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DOSSIER RESSOURCES 
 

 
 

DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE… ET DE NOTRE LIBERTÉ… 
Peut-on vivre sans s’informer
?
 

CHAPITRE 1 : DE L’IMPORTANCE VITALE DE S’INFORMER… 
 
DOCUMENT 1 
 
Constitution américaine de 1776, Philadelphie, Etats‐Unis 
1st Amendment 

Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise 
thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to 
assemble, and to petition the Government for a redress of grievances. 
Le Congrès ne fera aucune loi relative à l'établissement d'une religion, ou à l'interdiction de son libre exercice ; 
ou  pour  limiter  la  liberté  d'expression,  de  la  presse  ou  le  droit  des  citoyens  de  se  réunir  pacifiquement  ou 
d'adresser à l'État des pétitions pour obtenir réparations des torts subis. 
 
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, France 
Article 11 : 

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : 
tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté 
dans les cas déterminés par la Loi. 

Déclaration  Universelle  des  Droits  de  l’Homme  de  1948,  Organisation  des 
Nations Unies 
Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas 
être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de 
frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. 

 
DOCUMENT 2 
 
« Certes, on dit : la liberté de parler ou d'écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais 
absolument pas celle de penser. Toutefois, quelles seraient l'ampleur et la justesse de notre pensée, 
si nous ne pensions pas en quelque sorte en communauté avec d'autres à qui nous communiquerions 
nos pensées et qui nous communiqueraient les leurs ! On peut donc dire que ce pouvoir extérieur qui 
dérobe aux hommes la liberté de communiquer en public leurs pensées, leur retire aussi la liberté de 
penser ». 
In Qu'est‐ce que s'orienter dans la pensée ? (III) tr. fr. Philonenko, éd. Vrin, pp. 86‐87 
KANT

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DOCUMENT 3 

L'histoire racontée par Skàrmeta dans La rédaction se situe au Chili, au temps de la dictature de Pinochet.  
 
Pour son anniversaire, Pedro a reçu un ballon. Il a protesté parce qu'il l'aurait voulu en cuir blanc avec 
des  carrés  noirs,  comme  ceux  dans  lesquels  shootent  les  footballeurs  professionnels.  Celui‐là,  en 
plastique, et jaune par‐dessus le marché, lui semblait beaucoup trop léger. 
‐ Quand on veut marquer un but en faisant une tête, il s'envole. 
 On dirait un oiseau tellement il pèse pas. 
 ‐ Tant mieux, lui dit son père. Comme ça, tu te feras pas mal à la tête. 
Et il lui fit de la main le geste de se taire parce qu'il voulait écouter la radio. Depuis le mois précédent, 
depuis que les rues de Santiago s'étaient remplies de soldats, Pedro avait remarqué que son papa, 
tous les soirs, s'asseyait dans son fauteuil préféré, sortait l'antenne de la radio verte et écoutait avec 
attention des nouvelles qui arrivaient de très loin. Parfois, il venait des amis de son père qui fumaient 
comme des cheminées et, après, s'étendaient par terre et se collaient au haut‐parleur comme s'il allait 
leur distribuer des bonbons par les trous. Pedro demanda à sa maman : 
- Pourquoi ils écoutent toujours cette radio pleine de crachouillis ? 
- Parce que ce qu'elle dit est intéressant. 
- Et qu'est‐ce qu'elle dit ? 
- Des choses sur nous, sur notre pays. 
- Quelles choses ? 
- Des choses qui arrivent. 
- Et pourquoi on l'entend si mal ? 
- Parce que la voix vient de très loin. 
Et Pedro tout ensommeillé se mettait à sa fenêtre et tâchait de deviner entre quelles montagnes de 
la Cordillère que lui offrait sa fenêtre la voix de la radio pouvait bien se faufiler. 

A. Skârmeta, La Rédaction, dans Le Cycliste de San Cristobal, trad. L. Bataillon, Éd. du Seuil, «Points Virgule», 2002. 
 

 
DOCUMENT 4 
 
Freedom on the net (2015) 

https://freedomhouse.org/report/freedom‐net/freedom‐net‐2015  

 
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DOCUMENT 5   

Questions sur le possible retour de Google en Chine 
Chercheur à l’ONG Amnesty International, Patrick Poon s’inquiète des conséquences du retour 
du leader incontesté des moteurs de recherche à Pékin. 

Comment se manifeste la censure en Chine ? 
Patrick Poon : Pour le moment, ce que l’on constate, c’est une censure qui porte sur tous les 
termes sensibles, comme par exemple « Tiananmen » ou « 4 juin » (date du massacre de la 
place Tiananmen, en 1989, à Pékin). La censure s’applique sur tous les moteurs de recherche 
locaux,  mais  aussi  sur  Weibo  ou  sur  WeChat,  les  Twitter  et  WhatsApp  chinois  [les  réseaux 
sociaux occidentaux sont quasi tous bloqués en Chine continentale]. Ceux qui cherchent de 
l’information provenant de l’extérieur de la Chine utilisent des réseaux privés virtuels (VPN, 
outils de contournement de la censure). Ce sont souvent les mêmes qui ont étudié, travaillé 
ou simplement voyagé à l’étranger et ont découvert les plates‐formes censurées. 

Ceux qui ne sortent pas du pays, en revanche, sont en général très limités sur l’information 
qu’ils peuvent obtenir. […] 

Qu’avait pensé Amnesty International du départ de Google en 2010 ? 

A  l’époque,  ils  avaient  déclaré  ne  pas  pouvoir  accepter  les  conditions  imposées  par  le 
gouvernement chinois, qui voulait un moteur de recherche censuré. Cette décision avait été 
largement saluée, notamment par Amnesty International. C’est pourquoi les rumeurs autour 
du projet « DragonFly » sont à nos yeux très problématiques. Si Google revient sur le marché 
en acceptant la censure, cela pose de nombreuses questions sur le plan des droits humains, 
de la vie privée des utilisateurs, de leur accès à l’information, de leur liberté d’expression… 

Extrait des propos recueillis par B. Lion, article publié le 29/08/18 disponible sur : 
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/08/29/avec‐son‐potentiel‐retour‐en‐chine‐google‐est‐
devant‐un‐enorme‐dilemme_5347707_4408996.html 
DOCUMENT 6 
 
 
 
Nouvelle réglementation pour museler le “journalisme citoyen” 
Autre  exemple  de  répression  envers  les  blogueurs,  les  journalistes‐citoyens  Lu  Yuyu  et  Li 
Tingyu,  enlevés  par  la  police  en  juin  2016  alors  qu’ils  documentaient  des  manifestations 
ouvrières. Dernier cas en date, le blogueur Wu Bin, connu pour ses commentaires sur Twitter, 
a été arrêté le 27 avril dernier à Shenzhen (sud de la Chine), après des années de harcèlement 
de la part des autorités.  
Et la situation ne semble pas devoir s’améliorer. Le 1er juin est entrée en vigueur une nouvelle 
réglementation  qui  menace  l’existence  même  de  “journalistes  citoyens”  en  imposant 
l’enregistrement préalable de tout service distribuant de l’information en ligne. La nouvelle 
réglementation, qui pourrait en théorie s’appliquer à n’importe quel commentaire ou vidéo 
postés  publiquement,  vise  à  intimider  les  net‐citoyens  chinois  et  risque  de  les  pousser  à 
davantage d'auto‐censure. 
 
Extrait d’un article de Reporters Sans Frontières, https://rsf.org/fr/actualites/la‐chine‐reste‐la‐plus‐grande‐prison‐du‐monde‐pour‐les‐
journalistes‐et‐net‐citoyens   
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CHAPITRE 2 : DE LA LIBERTÉ DES MÉDIAS 
 
DOCUMENT 7 
 

Page d’accueil du site www.charliehebdo.fr, consulté le 12/01/15 
 

 
DOCUMENT 8 
 

Pierre Paperon, journaliste, écrit cet article sur les différentes significations du fameux slogan 
"Je suis Charlie" créé suite à l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015 
 
Listons tous les sens que contient "je suis Charlie".  
1. "Je suis pour la liberté d'expression" 
C'est la première réponse donnée par tous aux questions posées par les journalistes lors du 
rassemblement du 11 janvier. C'est manifestement le thème principal ou l'alibi de présence 
le plus rassembleur qui soit. C'est le crayon qui en est le symbole omniprésent au cours des 
rassemblements et dessins faits depuis. 
 
Article disponible sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1307471‐je‐suis‐charlie‐un‐slogan‐aux‐6‐significations‐veillons‐a‐
conserver‐l‐unite‐apres‐coup.html  

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DOCUMENT 9   

DOCUMENT 5 

 
DOCUMENT 10 
 
 

 
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CHAPITRE 3 : CES MÉDIAS QUI NOUS ENVAHISSENT… 
 

DOCUMENT 11   

Le développement d’internet au Moyen-Orient

«... J’envoie des e‐mails depuis un cybercafé. Je suis frappé par les dizaines de cybercafés qui 
se sont multipliés depuis mon précédent voyage dans le centre‐ville de Ramallah. La vitesse 
de connexion est rapide et mon voisin discute sous Skype avec un de ses frères qui vit aux 
Etats‐Unis. D’autres clients consultent des sites israéliens ou draguent des filles sur des sites 
de rencontres en arabe... 
Lorsque, quelque temps plus tôt, j’ai enquêté à Gaza et en particulier dans le camp de Jabaliya, 
j’ai pu observer qu’Al Jazeera était regardée dans la plupart des maisons palestiniennes, dans 
les bureaux où je me rendais et dans les familles qui m’accueillaient. J’étais d’abord incrédule, 
en raison de la grande pauvreté de ces camps palestiniens. Et puis j’ai compris que ce que je 
voyais à Gaza, comme à Ramallah ou Bethléem, à Damas comme à Attaba Square (le marché 
au cœur du Caire, où se trouve ce que les Egyptiens appellent «cellphone street», la rue des 
téléphones  portables),  était  une  règle  transnationale  :  partout,  on  trouve  facilement  des 
dizaines  de  milliers  d’antennes  paraboliques  et  de  décodeurs  satellites,  tous  vendus  au 
marché  noir.  Pour  un  équivalent  de  25  euros,  vous  avez  un  décodeur  ;  pour  12  euros  une 
petite parabole. On estime qu’en Palestine, 2% seulement des habitants ont un abonnement 
satellite légal, compte tenu des prix, mais que 80% de la population des villes a accès à ces 
services de manière collective et illégale. A la direction des grands groupes médias arabes, 
MBC, ART et Rotana à Riyad et à Dubaï, tous mes interlocuteurs m’ont confirmé que, selon 
leurs  études,  la  quasi‐totalité  de  la  population  arabe,  même  dans  les  zones  les  plus 
déshéritées,  avait  accès  à  une  parabole  et  que  le  taux  de  pénétration  de  la  télévision  par 
satellite était presque total. On a tous en mémoire les images de bédouins dans le désert, avec 
leur dromadaire et leur parabole. «Ici, on mesure la richesse des familles en fonction de la 
taille  de  la  parabole,  me  dit,  en  ironisant  Ayman,  un  étudiant  de  Gaza,  dans  le  camp  de 
Jabaliya. Souvent il n’y a pas d’eau ou plus de lumière dans les rues après 22 heures, mais la 
télévision reste toujours allumée. Et plus la parabole est grande, plus on capte de chaînes. » 
...  La  Palestine  est  très  enclavée  géographiquement,  mais  du  coup  très  ouverte  et  très 
"branchée" du point de vue des médias.  
Les gens sont dans une espèce de prison où l’information est incontrôlée et illimitée. C’est le 
paradoxe : la séparation et le mur avec Israël d’un côté, l’accès total aux médias de l’autre. Et 
plus personne ne peut arrêter cette libération des images dans le monde arabe, désormais 
sans aucun mur ». 

Frédéric Martel, Mainstream,  
Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias, p. 452, Flammarion 
 
   

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DOCUMENT 12 
 

Post de Julie Cadeau, consultante en communication, sur son blog professionnel, https://j‐community‐
management.blogspot.com/2015/03/le‐motdumercredi‐infobesite.html 

  DOCUMENT 13 

Le numérique et le rapport à l’information : entre accessibilité et infobésité  

L’émergence  du  numérique  a  permis  une  démocratisation  sans  précédent  de  l’accès  à 
l’information. Entre les articles de journaux consultables gratuitement, les réseaux sociaux, 
les blogs, vidéos ou encore tutoriels, toute personne bénéficiant d’une connexion Internet 
accède aujourd’hui instantanément à une incroyable source de connaissances… qu’elle le 
souhaite ou non. Comment faire le tri parmi ce flux incessant de nouvelles et ne pas tomber 
dans une surcharge informationnelle étouffante, voire paralysante ? 

L’impact  positif  du  numérique  sur  notre  rapport  à  l’information  est  indéniable :  finies  les 
longues heures passées dans des encyclopédies papier à rechercher une information telle une 
aiguille dans une botte de foin, sans même la certitude de la trouver. Aujourd’hui, entre toutes 
les ressources numérisées, la possibilité de commander un livre à l’autre bout du monde ou 
encore les informations disponibles en accès libre, les internautes ont accès à (quasiment) 
tout, tout le temps et les moteurs de recherche sont rapidement devenus leurs meilleurs amis. 

Malheureusement,  cette  incroyable  accessibilité,  dont  on  ne  cesse  de  repousser  les 
limites, s’accompagne  également  d’inconvénients  parfois  lourds  de  conséquences  pour  les 
utilisateurs. Car, si ces derniers peuvent trouver facilement l’information, celle‐ci peut à son 
tour les trouver avec une facilité déconcertante et l’on finit par se retrouver assailli par une 
quantité d’informations qui ne nous sont pas forcément utiles et dont la qualité laisse parfois 
perplexe. 

http://www.lettresnumeriques.be/2017/09/22/le‐numerique‐et‐le‐rapport‐a‐linformation‐entre‐accessibilite‐et‐infobesite/  

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CHAPITRE 4 : QUELLE INFORMATION !?? 
 

 
DOCUMENT 14 
 

Dans la presse, convoquer des inconnus sur l’estrade est devenu le dernier « truc ». Leur voix 
n’est jamais la même, leur nom change. 
Ils habitent dans une ville ou une autre, mais finalement qu’importe.  
Leurs  visages  nous  sont  inconnus  mais  leurs  figures  familières.  Nous  les  reconnaissons 
immédiatement, lorsqu’ils apparaissent dans les journaux ou à la télévision. Voilà le voisin‐
qui‐n’a‐rien‐entendu. Ou le‐chauffeur‐de‐bus‐qui‐s’est‐fait‐agresser. Puis défile le conseiller‐
du‐ministre‐qui‐souhaite‐garder‐l’anonymat,  le  jeune‐artiste‐qui‐va‐faire‐un‐malheur,  le 
petit‐juge, le diplomate‐occidental‐en‐poste‐à‐Cuba, le réfugié, le chauffeur‐de‐taxi‐irakien...  
Sur  le  bandeau  en  bas  de  l’écran  de  télévision,  où  s’inscrit  généralement  le  nom  de 
l’interviewé, il n’est pas rare de lire en guise d’identification : « jeune de banlieue », « chômeur 
» ou « anti‐européen ». [...]  
Toute situation inédite va produire ses propres créatures. Un attentat ? Trouver le pompier 
héroïque et le rescapé. Un mouvement lycéen ou social ? Cherchez le leader et le manifestant 
qui défile pour la première fois. [...] Il est devenu rare de pouvoir partir au fil de l’eau, au gré 
d’une situation sans tenter de calculer, même hors de toute malice, où elle va conduire. Le 
journaliste « découvre » rarement. Dans le meilleur des cas, il trouve, et dans le pire, il trouve 
ce qu’il cherche. [...]  
Comme l’ambitieux chez Balzac ou Gnafron chez Guignol, ce sont en effet des personnages‐ 
et  toujours  les  mêmes‐  qui  reviennent  quotidiennement  incarner  les  «  informations  ».  Les 
acteurs  tournent,  le  rôle  reste.  Les  micros  se  tendent  volontiers  vers  eux,  non  pour  qu’ils 
expriment ce qu’ils souhaitent, mais pour leur entendre dire le discours que la presse leur 
prête ou attend d’eux. Le problème n’est évidemment pas dans le fait de tracer le portrait 
d’un  homme  ou  d’une  femme  dans  l’actualité.  Il  commence  à  partir  du  moment  où  un 
journaliste va chercher quelqu’un pour symboliser une situation. Cela suppose qu’il ordonne 
son travail, même avec les meilleures intentions, en fonction d’une conclusion déjà tirée [...]  
Chacun  des  interviewés  est  mis  en  scène  pour  symboliser  un  rôle,  une  passion,  une  place 
sociale,  un  point  de  vue  réduisant  la  multiplicité  des  voix  possibles  à  une  parole, 
immédiatement identifiable.  
Ce n’est pas tout de trouver les personnages. Il faut aussi les mettre en scène. Un chercheur 
en blouse blanche entouré de cornues aura l’air « plus vrai » que le même chez le coiffeur. S’il 
bute sur un mot, il sera préférable de rejouer la scène pour que, cette fois, le son soit meilleur. 
Chez le Rmiste en revanche, un bafouillement n’est pas un problème mais un avantage. Le 
rmiste  est  par  définition  perdu,  confus.  Il  apparaitra  plus  crédible  en  survêtement  qu’en 
costume.  
 
Florence Aubenas et Michel Benasayag, La fabrication de l’information, 
 1999, éditions La découverte. 

   

Cours de français – J. DELACHAMBRE 
 

 
DOCUMENT 15 

Photo originale                    Photo retouchée 

1968 : Fidel Castro 

Quand Fidel Castro (dictateur cubain) approuve l’intervention de l’URSS en Tchécoslovaquie, 
Carlos Franqui décide ensuite de s’exiler en Italie. Furieux, Castro l’a fait effacer de la photo. 
Méditant sur le sujet, Carlos Franqui écrit : « J’ai découvert ma mort photographique. Est‐ce 
que j’existe ? Je suis un peu noir, je suis un peu blanc, je suis une petite crotte, sur la veste de 
Fidel ». En effet, on peut voir que le trucage a été expéditif, d’ailleurs on peut encore voir sa 
veste sur le bras droit de Fidel. 
Extrait d’un article sur l’histoire de la retouche photo, disponible sur https://www.la‐retouche‐photo.com/des‐retouches‐photos‐qui‐ont‐
change‐lhistoire/  

 
   

Cours de français – J. DELACHAMBRE 
 

 
DOCUMENT 16 

Le Parisien, version numérique, 20/03/17 

Ressource disponible sur http://www.leparisien.fr/magazine/grand‐angle/antiseche‐comment‐reperer‐une‐fake‐news‐20‐03‐2017‐
6771534.php  

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