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M2 PHILOSOPHIE : PHILOSOPHIE POLITIQUE ET ETHIQUE Finalité

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PHILOSOPHIE

Semestre 3 :Philosophie politique et éthique


UE1 Séminaire directeur de mémoire (M3PHB1FU) (6 ECTS)
- Liste UE1 (A choix: 1 Parmi 1)
Philosophie politique 1 (M3PHPO10)
Philosophie politique 2 (M3PHPO11)
Description et objectifs
Année 2017/2018
Séminaire d’Alain Boyer
PROPRIÉTÉ, COMMUNISME, TRAGÉDIE DES COMMUNS.
La question de la propriété est au centre de la philosophie politique comme
du Droit et des théories de la justice. On étudiera la question de son origine,
comme disait Engels, après Hume, de sa nature (usus, fructus, abusus et
« exclusion d’autrui »), de son rapport avec le don, le prêt, la location, la
vente, la destruction, de la rente, de l’héritage. Une question fondamentale est
celle de ce dont nous ne devons pas être propriétaires (par exemple, autrui :
interdiction de l’esclavage sous toutes ses formes). La question de l’échange
et de l’héritage sera évidemment abordée. La justification de la propriété
privée ou même de la co-propriété n’est pas obvie, tant elle apparaît prima
facie « égoïste », et l’on en étudiera les justifications négatives, reposant sur
une critique de la thèse de la communauté des biens (Platon) par Aristote,
voire celle de Hobbes, contre les effets tragiques du jus omnium in omnes
(la guerre de tous), aussi bien que les justifications positives, telles celles de
Locke et de Nozick. En revanche, on étudiera les utopies communistes, de
More à Marx, sans oublier la position complexe de Rousseau. Les théories de
Kant et Hegel, aussi bien que les justifications utilitaristes et libérales seront
évoquées. On traitera la question de
la « tragédie des communs » (au sens de l’écologiste G. Hardin), liée à
celle de la question de savoir si procréer est un droit absolu, mais aussi les
contre exemples de Elinor Ostrom (« autogestion » de certaines « ressources
communes », à opposer aux « biens publics »), ou les positions de repli (par
rapport à l’idéal communiste) des marxistes Dardot et Laval sur la question
des « communs » (d’abord en référence aux terribles enclosures dénoncées
par More puis par Marx). On montrera le rôle de la propriété assurée par
le Droit pour la constitution d’une économie capitaliste prospère. Mais la
notion libertarienne de propriété de soi, acceptée par certains marxistes (pour
dénoncer l’aliénation), débouche sur la question de l’esclavage « volontaire »,
ou celui de nombre de questions contemporaines d’éthique appliquée.
La question d’une éventuelle démocratisation du capital comme « utopie

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réaliste » (Rawls) sera abordée, ainsi que celles de l’impôt sur le patrimoine
ou sur les successions. La question de la propriété intellectuelle, fort délicate,
pourra être discutée. La capacité à lire en anglais est présupposée.

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Philosophie politique 3 (M3PHPO12)


Description et objectifs
Année 2017/2018
Séminaire de Stéphane Chauvier
APPROCHES NORMATIVES DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE
Quel est le mode optimal d’organisation de la vie humaine à la surface de
la Terre ? Le rassemblement de tous les humains dans une vaste organisation
cosmopolitique unifiée ? Ou leur division en une pluralité d’unités politiques
indépendantes et souveraines ? D’un point de vue purement philosophique,
il peut sembler difficile de trouver des vertus au pluripolitisme, à la division
des humains en une pluralité d’unités politiques indépendantes : cette
division n’est-elle pas la source de l’égoïsme national, du vertige de la
puissance nationale, de la menace permanente de la guerre internationale,
de l’impuissance à remédier efficacement aux maux globaux auxquels tous
les humains sont solidairement confrontés ? Cependant, il serait erroné de
penser que la solution aux maux incontestables dont le pluripolitisme peut
être la source passe nécessairement par le cosmopolitisme institutionnel,
par l’espérance d’une unification politique du genre humain. Ce serait en
effet penser qu’il ne peut y avoir de société mondiale stable et mutuellement
bénéfique sans un État mondial qui la règle et la régisse.
L’objectif de ce séminaire sera d’explorer les conditions morales et
institutionnelles de l’émergence d’un ordre coopératif international, qui tienne
le milieu entre un état civil mondial (État cosmopolitique) et un état de nature
instable et mortifère. Au plan positif, une attention particulière sera portée
à la nature et au rôle des organisations internationales et transnationales
dans la structuration de la société internationale contemporaine. Au plan
normatif, on s’intéressera à des idéaux organisationnels dont la réalisation
ne passe pas par la création d’un État mondial, mais par la remise en cause
de certains principes du droit international public contemporain, comme le
principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un État, le principe
de l’intangibilité des frontières ou celui du droit des États à contrôler les
migrations.

Syllabus
Bibliographie indicative : Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations,
8e éd., Paris, Calmann-Lévy, 1984 ; Hedley Bull, The Anarchical Society,
4th ed., New York, Palgrave Macmillian, 2012 ; R. Chung & J.-B. Jeangène-
Vilmer, Éthique des relations internationales, Paris, PUF, 2013 ; John Rawls,
The Law of Peoples, Cambridge, Harvard University Press, 1999, trad. fr. par
B. Guillarme, Paris, La Découverte, 2006 ; Georges Scelle, Précis de droit des
gens, Paris, Sirey, 1932, rééd. Paris, Dalloz, 2008.

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Philosophie politique 4 (M3PHPO13)

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Description et objectifs
Année 2017/2018
Séminaire d’Hélène L’Heuillet,
GENRES DE VIE, HABITUS, MODES DE VIE
La philosophie morale et politique de l’Antiquité s’ancre en partie dans
une question simple mais fondamentale : « Comment vivre ? ». La valeur
de la vie est indossociable du choix d’un « genre de vie » et de l’éducation
ou de la discipline que celui-ci implique. Cette lecture des Anciens a été
réactualisée par Michel Foucault et Pierre Hadot, qui nous serviront à analyser
la notion de « genre de vie ». Nous nous questionnerons sur les différences
de cette notion avec celle d’«habitus », particulièrement dans le sens que
lui donne Pierre Bourdieu, et sur les implications de cette différence sur la
subjectivité contemporaine. Le sujet contemporain peut-il s’engager dans un
« genre de vie », ou est-il déterminé par un « habitus » qui relève à la fois
du comportement et du capital social ? L’éthique contemporaine peut-elle
se situer au niveau des principes capables de conférer à une vie sa beauté
ou sa bonté, ou bien dans une marge de liberté gagnée sur l’analyse de nos
« modes de vie » ? Nous aurons à nous demander ce que les modes de vie
nous enseignent sur la subjectivité contemporaine, et comment se dessine
à travers eux une éthique ordinaire, qui peut soit donner à un sujet le cadre
dans lequel il donne de la valeur à sa vie et à celle d’autrui, soit imposer une
nouvelle forme de tyrannie morale.

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Philosophie politique 5 (M3PHPO14)


Description et objectifs
Année 2017/2018
Séminaire de Céline Spector
LA LIBERTÉ DES MODERNES
Peut-on considérer qu’il existe une « liberté des modernes », qui prend
acte des conditions nouvelles issues de la rencontre avec le Nouveau Monde
et de l’essor de l’économie politique ? Doit-on se contenter d’opposer une
« tradition libérale », issue de Locke, à une « tradition républicaine » dont
Rousseau aurait été le père fondateur ? Relire les auteurs majeurs de la
philosophie politique depuis Machiavel conduit à nuancer l’approche issue
de l’historiographie dominante, qu’elle soit libérale ou républicaine. Sans
vouloir figer des « langages » ou des discours homogènes, ce séminaire se
propose de revenir sur les enjeux philosophiques et politiques associés à la
distinction entre liberté des Anciens et liberté des Modernes, en analysant
les significations attachées par Machiavel, Hobbes, Locke, Montesquieu,
Rousseau, Condorcet et Constant au concept de liberté – qu’elle soit
naturelle, domestique, civile ou politique.

Syllabus
Bibliographie :
Modernes :
* Hobbes, Léviathan, trad. F. Tricaud, Paris, Sirey, 1974, 2000, ch. XIII à
XXVI.
* Locke, Traité du gouvernement civil, tr. D. Mazel, Paris, GF-
Flammarion, 1992 ; trad. J.-F. Spitz, PUF, 1995.
* Montesquieu, De l’esprit des lois, Paris, GF-Flammarion, livres XI, XII
et XV.

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* Rousseau, La Religion, la Liberté, la Justice. Un commentaire des
« Lettres écrites de la montagne » de Rousseau, B. Bernardi, F. Guénard
et G. Silvestrini éds., Paris, Vrin, 2005,
* Rousseau, Lettres écrites de la montagne, in Œuvres complètes, Paris,
Gallimard, Pléiade, t. III, 1964,lettres VIII et IX.
* Rousseau, Du contrat social, B. Bernardiéd., Paris, GF-Flammarion,
2001.
* Condorcet, Vie de Monsieur Turgot, Paris, Association pour la diffusion
de l’économie politique, 1997
* Condorcet, De l’influence de la Révolution d’Amérique sur l’Europe,
Houilles, Manucius, 2010
* Condorcet, Réflexions sur l’esclavage des nègres, Paris, GF-
Flammarion, 2009
* Les Déclarations des droits de l’homme et du citoyen, S. Rials éd.,
Paris, Hachette, 2012
* * Constant, « De la liberté des Anciens comparée à celle des
Modernes », in Écrits Politiques, M. Gauchet éd., Gallimard, collection
Folio, Paris, 1997, p. 589-619.

Contemporains :
* Audard C., Qu’est-ce que le libéralisme ?, Ethique, politique,
société, Paris, Gallimard, 2009
* Gauchet M., Préface aux Écrits politiques de Benjamin Constant,
Paris, Gallimard, 1997.
* Jaume L., Les origines philosophiques du libéralisme, Paris,
Flammarion, 2010
* Manent P., La Cité de l’homme, Paris, Fayard, 1994 (rééd. Champs
Essais, 2012)
* Manent P., préface à l’anthologie Les Libéraux, Paris, Hachette,
1986
* Manin B., « Les deux libéralismes : marché ou contre-pouvoirs »,
Intervention, n° 9, mai-juillet 1984, p. 10-24.
* Pettit Ph., Républicanisme, trad. P. Savidan et J.-F. Spitz, Paris,
Gallimard, 2004
* Pettit Ph., On the People’s Terms, Cambridge University Press,
2013
* Pitts J., Naissance de la bonne conscience coloniale : Les libéraux
français et anglais et la question impériale, 1770-1870, Paris, Editions
de l’Atelier, 2008
* Shklar J., « Positive Liberty, Negative Liberty in the United
States », in Redeeming American Political Thought, S. Hoffmann et
D. E. Thomson éds., Chicago, The University of Chicago Press, 1998,
p. 111-126
* Shklar J., « The Liberalism of Fear », in Political Thought and
Political Thinkers, Chicago, The University of Chicago Press, 1989.
* Skinner Q., La Liberté avant le libéralisme, trad. M. Zagha, Paris,
Seuil, 2000
* Spitz J.-F., La Liberté politique, Paris, P.U.F., 1995
* Spitz J.-F., « La philosophie politique républicaine aujourd’hui. Un
état des lieux », in Politique et sociétés, n° 20, 2001, p. 7-23.
* Taylor Ch., « Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans la liberté
négative ? », in La Liberté des modernes, trad. P. de Lara, Paris,
P.U.F., 1997, p. 255-283.
* Walzer M., « Liberalism and the Art of Separation », Political
Theory, Vol. 12, n° 3 (Aug., 1984), p. 315-330
* Collectifs :

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* The Cambridge Companion to Liberalism, Steven Wall ed.,
Cambridge University Press, 2015
* « Libéralisme et Républicanisme », S. Chauvier et A. Boyer éds.,
Cahiers de Philosophie de l’Université de Caen, Presses Universitaires
de Caen, 2000, n°34
* La Pensée libérale, G. Kevorkian éd., Paris, Ellipses, 2010.
* Les Penseurs libéraux, A. Laurent et V. Valentin éds., Paris, Belles
Lettres, 2012

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Philosophie politique 6 (M3PHPO15)


Description et objectifs
Année 2017/2018
Séminaire de Pierre-Henri Tavoillot
PHILOSOPHIE POLITIQUE DE LA LAÏCITE
Questions de principe et querelles d’application
L’actualité récente a polarisé l’attention sur la place du religieux et de
l’appartenance communautaire dans le quotidien de la vie collective, tant dans
le domaine public que dans le champ professionnel. Cette actualité a réactivé
des débats, parfois de manière virulente, sur la question de laïcité, de ses
principes comme de son application. Le séminaire de cette année entend
établir un état des lieux raisonné de ces débats, ainsi qu’une cartographie des
argumentations concurrentes.
Après un rappel de la genèse complexe des idées de tolérance, de
neutralité et de laïcité jusqu’à l’élaboration de la loi de 1905 (semestre 1), le
travail de recherche collectif s’attachera à explorer les principaux points de
conflits actuels dans l’espace public français, ainsi que la manière dont, hors
de France, l’idée de laïcité est perçue, qu’elle soit promue ou critiquée. Le
second semestre sera aussi l’occasion d’un examen critique des principales
polémiques depuis l’« affaire du voile » de 1989 jusqu’à celles plus récentes
sur la « crèche Baby-Loup » ou le « burkini ». Y a-t-il plusieurs « laïcités
» : libérale, dogmatique, … ? L’Islam pose-t-il un problème spécifique au
modèle français de neutralité ? Qu’est-ce que le fondamentalisme religieux ?
Comment combiner liberté personnelle de culte et espace public neutre ?
Telles sont les quelques questions directrices qui animeront la réflexion de ce
séminaire.
Un plan des séances et une bibliographie seront remis en début d’année.
Ce séminaire exige une participation active et assidue des étudiants inscrits.
En effet, en plus du suivi des séances, un travail de recherche en petits
groupes sera demandé. La répartition des tâches et la constitution des
groupes de travail se feront lors de la première séance de chaque semestre.
La validation se fera à la fois par la remise d’un mini-mémoire intégré au
travail collectif et par la participation à un workshop où seront présentés et
discutés collectivement les travaux de recherche.
Début du séminaire : jeudi 28 septembre 2017
Contact : phtavoillot@gmail.com

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UE2 Séminaire 2 (M3PHB2FU) (6 ECTS)
- Liste UE2 (A choix: 1 Parmi 1)
Lecture de textes de théorie de l'art (M3PHART4)
Philosophie de l'art 2 (M3PHAR11)
Description et objectifs
Année 2017/2018
La pathologie dans l’art
Nombre de tableaux, de romans et de films figurent des pathologies,
physiques ou psychiques, suivant au plus près leurs manifestations, voire
en faisant l’objet principal de leur déploiement. Nous proposons dans ce
séminaire d’interroger la valeur de ces représentations, qui peut être narrative
ou plastique, symbolique ou réaliste. Il s’agira ainsi de porter l’attention sur
ces motifs et sur leur sens propre, et non par exemple sur les œuvres ou
les artistes considérés comme malades, même si les questions peuvent
être, à l’occasion, liées. Cette recherche nous amènera ainsi à interroger
les différentes interprétations qui peuvent être faites de la présence de
la pathologie dans l’art, pour tenter de revenir aux enjeux spécifiquement
artistiques, en passant, évidemment, par une réflexion sur ce que l’on nomme
« pathologie ».

Syllabus
Bibliographie indicative. Des références complémentaires seront
données au cours du semestre.
Canguilhem, G., Le normal et le pathologique [1966, 1978], PUF Quadrige,
2013.
Charcot, J.-M., et Richer, P., Les démoniaques dans l’art suivi de « La
foi qui guérit », présentation par Pierre Fédida et Georges Didi-Huberman,
Macula, 1984.
Foucault, M., Naissance de la clinique [1963], PUF Quadrige, 2015.
Freud, S., Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen [1906],
Folio, 1986.
Kristeva, J., Pouvoirs de l’horreur [1980], Points Seuil, 1983.
Nordau, M., Dégénérescence [1892], Félix Alcan, 1894.
L’âme au corps. Arts et sciences 1793-1993, sous la direction de J. Clair
(catalogue d’exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 19
octobre 1993 – 24 janvier 1994), Electa, 1993.

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- PHILOSOPHIE

Séminaire extérieur (M3PHEXT)


Philosophie indienne (M3PHHI30)
Philosophie antique (M3PHHI31)
Philosophie antique tardive (M3PHHI32)
Philosophie médiévale (M3PHHI33)
Philosophie moderne (M3PHHI34)

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Philosophie contemporaine (M3PHHI35)
Philosophie arabe (M3PHHI36)
Métaphysique (M3PHHI37)
Philosophie politique 1 (M3PHPO20)
Philosophie politique 2 (M3PHPO21)
Philosophie politique 3 (M3PHPO22)
Philosophie politique 4 (M3PHPO23)
Philosophie politique 5 (M3PHPO24)
Philosophie politique 6 (M3PHPO25)
Philosophie de l'esprit (M3PHP411)
Description et objectifs
Année 2017/2018
Philosophie de l’expertise scientifique
Ce séminaire se propose de développer une réflexion sur la place de
l'expertise scientifique dans les sociétés démocratiques contemporaines. Pour
ce faire, seront d'abord abordées les questions qui ont trait à l'expertise en
général, au statut des experts par rapport aux profanes, au conflit d'experts,
ainsi que la notion de confiance épistémique. La première partie sera
donc orientée vers l'épistémologie du témoignage. La seconde partie sera
consacrée à l'analyse d'exemples contemporains d'expertise scientifique, dont
celui du GIEC, Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Etude du Climat.
A travers ces exemples seront discutées les questions de la structure des
communautés scientifiques et de la réception des rapports d'expertise par les
décideurs politiques.

Syllabus
Références :

Coady, C. A. J. (1992). Testimony. Oxford: Clarendon Press.


Alvin Goldman Experts: Which Ones Should You Trust? Philosophy and
Phenomenological Research, Vol. 63, No. 1. (Jul., 2001), pp. 85-110.
Goldman, Alvin (1999). Knowledge in a Social World. Oxford: Clarendon
Press.
Hardwig, John (1985). "Epistemic Dependence," Journal of Philosophy 82:
335-49.
Hardwig, John (1991). "The Role of Trust in Knowledge," Journal of
Philosophy 88: 693-708.
Kitcher, Philip (1993). The Advancement of Science. New York: Oxford
University Press.
Philip Kitcher, Science, vérité et démocratie, Paris, Presses Universitaires
de France, 2010, 346 p.
Evan Selinger and Robert P. Crease (Editors) The Philosophy of Expertise,
Columbia University Press, 2006

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Epistémologie (M3PHP421)
Description et objectifs
Année 2017/2018
Présomption et présomptivisme
La présomption est une modalité épistémique qui peut s’entendre dans
un sens large ou dans le sens plus précis que lui ont donné les juristes.
Leibniz a proposé (i) de l’entendre dans le sens juridique étroit, mais (ii) d’en
élargir l’usage autant que possible. J’appelle présomptivisme la réalisation
de ce programme épistémologique. Il passe par trois étapes principales : 1)
une analyse du concept juridique, 2) une élaboration de la notion dans ses
relations aux autres modalités épistémiques, 3) enfin une série d’applications.
Le cours est conçu comme un approfondissement de l’introduction à
l’épistémologie.

Syllabus
Indications bibliographiques
Adams, Robert M. (1988) « Presumption and the Necessary Existence of
God », Noûs, 22, pp. 19-32.
Baehr, Jason (2009) « Evidentialism, Vice, and Virtue », Philosophy and
Phenomenological Research, 778/3, pp. 545-567.
Chalmers, David, J. (2012) Constructiong The World, Oxford : Oxford
University Press.
Eklund, Matti (2005) « Fiction, Indifference and Ontology », Philosophy and
Phenomenological Research, 71/3, pp. 557-579.
Feldman, Richard & Earl Conee (1985) « Evidentialism », Philosophical
Studies 48/1, pp. 15-34.
Gaskins, Richard H. (1992) Burden of Proof in Modern Discourse, New
Haven : Yale University Press.
Greco, John (2005) « Justification Is not Internal » in : Contemporary
Debates in Epistemology,. Matthias Steup and Ernest Sosa (eds), Malden :
Blackwell Publishing, pp. 257 – 69.
Kalderon, Mark, E. (2005) (ed.) Fictionalism in Metaphysics, Oxford :
Clarendon Press.
MacFarlane John (2011) « Epistemic Modals are Assessment-Sensitive »
in : Epistemic Modality, Egan, Andy & Brian Weatherson (eds), Oxford : OUP,
pp. 144-178.
McGlynn, Aidan (2013) « Believing Things Unknown », Noûs, 47/2, pp.
385-407.
Petroski, Karen (2008) « The Public Face of Presumptions », Episteme : A
Journal of Social Epistemology, 5/3, pp. 388-401.
Rescher Nicholas (2006) Presumtion and the Practices of Tentative
Cognition, Cambridge : Cambridge UP.

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Ullman-Margalit, Edna (1983) « On Presumption », The Journal of
Philosophy, 80/3, pp. 143-163.
Yalcin, Seth (2011) « Nonfactualism about Epistemic Modality » in :
Epistemic Modality, Egan, Andy & Brian Weatherson (eds), Oxford : OUP, pp.
295-332.
Williamson Timothy (2000) Knowledge and its Limits, Oxford : OUP.

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UE3 Textes classiques ou contemporains (M3PHB3FU) (3 ECTS)


- Liste UE3 (A choix: 1 Parmi 2)
Textes contemporains (M3PHPO30)
Description et objectifs
Année 2017/2018
De la période contemporaine, on entend souvent parler en termes de
« crise » ou de « malaise ». Nous nous interrogerons sur le type de critique en
jeu dans ces différents diagnostics
de la modernité. Pour cela, nous commencerons par la notion de nihilisme,
telle que Leo Strauss la détermine, aussi bien dans la préface de Droit naturel
et histoire que dans son article « Sur le nihilisme allemand ». Nous verrons
ensuite comment Charles Taylor nuance le propos straussien dans Le malaise
de la modernité. Nous terminerons avec l’analyse de la crise de l’éthique chez
Hans Jonas, dans Le principe responsabilité.

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- PHILOSOPHIE

Textes classiques (M3PHPO31)


Description et objectifs
Année 2017/2018
Le libéralisme et ses critiques
L’avènement du libéralisme a constitué une révolution intellectuelle et
politique vis-à-vis de laquelle se sont construits les grands courants de
pensée du XIXe siècle, depuis le conservatisme jusqu’au socialisme, en
passant par la sociologie. L’examen des textes portera sur la manière dont
les défis posés par le libéralisme ont été affrontés, et sur la façon dont les
libéraux ont à leur tour répondu à ces critiques.

Syllabus
Bibliographie : Locke, Second traité du gouvernement civil, GF ;
Mandeville, La fable des abeilles, Vrin ; Rousseau, Discours sur l’origine et
les fondements de l’inégalité parmi les hommes, GF ; Smith, La richesse des
nations, GF ; Ferguson, Histoire de la société civile, PUF ; Gracchus Babeuf,
Le manifeste des plébéiens, Mille et une nuits ; Marx-Engels, Manifeste
communiste, GF ; Comte, Discours sur l’esprit positif, Vrin ; Durkheim, De la
division du travail social, PUF ; Hayek, La route de la servitude (PUF).

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- PHILOSOPHIE

UE4 Philosophie du droit ou de l'économie (M3PHB4FU) (4 ECTS)


- Liste UE4 (A choix: 1 Parmi 1)
philosophie du droit (M3PHPO41)
Description et objectifs
Cet enseignement a pour but d’introduire aux principales problématiques
et aux principaux courants de pensée de la philosophie du droit du début du
XXème siècle à nos jours. Le premier semestre est consacré à la philosophie
générale du droit : examen des relations entre faits et normes juridiques, puis
entre droit et morale, statut de l’interprétation en droit, présentation critique
des principaux courants théoriques (positivisme, décisionnisme, réalisme,
institutionnalisme, post-positivisme, etc.). Le second semestre est consacré
à une série de questions déterminées par les formes et les institutions
particulières du droit : justice constitutionnelle, justice pénale, droit privé, droit
international.

Syllabus
Les auteurs étudiés (Kelsen, Schmitt, Carré de Malberg, Ross, Hauriou,
Duguit, Santi Romano, Holmes, Cohen, Llewellyn, Hart, Reinach, Radbruch,
Blackstone, MacCormick, Weinberger, Dworkin, Günther, Habermas, Fish,
Kennedy, Unger, Posner, Raz, Fuller, Troper, Harcourt, etc.) le seront en
français pour les auteurs étrangers.
Bibliographie (à consulter en bibliothèque) : Béal, Christophe, Philosophie
du droit. Norme, validité et interprétation, Paris, Vrin, coll. « Textes
clés », 2015 : Coleman, Jules et Shapiro, Scott, The Oxford Handbook of
Jurisprudence & Philosophy of Law, Oxford, Oxford University Press, 2002 ;
Ingram David, Law. Key Concepts in Philosophy, Londres, Continuum Books,
2006. Michaut, Françoise, Troper, Michel, Grzegorczyk, Le Positivisme
juridique, Paris, LGDJ, 1993 ; Murphy, Mark C., Philosophy of Law, Oxford,
Blackwell, 2007.

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philosophie de l'économie (M3PHPO42)


Description et objectifs
La philosophie de l’économie est un champ à part de la philosophie
des sciences, parce que l’économie est elle-même une discipline à part :
elle partage avec la science le recours aux modèles mathématiques, un
développement formel remarquable et l’établissement de « lois » générales ;
mais à la différence de notre meilleure science, elle semble peu influencée
par les données empiriques, n’a que peu recours à des expériences et semble
incapable de fournir des prédictions précises. Ce cours s’intéressera donc à
la nature de l’économie, et en particulier à son statut scientifique, mais aussi à
ses fondements, à la portée de ses accomplissements et aux
grands débats conceptuels qui y règnent. Plus spécifiquement, on se
posera les questions suivantes: Comment définir l’économie ? Est-elle positive
ou normative ? Sa méthodologie est-elle scientifique ? Constitue-t-elle une
science « inexacte et séparée » des autres ? Peut-on, et si oui devrait-on
utiliser des modèles idéalisés et irréalistes en économie ? Peut-on parler de

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« lois » économiques, et si oui en quel sens ? Quelle est la rationalité des
agents économiques? Les données comportementales et neurologiques
sont-elles pertinentes pour l’économie ? Par ailleurs, on s’intéressera
aux sous-disciplines de l’économie que sont la théorie de la décision, la
théorie des jeux, l’économétrie, et à des théories économiques particulières,
comme celles du bien-être et de la justice. Ce cours ne présuppose aucune
connaissance préalable en philosophie des sciences ou en économie.

Syllabus
Texte de référence : Mikaël Cozic, « Philosophie de l’Économie », dans
A. Barberousse, D. Bonnay & M. Cozic (dir.), Précis de Philosophie des
Sciences, Paris, Vuibert, 2011, Chapitre 14.

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UE5 Projet de mémoire (M3PHB5FU) (10 ECTS)


Projet de mémoire (M3PHBPME)

UE6 Séminaire EA (M3PHB6FU) (1 ECTS)


Séminaire de recherche (M3PHDP60)
Description et objectifs
La formation de Master II est complétée par six séances, destinées
à l’ensemble des étudiants du M2, visant à leur donner un aperçu de la
recherche avancée en philosophie politique ou en éthique. Chaque séance
est placée sous la responsabilité d’un membre de l’équipe de formation et est
organisée autour de l’exposé d’un doctorant, post-doctorant ou d’un chercheur
qui présente un aspect de son travail et l’offre à la discussion. Le Master
de Philosophie politique et d’éthique est en effet un master de recherche
dont l’un des débouchés est la préparation d’une thèse de doctorat sous la
direction d’un professeur ou d’un maître de conférences habilité à diriger
des recherches, dans le cadre d’une équipe de recherche. Les séances
organisées dans le cadre de l’UE6 visent donc à permettre aux étudiants
de Master 2 d’appréhender les exigences de la recherche en philosophie
politique et en éthique. La participation à ces séances fait partie intégrante de
la formation, la validation de l’UE est basée sur un contrôle de l’assiduité des
étudiants.
F Les six séances de l’année 2017-2018 auront lieu des mardis de
18 à 20h à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, amphithéâtre
D035 (rez-de-chaussée). Les dates et le programme de ces séances sera
diffusé à la rentrée.

Composante
- PHILOSOPHIE

UE Facultative (sans ECTS) (M3PHB99U)


Semestre 4 : Philosophie politique et éthique
UE1 Séminaire directeur de mémoire (M4PHB1FU) (4 ECTS)

Document non contractuel mis à jour le 29/08/2018 Page 11 / 13


- Liste UE1 (A choix: 1 Parmi 1)
Philosophie politique 1 (M4PHPO10)
Philosophie politique 2 (M4PHPO11)
Philosophie politique 3 (M4PHPO12)
Philosophie politique 4 (M4PHPO13)
Philosophie politique 5 (M4PHPO14)
Philosophie politique 6 (M4PHPO15)

UE2 Séminaire 2 (M4PHB2FU) (4 ECTS)


- Liste UE2 (A choix: 1 Parmi 1)
Philosophie de l'art (M4PHART1)
Philosophie de l'art 2 (M4PHAR11)
Séminaire extérieur (M4PHEXT)
Philosophie indienne (M4PHHI30)
Philosophie antique (M4PHHI31)
Philosophie antique tardive (M4PHHI32)
Philosophie médiévale (M4PHHI33)
Philosophie moderne (M4PHHI34)
Philosophie contemporaine (M4PHHI35)
Philosophie arabe (M4PHHI36)
Métaphysique (M4PHHI37)
Philosophie politique 1 (M4PHPO20)
Philosophie politique 2 (M4PHPO21)
Philosophie politique 3 (M4PHPO22)
Philosophie politique 4 (M4PHPO23)
Philosophie politique 5 (M4PHPO24)
Philosophie politique 6 (M4PHPO25)
Philosophie de l'esprit (M4PHP411)
Epistémologie (M4PHP421)

UE3 Textes classiques ou contmeporains (M4PHB3FU) (3 ECTS)


- Liste UE3 (A choix: 1 Parmi 1)
Textes contemporains (M4PHPO30)
Textes classiques (M4PHPO31)

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UE4 Philosophie du droit ou de l’économie (M4PHB4FU) (3 ECTS)
- Liste UE4 (A choix: 1 Parmi 1)
Philosophie du droit (M4PHPO41)
Philosophie de l'économie (M4PHPO42)

UE5 Mémoire (M4PHB5FU) (15 ECTS)


Mémoire (M4PHBMEM)

UE6 Séminaire EA (M4PHB6FU) (1 ECTS)


Séminaire de recherche (M4PHDP60)

UE Facultative (sans ECTS) (M4PHB99U)

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