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Les actes administratifs

A/ Distinction des actes : acte unilatéral et contrat.

Un acte édicté par un seul auteur sera unilatéral. Problème : un arrêté


interministériel est un acte. La précision supplémentaire tient à son contenu : un
acte unilatéral régit le comportement de personnes qui n’ont pas pris part à
l’élaboration de l’acte, alors qu’un contrat administratif régit les relations
réciproques de ses auteurs.

Un contrat d’adhésion est un contrat dont le contenu est déterminé


unilatéralement par la seule administration. L’autre partie ne fait que donner son
consentement.

Les actes unilatéraux peuvent être négociés : le contenu est discuté avec ceux à
qui il va s’appliquer.

Les actes mixtes : leur contenu est en partie unilatéral et en partie contractuel.
Ce caractère mixte est attribué aux concessions de service public : le contrat
n’en est pas vraiment un, car il comporte une partie réglementaire (unilatérale =
les règles de fonctionnement), à coté de la partie contractuelle (le tarif imposé
aux usagers,…)

B/ Régime commun aux actes : l’accès aux documents administratifs.

La préparation, l’exécution des actes de l’administration nécessite l’élaboration


de nombreux documents. La loi du 17/7/1978 a ouvert au bénéfice des
administrés un droit d’accès aux documents administratifs.

Cette loi distingue : – l’accès aux documents administratifs non nominatifs : c’est
un droit très large ouvert au profit de toute personne, pour tout document
(décision, rapport, avis,…) émanant de l’administration (l’état, les établissements
publics, les organismes chargés de gérer un service public,…), sauf pour les
documents portant atteinte à un secret protégé de l’administration, aux secrets
privés (médical, personnel,…), ayant trait à la sécurité, à la recherche d’infraction
ou concernant une procédure en cours devant une juridiction (CE, 27/7/1984
Association SOS Défense & Bertin : il distingue en matière de décision de
justice). La jurisprudence a ajouté les documents inachevés ou faciles à trouver
ailleurs.

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– l’accès aux documents nominatifs : le droit de communication n’appartient
qu’aux personnes concernées. La jurisprudence considère que des actes
notariés ou des actes d’état civil ne sont pas des actes administratifs. Si le
document nominatif fait partie d’un fichier, la loi applicable est celle du 6/1/1978
relative à l’information, aux fichiers et aux libertés. Cette loi a en outre créée la
CNIL, qui doit autoriser la création de tout nouveau fichier.

– le droit d’accès aux documents administratifs placés sous la Commission


d’Accès aux Documents Administratifs. Il s’agit d’un organisme indépendant : si
une administration refuse de communiquer un document, l’administré a deux
mois pour saisir la CADA, qui émet un avis (document communicable ou non). Si
l’administration refuse toujours, l’administré peut alors saisir le juge administratif
dans les deux mois.

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