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BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES

SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL


B.P. 6009 - 45060 Orléans Cedex - Tél.: (38) 63.80.01

VALORISATION DES MINERAIS DE PHOSPHATES FRANÇAIS


RAPPORT SCIENTIFIQUE DE SYNTHÈSE
par

G. BAUDET

Département mineralurgie
B.P. 6009 - 45060 Orléans Cedex - Tél.: (38) 63.80.01

Compte-rendu de fin d'étude


d'une recherche financée
par la
Délégation générale
à la recherche scientifique et technique

COMITÉ : Valorisation des ressources du sous-sol


Novembre 1980
Décision d'aide n° 78.07.0008
80SGN818 MIN du 15 mars 1978

Réalisation Département des Arts Graphiques


R É S U M É

Les études minéralurgiques effectuées dans le cadre de la décision d'aide


DGRST n° 78.7.0008, avaient pour objectif de définir des possibilités d'enrichis-
sement et de valorisation de deux types de minerais de phosphate pauvre, situés
sur le territoire métropolitain, dont les réserves probables ont été estimées les
plus intéressantes :

- minerais siliceux, à nodules phosphatés, du Dinantien de la Montagne


Noire et des Pyrénées,

- craie phosphatée de Picardie.

Deux échantillons, H et H, de minerai du Dinantien de la Montagne Noire,


prélevés sur le site de Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault) se sont révélés très
pauvres en phosphate : 1,92 % et 2,12 % P2°5 ^4/2 e t 4 & %B
' *p-L') e t s a n s
intérêt
économique, car la concentration gravimétrique des éléments phosphatés, sous forme
de nodules et d'inclusions silico-phosphatées, aboutirait à des produits titrant
11,6 % P 05 (25,3 % B.P.L.) avec H et 14,3 % PJD (31,2 % B.P.L.) avec H2, pour
des récupérations respectives en phosphate de 42 et 66 %.

Deux échantillons composites de minerai non altéré du Dinantien des Pyrénées,


constitué par des lydiennes et shales à nodules et shales phosphatés, prélevés sur
les sites de Saint-Girons - Castelnau Durban (Ariège) et Cierp-Signac (Haute-
Garonne), titrent 8,3 et 7,1 % ?2°5 t18'1 e t 15 5
' %B PL
- ' *)' l'enrichissement gra-
vimétrique, à partir des minerais concassés - 12 + 0,5 mm ou - 12 + 2 mm, condui-
rait, pour des conditions industrielles de séparation, à des préconcentrés titrant :

- 20,1 à 22,5 % PO- (43,9 à 48 % B.P.L., préconcentrés "pauvres" avec


des récupérations en phosphate de 61 à 77 %,
ou
- 23 à 25 % PO (52,4 à 54,6 % B.P.L., préconcentrés "riches" avec des
récupérations en phosphate de 47,5 à 68 %.

Les éléments phosphatés sous forme de nodules et shales phosphatés contiennent


une proportion importante d'endogangue siliceuse, carbonée et argileuse, l'élimi-
nation partielle de cette endogangue par calcination et flottation, conduit à de
mauvais résultats d'enrichissement : les concentrés titrent 28,5 à 30 % V-pc
(62,3 à 65,5 % B.P.L.) pour une récupération en phosphate de 80 à 50 % par rapport
au préconcentré gravimétrique.

L'étude d'un échantillon de minerai altéré titrant 2,46 % P20. (5,4 % B.P.L.)
a montré que ce type de minerai ne peut être enrichi par des procédés simples de
séparation.

L'utilisation des préconcentrés gravimétriques, obtenus à partir des minerais


non altérés, a été évaluée pour les productions d'acide phosphorique et d'engrais
phosphatés par la filière usuelle de fabrication en voie humide, d'acide phospho-
rique de voie thermique, de phosphate broyé pour amendement direct, de thermophos-
phates, de phosphate d'ammonium par voie thermique. Deux utilisations s'avèrent
techniquement envisageables pour les préconcentrés "riches" titrant 23 à 25 % P^O^
et les préconcentrés "pauvres" titrant 20 à 22 % P>pc àopés par un apport de con-
centré de phosphate marchand : production d'acide phosphorique de voie thermique,
production de thermophosphates. Pour ces derniers, par traitement à 950-1000° C,
il est possible d'élaborer deux types d'engrais hyposolubles :

- phosphate désagrégé sodo-calcique titrant 23,6 % PpO dont 90,î et


81,8 % sont respectivement solubles dans l'acide citrique à 2 % et
le citrate d'ammonium alcalin de Joulie,

- phosphate désagrégé potasso-calcique titrant 21,6 % P O et 22 % KO


dont 80 % du phosphore et 95 % du potassium sont solubles dans l'acide
citrique à 2 %, 80 % du phosphore et 75 % du potassium sont solubles
dans le citrate de Joulie.

L'étude minéralurgique effectuée sur un échantillon de craie phosphatée de


FAUCOUZY (Aisne), titrant 10,6 % PO (23,2 % B.P.L.)f a montré que les éléments
phosphatés sont très riches en endogangue carbonatée et que les concentrés que l'on
peut espérer produire par un procédé physique de séparation ne faisant pas appel à
la calcination, auront une teneur limitée à environ 25 % P20c- La
préparation méca-
nique en voie humide conduit à un préconcentré titrant 18,8 % P2°5 (4^t2 * B.P.L.)
pour un rendement pondéral de 50,3 % et une récupération en phosphate de 89,4 %,
utilisable après broyage, comme amendement direct. La flottation inverse des car-
bonates libres de l'exogangue avec un ester phosphorique comme collecteur, aboutit
à des concentrés titrant 22,3. à 23 % PO (48,2 à 50,3 % B.P.L.) avec une récupé-
ration du phosphate de 93fl à 75,5 % par rapport au préconcentré.

0
ooo
Comp. MIN
TABLE DES MATIÈRES

Pages

RESUME

1. INTRODUCTION 1

2. ETUDE DU MINERAI DU DINANTIEN DE LA MONTAGNE NOIRE 3

2.1. Etudes chimique et pétrographique 3


2.2. Etude de la préconcentration gravimétrique 6

3. ETUDE DU MINERAI DU DINANTIEN DES PYRENEES 15

3.1. Etudes chimiques et minéralogiques 15


3.2. Etude de la préconcentration gravimétrique 17
3.3. Etude du minerai de surface du Dinantien des Pyrénées 41
3.4. Essais de concentration du phosphate par flottation 43

4. ETUDE DE LA VALORISATION DES PRECONCENTRES DE PHOSPHATE SEPARES DU


MINERAI DU DINANTIEN DES PYRENEES 45

4.1. Utilisation des préconcentrés dans la filière de fabri-


cation des engrais phosphatés 45
4.2. Production de phosphore et d'acide phosphorique de voie
thermique 48
4.3. Utilisation comme phosphate broyé pour amendement direct ... 48
4.4. Production de thermophosphate et de phosphates défluorés
par voie thermique 49
4.5. Etude de la synthèse de phosphates sodo-calciques par frit-
tage alcalin à partir du préconcentré de la Haute-Garonne .. 50
4.6. Essais d'élaboration de thermo-phosphates potasso-calciques. 54
4.7. Essais de traitement thermique à basse température du pré-
concentré de la Haute-Garonne en présence de SO2 et CaCl^ • • 56
4.8. Essais de traitement thermique à basse température du pré-
concentré de la Haute-Garonne en présence de sulfate d'am-
monium 58

5. ETUDE MINERALURGiqUE D'UN ECHANTILLON DE CRAIE PHOSPHATEE DU BASSIN


PARISIEN 61

6. CONCLUSION 65

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 71

0
000
1. INTRODUCTION ,

Les travaux effectués par les divisions de recherches minières du B.R.G.M.


depuis 1974 sur le territoire métropolitain ont montré que les minerais de
phosphate à gangue siliceuse du Dinantien du Sud Ouest et les craies phosphatées
du Bassin Parisien représentaient probablement les réserves françaises de phos-
phate les plus importantes.

Les minerais du Dinantien, notamment le long des Pyrénées, forment des ac-
cumulations de phosphate à basse teneur, probablement plusieurs dizaines de mil-
lions de tonnes de minerai à 12-15 % de phosphate tricalcique.dans les seuls sec-
teurs minéralisés des Pyrénées Centrales. En règle générale, les conditions de
gisement apparaissent toutefois comme peu favorables du fait de l'altitude sou-
vent élevée, de la nécessité fréquente d'exploiter en souterrain et de la fai-
ble teneur des niveaux à nodules titrant de 5 à 10 % P2O5.

La formation phosphatée s'étend sur toute la longueur des Pyrénées et sur


le versant sud de la Montagne Noire. La puissance des niveaux à concentration
de nodules dans les lydiennes dépasse rarement deux mètres, sauf épaississement
local ou redoublement tectonique. Les secteurs les plus favorables à l'ou-
verture d'une exploitation seraient Laruns (Hautes-Pyrénées) - Cierp (Haute-
Garonne) - l'Arize (Ariège) et Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault), seul ce der-
nier pourrait faire l'objet d'une extraction à ciel ouvert.

Ce minerai phosphaté a été autrefois exploité, la plus récente exploita-


tion remonte à la dernière guerre, dans la région de Cierp-Signac (Haute-
Garonne) , les minerais tout-venant extraits en galerie titraient de 6 à 10 %
P2O5.

En Picardie, les travaux de reconnaissance par sondages ont mis en éviden-


ce des réserves de l'ordre de dix millions de tonnes, réparties sur quatre dé-
pots de craie phosphatée titrant 8 à 10 % P2O5.

Les travaux proposés à la D.G.R.S.T. dans le cadre d'une action "Valori-


sation des minerais de phosphate français" avaient pour objectif de définir des
possibilités d'enrichissement et de valorisation de deux types de minerai de
phosphate pauvre, situés sur le territoire métropolitain, dont les réserves pro-
bables ont été estimées les plus intéressantes :
- minerais siliceux à nodules phosphatés du Dinantien de la
Montagne Noire et des Pyrénées
- craie phosphatée de Picardie.

Six échantillons de phosphate ont fait l'objet d'une étude de caractérisa-


tion chimique et minéralogique puis d'une étude minéralurgique :

. deux échantillons H-| et H2 du Dinantien de la Montagne Noire


en provenance de Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault)
. deux échantillons composites du Dinantien des Pyrénées, en
provenance des départements de l'Ariège, sites de Saint-Girons
et Castelnau-Durban (composite A) et de la Haute-Garonne,
sites de Cierp-Signac (composite H.G., échantillon prélevé dans
la galerie du Mail de Pignan)
. un échantillon de minerai altéré du Dinantien, en provenance du
département de la Haute-Garonne (H.G.A.)
. un échantillon de craie phosphatée en provenance de Faucouzy
(Aisne).

Le présent rapport scientifique présente une synthèse des travaux effec-


tués, avec leurs principales conclusions, une description et une interprétation
plus détaillées des études et résultats sont présentées dans les annexes n° 1 à
4 :

- Annexe n c 1 : "E£udz¿ m¿nztuxluA.g4.quz¿ dzh minwcuu du VÁnantlzn dz


la Montagne. UOÁAZ zt du Pytânzzà"
par G. Baudet - G . Morizot - P . L . Hergibo - M . Lorang
- Annexe n° 2 : "Etude. pitsiogfia.plu.qLLZ zt micAockimlquz du matoAÁ-zt
pho&phatz du Vinantizn dz¿ Pyn.lne.zi"
par P . Marteau et D . Giot
- Annexe n° 3 : "Etudz pztfLogiapklquz du matítUzl phoiphatz dz ¿a
Montagnz Uoinz"
par A . Boujo
- Annexe n° 4 : "Etudz minzKaXwiQJLquz ptálÁmjwJíjiz d'un échantillon
dz UXJOJLZ phoiphatzz du BaA¿¿n ?asi¿¿>¿zn"
par G. Baudet - P . L . Hergibo - D . Mariton
2, ETUDE DU MINERAI DU DI NANTI EN DE LA MONTAGNE NOIRE .

Deux échantillons H-] et H2 ont été prélevés dans une tranchée sur le site
de Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault).

2.1. Etudes chimique et pétrographique .

Les analyses chimiques complètes des échantillons tout-venant sont


présentées au tableau n° 1 ci-après.

L'étude pétrographique a été effectuée par A. Boujo à partir de l'exa-


men de 44 lames minces, les résultats détaillés sont présentés dans l'an-
nexe n° 3. Les points importants en vue du traitement minéralurgique peu-
vent être résumés comme suit :

Le minerai est constitué de trois composants principaux :

7) Une. &x.oga.ngue. sous forme d'une lydienne à radiolaires inclus dans une
matrice argilo-siliceuse à très fine cristallisation de la silice. Cette
roche est abondamment et finement fissurée, certaines de ces fissures
renferment des oxydes métalliques et des phosphates d'alumine. Aucun
élément phosphaté n'a été identifié dans cette exogangue.

2) Vojt, noduZeJ» pkoiphatti de dimensions variables : 2 à 6 cm, parfois 7 à


10 an, à endogangue essentiellement siliceuse.

Ces nodules sont assez rarement fissurés, mais assez souvent poreux, ils
présentent alors un évidement central, partiellement comblé par du quartz
fin. L'épigangue (cortex) de ces nodules est constituée par des phyl-
lites associées à de la calcédoine très abondante.

La phase phosphatée est cristallisée, elle est présente dans des zones à
cristallisation fine et des zones à concrétions fibro-radiées, dont
l'espace poreux est rempli par du quartz.

L'endogangue siliceuse se présente sous forme :

- d'auréoles de quartz ou de calcédoine alternant avec des


zones phosphatées,
- de quartz fin dans l'évidement central qui pouvait
être à l'origine une loge d'ammonoïde,
- de remplissages de quartz dans des fissures des no-
dules, concentrées dans la zone centrale.

La dimension de ces différentes formes de silice varie de 10 à 225 ym, la


dimension de libération est estimée à environ 20 ym et la proportion de
silice des nodules de 5 à 20 I.

Les oxydes métalliques et les argiles sont rencontrés en remplissage par-


tiel des fissures, la pyrite est présente surtout dans la zone centrale
des nodules.

3) VeJ> ¿nclm>¿on¿ ¿£AatoZdz¿ ¿¿JU.co-pho¿pha£Í2¿, en lentilles très aplaties


d'épaisseurs variables entre 5 à 7 mm, jusqu'à 3 cm. Ces lentilles se ré-
vèlent souvent très fissurées, les fissures étant débouchantes et partiel-
lement remplies par de la silice ; elles sont constituées par une phase
phosphatée amorphe et une matrice très abondante de calcédoine.

Ces inclusions apparaissent nettement plus pauvres en phosphate que les


nodules.

L'analyse minéralogique par diffractométrie de rayons X des fractions


fines révèle que l'illite est le composant argileux du minerai.
Lot 1 Lot 2
T.V. T.V.

P2O5 1,92 2,12


F 0,17 0,21
co 2 0,12 1,75
S03 0,09 0,05
SiO2 83,60 76,70
A1 2 O 3 4,30 5,00
Fe 2 O 3 2,90 3,43
Na 2 O 0,10 0,11
K20 0,92 1,06
CaO 2,10 5,25
MgO 0,36 0,33
TiO 2 0,25 0,23
H 2 O" 0,49 1,10
H2O+ 1,71 1,60
C organique 0,27 0,35
P.F. 1 000° C 2,80 5,20
MnO 0,04 0,13
Cl~ 0,021 0,014
- 0 pour F et Cl 0,077 0,091
z 99,184 99,343
z 99,494 99,743
U p.p.m. (par g 8
fluorimétrie)

Tableau n° 1 Analyses chimiques complètes des minerais de


Saint-Nazaire de Ladarez .
Les différences entre les masses volumiques moyennes de la lydienne
constituant l'exogangue et des nodules phosphates est de l'ordre de
0,32 g/cm3 ce qui est satisfaisant pour envisager une préconcentration gra-
vimétrique du phosphate. Une teneur plus faible en phosphate des inclusions
phosphatées (plaquettes) par rapport aux nodules, ainsi qu'une fissuration
importante, font que les inclusions ont une faible masse volumique, parfois
inférieure à celle de la lydienne, ces dernières entraînent des pertes impor-
tantes en P2O5 lors d'un traitement gravimétrique.

2.2. Etude de la préconcentration gravimétrique .

Les minerais ont été concassés à 30 mm, puis ont été soumis à une attri-
tion en voie humide avant séparations granulo-densimétriques qui ont porté
sur 6 fractions gramilométriques :

- 30 + 20 mm, - 20 + 16 mm, - 16 + 10 mm, - 10 + 5 mm,


- 5 + 2 mm, - 2 + 0 , 5 mm, et 7 à 8 densités par fraction
granulomëtrique : 2,30 - 2,40 - 2,50 - 2,55 - 2,60 - 2,65 -
2,70 - 2,80.

Les analyses granulo-densimétriques ont permis de mettre en évidence


une libération satisfaisante des nodules pour une dimension de concassage de
30 mm. La fraction granulométrique - 30 + 0,5 mm est susceptible d'être trai-
tée par sédimentation statique et hydrocyclonage en milieu dense.

Le bilan final de la préparation mécanique est présenté au tableau


n° 2, les caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction - 30 +
0,5 mm sont présentées aux tableaux n° 3 et n° 4 et aux figures n° 1 à 4.

Les prédictions des résultats de la préconcentration gravimétrique, pour


une densité de partage de 2,675 et un écart probable en densité de 0 et 0,05,
sont présentées au tableau n° 5.

La présence des inclusions stratoîdes phosphatées, fissurées et riches


en calcédoine par rapport aux nodules, engendre une mauvaise aptitude de ces
minerais à la préconcentration gravimétrique, les inclusions se comportent
comme des fragments mixtes de nodule phosphaté et de lydienne et sont à l'ori-
gine de pertes importantes en phosphate dans les fractions de densité infé-
rieure à la densité de partage de 2,675.

Les minerais tout-venant et les préconcentrés separables par gravimétrie


sont trop pauvres pour justifier une étude de concentration ultérieure, ou de
valorisation du phosphate.
Echantillon Hl Echantillon H2

AP % Teneur Distrib. AP % Teneur Distrib.


Fraction P2O5 % P
après après 2°5 *
granulométrique apres
attrition attrition après après après
attrition attrition attrition attrition

+ 20 mm 28,18 2,55 38,42 18,86 4,40 38,72


- 20 + 16 mm 12,02 2,24 14,39 10,59 3,62 17,89
- 16 + 10 mm 17,05 1,57 14,31 16,57 1,85 14,30
- 10 + 5 mm 15,87 1,59 13,49 18,15 1,88 15,92
- 5 + 2 mm 10,74 1,35 7,75 8,67 1,29 5,22
- 2 + 0,5 mm 3,28 1,51 2,65 3,63 1,05 1,78
- 0,5 mm primaire 8,39 1,18 5,29 12,55 0,37 2,17
- 0,5 mm secondaire
après attrition des 4,47 1,55 3,70 10,98 0,78 4,00
fractions + 2 mm
T.V. reconstitué 100,00 1,87 100,00 100,00 2,14 100,00
T.V. analysé 1,92 2,12

Tableau n c 2 : Bilan de la préparation mécanique des minerais de


Saint-Nazaire de Ladarez .
Courbe élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordonnées
de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 E AP % E AP x P 2 0 5 E AP x P ? 0 R Récupération E AP % E AP x P 2 0 5 E AP X P ? 0 s Récup. élément.
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 262,8426 2,63 100,00


- 2,40 15,70 0,85 13,3450 15,70 13,3450 0,85 5,08 84,3C 249,4976 2,96 94,92 92,15
- 2,50 + 2,40 32,79 0,35 11,4765 48,49 24,8215 0,51 9,44 51,51 238,0211 4,62 90,56 67,91
- 2,55 + 2,50 14,95 0,63 9,4185 63,44 34,2400 0,54 13,03 36,56 228,6026 6,25 86,97 44,04
- 2,60 + 2,55 18,05 0,87 15,7035 81,49 49,9435 0,61 19,00 18,51 212,8991 11,50 81,00 27,54
- 2,65 + 2,60 7,28 2,56 18,6368 88,77 68,5803 0,77 . 26,09 11,23 194,2623 17,30 73,91 14,87
- 2,70 + 2,65 2,72 3,98 10,8256 91,49 79,4059 0,87 30,21 8,51 183,4367 21,56 69,79 9,87 oo
- 2,80 + 2,70 4,10 17,56 71,9960 95,59 151,4019 1,58 57,60 4,41 111,4407 25,27 42,40 6,46
+ 2,80 4,41 25,27 111,4407 100,00 262,8426 2,63 100,00 2,21

Tout-venant 100,00 2,63


reconstitué

Tableau n°3 : Caractéristiques de lavablUté en densité


reconstituées par calcul
Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
+ 0,5 mm - 30 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P205 % AP x P 2 0 5 Z AP % Z AP x P 2 0 5 ï â PZX APPJOI; Récupération
P205 %
Z AP % Z AP x P 2 0 5
Z AP X P ? OR Récup.
élément.
Z AP P205 %

100,00 195,5438 1,95 100,00


- 2,30 5,90 1,06 6,2540 5,90 6,2540 1,06 3,20 94,10 189,2898 2,01 96,80 97,05
- 2,40 + 2,30 18,68 0,98 18,3064 24,58 24,5604 1,00 12,56 75,42 170,9834 2,27 87,44 84,76
- 2,50 + 2,40 37,09 0,85 31,5265 61,67 56,0869 0,91 28,68 38,33 139,4569 3,64 71,32 56,88
- 2,55 + 2,50 10,05 0,62 6,2310 71,72 62,3179 0,87 31,87 28,28 133,2259 4,71 68,13 33,31
- 2,60 + 2,55 18,33 0,78 14,2974 90,05 76,6153 0,85 39,18 9,95 118,9285 11,95 60,82 19,12
- 2,65 + 2,60 4,14 5,63 23,3082 94,19 99,9235 1,06. 51,10 5,81 95,6203 16,46 48,90 7,88
- 2,70 + 2,65 0,87 6,89 5,9943 95,06 105,9178 1,11 54,17 4,94 89,6260 18,14 45,83 5,38
- 2,80 + 2,70 3,44 17,15 58,9960 98,50 164,9138 1,67 84,34 1,50 30,6300 20,42 15,66 3,22
+ 2,80 1,50 20,42 30,6300 100,00 195,5438 1,95 100,00 0,75

Tout-venant 100,00 In95


reconstitué

Tab!eaun° 4: Caractéristiques de lavabilitë en densité


reconstituées par calcul
Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
+ 0,5 mm - 30 mm.
14

Echant . Hl Echant . H2
D
P 2,675 2,675

Ep 0 0,05 0 0,05

Teneur du plongeant P2O5 % 17 11,6 19,8 14,3


Rendement pondéral du plongenant % de 1'alimenta- 5,5 7,7 9,5 12,9
tion
Récupér. P2O5 dans le plongeant % de 1 •al imentatior 47,9 45,7 71,7 69,9
Rendement pondéral du plongeant % du T . V 4,8 6,7 7,3 9,8
Récupération P2O5 dan:; le plongeant % du T.V. 43,6 41,6 67,3 65,6
Taux de concentration P 2 O 5 / T . V . 8,95 6,11 9,3 6,71

Tableau n c 5 Prédiction des résultats de séparations gravimétriques des nodules


phosphatés par hydrocyclonage en milieu dense à partir des frac-
tions - 30 + 0,5 mm des minerais de Saint-Nazaire de Ladarez .
15

3. ETUDE DU MINERAI DU DINANTIEN DES PYRÉNÉES .

Deux échantillons composites, "Ariège" et "Haute-Garonne", élaborés à par-


tir de prélèvements en galeries dans des anciens travaux miniers, ont été étudiés,
les résultats détaillés sont présentés à l'annexe n° 1.

3.1. Etudes chimiques et minéralogiques .

Les analyses chimiques complètes des échantillons tout-venant sont pré-


sentées au tableau n° 6 ci-après.

L'étude minéralogique par diffractométrie de rayons X a été effectuée


par C. Jacob, elle est présentée à l'annexe n° 1. Les éléments phosphatés
de granularité 3 à 100 mm avec une proportion importante d'éléments de gra-
nularitê supérieure à 20 mm, se présentent essentiellement sous la forme de
nodules très durs, noirs, de forme sphérique ou ovoïde et accessoirement
sous forme de lentilles aplaties (plaquettes). Ils sont constitués de fluor-
apatite peu carbonatée, et d'une endogangue composée de quartz, calcédoine,
traces d'illite, d'oxydes de fer, traces de sulfures, de gypse et de carbo-
nates : calcite et dolomite, par ailleurs, la teneur en carbone organique
de 3 à 4 % indique une proportion élevée de matières organiques. L'exogan-
gue est constituée par des lydiennes et des shales composés de quartz, cal-
cédoine, de minéraux argileux : illite, mica, parfois chlorite, vermiculite
et accessoirement sépiolite et attapulgite.
16

Composite Composite
"Haute-Garonne" "Ariêge"

P2O5 7,42 8,52


CaO 11,34 13,08
MgO 0,79 0,45
A1 2 O 3 3,90 4,84
Fe 2 0 3 2,03 2,45
TiO 2 0,094 0,12
SiO2 61,64 56,36
so3 1,84 1,74
F 0,69 0,74
co 2 1,41 1,64
Na20 0,05 0,24
K20 1,16 1,24
ci- 0,011 0,012
C organique 6,11 6,62
H 2 0- 0,31 0,56
H2O+ 1,14 1,35
perte au feu à 1000° C 9,75 10,80

E 99,934 99,962
- 0 pour F et Cl 0,291 0,312

ï 99,644 99,650

F/P205 0,0930 0,0869


CaO/P2O5 1,5283 1,5352
carbone par méthode "LECO" 6,40 6,66

Tableau n° 6 Compositions chimiques des minerais composites du


Dinanti en des Pyrénées .
17

L'étude pétrographique effectuée par P. Marteau et D. Giot est présen-


tée à l'annexe n c 2, elle montre la présence de deux types d'éléments phos-
phatés : nodules et shales phosphatés (plaquettes) dans lesquels le phospha-
te est en général uniformément réparti sous forme :

- de concrétions d'apatite cristalline, lamellaire, fibreuse


ou fibro-radiée

- d'apatite recristallisée
- d'amas de colophanite pouvant inclure de la silice et de la
matière carbonée.

Les plages d'endogangue, essentiellement siliceuse (radiolaires, quartz,


silice amorphe) et carbonée, ont des formes irrégulières et des dimensions
variables de 10 à 500 ym, la libération de cette endogangue nécessiterait un
broyage très fin, à une dimension de 20 ä 40 ym, d'éléments phosphatés très
durs. Dans les shales phosphatés (plaquettes), 1'endogangue est constituée
de minéraux phylliteux associés intimement à la silice, en plages de 20 à
25 ym. Les analyses ponctuelles par microsonde électronique montrent que la
matière phosphatée titre 40 à 42 % P2O5 avec un rapport CaO/P2Û5 de 1,36.

3.2. Etude de la préconcentration gravimétrique .

Deux caractéristiques de ces minerais peuvent être utilisées aux fins


de concentrer les éléments phosphatés :

- différence de dureté importante entre la gangue de lydien-


ne fracturée et de schiste et les éléments phosphatés à
ciment silico-carboné, très durs, peu fissurés et peu po-
reux
- différences de densité entre la gangue (lydienne et shales)
et les éléments phosphatés, pouvant atteindre 0,4 à 0,5.

Un concasseur autogène à blindage plein du type Aérofall ou virole


tamisante du type Perimill (Krupp)sont des appareils de comminution les mieux
adaptés, mais ils n'ont pu être testés dans le cadre de ces travaux, du fait
des quantités importantes de minerai exigées par les essais.
18

Deux préparations mécaniques ont été expérimentées sur chacun des com-
posites A et H.G. :

- préparation mécanique en voie sèche par réduction étagée


jusqu'à 20 mm à l'aide d'un concasseur à mâchoires. Les
nodules, de dimension supérieure à 20 mm, libérés à cha-
que étage de concassage, ont été triés sur bande afin
d'établir le rendement en nodules grenus et simuler le
concassage sélectif suivi d'un criblage à 20 mm

- préparation mécanique en voie humide comprenant un concas-


sage du minerai en voie sèche à environ 12 mm et un broyage
sélectif en voie humide dans un broyeur à barres de la frac-
tion - 12 mm initiale. Cette préparation permet d'obtenir
une meilleure libération des nodules et shales phosphatés
(plaquettes) les plus fins. Les fragments mixtes, correspon-
dant à une plaquette ou un nodule phosphaté associé à une
adhérence de lydienne ou de shale non phosphaté, sont réduits
sélectivement au cours du broyage humide, ce dernier n'en-
traîne pas de pertes importantes en phosphate dans les frac-
tions fines - 0,5 mm.

Les bilans pondéraux et phosphate des essais de préparation mécanique


sont présentés aux tableaux n° 7 et 8 ci-après.

Les fractions granulamétriques - 20 + 10 mm, - 10 + 6,4 mm, - 6,4


+ 3 , 2 mm, - 3 , 2 + 2 mm, - 2 + 0,5 mm séparées des composites A et H.G. ont
été soumises à des séparations gravimétriques en liquide dense ; entre les
densités de 2,45 à 2,85 variant par incréments de 0,05, afin de déterminer
le degré de libération des éléments phosphatés en fonction de la granulari-
té.

Les caractéristiques de lavabilité par fraction granulométrique montrent


que le degré de libération des éléments phosphatés est satisfaisant après
concassage à 20 mm. Toutefois, la forme des courbes élémentaires et courbes
densimétriques, traduit la présence de mixtes dans lesquels les examens pé-
trographiques permettent de distinguer deux catégories :

- fragments mixtes : nodule ou shale phosphaté associé à de


la lydienne ou à du shale stériles
19

Echantillon A Echantillon HG
Fraction
granulométrique AP % p 2 o 5 % Distrib. AP % P 2 O 5 % Distrib.
P 0 %
p2o5% 2 5

+20 mm (nodules triés] 8,18 25,30 24,82 10,14 25,30 36,21


- 20 mm + 10 mm 7,31 9,61 8,42 4,76 8,98 6,03
- 10 mm + 6,4 mm 27,81 8,14 27,14 34,64 5,67 27,73
- 6,4 mm + 3,2 mm 24,14 6,75 19,54 21,57 4,96 15,10
- 3,2 mm + 2 mm 9,30 5,48 6,11 10,01 4,25 6,00
- 2 mm + 0,5 mm 13,43 5,31 8,55 11,34 2,84 4,55
- 0,5 mm 9,83 4,60 5,42 7,54 4,12 4,38
T.V. reconstitué 100,00 8,34 100,00 100,00 7,08 100,00

Tableau n° 7 Bilan du tri et de la préparation mécanique^ en voie sèche sur


les minerais du Dinantien des Pyrénées .
Composite "Haute-Garonne" Composite "Ariège"
Fraction
granulométrique Z AP % Teneur Distribut. E AP % Teneur Distribut.
mm refus AP % P205 P2O5 refus AP % P205 P205
cumulés % cumulés %

+ 10 2,5 2,5 10,85 3,83 2,8 2,8 13,52 4,50


- 10 +8 5 2,5 10,10 3,56 5,3 2,5 12,80 3,80
- 8 +6,4 17,5 12,5 9,89 17,45 15 9,7 12,40 14,29
-6,4+5 32 14,5 9,55 19,54 27,5 12,5 11,60 17,22
- 5 +4 54 22 8,05 24,99 43 15,5 10,95 20,15
- 4 +3,2 58 4 7,53 4,25 51 8 9,90 9,41
- 3 , 2 + 2 68 10 5,75 8,11 62 11 6,95 9,08
- 2 +0,5 82 14 4,87 9,62 74,5 12,5 5,54 8,22
Schlamms - 0,5 100 18 3,40 8,65 100 25,5 4,40 13,33
tout-venant calculé 100 7,09 100 8,42 100,00

Tableau n° 8 : Bilans de la préparation mécanique en voie humide sur les minerais composites
21

- shale phosphaté dur, en plaquettes, à forte teneur en endo-


gangue siliceuse par rapport aux nodules et plaquettes
"riches" de densité supérieure à 2,80.

Ces "mixtes" sont répartis entre les densités de 2,65 à 2,80 (Ariège)
et 2,65 à 2,85 (Haute-Garonne), ils sont beaucoup plus abondants pour le
minerai de l'Ariège, dans lequel les plaquettes de shale phosphaté, à for-
te teneur en endogangue siliceuse, sont plus fréquentes que dans le minerai
de la Haute-Garonne.

L'aptitude du minerai de 1'Ariège à la préconcentration gravimétrique


apparaît moins favorable que celle du minerai de la Haute-Garonne pour deux
raisons : proportion plus élevée d'apatite disséminée dans le shale, propor-
tion plus élevée de plaquettes silico-phosphatées. Les stériles de densité
inférieure à 2,65 titrent 3,17 % P2O5 pour une récupération P2O5 de 24,37 %
par rapport à la fraction + 0,5 mm, avec le minerai de 1'Ariège, ces mêmes
stériles titrent 0,57 % P2O5 pour une récupération P2O5 de 5,19 % avec le
minerai de la Haute-Garonne.

Les caractéristiques de lavabilité des minerais concassés à 20 mm et


deschlammés à 0,5 mm en voie sèche, sont présentées aux tableaux n° 9 et
10 et figures n° 5 à 8 ci-après.

Les possibilités d'enrichissement par hydrocyclonage en milieu dense


sont présentées au tableau n° 11.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 Z APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP205 ration EAP Z EAPxP 2 0 5 ration Z
EAP p2o5 x EAP P2O5 Z

100,00 874,775 8,75 100,00

- 2,60 61,68 2,87 176,891 61,68 176,891 2,87 20,22 38,32 697,884 18,21 79,78 69,16

- 2,65,+ 2,60 5,62 6,45 36,268 67,30 213,159 3,17 24,37 32,70 661,616 20,23 75,63 35,51

- 2,70,+ 2,65 6,71 12,41 83,31) 74,01 296,470 4,00 33,89 25,99 578,305 22,25 66,11 29,35

- 2,75,+ 2,70 4,36 15,85 69,097 78,37 365,567 4,66 41,79 21,63 609,208 23,54 58,21 23,81

+ 2,75 21,63 23,54 509,208 100,00 874,775 8,75 100,00 10,82


t"O

Tout-venant
100,00 8,75
reconstitué

Tableau Tl 9 Composite Ariège (- 20 mm, + 0,5 mm) nodules triés inclus


lavabilité reconstituée .
23

Figure n° 5 : Courbes de lavabilitë pour P.O. .

t m
•o
•H
Composite Ariège (- 20 mm, + 0 , 5 am)
(nodules triés inclus)
t
O
b

100 —
«0
•o
•H
o
b

et
0)

o
courbe de récupération 80 -
P 2 0 5 dans le "plongeant"

70 -

60 -

M S

courbe intégrale mG
o S 50
des plongeants «M
(M
*
c i-io
o
•«4
4J a
s
U v .
y» ^ A0
a n
9
u g
coirbe élémentaire u
ta

30 -

-80 20 -
^courbe Intégrale
"fLottants"
I
-90 10 -
teneur P2O5 2

100 1 J5
I
25 30
24
Figure n° 6 : Courbes -àe lavabilité - Composite Ariège
(- 20 mm, + 0,5 mm) (nodules triés inclus)

Courbe de récupération P2O5 dans le plongeant

Teneur P2O5 dans le plongeant

Courbe densimêtrique
(rendement poids du plongeant)

k 90

ij \
eo
C
fd
— &0
M '
e m
o \
fa,
Bi • o
3 CM

•o - 7o a \\
n • c
•o o \ 0)
o
o. V
u

I-" r
w
60
-S 30 -H
"8 X
«
' O
— 50(2* 25 . J
e
o
• ft

J
irai

— . 40 |. 20
Mi
U

— •
- 30 15 J

U 20 10

k 10
densité

2.45 2,50 2,55 2.60 2.65 2.70 2.75 2,80 2.85 '.M
25

Figure n° 7 Courbes de lavabilité pour


Composite Haute-Garonne .
(- 20 mm, +0,5 mm) .
(nodules triés inclus).

100 —
m
T3

courbe de récupération
P2O5 dans le 90 -
:
"plongeant"
cd
m
00
c
o
80 -

70 _

60 -

courbe intégrale
"plongeants" 50 —

40 -

courbe élémentaire
26
Figure n° 8 ; Courbes de lavabilité .
Composite Haute-Garonne
(- 20 mm, + 0,5 mm).
(nodules triés inclus).

courbe de récupération P2O5 dans le plongeant

teneur P2O5 dans le plongeant

courbe densimétrique
(rendement poids du plongeant)

— J00

- 90

A 80

60

- 60 30 _

— 50 m 25 -
o
(M

- 40 \0)

vu

- 30 15\ -

- 20 10

_ 10
densité

2,45 2,50 2,55 2,60 2,65 2,70 2,75 2,80 2,85 2,9(
27

Dp 2,625 2,650 2,675

Ep 0 0,06 0,05 0,04 0 0,04 0 0,04

'reconcentré Rendement
poids % - 35,84 40,14 39,03 37,94 32,70 33,72 29,20 30,15

Composite Teneur P 2 0 5 19,11 16,46 17,08 17,69 20,23 19,06 21,32 20,25
Ariège %
+ 0,5 mm Récupération 78,29 75,52 76,20 76,73 75,63 73,49 71,18 69,80
P2O5 % "
Dp 2,675 2,700 2,725
Ep 0 0,06 0,05 0,04 0 0,04 0 0,04

Préconcentré Rendement
poids % - 32,43 34,34 33,66 33,07 31,60 30,98 29,72 28,99

Composite Teneur P 2 0 5 21,31 19,25 19,83 20,43 21,63 21,29 22,21 21,96
Hte-Garonne %
+ 0,5 mm Récupération x
94,27 90,19 91,06 92,19 93,31 89,99 90,06 86,85
P2O5 %

" Rendements poids et récupération P2O5 calculés par rapport


à la fraction + 0,5 mm

Tableau n° 11 : Tableau résumé des possibilités de préconcentration


par hydrocyclonage en milieu dense
en fonction de la densité de partage et de l'écart probable
pour les échantillons composites + 0,5 mm "Ariège" et "Haute-Garonne"
préparés en voie sèche.
28

La préparation mécanique en voie humide a permis de dissocier la plu-


part des fragments mixtes et d'améliorer les caractéristiques de lavabilité
des deux minerais deschlammés à 0,5 mm, présentées aux tableaux n° 12 et 13
et figures n° 9 à 12.

Les possibilités d'enrichissement du minerai - 12 mm, par hydrocyclonage


en milieu dense, sont présentées aux tableaux n° 14 et 15 et figures n° 13
à 16, en fonction de la densité de partage, de l'écart probable et de la di-
mension de deschlammage (0,5 ou 2 mm).

Avec une densité de partage D D de 2,75, un écart probable Ep de 0,05,


le préconcentré - 12 + 2 mm du minerai de l'Ariège titrerait 21,88 % P2O5
(47,8 % B.P.L.) pour un rendement pondéral de 22,2 % et une récupération
phosphate de 57,7 %. La fraction - 12 + 0,5 mm pour Dp : 2,75, Ep : 0,06 don-
nerait un préconcentré titrant 21 % P2O5 (54,9 % B.P.L.) pour un rendement
pondéral de 25,8 % et une récupération phosphate de 61 %.

Le minerai de la Haute-Garonne conduit à des résultats de préconcentra-


tion plus favorables :
- avec Dp : 2,75, Ep : 0,05, la fraction - 12 + 2 mm permet-
trait de produit un préconcentré titrant 23,1 % P2O5 (50,5
% B.P.L.) avec un rendement pondéral de 21,9 % et une récu-
pération phosphate de 71,5 %
- avec Dp : 2,75, Ep : 0,06, la fraction - 12 + 0,5 mm donne-
rait un préconcentré titrant 21,5 % P2O5 (47 % B.P.L.) avec
un rendement pondéral de 25,4 % et une récupération phospha-
te de 77,1 %.

Le minerai - 12 + 2 mm de la Haute-Garonne conduirait à des préconcen-


trés relativement riches, titrant 24,5 % P2O5 (53,5 % B.P.LO avec un rende-
ment pondéral de 18,1 % et une récupération phosphate de 62,6 % en utilisant
une densité de partage de 2,80 et un écart probable de 0,05 .

Pour les mêmes conditions opératoires, le minerai de l'Ariège conduirait


à un concentré titrant 23 % P2O5 (50,2 % B.P.L.) avec un rendement pondéral
de 17,4 % et une récupération phosphate de 47,5 %.

Le comportement moins favorable du minerai de l'Ariège est attribuable


à une proportion plus élevée de shales phosphatés en plaquettes, plus riches
en endogangue silico-carbonée que les nodules.
Courbe élémentaire Courbe' Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
Densité nées de
E APxP 2 0 5 Rëcupér. E APxP 2 0 5 Récupër. la courbe
AP % P205 % APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5 E AP % E APxP 0
2 5 élémen-
EAP P205 % EAP P205 % taire

100,00 980,00 9,80 100,00


-2,35 9,58 2,11 20,2079 9,58 20,21 2*11 2,06 90,42 959,79 10,61 97,94 95,21
-2,40+2,35 2,47 2,49 6,1497 12,05 26,36 2,19 2,69 87,95 953,64 10,84 97,31 89,19
-2,45+2,40 2,87 2,42 • 6,9374 14,92 33,30 2,23 3,40 85,08 946,70 11,13 96,60 86,52
-2,50+2,45 3,87 2,01 7,7845 18,79 41,08 2,19 4,19 81,21 938,92 11,56 95,81 83,15
-2,55+2,50 6,35 2,10 13,3255 25,14 54,40 2,16 5,55 74,86 925,60 12,36 94,45 78,04
-2,60+2,55 13,66 1,47 20,1345 38,80 74,53 1,92 7,61 61,20 905,47 14,80 92,39 68,03
-2,65+2,60 19,76 3,83 75,6446 58,56 150,17 2,56 15,32 41,44 829,83 20,02 84,68 51,32
-2,70+2,65 4,62 5,46 25,2398 63,18 175,41 2,78 17,90 36,82 804,59 21,85 82,10 39,13
-2,75+2,70 1,96 10,30 20,1927 65,14 195,60 3,00 19,96 34,86 784,40 22,50 80,04 35,84
-2,80+2,75 7,18 17,50 125,6327 72,32 321,23 4,44 32,78 27,68 658,77 23,80 67,22 31,27
-2,85+2,80 7,37 22,70 167,2890 79,69 488,52 6,13 49,85 20,31 491,48 24,20 50,15 24,00
-2,90+2,85 16,89 23,72 400,6969 96,58 889,22 9,21 90,74 3,42 90,78 26,54 9,26 11,87
+2,90 3,42 26,54 90,7816 100,00 980,00 9,80 100,00 1,71
tout-venant 100,00 9,80
calculé

Tableau n° 12 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 0,5 mm du composite "Ariège"


préparé en voie humide .
tie -An'èjge" ^ 0,5
Courbe élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" "Ordon-
nées de
Densité E APxP 2 0 5 Rëcupér. E APxP 2 0 5 Récupér. la courbe
AP % P205 % APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5
EAP P205 %
E AP % E APxP 2 0 5
EAP P 2 0 5 % élémen-
taire

100,00 789,84 7,90 100,00


-2,35 10,22 0,36 3,7075 10,22 3,71 0,36 0,47 89,78 786,13 8,76 99,53 94,89
-2,40+2,35 5,13 0,40 2,0515 15,35 5,76 0,38 0,73 84,65 784,08 9,26 99,27 87,22
-2,45+2,40 3,55 0,40 1,4180 18,90 7,18 0,38 0,91 81,10 782,66 9,65 99,09 82,88
-2,50+2,45 3,21 0,31 1,0022 22,11 8,18 0,37 1,04 77,89 781,66 10,04 98,96 79,50
-2,55+2,50 3Í87 0,56 2,1528 25,98 10,33 0,40 1,31 74,02 779,51 10,53 98,68 75,96
-2,60+2,55 11,33 0,60 6,7941 37,31 17,12 0,46 2,17 62,69 772,72 12,33 97,83 68,36
-2,65+2,60 25,96 0,67 17,4479 63,27 34,57 0,55 4,38 36,73 755,27 20,56 95,62 49,71
-2,70+2,65 4,11 3,48 14,2970 67,38 48,87 0,73 6,19 32,62 740,97 22,72 93,81 34,68
-2,75+2,70 2,93 8,61 25,2153 70,71 74,09 1,05 9,38 26,69 715,75 24,11 90,62 31,16
-2,80+2,75 2,51 13,07 32,8107 72,82 106,90 1,47 13,53 27,18 682,94 25,13 86,47 28,44
-2,85+2,80 2,86 22,59 64,6094 75,68 171,51 2,27 21,71 24,32 618,33 25,42 78,29 25,75
-2,90+2,85 18,20 25,26 459,7709 93,88 631,28 6,72 79,93 6,12 158,56 25,91 20,07 15,22
+2,90 6,12 25,91 158,5627 100,00 789,84 7,90 100,00 3,06
tout-venant 100,00 7,90
calculé

Tableau n° 13 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 0,5 mm du composite "Haute-Garonne"


préparé en voie humide .
: n c .12 '•'• Courbes laëT
Fraction A + 2 mm
D
P 2,;725 2 75 2,;775 2 ,80
E
P 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06
Rendement poids %
de la fraction 40,00 39,23 39,51 39,80 38,26 36,10 35,84 34,50 32,72 32,10 30,66 28,82 28,10
Rendement poids %
du tout-venant 24,80 24,32 24,50 24,68 23,72 22,38 22,22 21,39 20,29 19,90 19,01 17,87 17,42
Teneur P0O5 % 22,15 21,67 21,09 20,44 22,66 22,35 21,88 23,30 22,87 22,49 23,94 23,28 22,96
Récupération P2O5 %
de la fraction 83,12 79,76 78,17 76,33 81,55 75,72 73,57 75,42 70,22 67,73 68,87 62,95 60,54
Récupération P2O5 %
du tout-venant 65,21 62,57 61,32 59,88 63,82 59,40 57,72 59,17 55,09 53,13 54,03 49,38 47,49
Fraction A + 0,5 mm
D 2,725 2,75 2,"775 2,f 30
P
0 0,04 0,05 0,06 0 in
E
P 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06
Rendement poids %
de la fraction 36,25 35,93 36,28 36,66 34,86 39,25 32,89 32,85 31,50 29,80 29,45 29,10 27,68 26,21 25,82 25,34
Rendement poids %
du tout-venant 27,00 28,19 28,46 28,76 27,35 25,85 25,80 25,77 24,71 23,38 23,10 22,83 21,72 20,56 20,26 19,88
Teneur P0O5 % 22,06 21,44 20,81 20,12 22,50 22,20 21,65 21,00 23,50 22,77 22,30 21,73 23,80 23,20 22,80 22,32
Récupération P2O5 %
de la fraction 81,59 78,61 77,05 75,24 80,04 72,66 70,66 70,38 75,54 69,23 67,01 64,53 67,22 62,05 60,07 57,72
Récupération P2O5 %
du tout-venant 70,71 68,13 66,78 65,21 69,37 64,69 62,97 61,00 65,47 60,00 58,08 55,93 58,26 53,78 52,06 50,02

Tableau n°14 : Tableau-résumé des possibilités de préconcentration par hydrocyclonage en milieu dense en fonction
de la densité de partage et de l'écart probable, pour le minerai composite "Ariêge" préparé
en voie humide .
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Fraction HG + 2 mm

°p 2 ,75 2,"ns 2 ,80 2,825


E 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06
P
Rendement poids %
de la fraction 31,85 32,03 32,23 32,52 31,00 29,94 29,52 29,35 27,50 26,64 28,25 24,35 23,39
Rendement poids %
du tout-venant 21,66 21,78 21,92 22,11 21,08 20,36 20,07 19,96 18,70 18,12 19,21 16,56 15,91
Teneur P0O5 % 24,46 23,83 23,11 22,23 24,78 24,47 23,94 25,44 24,90 24,51 25,59 25,21 24,91
Récupération P2O5 %
de la fraction 91,45 89,58 87,43 84,85 90,16 85,98 82,93 87,64 80,36 76,64 84,83 72,05 68,39
Récupération P2O5 %
du tout-venant 74,74 73,21 71,46 69,35 73,69 70,27 67,78 71,63 65,68 62,64 69,33 58,89 55,90
Fraction HG + 0,5 mm
D
P 2 ,75 Z.ï75 2 ,80 2,825
E 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06 0 0,04 0,05 0,06
P 00

Rendement poids %
de la fraction 29,69 30,20 30,56 30,99 28,50 28,06 27,95 27,83 27,18 27,50 25,31 24,72 26,00 22,79 22,20 21,56
Rendement poids %
du tout-venant 24,35 24,76 25,06 25,41 23,37 23,01 22,92 22,82 22,29 21,07 20,75 20,27 21,32 18,69 18,20 17,68
Teneur P2O5 % 24,11 23,24 22,45 21,51 24,66 24,00 23,35 22,54 25,13 24,52 24,00 23,35 25,37 24,87 24,45 23,95
Récupération P2O5 %
de la fraction 90,62 88,86 86,85 84,39 88,97 85,28 82,63 79,41 86,47 79,80 76,91 73,08 83,52 71,76 68,72 65,38
Récupération P2O5 %
du tout-venant 82,78 81,17 79,34 77,09 81,27 77,90 75,48 72,54 78,99 72,90 70,26 66,76 76,30 65,55 62,78 59,72

Tableau n°15 Tableau-résumé des possibilités de prëconcentration par hydrocyclonage en milieu dense en fonction
de la densité de partage et de l'écart probable, pour le minerai composite "Haute-Garonne" préparé
en vole humide .
39
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•osito _ J 'Haute-GDr.onne
41

3 .3. Etude du minerai de surface du Dînant ien des Pyrénées .

Cette étude a été effectuée sur un échantillon prélevé en surface


(département de la Haute-Garonne), il s'agit d'un matériau meuble, riche
en argiles brunes à rouges, qui contient quelques rares nodules phosphatés
de 0,5 à 8 cm et des blocs de stériles siliceux de dimension pouvant at-
teindre 10 à 15 cm.

L'altération météorique des nodules phosphatés a entraîné un enrichis-


sement notable en phosphate de ces derniers, par dissolution d'une partie
de l'endogangue : carbonate, silice, matières organiques. L'étude pétrogra-
phique de ces éléments phosphatés altérés effectuée par P. Marteau et
D. Giot est présentée en détail à l'annexe n° 2.

Les nodules récupérés par scheidage à partir des fractions + 20 mm


séparées du minerai débourbé, titrent 31,5 à 32,8 % P2O5, l'altération con-
duit à un enrichissement en P2O5 important, accompagné par une augmentation
de la porosité et des diminutions corrélatives de la résistance mécanique
et de la densité. Le concentré de nodules + 20 mm, obtenu par scheidage
titre 31,8 % P2O5 pour un rendement pondéral très faible de 0,60 I et une
récupération en phosphate de 7,68 %. La distribution granulome trique du
phosphate dans le minerai débourbé est présentée au tableau n° 16 ci-après.
Il apparaît que la distribution du phosphate est quasiment uniforme, une
légère concentration du phosphate est observée dans les fractions + 20 mm,
mais elle ne correspond qu'à une très faible récupération du phosphate de
10,70 %. Le minerai tout-venant est particulièrement pauvre : 2,46 % P2O5
(5,4 % B.P.L.), les fractions + 0,5 mm enrichissables, a priori par gravi-
métrie, ne renferment qu'environ 40 % du phosphate. L'étude succincte des
possibilités d'enrichissement gravimétrique du phosphate à partir du mine-
rai débourbë de granularité supérieure à 0,5 ran, montre que la séparation
gravimétrique serait impraticable du fait de la porosité élevée des élé-
ments phosphatés consécutive à l'altération.

La faible teneur en phosphate jointe à la mauvaise aptitude des élé-


ments phosphatés à la séparation gravimétrique, font que le minerai alté-
ré est sans intérêt pratique.
42

Dimensions Rendement Teneur Di stribut. Répartition


min pondéral P2O5 P205 Z AP % P205
AP % % % %

+ 40 1,66 6,54 4,41 1,66 4,41


- 40 +20 2,03 7,62 6,29 3,69 10,70
- 20 + 5 9,49 3,60 13,88 13,18 24,58
- 5 +2,5 3,11 2,35 2,97 16,29 27,55
- 2,5 + 1 3,52 2,35 3,36_ 19,21 30,91
- 1 +0,5 12,63 1,76 9,03 32,44 39,94
- 0,5 + 0,4 1,68 1,66 1,13 34,12 41,07
- 0,4 + 0,315 2,22 1,72 1,55 36,34 42,62
- 0,315 + 0,250 1,99 1,73 1,40 38,33 44,02
- 0,250 + 0,200 2,46 1,73 1,73 40,79 45,75
- 0,200 + 0,160 2,80 1,79 2,04 43,59 47,79
- 0,160 + 0,125 1,59 1,91 1,23 45,18 49,02
- 0,125 + 0,100 3,05 1,90 2,35 48,23 51,37
- 0,100 + 0,080 1,77 1,95 1,40^ 50,00 52,77
- 0,080 + 0,063 2,07 2,00 1,68 52,07 54,45
- 0,063 + 0,050 1,86 1,82 1,38 53,93 55,83
- 0,050 + 0,040 1,96 1,72 1,37 55,89 57,20
- 0,040 + 0,0315 3,73 1,62 2,46 59,62 59,66
- 0,0315 + 0,020 4,63 1,67 3,14 64,25 62,80
- 0,020 35,73 2,56 37,20 100,00 100,00

Tableau n° 16 : Distribution granulometrique du phosphate dans le minerai altéré HGA .


43

3.4. Essais de concentration du phosphate par flottation .

L'enrichissement en phosphate par flottation, des préconcentrés gra-


vimétriques, a été expérimenté sur le préconcentré riche H.G., préalable-
ment calciné en vue d'éliminer les matières carbonées.

Du fait de l'abondance (4,3 à 6,3 % de carbone) et de la dissémina-


tion fine des matières carbonées dans le mixte silice-phosphate, la combus-
tion des matières organiques, avant la séparation silice-phosphate par
flottation, apparaît comme indispensable.

La calcination à 950° C pendant 3 heures des préconcentrés broyés à


2 mm ne permet pas une élimination complète du carbone, la teneur rési- -
duelle est d'environ 1 I C (0,97 et 1,05 %), il serait nécessaire de
broyer le préconcentré plus finement pour diminuer cette teneur résiduel-
le.

Le prêconcentré H.G. - 2 mm titrant 27,2 % P2O5 et 1,30 % C après cal-


cination de 1 heure à 950° C a été broyé à 40 ym afin d'obtenir un degré
de libération satisfaisant de la silice, la granularité du produit broyé
étant la suivante :

98 % < 40 ym - 78 % < 20 ym - 50 % < 10 ym - 30 % < 5 ym - 12,5 % < 2 ym


5 % < 1 ym.

Les flottations ont été effectuées sur la pulpe broyée avec comme va-
riables opératoires :

- la nature du collecteur du phosphate, tall oil et diesel


oil en emulsion, esters phosphoriques, mélange d'ester
phosphorique et de tall oil
- le dosage en silicate de sodium utilisé comme dispersant
- l'apport d'un séquestrant des ions Ca 2 + et Mg 2 + sous for-
me d'un lignosulfonate de sodium
- la proportion de Schlamms ultra-fins - 3 ym : essais com-
paratifs sur pulpe telle quelle et sur pulpe deschlammée
par microcyclone de diamètre interne 30 mm.
44

La flottation par un mélange émulsionné de tall oil (2 kg/t) et d'es-


ter phosphorique LP4A (1 kg/t), conduit à une récupération satisfaisante
du phosphate : 80,2 %, mais l'enrichissement en P2O5 est faible et MgO
n'est pas éliminé, le concentre titre 28,5 % P2O5 et 1,19 % MgO.

Le concentré de teneur la plus élevée titre 30 % P2O5 pour une récupé-


ration P2O5 de 50 %, l'efficacité médiocre de la flottation pourrait avoir
pour origine :

- une élimination incomplète des matières carbonées,


- la diffusion de la chaux et de la magnésie dans la si-
lice lors de la calcination à 950° C, aboutissant à une
différenciation insuffisante des surfaces du phosphate
et de la gangue.
45

ETUDE DE LA VALORISATION DES PRÉCONCENTRÉS DE PHOSPHATE SÉPARÉS DU MINERAI DU


DLNANTIEN DES PYRÉNÉES .

Cette étude est présentée à 1'annexe n° 1.

Les compositions chimiques de préconcentrés riches obtenus à partir des


lots composites "Ariège" et "Haute-Garonne" sont présentées au tableau n° 17.

La distribution fine de l'endogangue des éléments phosphatés, leur compaci-


té et dureté élevées, sont peu favorables à un enrichissement ultérieur du phos-
phate par voie physique, il est prévisible que la libération des inclusions si-
liceuses sera difficile à obtenir, un broyage à une dimension de 20 à 40 um
étant nécessaire d'après l'étude minéralogique. Par ailleurs, l'imprégnation du
phosphate et de la silice par des matières carbonées rend indispensable la cal-
cination des préconcentrés préalablement à un enrichissement par flottation.

4.1. Utilisation des préconcentrés dans la filière de fabrication des engrais


phosphatés .

Les principales caractéristiques chimiques en relation avec cette uti-


lisation sont présentées au tableau ci-après.

Haute-Garonne Ariège

A1 2 O 3 % 0,96 - 0,89 1,87


Ferai % 2,23 - 2,36 3,06
Feral/P2O5 % 0,0881- 0,0929 0,1313
MgO % 1,10 - 1,16 0,37
K 2 O + Na 2 O % 0,39 - 0,98 0,67
Carbone organique % 6,35 - 4,27 4,40
P2O5 25,30 - 25,40 23,30
Teneur P2O5 théorique 27,63 - 28,02 25,63
sur calciné %
46

Malgré des valeurs acceptables des rapports CaO/P2O5, de 1,45 ä 1,51,


et la présence de silice résiduelle fine ne consommant pas d'acide sulfuri-
que, ce tableau montre clairement que l'utilisation de ces préconcentrés
pour la fabrication d'acide phosphorique de voie humide n'est pas envisa-
geable du fait :

- de la présence de matières organiques en abondance,

- de la présence en abondance d'impuretés métalliques


telles que Al - Fe - Mg et alcalins, le rapport ferai/
P2O5 est marginal pour les préconcentrés "Haute-Garonne",
il est trop élevé pour le préconcentré "Ariège". La te-
neur en MgO est marginale pour ce dernier, elle est beau-
coup trop élevée pour les préconcentrés "H.G.".

Les matières organiques pourraient être éliminées par calcination, ce


qui permettrait d'augmenter de façon significative la teneur en P2O5, mais
la réactivité du phosphate serait fortement diminuée, car la présence de
matières carbonées finement disséminées nécessite des températures élevées
pour provoquer la combustion de la totalité du carbone.

La production de superphosphate simple à partir du préconcentré broyé


et calciné serait probablement possible, mais le titre en P2O5 serait bas
du fait d'une proportion importante de ballast siliceux, le P2O5 soluble
eau serait faible et la fabrication délicate, du fait des teneurs élevées
en ferai.
47

Composite Composite
Haute-Garonne "Ariège"
Echant. n°2 % Echant. n°l % %

P
2°5 25,30 25,40 23,30
CaO 36,70 37,15 35,25
MgO 1,10 1,16 0,37
A1 2 O 3 0,96 0,89 1,87
Fe 2 O 3 1,27 1,47 1,19
FeO absence
TiO2 0,04 0,064 0,07
SiO2 23,00 22,00 24,50
S03 1,72 2,13 2,80
S des sulfures < 0,02
F 2,40 2,16 2,23
co 2 2,98 3,06 2,95
Na20 0,13 0,62 0,33
K20 0,26 0,36 0,34
ci- 0,027 0,21 0,012
MnO 0,04
C organique 4,45 2,87 4,55
H20- 0,53 0,73 1,01
H2O+ 0,28 0,77 0,65
Perte au feu à 1000° C 8,44 9,37 9,08

1 101,147 101,104
- 0 pour F et Cl 1,011 0,956 0,939

z 100,136 100,148 100,483


Uranium p.p.m. 15
F/P2O5 0,0949 0,0850 0,0957
Ca0/P 2 0 5 1,4506 1,4626 1,5129
carbone par méthode "LECO" 6,35 4,27 4,40

Tableau n° 17 : Compositions chimiques de préconcentrés de phosphate (nodules


phosphatés) obtenus à partir de minerais du Dinantien des Pyrénées.
48

4.2. Production de phosphore et d'acide phosphorique de voie thermique .

La valorisation des préconcentrés riches titrant 23 ä 25 % P2O5 (en-


viron 27 % P2O5 en moyenne sur calciné), par voie électrothermique, abou-
tissant à la production de phosphore et d'acide phosphorique de voie ther-
mique, apparaît comme techniquement envisageable, c'est une conséquence de
la nature, principalement siliceuse, de l'endogangue, la teneur acceptable
en Fe2Û3 (1,19 à 1,47 %) ne devrait entraîner que des pertes modérées en P
dans le ferrophosphore (environ 3,2 % en moyenne). Pour un préconcentré
moyen, titrant 27,1 % P2O5 sur calciné, les consommations théoriques de si-
lice (100 % SÍO2) et coke (100 % C) seraient respectivement d'environ
74,4 kg et 135,7 kg par tonne de préconcentré et les productions de scories
et de ferrophosphore d'environ 784,2 kg et 17,3 kg par tonne de concentré.
La récupération du phosphore peut être estimée à environ 90 % en pratique
industrielle à partir d'une charge ayant une composition correspondant à
celle du préconcentré corrigé. Toutefois, les préconcentrés seraient forte-
ment pénalisés par la nécessité de broyer finement (à environ - 0,5 mm avec
20 à 25 % de particules - 100 ym), avant agglomération et frittage à 1 000-
1 100° C. Cette production de pellets de phosphate frittes apparaît comme
indispensable, car la granularité des préconcentrés est trop fine (princi-
palement répartie entre 8 et 2 mm ou 8 et 0,5 mm) pour en permettre l'in-
troduction directe dans le four à phosphore.

Avec les préconcentrés "pauvres" titrant 20,1 à 21,5 % P2O5 correspon-


dant à des récupérations du phosphate économiquement plus intéressantes de
65 à 77 I, les teneurs P2O5 sur calciné seraient comprises entre 22 et
23,7 % et la valeur du rapport CaO/SiO2 de la charge du four serait margi-
nale (proche de 1), il serait alors nécessaire de doper le préconcentré
par un apport minimal d'environ 10 % de concentré de phosphate importé ti-
trant environ 30 % P2O5 et présentant un rapport CaO/^Os élevé (concentré
de Tunisie par exemple). Toutefois, l'utilisation de ces préconcentrés pau-
vres entraînerait une formation excessive de scories génératrices de per-
tes thermiques élevées, elle ne pourrait être envisagée qu'à proximité d'une
source d'énergie à faible coût (hydroélectrique, nucléaire).

4.3. Utilisation comme phosphate broyé pour amendement direct .

L'utilisation comme amendement direct sous forme de phosphate naturel


pulvérisé à environ 50 ym n'est pas intéressante, car les solubilités du
phosphate dans les réactifs conventionnels, donnant une évaluation des pos-
49

sibilités d'assimilation du phosphore par les végétaux, sont très faibles


et très inférieures à celles de phosphates naturels tendres commercialisés.

Préconcentrê Phosphate
Haute-Garonne RENO
à 50 ym à 50 ym

Solubilité du P2O5 dans l'acide citrique 11,8 37,1


à 2 1 (norme AFNOR NFU 42-212 de août
1969) \
Solubilité du P2O5 dans le citrate d'am-
monium neutre (procédure A.O.A.C.) % 6,5 13,5
Solubilité du P2O5 dans l'acide formique
à 2 1 (norme AFNOR NFU 42-202 de mars 74) 11,2 " 80,1
\

" Solubilité formique du préconcentré (A) : 10,85 %

Les faibles solubilités du phosphate ont probablement pour origine le


faible taux de substitution de 1'apatite par les groupements CO3 ou SO4, les
diagrammes de diffraction X indiquent que les dimensions de maille sont pro-
ches de celle d'une fluorapatite.

4.4. Production de thermophosphates et de phosphates défluorés par voie thermique.

La présence de matière carbonée en relative abondance : 4,3 à 6,3 % de


carbone, constituant un apport calorifique théorique de l'ordre de 250 à
375 thermies par tonne de phosphate, est favorable à une valorisation des
préconcentrés par voie thermique aboutissant à l'élaboration de thermophos-
phates dans lesquels le phosphore est soluble dans l'acide citrique, les ci-
trates d'ammonium neutre ou alcalin et est assimilable par les plantes en
terrains de pH acide à neutre.

Cette voie de valorisation est apparue comme la plus intéressante,


compte tenu de la diversité et des teneurs élevées des impuretés : Fe2Û3 -
AI2O3 - MgO - carbone - alcalins et silice. D'autre part, la présence de si-
lice finement disséminée comme endogangue sous une forme réactive (calcé-
doine) est favorable pour une conversion en silico-phosphate calco-alcalin,
50

impliquant la combinaison d'une partie de la chaux du phosphate avec de la


silice, par réaction en phase solide à haute température.

La forte proportion de silice, jointe à la présence de matières carbo-


nées (4 à 6 I de carbone) fournissant un apport intéressant d'énergie ther-
mique, est favorable à l'élaboration d'un phosphate défluoré par frittage à
haute température (1 350 à 1 450° C) en atmosphère contenant de la vapeur
d'eau.

Les produits frittes contiennent principalement du silicophosphate de


calcium (solution solide de phosphate tricalcique et de silicate dicalcique
2[P2O5> 3CaO] • 5[SiC>2, 2CaO]) ou de silicophosphate calco-alcalin (solu-
tion solide de 2CaO. Na2Û. P2O5 et de 2CaO SÍO2) sous leur forme cristalli-
ne a soluble dans le citrate, obtenue par refroidissement rapide des clin-
kers.

Les préconcentrés A ou H.G. titrant de 20,1 à 21,5 % P2O5, 33 à 32 %


SÍO2 pourraient être probablement traités avec succès par le procédé de
défluoration thermique utilisé après la seconde guerre mondiale, aux U.S.A.,
par la Coronet Phosphate Company, si le produit final possède un rapport
F/P2O5 inférieur à 0,01, il est utilisable comme source de Ca et P dans les
aliments pour bétail et volaille, et comme engrais phosphaté hyposoluble.
Du fait de la température d'élaboration élevée (1 450 à 1 500°C), la con-
sommation énergétique est importante. L'addition de Na2O permettant d'abais-
ser la température de transition ß •+ o de la solution solide de phosphate
et silicate, l'étude de valorisation des préconcentrés riches a été orien-
tée vers la recherche des conditions optimales d'élaboration de silico-
phosphates calco-alcalins, utilisables comme engrais phosphatés hyposolu-
bles.

4.5. Etude de la synthèse de phosphates sodo-calciques par frittage alcalin à


partir du préconcentré de la Haute-Garonne .

Ce type d'engrais phosphaté est produit en R.F.A. par KALI-CHEMIE,


filiale de SOLVAY, sous le nom de marque "phosphate Rhénania", à partir
d'un mélange de 100 parties de concentré de Floride titrant 32 à 33 %
P2O5 (70 à 72 % B.P.L.), 30 parties de carbonate de sodium et 10 parties de
sable siliceux, porté à une température de 1 200 à 1 250° C.
51

Les réactions intervenant dans le procédé peuvent être schématisées


comme suit :

Ca-|o(PC>4)6 F2 + 3Na2CO3 + 2SÍO2 + H2O •*• 6Ca NaPO4 + 2Ca2 SÍO4 + 3CO2 + 2HF (1)

Ca-j 0 (P04) 6 F 2 + 4Na 2 CO3 + 2SiO2 •*- 6Ca NaPÛ4 + 2Ca 2 SÍO4 + 4CO 2 + 2NaF (2)

L'excès de CaO présent initialement sous forme de CaCC>3 se combine à la


silice sous forme de 2CaO SÍO2

+ si0
2CaCO3 2 "* Ca2SiC>4 + 2CO2 (3) •

La qualité du produit est contrôlable par la solubilité du phosphate


dans l'acide citrique et le citrate d'ammonium alcalin de Joulie.

Le préconcentré H.G. titrant 25,4 % P2O5 (échantillon n c 1 au tableau


n° 17) a été pulvérisé à 160 ym, le carbonate de sodium a été mélangé au
phosphate broyé et le mélange humidifié a été bouleté sur un plateau granu-
lateur, en pellets de 6 à 10 mm de diamètre. Les boulettes ont été séchées
à 110°C puis introduites dans un four tubulaire sous balayage continu d'azo-
te ou d'azote et de vapeur d'eau. La durée de réaction isotherme a été de
150 minutes, la vitesse d'échauffement correspondait à 1 000° C en 90 minu-
tes, le refroidissement du clinker a été assuré par balayage d'azote, tou-
tefois, il n'a pas été possible de déterminer l'influence de la vitesse de
refroidissement sur le taux de solubilisation du phosphate dans le citrate,
vitesse qui contrôle l'inversion a -»• ß du phosphate calco-sodique.

Les clinkers obtenus ont été broyés à environ 250 ym pour obtenir un
produit de surface spécifique BLAINE de 1 600 an 2 /g, correspondant à la
finesse des engrais commercialisés par KALI CHEMIE, les produits broyés ont
été soumis à des tests de solubilité normalisés pour contrôler l'assimila-
bilité du phosphore. La température de frittage, la proportion de Na2CC>3
ajouté au phosphate et la pression partielle de la vapeur d'eau dans les
gaz en contact avec le matériau, ont été considérées comme variables opéra-
toires des essais.

L'étude a permis de définir les conditions opératoires optimales :


52

- rapport molaire Na/P : 1,5826 correspondant à un mélan-


ge de 100 parties de préconcentré pour 30 parties de
NCO

- température : 1 000° C

- PH2O : 210 mm Hg

pour lesquelles 90,1 et 81,8 % du P2O5 contenu dans le clinker sont respec-
tivement solubles dans l'acide citrique à 2 % et le citrate alcalin de
Joulie.

Les caractéristiques de solubilité d'échantillons de scories Thomas,


de clinker phosphaté Rhénania (Kali-Chemie A.G.) et du clinker obtenu à par-
tir du minerai H.G., ont été mesurées et comparées, les résultats sont pré-
sentés au tableau ci-après.

Taux de solubi- Teneur en phos-


Surface P2O5 lisation phate soluble
spécifique
total
cm2/g % Citrique Citrate " Citrique Citrate "
% % % %

Minerai Haute-Garonne 1 600 23,6 90,1 81,8 21,3 19,3

Phosphate désagrégé
"Rhénania" 1 550 29,0 91,4 87,4 26,5 25,3

Scories Thomas 1 850 15,6 86,3 27,1 13,5 4,2

" Citrate d'ammonium alcalin de Joulie.

Le silicophosphate sodo-calcique présente,comme engrais phosphaté hy-


posoluble, un grand intérêt agronomique car il conserve une bonne efficaci-
té sur une grande variété de sols et de pH de la solution du sol, contrai-
rement aux scories Thomas et au Phospal. C'est l'un des meilleurs engrais
phosphatés sur les terrains acides riches en hydroxydes de fer et d'alumine.

Malgré une température optimale de frittage faible (1 000° C ) , compa-


rativement à celle d'un phosphate "Rhénania" (1 200 à 1 250° C ) , une étude
préliminaire a montré que, dans les conditions actuelles du marché des phos-
phates et de coût du carbonate de sodium, le bilan économique de production
53

d'un phosphate sodo-calcique serait négatif. L'étude de valorisation a été,


de ce fait, orientée vers l'élaboration d'un phosphate potas so-rcalcique,
pour lequel l'élément alcalin nécessaire à la solubilisation citrique du
phosphate possède une importante valeur agronomique.

La valeur optimale du rapport molaire Na/P de 1,5826, mise en évidence


sur les préconcentrés riches H.G., est nettement supérieure à la valeur
usuelle, de 1,35 à 1,42,relevée sur les clinkers Rhénania élaborés à partir
de concentrés riches, ainsi qu'à la valeur de ce rapport de 1,3177 corres-
pondant à la stoechiométrie de la réaction (2). Il est probable que l'excès
d'alcalin, par rapport aux quantités correspondant à la stoechiométrie des
composés alcalins du phosphore et du fluor, soit dû à la séquestration d'al-
calins par la silice dans des composés du type Na2Si2Os - Ca2SiO4, la valeur
du rapport pondéral P2O5/SÍO2 de la charge est donc significative vis-à-vis
du dosage des alcalins. Pour la charge élaborée avec le préconcentré H.G.,
la valeur de ce dernier rapport est de 1,155, ce qui est particulièrement
faible comparé aux clinkers Rhénania où ce rapport est largement supérieur à
2 (il est d'environ 3,4 en moyenne).

En ce qui concerne le fluor, ce dernier n'est pas éliminé dans les gaz,
la majorité du NaF formé dans la réaction (2) n'est pas libre, il peut être
associé à des silicates ou se combiner avec des phosphates pour former des
composés du type A2XO4, par exemple Na2PC>3F (P2O5 - Na20 2NaF).

La sequestration d'alcalins par la silice indique qu'il n'est pas envi-


sageable de convertir des préconcentrés pauvres, titrant 20 à 21,5 % P2O5 et
33-32 % SÍO2, en silico-phosphates calco-alcalins, sans introduire d'excès
rédhibitoires d'alcalins dans la charge, le rapport P2O5/SÍO2 étant très fai-
ble (0,61 à 0,67). Les préconcentrés pauvres doivent donc être dopés :

- par de l'acide phosphorique de voie humide ou


- par des concentrés marchands titrant 30 à 33 % P2O5

afin d'aboutir à une valeur du rapport pondéral P2O5/SÍO2 supérieure à 1,2


dans la charge.

Le taux satisfaisant de conversion du phosphate obtenu sur le préconcen-


tré riche, malgré une température modérée de 1 000° C, a pour origine le type
54

de préparation adopté pour la charge, le broyage à 160 ym et l'aggloméra-


tion en boulettes poreuses favorisent une cinétique rapide de la réaction
(2).

4.6. Essais d'élaboration de thermophosphates potasso-calciques .

L'élaboration à haute température (environ 950-1 000°C) de phosphates


potasso-calciques à partir des composés chimiques usuels du potassium, est
compliquée par les pertes en K dues à la volatilisation.

La présence de silice réactive sous forme de calcédoine et d'opale


finement disséminée, comme endogangue des nodules phosphatés du Dinantien,
favorise la combinaison intermédiaire du potassium avec la silice au cours
de 1'échauffement de la charge, ce qui limite les pertes en potassium par
volatilisation d'un composé usuel, présentant en général une tension de
vapeur élevée. Le schéma de l'élaboration du thermophosphate est représenté
par les réactions suivantes :

2 K2CO3 + SÍO2 réactive (calcédoine) ï 2 K2OSÍO2 + 2 C0 2


2 K2O SiO 2 + Ca5(PO4) 3 F j 3 CaKPC>4 + Ca2SiO4 + KF
Ca 5(PO4) 3 F + 2 K 2 CO 3 + SiO2 j 3 CaKPO4 + Ca2SiO4 + KF + 2CO2

Quatre porteurs usuels du potassium : K2SO4 - KC1 - KDH - K2CO3 ont été
testés en mélange avec le préconcentré riche H.G. broyé à 160 ym. Les mélan-
ges qui étaient bouletés sur disque granulateur présentaient un rapport mo-
laire K/P de 1,58, les essais ont été effectués avec la température comme
variable opératoire, les autres conditions opératoires étant identiques à
celles utilisées pour l'étude de la synthèse des phosphates sodo-calciques.

Le carbonate de potassium s'impose comme le porteur du potassium per-


mettant de limiter les pertes de potassium par volatilisation lors du trai-
tement thermique, à une valeur acceptable (0,5 à 2,5 % du K total). La tem-
pérature optimale de frittage est de 950 à 1 000° C. Le produit élaboré com-
bine deux éléments fertilisants majeurs P et K, il constitue un engrais P-
K 21,6-22 dont 80 % du P sont solubles dans l'acide citrique à 2 I et dans
le citrate alcalin de Joulie, 95 à 75 % du K sont respectivement solubles
dans l'acide citrique et dans le citrate de Joulie.
55

Cet engrais présente les avantages :

- d'un conditionnement aisé (le produit n'est pas hygrosco-


pique),
- d'apporter P et K sans chlore,
- de diminuer les pertes en K dans les sols par lessivage,
par rapport à KC1 ou K2SO4, porteurs habituels du K dans
les engrais complexes,
- d'une élaboration n'impliquant aucun déchet solide tel que
le phosphogypse.

Malheureusement, le carbonate de potassium est le composé usuel du po-


tassium le plus cher, l'élaboration de cet engrais serait coûteuse, des es-
sais complémentaires devraient être effectués en vue de remplacer K2CO3 par
K2SO4 dont le coût par unité de K2O ne représente que 44 % de celui de K2CO3.
Pour ce faire, il conviendrait d'introduire un complément d'agent réducteur,
sous forme de coke broyé, afin de faciliter la décomposition du sulfate, par
réduction, et la combinaison de i^O avec la silice puis le phosphate. Le
sulfate qui n'est pas réduit par les matières carbonées présentes dans le
phosphate, est volatilisé sans décomposition, ce qui explique le faible taux
de conversion du phosphate observé en l'absence d'un ajout d'agent réducteur.

La proportion du potassium total contenu dans le produit fritte, cor-


respondant au potassium insoluble dans le citrate d'ammonium alcalin de
Joulie, est sensiblement équivalente à l'excès du potassium calculé par rap-
port à la stoéchiométrie des composés CaKPC>4 et KF dont les teneurs sont
données par la proportion du P soluble dans le citrate. Le potassium insolu-
ble dans le citrate est probablement lié au silicates, il rend compte d'en-
viron 24 % du potassium total, proportion nécessaire à la saturation de
l'excès de silice dans les conditions d'élaboration adoptées. Afin d'optimi-
ser l'ajout d'alcalin nécessaire à la conversion du phosphate, il faudrait
réduire l'excès de silice, c'est-à-dire doper le concentré par un apport de
concentré de phosphate marchand afin d'augmenter le rapport pondéral P2O5/
SÍO2 jusqu'à des valeurs proches de 3.
56

4.7. Essais de traitement thermique à basse température du préconcentré de la


Haute-Garonne en présence de S02 et CaCl2 .

Le préconcentré riche H.G., broyé à environ 160 ym a été soumis à un


traitement thermique, en présence d'un chlorure et d'un gaz sulfuré. Le
phosphate est converti en une forme assimilable, partiellement soluble dans
l'acide citrique à 2 %, le citrate d'ammonium neutre et le citrate d'ammo-
nium alcalin de Joulie. L'influence des paramètres suivants sur la conver-
sion du phosphate, a été étudiée :

- contact gaz-solide : essais sur poudre en lit traversé - es-


sais sur boulettes de phosphate et chlorure en lit traver-
sé - essais sur poudre en nacelle
- nature du chlorure : KC1 - CaCl2
- nature du gaz sulfuré : SO2 - SO3
- proportion de chlorure dans le mélange phosphate broyé +
chlorure
- température de traitement isotherme.

Les résultats des essais ont mis en évidence :

- une meilleure efficacité du traitement par CaCl2 + SO2,


l'utilisation de KC1 conduit à une conversion insuffi-
sante du phosphate
- un accroissement continu de la solubilité citrique du
phosphate avec l'ajout de CaCl2 entre 10 et 30 %
- une température optimale de traitement proche de 650°C
- une augmentation sensible de la solubilité citrique
quand le contact gaz-solide est amélioré.

Il apparaît d'autre part, que la conversion du phosphate est due à la


fixation du chlorure et que SO2 joue un rôle initiateur vis-à-vis de la
fixation du chlorure par le phosphate.

Des études minéralogiques par diffraction de rayons X et chimiques,


effectuées sur le produit grillé, les jus et résidus de lixiviations aqueu-
se et citrique du produit grillé, ont montré que :
57

. le traitement thermique d'une fluorapatite carbonatée


en présence de CaCl2 et SO2 aboutit à la synthèse, par
réaction en phase solide, d'un phosphochlorure qui est
très probablement la chlorospodiosite : Ca2PO4Cl
(Ca3(PO4)2, CaG.2). Cette synthèse implique la modifi-
cation de la structure apatitique initiale
. le chlorure de calcium doit être présent en grand ex-
cès : avec un ajout de 30 parties de CaCl2 pour 100 par-
ties de préconcentré, une température de 650° C, une
durée de traitement isotherme de 1 heure, 13 % du Cl ini-
tial sont volatilisés, 30,6 % du chlorure de calcium
initial n'ont pas réagi avec 1'apatite
. le taux de fixation du soufre par les solides est faible :
1,76 kg de S pour 100 kg de phosphate cru
. le fluor n'est pas éliminé dans la phase gazeuse.

Le meilleur résultat obtenu lors de ces essais correspond à un pro-


duit présentant une solubilité citrique de 69,5 % du P2O5 total, une so-
lubilité de 64,6 % dans le citrate d'ammonium neutre et de 10,5 I dans le
citrate alcalin de Joulie.

Ce produit aura vraisemblablement des propriétés fertilisantes moins


intéressantes que celles d'un silico-phosphate calco-alcalin car le taux
de solubilité du P2O5 baisse fortement quand le pH augmente.

Une optimisation de ce procédé appliqué aux préconcentrés de phospha-


te du Dinantien mériterait d'être réalisée car la température de traite-
ment est modérée (650° C ) , la consommation de soufre est faible, ainsi que
le coût du chlorure de calcium.

Après élimination de l'excès de chlorure de calcium par lixiviation


aqueuse, l'engrais titre 22,2 % P2O5.
58

4.8. Essais de traitement thermique à basse température du préconcentré de la


Haute-Garonne en présence de sulfate d'ammonium .

J.E. WELCH [28] [29] a montré qu'il était possible de dêfluorer 1'apa-
tite et d'en extraire le phosphate, sous forme d'un phosphate d'ammonium,
par une combinaison d'un traitement thermique du minerai apatitique, à envi-
ron 450°, en présence de sulfate d'ammonium et d'une lixiviation du produit
calcinépar le carbonate d'ammonium. La calcination conduit à la synthèse du
trimétaphosphate double de calcium ammonium CaMfyPsOg, extractible en mi-
lieu aqueux sous forme de trimétaphosphate d'ammonium (NH4)3P3Og, par une
solution de carbonate d'ammonium. Le trimétaphosphate (T.M.P.A.) est hydro-
lysable en phosphate monoammonique NH4H2PO4, il présente donc une valeur
fertilisante élevée sous forme d'un engrais N-P donnant par hydrolyse du
phosphate soluble eau. Par ailleurs, l'hydrolyse contrôlée du T.M.P.A. sui-
vie d'une ammoniation pourrait aboutir au phosphate diammonique D.A.P.
(NH4)2HPO4. Trois voies de valorisation de la solution de T.M.P.A. appa-
raissent donc comme possible :

a) cristallisation en T.M.P.A. donnant un engrais qui, hydro-


lyse au champ, libère du M.A.P. 3(NH 4 PO 3 ) + 3H 2 O + 3NH 4 H 2 PO 4
b) hydrolyse contrôlée du T.M.P.A. donnant du M.A.P.
c) hydrolyse contrôlée suivie d'ammoniation donnant du D.A.P.

Les réactions de base impliquées dans le procédé WELCH sont les sui-
vantes [28] :

4(NH 4 ) 2 SO 4 -> CaNH 4 P 3 Og + 4CaSO4 + NH4F+


+ 6NH3+ + 3H2O+ (par grillage ä environ 450° C)
2) CaNH 4 P3O9 + (NH4) 2 CO3 + (NH 4 ) 3 P3O9 + CaCO 3

3) CaSO 4 + (NH4)2CO3 •*• (NH 4 ) 2 SO 4 + CaCO 3 (par lixiviation


du produit calciné, avec une solution de carbonate d'am-
monium) .

La réaction (2) est beaucoup plus rapide que la réaction (3) et il


est possible d'obtenir une solution relativement pure de T.M.P.A. par une
extraction en deux étages, d'autre part la présence d'un résidu de sulfate
d'ammonium dans le T.M.P.A. ne serait pas gênante a priori.
59

En tenant compte des réactions susceptibles d'intervenir et du compor-


tement thermique du sulfate d'ammonium, il apparaît que :

- le sulfate d'ammonium se décompose sous la pression atmos-


phérique avec perte d'ammoniac à environ 350° C. La réac-
tion pourrait impliquer principalement des contacts liquide-
solide entre produits de décomposition du sulfate d'ammo-
nium (bisuifate et pyrosulfate d'ammonium) et 1'apatite et
peut-être gaz-solide, entre ammoniac et apatite, le domai-
ne de température du procédé serait alors de 360 à 490° C

- la présence de carbonates libres pourrait consommer du sul-


fate d'ammonium

- la présence de matières carbonées réductrices dans le phos-


phate pourrait favoriser la décomposition du sulfate d'ammo-
nium via la formation de sulfite d'ammonium.

Le préconcentré riche H.G. broyé à 160 ym a été mélangé à du sulfate


d'ammonium dans les proportions de 100 parties de préconcentré pour 86,2
parties de sulfate d'ammonium correspondant à 120 % de la quantité stoé-
chiométrique. Le mélange bouleté sur assiette granulatrice a été séché et
soumis à des essais de grillage en four horizontal avec comme variables
opératoires la température de traitement isotherme (450 et 500° C) la durée
(5 et 8,5 h ) , le balayage d'air (0 et 100 1/h). Les échantillons grillés
ont été soumis ä deux lixiviations par le citrate d'ammonium neutre et le
carbonate d'ammonium.

Les résultats des essais montrent que :

. le sulfate d'ammonium n'a pas totalement réagi et qu'une


grande partie a été décomposée
. le taux de conversion du phosphate, mesuré par la solubi-
té de P2O5 dans le citrate neutre, est peu affecté par la
durée du traitement, entre 5 et 8,5 heures, et la nature
de l'atmosphère. Il est de 45 % à 450° C. L'augmentation
de la température de 450 à 500° C conduit à un taux de con-
version de 55 %
60

. le milieu réducteur favorise la volatilisation de P2O5


et la solubilité de P2O5 dans le carbonate d'ammonium,
formes du P2O5 liées au trimétaphosphate d'ammonium
. l'augmentation de la température de 450 à 500° C amélio-
re le taux de conversion du phosphate en un mélange de
trimétaphosphate d'ammonium et de métaphosphate de cal-
cium, dans ce mélange, la proportion de trimétaphospha-
te d'ammonium diminue quand la température augmente
. la proportion maximale de trimétaphosphate d'ammonium
formé correspond à une conversion de 25,6 % de 1'apati-
te initiale.

Par rapport aux résultats publiés par WELCH, les taux de conversion ob-
tenus sur le préconcentré H.G. sont nettement inférieurs, ils pourraient
être la conséquence :

- d'une mauvaise réactivité de 1'apatite présente dans les


minerais du Dinantien
- d'un mauvais contact sulfate-apatite résultant de l'asso-
ciation intime de la gangue siliceuse, en principe inerte
vis-à-vis du sulfate, avec 1'apatite, dans les particules
du préconcentré broyé à 160 ym (la libération de 1'apatite
n'intervenant qu'après broyage à une dimension de l'ordre
de 20 à 40

Il serait nécessaire de limiter la vitesse de décomposition du sulfate


d'ammonium lors du grillage pour espérer accroître le taux de conversion de
1'apatite, sans favoriser toutefois la formation de métaphosphate de cal-
cium. D'après les résultats obtenus, cet objectif sera difficile à attein-
dre, le procédé WELCH n'apparaît pas adaptable aux préconcentrés du Dinan-
tien des Pyrénées.
61

5, ETUDE MINÉRALURGIQUE D'UN ÉCHANTILLON DE CRAIE PHOSPHATÉE DU BASSIN PARISIEN .

Cette étude a été réalisée sur un échantillon de craie phosphatée préle-


vée dans une ancienne carrière près de FAUCOUZY (Aisne). La composition chimi-
que de l'échantillon tout-venant est présentée au tableau n° 18 ci-après. La
gangue est principalement carbonatée, le rapport CaO/P2Û5 est de 4,55, silice
et ferai sont liés à de la glauconite, des oxydes et de l'argile, peu abondants,
disséminés dans une matrice carbonatée cryptocristalline constituée essentiel-
lement de calcite ; la teneur en MgO est faible : 0,33 % ; la teneur en uranium
total est très faible : 1,9 g/t. Les éléments phosphatés sont rencontrés prin-
cipalement sous forme de pellets dont la granularité est comprise entre 50 et
315 um, la majorité de ces pellets ayant une granularité comprise entre 50 et
125 ym, la dimension de libération est d'environ 315 ym. Des séparations densi-
métriques effectuées sur la fraction - 315 + 50 ym de la craie broyée et attri-
tionnée, contenant peu de particules mixtes associant un pellet phosphate à
l'exogangue carbonatée, ont montré que les pellets phosphatés, sans adhérences
de matrice carbonatée,récupérés dans les fractions de densité supérieure à 2,85,
renferment une importante proportion d'endogangue carbonatée, ils titrent
25.5 % P2O5 et 13,3 % CO2 pour une récupération P2O5 de 36,9 %. L'endogangue
n'est pas uniformément répartie dans les pellets, les pellets de densité supé-
rieure à 2,9 titre 29,60 % P2O5 et 8,7 % CO2 pour une récupération P2O5 de
15.6 %, par ailleurs la fraction de densité comprise entre 2,85 et 2,70 con-
tient une majorité de pellets libérés à forte teneur en endogangue carbonatée.
Les limites de l'enrichissement par voie physique, ne faisant pas appel à la
calcination, seront situées à un niveau de teneur P2O5 inférieur à 25 %, pour
un objectif de récupération élevée du phosphate.

Le minerai, réduit à 3 mm par un broyeur à cylindres, a été soumis à une


préparation mécanique en voie humide comportant un dêbourbage par agitateur à
turbine, suivi d'un deschlammage primaire à 50 ym, une attrition énergique en
cellule d'attrition de la fraction + 50 ym primaire suivie d'un deschlamnage
secondaire à 50 ym. Le bilan de la préparation mécanique est présenté au ta-
bleau n° 19 ci-après. La fraction + 50 ym secondaire, séparée de la craie
broyée, débourbée, puis attritionnée, titre 18,84 % P2O5 pour un rendement pon-
déral de 50,3 % et une récupération du phosphate de 89,4 %, ce traitement sim-
ple permet d'augmenter le titre en phosphate tricalcique d'environ 18 %, pas-
sant de 23,2 % dans le tout-venant à 41,2 % dans le concentré d'attrition. Le
rejet - 50 ym titrant 2,27 % P2O5 (5 % B.P.L.) n'entraîne que de faibles per-
tes en phosphate (10,6 %).
62

P2O5 11,20
co 2 30,41
CaO 51,0
MgO 0,33 CaO/P2O5 = 4,5536
A1 2 O 3 0,53 F/P2O5 = 0,1250
Fe2O3 1,36 CO2/P2O5 = 2,7152
TiO 2 0,05 Ferai = 1,89 %
SiO2 2,17 5= 0,1688
SO3 0,10
F 1,40
Na 2 O 0,46
K2O 0,12
Cl" 0,14
C organique 0,42
+
H20 1,01
H 2 0" 0,51
P au F à 1 000° C 30,92
MnO 0,039
Cd ^ 5 p.p.m.
U 1,9 p.p.m.
- 0 pour F 0,59
- 0 pour Cl 0,03

100,63

Tableau n° 18 : Composition chimique de la craie phosphatée de FAUCOUZY


Minerai débourbé Fraction + 160 um primaire Minerai débourbé et ;ittritionné
Fraction attritionnée
gramil orné tr ique Rende- P2O5 ( Rende- P2O5 C02 Rende- P2°5 (:o 2
vim ment ment ment
pondéra! Teneur Récup. Teneur Récup. pondém Teneur Récup. Teneur Récup. pondéra Teneur Récup. Teneur Récup.
AP % % % % % AP % % % * % AP % % % % %

+ 500 22, 22 8 ,60 18, 01 ) ) 9 ,68 11 ,30 9 ,03 27 ,90 9 ,41 3,13 11,30 3,33 27,90 2,85
- 500 + 315 1, 64 15 ,30 2, 36 h8,69 {30, 27 2 ,73 22 ,20 5 ,00 17 ,05 1,62 0,88 22,20 1,84 17,05 0,49
- 315 + 160 8, 50 20 ,70 16, 58 ) ) 22 ,58 22 ,90 42 ,67 16 ,90 13 ,30 7,32 22,90 15,80 16,90 4,03
- 160 + 50 31, 35 18,60 54, 95 22,15 22, 64 23 ,68 18 65 36 ,44 21 ,70 17 ,91 39,01 18,61 68,41 22,06 28,06
- 50 36, 29 2 ,37 8, 10 39,80 47, 09 41 33 2 01 6 ,86 40 ,10 57 ,76 49,66 2,27 10,62 39,88 64,57
C
alimentation 0
1
100, 00 10 ,61 100, 00 30,67 100, 00 100 ,00 12 12 100 00 28 ,69 100 ,00 100,00 10,61 100,00 30,67 100,00
calculée
46,33 19,29 84,21 21,24 32,09
- 315 + 50
47,21 19,34 86,05 21,17 32,58
- 500 + 50
50,34 18,84 89,38 21,59 35,43
+ 50

Tableau n° 19 : Bilans de la préparation mécanique en voie humide .


64

Des essais d'enrichissement par flottation inverse des carbonates à l'aide


d'esters phosphoriques comme collecteurs et de fluosilicate de sodium ou d'acide
sulfurique, comme déprimants des éléments phosphatés, ont été effectués sur la
fraction - 315 + 50 ym du concentré d'attrition. Le meilleur résultat a été ob-
tenu pour des dosages en ester phosphorique de 400 g/t et en acide sulfurique
à 96 %, de 460 g/t, le concentré titre 23 % P2O5 (50,3 % B.P.L.) pour une récu-
pération en phosphate de 75,50 % par rapport à l'alimentation de la flottation
ou 22,1 % P2O5 (48,2 % B.P.L.) pour une récupération P2O5 de 93,1 %. Globalement,
il apparaît que la combinaison optimale des traitements consisterait à enrichir
le minerai par débourbage - attrition - classements granulométriques à 160 et
50 ym - flottation de la fraction - 160 + 50 ym. La combinaison du refus final
à 160 ym et du concentré de flottation pourrait permettre d'atteindre une teneur
de l'ordre de 22,5 % V2Os (49,2 % B.P.L.) avec une récupération P2O5 d'environ
83 % par rapport au tout-venant. Du fait de la présence d'une endogangue carbona-
tée, le concentré d'attrition ou de flottation pourrait être enrichi par calcina-
tion, toutefois, ce procédé ne serait pas rentable du fait de la faible extension
des réserves de ces craies et de la forte teneur en carbonates résiduels.

En vue de l'utilisation de ces craies comme amendement direct, l'enrichisse-


ment peu coûteux par attrition et deschlammage en voie humide apparaît bien adap-
té, il permettrait de commercialiser après broyage à 50 ym un produit titrant
plus de 41 % de phosphate tricalcique correspondant à une réduction importante
des frais de transport par unité de phosphate tricalcique par rapport à la craie
brute broyée.
65

6, CONCLUSION.

Les lots H- et H- de minerai phosphaté du Dinantien de la Montagne Noire,


prélevés sur le site de Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault) se sont révélés très
pauvres en phosphate : 1,92 et 2,12 I P2O5> soit 4 > 2 et 4 > 6 ?° B.P.L.

La concentration gravimétrique des éléments phosphatés, présents sous forme


de nodules et d'inclusions silico-phosphatées en lentilles aplaties, aboutirait
pour des conditions industrielles de séparation, à des préconcentrés titrant
11,6 % P 2 O 5 (25,3 % B.P.L.) avec R, et 14,3 % P 2 O 5 (31,2 % B.P.L.) avec H 2 , pour
des récupérations respectives du phosphate de l'ordre de 42 et 66 % et des ren-
dements pondéraux de 6,7 et 9,8 %.

Les minerais tout-venant et les préconcentrés gravimétriques sont trop


pauvres en phosphate pour justifier une étude de concentration ultérieure ou de
valorisation du phosphate. Afin de reprendre l'étude de ces minerais sur une
perspective économique plus favorable, il conviendrait d'évaluer les possibilités
- d'extraction des zones à concentration de nodules,
- de préconcentration gravimétrique des nodules à partir du minerai
des zones riches.

La faible teneur en phosphate des préconcentrés gravimétriques separables


de ces minerais est attribuable à la proportion élevée du phosphate présent sous
forme d'inclusions silico-phosphatées, en lentilles aplaties, dont la proportion
d'endogangue siliceuse est plus importante que celle des nodules phosphatés.

Les échantillons de minerai du Dinantien des Pyrénées (lydiennes et shales


à nodules phosphatés), prélevés en galerie dans d'anciens travaux miniers sur
les sites de Saint-Girons - Castelnau - Durban (Ariège) et de Cierp-Signac
(Haute-Garonne), ont des teneurs en P 2 O 5 de 8,3-8,5 % (18,1 - 18,6 % B.P.L.) et
7,1-7,4 I (15,5 - 16,2 % B.P.L.) économiquement plus intéressantes. Les éléments
phosphatés se présentent sous forme de nodules et de shales phosphatés en len-
tilles aplaties, de dimensions comprises entre environ 3 et 100 mm, ils sont
constitués d1apatite, d'une endogangue composée principalement de silice, d'ar-
gile et de matière carbonée finement disséminées, les teneurs maximales en P^Or
de ces éléments sont comprises entre 26 et 27,5 %. La libération des composants
66

de ces éléments phosphatés implique une dimension de broyage très fine de


l'ordre de 20 à 40 microns.

Les proportions de nodules et shales phosphatés dans ces minerais ont été
estimées à environ 33 % Clot A) et 29 % Clot HG).

La concentration gravimétrique des éléments phosphatés à partir des mine-


rais - 12 mm + 0,5mm o u - 12 mm + 2 m m , obtenus par une préparation mécanique
sélective, pourrait conduire, pour des conditions industrielles de séparation,
à deux types de préconcentrés :

a) Préconcentrés "pauvres" correspondant à une récupération relativement


élevée du phosphate :
20,1 à 21 % P 2 O 5 C43,9 à 45,9 % B.P.L.)
avec des rendements pondéraux de 28,8 à 25,8 % et des récupérations en
phosphate de 65,2 à 61 %, pour le minerai de l'Ariège ;
21,5 â 22,5 P 2 O 5 (47 à 48 % B.P.L.)
avec des rendements pondéraux de 25,4 à 22,8 % et des récupérations en
phosphate de 77,1 à 72,5 %, pour le minerai de la Haute-Garonne ;

b) Préconcentrés "riches" correspondant à une récupération plus faible


du phosphate :
23 % P 2 O 5 (50,2 % B.P.L.)
avec un rendement pondéral de 17,5 % et une récupération en phosphate
de 47,5 % pour le minerai de l'Ariège ;

24 à 25 % P 2 O 5 (52,4 à 54,6 % B.P.L.)


avec des rendements pondéraux de 20 à 16 % et des récupérations en
phosphate de 68 à 57 %.

Le minerai altéré, prélevé en surface, s'est avéré très pauvre en phosphate


2,46 % P20r (5,4 % B.P.L.), la préconcentration des éléments phosphatés est im-
praticable sur ce matériau en utilisant des procédés simples de séparation.

La flottation sur les prëconcentrés gravimétriques, calcinés et broyés à


40 microns, pour éliminer les matières carbonées, et libérer les constituants,
aboutit à un enrichissement trop faible en phosphate, les concentrés titrent de
67

28,5 à 30 % P 2 O 5 (62,3 à 65,5 % B.P.L.), avec des récupérations en phosphate,


sur la base du préconcentré, de 80 à 50 %.

Du fait des faibles possibilités d'enrichissement ultérieur par des pro-


cédés physiques de séparation, l'utilisation directe des préconcentrés doit
être envisagée, il est à noter toutefois que l'élimination des matières carbo-
nées par calcination permettrait d'en augmenter la teneur d'environ 3 % B.P.L.

Du fait de teneurs résiduelles élevées en Fe-O, - A1 2 O, - MgO - alcalins


et matières carbonées, les préconcentrés ne sont pas aptes à la fabrication
d'acide phosphorique de voie humide et d'engrais phosphatés par la filière
usuelle de production.

Par contre, la composition des préconcentrés riches convient pour la pro-


duction de phosphore élémentaire et d'acide phosphorique de voie thermique,
les préconcentrés pauvres devraient être dopés par un apport de concentré de
phosphate marchand, afin d'obtenir un rapport CaO/SiO? convenable pour la charge.

L'utilisation des prëconcentrés pulvérisés à 50 microns, comme amendement


direct, n'est pas envisageable, car les solubilités du phosphore dans les réac-
tifs conventionnels, rendant compte de l'assimilabilité du phosphate par les
plantes, sont très faibles : 11,8 % dans l'acide citrique à 2 % - 11 % dans
l'acide fornique à 2 % - 6,5 % dans le citrate d'ammonium neutre.

La présence de silice finement disséminée et de 4,3 à 6,3 % de carbone,


dans les préconcentrés, est favorable pour une conversion de ces derniers en
thermophosphates : phosphates défluorés et silico-phosphates calco-alcalins.

La synthèse de silico phosphates calco alcalins à partir d'un préconcentré


riche HG conduit, pour les conditions opératoires optimales, à deux types d'en-
grais hyposolubles :
- phosphate désagrégé sodo-calcique titrant 23,6 % P^Or, dont 90,1
et 81,8 % sont respectivement solubles dans l'acide citrique à
2 % et le citrate d'ammonium alcalin de Joulie,
- phosphate désagrégé potasso-calcique associant deux éléments fer-
tilisants majeurs P et K, titrant 21,6 % Vß^ et 22 % K 2 0 ; 80 %
68

du phosphore et 95 % du potassium sont solubles dans l'acide ci-


trique à 2 % , 80 % du phosphore et 75 % du potassium sont solubles
dans le citrate de Joulie. Cet engrais présente les avantages :
. d'un conditionnement aisé (le produit n'est pas hygros-
copique),
. d'apporter P et K sans chlore,
«
. de diminuer les pertes en K dans les sols par lessivage,
par rapport à KC1 ou K 2 SO 4 , porteurs usuels du K dans les
engrais complexes.

Ces phosphates peuvent être élaborés :


- à partir d'un mélange de préconcentré broyé à 160 microns et de car-
bonate alcalin, bouleté sur disque granulateur -

par frittage à 950 ou 1000° C. Cette température relativement basse, par rap-
port aux températures habituellement mises en oeuvre pour la fabrication de ce
type d'engrais, est due à la réactivité et à la dissémination de la silice dans
le prëconcentrê et au bouletage de la charge. La teneur élevée en silice de
cette charge, entraîne toutefois une consommation élevée d'alcalins. L'utilisa-
tion, dans ce procédé, de préconcentrés pauvres, nécessiterait un dopage de ces
derniers par un apport d'acide phosphorique de voie humide ou un apport de con-
centré de phosphate marchand. Des recherches complémentaires seraient nécessaires
en vue de synthétiser à moindre coût le phosphate potasso-calcique par frittage
en présence de coke et de sulfate de potassium.

La valorisation du préconcentré riche HG, par un procédé original de trai-


tement thermique à basse température, en présence de CaCl- et SO-, a conduit à
un engrais titrant 22,2 % P2O5» dont 69,5 %, 64,6 % et 10,5 % du phosphore sont
respectivement solubles dans l'acide citrique à 2 %, le citrate d'ammonium
neutre et le citrate de Joulie. La conversion du phosphate est obtenue à la
température de 650° C avec une consommation très faible de soufre (17,6 kg par
tonne de préconcentré).

Le traitement thermique à 450-500° C du préconcentré riche HG en présence


de sulfate d'ammonium, selon le procédé WELCH, conduit à une extraction faible
du phosphore par le carbonate d'ammonium, le taux de conversion de 1'apatite
69

en trimétaphosphate d'ammonium n'excède pas 25,6 %.

L'association intime de la gangue siliceuse et de 1'apatite est probable-


ment à l'origine de la mauvaise efficacité de ce procédé.

L'étude réalisée sur un échantillon de craie phosphatée de FAUCOUZY


(Aisne) titrant 10,6 - 11,2 % P 2 O 5 (23,2 - 24,5 % B.P.L.) - 51 % CaO a montré
que des éléments phosphatés présentent une proportion importante d'endogangue
qui n'est pas répartie de façon uniforme. La teneur maximale de concentrés
separables par voie physique, est limitée à moins de 25 % P70r si l'objectif
de la concentration correspond à une récupération élevée du phosphate. Un trai-
tement par broyage - débourbage - attrition et deschlammage à 50 microns permet
de produire un préconcentré titrant 18,8 % P20r (41,2 % B.P.L.) pour un rende-
ment pondéral de 50,3 % et une récupération du phosphate de 89,4 %. La flotta-
tion inverse des carbonates libres de l'exogangue avec un ester phosphorique
comme collecteur, aboutit à des concentrés titrant 22,1 % à 23 % P 2 O 5 % (48,2
à 50,3 % B.P.L.) avec une récupération du phosphate de 93,1 à 75,5 % par rap-
port au préconcentré.

Deux types de minerai phosphaté du territoire métropolitain mériteraient


des études complémentaires du point de vue évaluation de gisement et valorisa-
tion : minerais de la couche à nodules du Dinantien des Pyrénées titrant 7 à 8 %
P 2 O 5 et craie phosphatée de Picardie titrant 10 à 11 % P 2 O 5 ' Les premiers peu-
vent être enrichis jusqu'à 20-25 % P 2 O 5 (43,7 à 54,6 % B.P.L.), par un procédé
simple mettant en jeu une préparation mécanique sélective et une séparation
gravimétrique avec des récupérations en phosphate comprises, selon la teneur
du préconcentré et la nature du minerai, entre 77 et 48 %. L'aptitude à la
concentration gravimétrique dépend de deux facteurs : proportion d1apatite fine
disséminée dans la lydienne ou le shale, proportion du phosphate total présente
sous forme de shale phosphaté contenant une endogangue argilo-siliceuse plus
abondante que celle des nodules. Deux utilisations sont techniquement envisa-
geables pour les préconcentrés "riches" (23 à 25 % P7O5) e t les préconcentrés
"pauvres" (20 à 22 % P20r) dopés par un apport de concentré de phosphate mar-
chand : production d'acide phosphorique de voie thermique, production de ther-
mophosphates .

La craie phosphatée de Picardie, traitée par attrition et deschlamnage en


voie humide, pourrait conduire à un concentré titrant 41,2 % B.P.L., avec une
70

recuperation du phosphate de 89,4 %, utilisable après pulvérisation à 50 mi-


crons comme amendement direct en sols acides. L'amendement est une utilisation
traditionnelle de la craie phosphatée, l'augmentation importante de la teneur
du tout-venant (+ 18 % B.P.L.)» P a r le traitement en voie humide, doit per-
mettre d'améliorer l'efficacité de l'engrais et de réduire considérablement le
coût du transport par unité de B.P.L. Le traitement en voie humide n'est pas a
priori rédhibitoire, car il serait appliqué sur un matériau contenant naturelle-
ment en carrière une assez forte proportion d'eau (10 à 14 % sur base humide).
71

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Rapport B.R.G.M. - 78 SGN 679 GEO - décembre 1978.

0
000
BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES

SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL


B.P. 6009 - 45060 Orléans Cedex - Tél.: (38) 63.80.01

VALORISATION DES MINERAIS DE PHOSPHATES FRANÇAIS


ANNEXE 1
ÉTUDES MINÉRALURGIQUES DES MINERAIS DU DINANTIEN
DE LA MONTAGNE NOIRE ET DES PYRÉNÉES

par

G. BAUDET - G. MORIZOT - P.L HERGIBO - M. LORANG

Département minéralurgie
B.P. 6009 - 45060 Orléans Cedex - Tél.: (38) 63.80.01

Compte-rendu de fin d'étude


d'une recherche financée
par la
Délégation générale
à la recherche scientifique et technique

COMITÉ : Valorisation des ressources du sous-sol

Décision d'aide n° 78.07.0008


Juin 1980

Réalisation : Département des Arts Graphiques


TABLE DES MATIERES

PARTIE A : pages
ETUDE HINERALURGIQUE DE PEUX ECHANTILLONS VE PHOSPHATES VU
VINANTIEN VE LA MONTAGNE NOUE.
MINERAI VE SAINT-NAZAIRE VE LAVARE1 {HERAULT).

A - 1. ORIGINE DES ECHANTILLONS 1


A - 2. ETUDE DE LA PRECONCENTRATION DU PHOSPHATE A PARTIR DES MINERAIS
TOUT-VENANT DE SAINT-NAZAIRE DE LADAREZ 2
2.1. Aspect des échanti11ons 2
2.2. Etude pëtrographique 2
2.3. Echantillonnage et préparation mécanique 3
2.4. Analyses chimiques complètes et analyses minëralogiques par
diffractomëtrie de rayons X 8
2.5. Séparations densimétriques 12
2.6. Prédiction des résultats d'une séparation gravimétrique sur
les minerais de Saint-Nazaire de Ladarez 33

PARTIE B :
ETUDE MINERALURGIQUE VE TROIS ECHANTILLONS VE PHOSPHATE VU
VINANTIEN VES PYRENEES.
MINERAIS VE L'AKIEGE ET VE LA HAUTE-GARONNE .

B - 1. ORIGINE DES ECHANTILLONS 39


B - .2. EXAMENS MINËRALOGIQUES PRELIMINAIRES 40
B - 3. PREPARATION MECANIQUE PAR VOIE SECHE 48
B - 4. ETUDE DE LA PRECONCENTRATION GRAVIMETRIQUE DU PHOSPHATE SUR LES
MINERAIS PREPARES PAR VOIE SECHE 57
4.1. Caractéristiques de lavabilité en densité 57
4.2. Evaluations des possibilités d'enrichissement gravimëtrique
en milieu dense 98
(suite 1)

B - 5. ETUDE DE LA PRECONCENTRATION GRAVIMETRIQUE DU PHOSPHATE SUR LES


MINERAIS PREPARES PAR VOIE HUMIDE 108
5.1. Analyse des résultats des séparations densimétriques sur les
fractions préparées en voie sèche 108
5.2. Préparation mécanique en voie humide 110
5.3. Caractéristiques de lavabilité en densité 115
5.4. Evaluations des possibilités d'enrichissement gravimëtrique
en mi 1 i eu dense 130
B - 6. ETUDE D'UN ECHANTILLON DE MINERAI DE PHOSPHATE ALTERE DES
PYRENEES 147
6.1. Origine de l'échantillon 147
6.2. Aspect de l'échantillon 147
6.3. Préparation mécanique 147
6.4. Scheidage des fractions grenues et bilan du traitement par
débourbage suivi de classifications granulométriques 149
6.5. Evaluation des possibilités de préconcentration gravimétri-
que des él éments phosphatés 152

PARTIE C :
ETUDE VE LA VALORISATION VES PREC0NCEWTRES VE PHOSPHATE
OBTENUS A PARTIR VES MIMERAIS VU VWAhITJEK VES PYRENEES .

C - 1. EVALUATION PRELIMINAIRE DES PRECONCENTRES DE PHOSPHATE OBTENUS A


PARTIR DES MINERAIS DES PYRENEES 154
1.1. Compositions chimiques et minéralogiques 154
1.2. Utilisation des préconcentrés dans la filière de fabrication
des engrai s phosphatés 156
1.3. Production de phosphore et d'acide phosphorique de voie ther-
mique 158
1.4. Utilisation comme phosphate broyé pour amendement direct ... 161
1.5. Production de thermophosphates et de phosphates défluorës
par voi e thermi que 162
C - 2. ETUDE DE LA SYNTHESE DE PHOSPHATES SODO-CALCIQUES PAR FRITTAGE
ALCALIN 167
2.1. Bases de l'élaboration 167

2.2. Conditions opératoires 168


(suite 2)

2.3. Résultats obtenus 170


2.4. Intérêt agronomique des silico-phosphates sodo-calciques 181
2.5. Eléments économiques 184
C - 3. ESSAIS D'ELABORATION DE THERMOPHOSPHATES POTASSO-CALCIQUES 188
3.1. Bases de l'élaboration 189
3.2. Conditions opératoires 190
3.3. Résultats 191
C - 4. ESSAIS DE TRAITEMENT THERMIQUE A BASSE TEMPERATURE DU PRECONCENTRE
H.G., EN PRESENCE DE S0 ? ET CaCl 2 201
4.1. Conditions de mise en oeuvre du traitement 201
4.2. Résultats 202
4.3. Nature du thermophosphate formé 209
C - 5. ESSAIS DE TRAITEMENT THERMIQUE A BASSE TEMPERATURE DU PRECONCENTRE
H.G., EN PRESENCE DE SULFATE D'AMMONIUM 220
5.1. Bases du procédé 220
5.2. Application aux préconcentrës du minerai Haute-Garonne 220
5.3. Conditions de mise en oeuvre du traitement 225
5.4. Résultats 226
C - 6. ESSAIS DE CONCENTRATION DU PHOSPHATE PAR FLOTTATION 231
6.1. Elimination des matières carbonées par calcination 231
6.2. Préparation mécanique du préconcentrë avant flottation 232
6.3. Essais de séparation phosphate-silice par flottation 236
o o o

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 250

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Comp. MIN
ANNEXE N° 1
PARTIE A
ETISDE MIMERAUlRGÏflUE VE VEUX ECHAWILLOhtS
VE PHOSPHATE VU VTNANTTEN VE LA MONTAGNE NOTRE.
MIWERAI VE SAINT-NA2AIRE V€ LAVARBZ [HERAULT]
A- 1 . ORIGINE DES ECHANTILLONS

Deux échantillons de minerai tout-venant de Saint-Nazaire de Ladarez (Hérault)


référencés :

- lot 1 - sacs n° 1 à 14 (lot présenté comme "riche")


- lot 2 - sacs n° 15 à 18 (lot présenté comme "pauvre")

représentant environ 1 000 kg, ont été prélevés dans la série phosphatée du Dinan-
tien par la Division "Sud-Ouest" de la RDM/FE aux emplacements des prélèvements
ayant fait l'objet d'une étude pétrographique par SGN/GEO, c'est-à-dire la tran-
chée effectuée par le CERPHOS en 1963.
A- 2. ETUDE DE LA PRECONCENTRATION DU PHOSPHATE
A PARTIR DES MINERAIS TOUT-VENANT
DE SAINT-NAZAIRE DE LADAREZ

2.1. ASPECT DES ECHANTILLONS.


La granulante maximale est de Tordre de 100 mm.
Le lot n° 1 apparaît comme très hétérogène et correspond probablement à
des prélèvements :
a) en zones saines, pauvres en fines et en nodules phosphatés libérés
à la granulante d'origine :
n° 1 (présence de fragments libérés de nodules ovoïdes grossiers),
n° 3 (absence de nodules libérés» lydienne massive en gros blocs),
n° 4 (peu de nodules libérés),
n° 5 (présence de quelques petits nodules libérés 1 à 3 cm),
n° 6 (présence de quelques nodules libérés de dimension moyenne :
3 à 6 cm),
n° 13 (présence de quelques nodules libérés de dimension moyenne :
3 à 6 cm),
n° 14 (présence de fréquents nodules libérés, petits à moyens :
1 à 6 cm).
Certains des nodules libérés de forme sphérique ou le plus fréquem-
ment ovoïde, sont recouverts, en partie, d'un enduit d'oxydes métal-
liques rose, rouge à jaune ; dans l'ensemble, la couleur du minerai
est grise à gris rosé, rarement noire, les nodules apparaissent un
peu plus foncés que la lydienne.
b) en zones d'altération variable, plus riches en fines et nodules
1 i bérés :
n° 2 - n° 7 - n° 8 - n° 9 - n° 10 - n° 11 - n° 12.
Le lot n° 2 (sacs n° 15 à 18) présente un aspect nettement différent du
précédent, il correspond à des prélèvements de minerai plus altéré, humide,
plus riche en fines et en nodules libérés de petite dimension (1 à 3 cm).

2.2. ETUDE PETROGRAPHIQUE.


Cette étude a été effectuée par A. BOUJO, à partir de l'examen de 44
lames minces, les résultats en sont présentés dans l'annexe n° 3 "Etude pê-
tvographiaue du matériel phosphaté de la Montagne Noire".

Les points importants en vue du traitement minéralurgique peuvent être


résumés comme suit :
Le minerai est constitué de trois composants principaux :
1) Une exogangue sous forme d'une lydienne à radiolaires inclus dans
une matrice argilo-siliceuse à très fine cristallisation de la
silice. Cette roche est abondamment et finement fissurée, certaines
de ces fissures renferment des oxydes métalliques et des phosphates
d'alumine. Aucun élément phosphaté n'a été identifié dans cette
exogangue.
2) Des nodules phosphatés de dimensions variables : 2 à 6 cm, parfois
7 à 10 cm, à endogangue essentiellement siliceuse.
Ces nodules sont assez rarement fissurés, mais assez souvent po-
reux, ils présentent alors un évidement central, partiellement com-
blé par du quartz fin. L'épigangue (cortex) de ces nodules est cons-
tituée par des phyllites associées à de la calcédoine très abondante.
La phase phosphatée est cristallisée, elle est présente dans des
zones à cristallisation fine et des zones à concrétions fibro-radiées,
dont l'espace poreux est rempli par du quartz.
L'endogangue siliceuse se présente sous forme :
- d'auréoles de quartz ou de calcédoine alternant avec
des zones phosphatées,
- de quartz fin dans Vévidement central qui pouvait
être à l'origine une loge d'ammonoïde,
- de remplissages de quartz dans des fissures des nodu-
les, concentrées dans la zone centrale.
La dimension de ces différentes formes de silice varie de 10 à 225 ym,
la dimension de libération est estimée à environ 20 ym, et la pro-
portion de silice des nodules de 5 à 20 %.
Les oxydes métalliques et les argiles sont rencontrés en remplissage
partiel des fissures, la pyrite est présente surtout dans la zone
centrale des nodules.
2) Des inclusions strato-tdes silico^phosphatées, en lentilles très
aplaties d'épaisseurs variables entre 5 à 7 mm, jusqu'à 3 cm.
Ces lentilles se révèlent souvent très fissurées, les fissures
étant débouchantes et partiellement remplies par de la silice ;
elles sont constituées par une phase phosphatée amorphe et une
matrice très abondante de calcédoine.
Ces inclusions apparaissent nettement plus pauvres en phosphate que
les nodules.

2.3. ECHANTILLONNAGE ET PREPARATION MECANIQUE.


Une dimension de concassage de 30 mm a été adoptée pour obtenir la libé-
ration de la majorité des nodules phosphatés, compte tenu de leur dimension
moyenne d'environ 30 mm, établie lors de l'examen pétrographique des minerais.
Le concassage à cette dimension devrait permettre, d'autre part, de libérer
certaines inclusions silico-phosphatées et de fragmenter quelques nodules
parmi les plus fissurés ou pourvus d'un évidement important, ceci devant
favoriser l'élimination de la porosité "fermée" des nodules, nuisible à un
tri densimëtrique efficace, et la libération des remplissages d'oxydes mé-
talliques et d'argiles.
Le schéma suivi pour l'échantillonnage et la préparation mécanique des
lots n° 1 et n° 2 est présenté au tableau 1 ci-après.
L'incertitude sur la proportion d'éléments phosphatés, déduite de l'ana-
lyse chimique des échantillons issus des prélèvements primaires sur les mi-
nerais concassés à 30 mm, a été calculée par la formule de P. GY :
G =

où C : constante d'échantillonnage : F.l.g.c. (en g/cm 3 )


d : dimension de concassage correspondant à d 9 5 = 2,6 cm
G : écart type relatif sur la proportion d'éléments phosphatés
contenus dans les minerais
M : masse (en g) du prélèvement de minerai concassé à 30 mm,
égale â 96 000 g
c : est le paramètre de composition minéralogique exprimée par

où p = proportion moyenne d'éléments phosphatés égale à


environ 8,7 %, en supposant la teneur P 2 0 5 du
tout-venant à 2 % et la teneur moyenne en P 2 0 5
des éléments phosphatés à 23 %
r = masse volumique moyenne des éléments phosphatés
égale à 2,85 g/cm3
t = masse volumique moyenne de Vexogangue égale à
2,50 g/cm3
c = 29,589 g/cm3
F : coefficient de forme des éléments phosphatés = 0 , 5
g : coefficient de distribution granulomêtrique =0,25
1 : paramètre de libération estimé à 0,4, compte tenu du con-
cassage à 2,6 cm et d'une dimension de libération à envi-
ron 0,5 cm (épaisseur minimale des inclusions phosphatées)
C : 1,479 g/cm3
G : 1,65 x 10" 2
L'incertitude sur la proportion d'éléments phosphatés au niveau de
probabilité de 95 % est donc :
8,7 % ± 0,29 % ; 8,41 % < p < 8,99 %
Les erreurs commises sur les prélèvements secondaires à partir des mi-
nerais broyés à 1 mm et pulvérisés à 80 microns sont très faibles et peuvent
être négligées.
Minerais tout-venant

Crible Jibrant - 30 mm
Chauvin
1+ 30 mm
Concasseur à mâchoires
Pi nette

- 30 mm
Crible vibrant•

il: 30 mm
Concasseur â mâchoires

+ 30 mm
Crible vibrant

- 30 mm
- 30 mm
- 30 mm
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Concasseur â mâchoires
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Tamiseuse â vibrations
Chauvin
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III I .
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Tamiseuse â vibrations + N a4. P2 - 70 , 60 % - 1,5 kg/t N a4. Pz - 0 , - V « 105 %Vc pulpekg/t

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Tamiseuse â v i b r a t i o ns
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Echantillons représentatifs souches - 1 Séparations densimêtriques
- 1 mm pour analyses (1,4 kg)

Tableau 1 : Schéma d'échantillonnage et de préparation mécanique des


lots de minerai de phosphate de Saint-Nazaire de Ladarez
(Lot 1 et Lot 2) .
Les échantillons représentatifs d'environ 100 kg, de chacun des lots 1
et 2 ont été tamisés à sec â l'aide d'une tamiseuse à vibrations CHAUVIN aux
mailles de 20 - 16 - 10 - 5 et 2 mm. Chacune des fractions granulométriques
recueillies a été attritionnée pendant 5 minutes, dans des jarres en alumine
frittée tournant à une vitesse supercritique (105 % de la vitesse critique),
à une concentration en solide de 60 % en présence d'un dispersant de la si-
lice et des silicates (pyrophosphate de sodium) dosé à 1,5 kg/t. Cette at-
trition a eu pour but de libérer les enduits d'oxydes métalliques et d'argile
présents à la surface des nodules phosphatés et dans les fissures ouvertes
par le concassage, de réduire les fragments de lydienne plus ou moins adhé-
rents aux inclusions et nodules phosphatés.
Les Schlamms secondaires - 0,5 mm produits par attrition ont été sépa-
rées par tamisage humide.
Les fractions - 2 mm ont été mises en pulpe et attritionnées dans un
turbo-dëliteur MORITZ pendant 5 minutes à 2000 t.p.m. en présence de 1,5 kg/
t de Nai+P207, à une concentration en solide de 60 %, puis tamisées en voie
humide sur tamiseuse à vibrations CHAUVIN, pour séparer les Schlamms pri-
maires - 0,5 mm.
Les distributions granulométriques :
- des minerais concassés à 30 mm, déterminées par tamisage à
sec jusqu'à 2 mm,
- des minerais concassés à 30 mm après attrition humide de
chacune des fractions granulomëtriques supérieures à 2 mm
et dëbourbage de la fraction - 2 mm,
sont présentées au tableau 2 ci-après, ainsi que les répartitions granulomé-
triques du phosphate dans les minerais traités en voie humide.
Ce tableau met en évidence des différences très importantes entre les
deux minerais concernant les proportions de Schlamms primaires et surtout
secondaires, ainsi que les répartitions granulométriques du phosphate :
- le lot n° 1, minerai peu altéré, titrant 1,87 % P 2 0 5 , produit
8,39 % de Schlamms primaires, titrant 1,18 % P 2 0 5 , et 4,47 %
de Schlamms secondaires, titrant 1,55 % P2O5. Le rendement
pondéral en minerai préconcentrable + 0 , 5 mm, alimentation de
la séparation gravimétrique, est de 87,14 % pour une teneur de
1,96 % P 2 0 5 et une récupération P 2 0 5 de 91,01 %,
- le lot n° 2, minerai plus altéré, titrant 2,14 % P 2 0 5 , fournit
12,55 % de Schlamms primaires titrant 0,37 % P 2 0 5 et 10,98 %
de Schlamms secondaires titrant 0,78 % P 2 0 5 . Le minerai attrité
et deschlammê préconcentrable + 0,5 mm, représente 76,47 % du
tout-venant, il titre 2,63 % P 2 0 5 pour une récupération P 2 0 5 de
93,83 %.
Si Ton admet, en accord avec les résultats de l'étude pêtrographique,
que Vexogangue ne contient pas d'apatite finement disséminée, ces diffé-
rences rendent compte de la difficulté de dissocier les éléments phosphatés
de leur gangue lorsque la lydienne est saine. Il est probable que les pertes
de phosphate dans les fines - 0,5 mm aient pour origine la fragmentation des
inclusions et nodules phosphatés parallèle à la fragmentation de l'exogangue
saine, et consécutive à des textures insuffisamment différenciées.
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Dans le minerai altéré, la moindre cohésion de la lydienne entraîne sa
fragmentation sélective et une meilleure libération du phosphate, ceci est
évident d'après l'enrichissement significatif en P 2 0 5 dans les fractions
+ 16 mm du lot n° 2, par rapport au tout-venant, alors que la quantité de
fines produites par 1'attrition est faible ; ces fines secondaires sont sur-
tout abondantes après traitement des fractions comprises entre 2 et 16 mm.

2.4. ANALYSES CHIMIQUES COMPLETES ET ANALYSES MINERALOGIQUES PAR DIFFRACTOMETRIE


DE RAYONS T.
Les résultats des analyses chimiques complètes des échantillons tout-
venant sont présentés au tableau 3 ci-après ; les résultats des analyses
diffractométriques au tableau 4 ci-après.
Ces dernières analyses ont permis d'identifier Villite comme étant le
minéral argileux de la matrice argilo-siliceuse de la lydienne, Tillite est
probablement présente aussi dans l'épi gangue et dans les fissures des nodules
phosphatés. Les données semi-quantitatives des R X mettent en évidence la
concentration de 1 Milite par rapport au quartz dans les fines primaires (1)
et secondaires (2). Il est important de noter la présence de calcite dans le
lot n° 2, présence qui est confirmée par la teneur élevée en C0 2 d'origine
minérale dans le lot n° 2, 1,75 % contre 0,12 % dans le lot n° 1. D'après
cette analyse, il est probable que 1'apatite soit peu carbonatée et qu'il
s'agisse d'une fluorapatite :
T J L - = 0,089 dans 1 et 0,099 dans 2.
K
2U5
II est très probable également que la teneur en CaO dans l'échantillon
1 soit nettement sous-évaluée :

= 1,094 dans 1 et 2,476 dans 2, en retranchant CaO lié à C0 2 dans la


2 5 ran
calcite -K j ^U - = 1,426 dans 2 (la teneur en C0 2 de 1'apatite est négligée).
2 5

En raison d'un rapport * A dans 1, assez proche du rapport habituelle


"2 U 5
ment observé dans les fluor ou f1uorcarbonate apatites, la présence de phos
phates d'alumine ou alumino-cal ciques qui pourraient être à l'origine d'un
rapport -p^fL faible, est peu vraisemblable.
"2U5
La présence d'il lite est confirmée par des teneurs notables en K 2 0 -
A1 2 O 3 - MgO et H 2 0+ .
BUREAU DE RECHERCHES GEOLOGIQUES ET MINIERES

SERVICE GEOLOGIQUE NATIONAL

Département : M . G. A., le 2 juin 1978 Demandeur : M. BAUDET


Service: CHIMIE V/Réf. : 1362/UV 700

N/Réf. : M. 4395 Provenance :St-Nazaire de


Laâarez (Hérault)

RESULTATS D'ETUDES
Tableau 3 : Analyses chimiques complètes des minerais de Saint-Nazaire de Ladarez.

Lot 1 TV Lot 2 TV

P 0 1,92 2,12
2 5
F 0,17 0,21

CO 0,12 1,75

so3 0,09 0,05

sio2 83,60 76,70

A1 4,30 5,O0
2°3
Fe 2,90 3,43
2°3
Na2O 0,10 0,11

K20 0,92 1,06

CaO 2,10 5,25

MgO 0,36 0,33

TiO2 0,25 0,23

H 0,49 1,10
2°~
H20+ 1,71 1,60

C organique 0,27 0,35

PF 1OOO°C 2,80 5,20

MnO 0,04 0,13

cr 0,021 0,014
0 pour F et Cl 0,077 0,091
I 99,184 99,343
I sur P.F. 99,494 99,743
U p.p.m.
8 8
(par fluorimétrie)
DEPARTEMENT LABORATOIRES 10
SERVICE DE MINERALOGIE

ETUDE M.f.íll D E M A N D E U R : ..M...B&.UDET.


DEP. MINERALURGIE
Références Demandeur :
D.E. n° 1374 du 25/5/ 78
C. JACOB

Tableau 4 : ANALYSE MINERALOGIQUE


PAR DIFFRACTOMETRIE DE RAYONS X

DE 6 ECHANTILLONS DE MINERAI DE ST NAZAIRE DE LADAREZ

CONDITIONS OPERATOIRES :

APPAREILLAGE UTILISE :.....SXGMA..£O..CGR R A Y O N N E M E N T -....CaKa.


M O N O C H R O M A T E U R : ...à..2ame..£Ze..Jçuartz COMPTEUR : k.
REGIME D E FONCTIONNEMENT 45. KV 6 MA.
SECTEUR E X P L O R E : D E .2 °6 à 3.5. °9 pour les échantillons tout-venant.
DE °6 à °8 pour les fractions argileuses.
VITESSE D ' E X P L O R A T I O N D U C O M P T E U R : I. °0 par ....^ÍÍHÍ.e
SENSIBILITE : -?.i?O c o u p s / s e c . pour | e s échantillons tout-venant.
._ pour les fractions argileuses.
INERTIE : .i.Q..seç.Qnae.§ M O N T A G E : J?.

MODE DE PREPARATION DES ECHANTILLONS:

ECHANTILLONS TOUT-VENANT :
B R O Y A G E : .Jjnf.ézÀeuj:..À..5.O...miex.Q!is..
ATTAQUE :
SEPARATION :
CHAUFFAGE :

FRACTION ARGILEUSE :
ATTAQUE :
SEPARATION :
CENTRIFUGARON :
CHAUFFAGE:..
SATURATION :
ECHAKTILLOMS TOUT-VENANT (ABREVIATIONS: TA : 1res obondonl • A : obondont • P : prisent - F : faible - Tr : Iroce«)

rtlOSPAIH. Autres Minéraux


ECHANTILLONS OUMI; CHCIIE 0K.DM1E GYPSE MHVDHIIE CHIMIE HEMATITE GiflBSITE .MU cwomiE MniinrE OBSERVATIONS
PltGKI
ilii\f flPrïïîîE
TV 1 TA F Tr
TV 2 TA Tr Tr F
Lot 1 Fine s A A
(1)
Lot I Fine s
(2) A A
Lot 2 Fine s
(1) A A
Lot 2 Fine s
(2) A A

SKCniE
KAOIMIIE SCRPCNdK CHUME nnmuiE (INÍIIIIIUMWIIL) MIIE SEWWrE «nwwnm McfiInHlKs me OBSERVATIONS

Voir ou verso les remarques et commentaires


12

2.5. SEPARATIONS DENSIMETRIQUES.


Des mesures de masse volumique de nodules, fragments de nodules ou d'in-
clusions phosphatées,de fragments de lydienne, ont été effectuées par la mé-
thode de la balance hydrostatique afin d'obtenir un ordre de grandeur des
masses volumiques moyennes des éléments phosphatés et de l'exogangue :
masse volumique
g/cm3
lot 1 - 30 + 20 mm fragments de lydienne 2,392
lot 1 - 20 + 16 mm " " " 2,426
lot 2 - 30 + 20 mm " " " 2,575
lot 2 - 20 + 16 mm " " " 2,402
lot 1 - 30 + 20 mm nodules + fragments de 2,718
nodules phosphatés
lot 1 - 20 + 16 mm 2,752
lot 2-30 + 20 mm 2,818
lot 2-20 + 16 mm 2,795
lot 1 - 30 + 20 mm fragments d'inclusions 2,586
phosphatées et nodules
entiers de petites di-
mensions
lot 1 - 20 + 16 mm fragments d'inclusions 2,276
phosphatées

La masse volumique déterminée par la méthode hydrostatique, sans déga-


zage préalable, est assez proche de la masse volumique effective (masse
volumique apparente) lors d'une séparation gravimétrique en milieu dense.
Elle rend compte des possibilités de séparation ; la différence entre les
masses volumiques moyennes de la lydienne et des nodules est de l'ordre de
0,32 g/cm3, ce qui est satisfaisant pour envisager une préconcentration gra-
vimétrique. Les faibles masses volumiques des inclusions phosphatées sont
probablement imputables à une fissuration importante et à la saturation in-
complète de l'espace poreux, quelques rares nodules entiers de petites di-
mensions présentent une faible masse volumique apparente qui a probablement
pour origine un évidement central important.
Les caractéristiques de lavabilité en densité pour P 2 0 5 ont été déter-
minées par les analyses granulo-densimétriques sur six fractions granulome-
triques des lots n° 1 et ne 2 :
- 30 + 20 mm
- 20 + 16 mm
- 16 + 10 mm
- 10 + 5 mm
- 5 + 2 mm
- 2 + 0,5 mm
pour 7 ou 8 densités : 2,30 (lot 1)- 2,40 -
2,70 - 2,80.
13

La fraction granulométrique - 30 mm + 0,5 mm est susceptible d'être


traitée par sédimentation et hydrocyclonage en milieu dense.
Les caractéristiques de lavabilité établies sur chacune des fractions
granulométriques sont présentées aux tableaux 5 à 10 ci-après pour le lot
n° 1 et 11 à 16 ci-après pour le lot n° 2.
Les caractéristiques de lavabilité de la fraction + 0,5 mm - 30 mm ont
été reconstituées par calcul ; elles sont présentées aux tableaux 17 et 18
ci-après, les courbes de lavabilité correspondantes sont présentées aux
figures 1 à 4 ci-après.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densi té de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 Z AP % E AP x P 2 0 5 E AP x P?0R Récupération E AP % E AP x P 2 0 5 E AP X P?0 s Récup. élément.
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 254,658 2,55 100,00


- 2,30 5,94 0,84 4,990 5,94 4,990 0,84 1,96 94,06 249,668 2,65 98,04 97,03
- 2,40 + 2,30 24,02 0,60 14,412 29,96 19,402 0,65 7,62 70,04 235,256 3,56 92,38 82,05
- 2,50 + 2,40 48,49 1,14 55,279 78,45 74,681 0,95 29,32 21,55 179,977 8,35 70,67 45,79
- 2,55 + 2,50 ^ 0
- 2,60 + 2,55 11,80 0,86 10,148 90,25 84,829 0,94 33,31 9,75 169,829 17,43 66,69 15,65
- 2,65 + 2,60 3,43 9,70 33,271 93,68 118,100 1,26 46,37 6,32 136,558 21,61 53,62 8,03
- 2,70 + 2,65 ^ 0
- 2,80 + 2,70 4,82 19,40 93,508 98,50 211,608 2,15 83,09 1,50 43,05 28,7 16,90 3,91
+ 2,80 1,50 28,70 43,050 100,00 254,658 2,54 100,00 0,75

Tout-venant 100,00 2,55 254,658


reconstitué

Tableau 5 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 3 0 + 2 0 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
E AP x P ? 0 R Récupération courbe
Z AP X P 2 0 s Récup. élément.
AP % P205 % AP x P 2 0 5 z AP % E AP X P 2 0 5
Z AP P205 %
Z AP % Z AP X P 2 0 5
Z AP P205 %

100,00 223,717 2,24 100,00


- 2,30 20,81 0,76 15,816 20,81 15,816 0,76 7,07 79,19 107,901 2,63 92,93 89,59
- 2,40 + 2,30 33,10 1,06 35,086 53,91 50,902 0,94 22,75 46,09 172,815 3,75 77,25 62,64
- 2,50 + 2,40 i, 0
- 2,55 + 2,50 31,67 0,65 20,586 85,58 71,488 0,83 31,95 14,42 152,229 10,56 68,05 30,25
- 2,60 + 2,55 6,98 0,44 3,071 92,56 74,559 0,80 33,33 7,44 149,158 20,05 66,67 10,93
- 2,65 + 2,60 1,76 13,90 24,464 94,32 99,023 1,05 44,26 5,68 124,694 21,95 55,74 6,56
- 2,70 + 2,65 0,54 17,70 9,558 94,86 108,581 1,14 48,53 5,14 115,136 22,40 51,47 5,41
tn
- 2,80 + 2,70 4,13 22,40 92,512 98,99 201,093 2,06 89,89 1,01 22,624 22,40 10,11 3,07
+ 2,80 1,01 22,40 22,624 100,00 223,717 2,24 100,00 0,50

Tout-venant 2,24
100,00
reconstitué

Tableau 6 : Caractéristiques de lavabilitë en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 2 0 + 1 6 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
E AP x P?0^ Récupération courbe
AP % AP x P 0 E AP % E AP X P 0 Z AP X P ? 0 s Récup.
P205 % 2 5 2 5 E AP % E AP x P 0
2 5 élément.
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 157,436 1,57 100,00


- 2,30 3,02 1,61 4,862 3,02 4,862 1,61 3,09 96,98 152,574 1,57 96,91 98,49
- 2,40 + 2,30 15,72 1,39 21,851 18,74 26,713 1,42 16,97 81,26 130,723 1,61 83,03 89,12
- 2,50 + 2,40 66,24 0,69 45,706 84,98 72,419 0,85 46,00 15,02 85,017 5,66 54,00 48,14

- 2,55 + 2,50 0,50 0,49 0,245 85,48 72,664 0,85 46,15 14,52 84,772 5,84 53,85 14,77

- 2,60 + 2,55 9,34 1,28 11,955 94,82 84,619 0,89 53,75 5,18 72,817 14,06 46,25 9,85

- 2,65 + 2,60 2,28 9,25 21,090 97,10 105,709 1,09 67,14 2,90 51,727 17,84 32,86 5,18

- 2,70 + 2,65 0,67 15,40 10,318 97,77 116,027 1,19 73,70 2,23 41,409 18,57 26,30 2,56

- 2,80 + 2,70 1,84 17,10 31,464 99,61 147,491 1,48 93,68 0,39 9,945 25,50 6,32 1,31

+ 2,80 0,39 25,50 9,945 100,00 157,436 1,57 100,00 0,19

Tout-venant 1,57
100,00
reconstitué

Tableau 7 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 1 6 + 1 0 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P205 % AP X P 2 0 5 E AP % E AP x P 2 0 5 E AP x P ? 0 s Récupération
E AP K 2 U 5 To
E AP % E AP x P 2 0 5 E APE XAPP?05 Récup.
P 2 0 5 % élément.

100,00 159,184 1,59 100,00


- 2,30 2,84 2,92 8,293 2,84 8,293 2,92 5,21 97,16 150,891 1,55 94,79 98,58
- 2,40 + 2,30 15,33 1,19 18,243 18,17 26,536 1,46 16,67 81,83 132,648 1,62 83,33 89,49
- 2,50 + 2,40 37,66 0,42 15,817 55,83 42,353 0,76 26,61 44,17 116,831 2,64 73,39 63,00
- 2,55 + 2,50 15,69 0,62 9,728 71,52 52,081 0,73 32,72 28,48 107,103 3,76 67,28 36,32
- 2,60 + 2,55 22,60 1,20 27,120 94,12 79,201 0,84 49,75 5,88 79,983 13,60 50,25 17,18
- 2,65 + 2,60 1,67 9,25 15,448 95,79 94,649 0,99 59,46 4,21 64,535 15,33 40,54 5,04
- 2,70 + 2,65 0,53 10,85 5,751 96,32 100,400 1,04 63,07 3,68 58,784 15,97 36,93 3,94
- 2,80 + 2,70 2,24 14,35 32,144 98,56 132,544 1,34 83,27 1,44 26,640 18,50 16,73 2,56
+ 2,80 1,44 18,50 26,640 100,00 159,184 1,59 100,00 0,72

Tout-venant 100,00 1,59


reconstitué

Tableau 8 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 10 + 5 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densi té de la
E AP x Pp0 s Récupération E AP X P?0ç
courbe
Récup. élément.
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 1 AP % E AP x P 2 0 5 E AP % E AP X P 2 0 5
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 135,944 1,35 100,00


- 2,30 'V, 0
- 2,40 + 2,30 3,29 2,02 6,646 3,29 6,646 2,02 4,89 96,71 129,298 1,34 95,11 98,35
- 2,50 + 2,40 10,91 0,84 9,164 14,20 15,810 1,11 11,63 85,80 120,134 1,40 88,37 91,25
- 2,55 + 2,50 21,30 0,57 12,141 35,50 27,951 0,79 20,56 64,50 107,993 1,67 79,44 75,15
- 2,60 + 2,55 49,86 0,45 21,440 85,36 49,391 0,58 36,33 14,64 86,553 5,91 63,67 39,57
- 2,65 + 2,60 6,60 1,88 12,408 91,96 61,799 0,67 45,46 8,04 74,145 9,22 54,54 11,34
3,17 3,31 10,493 95,13 72,292 0,76 53,18 4,87 63,652 13,07 46,82 6,45 oo
- 2,70 + 2,65
2,16 10,90 23,544 97,29 95,836 0,97 70,50 2,71 40,108 14,80 29,50 3,79
- 2,80 + 2,70
+ 2,80 2,71 14,80 40,108 100,00 135,944 1,35 100,00 1,35

Tout-venant 100,00 1,35


reconstitué

Tableau 9 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 5 + 2 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
E AP X P90s Récupération E AP % E AP x P 0 E AP X P 2 0 s Récup. élément.
AP % P 2 O 5 % AP x P 2 0 5 E AP % E AP x P 2 0 5 2 5
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 151,011 1,51 100,00


- 2,30 * 0
- 2,40 + 2,30 1,8: 4,75 8,693 1,83 8,693 4,75 5,76 98,17 142,318 1,45 94,24 99,08
- 2,50 + 2,40 6,4£ 2,56 16,512 8,28 25,205 3,04 16,69 91,72 125,806 1,37 83,31 94,94
- 2,55 + 2,50 2,81 1,14 3,203 11,09 28,408 2,56 18,81 88,91 122,603 1,38 81,19 90,31
- 2,60 + 2,55 18,87 0,44 17,103 49,96 45,511 0,91 30,14 50,04 105,500 2,11 69,86 69,47
- 2,65 + 2,60 32,42 0,55 17,831 82,38 63,342 0,77 41,94 17,62 87,669 4,98 58,06 33,83
- 2,70 + 2,65 4,84 1,92 9,293 87,22 72,635 0,83 48,10 12,78 78,376 6,13 51,90 15,20
- 2,80 + 2,70 7,31 3,80 27,778 94,53 100,413 1,06 66,49 5,47 50,598 9,25 33,51 9,12
+ 2,80 5,47 9,25 50,598 100,00 151,011 1,51 100,00 2,73
Tout-venant 100 00 1,51
reconstitué X \J\J ) U w

Tableau 10 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
- 2 + 0 , 5 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégral e des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
v d IOI wC
courbe
AP % P2O5 % AP X P 2 0 5 Z AP % Z AP x P 2 0 5 Z AP x F?°5 Récupération Z AP % Z AP X P 2 0 5 Z AP X PpO.s Récup. élément.
(
Z AP P205 % Z AP P2O5 %

100,00 439,865 4,40 100,00


- 2,40 12,12 2,56 31,027 12,12 31,027 2,56 7,05 87,88 408,838 4,65 92,95 93,94
- 2,50 + 2,40 33,66 0,25 8,415 45,78 39,442 0,86 8,97 54,22 400,423 7,38 91,03 71,05
- 2,55 + 2,50 12,86 1,53 19,676 58,64 59,118 1,01 13,44 41,36 380,747 9,20 86,56 47,79
- 2,60 + 2,55 16,40 1,12 18,368 75,04 77,486 1,03 17,62 24,96 362,379 14,52 82,38 33,16
- 2,65 + 2,60 9,64 1,30 12,532 84,68 90,018 1,06 20,47 15,32 349,847 22,84 79,53 20,14
- 2,70 + 2,65 3,35 1,14 3,819 88,03 93,837 1,07 21,33 11,97 346,028 28,91 78,67 13,64
- 2,80 + 2,70 3,80 25,70 97,660 91,83 191,497 2,08 43,54 8,17 248,368 30,40 56,46 10,07
+ 2 ,80 8,17 30,40 248,368 100,00 439,865 4,40 100,00 4,08

Tout-venant 100) 00 4,40


\J\J
reconstitué

Tableau 11 : Caractéristiques de lavabilitë en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 3 0 + 2 0 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
de la
courbe
P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 Z AP % E AP x P 2 0 5 Z AP X P 2 0 S Récupération Z AP X P 2 0 5 Récup.
AP % Z AP % E AP x P 2 0 5 élément.
Z AP P205 % Z AP P205 %

100,00 362,119 3,62 100,OC


- 2,40 14,63 0,21 3,072 14,63 3,072 0,21 0,85 85,37 359,047 4,21 99,15 92,68
- 2,50 + 2,40 35,76 0,42 15,019 50,39 18,091 0,36 5,00 49,61 344,028 6,93 95,00 67,49
- 2,55 + 2,50 18,84 0,46 8,666 69,23 26,757 0,39 7,39 30,77 335,362 10,90 92,61 40,19
- 2,60 + 2,55 12,94 1,58 20,445 82,17 47,202 0,57 13,04 17,83 314,917 17,66 86,96 24,30
- 2,65 + 2,60 2,72 3,65 9,928 84,89 57,130 0,67 15,78 15,11 304,989 20,18 84,22 16,47
- 2,70 + 2,65 2,89 1,99 5,751 87,78 62,881 0,71 17,36 12,22 299,238 24,49 82,64 13,66
6,83 21,40 146,162 94,61 209,043 2,21 ro
- 2,80 + 2,70 57,73 5,39 153,076 28,40 42,27 8,80
+ 2,80 5,39 28,40 153,076 100,00 362,119 3,62 100,00 2,69

Tout-venant 100,00 3,62


reconstitué

Tableau 12 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 2 0 + 1 6 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 E AP % E AP x P 2 0 5 E AP X P90«; Récupération E AP % E AP x P 2 0 5 E AP X P ? 0 s Récup.
E AP P205 % E AP P 2 0 5 % élément.

100,00 185,102 1,85 100,00


- 2,40 18,91 0,55 10,400 18,91 10,400 0,55 5,62 81,09 174,702 2,15 94,38 90,54
- 2,50 + 2,40 31,56 0,53 16,727 50,47 27,127 0,54 14,66 49,53 157,975 3,19 85,34 65,31
- 2,55 + 2,50 20,97 0,31 6,501 71,44 33,628 0,47 18,17 28,56 151,474 5,30 81,83 39,04
- 2,60 + 2,55 16,24 1,42 23,061 87,68 56,689 0,65 30,63 12,32 128,413 10,42 69,37 20,44
- 2,65 + 2,60 4,72 7,20 33,984 92,40 90,673 0,98 48,99 7,60 94,429 12,42 51,01 9,96 ro
ro
- 2,70 + 2,65 2,20 10,15 22,330 94,60 113,003 1,19 61,05 5,40 72,099 13,35 38,95 6,50
- 2,80 + 2,70 3,01 11,05 33,261 97,61 146,264 1,50 79,02 2,39 38,838 16,25 20,98 3,89
+ 2,80 2,39 16,25 38,838 100,00 185,102 1,85 100,00 1,19
Tout-venant 100,00
reconstitué 1,85

Tableau 13 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 1 6 + 1 0 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
de la
Densité courbe
E AP x P90s Récupération E AP X P?0s Récup. élément.
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 E AP % E AP X P 2 0 5 E AP % E AP X P 2 0 5
E AP P205 % E AP P205 %

100,00 187,904 1,87 100,00


- 2,40 22,49 0,49 11,020 22,49 11,020 0,49 5,87 77,51 176,884 2,28 94,13 88,75
- 2,50 + 2,40 37,39 0,31 11,591 59,88 22,611 0,38 12,03 40,12 165,293 4,12 87,97 58,81
- 2,55 + 2,50 12,30 0,57 7,011 72,18 29,622 0,41 15,76 27,82 158,282 5,69 84,24 33,97
- 2,60 + 2,55 16,96 0,57 9,667 89,14 39,289 0,44 20,91 10,86 148,615 13,68 79,09 19,34
- 2,65 + 2,60 3,08 6,70 20,636 92,22 59,925 0,65 31,89 7,78 127,979 16,45 68,11 9,32
- 2,70 + 2,65 2,03 6,40 12,992 94,25 72,917 0,77 38,81 5,75 114,987 20,00 61,19 6,76
- 2,80 + 2,70 3,60 17,10 61,560 97,85 134,477 1,37 71,57 2,15 53,427 24,85 28,43 3,95
+ 2,80 2,15 24,85 53,427 100,00 187,904 1,87 100,00 1,07

Tout-venant 100,00
reconstitué 1,88

Tableau 14 : Caractéristiques de lavabilitë en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 10 + 5 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité m de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 Z AP % £ AP x P 2 0 5 E AP X PpO«; Récupération E AP % E AP x P 2 0 5 E APE XAPP ? 0 s Récup.
E AP 2 P 0 %
5 P 2 0 5 % élément.

100,00 129,311 1,29 100,00


- 2,40 9,03 0,36 3,251 9,03 3 ,251 0,36 2,51 90,97 126,060 1,39 97,49 95,48
- 2,50 + 2 ,40 31,36 0,28 8,781 40,39 12,032 0,30 9,31 59,61 117,279 1,97 90,69 75,29
- 2,55 + 2 ,50 11,01 0,15 1,651 51,40 13,683 0,27 10,58 48,60 115,628 2,38 89,42 54,10
- 2,60 + 2,55 30,55 0,29 8,860 81,95 22,543 0,27 17,43 18,05 106,768 5,91 82,57 33,32
- 2,65 + 2 ,60 9,75 1,41 13,747 91,70 36,290 0,40 28,06 8,30 93,021 11,21 71,94 13,17
- 2,70 + 2,65 1,96 4,11 8,056 93,66 44,346 0,47 34,29 6,34 84,965 13,40 65,71 7,32 ro
- 2,80 + 2,70 3,51 11,75 41,242 97,17 85,588 0,88 66,19 2,83 43,723 15,45 33,81 4,58
+ 2 ,80 2,83 15,45 43,723 100,00 129,311 1,29 100,00 1,41
Tout-venant 100,00 1,29
reconstitué

Tableau 15 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 5 + 2 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 Z AP % Z AP x P 2 0 5 Z AP x P?0ç Récupération z AP %Z AP X P 2 0 5 Z AP X P 2 0 s Récup. élément.
Z AP P205 % Z AP P205 %

100,00 104,763 1,04 100,00


- 2,40 4,73 0,31 1,466 4,73 1,466 0,31 1,40 95,27 103,297 1,08 98,60 97,63
- 2,50 + 2,40 5,69 0,19 1,081 10,42 2,547 0,24 2,43 89,58 102,216 1.14 97,57 92,42
- 2,55 + 2,50 9,73 0,16 1,557 20,15 4,104 0,20 3,92 79,85 100,659 1,26 96,08 84,71
- 2,60 + 2,55 25,29 0,09 2,276 45,44 6,380 0,14 6,09 54,56 98,383 1,80 93,91 67,20
- 2,65 + 2,60 35,08 0,20 7,016 80,52 13,396 0,17- 12,79 19,48 91,367 87,21
4,69 37,02
- 2,70 + 2,65 6,62 0,83 5,495 87,14 18,891 0,22 18,03 12,86 85,872 6,68 81,97 16,17 ro
tn
- 2,80 + 2,70 6,54 3,66 23,936 93,68 42,827 0,46 40,88 6,32 61,936 9,80 59,12 9,59
+ 2,80 6,32 9,80 61,936 100,00 104,763 1,04 100,00 3,16
Tout-venant 100,00 1,05
reconstitué

Tableau 16 : Caractéristiques de lavabilité en densité


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
- 2 + 0 , 5 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 z AP % Z AP X P 2 0 5 Z AP x P90>, Récupération z AP % Z AP X P 2 0 5 Z AP X P 9 0 s Récup.
Z AP P205 % Z AP P 2 0 5 % élément.

100,00 195,5438 1,95 100,00


- 2,30 5,90 1,06 6,2540 5,90 6,2540 1,06 3,20 94,10 189,2898 2,01 96,80 97,05
- 2,40 + 2,30 18,68 0,98 18,3064 24,58 24,5604 1,00 12,56 75,42 170,9834 2,27 87,44 84,76
- 2,50 + 2,40 37,09 0,85 31,5265 61,67 56,0869 0,91 28,68 38,33 139,4569 3,64 71,32 56,88
- 2,55 + 2,50 10,05 0,62 6,2310 71,72 62,3179 0,87 31,87 28,28 133,2259 4,71 68,13 33,31
- 2,60 + 2,55 18,33 0,78 14,2974 90,05 76,6153 0,85 39,18 9,95 118,9285 11,95 60,82 19,12
- 2,65 + 2,60 4,14 5,63 23,3082 94,19 99,9235 1,06. 51,10 5,81 95,6203 16,46 48,90 7,88
- 2,70 + 2,65 0,87 6,89 5,9943 95,06 105,9178 1,11 54,17 4,94 89,6260 18,14 45,83 5,38 ro
en
- 2,80 + 2,70 3,44 17,15 58,9960 98,50 164,9138 1,67 84,34 1,50 30,6300 20,42 15,66 3,22
+ 2,80 1,50 20,42 30,6300 100,00 195,5438 1,95 100,00 0,75
Tout-venant 100,00 In95
reconstitué

Tableau 17 : Caractéristiques de lavabilité en densité


reconstituées par calcul
Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
+ 0,5 mm - 30 mm.
Courbe élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordonnées
Densité de la
courbe
AP % P 2 0 5 % AP x P 2 0 5 z AP % E AP x P 2 0 5 E AP X P ? 0 S Récupération E AP % E AP x P 2 0 5 E APE XAPP 7 0 s Récup. élément.
E AP P205 % P205 %

100,00 262,8426 2,63 100,00


- 2,40 15,70 0,85 13,3450 15,70 13,3450 0,85 5,08 84,30 249,4976 2,96 94,92 92,15
- 2,50 + 2,40 32,79 0,35 11,4765 48,49 24,8215 0,51 9,44 51,51 238,0211 4,62 90,56 67,91
- 2,55 + 2,50 14,95 0,63 9,4185 63,44 34,2400 0,54 13,03 36,56 228,6026 6,25 86,97 44,04
- 2,60 + 2,55 18,05 0,87 15,7035 81,49 49,9435 0,61 19,00 18,51 212,8991 11,50 81,00 27,54
- 2,65 + 2,60 7,28 2,56 18,6368 88,77 68,5803 0,77 . 26,09 11,23 194,2623 17,30 73,91 14,87
- 2,70 + 2,65 2,72 3,98 10,8256 91,49 79,4059 0,87 30,21 8,51 183,4367 21,56 69,79 9,87 ro

- 2,80 + 2,70 4,10 17,56 71,9960 95,59 151,4019 1,58 57,60 4,41 111,4407 25,27 42,40 6,46
+ 2,80 4,41 25,27 111,4407 100,00 262',8426 2,63 100,00 2,21

Tout-venant
100,00 2,63
reconstitué

Tableau 18 : Caractéristiques de lavabilité en densité


reconstituées par calcul
Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2
+ 0,5 mm - 30 mm.
^•m^t^Naza-vrë^që^El^apez—•
32

La proportion de "flottants" à d = 2,30 dans la fraction - 5 mm + 2 mm


du lot n° 1 est nulle alors qu'elle atteint 20,8 % sur la fraction - 20 +
16 mm, ceci est probablement dû à une saturation incomplète des fissures de
la lydienne et des inclusions phosphatées par le liquide dense dans les
fractions grenues. Ce phénomène est également observable sur le lot n° 2 où
la proportion de "flottants" à d = 2,40 est minimale (4,73 %) pour la frac-
tion - 2 mm + 0,5 mm et maximale (22,49 %) pour la fraction - 10 mm + 5 mm.
Cet effet de non saturation des fissures par le liquide dense sur les
inclusions phosphatées stratoïdes, riches en calcédoine, est probablement à
l'origine des pertes en P 2 0 5 dans les fractions de faible densité - 2,30 ou
- 2,40, particulièrement avec le lot n° 1 si T o n admet, en accord avec
l'étude pétrographique, que Vexogangue est stérile. Le fait que la teneur
en P2O5, pour les fractions granulométriques du lot 1, passe par un minimum
pour une densité de 2,60 à 2,55 ou 2,55 à 2,50 puis augmente pour les den-
sités inférieures à 2,50 est significatif de cet effet de non saturation
des fissures abondantes dans les inclusions phosphatées stratoïdes, en par-
ticulier pour les fractions 0,5 à 2 mm où la teneur en P 2 0 5 passe par un
minimum de 0,44 % (lot 1) et 0,09 % (lot 2) pour 2,55 < d < 2,60 puis aug-
mente régulièrement quand d diminue jusqu'à 4,75 % P 2 0 5 (lot 1) et 0,31 %
P 2 0 s (lot 2) pour 2,30 < d < 2,40 . Pour la lydienne, la densité des fis-
sures diminue avec la granularité, ce qui rend compte de la diminution pa-
rallèle de la proportion de flottants à d = 2,30 ou d = 2,40.
La mauvaise aptitude à la concentration gravimëtrique de ces inclusions
phosphatées est imputable à leur teneur élevée en calcédoine et à leur tex-
ture. Les faibles teneurs en P 2 0 5 dans les éléments phosphatés de densité
supérieure à 2,70 ou 2,80, pour les fractions de granularité fine - 5 mm +
2 mm et - 2 mm + 0,5 mm du lot 1 ou du lot 2 pourraient être un indice
d'une proportion plus élevée de fragments d'inclusions stratoïdes, plus
pauvres en P 2 0 5 que les nodules, ceci est en accord avec les résultats de
l'étude pétrographique où l'épaisseur des lentilles stratoïdes est signalée
comme plus faible que la dimension minimale des nodules.
Il n'est pas possible en raison de l'existence de deux porteurs du
phosphate : nodules et inclusions stratoïdes et de la texture des inclusions
(présence de fissures ouvertes incomplètement remplies), de tirer des con-
clusions précises sur la libération des éléments phosphatés en fonction de
la granularité des produits soumis au fractionnement densimétrique.
D'après l'examen des caractéristiques de lavabilité de chacune des frac-
tions granulométriques, des fractions + 0,5 mm - 30 mm, et des courbes de
lavabilité correspondantes, l'aptitude à la préconcentration gravimétrique
du lot n° 2 est supérieure à celle du lot n° 1.
Les pentes des courbes densimétriques et des courbes récupération P 2 0 5
en fonction de la densité (figures 2 et 4) sont minimales dans l'intervalle
2,65-2,70, une densité de partage de 2,675 paraît être convenable pour les
fractions + 0,5 mm - 30 mm des lots 1 et 2. Avec des conditions idéales
(écart probable nul) la séparation par hydrocyclonage en milieu dense con-
duirait à des préconcentrés titrant :
- 17 % P 2 0 5 pour une récupération P 2 0 5 de 47,9 %, représen-
tant 5,50 % en poids de la fraction + 0,5 mm - 30 mm du
lot 1 titrant 1,96 % P 2 0 5 ,
33

- 19,85 % P 2 0 5 pour une récupération P 2 0 5 de 71,7 %, repré-


sentant 9,50 % en poids de la fraction + 0,5 mm - 30 mm
du lot 2 titrant 2,63 % P 2 0 5 .
Les rendements poids des préconcentrés ramenés au tout-venant seraient
de :
- 4,8 % pour le lot 1 (récupération P 2 0 5 : 43,6 % ) ,
- 7,25 % pour le lot 2 (récupération P 2 0 5 : 67,3 %).
Ces rendements sont beaucoup trop faibles pour que les minerais tout-
venant présentent un intérêt quelconque.
Une extraction sélective des zones à concentration de nodules phosphatés
(mur de la série phosphatée), permettrait peut être d'obtenir un tout-venant
à une teneur en phosphate suffisamment élevée pour que le bilan pondéral de
la préconcentration soit plus attrayant sur le plan économique.

2.6. PREDICTION DES RESULTATS D'UNE SEPARATION GRAVIMETRIQUE SUR LES MINERAIS DE
SAINT-NAZAIRE DE LADARÊT
La granulante - 30 mm + 0,5 mm des lots n° 1 et n° 2 est appropriée à
une séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense. Les résul-
tats d'une telle séparation peuvent être obtenus par calcul à partir des ca-
ractéristiques de lavabilité des tableaux 17 et 18, en se fixant une densité
de partage Dp et un écart probable Ep qui définissent la courbe de partage,
cette dernière correspond en pratique à la fonction de répartition de la loi
normale pour une séparation en liqueur dense.
La probabilité de passage d'un grain de densité D dans le plongeant
d'une séparation à Dp est donnée par :

4
x2
Go[x] = -T - / e" T dx

ou x = D - D P = 0.6745 (D - Dp)
Ep
pour une fraction d'alimentation de masse APi de densité moyenne ïï, le ren-
dement pondéral AP 2 dans le plongeant sera G 0 [x] x APi pour
y _ 0,6745 (ïï - Dp)
x
Ep
La méthode de calcul Venot-Pic [1] a été utilisée, l'intervalle de den-
sité des courbes de lavabilité couvrant environ plus de 90 % du minerai a été
divisé en pas réguliers de 0,025, d'un ordre de grandeur de Ep minimum.
Les rendements pondéraux APi et masses de P 2 0 5 récupérées, dans chacun de
ces pas de densité, ont été obtenus par extrapolation et interpolation, les
résultats sont présentés aux tableaux 19 et 21.
Les calculs des rendements pondéraux AP 2 et masses de P 2 0 5 récupé-
rées dans le plongeant d'une séparation définie par Dp = 2,675 et Ep = 0,05
sont présentés aux tableaux 20 et 22.
34

Les résultats calculés des séparations gravimétriques par hydrocyclonage


en milieu dense des fractions - 30 + 0,5 mm peuvent être résumés comme suit :

Lot n° 1 Lot n° 2
Dp 2,675 2,675
Ep 0 0,05 0 0,05

Teneur du plongeant P 2 0 5 % 17 11,6 19,8 14,3


Rendement pondéral du plongeant % de l'alimen- 5,5 7,7 9,5 12,9
tation
Récupération P 2 0 5 dans le plongeant % de l'a- 47,9 45,7 71,7 69,9
limentation
Rendement pondéral du plongeant % du T.V. 4,8 6,7 7,3 9,8
Récupération P 2 0 5 dans le plongeant % du T.V. 43,6 41,6 67,3 65,6
Taux de concentration P 2 0 5 /T.V. 8,95 6,11 9,30 6,71

Les teneurs des préconcentrés gravimétriques dans les conditions indus-


trielles de séparation seront d'environ 11-12 % P 2 0 5 pour le lot 1 et 14-15 %
P 2 0 5 pour le lot 2 avec des rendements pondéraux respectifs de 6-7 % et
9-10 %, ces derniers sont trop faibles pour justifier une étude de concen-
tration ultérieure ou de valorisation du phosphate. Afin de reprendre l'étude
de ces minerais sur une perspective économique plus intéressante, il convien-
drait d'évaluer les possibilités :
- d'extraction des zones à concentration de nodules,
- de préconcentration gravimétrique des nodules à partir de
ces minerais riches,
d'après les résultats obtenus sur les tout-venant, il est très probable que
cette préconcentration conduise à des produits de teneur en P 2 0 5 supérieure
à 20 %.
Compte tenu des réserves possibles plus abondantes et de la meilleure ap-
titude des minerais du Dinantien des Pyrénées à la concentration gravimétrique,
ces derniers ont été choisis pour la suite de l'étude de valorisation des phos-
phates français.
35

Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées


Densité P205 P2O5
AP % APi % •
T% APxT T% APi x T
2,25 0 0 0
2,275 5,90 1,06 6,2540 2,80 1,045 2,9260
2,30 3,10 1,069 3,3139
2,325 3,85 1,165 4,4853
2,35 4,25 0,918 3,9015
2,375 18,68 0,98 18,3064 4,70 0,933 4,3851
2,40 5,88 0,932 5,4802
2,425 11,17 0,644 7,1935
2,45 10,50 0,696 7,3080
2,475 37,09 0,85 31,5265 8,25 1,064 8,7780
2,50 7,17 1,137 8,1523
2,525 4,83 0,735 3,5501
2,55 10,05 0,62 6,2310 5,22 0,512 2,6726
2,575 9,28 0,574 5,3267
2,60 18,33 0,78 14,2974 9,05 0,987 8,9324
2,625 2,95 5,500 16,2250
2,65 4,14 5,63 23,3082 1,19 5,899 7,0198
2,675 0,31 6,227 .1,9304
2,70 0,87 6,89 5,9943 0,56 7,243 4,0561
2,725 0,84 14,695 12,3438
2,75 1,00 16,575 16,5750
2,775 3,44 17,15 58,9960 0,85 18,468 15,6978
2,80 0,75 18,954 14,2155
2,825 0,60 20,057 12,0342
2,85 1,50 20,42 30,6300 0,60 20,280 12,1680
2,875 0,30 21,125 6,3375
I 100,00 195,5438 100,00 195,0086

Tableau 19 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P 2 0 5 .


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1.
+ 0,5 mm.
36

Densité
Densité moyenne ïï - Dp X = G.[x] AP2 = P2O5
ïï (ÏÏ - Dp)K Go[x] x APx AP 2 x T

2.25 -\, 0
2 275 2,2625 - 0,4125 - 5,5646 ^ 0 -\, 0
? ?n 2,2875 - 0,3875 - 5,2274 ^ 0 % 0 ^ 0
c .ou 2,3125 - 0,3625 - 4,8901 ^ 0 % 0 'v 0
2 325 2,3375 - 0,3375 - 4,5529 'o 0 ^ 0 •V 0
2 35
? •57c; 2,3625 - 0,3125 - 4,2156 0,00002 0,00009 0,00008
£. . O / D
2,3875 - 0,2875 - 3,8784 0,00006 0,00035 0,00033
2£. ,"u
40 2.4125 - 0,2625 - 3,5411 0,00021 0,00235 0,00151
? 425 2,4375 - 0,2375 0,00068 0,00714 0,00497
? 45 - 3,2039
£,H3 2,4625 - 0,2125 - 2,8666 0,00210 0,01733 0,01844
22 475
50 2,4875 - 0,1875 - 2,5294 0,00571 0,04094 0,04655
2 525 2,5125 - 0,1625 - 2,1921 0,01422 0,06868 0,05048
2 55 2,5375 - 0,1375 - 1,8549 0,03181 0,16605 0,08502
2 575 2,5625 - 0,1125 - 1,5176 0,06459 0,59940 0,34406
2 60 2,5875 - 0,0875 - 1,1804 0,11892 1,07623 1,06224
2 fi2R 2,6125 - 0,0625 - 0,8431 0,19937 0,58814 3,23477
2 65 2,6375 - 0,0375 - 0,5059 0,30643 0,36465 2,15107
1 675 2,6625 - 0,0125 - 0,1686 0,43305 0,13425 0,83597
2 70 2,6875 + 0,0125 + 0,1686 0,56695 0,31749 2,29958
2 725 2,7125 + 0,0375 + 0,5059 0,69357 0,58260 8,56131
2 75 2,7375 + 0,0625 + 0,8431 0,80037 0,80037 13,26613
2 77c; 2,7625 + 0,0875 + 1,1804 0,88108 0,74892 13,83105
c9/ /u
2,7875 + 0,1125 + 1,5176 0,93541 0,70156 13,29737
0^ 9 on
OU
2,8125 + 0,1375 + 1,8549 0,96819 0,58091 11,65131
22 825
85 2,8375 + 0,1625 + 2,1921 0,98578 0,59147 11,99501
2,875 2,8625 + 0,1875 + 2,5294 0,99429 0,29829 6,30138
z 7,68721 89,03863
7,69 % 11,58 %
lp n =45,66%
P
2°5
0,6745
D = .1,675 - Ep = 0 , 0 5 - K 13,49
P E
p

Tableau 20 : Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique


par hydrocyclonage en milieu dense.
Echantillon Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 1
+ 0,5 mm.
37

Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées

Densité • P2O5 P2O5


AP % APi %
T% AP x T T % APj x T

2,30 0 0 0
2,325
2,35 0 0 0
2,375 15,70 0,85 13,3450 7,75 0,8479 6,5712
2,40 7,95 0,8530 6,7814

2,425 8,30 0,4497 3,7325


2,45 8,00 0,3286 2,6288
2,475 32,79 0,35 11,4765 8,50 0,2783 2,3656
2,50 7,99 0,3421 2,7334

2,525 7,76 0,5961 4,6257


2,55 14,95 0,63 9,4185 7,19 0,6690 4,8101

2,575 9,06 0,8326 7,5434


2,60 18,05 0,87 15,7035 8,99 0,9064 8,1485

2,625 4,51 2,3312 10,5137


2,65 7,28 2,56 18,6368 2,77 2,9321 8,1219

2,675 1,73 3,2817 5,6773


2,70 2,72 3,98 10,8256 0,99 5,2038 5,1518

2,725 1,01 8,3017 8,3847


2,75 1,00 14,7192 14,7192
2,775 4,10 17,56 71,9960 1,00 22,9987 22,9987
2,80 1,09 23,7523 25,8900

2,825 1,25 23,9712 29,9640


2,85 1,16 24,9247 28,9127
2,875 4,41 25,27 111,4407 1,08 25,5541 27,5984
2,90 0,92 27,1414 24,9701

1 100,00 262,8426 100,00 262,8430

Tableau 21 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P 2 0 5 .


Saint-Nazaire de Ladarez - Lot n° 2 .
+ 0,5 mm.
38

Densité
Densité moyenne ïï - Dp (ÏÏ - Dp)K G.[x] Gotx] x API AP2 x T
ïï
2,30
2,325
2,3125 - 0,3625 - 4,8901 ^ 0
2,35
2,3375 - 0,3375 - 4,5529 •X, 0 0 0
9 T75 2,3625 - 0,3125 - 4,2156 0,00002 0,0002 0,0002
C ,0/ 3 2,3875 - 0,2875 - 3,8784 0,00006 0,0005 0,0004
9 »HU
£ ¿Lñ
2,4125 - 0,2625 - 3,5411 0,00021 0,0017 0,0008
9 ,t£3
£ A95
2,4375 - 0,2375 - 3,2039 0,00068 0,0054 0,0018
9 4.5
£,HO 2,4625 - 0,2125 - 2,8666 0,00210 0,0179 0,0050
9 jt/
£ 4753 2,4875 - 0,1875 - 2,5294 0,00571 0,0456 0,0156
? 5?5 2,5125 - 0,1625 - 2,1921 0,01422 0,1103 0,0657
£. , 3 £ 3 2,5375 - 0,1375 - 1,8549 0,03181 0,2287 0,L530
2 55 2,5625 - 0,1125 - 1,5176 0,06459 0,5852 0,4872
2 575
2 60 2,5875 - 0,0875 - 1,1804 0,11892 1,0691 0,9690
2,6125 - 0,0625 - 0,8431 0,19937 0,8992 2,0962
2,625 2,6375 - 0,0375 - 0,5059 0,30643 0,8488 2,4888
2 65 2,6625 - 0,0125 - 0,1686 0,43305 0,7492 2,4585
? £75
£ ,o/ a 2,6875 + 0,0125 + 0,1686 0,56695 0,5613 2,9209
£? ,70
/U 2,7125 + 0,0375 + 0,5059 0,69357 0,7005 5,8153
2
£ ,725
/ £.3 2,7275 + 0,0625 + 0,8431 0,80037 0,8004 11,7812
£ , /O 2,7625 + 1,1804
+ 0,1875 0,88108 0,8811 20,2642
2 775 2,7875 + 0,1125 + 1,5176 0,93541 1,0196 24,2178
?*R?5 2,8125 + 0,1375 + 1,8549 0,96819 1,2102 29,0099
2 85 2,8375 + 0,1625 + 2,1921 0,98578 1,1435 28,5014
£ ,OJ 2,8625 + 0,1875 + 2,5294 0,99429 1,0738 27,4400
2 ,O/
£ 8753 2,8875 + 0,2125 + 2,8666 0,99790 0,9181 24,9185
2,90
z 12,8703 183,6114
12,87 % 14,27 %

D = 2,675 - E - 0,05 - iK _ 0,6745 13,49


p - E
P P

Tableau 22 : Prédiction des résultats de la séparation gravtmétrique


par hydrocyclonage en milieu dense.
Echantillon Saint-Nazaire de Ladarez - Lot nQ 2
+ 0,5 mm.
ANNEXE N° 1

PARTIE B

ETUPE MINERALÜRGTQUE VE TROIS ECHANTILLONS


VE PHOSPHATE VU VINANTIBN VES PYRENEES.
MINERAIS PE VARIEGE ET PE LA HAUTE-GARONNE,
39

B- 1. ORIGINE DES ECHANTILLONS

L'étude minéralurgique des phosphates du Dinantien des Pyrénées a été effec-


tuée sur deux échantillons composites de minerai en provenance des départements de
VAriège (sites de Saint-Girons et Castelnau-Durban) et de la Haute-Garonne (sites
de Cierp-Signac) prélevés en 1975 par M. BOUQUET de la Division Sud-Ouest de la
RDM/FE. Il n'a pas été possible d'échantillonner à nouveau ces sites en 1979 du
fait de leur mauvaise accessibilité.

Sept échantillons :

- n° 1 - 2 et 3 regroupés en un composite Ariège (A) totalisant


251 kg
- n° 4 - 5 - 6 et 7 regroupés en un composite Haute-Garonne (HG)
totalisant 262 kg

ont été utilisés pour cette étude.


40

B- 2. EXAMENS MINERALOGIQUES PRELIMINAIRES

Un examen visuel rapide de chacun des échantillons a permis de constater la


libération d'une grande partie des nodules phosphatés les plus grossiers. Une
sélection des parties les plus caractéristiques de chaque minerai brut d'extrac-
tion a été effectuée pour étudier qualitativement la répartition de 1'apatite et
la nature des éléments stériles :
- Ariège I :
Ala nodules phosphatés libérés
Alb gangue schisteuse massive et saine
Ale gangue schisteuse altérée, plus friable que Alb
Aid remplissage blanc dans des fissures de la gangue
- Ariège 2
A2a nodules phosphatés libérés
A2b gangue schisteuse relativement peu altérée contenant un
A2c filonnet de quartz
mixte : schiste + nodules d'environ 3 à 10 mm, présence de
A2d remplissages jaune à ocre dans les fissures
parties fines du schiste altéré environ - 5 mm
- Ariège 3
A3a nodules phosphatés libérés
A3b gangue schisteuse saine avec passées de couleur ocre à
A3c rouge
A3d gangue altérée d'aspect terreux, noire et très humide
parties fines du schiste environ - 5 mm
- Haute-Garonne 4
HG4a nodules phosphatés libérés
HG4b schiste sain
HG4d parties fines du schiste : environ - 5 mm
- Haute-Garonne 5 :
HG5a : nodules phosphatés libérés
HG5b : gangue schisteuse grise avec passées ocre à rouge
HG5d : parties fines du schiste : environ - 5 mm
HG5e : partie dure compacte, d'aspect identique à celui d'un no-
dule phosphaté
- Haute-Garonne 6 :
HG6a nodules phosphatés libérés
HG6b schiste sain compact se présentant sous forme d'un galet
HG6c
HG6al schiste altéré
HG6d nodules de 3 à 8 mm récupérés après fragmentation de HG6c
parties fines du schiste : environ - 5 mm.
41

- Haute-Garonne 7 :
HG7al : nodules phosphatés libérés
HG7a2 : partie fragmentée dure ayant la forme d'un galet plat
(partie issue d'un nodule de grande dimension ?)
HG7b : schiste sain gris, avec rares passées ocre ourgeâtre
HG7d : parties fines du schiste : environ - 5 mm.

Les échantillons ponctuels de 250 à 1 000 g ont été concassés, broyés, échan-
tillonnés, pulvérisés à 50 microns, enfin soumis à des examens minéralogiques par
diffractométrie de rayons X dont les résultats sont présentés au tableau 1 ci -
après.
42

Tableau ] :

ANALYSE MINERALOGIQUE
PAR D1FFRACTOMETRIE DE RAYONS X

DE PHOSPHATES DES PYRENEES

CONDITIONS OPERATOIRES :

APPAREILLAGE UTILISE :._...SISMA...8Q...eGR R A Y O N N E M E N T :....ÇoKa


M O N O C H R O M A T E U R : ...a...Asnie...<te...quar.tz COMPTEUR : ..â-
REGIME DE FONCTIONNEMENT 45 KV. 6..JBA. -XMÄ.
SECTEUR E X P L O R E : DE ....? "6 à 35 °9 pour les échantillons tout-venant
DE °0 à °8 pour les fractions argileuses.
VITESSE D'EXPLORATION D U C O M P T E U R : J. °0 par ..minute
SENSIBILITE : .l9.9....9.9)S>.s/sec. poUr les échantillons tout-venant.
pour les fractions argileuses.

INERTIE : lQ..S.e.GQn.des M O N T A G E : ....

MODE DE PREPARATION DES ECHANTILLONS:

ECHANTILLONS TOUT-VENANT :
BROYAGE : infarieuu..à-5û-.mi.Gï>on«-
ATTAQUE :
SEPARATION :
CHAUFFAGE :

FRACTION ARGILEUSE :
ATTAQUE :
SEPARATION :
C E N T R I F U G A R O N :...
CHAUFFAGE :
SATURATION :
43

OBSE

f-,
i-4

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-il-

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H H H tu CU cu

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en
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46

Dans l'ensemble, les nodules de forme sensiblement sphérique, les parties


dures et compactes du minerai rappelant plus ou moins la forme d'un galet, cor-
respondent à une concentration d 1 apatite, leur granularité appréciée par examen
visuel des tout-venant s'étale entre environ 3 mm et 100 mm avec une proportion
importante de nodules de granularité supérieure à 20 mm.
L'endogangue est constituée principalement de quartz - de gypse - d'illite -
matière organique - de traces de cal ci te et de dolomite, en général les nodules
sont enrobés d'une pellicule de gypse et d'illite.
L'apatite est également présente dans le schiste, rarement dans les parties
saines où la fragmentation opérée lors de l'extraction a permis la libération des
nodules nettement plus compacts et plus durs que le schiste, presque toujours dans
les parties altérées et les parties fines où des nodules de petite dimension n'ont
pas été libérés, protégés par la plasticité du schiste.
La gangue est composée de quartz, de gypse, de minéraux argileux : illite,
parfois chlorite vermiculite accessoirement de sépiolite et d'attapulgite, de ma-
tières organiques. Calcite et dolomite sont parfois présentes mais en faible te-
neur, de même que la pyrite.
Une étude pétrographique par examens de lames minces en microscopie optique,
microscopie électronique à balayage et microsonde électronique, a été effectuée
sur des échantillons ponctuels :
A - N5 - HG - N5, nodules phosphatés séparés par scheidage des mi-
nerais composites de VAriège (A) et la Haute-Garonne (HG)
A + 2 m m , H G + 2 m m , fragments de lydiennes ou shales renfermant
parfois des nodules et provenant de fractions - 20 + 2 mm obtenues
par préparation mécanique en voie sèche des composites.
Les résultats de cette étude sont présentés dans l'annexe n° 2 "Etude pétro-
graphique et miorochimique du matériel phosphaté du Dinantien des Pyrénées" par
P. MARTEAU et D. GIOT.
Les compositions chimiques des minerais composites tout-venant sont présen-
tées au tableau n° 2 ci-après.
47

Composite Composite
"Haute-Garonne" "Ariëge"

P2O5 7,42 8,52


CaO 11,34 13,08
MgO 0,79 0,45
A1 2 O 3 3,90 4,84
Fe 2 0 3 2,03 2,45
TiO2 0,094 0,12
SiO2 61,64 56,36
so3 1,84 1,74
F 0,69 0,74
co 2 1,41 1,64
Na2O 0,05 0,24
K20 1,16 1,24
ci- 0,011 0,012
C organique 6,11 6,62
H2O- 0,31 0,56
H20+ 1,14 1,35
perte au feu à 1000° C 9,75 10,80

E 99,934 99,962
- 0 pour F et Cl 0,291 0,312

z 99,644 99,650

F/P2O5 0,0930 0,0869


CaO/P2O5 1,5283 1,5352
carbone par méthode "LECO" 6,40 6,66

Tableau n° 2 Compositions chimiques des minerais composites du


Dinanti en des Pyrénées .
48

B- 3. PREPARATION MECANIQUE PAR VOIE SECHE

Les échantillons composites :

. composite Ariège : A (1 + 2 + 3) = 251 kg


. composite Haute-Garonne : HG (4+5+6+7) = 262 kg

regroupant la totalité des échantillons reçus pour chaque zone, ont été traités
selon le schéma (figure 1) ci-après.
49

Homogène isat ion

séchage 70°C

/
tri des nodules libérés
N
1
- 10 mm _ i
criblage *~ *-\

+ 10 mm

concassage
(concasseur à mâchoires)

I:
N
1 -N 2 -N 3 -
N. nodules 80 mm
> 20 mm libérés
(20 à 100 mm) tri sur bande

- 10 mm - fractions F, -
criblage
F2 - F5 - 7¡
fines =
+ 10 mm - 10 mm
concassage - fractions I
S intermédiaires
- 40 mm -20 mm, +10 mm

tri sur bande

- 10 mm
criblage

+ 10 mm

concassage
- 20 mm

tri sur bande


- 10 mm
criblage
I - 20 mm + 10 ram S

Figure ] : Schéma de préparation des échantillons composites.


50

Afin d'obtenir une évaluation correcte de la teneur en P2O5 des nodules


phosphatés, et de la proportion de ces nodules libérables par concassage à 20 mm,
le scheidage du minerai + 10 mm sur bande transporteuse, à faible vitesse a été
adopté. En l'absence d'une installation pilote de séparation par liqueur dense,
ce triage a permis de traiter une quantité représentative de minerai de granula-
rité grossière.
Les analyses minéralogiques par diffractométrie de rayons X ont été effec-
tuées sur les nodules NI à N4 (N5), fractions intermédiaires - 20 mm, + 10 mm,
et fractions fines - 10 mm, FI à F4, de chacun des deux composites. Les résultats
sont donnés au tableau n° 3 ci-après.
Ces résultats confirment les compositions minéralogiques des analyses précé-
dentes, pour des échantillons représentatifs des lots de minerai. Dans les échan-
tillons représentatifs des nodules + 20 mm, les minéraux de l'endogangue autres
que le quartz : illite, calcite, dolomite, gypse, ne sont présents qu'en faibles
proportions.
Les fractions fines - 10 mm FI ä F4 de chaque composite ont été regroupées
et homogénéisées. Un échantillon représentatif a été prélevé par quartages succes-
sifs à l'aide d'un diviseur à riffles pour la réalisation d'analyses granulo-
densimétriques.
Les séparations granulométriques en voie sèche ont été effectuées sur une ta-
miseuse à vibrations, équipée de passoires jusqu'à 2,5 mm puis d'un tamis à 0,5 mm.
Les distributions granulométriques des fractions - 10 mm sont données au ta-
bleau n° 4.
51

Tableau 3 :

ANALYSE MINERALOGIQUE
PAR D1FFRACTOMETRIE DE RAYONS X
DE PHOSPHATES D'ARIEGE ET DE HAUTE GARONNE

CONDITIONS OPERATOIRES :

APPAREILLAGE UTILISE : ?. I .. G .. I Ü A ....?.P...í:..?.;.f?.: RAYONNEMENT : fr?.K.?í.


MONOCHROMATEUR : .?... l.aíP.?...de...quartz C O M P T E U R : . . . A . s.çint_i 1 lation

REGIME DE FONCTIONNEMENT 3.5 KV._ §...™ï. WL


SECTEUR E X P L O R E : DE ? »9 à . 3.5 «0 p o u r | e s échantillons tout-venant.
DE °6 à °0 pour les fractions argileuses.

VITESSE D'EXPLORATION DU COMPTEUR : l °9 por


SENSIBILITE : lP.O..cpuRs/sec. pour | e s échantillons tout-venant.
._ pour les fractions argileuses.
e e
INERTIE : ™..± l°.^. l MONTAGE : ...

MODE DE PREPARATION DES ECHANTILLONS:

ECHANTILLONS TOUT-VENANT :
BROYAGE : in.f.^.i£.V.r....à..5.P... m i c r o n s

ATTAQUE :
SEPARATION :
CHAUFFAGE :

FRACTION ARGILEUSE :
ATTAQUE :
SEPARATION :
CENTRIFUGARON :...
CHAUFFAGE :
SATURATION :
52

NATION
SNOU
or
CE UJ
ca
0 O
o

2
?

Y. LL

S
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53

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en ^~ Z CD (D (û (O (O
U U U U U 13 U
x x x x x r x
54

Composite "Ariêge" Composite "Haute-Garonne"

0 tí
tamis AP P
AP Z
par AP P
AP Z
par
passoires quivalent % rapport Z Z rapport
EDEQ Z
SODA au TV au TV

12,5 10 5,56 5,56 7,81 7,81


10 8 15,48 21,04 20,69 28,50
8 6,4 11,87 32,91 27,81 12,21 40,71 34,64
6,3 5 11,67 44,58 10,61 51,32
5 4 8,29 52,87 7,32 58,64
4 3,2 8,60 61,47 24,14 7,42 66,06 21,57
3,15 2,5 7,56 69,03 7,40 73,46
2,5 2 3,44 72,47 9,30 4,36 77,82 10,01
0,5 15,89 88,36 13,43 13,32 91,14 11,34
0 11,64 100,00 9,83 8,86 100,00 7,54

Tableau 4 : Distribution granulométrique des fractions fines - 10 mm.


55

Les séparations gravimétriques par liquides denses ont été effectuées pour
les densités 2,6 - 2,65 - 2,7 - 2,75 - 2,8 - 2,85 sur les fractions de granula-
rité :
- 20 mm + 10 mm , - 6,4 mm + 3,2 mm
- 10 mm + 6,4 mm , - 3,2 mm + 2 mm
et pour les densités :
2,45 - 2,5 - 2,55 - 2,6 - 2,65 - 2,7 - 2,75 - 2,8 - 2,85
sur les fractions de granulante - 2 mm + 0,5 mm.
Les masses volumiques de la gangue schisteuse - 20 mm et des nodules (tota-
lité des nodules récupérés dans chaque lot composite) ont été mesurées à l'aide
d'une balance hydrostatique (échantillons de 19 à 26 kg), l'étendue de variation
de la masse volumique a été déterminée par immersion dans des liquides denses.
Les résultats de ces déterminations sont présentés au tableau n° 5 ci-dessous :

Composite Composite
Ariëge iaute-Garonne

P = 2,79 p = 2,87
(P205 = 25,3%) (P2O5= 25,3%)
(g/cm3)
Nodules
phosphatés Etendue de variation des
masses volumiques (après 2,76 < p< 2,87 2,85 < p<2,92
* 20 mm
concassage à 4 mm)

- 20 mm, + 10 mm
P - 2,50 p = 2,48
masse volumique moyenne
Gangue (g/cm3) (P
2°5 " 9 » 6 5 % 3 (P20 = 8,98%)

schisteuse
- 20 mm, + 0,5 mm 2,39 < p< 2,87 2,37 < p<2,89
- 20 mm étendue de variation des P
masses volumiques
( 2°5 - 7,09%) (P 2 0 5 - 5,11%)

Tableau 5 : Caractéristiques densimétriques des nodules phosphatés et de la gangue


56

La répartition P2O5 entre les nodules triés et fractions granulométriques


séparées du schiste - 20 mm est donnée au tableau n° 6 ci-dessous :

Composite "Ariège" Composite "Haute-Garonne"

Distri- Distri-
AP AP X
AP % P o5% bution AP Z P % bution
2 P
2°5 p 2 o 5 % 2° 5 P
2 °5 p2o5%

nodules + 20 mm 24,82 10.14 25 .30 256, 542


triés
8, 18 25,30 206, 954 36,21

fraction inter-
nédiaire - 20 7,31 9.61 70, 249 8,42 4 .76 8 ,98 42,745 6,03
mu« ^ lu sni

-10 mm,+ 6,4 mm 27,81 8, 14 226, 373 27, 14 34 ,64 5 ,67 196, 409 27,73

-6,4 mm,+3,2 mm 24, 14 6, 75 162, 945 19,54 21 ,57 4 ,96 106, 987 15, 10

"3,2 mnr, + 2 mm 9,30 5 48 50,964 6 ,11 10,01 4.25 42 543 6 ,00

-2 mm," + 0,5 mm 13,43 5 ,31 71,313 8 ,55- 11 .34 2.84 32 ,206 4 • 55

- 0,5 mm 9,83 4 ,60 45,218 5 ,42 7,54 4 .12 31 ,065 4 ,38

Tout-venant 100 ,00 8 ,34 834 016 100 ,00 100 ,00 7 ,08 708 ,497 100 ,00
reconstitué

Tableau 6 : Distribution P2O5 entre les produits séparés des deux lots composites.
57

B- . ETUDE DE LA PRECONCENTRATION GRAVIMETRIQUE DU PHOS-


PHATE SUR LES MINERAIS PREPARES PAR VOIE SECHE

4.1. CARACTERISTIQUES DE LAVABILITE EN DENSITE .


Les courbes de lavabilité en teneurs P2O5 ont été établies à partir des
résultats expérimentaux pour les cinq fractions granulométriques des schistes
- 20 mm après scheidage, séparées et traitées par liquides denses, afin d'ap-
précier le degré de libération et le mode de répartition des nodules et élé-
ments phosphatés dans chacun des composites.
Les courbes de lavabilité pour P2Û5» des minerais concassés à 20 mm et
deschlarmés en voie sèche à 0,5 mm ou 2 mm, ont été reconstituées par cal-
cul en tenant compte de l'étendue de variation et de la valeur moyenne de la
masse volumique des nodules + 20 mm récupérés par triage, et en supposant que
le concassage à 20 mm de ces nodules ne produira pas de fines - 2 mm ou - 0,5
mm. Cette dernière hypothèse peut être facilement admise du fait de la grande
dureté et de la bonne compacité des nodules (un concassage à 4 mm de ces der-
niers ne produit pas de fines - 0,5 mm).
Les courbes de lavabilité des fractions - 20 mm + 2 mm, des schistes res-
tant après prélèvement des nodules, ont été reconstituées par calcul afin de
déterminer et comparer les répartitions P2O5 pour l'ensemble des fractions
fines des deux minerais, sans tenir compte toutefois de la fraction - 2 mm
+ 0,5 mm pour laquelle le traitement par hydrocyclonage en milieu dense impo-
serait un deschlammage plus difficile à réaliser.
Pour les minerais concassés à environ 20 mm, les possibilités théoriques
de concentration gravimétrique des éléments phosphatés peuvent être détermi-
nées, leur degré de libération apprécié, par l'interprétation des courbes de
lavabilité présentées aux tableaux n° :
7 à 14, pour le composite Ariège
15 à 22, pour le composite Haute-Garonne
et figures nc
2 à 12, pour le composite Ariège
13 à 23, pour le composite Haute-Garonne
ci-après.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité de la courbe
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 % APxP 2 0 5 EAP % EAPxP 2 0 5 ration EAP % EAPxP 2 0 5 ration %
ÏAP P205 X EAP P2O5 %

100,00 874,775 8,75 100,00


- 2,60 61,68 2,87 176,891 61,68 176,891 2,87 20,22 38,32 697,884 18,21 79,78 69,16
- 2,65,+ 2,60 5,62 6,45 36,268 67,30 213,159 3,17 24,37 32,70 661,616 20,23 75,63 35,51
- 2,70,+ 2,65 6,71 12,41 83,311 74,01 296,470 4,00 33,89 25,99 578,305 22,25 66,11 29,35
- 2,75,+ 2,70 4,36 15,85 69,097 78,37 365,567 4,66 41,79 21,63 609,208 23,54 58,21 23,81
+ 2,75 21,63 23,54 509,208 100,00 874,775 8,75 100,00 10,82 en
00

Tout-venant
reconstitué 100,00 8,75

Tableau 17: Composite Ariège (- 20 nun, + 0,5 itmi) nodules triés inclus
lavabilité reconstituée .
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
£APxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P2O5 % APxP 2 0 5 ÎAP X EAPxP 2 0 5 ration EAP Z EAPxP 2 0 5 ration %
EAP P2O5 % EAP P2O5 7.

100,00 934,817 9,35 100,00

- 2,60 60,36 2,93 176,855 60,36 176,855 2,93 18,92 39,64 757,962 19,12 81,08 69,82

- 2,65,+ 2,60 4,74 8,14 38,584 65,10 215,439 3,31 23,05 34,90 719,378 20,61 76,95 37,27

- 2,70,+ 2,65 7,04 12,89 90,746 72,14 306,185 4,24 35,75 27,86 628,632 22,56 67,25 31,38
en
10
- 2,75,+ 2,70 4,39 16,33 71,689 76,53 377,874 4,94 40,42 23,47 556,943 23,73 59,58 25,67

+ 2,75 23,47 23,73 556,943 100,00 934,817 9,35 100,00 11,74

Tout-venant
100,00 9,35
reconstitué

Tableau 8 : Composite Ariège (- 20 mm, + 2 mm) nodules triés inclus


lavabilité reconstituée.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité de la courbe
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 Z APxP 2 0 5 EAP X EAPxP205 ration EAP Z EAPxP 2 0 5 ration %
EAP P205 % EAP P2O5 %

100,00 744,937 7,45 100,00

- 2,60 67,57 2,93 198,374 67,57 198,374 2,93 26,63 32,43 546,563 16,85 73,37 66,22

- 2,65,+ 2,60 5,31 8,14 43,209 72,88 241,583 3,31 32,43 27,12 503,354 18,56 67,57 29,78

- 2,70,+ 2,65 7,87 12,89 101,463 80,75 343,046 A,25 46,05 19,25 401,891 20,88 53,95 23,19

- 2,75,+ 2,70 A,91 16,33 80,175 85,66 423,221 4,94 56,81 14,34 321,716 22,43 43,19 16,80
o
- 2,80,+ 2,75 5,92 19,60 116,039 91,58 539,260 5,89 72,39 8,42 205,677 24,43 27,61 11,38

- 2,85,+ 2,80 5,37 22,76 122,216 96,95 661,476 6,82 88,79 3,05 83,461 27,36 11,21 5,74

+ 2,85 3,05 27,36 83,461 100,00 744,937 7,45 100,00 1,53

Tout-venant
100,00 7,45
reconstitué

:
Tableau 9 Composite Ariège (- 20 ram, + 2 mm) nodules triés exclus
lavabilité reconstituée.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP205 Récupé- élémentaire
APZ P2O5 * APxP 2 0 5 SAP % £APxP205 ration EAP % EAPxP205 ration %
£AP P205 % EAP P2O5 %

100,00 961,264 9,61 100,00

- 2,60 52,27 2,50 130,675 52,27 130,675 2,50 13,59 47,73 830,589 17,40 86,40 73,87

- 2,65,+ 2,60 5,62 6,20 34,844 57,89 165,519 2,86 17,22 42,11 795,745 18,90 82,78 44,92

- 2,70,+ 2,65 6,56 10,10 66,256 64,45 231,775 3,60 24,11 35,55 729,489 20,52 75,89 38,83

- 2,75,+ 2,70 6,Al 14,30 91,663 70,86 323,438 4,56 35,65 29,14 637,826 21,89 66,35 32,25

- 2,80,+ 2,75 13,3A 18,50 246,790 84,20 570,228 6,77 59,32 15,80 391,036 24,75 40,68 22,47 CD

- 2,85,+ 2,80 9,22 23,00 212,060 93,42 782,288 8,37 81,38 6,58 178,976 27,20 18,62 11,19

+ 2,85 6,58 27,20 178,976 100,00 961,264 9,61 100,00 3,29

Fraction
100,00 9,61
reconstituée

Tableau 10: Composite Ariège (- 20 mm, + 10 mm) lavabilité.


Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité de la courbe
£APxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P2O5 * APxP 2 0 5 ÉAP % EAPxP205 ration EAP % EAPxP205 ration %
EAP P2O5 % EAP P205 %

100,00 814,080 8,14 100,00

- 2,60 62,10 2,86 177,606 62,10 177,606 2,86 21,82 37,90 636,474 16,79 78,18 68,95

- 2,65,+ 2,60 5,20 6,87 35,724 67,30 213,330 3,17 26,20 32,70 600,750 18,37 73,80 35,30

- 2,70,+ 2,65 10,43 13,45 140,284 77,73 353,614 A.55 43,44 22,27 460,466 20,68 56,56 27,49

- 2,75,+ 2,70 6,04 17,00 102,680 83,77 456,294 5,45 56,05 16,23 357,786 22,04 43,95 19,25
rv)
- 2,80,+ 2,75 7,22 19,55 141,151 90,99 597,445 6,57 73,39 9,01 216,635 24,04 26,61 12,62

- 2,85,+ 2,80 6,41 22,50 144,225 97,40 741,670 7,61 91,10 2,60 72,410 27,85 8,90 5,80

- 2,85 2,60 27,85 72,410 100,00 814,080 8,14 100,00 1,30

Fraction
100,00 8,14
reconstituée

Tableau 11 : Composite Ariège (- 10 mm,+ 6,4 mm) lavabilité.


Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP205 Récupé- élémentaire
APZ P205 % APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP205 ration ZAP X EAPxP 2 0 5 ration %
EAP P2O5 % EAP P2O5 %

100,00 675,463 6,75 100,00

- 2,60 74,32 3,10 230,392 74,32 230,392 3,10 34,11 25,68 445,071 17,33 65,89 62,84

- 2,65,+ 2,60 4,49 11,15 50,064 78,81 280,456 3,56 41,52 21,19 395,007 18,64 58,48 23,44

- 2,70,+ 2,65 7,32 12,70 92,964 86,13 373,420 4,33 55,28 13,87 302,043 31,78 44,72 17,53

- 2,75,+ 2,70 3,61 16,65 60,107 89,74 433,527 4,83 64,18 10,26 241,936 23,58 35,82 12,07 en

- 2,80,+ 2,75 3,38 21,00 70,980 93,12 504,507 5.42 74,69 6,88 170,956 24,85 25,31 8,57

- 2,85,+ 2,80 4,18 23,20 96,976 97,30 601,483 6,18 89,05 2,70 73,980 27,40 10,95 4,79

+ 2,85 2,70 27,40 73,980 100,00 675,463 6,75 100,00 1,35

Fraction
100,00 6,75
reconstituée

Tableau 12 : Composite Ariège (- 6,4 mm,+ 3,2 mm) lavabilité.


Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- rAPxP205 Récupé- élémentaire
APZ P205 X APxP 2 0 5 EAP X SAPxP 2 0 5 ration SAP X EAPxP 2 0 5 ration X
EAP P2O5 * EAP P205 %

100,00 548,485 5,48 100,00

- 2,60 78,43 2,94 230,584 78,43 230,584 2,94 42,04 21,57 317,901 14,74 57,96 60,79

- 2,65,+ 2,60 7,50 7,25 54,375 85,93 284,959 3,32 51,95 14,07 263,526 18,73 48,05 17,82

- 2,70,+ 2,65 2,67 13,15 35,110 88,60 320,069 3,61 58,36 11,40 228,416 20,04 41,64 12,74

- 2,75,+ 2,70 3,73 15,00 55,950 92,33 376,019 4,07 68,56 7,67 172,466 22,49 31,44 9,54 en
t
- 2,80,+ 2,75 2,82 19,55 55,131 95,15 431,150 4,53 78,61 4,85 117,335 24,19 21,39 6,26

- 2,85,+ 2,80 2,30 22,30 51,290 97,45 482,440 4,95 87,96 2,55 66,045 25,90 12,04 3,58

+ 2,85 2,55 25,90 66,045 100,00 548,485 5,48 100,00 1,28

Fraction
100,00 5,48
reconstituée

Tableau 13 : Composite Ariège (- 3,2 mm,+ 2 mm) lavabilité.


Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
])ensité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P2 0 5 * APxP 2 0 5 EAï' X EAPxP 2 0 5 ration LAP % IAPxP 2 0 5 ration %
EAP P2O5 % EAP P205 %

100 ,00 531, 590 5,31 100,00

36,63 2 ,96 108,425 36, 63 108 ,425 2,96 20 ,40 63 ,37 423, 165 6,68 79,60 81,68
- 2,45

10,34 2 ,80 28, 952 46, 97 137 ,377 2,92 25 ,84 53 ,03 394, 213 7,43 74,16 58,20
- 2 ,50,+ 2 ,45

17,27 2 ,12 36,612 64, 24 173 ,989 • 2,71 32 ,73 35 ,76 357, 601 10,00 67,27 44,40
- 2 ,55,+ 2 ,50

177 ,101 2,56 33 ,32 30 ,74 354, 489 11,53 66,68 33,25
- 2 ,60,+ 2 ,55 5,02 0 ,62 3, 112 69,26

2,50 37 ,65 20 ,08 331, 463 16,51 62,35 25,41 en


- 2 ,65,+ 2 ,60 10,66 2 ,16 23,026 79, 92 200 ,127

8 ,45 40,814 84, 75 240 ,941 2,84 45 ,32 15 ,25 290, 649 19,06 54,68 17,67
- 2 ,70,+ 2 ,65 4,83

13 ,05 54,288 88, 91 295 ,229 3,32 55 ,54 11 ,09 236, 361 21,31 44,46 13,17
- 2 ,75,+ 2 ,70 4,16

17 ,80 55, 714 92, 04 350 ,943 3,81 66 ,02 7 ,96 180,647 22,69 33,98 9,53
- 2 ,80,+ 2 ,75 3,13

3,22 21 ,95 70, 679 95,26 421 ,622 4,43 79 ,31 4 ,74 109, 968 23,20 20,69 6,35
- 2 ,85,+ 2 ,80

4,74 23 ,20 109, 968 100,00 531 ,590 5,31 100 ,00 2,37
+ 2,85

Tout-venant 5 ,31
100,00
reconstitué

Tableau 1 3 : Composite Ariège (- 2 mm, + 0,5 mm) lavabilité.


66

Figure 2 : Courbes de lavabilité pour P.O. .

m
•o
Composite Ariège (- 20 mm, + 0 , 5 mm)
(nodules criés inclus)
t
o

100 —

m
•o
—t
o
a 90 -

te
0)
60
O
courbe de récupération 80 .
P 2 0 5 dans le "plongeant"

70 -

60 -

courbe intégrale
des plongeants

coirbe élémentaire

courbe Lntëgrale
des "fLottants"

teneur P2O5 Z
67
Figure 3 : Courbes -de lavabilité - Composite Ariège
(- 20 mm, + 0,5 mm) (nodules triés inclus)

Courbe de récupération dans le plongeant

Teneur P2O5 dans le plongeant

Courbe densîmétrique
(rendement poids du 'plongeant)

- 90
:ant X

60

w—
— &0
60 - \
,eo \
IM •

3 §\
•o - 70 S , \
to •
•o c
o \\
*o
Oi
a \
1 1

G
e~ ' » 60 2 30 —«
w s
1ta
•o

Ift
o
— 50 ¿* 25 -
c
o
»H
ta
— - 40 §• 20
-
ta

— - 30 15 -

10 —

- 10
densité

2,45 2,50 2,55 2,60 2,65 2,70 2,75 2,80 ai


'»'1
FIGURE -4 - Courbes de ikvabilité
pour P2O5
25 (jflOCXU. J. C S

10
FIGURE 5 - Courbes ide l&vabiliïe
lomposite Ariègs ;(-20 imm, +2
25
(nodules triés inclus):

O— Courbe de [rccuj)ë rat ion P2O5 dans le pi jugeant

g : Teneur r:20,5 dans Ile; plongeant


Courbes de lavabilité pour P
Composite Arajége (.-2U"inm, +
(nodules, trigs: exclus)
7-1
IGURE 7 - Courbes de lavabilitë
Composite Ariqge; j>20 mm, + 2 mm);
(nodules tries exclusj; '. • "^
T Courbe de :recupér¡ation P2O5 dans le plongeant a.
<

: Teneur le plongeant
Courbe derisimétri^ae
' - (rantifirnftriT J O i fis
Courbes de lavabilitié
Composite Arïêge
¿,\J mill. • 1 V J UllUJ
9 : Courbes d£ lavabilité pour P^O,.
] iConç)0siite; Ariège . ;
<
74 a

c
co

Figure 10 ,: Courbes ;.dêf layábílité poiur

inn.
Tigure II :: Courbes de lavabilité pour
Composite Ariêee.
(— 3((211211.:+ 2 m m ) .
:
I 1 ; i— f '—•'- —

f) ..
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité de ia cuurbe
EûPxP 2 0 5 Récupé- ÏAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P2 0 5 % APxP 2 0 5 EAP % EAPxP 2 0 5 ration EAP % EAPxP 2 0 5 ration %
EAP P 2 0 5 7. EAP P 2 0 5 7.

100,00 732 ,534 7,33 100,00


-2,60 60,89 0,52 31. 590 60,89 3J.59O 0,52 4,31 39, II 700 ,944 17,92 95, 69 69,56
-2,65, +2,60 6,20 1,04 6, 452 67,09 38,042 0,57 5,19 32, 91 694 ,492 21,10 94, 81 36,01
-2,70, +2,65 1,31 8,39 10, 997 68,40 49,039 0,72 6,69 31. 60 683 ,495 21,63 93, 31 32,26
-2,75. +2, 70 4,19 13,25' 55, 527 72,59 104,566 1,44 14,27 27, 41 627 ,968 22,91 85, 73 29,51
-2,30, +2, 75 ' 4,10 18,00 73, 788 76,69 178,354 2,33 24,35 23, 31 554 ,180 23,77 75, 65 25,36
-2,85, +2,80 6,47 21,86 141, 422 83,16 319,776 3,85 43,65 16, 84 412 ,758 24,51 56, 35 20,08
+2,85 16,84 24,51 412, 758 100,00 732,534 7,33 100,00 8,42

tout-venant
100,00 7,33
reconstitué

:
Tableau 15 Composite Haute-Garonne (-20 mm, +0,5 mm) nodules triés inclus
lavabilité reconstituée.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- £APxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 % APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP 2 0 5 ration EAP Z EAPxP205 ration
EAP P205 l EAP P2O5 7.

100,00 795,167 7,95 100,00

-2. 60 59,45 0 ,51 30,320 59.45 30,320 0,51 3,81 40 55 764,847 18,86 96,19 70,28
-2.65. +2 ,60 4,95 1,29 6,386 64.40 36,706 0,57 4,62 35,60 758,461 21,30 95,38 38,07

-2,70. +2 ,65 1,17 8 .69 10,167 65.57 46,873 0,71 5,89 34,43 748,294 21,73 94,10 35 ,02
-2,75, +2 ,70 4,53 13,29 ' 60,204 70,10 107,077 1,53 13,46 29,90 688,090 23,01 86,53 32 ,17
00
-2,80, +2 .75 4,31 18,16 78,270 74,4J 185,347 2,49 23,31 25,59 609,820 23,83 76,69 27 ,74

-2,85, +2 ,80 6,94 21 .90 151 ,986 81 ,35 337,333 4,15 42,42 18,65 457,834 24,55 57,58 22 ,12

+2, 85 18,65 24 .55 457,834 100,00 795.167 7,95 100,00 9 ,33

tout-venant
reconstitué
100.00 7,95

Tableau 16 : Composite Haute-Garonne (-20 mm, +2 mm) nodules triés inclus


lavabilité reconstituée.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ APxP 2 O 5 EAP % EAPxP 2 0 5 ration EAP % EAPxP 2 0 5 ration 7.
EAP P205 % EAP P2O5 %

100,00 547,862 5,48 100,00

- 2,60 67,94 0,51 34,997 67,94 34,997 0,51 6,39 32,06 512,865 16,00 93,61 66,03

- 2,65,+ 2,60 5,65 1,29 7,265 73,59 42,262 0,57 7,71 26,41 505,600 19,14 92,29 29,23

- 2,70,+ 2,65 1,33 8,69 11,558 74,92 53,820 0,72 9,82 25,08 494,042 19,70 90,18 25,74

- 2,75,+ 2,70 5,18 13,29 68,843 80,10 122,663 1,53 22,39 19,90 425,199 21,37 77,61 22,49

- 2,80,+ 2,75 4,93 18,16 89,539 85,03 212,202 2,49 38,73 14,97 335,660 22,42 61,27 17,44

- 2,85,+ 2,80 7,94- 21,90 173,850 92,97 386,052 4,15 70,46 7,03 161,810 23,02 29,53 11,00

+ 2,85 7,03 23,02 161,810 100,00 547,862 5,48 100,00 3,52

Tout-venant
reconst itué 100,00 5,48

Tableau 17 : Composite Haute-Garonne (- 20 mm, + 2 mm) nodules triés exclus


lavabillté reconstituée .
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP2O5 Récupé- élémentaire
APZ P205 * APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP205 ration EAP % £APxP205 ration 7.
EAP P2O5 % IAP P2O5 %

100,00 898, 310 8,98 100,00

- 2,60 55,61 0,24 13,346 55,61 13, 346 0,24 1,48 44,39 884, 964 19,94 98,51 72,20

- 2,65,+ 2,60 0 ,00 - - 55,61 13,346 0,24 1,48 44,39 884,964 19,94 98, 51 44,39

- 2,70,+ 2,65 I.37 11,30 15,481 56,98 28,827 0,50 3,21 43,02 869,483 20,21 96, 79 43,71

- 2,75,+ 2,70 4,43 11,55 51, 166 61,41 79,993 1,30 8,90 38,59 818,317 21,20 91, 10 40,81
CO

- 2,80,+ 2,75 9,02 16,70 150,634 70,43 230,627 o


3,27 25,67 29,57 667,683 22,58 74,33 34,08

- 2,85,+ 2,80 16 ,17 21,90 354, 123 86,60 584, 750 6,75 65,09 13,40 313, 560 23,40 34,90 21,48

+ 2,85 13,40 23,40 313, 560 100,00 898, 310 8,98 100,00 6,70

Tout-venant
reconstitué 100 ,00 8,98

lab I eau 18 : Composite Haute-Garonne (- 20 m m , + 10 mm)


lavabilité .
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire des "flottants" Ordonnées
des "plongeants"
de la courbe
Densité
EAPxP 2 O 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 * APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP205 ration EAP EAPxP 2 0 5 ration 7.
EAP P2O5 % EAP P205 %

100, 00 567, 199 5,67 100,00

- 2,60 72,92 0,66 48, 127 72, 92 48, 127 0,66 8,48 27, 08 519, 072 19,17 91,51 65, 54
- 2,65,+ 2,60 0 ,08 4,55 o,364 73, 00 48, 491 0,66 8,55 27, 00 518, 708 19,21 91,45 27, 04
- 2,70,+ 2,65 0 ,80 9,25 7, 400 73, 80 55, 891 0,76 9,85 26, 20 511, 308 19,52 90,15 26, 60
- 2,75,+ 2,70 6,62 13,30 88, 046 80, 42 143, 937 1,79 25,38 19, 58 423, 262 21,62 74,62 22, 89 00

- 2,80,+ 2,75 4,31 18,80 81, 028 84, 73 224, 965 2,65 39,66 15. 27 342, 234 22,41 60,34 17, 43
- 2,85,+ 2,80 8,46 22,10 186, 966 93, 19 411, 931 4,42 72,63 6,81 155, 268 22,80 27,37 H, 04
+ 2,85 6,81 22,80 155, 268 100, 00 567, 199 5,67 100,00 3,41

Tout-venant
reconstitué 100 ,00 5,67

tableau 1° ¡Composite Haute-Garonne (- 10 mm, + 6,4 mm)


lavabilité .
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité de la courbe
EAPxP 2 0 5 Récupé- ÏAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
AP% P205 % APxP 2 0 5 EAP Z EAPxP 2 0 5 ration EAP % EAPxP 2 0 5 ration Z
ZAP P2O5 X EAP P2O5 %

100,00 496,489 4,96 100,00

- 2,60 66,12 0,35 23,142 66,12 23,142 0,35 4,66 33,88 473,347 13,97 95,34 66,94

- 2,65,+ 2,60 9,69 1,50 14,535 75,81 37,677 0,50 7,59 24,19 458,812 18,97 92,41 29,04

- 2,70,+ 2,65 2,11 8,45 17,830 77,92 55,507 0,72 11,18 22,08 440,982 19,97 88,82 23,13

- 2,75,+ 2,70 3,98 14,30 56,914 81,90 112,421 1,37 22,64 18,10 384,068 21,22 77,36 20,09
CO

- 2,80,+ 2,75 A, 99 18,25 91,068 86,89 203,489 2,34 40,98 13,11 293,000 22,35 59,01 15,61

- 2,85,+ 2,80 6,56 21,50 141,040 93,45 344,529 3,69 69,39 6,55 151,960 23,20 30,61 9,83

+ 2,85 6,55 23,20 151,960 100,00 496,489 4,96 100,00 3,28

Tout-venant
100,00 4,96
reconstitué

Tableau 20 : Composite Haute-Garonne (- 6,4 mm, + 3,2 mm)


lavabilité.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
de la courbe
Densité
EAPxP 2 0 5 Récupé- IAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
AP2 P205 X APxP 2 0 5 là? % EAPxP 2 0 5 ration EAP Z EAPxP 2 0 5 ration 7.
EAP P205 * LAP P2O5 %

100,00 425,032 4,25 100,00

- 2,60 60,49 0,42 25,406 60,49 25,406 0,42 5,98 39,51 399,626 10,1 1 94,02 69,76

- 2,65,+ 2,60 18,94 1,00 18,940 79,43 44,346 0,56 10,43 20,57 380,686 18,51 89,57 30,04

- 2,70,+ 2,65 1,51 7,00 10,570 80,94 54,916 0,68 12,92 19,06 370,116 19,42 87,08 19,82 00
CO

- 2,75,+ 2,70 3,12 11,70 36,504 84,06 91,420 1,09 21,51 15,94 333,612 20,93 78,49 17,50

- 2,80,+ 2,75 4,98 17,40 86,652 89,04 178,072 2,00 41,90 10,96 246,960 22,53 58,10 13,45

- 2,85,+ 2,80 5,18 21,90 113,442 94,22 291,514 3,09 68,59 5,78 133,518 23,10 31,41 8,37

+ 2,85 5,78 23,10 133,518 100,00 425,032 4,25 100,00 2,89

Tout-venant
100,00 4,25
reconstitué

Tableau 21 : Composite Haute-Garonne (- 3,2 mm, + 2 mm)


lavabilité.
Courbe intégrale Courbe intégrale
Courbe élémentaire
des "flottants" des "plongeants" Ordonnées
Densité Qc la COUEDÇ
EAPxP 2 0 5 Récupé- EAPxP 2 0 5 Récupé- élémentaire
APZ P205 % APxP 2 0 5 EAP % EAPxP 2 0 5 ration EAP % EAPxP 2 0 5 ration %
EAP P2O5 % EAP P2O5 %

100,00 284,206 2,84 100,00


-2,45 39,43 0,60 23,658 39,43 23,658 0,60 8,32 60,57 260,628 4,30 91 ,68 80,29
-2,50, +2,45 7,98 0,68 5,426 47,41 29,084 0,61 10,23 52,59 255,202 4,85 89,77 56,58
-2,55, +2,50 18,66 0,54 10,076 66,07 39,160 0,59 13,77 33,93 245,126 5,73 86,23 43,26
-2,60, +2,55 5,08 0,30 1,52] 71,14 40,681 0,57 14,31 28,86 243,605 8,44 85,69 31,40
-2,65, +2,60 15,06 0,46 6,928 86,20 47,609 0,55 16,75 13,80 236,677 17,15 83,23 21 ,33 OO

-2,70, +2,65 2,32 7,30 16,936 88,52 64,545 0,73 22,70 11,48 219,741 19,14 77,30 12,64
-2,75, +2,70 1,83 12,05 22,052 90,35 86,597 0,96 30,46 9,65 197,689 20,49 69,54 .10,57
-2,80, +2,75 2,64 15,80 41,712 92,99 138,309 1,38 45,13 7,01 155,977 22,25 54,87 8,33
-2,85, +2,80 3,09 21,30 65,817 96,08 194,126 2,02 68,28 3,92 90,160 23,00 31,72 5,47
+2,85 3,92 23,00 90,160 J00.00 284,286 2,84 100,00 1,96

tout-venant
reconstitué 100,00 2,84

Tableau 22 : composite Haute-Garonne (-2 mm, +0,5 mm)


lavabilité reconstituée
85

Figure 13 Courbes de lavabilité pour


Composite Haute-Garonne .
(- 20 mm, +0,5 mm) .
(nodules triés inclus).

100 —

courbe de récupération
P2O5 dans le 90 -
:
"plongeant"
S
(0
0)
00
s
o
80 -

70 -

60 -

courbe intégrale
des "plongeants" 50 —

courbe élémentaire
85
Figure 14 : Courbes de lavabilité .
Composite Haute-Garonne
(- 20 mm, + 0 , 5 mm).
(nodules triés inclus).

courbe de récupération ^2^5 dans I e plongeant

teneur F2O5 dans le plongeant

courbe densimétrique
(rendement poids du plongeant)

— 100

- 90
eo

A 80

0)
- 60 30 __

— 50 m 25 -
o
CM

- 40 10 _

«II

- 30 15\ -

- 20 10

» 10
densité

2,45 2,50 2,55 2,60 2,65 2,70 2,75 2,80 2,85 2,9«
87

-IGUKE 15- Courbes de lajvabilité pour


: P2O5. Composite HG -20 m a ,
2; X 3 l i ^ t ries~încTùTT
25

•S:

•44Í
cöuirbe de r écupër at ion :-:^

- - - 4 ::.---;i- :
FrGURE X6T- Courbes de lávabilité:;
Composite" HG (-20 m m , * 2

• O — Courbe de recuperation JP2P5 dans le plo îgeanit


1-

•H3---rTcaaiajr: P205- danà ; le plongeant


1
- - • t -
Courbe : densámétT[iqüe
(fltÍid A
89

IGUKE 17 - Courbes de
pour PgOp. __ L
25 Composite HGl(-20 mm., +2 mm)
\noauieS; tries excliisj

í de i récupération :.:
Courbes de lavabilité
Composite HG {-
tripe;

Courbe de:Irccu^áratíon F2O5 dans le plongeant

dGnisimotriq
idu T)lonGeaiitj
91

I Figure 19 ; Courbes de [Lavabilité j>qur_I


! Composite Haute-Garonne^
25.
•(- 20 mm, + :I0 mm) .

-O

-:eö

JDO'
; _l

92 X

Figure 20 Courbes dej lavabillté pjDur_


:
Composite Haute-Garonne .
- 93

Figure 2Î ? Courbes d e , lavabilité pour - P O ,—1_ z


<
:
; i Composite H a u t e - G a r o n n e .
: : <- 6,4¡mm, + 3 , 2 mm ) .
'
-94

.tigure: zi : üourbes de la.avabili.te pour


TT
: " ~ pCuu1jju04.Lt! H a u Le—IG

73

o-

•JJ-:-;:
•-VT--:-!::-
- — - • + -

.95

Figure 22) \ Courbes de lavábilité pour


1 ' Gomptxsdrte~iíaute-<lfaronne..
í
25 {- r>

H—

20 Tnn

Courbe de recuperation
dans le

15

10
96

Les résultats des analyses minéralogiques par diffractométrie de rayons X,


des dosages P2O5, des mesures densimétriques, montrent que les produits + 20 mm
obtenus par scheidage des minerais correspondent à des nodules phosphatés libérés.
La teneur maximale d'un concentré d'éléments phosphatés (préconcentré d'apatite)
sera de 25,3 % P2O5 soit 55,2 % B.P.L.
La concordance des teneurs P2O5 pour les fractions obtenues par scheidage et
pour les fractions de densité supérieure à 2,85 récupérées dans le rejet - 20 mm
du scheidage, justifie cette dernière limite.
Dans le composite HG la teneur P2O5 des éléments phosphatés - 20 mm est légè-
rement inférieure à celle des nodules + 20 mm (23 % P2O5 contre 25 %). Dans le com-
posite A, la situation est inverse, les nodules + 20 mm sont moins riches que les
éléments phosphatés - 20 mm (25 % P2O5 contre 27 %) sauf pour la fraction + 0,5 mm
- 2 mm.
L'endogangue des éléments phosphatés est constituée essentiellement de quartz
et de petites proportions d'illite, de gypse, de dolomite, cal ci te et matières or-
ganiques.
Les courbes de lavabilité en teneurs P2O5 pour le schiste - 20 mm, rejet du
scheidage, indiquent un degré de libération suffisant en pratique pour le composi-
te H6. La comparaison des courbes obtenues pour cinq fractions de granulantes dif-
férentes, montre que la libération des éléments phosphatés n'évolue pas de façon
sensible quand la granulante diminue.
Par contre, le degré de libération est insuffisant pour le composite A, ce de-
gré de libération ne s'améliore pas de façon significative quand la granulante di-
minue. Ce fait peut être expliqué par la présence d'éléments phosphatés ou d'apati-
te finement disséminés dans le schiste.
La proportion de phosphate fin disséminé dans le schiste est beaucoup plus im-
portante pour A que pour HG, ceci est clairement mis en évidence par les courbes de
lavabilité :
entre 0,5 et 20 mm, pour chaque fraction granulométrique traitée,
par liquide dense, les fractions densimëtriques - 2,60 ou - 2,45
titrent plus de 2,50 % P2O5 pour A (2,50 à 3,10 % P9O5, 2,87 %
P2O5 en moyenne) et moins de 0,66 % P2O5 pour HG (0,24 à 0,66 %
P2O5, 0,52 % P2O5 en moyenne).
L'examen des courbes de lavabilité montre la bonne aptitude du composite
Haute-Garonne à la prëconcentration gravimétrique. L'apatite finement disséminée
dans le schiste n'est présente qu'en faible proportion et les éléments phosphatés
sont suffisamment libérés par concassage à 20 mm.
Le composite Ariège est un minerai moins favorable à la préconcentration gra-
vimétrique, l'allure générale des courbes de lavabilité traduit la présence, en
proportion notable, de mixtes dans le minerai concassé à 20 mm, sans que cette
proportion soit significativement diminuée dans la granulante moyenne passe de 15
à 1,25 mm.
Les possibilités de lavage ne sont pas améliorées dans les fractions granulo-
métriques les plus fines. Il est probable que le phosphate se présente dans ce mi-
nerai sous trois formes :
97

nodules et éléments phosphatés de dimensions 0,5 à 100 mm, libé-


rérés en pratique par concassage à 20 mm
nodules et éléments phosphatés non libérés, formant des mixtes
phosphate-gangue avec des adhérences de lydienne ou de shale.
La présence de ces mixtes résiduels a probablement pour origine
la mauvaise sélectivité de la réduction dans un concasseur à mâ-
choires qui n'exploite pas suffisamment les différences de tex-
ture et dureté entre les nodules et la gangue de lydienne ou de
shale (la gangue est plus fracturée et plus poreuse que les élé-
ments phosphatés : nodules ou boulets)
apatite finement disséminée en proportion notable dans la gangue
et à l'origine de teneurs résiduelles élevées en P2O5 dans les
fractions légères (- 2,60 g/cm3) jusque dans la fraction de granu-
larité fine (- 2 + 0,5 mm).
98

4.2. EVALUATIONS DES POSSIBILITES D'ENRICHISSEMENT GRAVIMETRIQUE EN MILIEU DENSE .


Les résultats d'une séparation gravimétrique industrielle, tenant compte
de la dispersion dans le classement densimétrique, ont été calculés par la
méthode Venot-Pic à partir des caractéristiques de lavabilité.
Les calculs sont présentés aux tableaux n° 23 à 30 et résumés au tableau
n° 31 ci-après.
Avec le minerai de l'Ariège, à 8,3 % P2O5, pour une densité de partage
de 2,675, un écart probable de 0,04, le préconcentré titrerait 20,2 % P2O5
avec un rendement poids de 30,1 %, une récupération P2O5 de 69,8 % par rapport
à la fraction + 0,5 mm - 20 mm issue d'une préparation mécanique en voie sè-
che, soit par rapport au tout-venant un rendement poids de 27,1 % avec une
récupération P2O5 de 66 %.
Avec le minerai de la Haute-Garonne, à 7,1 % P2O5, pour une densité de
partage de 2,7, un écart probable de 0,04, le préconcentré titrerait 21,3 %
P2O5 avec un rendement poids de 31 %, une récupération P2O5 de 90 % par rap-
port à la fraction + 0,5 mm - 20 mm, soit par rapport au tout-venant, un ren-
dement poids de 28,6 % avec une récupération P2O5 de 86 %.
Ces minerais, et en particulier le minerai du type "Haute-Garonne", per-
mettent d'obtenir des préconcentrés riches avec des rendements pondéraux inté-
ressants.
Ces préconcentrés pourraient être enrichis jusqu'à environ 23-25 % P2O5
par attrition et broyage sélectif en voie humide, suivis d'un classement gra-
nulométrique pour éliminer la gangue schisteuse résiduelle qui adhère aux
fragments de nodules issus d'une préparation en voie sèche (fraction des mix-
tes).
99

Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées

Densité P205 P2O5


AP % A
T% APxT T% APi x T

2,375 0
2,40 2,01 4,3521 8,7477
2,425 5,01 3,5096 17,5831
2,45 6,26 2,9765 18,6329
2,475 8,02 2,7269 21,8697
2,50 8,27 2,6550 21,9569
2,525 8,53 2,4408 20,8200
2,55 8,27 2,7819 23,0063
2,575 61,68 2,87 176,891 8,53 2,7106 23,0943
2,60 6,79 3,1178 21,1699

2,625 2,48 5,2557 13,0341


2,65 5,62 6,45 36,268 3,14 7,4105 23,2690

2,675 3,50 11,1221 38,9274


2,70 6,71 12,41 83,311 3,21 13,8165 44,3510

2,725 2,18 14,6866 32,0168


2,75 4,36 15,95 69,097 2,18 17,0140 37,0905

2,775 2,33 19,8232 46,1881


2,80 3,13 21,8554 68,4074
2,825 21,63 23,54 509,208 3,39 23,1467 78,4673
2,85 4,63 23,7682 110,0468
2,875 5,39 24,4096 132,0043
2,90 2,76 26,8455 74,0936

E 100,00 874,775 100,00 874,7763

Tableau 23 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P2Û5'


Composite Ar.iège.
+ 0,5 mm.
100

Densité x=
Densité moyenne ïï - Dp G»[x] AP 2 = P205
ïï (D - Dp)K Gotx] x AP¡ AP 2 X T

2,375 2,3875
2,40 - 0,2375 - 3,2039 0,00068 0,0014 0,0059
2,425 2,4125 - 0,2125 - 2,8666 0,00210 0,0105 0,0369
2,45 2,4375 - 0,1875 - 2,5294 0,00571 0,0357 0,1064
2,475 2,4625 - 0,1625 - 2,1921 0,01422 0,1140 0,3110
2,50 2,4875 - 0,1375 - 1,8549 0,03181 0,2631 0,6984
2,525 2,5125 - 0,1125 - 1,5176 0,06459 0,5510 1,3448
2,55 2,5375 - 0,0875 - 1,1804 0,11892 0,9835 2,7359
2,575 2,5625 - 0,0625 - 0,8431 0,19937 1,6986 4,6043
2,60 2,5875 - 0,0375 - 0,5059 0,30643 2,0807 6,4871
2,625 2,6125 - 0,0125 - 0,1686 0,43305 1,0740 5,6444
2,65 2,6375 + 0,0125 + 0,1686 0,56695 1,7802 13,1923
2,675 2,6625 + 0,0375 + 0,5059 0,69357 2,4275 26,9988
2,70 2,6875 + 0,0625 + 0,8431 0,80037 2,5692 35,4972
2,725 2,7125 + 0,0875 + 1,1804 0,88108 1,9208 28,2094
2,75 2,7375 + 0,1125 + 1,5176 0,93541 2,0392 34,6948
2,775 2,7625 + 0,1375 + 1,8549 0,96819 2,2559 44,7188
2,80 2,7875 + 0,1625 + 2,1921 0,98578 3,0855 67,4346
2,825 2,8125 + 0,1875 + 2,5294 0,99429 3,3706 78,0193
2,85 2,8375 + 0,2125 + 2,8666 0,99790 4,6203 109,8157
2,875 2,8625 + 0,2375 + 3,2039 0,00032 5,3863 131,9146
2,90 2,8875 + 0,2626 + 3,5411 0,99979 2,7594 74,0780
E 39,0274 666,5486
39,03 % 17,0790%
Rp n =76,2Œ

D -2,625 - E =0,05 - „ 0,6745


K 13,49
P P E
P

Tableau 24 : Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique


par hydrocyclonage en milieu dense.
Echantillon Ariège.
+ 0,5 mm.
Ariège + 0,5 mm Ariège + 0,5 mm
y 0,6745 y 0,6745
Dp = 2,625 Ep = 0,04 16,8625 Dp - 2,625 Ep = 0,06 11,2417
Ep Ep

x = (Ü - Dp) K AP2 = P2O5 AP2 = P2O5


Go[x]
AP 2 x T X = (D - Dp) K Go[x]
Go[x] x
Gotx] x APi APX AP2 x T
- 4,0048 0,000032 0,00006 0,0003 - 2,6699 0,0038 0,0076 0,0332
- 3,5833 0,000173 0,0009 0,0030 - 2,3889 0,0084 0,00421 0,1477
- 3,1617 0,000790 0,049 0,0147 - 2,1078 0,0175 0,1096 0,3261
- 2,7402 0,003098 0,0248 0,0678 - 1,8268 0,0339 0,2719 0,7414
- 2,3186 0,010228 0,0846 0,2246 - 1,5457 0,0611 0,5053 1,3416
- 1,8970 0,02891 0,2466 0,6019 - 1,2647 0,1033 0,8811 2,1507
- 1,4755 0,07003 0,5791 1,1611 - 0,9836 0,1623 1,3422 3,7339
- 1,0539 0,1460 1,2439 3,3718 - 0,7026 0,2412 2,0550 5,5703
- 0,6323 0,26355 1,7895 5,5793 - 0,4216 0,3366 2,2855 7,1258
- 0,2108 0,4165 1,0329 5,4287 - 0,1405 0,4441 1,1014 5,7885
+ 0,2108 0,5835 1,8322 13,5774 + 0,1405 0,5559 1,7455 12,9352
+ 0,6323 0,73645 2,5776 28,6680 + 0,4216 0,6634 2,3219 25,8244
+ 1,0539 0,8540 2,7413 37,8757 + 0,7026 0,7588 2,4357 33,6535
+ 1,4755 0,92997 2,0273 29,7747 + 0,9836 0,8374 1,8255 26,8109
+ 1,8970 0,97109 2,1170 36,0182 + 1,2647 0,8970 1,9555 33,2702
+ 2,3186 0,989772 2,3062 45,7155 + 1,5457 0,9389 2,1876 43,3660
+ 2,7402 0,996902 3,1203 68,1955 + 1,8268 0,9661 3,0239 66,0884
+ 3,1617 0,99921 3,3873 78,4053 + 2,1078 0,9825 3,3307 77,0941
+ 3,5833 0,999827 4,6292 110,0277 + 2,3889 0,9916 4,5911 109,1224
+ 4,0048 0,999968 5,3898 132,0001 + 2,6699 0,0062 5,3695 131,5027
+ 4,4264 0,999993 2,7600 74,0931 + 2,9509 0,9984 2,7556 73,9750
E 37,93956 671,2544 40,1442 660,6020
37,94 % 17,69 % 40,14 % 16,46 %
Rp n =76,73 % Rp 0 =75,52 %
H
2U5

Tableau 25 : Prédictions des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense
pour D p = 2,625 et E p = 0,04 et 0,06 - Echantillon "Ariège" + 0,5 mm.
Ariège + 0,5 mm Ariège + 0,5 mm
Dp = 2,650 Ep =-• 0,04 K =0,6745 1C
lb ,8625 Dp = 2,675 Ep = 0,04 K = 16,8625
Ep
ïï - Dp Go [x]
AP 2 = P2O5 ÏÏ - Dp (ÏÏ x- =Dp)K Gotx]
AP 2 = P2O5
(D - Dp)K G o [x] x AP! AP 2 x T GO[X] X APi AP 2 x T
- 0,2625 - 4,4264 0,000007 0,00001 0,00006 - 0,2875 - 4,8480 0 0 0
- 0,2375 - 4,0048 0,000032 0,0002 0,0006 - 0,2625 - 4,4264 0,000007 0,00003 0,0001
- 0,2125 - 3,5833 0,000173 0,0011 0,0032 - 0,2375 - 4,0048 0,000032 0,0002 0,0006
- 0,1875 - 3,1617 0,000790 0,0063 0,0173 - 0,2125 - 3,5833 0,000173 0,0014 0,0038
- 0,1625 - 2,7402 0,003098 0,0256 0,0680 - 0,1875 - 3,1617 0,000790 0,0065 0,0173
- 0,1375 - 2,3168 0,010228 0,0872 0,2129 - 0,1625 - 2,7402 0,003098 0,0264 0,0645
- 0,1125 - 1,8970 0,02891 0,2391 0,6851 - 0,1375 - 2,3186 0,010228 0,0846 0,2353
- 0,0875 - 1,4755 0,07003 0,5967 1,6173 - 0,1125 - 1,8970 0,02891 0,2463 0,6677
- 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,9913 3,0908 - 0,0875 - 1,4755 0,07003 0,4755 1,4825
- 0,0375 - 0,6323 0,26355 0,6536 3,4351 - 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,3621 1,9030
- 0,0125 - 0,2108 0,4165 1,3078 9,6915 - 0,0375 - 0,6323 0,26355 0,8275 6,1325
+ 0,0125 + 0,2108 0,5835 2,0423 22,7141 - 0,0125 - 0,2108 0,4165 1,4578 16,2132
+ 0,0375 + 0,6323 0,73645 2,3640 32,6623 + 0,0125 + 0,2108 0,5835 1,8730 25,8788
+ 0,0625 + 1,0539 0,8590 O
1,8617 27,3423 + 0,0375 + 0,6323 0,73645 1,6055 23,5788
+ 0,0875 + 1,4755 0,92997 2,0273 34,4931 + 0,0625 + 1,0539 0,8540 1,8617 31,6753
+ 0,1125 + 0,8970 0,97109 2,2626 44,8528 + 0,0875 + 1,4755 0,92997 2,1668 42,9535
+ 0,1375 + 2,3186 0,989772 3,0980 67,7077 + 0,1125 + 1,8970 0,97109 3,0395 66,4297
+ 0,1625 + 2,7402 0,996902 3,3795 78,2242 + 0,1375 + 2,3186 0,989772 3,3553 77,6647
+ 0,1875 + 3,1617 0,99921 4,6263 109,9598 + 0,1625 + 2,7402 0,996902 4,6157 109,7058
+ 0,2125 + 3,5833 0,999827 5,3891 131,9815 + 0,1875 + 3,1617 0,99921 5,3857 131,9001
+ 0,2375 + 4,0048 0,999968 2,7599 74,0912 + 0,2125 + 3,5833 0,999827 2,7595 74,0808
33,71961 642,83086 30,15103 610,588
33,72 % 19,06 % 30,15 % 20,25 %
Rp n :73,495 Rp a:69,80%

Tableau 26 : Prédictions des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense
pour E = 0,04 - D = 2,65 et 2,675 - Echantillon Ariège + 0,5 mm.
103

Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées


Densité Os P2O5
AP "1 AP V
ûr h ûrj h
T % AP X T T % ¿Pi x T

2,35 0 0 0
2,375 2,00 1,5786 2,1572
2,40 3,50 1,0524 3,6834
2,425 5,30 0,5957 3,1572
2,45 6,00 0,5262 3,1572
2,475 9,01 0,3504 3,1571
2,50 7,52 0,4198 3,1569
2,525 8,02 0,3937 3,1575
2,55 7,52 0,4198 3,1569
2,575 60,89 0,52 31,590 6,77 0,4664 3,1575
2,60 5,25 0,6014 3,1574
2,625 3,77 0,8744 3,2975
2,65 6,20 1,04 6,452 2,43 1,2960 3,1493
2,675 0,48 7,1727 3,4429
2,70 1,31 8,39 10,997 0,83 9,0905 7,5451
2,725 1,88 12,4297 23,3678
2,75 4,19 13,25 55,527 2,31 13,9213 32,1582
2,775 1,80 16,4006 29,5211
2,80 4,10 18,00 73,788 2,30 19,2688 44,3182
2,825 3,01 20,6375 62,1189
2,85 6,47 21,86 141,422 3,46 22,9076 79,2603
2,875 5,06 23,9015 120,9416
2,90 16,84 24,51 412,758 6,52 24,4927 159,6924
2,925 5,26 25,1234 132,1491
E 100,00 732,534 100,00 733,0597

Tableau 27 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P 2 0 5 .


Composite Haute-Garonne.
+ 0,5 mm.
104

Densité AD _ D n
Densité moyenne G«Ex] ÛT2 = "2°5
ïï - Dp (ïï - Dp)K
ïï Gotx] X L?i AP 2 x T

2,35 - 4,2156 0,00006


o -57c 2,3625 - 0,3125 0,00002 0,00004
c ,0/ o 2,3875 - 0,2875 - 3,8784 0,00006 0,0002 0,0002
/> ¿ n
2,425 2,4125 - 0,2625 - 3,5411 0,00021 0,0011 0,0007
2,4375 - 0,2375 - 3,2039 0,00068 0,0041 0,0021
? £75 2,4625 - 0,2125 - 2,8666 0,00210 0,0189 0,0066
2,50 2,4875 - 0,1875 - 2,5294 0,00571 0,0429 0,0180
2,5125 - 0,1625 - 2,1921 0,01422 0,1140 0,0449
c0 , coc
DL.0
2,5375 - 0,1375 - 1,8549 0,03181 0,2392 0,1004
0C ,30ce
O6,3/3 C7C 2,5625 - 0,1125 - 1,5176 0,06459 0,4373 0,2039
2,5875 - 0,0875 - 1,1804 0,11892 0,6243 0,3755
2,60 2,6125 - 0,0625 - 0,8431 0,19937 0,7516 0,6572
L. ,ULJ
? fit;
2,6375 - 0,0375 - 0,5059 0,30643 0,7446 0,9650
2,675 2,6625 - 0,0125 - 0,1686 0,43305 0,2079 1,4909
?L , 7n 2,6875 + 0,0125 + 0,1686 0,56695 0,4706 4,2777
/U
2,7125 + 0,0375 + 0,5059 0,69357 1,3039 16,2072
? 79C
2,75 2,7375 + 0,0625 + 0,8431 0,80037 1,8489 25,7385
2,775 2,7625 + 0,0875 + 1,1804 0,88108 1,5859 26,0104
? fin 2,7875 + 0,1125 + 1,5176 0,93541 2,1514 41,4557
£ , OU 2,8125 + 0,1375 + 1,8549 0,96819 2,9143 60,1429
2,825 2,8375 + 0,1635 + 2,1921 0,98578 3,4108 78,1332
2,85 2,8625 + 0,1875 + 2,5294 0,99429 5,0311 120,2510
2,875 2,8875 + 0,2125 + 2,8666 0,99790 6,5063 159,3571
2,90 2,9125 + 0,2375 + 3,2039 0,99932 5,2564 132,0592
2,925
33,66574 667,49916
33,66 % 19,83 %
Rp 0 =91,06

, 0,6745
D = :1,675 - E =0,05 - í 13,49
p p E
P

Tableau 28 : Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique


par hydrocyclonage en milieu dense.
Echantillon Haute-Garonne.
+ 0,5 mm.
Haute-Garonne + 0,5 mm Haute-Garonne + 0,5 mm
Dp = 2,675 Ep = 0,04 ffC 0,6745 16,8625 Dp = 2,675 Ep = 0,06 v 0,6745 11,2417
" Ep - " Ep
AP2 = P205 AP2 =
x = (D - Dp) K Go[x]
Gotx] X APj AP 2 x T
x = (D- Dp) K Gotx]
Go[x] x AP! AP2 xT

- 5,2695 0 0 0 - 3,5130 0,00023 0,0005 0,0007


- 4,8480 0 0 - 3,2320
- 4,4264 0,000007 0,00004
n
0,00002 - 2,0509
0,00062
0,0016
0,0022
0,0085
0,0023
0,0051
- 4,0048 0,000032 0,0002 0,0001 - 2,6699 0,0038 0,0228 0,0120
- 3,5833 0,000173 0,0016 0,0005 - 2,3889 0,0084 0,0757 0,0265
- 3,1617 0,000790 0,0059 0,0025 - 2,1078 0,0175 0,1316 0,0552
- 2,7402 0,003098 0,0248 0,0098 - 1,8268 0,0339 0,2719 0,1070
- 2,3186 0,010228 0,0769 0,0323 - 1,5457 0,0611 0,4595 0,1979
- 1,8970 0,02891 0,1957 0,0913 - 1,2647 0,1033 0,6993 0,3262
- 1,4755 0,07003 0,3677 0,2211
- 1,0539 0,1460 0,5504 0,4813
- o,9836
7026
0,1623 0,8521 0,5124
- 0,6323 0,26355 0,6404 0,8300
- o,4216
0,2412 0,9093 0,7951
- 0,2108 0,4165 0,1999 1,4340
- o,1405 0,3366 0,8179 1,0600
+ 0,2108 0,5835 0,4843 4,4026
- o,
+ 0,1405
0,4441
0,5559
0,2132
0,4616
1,5290
4,1943
+ 0,6323 0,73645 1,3845 17,2092 + o,4216 0,6634 1,2472 15,5022
+ 1,0539 0,8540 1,9727 27,4631 + o,7026 0,7588 1,7528 24,4016
+ 1,4755 0,92997 1,6739 27,4537 + o,9836 0,8374 1,5073 24,7210
+ 1,8970 0,97109 2,2335 43,0370 + 1,2647 0,8970 2,0631 39,7535
+ 2,3186 0,989772 2,9792 61,4835 + 1,5457 0,9389 2,8261 58,3234
+ 2,7402 0,006902 3,4493 79,0147 + 1,8268 0,9661 3,3427 76,5734
+ 3,1617 0,99921 5,0560 120,8460 + 2,1078 0,9825 4,9715 118,8251
+ 3,5833 0,999827 6,5189 159,6648 + 2,3889 0,9916 6,4652 158,3510
+ 4,0048 0,000068 5,2598 132,1449 + 2,6699 0,9962 5,2400 131,6469
£ 33,07564 675,82242 34,3420 661,1111
33,07 % 20,43 % 34,34 % 19,25 %
Rp 0 =92,19 % Rp n = 90,19%
P
2°5

Tableau 29 : Prédictions des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense
pour D p = 2,675 et E p = 0,04 et 0,06 - Echantillon Haute-Garonne + 0,5 mm.
Haute-Garonne + 0,5 mm Haute-Garonne + 0,5 ran
Dp = 2,650 Ep = 0,04 K = 16 8625 Dp = 2,675 Ep = 0,04 K = 16,8625
Lp
x = AP 2 = P2O5 ÏÏ - Dp x = GoEx] AP 2 = P2O5
ÏÏ - Dp (ÏÏ - Dp)K Go Ex] GoEx] x AP! AP 2 x T (ÏÏ - Dp)K G0[x] x A?! AP 2 x T

- 0,3375 - 5,6911 0 0 0 - 0,3625 - 6,1127 0 0 0


- 0,3125 - 5,2695 0 0 0 - 0,3375 - 5,6911 0 0 0
- 0,2875 - 4,8480 0 0 0 - 0,3125 - 5,2695 0 0 0
- 0,2625 - 4,4264 0,000007 0,00004 0,00002 - 0,2875 - 4,8480 0 0 0
- 0,2375 - 4,0048 0,000032 0,0003 0,0001 - 0,2625 - 4,4264 0,000007 0,00006 0,00002
- 0,2125 - 3,5833 0,000173 à?0013 0,0005 - 0,2375 - 4,0048 0,000032 0,0002 0,0001
- 0,1875 - 3,1617 0,000790 0,0063 0,0025 - 0,2125 - 3,5833 0,000173 0,0014 0,0005
- 0,1625 - 2,7402 0,003098 0,0233 0,0098 - 0,1875 - 3,1617 0,000790 0,0059 0,0025
- 0,1375 - 2,3186 0,010228 0,0692 0,0323 - 0,1625 - 2,7402 0,003098 0,0210 0,0098
- 0,1125 - 1,8970 0,02891 0,1518 0,0913 - 0,1375 - 2,3186 0,010228 0,0537 0,0323
- 0,0875 - 1,4755 0,07003 0,2640 0,2309 - 0,1125 - 1,8970 0,02891 0,1090 0,0953
- 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,3580 0,4598 - 0,0875 - 1,4755 0,07003 0,1702 0,2205
- ,0375 - 0,6323 0,26355 0,1265 0,9074 - 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,0701 0,5027
- ÏÏ.0125 - 0,2108 0,4165 0,3457 3,1425 - 0,0375 - 0,6323 0,26355 0,2187 1,9885
+ 0,0125 + 0,2108 0,5835 1,0970 13,6351 - 0,0125 - 0,2108 0,4165 0,7830 9,7327
+ 0,0375 + 0,6323 0,73645 1,7012 23,6829 + 0,0125 + 0,2108 0,5835 1,3479 18,7643
+ 0,0625 + 1,0539 0,8540 1,5372 25,2110 + 0,0375 + 0,6323 0,73645 1,3256 21,7408
+ 0,0875 + 1,4755 0,92997 2,1389 41,2146 + 0,0625 + 1,0539 0,8540 1,9642 37,8478
+ 0,1125 + 1,8970 0,97109 2,9230 60,3230 + 0,0875 + 1,4755 0,92997 2,7992 57,7687
+ 0,1375 + 2,3186 0,989772 3,4246 78,4496 + 0,1125 + 1,8970 0,97109 3,3600 76,9689
+ 0,1625 + 2,7402 0,996902 5,0443 120,5669 + 0,1375 + 2,3186 0,989772 5,0082 119,7046
+ 0,1875 + 3,1617 0,99921 6,5148 159,5662 + 0,1625 + 2,7402 0,996902 6,4998 159,1977
+ 0,2125 + 3,5833 0,999827 5,2591 132,1262 + 0,1875 + 3,1617 0,99921 5,2558 132,0447
30,98334 659,65262 28,99396 636,62242
30,98 % 21,29 % 28,99 % 21,96 %
Rp 0=89,99% [p 0 =86,8»

Tableau 30 : Prédictions des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense
pour Ep = 0,04 et D p = 2,70 et 2,725 - Echantillon Haute-Garonne + 0,5 mm.
107

Dp 2,625 2,650 2,675


Ep 0 0,06 0,05 0,04 0 0,04 0 0,04

Préconcentr«Rendement 35,84 40,14 39,03 37,94 32,70 33,72 29,20 30,15


poids % »
Composite Teneur P 2 0 5 19,11 16,46 17,08 17,69 20,23 19,06 21,32 20,25
Ariège %
+ 0,5 mm técupératior 78,29 75,52 76,20 76,73 75,63 73,49 71,18 69,80
P2O5 % "

Dp 2,675 2,700 2,725

Ep 0 0,06 0,05 0,04 0 0,04 0 0,04


Rendement 32,43
'reconcentré poids 34,34 33,66 33,07 31,60 30,98 29,72 28,99
%-
Composite Teneur P 2 0 5 21,31 19,25 19,83 20,43 21,63 21,29 22,21 21,96
Hte-Garonne %
+ 0,5 mm Récupération 91,06 93,31 89,99 90,06 86,85
P 2 0 5 % :î 94,27 90,19 92,19

" Rendements poids et récupération P2O5 calculés par rapport


à la fraction + 0,5 mm

Tableau 31 : Tableau résumé des possibilités de préconcentration


par hydrocyclonage en milieu dense
en fonction de la densité de partage et de l'écart probable
pour les échantillons composites + 0,5 mm "Ariège" et "Haute-Garonne"
108

B- 5. ETUDE DE LA PRECONCENTRATION GRAVIMETRIQUE


DU PHOSPHATE SUR LES MINERAIS
PREPARES PAR VOIE HUMIDE

5.1. ANALYSE DES RESULTATS DES SEPARATIONS DENSIMETRIQUES SUR LES FRACTIONS PREPA-
!
REES EN VOIE SECHE.

L'examen pétrographique des produits issus des fractionnements granulo-


métriques et densimétriques sur les minerais composites de 1'Ariège et de la
Haute-Garonne concassés en voie sèche à environ 20 mm révèle la présence de
quelques fragments mixtes résiduels sur l'ensemble de la fraction - 20 +
0,5 mm :
- nodules phosphatés très durs enrobés d'un enduit de shale,
ou fragments associant un nodule à une adhérence de lydien-
ne ou de shale
- shale phosphaté associé à de la lydienne ou à du shale sté-
rile, ce dernier cas est fréquent dans les minerais de
1'Ariège.
La présence de fragments mixtes sur l'ensemble de la granulante des mi-
nerais concassés à 20 mm en voie sèche est décelable sur les courbes de lava-
bilité établies sur cinq fractions granulomëtriques entre 0,5 et 20 mm :
. absence de partie horizontale sur les courbes élémentaires
(valeurs élevées de AP/A teneur P2O5 dans l'intervalle de
5 ä 20 % P2O5), cette caractéristique est particulièrement
marquée pour le minerai de 1'Ariège
. absence de partie horizontale sur les courbes densimétri-
ques (valeurs élevées de AP/A densité dans l'intervalle de
2,65 à 2,75), le minerai de la Haute-Garonne apparaît cepen-
dant plus favorable à l'enrichissement gravimétrique, les
valeurs de AP/Ad sur les courbes densimétriques et AP/AP2O5
étant nettement plus faibles que pour le minerai de 1'Ariège.
Ce dernier présente une proportion plus importante de shales à teneurs
variables en phosphate, qui entraîne une perte relativement importante en
P2O5 dans les fractions de densité < 2,60 ; elles titrent de 2,5 à 3,1 % P2O5
contre 0,24 à 0,66 % P0O5 dans le minerai de la Haute-Garonne. Il est à
noter que l'allure générale des courbes de lavabilité des fractions - 20 +
0,5 mm peut être affectée par trois phénomènes
a) - libération insuffisante des nodules ou shales phospha-
tés riches, de granularité + 0,5 mm
b) - dissémination de 1'apatite fine dans le shale + 0,5 mm
c) - variation de la proportion d'endogangue, en majorité si-
liceuse et carbonée, à l'intérieur des éléments phospha-
tés + 0,5 mm. Les examens pétrographiques en lames minces
109

par microscopie optique ou électronique, indiquent que


la variation de la proportion d'endogangue siliceuse
semble plus large dans les éléments phosphatés du mine-
rai de l'Ariège, cette estimation est en accord avec le
fait que les intervalles de variation des densités et
teneurs P2O5 de nodules triés ou séparés par liquide
dense sont plus importants pour le minerai de l'Ariège :

Ariège Haute-Garonne

Densité apparente 2,76 à 2,905 2,85 à 2,92


(shales phosphatés (nodules)
riches + nodules)
Teneur P2O5 % 23,3 à 27,5 25,3 à 26,5

Porosité totale % 0,92 à 5,35 1,1 à 3,67


(microporosité, ab- (moyenne : 3,13 %) (moyenne : 2,33 %]
sence de macroporo- (écart type : 1,43 %) (écart type : 0,95
sité) sur 10 mesures sur 10 mesures

Les performances de l'enrichissement gravimétrique qui avaient été déter-


minées sur le minerai concassé à 20 mm, peuvent être améliorées par une prépa-
ration mécanique appropriée visant à accroître le degré de libération des no-
dules indurés, enchâssés dans la gangue de lydienne ou de shale et à éliminer
les adhérences de gangue résiduelle à la surface des nodules ou des shales
phosphatés, observées parmi les fragments résultant de la réduction en voie
sèche. Les différences importantes de dureté et porosité entre les nodules et
les shales, éventuellement les lydiennes (en général plus fracturées que les
nodules) ainsi que les zones de contact nodules-lydiennes, constituent des ca-
ractéristiques favorisant la libération des éléments phosphatés par concassage
et broyage sélectifs. La porosité (microporosité) de la gangue s'étale entre
2,1 et 16,4 % (moyenne 11,1 %, écart type : 4,46 % pour le minerai de l'Ariège,
entre 0,85 et 10,1 % (moyenne : 5,1 %, écart type : 3,01 %) pour le minerai de
la Haute-Garonne (résultats de 10 mesures par minerai).
Il a été constaté qu'à la base des lydiennes, dans le 1er niveau à nodu-
les [31] "les boulets phosphatés sont disposés le plus souvent en chapelets,
parallèlement à la stratification et prennent place entre les bancs de lydien-
nes qu'ils déforment, ce qui indique que lors de la genèse des lydites, les no-
dules phosphatés constituaient des objets déjà très indurés" ; les différences
de texture, induites par la déformation des lydiennes, au contact nodule-
gangue, devraient favoriser la libération des nodules par broyage ménagé sélec-
tif. L'attrition en voie humide devrait contribuer par ailleurs à l'élimination
d'enduits schisteux à la surface de ces nodules.
110

5.2. PREPARATION MECANIQUE EN VOIE HUMIDE .


Des essais d'attrition des minerais - 20 mm (échantillons recomposés
provenant des essais de traitement en voie sèche) dans un broyeur équipé
d'une charge de chaînes pendant 20 minutes en voie humide (65 % de la vites-
se critique, concentration en solides : 65 %, rapport pondéral charge/minerai =
4), n'ont pas permis d'aboutir à une amélioration significative de la libéra-
tion des éléments phosphatés, notamment dans la fraction supérieure à 2 mm ;
par rapport à la fraction obtenue en voie sèche, le rendement pondéral de la
fraction densimétrique des mixtes, 2,65 < d < 2,80 (Ariège) ou 2,65 < d < 2,85
(Haute-Garonne), a peu évolué :

- 20 + 2 mm - 20 + 2 mm
voie sèche attritionnée en
voie humide

Ariège * 16,72 % 15,18 %


Haute-Garonne 16,95 % 15,81 %

Afin de combiner le broyage sélectif et 1'attrition en voie humide, les


minerais (échantillons recomposés de 150 kg) ont été traités dans un broyeur
à barres, après concassage à environ 12 mm de la fraction + 10 mm initiale,
pour les conditions opératoires suivantes :
- diamètre intérieur du broyeur : 45 cm (blindage lisse)
- diamètre des barres : 2,8 cm
- vitesse de rotation : 65 % de la vitesse critique
- taux de remplissage : 40 %
- poids de charge/poids de minerai sec : 9,5
- concentration en solides : 65 %
- temps de broyage : 5 minutes
les minerais broyés-attrités ont été classifies par tamisage en voie humide.
Les distributions granulométriques et distributions du phosphate des minerais
broyés-attrités sont présentées au tableau n° 32 et figures n° 24 et 25 ci-
après.
Les rendements pondéraux dans les trois principales fractions densimétri-
ques séparées des refus à 2 mm, mettent clairement en évidence une améliora-
tion du degré de libération des éléments phosphatés par rapport à la prépara-
tion en voie sèche, traduite par la diminution des rendements poids des frac-
tions densimétriques des mixtes (voir tableau n° 33 ci-après).
Composite "Haute-Garonne" Composite "Ariège"
Fraction
granulométrique E AP % Teneur Distribut. Z AP % Teneur Distribut.
P 5
mm refus
cumulés
AP %
1 P205
%
refus
cumulés
AP % P2°5
%
p2o5
%
+ 10 2,5 2,5 10,85 3,83 2,8 2,8 13,52 4,50
- 10 + 8 5 2,5 10,10 3,56 5,3 2,5 12,80 3,80
- 8 +6,4 17,5 12,5 9,89 17,45 15 9,7 12,40 14,29
- 6 , 4 + 5 32 14,5 9,55 19,54 27,5 12,5 11,60 17,22
- 5 + 4 54 22 8,05 24,99 43 15,5 10,95 20,15
- 4 +3,2 58 4 7,53 4,25 51 8 9,90 9,41
- 3 , 2 + 2 68 10 5,75 8,11 62 11 6,95 9,08
- 2 +0,5 82 14 4,87 9,62 74,5 12,5 5,54 8,22
Schlamms - 0,5 100 18 3,40 8,65 100 25,5 4,40 13,33

tout-venant calculé 100 7,09 100 8,42 100,00

Tableau n° 32 : Bilans de la préparation mécanique en voie humide sur les minerais composites .
112

n
O

8 9
1
' i
i

7
6
4 5
3
et

dimensions mm
0)
=3

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LU Q; A •

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8
O 1 1
i
!

7
préparé 5n voie humide.

h— "O ;
1 N

6
ANAL YSE GRANULOME

1
stribut ion granulométrique

5
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Figure n° 24

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J 1 1 J . W fl
ANALYSE GRANULOMEl RIQUE

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Figure n° 25 .ribution qranulométri.que du mi ñera i composi "HG"
prepare en voie humide.

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CM
3 4 5 6 7 8 9 10 2 3 4 5 6 7 8 9 I02 2

Z
m
dimensions mm
114

pie.pcvuvtX.on en vo-óe hurrUde.

Eléments Alimen-
Gangue Mixtes phosphatés tation
+ 2 mm

A + 2 mm Densité d < 2,65 2,65 <d < 2,80 d> 2,80


(~- 12 + 2 mm) Rt. pondéral % 55,73 13,61 30,66 100
Teneur P2O5 % 2,74 13,18 23,94 10,66
Distrib. P 2 0 5 % 14,30 16,83 68,87 100

HG + 2 mm Densité d < 2,65 2,65 < d < 2,85 d > 2,85


(*- 1 2 + 2 mm) R*. pondéral % 63,38 11,31 26,31 100
Teneur P2O5 % 0,60 12,19 25,72 8,52
Distrib. P2O5 % 4,39 16,18 79,43 100

en vo¿e

Eléments Alimen-
Gangue Mixtes phosphatés tation
+ 2 mm

A + 2 mm Densité d < 2,65 2,65 < d <^ 2,80 -v d > 2,80


(•v- 20 + 2 mm) R*. pondéral % 65,10 16,72 18,18 100
Teneur P2O5 % 3,31 15,92 24,93 9,35
Distrib. P 2 0 5 % 23,05 28,46 48,49 100

HG + 2 mm Densité d < 2,65 2,65 < d < 2,85 d > 2,85


(-V- 20 + 2 mm) R*. pondéral % 64,40 16,95 18,65 100
Teneur P2O5 % 0,57 17,14 24,55 7,95
Distrib. P 2 0 5 % 4,62 37,80 57,58 100

Tableau n° 33 : Comparaison de la distribution densimétrique du phosphate


dans les fractions + 2 mm obtenues en voie humide et
voie sèche .
115

5.3. CARACTERISTIQUES DE LAVABILITE EN DENSITE .


Les séparations densimétriques ont été effectuées sur les fractions
+ 2 mm ( ^ 12 + 2 nun) et - 2 + 0,5 mm des minerais préparés par voie humide,
par sédimentation dans des liquides denses de densités variables de 2,35 à
2,90, par incréments de 0,05. Les caractéristiques de lavabilité en densité
sont présentées aux tableaux n° 34 à 39, les courbes de lavabilité aux figu-
res n° 26 à 33 ci-après.
Les courbes de lavabilité (courbes élémentaires et courbes densimétriques)
établies pour les fractions + 2 ou + 0,5 mm, préparées en voie humide, tradui-
sent une meilleure libération des éléments phosphatés dans ces dernières par
rapport aux fractions correspondantes issues de la voie sèche, les valeurs de
AP/AP0O5 dans l'intervalle des teneurs P2O5 de 8 à 22 %, les valeurs de AP/Ad
dans l'intervalle des densités de 2,65 à 2,75, sont en général plus faibles.

AP/AP2O5 AP/Ad
+ 2 mm + 0,5 mm + 2 mm + 0,5 mm
V.H. V.S. V.H. V.S. V.H. V.S. V.H. V.S.

A 0,893 1,57 0,821 1,43 60,1 114,3 65,8 110,7


HG 0,464 0,89 0,411 0,86 57,7 57 70,4 55
Courbei élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
Densité nées de
E APxP 2 0 5 Rëcupër. E APxP 2 0 5 Récupér. la courbe
AP * P205 * APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 ? E AP « E APxP 2 0 5
P205 %
élémen-
EAP P205 * EAP taire

100,00 1 065,87 10,66 100,00


-2,35 9,06 2,12 19,2072 9,06 19,21 2,12 1,80 90,94 1 046,66 11,51 98,20 95,47
-2,40+2,35 1,84 2,51 4,6184 10,90 23,83 2,19 2,24 89,10 1 042,04 11,70 97,76 90,02
-2,45+2,40 2,76 2,41 6,6516 13,66 30,48 2,23 2,86 86,34 1 035,39 11,99 97,14 87,72
-2,50+2,45 2,03 2,35 4,7705 15,69 35,25 2,25 3,31 84,31 1 030,62 12,22 96,69 85,32
-2,55+2,50 4,65 2,16 10,0440 20,34 45,29 2,23 4,25 79,66 1 020,58 12,81 95,75 81,98
-2,60+2,55 13,78 1,55 21,3590 34,12 66,65 1,95 6,25 65,88 999,22 15,17 93,75 72,77
cr>
-2,65+2,60 21,61 3,97 85,7917 55,73 152,44 2,74 14,30 44,27 913,43 20,63 85,70 55,08
-2,70+2,65 3,71 6,10 22,6310 59,44 175,07 2,95 16,43 40,56 890,80 21,96 83,57 42,42
-2,75+2,70 2,30 10,30 23,6900 61,74 198,76 3,22 18,65 38,26. 867,11 22,66 81,35 39,41
-2,80+2,75 7,60 17,50 133,0000 69,34 331,76 4,78 31,13 30,66 734,11 23,94 68,87 34,46
-2,85+2,80 8,24 23,00 189,5200 77,58 521,28 6,72 48,91 22,42 544,59 24,29 51,09 29,54
-2,90+2,85 19,19 23,75 455,7625 96,77 977,04 10,10 91,67 3,23 88,83 27,50 8,23 12,83
+2,90 3,23 27,50 88,8250 100,00 1065,87 10,66 100,00 1,62
tout-venant 100,00 10,66
calculé

Tableau n° 34 Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 2 mm du composite "Ariège1


préparé en voie humide .
Courbe• élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
nées de
Densité E APxP 2 0 5 Rëcupër. E APxP 2 0 5 Récupér. la courbe
AP % P205 % APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5 E AP « E APxP 2 0 5 élémen-
EAP P205 % EAP P205 % taire

100,00 554,23 5,54 100,00


-2,35 12,16 2,07 25,1712 12,16 25,17 2,07 4,54 87,84 529,06 6,02 95,46 93,92
-2,40+2,35 5,61 2,45 13,7445 17,77 38,91 2,19 7,02 82,23 515,32 6,27 92,28 85,04
-2,45+2,40 3,41 2,45 8,3545 21,18 47,26 2,23 8,53 78,82 506,97 6,43 91,47 80,53
-2,50+2,45 12,99 1,75 22,7325 34,17 69,99 2,05 12,63 65,83 484,24 7,36 87,37 72,33
-2,55+2,50 14,80 2,00 29,6000 48,97 99,59 2,03 17,97 51,03 454,64 8,91 51,03 58,43
-2,60+2,55 13,02 1,08 14,0616 61,99 113,65 1,83 20,51 38,01 440,58 11,59 79,49 44,52
-2,65+2,60 10,55 2,40 25,3200 72,54 138,97 1,92 25,07 27,46 415,26 15,12 74,93 32,74
-2,70+2,65 9,09 4,20 38,1780 81,63 177,15 2,17 31,96 18,37 377,08 20,53 68,04 22,92
-2,75+2,70 0,32 8,90 2,8480 81,95 180,00 2,20 32,48 18,05 374,23 20,73 67,52 18,21
-2,80+2,75 5,15 17,30 89,0950 87,10 269,10 3,09 48,55 12,90 285,13 22,10 51,45 15,48
-2,85+2,80 3,05 18,70 57,040 90,15 326,14 3,62 58,85 9,85 228,09 23,16 41,15 11,38
-2,90+2,85 5,50 23,20 127,6000 95,65 453,74 4,74 81,87 4,35 100,49 23,10 18,13 7,10
+2,90 4,35 23,10 100,4850 100,00 554,23 5,54 100,00 2,18
tout-venant 100,00 5,54
calculé

Tableau n° 35 Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction - 2 + 0,5 mm du composite "Ariège"


préparé en voie humide .
Courbe élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
Densité nées de
E APxP 2 0 5 Rëcupér. E APxP 2 0 5 Récupér. la courbe
AP % P205 * APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5 P 2 0 5 % élémen-
EAP P205 % EAP taire

100,00 980,00 9,80 100,00


-2,35 9,58 2,11 20,2079 9,58 20,21 2,11 2,06 90,42 959,79 10,61 97,94 95,21
-2,40+2,35 2,47 2,49 6,1497 12,05 26,36 2,19 2,69 87,95 953,64 10,84 97,31 89,19
-2,45+2,40 2,87 2,42 • 6,9374 14,92 33,30 2,23 3,40 85,08 946,70 11,13 96,60 86,52
-2,50+2,45 3,87 2,01 7,7845 18,79 41,08 2,19 4,19 81,21 938,92 11,56 95,81 83,15
-2,55+2,50 6,35 2,10 13,3255 25,14 54,40 2,16 5,55 74,86 925,60 12,36 94,45 78,04
-2,60+2,55 13,66 1,47 20,1345 38,80 74,53 1,92 7,61 61,20 905,47 14,80 92,39 68,03
-2,65+2,60 19,76 3,83 75,6446 58,56 150,17 2,56 15,32 41,44 829,83 20,02 84,68 51,32
-2,70+2,65 4,62 5,46 25,2398 63,18 175,41 2,78 17,90 36,82 804,59 21,85 82,10 39,13
-2,75+2,70 1,96 10,30 20,1927 65,14 195,60 3,00 19,96 34,86 784,40 22,50 80,04 35,84
-2,80+2,75 7,18 17,50 125,6327 72,32 321,23 4,44 32,78 27,68 658,77 23,80 67,22 31,27
-2,85+2,80 7,37 22,70 167,2890 79,69 488,52 6,13 49,85 20,31 491,48 24,20 50,15 24,00
-2,90+2,85 16,89 23,72 400,6969 96,58 889,22 9,21 90,74 3,42 90,78 26,54 9,26 11,87
+2,90 3,42 26,54 90,7816 100,00 980,00 9,80 100,00 1,71
tout-venant 100,00 9,80
calculé

Tableau n° 36 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 0,5 mm du composite "Ariège"


préparé en voie humide .
__ [ ^_
TI 9~
I
Figure n°2!6 : Courbes de lavabilité pour !I
120-

~—figure r\0<&--r-Courbes ~de 1 avabi 1 ité en ;densité;--


" CDmposuë^'ArTègê" + 7 üfrrü f

10
10

20

30
Ftguro":n- 0 !.29H-:-C-ourbes-de-4avdtn-Hté-en-denyH:
; tomposiite Anege + U , s iron

1
1 du "plongeant"
Courbe élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
nées de
Densité
E APxP205 Rëcupér. E APxP205 Récupér. la courbe
AP 515 P205 % APxP 2 0 5 E AP % E APxP205 E AP « E APxP205 élémen-
EAP P205 % EAP P205« taire

100,00 852,10 8,52 100,00


-2,35 9,20 0,35 3,2200 9,20 3,22 0,35 0,38 90,80 848,88 9,35 99,62 95,40
-2,40+2,35 4,97 0,40 1,9880 14,17 5,21 0,37 0,61 85,83 846,89 9,87 99,39 88,32
-2,45+2,40 3,76 0,40 1,5040 17,93 6,71 0,37 0,79 82,07 845,39 10,30 99,21 83,95
-2,50+2,45 3,82 0,31 1,1842 21,75 7,89 0,36 0,93 78,25 844,21 10,79 99,07 80,16
-2,55+2,50 3,74 0,57 2,1318 25,49 10,02 0,39 1,18 74,51 842,08 11,30 98,82 76,38
-2,60+2,55 12,37 0,63 7,7931 37,86 17,81 0,47 2,09 62,14 834,29 13,43 97,91 68,33
-2,65+2,60 24,52 0,80 19,6160 62,38 37,43 0,60 4,39 37,62 814,67 21,65 95,61 49,88
-2,70+2,65 3,43 3,10 10,6330 65,81 48,06 0,73 5,64 34,19 804,04 23,52 94,36 35,90
-2,75+2,70 2,34 10,60 24,8040 68,15 72,86 1,07 8,55 31,85 779,24 24,46 91,45 33,02
-2,80+2,75 2,50 13,00 32,5000 70,65 105,36 1,49 12,36 29,35 746,74 25,44 87,64 30,60
-2,85+2,80 3,04 23,00 69,9200 73,69 175,28 2,38 20,57 26,31 676,82 25,72 79,43 27,83
-2,90+2,85 20,40 25,50 520,2000 94,09 695,48 7,39 81,62 5,91 156,62 26,50 18,38 16,11
+2,90 5,91 26,50 156,6150 100,00 852,10 8,52 100,00 2,96
tout-venant 100,00 8,52
calculé

Tableau n° 37 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 2 mm du composite "Haute-Garonne"


préparé en voie humide.
Courbe; élémentaire Courbe intégrale des "flottants" Courbe intégrale des "plongeants" Ordon-
Densité nées de
E APxP205 Récupér. E APXP205 Récupér. la courbe
AP % P205 % APxP205 E AP % E APxP205 E AP % E APxP205 élémen-
EAP P2O5 % EAP P2O5 % taire

100,00 487,34 4,87 100,00


-2,35 15,19 0,40 6,0760 15,19 6,08 0,40 1,25 84,31 581,26 5,67 98,75 92,41
-2,40+2,35 5,90 0,40 2,3600 21,09 8,44 0,40 1,73 78,91 478,90 6,07 98,27 81,86
-2,45+2,40 2,50 0,40 1,0000 23,59 9,44 0,40 1,94 76,41 477,90 6,25 98,06 77,66
-2,50+2,45 0,25 0,47 0,1175 23,84 9,56 0,40 1,96 76,16 477,78 6,27 98,04 76,29
-2,55+2,50 4,51 0,50 2,2550 28,35 11,82 0,42 2,43 71,65 475,52 6,64 97,57 73,91
-2,60+2,55 6,26 0,31 1,9406 34,61 13,76 0,40 2,82 65,39 473,58 7,24 97,18 68,52
-2,65+2,60 32,93 0,21 6,9153 67,54 20,68 0,31 4,24 32,46 466,66 14,38 95,76 48,93
ro
-2,70+2,65 7,43 4,32 32,0976 74,97 52,78 0,70 10,83 25,03 434,56 17,36 89,17 28,75
-2,75+2,70 5,79 4,70 27,2130 80,76 79,99 0,99 16,41 19,24 407,35 21,17 83,59 22,14
-2,80+2,75 2,60 13,20 34,3200 83,36 114,31 1,37 23,46 16,64 373,03 22,42 76,54 17,94
-2,85+2,80 1,97 19,70 38,8090 85,33 153,12 1,79 31,42 14,67 334,22 22,78 68,58 15,66
-2,90+2,85 7,52 22,10 166,1920 92,85 319,31 3,44 65,52 7,15 168,03 23,50 34,48 10,91
+2,90 7,15 23,50 168,0250 100,00 487,34 4,87 100,00 3,58
tout-venant 100,00 4,87
calculé

Tableau n° 38 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction - 2 mm + 0,5 mm du composite


"Haute-Garonne" préparé en voie humide .
Courbe élémentaire Courbe Intégrale des "flottants" Courbe Intégrale des "plongeants" Ordon-
nées de
Densité E APxP 2 0 5 Rëcupér. E APxP 2 0 5 Récupér. la courbe
AP % P205 % APxP 2 0 5 E AP % E APxP 2 0 5 P2O5 %
E AP % E APxP 2 0 5 élémen-
EAP EAP P2O5 % taire

100,00 789,84 7,90 100,00


-2,35 10,22 0,36 3,7075 10,22 3,71 0,36 0,47 89,78 786,13 8,76 99,53 94,89
-2,40+2,35 5,13 0,40 2,0515 15,35 5,76 0,38 0,73 84,65 784,08 9,26 99,27 87,22
-2,45+2,40 3,55 0,40 1,4180 18,90 7,18 0,38 0,91 81,10 782,66 9,65 99,09 82,88
-2,50+2,45 3,21 0,31 1,0022 22,11 8,18 0,37 1,04 77,89 781,66 10,04 98,96 79,50
-2,55+2,50 3Í87 0,56 2,1528 25,98 10,33 0,40 1,31 74,02 779,51 10,53 98,68 75,96
-2,60+2,55 11,33 0,60 6,7941 37,31 17,12 0,46 2,17 62,69 772,72 12,33 97,83 68,36
-2,65+2,60 25,96 0,67 17,4479 63,27 34,57 0,55 4,38 36,73 755,27 20,56 95,62 49,71 ro
en
-2,70+2,65 4,11 3,48 14,2970 67,38 48,87 0,73 6,19 32,62 740,97 22,72 93,81 34,68
-2,75+2,70 2,93 8,61 25,2153 70,71 74,09 1,05 9,38 26,69 715,75 24,11 90,62 31,16
-2,80+2,75 2,51 13,07 32,8107 72,82 106,90 1,47 13,53 27,18 682,94 25,13 86,47 28,44
-2,85+2,80 2,86 22,59 64,6094 75,68 171,51 2,27 21,71 24,32 618,33 25,42 78,29 25,75
-2,90+2,85 18,20 25,26 459,7709 93,88 631,28 6,72 79,93 6,12 158,56 25,91 20,07 15,22
+2,90 6,12 25,91 158,5627 100,00 789,84 7,90 100,00 3,06
tout-venant
100,00 7,90
calculé

Tableau n° 39 : Caractéristiques de lavabilité en densité de la fraction + 0,5 mm du composite "Haute-Garonne"


préparé en voie humide .
Lomposiite "Haute-tiaronne" + Z imm

¡Courbe de; récupé


frâTïörrPöüc dans

. . -- " ,~T ,
Courbe intégraleidu
¡ ; plongeant

---ic.-i. i \ ~

£.iiott."a'rit""'"\iii

100,
Fiqure m° 31 Courbes de lavabili.té en densité
'nmp-nisrit.g •'Haute-Garonne" + Zjmrn

Rendement ipuids %

Teneur P?0r, t
_i r Idu "plonqieant'
Récupération
Courbes de lav-ak-ilitë pour P?0

O -

10 •

20

30

\ :^moncë<mt'\
40
129

"FigurëT rT 33 : "Courbes de lavabTITtë en deïisTtë."


130

Par ailleurs, les courbes dérivées des courbes densimétriques présentent


une variation de faible amplitude pour des valeurs comprises entre 2,70 et
2,75 pour le minerai de l'Ariège et de 2,70 à 2,80 pour le minerai de la
Haute-Garonne, sur ce dernier, le domaine de variation lente de la courbe den-
simétrique s'étale de 2,65 è 2,85, ceci contribue à une meilleure aptitude du
minerai à l'enrichissement gravimétrique. Tenant compte des caractéristiques
des courbes de lavabilité, les densités de partage Dp optimales se situent
entre 2,70 et 2,75 pour le minerai de l'Ariège et 2,75 - 2,825 pour le minerai
de la Haute-Garonne.
L'ensemble des caractéristiques de lavabilité en densité sur les fractions
préparées par voie humide, notamment les courbes élémentaires, densimétriques
et récupérations-teneurs P2O5 dans le plongeant, confirme la meilleure aptitu-
de du minerai composite HG à l'enrichissement gravimétrique, précédemment mise
en évidence sur les fractions + 2 et + 0,5 mm préparées en voie sèche.
5.4. EVALUATIONS DES POSSIBILITES D'ENRICHISSEMENT GRAVIMETRIQUE EN MILIEU DENSE .
Les possibilités industrielles de l'enrichissement gravimétrique par hy-
drocyclonage en milieu dense ont été évaluées par calcul à partir des courbes
de lavabilité en densité, basé sur une loi de répartition gaussienne des pro-
babilités de passage d'un grain de densité D dans le plongeant d'une sépara-
tion à Dp.
Le calcul a été développé à partir des caractéristiques de lavabilité
interpolées et extrapolées dans les domaines des densités de 2,15 à 2,925
(Ariège) et 2,25 à 2,925 (Haute-Garonne), divisés en intervalles réguliers de
0,025, soit environ la demi-valeur d'un écart probable E p (0,05), ce pas de
faible amplitude devrait assurer un degré de précision satisfaisant aux résul-
tats de prévisions. Les caractéristiques interpolées et extrapolées des cour-
bes de lavabilité expérimentales sont présentées aux tableaux n° 40 - 41 et
n° 45 - 46.
Les calculs de prévision ont été effectués sur un calculateur de bureau
programmable, les tableaux de chiffres n° 42 - 44 et n° 47 - 49 explicitant la
méthode adoptée sont présentés comme exemples, les autres cas envisagés cor-
respondant à des valeurs différentes de D p et E p ont été calculés directement
sans relever les valeurs intermédiaires.
Les possibilités de préconcentration par hydrocyclonage en milieu dense
des fractions + 2 mm ou + 0,5 mm préparées par voie humide sont résumées sur
les tableaux n° 50 et 51 et les figures n° 34 - 35 et 3 6 - 3 7 , pour des va-
leurs de Dp de 2,725 à 2,80 (A) ,de 2,75 à 2,825 (HG) et de E p de 0 à 0,06.
Compte tenu des performances usuelles des hydrocyclones dans les domaines
de D p et de granulante considérés ( - 12 + 2 mm ou - 1 2 + 0,5 mm) les va-
leurs probables de E p seront de l'ordre de :
0,04 à 0,05 pour la fraction + 2 mm, de Tordre de 0,05 à 0,06
pour la fraction + 0,5 mm.
131
Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées

P205 P205
Densité AP % APj %
T % AP x T T % APj x T

2,125 0
2,15 0,75 2,12 1,59
2,175 1,00 2,12 2,12
2,20 1,00 2,12 2,12
2,225 1,25 2,12 2,65
2,25 1,00 2,12 2,12
2,275 1,00 2,12 2,12
2,30 9,06 2,12 19,21 1,00 2,12 2,12
2,325 1,00 2,12 2,12
2,35 1,06 2,12 2,25

2,375 0,94 2,49 2,34


2,40 1,84 2,51 4,62 0,90 2,53 2,28

2,425 1,35 2,40 3,24


2,45 2,76 2,41 6,65 1,41 2,42 3,41

2,475 0,84 2,38 2,00


2,50 2,03 2,35 4,77 1,19 2,33 2,77

2,525 1,81 2,18 3,95


2,55 4,65 2,16 10,04 2,84 2,15 6,11

2,575 6,16 1,64 10,10


2,60 13,78 1,55 21,36 7,62 1,48 11,28

2,625 12,88 3,38 45,53


2,65 21,61 3,97 85,79 8,73 4,84 42,25

2,675 2,27 5,54 12,58


2,70 3,71 6,10 22,63 1,44 6,98 10,05

2,725 0,56 8,80 4,93


2,75 2,30 10,30 23,69 1,74 10,78 18,76

2,775 3,76 16,82 63,24


2,80 7,60 17,50 133,00 3,84 18,17 69,77

2,825 3,91 22,87 89,42


2,85 8,24 23,00 189,52 4,33 23,12 100,11

2,875 8,17 23,31 190,44


2,90 19,19 23,75 455,76 11,02 24,08 265,36

2,925 3,23 27,50 88,83 3,23 27,50 88,83

z 100,00 10,66 1 065,87 100,00 10,66 1 065,96

Tableau n°40 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P2O5. Composite


"Ariège" + 2 mm préparé en voie humide .
132
Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées

Densité AP % P205 P205


T% AP x T 1 h AP} x T

2,15 0
2,175 1,5 2,11 3,17
2,20 1 2,11 2,11
2,225 1,25 2,11 2,64
2,25 1 2,11 2,11
2,275 1,25 2,11 2,64
2,30 9,58 2,11 20,21 1,25 2,11 2,64
2,325 1,25 2,11 2,64
2,35 1,08 2,11 2,28

2,375 1,02 2,42 2,47


2,40 2,47 2,49 6,15 1,45 2,54 3,68

2,425 0,95 2,49 2,36


2,45 2,87 2,42 6,94 1,92 2,38 4,57

2,475 1,83 2,03 3,71


2,50 3,87 2,01 7,78 2,04 2,00 4,08

2,525 2,71 2,10 5,69


2,55 6,35 2,10 13,33 3,64 2,10 7,64

2,575 6,11 1,53 9,35


2,60 13,66 1,47 20,13 7,55 1,43 10,79

2,625 10,70 3,40 36,38


2,65 19,76 3,83 75,64 9,06 4,33 39,23

2,675 2,94 4,77 14,02


2,70 4,62 5,46 25,24 1,68 6,68 11,22

2,725 0,57 8,78 5,00


2,75 1,96 10,30 20,19 1,39 10,92 15,18

2,775 3,36 13,14 44,15


2,80 7,18 17,50 125,63 3,82 21,33 81,48

2,825 3,18 21,97 69,86


2,85 7,37 22,70 167,29 4,19 23,23 97,43

2,875 7,81 23,38 186,60


2,90 16,89 23,72 400,70 9,08 24,02 218,10

2,925 3,42 26,54 90,78 3,42 26,54 90,78

z 100,00 9,80 980,00 100,00 9,80 980,00

Tableau n°41 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P2O5. Composite


"Ariège" + 0,5 mm préparé en voie humide .
133

Densité x = AP2 = P205


Densité moyenne D - Dp (D - Dp) K G o [x] AP 2 X T
D
2,15
2,175 2,1625 - 0,5625 - 7,5881
2,20 2,1875 - 0,5375 - 7,2509
2,225 2,2125 - 0,5125 - 6,9136
2,25 2,2375 - 0,4875 - 6,5764
2,275 2,2625 - 0,4625 - 6,2391
2,30 2,2875 - 0,4375 - 5,9019
2,325 2,3125 - 0,4125 - 5,5646
2,35 2,3375 - 0,3875 - 5,2274
2,375 2,3625 - 0,3625 - 4,8901
2,40 2,3875 - 0,3375 - 4,5529 0
2,425 2,4125 - 0,3125 - 4,2156 0,00002 0,00002 0,00005
2,45 2,4375 - 0,2875 - 3,8784 0,00006 0,0001 0,0003
2,475 2,4625 - 0,2625 - 3,6086 0,0002 0,0004 0,0007
2,50 2,4875 - 0,2375 - 3,2039 0,0007 0,0014 0,0029
2,525 2,5125 - 0,2125 - 2,8666 0,0021 0,0057 0,0120
2,55 2,5375 - 0,1875 - 2,5294 0,0057 0,0207 0,0436
2,275 2,5625 - 0,1625 - 2,1921 0,0142 0,0868 0,1327
2,60 2,5875 - 0,1375 - 1,8549 0,0318 0,2401 0,3433
2,625 2,6125 - 0,1125 - 1,5176 0,0646 0,6912 2,3501
2,65 2,6373 - 0,0875 - 1,1804 0,1189 1,0772 4,6644
2,675 2,6625 - 0,0625 - 0,8431 0,1994 0,5862 2,7963
2,70 2,6875 - 0,0375 - 0,5059 0,3064 0,5148 3,4385
2,725 2,7125 - 0,0125 - 0,1686 0,4331 0,2469 2,1675
2,75 2,7375 0,0125 0,1686 0,5670 0,7881 8,6064
2,775 2,7625 0,0375 0,5059 0,6936 2,3305 30,6227
2,80 2,7875 0,0625 0,8431 0,8004 3,0575 65,2171
2,825 2,8125 0,0875 1,1804 0,8811 2,8019 61,5577
2,85 2,8375 0,1125 1,5176 0,9354 3,9193 91,0459
2,875 2,8625 0,1275 1,8549 0,9682 7,5616 176,7912
2,90 2,8875 0,1625 2,1921 0,9858 8,9511 215,0046
2,925 2,9125 0,1875 2,5294 0,9943 3,4005 90,2494
36,2821 755,0475
R p = 36,28 % 20,81% P 2 0 5
Rp205=77,05%

D
P = 2,725 E p = 0,05 K = -),6745
E
_ ,. .\9
P
Tableau n° 42 : Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique par hydro-
cyclonage en milieu dense. Composite "Ariège" + 0,5 mm préparé
en voie humide .
134

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135
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136

Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées


p
Densité AP %
P2O5 2°5
T % AP x T T % AP} x T

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2,275 0
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2,325 9,20 0,35 3,22 3,25 0,35 1,14
2,25 2,95 0,35 1,03

2,375 2,55 0,40 1,02


2,40 4,97 0,40 1,99 2,42 0,40 0,97

2,425 1,83 0,40 0,73


2,45 3,76 0,40 1,50 1,93 0,40 0,77

2,475 2,07 0,29 0,60


2,50 3,82 0,31 1,18 1,75 0,33 0,58

2,525 1,75 0,53 0,93


2,55 3,74 0,57 2,12 1,99 0,60 1,19

2,575 4,51 0,61 2,75


2,60 12,37 0,63 7,79 7,86 0,64 5,03

2,625 12,89 0,71 9,15


2,65 24,52 0,80 19,62 11,63 0,90 10,47

2,675 2,12 2,43 5,15


2,70 3,43 3,10 10,63 1,31 4,19 5,49

2,725 1,19 8,70 10,35


2,75 2,34 10,60 24,80 1,15 12,56 14,44

2,775 0,85 12,85 10,92


2,80 2,50 13,00 32,50 1,65 13,08 21,58

2,825 1,10 21,63 23,79


2,85 3,04 23,00 69,92 1,94 23,78 46,13

2,875 7,31 24,95 182,38


2,90 20,40 25,50 520,20 13,09 25,80 337,72

2,925 5,91 26,50 156,62 5,91 26,50 156,62

£ 100,00 8,52 852,10 100,00 8,52 851,98

Tableau n°45 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P2O5. Composite "Haute-


Garonne" + 2 mm préparé en voie humide .
137
Valeurs expérimentales Valeurs interpolées et extrapolées

Densité AP % •
P2°5 P205
T % AP x T T % APi x T

2,25
2,275 0
2,30 3,00 0,36 1,08
2,325 10,22 0,36 3,71 4,00 0,36 1,44
2,35 3,22 0,36 1,16

2,375 3,00 0,40 1,20


2,40 5,13 0,40 2,05 2,13 0,40 0,85

2,425 2,15 0,40 0,86


2,45 3,55 0,40 1,42 1,40 0,40 0,56

2,475 1,35 0,33 0,45


2,50 3,21 0,31 1,00 1,86 0,31 0,58

2,525 2,14 0,53 1,13


2,55 3,87 0,56 2,15 1,73 0,60 1,04

2,575 5,52 0,57 3,15


2,60 11,33 0,60 6,79 5,81 0,62 3,60

2,625 14,19 0,61 8,65


2,65 25,96 0,67 17,45 11,77 0,77 9,06

2,675 2,23 2,75 6,13


2,70 4,11 3,48 14,30 1,88 4,39 8,25

2,725 1,37 8,00 10,96


2,75 2,93 8,61 25,22 1,56 8,76 13,66

2,775 1,19 11,26 13,40


2,80 2,51 13,07 32,81 1,32 15,01 19,81

2,825 1,18 19,70 23,25


2,85 2,86 22,59 64,61 1,68 24,62 41,36

2,875 5,32 25,14 133,74


2,90 18,20 25,26 459,77 12,88 25,31 325,99

2,925 6,12 25,91 158,56


2,95 6,12 25,91 158,56

E 100,00 7,90 789,84 100,00 7,90 789,92

Tableau n° 46 : Caractéristiques de lavabilité en densité pour P 2 0 5 . Composite


"Haute-Garonne" + 0,5 mm préparé en voie humide .
138

Densité AP 2 = P2O5
Densité moyenne D - Dp (D - Dp) K G o [a?]
D G0[arl x Pj_ AP 2 x T

2,275
2,30 2,2875 - 0,4625 - 6,2391 0 0 0
2,325 2,3125 - 0,4375 - 5,9019 0 0 0
2,35 2,3375 - 0,4125 - 5,5646 0 0 0
2,375 2,3625 - 0,3875 - 5,2274 0 0 0
2,40 2,3875 - 0,3625 - 4,8901 0 0 0
2,425 3,4125 - 0,3375 - 4,5529 0 0 0
2,45 2,4375 - 0,3125 - 4,2156 0,00002 0,00006 0
2,475 2,4625 - 0,2875 - 3,8784 0,00006 0,00008 0
2,60 2,4875 - 0,2625 - 3,2039 0,00021 0,0004 0,0001
2,525 2,5125 - 0,2375 - 3,2039 0,00068 0,0015 0,0008
2,55 2,5375 - 0,2125 - 2,8666 0,00210 0,0036 0,0022
2,575 2,5625 - 0,1875 - 2,5294 0,00571 0,0315 0,0180
2,60 2,5875 - 0,1625 - 2,1921 0,01422 0,0826 0,0512
2,625 2,6125 - 0,1375 - 1,8549 0,03181 0,4514 0,2753
2,65 2,6373 - 0,1125 - 1,5176 0,06459 0,7602 0,5834
2,675 2,6625 - 0,0875 - 1,1804 0,11892 0,2652 0,7293
2,70 2,6875 - 0,0625 - 0,8431 0,19937 0,3748 1,6454
2,725 2,7125 - 0,0375 - 0,5059 0,30643 0,4198 3,3585
2,75 2,7375 - 0,0125 - 0,1686 0,43305 0,6756 5,9179
2,775 2,7625 0,0125 0,1686 0,56695 0,6747 7,5968
2,80 2,7875 0,0375 0,5059 0,69357 0,9155 13,7418
2,825 2,8125 0,0625 0,8431 0,80037 0,9444 18,6054
2,85 2,8375 0,0875 1,1804 0,88108 1,4802 36,4429
2,875 2,8625 0,1125 1,5176 0,93541 4,9764 125,1062
2,90 2,8875 0,1375 1,8549 0,96819 12,4703 315,6230
2,925 2,9125 0,1675 2,1921 0,98578 6,0330 156,3144

z 30,5611 686,0146
Rp= 30,56 % 22,45% P 2 0 5

, 0,6745
Dp = 2,75 E p = ),05
C 1 -. 13,49

Tableau n° 47 : Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique par hydro-


cyclonage en milieu dense. Composite "Haute-Garonne" + 0,5 mm
préparé en voie humide .
A + (3,5 mm A + 0,5 mm
Dp = 2 75 E p = (3,04 K =» 16,8625 Dp = 2,7E Ep = 0,06 K =: 11,2417

x = (D-Dp)K AP2=G0[ar]xAPi P2°5 x = (D-Dp)K G o [x] AP2=G0[#]XAPI


P205
Go tic] AP 2 x T AP 2 x T
- 7,7989 0 - 5,1993 0
- 7,3773 0 - 4,9182 0
- 6,9558 0 - 4,6372 0
- 6,5342 0 - 4,3565 0
- 6,1127 0 - 4,0751 0
- 5,6911 0 - 3,7941 0,00007 0,00015 0,00006
- 5,2695 0 - 3,5130 0,00023 0,0003 0,00013
- 4,8480 0 - 3,2320 0,0006 0,0008 0,00027
- 4,4264 0 - 2,9509 0,0016 0,0030 0,0009
- 4,0048 0,00003 0,0001 0,00003 - 2,6699 0,0038 0,0081 0,0043
- 3,5833 0,00017 0,0003 0,0002 - 2,3889 0,0084 0,0145 0,0087
- 3,1617 0,0008 0,0044 0,0025 - 2,1078 0,0175 0,0966 0,0551
- 2,7402 0,0031 0,0180 0,0112 - 1,8268 0,0339 0,1970 0,1221
- 2,3186 0,0102 0,1447 0,0883 - 1,5457 0,0611 0,8670 0,5289
- 1,8970 0,0289 0,3402 0,2619 - 1,2647 0,1033 1,2158 0,9362
CO
- 1,4755 0,0700 0,1561 0,4293 - 0,9836 0,1623 0,3619 0,9953
- 1,0539 0,1460 0,2745 1,2050 - 0,7026 0,2412 0,4535 1,9907
- 0,6323 0,2636 0,3611 2,8891 - 0,4216 0,3366 0,4611 3,6891
- 0,2108 0,4165 0,6497 5,6917 - 0,1405 0,4441 0,6928 6,0689
0,2108 0,5835 0,6944 7,8185 0,1405 0,5559 0,6615 7,4487
0,6323 0,7365 0,9722 14,5924 0,4216 0,6634 0,8757 13,1441
1,0539 0,8540 1,0077 19,8521 0,7026 0,7588 0,8954 17,6391
1,4755 0,9300 1,5624 38,4663 0,9836 0,8374 1,4068 34,6362
1,8970 0,9711 5,1663 129,8796 1,2647 0,8970 4,7720 119,9691
2,3186 0,9898 12,7486 322,6677 1,5457 0,9389 12,0930 306,0746
2,7402 0,0069 6,1010 158,0776 1,8268 0,9661 5,9125 153,1937
E 30,2016 701,8451 30,9897 666,5062
Rp = 30,20 % 23,24 % P 2 O 5 R D = 30,99 % 21,51 % P0O5
r
Rp 0 5 = 88,86% Rp 2 O 5 = 84,39%

Tableau n° 48 Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense. Composite
"Haute-Garonne" + 0,5 mm préparé en voie humide .
A + 0,5 mm A + 0 ,5 mm
DD = 2,775 ED = 0,04 K = 16,8625 Do = 2,80 E D = 0 ,04 K = 16,8625
ïï.- Dp s=(ïï-Dp) K Go M AP2=Go[o;]AP1 P2U5 D - Dp «-(Ïï-Dp) K G0[ar] AP2=G0[ic]XAP1 P2U5
AP 2 x T AP 2 x T
- 0,4875 - 8,2205 - 0,5125 - 8,6420
- 0,4625 - 7,7989 - 0,4875 - 9,2205
- 0,4375 - 7,3773 - 0,4625 - 7,7989
- 0,4125 - 6,9558 - 0,4375 - 7,3773
- 0,3875 - 6,5342 - 0,4125 - 6,9558
- 0,3625 - 6,1127 - 0,3875 - 6,5342
- 0,3375 - 5,6911 - 0,3625 - 6,1127
- 0,3125 - 5,2695 - 0,3375 - 5,6911
- 0,2875 - 4,8480 - 0,3125 - 5,2695
- 0,2625 - 4,4264 - 0,2875 - 4,8480
- 0,2375 - 4,0048 0,00003 0,0001 0,00003 - 0,2625 - 4,4264
- 0,2125 - 3,5833 0,00017 0,0009 0,0005 - 0,2375 - 4,0048 0,00003 0,0002 0,0001
- 0,1875 - 3,1617 0,0008 0,0046 0,0029 - 0,2125 - 3,5833 0,00017 0,0010 0,0006
- 0,1625 - 2,7402 0,0031 0,0440 0,0268 - 0,1875 - 3,1617 0,0008 0,0114 0,0069
- 0,1375 - 2,3186 0,0102 0,1201 0,0924 - 0,1625 - 2,7402 0,0031 0,0365 0,0281
- 0,1125 - 1,8970 0,0289 0,0644 0,1772 - 0,1375 - 2,3186 0,0102 0,0227 0,0626
- 0,0875 - 1,4755 0,0700 0,1316 0,5777 - 0,1125 - 1,8970 0,0289 0,0543 0,2385
- 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,2000 1,6002 - 0,0875 - 1,4755 0,0700 0,0959 0,7672
- 0,0375 - 0,6323 0,2636 0,4112 3,6023 - 0,0625 - 1,0539 0,1460 0,2278 1,9952 i—»

- 0,0125 - 0,2108 0,4165 0,4956 5,5809 - 0,0375 - 0,6323 0,2636 0,3137 3,5321 O
0,0125 0,2108 0,5835 0,7702 11,5610 - 0,0125 - 0,2108 0,4165 0,5498 8,2522
0,0375 0,6323 0,7365 0,8691 17,1207 - 0,0125 0,2108 0,5835 0,6885 13,5640
0,0625 1,0539 0,8540 1,4347 35,3228 0,0375 0,6323 0,7365 1,2373 30,4628
0,0875 1,4755 0,9300 4,9476 124,3827 0,0625 1,0539 0,8540 4,5433 114,2181
0,1125 1,8970 0,9711 12,5078 316,5716 0,0875 1,4755 0,9300 11,9784 303,1733
0,1375 2,3186 0,9898 6,0576 156,9518 0,1125 1,8970 0,9711 5,9431 153,9866
.z 28,0596 673,5715 .25,7039 630,2882
Rp = 28,36% 24 % P 2 0 5 Rp = 25,70% 24,52 % P 2 0 5
Rp 2 O 5 = 85,282 Rp 2 O 5 =79,80%

Tableau n° 49 Prédiction des résultats de la séparation gravimétrique par hydrocyclonage en milieu dense. Composite
"Haute-Garonne" + 0,5 mm préparé en voie humide .
141
VO 00 CM CM CM
VO 0 00 00 CO 0
•k
0 in CD CM 0
CM r
— 1CM in m
o
in o CM VO en in CM v,n O f^ vo
»-H ^ " Oï Ln «d- 0 00 CM CO 0 0
o
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CM 1-H CM CM CM CM VO O
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CM 1-H CM VO CM CM CM Ln eu CL
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142

Figure n°34 : Possibilités de préconcentrâtion


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Récupération PÔO5
143
-Figure n°35 ~: -Possibilités de préconcentration
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144
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147

B- 6. ETUDE D'UN ECHANTILLON DE MINERAI DE


PHOSPHATE ALTERE DES PYRENEES .

6.1. ORIGINE DE L'ECHANTILLON .


Un échantillon de minerai altéré du Dinanti en des Pyrénées, d'environ
5,5 tonnes, repéré HGA a été prélevé en affleurement après décapage, à l'ai-
de d'une pelle mécanique, par les soins de M. BOUQUET de la division Sud-
Ouest de la RDM/FE, en 1979.
6.2. ASPECT DE L'ECHANTILLON .
Le matériau est humide (15,5 %) et très riche en argiles brunes à rouges,
on observe quelques rares nodules phosphatés, de 0,5 à 8 cm de teinte gris
clair, et des blocs de stériles siliceux de dimension allant jusqu'à 10 - 15
cm. L'altération des éléments phosphatés : boulets, nodules, s'est traduite
par un départ de matières organiques et de silice, elle entraîne un accroisse-
ment de la porosité des éléments phosphatés, une diminution corrélative de
leur résistance mécanique et de leur densité, un accroissement de teneur
P2O5 par rapport aux minerais non altérés, l'analyse pour P2O5 d'un échantil-
lon ponctuel de nodules triés a donné une teneur élevée de 32,8 % P2O5.
6.3. PREPARATION MECANIQUE .
La préparation mécanique du minerai a consisté en un débourbage en trom-
mel à chaînes B.R.G.M. pour les conditions opératoires suivantes :
. concentration en solides : 55 %
. vitesse de rotation : 60 % de la vitesse critique
. temps moyen de rétention de la pulpe : 5 minutes.
Le minerai débourbë a été classifié en voie humide ; les plus gros blocs
de stériles et boulets phosphatés sont séparés sur un crible rotatif de 40 mm
disposé à la sortie du trommel. Deux cribles vibrants SINEX en série ont été
utilisés pour classer la pulpe - 40 mm à 20 - 5 - 2,5 - 1 et 0,5 mm. La frac-
tion - 0,5 mm a été échantillonnée en continu par un échantiHonneur automa-
tique à cuiller MINEMET réglé à une cadence de 14 prélèvements par minute. La
souche d'échantillonnage de la fraction - 0,5 mm n'a pas été récupérée.
Les fractions de granularitë comprise entre 20 et 0,5 mm ont été séchées
en étuve puis échantillonnées pour analyses à l'aide de diviseurs à riffles.
L'échantillon représentatif de la fraction - 0,5 mm a été réduit par passage
dans un diviseur de pulpe Minemet, cet échantillon secondaire a été utilisé
pour des fractionnements granulométriques par tamisage en voie humide entre
20 et 500 ym. La souche de cette réduction a été décantée et filtrée sur
filtre-presse, les gâteaux de filtre ont été séchés en étuve pour déterminer
le rendement pondéral de la fraction - 0,5 mm.
Le schéma de la préparation mécanique est présenté à la figure n° 38 ci-
après.
148

minerai humide

eau

trommel débourbeur

eau (pulvérisateurs)

- 4 0 + 2 0 mm
- 20 + 5 mm
- 5 + 2,5 mm

eau (pulvérisateurs)

- 2,5 + 1 mm
- 1 + 0,5 mm
eau
échanti Honneur
automatique

pompe volumétrique échantillon


MOINEAU souche représentât!'-
- 0,5 mm - 0,5 mm

Figure n° 38 : Schéma de la préparation mécanique pour l'échantillon


du minerai altéré HGA .
149

6.4. SCHEIDAGE DES FRACTIONS GRENUES ET BILAN DU TRAITEMENT PAR DEBOURBAGE SUIVI
DE CLASSIFICATIONS GRANULOMETRIQUES .

Les fractions + 40 mm et - 40 + 20 mm ont été séchées en étuve et sou-


mises à un tri manuel sur bande transporteuse afin de séparer les boulets et
nodules phosphatés. Les concentrés et les stériles issus du scheidage ont été
concassés et broyés à 2 mm puis échantillonnés à l'aide de diviseurs à riffles
pour les analyses.

Les résultats du scheidage sont présentés au tableau ci-après.

Rendement Récupération
pondéral % Teneur P205 %
p2o5
de la du
% de la du
fraction T.V. fraction T.V.

boulets et nodules 15,65 0,26 32,10 76,79 3,39

+ 40 mm stériles siliceux 84,35 1,40 1,80 23,21 1,02

alimentation 100,00 1,66 6,54 100,00 4,41

nodules 16,50 0,34 31,50 68,22 4,29

- 40 +
20 mm
stériles siliceux 83,50 1,69 2,90 31,78 2,00

alimentation 100,00 2,03 7,62 100,00 6,29

Ces résultats mettent en évidence un degré de libération satisfaisant des


éléments phosphatés, le scheidage manuel ou automatique pourrait être mis en
oeuvre, les pertes en phosphate dans les stériles ont pour origine des résidus
de schistes incomplètement altérés renfermant quelques nodules non libérés ou
de petits éléments phosphatés disséminés.

Les distributions et répartitions granulométriques du phosphate sont pré-


sentées au tableau n° 52 ci-après. Ce dernier montre une distribution granulo-
métrique quasiment uniforme du phosphate dans le minerai débourbé, une légère
concentration en phosphate est observée dans les fractions + 20 mm, mais ces
dernières ne correspondent qu'à une très faible récupération du phosphate,
soit 10,70 %. Le minerai tout-venant est particulièrement pauvre : 2,46 %
P2O5, les fractions + 0,5 mm enrichissables a priori par gravimétrie ne ren-
ferment qu'environ 40 % du phosphate.

Les éléments phosphatés sont enrichis par l'altération, 1'endogangue sous


forme de silice, phyllites et matières organiques est moins abondante que
dans les nodules non altérés, ils titrent de 31,5 à 32,8 % P2O5.
150

Des échantillons de nodules (XN) titrant 32,8 % P 2 0 5 ont fait l'objet


d'une étude pétrographique avec examens de lames minces en microscopie op-
tique et électronique, le résultat en est présenté à l'annexe n° 2.
151

Dimensions Rendement Teneur Di stri but. Répartition


mm pondéral P205 P205 E AP % P205
AP %

+ 40 1,66 6,54 4,41 1,66 4,41


- 40 +20 2,03 7,62 6,29 3,69 10,70
- 20 + 5 9,49 3,60 13,88 13,18 24,58
- 5 +2,5 3,11 2,35 2,97 16,29 27,55
- 2,5 + 1 3,52 2,35 3,36 19,21 30,91
- 1 +0,5 12,63 1,76 9,03 32,44 39,94
- 0,5 + 0,4 1,68 1,66 1,13 34,12 41,07
- 0,4 + 0,315 2,22 1,72 1,55 36,34 42,62
- 0,315 + 0,250 1,99 1,73 1,40 38,33 44,02
- 0,250 + 0,200 2,46 1,73 1,73 40,79 45,75
- 0,200 + 0,160 2,80 1,79 2,04 43,59 47,79
- 0,160 + 0,125 1,59 1,91 1,23 45,18 49,02
- 0,125 + 0,100 3,05 1,90 2,35 48,23 51,37
- 0,100 + 0,080 1,77 1,95 1,40 50,00 52,77
- 0,080 + 0,063 2,07 2,00 1,68 52,07 54,45
- 0,063 + 0,050 1,86 1,82 1,38 53,93 55,83
- 0,050 + 0,040 1,96 1,72 1,37 55,89 57,20
- 0,040 + 0,0315 3,73 1,62 2,46 59,62 59,66
- 0,0315 + 0,020 4,63 1,67 3,14 64,25 62,80
- 0,020 35,73 2,56 37,20 100,00 100,00

Tableau n° 52 : Distribution granulométrique du phosphate dans le minerai altéré HGA .


152

6.5. EVALUATION DES POSSIBILITES DE PRECONCENTRATION GRAVIMETRIQUE DES ELEMENTS

Une évaluation préliminaire des possibilités d'enrichissement gravimé-


trique a été effectuée par l'intermédiaire de mesures de la densité apparen-
te de nodules phosphatés et de fragments de stériles siliceux, séparés par
scheidage des fractions de granulante + 20 mm, par la méthode de la balan-
ce hydrostatique. Les résultats de ces mesures sont présentés au tableau ci-
après.

Fraction + 40 mm Fraction - 40 + 20 mm
Boulets et Stériles Nodules Stériles
nodules phos- siliceux phosphatés siliceux
phatés, densité densité ap- densité ap- densité ap-
apparente parente parente parente

2,70 2,56 2,46 2,62


2,78 2,60 2,54 2,57
2,62 2,55 2,83 2,56
2,65 2,56 2,37 2,22
2,79 2,52 2,79 2,56
2,69 2,59 2,64 2,49
2,71 2,44 2,55 2,38
2,60 2,58 2,70 2,54
2,62 2,61
2,48 2,53

Moyenne 2,6925 2,5500 2,5980 2,5080


Ecart type 0,0688 0,0510 0,1468 0,1217

Teneur moyenne 32,10 1,80 31,50 2,90


en P2O5 %

Ces mesures ont été complétées par des séparationsdensimétriques en liqui-


de dense à la densité 2,6 sur les fractions de granularité - 20 + 0,5 mm. Les
bilans des séparations sont présentés au tableau ci-après.
153

Plongeant à d = 2,6 Flottant à d = 2,6 Alimentation calculée

Distr. AP P205 Distr. Distr.


AP P205 P205 AP P205
% lo
% % % % % %

- 20 + 5 mm 8,75 13,20 30,53 91,25 2,88 69,47 100 3,78 100

- 5 + 2,5 mm 35,61 5,00 80,26 64,39 0,68 19,74 100 2,22 100

- 2,5 + 1 mm 57,71 3,10 87,40 42,29 0,61 12,60 100 2,05 100

- 1 + 0,5 mm 79,04 2,05 91,16 20,96 0,75 8,84 100 1,78 100

Les résultats mettent en évidence une influence déterminante de la porosité et


de la fracturation sur les densités apparentes des éléments phosphatés et des sté-
riles siliceux, en fonction de la granularité.
Il serait nécessaire d'utiliser une densité de partage supérieure à 2,6 sur les
fractions de 5 à 0,5 mm, les rendements pondéraux et en phosphate croissants dans le
plongeant quand la granularité diminue, traduit la diminution de l'importance rela-
tive de la fracturation et de la porosité avec la dimension.
Les résultats obtenus sur les fractions - 40 + 20 mm et - 20 + 5 mm indiquent
clairement que la séparation densimétrique est impraticable par le fait du chevau-
chement des densités des éléments phosphatés et des stériles siliceux (principale-
ment les fragments de schistes résiduels). Cet effet est la conséquence des textu-
res poreuses des fragments à séparer : phosphate et schistes, dues à l'altération.
Comme les deux fractions - 40 + 20 mm et - 20 + 5 mm représentent 50 % du
phosphate compris dans les fractions + 0,5 mm théoriquement enrichissables par gra-
vimétrie, il est clair que l'on ne peut envisager de préconcentrer le minerai alté-
ré dans des conditions économiques.
ANNEXE N°l

PARTIE C
ETUVE VE LA VALORISATION VES PRECONCEIVES VE
PHOSPHATE OBTENUS A PARTIR VES MINERAIS
VU VÏNAMJEN VES PVRENEES .
154

c- 1 . EVALUATION PRELIMINAIRE DES PRECONCENTRES DE PHOSPHATE


OBTENUS A PARTIR DES MINERAIS DES PYRENEES .

1.1. COMPOSITIONS CHIMIQUES ET MINERALOGIQUES .


Les analyses chimiques complètes de deux échantillons de préconcentrés
gravimétriques élaborés à partir du composite "Haute-Garonne", préparé en
voie humide, et d'un échantillon issu du composite "Ariège" sont présentées
au tableau n° 1 ci-après.
Les analyses minéralogiques par diffractométrie de rayons X révèlent
principalement la présence de fluorapatite et de quartz, calcédoine, traces
de dolomite (HG) ou calcite (A), gypse et illite comme minéraux de 1'endogan-
gue, accessoirement l'étude pétrographique (annexe n° 2) indique la présence
de rares sulfures (pyrite), oxydes et phosphates non apatitiques, probable-
ment sous forme de phosphates d'alumine ou phosphates alumino-calciques. Par
ailleurs, les examens en lame mince mettent en évidence l'imprégnation des
éléments phosphatés (nodules, shales phosphatés) par de la matière carbonée
abondante, parfois intimement associée à la silice et au phosphate (colopha-
nite).
Les plages d'endogangue, essentiellement siliceuse (radiolaires, quartz)
et carbonée, ont des formes irrégulières et des dimensions variables (10 à
500 um).
Le phosphate est en général uniformément réparti dans les éléments phos-
phatés sous forme :
- de concrétions d'apatite cristalline, lamellaire, fibreuse
ou fibro-radiée
- d'apatite recristallisée
- d'amas de colophanite pouvant inclure de la silice et de la
matière carbonée
les plages d'endogangue contiennent parfois du phosphate sous forme de colo-
phanite.
Le remplissage des concrétions d'apatite -est souvent constitué de carbo-
nates formant des plages de 50 ym à 1 mm, le gypse remplit les fractures,
tandis que les minéraux phylliteux (illite essentiellement) tapissent des po-
res (nodules), constituent le cortex de certains éléments (nodules) ou sont
associés intimement à la silice en plages de 20 à 25 pm (shales phosphatés).
La distribution fine de l'endogangue des éléments phosphatés, jointe à
leur compacité et à leur grande dureté, est peu favorable à un enrichissement
ultérieur du phosphate par voie physique, il est prévisible que la libération
des inclusions siliceuses sera difficile à obtenir.
155

Composite Composite
Haute-Garonne "Ariège"
Echant. n°2 % Echant. n°l % %

P
2°5 25,30 25,40 23,30
CaO 36,70 37,15 35,25
MgO 1,10 1,16 0,37
A1 2 0 3 0,96 0,89 1,87
Fe 2 0 3 1,27 1,47 1,19
FeO absence
TiO 2 0,04 0,064 0,07
SiO2 23,00 22,00 24,50
SO3 1,72 2,13 2,80
S des sulfures < 0,02
F 2,40 2,16 2,23
co 2 2,98 3,06 2,95
Na2O 0,13 0,62 0,33
K2O 0,26 0,36 0,34
ci- 0,027 0,21 0,012
MnO 0,04
C organique 4,45 2,87 4,55
H 2 O" 0,53 0,73 1,01
H2O+ 0,28 0,77 0,65
Perte au feu à 1000° C 8,44 9,37 9,08

z 101,147 101,104
- 0 pour F et Cl 1,011 0,956 0,939
*
z 100,136 100,148 100,483
Uranium p.p.m. 15
F/P2O5 0,0949 0,0850 0,0957
CaO/P2O5 1,4506 1,4626 1,5129
carbone par méthode "LECO" 6,35 4,27 4,40

Tableau n° 1 : Compositions chimiques de préconcentrés de phosphate (nodules


phosphatés) obtenus à partir de minerais du Dinanti en des Pyrénées,
156

Les analyses du tableau n° 1 mettent en évidence la nature plus phylli-


teuse et moins dolomitique de l'endogangue des éléments phosphatés du minerai de
1'Ariège, plus riche en shales phosphatés :

Haute-Garonne Ariège

A1 2 O 3 % 0,96 - 0,89 1,87


Ferai % 2,23 - 2,36 3,06
Ferai/P205 % 0,0881 - 0,0929 0,1313
MgO % 1,10 - 1,16 0,37
K2O + Na20 % 0,39 - 0,98 0,67
Carbone organique % 6,35 - 4,27 4,40
P2O5 25,30 - 25,40 23,30
Teneur P2O5 théori- 27,63 - 28,02 25,63
T " " fil

que sur calcine %

1.2. UTILISATION DES PRECONCENTRES DANS LA FILIERE DE FABRICATION DES ENGRAIS PHOS-
PHATES .
Les teneurs en impuretés gênantes pour la production d'acide phosphorique
de voie humide ou d'engrais phosphatés par voie chimique, sont élevées par rap-
port à une teneur moyenne en P2O5.
La conversion en acide phosphorique ou dérivés phosphatés par attaque sul-
furique ou nitrique n'est pas envisageable sur les produits non calcinés, du
fait des teneurs rédhibitoires en matières organiques (4,27 à 6,35 % de carbone
organique) qui stabilisent les mousses lors d'une attaque sulfurique, colorent
l'acide, peuvent altérer la filtrabilité du gypse et interdisent l'attaque ni-
trique [6], [15].
L'impureté principale est la silice libre sous forme de quartz, qui ne con-
somme pas d'acide sulfurique et de calcédoine qui peut jouer le rôle de silice
réactive et dont la finesse pourrait entraîner une mauvaise filtrabilitë du
gypse.
Par rapport aux teneurs en P2O5» les teneurs en ferai sont marginales
(feral/P205 : 0,088 à 0,093 dans les produits H.G.) ou excessives (feral/^Os :
0,131 dans le produit A) pour la fabrication d'acide de voie humide, la teneur
en MgO du produit A est acceptable (0,37 %), elle est trop élevée (1,10 à 1,16 ï
dans les préconcentrés H.G. Les teneurs en alcalins liés aux minéraux argileux
(illite) et à des sulfates (?) sont également marginales : 0,39 à 0,98 % pour
la fabrication d'acide de voie humide.
La présence de dolomite, cal ci te et gypse comme endogangue peut rendre
compte des rapports CaO/^Os relativement élevés de 1,45 à 1,51, il est â noter
toutefois que le gypse ne consomme pas d'acide sulfurique, les rapports CaO/
P20c corrigés par l'équivalent en CaO de SO3 [7] s'avèrent convenables : 1,403
et 1,404 pour les préconcentrés H.G., 1,429 pour le préconcentré A ; les con-
sommations d'acide lors d'une attaque sulfurique seraient probablement dans la
157

moyenne des consommations enregistrées sur des concentrés importés, utilisés


dans les usines françaises.

H2SO4 100 %
Concentrés P CaO/P 2 O 5 CaO/P 2 O 5 t par t P 2 O 5
2°5
traitée

Kola 39,50 1,351 1,351 2,40


Taîba 37,68 1,356 1,351 2,44 à 2,50
Togo 36,85 1,403 1,395 2,50 à 2,55
Bu Cra 36,60 1,418 1,410 2,50 à 2,55
Floride 72-73 33,12 1,457 1,441 2,65 à 2,70
Maroc 75 34,26 1,541 1,508 2,7 à 2,8
Maroc 70-72 33,05 1,572 1,546 2,85
Tunisie 30,23 1,618 1,539 2,85 à 2,9

" CaO/P2°5 •" rapport corrigé par la teneur en SO2 des concentrés.

Toutefois, l'utilisation de ces préconcentrés pour la production d'acide


de voie humide par attaque sulfurique n'apparaît pas intéressante, elle exige-
rait une calcination préalable en vue de brûler les matières organiques, elle
conduirait très probablement à des difficultés inacceptables :
- de filtration du gypse, dues à la finesse de la silice, à la
présence de teneurs élevées en ferai et MgO
- de maintenance des équipements, de clarification et de con-
centration entraînées par une viscosité élevée d'un acide
chargé en impuretés métalliques (Fe203 - AI2O3 - MgO - alca-
lins), par des boues et post-précipités, des entartrages des
réacteurs et évaporateurs qui peuvent être la conséquence de
teneurs élevées en MgO-feral et alcalins jointes à la présen-
ce du fluor [6]
- de mise en oeuvre de l'acide lors de la fabrication d'engrais
phosphatés, diminution de la teneur en phosphate soluble eau
dans les superphosphates et les phosphates d'ammonium, con-
sistance défavorable et conditionnement délicat des super-
phosphates. Par ailleurs, la calcination inévitable du précon-
centré se traduirait par une diminution de la réactivité du
phosphate et la nécessité de broyer finement le phosphate
calciné pour en améliorer sa réactivité. L'aptitude de ces
préconcentrés à l'utilisation comme matière première dans les
filières usuelles de fabrication d'acide phosphorique de voie
158

humide et d'engrais phosphatés n'a pas été déterminée de


façon plus précise du fait de la présence de teneurs éle-
vées en impuretés, carbone organique, ferai et/ou MgO, com-
parativement à des teneurs plutôt faibles en P2O5. Cette
utilisation pourrait toutefois être envisagée sous forme
d'un mélange de préconcentrés calcinés et de concentrés ri-
ches, d'importation, servant de diluant des impuretés.
La production de superphosphate simple par acidulation sulfurique direc-
te des préconcentrés ne peut être envisagée du fait des risques de réduction
de H2SO4 avec dégagement de SO2 ou même H2S, ce qui entraînerait une consom-
mation trop importante d'acide. Après calcination, la conversion en super sim-
ple pourrait permettre une valorisation locale des préconcentrés, toutefois,
du fait d'une proportion importante de ballast siliceux, le titre en P2O5 du
super serait bas, les teneurs margina es en impuretés feraleuses entraîneront
une diminution du P2O5 soluble eau et pourraient induire des difficultés de
conditionnement du produit pendant la fabrication.
1.3. PRODUCTION DE PHOSPHORE ET D'ACIDE PHOSPHORIQUE DE VOIE THERMIQUE .
La production de phosphore élémentaire et d'acide phosphorique de voie
thermique serait possible, la nature essentiellement siliceuse, organique et
accessoirement silico-alumineuse de 1'endogangue,fournit la majorité de la
silice et une partie du carbone (si le minerai n'est pas calciné avant intro-
duction dans le four à phosphore) impliqués dans la réaction :
8SiO 15 C
CaF
3CaO, 2SÍ02, 2 6(CaO, SiO 2 ) h 6P H 15C0.
Pour la charge théorique :

P2O5 CaO
= 0,89 = 0,42 = 1,17
SiO P2O5 SiO
P2O5 = 28,6 % sans tenir compte du carbone, contre

P205 CaO
= 0,95 à 1,15 = 0,17 à 0,25 = 1,44 à 1,69
SiO2 P2O5 Si0 2

P2O5 = 25,6 à 28 % sur calciné, dans les préconcentrés.


Compte tenu des teneurs en MgO, Fe 2 0 3 et AI2O3, la composition de la
charge pourrait être aisément ajustée par ajout de silice et carbone.
Du fait de la granulan'té environ - 8 mm + 0,5 mm ou - 8 mm + 2 mm des
préconcentrés, trop fine pour l'alimentation d'un four à phosphore, il serait
nécessaire :
- de pulvériser le produit à environ 0,5 mm, de façon à ce
qu'il contienne 20 à 25 % de particules - 100 ym pour l'ag-
glomération
159

- de mélanger le phosphate broyé avec des liants et adjuvants


d'agglomération : poussières d'électro-fil tres recyclées,
bentonite, polyphosphate de Na
- de bouletter le mélange de phosphate en présence d'eau :
15 à 20 % sur assiette granulatrice ou 5-6 % sur presse à
cylindres
- de fritter les agglomérés sur four à grille mobile ou four
rotatif à 1 000- 1 100° C, afin d'obtenir une résistance mé-
canique acceptable en vue de l'introduction dans le four à
phosphore [19] [21] [6].
Les matières organiques présentes dans les préconcentrés (environ 4 à 5 %
de carbone en moyenne) devraient fournir un apport thermique important lors du
frittage et permettre d'économiser le gaz combustible (C0) récupéré du four à
phosphore.
C'est la composition des préconcentrés calcinés qui doit être utilisée
pour le calcul de la charge.
Dans la pratique industrielle, il est vérifié qu'en moyenne :
. le rapport pondéral CaO/SiO2 de la charge des fours à phos-
phore est compris entre 1,177 et 1,25 (il semble possible
de descendre jusqu'à 1) [15] [20]
. les scories titrent 1,2 % P2O5 [20]
. les scories fixent environ 6,2 % du fer [20] de la charge
(fer provenant du minerai, du liant, de la silice, du coke)
[20]
. le ferrophosphore titre 20 à 24 % P [6] [15] [20]
. la consommation réelle de carbone est d'environ 2,5 % supé-
rieure à la consommation théorique évaluée par les quantités
stoéchiométriques [20] nécessaires à la réduction des éléments
réductibles à la température de fusion (1 450 - 1 500° C) :

P2O5 : 27,11 x 0,4225 = 11,4540 13,2420 kg de car-


Fe203 : 1,44ÎC x 0,2250 = 0 ,3240 bone pour 100 kg de
S03 : 2,44" X 0,6000 = 1,4640 phosphate fritte

sur la charge frittée CO2 et H20 + qui sont réductibles par le C sont éliminés,
il est possible également qu'une partie des sulfates puisse être décomposée
lors du frittage.
Le fer est réduit par C pour former le ferrophosphore en présence de P :
+ 3C •»• 2Fe + 3C0

8Fe + P4 + 4Fe 2 P (titre en P : 21,7 %)

!:
Composition moyenne des 3 préconcentrés du tableau n°1 , après calcination.
160

En négligeant les apports de SÍO2 " Fe2°3 - AI2O3 - CaO - MgO par la ben-
tonite utilisée comme liant du phosphate broyé, les impuretés de la silice et
les cendres du coke :
- l'ajout de silice (100 % SiOp) devrait être de 7,44 kg pour
100 ko de phosphate fritte, titrant 39,97 % CaO, 27,11 %
P 2 0 5 et 25,46 % Si0 2
- l'ajout de coke (100 % C) serait de 13,573 kg pour 100 kg de
phosphate
- la quantité de silico-aluminates dans les scories serait
d'environ 78,42 kg pour 100 kg de phosphate correspondant à
environ 79,463 kg de scories contenant 0,954 kg de P2O5
- la quantité de ferrophosphore serait d'environ 1,7251 kg
pour 100 kg de phosphate, sa teneur en P serait d'environ
21,7 %, soit 0,3743 kg de P ou 0,8574 kg de P 2 0 5
- la distribution du phosphore serait alors la suivante :
phosphore élémentaire récupérable 93,3
pertes en P dans les scories 3,5
pertes en P dans le ferrophosphore 3,2
En pratique, la récupération du P serait légèrement plus faible du fait
de la présence d'impuretés dans la silice (surtout Fe203 et AI9O3) de cendres
(Si02 - AI0O3 - Fe2Û3) dans le coke, de l'apport de bentonite (Si02 - Al2Û3 -
Fe2Û3 - CaO - MgO), des pertes dans les gaz (environ 1 % du P total).
Les récupérations du P varient entre 85 et 93 % (87,2 % dans 1'Idaho aux
U.S.A. - 90 % à Knapsack en R.F.A. - 92 % à Pierrefitte - Cofaz en France
[19] [20] [21]).
La valorisation des préconcentrés par voie électrothermique aboutissant
à la production de phosphore et d'acide phosphorique de voie thermique appa-
raît comme techniquement envisageable, c'est une conséquence de la nature
principalement siliceuse de 1'endogangue, la teneur acceptable en Fe203 (1,19
à 1,47 %) ne devrait entraîner que des pertes modérées en P dans le ferro-
phosphore.
Toutefois, certains facteurs semblent défavorables pour une telle utilisa-
tion :
a) - des teneurs P2Û5 élevées des préconcentrés gravimétriques : 23,3 à
25,2 % P2O5, ne sont obtenues que pour des récupérations faibles (49,4
à 58,9 %) du phosphate. Des récupérations économiquement intéressantes
du phosphate dans ces préconcentrés (65 à 77 %), impliquent des teneurs
en P 2 0 5 modérées (20,1 à 21,5 % P2O5 pour D p = 2,725 et 2,75, E p = 0,06
à partir des fractions + 0,5 m m ) .
Les teneurs correspondantes sur produit fritte seraient comprises entre
22 et 23,7 % P2O5. La diminution de la teneur P2Û5 étant compensée principa-
lement par l'augmentation de la teneur en Si0 2 , le rapport CaO/SiO2 diminue-
ra avec la teneur P 2 05. S'il apparaît possible de diminuer ce rapport dans la
charge du four jusqu'à des valeurs proches de 1 p a viscosité des scories
devrait être alors élevée, la température de fusion devrait être également
augmentée), la teneur minimale en P2O5 des préconcentrés calcinés est de 23
161

à 23,5 % P2O5 correspondant à une teneur en silice de l'ordre de 32 à 33 %.


Pour des préconcentrés présentant des teneurs PQOC de 22 à 23 % sur cal-
ciné, il serait nécessaire de relever le rapport CaO/SiC^ par ajout de CaCÛ3
broyé dans le mélange pour agglomération, l'ajout de craie phosphatée titrant
8 à 10 % P2O5 serait envisageable.
L'utilisation de préconcentrés à faible teneur (< 23 % P2O5) sur fritte
entraînerait une formation excessive de scories génératrices de pertes ther-
miques élevées (pour une charge titrant 23 à 24 % P2O5, la consommation ther-
mique est répartie de la façon suivante :
. 10 % de pertes
. 30 % dans les scories
. 60 % pour la réduction et la vola-
tilisation du phosphore [21] .
Il serait possible de doper le mélange d'agglomération par du phosphate
riche importé, afin d'augmenter la teneur du fritte de 1 à 2 % P2O5 (fritte
passant de 22 à 24 % P2O5) et diminuer ainsi la production de scories. Cette
pratique d'ajout de 5 à 10 % de concentré riche (30 % P2O5) permettrait par
ailleurs de compenser les diminutions de teneur P2O5 et de rapport CaO/SiO2,
induites par l'ajout de bentonite (2 à 5 %) avant agglomération.
b) - la nécessité de concasser les minerais à environ 8 mm, imposerait un broya-
ge fin des préconcentrés durs et abrasifs + 0,5 - 8 mm, la pelletisation
avec ajout de bentonite et de polyphosphate et l'agglomération par frit-
tage sur grille à environ 1 100° C
c) - la production d'acide de voie thermique est en recul en Europe du fait
d'une consommation élevée d'énerqie (moyenne 4 600 kWh/t P2O5 à" l'alimen-
tation, soit environ 11,7 MWh/t de P produit [21] [20]).
Dans un futur proche, l'acide de voie thermique sera supplanté dans ses
principales applications (alimentaires et produits chimiques) par des acides
de voie humide purifiés par des extractants liquides.

1.4. UTILISATION COMME PHOSPHATE BROYE POUR AMENDEMENT DIRECT .


L'utilisation comme amendement direct sous forme de phosphate naturel
pulvérisé à environ 50 um n'est pas intéressante, car les solubilités du phos-
phate dans les réactifs conventionnels, donnant une évaluation des possibili-
tés d'assimilation du phosphore par les végétaux, sont très faibles et très
inférieures à celles de phosphates naturels tendres commercialisés.
162

Préconcentré Phosphate
Haute-Garonne, RENO,
à 50 ym à 50 ym

Solubilité du P2O5 dans l'acide


citrique à 2 % (norme AFNOR
NFU 42-212 de août 1969) % 11,8 37,1
Solubilité du P2O5 dans le ci-
trate d'ammonium neutre (pro-
cédure A.O.A.C.) % 6,5 13,5
Solubilité du P0O5 dans l'acide
formique à 2 % (norme AFNOR
NFU 42-202 de mars 1974) % 11,2 " 80,1

Les faibles solubilités du phosphate ont probablement pour origine le


faible taux de substitution de 1'apatite par les groupements CO? ou SO4, les
diagrammes de diffraction X indiquent que les dimensions de maille sont pro-
ches de celles d'une fluorapatite.

1.5. PRODUCTION DE THERMOPHOSPHATES ET DE PHOSPHATES DEFLUORES PAR VOIE THERMIQUE .


La présence de matière carbonée en relative abondance : 4,3 à 6,3 % de
carbone,est favorable à une valorisation des préconcentrés par voie thermique
aboutissant à l'élaboration de thermophosphates dans lesquels le phosphore
est soluble dans l'acide citrique, les citrates d'ammonium neutre ou alcalin
et est assimilable par les plantes en terrains de pH acide à neutre.
Cette voie de valorisation est apparue comme la plus intéressante, comp-
te tenu de la diversité et des teneurs élevées des impuretés : Fe2Û3 - AI2O3 -
MgO - carbone - alcalins et silice. D'autre part, la présence de silice fine-
ment disséminée comme endogangue sous une forme réactive (calcédoine) est fa-
vorable pour une conversion en silico-phosphate calco-alcalin, impliquant la
combinaison d'une partie de la chaux du phosphate avec de la silice, par réac-
tion en phase solide à haute température.
La matière carbonée constitue un apport calorifique important de l'ordre
de 250 à 375 thermies par tonne de phosphate, les analyses thermiques A.T.G.
et A.T.D. des préconcentrés H.G. n° 1 et A sont présentées aux figures n° 1 et
2 ci-après (atmosphère normale, 600° C/h).
Elles mettent en évidence un important phénomène exothermique entre envi-
ron 420 et 620° C (maximum à 547° C pour H.G. et 555° C pour A) accompagné
d'une perte de masse (5,59 % H.G. et 3,24 % A ) , qui est lié à la combustion
des matières carbonées. Sur l'échantillon A, un premier phénomène exothermique
avec un maximum à 455° C traduit la combustion d'une partie moins évoluée de
la matière organique et correspond à une perte de masse de 1,18 %.
La présence de carbonates en faible proportion est décelable par un phé-
nomène endothermique de décarbonatation à 700-712° C de faible amplitude, cor-
respondant à des pertes en CO2 de 0,94 % (H.G.) et 1,55 % (A).

solubilité formique du préconcentré (A) : 10,85 %


i Figure n° H : A . T . D . et
/ A.[T.G. du jpréconcejntré

IS.
rto
165

La forte proportion de silice, jointe à la présence de matières carbonées


(4 à 6 % de carbone) fournissant un apport intéressant d'énergie thermique,
est favorable à l'élaboration d'un phosphate défluoré par frittage à haute
température (1 350 à 1 450°C) en atmosphère contenant de la vapeur d'eau.
Les réactions suivantes rendent compte de la défluoration de la fluora-
patite :
, CaF2 + 2 ^ 0 + 3nCa3(P04)2 Ca(0H) 2 + 2nHF

3nCa 3 (P0 4 ) 2 Ca(0H) 2 + mSiO 2 -»• lOnCaO 3nP 2 0s. m SiO 2 + H 2 0


le refroidissement rapide du clinker obtenu conserve la forme a de la solution
solide de silicophosphate de Ca, soluble dans le citrate d'ammonium. Le clin-
ker broyé est utilisable comme amendement phosphaté et comme composant phos-
phaté défluoré pour l'alimentation animale si F/P2O5 < 0,01.

L'addition d'acide phosphorique permet d'augmenter la teneur en P2Û5 du


produit final, de lier les particules du minerai cru broyé avant son introduc-
tion dans le four, et de diminuer la température de défluoration en présence
d'eau (1 200-1 250° C en place de 1 350-1 450° C ) . Le traitement peut être
effectué en four rotatif ou en four à lit fluidisé.
Les réactions suivantes sont à la base du procédé avec ajout de H3PO4 :
Ca l o (PO 4 ) 6 F 2 + 14H 3 P0 4 + 10H20 •*• lOCa (H 2 P0 4 ) 2 . H 2 0 + 2HF
lors du chauffage, le phosphate monocalcique donne naissance à des polyphos-
phates [Ca(PO3)2]4 par deshydratation, ces derniers réagissent avec la fluo-
rapatite entre environ 400° C et 1 000° C :

Ca l o (PO 4 ) 6 F 2 + [Ca(P0 3 ) 2 ] 4 + H 2 0 + 7Ca 2 P 2 0 7 + 2HF


au-dessus de 1 000°C, le reste de la fluorapatite réagit avec le pyrophospha-
te [23] :

Caio(PO 4 ) 6 F2 + Ca 2 P 2 Û7 + H 2 0 •*• 4Ca 3 (P0 4 ) 2 + 2HF.


En présence de silice, le produit final est probablement composé de si-
licophosphate de calcium (solution solide de phosphate tri cal ci que et de sili-
cate dicalcique 2[P 2 Û5, 3CaO] . 5[Si0 2 2CaO] ) et de pyrophosphate, pour
obtenir une solubilité satisfaisante de P2O5 dans le citrate, il est néces-
saire que la solution solide et le pyrophosphate soient sous forme a (ß
Ca 2 P 2 Û7 est insoluble citrate).
Par addition de Na 2 0, la température de transition ß -> a de la solution
solide est abaissée (au-dessous de 1 250° C) ce qui aboutit en genérala une
meilleure solubilité du P2O5 dans le citrate, si le clinker est refroidi rapi-
dement [23].
Les préconcentrës A ou H.G. titrant de 20,1 à 21,5 % P2O5, 32 à 33 %
SÍO2 pourraient être probablement traités avec succès selon ce procédé qui a
été utilisé après la seconde guerre mondiale aux U.S.A. par la Coronet Phos-
phate Company, l'addition de H3P0 4 n'était pas utilisée et le mélange cru
titrait 42 à 45 % de silice, le produit final contenait de 20,5 à 21 % P20s
166

(dont 90 % solubles dans le citrate neutre) avec un rapport F/P2O5 d'environ


0,01 [15]. La température maximale de la charge étant comprise entre 1 450 et
1 550° C, les besoins énergétiques devraient être élevés. Dans le cas des pré-
concentrés A ou H.G. à basse teneur P2O5, l'addition de H3PO4 permettrait pro-
bablement d'abaisser la consommation thermique tout en fournissant un produit
enrichi en P2O5
167

c- 2. ETUDE DE LA SYNTHESE DE PHOSPHATES SODO-


CALCIQUES PAR FRITTAGE ALCALIN .

Le P2O5 engagé dans la fluorapatite est peu utilisable par les végétaux, sa
conversion en silico-phosphate calco-sodique entraîne sa solubilisation dans l'aci-
de citrique, le citrate d'ammonium alcalin et son assimilabilité. Cette conversion
est obtenue par frittage à haute température (950 à 1 100° C) des préconcentrés en
présence de carbonate de sodium, elle aboutit à un engrais phosphaté simple, direc-
tement applicable sous forme pulvérisée ou granulée.

Ce procédé est décrit dans plusieurs publications et brevets, il conduit à


l'obtention d'un produit officiellement dénommé phosphate désagrégé et qui doit ti-
trer plus de 25 % de P2O5 soluble dans le citrate d'ammonium, selon les normes de
la C.E.E. [18].

Le plus grand producteur européen KALI-CHEMIE le commercialise en R.F.A. sous


le nom de marque de phosphate Rhénania produit à partir d'un mélange de 100 parties
de minerai de Floride titrant 32 à 33 % P2O5 - 30 parties de Na2CÛ3 et 10 parties
de sable siliceux, porté à une température de 1 200- 1 250° C [21].

2.1. BASES DE L'ELABORATION .


Les réactions intervenant dans le procédé peuvent être schématisées com-
me suit :
+ 2SÍO2 + H20 •+

6Ca NaP04 + 2Ca2 Si04 + 3C02 + 2HF

Ca 10 (P0 4 ) 6 F 2 + 4Na2 C0 3 + 2Si02 -*• 6Ca NaP04 + 2Ca2 Si04 + 4C02 + 2NaF.

L'excès de CaO présent initialement sous forme de CaC03 se combine à la


silice sous forme de 2CaO Si02

2CaC03 + Si02 -*• Ca2Si04 + 2C02

Le départ du fluor débute ä environ 800° C, il entraîne la destruction


du réseau de l'apatite et 1'assimilabilité du phosphate qui est inclus dans
un réseau cristallin du type a Ca3(P0 4 ) 2 (soluble dans le citrate d'ammonium),
c'est-à-dire sous la forme a Ca NaP04 isomorphe du silicate dicalcique. Il est
probable que le phosphate se trouve alors sous forme d'une solution solide de
2CaO. Na20. P 2 0 5 (Ca NaP04) et de 2Ca0 Si02 [22].

Le composé a Ca NaP04 , stable à température élevée, est soluble dans le


citrate d'ammonium alcalin de Petermann ; si la vitesse de refroidissement est
lente, c'est la forme ß insoluble citrate qui apparaît [16], la solubilité du
phosphate dans le produit fritte est donc susceptible d'être affectée par la
vitesse de refroidissement, une vitesse de refroidissement élevée favorise les
propriétés fertilisantes du produit fritte.
168

Les cristaux de la solution solide de a Ca NaPÛ4 et ca2SiC>4 sont impré-


gnés par une phase liquide à haute température qui est probablement un mélan-
ge eutectique de fluorures, phosphates et silicates [22].
Il est à noter par ailleurs que la silice peut séquestrer une partie du
sodium par formation de silicates de Na-Ca de composition approximative Na¿
SÍ2O5 - Ca2 SÍO4, ces silicates seraient à l'origine [22] du collage de la
masse à haute température ( > 1 000° C ) .
Ce composé met en évidence que les quantités d'alcalins devront être su-
périeures aux quantités correspondant à la stoéchiométrie des composés alca-
lins du phosphore et du fluor, et que l'excès de silice entraînera une consom-
mation supplémentaire d'alcalins.
Le comportement du fluor n'a pas été clairement établi, son expulsion du
réseau de 1'apatite conduit à la formation de NaF qui peut lui-même engendrer,
par interaction avec P2O5 et Na20, des composés cristallins du type A2 XO4
dans lesquels F remplace partiellement 0 : Na2 PO3F (P2O5 - Na2Û 2NaF) [16].
Il est possible, par ailleurs, que NaF se combine à des silicates [22]. Dans
le produit final, la quasi totalité du F est récupérée (voir analyse du clin-
ker Rhénania p.175 ) seule une partie du F (sous forme NaF) est soluble dans
l'eau, ce qui confirme la combinaison de NaF avec P2O5 et/ou SÍO2 [22].

2.2. CONDITIONS OPERATOIRES .


Les essais de grillage alcalin ont été effectués avec le préconcentré
H.G. n° 1, titrant 25,40 % P2O5 et 22 % SÍO2 et dont la composition est rap-
pelée au tableau ci-après.
169

0/ Nbre de moles
h
pour 1 000 g

P205 25,40 1,79


F 2,16 1,14
co 2 3,06 0,10
2,13 0,27
SiO 2 22,00 3,67
A1 2 O 3 0,89 0,09
Fe 2 0 3 1,47 0,10
Na2O 0,62 0,10
K20 0,36 0,04
CaO 37,15 6,63
MgO 1,16 0,29
TiO 2 0,064 -
H 2 O" 0,73 -
H2O+ 0,77 -
C organique ("Leco") 4,27 -
cr 0,21 0,06
MnO 0,04 -
S des sulfures < 0,02 -
FeO absences -
Perte au feu 9,37 —

Le rapport pondéral P205/Si02 est particulièrement faible : 1,155 par rap-


port aux clinkers Rhénania où ce rapport est largement supérieur à 2 (environ
3,4). Les variables opératoires ont été l'addition de carbonate de sodium, la
température et la pression partielle de la vapeur d'eau dans les gaz en contact
avec le matériau. Les résultats ont été contrôlés par la solubilité du phospha-
te dans une solution d'acide citrique et dans une solution de citrate d'ammo-
nium alcalin.
Après broyage à moins de 160 microns, le phosphate est mélangé à la dose
choisie de carbonate de sodium, puis bouleté sur plateau granulateur par charge
de 500 g ; les boulettes sont ensuite séchées à 110° C avant enfournement. Ce
mode de préparation des produits a été choisi pour des raisons pratiques, après
un certain nombre d'essais au cours desquels le produit était enfourné sous
forme de poudre.
Par ailleurs, la préparation en boulettes de 6 à 10 mm du matériau fine-
ment broyé, favorise les contacts interparticulaires entre les constituants :
apatite, carbonate, silice, tout en maintenant une porosité suffisante de la
masse nécessaire à l'évacuation du C0 2 dégagé par la réaction. Il s'ensuit que
170

la réaction de formation du phosphate calco-sodique est accélérée par le con-


ditionnement en boulettes par rapport à une poudre non agglomérée [22], les
températures maximales de grillage des boulettes peuvent être diminuées d'en-
viron 200° C par rapport à une poudre, pour un taux de réaction constant dé-
terminé par la solubilité citrate du produit ou par le taux de décarbonata-
tion de la masse. L'utilisation des boulettes permet de diminuer les collages
de matière lors de la cuisson.
Le frittage a eu lieu dans un four horizontal tubulaire,sous balayage
continu et connu, d'azote et éventuellement de vapeur d'eau provenant d'un
bouilleur.
La durée de réaction isotherme a été fixée à 150 minutes sur la base
d'essais préliminaires, la durée de montée à 1 000° C du four est de 90 min.
Pour des raisons pratiques de manipulation, les produits n'ont pu être défour-
nés qu'après plusieurs heures de refroidissement (sous balayage constant
d'azote néanmoins), ce qui n'a pas permis de déterminer l'influence de la vi-
tesse de refroidissement sur le taux de solubilisation du phosphate dans le
citrate. Il est donc probable que les résultats obtenus puissent être amélio-
rés par un refroidissement plus rapide, s'opposant à l'inversion a •* ß du
phosphate calco-sodique.
Les tests de solubilisation ont été effectués suivant la norme NF U 42-
212 caractérisant les scories Thomas en ce qui concerne la solubilité dans
l'acide citrique à 2 % (avec une modification du type d'agitation et de sa
durée pour tenir compte de la présence possible de C03Na2 dans le produit et
également une modification de la granulométrie du produit attaqué) et suivant
la norme NF U 42-243 destinée à l'analyse des phosphates minéraux naturels et
engrais en ce qui concerne la solubilité dans une solution de citrate d'am-
monium alcalin (Joulie).
Ces tests ont été menés de façon à rendre comparables les produits obte-
nus au produit commercial "Rhénania", en ramenant la granulométrie des échan-
tillons traités à celle du produit Rhénania (surface spécifique Blaine
1 550 cm 2 /g).

2.3. RESULTATS OBTENUS .


La stoéchiométrie de la réaction
2Ca5 (PÛ4) 3 F + 2n CaO + (2 + n) SÍO2 + 4Na2C0 3 -• (2 + n) Ca 2 SÍO4
+ 3 (Na 2 0, 2Ca0, P 2 Os) + 4C0 2 + 2NaF
exige :
. un nombre de moles de silice égal à la somme de la moitié
du nombre de moles de calcium non lié au phosphate et des
deux tiers du nombre de moles de P2O5 ;
. un nombre de moles de carbonate de sodium égal à quatre
tiers du nombre de moles de P2O5.
Il est bien entendu que ces valeurs ne sont qu'approximatives, vu les
variations de composition que peut revêtir une fluorapatite par rapport à la
formule ci-dessus.
171
Les résultats de l'analyse minéralogique et de l'analyse chimique indi-
quent que la majeure partie de la silice est libre (quartz et calcédoine),
que le fluor et la majeure partie de la chaux sont liés au phosphate et qu'un
peu de calcium se trouve sous forme de gypse et dolomite.
Dans ces conditions, la teneur en silice du minerai paraît largement en
excès (ce qui a été confirmé par le résultat d'essais antérieurs non rappor-
té ici) et 2,4 moles de carbonate de sodium (254 g par kg) doivent être ajou-
tées au minerai.
2.3.1. Influence de 1 'addition de carbonate de sodium .

En fait, l'addition optimale de carbonate de sodium semble se situer


vers 30 % (voir tableau n° 2) tant en présence qu'en absence de vapeur d'eau,
ce qui correspond à 118 % de la stoéchiométrie pour un fluorapatite de for-
mule Ca5 (PÛ4)3 F.

Addition de Température de grillage


carbonate de
sodium 900° C 950° C 975° C 1 000° C 1 050° C
% du minerai
20 % 33,1 % 33,4 % - 43,1 % -

25 % 50,5 % 56 % - 55,9 % -

27 % - 64,3 % 67,9 % 79,9 % 79 %

30 % - 78,5 % 82 % 92,3 % 91,7 %

33 % 80,7 % 89,1 % 89,6 87 % -

Tableau n° 2 : Influence du pourcentage d'addition de carbonate de sodium


sur le taux de solubilité du phosphate dans l'acide citrique.

Autres conditions opératoires .


- minerai bouleté
- présence de vapeur d'eau (pression partielle 210 mm Hg).

2.3.2. Influence de la température .

La température optimale se situe vers 1 000° C (voir tableau n° 3 et


figure n° 3) ; à des températures supérieures, la chute de solubilité est
très brusque, en liaison apparente avec la fusion du produit. La température
optimale est donc bien inférieure à la température de travail de Kali-Chemie.
2.3.3. Influence de la vapeur d'eau .

Sur le tableau n° 3 sont comparés les taux de solubilisation obtenus


sous atmosphère anhydre, en présence d'une pression partielle de 75 mm Hg
(correspondant aux fumées de combustion d'un fuel) et d'une pression partiel-
le de 210 mm Hg (voir également figure n° 3 ) . L'optimum correspond à 210 mm
Hg, mais il est évident que la zone 75 mm Hg - 210 mm Hg devrait être pros-
pectée.
172

Taux de solubilité citrique % Taux de solubilité citrate


Température alcalin Joui ie %
de grillage
°C :
PH20 : 0 PH 2 O PH2O : PH20 : 0 PH20 : PH20 :
75 mm Hg 210 mm Hg 75 mm Hg 210 mm Hg

700 - 23,7 35,3 - 25,35 33,3


800 - 55 56,8 - 57,2 57,2
900 - 67,5 65,7 - 66,3 61,4
950 - 75,6 82,5 - 76,3 79,0
1 000 47,0 83,8 90,2 - 75,5 81,8
1 050 44,0 71,3 81,3 - 68,4 76,8

Tableau n° 3 : Influence de la pression partielle de vapeur d'eau sur les


taux de solubilisation .

Conditions communes des essais :

- minerai bouleté
- courant d'azote de 65 1/h
- addition de 30 % de
2.3.4. Remarques et conclusions sur les essais .

Les conditions optimales semblent être les suivantes :


- addition de 30 % de 003^2
- température de 1 000° C
- pression partielle de vapeur d'eau
de 210 mm Hg.
Il faut noter que ces conditions apparaissent pointues : une faible varia-
tion du pourcentage de carbonate ou de la température entraîne une importante
chute du taux d'extraction.
Par ailleurs, et sans doute en liaison avec ce caractère pointu du réglage,
la reproductibilité des essais est mauvaise : des essais faits dans les mêmes
conditions, mais à quelques semaines d'intervalle, donnent des résultats écar-
tés (comparer les résultats citriques 1 000° C et 1 050° C sous une pression
partielle de 210 mm Hg de vapeur d'eau des tableaux n° 3 et n° 4 ) .
Des essais de solubilisation dans de l'eau ont également été effectués ;
les taux restent inférieurs à 1 %.
Un examen par diffraction de rayons X sur le produit fritte a mis en évi-
dence la présence de phosphate calco-sodique et d'un silicate mono ou dicalci-
que.
173

Dans le tableau n° 4 sont comparés les résultats de sol utilisation ob-


tenus avec les meilleures conditions de grillage sur les minerais de Haute-
Garonne et sur des produits marchands Rhénania et les scories Thomas.

Surface Taux de Teneur en phosphate


spéci-
P2°5 solubilisation soluble
fique total
cm2 /g % Citrique Citrate Citrioue Citrate
% % % %

Minerai Haute-Garonne 1 600 23,6 90,1 81,8 21,3 19,3


Phosphate désagrégé
"Rhénania" 1 550 29,0 91,4 87,4 26,5 25,3
Scories Thomas 1 850 ' 15,0 86,3 27,1 13,5 4,2

Tableau n c 4

II faut noter que la norme utilisée dans la détermination du taux de


phosphate soluble dans le citrate d'ammonium correspond au réactif de Joulie
(pH : 10,6) alors que les normes européennes actuelles définissant le phos-
phate désagrégé, utilisent le réactif de Petermann, dont la basicité plus
faible (pH : 9,6) correspond à une solubilisation supérieure du phosphate.
-rrttiUlfc — ^3 - - m u t t
15
175

Une comparaison des caractéristiques granulométriques et de solubilité


du phosphore dans l'acide citrique à 2 % et dans le citrate d'ammonium alca-
lin de Joulie a été établie entre le meilleur produit élaboré par grillage
alcalin du préconcentré H.G. et deux engrais phosphatés commercialisés hypo-
solubles :
- échantillon de scories Thomas (S.N.S.T.)
- échantillon de phosphate "Rhénania" de KALI-CHEMIE dont
la composition chimique partielle est présentée au tableau
ci-après :

Phosphate
"Rhénania"
mai 1977
%
P205 29,04
Na20 18,00
F 4,55
CaO 39,15
Fe 2 O 3 0,36
AI2O3 0,74
SiO 2 8,55
rapport molaire Na 1,4196
V
rapport pondéral
P 2 O 5 /SiO 2 3,40

Les résultats de cette comparaison sont présentés aux tableaux nc 5 à


7 et figures n° 4 à 6.
176

Refus cumulés %

Maille en ym
Phosphate Scorie Thomas Phosphate H.G.
Rhénania après grillage "

+ 250 1 13,6 7,9


+ 200 2 16,8 14,7
+ 160 4 21,2 24,4
+ 125 7,7 25,7 32,6
+ 100 13,8 32,2 40,8
+ 80 20,1 38,7 46,8
+ 63 25,2 42,6 50,0
+ 40 39,1 52,0 55,7
+ 20 61,4 67,6 65,0
SB 2
1550 cm /g 1850 cm 2 /g 1601 cm2/g

)00° C - 30 % Na O -• pH 0 = 210 mm Hg
" Conditions : IL

Tableau n° 5 : Analyse granulometrique par tamisage humide et finesse


Blaine des produits soumis aux lixiviations (acide
citrique 2 % - citrate alcalin de joulie) .

Citrique % Citrate %

Haute-Garonne " 92,3/88,1 81,8


Rhénania 91,4 87,4
Scories Thomas 86,3 27,1

" 1000°C - 30 % Na2CO - pH 0 = 210 mg Hg

Tableau n° 6 : Solubilité du phosphore.


Figure n° 4 : A N A L Y 5 E G R A N U L O M E T P J Q U E fraction - 20 vm du phosphate Rhénania
ECHANTILLON /?/7¿TA / '/í A ' ' fi . DATE
Drnsilp .• q ce ! IQUIDt l)onsil<; <| ce Viscosité cps OPERATEUR

Pi<;p(iinlion TEMPERATURE : "C

_ . _TAUX _tfJ>3
I \J\ I » — • • * • • - • * - • • - »-"
mo

90 - -•

100 RO 60 50 40 30 10 8 6 5 * 3 2 I 0,H 0.6 0.5 0,4 0.3 0.2 0.1

DIAMETRE DE SP1IERE EQUIVALENTE EN MICRONS

COULTRONICS FRANCE S.A


I ..,,,,,. I., <li • <"ilr

I -I I I . . . . . . . . t . .,
Figure n AIMULO,.^'. .<iC Je fractiOn - 20 um des scories fHOMAS
ECHANTILLON S Cû ft* I £ I OAIt

Densité J * , _ 3 3 _ g.'cc LIQUIDE. cc Viicosiie Ol'bKATbUk

Préparation 1EMPERATURE

1AUX

100 ~-~

oo

100 60 60 50 40 30 ?0
111!
10 8 6 i 4 J 2 I O.l
0,6 0,5 0,4 0,J
O.I

DIAMETRE Dt bl'MLKt EQUIVALENTE EN MICRONS

COULTRONICS FRANCE S.A


Divilion IttdtfilriitH«

14, l u eE lug« n die

9558O - MARGENCY
Figure n°6 C.;,..,O .O...:Ï ; O O . fraction - 20 pm du thermophosphate H . G .
ECHANTILLON H G <i ty ') IJAIL-

Densilé_'ó, C Í g ce LIQUIDE ÜI'LKAILUK

Préparation TtMHLkAIUUE "C


o

100

Q
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100 B0 60 50 40 30 I I 0,í) 0.6 U,5 0,4 0.J 0.2 O.I

DIAMETRE DE SPHERE EOUIVAltNTL EN MlCkONS

COULTRONICS FRANCE S.A


14, fue t. Lvcjetidie
180

Refus cumulés %

Diamètres en vm Phosphate Phosphate H.G.


Scorie Thomas après
Rhénania grillage

+ 250 1 13,6 7,9


+ 200 2 16,8 14,7
+ 160 4 21,2 24,4
+ 125 7,7 25,7 32,6
+ 100 13,8 32,2 40,8
+ 80 20,1 38,7 46,8
+ 63 25,2 42,6 50,0
+ 40 39,1 52,0 55,7
D.S.E. + 20 62,9 71,5 67,1
15 66,8 76 72,3
10 72,9 84,5 80
5 81,4 93 89,5
2 88,8 97,8 96,5
1 92,7 99 99
0 100,0 100 100

Tableau n° 7 : Analyse granulométrique complète par tamisage


humide et sédimentation (Sédigraph 5000 D) des
produits soumis aux lixiviations .
181

2.4. INTERET AGRONOMIQUE DES SILICO-PHOSPHATES SODO-CALCIQUES .


Les principaux composants des engrais phosphatés peuvent être schéma-
tiquement subdivisés en catégories correspondant chacune à une solubilité du
P2O5 dans un réactif conventionnel qui est sensé rendre compte de 1'assimi-
labilité [12] du phosphore par les végétaux pour des conditions d'emploi dé-
terminées, fonction de la nature et du pH du terrain, de la présence de ma-
tières organiques, des réserves en phosphore utilisables du sol, du type de
culture, du climat, du conditionnement (dimension des particules pour les
engrais solides, dimension des gouttelettes pour les engrais liquides pulvé-
risés) et du mode d'épandage [8] :
1) P2O5 soluble dans l'eau neutre :

Superphosphates simple et enrichi, superphosphate triple, orthophos-


phates de sodium, potassium et ammonium, polyphosphates d'ammonium.
2) P2O5 soluble dans le citrate d'ammonium neutre A.O.A.C. (Association of
Official Agricultural Chemists) :

Cette classe comporte deux types de produits :


a) produits partiellement solubles dans l'eau ou donnant, après
hydrolyse, un produit soluble dans l'eau : polyphosphate de
calcium, potassium, métaphosphates, pyrophosphates ;
b) produits insolubles dans l'eau (phosphates hyposolubles) ;
phosphate dicalcique anhydre ou hydraté, phosphate tricalci-
que a, phosphates naturels défluorés obtenus par frittage ou
fusion,phosphates de calcium-magnésium obtenus par fusion,
phosphates naturels "tendres" pulvérisés pour application di-
recte, scories basiques de déphosphoration des fontes en con-
vertisseur Thomas, silico-phosphates sodo-calciques obtenus
par frittage (phosphates Rhénania), phosphates alumino-cal ci -
ques calcinés.
3) Mélanges de P2O5 soluble eau et P2O5 soluble citrate :

Cette classe de solubilité comprend les nitro-phosphates, les super-


phosphates ammoniês, les polyphosphates de calcium partiellement hydrolyses.
4) P2O5 insoluble dans le citrate d'ammonium :

Phosphates naturels "durs", notamment les apatites d'origine ignée,


les phosphates de fer et d'alumine, certaines apatites précipitées et cer-
tains pyrophosphates.
Seuls, les produits des catégories 1 à 3 présentent une valeur fertili-
sante à court et moyen terme. Dans la catégorie 2b, il existe de grandes va-
riations dans le contenu en P2O5 soluble dans le citrate neutre, qui peuvent
rendre compte, pour des conditions spécifiées de mise en oeuvre, fonction du
terrain, du climat et du type de culture, des différences de pouvoir ferti-
lisant.
Pour les utilisations en sol acide, la solubilité de P2O5 dans des aci-
des faibles : tels les acides citrique, formique, lactique à 2 %, peut
rendre compte de l'efficacité fertilisante observée, pour certaines cultures,
au laboratoire, en pots ou au champ. C'est le cas pour les phosphates naturels
182

tendres, finement broyés : phosphates de Tunisie, craies phosphatées de


Picardie, phosphates de Caroline du Nord et des scories Thomas ; pour ces der-
niers, les proportions de P2O5 soluble dans les principaux réactifs utilisés
pour les tests d'assimilabilité, décroissent dans l'ordre suivant : acide
formique, acide citrique, citrate d'ammonium neutre, citrate d'ammonium alca-
lin, eau ; la solubilité dans l'eau neutre est pratiquement nulle (< 2 %)
Pour les phosphates plus rapidement assimilables que les précédents dans
les sols calcaires (les phosphates naturels tendres sont inefficaces en sol
calcaire), la solubilité du P2O5 dans les citrates d'ammonium alcalins : ci-
trate de Petermann de pH environ 9,6 à 65 e C ou 20° C, et citrate de Joui ie de
pH environ 10,6 à 20° C, s'avère plus appropriée à la mise en évidence de
liaisons avec les résultats culturaux [9] obtenus dans des conditions bien dé-
finies de mise en oeuvre de l'engrais (sols ou échantillons de sol pauvres en
P). La solubilité dans le citrate alcalin constitue une base d'appréciation
de la valeur marchande et du contrôle de fabrication de certains phosphates
hyposolubles dont les possibilités d'utilisation sont plus étendues que celles
des phosphates naturels tendres et des scories de déphosphoration. En Europe,
il s'agit principalement :
. des phosphates dicalciques,
. des phosphates d'os,
. des phosphates alumino-calciques cal-
cinés (Phospal),
. des phosphates désagrégés du type Rhénania.
Ces phosphates ont une efficacité agronomique à moyen et long terme et
maintiennent la fertilité des sols.
L'épandage des engrais phosphatés solubles dans l'eau, à une date trop
éloignée de la période d'utilisation du phosphore par les plantes, entraîne,
notamment pour certains terrains, acides ou très calcaires,[9] un vieillis-
sement dans le sol, qui s'accompagne d'une diminution de la mobilité et de
l'activité du phosphore. Dans les terrains très acides, argileux et limoneux,
riches en hydroxydes de fer et d'alumine, les formes solubles du phosphore
sont susceptibles d'être énergiquement adsorbées sur les hydroxydes de fer et
d'alumine ou précipitées en phosphates de fer et surtout d'alumine [9, 13].
Ces formes évoluées du phosphore sont très lentement mobilisables et provo-
quent la diminution de la concentration en phosphore de la solution du sol.
Le relèvement du pH par apport de CaO active, joue un rôle protecteur pour le
phosphore soluble vis-à-vis des hydroxydes, et favorise le développement de
la flore bactérienne, ce qui limite le blocage du phosphore et augmente la
proportion de phosphore labile, facilement assimilable.
Dans les terrains calcaires de pH supérieur à 8, les formes solubles eau
du phosphore évoluent lentement vers des formes moins rapidement disponibles
(phosphate adsorbe sur la calcite, phosphate dicalcique) ou moins labiles
(phosphates octocalciques) qui sont néanmoins lentement assimilables, puis
vers des formes apatitiques qui se révèlent très lentement ou non utilisables
par les plantes [9, 13].
Les phosphates hyposolubles du type scories Thomas, Phospal, Rhénania,
dont le phosphore n'est libéré que lentement, sont moins sensibles au vieil-
lissement et sont aptes à une utilisation comme fumure de fonds, valable pour
maintenir la fertilité du sol sur des périodes de 2 à 4 ans [9] ou comme fu-
mure de redressement dans les sols pauvres en P2O5, en combinaison avec les
phosphates solubles eau, introduits comme fumure à action rapide, épandue à
183

une date proche de l'époque de mobilisation maximale du phosphore par les vé-
gétaux.
Le phosphate Rhénania ainsi que les scories Thomas et le Phospal trouvent
leurs débouchés principaux dans les fumures d'entretien d'automne ou d'hiver,
pour lesquels ils se révèlent efficaces en sols calcaire où le P2O5 des phos-
phates naturels tendres est inutilisable.
Le silico-phosphate sodo-calcique, comme tous les phosphates hyposolu-
bles présente une rapidité d'action modérée sur les cultures, par rapport aux
phosphates solubles eau, il n'est donc généralement pas recommandé pour les
fumures tardives de printemps. Cependant, il peut être utilisé en cette saison,
dans les sols acides, argileux, qui accélèrent la mobilisation du P2O5, dans
les sols riches en matières organiques et lorsque l'apport complémentaire à
l'épandage du phosphate soluble eau a pour principal objectif l'entretien des
réserves en phosphore [9].
En sol acide, la chaux, liée au phosphate et au silicate dicalcique,
isomorphe du phosphate sodo-calcique, est facilement libérée et doit donc être
considérée comme active (CaO du gypse des superphosphates simples n'est pas
active) [10], en vue de stimuler l'activité bactérienne et réduire le phospho-
re peu mobilisable, liée aux hydroxydes de fer et d'alumine. A la différence
des phosphates alumino-calciques calcinés, dont l'efficacité décroît en sols
très acides du fait de l'apport d'alumine et de fer, le silico-phosphate sodo-
calcique s'avère l'un des fertilisants les mieux adaptés à ces sols. Dans les
sols tropicaux très acides, la valeur agronomique du silico-phosphate sodo-
calcique est équivalente à celle de certains phosphates solubles comme les
superphosphates, elle peut s'avérer supérieure lorsque l'apport de chaux est
économiquement impossible, des essais comparatifs réalisés sur de tels sols
(Costa - Rica - Libéria - Congo - Zaïre - Ghana et Malawi) l'ont mis en évi-
dence [il].
En République Fédérale d'Allemagne, l'intérêt agronomique des phosphates
désagrégés est reconnue deDUis plusieurs dizaines d'années. Il est utilisé de
façon intensive - sur tout le territoire, pour des récoltes variées, dans des
sois très divers : argileux, acides, limons, terres calcaires - comme fumure
d'automne et de printemps [10]. Il conserve son efficacité dans une large gam-
me de pH du sol, en particulier en sol acide, grâce à ses teneurs en CaO et
Na20 actives. Les liaisons complexes du phosphore avec la chaux, la soude et
la silice, exercent une action protectrice [10, 11] sur le P2O5 en sol acide
ou alcalin calcaire, elles retardent ou préviennent son blocage. Le P2O5 res-
te longtemps disponible dans le sol, l'efficacité du phosphate désagrégé, as-
sez largement indépendante de la réaction du sol [10], est bonne à long terme,
à court terme elle est supérieure à celle des scories Thomas, notamment en sol
calcaire.
Le sodium présent dans le phosphate Rhénania améliore la qualité et le
rendement de certaines cultures : fourrage et betteraves par exemple (la syn-
thèse des sucres est favorisée par la présence de sodium) ; le magnésium et le
sodium améliorent le rendement en viande des prairies d'élevage [10].
De nombreux oligoéléments (Zn - Cu - Mn - V) du phosphate brut sont dis-
ponibles pour les plantes dans l'engrais de base Rhénania, qui par ailleurs,
se prête parfaitement à l'élaboration d'engrais composés de mélange contenant
P2O5 - K2O - B2O3 - MgO. Comme pour les phosphates insolubles eau, l'efficaci-
té relative croît avec la surface de contact sol-engrais par unité de P2O5 [8],
ce qui impose de broyer finement, la norme C.E.E. recommande un broyage à
96 % < 630 ym et 75 % < 160 vm. La surface spécifique externe des clinkers
184

allemands Rhénania est de l'ordre de 1 600 cm2/g mesurée au perméabilimètre


de Blaine, Afin de faciliter la mise en oeuvre, le produit peut être livré
sous forme granulée [3 0], mais il est très probable que l'efficacité agronomi-
que de l'engrais s'avère moins bonne que sous sa forme pulvérisée, notamment
sur des sols alcalins calcaires [81.

La production de phosphate Rhénania par Kali-Chemie A.G. à Briinsbuttel-


koog (Basse Saxe) atteint 360 000 tonnes par an.
La société envisage de multiplier cette production par un facteur 2,3 :
ces chiffres mettent en valeur l'intérêt agronomique d'un tel produit qui ti-
tre 25 à 30 % P2O5 soluble dans le citrate d'ammonium alcalin de Petermann,
40 % de CaO active, 0,8 % MgO, 17 % Na2Û et 10 % SiO 2 .
En excluant de l'évaluation agronomique de l'engrais, la réponse immé-
diate qui n'est satisfaisante qu'avec les phosphates solubles eau, l'utilisa-
tion des phosphates hyposolubles comme le Rhénania ou le dicalcique pourrait
gagner en importance. Le phosphate dicalcique, par exemple, peut fournir après
deux ou trois ans dans le sol, une quantité de phosphore assimilable supé-
rieure à celle d'un phosphate soluble eau [8], l'importance relative des com-
posés du phosphore soluble eau dans les fumures phosphatées (phosphate soluble
+ phosphate hyposoluble) pourrait diminuer pour les sols cultivés déjà bien
pourvus [8] des pays développés.
Comme tout phosphate hyposoluble délivrant du phosphore assimilable à
moyen et long terme, les meilleures conditions d'application du silico-
phosphate sodo-calcique correspondent à des terres pas trop pauvres en P2O5,
telles qu'on les rencontre le plus fréquemment en France dans les régions de
culture intensive. Du fait de son efficacité dans une grande variété de sols
et de pH, il peut être comparé au phosphate dicalcique.

2.5. ELEMENTS ECONOMIQUES .


Nous baserons nos calculs économiques sur un minerai de phosphate du
type Haute-Garonne, et pour lequel un minimum de réserves exploitables en car-
rière a été défini. Par ailleurs, nous prendrons l'hypothèse d'un prix de
l'unité de P2O5 contenu dans le phosphate désagrégé comparable à celle du
phosphate dicalcique.
Le schéma envisagé comportera l'extraction minière, la préparation méca-
nique en voie humide, la concentration par cyclonage en milieu dense condui-
sant à un préconcentré titrant 25 % P2O5, un boulettage, la calcination et un
broyage. La capacité entrée four sera choisie égale à 30 t/h (240 000 t/an).
2.5.1. Prix du phosphate désagrégé .

Sur la base du tableau ci-après où sont reportés différents prix


d'engrais phosphatés en France et en R.F.A., nous avons attribué au phosphate
désagrégé à teneur égale à 23,6 %, un prix de 1,4 F/kg P2O5, soit 1,4 x 236 =
330 F/tonne d'engrais.
185

FRANCE R. I= . A.
Départ usine Fco gare Départ usine
F/kg P 2 O 5 F/kg P 2 O 5 F/kg P 2 O 5

Phosphate désagrégé - 2,38 2,06


"Rhénania" moulu à 29 %

Phosphate moulu 1,06 1,94 1,62


"Hyperphos" à 29 %

Scories Thomas à 15 1 0,69 1,46 0,86

Superphosphates moulus à 18 % 1,44 2,66 2,16

Phosphate dicalcique 1,40 - -

Phosphate alumino-calcique 1,21 - -


"Phospal"

Prix des engrais phosphatés en France et en R.F.A.


sur la base du point de P2Û5-

Ce tableau est basé sur les données suivantes :


- prix des engrais français février 1978, départ usine, indi-
qués par la GESA et par la Fédération Nationale de l'Indus-
trie des engrais :
- tarif Fco gare des Raiffei sen Coopératives allemandes sur
1976-1977 - un coût arbitraire de transport de 90 F/tonne
leur a été appliqué afin d'obtenir le prix départ usine .
Le D.M.a été converti en francs sur la base de 1 D.M. =
2 F.F. (valeur qu'il avait en 1976).
2.5.2. Extraction minière et enrichissement par milieu dense (conditions 1978).

L'alimentation d'une unité de 30 t/h (soit 23 t/h de concentré gravimétri-


que + 7 t/h de carbonate de sodium) exigerait, vu le rendement poids de la con-
centration égale à 18,7 %, l'extraction de 985 000 t/an de minerai ; les frais
d'exploitation ont été estimés ainsi :
186

kF/an
. extraction miniere
(base 15 F/t, amortissement compris) 14 775
. préparation mécanique et séparation gra-
vimétrique
(base 8 F/t, hors amortissement) 7 880

22 655
2.5.3. Grillage alcalin (perte de poids % - charge 240 000 t/an)

kF/an
Frais d'exploitation annuels (conditions 1978)
. carbonate de sodium
(470 F/t - 56 000 t/an) 26 320
. broyage boulettage
(15 kWh/t - 0,15 F/kWh - 84 000 t/an) 414
. broyage finisseur
(30 kWh/t - 0,15/kWh - 196 800 t/an) 886
. consommation énergétique
(400 thermies/t de charge à 0,04 F/thermie).. 3 840
(on suppose, qu'en outre, le carbone organi-
que apporte environ 200 thermies par tonne
de charge)
. personnel
(1 heure/10 t à 30 F/h) 720
. entretien
(4 F/t) 960

33 140
Les investissements nécessaires, y compris la concentration, sont esti-
més à 90 000 kF, ce qui correspond à un amortissement annuel (taux 8 %) de
13 410 kF sur 10 ans.
2.5.4. Coût technique global, amortissements compris .

Le coût technique global, hors frais généraux et amortissement compris


s'élève donc à 69 205 kF/t/an, tandis que les recettes seraient égales à
330 x 240 000 x 0,82 = 64 944 kF/an.
La valorisation des niveaux à nodules phosphatés du Dinantien du Sud
Ouest de la France conduit par frittage alcalin à un produit d'intérêt agrono-
mique probablement grand dans les circonstances actuelles où l'on tend à s'in-
téresser davantage aux engrais hyposolubles et où la production de scories
Thomas décline. La valeur agronomique du silico-phosphate sodo-calcique peut
être comparée à celle d'un phosphate dicalcique, à égalité de teneur en P2O5
soluble citrate.
187

Malheureusement, l'engrais obtenu à partir du minerai traité, a une te-


neur en P^Oij trop faible pour correspondre aux normes en vigueur dans la
C.E.E. (minimum 25 % P2O5 soluble citrate [18] et le bilan économique est
négatif, sans tenir compte des frais généraux et des frais de commercialisation.
Il faut toutefois noter les points suivants :
- un dopage par de l'acide phosphorique est techniquement possi-
ble et permettrait au produit de correspondre aux normes C.E.E.
- l'économie du procédé qui absorberait annuellement environ
60 000 tonnes de carbonate de sodium est très lié à son coût
(47,2 % du prix de revient, hors amortissement).
Nous n'avons pas pu savoir si des baisses importantes sur le prix de com-
mercialisation du carbonate étaient envisageables, mais il est certain que des
quantités importantes de ce produit sont disponibles à bas prix en Pologne et
en Bulgarie, pays qui viennent de s'équiper en soudières. Par ailleurs, en cas
de surplus de production de carbonate en France, l'industrialisation de ce
procédé constituerait un excellent débouché pour un producteur.
Les conclusions sur la qualité du produit et l'économie du procédé pour-
raient être très différentes si le carbonate de sodium de qualité industrielle
pouvait être remplacé soit par un sous produit naturel ou industriel suffisam-
ment riche en alcalin, soit par un sel de potassium. Dans ce dernier cas, le
produit commercialisé deviendrait un engrais binaire phospho-potassique.
188

C - I 3. ESSAIS D'ELABORATION DE THERMOPHOSPHATES POTASSO-CALCIQUES

L'élaboration de phosphates frittes du type Rhénania correspondant à un sil ico-


phosphate sodo-caicique appartenant à la série des solutions solides silicate de
calcium-phosphate sodo-calcique (Nagelschmitite) : Cas N a 2 (p> Sl')4 °16> a été étu-
diée.
Ces travaux ont été complétés par l'étude de l'élaboration par frittage d'un
phosphate potasso-calcique Ca K PO4 associant deux éléments fertilisants majeurs :
P et K, ce qui apparaît a priori plus intéressant que P et Na.
Un échantillon de nodules phosphatés du composite Haute-Garonne a été utilisé,
sa composition chimique est présentée au tableau n° 8 ci-après.

P2O5 25,40
F 2,16
C0 2 (minéral) 3,06
S03 2,13
SiO2 22,00
A120Q 0,89
Fe O¡ 1,47
Na22O 0,62
K20 0,36
CaO 37,15
MgO 1,16
TiO 2 0,064
H 2 0- 0,73
H20+ 0,77
C organique :: 4,27
Cl" 0,21
MnO 0,04
S des sulfures < 0,02
FeO absences
Perte au feu à 1 000° C 9,37
C organique î:î: 2,87
Uranium p.p.m. 15
- 0 pour F et Cl 0,956
I 101,548 "
E 100,148 s«
C organique par combustion, dosage
avec l'appareil Leco.
«" C organique par oxydation sulfo-
chromique.

Tableau n° 8 Composition chimique moyenne des nodules phos-


phatés de l'échantillon composite H.G.
189

3.1. BASES DE L'ELABORATION.


L'élaboration à haute température {>, 1000° C) de phosphates potasso-
calciques à partir de composés chimiques simples du potassium est compli-
quée du fait des pertes en K par volatilisation.
D'après N. SCHONBORN et H. HOFMANN [24],la réaction de formation du
phosphate potasso-calcique par frittage à partir d'un mélange d'apatite de
silice et d'hydroxyde de potassium passe par la formation directe de CaKP0i+
et de Ca(0H) 2 ou par la formation intermédiaire de silicate de potassium,
selon la réactivité de la silice :
a) En présence de silice peu réactive :

Ca 5 (PO l t ) 3 F + 4 KOH t 3 CaK P0 4 + 2 Ca(0H) 2 + KF (1)


2 Ca(0H) 2 t 2 CaO + 2 H 2 0 (2)
2 CaO + SiO 2 t Ca2Si01+ (3)
Ca 5 (P0 4 ) 3 F + 4 KOH + Si0 2 î 3 CaKPO^ + C a ^ i O ^ + KF + 2H 2 0 (4)

b) en présence de silice réactive, réactivité augmentant avec la


finesse et la diminution du degré de cristallinité :

4 KOH + SiO 2 t 2 K 2 0 SiO 2 + 2 H 2 0 (5)


2 K 2 0 SiO 2 + Ca5(P0ij3 F t 3 CaK PO^ + Ca^iO^ + KF (6)
Ca 5 (P0 4 ) 3 F + 4 KOH + SiO 2 * 3 CaKPO^ + Ca 2 Si0 4 + KF + 2H 2 0(7;

La formation intermédiaire du silicate de potassium débutant à basse


température (e < 300° C) permettrait de "bloquer" le potassium dans un com-
posé stable à haute température et éviterait ainsi les pertes importantes en
K par volatilisation (point de fusion de KOH : environ 360° C - tension de
vapeur : 0,16 mm Hg â 627° C - 25,5 mm Hg à 927° C - 77,2 mm Hg à 1027° C).
Avec d'autres composés de potassium KC1, K^O^, K 2 C0 3 les pertes par vo-
latilisation sont également possibles ; la présence de silice réactive sous
forme de silice fine mal cristallisée : calcédoine, opale, dans les phos-
phates siliceux du Dinantien devrait contribuer à limiter les pertes en K.
Avec K 2 C0 3 , et en présence de silice réactive, il y aurait formation
intermédiaire à basse température de silicate de potassium et décarbonatation
2 K 2 C0 3 + Si0 2 réactive (calcédoine) ¿ 2 K 2 0Si0 2 + 2 C0 2 (8)
2 K 2 0 Si0 2 + Ca 5 (P0 lt ) 3 F t 3 CaKPO^ + Ca^iO^ + KF (9)
Ca siPOOs F + 2 K 2 C0 3 + Si0 2 t 3 CaKPO^ + Ca2Si0lt + KF + 2C0 2 no;

A côté du quartz fin, la présence de calcédoine finement disséminée,


comme endogangue des nodules phosphatés du Dinantien, devrait apporter la
silice réactive favorisant les réactions de diffusion à l'état solide, et li-
mitant les pertes en K, d'autre part la proportion importante de matières
organiques constitue un appoint intéressant d'énergie thermique. Ces facteurs
190

s'avèrent favorables en vue de l'élaboration par frittage d'un phosphate


potasso-calcique constituant un engrais complexe P-K hyposoluble dont P et K
sont solubles dans le citrate d'ammonium alcalin. Cet engrais présente les
avantages :
- d'un conditionnement aisé (le produit n'est pas hygrosco-
pique),
- d'apporter P et K sans chlore,
- de diminuer les pertes en K dans les sols par lessivage,
par rapport à KC1 ou K2S04, porteurs habituels du K dans
les engrais complexes,
- d'une élaboration n'impliquant aucun déchet solide tel que
le phosphogypse.
3.2. CONDITIONS OPERATOIRES.
Des essais précédents ont montré que l'élaboration par frittage de phos-
phates sodo-calciques nécessitait un apport de 30 parties de Na 2 C0 3 pour
100 parties de minerai à 25,4 % P 2 0 5 soit l'équivalent de 0,283 mole Na 2 C0 3 ,
correspondant à un rapport molaire -y Na de 1,5826, qui est à rapprocher du
rapport -y ou -p de 1,3177 calculé d'après la stoechiométrie de la réaction
de formation des phosphates calco-alcalins, comprenant la saturation du fluor
par les alcalins. Les valeurs des rapports p U relevées dans la biblio-
graphie ou dans les analyses des clinkers Rhénania s'étalent entre 1,35 et
1.42 [3] [k]. La consommation plus élevée en alcalins du préconcentré H.G. a
pour origine un excès de silice.
Quatre porteurs du potassium : K2S0lt - KC1 - KOH - K 2 C0 3 ont été testés
successivement dans des mélanges : phosphate pulvérisé à 160 ym - sel de po-
tassium, correspondant aux rapports molaires théoriques suivants :
K "
"P"
^ S O ^ : 1,5790 (50 parties pour 100 parties de phosphate)
KC1 : 1,5812 (42 parties pour 100 parties de phosphate)
KOH : 1,5795 (32 parties pour 100 parties de phosphate)
K 2 C0 3 : 1,5817 (39 parties pour 100 parties de phosphate)
" La teneur en JC2O du minerai est négligée

Les mélanges ont été humidifiés, granulés sur disque puis séchés à 110° C.
Avec KOH, la préparation a été effectuée selon les séquences suivantes :
- mise en solution de la potasse en pastilles dans l'eau,
- malaxage du minerai dans la solution,
- evaporation de l'eau,
- broyage à 160 pm de la masse durcie obtenue après séchage,
- humidification-granulation sur disque,
- séchage à 110° C.
191

Les boulettes de cru (35 à 45 g) d'une dimension de 6 à 10 mm, dispo-


sées sur une nacelle en alumine, ont été cuites en four tubulaire horizontal
(tube en sillimanite) sous atmosphère d'azote (65 1/h) et de vapeur d'eau
(20 g/h) donnant une pression partielle de l'eau de 210 mm Hg, selon le pro-
gramme thermique suivant :
- échauffement : 90 minutes
- chauffage isotherme : 150 minutes
- refroidissement naturel.
Les boulettes cuites ont été pulvérisées au mortier, puis au broyeur
jusqu'à une finesse de 1600 à 1650 cm2/g Blaine. Deux échantillons de la
poudre obtenue ont été soumis :
a) à une lixiviation citrique selon la norme NF U 42-212
d'août 1969 modifiée pour ce qui concerne 3le volume de
la solution citrique d'extraction : 500 cm en place
de 450 cm3, et la durée de l'agitation : 4 heures en
place de 30 minutes,
b) à une lixiviation par le citrate ammonium alcalin de
Joulie selon la norme NF U 42-243 d'août 1969 en adop-
tant une prise d'essai de 2 grammes.

3.3. RESULTATS.
Les deux variables opératoires des essais ont été la nature du porteur
du potassium et la température du chauffage isotherme, les contrôles ont con-
sisté en analyses chimiques de P 2 0 5 et K 2 0 dans les clinkers et détermina-
tions des proportions de P 2 0 5 et K 2 0 solubles dans l'acide citrique à 2 % et
le citrate de Joulie.
Les résultats sont regroupés aux tableaux n° 9 à 12 ci-après.
Tempéra- Composition Lixiviation citrique Lixiviation citrate Pertes
ture de Durée du Perte à du clinker de Joulie
la cal- en K par
calcina- chauffage cination volatili- Observations
bion iso- isotherme % K20 Perte Sol Ubili- Solubili- Perte Solubili- Solubili- sation
therme min P2O5 de pds sation sation de pds sation sation
sur sec % P205 % K20 % %
° C % % P205 % K20 % %

Cru (16,94)« (18,02)«

950 150 16,8 20,60 46,2 30,9 34,5 32 Pu n =210 mmHg


(20,40)«

,1000 150 18,4 21,85 52 37,5 37 42,3 P u n =210 mmHg


(20,80) H2U
Fusion
complète
10
« Compositions théoriques déduites de la pondération du mélange, de l'analyse du phosphate, de la composition stoe-
chionétrique de J^SOi, et des pertes à la calcination.

Tableaun°9 : Résultats des essais d'élaboration, par frittage, de phosphate potasso-calcique


à partir du minerai de phosphate du Dinantien des Pyrénées (éch. H.G.)
1/
et de (rapport molaire -jy = 1,6035).
Tempera- Composition Lixiviation citrique Lixiviation citrate Pertes
ture de Durée du Perte
la
à
cal- du clinker de Joulie en K par
calcina- chauffage volatili- Observations
tion iso- isotherme cinatior
% Perte Solubili- Solubili- Perte Solubili- Sol ubili- sation
therme min P2O5 K20 de pds sation sation de pds sation sation
° C sur sec % % % P205 % K20 % % P205 % K20 % %

Cru 17,00 15,27


(17,89)" (15,50)"
800 150 6,8 18,80 15,77 46 32,4 ^ 100 30,5 3,7 % 100 5,17 P u n=210mmHg
(19,19) (16,63) M2U

900 150 16,75 20,70 15,94 39,8 29,3 94,7 24,5 4,1 97,2 14,40 PH20=210mmHg
(21,49) (18,62)
950 150 22,80 22,60 8,96 32,4 27,7 ^ 100 18 2,2 % 100 55,38 P u n=210mmHg
(23,17) (20,08) M2U

1000 150 31,70 25,20 3,58 21,6 24,6 94,9 8,5 2,9 97,2 84,22 PH20=210mmHg co
(26,20) (22,69)
1050 150 35,30 26,60 1,14 15,4 23,15 21 3 1,7 34,7 95,27 P H 0=210mmHg
(27,65) (24,10)
Les teneurs dans les parenthèses sont les teneurs théoriques déduites de l'analyse chimique du cru et de la perte
à calcination.
" Composition théorique du cru déduite de la pondération du mélange de l'analyse du phosphate et de la composition
stoechiométrique de KC1.

Tab1eaun°10: Résultats des essais d'élaboration, par frittage, de phosphate potasso-calcique


à partir du minerai de phosphate du Dinantien des Pyrénées (ëch. H.G.)
et de KC1 (rapport molaire £ = 1,6311).
Tempera- Perte à Composition Lixiviation citrique Lixiviation citrate Pertes
ture de Durée du la cal- du clinker de Joulie en K par
calcina- chauffage cination volatili- Observations
tion iso- isotherme % K20 Perte Sol ubi li- Solubili- Perte Solubili- Solubili- sation
therme min sur sec de pds sa ti on sation de pds sation sation %
° C % % P205 % K20 % % P205 % K20 %

Cru 18,35 17,59


(19,25)« (20,32)"
800 150 12,20 21,25 19,03 48,20 45,2 87,3 37 42,3 60,1 4,85 P
(21,92) (20,00) H20=210mmH9

900 150 13,45 21,70 19,76 59,80 58,8 90,2 40 53 61 2,76 PH20=210mmHg
(22,24) (20,32)
950 150 14,20 21,80 20,00 59 64,7 95,8 41,5 57,3 54,2 2,34 P H 0=210mmHg
(22,43) (20,48)
1000 150 14,70 22,10 19,39 59,20 62,9 98,1 41 58,8 54,3 5,92 PH20=210mmHg
(22,56) (20,61)
partiellement
fondu
1050 150 19,40 22,00 17,59 54,80 57,7 100 37,5 51,1 53 19,31 PH20=210mmHg
(23,88) (21,80)
totalement
fondu
Les teneurs dans lès parenthèses sont les teneurs théoriques déduites de 1'analyse chimique du cru et de la perte
à la calcination.
" Composition théorique du cru déduite de la pondération du mélange de l'analyse du phosphate et de la composition
stoechiométrique de KOH.

Tableau n°11 : Résultats des essais d'élaboration, par frittage, de phosphate potasso-calcique
à partir du minerai de phosphate du Dinantien des Pyrénées (éch. H.G.)
et de KOH (rapport molaire £ = 1,4450).
Tempera- Perte à Composition Lixiviation citrate
ture de Durée du du clinker Lixiviation citrique Pertes
la cal- de Joulie en K par
calcina- chauffage cination
tion iso- isotherme % K20 Perte Sol ubili- Solubili- Perte Solubili- Solubili- volatili-
sation
Observations
therme min P2O5 de pds sation sation de pds sation sation
° C sur sec % % %
% . P205 % K20 % % P205 % K20 %
Cru 18,30 18,61 Cru
(18,27)" (19,13)«
800 150 14,65 20,90 21,39 56,6 52,1 94,8 46 49 83,4 1,88 PH20=210mmHg
(21,40) (21,80)
900 150 16,40 21,40 21,49 65,4 67,7 92,3 48 53,7 62,2 3,46 P u n=210mmHg
(21,85) (22,26) M2U

950 150 17 21,50 22,29 71,6 79,5 95,6 55,5 75,6 74,6 0,58 P„ 0=210mmHg
(22,00) (22,42)
1000 150 17,50 21,75 22,00 73,8 81,9 96,8 60 83,9 75,1 2,48
(22,14) (22,56) Produit col-

PH?0=210mmHg

1050 150 19,40 22,15 20,90 75,4 85,8 100 59 85,8 74,1 9,48 Fusion compl
(22,67) (23,09) P u 0=210mmHg

950 150 17 21,15 22,29 69,8 70,95 96,6 45 68,55 76,2 0,58 Abs.de vapeur
(22,00) (22,42) d'eau
1000 40 17,40 21,75 21,60 68,4 75,90 95,9 53,5 74,70 71,6 4,13 P u 0=210mmHg
(22,12) (22,53)
Les teneurs dans les parenthèses sont les teneurs théoriques déduites de l'analyse chimique du cru et de la perte
à la calcination.
" Composition théorique du cru déduite de la pondération du mélange, de l'analyse du phosphate et de la composition
stoechiométrique de K2CO3.

Tableau n° 12 : Résultats des essais d'élaboration, par frittage, de phosphate potasso-calcique ä partir du minerai
de phosphate du Dinantien des Pyrénées (échant. H.G.) et de I^CO^ (rapport molaire K = 1,5330).
P
196

L'examen des résultats met en évidence le peu d'efficacité du sulfate et du


chlorure comme porteurs du potassium en raison de leur faible réactivité en pré-
sence du phosphate et de la silice et du fait de la volatilisation du K qui est
très importante pour KC1, (la décomposition possible du sulfate en présence du
carbone apporté par le phosphate (essai en balayage N 2 + H 2 0) n'entraîne p