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Les sources du droit au Québec et la

recherche de l’information juridique


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EXERCEZ-VOUS

VOCABULAIRE
1. Loi constitutionnelle de 1982 (p. 13 et 14)
2. jurisprudence (p. 22 et 25)
3. droit international public (p. 26 et 27)
4. Code civil du Québec, Code civil du Bas-Canada (p. 23)
5. péréquation (p. 17)
6. constitution (p. 9)
7. clause nonobstant (p. 16)
8. législation (p. 18)
9. pouvoir résiduaire (p. 12)
10. Acte de Québec (p. 8)

VRAI OU FAUX
1. Faux, il n’y a pas de Code civil en Ontario, mais une Common Law (p. 25).
2. Vrai (p. 12)
3. Vrai (p. 30)
4. Faux, c’est l’Acte de Québec (p. 8).
5. Faux, c’est le droit international privé (p. 28).
6. Vrai, en vertu de ce principe, les lois en vigueur dans une province ou dans un État régissent les
citoyens qui y résident et ceux qui y séjournent (p. 18).
7. Faux, il a été adopté le 1er janvier 1994 en remplacement du Code civil du Bas-Canada (p. 23).
8. Faux, il fait partie du droit national privé (p. 29 et 30).
9. Faux, c’est la clause nonobstant (p. 16).
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CHOIX MULTIPLES
1. d) La Charte canadienne des droits et libertés est l’un des nouveaux éléments qui ont été ajoutés
à la Loi de 1867 (p. 14).
2. d) En 1763, le traité de Paris officialise la cession de la Nouvelle-France à l’Angleterre (p. 8).

3. b) Le droit international privé réglemente les échanges et les relations entre des personnes de
pays différents (p. 28).
4. d) Ces cinq pays sont les États-Unis, la France, L’Angleterre, la Russie te la Chine (p. 28).
5. c) C’est la pierre angulaire de notre système constitutionnel démocratique (p. 18).

FAITES LE POINT
1. Avant 1760 : La coutume de Paris
1763 : le Traité de Paris
1774 : L’Acte de Québec
1791 : L’Acte constitutionnel
1840 : L’Acte d’union
1866 : Le Code civil du Bas-Canada
1867 : L’Acte de l’Amérique du Nord britannique
1931 : Le Statut de Westminster
1982 : La loi constitutionnelle de 1982
1987 : L’Accord du Lac Meech
1992 : L’Entente de Charlottetown
1994 : Le Code civil du Québec
(p. 8 et 9)

2. Texte de loi fondamental qui définit la structure politique du pays, le mode selon lequel il élit ses
gouvernements, le rôle des tribunaux et les garanties dont disposent les citoyens face aux abus
de pouvoir des gouvernants (p. 9)

3. a) La législation : ensemble des lois, codes, règles et règlements adoptés par les corps législatifs
(p. 18)

b) Les chartes : lois reconnaissant des droits fondamentaux (p. 22)

c) Le Code civil du Québec : la source essentielle de notre droit des affaires et le fondement des
droits et obligations des citoyens (p. 23)
d) Autres codes : ensembles des dispositions légales d’un domaine en particulier (p. 24)

e) Les ordonnances et décrets : articles d’une loi qui permettent au Conseil des ministres

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d’adopter des dispositions visant à modifier ou à faciliter l’application de la loi (p. 24)

f) Règlements : législations adoptées par des municipalités, villes, commissions scolaires et


associations professionnelles (p. 25)

g) Jurisprudence : ensemble des jugements rendus par les tribunaux (p. 25)

h) La doctrine : ensemble des ouvrages, des écrits et des analyses faites par des juristes (p. 25)

i) L’usage et la coutume : pratique courante et répandue dans un milieu donné ; il est uniforme,
général, fréquent et public (p. 26)

4. Selon l’article 38 de la Loi constitutionnelle de 1982, on exige soit l’unanimité des provinces, soit
la règle du 7/50 (c’est-à-dire au moins 7 provinces et 50 % de la population). Dans certains cas,
selon l’article 43, le seul accord de la province visée et du gouvernement fédéral est nécessaire
(p. 16).

5. Rédaction du projet de loi


Révision et approbation par le conseil des ministres
Présentation du projet de loi à l’Assemblée nationale
Étude du projet de loi par les députés ou renvoi à la commission parlementaire
Adoption du projet de loi
Sanction par le lieutenant-gouverneur et entrée en vigueur
Publication dans la Gazette officielle (p. 20 et 21)

6. Principe par lequel les impôts et les taxes perçus par le gouvernement fédéral sont redistribués
entre les provinces : les provinces moins riches bénéficient de transferts d’argent plus importants
que la somme des impôts perçus par le fédéral sur leur territoire (p. 17).

7. Palier fédéral : assurance-chômage, service postal, recensements et statistiques, milice, service


militaire, service naval et défense, navigation et bâtiments, pêcheries des côtes de la mer et
intérieur, poids et mesures, banqueroute et faillite, brevets d’invention et de découverte, droits
d’auteur, loi criminelle, etc. Palier provincial : administration des prisons publiques, administration
des hôpitaux, institutions municipales, incorporation des compagnies pour des objets
provinciaux, célébration du mariage, propriété et droits civils, administration de la justice, etc.
(p. 11)

8. La préparation
La recherche
La rédaction d’un rapport de recherche, d’une note de service ou d’une lettre d’opinion
(p. 33 et 34)

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RECHERCHE EN LIGNE
a) Note importante : La réponse à cette question a été extraite du site d’Éducaloi en avril 2015. En
cas de différence entre ces extraits et les contenus actuels du site d’Éducaloi, il convient de
considérer ces derniers comme reflétant le droit en vigueur.
« Généralement, seuls ces enfants peuvent avoir accès à une école anglophone au Québec :
1. Un enfant dont un parent est citoyen canadien et a reçu la majeure partie de son
enseignement primaire en anglais au Canada ;
2. Un enfant dont un parent est citoyen canadien si l’enfant a reçu la majeure partie de son
enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada ;
3. Les frères et sœurs d’un enfant tel que décrit au point précédent.
(Pour les questions 1 à 3, art. 73 et 86.1 de la Charte de la langue française)
4. Un enfant dont un parent a fréquenté une école au Québec après le 26 août 1977 et que ce
parent aurait été admissible à l’école anglophone à ce moment. »
(art. 76 de la Charte de la langue française)

b) Non, ces règles ne s’appliquent pas aux cégeps et aux universités (art. 72 de la Charte de la
langue française).

c) Au gouvernement provincial, puisqu’en vertu de la loi constitutionnelle de 1867, les


parlements provinciaux sont les seuls à pouvoir adopter des lois en matière d’éducation.

CAS PRATIQUES
1. a) Le gouvernement fédéral n’a pas juridiction pour adopter cette loi, car l’éducation relève de la
compétence exclusive des provinces en vertu de l’article 93 de la Constitution. Le projet de loi
fédéral est donc inconstitutionnel.
b) Les articles de la Constitution canadienne qui s’appliquent sont les articles 91, 92 et 93 (voir la
section 1.3.1, B.).
c) Il pourra s’adresser aux tribunaux suivants pour contester la constitutionalité de cette loi : la
Cour supérieure, la Cour d’appel et, ultimement, la Cour suprême du Canada.
(p. 10 à 13)

2. a) L’A.A.N.B n’est pas claire du tout sur l’exclusivité en cette matière. Il aurait fallu un jugement
de la Cour suprême ou un article à l’intérieur de l’A.A.N.B le précisant. Il faudra attendre la Loi
constitutionnelle de 1982 et l’enchâssement de la Charte des droits et libertés pour clarifier que
cela est de compétence fédérale.

b) Principalement, les articles concernant le port des signes ostentatoires ainsi que les exceptions
prévues pour conserver le patrimoine religieux québécois (catholique) en raison de l’histoire

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pourraient être contestés en cour. Ils pourraient aller à l’encontre de tous les articles qui
reconnaissent les libertés de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, de presse et des
autres moyens de communication, ainsi que les droits à l’égalité sans discrimination basée sur la
race, l’origine ethnique ou nationale, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences
mentales. Si la cour la juge inconstitutionnelle, le gouvernement provincial ne pourrait pas, par
exemple, obliger un employé à ne pas porter des croix chrétiennes ou autres signes religieux.

c) Bien que le Québec n’ait pas signé la loi de 1982 incluant la charte, la loi comporte une
disposition de dérogation qui s’intitule la « Clause nonobstant ». Cette clause signifie que,
nonobstant la Charte des droits et libertés, le gouvernement provincial, en utilisant cette clause,
pourrait aller de l’avant avec la Charte. Cette clause est valide durant cinq ans et doit être
revotée. Cependant, il y a des délais à respecter pour se prévaloir de cette dérogation. À ce jour,
le Québec l’a utilisée une seule fois, avec la loi 178 sur l’affichage unilingue français (p. 14 à 16).

3. Ces litiges seront traités en droit international privé. Ce sont les lois du Vermont qui
s’appliqueront et, si nous allons en procès, ce sera devant le tribunal du Vermont (p. 18 et 28).

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