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MECANIQUE DES ROCHES (MDR) POUR LES GEOLOGUES

(2011/2012)

CHAPITRE 1 GENERALITES
CHAPITRE 2 PHYSIQUE DES ROCHES
2.1 INTRODUCTION
La physique des roches couvre, selon les auteurs, un domaine plus ou moins vaste. Il
s’agit, dans ce manuel, de la description du milieu poreux (grains, pores et fissures)
et de la quantification de ses principales propriétés physiques, à l’exclusion des
propriétés mécaniques, traitées au chapitre 3. Une roche peut être définie comme un
assemblage de minéraux ayant hérité de liaisons plus ou moins fortes au cours de
son histoire géologique. La description d'une roche se fait sur un échantillon observé
à la loupe et éventuellement au microscope optique polarisant ou électronique à
balayage. On décrit la texture, les minéraux présents, la taille des grains, les fissures
et les altérations

2.2 LES PRINCIPALES CATÉGORIES DE ROCHES

Le nom d'une roche est donné en fonction de sa composition minéralogique, de sa


texture et de son mode de formation. Ce dernier conduit à distinguer trois grandes
familles de roches : sédimentaires, métamorphiques et magmatiques

2.3 LE MILIEU POREUX


2.3.1 DÉFINITION ET MESURE
Dans les roches la matière minérale forme un squelette solide qui ne remplit pas tout
l’espace, et dont le complément est appelé vide. La proportion de vide est appelée
porosité (du grec , passage, ou détroit, entre les îles). La forme des vides, leur
taille, leur répartition, leurs liaisons ou au contraire l’isolement de certains, influent
sur le comportement mécanique (chapitre 3) et sur les propriétés de couplage

2.3.2 MASSES VOLUMIQUES ET TENEUR EN EAU


On appelle masse volumique d’un matériau la masse de l’unité de volume
(dimension L-3M).

2.3.3 ÉTUDE DES DIMENSIONS DES PORES AU POROSIMÈTRE A MERCURE


Le porosimètre à mercure permet d’étudier la répartition des vides de rayon d’entrée
compris entre 200 m et 0,0036 m (voire 0,0018 m). La mesure est fondée sur les
équilibres capillaires entre plusieurs fluides non miscibles dans un même espace
poreux. Un fluide mouillant s'étendra préférentiellement au contact du solide par
rapport à un fluide non mouillant. Les équilibres fluide mouillant / fluide non
mouillant sont régis par les pressions capillaires à leurs interfaces

2.4 CIRCULATION DES FLUIDES : LA PERMÉABILITÉ


La perméabilité caractérise l’aptitude d’une roche (ou de tout autre milieu poreux) à
laisser circuler des fluides au sein dans son espace poreux.

2.4.1 DÉFINITION DE LA PERMÉABILITÉ


A l’échelle macroscopique, la loi qui décrit l’écoulement d’un fluide en milieu
poreux est la loi de Darcy, mise en évidence par une expérience très simple dans
laquelle Darcy a montré que le débit volumique Q à travers une colonne de sable de
longueur L est proportionnel à la section S de la colonne et au gradient de charge
hydraulique h/L. La charge hydraulique h (ou hauteur piézomètrique) est fonction
de l’altitude z, de la pression du fluide P, de la densité du fluide et de la gravité g.

2.4.2 MÉTHODES DE MESURE DE LA PERMÉABILITÉ


Selon l’ordre de grandeur des perméabilités à mesurer, différentes techniques
peuvent être utilisées en laboratoire. Pour les fortes perméabilités, les techniques
basées sur l’établissement d’un écoulement à travers un volume représentatif de
roche sont préférables : méthodes à charge constante, à charge variable. Dans ce cas
la perméabilité est déduite par application directe de la loi de Darcy. Pour les
perméabilités plus faibles, une méthode transitoire est couramment utilisée : elle
consiste à estimer la perméabilité à partir de l’analyse de la diffusion d’un incrément
(pulse) de pression dans un échantillon de roche, en système fermé.

2.4.3 VARIABILITÉ DE LA PERMÉABILITÉ DES ROCHES


La perméabilité des roches présente une très large gamme de valeurs : plus de 14
ordres de grandeur séparent les roches les plus perméables des roches les moins
perméables. Pour fixer les idées, une perméabilité de 1 Darcy est une forte
perméabilité, celle par exemple d’un bon aquifère ; dans le domaine pétrolier, la
perméabilité des roches réservoirs intéressantes est supérieure à la centaine de
millidarcy. A l’opposé, pour le stockage en profondeur de déchets radioactifs, on
recherche des perméabilités bien inférieures au microdarcy. Les roches étant
soumises in situ à des conditions (contraintes, température ...) qui ne sont pas celles
de la surface, il est intéressant de connaître quelle est l’évolution de la perméabilité
en profondeur. Celle-ci est en grande partie tributaire de la manière dont les
propriétés géométriques des réseaux de pores ou de fissures (volume accessible au
fluide, connectivité) sont modifiées en réponse à l’application de contraintes ou de
températures élevées. Pour ce qui est de l’effet des contraintes, il faut séparer l’effet
de la contrainte moyenne de celui du déviateur.

2.4.4 LIEN ENTRE PERMÉABILITÉ ET MICROSTRUCTURE


La perméabilité d’une roche est entièrement déterminée par la géométrie de son
réseau de porosité. La relation entre les deux est cependant loin d’être évidente, et
nombre de modèles ont été développés pour estimer la perméabilité à partir des
propriétés microstructurales des roches. Dans tous ces modèles, le problème clé
consiste à déterminer une longueur caractéristique pour les processus de transport de
fluide : en effet une telle échelle de longueur doit exister, puisque la perméabilité,
d’un point de vue dimensionnel, est homogène à [L2]. Comment à partir de la
connaissance (même approximative) des propriétés géométriques du milieu poreux
peut-on prédire la valeur de la perméabilité de ce milieu ? Quels sont les paramètres
microstructuraux qui contrôlent les propriétés de transport dans les roches ? La
physique des roches essaie de répondre à ces questions depuis très longtemps déjà.
Le problème posé consiste à établir une passerelle entre l’échelle microscopique
(celle des pores et des grains) et l’échelle macroscopique (celle à laquelle est définie
la perméabilité).

2.5 PROPRIÉTÉS ACOUSTIQUES


La caractérisation des matériaux rocheux par des méthodes ultrasoniques est
couramment utilisée. L'étude de la propagation des ondes de compression et de
cisaillement dans un matériau à l'état sec et saturé permet d'évaluer les propriétés
physiques du matériau telles que sa porosité, son état de fissuration et ses propriétés
élastiques (module de Young, coefficient de Poisson). L'analyse des signaux
ultrasoniques en terme d'atténuation a été surtout exploitée en physique des roches
pétrolière. Ce paramètre est particulièrement intéressant pour l'analyse de
l'anisotropie d'un matériau, soit structurale, soit liée à une microfissuration.

2.5.1 PROPAGATION DES ONDES DANS UN MILIEU ÉLASTIQUE


La physique des roches classique s'intéresse à la propagation des ondes de volume P
et S, caractérisées par leurs vitesses (premières et secondes, d’après l’ordre de leur
réception) et leur atténuation. Les équations de propagation des ondes dans un
milieu élastique et viscoélastique sont indiquées en annexe du présent chapitre. Pour
une onde P, le mouvement vibratoire a lieu suivant la direction de propagation et
affecte le volume de la roche. Vp est donc la vitesse d'une onde de compression (ou
onde longitudinale).Vs est la vitesse d'une onde de ci sai l lement (ou onde
transversale), dont le mouvement vibratoire a lieu dans un plan normal à la direction
de propagation. Elles sont plus lentes que les ondes P et ne se propagent pas dans
l'eau.
2.5.2 ATTÉNUATION
Le signal ultrasonique qui se propage dans une roche s'atténue au cours de son trajet.
Cette atténuation est due à des interactions entre l'onde et le milieu de propagation.
Il faut distinguer l'atténuation intrinsèque, liée à l'anélasticité de l'ensemble matrice
solide-fluide saturant, de l'atténuation extrinsèque due à la diffraction de l'onde par
réflexion (interfaces, géométrie de l’éprouvette). L'atténuation se caractérise par une
micro – ordinateur.
2.5.3 VITESSES ET PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES ROCHES
La lithologie est un facteur déterminant en ce qui concerne les vitesses Vp et Vs
dans la mesure où les caractéristiques élastiques des minéraux constitutifs sont
différentes (Tableau 2-3 ). Les valeurs indiquées dans ce tableau sont des moyennes
calculées à partir des vitesses des ondes suivant différentes directions mesurées sur
des cristaux non altérés.

2.6 PROPRIÉTÉS THERMIQUES


2.6.1 CARACTÉRISTIQUES THERMIQUES
La loi de Fourier et l'équation de la chaleur (Annexe de ce chapitre) font intervenir
des propriétés thermiques des roches : la conductivité thermique et la chaleur
spécifique C

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