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& I : Généralités sur la vibrosismique Projet de fin d’études

I.1 INTRODUCTION

La connaissance du sous-sol à l’aide de différentes méthodes appliquées en


prospection géophysique, revêt une importance primordiale dans de nombreuses
activités humaines, y compris agriculture, architecture, travaux publics,
hydrocarbures, gisements métalliques, hydrogéologie, géothermie, la
détermination de sites archéologiques et l’étude géologique nécessaire en génie
civil…etc.,
Les vastes applications de la prospection géophysique dont la sismique prouvent
son importance en géologie pétrolière. Cette prospection est fondée sur la
mesure à partir du sol, de grandeurs physiques, dont les valeurs sont le reflet de
la structure du sous-sol.
Il existe plusieurs méthode de mesure et chacune d’entre elles n’est pas
toujours suffisante pour aider les géologues à extrapoler leurs observations de
surface et trouver les gisements minéraux quelque part dans le sous-sol.
Parfois dans un même endroit, l’utilisation de l’ensemble des méthodes
géophysiques est nécessaire pour mieux affirmer l’existence du gisement.

I.2 LES METHODES GEOPHYSIQUES ([1.1], [1.2])

Les méthodes géophysiques sont nombreuses : elles se définissent par un


paramètre physique –densité, susceptibilité, résistivité, …- dont on mesure
l’effet en surface : variation de g (gravité), champ magnétique, tension
électrique, …
On appelle inversion, de façon générale, l’opération permet de remonter de
l’ensemble des mesures au modèle de la subsurface qui a pu lui donner
naissance.
Il existe plusieurs classements possibles des méthodes géophysiques. On prend
tantôt pour base, leur finalité (géotechnique, minière, pétrolière…) tantôt leur
domaine d’application (terrestre, marine, aérienne…) tantôt de leur nature
physique du phénomène mesuré (potentielle par exemple si la mesure appartient
à un champ dérivant d’un potentiel).
D’un point de vue méthodologique comme d’un point de vue mis en œuvre, il
semble plus logique de distinguer :

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¶. Les méthodes naturelles, appelées aussi passives, qui mesurent un


Phénomène naturel.
·. Les méthodes provoquées, appelées aussi actives, qui créent un
phénomène pour en mesurer les effets.

Dans les premières, on trouve notamment la gravimétrie, la magnétométrie, la


tellurique, la magnéto-tellurique, …
Les secondes comprendront essentiellement les méthodes électriques et
sismiques.
Il existe une extension à ces méthodes géophysiques dites de surface qui sont
les méthodes géophysique des puits. Les diagraphies par exemple, font partie de
la géophysique en ex URSS, elles mesurent en effet un paramètre physique dans
les puits.

I.2.1 Gravimétrie

En gravimétrie on mesure avec précision le poids P d’une masse connue, de la


relation P = mg, on en tire l’accélération de la pesanteur g. la variation de g le
long du profil renseigne sur la constitution du sous-sol.

I.2.2 Magnétométrie
r
On mesure ici l’intensité et la direction du champ magnétique G par son effet
sur un phénomène physique connu, force exercée sur une masse magnétique
(aiguille) ou une f.e.m. produit dans une bobine en mouvement ou précession
nucléaire (magnétomètre à proton) ou «pompage optique » (magnétomètre à
vapeur de coussin).

I.2.3 Tellurique

Les impacts électriques du vent solaire sur la magnétosphère terrestre créent des
ondes de choc électromagnétiques qui se reprochent sur le sol, elles créent ainsi
des nappes de courant qui circulent au sein des couches conductrices : ce sont
les courants telluriques dont la fréquence est inférieure au hertz (périodes
enregistrées : 10 à 30A), et dont la direction varie dans le temps.
Le principe de cette méthode
r
consiste à mesurer simultanément le vecteur du
champ électrique total E à une station fixe et à des stations mobiles.

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I.2.4 Méthodes électriques

Le principe de ces méthodes consiste à envoyer un courant d’intensité I (1à 5A)


entre deux électrodes éloignées AB et on recueille une différence de potentiel
∆V entre deux électrodes proches MN situées au centre du dispositif d’émission.
On peut alors déterminer ρ résistivité constante du sous-sol.

I.2.5 Méthodes sismiques

La prospection sismique est une application de la sismologie générale. Lors


d’un séisme, la terre se fracture et les roches situées de part et d’autre de la faille
se déplacent en sens opposé. Cette faille produit des ondes sismiques qui se
propagent en s’éloignant de la zone de fracture. Des sismographes enregistrent
les ondes. Les sismologues utilisent leurs données pour en déduire des
informations sur la nature des roches dans lesquelles les ondes se sont
propagées.
La prospection sismique emploie fondamentalement le même type de mesure
que la sismologie générale. Cependant, les sources sont contrôlées et
déplaçables et les distances entre les sources et les points d’enregistrement sont
relativement petites.
La méthode fondamentale en prospection sismique, c’est de produire des
ondes sismiques et de mesurer le temps mis par ces ondes pour aller depuis la
source jusqu’à une série de géophones, habituellement disposés sur une droite
passant par la source. Connaissant les temps de parcours jusqu’aux géophones et
la vitesse de propagation de ces ondes, on tente de reconstruire leurs trajets. Les
informations structurales résultent surtout des trajets que l’on décompose en
deux catégories principales : les trajets réfractés dont la partie principale
s’effectue à peu près horizontalement le long de la surface séparant deux
couches de terrain, et les trajets réfléchis pour lesquels les ondes se propagent
d’abord vers le bas et, en un point, sont réfléchis vers la surface ; les trajets sont
à peu près verticaux.
L’objet de la prospection sismique est de déduire des informations sur les roches
du sous-sol et, principalement, sur la position des couches à partir des durées de
trajet observées et (dans une mesure limitée) des variations d’amplitude et de
fréquence et de forme d’onde.

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I.3 LA VIBROSISMIQUE.

élastiques ayant pénétrées dans le sol. La marche est assurée par des sources
d’émission d’onde disposées en surface ( ).
Les spécialistes en ce domaine ont conçu plusieurs types de sources, chacune

coussins d’air (airgun) dans les fluides et, vibrations contrôlées).


La technologie moderne a donné naissance à plusieurs sources mécaniques,

sa souplesse d’emploi.

Receiver

Source
Surface
Couche altérée

Référence horizontale
x1
Z1
Pétrole et gaz
Z2

x3 Unconformity

Z3
Pétrole et gaz

Pétrole et gaz

Fig.1.1 Un diagramme d’une section du sous-sol avec des pièges du pétrole et du gaz

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I.3.1 La théorie d’opération du vibrateur.

Le vibrateur est un terme général utilisé pour décrire la source d’énergie


sismique. Trop spécifiquement, il a (04) quatre étages, Electro-Hydraulic-Servo-
System qui font osciller une masse à l’ordre de générer des forces égales (en une
direction opposée) qui sont transmises à travers une structure support et une
plaque pulsante couplée à la terre. Le résultat du mouvement d’oscillation de la
plaque pulsante, et le sol sous la plaque causent des ondes sonores (ondes
sismiques) pour émettre les fronts d’ondes demi- sphériques (hémisphériques)
(Fig.1.2) qui se propagent à travers la terre où les vitesses (vélocités) sont
prédictibles.
Comme ces fronts d’ondes se propagent à travers la terre, elles rencontrent
des couches dont différentes densités (ont des différentes caractéristiques de
vitesse) qui causent la même énergie acoustique d’être réfléchie. Le front d’onde
réfléchie alors se propage sur la surface où des instruments ultra- sensibles
s’appellent Geophones convertissent le mouvement de la surface du sol en des
signaux électroniques qui sont proportionnels à la vitesse du mouvement des
particules du sous-sol. Ces signaux ensuite seront utilisés pour calculer la
profondeur de la surface de réflexion qui s’appelle un événement sismique
Camion
vibrateur

Servoverin

Plaque
pulsant

Front
Fig.I.2 L’opération du vibrateur d’onde

I.3.2 La base mathématique

L’objet de la prospection sismique est de déterminer avec exactitude la réponse


impulsionnelle du sous-sol, qui permettra la restitution de la structure des
terrains étudiés.
Pour le cas des tirs par explosifs (sismique classique), une simple charge
explosive était la source utilisée pour fournir l’énergie sismique. Dans laquelle
toutes les fréquences prennent naissance en même temps et au même endroit,

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émettant dans le sous-sol une impulsion e(t) qui se traduise par une ondelette de
courte durée, cette ondelette, après sa propagation dans le sous-sol, sera
réfléchie et enregistrée sous sa forme primitive.
Avec l’apparition de la technique de vibroseis par conoco en 1966 (le terme
«vibroseis » est commercial) utilisant un véhicule appelé le Vibrateur,
l’utilisation de charges explosives reculaient et ses domaines d’application
rétrécissent.
Le principe de la vibroseis est que, un signal contient une série de fréquence est
transmis à travers la terre, le signal reçu à la surface, après l’extraction du signal
transmis, produira un signal qui est la série de réflexion de la terre.
Le sismogramme enregistré est le résultat de la convolution du signal émis e(t)
par la réponse impulsionnelle du sous-sol h(t), à laquelle s’ajoute le bruit ζ(t),
soit :

y (t ) = h(t ) * e(t ) + ζ (t ) (I.1)


où :
*: est le produit de convolution.
Le signal reçu y(t) sera d’autant plus proche de la réponse impulsionnelle h(t)
que e(t) sera voisin d’une impulsion unité de DIRAC.
En vibrosismique, le signal utilisé (sweep) est loin d’être assimilable à une
impulsion brève, donc ne permet pas d’obtenir directement la réponse
impulsionnelle du sous-sol. Il est nécessaire, pour obtenir une séparation des
échos sismiques, de traiter les enregistrements du terrain pour rassembler le
signal long à une impulsion brève. Cette opération peut être effectuée par la
corrélation.
En somme, il faut chercher le signal émis dans le signal reçu et évaluer le degré
de cohérence ou corrélation entre e(t) et y(t) au cours de leur déroulement
temporel. Ceci peut être effectué par la crosscorrélation du signal émis et du
signal reçu.
En effet, on sait que l’on peut reconstituer la réponse impulsionnelle d’un
système en faisant la crosscorrélation du signal d’entrée et le signal de sortie si
l’autocorrélation du signal d’entrée est une impulsion du DIRAC. C’est cette
dernière condition qui détermine le choix du signal ; donc l’autocorrélation doit
être aussi proche que possible d’une impulsion unité.
La trace sismique enregistrée est :

y(t ) = h(t ) * e(t ) + ζ (t )

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ζ(t) : Bruit aléatoire.


Par crosscorrélation de la trace brute avec le signal source e(t) (sweep), on
obtient :

r (t ) = y (t ) *ˆ e(− t ) = [h(t ) * e(t ) + ζ (t )] *ˆ e(− t )


= h(t ) * ϕ (t ) + ζ (t ) *ˆ e(− t ) (I.2)

où :
ϕ (t ) = e(t ) *ˆ e(− t ) Est l’autocorrélation du signal émis (sweep).
Donc si ϕ(t) rapproche d’une impulsion unité de DIRAC, on fait bien apparaître
la réponse impulsionnelle du sol par le procédé de crosscorrélation du signal
émis et du signal reçu.
Théoriquement, le résultat du cross-corrélation des composantes aléatoires du
bruit par le signal sweep est nul.
Le sismogramme final, résultant de la crosscorrélation sera donc un
sismogramme identique à celui qu’on aurait obtenu avec une source délivrant le
signal ϕ(t). De plus, on a filtré le bruit par le signal e(t).

I.3.3 Le choix du signal émis

Le choix du signal émis en vibrosismique est assez souple et permet une


optimisation que ne permettent pas les autres sources impulsionnelles. On peut
déduire de la relation (1.2) les qualités requises de l’autocorrélation du signal :
• Pour obtenir un bon rapport signal / bruit, ϕ(t) doit présenter une forte
amplitude centrale ϕ(0), c’est à dire de l’énergie totale du signal doit
être aussi élevée que possible.

• Pour obtenir une bonne résolution, l’autocorrélation doit être étroite,


donc le signal ouvre une large bande de fréquence.
• Remarquons que le bruit est filtré par le signal d’entrée, un choix
judicieuse du spectre du signal doit donc permettre d’éliminer
certaines fréquences gênantes du bruit ; les hautes fréquences en
particulier.
Il existe de tels signaux dont le spectre coïncide avec les fréquences sismiques
utiles et qui sont tels que leur autocorrélation soit de forte amplitude de courte
durée (30 à 50ms) :

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1. Bruit blanc expérimentale de nature électronique.


2. Signal MARTIN : bruit blanc calculé, constitué par une
série d’impulsions égales à 1 ou –1, espacées de 2ms, de
signe repartis au hasard, et filtré par un passe-bande dont le
spectre est plat entre 10 et 120Hz.
3. Signal à fréquence uniformément variable (sweep).
4. Signal obtenu par filtres résonnants et ligne à retard.
Les qualités des signaux considérés sont sensiblement équivalentes. Toutefois,
le signal à fréquence uniformément variable (sweep) présente une
autocorrélation plus propre, ses propriétés sont bien connues et il est facilement
maniable. Ce sont les seuls arguments en sa faveur.
Ce signal (sweep) est caractérisé par :

¶. Sa durée T de l’ordre de 16 secondes.


·. Sa bande de fréquences ∆f = f2 – f1 où f1 et f2 sont les fréquences limites
inférieures et supérieures respectivement.
¸. La position de sa bande passante dans l’échelle des fréquences liées à
f1+f2.
¹. La loi d’émission f(t) de la fréquence instantanée en fonction du temps.
º. La loi d’amplitude émise A(t) en fonction du temps.
Avec :

f0 = (f1 + f2 ) / 2 : Fréquence centrale.


D = T. ∆f : La dispersion.
W = T.A. ∆f : L’énergie totale.
T : Longueur du sweep.
Ce signal pilote peut être représenté par la fonction :

S (t ) = A(t ).Sin(2.π . f (t ).t )..............0 < t < T (I.3)

Telle que f(t) est la fréquence instantanée du signal pilote.


Le signal pilote connu est celui dont les fréquences varient linéairement dans le
temps.
f 2 − f1
f (t ) = t + f1 (I.4)
T

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Suivant les variations de la fréquence dans le temps, on distingue deux types de


sweep :
¶. Sweep linéaire : c’est une sinusoïde dont la fréquence varie
linéairement dans le temps à partir d’une fréquence initiale f1 à une
fréquence finale f2 (Fig. I.3).
·. Sweep non linéaire : le sweep non linéaire est une sinusoïde dont la
fréquence varie non linéairement dans le temps. Il favorise beaucoup
plus les hautes fréquences que les basses fréquences pendant le temps
d’émission.

I.3.4 Avantages et inconvénient de la méthode

Dans le passé, la méthode vibrosismique a déçu les explorateurs pour des


raisons qui maintenant apparaissent évidentes :

ô Vibrateurs de faible puissance.


ô Nombre de vibrateurs insuffisants.
ô Enregistrement analogique.
ô Sommation et corrélation analogiques ; donc manque de précision et de
dynamique.
ô Essais sur des zéros où la sismique conventionnelle était elle-même en échec.

Depuis cette époque, de nombreux progrès ont été faits pour améliorer la
méthode :

ö Vibrateurs de grande puissance.


ö Contrôle des vibrateurs (Synchronisation, Déphasage…).
ö Enregistrement numérique.
ö Sommation et corrélation numérique sur le terrain avec des laboratoires
garantissant une bonne précision et une bonne dynamique.
ö Traitement numérique adopté au vibroseis.

I.3.4.1 Avantages

La prospection sismique par vibrateur est séduisante sous divers aspects :

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¶ . Une plus grande flexibilité d’emplois : la méthode permet une modification


quasi instantanée des paramètres d’exploitation ainsi qu’une adaptation au jour
du programme d’étude en fonction des résultats.
·. Une autonomie totale de la mission liée à l’absence de stock : l’absence du
stock d’explosifs, donc de sa gestion souvent liée à des problèmes administratifs
complexes réduit l’utilisation de la dynamites au profit du vibroseis.
¸. La possibilité de travailler dans des zones habitées : la méthode n'entraîne
aucun risque de dommage aux routes et habitations. D’autre part, l’étalement
dans le temps de l’acquisition des données rend la méthode moins sensible aux
bruits de la circulation sur les routes.
¹. Suppression des forages (Cas des tires enterrés).
º. Choix de bande fréquentielle du signal émis.
». Elimination des bruits : dont les fréquences ne sont pas incluses dans la
bande fréquentielle du signal émis par le procédé de corrélation (le filme corrélé
aura un contenu fréquentiel identique à celui du sweep utilisé pour la
crosscorrélation).

I.3.4.2 Inconvénients

Par contre, cette méthode présente par rapport à la sismique conventionnelle


par explosifs un certain nombre d’inconvénients qu’il ne faut pas sous estimer,
on citera à titre d’exemple :

¶. La nécessité d’un accès le long du profil aussi que possible : si l’on veut
éviter une perte importante d’énergie.
·. La faiblesse relative de l’énergie mise en jeu : qui rend nécessaire un soin
particulier dans l’implantation du dispositif, et la multiplication des émissions.
¸. Présence d’effets non linéaire affectant le signal transmis : cas des
distorsions harmoniques.
¹. Le temps d’enregistrement est relativement long.
º. Nécessité d’avoir le module «corrélateur additionneur » au niveau du
laboratoire d’enregistrement (MDS18 ou INPUT/OUTPUT).

I.3.5 EQUIPEMENT DE LA SOURCE : LE VIBRATEUR

Aujourd’hui, en prospection géophysique les sources les plus utilisées sont


les vibrateurs sismiques dont il existe trois types différents, qui émettent les
ondes P (vibrent dans le sens de propagation des ondes sismiques).

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¶. Vibrateurs hydrauliques.
·. Vibrateurs électrodynamiques.
¸. Vibrateurs électromagnétiques.

Sur le plan pratique, les plus utilisés sont les vibrateurs hydrauliques.

I.3.5.1 Description

Un vibrateur hydraulique sismique élémentaire, consiste en un ensemble


chemise piston hydraulique intercalé entre une Masse et une Base maintenue en
contact avec le sol ( Figs. I.2, I.4 ).

le vibrateur
.
Un système servohydraulique assure la conversion d’un signal électrique en une
variation des pressions hydrauliques.
Sous l’action de ces pressions, la Masse de réaction oscille en haut et en bas
autour d’un point neutre, Cette oscillation doit être en phase avec le signal
électrique.
Une force égale et opposée à celle appliquée sur la Masse de réaction est
appliquée sur la Baseplate qui, de sa part induit une énergie sismique dans le sol.
Dans une opération normale, plusieurs vibrateurs vibrent en phase (très
communément de trois à cinq ) sont utilisés en même temps (à cause de la faible
énergie émise). Ils fonctionnent en ligne ou en échelon à un espace réglé, ils
vibrent ensemble à une série de locations espacées à fin d’obtenir un filtre
effectif et de manière à atténuer les ondes de surface (Ondes S ) et renforcer les
ondes de volume (ondes P ) émises verticalement.

Chaque vibrateur comprend deux parties fondamentales :

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I.3.5.1.1 La partie vibrante

La partie vibrante se compose d’une Masse de réaction, traversée par un


piston séparant deux enceintes ; l’une supérieure l’autre inférieure. Ce piston est
maintenu solidaire à une plaque rigide reposant directement sur le sol (Fig.I.4)
et porte le nom de Baseplate. Le poids du véhicule porteur (HDH) appuie
directement sur la plaque et la maintient en contact permanent avec le sol.

ARM

Electronique MRM
de contrôle Masse de
Réaction PISTON
Chambre 1
VALVE
TM

ABP

½ HDW ½ HDW

Accéléromètre

Baseplate MBP

G. F

Fig. I.4 Schéma synoptique d’un vibrateur sismique

I.3.5.1.2 La partie électronique

Le système est composé de deux unités électroniques qui sont le RCU (ESG)
et le VCU ( VCE). Ces unités servent à gérer tous les modules d’asservissement

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de l’hydraulique permettent la génération d’une énergie distribuée dans le temps


sous forme de vibration.

I.3.5.1.2.1 Le RCU ou ESG

Le RCU est monté avec le système d’enregistrement, où il prend la place de


l’encodeur : Il synchronise le temps zéro de démarrage de l’enregistrement
(Time break).
Il envoie un signal de commande Radio porteur de code de choix et de
déclenchement des sweeps : il dispose de la même librairie de sweeps que le
VCE : les sweeps retenus appelés sweeps pilotes ou de référence, sont envoyés
au corrélateur pour le calcul de leurs identifications dans les enregistrements.
Le RCU reçoit en retour de chaque VCU excité un code terminal (PSS : Post
Sweep Service) décrivant le comportement du signal. Un vibra- check est
parfois raccordé au RCU pour un contrôle de qualité immédiat des mesures.

I.3.5.1.2.2 Le VCU ou VCE

Le VCU est monté sur les vibrateurs eux- même (Fig.I.5) : il est composé
d’un ensemble de modules électroniques interconnectés entre eux et qui
réagissent sous la sollicité du signal de commande du générateur de sweep
(Encodeur) pour se conformer. Surveiller et corriger le signal électrique qui
activera la partie vibrante. Il comprend :

à Un générateur de sweep :

Le générateur de sweep du VCU génère un signal électrique qu’il


envoie au moteur de torsion qui actionnera la servovalve.

à Un comparateur :

Il permet un calibrage précis du signal à injecter dans le


Sous-sol. Il reçoit le signal de rétro- action et compare sa phase à la
phase de référence du signal pilote et dégage les erreurs de phase qui
sont envoyés au module de commande pour une éventuelle
correction à la nouvelle boucle de contrôle.

à Système de contrôle électrique :

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Il contrôle le bon fonctionnement de la partie vibrante ainsi que


les comparaisons de la phase et de l’amplitude.

I.3.5.1.2.3 Eléments entrant dans la gestion des sweeps

à La servovalve

Elle peut être assimilée à un relais électromécanique, elle est


constituée de plusieurs étages comportant des circuits hydrauliques
et électriques. Elle permet de faire varier la pression d’huile dans
les chambres (supérieur et inférieur) du cylindre de la masse de
réaction. Cette huile est injectée alternativement dans ces deux
chambres par une pompe hydraulique, qui maintient une pression
de quelque 3000 psi, sous le contrôle de la servovalve.

à Les systèmes de contrôle LVDT

Pour déterminer le déplacement de la bobine électromagnétique de


la servovalve et connaître la position du piston afin de permettre le
mouvement de la masse de réaction autour de lui. Ces signaux de
contre réaction des deux modules (servovalve et masse de réaction )
doivent être interprétés par des détecteurs de position.
Ces deux détecteurs de position LVDT mesurent les mouvements des
deux modules en générant des signaux proportionnels aux
déplacements de ces ensembles qui seront transmis à la partie
électronique. L’analyse des signaux LVDT permet de déterminer le
facteur d’amplification du signal électrique produit par le générateur
de sweep.

I.3.6 METHODES DE CONTROLE DU VIBRATEUR

I.3.6.1 Nécessité d’un système de contrôle

La fonction d’un système de contrôle électronique du vibrateur est de générer


le sweep défini par l’utilisation et d’en contrôler les signaux de sortie des
vibrateurs sollicités de telle sorte à ce que ces signaux se combinent
constructivement. Ainsi, une ondelette à phase zéro résulterait d’une

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crosscorrélation de la sortie du vibrateur avec le sweep de référence (signal


pilote ).
Si aucun contrôle n’est assuré sur la sortie du vibrateur, on risque d’avoir les
problèmes suivants :

¶ Le signal de sortie déviera du signal voulu.


· Des effets du terrain tels le couplage et la résonance amèneront
la plaque à défigurer (retard ) le signal émis du signal de
référence et, produiront alors des erreurs de phase dans le signal
de sortie.
Par conséquents, le procédé de corrélation ne peut donner des
résultats fiables.

Sweep
generator

Masse & valve


LVDT signals
Pilot sweep Drive
generator generator

Fig I.3 Unite de contrôle électronique du vibrateur

Comparator Fb Detect/servo
module

Vibrator signal
feedback
System control
computer card
Servovalve

Fig.I.5 Unité de contrôle électronique du vibrateur

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¸ Sans correction de phase, on perd la synchronisation lorsque,


deux ou plusieurs vibrateurs sont utilisés simultanément.
¹ Un problème de découplage (perte de contacte entre la Baseplate
et le sol ), qui provoquera des distorsions harmoniques
º On risque de ne pas avoir utilisé le maximum de la puissance du
vibrateur le long de la bande de fréquences choisies.
» On ne peut pas générer des spectres de puissance répétitifs sur
des terrains variés.
Pour toutes ces raisons un système de contrôle est plus que nécessaire.

I.3.6.2 Contrôle initial

L’écoulement d’huile à partir d’un système d’alimentation hydraulique du


vibrateur jusqu’au piston hydraulique détermine le signal de la sortie du
vibrateur, et nécessite d’être contrôlé. Le contrôle de cet écoulement d’huile est
régi par trois étapes suivantes :

Première étape : contrôle de base

La Figure I.6 illustre le principe de base du contrôle hydraulique. L’huile est


pompée à travers un système d’alimentation hydraulique à la servovalve. Qui est
électriquement contrôlée, elle génère un débit hydraulique qui pilote l’ensemble
de la Baseplate et la Masse de réaction. Le contrôle électronique contient un
générateur de sweep qui produit un signal et l’envoie à un moteur de torsion qui
actionne la servovalve.

Deuxième étape : contre réaction de la masse et de la valve

En réalité, la servovalve est un dispositif à multi-étages, incluant un système


trop compliqué d’approvisionnement d’huile, de lignes de retour et,
d’électronique. L’écoulement d’huile à travers la servovalve a besoin d’être
surveillé. Pour cet objectif, un contre réaction (feedback) est nécessaire pour
déterminer le déplacement de la bobine principale de la servovalve et ainsi
l’écoulement d’huile à partir de la servovalve au piston hydraulique. La position
du piston relie au cylindre doit être aussi surveillée pour permettre un coup du
piston bien défini.
Des transducteurs linéaires de déplacement en tension LVDT’s ( Linear Voltage
Displacement Transformers [Transduces] ) sont utilisés pour surveiller les deux

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déplacements de la réaction masse et de la servovalve, ils génèrent des tensions


proportionnelles aux déplacements de la masse et de valve, vont être alimentés
en rétroaction au contrôle électronique.
L’analyse des signaux LVDT détermine les facteurs d’amplification des signaux
électriques produits par le générateur de sweep.

Etape troisième : contre réaction du signal du vibrateur

Jusqu’au ici, le mécanisme du contrôle du vibrateur assure uniquement que le


signal généré par le générateur de sweep serait traduit en un écoulement
hydraulique dans le cylindre. En pratique, on veut contrôler la sortie du vibrateur
plutôt l’écoulement d’huile au piston hydraulique (la pression d’huile dans les
deux chambres). En général, l’écoulement hydraulique dans le cylindre n’est pas
strictement en phase avec ce signal du vibrateur. Par conséquent, des signaux
additionnels en contre réaction sont nécessaires pour permettre :

¶ La compensation de la phase entre le signal de référence (drive


sweep ) et la réponse du vibrateur ( Ground Force).
· Le contrôle de l’amplitude de la force généré par le vibrateur.

La Figure I.6 illustre le système de contrôle du vibrateur avec l’introduction des


signaux de contre- réaction de la servovalve et de la Masse de réaction.

Contre-réaction du vibrateur

LVDT de la masse

LVDT de la valve

Contrôle électrique

Servo valve Débit d’huile contrôlé


au piston hydraulique
Réservoir hydraulique

Fig. I.6 Système de contrôle du vibrateur, incluant la contre-réaction

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I.3.6.3 Le contrôle standard de l’amplitude et de la phase

Le système de contrôle utilise deux boucles séparées de contrôle l’une pour le


contrôle de la phase l’autre pour le contrôle de l’amplitude. On appelle ce
système, le système de contrôle standard (Fig. I.7).
Les deux boucles de contrôle travaillent indépendamment l’une de l’autre, et le
gain de chaque boucle de contrôle en contre réaction est régler différemment.

Correcteur Gain
Vibrateur
de phase variable

Ground force
Générateur Contrôleur (somme ponderée)
de référence de phase

Force
fondamentale Contrôleur de
amplitude & limites

Fig .I.7 Contrôle standard

I.3.6.3.1 La compensation de la phase


Le mouvement de la Baseplate peut être surveillé, enregistré, et utilisé
comme le signal de référence avec lequel les mouvements de réflexion du sous-
sol seront corrélés mais, une considération importante de la possibilité d’utiliser
uniquement le signal de référence qui est généré d’origine par le générateur de
sweep (Fig.I.8). Ce signal de référence rend le traitement des données très
simple, et pour cette raison un système de compensation de phase était
développé.

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& I : Généralités sur la vibrosismique Projet de fin d’études

Une boucle de réaction de phase est utilisée pour s’assurer que le signal de sortie
est en phase avec le signal pilote et chacun des vibrateurs est en mesure de
participer à l’établissement du signal constructivement.
Le mouvement du sous-sol est mesuré et comparé au signal de référence sur
toute la longueur du sweep. Ainsi, n’importe quelle erreur de phase entre ces
deux signaux se trouve corrigée.
Avec le système de contrôle, plusieurs différents signaux peuvent être choisis
comme la sortie du vibrateur pour le contrôle de la phase (introduisant le
mouvement de la base plate, le mouvement de la réaction masse ou la Ground
Force ).

Signal de la radio

GF
Générateur Shifter de System de la
décodeur Servosystem
de sweep phase (180º) réponse du sol

Accel

Comparateur Intégrateur ou
de phase (double Int)

Fig. I.8 Diagramme du système de compensation de phase

En 1981, LERWILL ([1.9], [2.4]) En montrant que la réponse du vibrateur varie


d’un point à un autre en fonction de l’amplitude du sol. Il a essayé d’accréditer
l’idée de la compensation de phase sur la vitesse de la Masse de réaction, du fait
que celle-ci sera en phase avec la force appliquée, alors, elle est en phase avec le
signal transmis dans le sous-sol.

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& I : Généralités sur la vibrosismique Projet de fin d’études

En 1982, à la convention de la SEG. SALLAS & WEBER ([1.9], [2.4]) ont


commenté la proposition de LERWILL, en présentant des résultats théoriques et
pratiques sans négliger l’inertie de la Baseplate. Disant que le signal de la
somme pondérée des deux réponses de la Baseplate et la Masse de réaction est
le plus fiable pour la compensation de phase. Cette somme est appelée
« Ground Force : GF ».
Les accéléromètres montés sur la Baseplate et sur la Masse de réaction
délivrent des signaux proportionnels aux accélérations de Baseplate et de la
Masse de réaction en donnant par leur sommation le signal de Ground force. La
GF est définie comme étant la force dynamique de compression exercée par la
plaque sur la surface du sol. En supposant que la Masse de réaction et la
Baseplate agissent comme des corps rigides, Le système a les équations du
mouvement suivantes :

Ø Masse de réaction

- Fa = MMR * γMR + da (dXMR - dXBP ) + ka (XMR - XBP) (I.1)

Ø Baseplate

Fa + Ft - Fg= MBP * γBP + da (dXBP - dXBP ) - ka (XMR - XBP) (I.2)

En additionnant ces deux équations (I.1) et (I.2), nous aurions :

- Ft - Fg = MMR * γMR + MBP * γBP (I.3)

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& I : Généralités sur la vibrosismique Projet de fin d’études

Comme les vibrateurs d’aujourd’hui sont effectivement isolés des vibrations de


leur Baseplate pour des fréquences supérieures à 3Hz. Résultant en ce que les
forces Ft transmises à travers les coussins d’air aux plaques, peuvent être
négligées au-dessus de cette fréquence. Alors pour des fréquences supérieures à
3Hz.
L’équation (I.3) se simplifie et devient :

- Fg = MMR * γMR + MBP * γBP (I.3)

tel que :

- Fg : La ground force.
MMR : Masse de la masse de réaction.
MBP : Masse de la baseplate.
γMR : Accélération de la masse de réaction.
γBP : Accélération de la baseplate.

Des mesures précises des poids de la Masse de réaction et de Baseplate sont


nécessaire pour déterminer correctement la ground force (Fg ou GF).

I.3.6.3.1 Le contrôle de la force « Ground Force »

L’introduction du contrôle de l’amplitude de la ground force (GF) en 1980 a


apporté une grande contribution à la technique vibrosismique ; cependant, les
améliorations ne sont pas toujours faciles sur le terrain.
La détermination du niveau de la force dégagée par les tests terrains est
beaucoup plus séante que le niveau de force porté comme spécifications
contractuelles.
Le contrôle de la force améliore la performance des vibrateurs par ce qu’il nous
amène à résoudre des problèmes qui conditionnent la technique (vibrosismique).
Fondamentalement le contrôle de la force est conçu pour :

¶. Se prémunir contre le phénomène de découplage (perte de contact


entre la Baseplate et le sol) (Adaptive phase).
·. Permettre l’emploi de la puissance maximum du vibrateur sur une
grande plage de fréquence (Linéarité).
¸. Générer des mêmes spectres de puissance sur des surfaces du sol
différantes (Adaptive Force).

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Le contrôle de la force est introduit comme une méthode d’optimisation de la


sortie pour toutes les fréquences tout en empêchant le vibrateur de se découpler
du sol ; si le signal du ground force excède le poids total d’appui ( Hold Down
Weight : HDW ) du vibrateur alors la plaque décollera.
Le poids total d’appui ( HDW ) est limité par deux seuils (90% et 100%).
Le système de contrôle dans le VCE calcule pour chaque échantillon ; la force
appliquée. La valeur calculée sera comparée avec le seuil 90%.
Si elle dépasse ce seuil, un amplificateur de contre- réaction tend à minimiser la
force appliquée. Pour cela il applique un gain négatif au drive sweep et par
conséquent agit sur la pression d’huile
(Force Appliquée = pression d’huile * Section de piston).
Dans le cas contraire, où la force appliquée est inférieure à 90% ; l’amplificateur
applique un gain positif au drive sweep.

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