thermistance, parcourue par un faible courant; elle voit sa résistance diminuée
pour une élévation de sa température. Lorsque la résistance très faible (température élevée), la température
est suffisante pour alimenter la bobine d’un relais incorporé au boîtier du thermostat et ainsi fermer le
circuit électrique du groupe frigorifique.
La sonde est reliée au boîtier du thermostat par deux fils permettant un éloignement jusqu’à 200 m,
mais se limiter à 50 m..

5) Les différentes variantes du train thermostatique:


Trois variantes du train thermostatique définissent l’utilisation:

51) le train thermostatique est complet avec un capillaire long:


-utilisation en ambiance et en élément

52) le train thermostatique possède un bulbe raccordé directement au soufflet ou par un capillaire
court:
- utilisation en ambiance seulement

53) le train thermostatique possède seulement un soufflet directement influencé par la variation de
température:
- utilisation en ambiance seulement
6) Différents types de charges:

61) Charge vapeur :

L’élément est rempli de vapeur saturée et


d’une petite quantité de liquide. Le thermostat doit
toujours etre monté de telle manière que son bulbe
soit plus froid que les autres organes

62) Charge à adsorption :

L’élément est rempli de gaz surchauffé et d’une


matiére ayant une grande surface d’adsorption
(adsorbat: substance capable de fixer des molécules
de gaz ou de liquide par adhérence superficielle).
Il est possible de placer le bulbe dans une
ambiance plus chaude ou plus froide que le corps
du thermostat

7) Réglage et différentiel:
Réglage pratique:
Réglage à +2 / +5°C, on dispose d’un télé-thermomètre pour vérifier l’exactitude des températures.
1° mettre le différentiel au minimum,
2° vérifier la plage de réglage et corriger si nécessaire,
3° calculer et afficher le différentiel (3 K),
4° vérifier la deuxième température et corriger si nécessaire.

Si on change maintenant la valeur de la plage de réglage on conserve le différentiel mais la


deuxième température change.

8) Identification d’un automate:


Si, par exemple, sur votre thermostat, aucun croquis ni repère identifient la molette de la plage de
réglage et son point de consigne (température d'enclenchement ou de déclenchement), une identification de
votre automate est possible, l'installation en fonctionnement.
1° Afficher sur votre thermostat deux valeurs permettant un basculement rapide des contacts.
2° Relever les deux températures correspondant à votre réglage (ex. -1°C et +4°C).
3° Changer la position d'une des deux molettes de réglage.
4° Relever de nouveau les deux températures correspondant à votre nouveau réglage
(ex. +4°C et 0°C).
5° La température restée constante (ici +4°C) est le point de consigne.
Cette température s'affiche sur la plage de réglage à l'aide de la molette non touchée au 3°.
Si les deux températures varient (ex. +3°C et 8°C), recommencez l'identification à partir du 3° sur
l'autre molette de réglage.

Votre réglage détermine les deux températures: arrêt et marche.

9) Thermostats particuliers d’élément:


Thermostats ménagers:
91) Thermostats à fonction normale
Le différentiel réglé en usine est fixe.
Votre réglage détermine les deux températures: arrêt et marche.

2.5

-5

-13.5

-25

Chaud Froid

-7.5 3 4
-15

-21

-32.5

Chaud Froid

92) Thermostat à fonction dégivrage par bouton poussoir:


Identique au précédent, il possède en plus un bouton qui, enfoncé, maintient le contact ouvert
jusqu'à une remontée en température de l'élément assurant ainsi le dégivrage.

93) Thermostat à fonction dégivrage automatique


La température de réenclenchement est fixe et, supérieure à 0°C, elle permet le dégivrage à chaque
cycle.
Votre réglage détermine la température d'arrêt.

94) Thermostat à fonction normale avec contact de signalisation


Le différentiel est fixe
Votre réglage détermine les deux températures: arrêt et marche.
Un contact supplémentaire signale la bonne ou la trop haute température.
1° cas: le contact à fermeture et fermé pour une température trop élevée alimente un voyant
ROUGE.
2° cas: Le contact est à ouverture et ouvert pour une température trop élevée désalimente un voyant
VERT.

10) Le thermostat de contact d’évaporateur à trois fils:


C'est un thermostat de contrôle. Le contact est un inverseur.
A une température de +12°C sur les ailettes:
Le contact FD (fils noir) s'ouvre et désalimente le
dégivrage et alimente le groupe frigorifique par
un relais.
Le contact DC (fils marron) se ferme.

A une température de +2°C sur les ailettes:


Le contact CD s'ouvre.
Le contact FD se referme et aliment avec retard
la ventilation de l'évaporateur.
11) Thermostat de contact d’évaporateur à deux fils:
C'est un thermostat de sécurité

En cas de défaillance de système de contrôle du


dégivrage (pendule de dégivrage, thermostat de
contrôle) un thermostat de sécurité unipolaire
désalimente la commande du dégivrage lorsque
la température des ailettes remonte à + 24°C. Le
réarmement
(fermeture) se fait à +4°C.

12) Réglage start et stop:

START:
Il faut afficher sur la grande fenêtre la valeur d’enclenchement, le différentiel effectuera la coupure.

STOP:
Il faut afficher sur la grande fenêtre la valeur de coupure, le différentiel effectuera l’enclenchement.
LES PRESSOSTATS

Il y a 4 grandes familles de pressostats:


- le pressostat BP
- le pressostat HP
- le pressostat MIXTE
- le pressostat DIFFERENTIEL

Ces automates se divisent en trois catégories:

- COMMANDE
- SECURITE
- CONTROLE

Fonction:
Ils sont destinés à ouvrir puis fermer un
circuit électrique à des valeurs de pressions
déterminées par le réglage.

1) Le pressostat basse pression:

11) Rôle:
111) En tant qu’organe de commande
Ils doivent assurer la marche automatique
de l’installation en fonction de la pression
d’évaporation du fluide frigorigène et réglé ainsi
indirectement la température de l’enceinte
refroidie.

Explication:
La machine étant en régime permanent la pression d’évaporation Po a une valeur telle que, en
raison son réglage, les contacts du pressostat son fermés. L’ambiance à refroidir atteignant la température
désirée, la pression d’évaporation s’abaisse en dessous de la valeur réglée pour la coupure.
L’action du ressort de réglage devient prépondérante et les contacts s’ouvrent. La pression
s’élevant durant cet arrêt tend à faire basculer le dispositif de rupture brusque afin de fermer les contacts.
Cette rupture est différée du fait de l’action du ressort du différentiel qui permet d’assurer ainsi
l’écart fonctionnel entre l’arrêt et le départ du compresseur.
Les pressostats BP en commande sont souvent utilisés sur les groupes d’eau glacée pour les
problèmes de gel et aussi sur les machines à plusieurs postes de froid, la pression d’évaporation étant
contrôlée par qui agissent sur les réductions de puissance des compresseurs.

112) En tant qu’organe de sécurité


Ils doivent mettre à l’arrêt le compresseur en cas de baisse anormale de la pression d’aspiration et
le mettre en service lorsque les conditions normales de marche sont rétablies.

Explication:
Le fonctionnement est le même que celui décrit précédemment mais son réglage n’assure plus le
maintient en température de la chambre froide. Le pressostat mettra à l’arrêt le compresseur en cas de
baisse anormale de la pression d’aspiration.
Le compresseur étant ainsi mis à l’arrêt, la pression remontera lentement et provoquera une remise
en service du compresseur sans pour autant remédier au problème ayant provoqué cette baisse anormale de
la pression. Il agit en sécurité évitant par exemple l’entrée d’air dans le circuit frigorifique.

2) Pressostat haute pression:

21) Rôle:
211) En tant qu’organe de régulation :

Ils assurent la régulation de la pression de


condensation par mise en marche ou arrêt des
ventilateurs des condenseurs à air.

212) En tant qu’organe de sécurité


Ils provoquent l’arrêt du compresseur en agissant sur le discontacteur de commande du moteur en
cas de hausse anormale de la pression de refoulement et remettent le compresseur en service lorsque les
conditions normales de fonctionnement sont rétablies.
Le principe fonctionnel est identique au BP.

Explication:
La machine étant en régime permanent, la pression de refoulement est stabilisée à une valeur PK,
qui ne dépend que du débit et de la température d’entée au condenseur du médium de condensation (air ou
eau).
Dans ces conditions de fonctionnement, le réglage du pressostat est tel que les contacts sont fermés.
Pour une cause fortuite (manque d’eau de condensation, air dans le circuit) la pression de refoulement
monte anormalement et risque d’atteindre la valeur dangereuse pour la bonne tenue du matériel; elle va
ainsi atteindre la valeur préréglée pour la coupure; les contacts s’ouvrent.
Le compresseur est mis à l’arrêt. La pression baissant, le ressort de réglage tant à faire basculer le
dispositif de rupture brusque afin de fermer les contacts, le ressort du différentiel retarde cette action
assurant ainsi un écart fonctionnel au pressostat.

3) Pressostat combiné:

Rôle:
rôle de régulation sur le circuit basse
pression et rôle de sécurité sur le circuit haute
pression, rôle de sécurité tant sur le circuit basse
que haute pression.

Fonctionnement:
La machine étant en régime permanent, le pressostat pourra régler le fonctionnement automatique
de l’installation en assurant arrêt et remise en service du compresseur.
L’équipage mobile est alors actionné par l’ensemble soufflet basse pression et ressort
correspondant; si la pression de refoulement devient anormalement haute, c’est alors le soufflet haute
pression qui actionnera l’équipage mobile pour mettre à l’arrêt le compresseur et le remettre en service
lorsque la valeur de refoulement sera redescendue à une valeur normale.
Dans l’un ou l’autre cas, l’action de l’équipage mobile se produit sur le contact à rupture brusque
commun aux deux commandes possibles.

4) Pressostat différentiel:

Il est utilisé lorsque le graissage du


compresseur se fait par une pompe à huile.

Rôle:
Le pressostat différentiel a pour rôle d’arrêter le fonctionnement du compresseur si la lubrification
de celui-ci n’est pas assurée avec une pression différentielle au moins égale à celle de la machine.
La valeur absolue de la pression de refoulement de la pompe dépendant de sa pression d’aspiration
(pression régnant dans le carter), c’est donc en fait une différence de pression ou pression différentielle que
nous garantira le pressostat.
Le pressostat différentiel est un appareil de sûreté doublé d’un appareil de signalisation. Il exige un
réarmement manuel après coupure et actionne lors de celle-ci la mise en service d’un dispositif optique ou
sonore de signalisation.
Le compresseur étant mise en service par la fermeture de l’organe de régulation (thermostat par
exemple) l’alimentation de la bobine du discontacteur est assurée par le contact du bilame fermée.
Conjointement, par le jeu du contact pressostatique fermé, la résistance chauffante du bilame est
mise sous tension.
La tige de liaison reliant les soufflets se déplace vers la haut et entraîne le dispositif agissant sur le
contact mobile, le fait basculer en position ouverture interrompant ainsi l’alimentation de la résistance qui
cesse de chauffer le bilame.
Le compresseur continu à tourner, si au démarrage ou en cours de fonctionnement la valeur de la pression
de lubrification ne peut atteindre ou devient inférieure à la valeur Ph = Po + ∆P, l’action du soufflet (le
supérieur) et du ressort devient prépondérante, le contact pressostatique reste ou revient en position
fermeture, la résistance chauffante fera agir le bilame après une temporisation réglée en usine à 45, 60, 90,
120 secondes, le bilame basculera son contact et le compresseur s’arrêtera, l’alimentation de la bobine du
discontacteur du moteur n’étant plus assurée.

Des lampes de signalisations H1 et H2 permettent de vérifier à distance le fonctionnement correct


ou l’arrêt anormale du compresseur.

Après élimination de la perturbation, le système peut être réenclanché grâce au bouton de


réarmement deux minutes environs après l’arrêt du chauffage du bilame, temps nécessaire à son
refroidissement.
Pour résumer, lorsque le compresseur ne fonctionne pas la pression de refoulement de la pompe à
huile est égale à la pression dans le carter. Au démarrage si au bout d’une minute ou deux selon les
réglages la pression n’est pas suffisante le bilame fait basculer son contact arrêtant ainsi le compresseur.

5) Description:
Ces automates se décomposent en trois parties principales:
- l'entraînement mécanique,
- l'interrupteur électrique,
- le détecteur.

51) L'entraînement mécanique :


Un système de biellettes solidaire du soufflet, transmet les renseignements de ce dernier à un
interrupteur électrique.

52) L'interrupteur électrique :


Commandé par le mécanisme, il ouvre le circuit ou le ferme suivant l'utilisation qu'on lui donne.

53) Le détecteur :
C'est l'élément moteur de l'appareil, formé d'un soufflet qui réagit aux différentes pressions, il
transmet ses renseignements au mécanisme.
6) Montage:
Mis à part le pressostat différentiel qui possède un montage particulier suivant les types de
compresseurs, sinon tous les autres sont régies par la même loi.
Ils doivent être toujours fixés plus haut que leur prise de pression et en position horizontale.
Leurs alimentations en pression: tubes supérieurs à 1,5 mm.

DESCRIPTION
2 Tige de réglage de différentiel
16 Culbuteur
3 Bras principal
18 Plaque de verrouillage
5 Tige de réglage haute
19 Bras
7 Ressort principal
11 Raccordement HP
8 Ressort de différentiel
12 Système de contact
10 Raccordement BP
13 Bornes de raccordement
14 Borne de terre

1 Tige de réglage basse pression


15 Gaine de passage câble
7) Réglage des pressostats:
Pour effectuer un bon réglage de pressostat il nous faut connaître diffèrents paramètres:
- température de fonctionnement de la chambre froide,
- température maximum du lieu,
- fluide utilisé,
- catégorie de l'automate.

Le raisonnement de réglage pour tout le cas d'application ne se fait pas à l'aide de pression mais en
fonction de la température, seulement ensuite il faut convertir en pression pour adapter le réglage en
fonction du fluide.

NB: Il existe cependant juste un cas où quelque soit la température de fonctionnement de la


chambre froide, la température maximum du lieu et le fluide utiliser, nous aurons un réglage
impératif d'un automate; c'est pour le pressostat BP monté en sécurité (0,1bar).

71) Réglage du pressostat HP:


Le pressostat HP en sécurité
Il doit nous arrêter l'installation si nous nous trouvons devant une pression de refoulement trop
élevé.
Il nous faut:
- la température maximum du lieu,
- le ∆t du condenseur,
- une marge dite de sécurité.
Réflexion par un exemple:
température maximum du lieu: 30°C
∆t du condenseur: 15K
marge de sécurité: 5°C (cette marge sera la même dans toutes les applications pressostat HP en
sécurité).
72) Calcul du réglage: (arrêt de notre installation)
30 + 15 + 5 = 50°C

Il faudra donc afficher sur la plage de réglage du pressostat ( en fonction de la relation pression /
température du fluide utilise ) la pression équivalente.

73) Calcul du différentiel: (remise en route de notre installation)


Nous devons autoriser la remise en route de installation uniquement si la température de notre
fluide dans le condenseur est revenue à la température maximum du lieu c'est à dire 30°C donc à une
pression équivalente.
La différence des deux pressions nous donnera notre différentiel.

Le pressostat HP en contrôle
Le pressostat HP en contrôle doit " maintenir " une température de condensation stable.
Avant de commencer à réfléchir sur les réglages du pressostat, il nous faut connaître le matériel
utilisé (nombre de moto ventilateur au condenseur).
But: faire varier le ∆t du condenseur pour tenter d'avoir une HP stable.
premier cas: mise en route des motoventillateurs en fonction de la température du lieu:

Exemple avec un condenseur possédant deux motoventillateurs:


nous aurons deux pressostats en contrôle:

V 1 V 2

1 5 °C 2 5 °C 3 5 °C 4 5 °C

deuxième cas: contrôle de la pression de condensation avec un seul pressostat, donc action sur un
seul ventilateur.
1 V 1

V 2

1 5 °C 2 5 °C 3 5 °C 4 5 °C

Dans ce cas le ventilateur 1 est asservie au compresseur et le ventilateur 2 est la en cas de secours:
température trop élevée, encrassement du condenseur, panne du ventilateur 1.

Réglage du pressostat HP en contrôle (ou régulation)


Tout d’abord dans quel but doit-on maintenir une HP constante?
Pour que le détendeur soit toujours alimenté avec un ∆P qui lui permette de garantir la puissance (le
débit en fait) qu’on lui demande.
Mais pour des économies d’énergie on va chercher une HP la plus faible possible.
Or un détendeur est donné dans les catalogues avec une certaine marge de puissance. Il peut
fournir 120% de la puissance annoncée en général.
Sachant cela on va chercher pour quel ∆P notre détendeur à 120% de la puissance annoncée va
garantir la puissance désirée.

Ce nouveau ∆P va nous permettre de fixer la valeur de la pression de condensation minimale, c’est


a cette pression que l’on régulera (pressostat HP ou vanne à eau).

8) Réglage du pressostat BP:


BUT: éviter de descendre sous la pression atmosphérique, être sûr d'avoir encore du fluide à l’état
liquide dans l'installation.
Pour ce faire il nous faut connaître:
le réglage thermostatique de la chambre froide (pour l'exemple nous prendrons +2 / +4°C).

En sécurité
l’arrêt de la chambre froide sera toujours à 0,1b,
la remise en service sera à la pression correspondant à une température de +2°C.

En commande
Il doit assurer la marche automatique de l’installation en fonction de la relation pression
température (ex: pour une pression équivalente à +2 / +4°C).

9) Réglage du pressostat mixte:


Il possède les mêmes caractéristiques que le BP et HP sauf que le différentiel HP est fixe et réglé en
usine.
10) Réglage du pressostat différentiel:
L’écart de pression entre la pression d’huile est la pression dans le carter doit être d’environ 0,5b.
Il doit arrêter l’installation si la pompe à huile du compresseur n’est pas arrivée à une pression
correcte (0,5 b au-dessus de la BP) en deux minutes maximum.

11) Réglage de l’installation avec un fluide à glissement:


Chambre froide fonctionnant aux températures de + 2 / +5°C.
Application pour un fluide à glissement:
fluide utilisé le R 409 A (FX 56) glissement 8,2°C

111) Réglage du BP: arrêt à 0,2b

On travaillera avec la réglette adaptée au fluide de l’installation et au fluide remplacé (FX56 R12).
Avec la réglette on travaillera avec les pressions aux températures de rosée et de bulle.
R 12 5°C = 2,6b
R 409 A 5°C = 2,4b en vapeur
3,5b en liquide

Trois raisonnements possibles:

1) pression la plus basse 2,4b → vapeur → 5°C


2,4b → liquide → -3°C
2) pression la plus haute 3,5b → vapeur → 13°C
3,5b → liquide → 5°C
3) pression moyenne 3,1b → vapeur → 10°C
3,1b → liquide → 2°C

Pour un démarrage de l’installation (demande de froid) la chambre est à +5°C.

Dans le deuxième cas à l’ouverture de la vem pour avoir une pression de 3,5b il nous faut être en
présence d’une quantité de liquide importante dans l’évaporateur ou avoir une température ambiante de
+13°C.
Dans le troisième cas, le choix de la moyenne nous admettrons moins de liquide que dans le cas
précédent mais il y aura risque de dépasser la température ambiante de la chambre froide et toujours risque
d’engorgement de l’évaporateur.

Il faut choisir la pression la plus basse car nous ne prendrons en compte que la température
vapeur. Dans ce cas nous éviterons un engorgement de l’évaporateur un dépassement de la
température ambiante.

112) Réglage du HP en sécurité:


Avec un fluide sans glissement on distingue trois zones bien distinctes au condenseur. Lorsque l’on
a un glissement ces trois zones sont toujours présentes mais difficilement décelable.
La température vapeur nous donnera la fin de la désurchauffe et la température liquide le début du
sous-refroidissement.
exemple:
28 ° lecture mano 6b
température ambiante = 15°C

Calcul du ∆t condenseur
∆t = ϑ k - ϑ amb
28 - 15 = 13 K
20° 20 - 15 = 5 K
= 9K moyen

Réglage :
température ambiante maxi = 30°C
30 + 9 + 5 = 44°C

vapeur 44°C → 10b


liquide 44°C → 12b
moyenne → 11b

1° choix: 12b → vapeur → 51°C → risque de température de refoulement trop élevée


liquide → 44°C
2° choix: 10b vapeur → 44°C
liquide → 37°C → compte tenu du ∆t on risque de déclencher de façon intempestive
au pressostat HP car 37°C est très proche de la température maxi+∆t 30+5=35°C
3° choix: moyenne donc 11b

Pour l’enclenchement

30° = 6,5 B

∆t installation à l’arrêt = 0
30° 30° MOY = 7,2 B

30° = 8,2 B

1° choix: 8,2b → 38°C vapeur


→ 30°C liquide → moyenne 34°C
2° choix: 7,2b → 34°C vapeur
→ 26°C liquide → moyenne 30°C
3° choix: 6,5b → 30°C vapeur
→ 23°C liquide → moyenne 26°C

D’après la loi de DALTON qui énonce que la pression totale d’un mélange de gaz est égale à la
somme des pressions partielles prises par chacun des constituants de ce gaz comme s’il occupait seul le
volume à disposition, on ne pourra choisir que la température de 30°C équivalent à une pression
liquide de 8,2 b.
d’où un réglage à 11b et 8,2b

12) Réglage d’un automate start ou stop:

START:
Il faut afficher sur la grande fenêtre la valeur d’enclenchement, le différentiel effectuera la coupure.

STOP:
Il faut afficher sur la grande fenêtre la valeur de coupure, le différentiel effectuera l’enclenchement.
LES REGULATEUR

1) Régulateur de capacité : KVC


11) Utilisation :
Le régulateur de capacité KVC sert à maintenir constante la charge du compresseur quelle que soit
la charge de l’évaporateur.
Placé dans une dérivation entre les côtés haute et basse pression du système de réfrigération , le KVC
impose une limite inférieur à la pression d’aspiration du compresseur en fournissant au côté basse pression
un complément sous forme de gaz chauds / gaz froids venant du côté haute pression .

12) Avantages :
Régulation de pression précise et ajustage
Plages de capacités et de travail étendues
Amortissement des pulsations
Conception angulaire compacte facilitant l’installation
Conception brassée hermétique

13) Caractéristiques techniques :


Plage de régulation 0.2→ 6 bar
Température max. du médium +130 °C
Pression de service max. PB = 28 bar
Pression d’essai max. p’ = 31 bar
2) Le régulateur de pression de démarrage : KVL
21) Utilisation
Le régulateur de pression de démarrage KVL se monte dans la conduite la conduite d’aspiration
avant le compresseur.
Le KVL protège le monteur du compresseur contre les surcharges au démarrage au après une période de
dégivrage .
1/2 KVL 12
5/8 KVL 15
7/8 KVL 22
1.1/8 KVL 28
1.3/8 KVL 35

22) Avantages
Régulation de pression précise et ajustage
Plages de capacités et de travail étendues
Amortissement des pulsations
Conception angulaire compacte facilitant l’installation
Conception brassée hermétique

23) Caractéristiques techniques


Plage de régulation 0.2→ 6 bar
Température max. du médium +60C
Pression de service max.
PB = 14 bar
Pression d’essai max.
KVL 12,15 et 22 : p’ = 28 bar
KVL 28 et 35 : p’ = 26.5 bar
1 : capuchon

2 : siège du clapet

5 : ressort de réglage

10 : soufflet

11 : clapet

3) Le régulateur de pression d’évaporation : KVP


31) Utilisation :
Le régulateur de pression d’évaporation KVP se monte dans la conduite d’aspiration après
l’évaporateur.
Il est utilisé pour :
1) Maintenir une pression d’évaporation constante , et par conséquent une température constante, à
la surface de l’évaporateur .
2) Assurer une protection contre une pression d’évaporation trop faible (contre le gel).
Le régulateur se ferme lorsque la pression dans l’évaporateur tombe au dessous de la valeur de consigne.
2 KVP 12
5/8 KVP 15
7/8 KVP 22
1.1/8 KVP 28
1.3/8 KVP 35
32) Avantages :
Régulation de pression précise et ajustage
Plages de capacités et de travail étendues
Amortissement des pulsations
Conception angulaire compacte facilitant l’installation
Conception brassée hermétique

33) Caractéristiques techniques :


Plage de régulation 0→ 5.5 bar
Température max. du médium +60C
Pression de service max.
PB = 14 bar
Pression d’essai max.
KVP 12,15 et 22 : p’ = 28 bar
KVP 28 et 35 : p’ = 26.5 bar
1 : capuchon

2 : siège du clapet

5 : ressort de réglage

9 : prise manométrique

10 : soufflet

11 : clapet
4) REGULATEUR DE CAPACITE : CPCE + LG
41) Utilisation :
Le régulateur de capacité CPCE sert à maintenir constante la charge du compresseur quelle que soit la charge de l’évaporateur .
Le CPCE est destiné à être installé dans une dérivation entre les côtés basse et haute pression du système frigorifique.
Il est spécialement étudier pour l’injection de gaz chauds entre l’évaporateur et le détendeur
thermostatique . L’injection doit s’effectue par l’intermédiaire d’un mélangeur liquide / gaz LG .
42) Avantages :
Excellente précision de la régulation.
Le raccordement direct à la conduite d’aspiration du système , régule l’injection de gaz chauds indépendamment de la perte de charge de l’évaporateur
Le LG assure un mélange homogène de réfrigérant liquide et gaz chauds dans l’évaporateur .
Le régulateur augmente la vitesse du gaz de l’évaporateur , assurant ainsi un meilleur retour d’huile au compresseur .
Protection contre une température d’évaporation trop basse donc pas de givrage de l’évaporateur .
Le LG peut être utilisé pour les système à dégivrage par gaz chauds ou à cycle inverse .
43) Caractéristiques techniques :
Plage de régulation 0.2→ 6 bar
Température max. du médium +140 °C
Pression de service max.
PB = 21.5 bar
Pression d’essai max.
p’ = 28 bar
5) Disposition des différents régulateurs sur le circuit frigorifique :
6) Réglage et utilisation des différents régulateurs :

Pression ou A Limiter Vanne Montée Régulée par Son Rôles Paramètre OPERATIONS
Température Utilisée de Réglage N° 1 N° 2 N° 3
Pression Vers le bas Vanne à L’aspiration La pression Evite une Pression Ouvrir la Démarrer Lorsque la
d’évaporation pression d’évaporation température d’évaporation vanne au l’installation pression
d’évaporation (Pression d’évaporation relevée sur la maximum d’évaporation
constante d’entrée ) donc une PM de la descend à sa
température vanne pression limite
ambiante trop minimale
basse fermer
progressivement
pour la
stabiliser
Température Vers le bas Vanne L’aspiration La Evite une Température Ouvrir la Démarrer Lorsque la
ambiante thermostatique Le bulbe est température température ambiante vanne au l’installation température
intérieur dans ambiante ambiante trop intérieur maximum descend à sa
l’ambiance intérieur basse relevée au valeur limite
intérieur telethermo- minimale
metre fermer
progressivement
pour la
stabiliser
Pression Vers le haut Régulateur de L’aspiration La pression Limiter le Pression Fermer la Démarrer Ouvrir la vanne
d’aspiration démarrage d’aspiration débit d’aspiration vanne l’installation afin d’obtenir
(Pression de massique au relevée sur la une pression
sortie ) compresseur prise mano d’asp égale à la
donc la BP du pression de
charge du compresseur démarrage
moteur ( sert stabilisée + 0.5
surtout à bar
chaque
démarrage )
Pression ou A Limiter Vanne Montée Régulée par Son Rôles Paramètre OPERATIONS
Température Utilisée de Réglage N° 1 N° 2 N° 3
Pression donc Vers le haut Vanne à eau L’arrivée Pression de Entretenir Pression de Fermer la Démarrer Lorsque La HP
température pressostatique d’eau du condensation une HP cste condensation vanne l’installation monte à la
de à utiliser ( à condenseur ( et une relevée sur la pression limite
condensation utiliser avec 1 le soufflet est consommatio prise mano maximale ,
pressostat HP relié à la n d’eau HP ouvrir
de sécurité prise mano adaptée au progressivement
HP ) fonctionneme pour stabiliser
nt
Pression Vers le bas Régulateur de En by-pass de Pression BP Diminuer le Pression BP Fermer la Démarrer Lorsque la BP
d’aspiration capacité HP en phase ( Pression de volume aspiré relevée sur la vanne l’installation descend à sa
gazeuse vers sortie ) dans prise mano pression limite
la BP l’évaporateur du minimale ouvrir
et éviter une compresseur progressivement
pression BP pour la
trop basse stabiliser
Température Vers le haut Vanne EN by-pass La Eviter des Température Fermer le Démarrer Lorsque la
des vapeurs thermostatique de la HP température vapeurs de détendeur l’installation température de
aspirées d’injection liquide vers de aspirées trop refoulement d’injection. refoulement
alimentée par la BP gazeuse refoulement chaudes qui Régler le arrive à sa
une VEM . entraîneraient thermostat en valeur limite
commandée Les bulbes du une dessous de la haute, le
par un détendeur et température température thermostat doit
thermostat du thermostat de catastrophiqu alimenter la V E
d’élément sont montée refoulement e du fluide. M. Ouvrir le
sur le anormalemen détendeur pour
refoulement t haute stabiliser cette
du température de
compresseur refoulement.
Pression ou A Limiter Vanne Montée Régulée par Son Rôles Paramètre OPERATIONS
Température Utilisée de Réglage N° 1 N° 2 N° 3
Pression de Vers le bas Régulateur de Entre le La pression Maintenir une Pression HP Vanne Démarrer Fermer la vanne
condensation pression de condenseur et de pression de de ouverte. l’installation progressivement
condensation le réservoir condensation condensation condensation pour remonter
(pression égale ou (HP et stabiliser la
amont). supérieur à compresseur). HP du réservoir
une valeur à la HP de
fixe condensation
moins 0.5 ou 1
bar.
HP au Vers le bas Régulateur de Relie le La pression Maintenir une Pression HP Vanne fermée Démarrer Ouvrir la vanne
détendeur pression du refoulement HP (≅ HP HP constante du réservoir. l’installation. progressivement
réservoir (1). du détendeur ). au détendeur pour remonter
compresseur afin de lui et stabiliser la
au réservoir. conserver son HP du réservoir
∆P donc sa à la HP de
puissance. condensation
moins 0.5 ou 1
bar .
LE TUBE CUIVRE ET LES RACCORDS FRIGORIFIQUES

1) Le tube cuivre:
Caractéristiques physiques

Présentation: - en couronne pour le tube recuit ( cintrable ) de 3/16 à 1 pouce,

- en barre pour le tube écroui ( non cintrable ) de ¼ à 4 pouces.

Epaisseur: de 0,6 à 1 mm pour les tubes de 3/16 à 1 pouce.


Pression d'épreuve: tube 1/4: 70 bar
tube 3/8: 50 bar
tube 1/2: 40 bar

Finition: le tube est poli ultérieurement, étuvé, déshydraté, obturé à la pince aux extrémités.
Commercialisation: facturé au poids (kg)

Utilisation:
Propreté:
- écraser après chaque emploi l'extrémité de la couronne et boucher celle de la barre,
- ne pas introduire de copeaux à l'ébavurage,
- ne jamais souffler dans le tube ( humidité ).

Emploi:
- le tube en barre doit être recuit pour le cintrage et l'évasement,
- le tube en couronne est utilisable en son état.

Coupage:
- pour les tubes en diamètre inférieur à 3/6, marquer la trace à la lime puis casser le tube,
- pour les autres diamètres, utiliser le coupe tube et ébavurer,
- en aucun cas utiliser une scie à métaux.

Unités de mesure du diamètre EXTERIEUR


Le tube identifié par son diamètre extérieur est exprimé en pouce ( unité anglaise ). Le pouce est égal à
25,4 mm l'échelonnement des diamètres extérieurs se fait par 1/8' pouce à partir du tube 1/4.

Exemples de diamètres des principaux tubes employés:


1/4' = 6,35 mm
5/8' = 15,87 mm
3/8' = 9,52 mm
1/2' = 12,7 mm
2) Cintrage à la main ( sur tube recuit ):
Facile à exécuter pour les tubes 1/4' - 3/8' - 1/2', le rayon intérieur minimum à obtenir doit être au moins
égal à quatre fois le diamètre extérieur du tube.
Exemple: Tube de 1/2': 12,7 mm x 4 = 50,8 mm

Inconvénient: Aplatissement du tube ( pertes de charge )

3) Cintrage sur gabarit:


En se servant d'un galet en bois dur muni d'une rainure circulaire d'une poulie de moteur électrique,
volant de compresseur, bouteille de monteur, le genoux, mais il subsiste toujours l'inconvénient de
l'aplatissement du tube.

4) Cintrage du ressort:
1/4' - 3/8'- 1/2' - 5/8'
On se sert du ressort afin d'éviter l'aplatissement du tube.

Inconvénient: Traces sur le tube et particulièrement lors de cintrage au rayon minimum.

5) Cintrage à la cintreuse à main:


(Actuellement la méthode la plus employée).

Deux sortes de cintreuses:


- avec galets interchangeables souvent utilisée en atelier (volumineuse).
- avec galets fixes dans ce cas une cintreuse est obligatoire pour chaque dimension de tube: ( 1/4' -
3/8' - 1/2' 5/8' - 3/4' ).
Utilisation de la cintreuse
- déterminer la longueur sur le tube,
- disposer le tube sur la cintreuse,
- faire coïncider le zéro du galet avec celui du guide mobile.

51) Si la mesure A B doit se trouver sur la gauche du tube:


B

faire coïncider le marquage B avec la lettre L ( left = gauche )


L est la perpendiculaire tangente à l'extérieur du galet.

52) Si la mesure A B doit se trouver sur la droite du tube:


B A

faire coïncider le marquage B avec la lettre R ( Right = droite )


R est à un diamètre de tube, à gauche de L.
6) Raccords à visser et à souder:
61) Conception:
Les raccords utilisés dans l'industrie frigorifique ne devant présenter aucune porosité du métal sont
exécutés en laiton 60/40, ( 60% de cuivre, 40 % de zinc ) et matrice à chaud.

62) dénomination du diamètre:


La dénomination en pouce des raccords correspond au diamètre extérieur du tube cuivre
recevant ce raccord.
Une exception concerne les écrous réducteurs ou deux diamètres sont nécessaires.

63) trois éléments de la désignation d’un raccord:


Désigner:
- Le type: écrou - bouchon - coude - croix raccord - capsule - joint intercalaire - à visser - à souder.
- le diamètre nominal extérieur des différents tubes recevant ce raccord, en suivant un ordre
déterminé pour les tés et les croix.
l'angle pour les coudes
- La nature du filetage soit mâle ou femelle.
Dans le cas de filetage ou taraudage conique, faire suivre la lettre C.

NOTA: Il est conseillé de faire suivre la désignation du raccord de la référence du catalogue du


fournisseur

64) raccords coniques:


Le diamètre nominal des raccords coniques est donné par le diamètre de perçage du raccord conique mâle.

DIAMETRE NOMINAL DIAMETRE DE PERCAGE EN DIAMETRE MOYEN DU


mm FILETAGE EN mm
1/8 C 3,17 10,3
1/4 C 6,35 13,7
3/8 C 9,52 17,1
1/2 C 12,7 21,3

7) Exemples de désignation:

1° 2° 3°

ECROU A VISSER 1/4 FEMELLE

COUDE A VISSER 1/4 à 90° MALE

1/8 MALE C
COUDE A VISSER 1/4 à 135° MALE

1/4 MALE

3/8 MALE

RACCORD A 3/8 MALE C


VISSER

1/4 MALE

TE A VISSER 1/4 FEMELLE

1/4 MALE

RACCORD A 1/2 MALE


VISSER

A
1/2 MALE
SOUDER

RACCORD DE 1/4 MALE


CHARGE POUR
BOUTEILLE 18/150 FEMELLE

8) Le raccordement:
Travail du tube cuivre et du raccordement
Il s'agit certainement de l'opération qui devra être réalisée avec le plus de soin. En effet la présence
d'eau, de souillures (particules de cuivre, sable de chantier ) sont des causes de pannes inévitables. L'eau
se mélange au fluide frigorigène pour former de l'acide qui détruira le bobinage du compresseur. Les
particules obstrueront les capillaires et les déshydrateurs.

Raccordement avec écrou:


Le tube cuivre est évasé. Un écrou plaque la partie conique ainsi créée sur un cône fileté
L'étanchéité est réalisée à partir du serrage de ces deux parties coniques.
Cet évasement du tube est couramment appelé "dudgeon" par les professionnels. Il ne faut pas confondre
le dudgeon "évasement conique" avec le collet battu
Pour la réalisation d'un dudgeon, trois outils sont indispensables:
- le coupe tube,
- la dudgeonnière,
- l'ébavureur.

Le tube est coupé à la dimension voulue à l'aide du coupe-tube. Il est recommandé d'utiliser un tube droit
non bosselé et non coudé. Tout d'abord, il faut tracer un repère autour du tube en appuyant la lame du
coupe-tube contre la surface et en tournant lentement.
Ensuite, le tube est soigneusement coupé en tournant la poignée de l'outil après chaque tour. La lame
coupe le tube peu à peu. Si la poignée est tournée trop rapidement, la coupe sera de mauvaise qualité (
Fig.23 ).

La qualité de dudgeon est en partie déterminée par la qualité de la coupe.

Après la coupe du tube il est nécessaire de l'ébavurer. En effet l'outil coupe le tube en exerçant une
pression ce qui produit par conséquent des bavures.
Elles sont éliminées à l'aide d'une lame fixée sur le coupe-tube ou d'un alésoir spécial. Il ne faut pas
enlever une quantité de métal trop importante pendant cette opération, cela fragiliserait le dudgeon.
Lors de l'élimination des bavures, l'extrémité du tube doit être placée vers le bas afin d'éviter que la
limaille de cuivre n'y pénètre.
Le tube ayant été coupé et ébavuré, le dudgeon peut être réalisé. Avant d'utiliser la dudgeonnière il ne faut
pas oublier d'installer l'écrou dans le tube il ne pourra être monté une fois le dudgeon effectué.
Puis serrer le tube dans les mors. La figure 25 indique la hauteur de dépassement du tube dans les mors.
Un dudgeon terminé a une surface intérieure propre et douce, il est d'épaisseur uniforme. Il faut alors
vérifier que le dudgeon épouse la surface du raccord conique à visser. Si le dudgeon est trop grand, l'écrou
ne pourra pas être vissé, s'il est trop petit, une fuite se produira.

Remarques :
Lors de la connexion il est recommandé d'huilier légèrement les surfaces coniques en contact avec
une huile de compresseur frigorifique. Après avoir vissé l'écrou à la main, le serrage doit être terminé
avec l'aide de deux clefs.

Particularités :
Dans l'éventualité, d'un raccord par brasage (impossibilité de cintrer les tubes) il faut:
- utiliser de la brasure à fort pourcentage d'argent (supérieur à 15%),
- réaliser la brasure sous flux d'azote pour éviter une oxydation des tubes, donc une souillure,
- protéger les éléments déjà soudés avec un chiffon humide.

Dans le cas du brasage du capillaire, il faut faire attention de ne pas le boucher avec la brasure.

Un capillaire doit toujours être remplacé par un capillaire de même longueur et de même section. Pour le
couper, il faut l'inciser avec la lame d'un couteau et le rompre à la main.
SCHEMA FROID

1) Introduction :
Une installation électrique peut être représentée de façon très simplifiée par un schéma facilitant
l'étude de sa constitution et la compréhension du fonctionnement, en particulier lors du dépannage.
Le spécialiste EMF doit être capable de lire et de comprendre un schéma électrique, d'identifier les
composants, de rechercher les caractéristiques d'un composant à changer.

Il existe plusieurs sortes de schéma électrique dont les trois types principaux sont:
- le schéma architectural.
- le schéma de réalisation ou d'implantation.
- le schéma développé.

a) Le schéma architectural est exécuté sur un plan architecte. Il indique sommairement


l'emplacement, le genre et la puissance des appareils d'utilisation et de commande.

b) Le schéma de réalisation ou d'implantation guide l'exécution, la vérification ou le dépannage de


l'installation. Il est établi d'après la disposition des canalisations, la nature et le mode de pose. Chaque
conducteur est représenté par un trait.

c) Le schéma développé assure la connaissance de l'installation et la compréhension de son


fonctionnement, mais ne tient pas compte de la disposition réelle du matériel. Les symboles des différents
éléments sont séparés et disposés de manière à ce que le tracé de chaque circuit puisse être facilement
suivi.
Chaque conducteur est représenté par un trait.

De ces trois types de schémas, seul le schéma développé nous intéresse particulièrement.
Le schéma développé se compose lui même de deux parties:
- Le circuit de puissance qui est la représentation graphique de l'alimentation et du raccordement
des récepteurs en triphasé, (ou en monophasé, si leur ampérage est important).
- Le circuit de commande qui est la représentation graphique d'une installation électrique en
monophasé, (on y retrouvera les protections, les appareils de commande et les récepteurs monophasés de
faible ampérage).

2) Lecture de schéma :
Pour apprendre à lire, il faut connaître l'alphabet, en schéma c'est le même principe. L'alphabet sera
pour vous l'ensemble des symboles employés en schéma électrique.
Il permettra aux techniciens d'employer un langage commun pour étudier, réaliser et utiliser un
schéma électrique; ces symboles sont normalisés et réunis dans des normes homologuées par tous les pays
(européens notamment).
Les schémas développés du circuit de commande peuvent être représentés entre deux traits
verticaux ou deux traits horizontaux. Cette dernière représentation étant maintenant couramment utilisée
dans l'industrie nous l'adopterons pour la réalisation de nos schémas.

21) Principe de réalisation :


Les deux traits horizontaux figurant l'alimentation, le schéma de commande est développé entre ces
deux lignes. Les circuits de commande et de signalisation, les symboles des organes de commande des
contacteurs, des relais et autres appareils commandés électriquement, sont disposés les uns à la suite des
autres, autant que possible dans l'ordre correspondant à leur alimentation lors d'un fonctionnement normal.
Les bobines des contacteurs et les récepteurs divers (lampes, avertisseurs, horloges) sont reliés directement
au conducteur inférieur (le trait inférieur symbolisant généralement le neutre). Les autres organes, contacts
auxiliaires, appareils extérieurs de commande (boutons, interrupteurs, fin de course), les organes de
protection, ainsi que les bornes de raccordement sont représentés au-dessus de l'organe commandé. Pour
améliorer la clarté du schéma des circuits, les lettres et les chiffres constituants les repères d'identification
précisant la nature de l'appareil sont inscrits à gauche tandis que le marquage de ses bornes est indiqué à
droite.
- Les schémas électriques sont toujours représentés hors tension c'est à dire au repos.
- Le déplacement des contacts s'effectue toujours de gauche à droite et de bas en haut.
- Chaque matériel a son symbole mais quelques fois le symbole d'un matériel sera composé par
plusieurs éléments (symbole de base plus commande mécanique ou électrique).

Exemple:
un simple contact à fermeture peut devenir un bouton poussoir en y
ajoutant une commande mécanique

3) Représentation du schéma des circuits sous forme développe :


Ce schéma explicatif est destiné à faire comprendre en détail le fonctionnement de l'équipement. Il
doit également permettre le câblage et aider lors d'un dépannage éventuel.
Les divers organes constituant un appareil (bobine, pôle, contact auxiliaire, etc...) ne sont pas
représentés, sur le schéma, à proximité les uns des autres tels qu'ils sont dans l'appareil, mais séparés et
placés selon une disposition qui facilite la compréhension du fonctionnement.
Les circuits de puissance et ceux de commande et de signalisation sont, généralement, représentés sur
deux parties distinctes du schéma.

4) Exemple d'un schéma développé: Alimentation d'un moteur triphasé :


Commande extérieure à impulsion par bouton poussoir (S1)
Circuit de commande Circuit depuissance
5) Remarques concernant l'ensemble des schémas :
51) La méthode utilisée, sur tous les schémas, pour le repérage des bornes des contacts et des
différents récepteurs (bobines, voyants, ect...) est la suivante :
- Tous les récepteurs des circuits de commande et d'automaticité (bobines, voyants, ect...) portent les
repères qui sont portés sur l'appareil lui-même.
Ex : bobine de contacteur et de relais: A1 / A2
voyants lumineux: X1 / X2

- Le repérage des contacts se fait également avec les repères portés sur les appareils.
Les bornes des contacts des circuits auxiliaires sont repérés par des nombres à deux chiffres.

Le chiffre des unités indique la fonction du contact auxiliaire.


- 1 et 2: contacts à ouverture (de repos),
- 3 et 4: contacts à fermeture (de travail),
- 5 et 6: contacts à ouverture à fonctionnement spécial tel que temporisé, de protection, ect...
- 7 et 8 : contacts à fermeture à fonctionnement spécial tel que temporisé,de protection, ect...

Le chiffre des dizaines indique le numéro d'ordre de chaque contact de l'appareil.


Tous les appareils qui entrent dans la composition d'un schéma sont identifiés par une ou deux
lettres suivies d'un nombre et choisies en fonction de la nature de l'appareil.

ex : La lettre B désigne tous les appareils tels que pressostats thermostats ect...
Il existe des tableaux donnant le classement par lettre repère pour chaque sorte de matériel.
52) Tous les thermostats et les pressostats utilisés sont représentés "ouverts" si leur fonction est une
fonction de régulation et " fermés " si leur fonction est une fonction de sécurité.
D'autre part,tous les thermostats et les pressostats utilisés en régulation comme en sécurité
fonctionnent avec une fermeture en 2-3 par montée de pression et une fermeture en 2-1 par baisse de
pression.

53) Parmi les sectionneurs actuellement sur le marché certains possèdent deux contacts de
précoupure, d’autres ne possèdent qu’un seul contact de précoupure.

54) Protection des moteurs :


Tous les moteurs monophasés équipant les évaporateurs sont:
- soit auto-protégés par leur impédance pour les petites puissances,
- soit protégés par des thermostats internes "ipsothermes" . Ces thermostats sont incorporés dans le
bobinage des moteurs.
Certains schémas étant réalisés avec ce type de matériels il est donc normal qu'aucune protection n'apparaisse
sur le schéma du circuit de commande.
Sur les groupes hermétiques utilisés en réfrigération il existe plusieurs types de protection:

- 1) Protection externe : "Klixon"


"Klixon" ( échauffement et surintensités ) Ipsothermes
Thermistances

- 2) Protection interne :
La protection par ipsotherme que l'on trouve sur certains moteurs est bien souvent une protection
que le frigoriste n'a pas à raccorder, car elle fait partie intégrante du moteur. C'est d'ailleurs pour cette
raison que ce type de protection n’apparaît sur aucun schéma.

Les autres appareils seront protégés de façon à assurer une priorité "au froid" .
6) Régulation des circuits frigorifiques :

SYMBOLISATION DES THERMOSTATS ET DES PRESSOSTATS

61) Thermostats :

Contact "fermeture" (de travail)

La fermeture du contact de travail va


mettre "au travail" ou sous tension l'organe de
commande ou un récepteur quelconque.
ex: thermostat de régulation d'une enceinte
réfrigérée, thermostat d'alarme ect...

Le contact se ferme par augmentation


de température.
Contact "fermeture" (de travail)

ex: thermostat de régulation d'une enceinte


chauffée, régulation de la température d'un
réévaporateur à bain-marie.

Le contact se ferme par baisse de


température.

Contact "ouverture" (de repos)

L'ouverture du contact de repos va mettre


"au repos" ou hors tension l'organe de commande
ou un récepteur quelconque.
ex: thermostat de sécurité chaud, thermostat de
fin de dégivrage.

Le contact s'ouvre par augmentation de


température.

Contact "ouverture" (de repos)

ex: thermostat de sécurité froid, thermostat de


cuve de machine à glaçons, thermostat
d'évaporateur de machine à glaçons.

Le contact s'ouvre par baisse de


température.
.

62) Pressostats basse pression :


Contact "ouverture" (de repos)

ex: pressostat utilisé en sécurité basse pression.

Le contact du pressostat s'ouvre par


baisse de pression.

Contact "ouverture" (de repos)

ex: pressostat de fin de dégivrage.

Le contact du pressostat s'ouvre par


montée de pression.

Contact "fermeture" (de travail)

ex: pressostat basse pression utilisé en régulation


(pump-down).

Le contact du pressostat se ferme par


montée de pression.

Contact "fermeture" (de travail)

ex: régulation de la ventilation d'un évaporateur,


associée à une régulation thermostatique du
groupe.

Le contact du pressostat se ferme par


baisse de pression.

63) Pressostat haute pression :


Contact "fermeture" (de travail)

ex: pressostat haute pression utilisé pour la


régulation de la ventilation sur un condenseur à
air.
Le contact du pressostat se ferme par
montée de pression.

Contact "ouverture" (de repos)

ex: pressostat utilisé en sécurité haute pression.

Le contact du pressostat s'ouvre par


montée de pression.

64) Combinés haute et basse pression :

Le contact HP va s'ouvrir par montée de


pression soit, le contact BP va s'ouvrir par baisse
de pression la BP.

Contact "ouverture" (de repos)

ex: combiné pressostatique basse et haute


pression utilisé en sécurité.
Le contact du combiné va s'ouvrir soit
par montée de la HP ou baisse de la BP.
65) Pressotat haute pression à réarmement manuel :

Contact "inverseur"O + F"

ex: ce type de pressostat à réarmement manuel ne


peut bien évidemment avoir qu'une fonction de
sécurité

Le contact inverseur va basculer et se verrouiller dès que la haute pression va atteindre une valeur
anormale. Après recherche du défaut un réarmement manuel permettra de remettre l'appareil en service.
Nous pourrons retrouver ce même type de pressostat en BP mais la manoeuvre des contacts se fera
pour une baisse de pression.
NORMES FRIGORIFIQUES

Introduction :
Une installation fluidique peut être représentée de façon très simplifiée par un schéma facilitant
l'étude de sa constitution et la compréhension du fonctionnement, en particulier lors du dépannage.
Le spécialiste EMF doit être capable de lire et de comprendre un schéma fluidique, d'identifier les
composants, de rechercher les caractéristiques d'un composant à changer.

Tous les symboles suivants vont vous permettre de réaliser le schéma fluidique le plus simple au
schéma le plus compliqué.
Le tableau, vous indique :
- la désignation de l’appareil,
- le symbole générique (dont tous les autres symbole dérivent),
- le symbole dérivé (nouvelle norme),
- le symbole spécifique (ancienne norme).

Utilisation des symboles :


Le respect de l’echelle des grandeurs dans la représentation des symboles sur les schémas est
laissé à l’initiative des exécutants

Le schéma se doit d’être le plus proche de la réalité pour cela, le sens de passage des
différents appareils est a respecter (contre courant ect...), ainsi que l’alimentation et la position
(haut, bas etc...).

Néanmoins, il est souhaitable que les dimensions relatives des éléments à représenter soient
en cohérence avec leurs dimensions réelles.
CHAMBRE FROIDE VENTILEE A TEMPERATURE POSITIVE AUTOMATICITE
PAR THERMOSTAT D'AMBIANCE

Action directe du thermostat sur le groupe

1) Avantages:
- pose et réglage facile,
- les températures de conservation sont bien assurées.

2) Inconvenients:
- L'automaticité par thermostat d'ambiance ne tient pas compte des grosses variations d'entrées de
marchandises riches en eau et l'on risque un givrage excessif de l'évaporateur.
L'excès de givre a pour effet de diminuer fortement l'échange entre l'air ambiant de l'enceinte à
refroidir et le fluide frigorigène en ébullition dans l'évaporateur; le givre s'accumule les périodes de
fonctionnement s'allongent jusqu'à ce que le groupe ne s'arrête plus.
- Avec une automaticité par thermostat d'ambiance il faut prévoir un dégivrage régulier de
l'évaporateur, dégivrage manuel ou automatique par interrupteur horaire.
- Cette automaticité présente également l'inconvénient de ne pas tenir compte de la migration du
fluide frigorigène vers l’évaporateur. En effet pendant les périodes d'arrêt du groupe le fluide frigorigène a
tendance à venir s'accumuler dans l'évaporateur et cela risque d'entraîner des coups de liquide au
redémarrage du groupe.

3) Utilsation:
L’utilisation d'une régulation par thermostat d'ambiance peut se concevoir sans problème lorsque:
- l'introduction de denrées riches en eau est régulière et sans excès,
- la température de l'enceinte à refroidir est bien supérieure à 0°C de façon à ce que l'excès de givre
soit moins à craindre,
- les marchandises contiennent peu ou pas d'eau (produits en boite),
- le service est peu important chambre froide de stockage plus que chambre froide de détail.

4) Fonctionnement:
La fermeture du thermostat de régulation B3 par augmentation de la température de l'enceinte met
sous tension la bobine du contacteur groupe KM1 après fermeture de l’interrupteur S1.
Dès que la température de l'enceinte est atteinte le thermostat coupe l'alimentation du groupe. Si
pendant le fonctionnement un problème survient soit au niveau du moteur soit au niveau du circuit
frigorifique HP haute ou BP basse le groupe serait mis à l'arrêt par ouverture de F1 de B1 ou de B2.
Le ventilateur évaporateur est asservi au groupe. Si le groupe fonctionne, le ventilateur fonctionne.
Si le groupe est à l'arrêt le ventilateur est à l'arrêt.
REGULATION PAR PROTECTION MINIMUM

C'est aussi une régulation par thermostat tout ou rien (T.O.R.) avec action directe sur le compresseur mais, pour éviter la libre circulation du fluide
frigorigène dans l'installation pendant les périodes d'arrêt du groupe et les risques de coups de liquide que cela risque d'entraîner on installe sur la conduite liquide
à l'entrée du détendeur (le plus près possible de celui-ci) une vanne électromagnétique (V.E.M.).

On a donc une régulation par thermostat TOR avec action directe sur le groupe et sur la vanne électromagnétique.

Fonctionnement:

Le sectionneur Q est fermé Q1 et Q2 contacts de précoupures étant fermés le circuit de commande est sous tension. S1 est fermé, la température de
l'enceinte à refroidir étant élevée le thermostat B3 se ferme et KM1 contacteur groupe est sous tension. Les contacts de KM1 13-14 et 23-24 sont fermés. Le
ventilateur évaporateur tourne et la VEM est sous tension, de ce fait le fluide frigorigène peut circuler et jouer correctement son rôle.
Lorsque la température de l'enceinte sera atteinte B3 va s'ouvrir, KM1 étant désalimenté ses contacts reviennent en position initiale (ouvert) et M2 ainsi que
Y1 ne sont plus sous tension.
La VEM étant fermée elle empêchera toute migration du fluide vers l'évaporateur. Le fluide frigorigène dans l'évaporateur compte tenu de l'augmentation
de température dans l'enceinte aura tendance à se vaporiser, cette vaporisation pouvant être accentuée par un fonctionnement permanent du ventilateur
évaporateur.

La sécurité de fonctionnement de l'installation étant assurée par F1 (surintensité) et par B1 et B2 lors d'une HP trop importante ou d'une BP trop basse.

Les autres modules sont protégés par des fusibles indépendants afin d'assurer une priorité "au froid".
LE "PUMP-DOWN" ET POURQUOI

1) Définition:
Le "pump-down" c'est à dire le tirage au vide automatique ou unique consiste à vider l'évaporateur
de son fluide frigorigène à chaque arrêt du groupe.

2) Principe:
Le pump-down est réalisé avec le matériel suivant:
- 1 vanne électromagnétique montée sur la conduite liquide de l'installation,
- 1 thermostat d'ambiance,
- 1 pressostat basse pression installé en régulation.

Quand la température est atteinte dans l'enceinte à refroidir le thermostat coupe l'alimentation de la
vanne électromagnétique ce qui interrompt l'arrivée du liquide a l'évaporateur.
Le compresseur continue de fonctionner et aspire le fluide qui se trouve dans l'évaporateur.
Quand la pression dans le circuit basse pression a atteint une valeur suffisamment basse (0,2 b) le
pressostat BP coupe l'alimentation électrique du groupe.
La température de l'enceinte augmentant le thermostat ferme le circuit de la VEM.
La pression dans l'évaporateur ainsi que dans la ligne d'aspiration remonte.
Dès que la pression BP a atteint la valeur correspondant au point d'enclenchement du pressostat
(fonction de la température de fonctionnement de la chambre) le groupe démarre.

3) Utilisation:
Pendant les périodes d'arrêt d'une installation il y a toujours migration du fluide, du point le plus
chaud vers le point le plus froid du circuit. Le fluide a donc tendance à aller s'accumuler dans l'évaporateur
d'où risque de coup de liquide au démarrage du groupe.
D'autre part la concentration d'huile augmente avec la pression. L'utilisation du pump-down faible
BP dans le carter limite donc l'absorption de fluide frigorigène par l'huile.
Cette régulation est intéressante aussi lors du dégivrage de l'évaporateur par résistance électrique
afin d'éviter des pressions trop importantes sur des modules comme le détendeur et les pressostats.
REGULATION PAR TIRAGE AU VIDE AUTOMATIQUE

1) Fontionnement:
Après fermeture du sectionneur Q le circuit de commande est sous tension. L’interrupteur S1 étant
fermé la température de l'ambiance étant au point de consigne le contact de B3 (manoeuvrant à la hausse
de température) se ferme.
La VEM est sous tension et le fluide frigorigène circule librement. La pression BP augmentant B2
ferme son contact (contact se fermant à la hausse de pression) et KM1 est alimenté, le groupe tourne.
Lorsque la température dans l'ambiance est atteinte B3 s'ouvre et la VEM est désalimentée.
Le groupe fonctionne toujours et aspire le fluide dans l'évaporateur. La pression BP chute jusqu'à
atteindre la valeur de réglage du pressostat B2 s'ouvre et interrompt l'alimentation du groupe.

11) Remarque:
Avec une régulation par tirage au vide automatique il faut éviter d'utiliser une résistance de carter
surtout si celle-ci est interne afin de ne pas avoir un fonctionnement du compresseur en cycles courts. Ces
cycles courts pouvant apparaître en cas de vem fuyarde ou de remontée intempestive de pression.
REGULATION PAR TIRAGE AU VIDE UNIQUE

Fonctionnement:
On utilisera pour cette régulation en plus des modules du pump-down auto un relais auxiliaire KA1
pour la ligne de tirage au vide.
S1 est fermé la température dans l'enceinte ayant atteint la consigne B3 se ferme et KA1 est
alimenté. Ses contacts 13-14 et 23-24 se ferment. La VEM est alimentée et le fluide circule naturellement
la BP augmentant B2 se ferme KM1 est alimenté le groupe démarre les contacts KM1 13-14 et 23-24 sont
fermés nous avons donc mise en marche du ventilateur et auto alimentation du contact KA1 23-24, lorsque
la température de consigne est atteinte B3 s'ouvre désalimente KA1.
La VEM n'étant plus sous tension bloque le passage du fluide. Le compresseur aspire le fluide et
vide l'évaporateur ceci étant possible car le contact KM1 23-24 assure l'alimentation de son relais. Lorsque
la pression de consigne est atteinte (0,2 b) B2 s'ouvre et désalimente KM1 le groupe s'arrête
Même si pour une raison quelconque la BP augmente B2 se ferme, les contacts de KA1 et KM1
étant ouvert le groupe ne pourra redémarrer. Le redémarrage ne sera possible qu'à la fermeture de B3 donc
alimentation de KA1.
RECHERCHE D’UN BORNIER

Lors du câblage d’une armoire électrique de chambre froide de nombreux modules peuvent se
situer en dehors de cette armoire (pressostat, thermostat, moteur, VEM etc...) d’autres sur la porte de cette
armoire (voyant, interrupteur etc...).
Tous ces modules auront leurs connexions électriques effectuées sur un bornier.
Pour établir ce bornier il faudra repérer les bornes sur le schéma:
- les numéroter,
- les disposer judicieusement afin d’éviter tout croisement de fils.
Ces dispositions permettront de câbler l’armoire électrique en atelier, de la raccorder sur le chantier
et surtout de faciliter les dépannages.
LES DEGIVRAGES

1) Généralites:
Lorsque, dans les évaporateurs refroidisseurs d'air, la température de la batterie est inférieure à 0°C,
du givre se dépose sur les tubes.
Le givre réduit l'intensité des échanges thermiques et le brassage de l'air. Aussi, est-il nécessaire de
procéder régulièrement au dégivrage de la batterie (évaporateur, gaine, égouttoir...).
Les problèmes essentiels du dégivrage sont:
- le choix du mode de chauffage
- la réduction des pertes de chaleur
- la détermination de la fréquence.

11) Modes de chauffage:


Différents procédés peut-être utilisés, seuls ou simultanément, selon le mode de chauffage, on peut
distinguer:
chauffage par l'intérieur des tubes,
- gaz chauds,
- liquide frigorigène chaud.
chauffage par l'extérieur des tubes,
- air,
- eau,
- chauffage électrique,
- solution incongelable.

12) Fréquence:
Il convient de dégivrer à la fréquence optimale.
Si la fréquence est trop faible, le coefficient de transmission de chaleur se dégrade et l'efficacité du
système diminue.
Si la fréquence est trop grande, la charge thermique du local est augmentée et il en résulte
également une réduction de l'efficacité du système, d'autant plus sensible que le local est à basse
température.
En général, la fréquence optimale est à définir selon les conditions d'utilisation du local, de la
nature du chargement, et selon les conditions extérieures.
Points à prendre en compte:
- nombre d’ouverture de porte (utilisation du local),
- type d’évaporateur (écartement des ailettes),
- nature du chargement,
- différence de température entre l’intérieure et l’extérieure...

13) Conditions:
Une opération de dégivrage se décompose en trois périodes:
- période de réchauffement durant laquelle la batterie et le givre sont réchauffés à une température
égale à 0°C.
- Période de fusion durant laquelle, en plus de la chaleur nécessaire à l'élimination du givre, il faut
tenir compte de la chaleur nécessaire au séchage de la batterie.
- Période de refroidissement durant laquelle la batterie dégivrée est refroidie jusqu'à la température
de consigne du local.
En général, on considère que la durée du dégivrage ne correspond qu'aux deux premières périodes.
Il est plus exact de définir la durée du dégivrage comme le temps compris entre le début du processus de
dégivrage et le premier arrêt automatique du système frigorifique.
La quantité de chaleur mise en jeu par la fusion du givre est une fraction du bilan global d'une
opération de dégivrage. L'efficacité du dégivrage, peut-être exprimée par le rapport de ces deux quantités
de chaleur.
Il est d'autant plus élevée que:
- la masse de givre à évacuer est importante,
- la durée du dégivrage est brève,
- les pertes sont petites.

14) Commande du dégivrage:


La commande automatique des opérations de dégivrage d'un évaporateur comprend trois
dispositifs; le premier provoque le dégivrage, le deuxième détermine la séquence du dégivrage, le
troisième commande la fin du dégivrage.

Début:
Une opération de dégivrage peut-être provoquée soit quand s'est formée une certaine épaisseur de
givre, soit à intervalles de temps réguliers et prédéterminés.
Dans le premier cas l'épaisseur de givre peut-être appréciée par un détecteur d'épaisseur.
Dans le deuxième cas les opérations de dégivrage sont déclenchées au moyen d'une horloge
(plusieurs fois par jour). Celle-ci arrête la production de froid et déclenche la séquence de dégivrage.

Séquence:
Un système automatique des opérations de dégivrage comporte, selon le mode de chauffage adopté,
tout ou partie des opérations suivantes:
- vidage de l'évaporateur; arrêt, si nécessaire, du compresseur; arrêt des ventilateurs,
- mise en service du dispositif de chauffage de la batterie et de l'égouttoir,
- mise en froid de la batterie pour la prise en glace des gouttelettes d'eau.

Arrêt:
La fin du dégivrage peut-être commandée:
- Par un thermostat d'élément (fin de dégivrage) qui détermine l'élévation de la température de la
batterie à une valeur supérieure à 0°C.
- Par un pressostat basse-pression qui déclenche quand la pression devient suffisamment élevée.
- Par l'horloge; dans ce cas la durée du dégivrage est prédéterminée. Ce dispositif présente
l'inconvénient d'être aléatoire si la durée est excessive, la dépense énergétique est inutilement accrue, si la
durée est trop courte l'évaporateur est mal dégivré.

Aussi, est-il indispensable, quel que soit le système de commande adopté, de surveiller
attentivement et régulièrement les conditions pratiques dans lesquelles s'opèrent le dégivrage des
évaporateurs.

2) Différents modes de dégivrage des chambres froides positives:


Lorsque la température d’évaporation descend en dessous de zéro degré,du givre se forme sur
l’évaporateur. Le dégivrage est assuré à l’arrêt du groupe,par la ventilation forcée de l’évaporateur dans un
milieu ambiant à température positive.

21) A chaque cycle:


Dans ce cas la régulation (thermostatique ou pressostatique) commande le groupe. La ventilation de
l’évaporateur fonctionne en marche forcée.

T° >

Q KM1 M2
groupe ventilateur
évaporateur

Cette ventilation permanente dessèche les produits non emballés entreposés.

22) Par pendule:


Rendu automatique le dégivrage est cyclique.
A heure fixe:
Un contact de la pendule désalimente la commande du groupe un autre contact alimente en marche
forcée la ventilation évaporateur. Ces deux contacts distincts peuvent être remplacés par un contact
inverseur à trois plots.
Q

13
km 1
14

Q P KM1 KM2
v en tila te ur
h orlog e gro up e
evap orate u r

3) Dégivrages des chambres froides négatives:


Le milieu ambiant est à une température toujours inférieur à 0°C, le dégivrage des évaporateurs
doit se faire par chauffage interne de l’évaporateur.

31) Différents modes de dégivrage:


Dégivrage manuel:
Exemple: container ancienne génération.
Ce dégivrage impose:
- l’arrêt du groupe,
- le transfert des produits surgelés dans un autre conservateur,
- l’ouverture de la porte pour réchauffer l’ambiance bien au-dessus de 0°C.
Les dégivrages automatiques:
Il seront tous commandés par pendule (interrupteur horaire)

Pendule de dégivrage:
Alimentée en monophasé 220V puis mise à l’heure, elle doit être programmée pour plusieurs
(quatre en général) dégivrages journalier aux heures creuses d’utilisation de la chambre froide.
Son rôle est de déclencher à heures fixes sur le circuit de commande:
- l’arrêt de la congélation
- et l’alimentation du circuit de dégivrage
En fin de séquence (après dégivrage complet de l’évaporateur) la pendule commande la remise en
congélation.

Dégivrage par résistances chauffantes électriques:


Des résistances en forme d’épingle traversent de part en part l’évaporateur parallèlement aux tubes.
Le givre et la glace se détachent et finissent de fondre dans l’égouttoir également chauffé par résistances.
Une canalisation maintenue hors gel jusqu’à l’extérieur de la chambre par un cordon chauffant évacue
l’eau de dégivrage.

Plusieurs cas de régulation:


1° cas: La pendule possède deux contacts simples simultanés ou un contact inverseur
Inconvénients:
A la remise en congélation l’air ambiant est ventilé sur l’évaporateur chaud
(+2°C < ϑ < +12°C).
2° cas: La pendule possède un inverseur et un contact supplémentaire à fermeture retardée
(fermeture retardée mécaniquement).

13
km 1
14

Q P KM1 KM3 KM2


h o rlo g e g ro u p e d é g iv ra g e v e n tila te u r
e v a p o r a te u r

Avantages:
La fermeture retardée du contact supplémentaire permet la réfrigération de l’évaporateur avant sa
ventilation.
Cette temporisation peut être obtenue de façon différente : avec un bloc additionnel temporisé
installé sur KM1 contacteur groupe.
Q

P KM1 KM3 KM2


Q
horloge groupe dégivrage ventilateur
evaporateur

3° cas: Un thermostat de fin de dégivrage vient compléter la régulation


Fonctionnement:
Ce thermostat de contrôle de fin de dégivrage dont le bulbe (ou pastille) est placé entre les ailettes à
la sortie et en haut de l’évaporateur est réglé pour couper à +12°C et réalimenter à +2°C le circuit de
dégivrage.
Avantage:
Il permet malgré une séquence de dégivrage programmée supérieur à la normale d’arrêter le
dégivrage dès sa fin. Il limite ainsi un réchauffement de la chambre et une vaporisation d’eau pouvant
entraîner les couches de neige au plafond et sur les denrées.
4° cas: régulation identique au 3° cas mais le troisième plot du thermostat de fin de dégivrage et un
relais KA remplacent le contact retardé de la pendule
Q
km1

11

ka1

12

tfd
+2+12

P KM1 KM3 KA1 KM2


Q
horloge groupe dégivrage relais ventilateur
auxil. evaporateur

KA 11 - 12 s’ouvre à +12°C et se referme à +2°C.


Avantage:
Ce retard des ventilateurs d’évaporateurs non fixé s’adapte à chaque dégivrage. Il limite le ∆t
évitant d’amener au vide la BP à l’arrêt des ventilateurs.
5° cas: régulation identique au 4° cas avec l’avantage de remettre la congélation dès la fin effective
du dégivrage ,ceci grâce à un relais de rappel équipant les horloges PARAGON série 61-21.

tfd
+2+12

Q P KM1 KM2 P KM3


horloge groupe ventilateur relais dégivrage
evapo rate ur de rappel
Fonctionnement:
- Congélation:
pendule contact fermé sur KM1 et tfd contact fermé sur +2°C.
- Dégivrage:
pendule contact fermé sur KA1 et tfd contact fermé sur +2°C.
- Fin du dégivrage effectif:
pendule contact fermé sur KA1, tfd contact fermé sur +12°C.
Alimenté, le relais de rappel bascule le contact de P sur KM1 (congélation) arrêtant le dégivrage et
alimentant simultanément la congélation. Le retard ventilateur est assuré par le tfd à +2°C.

6° Cas: régulation identique au 5° cas avec un relais CA en plus équipant les horloges PARAGON
type E 61-21 FR.
Q

tfd
+2+12

13 11
ka1
14 12

Q P KM1 KA1 KM3 P KM2


horloge groupe dégivrage relais ventilateur
de rappel ev a po rate u r
4) Sécurités de fin de dégivrage:
La fin du dégivrage est assurée par:
- L’horloge: cas n° 1-2
- L’horloge et un thermostat de contrôle de fin de dégivrage, cas n° 3-4-5-6.
Dans tous les cas un thermostat de sécurité dont le bulbe est voisin du thermostat de fin de
dégivrage peut être utilisé.Monté en série avec le relais de dégivrage son contact s’ouvre à +24°C et se
referme à +4°C.

tfd
+2+12

13 11
ka1
tfd 14 12
+4+24

Q P KM 1 KA1 KM 3 P KM2
horloge groupe dégivrage relais ventilateur
de rappel evaporateur
LE DEGIVRAGE PAR GAZ CHAUDS

Dans le système de dégivrage par gaz chauds, il y a, en général, pas d’inversion du sens de circulation du fluide frigorigène dans l'évaporateur.
Le compresseur est maintenu ou est mis en service pour procéder au dégivrage.

Le chauffage de l'évaporateur à dégivrer résulte du passage des gaz chauds, la chaleur étant absorbée par la fusion du givre.

Le système frigorifique comporte, outre les constituants usuels, une conduite reliant le refoulement du compresseur à l'entrée de l'évaporateur et un certain
nombre de vannes et de clapets.

En période de production de froid, l’électrovanne N°1 et l’électrovanne N°2 sont désalimentées.

En période de dégivrage, l’électrovanne N°1 et l’électrovanne N°2 sont alimentées L'inconvénient principal de ce système est la condensation partielle ou
totale des gaz dans l'évaporateur, nécessitant dont un dispositif de réévaporation.

Le dispositif de réévaporation peut faire intervenir divers modes de chauffage (chauffage par résistances électriques, par accumulateur de chaleur etc...).
Selon le dispositif adopté, le système frigorifique peut comporter divers automates supplémentaires.
Q

tfd
+2+12

Q KM1 P M2 Y1 Y2
v en tilo N .O n°1 N .F n °2
g ro u p e h orlog e
ev ap o froid ch au d
DEGIVRAGE PAR INVERSION DE CYCLE

1) Inversion de cycle:
Dans ce système, la réévaporation du fluide condensé dans l'évaporateur est obtenue par le
condenseur.
Pendant le dégivrage on inverse les rôles de l'évaporateur et du condenseur d'où le nom de
dégivrage par inversion de cycle.

L'inversion du cycle est obtenue par l'intermédiaire d'une vanne à 4 voies également appelée vanne
d'inversion de cycle. Elle comporte un tiroir distributeur commandé par un jeu depistons actionnés par la
pression d'aspiration et contrôlés par une vanne solénoïde.
Cycle refroidissement

Cycle dégivrage

La vanne doit être montée le plus près possible du compresseur.


Sur une installation simple, les gaz chauds sont envoyés à la sortie de l'évaporateur puis injectés par
un détendeur dans le condenseur.
Sur une installation comportant un condenseur à eau il est nécessaire de monter une vanne à
pression constante à la sortie du condenseur afin d'éviter le gel de l'eau et l'éclatement des tubes.
Il est également nécessaire de by-passer la vanne à eau par une vanne à eau électromagnétique,
ouverte pendant le dégivrage afin de permettre une circulation d'eau.
4) Dégivrage par inversion de cycle schéma de principe:

Q KM1 P M2 Y1
ventilo inversion
groupe horloge
evapo de cycle
LES FABRIQUES DE GLACONS

1) Principe:
Piéger sur un évaporateur de l’eau en lui
absorbant sa chaleur sensible (1,16 Wh/kg°C)
jusqu’à 0°C puis sa chaleur latente de
solidification (90 Wh/kg)

11) Trois differents types de fabrication des glacons:


111) Fabrication avec eau statique:
L’évaporateur est formé de doigts immergés dans un bac contenant de l’eau légèrement agitée par
des palettes en rotation.
Lorsque les cubes de glace formés autour des doigts gênent la rotation des palettes celles-ci font
balancer leur moteur d’entraînement oscillant. Dans son mouvement le moteur actionne par un contact:
- l’alimentation en gaz chaud de l’évaporateur,
- le retrait du bac à eau et selon le type son remplissage,
La température en fin de cycle de fabrication est aux environ de -15 à -20°C.
112) Fabrication par ruissellement:
Sur plaques lisses :
L’eau ruisselante sur l’évaporateur plaque se fixe en couche progressive. Arrivée à son épaisseur
nominale la plaque de glace bascule un contact à mercure gênant la rotation d’un palpeur qui par
l’intermédiaire de leur contact actionne:
- l’arrêt de la pompe de circulation d’eau,
- l’alimentation de l’évaporateur en gaz chaud.
Une fois décollée, la plaque de glace glisse sur la grille de découpage (en nickel chromé) alimenté
en permanence en 24 volts.
Libéré de sa plaque de glace le palpeur ou le contact à mercure actionne:
- la mise hors tension de la vanne gaz chaud.
La température en fin de cycle de fabrication est aux environ de -20°C à -25°C.

113) Sur plaque alvéolée:


Les glaçons sont formés individuellement sur un évaporateur à alvéoles sur lequel ruisselle un
rideau d’eau.
La température d’évaporation en fin de cycle avoisine -20°C.

démoulage:
1° cas: le ∆θ évaporateur augmentant en cours de congélation (suivant l’épaisseur des glaçons) il
devient maximum en fin de cycle (20 K), arrivé à la température d’évaporation de -18°C un thermostat de
contact ou un pressostat BP à 0,55b au R12 réagit. L’une ou l’autre de ces régulations actionne une
temporisation permettant la finition des glaçons.

A l’issue le démoulage est actionné par:


- l’alimentation en gaz chaud de l’évaporateur avec l’arrêt de la pompe à eau, le niveau du bac à
eau est maintenu constant par un flotteur.
2° cas: le bac à eau est rempli une fois pour toutes à chaque début de cycle, en fin de fabrication les
glaçons une fois formés, le bac est de nouveau presque vide. Dans ce cas un contact de poids ou un
thermostat dont l’élément dans le bac émerge de l’eau, actionnera le démoulage par:
- l’alimentation en gaz chaud de l’évaporateur,
- avec arrêt de la pompe à eau,
- et le remplissage du bac à eau.

Fabrication par injection d’eau:


Une pompe de bac par l’intermédiaire de gicleurs projette l’eau sous un évaporateur alvéolé. L’eau
non solidifiée retombant dans le bac est recyclée par la pompe pour être projetée sur l’évaporateur. En fin
de congélation la température d’évaporation avoisine les -25°C.
Un thermostat dont le bulbe est logé entre deux rangées d’alvéoles relève à ce moment là une
température de glaçons de -18°C, il actionnera une temporisation permettant la finition des glaçons.
La durée de la temporisation atteinte, le cycle de démoulage est actionné par:
1° cas:
- l’alimentation en gaz chaud de l’évaporateur,
- l’arrêt de la pompe à eau,
- le remplissage du bac d’eau.
2° cas:
Le remplissage du bac à eau avec de l’eau réchauffée dans un échangeur (faisant office de
désurchauffeur du fluide), cette eau baignant un court instant l’évaporateur le libérant ainsi des glaçons.

2) Différents types de remise en réfrigération:


Une came mise en rotation au démoulage décrit un tour en deux minutes environ et remet le cycle
en réfrigération une fois le tour achevé.
Cette came rotative peut être remplacée par une horloge.
Sur les machines à remplissage unique (qui se produit pendant le cycle de démoulage) un contact
de poids ou une sonde de niveau d’eau commande l’arrêt du remplissage et la remise en réfrigération une
fois la cuve pleine.
Un thermostat avec son bulbe logé entre les alvéoles est réglé à une température positive voisine de
+6°C, il enclenche la réfrigération lorsque l’évaporateur libéré de ses glaçons se réchauffe.

21) Régulation de la température ou pression de condensation:


Afin de maintenir une puissance constante au détendeur grâce à une ∆p stabilisée (ceci est
important avec une détente par capillaire) il est nécessaire de réguler la H.P.
Un pressostat HP ou un thermostat d’élément avec son bulbe sur la ligne liquide régule la
ventilation ou le débit d’eau du condenseur.

211) Cycle de réfrigération:


Durant la réfrigération, la température de condensation est presque stable et dépend pour une
température extérieure donnée du débit masse du fluide (qm) donc du ∆θ du condenseur.
Pendant ce fonctionnement le condenseur est presque toujours soit ventilé soit alimenté en eau de
refroidissement car la régulation par tout ou rien garde son contact fermé.

212) Cycle de démoulage:


Par la mise en gaz chaud de l’évaporateur le détendeur est mis hors circuit.
La différence de pression (HP-BP) du compresseur n’est entretenue que par les pertes de charges de
l’évaporateur et de la tuyauterie. La quantité élevée de chaleur sensible nécessaire au démoulage de
l’évaporateur est obtenue par une température de refoulement élevée. Cette chaleur sensible permet le
réchauffage de l’évaporateur sans provoquer de condensation du fluide préjudiciable au compresseur.
Si pendant le démoulage le condenseur de part sa régulation fonctionne en statique, un clapet anti-
retour monté sur du condenseur évite l’égalisation des pressions HP du condenseur dans la conduite gaz
chaud.
L’autre solution consiste à ne pas arrêter la ventilation du condenseur (celui-ci ne recevant plus de
débit masse) afin d’abaisser au minimum son ∆θ. Les pressions HP du condenseur et du refoulement gaz
chaud sont à peu près égales, annulant le risque de transfert de fluide liquide du condenseur dans
l’évaporateur et ne nécessitant plus de clapet anti retour.

3) Température ou pression d’évaporation:


Après la réfrigération de l’eau à 0,5 + 1°C la congélation peut débuter. La température
d’évaporation évolue alors vers un minimum en fonction de l’épaisseur des glaçons.
Le ∆θ évaporateur (θo - θ de l’eau dans le bac) est la somme des coefficients de transmission de
chaleur:
- de l’évaporateur,
- de la plaque support de glace,
- de la glace.
Glace fabriquée en plaque:
Le ∆θ en fin de cycle est compris entre 15 et 20K voir de 25K pour les plaques plus épaisses.
Glace fabriquée avec eau statique:
Le ∆θ est compris entre 15 et 20K
Glaçons fabriqués en alvéoles:
Le froid est conduit dans chaque glaçon fabriqué individuellement par les cinq faces des alvéoles.
Le pouvoir isolant de la glace est donc réduit malgré le volume, le transfert calorifique est amélioré et la
durée du cycle raccourcie, le ∆θ est compris entre 20 et 25K.
4) Renouvellement de l’eau du bac:
En cours de démoulage le bac est rempli pour un prochain cycle.
On constate deux solutions:
- le bac est vidé du reste de son eau avant son remplissage,
- le bac est rempli avec débordement de quelques secondes.

Dans l’eau refroidie le calcaire et les sels se précipitent pour former des dépôts. Afin de diluer la
concentration et d’éliminer les précipités, l’eau est toute ou partiellement renouvelée.

5) Installation:
1° Enlever tous les artifices de blocage des suspensions des appareils suivants:
- moteur oscillant d’entraînement des palettes rotatives,
- groupe hermétique,
- contact de poids ect...

2° pour un bon fonctionnement de votre fabrique de glaçons vous devez l’installer dans un local
ventilé non soumis aux vapeurs chaudes ou graisseuses:
- en éloignant la façade condenseur du mur de la pièce,
- en la disposant correctement de niveau à l’aide des pieds réglables,
- en l’alimentant avec une eau froide et filtrée équipée d’une vanne de barrage par élément de
fabrication (en cas de forte pression utiliser un réducteur de pression),
- en utilisant une évacuation d’eau toujours descendante à partir de la cuve de stockage afin de la
garder vide d’eau,
- en utilisant une alimentation électrique avec terre efficace et protection différentielle,
- en vérifiant le bon placement du bulbe du thermostat de cuve de stockage afin de remplir
totalement la réserve avant l’arrêt de la fabrication.

6) Entretien:
Détartrage chimique du circuit d’eau par fonctionnement unique de la pompe de circulation d’eau.
En cas de réparation importante on peut disposer un filtre frigorifique en amont de l’électrovanne
gaz chaud.
Le nettoyage du condenseur doit être fréquent.

7) Aspect des glaçons:


71) La transparence:
Afin d’obtenir des glaçons transparents deux paramètres doivent être réunis
L’eau ne doit pas être souillée (ni colorée) par la terre ou de la rouille, ni comporter un excès de
sels minéraux.
L’eau doit être brassée pour garder une bonne oxygénation. Pour cela on l’agite avec des palettes,
on la fait ruisseler ou on l’injecte à travers des gicleurs.

72) Les craquelures:


Les glaçons sont normalement craquelés surtout avec les fabrications à alvéoles. En cours de
fabrication le glaçon est refroidi à une température voisine de -15 à -20°C où il augmente de volume.
Ceux qui se trouvent emprisonné par cinq de ses faces subissent une pression mécanique élevée et
se craquellent.
I . CARACTERISTIQUES II . QUELQUES INDICATIONS POUR
PHYSIQUES CHIFFRER LES BESOINS EN GLACE DES
Quelques informations utiles sur UTILISATEURS
l’eau et la glace
USA
Propriétés Unités de mesure Chaque système de production de glace doit satisfaire
Eau douce des besoins individuels . Ces besoins sont tellement
L’eau douce augmente en densité au fur différents les uns des autres qu’il est impossible de tous
et à mesure que la température les exposer en détail . Cependant il existe des bases
s’abaisse , jusqu’à 4°C ou elle atteint le communes que nous donnons ci-dessous .
maximum de sa densité
Densité à 15°C 1 kg/l utilisation quantité type de glace
1 t/m3
Chaleur spécifique 1,0 hôtels (par chambre ) 1 à 1,5 kg glaçons
Chaleur latente de fusion 80 Kcal/kg cocktails ( par pers. ) 1 à 1,5 kg glaçons/grains
Point de congélation 0 °C restaurant : par siège 1,5 à 2,2 kg glaçons/grains
Point D’ébullition 100 °C : par client 0,5 à 0,75 kg glaçons/grains
cafetaria : usage géner .0,2 kg glaçons/grains
Eau de mer avec salinité à 3,5 % : repas 0,2 kg glaçons/grains
Densité 1,027 kg/l ( à 0°C ) hôpitaux : par lit 3 kg glaçons/grains
1,027 t/ m3 ( à 0°C ) : par employé 0,9 kg glaçons/grains
Chaleur spécifique 0,94 ( à 0°C ) fast food : par siège 3 à 3,5 kg glaçons/grains
0,93 ( à 20°C ) : par client 0,4 kg glaçons/grains
Chaleur latente de fusion 77 - 80 Kcal/kg bar 0,5 kg/dm3 glaçons/grains
Point de congélation avec salinité catering par pers. 0,45 kg glaçons/grains
1,0 % - 0,6 °C
2,0 % - 1,2 °C FRANCE
3,0 % - 1,6 °C S’inspirer des indications ci-dessus étant entendu que
3,5 % - 1,9 °C la consommation de glace actuelle est nettement
4,0 % - 2,2 °C inférieure à celle de nos voisins ( RFA GB ) sans parler
des pays latins européens
Glace
Densité seaux à glace 1,5 à 3,5 kg/h
Glace d’eau douce 0,92 kg/l ( à 0°C ) plateaux de fruits de mer ∅ 250 0,6 à 0,8 kg
0,92 t/ m3 ( à 0°C ) ∅ 310 1,2 à 1,5 kg
Glace d’eau de mer 0,86 - 0,92 t/ m3 ∅ 360 2,5 à 3 kg
Chaleur spécifique ∅ 410 3 à 3,5 kg
à 0°C 0,49
0,46 ∅ 460 4 à 4,5 kg
à - 20°C ∅ 520 6 à 6,5 kg
Chaleur latente de fusion 80 Kcal/kg
Point de fusion 0 °C
Besoins de glace en grains pour les étals poissons buffets de hors
d’oeuvre et salad/bar
Rapport poids/volume et volume/poids poids spécifique de la glace en grains :
Glace en grains 1,7 m3/t ou 0,588 t/ m3 1000 kg/ 1,7 m3 = 588 kg/m3
Glace en grains comprimée 1,5 m3/t ou 0,666 t/ m3 Nous arrondirons pour les calculs à 600 kg/m3
Glace en petits cylindres 1,9 m3/t ou 0,536 t/ m3 Pour 1 m2 de surface avec une hauteur de glace de
Glace en écailles 2,1 m3/t ou 0,476 t/ m3 0,10 m il faut :
600 kg/m3 : 0,10 m = 60 kg/m2 x 80 kcal = 4800 kcal
maintien jour + 25 %=15 kg/m2 x 80 kcal = 1200 kcal
Effets réfrigérants cal/kg 75 kg/m2 6000 kcal
Glace en écailles 77,5
Glace en grains 76,3 Ces chiffres sont éventuellement à majorer en fonction de la
hauteur de glace souhaitée et de la durée du service midi
3 seulement , midi et soir fréquentation permanente de 10 à 22 h
Effets réfrigérants Kcal/dm
37 ou +
Glace en écailles Compte tenu des rythmes d’utilisation il est necessaire de prévoir
Glace en grains 36 à 40 un stockage important de glace par rapport à la production de la
machine . Dans tous les cas il devra être supérieur à 50 % de la
Pourcentage de glace production / 24 h
( 80 Kcal/kg ) de la masse Besoins de glace en grains pour la conservation du poisson en
Glace en écailles 97 %
80 à 85 % chambre froide 2 à 300 g/kg de poisson
Glace en grains
Glace en grains comprimée 92 % Besion de glace en écailles pour les mêmes utilisations que ci-
dessus . Poids spécifique de la glace en écaille :
Températures surperficielles initiales 1000 kg /2,1 m3 = 476 kg/m3
Glace en écailles - 8°C à - 20 °C Nous arrodirons pour les calculs à 500 kg/m3
0 °C Si nous souhaitons la même capacité frigorifique que pour le
Glace en grains types divers grain il faudra donc le même poids et compte tenu du poids
spécifique de la glace en écailles une hauteur de glace de 0,12 m
Pour 1 m2 de surface utile avec une hauteur de glace de 0,12
500 kg/m3 x 0,12 m = 60 kg
+ 25 % = 15 kg
soit 75 kg/m2 utile ( 6000 kcal )
Même remarques que pour la glace en grains
LA MACHINE A ABSORPTION

1) Historique:
A la fin du XIX siècle quatre types de machines frigorifiques sont proposés sur le marché et parmi
elles, la machine à absorption.
Elle est apparue chronologiquement en 3ème position, après la machine à compression -
évaporation de vapeur liquéfiable et les machines à détente d'air préalablement comprimé mais avant les
machines à évaporation d'eau sous pression réduite qui n'existent presque plus.
En 1850 Ch. TELLIER construit une armoire frigorifique directement refroidie par une machine à
absorption utilisant l'ammoniac. Aucun brevet n'est pris, faute d'argent.
Presque simultanément (1859), Ferdinand CARRE construit une machine basée sur le même
principe et, plus fortuné, prend un brevet.
Cette machine à glace présentée à l'exposition universelle de LONDRES, en 1862 remporte un vif
succès qui ouvre la voie à de nombreuses installations industrielles dans différents pays mais surtout aux
ETATS-UNIS.
Parmi les causes des premiers succès de la machine à absorption, il faut souligner la supériorité du
fluide frigorigène choisit par F. CARRE (l'ammoniac) comparée aux Ethers des machines à compression.
En 1860 par ce principe, les machines produisent jusqu'à 100 kg de glace par heure.
Pendant la guerre de Sécession (1861-1865) Daniel HOLDEN et Thomas RANKIN développent et
perfectionnent la machine "CARRE" (60 tonnes de glace par jour).
A partir de 1875 ces machines ne cessent de prendre de l'ampleur. On s'intéresse aussi à l'utilisation
de l'énergie thermique perdue, comme énergie motrice (vapeur d'échappement, gaz brûlés, etc...). Des
recherches ont lieu sur les mélanges binaires autres que l'ammoniac - eau (étude d'Edmond
ALTENKIRCH).
Entre deux guerres, c'est l'hégémonie du compresseur. Néanmoins la machine à absorption
rencontre un regain de faveur, vers 1930, grâce à la découverte d'un nouveau mélange eau-bromure de
lithium ou l'eau est le fluide frigorigène. (Société SERVEL pour des petites et moyennes machines, Société
CARRIER pour les grosses unités, 2 millions de frigories par heure).

2) Principe de fonctionnement:
L’agrégat est un ensemble hermétique qui se compose de différents éléments dans lesquels il y a
deux circuits: - un gazeux - un liquide.
Une solution riche eau-ammoniac (35% de NH3) est contenue dans un réservoir 1. Par un système
de vases communicants, la solution riche arrive au bouilleur 2. Et est chauffée par une source de chaleur 3.
Qui peut-être une résistance électrique (12V ou 220V), un brûleur à gaz, ou un brûleur à pétrole.
La température atteinte étant de l'ordre de 180°C, l'ammoniac et une petite quantité d'eau se
vaporisent et quittent le bouilleur.
La solution nouvellement appauvrie retombe par gravité dans le fond du bouilleur, elle sera
refroidie par un échangeur de chaleur et dirigée dans l'absorbeur 8.
Par diminution de la température (110°C), la vapeur d'eau se condense et se sépare de l'ammoniac
dans le séparateur ou rectificateur 5. Elle retournera au bouilleur. L'ammoniac pur est désurchauffé puis
condensé dans le condenseur 6. En traversant un échangeur de chaleur le liquide pur se sous-refroidit 9.
Dans l'évaporateur 7, il sera mélangé à une forte proportion d'hydrogène provenant du haut de
l'absorbeur 8. La pression est la même dans le condenseur et dans l'évaporateur. La pression du liquide
d'ammoniac seul, dans l'évaporateur est très faible ce qui favorise sa vaporisation en empruntant la chaleur
du compartiment et des denrées.
Dans l'absorbeur 8, l'hydrogène par sa faible densité est séparé de l'ammoniac. Celui-ci étant
absorbé et dissout par la solution pauvre.
La solution nouvellement enrichie, tombe dans le réservoir, traverse l'échangeur de chaleur où elle
refroidit la solution pauvre circulant à contre-courant puis se dirige dans le bouilleur.

3) Avantages des machines à absorption:


Les machines à absorption sont fiables. En effet, elles ne comportent pas de parties mécaniques en
mouvement à l'exception des pompes qui sont installées en double (installation industrielle). On ne
rencontre pas non plus de problèmes dus aux huiles de lubrification.
Elles sont très silencieuses et pratiquement inusables. Tout le circuit fluidique étant hermétique, les
opérations d'entretien et les dépannages sont limités.
Les petites installations "domestiques" ne sont pas dépendantes du courant électrique et acceptent
de fonctionner malgré les cahots.
Le fonctionnement d'une installation industrielle peut-être particulièrement économique, si la
chaleur à fournir au bouilleur est gratuite ou peu coûteuse (récupération d'énergie,sources chaudes, gaz
d'échappement, etc...).

4) Inconvénients des machines à absorption:


A rendement fonctionnel égal, la consommation d'énergie est plus élevée pour ces machines que
pour celles à compression.
En cas de fuite de l'agrégat sur une installation "domestique" (ce qui est rare), la réparation est
quasiment impossible.

RAPPEL:
L'ammoniac est un gaz toxique et son mélange avec une proportion d'air est explosif

5) Les pannes rencontrées sur un réfrigerateur domestique:


51) Le bouilleur ne chauffe pas:
Chauffage électrique:
- vérifier l'alimentation électrique (prise murale 220V ou 12V),
- vérifier l'état des conducteurs et surtout des connections qui subissent des vibrations importantes
lors du mouvement du véhicule,
- vérifier les composants électriques tels que thermostat, résistance de chauffe, transformateur.
Chauffage thermique:
- vérifier le contenu du réservoir (pétrole) ou de la bouteille (gaz),
- vérifier le détendeur et l'état du tuyau d'arrivée gaz (ce tuyau devra être remplacé tous
les3 ans),
- vérifier l'état de la mèche (à changer après un arrêt de longue durée),
- vérifier la veilleuse et son injecteur,
- vérifier le thermocouple et la bobine électromagnétique qu'il commande,
- mauvais positionnement du thermocouple dans la flamme,
- défaut de masse,
- conducteur coupé ou mauvais serrage du thermocouple sur la bobine,
- nettoyer le brûleur, le gicleur,
- nérifier le réglage de l'injecteur,
- nérifier le thermostat.

En position maxi il est "grand ouvert", le brûleur et la veilleuse sont alimentés.


En position mini il se fermera, le brûleur ne sera plus alimenté.

NOTA:
L'extinction de la flamme du brûleur peut souffler la veilleuse. Dans ce cas, il faudra vérifier vos
réglages ou le positionnement de la veilleuse. Le brûleur et la veilleuse peuvent être soufflés aussi par une
aération trop importante ou trop proche. La mise en place d'un pare-vent peut s'avérer utile.
52) La source de chaleur fonctionne correctement mais il n'y a pas ou peu de production de froid:
- vérifier la position de la laine de verre autour du bouilleur, qui doit bien couvrir le point de
chauffe,
- vérifier la bonne aération du condenseur.

Ce type de réfrigérateur généralement encastré, nécessite un parfait refroidissement. Donc des


grilles d'entrée et de sortie d'air (de 150 cm² d'orifice, chacune, nettoyées régulièrement). Il faut conserver
aussi un espace minimum de 7 cm entre le réfrigérateur et la paroi.

La température de l'air ambiant est trop haute.


On considère qu'il existe, pour un réfrigérateur fonctionnant correctement, une différence de
température (Delta) de 40°C entre la température de l'air ambiant et celle atteinte dans le compartiment
réfrigéré.
Une défaillance même minime entraîne une diminution de "Delta" et une élévation de la
température interne.
Si la température ambiante est supérieure à 40°C et même si aucun défaut ne perturbe le
fonctionnement on ne peut rien exiger du réfrigérateur.
- vérifier l'étanchéité du joint de porte, l'état du joint et des charnières,
- regarder s'il n'y a pas de traces jaunâtres sur l'agrégat ce qui indiquerait la présence d'une fuite.

Surchauffe:
L'agrégat est conçu pour donner son plein rendement à une température déterminée. Lorsqu'il y a
surchauffe (soit branchement simultané de l'appareil sur électricité et thermique, soit en utilisant un
mauvais détendeur pour l'alimentation gaz), il y cristallisation de l'ammoniac et bouchage d'une partie du
circuit. En secouant, voir en retournant le réfrigérateur, les cristaux se dispersent et l'agrégat pourra
fonctionner de nouveau. Si la panne persiste l'agrégat devra être remplacé.

NOTA:
Lors d'un déplacement, les mouvements du véhicule entraînent, dans tous les cas une diminution du
rendement frigorifique.
BASE POUR UN BON DIAGNOSTIQUE DE PANNE

Avant de se lancer sur une installation, il faut la connaître, la comprendre.

Pour ce faire il faut se servir de ce que la nature nous a donné c'est à dire nos sens. Nous utiliserons
pour y arriver:
- LE TOUCHER
- L'ODORAT
- LA VUE
- L'OUIE

Grâce à eux en plus d'une meilleure approche de la panne, nous aurons une vue du fonctionnement
de l'installation correcte. Car il faut avoir compris les commandes, contrôles, et sécurités mis en place
avant de commencer à dépanner.

LE TOUCHER

TUYAUTERIE

Vérification des zones de température remarquable de l'installation fluidique:


- le sous refroidissement,
- la surchauffe,
- la zone de condensation,
- la zone d'évaporation.

Moteur électrique et compresseur:


- vérifier la température extérieure du module,
- vérifier si c'est possible le mouvement de celui-ci (rotation :volant poulie hélice).

Présence d'huile:
- sur les tuyauteries,
- au niveau des joints.

Point chaud d'une installation:


-résistance de porte,
-résistance d'écoulement.
1

a
SENTIR
Déceler une ou des odeurs:
- odeur de brûlé,
- odeur de moisie,
- odeur d'huile,
- odeur de décomposition,
- odeur de vernis,
- odeur de fluide frigorigène (NB: normalement inodore),
- odeur de caoutchouc.

Celles ci peuvent se trouver:


- dans les moteurs.
- dans le compresseur.
- dans le tableau électrique.
- dans la chambre froide.
- dans le fluide frigorigène.

Il faut aussi sentir la chaleur ambiante.

ECOUTER

Ecouter une installation c'est percevoir les bruits normaux, et les bruits anormaux.
Les bruits normaux:
- détendeur,
- horloge,
- compresseur,
- automates,
- ventilation
Les bruits anormaux:
Dans cette catégorie nous pouvons distinguer deux groupes: Les bruits particuliers et les bruits
d'une amplitude trop forte.
Les bruits particuliers:
- Grognement,
- Fuite,
- Contacteur,
- Absence de bruit,
- Ventilation,
- Détendeur.

REGARDER

Il faut regarder l'état général de l'installation:

- Tuyauteries
- Automates
- Machinerie
- Tableau électrique
- Chambre froide

a
Il faut porter un soin tout particulier au condenseur et à l'évaporateur. Ils doivent assurer leur
fonction, être propres, être en parfait état, être dégagés de tout objet pouvant bloquer le passage de l'air, le
flux d'air doit être uniforme.

- BRULE
Tableau électrique - VERNIS
- CAOUTCHOUC

- DECOMPOSITION
- BRULE
Moteur - VERNIS
- CAOUTCHOUC

- BRULE
SENTIR Fluide / Huile - VERNIS

- BRULE
- FREON
- HUILE
Chambre froide - CAOUTCHOUC
- MOISI
- DECOMPOSITION

Automate - BRULE
- HUILE / FREON

- ECRASEMENT
Tuyauterie - TRACE D'HUILE

- REGLAGE
Automate - APPARENCE
- CONNECTION

- PROPRETE
- AILLETTE
Condenseur - OBSTACLE
- VENTILATION
REGARDER
- PRESENCE DE GLACE
Evaporateur - VENTILATION

- PROPRETE
Machinerie - TRACE D'HUILE
- ETAT GENERAL

- PROPRETE
Tableau électrique - ETAT APPAREILLAGE
- ETAT CABLAGE

a
REMARQUABLE

Moteur - TEMPERATURE
TOUCHER
Compresseur (culasse-carter) - TEMPERATURE

- RESISTANCE DE PORTE
Chambre froide - RESISTANCE
- D'ECOULEMENT

Condenseur - TEMPERATURE

Tuyauterie - TEMPERATURE

- CLAPET
Compresseur
- MECANISME

PALIER

Moteur électrique - GROGNEMENT

ECOUTER - CONTACTEUR
Tableau électrique
- HORLOGE

Tuyauterie - FUITE

Detendeur - PASSAGE FLUIDE

a
Vous voilà donc près à être un bon dépanneur pour ce faire,
voici une petite méthode de raisonnement de dépannage
simple et infaillible :

Réfléchir, raisonner et être


méthodique sont les maîtres
mots d’un bon dépanneur !

CONSEILS DE DEPANNAGE :
Raisonnez toujours en températures, plutôt qu’en pressions.
Vos raisonnements resteront valables quelque soit le fluide frigorigène utilisé dans l’installation.
Prenez vos mesures (SR, SK…) que lorsque votre installation arrive au régime de fonctionnement.
Panne du détendeur trop petit

Condenseur
Evaporateur

Erreur de sélection (buse)


Train thermostatique percé ou non adapté
Filtre détendeur colmaté
Détendeur trop fermé, grippé
HP anormalement faible
Bulbe mal fixé

Panne manque de charge


Condenseur
Evaporateur
Panne pré-détente

Condenseur
Evaporateur

Filtre déshydrateur colmaté


Vanne départ liquide étranglée
VEM ligne liquide ouvre mal
Mauvaise sélection d’accessoires ligne liquide (sous dimensionné)
Diamètre ligne liquide trop faible
Grand dénivelé (évaporateur haut dessus du condenseur)
Ligne liquide traversant un endroit très chaud
Panne évaporateur trop petit

Evaporateur ou Filtre encrassé,


Manque de débit (pompe ou ventilateur sous dimensionné, tourne à l’envers…)
Bipasse perturbateur du débit du médium ou Recyclage du médium
Evaporateur anormalement givré (à air)
Tube distributeur liquide bouché
Huile piégée dans l’évaporateur

Compresseur trop petit

Condenseur
Evaporateur

Clapet (aspiration et/ou refoulement compresseur) non étanche ou cassé


Cylindre compresseur non étanche, Joint de culasse non étanche,
Soupape de sûreté compresseur non étanche
Flotteur séparateur d’huile coincé
Vitesse de rotation trop faible
Charge thermique anormalement élevée
Tiroir de la vanne d’inversion de cycle coincé en position intermédiaire
Panne de l’excès de charge

Panne condenseur trop petit

Condenseur
Evaporateur

Condenseur encrassé
Filtre encrassé
Manque de débit (pompe ou ventilateur sous dimensionné, tourne à l’envers…)
Bipasse perturbateur du débit du médium
Recyclage du médium
Condenseur sous dimensionné
Panne des incondensables

Test des incondensables

Le test des incondensables est simple à


effectuer :

Mettre l’unité à l’arrêt total


Forcer le passage du débit du médium sur
l’échangeur,
Mesurer la température du médium,
Poser les manifolds
Après quelques minutes (5 mini) relever la
température au manomètre du fluide
frigorigène (relation pression /température).

Comparer les deux valeurs :


Θfluide = Θmédium à ±2°C = Test négatif
Θfluide < Θmédium de 2°C = Manque de fluide
Θfluide > Θmédium de 2°C = Test positif

Dans notre exemple, si la température du médium est de 25°C, cela veut dire qu’il n’y a pas
d’incondensables.
Organigramme

LA PUISSANCE EST FAIBLE

OUI

NON NON
La BP est faible? La HP est faible?

OUI OUI

NON
La surchauffe est grande? COMPRESSEUR TROP PETIT
OUI

NON
Le SR est bon ?

OUI

Y-a-t-il un ∆θ sur la ligne OUI NON


Le SR est bon ?
liquide

NON OUI

Test incondensables NON


DÉTENDEUR TROP PETIT
positif ?
OUI

PRE-DETENTE LIGNE LIQUIDE INCONDENSABLES

MANQUE DE CHARGE FF EXCES DE CHARGE FF

ÉVAPORATEUR TROP PETIT CONDENSEUR TROP PETIT

Le ∆θ sur le médium est-il NON Le ∆θ sur le médium est-il


faible ? faible ?
OUI OUI

ÉVAPORATEUR ENCRASSÉ CONDENSEUR ENCRASSÉ

MANQUE DE DÉBIT DE MEDIUM


On peut répertorier les pannes frigorifiques en 8 familles.

BP faible :
1. Détendeur trop petit : Grande surchauffe, et un bon sous refroidissement.
2. Pré détente : Grande surchauffe, bon sous refroidissement et delta sur la ligne liquide
3. Manque de charge : Grande surchauffe, mauvais sous refroidissement
4. Evaporateur trop petit : Faible surchauffe, mauvais débit d’air ou encrassé.

HP Faible :
5. Compresseur trop petit

HP haute :
6. Incondensable : bon sous refroidissement (Test : Pression / T° au Manomètre > T° Ambiante)
7. Excès de charge : bon sous refroidissement, test des incondensables négatif
8. Condenseur trop petit : Faible sous refroidissement, mauvais débit d’air, ou encrassé.

Dans chaque famille il existe donc plusieurs causes possibles aux symptômes évoqués.

1. Le Détendeur trop petit :


Rappelle des symptômes : BP faible, grande surchauffe, Bon sous refroidissement (4 à 7°C), pas de delta
de t° sur la ligne liquide.

Cas possibles :
a) Buse mal sélectionnée
b) Détendeur déréglé suite à une intervention
c) Train thermostatique percé
d) Bulbe du détendeur fixé en aval du piquage de l’égalisation externe
e) Le détendeur ne correspond pas au bon fluide frigorigène
f) Détendeur grippé ou mal ouvert
g) HP trop faible : T° de condensation trop faible en hiver (réguler la condensation)
h) Diaphragme à l’évaporateur trop petit

2. La pré détente :

Rappelle des symptômes : BP faible, grande surchauffe, bon sous refroidissement et delta sur la ligne
liquide

Cas possibles :
a) Filtre du deshydrateur bouché, colmaté.
b) Vanne du départ liquide partiellement fermé
c) Electrovanne ouvre mal. Membrane déformée…
d) Mauvaise sélection d’un appareil installé sur la ligne liquide
e) Diamètre de la ligne liquide trop faible
f) La ligne liquide traverse un endroit très chaud
g) Flash gaz

3. Le manque de charge :

Rappelle des symptômes : BP Faible, grande surchauffe, mauvais sous refroidissement.

Cas possibles :
a) Fuites : rechercher les fuites
b) Problème à une soupape de sécurité
4. Evaporateur trop petit :
Rappelle des symptômes : BP faible, faible surchauffe, mauvais débit d’air ou encrassé.

Cas possibles :
a) Ailettes de l’évaporateur encrassé
b) Filtre à air sales
c) Courroie du ventilo patine ou cassée
d) Poulie mal réglée
e) Le ventilateur tourne à l’envers
f) Prise d’air entre l’évaporateur et le ventilateur
g) Moteur triphasée 380/660 V du ventilateur est couplé en étoile et alimenté en 380
h) Moteur 2 vitesses couplée par erreur sur la petite vitesse.Tubes du distributeur de liquide
bouché
i) Evaporateur mal sélectionné
j) Beaucoup trop d’huile dans l’évaporateur
k) Evaporateur anormalement givré
l) Ventilateur coincé par le givre
m) Air froid recyclé sur l’entrée de l’évaporateur
n) Mauvaise circulation de l’air du aux denrées
o) Les ventilateurs sont hors services.

5. Compresseur Trop petit :


Rappelle des symptômes : HP anormalement faible.

Cas possibles :
a) Clapets plus étanche ou cassé
b) Joint de la plaque à clapet est trop épais
c) Cylindres rayés
d) Le joint de culasse n’et pas étanche entre la HP et la BP
e) Compresseur trop petit par rapport à l’évaporateur
f) La régulation de capacité ne fonctionne pas ou est mal réglée. 5vanne à pression constante)
g) La soupape de sécurité du compresseur n’est pas étanche.
h) Le flotteur du séparateur d’huile est coincé ouvert
i) La vitesse de rotation du compresseur est trop faible
j) Les charges thermiques sont anormalement élevées. (trop de denrées, porte toujours
ouverte…)

6. Incondensables :
Rappelle des symptômes : HP haute, bon sous refroidissement, (Test : Pression / T° au Manomètre > T°
Ambiante)
Cas possibles :
a) Fausse manœuvre lors d’un tirage à vide, ou lors d’un dépannage, pose des manomètres

7. Excès de charge :
Rappelle des symptômes : HP haute, bon sous refroidissement, test des incondensables négatif

Cas possibles :
a) Erreur lors de la mise en service
b) Bouteille liquide trop petite
8. Condenseur trop petit :

Rappelle des symptômes : HP élevé, faible sous refroidissement, mauvais débit d’air, ou encrassé.

Cas possibles :
a) Tubes et ailettes encrassés
b) Emplacement du condenseur, mal choisi
c) Le ventilo condenseur tourne à l’envers
d) La courroie du ventilateur est cassé ou patine
e) Prise d’air entre le condenseur et le ventilateur
f) Hélice mal positionnée
g) Recyclage d’air chaud sur le condenseur
h) Condenseur a été sélectionné pour une puissance frigorifique trop faible
i) La régulation HP est en panne ou mal réglée
j) Un ventilateur du condenseur ne fonctionne plus