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3.3.2.

Exemple de calcul « 2 » : -Semelle excentrée et poutre de redressement-

Définition :

Une semelle est dite excentrée lorsque la résultante des efforts verticaux ne coïncide
pas avec le centre de gravité de la semelle. Cette excentricité découle de la nécessité de ne pas

efficace sur toute sa surface, on met en place une poutre de redressement qui relie la semelle

par cette dernière, est utilisée pour amener une répartition uniforme des contraintes du sol
figure.142) :

-Fig.142-

S3 appartenant au bloc 5,
Cette semelle supporte le poteau de rive le plus
chargé du bloc et qui coïncide avec les axes - .

A) Etude de la semelle excentrée :

A.1) Dimensions de coffrage :

On à déjà déterminer les dimensions en plan A et B de la semelle excentrée, il reste la


détermination des dimensions en élévation :

Donc :
Puis on calcul la hauteur du patin comme suit :

A.2) Sollicitations :

combinaisons

-Tableau.62-

A.3) Ferraillage :

,
dont la valeur est calculée comme suit :

Avec : est la distance définie dans la figure.143 suivante :

-Fig.143-
Donc :
les conditions suivantes :

S3 suivant B soit
relativement accrue, car
applicable suivant le sens longitudinal. Par conséquent le calcul des aciers dans le sens
transversal se fait par la méthode des bielles, cependant dans le sens longitudinal, il faut faire
le calcul de la poutre de redressement
de cette dernière.

Donc :

On adopte : 12T10, avec : et un espacement entre barres de 20 cm.

Arrête des barres :

On à :
B) Etude de la poutre de redressement :

B.1) Dimensions du coffrage :

Pour remplir son rôle, la poutre de redressement doit être rigide, et pour ce faire, on
doit adopter une hauteur hpr donnée comme suit :

La largeur de la poutre sera de :

B.2) Chargement :

Le système de chargement à prendre en compte pour le calcul de la poutre de


redressement est défini dans la figure.144 suivante :

-Fig.144-
Avec :

B.3) Calcul des sollicitations :

Effort tranchant (V):

Le diagramme

représenté dans la
figure.145 ci-contre :

Avec :

-Fig.145-
Moment fléchissant :

Le diagramme du
moment fléchissant est
représenté dans la figure.146 ci-
contre :

Avec :

-Fig.146-

B.4) Ferraillage :

B.4.1) Ferraillage longitudinal :

La poutre de redressement travail en flexion


comme suit :

Aciers supérieurs :

Pour une situation durable, et pour des barres HA FeE400, on à les grandeurs limites
suivantes :

Donc :

On à :

Avec :

Donc, on adopte : 8T25+2T20 avec :


Aciers inférieur :

Vu inférieures sont plus au moins


comprimées, et nécessaire. Mais
pour des raisons de fragilité du béton on est obligé de prévoir un ferraillage inférieur
minimal qui découle de la condition de non fragilité suivante :

Soit : 4T12 avec :

Armatures de peau :

examinant la condition suivante :

Par conséquent, les armatures de peau ne sont pas nécessaires.

B.4.2) Ferraillage transversal :

Le diamètre des cadres doit vérifier la condition suivante :

Donc, on prend :

Les armatures transversales seront constituées de deux cadres de 10 et de 12, ce qui


donne une section acier transversale de :

Calcul des espacements :

En termes
:

se calcul par la formule suivante, réduite pour le cas de la flexion simple :

Zone 1 :
Zone 2 :

N.B:

On plus du ferraillage longitudinal inférieur de la poutre de redressement, on ajoute au


ferraillage de la semelle excentrée des barres de répartition pour les armatures dans le sens
transversales, et elles sont calculées comme suit :

Soit : 4T10 avec : et un espacement de 30 cm.

C) Schéma de ferraillage :

Dans ce qui suit on va présenter le schéma de ferraillage de la semelle excentrée et la


poutre de redressement :

« Coupe A-A » « Coupe B-B »

-Fig.147-
-Fig.148-
Nomenclature des aciers
Longueur unitaire
N° TOR Nombre Façonnage
[cm]

1 25 862 4

2 25 412 4

3 20 330 2

4 12 864 4

5 10 224 4

6 10 174 12

7 10 178 38

8 12 230 38

-Tableau.63-

3.3.3. Exemple de calcul « 3 » : - continue sous voile centrée-

Le calcul de ferraillage des semelles continues sous voile centrées


manière classique suivant le sens transversal pour la détermination des aciers principales, on
la semelle est
rigide ou souple. Ce pondent, suivant le sens longitudinale on dispose des aciers de
répartition, non nécessaires à la résistance, mais servant à maintenir les aciers principaux et à
limiter une fissuration transversale (retrait du béton, variation de température).

S6
appartenant au bloc 5, qui a les dimensions en plan suivantes :
On peut donc, définir les dimensions en élévation de cette semelle, on appliquant la
condition de rigidité suivante :

Puis on calcul la hauteur du patin comme suit :

A) Sollicitations :

La semelle S6 est soumise aux sollicitations définies dans le tableau.63 suivant, ces
sollicitations réduites sont acheminées par le voile :

-Fig.149-

combinaisons

-Tableau.64-

B) Ferraillage :

Sens transversal :

Suivant le sens transversal on applique la méthode des bielles pour la détermination


doit de la méthode:
Donc la méthode bielle est applicable :

On à :

On adopte alors : 7T12 avec : et un espacement entre barres de 15 cm.

Sens longitudinal :

Suivant le sens longitudinal de la semelle, on adopte des armatures de répartition dont


comme suit :

On adopte : 7T10 avec : et un espacement entre barres de 40 cm.

Arrêt des barres principales :

On à :

C) Vérifications :

de ces éléments résistant aux forces horizontales comme le cas du séisme.

Deux vérifications sous deux combinaisons différentes sont à faire :

C.1) Vérification de la contrainte maximale dans le sol :

:
Avec :

: Longueur de la semelle,

: Largeur de la semelle.

Sous la combinaison on à les sollicitations suivante :

Ce qui donne une excentricité de :

Donc on vérifie la condition suivante:

Avec :

C.2) Vérification de la stabilité au renversement :

La semelle est stable vis-à-vis le renversement si la condition suivante est vérifiée :

Avec :

: est la petite dimension de la semelle,

: sont les sollicitations défavorables, obtenues sous la combinaison .

Donc :
, mais en réalité
ce voile est solidaire à une ossature rigide et monolithique, qui lui offre une certaine
tion des charges verticales stabilisantes transmises au voile

due aux sollicitations sismiques.

C.3) Vérification au glissement :

On doit vérifier la condition suivante :

Pour un sol marneux ,

Donc :

Par conséquent, la semelle est stable vis-à-vis le glissement.

D) Schéma de ferraillage :

-Fig.150-
-Fig.151 (Coupe A-A)-

-Fig.152 (Coupe B-B)-

Nomenclature des aciers


Longueur unitaire
N° TOR Nombre Façonnage
[cm]
1 12 265 32

2 10 490 7
-Tableau.65-
3.3.4. Exemple de calcul « 4 » : - et poteau
centrées-

appartenant au bloc 6 avec les dimensions en sous


face suivantes :

-Fig.153-
A) Hypothèses de calcul :

Lorsque les poteaux et éventuellement les voiles dans une direction donnée, sont
proches les uns des autres, on confectionne une semelle continue sous cette file de poteaux et
voiles.

La semelle qui peut être plus ou moins rigide, est souvent associée à une poutre
centrale de rigidité (poutre libage), susceptible de répartir les pressions ponctuelles introduite
par les poteaux, et les pressions linéairement réparties produites par les voiles.

Transversalement, la semelle agit comme une semelle trapézoïdale sous poteau. Pour
une largeur A elle
est applicable.

Longitudinalement la semelle agit comme une poutre renversée continue avec les
poteaux et voiles c armatures supérieurs pour reprendre le moment
positif en travée, et les armatures inférieurs pour reprendre les moments négatifs en appuis.

La dernière hypothèse ne peut être valable sauve si la semelle est raide, est plus
particulièrement la partie comprise entre les nues de poteau de droite et le voile de gauche, ce
qui nous permet de supposé la linéarité du diagramme des sous-pressions du sol.
raide longitudinalement, on doit vérifier la
condition suivante qui découle de la théorie de la poutre sur sol élastique :

: est la longueur élastique de la semelle, elle se calcul comme suit :

: est la largeur de la semelle (

: est le coefficient de raideur du sol, en pratique il varie de 0.5 à 12 Kg/cm3, mais on pourra
adopter pour K les valeurs suivante :

pour un très mauvais sol,

pour un sol moyen

pour un très bon sol.

Donc pour notre cas, on peut prendre :

: ROBOT structural
analysis dans sont module « »:

Après calcul, on aura les


résultats suivants :

Donc : -Fig.154-

Ce qui conduit à :
répartition des contraintes en sous face de la semelle, prend une allure linéaire.

B) Chargement :

Charges acheminées par le voile :

combinaisons

-Tableau.66-

Charges acheminées par le poteau :

combinaisons

-Tableau.67-

C) Ferraillage (ELU) :

C.1) Sens transversale :