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Mécanique - Chapitre 2 Prof.

Carmen Bucur 13

2.

TE
SYSTEMES DE FORCES
2.1

SI
LA FORCE

L'état d'équilibre ou de mouvement d'un corps dépend du caractère des


interactions de ce corps avec d'autres corps, c'est-à-dire des pressions, des
attractions ou des répulsions qu'il éprouve à la suite de ces actions réciproques.

PE
La grandeur qui mesure - du point de vue quantitative - l'action
mécanique réciproque des corps matériels est appelée en
Mécanique " force".

Les grandeurs, qu'on est amené à considérer en Mécanique peuvent être divisées
en deux catégories: grandeurs scalaires qui sont complètement caractérisées par
DE
leur valeur numérique et grandeurs vectorielles qui, outre leur valeur numérique,
sont encore caractérisées par leur direction, par leur sens dans l'espace et par leur
point d’application.
La force est une grandeur vectorielle, caractérisée par les éléments suivants :
- la valeur numérique (l'intensité ou le module) ; pour déterminer le module de la
force on compare sa grandeur à celle d'une force prise pour unité ; cette unité est
le Newton ;
AT

- la direction, donnée par le verseur (un vecteur ayant le module égal à l'unité) ;
- le sens ;
- le point d'application.
Graphiquement, la force est représentée, fig. 2.1, par un segment de droite
orientée et on peut écrire:
F F u (2.1)
PI

u
où F est le module de la force
F
u est le verseur
CO

Fig. 2.1

2.1.1. Les systèmes de références


La position d’un point matériel, d’un corps ou d’un système de points et/ou de
corps, dans l’espace ne peut être définie que par rapport à d’autres corps.
Un corps qui sert à repérer la position du corps envisagé s’appelle repère.
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Pour décrire un mouvement, on associe au repère un système de référence (ou


système de coordonnées) quelconque. Les coordonnées permettent de définir la

TE
position d’un point, d’un corps, d’un système de points et/ou de corps, dans
l’espace.

2.1.1.1 Système de coordonnées cartésiennes droit.


Le plus utilisé système de référence dans la Mécanique théorique est le système

SI
de coordonnées cartésiennes, droit. Ce système a des axes perpendiculaires. Les
axes sont définis par les verseurs i pour Ox, j pour Oy et k pour Oz, fig. 2.2.a.

Un système est appelé système droit si la rotation la plus courte, vue depuis
l'extrémité positive de Oz, amenant Ox en coïncidence avec Oy, s'effectue dans

PE
le sens contraire aux aiguilles d'une montre.

z 

k 
DE
j s A 
i O y  
gauche O ρ y
x  C
droite ( )

a. b.
Fig. 2.2
AT

2.1.1.2 Système de coordonnées FRENET


Ce système, fig. 2.2.b, est appliqué lorsque la trajectoire est comme à l’avance.
La position du point A est déterminée par la coordonnée curviligne « s » qu'est
la distance le long de la trajectoire (courbe) de l’origine O jusqu’à le point. Les
axes sont :
- l’axe tangent, de verseur  ;
PI

- l’axe normal principal, de verseur  , dirigé vers le centre de courbure;


- l’axe binormal, de verseur  , qui est normale sur les autres.
La grandeur  est le rayon de courbure du point A.
CO

2.1.2 La projection d'une force sur un axe

La projection d'une force sur un axe est la grandeur scalaire


égale avec le produit scalaire entre le vecteur force et le verseur
de l'axe, fig. 2.3.
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Sois une force F et un axe caractérisé par le verseur u :

TE
Fu  F  u  F u  cos( F, u )  F1 cos( F, u )  F cos( F, u ) (2.2)

Il en résulte de cette définition que les projections d'une force donnée sur des
axes quelconques, mais parallèles et de même sens sont égales entre elles. Cette

SI
remarque facilitera le calcul de la projection d'une force sur un axe non
coplanaire avec la force.
La projection de la force F sur l'axe sera désignée par le symbole Fu . Ainsi,
pour les forces représentées sur la figure 2.3, nous aurons :

PE
Fu  F cos 
Qu  Q cos   Q cos  (2.3)

F Q 
 
DE
u
 Fu Qu
2 Fig. 2.3

On voit sur le dessin, fig. 2.3, que la projection d'une force sur un axe est égale à
la longueur du segment compris entre les projections de ses extrémités, longueur
prise avec le signe positif ou négatif.
AT

2.1.3. Le théorème des projections

La projection de la résultante d'un système de forces


concourantes sur un axe Δ quelconque, de verseur u , est égale
à la somme algébrique des projections des forces sur le même
axe, fig. 2.4.
PI
CO

Fig. 2.4

R  F1  F2  ...  Fi  ...  Fn  u
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R  u  F1  u  F2  u  ...  Fi  u  ...  Fn  u

TE
prR /   prF1 /   prF2 /   ...  prFi /   ...  prFn / 

2.1.4. L'expression analytique de la force


Pour se donner une force sous forme analytique il est nécessaire de choisir un
système d'axes de coordonnées Oxyz, par rapport auquel seront déterminés la
direction et le sens de la force dans l'espace.

SI
Si l'on connaît le module F  F d'une force et les angles , ,  , que la
direction de la force forme avec les axes de coordonnées Ox, Oy, Oz, les
projections X, Y, Z, (ou Fx , Fy , Fz ), de la force sur les axes sont connues, fig.
2.5. Effectivement, de la formule (2.3) il en résulte que:

PE
z
Fz F


O
Fx  Fy y
DE
x

Fig. 2.5

X  F  cos ( F, ox )  F cos 
Y  F  cos ( F, oy)  F cos  (2.4)
Z  F  cos ( F, oz )  F cos 
AT

Si on décompose la force F suivant les directions des axes, les composantes


obtenues ( X i ), ( Y j ), ( Z k ) seront numériquement égales aux projections de la
force sur ces axes. Donc, si les projections de la force sur les axes de
coordonnées sont connues, le vecteur de la force peut être construit
PI

géométriquement selon la règle du parallélépipède, fig. 2.5. En conclusion,


chaque force peut être exprimée du point de vue analytique de la manière
suivante:
F  Xi  Y j  Zk (2.5)
CO

REMARQUE:
Il faut observer que si on connaît l'expression analytique (2.5) d'une force, on
peut déterminer seulement le module de la force, sa direction et son sens par les
relations suivantes :
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F  X 2  Y 2  Z2 (2.6)

TE
X Y Z
cos ( F, ox )  ; cos ( F, oy)  ; cos ( F, oz)  (2.7)
F F F

L'expression analytique (2.5) de la force ne donne pas des précisions en ce qui


concerne la droite - support du vecteur force.

SI
2.1.5. Les opérations élémentaires d’équivalence en Mécanique
On démontre tous les théorèmes et toutes les équations de la Statique à partir de
plusieurs affirmations initiales qu'on accepte sans démonstration mathématique
et qu'on appelle axiomes (ou opérations élémentaires d’équivalence) en

PE
Mécanique. Les axiomes de la Mécanique sont le résultat des généralisations de
nombreuses expériences et observations sur l'équilibre et sur le mouvement des
corps, généralisations maintes fois confirmées par la pratique.

Les opérations élémentaires d’équivalence sont des conséquences des lois


fondamentales en Mécanique et du modèle de solide parfait.
DE
OPERATION 1. Un système de forces concourantes est équivalent avec leur
résultante.
OPERATION 2. Une force peut être remplacée par ses composantes
OPERATION 3. Si deux forces agissent sur un corps solide parfait, celui-ci ne
peut se trouver en équilibre que dans le cas ou ces deux

forces sont de même intensité F1  F2  F , de sens 
opposés et ayant la même droite – support, fig. 2.6.a.
AT

L'opération 3 définit le plus simple des systèmes de forces équilibrées qui est un
système de forces équivalent à zéro, car l'expérience montre qu'un corps libre
sur lequel agit une force unique, ne peut pas se trouver en équilibre.
F
B
PI

A Fi Fi
F ct. F1 F1

Ai Ai
A1 A1
CO

a. F
An An
F
Fn Fn
b.
Fig. 2.6
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CONCLUSION : L'action d'un système de forces sur un corps solide parfait ne


changera pas, si l'on ajoute à ce système un système équilibré, fig. 2.6.b.

TE
La conclusion définit le fait que deux systèmes de forces qui diffèrent l'un à
l'autre par un système équilibré sont équivalents.

OPERATION 4 : Une force qui agit sur un corps parfait peut changer le point
d’application dans un autre point situé sur la droite-support

SI
de la force sans modifier l’état du corps.

2.1.6. La force - vecteur glissant


L'effet mécanique d'une force qui agit sur un corps solide parfait sera le même si
la position du point d'application de la force change dans un autre point situé sur

PE
la droite-support du vecteur force.
Effectivement, soit une force F , fig. 2.7, agissant sur un corps solide parfait et
appliquée au point A

B B -F B
F A F A A
DE
? F F
ct.
Fig. 2.7

Prenons sur la droite-support de la force un point arbitraire B et appliquons en ce


point deux forces égales et de sens contraire F et  F . Cela ne change pas
l'effet mécanique de la force F sur le corps. Mais la distance entre A et B reste
AT

toujours constante (solide parfait), donc les forces F du point A et  F du point


B, selon l'axiome 3, forment un système de forces équivalent à zéro. En
définitive, sur le corps n'agira que la force F , mais appliquée au point B.
Ainsi, le vecteur qui représente la force F peut être considéré comme appliqué
en un point quelconque de la droite - support de la force. Donc, la force
agissant sur un solide parfait est un vecteur glissant.
PI

** Les paramètres scalaires indépendants nécessaires pour définir la force sont


en nombre de 5:
- le module F ,
CO

- la direction cos, cos, cos  , (mais de ces trois valeurs seulement deux sont
indépendantes)
- les coordonnées x, y du point A ou la droite - support de la force coupe le plan
xOy, fig. 2.8.
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TE
z
(cos  , cos  , cos  )
F
F=Xi +Yj +Zk
O
y

SI
A(xA , y A )
x
Fig. 2.8

Les projections X, Y, Z de la force sont donc nécessaires, mais pas suffisantes


pour définir la force comme vecteur glissant.

PE
Il faut introduire une autre notion, celle du moment de la force par rapport à un
point.

2.2
LE MOMENT D'UNE FORCE PAR RAPPORT À UN POINT
DE
Le moment d'une force F par rapport à un point O est égal au
produit vectoriel d'un vecteur r qui joigne le centre O à un
point quelconque A de la droite - support, par la force elle-
même.

u Le moment M O d'une force par rapport au point O ,


AT

MO fig. 2.9, est un vecteur ayant toutes les propriétés


d'un produit vectoriel
O
 d F M O  OA x F  r x F (2.8)
r
MO   r F sin r, F  u  d  F  u
2
(2.9)
A
PI

MO  d  F

Fig. 2.9
CO

Le vecteur M O est appliqué au centre O , a le module égal au produit de la


distance d par le module de la force F , la direction perpendiculaire au plan
OAB et le sens d’après la règle de la main droite (le vecteur M O est dirigé du
coté depuis lequel on voit la rotation de la force autour du point O s'effectuer
dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre). La dimension de cette
grandeur physique est: (L x MLT-2) = ML2 T-2.
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L'unité de mesure du moment d'une force est le newton x mètre (N x m ou daN x

TE
m, etc.).

Propriétés :
(1) Le moment d'une force par rapport à un point est nul si le point se trouve
sur la droite - support de la force, fig. 2.10.

SI
F
O
MO = 0
Fig. 2.10

(2) La relation (2.8) qui définit le moment d'une force par rapport à un point

PE
O contient un vecteur r qui lie le point O avec un point quelconque A situé
sur la droite - support de la force. Pour prouver que le vecteur moment reste le
même, indifféremment de la position du point sur la droite - support de la force
on va choisir deux points situés sur cette droite support : le point A (vecteur de
position r ) et le point B (vecteur de position r1 ). Entre ces deux vecteurs, fig.
2.11, existe la relation évidente :
DE
MO
r1  r  AB qui peut être écrit aussi
O r1 B
O B  OA  AB
r F
AB
A
Fig. 2.11
AT

Le moment de la force F par rapport au point O est :

M O  OA x F  O B  AB  x F  O B x F  AB x F  O B x F

 
0
PI

(le produit vectoriel AB x F est égal à zéro, car les vecteurs sont colinéaires).

La loi de la variation du moment


Si le point par rapport duquel on détermine le moment change de position, le
CO

moment d'une force varie. Pour établir cette loi de variation on considère un
autre point O1 , fig. 2.12.
Le moment de la force par rapport à ce nouveau point est :

MO1  O1A x F   O1O  OA  x F  OA x F  O1O x F  MO  O1O x F


où O1A  O1O  OA
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Le produit vectoriel OA x F représente le moment

TE
MO1 M O . On obtient la loi pour la variation du moment
de la force avec la variation du point par rapport
MO
O1O O1 duquel il est calculé

O r1 MO1  MO  O1O x F (2.11)

SI
r F

Fig. 2.12

PE
L'expression analytique du vecteur moment
Considérons connues les expressions analytiques des vecteurs OA et F , fig.
2.13 :

OA  x i  y j  z k
DE
z
MOz F(X, Y, Z) F  Xi  Y j  Zk
MO

O
MOy y
MOx
r
AT

x A(x, y, z) Fig. 2.13

On obtient
 i j k
 
M O  OA x F   x y z   i yZ  zY   j xZ  zX   k xY  yX 
X Y Z
PI

M Ox  yZ  zY
M Oy   xZ  zX
CO

M Oz  xY  yX
(2.12)
où : X, Y, Z représentent les projections de la force suivent les axes du système
de référence
x, y, z, les coordonnées d'un point A situé sur la droite - support de la force,
par rapport au même système de référence.
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Il faut observer que M Ox , M Oy , M Oz représentent les projections sur les axes

TE
Ox, Oy, Oz du moment de la force calculé par rapport au point O , point qui
appartient à tous ces trois axes.

APPLICATION 2.1. :
Déterminer le moment de la force F par rapport au point O, fig. A.2.1.

SI
Déterminer le moment de force par
rapport aux points A, B et C. z
Le module de la force est F  F 14 A(0,0,2a) C

PE
F
O
y
B(a,3a,0)
x
F  F 14 uAB
Fig. A.2.1
DE
Solution :
AB ( x B  x A ) i  ( y B  y A ) j  (z B  z A ) k
u AB   
AB ( x B  x A )  ( y B  y A )  (z B  z A )
2 2 2

(a  0) i  (3a  0) j  (0  2a ) k a i  3a j  (  2a ) k 1i  3 j  ( 2) k
 
(a  0) 2  (3a  0) 2  (0  2a ) 2 14 a 2 14
AT

1i  3 j  ( 2) k
F  F u AB  F 14  F i  3F j  2 F k
14
i j k
MO  OA x F  0 0 2a   6 Fa i  2 Fa j  0 k
PI

F 3F  2F
MA  MB  0 parce que les points A et B sont situés sur la droite-
support de la force F
CO

i j k
M C  M O  C O x F   6 Fa i  2 Fa j  0 k  0  3a  2a 
F 3F  2F
 6Fa i  0 j  3Fa k
ou
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i j k

TE
M C  C A x F  0  3a 0  6Fa i  0 j  3Fa k
F 3F  2F

2.3

SI
LE MOMENT D'UNE FORCE PAR RAPPORT À UN AXE
Soit un axe (du verseur u ) et une force F , fig. 2.14.
Le moment de la force par rapport à un axe est la projection sur cet axe du
moment de la force calculé par rapport à un point quelconque de l'axe.

M   MO  u  OA x F  u

PE
(2.13)
u

MO 2 Donc, le moment d'une force par rapport à un
axe est une grandeur scalaire exprimée par le
 M produit mixte des vecteurs OA , F et u .
O r Dans cette définition on n’a pas précisé la
DE
F position du point O donc, il faut prouver que le
A point O peut être un point quelconque de cet
MO1 M1 axe. On va considérer O et O1 ces deux points
r1
et calculer les moments M O et M O1
O1
AT

Fig. 2.14

M   OA x F   u ; M1  O1A x F   u ; O1A  O1O  OA


Il en résulte:
M1   O1O  OA  x F  u   O1O x F   u  OA x F   u  M 
  
0
PI

parce que le produit mixte   O1O x F  u  est égal à zéro (les vecteurs  O1O 
et u sont colinéaires).

Le moment de la force par rapport à un axe est égal à zéro si la droite -


CO

support de la force et l'axe se trouve dans un même plan (le produit mixte est
nul si deux vecteurs se trouvent dans le même plan) - si la force F est
parallèle ou entrecroise l'axe, fig. 2.15.
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 

TE
F
F
I
Fig. 2.15

SI
REMARQUE :
(1) Pour résoudre les problèmes de la Statique dans le cas d'un système
arbitraire de forces, il est nécessaire d'utiliser la propriété suivante du moment
de la force par rapport à un axe:
le moment d'une force par rapport à un axe est la grandeur algébrique
égale au module du moment de la composante de la force dans un plan

PE
perpendiculaire à l'axe, calculé par rapport au point où l'axe entrecroise le
plan, fig. 2.16.

 F
u F
M    r' x F 'P
DE
A FP OA '

r’ FP'
O d A’

(P) 2
AT

Fig. 2.16

Pour prouver cette propriété on prend deux composantes de la force F :


- FP la composante parallèle au plan P (plan qui est perpendiculaire à l'axe) ;
- et F la composante parallèle à l'axe. On peut écrire les relations suivantes :
PI

F F  Fp ; r  r '  A' A ou OA  OA'  A' A


Observation : FP'  FP est la composante dans le plan P
CO

Il en résulte:
M   r x F   u  r '  A ' A  x ( F  F P )  u 
 r ' x F    u  r ' x F P   u  A ' A x F    u  A ' A x F P   u 
     
0 0 0


 r ' x F P   u  r ' x F 'P  u 
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Trois termes de cette somme sont égaux à zéro (produits mixtes avec deux
vecteurs colinéaires).

TE
  
On peut écrire : M   r ' x F 'P  u   r ' x F 'P 1 cos   d F 'P
2

(2) Entre le moment de la force par rapport à un point O et les moments de la


même force par rapport à trois axes rectangulaires, concourants en O il en existe

SI
une relation évidente car le moment de la force par rapport au point O est le
vecteur :

MO  r x F  M Ox i  M Oy j  M Oz k
où M Ox , M Oy , M Oz , sont les projections sur les axes du moment de la force

PE
calculé par rapport au point O , point qui appartient à tous les trois axes. Donc
M Ox , M Oy , M Oz , représentent les moments de la force par rapport aux axes
Ox, Oy et Oz, fig. 2.17.
z
MOzk
DE
MO F
r
O
MOy j y
MOxi
x

Fig. 2.17
AT

APPLICATION 2.2. :
Déterminer le moment des forces par rapport au point O en calculant les
composantes du moment par rapport des axes Ox, Oy, Oz, fig. A.2.2.
z
PI

3a

2P 3P
2a
CO

6P
P

6a
3P
O y
2P
x P Fig. A.2.2
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Solution :

TE
M Ox   3P  6a  6P  3a  0
M Oy   2P  6a  P  2a   10Pa z

M Oz   3P  2a  P  2a  2P  3a  2Pa
MO

SI
O y
MO  0 i  10 Pa j  2 Pa k x

PE
APPLICATION 2.3. :
Déterminer le moment des forces par rapport au point O en calculant les
composantes du moment par rapport des axes Ox, Oy, Oz, fig. A.2.3.

z
P 2P
DE
P
2P
2P
2a
O P
y
a
AT

x a Fig. A.2.3

Solution :
M Ox   P  2a  2P  2a  P  a  3Pa
PI

M Oy   P  a  P  2a  2P  2a  5Pa z
M Oz   2P  a   2Pa O
y
CO

x
MO  3Pa i  5 Pa j  2 Pa k MO
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2.4

TE
COUPLES DE FORCES

Un système de deux forces parallèles, de même module, de sens


contraire agissant sur un corps solide parfait est appelé
COUPLE DE FORCES, fig. 2.18.

SI
Soit F et,  F un couple situé dans un plan P. Ce système de forces a la
résultante égale à zéro mais, évidemment, ce système n'est pas en équilibre (voir
l’opération 3). L'action d'un couple
u de forces sur un solide se réduit à un
certain effet de rotation qui dépend

PE
MO = Mcouple du moment résultant de ce système
O de forces, moment qui n'est pas égal
rB à zéro.
B rA
F

d (-)F
DE
A
plan du couple Fig. 2.18

Le moment du couple par rapport à un point quelconque O est :

MO  rA x ( F)  rB x ( F)  (rB  rA ) x F  AB x F
AT

On observe que le moment d'un couple ne dépend pas de la position du point O,


donc le moment d'un couple est un vecteur libre.

Le module MO  AB F sin AB, F   d  F

Si u est le verseur normal sur le plan du couple, on peut écrire :


PI

MO  d  F  u (2.15)

Ce vecteur a le module égal au produit de l'intensité d'une de ses forces par la


CO

distance d entre les droites - supports, la direction perpendiculaire au plan


d'action du couple et le sens tel que la rotation du couple, vue depuis l'extrémité
du vecteur, s'effectue dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre (le
sens trigonométrique). On rappelle que le point d'application peut être un point
quelconque de l'espace.
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 28

Deux couples de forces sont équivalents s’ils ont le même vecteur moment, fig.
2.19 (le vecteur moment est un vecteur libre donc deux couples équivalents se

TE
trouvent dans le même plan ou dans des plans parallèles).
d2

F2 F2

SI
P1 Mc1 = Mc2 F1d1 = F2d2
d1
le même direction et sens
F1 F1
P2  P1

PE
Fig. 2.19

2.5
LA REDUCTION D'UN SYSTEME DE FORCES
DE
PAR RAPPORT À UN POINT.
TORSEUR

SYSTEMES DE FORCES EQUIVALENTES


Soit un système quelconque de forces agissant sur un corps matériel solide
parfait (les forces sont des vecteurs glissants). Il est nécessaire de connaître
l'effet mécanique produit par ce système en chaque point du corps.
** On dit que deux systèmes de forces sont équivalents s'ils ont le même
AT

effet mécanique dans un point quelconque du corps.


** D'autre part, pour un système donné de forces est utile de déterminer
un système équivalant plus simple ayant le même effet mécanique dans tous les
points du corps matériel.
Pour résoudre ces deux problèmes on doit introduire une autre notion,
celle de la réduction d'un système de forces.
PI

L'opération par laquelle on détermine l'effet mécanique d'un


système de forces en un point quelconque d'un corps matériel
s'appelle la réduction du système de forces par rapport à ce point.
CO

Soit la force F appliquée au point A d'un corps solide parfait, fig. 2.20.a. On
connaît l'effet de cette force dans tous les points situés sur la droite - support de
la force. Donc, on cherche l'effet de cette force dans un point O , différent des
points de la droite - support de la force.
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F F
d

TE
A A A
O (-)F O F O F
?
MO
a. b. c.
Fig. 2.20

SI
L 'action de la force F appliquée dans le point A du solide ne sera pas modifiée
si l'on applique en un autre point du corps, disons le point O , un système de
forces équivalent à zéro comme le système de deux forces équilibrées F et  F .
Le système de trois forces obtenu est précisément composé de la force F , mais

PE
appliquée dans le point O et d'un couple de forces, F et  F , fig. 2.20.b. Le
couple est équivalent à un moment, (le moment du couple). Le moment de ce
couple est un vecteur qu'on peut considérer comme appliqué en O , a le module
égal au produit ( d  F ), la direction perpendiculaire au plan déterminé par le point
O et la droite - support de la force donnée et le sens d'après la règle connue. On
observe que ce moment représente le moment de la force F appliquée en A par
DE
rapport au point O , fig. 2.20.c.

En conclusion, l'effet mécanique en O de la force F appliquée


en A est le suivant :
- UNE FORCE F égale à la force F donnée et
- UN MOMENT qui est le moment de la force (appliquée en A ) par
rapport au point O .
AT

Soit un système arbitraire de forces F1 , F2 , ... , Fi , ..., Fn agissant sur un solide


parfait, fig. 2.21.

F1 Fi
PI

A1 ri Ai F1 Fi R
( )
O An O MO Fi O
CO

( ) ( )
Fn MO F1 Fn MO Fn MO

Fig. 2.21
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 30

En un point O , l'effet mécanique de ce système est caractérisé

TE
par :
- LE VECTEUR RESULTANT R , la somme géométrique des
forces, comme si ces forces étaient appliquées en O ;
- LE VECTEUR MOMENT RESULTANT M O , la somme
géométrique de tous les moments des forces, calculés par
rapport au point O .

SI
n n n n
R   Fi   X i i   Yi j   Zi k  Xi  Y j  Zk
1 1 1 1
n n n n
MO   M i   M Ox , i i   M Oy , i j   M Oz , i k 

PE
1 1 1 1 (2.17)
 M Ox i  M Oy j  M Oz k

L'ensemble des vecteurs R et M O n


s'appelle LE TORSEUR PAR R   Fi
DE
RAPPORT AU POINT O du O 1

M O   O A i x Fi 
n
système des forces données. On va
noter ce torseur de la manière 1
suivante :

APPLICATION 2.4. :
Déterminer le torseur du système de forces par rapport au point O, fig. A.2.4.
AT

F1  P z
F2  2P 2
F2
F3  P 6
2a
PI

F3
O F1
a y
CO

x a
Fig. A.2.4

Solution :
F1  0 i  0 j  P k
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 31

F2  2 P i  2P j  0 k z

TE
F3  P i  P j  2P k P 2P
………………………………… P
2P
2P
P

SI
O
y
x

PE
3
R  Fi  (0  2 P  P) i  (0  2 P  P) j  (P  0   2 P) k 
1
 3P i  P j  P k

M Ox  P  a  P  2a  2P  2a  3 Pa
z
DE
M Oy  P  2a  2P  2a  P  a  5 Pa
M Oz   2P  a O
…………………………………………… y
MO  3 Pa i  5 Pa j  2 Pa k
x R MO
R  3 P i  P j  P k
O 
AT

M O  3 Pa i  5 Pa j  2 Pa k

Le vecteur R reste constant si on change le point par rapport duquel on fait la


réduction du système de forces.
Le vecteur M O varie si on change le point de réduction, car, fig. 2.22:
PI

F1 Fi
Ai R R
A1 r ri1 
i 2 MR
11 MR O1
CO

O O
11 1 O
An
1
MO M O1
Fn11
I
Fig. 2.22
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 32

n
MO   OA i x Fi 

TE
1
n n
M O1   O1A i x Fi     O1O  OA i  x Fi  
1 1 (2.18)
n n
 O1 O x  Fi   OA i x Fi   O1 O x R  M O

SI
1 1
O1O est constante en rapport de la somme
Il en résulte la loi de la variation du moment:
M O1  M O  O1O x R (2.19)

PE
REMARQUES :
- Il faut observer que seul le vecteur R ne représente pas l’effet total du système
de forces donné puisque, à elle seule, elle ne remplace pas le système. C'est pour
ça qu'on 1'appelle VECTEUR RESULTANT ou VECTEUR PRINCIPAL, qui est le
résultat d'une opération d'équivalence. La notion de "somme de forces" ou de
"résultante", obtenue par l'axiome du parallélogramme, s'applique seulement
DE
pour un système de forces concourantes;
- La relation (2.19) donne les propriétés de la variation du moment résultant d'un
système de forces si le point de réduction change de position:
1 - si le vecteur R  0 et M O  0 , le moment résultant est égal à zéro en
chaque point;
MO1  0  O1O x 0
2 - si le vecteur R  0 , le moment résultant reste le même en chaque
AT

point de réduction (le vecteur M O est un vecteur libre);


MO1  MO  O1O x 0 MO
3 - en des points situés sur une droite parallèle à la droite - support du
vecteur résultant R d'un système de
forces, le vecteur moment résultant, On
PI

M O reste constant.
Oi
rn
O1 ri
Je vous propose de vous faire r1
CO

F
la démonstration pour cette
remarque, fig. 2.23. A

Fig. 2.23
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 33

THEOREMES D'EQUIVALENCE
Lorsqu'on réduit un système quelconque de forces agissant sur un corps

TE
solide à un point arbitraire O , ce système se remplace par deux vecteurs: le
vecteur résultant R et le vecteur moment résultant M O . Ces vecteurs
représentent l'effet mécanique du système de forces donné en ce point.

On peut énoncer deux théorèmes d'équivalence:

SI
* Pour un point O d'un corps matériel solide parfait, le système
de forces agissant sur ce corps est équivalent au torseur du
système donné, calculé par rapport au point O .
* Deux systèmes de forces qui ont le même torseur par rapport
à un point sont équivalents.

PE
R I  R II
O
I
 O
II
I
MO  MO
II

2.6
DE
LES INVARIANTS D'UN SYSTEME DE FORCES
PAR RAPPORT AU POINT DE REDUCTION

On a vu que en changeant le point par rapport duquel on a effectué 1'opération


de réduction, les vecteurs R - vecteur résultant et M O - vecteur moment
résultant ont un comportement différent: le vecteur résultant R reste constant et
le vecteur moment résultant M O varie d'après la loi (2.19).
AT

On appelle le vecteur R – l’invariant vectoriel d'un système de


forces par rapport au point de réduction.
Le deuxième invariant d'un système de forces par rapport au
point de réduction s'appelle l'invariant scalaire et il est le
produit scalaire R  M O .
PI

Pour prouver la constance de l’invariant scalaire, on va multiplier la relation


(2.19) avec le vecteur R (produit scalaire):

R  M O1  R  M O  R  O1 O x R 
CO


0
Mais le produit mixte est égal à zéro ayant deux vecteurs colinéaires.
Donc:
R  M O1  R  M O (2.20)
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 34

La conséquence de cette propriété est que la projection du moment résultant

TE
M O sur la direction du vecteur R reste constante pour tous les points de
réduction:

R  M O  R M O cos R , M O 
R  MO
on note : MR  M O cos  R , M O  
R

SI
Donc, M R est constant car c'est un rapport de deux invariants.

En conclusion un système quelconque de forces a deux invariants:


- L'INVARIANT VECTORIEL - le vecteur résultant R ;
- L'INVARIANT SCALAIRE - le produit scalaire R  M O

2.7
TORSEUR MINIMUM.
L'AXE CENTRAL PE
DE
Soit un système quelconque de forces agissant sur un solide. On se pose la
question de déterminer la valeur minime du torseur et de trouver les points par
rapport desquels le torseur a cette valeur.
On sait que le torseur du système de forces varie avec la variation du point par
rapport duquel il est calculé. Cette variation se produit à cause du moment
résultant M O .
Si on prend en considération les composantes du moment M O , fig. 2.24 :
AT

- M R - la composante sur la direction du vecteur R ;


- M N - la composante sur une direction perpendiculaire à la direction du vecteur
R.
On observe que seulement la composante M N varie avec le point de réduction,
l'autre composante, M R , est invariable.
PI

Dans les points ou la composante M N est égale à zéro, le moment M O1 a une


valeur minime qui est égale à la composante M R .
En conclusion, la composante du moment M O , sur la direction du vecteur
CO

résultant R représente LE MOMENT MINIMUM M R  M min :

LE TORSEUR MINIMUM est l'ensemble des vecteurs R et M min


R
 min
M R  M min
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 35

MO x

TE
z
MN
R
O MR
R
y O1(x,y,z)
l’axe

SI
MR Fig. 2.24
central

Dans les points où le torseur de réduction a la valeur minime, le vecteur


résultant R et le vecteur moment résultant M sont parallèles.

PE
Pour obtenir le lieu géométrique des points de réduction où le torseur est
minimum on va poser la condition que, en ces points, les vecteurs R et M O1
soient colinéaires.
Soit un point O1 de ce lieu géométrique, fig. 2.24. Le moment résultant M O1 a
l'expression analytique:
DE
O1O  (0  x) i  (0  y) j  (0  z) k
M O1  M O  O1 O x R  M Ox i  M Oy j  M Oz k 
i j k
  x  y  z  M Ox  yZ  zY  i 
X Y Z
 
AT

 M Oy  zX  xZ j  M Oz  xY  yX  k

L'expression analytique du vecteur R est: R  Xi  Yj  Zk


La condition pour que les vecteurs R et M Oi soient colinéaires s'exprime par la
relation suivante:
PI

M O1   R
M Ox  yZ  zY M Oy  zX  xZ M Oz  xY  yX
  (2.23)
CO

X Y Z

Le système de deux équations donné par la relation (2.23) représente une droite,
appelée L'AXE CENTRAL du système de forces.
L'AXE CENTRAL d'un système de forces est le lieu géométrique
des points par rapport auxquels le torseur de réduction est
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 36

minimum. Dans ces points, les vecteurs composants du torseur


R , M min  sont colinéaires

TE
THEOREME D'EQUIVALENCE:
Un système quelconque de forces est équivalent à son torseur
minimum ayant comme droite - support l'axe central car, le
système de forces et l'ensemble des vecteurs R et M min ont le

SI
même torseur par rapport au point O , (fig. 2.24).
Le torseur minimum représente la plus simple expression à
laquelle peut être réduit un système de forces dans l 'espace

PE
2.8
CAS DE REDUCTION.
SYSTEMES EQUIVALENTES.

Soit un système quelconque de forces. Les cas possibles de réduction sont:


DE
CAS I: R  0 , M O  0 ; le système se trouve en équilibre. Ce cas sera étudié
pendant toute la Statique.

CAS II: R  0 , M O  0 ; le système est équivalent à un couple ayant le


moment égal à M O , fig. 2.25. Donc, le couple doit se trouver dans un plan
perpendiculaire au vecteur M O et le
MO
moment du couple doit avoir le même
AT

d
 module et le même sens que
2 M O  d  F . L'axe central n'existe pas.
F -F
O
P
Fig. 2.25
PI

CAS III: R  0 , M O  0 ; le système de forces est équivalent à une force


unique R qui passe par le point O . La droite – support de la résultante R est
l’axe central, fig. 2.26.
CO

R
O M =0
O

l’axe Fig. 2.26


central
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 37

CAS IV: R  0 , M O  0 ; dans ce cas il y a deux possibilités:

TE
a) R  M O  0 ; les vecteurs R et M O sont perpendiculaires. Le moment
minime M min  0 . Le système de forces est équivalent à une force
unique R qui a comme droite - support l'axe central (mais ne passe pas
par le point O ), fig. 2.27.a. On observe que le cas III est un cas particulier
de ce cas.
b) R  M O  0 ; le système de forces est équivalent à son torseur minimum

SI
ayant comme droite - support l'axe central, fig. 2.27.b, dénommé dynamo.

MO MO

PE
R R 2 R R
2
O O MR
MR= 0 MR
l’axe l’axe
central central
DE
a. b.
Fig. 2.27

APPLICATION 2.5. :
Réduire le système de forces, fig. A.2.5 :
z z
AT

3P 3P
2P a 2a 2P P
O
P 5
y O y

x 2P
x
PI

Fig. A.2.5

Solution :
CO

La force du module P 5 se décompose :  P i  2 P j  0 k


La résultante R  P  i  2P  j  P  k
Le moment M O  6Pa  i  2Pa  j  2Pa  k
Le produit scalaire R  MO  0
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 38

TE
z z
R

MO
O y
O

SI
R y
x
A2
x
A1
A.C.
L’axe central

PE
6a  y  1  z  2 2a  z  ( 1)  x  1 2a  x  2  y  ( 1)
 
1 2 1
12a  2 y  4z  2a 1z  1x 14a  1x  2 y  5z  0
 
2a  1z  1x  4a  4 x  2 y  2a  5x  2 y  1z  0
DE
14a  1x  5z  0
y0    24a  24x  0 
 2a  5x  1z  0
 x  1a ; z  3 a
14a  5z  2 y  0
x0    12a  6z  0 
 2a  1z  2 y  0
 z   2a ; y  2 a
AT

Le cas de la réduction est “IV – a”


Le système de forces est équivalent à une force unique R qui a comme
droite - support l'axe central
PI

APPLICATION 2.6. :
Réduire le système de forces, fig. A.2.6 :
z
3a
CO

P
3P
a P
3P a
P
P O y
a
Fig. A.2.6
x
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 39

Solution :

TE
R 0
z
M O  (3Pa  3Pa  P3a ) i  (Pa  Pa  Pa ) j 

 (3Pa  P3a ) k  3Pa i  Pa j  o k
O y

SI
R  0
MO O 
x M O  3Pa i  Pa j  0 k

Cas II de réduction, le système est équivalent à un couple ayant le moment égal


à MO

APPLICATION 2.7. :
Réduire le système de forces, fig. A.2.7 :
F1  F2  P F3  F4  P 2 PE F3
DE
Solution : F2
F1 a

R  0
O  O
M O  0 F4
a
a
Cas I de réduction, le système est équivalent à zéro. Le système se trouve
AT

en équilibre. Fig. A.2.7

APPLICATION 2.8. :
Réduire le système de forces, fig. A.2.8 :
PI

F1  P 2
z
F2  4P
2a
M 1  3Pa
CO

M F1
a

a O y
a
Fig. A.2.8
x F2
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 40

TE
Solution :
z
2a R  P  i  4P  j  P  k
3Pa
a
M O  2Pa  i  (3Pa  Pa  Pa)  j  2Pa  k
P

SI
P R  M O  8P 2 a
a O y
a
4P 
R  P  i  4P  j  P  k
x O 

M O  2Pa  i  Pa  j  2Pa  k

PE
R   P  i  4 P  j  P  k

 min   8 P 2a
M min    1,88 Pa
 P 1  16  1

z
DE
z

R A.C.
A2
R
A1 y
O y
x O
Μmin
AT

x
MO

L’axe central
2Pa  yP  z (4P) Pa  z (P)  x P  2Pa  x (4P)  y (P)
 
PI

P  4P P

x   0,112 a x   0,548 a
 
A1  y  1,778 a A 2 y  0
CO

le point ; le point
z  0 z  0,444 a
 

Cas IV b : Le système de forces se réduit à un torseur minimum sur l'axe


central, dynamo.
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 41

TE
2.9
LE THEOREME DE VARIGNON

Soit un système de forces qui se réduit à une force unique, le


vecteur résultant R . Pour ce système de forces:
R  MO  0 ; M min  0

SI
Ce système est dénommé « système de forces particulier ». La
force unique est située sur l'axe central.

La transformation du système de forces jusqu’au système équivalent le


plus simple est représentée sur la figure 2.28.

PE
Dans un point quelconque O le système de forces se réduit à un vecteur résultant
R et un vecteur moment résultant M O .

F1 Fi
n

Ai R R  Fi
1
A1 O
DE
n
 OAi x Fi 
An ri R
O1 MO 

Fn 2 1

MO O Parce que le système de forces est


l’axe particulière R  MO  0 donc, R et
central M O sont perpendiculaires.
AT

Fig. 2.28

Supposons un point O1 situé sur l'axe central. Le vecteur moment résultant du


système de forces par rapport à ce point est:
PI

M O1  M O  O1O x R (2.23)

Ce moment est égal à zéro car le point se trouve sur l'axe central (la droite -
support du vecteur R unique).
CO

Dans ces conditions, la relation (2.23) devient :

0  M O  O1O x R
(2.24)
M O   O1O x R  O O1 x R

On peut énoncer LE THEOREME DE VARIGNON :


Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 42

Pour un système de forces qui se réduit à une force unique R ,


le vecteur moment résultant du système de forces par rapport à

TE
un point O est égal avec le moment du vecteur R par rapport
au même point .

Les conditions pour lesquelles le théorème de Varignon est valable sont:


1 - le système de forces doit être un système particulier;

SI
2 – le vecteur résultant R doit être sur l'axe central.

2.10
SYSTEMES PARTICULIERS DE FORCES

PE
Les systèmes particuliers de forces sont ;
- système de forces concourantes ;
- système de forces coplanaires ;
- système de forces parallèles.

2.10.1 Système de forces concourantes


DE
Les forces qui appartiennent à un système de forces concourantes ont les
droites - support concourantes dans un point. Elles ont un caractère de
vecteurs liés.
Soit un système de forces F1 , F2 , ..., Fi , ..., Fn concourantes dans le point O ,
fig. 2.29.a.
Le système de forces se réduit à une résultante unique, fig. 2.29.b sur l'axe
AT

central. L'axe central passe par le point d’intersection (le moment M O  0 ).


La résultante R de deux forces concourantes F1
z et F2 se détermine par la règle du
Fi parallélogramme R  F1  F2
F1
Le module de la résultante est donné par la
O
PI

relation suivante :
Fn y
x
R  F12  F22  F1 F2 cos ( F1 , F2 )
a.
CO

z l’axe
 R central

O 
b.
 y
x
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 43

Fig. 2.29
Pour un nombre quelconque de forces concourantes, la résultante R est égale à

TE
leur somme géométrique et est appliquée au point d'intersection; la règle du
parallélogramme utilisée pour deux forces devient dans ce cas, la règle du
polygone des forces, règle bien connue d'ailleurs.
D'habitude on adopte un procédé analytique pour la composition des forces. Soit
un système de forces concourantes F1 , F2 , ..., Fi , ..., Fn exprimées par leurs

SI
composantes sur les axes d'un système de référence xOyz :

Fx i  Fi cos  ; Fy i  Fi cos  ; Fz i  Fi cos 


F1  Fx 1 i  Fy1 j  Fz1 k

PE
......
Fi  Fx i i  Fyi j  Fz i k
......
Fn  Fx n i  Fy n j  Fz n k
DE
La résultante de ce système est la force :

n  n   n   n 
R  Fi  
  Fx i  i  
   Fy i  j  
   Fz i  k

1  1   1   1 

On observe qu'entre les projections de la résultante et les projections des forces


AT

sur les axes existent les relations suivantes:

 n   n   n 
X
  Fx i 

; Y
  Fy i 

; Z
  Fz i 

 1   1   1 

Conclusion: Pour calculer la résultante on va faire deux opérations:


PI

l - la décomposition des forces suivant les axes des coordonnes


2 - la somme algébrique des ces projections sur chaque axe pour obtenir
les projections de la résultante suivent les axes des coordonnes
CO

n  n   n   n 
R  Fi  
  Fx i  i  
   Fy i  j 


  Fz i  k  X i  Y j  Z k

(2.25)
1  1   1   1 

Le module de la résultante est: R  X 2  Y 2  Z 2 et la direction du vecteur


Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 44

R est donnée par des relations:

TE
cos R , ox   ; cos R , oy   ; cos R , oz  
X Y Z
R R R

Deux systèmes de forces concourantes sont équivalents s'ils ont


la même résultante R (comme module, direction, sens et point
d'application), par rapport au même système de référence.

SI
Les cas de réduction possibles sont :
CAS I: R  0 - système de forces en équilibre ;
CAS II : R  0 - système de forces équivalent à une force unique R qui passe

PE
par le point O ; la droite - supporte de la résultante est l'axe central.

APPLICATION 2.9. :
Déterminer la résultante du système de forces concurrentes, fig. A.2.9 :
DE
F1  P 14 z
F2  2P 13
F3  3P 14
F2
F4  5P
F3 3a
F5  P 5 F1
AT

F4
O a y
F5
2a 2a
x Fig. A.2.9

z
PI

z
Solution :
CO

F1z F3z F3
F1
F1y  O O F3y
F1x y F3x y

x x
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 45

TE
z

O F5y
y
F2 F5x F5
F2z

SI
z
x

F2y O y R

PE
F1   P i  2 P j  3 P k
O
F2  0 i  4 P j  6 P k y
F3  3 P i  6 P j  9 P k x
F4  0 i  5 P j  0 k
F5  P i  2 P j  0 k
DE
R  3 P i  11P j  12 P k

2.10.2 Système de forces coplanaires


Les forces dans un système de forces coplanaire ont les droites - supporte dans
un plan. Le système de forces coplanaires se réduit à une résultante unique sur
AT

l'axe central.
Soit un système de forces F1 , F2 , ..., Fi , ..., Fn , contenues - par exemple - dans le
plan xOy, fig. 2.30. Le torseur de ce système par rapport au point O est :

n  n   n 
R  Fi  
  Fx i  i  
   Fy i  j  X i  Y j

(2.26)
   
PI

1 1 1

 i j k
 
  n 
n n
Mo   ri x F i    x i yi 0    M Oz , i  k  M O k
CO

1 1 
0  1 
Fx i Fy i

On observe que les vecteurs R et M O sont perpendiculaires si les forces sont


situées dans un plan, donc: R  M O  0 ; M min  0 et on peut appliquer le
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 46

théorème de Varignon.

TE
z Les cas de réduction possibles sont :

CAS I: R  0 , M O  0 - système de
O forces en équilibre ;
ri y

SI
Fi F1 CAS II: R  0 , M O  0 - système de
x Ai A1 forces équivalent à un couple ;
Fn
An CAS III: R  0 , M O  0 - système de
forces équivalent à une force unique R qui

PE
passe par le point O ; la droite - supporte de
z la résultante est l'axe central.
MO(MOz) 
CAS IV: R  0 , M O  0 et R  M O  0 -
O 2 système de forces équivalent à une force
y unique R qui ne passe pas par le point O .
DE
x R(X,Y) Cette force unique a comme droite - -
support l'axe central du système de forces
qui, dans ce cas particulier devient :

z M Oz  x Y  y X  0
 (2.27)
z  0
AT

O (par la particularisation des termes dans


y
R(X,Y) l'équation 2.23).
x l’axe
central

Fig. 2.30
PI

On peut déterminer la position de l'axe central en appliquant le théorème de


Varignon. On peut utilise la forme scalaire du théorème:
CO

 d F  d R  R
MO
MO  ; dR 
R
(2.27a)

Il y a deux parallèles avec R au distance d R par rapport au point O . L'axe


central est la droite pour laquelle la résultante agissant sur elle donne le même
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 47

moment par rapport au point O comme les forces, fig. 2.31.

TE
y y
R
R
O O dR R
MO x x

SI
l’axe
central
Fig. 2.31

REMARQUE :

PE
* Par la relation (2.26), on obtient le module du moment résultant M O par
rapport à un point qui est situé dans le plan des forces, comme somme
algébrique des moments des forces, calculés par rapport au point O .
* L'équation de la droite - support du vecteur résultant R donnée par la
relation (2.27) est obtenue de l'équation de l'axe central. L'axe central est situé
dans le plan des forces. Il faut observer que, dans le cas particulier du système
DE
de forces coplanaires, en tous les points situés sur cet axe le moment minimum
est égal à zéro.

APPLICATION 2.10. :
Pour le système de forces coplanaire déterminer le torseur de réduction par
rapport aux points O et A, fig. A.2.10
AT

F1  3P 10 y
F2  2P 5
F3  P 2 a F3 F2
PI

a F1
Fig. A.2.10
O a a a x
y
CO

Solution : 4P y

P 2P
A R
P
3P O x
MO=Pak
O 9P x
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 48

TE
R  6P  i  2P  j
M 0  (P  a  2P  3a  4P  2a )  k  Pa  k
R  M0  0
y
Le moment en A peut être calculé

SI
en deux modes :
R

A MA=3Pak x

PE
I. M A  (9P  a  3P  2a  P  2a  2P  a  4P  a )  k  3Pa  k

i j k
II. M A  M O  AO  R  Pa  k   2a  a 0  Pa  k  2Pa  k  3Pa  k
6P 2P 0
où AO  (x O  x A ) i  ( y O  y A ) j   2a i  a j
DE
2.10.3 Système de forces parallèles. Centre des forces parallèles
Les forces qui appartiennent à un système de forces parallèles ont des droites -
supporte parallèles à un verseur u . Le système se réduit à une résultante unique
sur l'axe central. L'axe central est parallèle au verseur, fig. 2.32.
Soit un système de forces parallèles, fig. 2.33, par exemple, avec l'axe Oz d'un
AT

système de référence.
Le torseur de ce système par rapport au point O est :

n  n 
R   Fi  0 i  0 j  
  Fz i  k

 Zk
1  1 
PI

i j k 
 ri  
n n
  (2.28)
Mo  x Fi  x i yi zi  
1 1 0 0 Fz i 

CO

 n   n 
 
  M Ox , i i  
   M Oy , i  j  0 k  M O x i  M Oy j  0 k

 1   1 
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 49

TE
z
F1 z Fn u
A1 u
F1
O y
Fi An y
ri Fi O
Ai Fn A1

SI
x ri
An x Ai

PE
u z
MO
 R(Z)
2 R

O y O 2
x y
x
DE
MO(MOx ,MOy)

z C
u z
rC R
O rR P
x y A
y O
AT

rC C R rR
x l’axe y
central x l’axe
central

Fig. 2.32 Fig. 2.33


PI

On observe que les vecteurs R et M O sont perpendiculaires si les forces sont


parallèles, donc:
R  M O  0 et on peut appliquer le théorème de Varignon.
CO

Les cas de réduction possibles sont :


CAS I: R  0 , M O  0 - système de forces en équilibre
CAS II: R  0 , M O  0 - système de forces équivalent à un couple ;
CAS III: R  0 , M O  0 - système de forces équivalent à une force unique R
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 50

qui passe par le point O ;


CAS IV: R  0 , M O  0 et R  M O  0 - système de forces équivalent à une

TE
force unique R qui ne passe pas par le point O . Cette force unique a comme
droite - support l'axe central qui, dans ce cas particulier est donnée par
l'intersection de deux plans:

M Ox  y Z  z  0  0

SI
(2.29)
M Oy  z  0  x Z  0

Cette droite, parallèle à la direction des forces, coupe le plan xOy


(perpendiculaire à la direction des forces) en un point A ayant les coordonnées :

PE
MO y M Ox
x ; y
Z Z

On va considérer un point P situé sur la droite - support de la résultante R et


ayant le vecteur de position rR , fig. 2.27. Le théorème de Varignon par rapport
au point O donne la relation suivante:
DE
n
rR x R   ri x Fi  (2.30)
1
 n 
Dans cette relation, R  
  Fi  k donc on peut écrire:

 1 
AT

 n n 

  Fi ri  rR  Fi  x k  0

(2.31)
 1 1 
PI

L'équation (2.31) est satisfaite dans les cas suivants :

* si k  0 - une situation impossible ;


CO

 n n 
* si 


Fi ri  rR 
Fi   0

 1 1 
On note le vecteur rR  rC qui est le vecteur de position d'un point C situé sur le
support de la résultante et dénommé « le centre des forces parallèles »:
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 51

n
 Fi ri

TE
rC  1
n
 Fi
1

SI
* si les vecteurs sont parallèles, il en existe la relation:
n n
 Fi ri  rR  Fi   k où  est un paramètre scalaire.
1 1
On obtient le vecteur de position

PE
n
 Fi ri 
rR  1
 k  rC   k (2.32)
n n
 Fi  Fi
1 1

DE
où on a noté par  la grandeur scalaire 
n
 Fi
1

Quand varie, le point P décrit une droite qui passe par le point C , en ayant la
direction du verseur k . Si on remplace le verseur k par un autre verseur u qui à
son tour peut varier, l'équation (2.32) représente une famille de droites
AT

concourantes qui passent par le point fixe C . Ca se passe toujours ainsi si les
forces du système gardent fixes leurs points d'application, si les modules des
forces restent constants et si seulement leur direction change, les forces restant
parallèles.
On peut énoncer le théorème suivant:
PI

Si dans un système de forces parallèles les forces ont leurs


points d'application fixes, leurs modules sont constants et
changent seulement de direction en restant parallèles, la droite
- support de la résultante passe toujours par un point fixe C ,
CO

appelé CENTRE DES FORCES PARALLELES.


n
 Fi ri
La position du point C est donnée par le vecteur: rC  1
n
(2.33)
 Fi
1
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 52

APPLICATION 2.11. :
Réduire le système de forces parallèles, fig. A.2.11 :

TE
z

2P
P a Solution:

SI
5P R  5P  i  0  j  0  k
a
4P M 0  0  i  7Pa  j  10Pa  k
O y R  M0  0
3P a

PE
a a
x
Fig. A.2.11

z
DE
O z
y A
R
x R

O y
x
A.C.
AT

MO

0  y  0  z  0 7a  z  5  x  0  10a  x  0  y  5
 
5P 0 0
PI

 7
z  a
L’axe central est parallèle avec l’axe Ox  5
 y  2a
CO

Forces parallèles distribuées


Sois un système de forces parallèles distribuées en plan avec la valeur p  p ( x ) ,
fig. 2.34. La direction est donnée par le verseur u .
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 53

Déterminer la résultante comme module et position.

TE
Sur une distance élémentaire dx on peut
considérer la distribution de forces comme
constante, la résultante élémentaire a la
forme :

SI
dP  p ( x ) dx

Fig. 2.34

PE
b b
R   dP   p (x) dx   p
ab
- le module :
a a
- la direction : parallèle avec u
- la position : est obtenue en appliquent le théorème de Varignon en rapport du
point O
b b b
DE
dR   x  dP ; 
d  p ( x ) dx   x  p (x) dx
a a a
b

 x  p (x ) dx
et d a
b

 p (x ) dx
AT

Cas particuliers :
1. La force a une distribution constante avec la valeur p , fig. 2.35
PI


R  p dx  pl et
0
l

 x  p dx
CO

1 2
pl
2 1
d 0
  l
pl pl 2

Fig. 2.35
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 54

2. La force a une distribution linaire avec la valeur maximum p 0 , fig. 2.36

TE
p (x) x x
 ; p (x)  p 0
p0 l l
l l l
x p 1

R  p ( x ) dx  p 0 dx  0
l l   x  dx 
2
p0 l
0 0 0

SI
et
l
p 
 x   0  x  dx
 l 
1
p0 l2

PE
2
d 0
 3  l
1 1 3
p0 l p0 l
2 2

Fig. 2.36

APPLICATION 2.12. :
DE
Déterminer le torseur de réduction par rapport du point O, fig. A.12
2p
O
p

6a 4a
AT

Fig. A.2.12

Solution :
y
y
 2p  6a  R
 
PI

 2  MO
x
O x O
6a 4a
p  4 a 
CO

2a 4a 2a 2a
6a 4a
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 55

 2p  6a 
R  0 i    p  4a  j

TE
 2 
  2p  6a   2  4a 
M O       6a   p  4a   k   32 pa k
2
  2  3  2

SI
APPLICATION 2.13. :
Réduire le système de forces, fig. A.2.13

8pa 6pa p
2
12pa

PE
a a 4a
Fig. A.2.13

Solution :
DE
R  0  i  [8pa  6pa  (p  4a )]  j  0  i  18pa  j
M A  k  [12pa 2  8pa  a  6pa  2a  (p  4a )(2a  2a )]   24pa 2  k

y y
8pa 6pa 4pa
AT

12pa 2 R

A x
a a 2a 2a MA A x
PI

y
MA 24pa 2
d   1,33a
R 18pa R
d=1,33a
CO

A x
A.C.
Mécanique - Chapitre 2 Prof. Carmen Bucur 56

APPLICATION 2.14. :
Pour le mur de soutènement de la fig. A.14, déterminer l’excentricité.

TE
R1 kN
Solution : 10
Gi   V m2
G1 = 12,48 kN
G2 = 19,20 kN

SI
1
R1  pA
2

1.30
kN
R2  pA γ b  24
G1 m3
R1 = 4,00 kN

PE
R2 = 4,70 kN

V  Fvertcales R2
H   Fhorisontales
MO    Fd

80
70
DE
V = 35,68 kN G2
H = 14,70 kN
MO = - 5,35 kNm O
kN 40 60
M 14
e O m2 50 50
V
e = 0,15 m 30
AT

V = 35,68 kN
H = 14,7 kN

M0 = 35,68 kN·m
PI

O e = 15 cm
CO

Fig. A.2.14

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