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l 'ALPHOSYL

Ils sont au moins 500000 "'" France o:t plusieurs


millions à travers le monde poour qui tout~;: décou-
''ertc médicale dans le domaine de l'affection de
la peau appelée psoriasis constitue l'espoir
~~~~~~pper enfin à une tortun: de tous les ins-

lls sont donc au moins 500000 en France et


plusieurs millions à travers le monde qui de vraient
se réjouir de la mise au puint d 'un trai te ment
américain destiné à cumbattre cette terrible mala-
die.
Ma lhcur=usemenl, beaucoup d'entre e ux igno.
rent e ncore son existcnc;:, C'est notamment le cas

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de nos compatriotes ct cela pour la raison très
simple que cc remède - commc tant d'autres q_UI
sont nés à l'étrangcr -. n'est toujours pas of!icta·
lisé che;,; nous alors qu'tl se ,·cnd dcpuis plusteurs
années dans les pharmacies de la plupart des pays
dits civilisés. e n particulit:r e n Suisse.

La • honte de la dermatologlê •
Pour comprendre ce que cette situation a de crud,
il faut .savoir quel calvai re endurent les psoriasi-
ques. Leur vie est une perpétuelle tortun: phys~quc
et morale. Physique, parce qu'ils sont en prote à
des démangeaisons qui les font se gratter j us-
qu'au sang, les empêchent d.: dormir et les irritent
tout au long de la journée. Morale, parce qu'ils
se sentent • marqués • pa r leur mal, qu'ils s'alta
chent à cacher comme si c'était une maladie
honteuse, et qu'ils pourraient prendre pour devise
la célèbre formule q ui figure sur l'une des portes
de J'Enfer dans W Diviue Comédie de Dante ·
• Vous qui entrel, Jaiss~z toute espérance. •
Car, en dépit des innombrables traitements qui
ont été proposés par ta médt.-cine officielle, le
psoriasis est considéré comme incurable, ce qui
a fait confen~r à un spécialiste q u'il était la
• honte de la dermatologie • .
La raison de c::e t écht.'C d~ la thérapeutique tient
~~n!~~~igit~~~ :alf:é scl~~c/e:::;~.~:~~k~al;rl~~:
nombreux travaux entrepris par les savants du
monde entier, on ignore toujours quelles sont les
causes ~xactes de cette atf-:.- ction dont on a dit
à juste titr~ - ct noo sans une sorte d'humour
noir involontaire! - qu'• elle nécessite le plus de
renoncement ct de résignation chez les malades ct
le plus de pati-l:nce chez leurs médecins • ...
Uo~s~ ~~è~e~vol~ i~diqn~éntqud/~~d:~s v?ee~r!f~
grec psôra ·_vésicule, gale, ils ta dêtiniss.:nt comme
une ~ matad1e caractêrisê.: par des accumulations
de squames blanchâtres, sèches, brillantt's, qui ne
~uvent, tc plus souvent, ~Ire détaché<'S sans faire
saigner t'épiderme sous-jaœ nt •
Ils en énumèrent complaisamment ks divcr~s
variétés é tablies en fonc tion de ta disposition ct
de la superficie des plaques : lorsqu~: cdlcs<l
sont limitées le psoriasis est d it • ponctué•; il
est dit • nummulaire • ou • e n gouttt'S • lors-
~~;~~~5., so.n~.~~~! 1~~~~~jl~s • ~:tré ;ius• ~~~~:
lières, formées par la réunion de plusicurs ~ro.u­
pcs voisins; •annulaire • enfin, quand tc psonas1s,
guéri e n son centre mais restant bit:n caractérisé à
la périphérie, sc montre sous la formt: d'annt:auK
rouges.
• Les tieuK d'élection de la maladie, pn!ciscnt·
ils encore, sont le.s genoux, les coul:les, le sacrum,
les membres, le cu1 r chevelu. Le psonaris évolue par
poussées successives et à intervalles souvent assez
longs et très irréguliers, Il peut atteindre presque
toute la surface cutané~ du corps e t déterminer,
dès lors. une infirmité a ussi grave qu'incurable. •
Mais lorsqu'ils abordent la question~ son
étiologie, c'est-à-dire de ses causes, ils deviennent
~~:~;:u~~~~~s s:ée~~~:s sed~~;:r~a~i:nc.s ~~
origine, sc demandent-ils, est-elle toxiqul'!? l nfcc-
~ii;~~ ~~/'in~~~t~é ~arN~;v~~"?e ~~C:~r;.Jni~~n~~
S'agit-il d'une maladie de l'organis me tout entier
qui s'exu!riorise ainsi ou bie n es t-ce plutôt une
réac tion allergique? N'est-on pas e n présence d'une
réponse corporelle à des traumatismes psychiques
(angoisse. soucis, etc.) ? A·t-on affaire à une auto-
intoxication consécutive à un mau••ais fonctionne-
ment du foie et d es reins? Un excès d'urée et de
cholestérol ne serait-il pas un des facteurs déter-
minants ?•
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Blanchir e t non gU<i!rlr...
Cette incertitude se reflète dans ks traite·
mcnts proposés qui vom d:s injections de calo.
mt'l et d'huile soufrée au~ cures thermales en
k~ss:;;li~=~iol~~~·~i~iJ:ede v~t=~in.:_s.til~:: h;;smb~f:s
d u geno!vrier, cc qui est encore de l'aromathéra-
pic (IJ - , la radiothérapie ct même la psychana-
lyse.
Bien en te ndu, un régime alimentaire dcs plus
s tricts est pre~crit qui interd it les adUcs. les
graisso:s, les alcools, le chocolat. le beur re, le café,
le thé, les œufs, l:s coquillages, les crustacés, les
fromages ~ras ou fermentés, de., e t permet les
pâtes, lenz, les carottes, les pommes de terre. le
bœuf, la volaille, les poissons blancs, l'huile
~~~:~~~ {en très pctiles quantités), les fromages

Les résultais restent asSt.>z décevants et plusieurs


auteurs n'hésitent pas à avouer • l'échec de toutes
les médicatio ns propos<.'es, qui n'aboutis~nt qu'à
blanchir e t non à guérir le psoriasis •- C'est
pourquoi on conçoit mal pour quelles raisons
$eCrètes on sc refuse 11 m~llrt: à ta portée des
psoriasiques tout c:- qui peut transformer leur
pénible condition.
GC'rtes. le traitement américain don t il s'agit
n'est pas encore la médication spécifique vrai-
ment c u rative que l'on espère depuis si longl:mps
(cene médication, comme pour le cancer , n'exts·
toera que lorsqu'on aura enfin découvert !'origine
préci~-e de la maladie), mais il n'en constitue pas
moins un réel progrès dans la lutte contre le
psoriasis puisque le plus récent bilan thérapeuti-
( t ) Voir teehaptt"' 7 du rome Il.
que établi à son sujet à la suite d'essais clini·
q ues conduits par différents médecins américains
est le s uivant :
co~u;lè~;m~~t~l g~ri!~9 s8a~i~~\~or~~i~ées, 7~1 1à f~~~
44 améliorés de 50 à 74% e t 14 seulement ne béné.
flcièrent que d'une amél ioration inférieure à SO%.
Ces 249 cas, il faut le préciser, comp~naient des
malades au~ints de psoriasis de la tl!te au" pieds,
de psoriasis du cuir c hev::lu, de:> paumes des
mains ct des parti-~s sensibles ainsi que de psoria-
sis c hronique, tous soignés sans s uccès depuis des
années et considérés, par conséquent, comme
incurables av.:c toute autre forme de traitement.

Mis au point par u n laboratoire de New


Jersey, ce remède, appelé Alphosyl, se présente
sous forme d'une crème dont les composants
sont, d'une part, un extrait spécial de goudron de
houille, d'autre part. de l'allantoïne.
L'association de ces deux substances parait
logique. Le goudron, en e ffet. est employé depuis
longtemps en thérapeutique humaine (surtout le
goudron végétal) pour ses proprié tés antiseptiques
e t son action calmante s ur \'ecz.éma e t le prurit
oo démang:.-aisons.
Qua nt à l'allantoine, son usage a é té préconisé
dans le traitcrn-~ nt des plaies qui se ferment mal
(ulcère$, en particulier). C'est un corps qui se
rencontre dans l:s produits d'cl!crétion d'animaux
inférie urs. On tc trouve, par exemple, dans l'urine
des j eunes \"caux ct surtout dans les excrétions
d'asticots. cc qui a donné li::u à diverses publica-
tions sci-en tifiques aux tit res asse~ exceptionnels
tels que Emploi d es asticots da11s le / ~ailemcul

,..
des infec/ÏOIIS suppurantes ou T rai1eme11/ r alim!·
ne/ de l'ost~omy~lite chrrmique par les excr~tioru
d'usticots.
L'a\lantoïne se présente sous la forme d'une
poudre blanche, c ristalline, inodore, s table à l'air,
soluble dans J'eau c ha ude e t les alcalis, sa solutio n
perdant rapidement une partie de ses proprié tés
si S;' 1le~st p~~;:;::
~;:u~~i~~e ~uéj~~~s qui ont
:~;~ï;:,"~~s ~ntre~:~ ~~P~t;esrr:~ro~ a~a~~
nis me mtme de son action.
• La raison pour laquelle la combinaison goudron
de houille et allantoine e xerce un pouvo ir considé-
rablement accru de gué rison est obscure, lit..:~n
dans une de leurs communications. Nous formu-
lons cependant le postulat suivant : la présence
d'allantoine facilite la c hute des squames et des
croû~s. stimule la formation de l'épiderme, accroit
le processus de la prolifération cellulaire, tandis
que le goudron exerce son activité bien connue
sur le prurit c t l'eczéma.•
Depuis, des travaux ont permis de dé(:ouvrir que
l'allantoinc possède une action dispersante sur la
kératine. Or. on sait que les cellules de l'épiderme
s'imprègnent de kératine, s ubs tance albuminoïde
très riche en soufre qui résiste à l'action des acides.
~; r:~;h~~;~ ~~:u'~:t q:J: ~~~c::e:u~qu~~~~g=~~~~
de ses deux composants : J'allamoïne pr~pare la
voie au ~oudron en dé molissant les obstacles
que consutucnt les squames e t la kératine; elle
influe e n même temps fa vorablement sur la crois·
sance des tissus, et le goudron calme l'irritation et
désinfecte.
Celle action est encore renforcée par la base
même de la crème ; celle<i consiste e n une asso-
ciation d'acides gras libres saturés et non satu rés,
de triglycérides et d'es~rs naturels ressemblant
aux constituants lipoidiqucs de la peau saine; elle
contiem également des s ubstances qui augmentent
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le degré de rétention d'humidité de la peau et
dissolvent 1;: ciment des squames.

Le sc:eptlds m e vaincu

D11ns les diverses publica tions quïls on t consa·


crées à I'Aiphosyl, les rnéd~dns am~ricains ne
dissimulen t pas leur scepticisme inil ial, command~
à_ la fois par~ caractère très particulier du psoria·
sts et par les déc.•ptic.:ms é prouvées jusqu'alors
avec d'autres thérapeutiques qu~ l'on prétendait
souveraines contre cette affection, De toute évidcn·
ce, ils n<: croyaient pas en ce nouveau produit;
aussi, comme nous allons le voir. n'ont·îls rien
négligé pour entourer leur e:o~périmentation d'un
ma:o~imum de garanties.
Ainsi, le D• Jacob Bleibcrg a choisi parmi ses
patients 42 psoriasiques qu'il suivait de longue
date ct dont, par conséquent , il connaissait parfai·
ternent les réactions. Tous s'étai:mt rnontrës réfrac-
taires au1< di,·crs traitements au~tquels il les avait
soumis ct la plupart d '~ntre eu1< ignoraient les
périodes de rémission qui accompagn~ nt habi·
tucllement la maladie. Donc, si une amélioration
était constatée, celle-ci pouvait être attribuée, en
toute objectivité, à !"action du remède.
Ce premier contrôle était doublé d'un second
portant sur les sujciS :~yant réagi favorablement ·
on interrompait le traitement, ce qui provoquait
la réapparition des plaques ct des squames, puis
on le reprenait ; t. de nouveau. on assis tait à une
trllnsforrnation dt:.~ lésions tant au pvint de vue
inte nsitéquesupcrlicic.
A noter égalem: nt dcu1< précautions supplémen·
~arii~s ~~~uannet r:~:~~~:~:~~~~~hi~et;~n PJri~d~nt~~
cour~ de laquelle l'éta t d:s pson:1s1qucs marqut:
généralement une aggrava tion, cda afin de réduire
248
lt" plus possible t'éventualité d'un bénéfice dû à un
fact.:ur saisonnier; d'autre part, un sc borna à
diœ aux • cobayes • que t'on essayait sur eux un
~;~d~~~nqd! :u;:~t fa'i~:~~~erdit~:é::.~rnt1 e~~;ehl~~~:
qui n'est pas né!ftigeabte da nsla_réaction d'un
malade en face dun nou,-eau médtcament qu'on
lui présente comme un • remède m iracle •.
su~sr.~:P~~~~~~n 5at~}~f:~osr~ree~t ~~~~~~s ttgcJ:
cadence de d eux à quatre par jour, puis réduites
à urn ou deux au fur et à m esure des progrès enre·
gistrés.
L'évaluation clinique des résultats fut étalonnée
de ta façon suivante : blanchiment complet (en
fait, il s'agit de guérison. mais on n'a pas employé
te mot par scrupule scientifique), nette améliora·
tion (blanchimen t d!: toutes les zones intêresstes,
à l'exception de quelques foyers de résistance, le
plus souvent t~s coudes et tes genoux), améliora·
tion moyenn~ (au moins 50 % de mieux dans l'as·
pect des lésions). légère amélioration (au moins
25 % de mi.,ux). tous les progrès moindres étant
considérés comme des é<;;hecs.
Voici maintenant tc bilan ; blanchime nt complet,
19 ; nette amélioration , 15 ; amélioration mo)\'nne.
3; légère amélioration, 3 ; &hec, 2.
• A une exception près, commente tc 0< Bteibcrg.
tous les pati:nts étaient des malades chroniques
qui étaient restés •·cbt:lles à toute thérapeutique ou
avaient e u des n.-chut·~s a''ec tes autres trait.:::·
ments ... En général, les lésions récentes ont réagi
plus vite que les anciennes: néanmoins. il n'e xiste
a ucune corréla tion ~nt ...: le type ct l'âge de la
lésion ct la rapidité ct l'a mpleur de son améliora-
tion.
•_Il fa ut signa t"r toutefois une intél_"t'Ssante déro-
gation en ce qui co ncerne te: psona sis du cuir
chel"elu. pour lequel les résukat s furent spectacu·
laires : sur 16 cas traités, 13 aboutirent rapide·
ment à un blanchiment complet, les l cas restants
étan t à classer dans la catégorie • nette améliora-
tion •. De plus, un des sujets, qui montrait égale·
nr.nt u n grave psoriasis d es coudes, nous téléphona
a p rès trois jours de traitement pour nous annon-
cer son blanchiment complet. A mentionner égale.
ment un cas d e psoriasis généralisé, vieux d e dix
années, qui fut blanchi complètement e n cinq
socma ines.
• En résumé. une évaluation clinique objective des
résulta ts relève un pourcentage e t un degro:': d 'amé.
lioration qu'aucune autre médication n'a égalés
dans nos expérimentations précédentes. •

La • comparaison symétriq ue •

Le même médecin a publié depuis d'autres études


s ur l'Aiphosyl q u e, natu rellement, il utilise tou-
jours désormais quand il a affaire à un psoriasi-
que. La dernière e n date porte sur % patie nts et
fait é tat du bilan suivant : 7l blanchis de 75 à
100 %, 15 blanchis de 50 à 75 ~ et 8 pratiq~ment
inchangés; sur les 88 patients ayant réagi favora-
blemem, 12 seu lement connurent une rechute,
rapidement supprim,ée par la reprise du traite-
ment, ct, s ur les 7l améliorés dt: 70 à 100 ...
44 peuvent être considérés comme complètement
guéris.
De son côté, un autre spécialis te américain, le
Dr Sidney Clyman, s'est livré à un test encore plus
démonstratif, c'..:st-à·dire à ce qu'il appelle la
méthode de • comparaison symétrique •.
11 a mis en concurrence directe l'Alphosyl et
une pommade qui, pour reprendre. ses propres
termes, • avait toujours donné des résultats aussi
satisfaisants que n'importe laquelle des prépara-
lions employées jusqu'a lors •. Ch~~ue patient
avait reçu la consigne fo rmdle d'uu h scr unique-

250
ment Alphosyl sur les lésions si tuées sur un seul
côté, k:s lésions du côté opposé é tant traitées
~~~~~:~~~~~nl~r~~~e 1~aJ:~~na~ég~~~r a~l~~':;;s t:~!
sur les membres, e n particulier s ur le tronc ou sur
le visage, il avait demandé à ses clients de considé-
rer qu'ils étaient coujlés e n deux de ha ut en bas
par une ligne dt! dé marcatio n imaginaire.
L'cJ<périe nce porta sur 29 psoriasiqucs dont l'âge
variait de 8 à 57 ans.
• En général, précise le D• Clyman, la pommade
ne fut appliquée que pendant trois semaines, cela
à cause d'une des Circonstances sui\·antes : ou
bien aucu ne amélioration ne rut enregistrée avec
l'une ou l'autre. thérapie c t le patient abandonna
les soins, o u bie n la pommade n'entraina qu'une
légère améliora tion tandis q ue I'Aiphosyl en
donnait u ne particuliè rem:mt nette e t le patient
demanda la permission d 'employe r I'Aiphosyl sur
toutes ses lésions ... •
D'ap"'s le tabfeau détaî11é retraçant les diverses
étapes de celle étude clinique comparative, on
constate que :
l" L'Aiphosyl aboÙtit à un blanchiment complet
ou à une nette amélioration c hez 25 sujets alors
que la pommade ne parvint à des résultats idcnti·
ques que c hez 6 sujets;
2" Les progrès dus à I'Aiphosyl sont constants
e t proportio nnés à la durée de son utilisatio n ;
3~ E nfin, on n'eut à déplorer qu'un seul cas
d'aggravation et c'est la pommade qui en rut
responsable.

Vivre comme tout le m o nde ...


!'ajout<:rai que. sous la plume des a uteu rs des
autres pu blications . reviennent à diveNes reprises
des ph rases du genre de cdle-<:i ; • J 'ai abordé
251
l'utilisation de la combinaison goudron de houille
ct allantoinc a,·cc le même scepticisme qu'on ne
peu t évit.:~ d'éprom·cr chaque rois qu'on est en
pr~sl'nce d'u n nou,·cau traitement du psoriasis; et
j'ai pourtant constat~ av.:c joie que les résultats
cliniques établissent que cette nouvelle prCparation
n:prësente une avance ~~rtain1! sur toutes les
autres thêrapcutiqu~s actuellement connues. •
Les bilans de ces expérimentations coïncide nt
d'ailleurs avec ceux que nous venons d'examiner
en détail. Il scmbl:.- donc supcrllu de les citer ct j e
mc contenterai de ré.~u mcr quelques observations
qui concrétiseront les heureux effets d'Alphosyl ·
Cas n" 1 : Un"' rill:.'tte de 15 ans, psoriasis du
cuir c hevelu ct du rrorn; blanchie après cinq
semaines de traitement; a ~u une rechute pour
être restée quinl: jours sans se soigner, mais sa
nouvelle é ruption a cédé rapidement dès la reprise
des massages.
Cas no 2: Un émigrant italien de 30 ans, psoriasis
couvrant la totalité du corps ; blanchi totalement
en cinq semaines et demie; aucune rechute,
poursuit le traiteme nt scrupulcus-:ment par c rainte
de n:vivre u.n calvaire qui avait duré di:ot années.
Cas no 3 : Un médt-'Cin de 40 ans. psoriasique
depuis son ;:~dolesccnce ; complètement blanchi e n
quelques semaines; décla re qu'ava~t d'employer
J'Aiphosyl. quelle que fût la préparatton 11 laquelle
il avait recour~. il semait li ttéralement lks sq ua·
mes derrière lui quand il se déplaçait .
Cas n~ 4 : Un autre médt.'Cin. Agé de 50 ans,
atteint de psoriaris généralisé ayant résisté pen·
dam des années 11 tous les traite ments : apr~s
usage de la nouwlle cr~me durant un mois envi·
ron. seules les jambes sont encore semées de
plaques; signale que son cuir chen!!u s·est totale·
ment cicatrisé bien qu'il ait limité ks massage~
u niquement au front ,
JI faut noter étlalement que la crème Alphosyl,
en dehurs de son act_!on remarquable. possède les
avantages suivants: elle n'est pas grasse, ne colore
pas et disparaît aussitôt après application, ce qui
permet son emploi mo!:me pendant la journée ; elle
n'emp(d)C ni la transpiration ni J'évaporation des
glandes de la peau; elle ne provoque aucune irri-
tation, mê~e lorsqu'elle est appli!Juée sur des
zones paruculièrem~nt s~nsiblcs; eest enfin un
produit s ür, exempt des ri$Ques habituellement
rencontrés dans d'autres formes de traitements :
~~~~nieaux, mercuriels, corticostéroides, rayons X,

Son seul inconvénient est qu'die doit ê tre géné-


ralement employée e n permanence puisqu'dt., ne
guérit pa:> Je psoriasis mais en combat les effets
et les supprime. Oc:t inconvénient est d'ailleurs
sans grande importance aux yeu:< des malades,
dont l'existence est transformée.
• Après tout, m'a dit l'un d'eux, qu'importe que
nous ne soyons pas guér is. lx diabétique qui se
fait sa piqUre quotidienne d'insuline n'est pas
guéri non plus! Pour nous, h:s psoriasiques, ce
qui compte, c'est de pouvoir vi\•re comme tout le
monde, de pouvuir aller à la piscine ou sur la
plage, de porter des chemises à ool ouvert, des
shorts, sans i!tre un objet de répulsion pour ceu:<
qui nous entourent. lxqud d'entre nous hésite-
rait à se blanchir au prix d'un ou deux massages
par jour?•